Ces dames du noir : quand Ge, notre porte flingue papote avec Nadine Doyelle


ITW dame du noir 

 Ces dames du noir : quand Ge, notre porte flingue papote avec Nadine Doyelle

 

GVL : Bonjour Nadine es-tu prête à passer sous le feu des questions ?

Bonjour, toujours prête, quand il est question de papoter  sur tout ce qui touche les livres.

 

GVL : Si tu es suspectée aujourd’hui c’est que tu es coupable de préparer en douce un salon du polar. Aussi chez les flingueuses nous aimerions comprendre pourquoi ! Mais avant de commencer à répondre sur ce sujet, nous aimerions que tu te présentes à nos lecteurs zé nos lectrices !

1e Partie :

GVL : Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà ces premières questions ?

Allez, c’est parti, j écoute. …

GVL :  Peux-tu décliner ton identité, ton âge, ta profession, tes études…. Tes antécédents, bref tout ton pedigree ?

Je m’appelle Doyelle Nadine, j’ai vu le jour le 14 janvier 1962 à Aubervilliers (à vous de calculer pour savoir mon âge). Je suis l aînée de 4 enfants (2 sœurs et 1 frère). Parlons de ma scolarité, ça va aller vite, je n’ai jamais réussi à trouver ma place dans le système scolaire, j’ai décroché malgré tout un CAP employé de bureau. J’ai voulu entrer dans la vie active le plus tôt possible pour être indépendante… A 18 ans pile, je cumule 2 emplois, agent de transit à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle et 1 jour par semaine (le mercredi) je travaillais à la française des jeux. Je rencontre mon mari sur mon lieu de travail et 17 ans après et 4 enfants, on divorce.  Je refais ma vie avec mon compagnon actuel et un adorable petit garçon à vu le jour. Il y a 6 ans, j’étais chauffeur poids lourd sur l’aéroport de Roissy, mais suite à un accident de travail (putain de camion) je me retrouve handicapée de ma main droite et me fais licencier. Je rame pendant 3 ans pour trouver un emploi.  Et maintenant je suis auxiliaire de vie scolaire dans une maternelle, je m occupe d enfants handicapés, et je peux vous révéler que c est une bouffée de bonheur de s occuper d eux, ils sont bruts de pomme, disent les choses avec leurs mots, et nous font bien rire, ils sont directs.

  

GVL : Questions rituelles maintenant ! Toujours d’attaque pour ce qui va suivre Nadine ?

Oui, oui

 

GVL :  Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?

Dans mon enfance, je lisais beaucoup, surtout Fantômette, le club des 5, le clan des 7, Alice détective et je vais vous révélez un secret, quand le dimanche on allaient chez mes grands parents, je lisais Nous deux, Détective en cachette, mais chut ! Mon père tenait aussi une librairie, le rêve quoi !!

  

GVL :  Comment était perçu le livre chez toi ?

 Très bien car il est indispensable pour apprendre, s évader et surtout comme ça on n étaient pas toujours coller devant la télévision.

  

GVL :  Et toi quelques est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite ?

J’ai un rapport fusionnel avec les livres et la lecture. Ils sont comme des amis, que j apprends à connaître, à aimer ou pas en les lisant   je pars en voyage avec la lecture, tout en restant chez moi ! Je découvre, j’apprends, je m’ouvre l’esprit, je vois les choses autrement. Ça me change la vie.

 

GVL : Lis tu du polar et que du polar ?

 Oui, je suis une inconditionnelle de polar et demain 2 ans j’ai élargis ma palette, je lis de tout.

 

GVL :   pourquoi le polar ?

 Je pense que c’est le fait que dans ma jeunesse, je voulais faire parti de la Police Judiciaire ! Je me voyais résoudre les enquêtes les plus ardues.  Comme cela ne c est jamais fait, je lis des polars pour résoudre les enquêtes avant la fin du livre.  Je me mets à la place de l enquêteur et me triturer le cerveau pour trouver le coupable … 

 

GVL : Combien de livres lis tu par an ou si tu préfère par semaine ou par mois ?

Cela dépend, mais en moyenne 2 à 3 livres par semaine. Bon je l’avoue, je ne regarde pas la télé le soir donc 20h 20h30 et hop au lit, je me mets dans ma bulle et je lis jusqu’à plus soif…

  

GVL : En tant que lectrice fréquente-tu les salons et autres festivals ?

J’écume les salons avec mon amie Stéphanie et oui j’ai besoin d’un chauffeur car je ne peux plus conduire maintenant.

  

GVL : Depuis combien de temps traînes-tu dans ce genre d’endroits ?

Depuis 1 an

 

GVL :  quel a été ton premier salon ?

Le salon d Egreville

  

GVL : Que t’apportent ces salons ?

 Un bien fou, je suis comme une petite fille devant des millions de cadeaux, je ne sais plus où donner de la tête. Un réel plaisir de pouvoir voir en vrai les auteurs, leurs parler etc..  Des souvenirs impérissables pour moi.

 

GVL : Peux-tu nous faire partager une anecdote ?

Moi, qui suit d une timidité maladive, j’ai interrompu une conversation que Gérard Colard avait avec une autre personne pendant le SMEP 2017 pour lui parler de mon association et du projet du salon. Quel culot, j’ai eu. Mais après, je tremblais comme une feuille avec des sueurs, limite de tomber dans les pommes.

 

 GVL : Attention, question piège…. Comment définis-tu les littératures policières ?

 Joker, j’ai le droit ?

Pour moi, c’est de la littérature comme n’importe quel autre livre.

 

 GVL : Attention tu n’a droit qu’à un joker

  

2e partie :

 

GVL : Je le disais en introduction tu organises un salon du polar qui aura lieu le 30 septembre prochain !  Un vrai premier salon. Raconte-nous cette aventure en quelques phrases.

A force d écumer les salons, je me suis dis, pourquoi ne pas en faire un ! Aussi simple que ça !

  

GVL : Comment t’est venue l’idée ?

 Ça me titillait depuis un moment, et à voir tous les lecteurs avec le sourire aux lèvres et les auteurs aussi accueillants.  Cela est devenu pour moi, un rêve et deviendra le 30 septembre une réalité.

 

Comment tu as concrétisé cette idée ?

En envoyant un sms à toute l’équipe du livr échange.  Et qui m ont suivi les yeux fermés.

  

GVL : Quelles ont été tes soutiens ?

L’équipe du livr echange. Et des ami(e)s

 GVL : As-tu monté une assos ?

Oui, suite à mon accident de travail, je me suis remise à lire énormément, mais cela représente un gros budget. J’ai pensé à échanger des livres pour l idée de créer une association à germer dans ma tête.  Puis est né le livr échange.  Je l’avoue, cela n’a pas été facile. Mais, maintenant l’association existe depuis 3 ans

Et fonctionne du tonnerre.

 

GVL :  Comment fonctionne-t-elle

Combien de membres ?

Le principe est simple, on vient avec un livre et on repart avec un autre.  On possède plus de 9000 livres en tout genre. Tout est gratuit, on peut garder le livre s’il vous plaît ou le ramener, aucune contrainte. Aujourd’hui, nous avons plus de 100 personnes qui viennent au Livr’échange . Nous sommes 7 au bureau.

 

Qui y fait quoi ?

 Pour le bureau, il y a Nordine qui est président adjoint, Gilbert, le trésorier et Florence trésorière adjointe, Anne, secrétaire et Christophe secrétaire adjoint, et Stéphanie qui s occupait de la page Facebook mais elle vient de déménager.  Et enfin Isabelle et Anthony son fils qui viennent de nous rejoindre. Une belle équipe.

Nous avons 2 permanences par semaine, le lundi soir de 18h30 à 20h et le samedi matin de 10h30 à 12h.  On fait aussi des soirées à thèmes *halloween, Noel) où tout le monde est déguisé et Gilbert raconte des contes aux enfants et aux grands, dégustation de bonbons etc   

 

GVL : J’aimerai bien que tu me parles plus de Livr échange

Comment est née cette assos ? Qu’elle est son but ? Où, quand, comment, qui pourquoi ?

 ND : Ok. Si tu veux tu peux dire que je suis une mamie avec 4 petits-enfants. Quand l’idée à germer dans ma tête, je proposé ce projet au conseil municipal, bon je n’ai pas trouvé beaucoup de monde qui la trouvée bonne, j’ai eu le droit à ça ne marchera jamais, les gens ne lisent plus, c’est voué à l’échec. …. J’ai tenue tête et 5 personnes ont crus en ce projet. La mairie m à quand même fournit gracieusement un local à l’ancienne mairie. Pourquoi cela ne marcherait pas ? puisque que tout est gratuit et que l’idée c’est de mettre la littérature en tout genre à la portée de tous ! Pour être franche la 1ère année a été très très dure, quasiment personne ne venait, le principe d’échanger un livre contre un autre avait du mal à passer. Les peu de personnes qui venait nous demander c’est combien l’adhésion ? Mais c’est gratuit, rien même pas l’obligation de ramener le livre, pas de délai pour le lire ! Et à force d’expliquer par des articles dans les journaux, et le bouche à oreilles, depuis 2 ans, le nombre de personnes augmente à chaque permanence, cette année une classe de l’école maternelle de Longperrier est venue visiter le local, et quel moment intense de voir les sourires sur ces petites frimousses quand ils ont vu le coin enfant dédié simplement pour eux où ils peuvent feuilleter assis sur des chaises à leur hauteur, et surtout sans interdiction de parler à voix basse… Cette salle est comme la caverne d’Ali baba, les meubles sont dépareillés, c’est rangé plus ou moins, on doit fouiller partout pour trouver son bonheur ! Ça s’adresse à tout le monde du bébé au personnes âgées ! De 300 livres à nos débuts on est passé à plus de 9000 livres, du roman à l’eau de Rose, au policier, thriller, classique, cuisine, géographie, enfant, bd, encyclopédie etc… On a aussi un partenariat avec Women Africa à qui on donne des livres pour ouvrir des bibliothèques en Afrique. Et aussi nous donnons des livres aux bibliothèques des prisons. Pour les permanences, il y en a une le lundi de 18h30 à 20h et le samedi de 10h30 à midi. Les permanences sont vraiment géniales, on échange sur nos lectures, on nous demande des conseils. C’est très enrichissant pour tout le monde. Enfin pour finir, le livr’échange est fait pour tout le monde !!! Et pendant le salon les visiteurs désireux de faire un tour au Livr’échange pourront le faire car la salle des archers est collée au Livr’échange

Il y a une page Sang pour sang ou bien ?

*Pas de page Sang pour sang thriller mais un événement créé sur la page du livr échange et sur mon blog parole de Nadine.

  

GVL :  Pourquoi ce nom pour ton salon « sang pour sang » ? Comment il a été choisi ?

 Et bien, il y a toujours du sang dans les thrillers donc un jeu de mot, au lieu de 100% mettre sang pour sang. Donc cela était une évidence pour nous que c était le bon titre. Je l’ai proposé à l’équipe et bingo

  

GVL : Dis-moi Nadine, un salon c’est un sacré investissement en temps et en énergie, comment prépare-t-on un tel événement ?

Oui, c’est un sacré boulot ! On y travaille depuis bientôt 1 an. C’est un investissement de tous les jours ; de chaque instant. Un pas après l autre.  Pour des novices je pense que l’on s en sort très bien.

 

GVL :  Parles moi des partenariats, des sponsors.

Le 1er partenariat est avec Cultura de Claye Souilly. Qui n’a pas hésité une seconde.

Le 2ème c est avec l agglomération de la commune de Roissy en France.(subvention)

  

GVL :  Comment on réunit les sous ?

Avec une cagnotte sur leechi, une demande de subvention à la CARF.  A faire des brocantes pour vendre des doubles de l’association, des pliages, des bijoux. De faire des ateliers pliages dans des bibliothèques et médiathèques.

 

GVL :  Les auteurs, comment on fait pour les convaincre ?

 C’est le plus facile, tu envoies un message pour les inviter et qu ils allaient être chouchouter et ils ont tous répondus présents.

Ils sont formidables, n’est- pas ?

 

 GVL :  Combien d’auteurs justement ?

27 auteurs.  Tu veux des noms ?

 

Cicéron Angledroit

Chris Simon

Sacha Erbel

Luc Doyelle

Cécile Pellault

Isabelle Piraux

Cédric Blondelot

Tony Perraut

Mickael Fenris

Sandrine Destombes

Sylvain Pavlowski

Arnaud Codeville

Sébastien Fritsch

Lise Delukas

Manuel Benetreau

Nil Borny

Olivier Kourilsky alias docteur K

Madeleine Petitpantalon

Christophe Dubourg

Lou Vernet

Jean-baptiste Ferrero

Corrine Martel

Antoine Blocier

Nick Gardel

Sébastien Theveny

Laurence Tournay

Ludovic Zedole Metzker

 

GVL : Il a t-il un thème pour ce salon ?

Oui, le thriller, mais pas que….

 

GVL : Quel est le programme exactement ?

 Ouverture des portes à 10h.

Café, thés, viennoiserie, jus d’orange etc…

A partir de 14h, un atelier pliage de livre, vous fera découvrir cet art. Une exposition de pliages, de bijoux fait par Isabelle et moi.

16h dégustation d un gros gâteau et du champagne.

Et fermeture à 18h.

  

GVL : Et l’intendance, le logement, la restauration, les bonbons, les fleurs… ?

Au début, on est partis pour faire un salon sur 2 jours mais trop contraignant, trouver hôtel, avoir plus de subvention, alors on c est dit pour commencer 1 jour c’est gérable ! Il y aura des bonbons par kilos, des macarons, des petits gâteaux en tout genre.

Du café, du thé etc.   Mais pas de fleurs.

Les Affiches sont faites, fleurs imprimés, tee-shirt avec l’affiche imprimés, marque pages imprimés.  Pub faite mais on commence tenu.  Décoration prête.

 

GVL :  Bref je veux tout savoir de ce salon et sur son organisation ! Es-tu certaine de n’avoir rien oublié à m’avouer ?

  • Rien oublier du moins je l espère. C’est une course contre la montre. Tu me mets un doute maintenant, mince !

GVL : Peux-tu nous faire partager une anecdote sur la préparation de ce 1e salon ?

 J’ai pas d’anecdote, désolé

Ou alors voici ce qui pourrait être une anecdote. Depuis que l’on travaille sur ce salon du livre, il m’arrive assez souvent de me réveiller en pleine nuit pour noter une idée, des questions … Comme savoir si les auteurs ont une allergies alimentaire, si j’ai bien toutes les décorations nécessaires, il y aura-t-il assez de boissons, gâteaux, bonbons etc. . Vous voyez un peu le genre, mon cerveau fonctionne 24h sur 24h.

  

GVL : Et pour finir dernières questions !

Tes livres et polars préférés du moment ?

 Le murs du temps de Ludovic Zedole Metzker

Dualité de Sébastien Jullian

Duplicata de Franco Mannara

Le serpent aux mille coupures de Doa

Croyances de sang de Sylvain Pavlowski

 Ce mois -ci je n’ai pas lu beaucoup de polar.

  

 GVL : Un coup de coup de cœur (mais pas un bouquin) et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Là je sèche !

ll y a des petites choses qui m’énerve, m horripile c’est l’injustice , les personnes qui se permettent de juger les autres, l’indifférence aussi m’exaspère. Ce qui me fais plaisir, c’est de voir de plus en plus de personnes qui s’investissent dans des associations ou pas pour aider les personnes en difficulté, suite à des événements climatiques ou et à la pauvreté qui s’installe de plus en plus dans notre pays et ailleurs. J’aime les personnes avec un cœur grand comme le monde, et je hais les personnes étriquées dans leurs têtes !

 

GVL : Quelque chose à rajouter ?

non

 

GVL : Certaine ? C’est ton dernier mot ?

Oui, oui c’est mon dernier mot.

GVL : Peux-tu nous communiquer les coordonnées du salon

 

Adresse : salle des archers, rue de maincourt 77230 longperrier

Tel et mail : 06 89 81 66 69

Livrechangelongp@gmail.com

Page Facebook : livr échange

mon blog , Parole de Nadine

Bon, j’utilise mon téléphone pour tout faire . J’envoie ça a part avec les

GVL : Je te remercie Nadine pour ces petites confidences et à très vite sur le salon.

Allez tous à Longperrier le dimanche 30 septembre.

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Sériale lectrice : Ge papote avec Cendrine Nougué


Sériale lectrice

Ge papote avec Cendrine Nougué

Vous ne le savez peut-être pas, mais Cendrine, en plus d’être une auteure de talent et une bibliothécaire formidable,  est aussi une de mes flingueuses cachées. Mais chut certaines du gang ne le savent pas encore, alors que d’autres sont dans la confidence.

Alors pour en savoir un peu plus sur Cendrine je vous propose  pour commencer une interview

« Seriale Lectrice »



ITW Sériale Lectrices

 

GVL : Bonjour Cendrine, es tu prête à être soumise à la question ?

Tu sais bien que je suis une insoumise 😉

 

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Des études de lettres et d’histoire de l’art, puis un parcours professionnel assez éclectique, passant des concerts de rock aux expositions en musées, de l’organisation de spectacles à plus récemment la création d’une médiathèque. Je crois que j’ai fait le tour de tous les métiers de la culture pour revenir au livre. La boule est bouclée. Quant à mon âge je ne sais plus, parfois celui de lire des contes de fées, parfois celui des immortels vampires…

 

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

La place d’honneur. Ma mère m’emmenait chaque semaine à la bibliothèque et je l’ai toujours vue plongée dans ses bouquins, c’était naturel.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Par la couverture. Ensuite on plongeait dans les pages.

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Par couleurs, par coups de cœur, par hasard.

Chez moi je ne classe pas (trop obligée de le faire à La Coop’). Mais j’ai une bibliothèque spéciale pour tous les livres qui me servent pour mes romans, les contes de fées, les classiques du fantastique, la fantasy jeunesse… et ma collection perso de vieux albums de contes. Je collectionne aussi toutes les éditions d’Alice au pays des Merveilles.

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une évasion nécessaire.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 Papier, si je lis un texte sur tablette je me surprends à tenter de le corriger, comme un manuscrit, déformation de l’ordinateur… je sais c’est moche.

 

GVL : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Je les aime tellement que je m’en suis créé une sur mesure. C’est mon terrain de jeux où je peux inviter mes auteurs préférés, mes amis blogueurs, choisir chaque livre.

    

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 Une vie plus grande que la mienne. Des univers de possibles.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J’aime particulièrement le sous-sol de la librairie du Marché à Fontainebleau, un espace dédié à la fantasy et l’imaginaire, très bien fourni en titres pointus comme en dernières sorties.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

En général en librairies, j’aime en découvrir de nouvelles et j’affectionne les petites librairies/ salons de thé  où tu peux rester lire et écrire tranquille (surtout à Londres). Mention spéciale à la librairie du Hérisson à Montargis, chez Stéphanie, où j’ai fait ma première dédicace.

 

GVL : Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 Il me semble !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 En moyenne deux par semaine, plus en vacances.

 

GVL : Tiens-tu un décompte précis de tes lectures ?

Non, pas du tout. En amour je ne compte pas.

 

GVL : As-tu une PAL ?

 Je fonctionne à l’envie immédiate, je vois un livre qui me tente je le lis, je n’accumule pas. Avoir une PAL me donne l’impression d’avoir des devoirs à faire, tout le contraire pour moi de l’instinct de lecture.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Je suis venue au polar par le fantastique. Ado j’ai dévoré les Stephen King, les Chattam, les Lovecraft, puis les aventures de Sherlock Holmes, Lupin et autres héros policiers. Ce qui m’a doucement conduit au polar mais je privilégie toujours les romans noirs avec un brin de fantastique. Je m’ennuie rapidement sur des scénarii réalistes.

J’aime bien le polar du fait de son immédiateté, on plonge d’emblée dans un univers mais je trouve le genre limité et très normé pour cette même raison. D’où ma préférence pour les romans qui intègrent un élément fantastique, donc imprévisible. J’ai dévoré quasi tous les Arthur Upfield, un auteur australien, avec son héros Bonaparte, un flic Aborigène aux méthodes intuitives et limite magiques.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Là encore je suis éclectique, je n’ai pas de favoris, j’ai des périodes où je peux dévorer toute l’œuvre d’un auteur et je passe à un autre. Ado j’ai bloqué sur les classiques, de Zola à Hugo, puis les sud américains comme Gabriel Garcia Marquez, puis les grands Américains, puis les Anglais, puis la SF avec Arthur C Clarke, etc… Mais pour te répondre quand même je citerai Jane Austen, Kundera, Baudelaire, Houellebecq.

Mention d’honneur à JK Rowling, non pas forcément pour la qualité littéraire mais pour ce pied de nez incroyable qu’elle a réalisé à la face de la littérature mondiale, imposant le sous genre maltraité qu’était la littérature jeunesse et prouvant que la fantasy est incontournable. Son parcours est   fascinant.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Le Chardonneret de Dona Tartt, à lire d’urgence, toute la puissance des tourments de l’adolescence et de l’amour impossible.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes; les parcours en parallèle d’un terroriste et d’un agent secret, le seul thriller qui a réellement tenue en haleine et où je n’ai pas deviné la fin (mon gros problème avec ce genre).

L’excellentissime et brillantissime « Karoo » de Steve Tesich , un sublime anti héros déjanté servi par un texte brillant, où pas un mot ne dépasse.

La saga de la Passe Miroir de Christelle Dabos, j’ai adoré cet univers singulier d’Alice moderne, tinté de mythologie grecque.

La BD Wicca de Olivier Ledroit, une saga féérique steampunk avec des dessins à couper le souffle.

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis que j’ai été éditée j’ai été invitée dans quelques salons, j’y allais peu avant.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

En tant qu’auteur c’est un bonheur intense, je ne vois pas passer le temps. Je suis toujours ébahie que des gens prennent du temps de leur vie pour lire mes livres, s’ils savaient combien ça me touche. J’en ressors totalement boostée.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’écris j’ai un rituel, j’allume une bougie pour symboliser la flamme de l’inspiration, et peut-être aussi remercier les fées et autres esprits qui m’ont donné cette chance de pouvoir créer des histoires. Et je bois du thé !

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Te remercier de me donner cette tribune sur ton blog.

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Un auteur n’arrive jamais à poser le dernier mot tu sais, parfois faut nous arracher le manuscrit sinon ça ne s’arrête pas.

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

Achetez vos livres en librairies ! Soyez curieux, ouverts, jamais aigris, croyez aux fées et lisez des contes à vos enfants !

Coup de cœur pour Samantha Bailly, la présidente de la Charte des Auteurs et illustrateurs Jeunesse qui fait un boulot incroyable pour revaloriser la profession d’auteur, allez voir : http://www.la-charte.fr/

 

GVL :  Merci pour ces petites confidences Cendrine, et à très vite sur collectif Polar, je crois que tu nous réserves de belles surprises, mais ça on n’en reparlera une prochaine fois.

Oui gardons un peu de suspense…😉

GVL : Allez un indice avec la photo ci-dessous

 

Sériale lectrice : Ge papote avec Maud sa nouvelle apprentie Flingueuse


Sériale Lectrices

Ge papote avec Maud

Sa nouvelle apprentie Flingueuse.

Et oui mes polardeux, vous avez du le remarquer, ce 25 juillet une nouvelle chroniqueuse a pointé le bout de son nez.

Son nom Maud Vandenbyvanghe.

Elle vous a présenté un nouvel auteur  avec Effondrements de Guy Morant

Maud a participé aussi  à Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

Et bien maintenant c’est officiel, Maud a rejoint le gang des flingueuses

Et vous savez quoi j’en suis très honorée. En plus ça se passe à merveille, son arrivée m’a été que bonheur, curiosité et partages.

Alors aujourd’hui j’en profite pour papoter un peu avec elle !

Les Jumelles et leur Porte Flingue. Maud, Ophélie et bibi à Saint Maur en Poche. 2018


GVL : Bonjour Maud, es-tu prête à être soumise à la question ?

MV : Oui bien sûr

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 MV : Je viens avoir 35 ans, pas d’enfant, un chat. Après un DUT Carrières Juridiques, j’ai fait un BTS Assistante de Gestion PMI, actuellement Gestionnaires Tiers Payant auprès des Professionnels de Santé. Avec des amis, on a monté une boutique afin de vendre des produits de ski du Paris. (le ski une autre de mes passions)

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

MV : Beaucoup de livres chez mes grands-parents, puis à la maison. J’ai débuté avec les Clans des Sept et Club des Cinq qui appartenaient à ma mère et mes tantes puis Alice Détective. J’ai ensuite emprunté les Imogène, Agatha Christie à mon grand-père. J’ai eu également une très grande période classique, mes auteurs préférés classiques Emile ZOLA et Stefan Sweig. J’ai découvert également grâce à mes amis skieurs l’héroïque Fantaisie (Feist et Hobb). Voilà mes univers.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

MV : Lire a d’abord été un refuge, création de ma bulle, puis un loisir et ensuite une passion. On ne m’a ni encouragée ni empêchée.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

OUI mais…J’en ai plusieurs.

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Je vous présente d’abord celle du bureau. Et oui bureau avec ascenseur à la sortie du métro j’y mets toutes mes emplettes achetées sur paris boutiques d’occasion et salon où je suis en transports (car chez moi je n’ai pas d’ascenseur). Je reçois aussi au bureau tous les envois (service presse, auteurs, ….) pas de classement spécifique. Et encore là j’ai un peu rangé pour la photo.

Bibliothèque des livres lus. En haut, les « beaux livres ». La deuxième étagère : les grands formats lus par ordre alphabétique. La troisième étagère : les poches lus par ordre alphabétique. Ceux en vrac au premier plan attendent d’être rangés.

La fameuse PAL : Tout en haut les BD et Werber inclassables. En dessous on trouve l’héroique fantaisie et le fantastique. La troisième étagère à gauche : les grands formats dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont des grands formats classiques, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. La deuxième étagère à gauche : les poches dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont livres divers, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. En bas, les grands formats non dédicacée, suite de l’étagère 2. Et posés en vrac, les derniers achats non rangés.

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

MV : Du plaisir et de la détente avant tout, découvrir, apprendre. Je lis principalement dans les transports en commun. Aussi je me déconnecte en lisant. J’oublie tout, il m’est arrivé de louper ma station de métro. Le soir je mets un réveil sur mon téléphone pour éviter de me laisser embarquer trop tard dans la nuit.  

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

MV : Je lis sur les 2 supports, j’alterne selon les types de lectures ou les envies. Ma préférence va pour le papier.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

MV : Non. Dans ma ville, ils ont mis un système en place, suivant les revenus elle est payante ou non. Etant réfractaire à la gratuite pour certains et payant pour d’autres, je ne suis pas inscrite.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

MV : oui, j’ai ma petite adresse : La Boîte à Lettres (Asnières sur Seine) pour les achats de livres neufs, en dehors des librairies avec dédicaces, des salons.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

MV : Pour les achats de livres neufs, avec une amie, on s’est lancée un défi : pas d’achat de livres neufs sans dédicaces (dans l’année en cours). Nous avons le droit à 3 exceptions. Depuis que je fais des salons, je préfère acheter mes livres à ce moment-là, plus conviviale, moins l’impression d’être consommatrice. Un resto est en jeu.

Pour les achats d’occasion, je vais principalement au Emaus de Longjumeau et la librairie bleue (paris 20).

J’essaie d’être raisonnable, mais…

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 MV : Oui toujours, bien sûr

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

MV : Suivant les périodes, et la taille des livres, je dirai 1 à 2 en moyenne par semaine. Je ne compte pas mois, ni par an.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Sur ma page : je fais un bilan mensuel de mes lectures et on m’a offert un joli carnet pour tout noter.

Cadeau de Delphine Leroy pour Noël

 

 

 

GVL : As-tu une PAL ?

MV : Bien sûr, ne jamais tomber en manque de lecture, toujours avoir différents styles sous la main.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 MV : Entre 300 et 400 en comptant les livres numériques. Les salons n’aident pas, où les descentes à Longjumeau… Et la nouveauté depuis 2017, les services presses.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

MV : Y’en a qui collectionne les chaussures. Moi j’achète des livres comme ça me chante. Je le vis très bien. Généralement je n’achète rien de Juin à Septembre, pour essayer de la faire baisser.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

MV : Comme expliqué plus haut, j’ai découvert le genre chez mes grands parents et très vite j’ai accroché, contrairement aux comtesses de Ségur. J’ai enchainé les Fantômette et les chairs de poule. De temps en temps, je lis d’autre chose. J’ai découvert récemment que j’appréciais les romans historiques (je ne suis pas sortie de l’auberge).

  

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 En SF, Feist reste pour moi le Maître du genre. En polar, Thilliez, Norek, Tackian, Minier, Destombes, ce sont les 5 auteurs actuellement où j’achète le livre dès la sortie.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

  • Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lovoenbruck : cette lecture m’a tellement marquée que la fin m’a surprise, j’étais dans l’histoire, aux côtés de Bohem que j’en ai occulté le 1er chapitre et j’ai versé une larmichette.

  • Les Larmes noires sur la Terre de Sandrine Collette : La puissance de l’écriture qui narre le destin de femmes vivant dans la rue, le comment sont-elles arrivées là et comment vont-elles s’en sortir.

  • Les 4 trilogies de Feist : C’est le même conflit vu par les différents protagonistes qui s’affrontent, quand tu as tout lu, tu donnes raison aux 4 continents de se battre.

  • Le Crime de l’Orient Express, d’Agatha Christie car c’est ma première lecture avec des morts.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

MV : Cela fait à peu près un an que je vais en librairie, à la fnac lors de dédicaces et en salon.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

MV : je retrouve des passionnés de lecture et je me sens moins extraterrestre. Sortir de la sphère Facebook, même si c’est grâce à ces groupes que j’ai découvert tant d’auteurs, se rencontrer, papoter, partager autour d’une même passion ; un régal. L’interface et la proximité auteur-lecteur est très sympathique et conviviale.

J’ai beaucoup aimé la soirée A l’œil écoute pour sauver la librairie, voir autant de monde, très chaleureux et sympathique.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Ma première rencontre avec Bob Garcia, à qui j’ai failli arracher les yeux… A l’œil écoute, il était venu mais pas en tant qu’auteur inscrit, et je ne savais pas à quoi il ressemblait. J’avais mon recueil Dons à la main pour le faire dédicacer à Claire Favan et Jacques Saussey, on est tranquillement en train de discuter et de rire, quand un Homme me prend le recueil des mains. Oh malheureux, les livres sont sacrés, j’ai pensé et mon regard s’est durcit, prête à bondir. Mon sourire est revenu quand j’ai vu qu’il cherchait sa nouvelle pour m’écrire un petit mot.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Je crois qu’on a fait le tour

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Oui même si je ne m’appelle pas Jean Pierre et toi non plus 😊

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Coup de gueule : la publication de télérama sur les lecteurs de polar, la guerre des auto-édités qui jalousent les édités, la guerre ou jalousie entre bloggeurs ; alors que nous tous la même passion : le livre et la lecture. (sinon la faim dans le monde)

Un gros coup de cœur… Dur dur dur… j’en ai plusieurs : ma rencontre avec Delphine Leory, la première personne connue sur Facebook et vue en vraie. Et ce qui s’est passé le 23.06 à partir de 18h00 à Saint Maur… Mon premier Saint Maur est aussi un coup de Cœur !!!!

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Maud : Merci à toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Geneviève

GVL : Toujours avec autant de plaisir Maud de mettre mes Flingueuses en avant !

Sériale Lectrice : papotage avec Clémence, notre nouvelle chroniqueuse


Sériale Lectrice : papotage avec Clémence, notre nouvelle jeune chroniqueuse.

Ce matin j’ai la chance de recevoir Clémence Barbier, nous allons discuter un petit moment ensemble. Clémence m’a envoyé un mail très succinct pour savoir comment on devenait chroniqueur chez Collectif. Après de nombreux échanges et après que Clémence se soit présentée aux flingueuses, elle a intégré l’équipe en tant que plus jeune chroniqueuse. Aussi aujourd’hui a-t-elle droit à son

ITW Sériale Lectrices


Clémence et Joêl Dickers

Bonjour Clémence, es-tu prête à être soumise à la question ?

GVL : Alors, Clémence, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir 

Clémence , 26 ans , chti , complètement fan de son chien et de son petit chat . Je suis infirmière depuis 6 ans maintenant , essentiellement dans les services de pointes comme la réa , les soins intensifs …

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Je viens d’une famille où la lecture n’a pas une très grande place . Ma maman uniquement lisait pendant ses congés …

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

le sujet de la lecture  n’était que très peu abordé à la maison … Maman qui adore ça n’avait pas le temps entre son travail à l’hôpital et ses 3 enfants … mais je me souviens très bien qu’une fois par an nous  allions nous acheter des livres pour le départ en vacances estival et ce moment était parfait pour moi . Je l’attendais avec impatience un peu comme un deuxième noël….

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque(s) :

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Ma bibliothèque , pour le moment , est un peu sommaire puisque je fais construire mon petit chez moi où j’envisage d’en installer une murale géante lol…

pour le moment c’est rangé par auteurs en fait , j’ai mon étagère Stéphan king , le rayon Chattam   , thilliez , harry potter ….

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

le livre et la lecture ont une place primordiale chez moi … en effet ce sont les catalyseurs de mon bonheur et ils m’ont sauvés de la déprime lors de mon long arrêt suite à l’accident de travail ….

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 j’ai tjs été très papier , sentir l’aspect dans mes mains … et puis suite à l’opération j’ai été bien embêtée pour tenir en mains mes livres que je préférais brochés ….(opération du poignet ) . Ma maman a alors eu l’idée de m’acheter une liseuse , et je l’ai adopté c’est un réel confort de lecture , mais je continue à acheter énormément de livres ….

GVL :  En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 je ne vais jamais en bibliothèque car je déteste rendre un livre il me les faut tous ….

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Ma librairie coup de cœur est le furet de Douai , car j’y allé en étant collégienne , puis lycéenne et du coup voila elle fait partie de ma vie ….

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différents lieux, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

 J’achète la plupart de mes livres en salons que je dépouillent complètement ….3 sacs à Noeux les mines …. Ensuite j’achète beaucoup lors d’avant première ou de séances de dédicaces … et puis les livres phares je les précommande chez mon libraire …. et j’ai d’adorables amis qui savent qu’ il n’y a que ça pour me faire plaisir et qui m’en offre même d’occasion ….

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 toujours prête archi prête  et motivée :

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

je lis 2 livres par semaines environ voire 3 … ce qui nous fait une dizaine par mois et une centaine par an hihi

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 je ne tiens pas un décompte précis sur carnet ou note mais je fais systématiquement un retour publié ou non mais ça m’aide à me souvenir de ce que je lis’

GVL : As-tu une PAL ?

ouiiii j’ai une PAL

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

je ne peux dire combien plus d’une centaines de livres m,attendent ça c’est sur …

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

 ma Pal c’est mon signe que tout va bien , je ne supporte pas de la voir diminuer alors je rachète hihi

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers, de l’espionnage, du polar historique aussi…)

 le polar c’est mon style de prédilection , celui qui me tient en haleine ….

GVL : Clémence, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 j’ai que des auteurs favoris mais évidemment j’adore Thilliez , Chattam , Karine Giebel , Claire Favan ….

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 le premier livre à m’avoir marqué est le tueur intime de Claire Favan prêté par une amie alors que je ne sais que de la romance … et là wahou complètement scotchée je me suis accrochée aux thrillers

– le second la série art porter odnt je suis une grande fane suis toute petite

– les polars d’Éric Dupuis qui se passent chez moi et me font revivre une partie de mes souvenirs par ne jamais oublier nos anciens

– 1974 d’Arnaud Codeville , pas de mot juste parfait je me suis régalée dans ce style fantastique thriller horreur ….

– du feu de l’enfer sire Cédric un petit bijou dévoré …un régal

Eric Dupuis et Clémence

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

 mon premier salon était en 2017 , alors que je déprimais sévère chez moi monsieur me dit qu’il va m’emmener voir Franck Thilliez à Lens …. et la rencontre avec les auteurs c’était magique et depuis je fais tout pour en être

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

ces salons m’apportent tout d’abord de la reconnaissance pour le temps passé pour mes retours quand les auteurs savent qui vous êtes etc … c’est aussi la rencontre avec d’autres passionnés , qui comme élus auteurs deviendront des amis au fur et à mesure ….

et puis cet aussi le début des problèmes avec le banquier car je ne peux m’empêcher d’acheter pour découvrir d’autres plumes

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

 une anecdote : la dernière lors du salon de blondies , je suis partie du stand Ravet Anceau sans payer totalement euphorique de voir tous mes auteurs préférés…. Christophe Doubourg a dû me courir après …. la honte !!!!

Clémence et Arnaud Codeville

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

rien à ajouter …. à part des remerciements à l’ensemble de l’équipe de m’accueillir !!! J’espère que vous serez AUSSI RAVIES que moi de me compter parmi vous

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

 c’est mon dernier mot patronne …

GVL : Ah tu as déjà pris le bon pli Clémence ! hahaha

Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Petit coup de gueule car j’en ai assez de lire qu’un livre est nul … non pas nul il n’est as a notre goût mais il en faut pour tout le monde

Gros coup de cœur pour SMEP qui approche et où je rêve d’aller passer une journée ….

GVL :  Merci  Clémence pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar. Et à Saint Maur en poche (SMEP), il faut y aller sur un week-end !

Sériale Lectrice : papotage avec Sofia, notre nouvelle chroniqueuse


Sériale Lectrice : papotage avec Sofia, notre nouvelle chroniqueuse.

Ce matin j’ai la chance de recevoir Sofia, nous allons discuter un petit moment ensemble. Ce que je sais moi, c’est que Sofia serait une parfaite apprenti Flingueuse. Mais ça c’est l’avenir qui nous le dira. L’avenir et Sofia elle même.

En attendant, place à ITW Sériale Lectrices


 

Bonjour Sofia, es-tu prête à être soumise à la question ?

Oh Yeah !

GVL : Alors, Sofia, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Hmmm, tu me demande de tracer une cible sur mon front là ! Mais je suis joueuse…

J’ai 39ans, j’ai eu un parcours scolaire somme toute classique dans les RH, j’ai pas mal vadrouillé en France, d’abord pour les études, puis les opportunités professionnelles, mais depuis 6 ans je suis revenue dans ma région natale l’Alsace, je pose définitivement mes valises. Pour quelques années en tout cas. Mon parcours pro…je suis chargée d’organiser des formations pour adultes.

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Je viens d’une famille modeste, mais il y a toujours eu un accès à la lecture. Je ne sais pas si c’est parce que ma mère a quitté tôt l’école, mais elle a toujours veillé à ce qu’il y ait des bouquins qui trainent. Elle me raconte souvent que petite je voulais absolument aller à l’école pour apprendre à lire. Sur la fratrie de 6 enfants, je suis la seule lectrice. Du coup, j’ai très rapidement bénéficié du budget familial consacré à la lecture, ça représentait environs 2 bouquins par mois, plus le bibliobus.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Le livre est un objet qu’il fallait respecter. Mais ils trainaient partout. Si bien qu’il y avait toujours un livre à portée de main. Le livre était évidemment synonyme de savoir, mais avant tout de plaisirs. Quelques soient mes lectures, ma mère les approuvaient. On trouvait Fluide glacial et Pierre Tombal aux toilettes, les revues agricoles dans la cuisine, et partout ailleurs romans en tout genre.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque(s) :

Elle est toute neuve donc pas encore eu le temps d’y mettre tous mes bouquins mais la voici :

 

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Ma bibliothèque j’en ai qu’une faute de place mais il y a des livres par ci par là. C’est tout simplement un joyeux bordel. Bon je range un minimum par auteur….Je n’ai pas d’appli pour gérer ma bibliothèque.

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

Je crois que c’est avant tout une échappatoire. Enfant, ainée d’une grande fratrie, c’était le moyen pour moi de m’isoler et d’être dans mon monde. Aujourd’hui, je dirai que le livre, l’objet, me rassure. Lorsque je déménage, le premier carton que j’ouvre, c’est un carton de bouquins. Parce tout de suite j’ai l’impression d’être chez moi et qu’il y a de la vie. La lecture est bien évidement un plaisir pour ne pas parler de passion, mais aussi un lien social. Si la lecture est un acte solitaire, les émotions que peuvent provoquer un bouquin se partagent.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Papier. Mais je réfléchis à l’acquisition d’une liseuse pour éviter d’avoir à porter ….

 

GVL :  En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

J’ai toujours fréquenté les bibliothèques. Mais j’emprunte peu. Pour la simple raison que j’ai du mal à me séparer d’un livre. Je fréquente la bibliothèque de ma ville une fois par semaine, notamment pour mon fils, mais aussi parce que je m’y sens bien.

 

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

C’est un lieu d’échanges, j’y trouve conseils auprès du personnel, et ça me permet de prendre des bouquins que je n’aurai pas nécessairement achetés en librairie. Les bibliothèques ne sont pas uniquement un lieu d’emprunt, il s’y passe un tas de chose si on prend la peine de s’y intéresser. C’est une belle ouverture au monde et aux autres.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Par facilité je vais à la libraire de ma ville, donc oui j’ai une librairie attitrée mais pas nécessairement de cœur. Il m’arrive régulièrement de faire mes achats ailleurs, en vacances, en déplacements, si j’en vois une sur mon chemin, je m’y arrête.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différents lieux, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

Principalement dans ma librairie de quartier pour le « quotidien ». Parfois chez les bouquinistes, entre particuliers et sur les salons.

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

Je me suis échauffée alors allons-y !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

C’est très variable. J’ai des phases compulsives de lectures. Je peux lire 4 bouquins par semaine pendant 3 mois et faire des pauses lectures de plusieurs semaines. Je ne peux pas te faire de décompte. Je fonctionne à l’envie, à l’impulsion…..

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Absolument pas !

 

GVL : As-tu une PAL ?

Eh oui….ne pas avoir de PAL provoque une angoisse….Tu sais, c’est comme le syndrome du frigo vide. Quand t’as plus grand-chose dans le frigo tu te dis damned faut que je fasse les courses y’a plus rien. Ben ne pas avoir de PAL c’est pareil, t’as l’impression que c’est ceinture !

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 33

 

GVL : Whaou, il y a du lourd là dans ta PAL Sofia ! Mais sis-moi, pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

Ah ma PAL….déjà, sa taille varie, elle peut être de 3 à 50….C’est difficile cette question….c’est un rapport très intime qu’on a avec une PAL….Déjà, elle me rassure. Comme je le disais plus haut, les bouquins c’est ce qui me met en sécurité dans un environnement, ma PAL elle est en partie sur ma bibliothèque, et à côté de mon lit. Parfois elle me sert de table de nuitJ Elle est comme un doudou en fait. Je la regarde chaque soir quand je me couche, chaque matin quand je me lève. Elle partage vraiment mon quotidien en fait…Je la touche, je la sens, je la déplace…

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers, de l’espionnage, du polar historique aussi…)

Pourquoi je lis le Polar….Je crois que le roman noir est représentatif de la ou des sociétés. L’enquête est là pour servir le lecteur, pour l’emporter, le sortir de sa zone de confort. J’aime frissonner, j’aime être intriguée. Représentatif de la société je disais, parce qu’il met en exergue les peurs de l’homme.

Contrairement à ce qu’on a longtemps pu dire, le Polar n’est pas un « sous genre », la littérature noire existe au même titre que la littérature blanche, elle n’est n’y meilleure ni moins bonne. Même si j’ai une nette préférence pour le noir. Le roman noir peut déclencher de multiples émotions tout en poussant une réflexion. Et bien sûr, le polar peut être sacrément amusant !

En gros, j’aime être bousculée !

 

GVL : Tu as vu, je ne relève même pas cette dernière remarque ! lol . Bon…Sofia, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 S’ il faut en choisir, Franck Thilliez, c’est mon auteur chouchou. Littéralement fan ! J’aime beaucoup la prose de RJ Ellory, Hervé Commère que j’ai découvert il y a peu, j’adore. Ah et puis Claire Favan elle a le don de me faire tripper et de me mettre sur les fesses !

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Je ne suis pas sûre d’en trouver 5….J’en ai lu pas mal que j’ai beaucoup aimé, mais qui m’ont marquée…

Entre deux Mondes d’Olivier Norek m’a bouleversée. Aussi sombre que lumineux. C’est le roman que je distribue autour de moi depuis sa sortie.

Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lovenbruck, je  me suis pris un sacré dose d’émotions dans la tronche.

Seuls le silence de RJ Ellory, il m’a totalement séduite, un pur bijou

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis l’année dernière, je commence vraiment à fréquenter les festivals. Peu de temps pour moi jusque-là, et j’ai tendance à fuir les foules. J’ai dû annuler QDP cette année, l’année prochaine j’y serai quoi qu’il arrive. Eh bien sûr le Festival Sans Nom à Mulhouse en octobre, à ne pas rater !!!!!

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

Au travers des rencontres tu as un autre rapport au roman. Echanger quelques instants avec un auteur c’est juste dingue,  c’est rendre le roman encore plus vivant ! Et les rencontres entre lecteurs ça génial. Pouvoir partager avec les gens sur des bouquins qu’on a aimé, pas aimé, acheter un bouquin parce que le gars que t’as croisé juste avant t’en a parlé, c’est juste fantastique. Ce sont des endroits où tu laisses devant l’entrée tout le quotidien que tu as à gérer habituellement, tu n’es pas jugée pour les fringues que tu portes, ta classe sociale ou ton boulot.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Je sèche

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Ben tu avais dis La question, il y en a eu combien déjà ?

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

On est jamais sûr de rien J

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Mon coup de gueule : Arrêtez d’acheter vos bouquins sur Amazon, les libraires ont autant besoin de travailler pour manger que nous ! Ils nous font rêver, nous permettent d’avoir la vie plus douce le temps d’une lecture, c’est une responsabilité collective !

Mon coup de cœur ? Je l’ai dit plus haut, Entre deux Mondes d’Olivier Norek. J’ai eu la chance de le rencontrer, c’est un sacré bonhomme.

GVL :  Merci  Sofia pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Merci à Collectif Polar !

Mais de rien So, ce fut un plaisir pour moi, son porte flingue de te passer à la question !

 Alors chers lecteurs zé chères lectrice, vous la trouvez comment notre petite nouvelle ?

Elle ferait une belle flingueuse, non ?

En attendant, demain vous pourrez la retrouver avec son premier petit article.

Et ce sera …

Les p’tits papier de So

Sériale Lectrice : Ge papote avec Fanny notre nouvelle apprentie Flingueuse


Sériale Lectrice

Ge papote avec Fanny

notre nouvelle apprentie Flingueuse.

Et oui j’ai recruté une nouvelle flingueuse. Mais rassurez-vous elle n’est pour l’instant qu’apprentie. Mais je crois que le courant passe bien avec le gang. Aussi devrait-elle bientôt je l’espère nous soumettre ses premiers avis de lecture.

En attendant… Voici Fanny

fanny al

Bonjour Fanny, es tu prête a être soumise à la question ?

Hello Geneviève, pour moi qui suis du genre réservée l’exercice est difficile mais bon.

GVL : Alors, Fanny, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Ok, allez je me lance :

Mariée, 2 enfants, une maison en grande banlieue sud de Paris. Le cliché s’arrête là car je n’ai pas de break Volvo ni de labrador. En revanche, je suis l’humaine de 2 adorables chattes et heureuse détentrice de 3 motos noires et joueuses. J’ai fait des études d’Histoire et de Droit. Pas pu réaliser mon rêve pro, du coup le destin a fait de moi une assistante de Direction (il ne manque pas d’humour ce sacré destin). Aux dernières nouvelles, il parait que j’ai 45 ans… j’attends qu’on m’apporte des preuves car je n’y crois pas trop, mais bon si mon acte de naissance le dit, je m’incline !

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Une place énorme : mère, tante et grand-mère !! Ma tante avait 2 pièces entières uniquement réservées à ses livres, elle lisait de tout de manière compulsive au rythme d’un par jour généralement. Elle ne travaillait pas, c’était sa seule occupation en fait. Ma grand-mère était bien atteinte du virus aussi, surtout des livres d’histoires, des biographies et tout ce qui concernait le bouddhisme.  Ma mère surtout littérature blanche et grands classiques. Avec une telle filiation, je ne pouvais que tomber en amour des livres.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

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Je ne vais pas avoir grand-chose à te montrer. J’achète beaucoup mais je ne garde que les gros pavés généralement. Les poches, je les donne, je les transmets, je les confie à des amis avec pour mission de les faire passer à d’autres. Un livre ça doit vivre et je n’ai le besoin d’accumuler et garder.

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GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

Ma soupape. Ma passion. Mon moment à moi. Je suis fille unique, j’ai grandi sans cousin(e)s de mon âge alors j’aurai pu beaucoup m’ennuyer mais grâce aux livres, ma solitude s’est transformée en une belle aventure. Je ne me suis jamais ennuyée, mes livres étaient de vrais compagnons.

La lecture reste à ce jour essentielle pour moi. Je ne peux pas dormir sans avoir lu, même si je me couche super tard, j’ai besoin de ce moment à moi. Je lis partout, tout le temps, dès que je peux. J’ai même un sac de voyage dédié pour mes livres lorsque je pars en vacances. J’ai déjà oublié mon vanity mais jamais mon sac de livres !!

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Papier et pour encore longtemps j’espère. Pas pressée de passer au numérique.

GVL : Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Ma découverte du polar c’est avec Agatha Christie. Et là, je me passionne pour le genre. Je les lis quasiment tous à la suite. J’enchaine, je déguste, je me gave même. J’adore le ton, les intrigues, les dénouements… A partir de ce moment, je commence à lire beaucoup moins de littérature classique et littérature blanche.

Mon grand regret est de ne pas être entrer dans la police quand j’ai eu l’occasion de le faire. Et je pense que ma passion du polar vient aussi de là. De cette frustration et cet immense déception. J’ai compensé en quelque sorte 😊

Fanny A

GVL : Fanny, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris

Serge Brussolo a eu une grande importance pour moi au début de mes lectures polar, puis j’ai découvert Maxime Chattam, que j’aime toujours beaucoup bien qu’il soit parfois décrié. J’ai une grande passion pour les ouvrages de Franck Thilliez également. CamHug, Karine Giebel, Favan, Grangé, Norek, Lebel, Carrisi…. Brefs les meilleurs quoi. J’avoue aussi un gros faible pour Robert Crais. Chacun de ses livres ressemble à un film hollywoodien avec Bruce Willis, les gentils gagnent toujours à la fin. C’est américain quoi mais qu’est-ce que ça détend entre 2 lectures plus profondes, plus sombres comme le sont si souvent les livres de nos auteurs français.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Olivier Norek avec Code 93, j’ai aimé le coté incisif, cash, rythmé.

Dan Wells avec Mr Monster, c’est émouvant, drôle, horrible et divertissant.

Karine Giebel avec le Purgatoire des innocents, alors celui-ci ce fut une claque, je n’ai rien pu lire pendant 3 semaines après l’avoir terminé, comme si je devais faire le deuil de l’histoire. Jamais un livre ne m’avait autant remuée. C’était assez déroutant.

Maxime Chattam avec La conjuration primitive, roman visionnaire et presque prophétique, un grand bon Chattam.

Enfin le retour de Grangé avec Lontano, il m’a fait plaisir après plusieurs titres qui m’avaient déçue et là une histoire riche qui tient en haleine.

C’est dur uniquement 5… j’ai envie de dire aussi Le Tueur intime de Claire Favan, Nicolas Lebel avec Sans pitié ni remords et quelques autres encore.

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GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Pendant des années, je suis allée tous les ans au salon du livre Porte de Versailles. Il y a 6/7 ans j’en ai eu marre de payer entrée plus parking pour faire la queue durant des heures si je voulais voir un auteur alors j’ai cessé de m’y rendre. Et puis il y a 2 ans, je suis allée à Saint Maur en Poches avec mon amie Eppy Fanny et dès que j’en ai la possibilité, je l’accompagne avec grand plaisir.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres

J’aime pouvoir échanger avec les auteurs quand c’est possible, rencontrer des blogueurs et discuter autour de notre passion commune. Ce sont des moments privilégiés et sur les « petits » salons encore plus (petit par la taille je précise).

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Rien de bien extravagant à partager mais je traine depuis l’adolescence, un petit carnet dans lequel je répertorie chacun des livres que j’ai lus. Je l’ai commencé à l’âge de 13 ans. Etant arrivée au bout du carnet, il y a deux ans, j’en ai acheté un plus grand. Et j’ai reporté tous ces livres dévorés depuis 1986. Quel plaisir d’avoir retracé toute cette aventure.  Le nouveau carnet a encore pas mal de pages à remplir et il devrait tenir quelques années.

Chaque fin d’année, je fais le compte des livres lus et je me lance le défi de faire mieux l’année suivante. Défi un peu puérile, mais c’est plus fort que moi !!!

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GVL : Sinon…rien à ajouter ?

J’ai envie de te dire que je suis heureuse d’intégrer l’équipe, de faire connaissance avec des personnes de tous horizons, réunies autour de l’amour du polar.

GVL : Allez un petit coup de gueule. Un gros coup de cœur… ?

Mon coup de gueule se porte sur l’éducation Nationale. Attention, pas sur les professeurs !! Il faut remettre la lecture au cœur des programmes. Il faut que la lecture puisse être perçue comme un plaisir et non une contrainte. J’ai 2 ados à la maison, je sais de quoi je parle. Les enfants doivent être stimuler avec des livres qui leur donne le goût de lire. Les profs font ce qu’ils peuvent avec les moyens dérisoires mis à leur disposition mais c’est une réforme de fond qui est nécessaire… Je sais c’est utopique…

Mon coup de cœur porte un nom : Eppy Fanny. Mon amie, ma Cops comme j’aime l’appeler, ma partenaire de pause-café depuis plus de 10 ans. L’une des plus belles rencontres de ma vie. Je l’aime tout simplement.

Sériale Lectrice : Ge papote avec Julie, sa nouvelle Chroniqueuse anonyme.


Sériale Lectrice : Ge papote avec Julie, sa nouvelle Chroniqueuse

GVL : Bonjour Julie, es tu prête a être soumise à la question ?

Oui je suis prête, je suis plus que prête, j’ai hâte ^^

 GVL : Alors, Julie, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âges, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

 Alors j’ai 27 ans, je suis actuellement à la recherche d’un emploi c’est pas tout rose je préfère ne pas m’étaler dessus mais le point positif c’est que ça m’a donné le temps de lire en retrouvant le goût de lire que j’avais perdu après le bac. En fait, le lycée m’a dégoûté de la lecture avec des livres classiques imposés même si j’ai aimé être en L (Littérature) et je n’étais pas une grande lectrice même enfant où je lisais majoritairement que Martine, Tom Tom et Nana ponctuellement. Ados, 2 livres lus en dehors du temps scolaire m’ont marqué ce sont 2 livres témoignages et comme je l’ai dit c’est seulement en 2017 que je suis revenue à la lecture, en enchainant même la lecture à une vitesse car j’en suis déjà à 40-50 livres lus en comptant mes bd, mangas et comics je me suis rattrapée haha. 

 

 GVL :Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Alors personne ne lit dans ma famille, mon frère n’aime pas ça et mes parents comme ils ont immigré en france car ils sont d’origine asiatique ils ont dû apprendre le français aussi avec difficulté. Moi et mon frère on leur a jamais demandé de l’aide pour nos devoirs on s’est débrouillé avec des cours de soutien etc. Le positif c’est que mes parents m’avaient inscrit à la bibliothèque, du coup j’y allais de temps en temps même si avant je n’étais pas une grande lectrice et malgré cette avantage, je ne lisais pas plus. Par contre, moi c’est l’écriture et le dessin que j’adore en écrivant et dessinant depuis petite, j’ai déjà fini quelques petites histoires nouvelles mais pas de roman mais ce n’est pas assez bien pour être publié mais c’est juste une fierté! Mais j’ai réussi à écrire le scénario d’une web série, que j’ai monté en étant la caméraman et réalisatrice aussi et j’ai adoré, j’aimerai un jour pouvoir réussir à publier un livre même si j’en suis encore loin mais j’ai des petits cadeaux personnalisés de nouvelles dont mes amies sont les héros en cadeaux pour Noel mais chut c’est un secret.

GVL : Peux-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

Je veux des photos pour illustrer

Je vais te montrer 2 photos de ma bibliothèque partie 1 et 2, j’ai pas assez de place et je joue à tétris avec mes livres xd.

Une photos de mes thrillers et polars lus et une photo de ma pal juste des thrillers et polars j’en ai 5, 6 dont un que j’ai oublié de mettre mais je n’ai pas montré les livres de ma pal autre dont il faut rajouter 7 livres de plus du coup ça me fait une pal de 13 livres. C’est pas beaucoup mais je préfère avoir une pal petite qu’une grande pal dont j’aurais l’impression de ne jamais pouvoir tout lire. 

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GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 C’est un moyen d’évasion en apprenant aussi des choses. 

 

GVL: Es-tu papier ou numérique ?

 Je suis plus papier, j’ai lu quelques fois en numérique mais assez peu. 

GVL: Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’attends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 Alors j’adore les polars et thrillers, déjà les polars parce que j’aurais aimé être une détective même si je n’ai pas de compétences hormis mon instinct qui me trompe parfois xd mais par ex ados à 13 ans je regardais Détective Conan sur france3 que j’adorais et que j’adore toujours car j’en suis devenue fan et même si je n’ai pas encore lu les Sherlock Holmes (oui la honte) et bien comme Shinichi est fan de Sherlock Holmes j’ai appris des choses aussi et il y a des références à Hercule Poirot de Agatha Christie aussi que je n’ai pas encore lu xd. 

Sinon les thrillers sont ma drogue, mon adrénaline, mes montagnes russes et avant de lire je regardais déjà des films et séries tv du genre thrillers où j’avais des crises cardiaques avec des cliffhangers retournements de situation et que j’enchainais les ep (épisodes) pour savoir la suite, avec les livres c’est pareil haha.

C’est aussi avec les thrillers que j’ai fini des livres plus vite en 2 jours mon max ou 3-4 jours et comme les thrillers sont variés. J’en lis pour changer des policiers où parfois c’est à peu la même intrigue.  Par contre je ne lis pas que de ça mais j’alterne avec aussi des livres de comédie contemporain, livre de témoignages etc. Je n’ai pas encore tout lu ni lu tous les auteurs mais j’ai déjà lu divers genres par contre la fantasy c’est moins mon truc. J’essaye avec une de mes autrices favoris pour son écriture que j’aime. Mais je suis plus monde réel.  Après la science fiction je peux quand ça parle de ce que peut faire la science et la technologie et ses dérives.  Mais je n’aime pas le space opera c’est à dire du genre vaisseaux spatiales comme star wars.  Je n’aime pas star wars. 

 GVL : Julie,  dis-nous, quels sont tes auteurs favoris 

Alors comme je n’ai pas encore beaucoup lu tous les livres des auteurs je ne peux pas dire surtout en thrillers et polars.

Mais en autrice j’adore Samantha Bailly elle n’écrit pas vraiment de thrillers, elle en a écrit un en jeunesse mais j’adore son style d’écriture, j’ai adoré ses livres contemporains qui parlent d’amitié, de travail pour les jeunes surtout sa trilogie « les stagiaires », « à durée déterminée » et « indéterminés » qui sort l’année prochaine que j’attends c’est des livres qui parle surtout à la génération Y qui ont connu la naissance de Internet. J’ai adoré 7 de ses livres et je veux lire tous ses livres.

 Sinon en livres thrillers j’adore Sébastien Bohler qui écrit des thrillers de science fiction, qui est journaliste scientifique docteur en neurologie du coup il sait de ce qu’il parle, j’ai lu 2 de ses livres que j’ai adoré, le 3ème est dans ma pal et il a écrit des livres pratiques non fiction aussi.

 Enfin il ne faut pas que j’oublie de citer Bernard Werber alors je ne l’ai pas connu avec sa trilogie des fourmis comme d’autres mais avec « le sixième sommeil » sorti en poche cette année que j’ai purement adoré en plus que je fais des rêves lucides et ses autres livres sont sur ma liste. 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marquée ses dernières années.

 Whaou dur de n’en citer que 5

Je vais essayer avec « robe de marié » de pierre lemaitre, « juste une ombre » de karine giebel, « le sixième sommeil » de bernard werber, « neuroland » de sébastien bohler et « touch » de claire north qui m’ont marqué.

  Mais dur de n’en citer que 5 si je pouvais j’en citerai 20 qui m’ont marqué cette année car j’ai beaucoup lu et pas mal m’ont marqué que j’ai adoré.

J’aurais aimé citer :

Les livres de Olivier Norek dont j’ai lu « code 93 », « territoires » et « surtensions » son dernier livre « entre 2 mondes » pas encore lu, « code 93 » je l’ai moins aimé que les 2 autres mais auteur talentueux aussi etc.

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GVL: Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ? 

 Non je n’en fréquente pas car c’est généralement trop loin et je n’ai pas de voitures, le seul que je peux c’est le Salon du livres de Paris dont je ne suis pas encore allée mais que j’aimerai y aller l’année prochaine comme ça j’essayerai de voir le plus d’auteurs que je peux surtout mes préférés que je rêve de rencontrer comme Samantha bailly et Bernard Werber etc.

 

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Comme je ne suis pas encore allée je ne peux pas en parler par contre j’aimerai y aller pour rencontrer mes auteurs préférés et échanger avec eux sur leurs livres. 

 GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

 Je n’ai pas d’anecdotes sur les livres par contre je peux vous raconter une anecdote: Moi et mes cousines on était dans la salle de bain car pas de place lors d’une réunion familiale et pour passer le temps j’ai raconté une histoire qui fait peur à mes cousines assise sur le bord de la baignoire le tout en improvisant oui car je racontais au fur et à mesure en improvisant et j’avais adoré faire ça et je me souviens toujours de l’histoire.

Autre anecdote, j’écris mes rêves une fois réveillée et j’ai rêvé 4 fois de voler dans les airs tel Peter Pan, une fois d’être une agent secret protégeant David Beckham, une autre fois j’ai rêvé de tintin, martin mystère, code lyoko et prison break xd. Mes rêves sont devenus plus bizarres.

 GVL : Sinon…Rien à rajouter ?

 Je suis très contente enfin de vous rejoindre dans l’équipe, je participais par des commentaires sur facebook, j’adorais vous lire surtout les interviews, j’attendais le bon moment pour avoir suffisant de connaissances en thrillers et polars et ça y est c’est le moment. Je suis ravie ^^ 

Et je vais juste rajouter pour les lecteurs qui mélangent polars et thrillers pour savoir les différences etc, polars policiers c’est avec une enquête policière, les thrillers sont plus variés avec des sous-genres comme thrillers psychologiques, thrillers fantastiques, thrillers de science fiction etc sans obligation d’enquête policière.

Et une définition des thrillers: « Le thriller (anglicisme, de l’anglais to thrill : « frémir ») est un genre artistique utilisant le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue. Les procédés narratifs sont souvent les mêmes, qu’ils soient utilisés au cinéma ou dans la littérature, avec notamment les fausses-pistes et la rétention d’informations afin d’embrouiller le lecteur/spectateur, ou l’utilisation des cliffhangers entre les différents chapitres, scènes ou épisodes.«  source Wikipédia

GVL : Allez un petit coup de gueule.Et.. Un gros coup de coeur…. ?

Les 2 de préférences !

 Coup de gueule: qu’on dise que les jeunes ne lisent pas et qu’on nous juge face à nos lectures. Alors oui j’adore les thrillers et polars mais je ne vais pas me mettre à tuer XD je ne suis pas cinglée et d’autres préfèrent des romances érotiques etc je dis ça car j’ai déjà vu des personnes se moquer des lectures des autres.

 Coup de coeur: les échanges entre lecteur j’adore ça, les avis différents peuvent être enrichissants comme discuter entre ceux qui ont lu le même livre pour parer des points qui ont gêné ou déçue certaines personnes et s’apercevoir que pour d’autres ce n’est pas le cas etc.

 Dis moi Julie tu es déjà Blogueuse ? Alors pourquoi voumoir rejoindre Collectif Polar ?

Oui j’ai aussi crée un blog ici les-critiques-de-julie.over-blog.com mais je n’y parlerai pas que de livres mais aussi de films, séries tv etc.

Et j’ai cédé à la tentation de me joindre à vous en tant que blogueuse lectrice parce que j’adore les polars, les thrillers, romans noirs etc

Parce que mon blog est plus diversifié.  Je ne parle pas que de lecture. Je parle aussi et surtout des films et des séries tv que j’aime.  Je veux les faire découvrir.  Pour le collectif polar, je parlerai uniquement de mes lectures, polars, thrillers, romans noirs etc . Je consacrerai  ces lectures à Collectif Polar.

J’aimerai vous rejoindre pour écrire aussi des chroniques sur les polars et pour faire découvrir surtout les thrillers qui sont variés comme des thrillers fantastique, thrillers de science fiction, thrillers psychologiques et romans noir et thrillers hybrides et originales qui changent des autres livres et polars. L’idée c’est de vous faire découvrir ces lectures, à vous et vos chroniqueuse.  Je vais essayer de vous proposer  des livres dont vous n’avez pas entendu parler.

Merci Julie pour ces petites confidences. Et on te retrouve très vite sur les page de Collectif Polar

Ok merci super.

Alors cher(e)s lecteurs zé lectrice, En attendant la première chronique de Julie, retrouvez son Top 10 2017 ICI .

 

Sériale Lectrice : papotage avec Emilie, notre jeune apprentie flingueuses


Sériale Lectrice : papotage avec Emilie, une de mes futures flingueuses (ou pas)

Aujourd’hui je vous en dis un peu plus sur notre plus jeune flingueuses.

Emilie Bucheron, nous a rejoint il y a quelques temps même si elle reste très discrète.

Aussi, il était plus que temps qu’elle se dévoile un peu !

Allez place à son ITW, sériale lectrice


 

GVL : Bonjour Emilie, es tu prête a être soumise à la question ?

Bonjour ! Oui cheffe ! lol, je suis prête.

GVL : Alors, Emilie, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

 J’ai 32 ans. J’ai eu une scolarité compliquée. J’aurai aimé faire longues études à la fac mais cela n’a pas été possible par manque de moyens. J’ai finalement opté pour un BTS Assistante de direction afin de ne pas sortir du lycée sans rien d’autre en poche que le bac. Je m’étais rendue compte à travers mes stages que ce boulot ne me conviendrais absolument pas mais je voulais un diplôme afin d’avoir de quoi exercer un boulot alimentaire si besoin. Dans la foulée, je suis revenue à mes premières amours : les enfants. J’ai passé le bafa en 2003, le bafd en 2015 , le psc1 et le cap petite enfance en 2010 histoire de pouvoir me diriger vers un métier qui me conviendrait pleinement. Aujourd’hui, après avoir travaillé pendant huit ans pour la mairie de ma ville dans des crèches et accueils de loisirs, je suis en cdi pour une agence de garde d’enfants et je suis en plein travaux dans mon appartement afin de demander l’agrément pour devenir Assistante maternelle.

GVL :Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Mes parents lisaient beaucoup quand nous étions petits. Ils m’ont très vite poussé à faire de même. A 5 ans, je lisais déjà quasiment parfaitement. De même pour l ‘écriture. Du coup, je me suis pas mal ennuyée au CP…

GVL : Peux-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

 Malheureusement non. Etant, comme je le disais, en plein travaux, mes livres ne sont pas correctement rangés, il y en a un peu partout dans la maison et c’est pas joli à voir lol. Je peux par contre vous dire que je dois avoir environ 1000 livres lu et peut-être 600 ou 700 dans ma PAL.

GVL : Mais j’insiste chère Emilie

Ok, Photos de ma PAL. Enfin, une partie. Pas rangée donc car en travaux

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une nécessité. Une activité essentielle à ma vie qui me permet de m’évader et de relativiser parfois. De voyager aussi.

GVL: Es-tu papier ou numérique ?

 Je préfère le livre papier. Mais je lis aussi en numérique quand je n’ai pas le choix. J’ai d’ailleurs une PAL numérique conséquente lol.

GVL: Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’attends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 Le polar est mon genre de livres préféré. Je ne sais pas vraiment pourquoi.  J’aime le côté enquête, mystère, réflexion, rebondissements, … J’aime aussi bcp les thrillers psy. Qui nous emmène dans les tréfonds de l’esprit humain.

 GVL : Emilie,  dis-nous, quels sont tes auteurs favoris 

Harlan Coben, le maître du polar/thriller pour moi. Patricia Mac Donald. Lisa Gardner. Michel Bussi. Guillaume Musso. Donato Carrisi pour les plus connus.

 Mais aussi et surtout Johana Gustawsson. Solène Bakowski. Amélie Antoine, Gina Dimitri, Jax Miller. Cinq femmes moins connues mais néanmoins très talentueuses.

 

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marquée ses dernières années.

Block 46 de Johana Gustawsson. Mon premier service presse mais aussi le premier livre en solo en de cette auteure. Une découverte incroyable et une rencontre vraiment importante pour moi car Johana est une personne talentueuse et humble. Et c’est rare.

Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh. Pas un polar mais un livre magnifique sur la résilience et la capacité de l’être humain à avancer malgré tout.

Une bonne intention de Solène Bakowski. Ainsi que tous ses autres livres. Cette auteure aborde toujours des sujets durs sous des angles réalistes et à chaque fois elle me touche. J’ai l ‘impression qu’elle parle de moi et me fait avancer.

Les infâmes de Jax Miller. Un livre magnifique et horrible à la fois.

Nox de Yves Grevet. Pas un polar non plus. Une dystopie affreuse et tellement réaliste. Flippante !

GVL: Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ? 

Je les fréquente malheureusement très peu. Tout simplement parce que souvent ils se déroulent loin de chez moi et qu’entre le transport, le logis et l’achat de livres, c’est un budget.

J’ai tout de même eu la chance d’aller en 2009 au salon du livre de Paris, aux Quais du polar en 2016 et au petit salon du livre qui se déroule tous les deux ans dans ma ville l’an dernier.

En septembre 2017, je suis allée près de chez moi, au château de Clos Vougeot, à la dixième édition du salon Livres en vignes

De la même manière, je vais aux dédicaces que les libraires organisent dans les alentours ou dans ma ville et c’est très agréable car il y en a régulièrement. Ca compense le peu de salons organisés dans le coin et le fait que je ne puisse pas aller à ceux qui sont trop loin.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 J’adore ces rencontres. Echanger avec les auteurs. Leur dire ce que j’ai ressenti à la lecture de leurs histoires… Ce sont toujours des moments très forts en émotions pour moi.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

 Ma rencontre avec Johana Gustawsson, l’an dernier, à Lyon, lors des Quais du Polar. On échangeait déjà depuis qques temps au sujet de ses livres et petit à petit on a bcp discuté de tout et de rien. Et quand on s’est rencontrées, on s’est tombé dans les bras, très émues toutes les deux. Perso j’étais plus qu’émue lol. J’ai pleuré et pas qu’un peu. Tout comme sa famille car elle leur avait raconté ce que j’avais dis de Block 46. Comme j’avais été une des premières à le chroniquer et que le sujet touche de près sa famille paternelle, c’était un moment très émouvant.

GVL : Sinon…Rien à rajouter

Allez un petit coup de gueule.Et.. Un gros coup de coeur…. ? Les 2 de préférences !

Un gros coup de gueule contre les auteurs qui me demandent de parler de leur livre mais qui ne sont pas content quand je dis que ce n’est pas un coup de cœur.

J’ai beaucoup de mal avec ce genre de comportement. Tout simplement parce que je suis consciente qu’écrire un livre demande beaucoup de travail, de temps, de recherches, mais que je ne vais pas dire que l’histoire m’a transportée si cela ne me paraît pas vrai.

Je met beaucoup de nuance dans mes chroniques, je met toujours en avant les qualités du livre avant de parler de ses « défauts », j’argumente et je dis toujours que ce qui ne m’a pas plu à moi peut évidemment plaire à d’autres, donc je pense que je reste respectueuse du travail effectué et que donc on doit aussi respecter mon avis.

Coup de cœur pour les auteurs qui savent rester humbles malgré leur talent évident.

Merci Emilie pour ces petites confidences

Maintenant nos lecteurs  zé nos lectrices te connaissent un peu plus.

Alors à très vite pour une de tes chroniques.

Et comme l’interview c’est bien passé voici quelques photos de la bibliothèque d’Emilie

 

Voilà maintenant que vous savez tout sur notre petite flingueuse

Je vous invite à me retrouver dans 3 petites heures

Pour une nouvelle Millième chasse aux livres.

Et ce sera la 74e, qui pourrait être une pèche aux livres

Puisse qu’elle nous emmène à la mer !

Sériale lectrice : DCO répond aux questions de GVL


Bonjour les polardeux,

Je suis ravie aujourd’hui de vous présenter notre nouvelle stagiaire Flingueuse. Et quelle stagiaire puisque qu’il s’agit de Danièle Chevalier Ortéga.

Danièle se présente à vous avec honnèteté et sincérité.

Aussi, j’espère que vous apprécierez comme moi cette instant de partage et de confidence

GVL : Alors, Danièle, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âges, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

DCH : Je suis une ado qui a fait mai 68, une vraie Ch’ti, Lilloise plus exactement, fille de syndicalistes et petite fille d’élus locaux, le tout bien rouge ! J’ai un bac philo-lettres modernes et je voulais faire « journaliste ». Mais une école privée, même si Lille est réputée une des meilleures, c’était trop cher, d’autant que je suis fille unique, à cette époque il n’y avait pas de bourse accessible dans mon cas. Je me suis inscrite en fac d’Anglais mais j’ai été rapidement approchée par une fédération d’éducation populaire qui m’a proposé de m’embaucher. J’ai vadrouillé un peu partout en France et quand j’ai quitté ce job, j’ai même été embauchée par les éditions Artaud à Grenoble, où j’avais déposé ma valise. Pour raison familiale je n’ai pas concrétisé et suis remontée dans le Nord, me rapprocher de mon père malade. Dans l’attente d’un poste en maison de jeunes, en 1971,  je suis entrée à la mairie et … je suis restée dans la fonction publique territoriale jusqu’en 2011, lorsque j’ai élégamment fait valoir mes droits à la retraite. Les postes que j’ai occupés dans la fonction publique étaient tous dans le domaine social, même si je ne suis aucunement « travailleur social », des postes à responsabilité, proches des élus et des décisions, des postes où je me suis éclatée en mettant en place un tas de « machins » susceptibles d’aider les personnes en difficultés.

J’ai maintenant 68 ans, un mari que j’ai connu jeune veuf avec trois enfants et donc, suffisamment pourvus, nous n’avons pas ressenti le besoin d’en faire ensemble. Aujourd’hui 68 ans et … arrière grand-mère ! Je vis dans l’agglomération bordelaise depuis 21 ans et ma mère de 93 ans habite elle aussi à Bordeaux.

J’ai pratiqué longtemps la randonnée et les problèmes de santé de mon mari ont fait que le rythme et la distance ont bougrement diminué. Je fais aussi des photos et me suis essayée (un peu) à la vidéo.

 

GVL :Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Mes parents n’étaient pas lecteurs de romans mais d’avantage de journaux mais ils m’ont très vite offert des livres en toutes occasions. Principalement des livres documentaires sur les pays et la géographie en général et ensuite les bibliothèques verte et rose.

 

GVL : Peux-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

Il y a trois ans j’ai dû me défaire de ma collection de romans de poche en raison de l’encombrement (et du poids) qu’elle représentait … elle a atterri à la bibliothèque des malades de notre hôpital de proximité. Sauf bien sûr mes chouchous que j’ai gardés (Thilliez et ses compères de la Ligue de l’imaginaire et quelques autres petits nouveaux qui ne publient pas en numérique). Je lis sur liseuse et c’est en partie là que se trouve ma PAL. Le reste est empilé sur mon bureau, dans un ordre qui se voudrait bêtement rationnel mais en vérité en vrac ! Il reste tout de même que cette pièce pleine de ce qu’on appelle « beaux livres » et que je ne résous pas à céder. Il y a aussi tout un mur occupé par les BD de mon homme et un meuble complet de guides touristiques !

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

C’est un formidable moyen d’évasion. Un moment privilégié où l’on choisit son propre rythme. Il représente une ouverture sur le monde, les mondes que l’on ne connaîtra pas pour certains ou que l’on voudra connaître pour d’autres. Un objet initiatique en quelque sorte.

 

GVL: Es-tu papier ou numérique ?

Je l’ai dit, je me suis mise au numérique (en 2012) pour des raisons très pratiques. De plus les bouquins de 800 ou 1000 pages me pèsent physiquement. Quand je me déplace je ne connais pas de temps mort … la liseuse toujours à portée de main, dans le bus, les salles d’attente (et je les fréquente beaucoup trop à mon goût …). Il m’est aussi insupportable de terminer un bouquin sans en avoir un autre immédiatement disponible. La liseuse palie cette phobie !

 

GVL: Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’attends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Avec mon boulot, les romances ne pouvaient pas m’aider à m’évader, il fallait trouver de plus « hard » encore que ce que je côtoyais quotidiennement et … il en fallait beaucoup pour me surprendre ! Alors, l’hémoglobine, rentrer dans la tête des malfrats et autres pervers c’était pas mal. L’attitude éthique du policier ou du légiste qui se met au service de la victime, ça me parlait aussi ! C’était aller plus loin que mon quotidien, si tu vois ce que je veux dire.

Maintenant c’est un plaisir de découvrir de nouveaux espaces avec nos nouvelles plumes et j’avoue avoir beaucoup plus de plaisir avec nos petits frenchies qu’avec les sauveurs de l’humanité que sont les héros américains.

 

 GVL : Danièle,  dis-nous, quels sont tes auteurs favoris 

Alors je l’ai déjà cité Thilliez découvert par hasard avec un coup de cœur du libraire lors de la parution de « la chambre des morts » en poche et où la 4ème de couverture évoquait le Nord. Avec lui Minier, Abel, Giébel, Favan, Bizien… J ’ai eu ma période Chattam et Vargas, mais je me suis un peu lassée et maintenant ce que l’on peu encore qualifier de « nouveaux » Norek, Saussey, Lebel, Tackian … J’ai découvert cette année Camut & Hug. J’aime aussi l’humour de Nick Gardel, Cicéron Angledroit, Gilles Legardinier, dont on ne parle pas assez comme auteur de thrillers et depuis hier soir Cetro.

En fait plein, plein de ceux qui hantent les colonnes du blog …

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marquée ses dernières années.

Alors mes coups de cœur … « nous rêvions tous de liberté » d’Henri Loevenbruck, « vertige » de Franck Thilliez, « entre deux mondes » d’Olivier Norek, « le garçon » de Marcus Malte … pas polar celui-là et « les fourmis » de Bernard Werber. En les regardant de plus près pour cet ITV, je me rends compte qu’ils sont tous empreint d’humanisme.

Geneviève … l’exercice est rude !

GVL: Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ? 

Oui mais depuis peu de temps en fait, 3 ans. Je suis contaminée par le virus et je crois que je vais y succomber de plus en plus.

 

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres

L’échange avec les auteurs est pour le lecteur essentiel. Je pense que ça l’est aussi pour l’auteur, du moins c’est qu’ils nous disent. Je me dis aussi qu’ils sont très courageux assis bien sagement à leur petite table encombrée et bienveillant à notre égard… j’aime beaucoup au cours des salons assister aux tables rondes où il y a amicale confrontation entre des vrais pros de l’écriture qui forcent le respect quand ils décrivent les galères qu’ils peuvent traverser. Certes on peut échanger via FaceBook mais rien de remplace la vraie rencontre dans la vraie vie.

 

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Je m’appelle Danièle ça tu le sais, mon nom patronymique c’est Chevalier et je l’assume sans problème même si pendant au moins un an au lycée on m’a appelé Maurice … Mon mari c’est Ortega et dans la vie privée il n’est pas rare que j’utilisai ce nom lorsque je n’était pas au boulot … Un jour j’ai rencontré Roger Frison-Roche en dédicace au moment ou mon homonyme était dictateur du Nicaragua … il a eu un temps d’arrêt assez long qui l’a totalement déstabilisé et m’a dédicacé le roman au masculin !

Geneviève, je ne sais pas si c’était ce genre d’anecdote que tu voulais, sinon je peux peut-être faire mieux mais merci dans ce cas de préciser …

GVL : Sinon…Rien à rajouter ?

Je suis ravie d’avoir rejoint la dream-team du collectif. L’accueil y a été chaleureux et je remercie toutes les flingueuses. Je pense que les flingueurs y sont moins présents … je me trompe peut-être !

Une réflexion déviante :

Dans le même registre … ou presque et peut-être hors sujet … Je suis assez surprise que les études sur le lectorat des polars donnent les femmes beaucoup représentées  et les auteurs demeurent majoritairement masculins … est-ce à dire que se développe une nouvelle façon pour ces messieurs de parler aux dames ? Ou alors messieurs les lecteurs ont honte de dire qu’ils prennent leur pied avec ce sous-genre littéraire ?

GVL : Heu, ici on ne te laissera jamais parler de sous-genre, si tu le souhaites, parle de littératures noires et policières. Mais juste de littérature !

Voilà c’etait mon coup de gueule !

Allez sinon, un petit coup de gueule. Un gros coup de coeur…. ?

Les 2 de préférences !

Je suis résolument écolo mais pas intégriste. Je ne supporte pas que l’on puisse au nom de la finance mettre en danger nos concitoyens et des générations futures. D’ailleurs il va bientôt falloir parler de LA génération future car de pluriel il risque de ne pas y en avoir ! J’ai à ce titre particulièrement apprécié « Islanova » de Camut & Hug qui posent la question des limites à l’action … la fin justifie-t-elle les moyens ?

Le coup de cœur du moment pour tous les lanceurs d’alerte, notamment ce collectif de journalistes qui ont fait émerger les « paradise papers » … chapeau ! et à Norek qui a osé ouvrir le débat sur l’immigration !

 

 

Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1


Dans la cadre de mes dames du noir; j’ai voulu donner la parole à une jeune femme qui s’investi autour du salon du polar de Mulhouse.

Car comme vous le savez déjà surement, cette année j’ai la chance d’être, avec mon invité du jour, jurée du premier prix du Festival Sans Nom.

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Caroline Noël qui nous en dira un peu plus sur sa passion des livre, sur son blog  et ses à coté mais aussi sur son implication sur le Festival mulhousien du polar.

Bonjour Caroline,

Nous avons fait connaissance tout dernièrement car l’une et l’autre sommes associées comme jury autour du premier prix littéraire du Festival Sans Nom

Aussi comme je suis plutôt curieuse, j’aimerais que tu me racontes comment tu es arrivée là ?

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

Caro : Geneviève, je suis ravie de répondre à tes questions !

GVL : D’où viens-tu ?

Caro : Je suis née en Normandie, j’ai fait mes premiers pas sur les plages de Courseulles-sur-Mer et puis très vite, nous avons déménagé (petite, pour le travail de mon père, et plus tard pour celui de mon mari). En trente ans, j’ai déjà habité à dix-sept adresses différentes entre la région parisienne, les Etats-Unis, Angers, Pau, Strasbourg et maintenant Mulhouse. J’adore découvrir de nouvelles villes !

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Dans ma famille, on lisait peu (on était plutôt des sportifs).

Et puis en classe de Première, l’année de mon BAC français, j’ai eu une prof incroyable. Elle a réussi à me transmettre sa passion et à me faire lire plein de livres. En un rien de temps, je suis devenue une dévoreuse de livres, j’adorais ça !

Depuis, je ne peux plus m’empêcher de lire et j’essaie de transmettre ma passion à mes enfants.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait très peu de livres chez mes parents mais cela ne nous manquait pas. Lorsqu’il fallait lire un livre pour l’école c’était un devoir à faire, jamais un plaisir…

Chez mes grands-parents, les bibliothèques étaient plus fournies ; peut-être aussi qu’on avait plus de temps libre pour partager quelques BD avec mes cousins.

Maintenant, à part mes frères qui sont un peu récalcitrants, je crois que tout le monde lit dans la famille !

GVL Et.. Quelle a été ta formation ?

Après mon BAC scientifique, j’ai fait une Ecole de Commerce, une formation généraliste qui me correspondait bien et qui m’a donné toutes les cartes en mains pour trouver rapidement du travail.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

J’ai travaillé quinze ans dans la publicité et la distribution.
Il y a deux ans, le groupe familial dans lequel je travaillais a été liquidé. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas mobile géographiquement, alors j’ai décidé d’amorcer un virage professionnel, de travailler enfin dans ce et pour quoi je me passionne : l’édition !

Aujourd’hui, j’essaie de mettre mon expérience au service de ma passion : je décroche des missions dans tout ce qui touche à la communication/promotion, à la gestion d’événements et au community management, le plus possible en rapport avec l’édition évidemment, mais pas seulement.

GVL: Tu es bloggeuse, quand et comment t’est venue l’idée de ton blog.

 Quelles ont été tes motivations ?

De quoi parles-tu ? Quelles en sont les rubriques principales ?

En tant que lectrice, je suivais deux bloggeuses littéraires pour leurs avis et coups de cœur. Moi qui adore parler de mes lectures avec tout le monde, plutôt que de faire des mails à mes copines de lectures, je me suis dit que j’allais créer mon blog. L’idée c’était de tenir un journal de mes lectures et d’apprendre à faire quelque chose de nouveau.

Aujourd’hui, le blog a 18 mois, il présente les chroniques des livres que j’ai lus (surtout des nouveautés – je précise que je les ai tous lus, sinon je ne chronique pas), des interviews d’auteurs (parce que je suis très curieuse et admirative de leur travail), les TOP et le Meilleur Espoir du mois, des concours… et j’organise aussi des apéros-littéraires ! Je donne rdv à mes abonnés pour leur présenter de vive-voix mes dernières lectures et les leur prêter (parce qu’on ne peut pas tout acheter et que j’adore lorsque les livres passent de mains en mains).

Aujourd’hui, je suis une serial-lectrice-bloggeuse comblée !

GVL : Caroline puis-je voir ta bibliothèque ?

Oui voilà !

GVL : Combien lis-tu de bouquins par semaine, par moi, par ans ?

Je dirais que je lis entre 8 et 12 livres par mois. Le nombre m’importe peu, mais c’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de nouveautés qui me tentent et j’ai tendance à succomber à la tentation…

Et combien de livres dans le domaine des littératures policières ?

Je dirais 1/3 (plus évidemment depuis que je participe à la préparation du Festival Sans Nom !).

GVL : Et d’ailleurs… Dis-moi, pourquoi le polar ? Parce que ce n’est pas le genre dont tu parles le plus !

C’est vrai, mais en fait c’est tout simplement que j’aime varier les plaisirs !

D’une façon générale, j’aime lire mes auteurs fétiches pour le plaisir de retrouver leur plume mais j’aime aussi en découvrir de nouveaux alors je lis beaucoup de premiers romans – j’aime la surprise.
Mais pour avoir des frissons, il n’y a que les polars. Je choisis mes lectures en fonction du résumé qui me donne envie, polar ou non, je ne fais pas de différence. Et je dois reconnaître que ces derniers temps j’ai lu de très bons polars !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Je préfère lire sur papier car j’aime le toucher et l’odeur d’un livre que je considère comme un objet précieux.

Mais je lis aussi sur liseuse. Déjà parce que c’est pratique, ensuite parce qu’en vacances c’est un gain de place énorme dans la valise, enfin parce qu’il m’arrive de lire des manuscrits qui ne sont pas encore sortis en papier.

Encore une fois, je varie les plaisirs…

GVL : Je crois aussi que tu organises des cafés ou apéros  littéraires?

Absolument !

 

GVL : Comment ça se passe ?

Depuis que j’ai lancé Carobookine, je réalise combien le blog vit grâce à ses fidèles abonnés. L’année dernière m’est venue l’idée de les en remercier en organisant des rencontres pour se voir «en vrai». Je présente mes lectures du mois mais d’autres parlent de leurs coups de cœur et on se prête les livres qui reviennent d’apéro en apéro. J’aime l’idée du livre voyageur et puis quand on s’est fait prêter un livre, on s’autorise à en acheter un autre, c’est une sacrée liberté !

On se retrouve dans des librairies, médiathèques, salons du livre ou autre café littéraires, tout endroit qui est prêt à accueillir une vingtaine de personnes pour parler lecture autour d’un verre et de petites choses à grignoter. Nous jouissons de la vie entre passionnés !

Lors du Festival Sans Nom, se tiendra un apéro-littéraire Carobookine sur le thème exclusif du Polar. En plus, chose extraordinaire, notre parrain, Olivier Norek, nous fera l’honneur d’être présent en début d’apéro pour nous parler de son nouveau roman. Elle est pas belle la vie ?

GVL As-tu des partenaires ou des partenariats ?

Là aussi j’aimerai savoir comment est née cette idée ?

 

Au tout début, je voulais me faire connaître chez les éditeurs alors j’envoyais chaque jour un mail de présentation à une maison d’édition différente. Très vite j’ai arrêté de les solliciter car je me suis retrouvée submergée de services de presse et comme je préfère honorer mes engagements avant d’en prendre de nouveaux, j’ai du m’organiser.

Aujourd’hui, j’ai des éditeurs partenaires réguliers, d’autres plus ponctuels. Je choisis les nouveautés que je souhaite lire dans leur programmation et je m’engage en retour à publier une chronique sur le blog, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma chronique est toujours rédigée sur le même principe :

  • un résumé de l’histoire avec mes propres mots

  • ce qui fait que j’ai choisi de lire ce livre (qu’est-ce qui m’a attiré, m’a-t-il été recommandé, prêté ?…)

  • ce que j’en ai pensé

  • parfois je reproduis des extraits qui m’ont touchée

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est d’être informée des nouveautés avant leur sortie (et de pouvoir les lire en avant-première).

 

GVL : Depuis cette année tu fais partie de l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse

Peux-tu me raconter comment tu es entrée dans cette affaire ?

Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom. L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

Et d’ailleurs Le Festival Sans Nom c’est quoi ? C’est qui ?

C’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Pour retrouver Caroline c’est ci-dessous

www.carobookine.com

www.facebook.com/carobookine

www.instagram.com/carobookine

www.twitter.com/carobookine

 

Pour nous retrouver pour la suite de cet entretien c’est bientôt dans ces pages.

Alors à très vite.