La Millième chasse aux livres#46 -47-48


La Millième chasse aux livres#46 et 47

Notre grande chasse aux livres se poursuit.

Et puisque c’est un week-end de folie

Ce n’est pas un mais 3 livres que je vais délivrer,

En ce samedi matin 25 novembre 2017


La Millième chasse aux livres#46 , 47 et 49

by Ge 

Oui c’est bien 3 livres que je vais abandonner en ce jour d’Apéro Polar.

Et oui en ce samedi, j’ai la chance de recevoir deux auteurs.

Aussi, je vais profiter qu’il y ait des amateurs de romans policiers

venus écouter Sacha Erbel et Didier Fossey,

pour glisser sur les chaises de l’assistance,

2 romans policiers, de deux autres auteurs

que j’ai déjà pu interviewer dans le cadre de ces Apéros Polar.

Alors les livres

 Le premier :

La maison de Nicolas Jaillet

À cet instant, une graine est en train de germer dans le ventre de ma mère. Une graine qui lui permettra de tenir ; de résister à la vie qui l’attend. Cette graine, c’est sa décision.

En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean. Au fond, c’est un soulagement. Car elle a un projet.

Pendant des années, elle survit à son quotidien, banal et terrible, aux côtés d’un mari violent. En silence, en secret, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

L’auteur relate des épisodes de son enfance, le comportement de son père alcoolique et le courage de sa jeune mère, qui prit la décision de s’émanciper d’une vie oppressante et aliénante. Avec deux histoires inédites : La robe et La bague.

« Une merveille. Un livre incandescent. » Gérard Collard, Librairie La Griffe Noire

« Ce livre restera gravé dans votre mémoire jusqu’à la fin de vos jours. » Emmanuel Delhomme, France Inter

Mon petit avis sur La maison de Nicolas Jaillet

Le deuxième

Dust de Sonja Delzongle

« Le très dérangeant mais fort efficace Dust est un roman à lire d’urgence. »
Yann Plougastel, Le monde magazine

Dust

Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

 

 

Mon petit avis sur Dust de Sonja Delzongle

 

Ces deux romans ont gentiment été dédicacé par leurs auteurs pour mes lecteurs qui deviendront, du coup, les leurs.

Et…Le troisième abandon

Et bien ce dernier abandon, sera en réalité le premier.

Car en effet, je déposerai le livre,

comme en mon habitude maintenant,

Devant la mairie de XIe

Juste avant d’aller bosser

Aux pieds de la statut de Léon Blum

Disant, entre 9h et 9h30

Et ce livre c’est lequel ?

L’exécution de Noa P. Singleton de Elizabeth L. Silver

L’exécution de Noa P. Singleton de Elizabeth L. Silver. Rraduit de l’américain par Christophe Mercier.Paru le 12 février 2015 chez Gallimard dans la collection Série Noire.  22€50 ; (363 p.) ; 23 x 16 cm

Noa P. Singleton, trente-cinq ans, attend depuis dix ans dans le couloir de la mort du pénitencier pour femmes de Pennsylvanie. Condamnée pour un double homicide, elle doit être exécutée dans six mois. Lors de son procès, elle n’a pas expliqué son geste. Elle estime qu’elle mérite sa punition. Elle attend la paix.

C’est alors qu’un jeune avocat vient la solliciter pour qu’elle dépose un recours en grâce. Il pense pouvoir mettre au jour de nouveaux éléments. Noa s’aperçoit bientôt qu’il est employé par la redoutable Marlène Dixon, la mère de celle qui fut sa victime. Pourquoi Marlène, dix ans après, voudrait-elle l’épargner ? Et pourquoi, en ce jour de l’An 2003, la flamboyante Noa a-t-elle tué une jeune femme enceinte, qui aurait pu être son amie, ou sa soeur ?

Noa ne veut pas de grâce ; elle désire juste en finir. Mais qui résisterait aux manoeuvres de Marlène ?

Tissé de flash-back, tendu vers le «Jour J», L’exécution de Noa P. Singleton est un imparable thriller psychologique, ainsi qu’une réflexion saisissante sur l’identité et la culpabilité.

Et bien voilà, chers lecteurs zé chères lectrices.

Une belle journée qui s’annonce

Alors belle chasse et peut-être vous verrai-je à mon Apéro Polar

A très vite donc !

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Apéro Polar : La plume et le flingue


Salut les polardeux,

Le 25 novembre prochain, j’aurai la chance de recevoir 2 auteurs de polars.

Un apéro polar un peu particulier puisse son titre est La plume et le flingue.

Ce qui implique une petite explication.

Donc le 25 novembre prochain c’est :

Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

A l’occasion de ses fameux Apéros- Polar la bibliothèque Parmentier et moi même vous invitons à venir à la rencontre de deux auteurs de polars donc la particularité est d’être avant toute chose flics à la ville !

Ces policiers qui dégainent leur plume.

Jamais les policiers n’ont été aussi nombreux à écrire des polars.

Flic le jour, écrivain la nuit.

Personnages, intrigues: leur métier leur fournit une formidable matière. Mais pas que…

On va leur demander si leur quotidien fournit leur imaginaire. Où si au contraire leur imaginaire leur permet d’échapper à leur quotidien.

Bien sur ils nous parleront de leur métier de flic.

Ils auront j’en suis certaine, de nombreuses anecdotes à nous raconter.

Aussi cette rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey est, sans doute, la première d’un cycle d’Apero Polar : Flics et auteurs. Car nombreux sont les flics passés du flingue à la plume.

Je sais qu’Olivier Norek viendra à la bibliothèque, il me l’a promis. J’espère aussi que Danièle Thiery passera en voisine. Je compte bien que ce grand flic, le commissaire Thiery vienne parler à mes lecteurs.
Et puis il y en a pleins d’autres que je cite pèle-mèle ici mais que j’aimerai faire venir à la bibliothèque :
Pierre Pouchairet, Hervé Jourdain, Laurent Guillaume, Emmanuel Varle, Christophe Molmy, Jean Soubira, Eric Dupuis, Patrick Nieto et j’en oublie surement…
Je crois que chacun de ces policiers auront de belles histoires à nous raconter.


Et…
Nos auteurs justement :

Sacha Erbel et Didier Fossey

SACHA ERBEL :

Sous le pseudo de Sacha ERBEL se cache une fonctionnaire de Police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Diplômée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.

L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la passionne depuis des années, tout comme l’écriture qui permet à son imaginaire de s’exprimer.

L’Emprise des sens est son premier roman. Un thriller maîtrisé, poignant et efficace.

DIDIER FOSSEY

Didier Fossey est né le 11 décembre 1954, son père est policier, il lui inoculera le virus, car en plus d’écrire des polars, Didier fait partie de la grande maison, et ça se sent dans ses écrits.

De 1986 à 2000 il œuvre au sein de la brigade anti criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001 il est affecté au groupe de recherches et d’investigations – dans le 13è à Paris jusqu’en 2003 où il prend en charge le bureau de police administrative de cet arrondissement.

Les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard. Il se lance dans l’écriture de son premier polar, « Tr@que sur le Web » publié dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, « Ad Unum », en 2011, toujours dans la même maison d’édition. En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit « Burn-Out » aux Éditions Flamant Noir.

 

Les bouquins de Sacha Erbel et Didier Fossey

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici mon avis sur Burn Out de Didier Fossey

mon billet sur L’emprise des sens de Sacha Erbel

Vous pouvez aussi retrouver mes petits papotage avec Sacha ci dessous. Oui je sais nous avons été bavarde ! Mais… Sacha Erbel est mon gros coup de coeur de l’année.

Papotage Sacha 1

Papotage Sacha 2

Papotage Sacha 3

Alors venez tous, on vous attend nombreux à ce nouvel Apéro Polar spécial Flic et Auteur

 

Apéro Polar : Rencontre avec Bernard Prou


Vous le savez, depuis quelques années maintenant, 1 fois par trimestre, j’organise au sein de ma bibliothèque des rencontres d’auteurs.

J’ai appelé ça Apéro Polar

Et le Samedi 14 octobre prochain j’aurai la chance de recevoir…

Bernard Prou

A l’occasion de ses fameux Apéros Polar, la bibliothèque Parmentier aura le plaisir de recevoir Monsieur Bernard Prou qui viendra nous parler de son titre Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

Dans le cadre des rencontres autour du centenaire de la révolution russe, Bernard Prou, viendra nous raconter la vie tumultueuse d’Alexis Vassilkov, le fils de Maupassant.
Il nous fera traverser les époques, lorsque les russes opposés au Tsar se réfugiaient en France, lorsque ceux-ci sont retournés en Russie au tout début des insurrections et jusqu’à la révolution russe. Il sera question de Lénine et de francs maçons. De Staline et de son psychiatre. Du petit père des russes et de goulags….

Je questionnerai notre auteur sur tous ces points mais aussi sur plein d’autres choses encore.

Nous parlerons Russie c’est certain, mais j’aimerai aussi que Bernard Prou vous raconte aussi la merveilleuse histoire qu’a été la sienne avec la publication ce ce premier roman « Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant« .

J’espère que nous aurons aussi le temps de vous parler de son deuxième roman « Délation sur ordonnance »  qui sortira dans quelques semaines chez Anne Carrière.

Notre auteur justement qui est-ils.

Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).

Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.

Sa bibliographie

 

Délation sur ordonnance

Délation sur ordonnance de Bernard Prou. À paraître le 2 novembre 2017 Aux Éditions Anne Carrière . 18€

Résumé

Oreste et la jeune femme comprennent alors que la bibliothèque renferme des secrets. Conçue par le médecin bibliophile comme une « chasse au trésor », la découverte de documents cachés leur permettra de reconstituer fidèlement ce qui s’est réellement passé. Grégoire ne s’était probablement pas douté que ses propres enfants, Maurice, Laure, Marie et Charles, étaient d’une manière ou d’une autre liés aux personnes qu’il avait dénoncées : un instituteur ; un fonctionnaire ; un avocat ; et un journaliste, ancien amant de Mme Saint-Marly. Parmi ces « mauvais Français », on trouve un communiste et résistant, un gaulliste, un arriviste forcené, et un Juif. Et, pour couronner le tout, trois d’entre eux sont francs-maçons. En livrant ces hommes aux autorités de Vichy, Grégoire Saint-Marly ignorait qu’il poussait son fils Charles vers le peloton d’exécution. Que Maurice, qui fréquentait les truands de la rue Lauriston, deviendrait un roi du marché noir, avant de trouver la rédemption. Et comment ne pas évoquer le destin de sa fille Laure, amoureuse d’un officier allemand, et de son autre fille, Marie, la discrète émancipée, dont les faits de résistance étaient passés inaperçus ? À travers les destins enchevêtrés de ces personnages, Bernard Prou reconstitue une période trouble où chacun s’est déterminé à agir selon son coeur et selon sa conscience.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou. Postface de Fernando Arrabal. Paru le 11 mai 2016. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm
Résumé
À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.
Dans un souffle épique et picaresque, l’auteur dévoile la vie trépidante d’un homme hors du commun, et pourtant méconnu, pris dans les remous du XXe siècle.C’est complètement nouveau. Un style précis, élégant et un personnage hors norme qui va vous captiver. De la magnifique littérature. Gérard Collard, La Griffe noire.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant est d’abord sorti au édition de la brouette

Mon avis  ICI  sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire

 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire : le Réveil anicien, 100 ans d’histoire d’une loge de Bernard Prou et Michel Achard. Préface Jean-Robert Ragache. Paru en 1993 et réédité en 2005 aux éditions Roure. 22€;  (234 p.) ; illustrations en couleur ; 21 x 14 cm

Résumé 

Association secrète, mystérieuse et diabolique pour certains, la franc-maçonnerie est en réalité une société initiatique à caractère philosophique, philanthropique et progressiste dont les membres pratiquent la solidarité et étudient dans leurs loges avec une liberté absolue de conscience.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-loire depuis 1744 et la plus ancienne loge toujours en activité, le «Réveil anicien», affiliée au Grand Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

L’ouvrage de Bernard Prou et Michel Achard retrace l’histoire des loges maçonniques en Velay et plus particulièrement celle du Réveil anicien. Les auteurs ont pu établir la liste de près de 500 noms de francs-maçons de Haute-Loire, depuis les origines. Ils sont donnés en annexe de l’ouvrage.

La préface est de Jean-Robert Ragache, ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-Loire depuis 1794 et la plus ancienne loge, toujours en activité en Velay, le Réveil anicien, affiliée au Grand-Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

 

Laurent-Eynac

 

Laurent-Eynac (1886-1970) : le premier ministère de l’Air : des racines et des ailes, Le Monastier-Paris de Bernard Prou. Paru le 30 novembre 1998 aux édition de Roure. 17€  ; (200 p.) ; llustrations en noir et blanc ; 22 x 15 cm

Résumé :

Laurent-Aynac, journaliste, élu de Haute-Loire pendant 21 ans député puis sénateur, sera le premier ministre de l’Air en France (1928). Cette biographie retrace son action politique, et son influence sur la politique industrielle de la IIIe République.

Voilà vous savez tous, enfin presque.

Car ….Un verre de l’amitié vous sera offert après la représentation !

Durée de la rencontre sera 1h30 environ.
Et l’entrée  est libre et gratuite  dans la limite des places disponibles.

Autres Infos pratiques :
C’est  le Samedi 14 octobre 2017 à 11h 30
à la Bibliothèque Parmentier
20 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Le métro le plus proche c’est Voltaire sur la ligne 9. Ou les bus 46 station Chemin vert. Et les bus 56, 61, 69 arrêt place Voltaire/Léon Blum Marie du XIe

 

Alors venez nombreux pour ce qui devrait-être encore un beau moment de convivialité, de partage et d’échange.

Bernard et moi, on vous attend.

Apero Polar : Rencontre croisée avec Lou, Cicé et Nils


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Samedi prochain 17 juin j’aurai la chance de recevoir…

Lou, Cicé et Nils

Pour une rencontre croisée

Dans le cadre de ses fameux Apéros polar la bibliothèque Parmentier et moi-même vous invitons à venir rencontrer madame Lou Vernet et messieurs Cicéron Angledroit et Nils Barrellon autour d’une table ronde sur l’auto édition et les petites maisons d’éditions.

Nous avons tous rêvé un jour d’écrire un livre.

Un tiers des français se voudrait écrivain. Mais pas simple d’être publié. Aussi nombreux sont ceux qui passent par l’autoédition.

Nos invités du jour, eux ont n’en seulement écrit, ils se sont édités mais en plus ils ont maintenant trouvé une maison d’édition.

Aussi, vont-ils nous raconter tour à tour leur parcours du combattant(e) pour arriver à toucher leurs lecteurs.

Bien sur ils nous raconteront aussi un peu leurs derniers romans et peut-être si nous avons le temps, les précédents.

Nous tenterons d’éclaircir le monde impitoyable du polar à travers ces regards croisés.

Ce qui est certain c’est que je vais les soumettre à la question et tacher de leur soutirer quelques confidences.

Et pour nous remettre de nos émotions, nous partagerons un verre de l’amitié à la santé de nos trois auteurs. Prospères et longues soient leurs œuvres.

Nos auteurs justement qui sont-ils.

LOU

Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.

Retrouvez Ici la chronique de La Toile aux Alouettes

ciceron-angledroit

Cicéron Angledroit : Banlieusard pur jus, l’auteur – de son vrai nom Claude Picq – est né en 1953 à Ivry, ceinture verte de Paris transformée depuis en banlieue rouge. « Poursuivi » par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu’au bac, il est entré dans la vie active par la voie bancaire. Très tôt il a eu goût pour la lecture : Céline, Dard, Malet… Et très tôt il a ressenti le besoin d’écrire. Hé cool, la Seine ! est le sixième titre de sa série d’enquêtes humoristiques dont l’ambiance et les dialogues, entre San Antonio et Pieds Nickelés, raviront les amateurs du genre…

Ici Le billet sur Sois zen et tue le

nils

Nils Barrellon semble être le plus sérieux de la bande. Nils  est professeur agrégé de sciences physiques au lycée Rodin à Paris. Auteur de nouvelles et de pièces de théâtre et de polar, écrivain éclectique et prolifique il est un touche à tous car sa curiosité n’a pas de limite. Mais ne vous fiez pas à sa bonne tête. Nils a une imagination débordante et un humour tout aussi expansif.

Retrouvez Ici mon article sur La lettre et le peigne

Alors à très très vite maintenant !

Infos pratiques
C’est à la Bibliothèque Parmentier
20 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Le métro le plus proche c’est Voltaire sur la ligne 9.
Le bus 46 (arrêt Chemin Vert) ou 56 (Arrêt Place Léon Blum/Voltaire)
Et c’est le samedi 17 juin entre 11h30 et 13h00 (13h30)

Juin chez Collectif Polar


Salut tout le monde,

ça y  est, nous y sommes, c’est le mois de juin. Et qui dit juin dit SMEP.

Et oui on l’attend toute l’année le festival international du livre de format poche de Saint- Maur.

Et je ne crois pas être la seule.

Saint Maur en poche occupera je le pense la plus grande partie de nos pages en ce mois de juin.

En juin :

Nous vous présenterons le salon, son organisation. Nous parlerons des auteurs invités. Vous trouverez des avis sur les bouquins des auteurs de polar présents à SMEP.

Bref Juin c’est Saint Maur en poche ou presque.

Je reviendrai aussi sur un bel Apéro Polar que je programme la semaine d’avant SMEP, histoire de me mettre en jambe. Non disant que je mettrai en avant 3 auteurs que j’aime beaucoup et qui n’auront pas la chance d’être à SMEP cette année ! Mais j’espère bien les y voir une prochaine fois !

Il y aura aussi un ou deux chouchous du week-end.

L’intervention de Cathie notre Expert !

Peut-être une dame du noir, mais là rien n’est moins sur.

Il y aura  une lecture faite dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de StelphiqueMon Féérique Blog 

Une mise en avant de ma librairie, si j’ai le temps je participerai avec la Griffe Noire aux sites les petits mots des libraires

Enfin il y aura des livres distribués afin de remercier les participants aux derniers concours organisés par notre blog. 10 ou 20 livres juste pour vous dire merci de me suivre dans mes délires. Juste pour le plaisir de prolonger le partage.

Il y aura un petit jeu autour de mon prochain Apéro polar. Mais là pour gagner il faudra être présent lors de la rencontre et avoir jouer sur  Collectif Polar le blog.

Il se peut aussi qu’il y ai un nouveau petit concours autours de Saint Maur en poche. Il y en aura un autour du dernier CamHug ça c’est certain. Des exemplaires de Ilya Kaline dédicacés à gagner.

Bon ben avec tout cela j’ai du travail, moi.

Il faut que je comprenne comment ça marche tout ça. Comment je peux contribuer aux petits mots des libraires, comment je vais pouvoir échanger sur ce site participatif. J’ai réussi à créer mon profil, reste à voir comment je poste mes photos et mes avis…

Il faut aussi que je prépare mes interrogatoires ! J’ai des auteurs à soumettre à la question tout de même. Et même si avec Lou, Cicé et Nils, je sais que tout va rouler, il me faut bosser un peu tout de même. J’aurai peut-être aussi d’autres entretiens à mener, allez savoir !

Bon alors, partant(e)s pour juin chez collectif polar ?

 

Retour sur la Rencontre – Lecture avec Nicolas Jaillet dans antre de notre Geneviève


 

Retour sur la Rencontre – Lecture avec Nicolas Jaillet Bibliothèque Parmentier, l’antre de notre Geneviève 12/05/17 – 19h00

Par EPPY FANNY· MERCREDI 17 MAI 2017

En préambule, j’ai accepté exceptionnellement un événement en semaine sur Paris. Parce que c’est Geneviève, et que Cécile Pellault se libérait également pour participer à l’événement.
Et que cet événement différent des rencontres habituelles m’ interpellait.
En revanche lorsqu’en partant d’Evry (Essonne) à 17h15 tu arrives au lieu du RDV (Paris 11éme) à 19h50, bouchons du vendredi plus orages sinon ce n’est pas drôle, tu te rappelles pourquoi tu ne vas jamais, même lorsque tu en rêves, sur Paris le soir après le boulot.
C’est clairement impossible ou alors pour des événements qui débutent à 22h…
Donc ce préambule pour que les amis qui pensent à m’inviter ne soient pas surpris de mes refus. Je ne viendrai sur Paris que pour des petits-déjeuners ou des rencontres prévus des samedis soirs…

Mais je ne regrette pas les efforts déployés, car les retrouvailles avec mes amies furent belles et la découverte de l’univers de Nicolas Jaillet passionnante. La rencontre humaine tout autant.

Arrivant alors que la lecture avait débuté depuis 50 mn je me suis faite discrète et me suis installée d’une demi-fesse au fond de la salle. Tout à côté des albums des X-mens. Un signe, un bon, d’un univers que j’adore et qui allait être longuement abordé plus tard dans la soirée. Sacré destin et son sens de l’humour.

J’ai donc, pour illustrer cet article, emprunté quelques photos à Geneviève concernant le début de la rencontre.

La lecture de Nicolas concernait son scénario intitulé « Ravissantes ». Une lecture en exclusivité, dans laquelle Nicolas interprète tous les personnages. Un exercice difficile mais essentiel pour lui car cela lui a permis un test grandeur nature de la réaction d’un public à ses écrits. Dans un genre pas si simple qu’est la comédie.

Nicolas nous interprète avec brio :

– Ilona une jeune mannequin dont la vie sentimentale est une suite d’échecs,

– Julie sa meilleure amie et son agent, petite, ronde, pleine de vie et la croquant à belles dents

– Pierre un drôle de gigolo

– Zlotan un jeune créateur

Et une foule d’autres personnages, dont un chien avec un nom… qui m’a fait hurler de rire

Arrivant alors que la lecture avait débuté depuis presque une heure j’appréhendais de ne pas suivre, même si j’avais pris connaissance des éléments de présentation mis à disposition par Geneviève lors de l’annonce de cette lecture.

Eh bien ! Lorsque le scénario est de qualité, ainsi que l’interprétation, le miracle se produit et l’on arrive à suivre le récit et à s’attacher aux personnages (voire à les détester).

Ils ont tous de la substance, et certains accessoires ont un rôle précis ; comme une cravate ou des chaussures… Qui sont bien plus que de simples accessoires.

Un miroir sur notre monde et ses travers, sur ce qu’il impose aux femmes en particulier. Sur cette image féminine qu’offrent les magazines et ce qu’elle cache.

L’humour est là, parfois féroce, les émotions aussi, nos sentiments évoluent au fil des situations et l’on déteste ou l’on s’apitoie sur ces êtres piégés dans les apparences, et l’on s’émeut pour ceux qui osent enfin et s’émancipent. En allant jusqu’à détruire, réellement ce fichu mur !

J’ai passé un excellent moment. Je n’ai pas été la seule.

Félicitations à Nicolas. Félicitations à Geneviève pour avoir une fois de plus cassé les codes…

Après la lecture, les échanges ont été bon train entre le public et l’auteur.

Pour ma part j’ai pu discuter également avec son éditrice Catherine Dô-Duc. Merci à toi Catherine pour le temps que tu m’as consacré. En attendant qu’un jour peut-être un film résultera de ce scénario, le livre lui est en cours de finalisation et sortira début 2018. Voilà une excellente nouvelle.

Si comme moi vous ne connaissiez pas Nicolas Jaillet, voici en quelques lignes sa bio.

Né en 1971 en région parisienne, il a d’abord été comédien, puis signe ses premiers textes de fixation pour une troupe théâtrale jeune public « La compagnie des épices » avec laquelle il fait son 1er tour du monde. Il poursuit sa route dans une troupe de théâtre forain. Cherche un équivalent du Rock’n’roll au théâtre. Le trouve. Ouvre une salle de spectacles à Paris : le Labo. Viré par les proprios il reprend la route, jouant sur les places de villages. Collabore à des spectacles, écrit des chansons… Second tour du monde. Première expérience de publication en 2003 : un désastre ; mais impossible de cesser d’écrire. Publication en 2007 de son roman « Sansalina » qui se déroule au Mexique en 1928. Travaille depuis en collaboration étroite avec des éditeurs de tailles diverses, partout où l’Humain est présent (Hachette jeunesse, Après la Lune, Lito, Gallimard, Rageot, Rue du départ). A 36 ans, il entame des études de lettres classiques. Obtient sa licence 3 ans plus tard. Participe à l’écriture et au tournage du premier long métrage de Thomas Salvador. Son dernier roman, « La maison », est publié en septembre 2016 chez un éditeur indépendant (Milady Thriller).
Nicolas attaque actuellement la traduction du nouveau roman de Jack Ketchum. Un vrai touche à tout !

J’ai enfin découvert l’antre de notre Geneviève Van Landuyt… Et une partie de sa PAL

Après cette rencontre sympathique, un dîner a réuni mes deux amies (Cécile et Geneviève), Nicolas et moi. Nous avons alors échangé en toute amitié sur une multitude de sujets, dont les X-Mens (BD) passion partagée avec Nicolas.

 

Abordé les projets des uns et des autres. N’oublions pas que Cécile écrit également. Parlé d’amis communs (Nicolas Lebel tes oreilles ont dû siffler). Une soirée agréable où un auteur inconnu est devenu une relation amicale.

Au plaisir de te recroiser Nicolas.

Rencontre/Lecture avec Nicolas Jaillet


En marge de mes Apéros Polar, j’aurai le plaisir et l’honneur de recevoir, à la Bibliothèque Parmentier, Nicolas Jaillet.
Nicolas viendra nous interpréter sa dernière création.
Alors à vos Agenda : le vendedi 12 mai à 19h
Il sera tour à tour Ilona une jeune mannequin, Julie son agent et meilleure amie, Zlotan un jeune créateur et Pierre un drôle de gigolo.
Mais croyez moi avec mister Jaillet, tout est possible.
Et quand notre auteur fait dans la comédie, tout peut arriver aussi.

 

Mais qui est notre auteur :

Né en 1971 ou 72, Nicolas Jaillet a toujours préféré les chemins de traverse. A 18 ans, il est parti sur les routes faire du théâtre (compagnie des Epices, compagnie des Filles de Joie), fasciné qu’il fut, ado, par le Molière d’Ariane Mnouchkine. C’est sur les routes, au sein d’une troupe de théâtre forain, qu’il apprend le métier d’écrire. Plus tard, il compose des chansons pour son ami Alexis HK. Il a vécu au Mexique, a écrit la Sansalina en revenant . Il avait publié quelques année auparavant un premier roman Le retour du pirate, un roman d’aventure.
 Ses romans explorent la littérature de genre : aventures, western, roman noir, science-fiction. Il écrit aussi des nouvelles, des novellas, des bouquins pour la jeunesse, du théatres. Mais avant tout Nicolas Jaillet est un comédien et un touche à tout de génie !

 

Le 12 mai prochain, il nous présentera son nouveau scénario.

Ravissantes

Comédie

Le pitch

Les femmes sont très souvent en guerre ouverte avec leur corps. La pression sociale leur impose des modèles physiques qui n’existent pas : retouchées sur Photoshop, les créatures qui occupent la couverture des magazines sont également l’objet d’un eugénisme sévère. En outre, ces corps ne sont pas des corps érotiques. Selon les propres mots d’un créateur célèbre, elles sont surtout payées pour être des morte-manteaux.

Ravissantes met en perspective cette tension, en racontant l’histoire de deux amies : Ilona est un jeune mannequin qui peine à démarrer, et dont la vie sentimentale est une suite de catastrophes. Lucie, son agent et meilleure amie, mesure 1,60 m et pèse 80 kgs, elle mange et boit sans la moindre retenue, et par conséquent, exerce une fascination sexuelle quasi magique sur les hommes.

Quand Zlotan Marvelis, un créateur en pleine ascension, est sur le point d’engager Ilona, Lucie se dit qu’il faut tout mettre en œuvre pour que sa protégée se détende. Elle fait appel à son ami Pierre Barbier, gigolo free lance semi-pro à mi-temps…

Aussi  nous vous attendant nombreux  au rendez-vous que nous vous avons fixé.

Parce que la comédie ne peut pas s’envisager sans la réaction d’un public, l’auteur lira en exclusivité son scénario intitulé « Ravissante »

Parce que la comédie est le genre le plus difficile qui soit ; parce qu’il ne peut pas sans réaction d’un public, nous avons choisi de donner à un auteur connu pour sa noirceur profonde l’occasion de partager avec vous, en exclusivité, son dernier ouvrage : le scénario d’une comédie intitulée Ravissantes.

Nicolas Jaillet qui ne doute de rien, lira le script en interprétant tout les personnages.

S’il tient son pari, verrez le film sans avoir à pater la place ; vous rirez, vous serez émus. Sinon, vous aurez l’occasion de le lui dire en répondant à un petit questionnaire assassin.

Dans les deux cas, il vous remercie d’avance.

 Allez pour vous j’ai sélectionné ces 2 bouquins :
Sansalina de Nicolas Jaillet. Réédité en poche le 18 novembre 2010 chez Gallimard dans la collection Folio. 8€20 ; (294 p.) ; 18 x 11 cm.

Au Mexique en 1928, après avoir longtemps été un enfant des rues de Sansalina, Pablo Zorfi règne à présent sur la ville.

Pablo Zorfi va mal. Son quotidien n’est que meurtres, enlèvements et trahisons. Dans le Mexique des années 20, les bordels tournent à fond, loin de la poussière et des Pancho Villa moustachus. L’enfant des rues de Sansalina est maintenant le maître de la ville. Mais il est devenu mauvais comme un crotale. Ses meilleurs amis le terrorisent. Il n’a qu’une solution pour se convaincre qu’il a encore un avenir : revoir Dolores. Toucher sa peau. La jeune femme respire la liberté. Personne ne lui dicte ce qu’elle doit faire. Elle a oublié Sansalina, sa violence et ses hommes. Dolores aussi avait un rêve d’enfant, pour lequel elle a tout sacrifié. Elle a fondé une bibliothèque. Le jour où ce rêve explose comme une vulgaire boîte d’allumettes, c’est un autre combat qui s’engage.

 

La maison : et autres histoires de Nicolas Jaillet. Préface Marcus Malte
Paru le 23 septembre 2016 chez Milady dans la collection Milady Thriller.  5€90 ;  (157 p.) ; 18 x 11 cm.

À cet instant, une graine est en train de germer dans le ventre de ma mère. Une graine qui lui permettra de tenir ; de résister à la vie qui l’attend. Cette graine, c’est sa décision.

En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean. Au fond, c’est un soulagement. Car elle a un projet.

Pendant des années, elle survit à son quotidien, banal et terrible, aux côtés d’un mari violent. En silence, en secret, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

Retour elliptique sur des épisodes de l’enfance de l’auteur, qui décrit le comportement de son père alcoolique et le courage de sa jeune mère qui prit la décision de s’émanciper d’une vie oppressante et aliénante.
 

 

Apéro Polar : Rencontre avec Bob Garcia ce samedi 25 février.


Apéro polar - mathématiques

APERO POLAR : Mathématiques du crime.

Vous le savez, tous les trimestres, depuis 5 ans maintenant, j’essaie de vous concocter un petit apéro polar.

Aussi dans nos bibliothèques avons-nous, si je puis dire, des thèmes d’animations imposés. Un peu comme en patinage artistique.

Parmi les sujets du premier semestre figurés les Mathématiques.

Aussi j’ai tout de suite fait le rapport entre ce thème et mon sujet de prédilection, le roman policier.

Alors

A l’occasion du Goût des Maths et de ses fameux Apéros polar, la bibliothèque Parmentier et moi même vous invitons à venir écouter monsieur Bob Garcia qui vous dévoilera comment les esprits criminels aiment utiliser les maths pour élaborer leurs méfaits.

 

  • Bob Garcia est ingénieur centralien. Il passe une dizaine d’années dans l’industrie des Télécoms, mais, passionné de musique et de littérature, il embrasse très vite la carrière de musicien professionnel (guitare et contrebasse), puis d’écrivain.

  • Il écrit de roman policier, des études tintinophiles et participe à de nombreux débats, télés, tables rondes, conférences, salons sur ses thèmes de prédilection, (bien sur le polar et les mathématiques, mais aussi le jazz, Hergé et Tintin, Sherlock Holmes etc)

  • Il viendra nous parler de l’usage des mathématiques dans le roman policier. Et vous surprendra avec quelques énigmes à déchiffrer.

Un apéro polar qui s’annonce une nouvelle fois passionnant et vivant.

Alors…Notez la date et l’heure le 25 février à 11h15 dans vos agendas.

Cette conférence Bob Garcia l’a échafaudée exprès pour nous. C’est une première, nous avons la primeur pour ne pas dire l’exclusivité.

Je ne l’en remercierai jamais assez.

Alors plus d’excuses possibles, vous allez êtres les premiers cobayes de notre auteur de polar

Vous n’allez pas trembler tout de même face à quelques problèmes à résoudre. Vous êtes bien plus courageux et téméraire que cela !

Bon pour vous remettre de vos émotions et comme à l’accoutumé, un petit verre de l’amitié sera offert pour clôturer la rencontre en toute convivialité.

C’est à la Bibliothèque Parmentier

20 bis Avenue Parmentier

75011 Paris

Métro Voltaire, Bus 56 arrêt Place Leon Blum ou bus 46 arrêt Chemin Vert.

Bob et moi, enfin surtout moi, nous vous y attendons nombreux zé nombreuses

A très vite alors !

 

 

 

Apéro polar : Rencontre croisée avec Martine Nougué et Nicolas Lebel. Tome 3


 

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Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour la suite de ce nouvel apéro polar.

J’ai eu la chance de recevoir deux auteurs qui ont su dès leur tout premier roman me convaincre de manière irréversible. Je veux parler de Martine Nougué et de Nicolas Lebel. 

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J’ai retrouvé dans les Belges reconnaissants les même sensations de lecture qu’avec L’heure des fous. Le même plaisir de lecture.

 Donc vous l’avez compris nous allons poursuivre notre conversation. Conversation au demeurant passionnante.

Et si vous avez raté le début, as de panique vous pouvez retrouver le tome 1 de l’apéro polar avec Martine et Nicolas ICI 

Le tome 2

Allez, on reprend notre conversation.

Moi GVL : Nous parlons de vos personnages, Nicolas les tiens sont récurrents, Martine, tes lecteurs espèrent retrouver Pénélope et ses amis. Mais comment fait-on évoluer des personnages que l’on retrouve d’un polar à un autres ? Martine ?

Martine Nougué : C’était pas spécialement mon propos initial. J’ai écrit un polar, enfin un roman un peu par hasard. Enfin ‘était une suite logique des chose, un aboutissement mais je ne me suis pas dit, un matin, « tiens je vais me lancer dans une série de polars.  » . Mais voilà, Pénélope Cissé et Luigi sont nés et il se trouve que le roman a eu un accueille qui me surprend encore. Les personnages ont plus. Alors devant la question des lecteur; et Pénélope qu’est ce qu’elle devient, je me suis moi aussi posé la question. Car ces encouragements c’est une stimulation incroyable. Et alors l’inconscient se met en branle et puis voilà je sais que Pénélope va continuer à vivre. Et effectivement, il y a un autre roman en préparation. Comme je le disais en aparté tout à l’heure à Nicolas : « Ne me poussez pas, écrire des romans, c’était un projet pour ma retraite. » Il se trouve que j’ai un peu anticipé les choses mais j’ai pas non plus envie. La deuxième histoire mûrît, elle est dans ma tête et je vis quelque part tous les jours avec Pénélope.

Avec Pénélope Cissé mais aussi avec mon pays là-bas. Avec à la fois les étangs du bassin de Thot, mes garrigues et ce coin de Sénégal où je retourne régulièrement. je suis entre les deux pays. Et ça me permet de travailler tous les jours et l’histoire s’écrit. Donc au bout d’un moment, on se met au bureau, on fait un scénario, machin… Et puis on écrit un peu. Bon, Pénélope, elle est là, elle est présente.

Et c’est ça qui fait que c’est un peu comme une espèce de magie incroyable que j’ai découverte avec ce premier roman. Comment un personnage que l’on a façonné, peut à ce point vous habiter, peut vous porter ? C’est vraiment très très étonnant. Enfin c’est une sensation dont je me déleste tous les jours,

Alors je sais pas si c’est la même chose pour toi Nicolas, mais quand tu faisais un bon mot, tu rigoles ! Et bien moi je rigole aussi. Quand j’entends dans le métro un truc que va dire, Marceline un des autres personnages,du prochain roman. ça c’est ce qu’elle va dire à Pénélope à un certain moment, j’en suis sure. Et je suis dans le métro et ça me fait rire.

Cet étonnement d’être habité par son personnage, c’est peut-être, effectivement, propre aux auteurs qui ont des personnage récurrents. Le phénomène du personnage récurent est surprenant mais c’est attachant en même temps. Je l’aime beaucoup Pénélope Cissé. Je suis très heureuse qu’elle soit aussi aimée par les lecteurs qui ont suivi sa première aventure. Elle a…Enfin c’est de l’émotion tout ça, c’est du plaisir. Et évidemment que je vais continuer.

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GVL : Monsieur Nicolas Lebel, alors ?

Nicolas Lebel : Alors en ce qui concerne l’évolution du personnage récurent, évidemment qu’il est complètement au commande. alors on a ce pouvoir divin sur ces gents de papier.

GVL : Nico le dieu vengeur….pardon

NL : Mais ouais ! Et ils ont intérêt à filer droit. Sinon…Et ben oui, on m’a fait des reproche quand j’en dézingue un, quand…On m’a dit mais pourquoi ? Comment ? Mais pourquoi, pourquoi tu l’as tué celui là ?. Et ben … Parce que  (Rire dans la salle). Oui voilà, j’ai tout pouvoir sur eux et donc c’est assez agréable et donc j’ai eu l’occasion de lire dans les ligne de la mains de Merhlich et des autres! Et comme j’ai tous pouvoirs j’ai pu lire leur avenir. Et je sais où ils vont. J’ai parfois comme cela des visés sur deux trois bouquins en me disant : « Lui il va vers ça de toute manière, c’est une évidence ».

Comment je l’amène là-bas, je ne sais pas. Mais en tout cas la visée est claire. Je pense notamment, alors peut-être pas au personnage principal qui lui a bien évolué, mais au deux personnage de son équipe, le lieutenant Dos Santos qui lui prend cher à chaque roman. J’ai créé un personnage ancien frontiste en rédemption,  et bien sa rédemption, je lui fais payer très chère. Voilà, je ne sais pas si à un moment je lui pardonnerai son passé frontiste. En tout cas, il est rattrapé par ce passé, il s’est brûlé les ailles et ils va donc le payer. Et il le paye de volume en volume.

En ce qui conserne le personnage féminin du groupe, Latour, elle aussi a un secret en visant avec un sans papier. Et inévitablement les histoires vont se recoupé puisqu’elle a été aidé par son collègue pour des faux papiers. Bref, tout cela pour dire que, oui on a forcément des idées que  vers quoi on tend avec ces personnages. ce vers quoi on va.

C’est un polar, ça se termine pas forcément bien.

Le personnage de Jacques l’ami de Merlicht. Les lecteurs l’aime bien. Il est à l’hôpital dans le premier opus. Et ils aimaient bien ce bout en train. Dans l’opus suivant il meurt. Là on me dit mais comment à tu pu ? Et bien je leur répond, mais c’était annoncé, relisez le premier roman; Il était en phase terminal d’un cancer, alors.

GVL : Il n’y a pas de miracle ? !!

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko Ma

NL : Non malheureusement il n’y a pas de miracle. J’aimerai qu’il y en ai ! Mais, non ! C’est annoncé, on va vers ça. Je comprends que vous ne vouliez pas y aller ! Mais on y va, on va vers ça. Et Jacques est mort, c’est ainsi !

L’évolution des personnage parce que on est au commande, on peut faire un petit peu ce que l’on veut, on a quand m^me des contraires d’écriture , de plaisir aussi et de projection de lecture aussi. On imagine aussi comment le lecteur peut réagir à certaines scènes qui va être écrit. Mais en m^me temps je crois que tout est posé assez rapidement. Les personnages sont cadrés et vont vers quelque chose. Je crois qu’il y a quelque chose de karmique chez ces personnages de fiction. Je n’y crois pas dans la réalité. Je crois que pour eux en revanche, on pose des jalons et qu’entre les lignes, on dit déjà où il vont et vers quoi, ils vont. il n’y a pas de surprise à la fin. C’est annoncé.

M N : C’est très juste ce que tu dis ! On est les marionnettiste et on tire les ficelles de la vie de nos personnages. 

Ce que j’aimerai rajouter, c’est que dans l’évolution des personnages, il évoluent car se sont  faussement des êtres de chairs et de sangs car ils ont une vie que l’on va décrire. Et ils évoluent dans une société, la société. Nous écrivons des polars. Les polars comme le disait Nicolas tout à l’heure, ça sert à parler de la société. Parler de nos colères, de nos engagements…Des choses qui nous déranges et que l’on voudrait…Bon, cette société là elle évolue. Et nous avons placé un personnage intenté de l’histoire. On a parlé d’un sujet à travers une intrigue. Et puis la grande histoire dans son actualité, elle nous balance des trucs, elle nous balances des informations en permanence. Et à ce moment et je pense que c’est un travail qui se fait inconsciemment, on met nos personnage dans cette actualité, on les ancre dans la grand histoire.

Tu parlais de ton personnage frontiste.., Et les derniers événement de l’année 2015,  qui resteront tristement célèbrent dans l’histoire,  sont très inspirant pour des auteurs de polars. Et je pense qu’il va y avoir une production assez claire, enfin je le sens venir.

Pour ce qui me concerne, je me suis rapatriée sur un coin de terre municipale. Pour autant c’est énormément de choses,  Si je parle de racisme, de xénophobie dans mon premier bouquin, on est ici dans un village ou l’étranger c’est déjà l’habitant du village d’à coté. C’est encore très très prégnant dans notre actualité aujourd’hui la peur de l’autre. Il y a un autre sujet qui me tiens beaucoup  coeur, c’est le féminisme, je suis féministe, je le dis, je l’assume. Et c’est vrai q’à un moment Pénélope Cissé va évoluer certes, mais elle va évoluer dans ces choses que j’ai envie de dire et dans ces propos que j’ai envie de tenir sur des engagement qui me tiennent à coeur.

Donc nous avons une double évolution. La propre psychologie du personnage dans sa propre histoire et  aussi son rapport par rapport au contexte et une communauté dans lequel l’auteur le fait évolué. On ne vit pas tout seul,  nos personnage ne sont pas posés dans une île déserte. Et, quand on se est auteur de polar, on se veut un peu sociologue, enfin on est beaucoup observateur de la société. Et cela fait un remous permanent, ça permet des renvoies qui font avancer la personnalité et l’expérience de nos personnages. Et ça nous permet aussi à nous, de nous ancrer dans notre actualité, notre la réalité de la société dans laquelle on vit.

NL : A propos de l’inconscient, moi je crois que c’est complètement conscient. Je vis dans le 12e à Paris, mes personnages sont au commissariat du 12e , c’est pas anodin. C’est Aujourd’hui, ça se passe aujourd’hui et je lis beaucoup l’actualité et non je ne crois pas que l’on vive dans la France de « Race Blanche » que décrit Morano ou d’autre. Oui je crois qu’il faut utiliser nos écrits pour le dire, pour combattre ses idées. On est pas du tout décaler, la fiction en ce qui concerne le polar s’encre complètement dans notre réalité, dans notre actualité. 

Si en plus on peut faire passer des messages, les nôtres… Moi je les assume, il ne s’agit pas de faire des brûlots politique ou de donner des leçons. Moi, je donne mon simple point de vue sur notre société. C’est mes polar donc mon point de vue. J’ai une maison d’édition qui me dit : « oh làlà, oh la, la, la, la ! Ne met pas, ça, non me mets pas ça. Ne dis pas que le magazine le point est un torchon populiste, on ne peut pas mettre ça, on va au procès. » Bon, ben ok, je vais le dire différemment. Alors je ne l’ai pas dit, on l’a enlevé du livre donc je ne l’ai pas dit. Mais oui on a n devoir, peut-être pas, mais si le polar sert à quelque chose, c’est à ça, à parler de nous et à combattre certaines idées rampantes et qui prolifère, on l’a vu avec les résultat des régionales notamment le premier tour. Si le polar peut aussi aidé à remettre des pendules à l’heure en disant qu non la France n’est pas celle décrite par certains individu d’extrême droite alors je pense qu’il faut le faire.

MN : Je partage ça à 100%. Faire passer un message oui ! . Mais ce qui est encore plus jubilatoire c’est de la dire avec de l’humour. Et ça Nicolas le dit superbement avec beaucoup d’humour mais quand même, il le dit. Et ce qui est vraiment très très intéressant dans ces romans enfin dans cette école de polar, on peut peut-être parler de courant ou l’inventer. ce qui est certain c’est que les auteurs de polars sont souvent engagés car il décrivent la société, il parle de la société. Et souvent avec ce décalage humoristique. Oui c’est une forme presque de cynisme, de détachement, d’ironie, oui d’ironie c’est ça, pour dire des choses très grave finalement.

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GVL : C’est parfait j’ai plus rien à faire. Je savais qu’en vous mettant face à face ou plutôt cote à cote, vos points de vue croisés feraient mouche ou « matcheraient » comme disent les flics dans leur jargon.

Mais j’ai quand même envie de vous posez encore quelques questions.

Alors à bientôt pour la suite de ce regard croisé entre nos auteurs

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Apéro polar : Rencontre croisée avec Martine Nougué et Nicolas Lebel. Tome 2


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Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour la suite de ce nouvel apéro polar.

J’ai eu la chance de recevoir deux auteurs qui ont su dès leur tout premier roman me convaincre de manière irréversible. Je veux parler de Martine Nougué et de Nicolas Lebel. 

J’ai retrouvé dans les Belges reconnaissants les même sensations de lecture qu’avec L’heure des fous. Le même plaisir de lecture.

 Donc vous l’avez compris nous allons poursuivre notre conversation. Conversation au demeurant passionnante.

Et si vous avez raté le début, as de panique vous pouvez retrouver le tome 1 de l’apéro polar avec Martine et Nicolas ICI

 

C’est reparti !

GVL : Je confirme qu’on sort grandi de vos bouquins. On retrouve bien cet humour dans vos dialogue mais pas uniquement. Chez toi Nicolas, par exemple, dans la 3e enquête du  capitaine Mehrlicht, Sans pitié ni remords, je ne me suis jamais autant marré à un enterrement.  Et…Dans la salle,  il semble que tes lecteurs confirment ! N’est ce pas ?

ApéroPolar Lebel / Nougué - Copyright Ko MaNDLR : Oh oui répondent unanimes les lecteurs et surtout leslectrices qui ont déjà lu ce troisième volet.

NL : En effet, il y a des scènes comme ça, effectivement, de comédie, des scènes assez burlesques, souvent en ouverture de bouquin, souvent pour donner le ton du bouquin. Voilà tu l’as soulignée, c’est une scène burlesque à un enterrement, moi je garde un cap.  J’ai Desproge en tête : « l’humour est la politesse du désespoir ». Si sur une scène de crime, ou d’enterrement ou d’hôpital, on peut…Je pense au Jour des Morts où le capitaine Mehrlicht, mon héros principal, va voir régulièrement un copain, un ami mourant, il y a des scènes burlesques dans cet hôpital car nos 2 compères sèment le chaos dans le service au nom de la vie à tout prix, pour nier cette mort qui est imminente et qui va frapper son copain d’une minute à l’autre. Ils vident des bouteille de rouge, il fument des clopes. Et les infirmières interviennent en hurlant parce qu’ils sont ingérables. Le malade placarde sur sa porte des citation de Dante du genre : Toi qui entre ici abandonne tout espoir. Voilà c’est de cet ordre là. On a des personnes tristes dans des situations qui pourraient -être lacrymales et déprimantes et bien je choisi d’en faire des situation de chaos burlesques justement au nom de la vie à tout prix !

MN : je peux rebondir sur ce que dit Nicolas ?

GVL : Et comment que tu le peux !

MN : Oui ! Bien justement ces scènes à l’hôpital ou au cimetière, elle sont emplies d’humour mais aussi d’une très tendre émotion.

On peut tout à fait prendre les choses avec humour, avec esprit mais sans tomber dans la gaudriole. C’est pas le cas, c’est pas ton style Nicolas, c’est pas le mien non plus et laisser transparaître partout l’émotion parce qu’on est ainsi. On crée des personnes qui certes s’amusent, ont de l’esprit, font des pieds de nez à la vie mais comme vous et moi ils sont habité d’émotion, ils aiment, ils pleurent, ils sont tristes…Et parce qu sls ressentent, ils ont cette façon de prendre la vie quand elle est difficile en lui faisant un pied de nez.

GVL : Justement tu me fais une parfaite transition là Martine. Alors l’un et l’autre vous prenez grand soin de nous présenter une galerie de personnages assez étonnante, avec souvent des caractères bien trempés. Mais dites moi, c’est une marque de fabrique, c’est voulu ?

MN : Ah clairement oui ! Oui c’est voulu ! Faire naître un personnage, c’est d’abord quelque part jubilatoire. C’est une trance. On va donner la vie et dans cette vie on va y mettre beaucoup de choses.

NDLR : devant les auteurs sont disposés des bonbons et des chocolats. J’ai parmi le public quelques têtes connues qui me font comprendre qu’elles aimeraient en croquer. Donc je lance à travers la salle quelques friandises.

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MN : Mais t’as fini là avec tes chocolats ? (Rire)

Rire dans la salle aussi

GVL : oui, oui, je sais c’est pas sérieux, non ! je te laisse reprendre. Donc tu mets beaucoup de chose dans tes personnages. Tu vois je suis !

MN : On va mettre dans ces vies que l’on fait naître, ben, beaucoup de notre expérience. Beaucoup de ce que l’on a vu, beaucoup de ce que l’on a entendu. Tout ce qu’on aurait aimé entendre ou voire. Et c’est pour cela que les héros, m^me s’ils sont qualifiés parfois d’anti-héros, et bien on les crée avec amour. Moi, mon héroïne, elle est belle, elle est intelligente, elle a de l’esprit et de l’humour. Elle est magnifique et j’ai voulu qu’elle soit magnifique. lors ça peut paraître trop héros mais en même temps, elle a la vie de madame tout le monde. Elle a de la peine quand elle est mutée au commissariat de Sète. Elle connait personne, elle est perdue. Elle est africaine et si la France est son pays, elle a aussi la nostalgie de ces espaces où elle a passé son enfance. Il y a un peu de moi aussi là dedans. 

Elle a des amitiés très très fortes. Elle a une très belle amitié naissante avec, aussi un autre personnage que j’ai voulu très très fort, Luigi qui est d’origine Italienne. Je suis de là-bas, je travaille à Paris mais j’habite dans le Languedoc. Je suis dans cette région là bas du coté du bassin de Thau. Et donc mes histoires se passent à Sète ou dans la région autour. Sète est une ville Italienne. Il y a une très forte immigration italienne au 19e siècle donc une partie de la culture sétoise et italienne. Luigi est libraire, c’est un ancien journaliste. C’est un fouineur qui tenait un feuille de choux genre « canard enchaîné » local.C’est un lettré, un type très cultivé. On met toujours un petit peu de chose que l’on aime dans ces personnages.

Bon il y a aussi les élus locaux ! C’est élu du Languedoc qui sont des personnages assez particuliers. Il y a aussi Hannah qui est antiquaire et puis  Simon qui est Belge d’une famille juive qui a été poursuivi pendant la guerre. Non, je veux pas vous raconter, mais je veux vous parler de la couleur de mais personnage. Quand on crée ces personnages ont y met ce que l’on est, ce que l’on envie d’être. On y met ce que l’on a vècu, on y met ce que l’on souhaiterait que la vie soit. On se crée son monde idéal quelque part ! Son monde à soi avec toute cette galerie de personnages.

NDLR : Là je jette un coup d’oeil à Nicolas. Et Nicolas d’enchaîner.

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NL : J’étais avec Norek la semaine dernière. Olivier Norek qui fait du polar ultra réaliste. Ancien flic qui expliquait que, lui, ces personnages sont semblables aux flics qu’il connait. Son équipe de flics ressemble à une véritable équipe de flics dans la vraie vie. C’est à dire qu’il y a un chef de groupe qui recrute des gens en fonction de compétence. Il a besoin d’un flic balèze en informatique pour travailler sur les ordi du commissariat ou réquisitionnés lors de perquisitions, il a besoin d’un type passe partout, etc, etc… Dans ses polars réalistes, il constitue une équipe qui fonctionne comme un puzzle en manière de compétences qui se complètent.

Pour moi ce n’est pas le cas, j’ai préféré travailler sur des personnalités qui se complètent et qui s’opposent parce que c’est ça l’intérêt. On a tous des collègues avec qui on s’entends et puis d’autres avec qui on s’entend moins. Il faut crée cette alchimie de manière à, encore une fois, à rendre crédible cette équipe. Quitte à leur donner quelques fois des caractères un peu outranciers.  Le personnage de Mehrlicht est un personnage assez extrême dans sa manière de vivre et pourtant il plait bien au lecteur. Il a une soif de vie inextinguible qui l’amène à s’opposer ouvertement à ses collègues et à sa hiérarchie. Il assume le fait d’être cloppeur, buveur.

Tout ça pour dire que, oui, les personnage que l’on crée ne sont jamais loin de nous. On est jamais loin nous auteur de nos personnages. Moi souvent j’essaie, pour crée des personnage de trouver dans mon entourage quelqu’un qui peut y ressembler. Cela me permet d’avoir une cohérence quand le personnage revient. Me dire, à ben oui, lui c’est mon boulanger, lui c’est mon plombier. Ainsi je vois très bien à quoi il ressemble. Et je ne peux pas faire d’impaire. Il ne peux pas devenir blond ou barbu au détour d’une page, il doit ressembler à l’original. 

Bien sur il faut que se soit des personnage atypiques, parce que s’ils sont insipides, il n’intéressera personne. Il faut qu’il ressemble à quelque chose.

Alors il y a une tendance dans le polar de faire des flics cabossé, bouffé par la vie. Il faut qu’il en ai tellement vu qu’il n’en puisse plus, qu’il soit en souffrance permanente. Certe, mais on peut aussi en faire des personnage vivant, aimant la vie, m^me s’ils ont leur travers. Ils peuvent être des résistant au système, à la technologie. Pour créer mes personnage, ‘ai agréger des éléments piqués à pleins de flics, de Colombo à Maigret. Je voulais que ce soit un personnage reconnu par le lecteur. Un type un peu à l’ancienne en 2015, complètement décaler dans cet univers de technologie, d’internet, qu’il soit un peu de la veille école et qui en même temps peste au quotidien sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la technologie. On en rencontre tous les jours des comme cela, m^me à l’éducation nationale, des anti-ordinateur. Donc un tel personnage n’est pas  trop fantaisiste. 

GVL : Je vois que tu veux à nouveau rebondir Martine.

MN : Oui, enfin non, il faut que j’arrête de rebondir sinon…(rire)

GVL : Oui, tu as raison, reste avec nous.

MN : Heu oui, je pensais en t’écoutant Nicolas que j’avais pris un peu le contre pied de tout cela. Mon personnage, Pénéloppe Cisse, elle n’existe absolument pas, elle est m^me presque irréaliste. Quand on regarde bien, un flic pareil c’est pas très crédible. Elle est africaine, et si tu n’as pas la nationalité française, tu ne peux pas être fonctionnaire de police. Alors il a fallu que je réfléchisse à ce qu’elle garde son identité africaine. C’est mon propos, Pénéloppe fonctionne à l’africaine, elle l’ai profondément. Elle a une vision des choses, une intuition des choses.Et là je ne pense pas avoir fait un flic réaliste.

Je pense aussi que m^me si j’ai écrit un polar parce que le genre polar permet beaucoup de chose, je ne voulais surtout pas, à l’instar d’Olivier Norek par exemple, faire quelque chose de très réaliste. Alors ces personnages, comme tu le dis Nicolas, à la fois ils sont exacerbés dans leur traits de caractère et on a l’impression qu’il existe, qu’ils sont parfaitement plausibles mais ça reste des personnage de fiction composé de puzzle de traits de personnalité. On arrive à faire une personnalité cohérente mais l’intérêt, justement parce qu’on est dans une fiction, c’est qu’il n’existe pas dans le vraie vie. Moi en tant que lectrice j’ai pas forcément envie de retrouver des gens que l’on rencontre dans le vrai vie. Ou alors on lit du documentaire. La fiction c’est pour travailler un imaginaire, pour rêver sur des composition pas forcément réaliste.

En fait c’est assez complexe car on même temps, on me peut pas s’empêcher de puiser dans le matériaux que l’on a sous la main. Quand je vous disais que j’ai passé du temps au village… A un moment il y a un papy qui s’appelle Champion du Monde,, celui-là, il existe, je l’ai rencontré.

Voilà, les personnages principaux sont plus voit totalement inventés et moins réaliste et autour il y a une galerie de personnages qui sont moins imaginaires, moins fictionnés, qui permettent de donner à l’ensemble du roman une réalité bien concrète.

 

 

Voilà cher(e)s lecteur zé trices,

c’est la dessus que l’on referme le deuxième tome  de cette rencontre. Alors on tache de se retrouver très vite avec nos deux auteurs passionnants.

A suivre …

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