J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck


La double chronique

Quand deux Flingueuses vous donnent leur avis sur un même livre.

Ce matin c’est Mamie Danièle qui a dégainée la première et maintenant  c’est au tour de Jean Paul notre Mister Flingueuse.


Le livre : J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck. Paru le 24 octobre 2018 aux Éditions Flammarion. 22,00 € ; 640 p. ; 15,3 x 24,1 cm.

4ème de couverture :

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

L’auteur : Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d’enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d’une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d’ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l’imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture. Il partage aujourd’hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d’aventure en général. Il est l’auteur de nombreux polars qui ont rencontré un vif succès, dont Le Syndrome Copernic, L’Apothicaire et Le Mystère Fulcanelli (Flammarion, 2007, 2011, 2013). En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
Extrait :
« Très jeune, j’ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J’ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s’intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d’avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan, dès lors on cesse de penser.
…/…
Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Ils ne pensent plus à l’humanité, à leur portefeuille.
J’ai toujours pensé que l’homme ne devrait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour les assouvir. L’homme ne devrait pas être dirigé par l’homme, mais pas ses idées, ou ses idéaux, il faut s’instruire, apprendre, écouter, chercher questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

Bonjour à toutes et à tous…

 

Roman “coup de poing“ !!!

 

La 4e de couverture, n’était que la partie visible de cet iceberg percutant. Je sais d’ores et déjà que « J’irai tuer pour vous » va continuer a résonner encore longtemps dans mon esprit.

 Henri Loevenbruck nous livre un magnifique pavé, au sens propre comme au sens figuré, basé sur des faits réels. Il nous plonge au cœur des services de renseignements dans la France du milieu des années 80. Les attentats à Paris, les journalistes français kidnappés, un monde politique en pleine effervescence à la veille de nouvelles élections présidentielles, des secrets d’état et autres magouilles politiques.

Récit choc, très intense, plein de suspense et de rebondissements dont l’écriture hypnotisante alterne entre phrases courtes, dialogues très denses, entrecoupés d’extraits du carnet du héros.

Et malgré tout, en parallèle, Henri Loevenbruck arrive à nous offrir aussi une très belle histoire d’amour, dans ce récit qui malgré tout, comme à son habitude reste un condensé d’émotions assez incroyable.

Le parcours tortueux de celui qui va devenir “Hadès” ne vous laissera insensible…

 Ce roman est un véritable hommage pour ces hommes de l’ombre, qui au delà de leur vie, font passer leurs devoirs avant tout, n’hésitant pas à se mettre en danger au quotidien !

Henri n’a pas fini de m’étonner… Excellent moment de lecture.

 Je remercie Masse critique et Babelio pour m’avoir transmis ce roman quelques jours avant sa sortie et aussi pour leur confiance !

 

 J’irai tuer pour vous – Henri Lœvenbruck


La double chronique

Quand deux Flingueuses vous donnent leur avis sur un même livre.

Aujourd’hui c’est Mamie Danièle et  Jean Paul notre Mister Flingueuse.


Le livre : J’irai tuer pour vous de Henri Lœvenbruck. Paru le 24 octobre 2018 aux Éditions Flammarion. 22,00 € ; 640 p. ; 15,3 x 24,1 cm.

4ème de couverture :

1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu. Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État. Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’une seule personne… Jusqu’à quel point ces serviteurs, qui endossent seuls la face obscure de la raison d’État, sont-ils prêts à se dévouer ? Et jusqu’à quel point la République est-elle prête à les défendre ? Des terrains d opérations jusqu’à l’Élysée, des cellules terroristes jusqu’aux bureaux de la DGSE, Henry Loevenbruck raconte un moment de l’histoire de France qui résonne particulièrement aujourd’hui dans un roman d’une tension à couper le souffle. Pour écrire ce livre, il a conduit de longs entretiens avec « Marc Masson » et recueilli le récit de sa vie hors norme.

L’auteur : Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, écrivain, parolier et scénariste. Auteur de thrillers et de romans d’aventures, il est traduit dans plus de quinze langues.
Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens. Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise à la Sorbonne, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Éditions Francophones d’Amnesty International, il épouse d’ailleurs une Anglaise, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Après quelques pas dans le journalisme et la musique (il chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens), au milieu des années 90, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d’enfance.
Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre de 1996 à 2000, il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Il décide ensuite de se consacrer pleinement à l’écriture.
Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra (2001-2002) et Gallica (2004), lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays).
Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome Copernic, 2007, Le Rasoir d’Ockham, 2008…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d’autres artistes français. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers.
Membre fondateur du collectif d’artistes La Ligue de l’Imaginaire, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté, salué par la critique, est en cours d’adaptation pour le cinéma.

son site 

 

 Extrait :

« Mon père connaît le nom des arbres. Parfois, il les nomme, comme ça, devant moi, et je me contente de hocher la tête. Pin du Paraná, flamboyant rouge, palo borracho… Je ne dis rien, de peur de sortir une bêtise et que le padre, irrité, ne mette un terme à notre expédition. Ces moments de bonheur me paraissent si fragiles ! Je retiens mon souffle et je le regarde religieusement poser des pièges, construire des arcs, tailler des flèches, ramasser les baies comestibles, allumer un feu… Ici, mon père, ce n’est plus un modeste ouvrier, ce n’est plus une bête de somme. Ici, c’est un savant, un aventurier. Un guerrier. »
 

La chronique jubilatoire de Dany

Après Nous rêvions juste de liberté, les lecteurs attendaient le nouveau Loevenbruck. Certes, il a fallu patienter trois ans et demi, mais il est excusé car quand on voit la masse de travail de documentation qu’a dû demander ce thriller, on comprend que la gestation a été longue et semée d’embuches. La relation des sentiments et doutes de Marc, le personnage central inspiré d’un homme que l’auteur a côtoyé pour faire de sa vie un roman, est en soi un pari réussi. Il n’est sans doute pas aisé d’approcher les secrets d’Etat, mes méandres du renseignement et d’être fidèle à l’histoire, la petite et la grande. Nous en découvrons des choses qu’il est parfois plus confortable d’ignorer.  Tout ça n’en rend que plus précieux le résultat par ces 640 pages.

Soit un triangle, une pyramide si vous voulez, … au somment les politiques,  cyniques, qui ne pensent qu’à leur élection présidentielle, voire leur réélection, ils vont mener le jeu, la diplomatie qu’ils disent … Une sphère publique, dont on connaît les noms, soucieuse de l’image et de son avenir, dépendante de la haute finance qui tire les ficelles de la vente d’armes à l’international…

Entre le sommet et la base, les services secrets qui ont pour objectifs de démanteler les réseaux et commanditaires des attentats et des prises d’otages, parce que c’est leur job. Ils observent, analysent, préparent, choisissent les cibles, déploient la logistique nécessaire mais pas toujours suffisante…

Et enfin la base, niveau de l’exécution, qui ne doit pas se poser de questions sur le bien fondé des commandes à honorer, sans état d’âme ou presque.

La base, c’est bien le centre de ce thriller, l’auteur nous fait approcher le cheminement d’un obscur, la construction de sa personnalité, par son carnet qui ponctue le récit actuel. Les lecteurs comprennent alors pourquoi un petit aventurier devient barbouze sans scrupule, capable de mener de front ses deux identités.

L’action principale se situe au milieu des années 80, pendant une période d’attentats perpétrés à Paris, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître … : les événements ont cependant une résonance particulière au vu de notre actualité récente. Nous allons assister au recrutement, à l’entrainement et aux actions de ce héros de l’ombre, attachant par ses questionnements et sa quête de bonheur. Au-delà des aventures qui, si elles n’étaient pas adaptées du réel, pourraient sembler improbables, la vie de Marc est donc tumultueuse et clandestine …

Il est peu aisé d’en dire d’avantage si ce n’est qu’il faut lire absolument ce dernier Loevenbruck, bien loin de l’ésotérisme et la fantasy auxquels il nous avait habitués dans ses premiers romans, plus proche de Nous rêvions juste de liberté par sa sensibilité et ses questionnements.

Rythmé et réaliste, précis et haletant, un style efficace, ce « témoignage » sera sans conteste un coup de cœur 2019 …

Lu en version numérique.

epub 13.99 € (640 pages)

 

Extraits :
« — Il y en a qui disent que nous, les musulmans, on ne dénonce pas assez les attentats, qu’on devrait les condamner publiquement, et que si on dit rien, c’est qu’on les cautionne. Mais le reste du temps, on nous demande de nous intégrer, de faire comme tout le monde, de pas faire de bruit, de pas nous faire remarquer. Du coup, moi, je me sens complètement paumée, au milieu de tout ça. J’ai l’impression qu’on m’enlève le droit d’être simplement triste et terrifiée, comme tout le monde. Comme n’importe quelle Française. Dans la rue, j’ai l’impression qu’on me regarde de plus en plus de travers, comme si j’étais complice. Comme si je devais me justifier.
— Ça fait partie du plan des terroristes, Samia. Ils veulent faire monter le racisme et le sentiment anti-islam en Europe, pour que les musulmans s’y sentent de plus en plus rejetés, incompris, détestés, et que du coup, par réaction, ils se radicalisent, qu’ils rejoignent le camp des fondamentalistes. C’est vicieusement parfait, comme stratégie. »
« — C’est une histoire de fric, comme toujours. Derrière tout ça, il y a juste des pays qui, pour des raisons d’argent, essaient de mettre la main sur la communauté musulmane qui s’est installée en Europe, en espérant peser à travers elle dans les choix économiques de nos pays.
— Et pourquoi les a-t-on laissés faire ?
— C’était une stratégie occidentale pendant la Guerre froide, Samia. Les Américains ont favorisé l’expansion d’un islam radical en espérant que cela empêcherait l’avancée du communisme et de l’influence soviétique dans le monde arabe. On a appelé ça la stratégie du « vert contre le rouge ». Une immense connerie…
— Et qu’est-ce qu’on peut faire, alors ?
— Toi et moi, pas grand-chose. Il faudrait que les gouvernements européens aient les couilles d’empêcher que l’islam en Europe ne soit financé depuis l’étranger. »
 
« Les sens aiguisés par la montée d’adrénaline, Marc enfila sa cagoule et se faufila entre les deux pans du mur éventré. Il avait tellement bien mémorisé le trajet planifié par la Boîte qu’il aurait pu le faire les yeux fermés.
À cet instant, dans ce moment de vérité, le jeune homme était entré, d’instinct, dans un état second. Un état d’ultraconscience, de concentration ultime, aiguisée, où chaque seconde comptait comme la dernière et où ses sens et son esprit n’étaient voués qu’à la seule réussite de sa mission. La condition d’un guerrier en chasse, une sagesse martiale. »
 
« On dit que la lecture est un plaisir solitaire, mais celui qui ne lit pas est bien plus seul encore. Il lui manque le monde entier. »
 
«… Vous préféreriez vivre sous un régime où la presse est bâillonnée ?
— Non, bien sûr. Mais parfois, j’aimerais juste vivre sur une île déserte, Hadès. Écouter le chant des oiseaux sur mon hamac en regardant le ressac…
— Damned ! Vous allez changer mon nom de code en Vendredi ?
— Ne m’en voulez pas, je vous aime bien, mais trente ans en tête à tête avec vous, non, je n’aurais pas la patience d’un Robinson Crusoé… Il suffit d’un indigène sur une île déserte, et ce n’est déjà plus une île déserte.
— « Le pluriel ne vaut rien à l’homme, et sitôt qu’on est plus de deux, on est une bande de cons », cita Masson.
— Pardon, mais Brassens disait « sitôt qu’on est plus de quatre », il me semble…
— Il était plus tolérant que moi, avoua Marc.
— Bon sang, ce qu’il me manque ! lâcha Dartan d’un air authentiquement mélancolique.
— À moi aussi, mais vous n’êtes tout de même pas venu à Lyon pour me parler de Brassens, Olivier ?
— Si seulement…, répondit l’officier en souriant. Mais commençons par demander au serveur de nous apporter à boire et à manger… »
 
«Je suis libre. Je suis libre et je veux boire ma liberté jusqu’à la dernière goutte, à présent que j’en connais le prix et la fragilité. Nul ne devrait jamais ignorer le prix de sa précieuse liberté, ni les combats qu’elle nécessite pour être préservée. »
 

La Saint Valentin des flingueuses 2019


La Saint Valentin des flingueuses 2019

L’année 2018 fut riche en rencontres, et aventures polardeuses au Collectif Polar.  Les Flingueuses sont ravies de vous présenter leurs amoureux(ses) littéraires de l’année : auteur(e)s, flingueuses, livres, partenaires de crime, porte-flingue, polymorphes… Nous ne sommes pas sectaires dans nos amours au Collectif et vous, quels ont été en 2018 ou seront vos amoureux en 2019?

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Je laisse la parole aux Flingueuses pour vous dévoiler leur Valetin(e) :

 


Ophélie : Elsa, ma Dark Swan de la littérature noire, un coup de foudre!

 

Elsa Roch et Ophélie

 

Marc : L’amour c’est aussi « Ça ».

 

(NDLR : Il fallait bien que chez les flingueuses il y ait un fan du Maître, stephen King)

Sacha : Alors voilà mon coup de coeur littéraire, de l’année mais pas que…

 

Sacha Erbel et sire Cédric Sire

 

Geneviève: Une des plus belles rencontres de l’année. Cela a d’accord été un coup de foudre pour son écriture de laquelle je suis ressortie en mode « Cabossé » Ensuite j’ai rencontré le jeune homme, il m’a tout de suite présentée à sa Mamie, centenaire, féministe et serial Killeuse. Vous pensez, je les ai tout de suite adoptés lui et sa Mamie Luger.

Ge et Benoit Philippon

So Fiou : Un valentin ? SAUF m’a emmenée au 7ème ciel.

 

Hervé Commère et Sofia

Aline :  Une Flingueuse, ça ne rigole pas ! Non, Flingueuse ce n’est pas une partie de rigolade !

Miss Aline et Ge son porte Flingue en goguette !

Sylvie : Mon coup de cœur littéraire de l’année !

 

Lou Vernet avec notre Sylvie K

Eppy Fanny : Avec le Flamboyant Nicolas Lebel, créateur d’une grenouille faisandée dont je suis fan.

 

Eppy Fanny et Nicolas Lebel

Isabelle : En 2018, Sandrine Collette m’a bluffée par sa plume sobre et percutante, par sa finesse et sa gentillesse. J’en suis toute éblouie !

 

Isabelle Bourdial notre légiste en chef interviewant Sandrine Collette lors du 1er Festival Polar’Osny

Danièle : Deux flingueuses en accord parfait pour feu de tout bord ! Le collectif … une merveilleuse occasion de rencontre.

Miss Aline et Mamie Danièle lors de leur première rencontre.

Jean-Paul : Deux bonnes têtes de vivant, deux loups, un pouce et trois têtes de mort…

Jean Paul et Jacques Saussey

 

Maud : Anniversaire et intronisation inoubliables entre flingueuses et une auteure flingueuse, légiste et Reine des gommettes.

de gauche à droite, Ge porte Flingue, Cécile Pellault, auteur et légiste, Maud intronisée Flingueuse le jour de son anniv. et Ophélie sa Jumelle

Nick : Je refuse de faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre.

Nick Gardel notre Nervi avec Henri Loevenbruck, Ian Manook et Jean Luc Bizien, 3 auteurs de la ligue de l’imaginaire

Florence : Un coup de coeur pour un roman noir magnifique. Il y est aussi question d’amour, alors pour la Saint-Valentin, il me va bien.

Florence notre nouvelle flingueuse stagiaire a un coup de cœur pour Hervé Commère, elle aussi !

Isabelle : Coup de foudre littéraire 2019 ! Angoissant, troublant, intense, puissant. Entrée fracassante d’Antoine Renand’.

Isabelle Cerruti

La petite dernière des Flingueuses, Isabelle du coup nous présente un coup de cœur 2019.

Ge², le double maléfique  : Ni dieu ni maitre ! Quelques maîtresses… Et un Pouy.

Jean Bernard Pouy et Ge notre porte Flingue

Cécile : A fleur de cadavre ; mon aventure polyamoureuse exquise de 2018 !

Les légistes, Cécile Pellault, Isabelle Bourdial et Ge la porte Flingue et notre exquis macchabée

BONNE ST VALENTIN  de POLARDEUX(SES) A VOUS !!!

Salon de Nemours le retour de Maud


Salon de Nemours le retour de Maud

 

 

Salon de Nemours  samedi 12 Janvier 2019

Aux environs de 10H00 je récupère Estelle et nous voici parties pour ce premier salon de l’Année !!!

Comme les dédicaces ne commençant qu’à 14h30 ce samedi…

La première partie du salon se déroule en off  au restaurant

NDLR : Pas de resto auteurs- flingueuses sans mojito !

où se sont retrouvées auteurs, lecteurs et autres blogueurs,

le tout organisé par Annie des Plumes Noires !!!!

Chapeau et mille mercis !!! Un très chouette moment.

Après cette parenthèse enchantée il a fallu se rendre au salon.

NDLR : 4 flingueuses et un mini flingue dans un espace réduit, ça promet

Le trajet restaurant- salon je le ferai en compagnie de Marc, Jean Paul, Ophélie et Gabriele

Les Choses sérieuses et drôles aussi peuvent commencer !!!!

Je vais faire un petit tour afin de récolter quelques Gribouilles sur notre cadavre exquis, A Fleur de Cadavre,

 

Je remercie Marc Schaub, Sylvie Kowalski, Aurélie Ptr, Nicolas Duplessier, Sandrine Destombes, Mark Zellweger, Michael Fenris, Sacha Erbel, Nick Gardel.

Malheureusement je n’ai pas pu faire signer tous les contributeurs.

Mais je continuerai à rendre mon exemplaire unique.

J’ai continué les signatures avec le recueil RockFictons de Carole Epinette

et je remercie, Jean Luc Bizien, Sonja Delzongle, d’avoir accepté d’y apposer un petit mot.

J’ai rencontré pour la première fois, Vincent Hauvy et son Tricycle Rouge.

Un plaisir de revoir Ian Manook accompagné de Françoise, pour la gribouille d’Heimaey.

Ravie de recroiser Henri Loevenbruck (Gallica et Les Cathédrales du Vide)

 

et Ghislain Gilberti (Sa Majesté des ombres).

Voilà des livres que j’avais dans ma bibliothèque, ils sont maintenant dédicacés, il ne me reste plus qu’à les lire.

 

Les choses sérieuses vont bientôt commercer, hein vous attendez mes achats, craquages…

Tenant à conserver mon défi «  Pas d’achat de livre d’un auteur dont je n’ai pas déjà lu tous ceux que j’ai déjà» intact. Ne croyez pas que je n’ai rien pu acheter !!!

Pas de malheur, je suis repartie avec Le Manufacturier de Mattias Köping,

 Sinestra d’Armelle Carbonel,

Sybéria de Dana Skoll :  Sonja Delzongle sous pseudos,

Flics et Frères d’Armes et Devoir de Mémoire de Yann Eric Dupuis.

Mon dernier achat était à la base le seul prévu, sur les recommandations d’Eppy Fanny : Derniers Jours à Alep de Guillaume Ramezi qui a reçu Le Coquelicot Noir.

Mes petit  achats

Bien sûre il y a eu des fous rires, des retrouvailles très sympathiques….

des rencontres curieuses

voici les Daltons de Nemours par exemple (on espère y retrouver Lucky Luke l’année prochaine),

NDLR : Marc Sylvain Masse, Sébastien Lepetit, Didier Fossey, Christophe Dubourg et Eric Dupuis

une  curieuse rencontre

NDLR : Geronimo Stilton, la souris journaliste de l’Echo des Rongeurs

Très heureuse de rencontrer Nelly Burglin Razik « pour de vrai ».

Et je terminerai, juste par c’était Génialll !!!

Prochain rendez-vous le 26 Janvier à Paris !!

Le top lectures des flingueuse 2018, Le top 10 de Jean Paul


Le top des flingueuse 2018

Le top 10 de Jean Paul

Coucou Geneviève,

Voici mon Top 10 en Polar, Thriller et Noir :

Top 10 des Flingueuse 2018 – Polar, Thriller et Noir


1. Il reste la poussière de Sandrine Collette 

Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Leur père a disparu. Leur mère ne dit rien, perpétuellement murée dans un silence hostile. Elle mène ses fils et son élevage de bétail d’une main inflexible, écrasant ses rejetons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, où les petites fermes sont remplacées par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille ?
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Je ne connaissais pas Sandrine Collette, mais on m’en avait dit beaucoup de bien, et j’ai eu une très belle surprise, avec ce livre.
Je suis entré dans un univers inconnu, pas seulement parce c’est celui des plaines de Patagonie que je ne connais pas du tout, mais surtout grâce à son style !!!
Rude, cruel avec un goût amer, beaucoup d’imagination dans un récit sec et âpre comme le climat de la région…
Superbe écriture avec un excellent sens de la narration, des descriptions fort bien faites et une densité psychologique étonnante.
Un très bon roman, que j’ai lu d’une traite.
Quelque chose de particulier se dégage de ce récit, une force, une haine incroyable tant par les personnages que par ce lieu hostile à toute vie.
“Une nature impitoyable,
une famille rongée par la haine,
et l’innocence d’un enfant.”
A lire absolument !
Je pars en quête des autres romans de Sandrine…

2. La nuit de l’Ogre de Patrick Bauwen

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.
Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.
Après Le Jour du chien, Prix polar 2017, Patrick Bauwen signe un thriller aussi effroyable que maitrisé.
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Fan de la première heure, j’ai découvert Patrick Bauwen en 2008 (dix ans déjà…) avec “L’œil de Caine”.
Et depuis, je prends un réel plaisir à lire tous ses romans au fur et à mesure, remarquant une monté en puissance dans le style et dans la forme, confirmant qu’il est pour moi l’un des meilleurs auteurs de thrillers de sa génération.
“La nuit de l’Ogre” est la suite de son roman précédent «Le Jour du Chien”.
On peut le lire indépendamment, mais on perdrait certaines informations qui pourraient être indispensables, En effet Patrick nous donne également de nouvelles informations sur Le Chien, cet être de l’ombre, à l’intelligence machiavélique.
Plus que la Police, c’est Chris Kovak qui devient le héros de ce récit où vont s’entrecroiser deux tueurs en série nous entrainant dans les bas fond de sociétés secrètes avec leurs rapports à la mort. 
A certains moment même l’auteur se joue de nous par son expérience du milieu hospitalier et de diverses confréries d’étudiants. Est-ce Chris Kovak toujours identifié à la première personne du singulier, ou Patrick Bauwen qui nous fait des clins d’œils en partageant les éléments de sa vie ?
L’histoire commence très vite et monte ainsi crescendo jusqu’au dernier chapitre. L’écriture est très fluide et les chapitres courts donnent un bon rythme en facilitent la lecture. On ne s’ennuie pas un instant.
J’avais déjà lu un roman sur cette sombre et pourtant réelle thématique. La photographie “post-mortem” qui se développa dans les premières décennies de la photographie et devint très commune au XIXe siècle surtout chez les personnes de la haute société. Mais dans ce cas, la plume puissante de Patrick, mise à part de nous mener vers ce monde de cauchemar, nous laisse tout de même entrevoir entre les lignes une sensibilité cachée mais présente depuis ses tout premiers romans.
L’auteur comme à son habitude maintient une maîtrise magistrale des éléments importants qu’il distille au compte goute, pour entretenir mystères et angoisses afin de rendre le roman d’autant plus addictif, en nous donnant finalement une ouverture vers une suite qui risque d’être attendue impatiemment !!! 
Je n’ai plus qu’une chose à dire… Lisez-le !
 

3. Enfermé.e de Jacques Saussey

Les premiers papillons ont éclos derrière des paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignent de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparus, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
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Dès le premier chapitre le ton est donné.
Je plonge.
Que dis-je, je plonge ? 
Je suis littéralement en apnée dès le second chapitre.
Le roman est très différent de ce que Jacques Saussey écrit habituellement. Aussi bien pour le thème que sur son style, que l’on retrouvera quand même sur les derniers chapitres et cela se justifiera dans le roman…
Il va être très compliqué pour moi de vous parler de ce que j’ai ressenti sans dévoiler le sujet du roman…
Jacques m’a fait entrer avec une émotion incroyable dans un monde que je connaissais très peu voire pas du tout sur certains points.
C’est un roman bouleversant, violant aussi, jusqu’à l’insupportable parfois, mais aussi roman sur l’affirmation de soi, sur une quête de la personnalité et de la justice. Tous les personnages sont développés à la perfection, chacun s’inscrivant à l’image de ce qu’il dégage. Le rythme est donné très vite par des aller/retour incessants dans le temps sur les 2/3 du roman qui m’ont permis de pourvoir souffler un peu, dès que je revenais au “présent” de l’histoire… 
Imaginez-vous emprisonné dans un corps qui n’est pas le votre, un corps que vous refusez…
Vous êtes montré du doigt, toute votre vie. On se retourne sur vous, on chuchote, on vous insulte, on vous hait !
Pendant la lecture, j’ai eu peur, j’ai souffert, j’ai compatis, mais je me suis réjoui aussi… 
J’ai vu entre les lignes, le travail énorme réalisé par Jacques. Je pense que lui aussi a du souffrir à sa façon, dans l’écriture de ce superbe roman qui reste tout en respect et en amour pour le personnage principal. 
Le désir de vengeance que je souhaitais tout le long de ma lecture est finalement arrivé… 
Mais là encore, j’ai été pris à contre pied, pas du tout comme je me l’attendais. 
Un livre à lire absolument…
Incontestablement,  l’un de mes meilleurs romans pour 2018 !!!
PS. Un grand bravo aussi pour la superbe couverture. C’est gonflé, mais c’est excellent !

4. Mort point final de Frank Klarczyk 

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant, que personne n’a depuis oubliée. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint Denis où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
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Je pourrais résumer ce roman en un seul mot : “Wahou”.
Mais vous risqueriez de penser que je me l’a joue facile !!!
Tout d’abord un grand merci à Caroline Vallat, qui m’en a parlé, et je dois dire qu’elle me l’avais bien vendu.
Mais cette lecture est vraiment allé au delà de ce à quoi je m’attendais.
Malgré un récit un peu court à mon goût, Frank réussit dès le prologue à me captiver. 
Les chapitres qui ne sont pas numérotés (???) sont très bien rythmés, avec une histoire dans l’histoire, et des flashback récurants… 
Ça démarre très vite, et j’en ai pris vraiment plein les yeux… 
Devant les élèves d’une classe indisciplinée, qui manquent de volonté, d’envie et ne connaissent pas le respect, un professeur de français impose une technique personnelle afin de les motiver à travailler.
J’ai suivi avec délectation le “pétage de plomb” de ce professeur sur les premières 122 pages véritablement haletantes…
Plus j’avançais dans le récit plus je me demandais si je lisais bien ce que je lisais !!!
Je ne peux malheureusement pour vous rien dire de plus sans dévoiler le pourquoi du roman, mais en plus de cette écriture (fort belle d’ailleurs) sur les chapeaux de roue, l’auteur nous offre une vraie course poursuite, avec plusieurs rebondissements très intelligents jusqu’à la dernière ligne, que dis-je ?… Jusqu’au point final !!!
Je suis passé par plusieurs phases de sentiments le long de cette lecture. 
Car en plus d’être un véritable ”page turner“, Frank soulève “sournoisement” ou pas, certains points très intéressants sur les problèmes qui entourent l’Education Nationale. De nouveaux programmes que l’on arrive pas à developper jusqu’au bout, le français écrit qui se perd peu à peu dans son orthographe, des professeurs dépassés par une évolution constante de la technologie…
C’est le troisième roman de Frank Klarczyk. Il me reste donc à rattraper mon retard, et je vous incite à faire comme moi.
Il y a bien longtemps qu’une envie de me ronger les ongles ne m’était venue !

5. Nevermore de Nick Gardel

Peter Raven est, généralement, de bonne composition. Pour preuve, il ne réfléchit pas longtemps quand il s’agit de rendre service à son ami Lucien Marquès, libraire de profession et amateur de femmes mûres de son état. Mais, parfois, une petite virée campagnarde tourne au cauchemar. Quand les cadavres commencent à s’entasser au même rythme que les soupçons de la police locale, Peter a du mal à ne pas perdre sa bonne volonté. Encore faudrait-il qu’il n’y perde pas non plus la vie…
Une histoire de rancune villageoise, de trésor caché et de conjonction tellurique, rythmée par les solos de guitare et les nappes d’orgue Hammond des meilleurs groupes de rock progressif.
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Comme peut-être beaucoup d’entre vous déjà, je viens de faire la connaissance de Peter Raven, un sacré drôle de personnage.
Jeune homme attachant qui a eu une enfance difficile qui expliquent certaines de ses fêlures… Détective privé amateur, à la fois fouineur et encombrant mais quand même utile durant son enquête avec la police.
Sa complicité et les dialogues avec Lucien sont plein d’humour, je n’ai pu ne pas penser à Michel Audiard pendant certaines joutes exquises. Duo très sympathique qui mérite un lectorat de tout âge.
Un grand merci à Nick aussi pour la superbe playlist qu’il nous propose. 
Je me rends compte qu’il n’y a pas qu’en littérature que nous avons de « très bons goûts » ! 
Barclay James Harvest, Genesis, Peter Gabriel, Pink Floyd, Yes, Ange, Marillion et bien d’autres… 
Ce fut un véritable plaisir pour mes oreilles de me prêter au jeu de les écouter en même temps que je lisais, j’ai replongé dans ma jeunesse.
C’est le premier tome d’une trilogie qui en comporte quatre… Lol ??? 
« Va comprendre Charles“ !!!
Je ne veux pas en rester là, je continue sur ma lancée, avec The musical box, Mal placé, Chorale…

6. Aussi noir que le charbon de Eric Dupuis 

En 1970, dans le bassin minier, un terril sépare les riches des pauvres. Deux enfants que tout oppose se lient pourtant d amitié : François-Xavier de Montjarrieux, fils d’un puissant industriel, et Iwan Kaczmarek, dont le père est mineur. Des années plus tard, le premier est devenu avocat, le second policier. François-Xavier a sombré dans la drogue et l’illégalité en défendant dealers et malfrats. Alors, quand sa famille est retrouvée massacrée, il constitue le suspect idéal. Son seul allié : Iwan, ami de toujours. Au fil de l’enquête, de nouveaux éléments changent la donne. La tuerie semble faire écho à une sombre affaire de meurtres et de viols survenus dans la région trente ans auparavant. Simple similitude ou lien réel ?
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Eric Dupuis, tel un machiavélique et manipulateur prestidigitateur, nous a concocté un vrai Polar noir complètement à part…
J’ouvre le roman. Premier chapitre.
1979. Le terril.
J’inspire un bon coup, je prends mon élan. 
Je plonge !
“Deux enfants de six ans s’amusent en grimpant l’un derrière l’autre sur le terril surplombant leur village. Au premier coup d’œil, on pouvait se rendre compte que ces deux gamins n’était pas du même monde…”
Dès le début du roman je sais.
Je sais, que je vais prendre un réel plaisir…
Je sais, que je vais être emporté !
Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’en plus d’un style d’écriture sensible et franc, Eric allait se jouer de moi, de rebondissements en rebondissements jusqu’à la dernière ligne et là, je tire mon chapeau sur ce final incroyable…
Excellent, suspense et retournements de situation, tout y passe. 
Qui est qui ? 
Pourquoi ?
Personnages borderlines,
Pédophilies,
Meurtres d’enfants…
Eric Dupuis nous fait aussi un portrait très pointu de la grisaille et de la misère sociale de sa région du “Nord-Pas-de-Calais”, le bassin minier, les corons, la fermeture des mines…
On sent un travail documenté et précis qui sonne très juste. 
Tout le roman tourne autour d’une histoire d’amitié entre des codes différents. 
Un riche et un pauvre. 
Jusqu’où seront-ils prêt à aller l’un et l’autre, pour éluder tous types de trahisons, ignorer la guerre entre les classes sociales afin de conserver une amitié qui défie toutes les règles. 
Avec ce roman, le premier que je lis de l’auteur, Eric Dupuis confirme encore une fois que le fait de travailler dans la Police n’empêche pas de pouvoir être un très bon auteur…
Merci Eric pour ce grand plaisir de lecture !
Je vous le conseille vivement !

7. Heimaey de Ian Manook 

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.
Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.
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Par où commencer ?
Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !
Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, c’est la beauté de ses textes qui m’a porté tout le long de son récit ?
Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste… 
Ian Mannok réussit avec Heimaey le même prodige !
J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures…
Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile. 
Mais ce qui m’a le plus impressionné c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin. 
J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais jamais fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!
Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…
Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes !
Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin, où même les hurlements du vent nous racontent une histoire…
Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance.

8. Nous rêvions juste de liberté de Henri Lœvenbruck

«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher. Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.
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Qu’est-ce qu’un artiste ?
Un musicien qui nous porte au son d’une mélodie ?
Un peintre qui nous capture dans sa toile ?
Un acteur dont le ton est tellement juste que l’on arrive à croire à son personnage ?
Un auteur qui au fil de ses mots, nous fait vivre des centaines de vies ?
Un sculpteur ?
Un magicien ?
Un danseur ?
Pour moi un artiste c’est un peu tout ça, mais c’est surtout celui qui ne se contente pas de voir, c’est celui qui a appris à regarder, qui ne se satisfait pas d’entendre, celui qui a appris à écouter !
Que d’émotions !
Quel superbe roman… Plaisir assuré jusqu’à la dernière ligne.
J’ai découvert Henri Lœvenbruck, le 25/05/2005 avec “Le Testament des siècles” et depuis, j’ai lu la plupart de ses romans. Il fait parti pour moi de la “valeur sûre” de la littérature française. 
Je m’étais habitué à un certain style de littérature un peu mystérieuse ou polar…
Mais là, je suis complètement bluffé !
Henri Lœvenbruck a concocté un road-movie incroyable. Poignant, émouvant, tout en subtilité, ancré dans un décor aride le long d’un périple à travers les longues routes des États-Unis. Il délivre une authentique réflexion sur l’amitié, l’amour et les espoirs, à un âge difficile qu’ont nos héros qui se cherchent encore. Qui cherchent leurs libertés.
Mais qui n’a jamais rêvé de liberté ?
Loyauté, honneur, respect. 
3 “petits” mots, qui prennent ici tout leurs sens.
3 carnets, pour un roman construit comme un triptyque qui m’a noué les tripes et déchiré le cœur…
J’ai pleuré en arrivant aux dernières pages, j’ai pleuré jusqu’à la dernière ligne.
Mais dans certains cas cela fait du bien…
Il y a de la magie dans ce livre, il y a de la force. Les mots me manquent tellement j’ai été ému par cette aventure.
Henri Lœvenbruck est définitivement pour moi un véritable artiste !
A lire absolument !!!

9. J’attraperai ta mort de Hervé Commère

Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda.
Depuis, sa belle demeure d’Étretat a changé de propriétaires.
Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…
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C’est le/mon premier roman d’Hervé Commère, que j’ai rencontré à Mulhouse au Festival sans Nom.
Comme souvent, j’ai décidé de lire ses romans dans leurs ordres d’écriture, et pour un premier roman (un peu trop court à mon goût), j’ai senti très vite, une vraie maîtrise dans son style.
L’intrigue est implacable, très intelligente, bien ficelée, réglée comme une montre suisse !
Une belle écriture, très fluide, j’ai eu envie d’en savoir plus, très vite.
Plus Roman noir que Polar, il y a une réelle montée vers une histoire sombre, glauque et violente alors que la première partie est toute en finesse. L’évolution est très intéressante. Tout s’emboîte à merveille et il faudra attendre la fin du roman pour comprendre réellement la portée de toutes les ramifications de cette intrigue machiavélique…
Une belle surprise, que je vous conseille vivement !

10. Jeudi noir de Michaël Mention 

France-R.F.A 82 : un match, une victime, une vengeance.
8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.
L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession: gagner sa place en finale.
Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. mais le pire s’invite: les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.
Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.
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J’avais 15 ans lors de ce match épique.
Je m’en souviens encore très bien.
Mon père et ses amis étaient tous fous de rage suite à l’orientation violente que le match prenait.
A l’époque je n’avais retenu que ça, la violence, le choc incroyable entre le gardien allemand Schumacher et le français, Patrick Battiston.
Ce match a été un déclic pour moi.
Depuis je n’en ai vu que très peu, et uniquement lorsque j’étais accompagné d’amis qui venaient à la maison.
Le foot était devenu uniquement une excuse pour se réunir entre nous… J’avais vu de quoi certains joueurs étaient capable… pour gagner !
L’écriture et l’évolution de ce roman est vraiment superbe !
90 minutes de match, de prolongations, de tirs au but…
Je ne connaissais pas encore l’écriture de Michaël, mais c’est une vraie belle découverte. La musique est omniprésente durant tout le récit et pas n’importe laquelle, en plus d’une volonté de l’intégrer à l’histoire !
Attention ce n’est pas un Polar. C’est un vrai roman noir, psychologique et très prenant. Le personnage principal, un joueur de l’équipe de France (qui n’est jamais nommé), passe par toutes les étapes, physiques et psychologiques, mais c’est surtout la psychologie du roman qui m’a porté. Il nous fait vivre cette rencontre historique minute par minute comme si nous étions sur le terrain. Comment ce match est devenu dans sa tête, un règlement de compte, car finalement les français n’ont jamais vraiment pardonnés aux “nazis”, puis il glisse vers la haine raciale envers les joueurs de son équipe, jusqu’au désespoir du coup de sifflet final.
L’ambiance de cette demi-finale est si bien décrite, si bien détaillée que j’y étais vraiment !
Bien sûr, j’ai eut forcément envie de revoir certains extraits du match après ma lecture, tout était exactement comme dans mes souvenirs…
Merci Michaël, merci pour cette “retransmission” qui plaira forcément aux fans de foot, mais aussi à tous lecteurs un peu curieux.
Car pour ce match, grâce à ce roman, je pourrai vraiment dire : “J’y étais !!!”

Papote d’auteur, Cathie était avec Henri Loevenbruck


« Les interviews d’une experte »

Les Interviews exclusives de Cathie notre Expert en chef.

Après nous avoir donné son avis sur un bouquin Cathie nous proposera « les interviews d’une experte » où elle interrogera l’auteur sur le titre qu’elle aura chroniqué.

Aujourd’hui c’est Interview de Henri Loevenbruck

Interview d’une Experte  à propos de son roman Le mystère Fulcanelli chroniqué ici


« Les interviews d’une experte »

Papote d’auteur, Cathie était avec Henri Loevenbruck

1) Pourquoi et comment avez-vous choisi le sujet « Fulcanelli » comme base pour un thriller ésotérique, au passage très bien ficelé, sujet tombé dans l’oubli depuis les années 60?

D’abord parce que c’est un sujet qui m’a toujours intéressé, sur lequel je suis tombé adolescent, et que j’ai toujours gardé dans un coin de ma tête l’idée d’un roman inspiré de cette histoire. Ensuite parce que c’est un sujet qui me permettait d’illustrer une nouvelle fois le propos que j’ai tenu dans tous mes thrillers dits « ésotériques » : la vérité historique est bien plus merveilleuse que l’affabulation fantaisiste. On peut s’intéresser à l’ésotérisme sans sombrer dans le charlatanisme, à condition de le prendre pour ce qu’il est : une méthode intime et indicible de travail sur soi, et non pas un charabia rocambolesque et sensationnaliste.

2) On sent à la lecture de votre roman la très solide documentation. Combien de temps de recherches avez-vous consacré à ce roman?

En réalité, je me suis intéressé à ce sujet pendant près de vingt ans, puisque je n’ai cessé de lire tout ce qui sortait au sujet de Fulcanelli depuis mon adolescence. Mais c’était pas curiosité, pas dans l’optique précise d’écrire un roman. Le mystère de son identité – une amusant mascarade – est un véritable jeu romanesque qui se prête à merveille au genre policier. Le jour où je me suis donc décidé à en faire un roman, il m’a fallu un peu moins de deux ans pour vraiment consolider ma documentation.

3) Avant de songer à écrire ce roman, manifestiez-vous un intérêt particulier pour l’ésotérisme et les sciences occultes?

Oui. Je me suis toujours intéressé à l’ésotérisme, non pas pour ce qu’il aurait de magique ou de fantastique, mais bien pour ce qu’il comporte de volonté sincère chez l’homme de se dépasser, de s’améliorer. L’ésotérisme m’intéresse quand il est humaniste et progressiste. En revanche, les sciences occultes… (deux termes qui me semblent d’ailleurs totalement antinomiques), elles ne m’ont jamais réellement intéressé pour autre chose que leur aspect romanesque…

4) N’ayant pas lu les deux premières enquêtes de Ari Mackenzie, j’ai fait sa connaissance avec « Le Mystère Fulcanelli ». Comment avez-vous construit votre personnage? Vous êtes-vous inspiré d’une personne de votre connaissance?

Ari est, je dois le confesser, une caricature romancée de ma propre personne, mais avec le physique de mon plus vieil et plus fidèle ami… On n’écrit jamais aussi bien que sur ce que l’on connaît parfaitement.

5) Visitez-vous toujours les lieux que vous évoquez dans vos romans? 

Presque toujours. Et je le fais équipé d’un enregistreur pour prendre des notes vocales au fur et à mesure de mes visites. Quand vraiment je ne peux pas visiter un lieu que je décris, je me documente avec acharnement.

6) J’aime beaucoup la façon dont vous mêlez érudition et divertissement ( j’ai lu également « Le Testament des Siècles » et j’ai dévoré la saison 1 de « Sérum »). Pensez-vous que les livres, les librairies et les bibliothèques sont voués à disparaître à plus ou moins court terme?

Les livres et les bibliothèques ne disparaîtront jamais. Peut-être que le numérique finira par l’emporter réellement sur le papier – ce dont je continue de douter, même si cela fait dix ans qu’on nous le prédit, cela tarde à venir – mais les livres, soient-ils numériques, continueront d’exister. Pour les libraires, il ne faut pas se voiler la face, cela va être de plus en plus compliqué, et cela me désole profondément. Nous avons laissé crever les disquaires. Nous devons nous battre pour protéger les libraires, qui ont un rôle social à tenir aussi essentiel, à mon goût, que le bon vieux bistrot du coin.

Un grand merci à Henri Loevenbruck pour sa gentillesse et sa disponibilité…et pour ses romans que nous souhaitons nombreux à venir…

esoterisme

HENRI LOEVENBRUCKINTERVIEWS EXCLUSIVESLE MYSTÈRE FULCANELLITHRILLER ÉSOTÉRIQUE

Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck


Le livre : Le mystère Fulcanelli  de Henri Loevenbruck. Paru le 9 octobre 2013 chez Flammarion dans la collection Flammarion Thriller.  21€ ; (413 p.) ; 24 x 16 cm

 Réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Le mystère fulcanelli

Un meurtre dans une vieille église de Séville.

Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.

Un ancien manuscrit dérobé.

Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXe siècle : Fulcanelli !

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.

En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?

L’auteur : Henri Loevenbruck est un écrivain, chanteur et musicien français né à Paris le 21 mars 1972. Auteur de thrillers, de romans d’aventure et de fantasy, ses romans sont traduits dans plus de 15 langues. Il poursuit par ailleurs une carrière d’auteur, compositeur, interprète en écrivant des chansons pour d’autres artistes français ou pour lui-même.
Citation: 
« Une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

L’expertise de Cathie

Le mystère Fulcanelli réédité en poche le 8 octobre 2014 chez J’ai lu dans la collection J’ai lu Thriller. 8€ ; (507 p.) ; 18 x 12 cm

De loin le meilleur thriller que j’ai lu ces cinq dernière années. L’enquête est bien menée, les personnages sont très plaisants et crédibles illustrés dans une galerie de portraits savoureuse, notamment avec le personnage de Jacquet, les dialogues sont fluides, dans une langue accessible, simple et directe, comme dans la réalité, ce qui facilite l’entrée du lecteur dans ce récit qui aborde pourtant des thèmes qui sont loin d’être aisés à pénétrer. On sent que l’auteur est passionné par son sujet et qu’il défend sa version avec passion, compétence relevée d’une pointe d’humour très agréable.

Toutefois, je dois avouer que les passages relatant les biographies des « fulcanellisables » m’ont parfois semblé un peu longs. Bémol tempéré par les prises de position de l’auteur concernant les librairies, son amour des livres qui transparaît ici et là au cours du récit. J’ai également beaucoup apprécié sa passion discrète mais bien réelle pour son sujet qui donne envie au lecteur d’en savoir plus, de creuser les pistes développées, ce qui donne à son roman autant de valeur que les nombreux essais et exposés sensés révéler l’identité du maître, avec à la clé une bibliographie.

Et la cerise sur le gâteau: le happy end…

Pour découvrir la globalité de l’expertise de Cathie c’est ICI

Le mystère Fulcanelli – Henri Loevenbruck


Le livre: Le mystère Fulcanelli, Henri Loevenbruck, paru le 05 octobre 2013, aux éditions Flammarion, 21 €

Réédité en poche chez J’ai lu le 8 octobre 2014 8€  ; (507 p.) ; 18 x 12 cm 

4ème de couverture:

Un meurtre dans une vieille église de Séville… Un assassinat dans une bibliothèque parisienne… Un ancien manuscrit dérobé… Le lien entre ces affaires : Fulcanelli, le nom d’un mystérieux alchimiste du XXe siècle. Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cache derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, plonge dans les milieux ésotériques du siècle dernier. Mais on ne pénètre pas les mystères de la pierre philosophale sans en payer le prix !

L‘auteur:  Doit-on encore présenter Henri Loevenbruck ?  Après une jeunesse partagée entre le 11e arrondissement de Paris et l’Angleterre, Henri Lœvenbruck fait une khâgne au lycée Chaptal à Paris, une maîtrise d’anglais à la Sorbonne, puis se lance dans le journalisme et la musique. Il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Sa trilogie de La Moïra (publiée entre 2001 et 2003) se vend à 300 000 exemplaires toutes éditions confondues et est traduite en douze langues. Il se lance ensuite dans le thriller avec les éditions Flammarion où il rencontre à nouveau le succès, notamment avec la série d’Ari Mackenzie, vilain petit canard des Renseignements généraux, dans laquelle il dénonce notamment les dérives de grandes ONG en Afrique.

Dans les années 1990, Henri Lœvenbruck chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens. Début 2008, après avoir écrit des chansons pour d’autres artistes (comme Kelks), il décide de remonter sur scène pour présenter une douzaine de chansons « à texte ». En 2009, il participe, en tant que traducteur et choriste, à l’album Molly Malone – Balade irlandaise de son ami Renaud. En 2009, il a enregistré un mini LP, en collaboration avec Vincent-Marie Bouvot. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers, qui fait de nombreux concerts dans des festivals en France, et au sein duquel il joue du clavier et de l’orgue Hammond.

Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire.

En juillet 2011, il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Extrait:
« Oui. C’était ça ! C’était forcément ça ! Car ce qu’il venait de découvrir, il n’aurait pu le voir sur aucune copie de ce tableau. Comment n’y avait-il pas songé plus tôt ?
Dans un élan d’émotion incontrôlable, il sentit les larmes monter à ses paupières, comme une libération tant attendue, une délivrance. Soudain, tout prenait sens. Toutes ses recherches, toutes ses convictions, ses hypothèses… tout s’éclairait.
La main tremblante, il chercha le carnet dans sa poche. Ses doigts, trempés de sueur, glissèrent sur la surface de cuir. Mais avant que de pouvoir s’en saisir, tout à coup, il entendit un bruit. Là, juste derrière lui. Un frottement, à quelques centimètres à peine. Et ce fut comme si les battements de son cœur s’étaient arrêtés.
L’homme eut tout juste le temps de se retourner.
La lame du couteau pénétra brusquement dans la chair de sa poitrine. Un souffle. Sa bouche se figea dans une grimace de stupeur. L’émotion dans son regard se mua en incompréhension, puis l’incompréhension en anéantissement. Retenu par la lame enfoncée dans son cœur, il était déjà tel un cadavre pendu au gibet.
— Toi ? marmonna-t-il d’une voix rauque, les yeux trempés de larmes.
À peine eut-il reconnu le visage de son bourreau que la vie le quitta.
Le couteau ressortit d’un coup sec. Le corps s’effondra lourdement sur le sol, alors que le sang, déjà, se répandait sur le tissu blanc de sa chemise, écho troublant à l’hémorragie du Christ qui, à quelques mètres de là, suffoquait sur sa croix pour l’éternité.
Le meurtrier, avec des gestes sûrs, sans émoi, essuya doucement la lame souillée, la rangea à sa ceinture, puis s’accroupit à côté du cadavre de sa victime et prit le carnet dans sa poche.
Quand il sortit de l’église de la Santa Caridad, le sourire sur son visage était celui de Judas. Mais celui-là n’éprouvait nul repentir et n’irait point se pendre. »

Le OFF de OPH

«  Tous les ingrédients ludiques du mystère étaient là : c’était comme ouvrir un vieux coffre au trésor »

Cette phrase est le parfait reflet de ce que j’ai ressenti à chacun des tomes de la trilogie d’Ari Mackenzie (Le rasoir d’Ockham, les Cathédrales du vide)

Dans le Mystère Fulcanelli Henri Loevenbruck nous emmène une fois encore dans une chasse au trésor. Pas un trésor physique, mais un trésor propre à chacun de ses lecteurs. Car si une énigme est bien « dévoilée », c’est bien sur nous même que l’auteur nous invite souvent à réfléchir.
Il utilise d’ailleurs dans chacun des trois tome l’expression V.I.T.R.I.O.L ( Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem: visite l’intérieur de la Terre et en te rectifiant tu trouveras la pierre cachée, phrase ô combien symbolique…),terme emprunté à la franc-maçonnerie, qui invite chacun d’entre nous à l’introspection.

Rassurez-vous, vous saurez tout sur le Mystère Fulcanelli à la fin du roman. Néanmoins, au delà du mythe, Henri nous invite à voyager dans le temps, à aller à la rencontre de l’art et de l’ Histoire. D’ésotérisme en hermétisme sans oublier une dose de religion, tous les ingrédients d’une quête y sont!

J’ ai donc retrouvé avec un immense plaisir Ari et sa fameuse MG, Lola, Krystov et Iris Michotte, pour une nouvelle enquête passionnante, empreinte de mystère.

Comme pour chacun des tomes précédents, j’ai aimé cette plume délicate qui m’a embarquée et une fois n’est pas coutume, régalée en références historiques, culturelles, en informations liées à l’art et plus particulièrement, ici, sur les « vanités ». J’ai été bluffée une fois encore par la richesse des recherches et des références.
Et d’ailleurs si le cœur vous en dit, il existe ICI un documentaire fort intéressant pour aller plus loin:

Une lecture comme je les aime qui , non seulement divertit ,mais surtout, ouvre les chakras et enrichit.

Les romans « ésotériques » d’Henri vous invitent non seulement aux voyages (géographiques, temporels, culturels), mais aussi à la découverte de vous même si tant est que vous soyez réceptifs aux indices.

Outre les aspects culturels, il y a un certain nombre de passages qui m’ont touché parce que criant de vérité, tant sur notre société que sur les rapports humains:

 « une librairie qui meurt, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme, à jamais. »

« Il n’y a rien de tel que le fric et le cul pour détruire même les plus belles histoires d’amitié. C’est dans la nature humaine […] les gens sont fondamentalement égoïstes, question de survie.»

« On ne peut pas juger un couple de l’extérieur, Lola. On ne doit jamais. L’intimité, par définition, c’est quelque chose qui ne se partage pas avec les autres. Méfie toi des gens qui savent toujours mieux que toi ce que tu devrais faire dans ta vie amoureuse. »

Une fois encore du grand Loevenbruck 😊. Un auteur qui m’a touché par son écriture, sa sensibilité ( Nous rêvions juste de liberté), et sa gentillesse lors de notre rencontre.

Je quitte avec regrets Ari, Lola, Krystov et Iris…  mais pas Henri puisque très bientôt j’attaquerai l’intégrale de la trilogie : La Moïra.

Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller


Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller

C’est dans le cadre de la 12e édition du  salon du livre de Boulogne Billancourt et en avant première de celui-ci qu’avait lieu, le jeudi 31 novembre dernier, la soirée Il était une fois le thriller

Et c’est  lors de la nocturne BD qu’à débuter ce salon, que c’est dérouler les dédicaces avec les auteurs de polars !

Et pour ces deux soirées spéciales polar Ophélie, notre spéciale flingueuse , à jouer l’envoyée spéciale Collectif Polar 


Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller

By OPH

 

Retour sur « il était une fois le thriller » à Boulogne Billancourt, salon où je me suis rendue les 31 novembre et 1er décembre 2017.

 

C’est au sein du théâtre de Boulogne Billancourt que s’est tenue cette première partie de salon. Au programme rencontres avec les auteurs et retrouvailles avec les copains!

Ainsi, outre la joie de retrouver les frères ennemis Nicolas Lebel et Olivier Norek,

l’inimitable David Khara, ma bible du rock alias Jean-Luc Bizien et les charmants époux Manook,

j’ai eu le plaisir de rencontrer Mireille Calmel.

Pour tout vous dire j’ai une maman fan de Mireille. Elle a tout ses romans, enfin tous non, il lui manquait « les lionnes de Venise », j’avais donc un cadeau tout trouvé pour son Noël!

L’occasion également d’échanger et de rire avec Sonja Delzongle, d’ailleurs nos dents s’en souviennent encore! (Sonja si tu me lis )

Après les échanges et la traditionnelle photo de groupe, place au dîner en noir! Auteurs et lecteurs réunis pour un moment privilégié.

Ce repas m’aura aussi permis de rencontrer Sacha Erbel, après moultes échanges et vu nos points communs, il nous tardait de nous rencontrer, enfin!! Une vraie belle rencontre.

Seul hic de ce salon, sa programmation en semaine, trop peu de lecteurs présents pour les auteurs, mais c’était un pari qu’il fallait prendre. Et puis pour les présents, ça nous aura permis de profiter pleinement!

Le lendemain, même salon mais changement de lieu, c’est la médiathèque Landowski qui accueillait nos auteurs.

Une fréquentation bien plus élevée que la vieille et une fois encore la joie des retrouvailles avec les copains (Sam, Mélie, David, Fred et bien sûr Ge notre porte flingue!)

Un livre adopté par un charmant couple qui a pu le faire dédicacer dans la foulée par son auteur!

C’est à cette occasion que j’ai plongé dans l’univers de Niko Tackian qui m’était plus que recommandé par Olivier Norek.

Ayant eu trop peur de me retrouver en garde à vue pour ne pas lui avoir obéit, j’ai cédé, et grand bien m’en a pris. J’ai découvert sa plume avec plaisir, mais c’est une autre histoire…


Dernière belle rencontre, mais pas des moindres c’est celle d’ Henri Loevenbruck, Henri qui m’avait bouleversé avec « Nous rêvions juste de liberté ». Un moment privilégié de discussion et de partage.

Enfin, parce qu’un salon n’est pas un salon sans la bière (parole de ch’ti), je n’ai pas pu m’empêcher de ramener à nos auteurs le breuvage de mon pays, breuvage que j’ai réussi à faire entrer clandestinement au nez et à la barbe des agents de sécurité!

Vous comprenez maintenant pourquoi nous aimons tant les salons? Ce sont des lieux d’échanges entre auteurs et lecteurs, des lieux de partage, des rencontres et des retrouvailles, des fous rires et des souvenirs….

 

 

 

 

Le Top 10 des Flingueuses 6


Alors en ce 24 décembre, veille de Noël

Nous avons décidé avec Cécile de vous faire un vrai cadeau.

Puisque Noël est avant tout une fête familiale…

Cécile m’a gentiment proposé non pas un top 10

Mais Les Tops de toute sa famille

Aussi toutes la journée je vous proposerai de vous les faire découvrir.

Alors c’est partie pour le sixième Top 10 des Flingueuses qui se déclinera en TOP 6, TOP 6bis et Top 6ter.

Soit le Top de Cécile et celui de ses lutins


Les Top 2017 des lectures de la  famille presque ordinaire d’une flingueuse et de ses mini-flingues

 

Le Top 2017 de Cécile :

 

1 – « La bête au ventre » d’Edward Bunker :

Autant de mots tels des uppercuts qui vous font serrer les poings comme le petit garçon de 11 ans confronté aux système judiciaire américain post-seconde guerre mondiale de Bunker, Indispensable !

 

Alex est né sous une mauvaise étoile. Sa mère l’a abandonné et son père a dû le confier à des foyers d’adoption, écoles militaires et autres pensionnats. Commence alors pour lui le cycle des laideurs, des tumultes et des larmes », qui l’amènera, de révoltes en évasions, à connaître la répression sous toutes ses formes. Encore adolescent, Alex est déjà un un taulard « endurci qui vit la bête au ventre et la rage au coeur ».

La Bête au ventre conclut la trilogie commencée avec Aucune bête aussi féroce et La Bête contre les murs. Edward Bunker y analyse le processus qui conduit la société à se fabriquer les criminels qu’elle mérite. « La Bête au ventre est le plus beau livre d’Edward Bunker. Un authentique chef-d’oeuvre de la littérature. »

 

 

 

2 – « Un dernier verre au bar sans nom » de Don Carpenter :

Une époque charnière la fin des années 50 et les prémices de la fin des années 60, des écrivains femme comme homme prix aux affres de l’ambition, de la création, de l’amour et de la parentalité, Passionnant !

 

Fin des années 50, entre San Francisco et Portland, alors que la Beat Generation rebat les cartes de la littérature sur fond de jazz, un groupe de jeunes gens rêve d’une vie d’écriture. Charlie revient de la guerre de Corée avec le puissant désir d’écrire « le Moby Dick sur la guerre ». Sur les bancs de la fac, il rencontre la très talentueuse Jaime, rejetonne de la classe moyenne. Coup de foudre quasi immédiat. Mais au temps de l’amour succède celui de l’apprentissage, et les rêves vont devoir s’accomoder des tours joués par la vie. Quels écrivains vont devenir Charlie, Jaime et leurs amis : le flamboyant Dick Dubonet, le voyou orphelin Stan Winger ou encore le discret Kenny Gross ? Un ex-taulard peut-il intégrer le monde des lettres ? Un écrivain peut-il vraiment conquérir Hollywood ? Roman d’apprentissage littéraire, mais aussi d’amour et d’amitié où l’alcool coule à flots, Un dernier verre au bar sans nom, oeuvre posthume, réunit tous les thèmes chers à Don Carpenter. C’est Jonathan Lethem, grand admirateur de l’auteur de Sale temps pour les braves, qui s’est chargé de parachever le texte, avec habileté et modestie.

 

3 – « Magic Time » de Doug Marlette :

La petite histoire dans la grande du Sud des Etats-Unis qui nous fait comprendre la bataille des droits civiques et les tensions actuelles entre les communautés, Salutaire !

 

Mars 1965. Alors que le Mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité.

1990. L’un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable du crime. Un nouveau procès se prépare donc à Troy. De retour dans sa ville natale, Carter Ransom, ancien sympathisant dans la lutte pour les droits civiques et journaliste au New York Examiner, est aux avant-postes. Son premier amour, Sarah Solomon, faisait partie des victimes et son père, le tout-puissant juge Mitchell Ransom, avait conduit le premier procès. Carter veut faire toute la lumière sur cette période qui l’a marqué à jamais. Et c’est dans le passé qu’il va devoir fouiller pour mettre au jour une vérité aussi terrible qu’inattendue.

 

4 – « Fairyland » d’Alysia Abbot :

Le combat d’un poète homosexuel confronté à la parentalité, la création, l’apparition du Sida et celui de sa fille en miroir qui se débat avec les démons de son père et les siens, Poignant !

 

1974. À la mort de sa femme, Steve Abbott, poète homosexuel, s’installe à San Francisco avec sa fille de deux ans. Au coeur du Haight-Ashbury hippie, de la scène Beat et de la communauté gay militante, il rejoint une génération décidée à tout vivre. Alysia raconte : son enfance, la bohème, ce père aimant, à part, sa propre quête identitaire aussi. Une féerie, bientôt rongée par le sida… Un magnifique portrait en miroir, d’une tendresse et d’une force inouïes – entre intime et collectif, leçon d’amour(s) et témoignage engagé, tombeau littéraire et ode à la vie.

 Grand prix de l’héroïne Madame Figaro 2015 (biographie-document), prix Transfuge du meilleur poche étranger 2016.

5 – « Le vieux saltimbanque » de Jim Harrison :

Le roman de sa vie sur sa vie d’une grand plume américaine, Jubilatoire !!

 

Dans ce dernier livre publié moins d’un mois avant sa mort, Jim Harrison a choisi de poursuivre ses mémoires sous la forme d’un texte à la troisième personne pour « échapper à l’illusion de réalité propre à l’autobiographie ». Souvenirs d’enfance, découverte de la poésie, mariage, amour de la nature, célébration des plaisirs de la chair et de la table, alcools et paradis artificiels, Jim Harrison tisse le roman d’une vie.

Véritable testament littéraire, Le Vieux Saltimbanque est à l’image de Big Jim : plus libre et provocateur que jamais, plus touchant aussi, en marge de toutes les conventions.

6 – « Nous rêvions juste de liberté » d’Henri Loevenbruck :

Pour beaucoup une ode à la liberté et à l’amitié, pour moi le prix élevé à payer pour l’illusion d’une liberté et d’une amitié absolues, Bouleversant !

 

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

 

7- « 22/11/63 » de Stephen King :

Des retrouvailles avec de l’excellent King dans la tentative de changer l’histoire et ses conséquences sur sa propre vie comme sur celle des protagonistes de la grande histoire, Prenant !

 

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner en 1958, à l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, Stephen King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby- boom, des « happy days » et du rock’n’roll.

8 – « L’Etoile d’argent » de Jeannette Walls :

Deux petites filles confrontées aux adultes défaillants, qui tentent de grandir malgré tout, Attachant !

 

L’Etoile d’argent

1970, dans une petite ville perdue de Californie. Bean Holladay a douze ans et sa soeur Liz, quinze, quand leur artiste de mère disparaît. Elle a beau être fantasque, d’habitude elle finit toujours par rentrer. Mais pas cette fois-ci. Quand l’argent vient à manquer, les deux jeunes filles n’ont guère le choix : il leur faut trouver refuge en Virginie, chez cet oncle Tinsley dont elles ne gardent qu’un vague souvenir.

Figé dans le passé, le manoir Holladay, où habite Tinsley, ressemble à un vestige coupable de l’époque ségrégationniste, mais, entre ses murs délabrés, Bean et Liz se laissent bercer par la quiétude d’une vie familiale retrouvée. Jusqu’au jour où, pour gagner un peu d’argent, elles entrent au service de Jerry Maddox, le contremaître de l’usine locale, qui fait la pluie et le beau temps sur toute la ville et applique une loi très discutable…

9 – « Manderley for ever » de Tatiana de Rosnay :

De la difficulté d’être une femme libre et entière qui n’épargne ni ses proches ni elle-même dans sa quête de la reconnaissance de ses livres et des amours de sa vie, architecturaux comme humains, Captivant !

 

Tatiana de Rosnay et Daphné du Maurier : deux femmes prises par une même passion romanesque. Depuis longtemps fascinée par l’auteur de Rebecca, l’auteur du best-seller Elle s’appelait Sarah, lue dans le monde entier, a voulu percer le mystère de cette jeune fille à l’allure sage dont l’univers si particulier l’a marquée, comme des milliers de lecteurs, et a inspiré à Alfred Hitchcock ses plus grands films.
Car, à l’image de ses personnages, Daphné du Maurier cultivait le secret et le trouble : issue d’une famille d’artistes, elle doit affronter son père, célèbre acteur de l’époque, et son grand-père, romancier et ami d’Henry James, pour réaliser son désir d’écrire dans la pudique Angleterre victorienne. Un désir qu’elle accomplira en s’affranchissant de sa famille et en exprimant toute l’ambiguïté de sa personnalité au fil de romans qui sont autant de chefs-d’oeuvre.

De Mayfair à Kilmarth, la maison du bord de l’océan, en passant par Menabilly, manoir de Cornouailles pour lequel la romancière nourrissait une passion dévorante, Tatiana de Rosnay, elle-même d’origine anglaise, s’est littéralement mise dans la peau de Daphné du Maurier. Plus qu’une simple biographie, son livre est une rencontre où s’opère toute la magie du roman : Manderley for ever.

 

10 – « Le roman de Zelda » de Thérèse Anne Fowler :

Les époux Fitzgerald dans la tourmentes des nuits folles, des bassesses de la célébrité, des compromissions et de la passion de New York à Los Angeles, Accablant !

 

Le roman de Zelda

Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière d’une famille bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Bravant les conventions, elle part l’épouser à New York, quelques jours après la sortie de son premier roman, L’Envers du paradis. Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres, propulsés dans un tourbillon de fêtes effrénées entre Long Island, Paris et la Riviera française. Elle, c’est Zelda ; lui, c’est Scott : ils viennent d’entrer dans la légende.

Mais l’insouciance de la vie mondaine, les dépenses folles et les flots de champagne détruisent l’harmonie du couple. Tandis que Scott sombre dans l’alcoolisme, la délaisse et l’accuse de tous les maux, Zelda lutte corps et âme pour exister. Écriture, peinture, danse, elle cherchera éperdument son identité jusqu’à en perdre la raison, et disparaîtra de façon tragique dans l’incendie de son dernier asile. Toute sa vie, elle sera restée dans l’ombre de l’homme qu’elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

11 – « Silo » d’Hugh Howey :

Un monde apocalyptique régit par une société claustrophobe en étages physiques et sociales et le besoin irrépressible de l’humain de s’élever à l’étage supérieur,  Hypnotisant !

 

Dans un futur postapocalyptique indéterminé, une communauté d’hommes et de femmes a organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’atmosphère y est désormais irrespirable. Les images de mauvaise qualité relayées par d’antiques caméras, montrant un paysage de ruines et de dévastation balayé de vents violents et de noirs nuages, ne semblent laisser aucune place à l’illusion. Pourtant, certains continuent d’espérer. Ces individus, dont l’optimisme pourrait s’avérer contagieux, représentent un danger potentiel. Leur punition est simple. Ils se voient accorder cela même à quoi ils aspirent : sortir.

Dans une nouvelle qu’il met en ligne en 2011, Hugh Howey décrit une société où l’on ne percevrait plus le monde extérieur que par le biais d’un écran. Peu après, devant le nombre de messages de lecteurs lui réclamant une suite, il imagine quatre nouveaux épisodes, donnant naissance à Silo, devenu depuis un best-seller international. Viendront ensuite Silo Origines et Silo Générations. La trilogie culte se trouve pour la première fois réunie en un seul volume.

Réunit
Silo
Silo : origines
Silo : générations

 

Et voilà Mme! Merci de nous avoir occupés cette après-midi moche, grise et pluvieuse 😉

J’espère que tu t’amuseras à la lire comme nous à la faire !!

Les Tops de Maxime et Benjamin sont à venir.

Et moi mes chers lecteurs zé chères lectrices,

J’espère que vous  vous êtes régalés autant que moi 

Et j’ai hâte du coup de vous dévoiler les prochains

Tops 6Bis et 6Ter