Revanche – Alison Segond


Le livre : Revanche, Alison Segond. Paru le 31 octobre 2018 aux Editions Heartless.    (318 pages)  ; 4,99€ en epub.

4ème de couverture :

Augusta, Maine, 2017. Le lieutenant Lexi Nelson a toujours su qu’elle était faite pour poursuivre les criminels et elle excelle dans son domaine. Mais quand un nouveau meurtre a lieu et qu’elle découvre le corps sans vie mutilé d’une jeune étudiante, elle comprend très vite que cette enquête sera différente. Car le meurtrier, elle le connait. Et il compte bien la provoquer…et pourquoi pas finir ce qu’il avait commencé. Avec l’aide de son meilleur ami d’enfance et coéquipier, l’inspecteur Harris, elle va devoir affronter son passer… Surtout qu’elle a l’intention de se venger.

 

L’auteur : Alison Segond est passionnée par les livres et l’écriture depuis son plus jeune âge. Des émissions comme « enquêtes impossible », « chroniques criminelles », la dirige naturellement vers le genre du roman policier.  A 19 ans elle nous livre, son premier roman Revanche.

(Source : interview réalisée par les Editions Heartless)

 

 

 

Extrait :
« Il passa sa main sur la cicatrice qui lui barrait le ventre.
Bientôt, il serait là pour elle. Il l’entendrait hurler de terreur, puis s’immobiliser, complètement impuissante, pendant qu’il la découperait. »

L’accroche de Miss Aline :

 

2011, une étudiante est prostrée dans les bureaux de la police. Elle vient d’échapper à un tueur. Elle n’ouvrira la bouche que pour donner le profil psychologique de son agresseur.

2017, le lieutenant Lexi Nelson doit faire équipe avec Harris Trenton sur la disparition d’une étudiante. Ce n’est pas sans rappeler une affaire vieille de 6 ans. Pourquoi le tueur a-t-il attendu ce laps de temps pour refaire surface ? Commence alors une véritable course contre la montre pour l’appréhender.

Lexi et son équipe ont beau s’échiner, le tueur a toujours une longueur d’avance. Les disparitions s’enchaînent.

Revanche. La revanche d’un tueur sur la proie qui lui a échappée. La revanche d’une victime pour se libérer d’une histoire imprimée dans chaque fibre de son corps.

Alison Segond, nous livre des personnages chargés en émotions et humains. Ils ont des rêves, des angoisses, des fêlures.  Ils vont progresser tout au long du roman. Se dévoiler (même dans leur faiblesse), s’affirmer, prendre de l’envergure.

L’écriture est fluide. Les  dialogues sont très présents, se qui donnent un rythme intense à la lecture. Ce qui à mon sens rend aussi les protagonistes plus vivants, plus percutants. Même le tueur s’exprime !

L’intrigue est bien menée. On suit l’enquête pas à pas. Les indices, les disparitions, les découvertes macabres jalonnent la lecture à un rythme de plus en plus intense.

La fin va aller crescendo. Les événements, les révélations vont s’emballer avec une véritable frénésie. C’est donc cette fin qu’Alison Segond a choisi ? Il reste quelques pages…Charge émotionnelle garantie.

Revanche est un thriller captivant, haletant, surprenant. Auteur à suivre !

Je remercie les Editions Heartless pour ce bon moment livresque et la découverte d’une jeune auteure très prometteuse.

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Pottsville 1280 habitants – Jim Thompson


Le livre : Pottsville 1280 habitants de Jim Thompson. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Paul Gratias. Paru le 13 avril 2016 aux éditions Rivages. 8,00 euros ; 270 pages ; 11 x 17 cm.

 4ème de couverture :

Shérif de Pottsville, 1280 habitants, Texas, au début du vingtième siècle, Nick Corey mène une vie routinière pas trop fatigante dans la mesure où il évite de se mêler des affaires de ses administrés. Débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si ça ne suffisait pas, il est cocu et aux prochaines élections, il pourrait perdre sa place. Il décide donc de commencer à faire le ménage…

 

 

L’auteur : Jim Tompson est un écrivain américain, né en 1906 et mort en 1977. Il a écrit 29 romans. Il est considéré aujourd’hui comme une des plus grands écrivains de romans policier, alors que de son vivant il n’était que très peu reconnu. De nombreuse adaptations au cinéma ont été faites de ses livres.

 

Extrait :
-Rose, tu devrais arrêter de jurer comme un charretier. Ça risque de t’échapper à un moment gênant.
– Ouais, t’as raison bon sang ! C’est la faute à Tom, ce salopard de fils de pute, mais tu peux être foutrement sûr que je vais faire de mon mieux pour m’améliorer, bordel de Dieu !
– Parfait, Je vois que cela ne posera pas trop de problèmes.

 

L’arrêt sur image de Marc …

Pottsville 1280 habitants

Le titre original est « Pop1280 ». Il est sorti pour la première fois en France, sous le titre mystérieux de « 1275 âmes ». Pourquoi ôter 5 habitants à l’édition française ? Le mystère demeure. J’ai bien lu quelques explications, mais aucune ne m’a convaincu du bien-fondé de ce titre. De plus une partie non négligeable des dialogues a été purement et simplement supprimée. Alors quel bonheur quand j’ai su que le livre était réédité avec une traduction intégrale, et en plus avec un titre cohérent.

Pottsville 1280 habitants c’est l’histoire de Nick, le sheriff de cette ville. Sa philosophie, c’est de se tenir loin des ennuis, de ne contredire personne. Précepte qu’il applique aussi bien dans sa ville, qu’à la maison avec l’acariâtre Myra qui lui sert de femme. Cela arrange un peu tout le monde d’avoir quelqu’un comme Nick à ce poste. Les magouilles peuvent continuer tranquillement. Rares sont ceux qui le respecte, nombreux sont ceux qui le prennent pour un nigaud. Mais cet homme masque un coté machiavélique, sans scrupule, et un parfait calculateur. Personne ne va sentir le vent tourner, et ils vont tous payer d’avoir voulu jouer au plus fin avec lui. Ce roman est au sommet du noir, il côtoie les meilleurs du genre. L’humour y tient une grande place, mais c’est le cynisme glaçant qui est le plus marquant.

C’est truculent, je me suis même surpris à un moment de ma lecture à dire à voix haute : « Il est immense ce type… ».

Venez découvrir Jim Thompson avec ce roman, et vous aurez envie de lire d’autres choses de lui à ne pas en douter.

 

Le petit plus de Collectif Polar

 

En 1981 Bertrand Tavernier réalise Coup de torchon,  avec Philippe Noiret, Isabelle Huppert et Stephane Audran.
Le scénario de Jean Aurenche et Tavernier est tiré du roman de Jim Thompson . Il déplace l’action dans l’Afrique coloniale à la veille de la Seconde Guerre mondial

Prodiges et Miracles – Joe Meno


Le livre : Prodiges et Miracles de Joe Meno. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Morgane Saysana. Paru le 30 août 2018 chez Agullo éditions dans la collection Agullo Fiction.  22€ ; (371 p.) ; 21 x 14 cm

4eme de couv 

1995, Mount Holly, une ville de l’Indiana qui se meurt. Jim Falls, vétéran de la guerre de Corée, s’efforce tant bien que mal d’élever son petit-fils métis, Quentin, un ado de 16 ans taciturne qui oublie son mal-être en sniffant de la colle. La mère de Quentin est une junkie paumée qui apparaît et disparaît au gré de ses démêlés avec des petits copains violents, son père est inconnu. L’élevage familial de poulets ne rapporte plus grand-chose, les dettes s’accumulent, l’avenir est sombre. Jusqu’au jour où une magnifique jument blanche taillée pour la course est livrée à la ferme suite à une erreur : c’est l’espoir qui renaît chez le vieil homme.
Mais l’animal attise les convoitises et deux frangins accros au crystal-meth parviennent à s’en emparer en pleine nuit. Jim et Quentin se lancent alors sur leurs traces à travers le midwest pour tenter de récupérer la bête merveilleuse avant qu’elle ne soit vendue. Au cours de cette folle poursuite, grand-père et petit-fils traversent une Amérique rurale oubliée, où drogue et violence semblent être les seuls horizons d’une jeunesse sans repères que la vieillesse ne comprend plus. Et pourtant, grâce à l’amour que chacun porte au cheval miraculeux, l’aïeul et le garçon trouveront le chemin d’une rédemption mutuelle.
Joe Meno, au sommet de son art, offre un magnifique roman noir dont les dialogues laconiques ponctuent la poésie douloureuse des paysages, de la lumière sur les plaines et de la fabuleuse beauté de la jument.

L’auteur : Joe Meno, né en 1974, a publié son premier roman à l’âge de 24 ans. Il est l’auteur de sept romans et plusieurs recueils de nouvelles, et a reçu le prestigieux prix Nelson Algren. Il écrit pour le magazine underground Punk Planet, ainsi que pour le New York Times et Chicago Magazine. Il vit aujourd’hui à Chicago.

 

Extrait :
 » La jument blanche apparut un lundi. Ni le grand-père ni son petit-fils n’avaient la moindre idée de qui l’avait envoyée. « 
« En général, la place demeurait déserte, hormis les oiseaux gris et mauves, une petite volée agglutinée sur l’unique banc, une espèce dont le chant évoquait tout à fait la mélodie qu’un vétéran de la guerre de Sécession pourrait fredonner machinalement. Les boutiques donnant sur la place observaient le même air endeuillé, leurs vitrines sombres masqués par des stores crasseux, les commerces vidés de toute vie ; il y avait un troquet où trois clients s’étaient fait descendre près d’une décennie plus tôt, les taches de sang et les silhouettes des corps tracés à la craie étaient devenues indélébiles et marquaient à jamais la gargote du sceau de ce drame sordide digne d’un polar au rabais… »

Le petit avis de Kris

Prodiges et Miracles – Joe Meno
Editions Agullo

Joe Meno, après « Le blues de la harpie » qui ne pouvait laisser indifférent, nous brosse le portrait d’un grand père et de son petit fils, plein de tendresse dissimulée.

Tous les travers d’une Amérique méconnue, de ses mauvais garçons malgré eux, de ses junkies, de ses valeurs perdues , tout est évoqué avec talent.

Il semble bien connaître cette Amérique qui ne fait pas partie de l’eldorado tant décrit. De fait, un passage page 86 est un sombre écho à notre propre situation et ce n’est point réjouissant.

Beaucoup de personnages traversent ce roman, y laissant chacun une empreinte indélébile.

A côté de cela, malgré des hauts et des bas, un semblant de famille se détache du lot et ce, grâce à l’apparition de cette belle jument blanche qui est un peu le fil rouge (si j’ose dire) de ce beau roman.

Après maintes et maintes péripéties, parviendront ils à cette fusion après laquelle , sans le savoir peut être, ils courent ?

 

La fille de la plage de Alexis Aubenque


Le livre : La fille de la plage de Alexis Aubenque. Paru le 16 mai 2018, aux Éditions, Hugo Roman. 17,00€ ; 464 p. ; 13 x 20,5 cm.

4ème de couverture :

Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Que cherche-t-elle ?

En ce début d’été, Jason, Nathan, Keith et Sandy fêtent la fin de l’année universitaire. Si certains sont issus des plus riches familles de Santa Barbara, la ville de tous les excès, et d’autres sont moins fortunés, un lien indéfectible les unit depuis leur enfance. La soirée s’annonce sous les meilleurs auspices. Mais la découverte de Chelsea, jeune fille retrouvée inconsciente sur la plage, s’apprête à changer à tout jamais leur existence.

Avec une candeur désarmante, elle s’immisce dans chacune de leurs vies. Prodiguant des conseils à Sandy, fragile et peu sûre d’elle, mais aussi à Nathan en proie à un inquiétant maître-chanteur.

Quant à Keith, totalement envoûté par Chelsea, il est prêt à tout pour la défendre.

Mais en vaut-elle vraiment la peine ? Est-elle aussi ingénue qu’elle en a l’air ? Jason, seul à émettre des craintes à son endroit, a-t-il raison de se méfier alors que les trois autres sont tombés sous son charme ?

Au travers de cette rencontre, les quatre étudiants vont se retrouver en proie au doute. Et chacun va se remettre en question et se confronter à ses désirs et à ses contradictions, pour au final relever le défi le plus exigeant qui soit : la découverte de soi-même.

L’auteur : Née le 23 décembre 1970, originaire de Montpellier. Alexis Aubenque, après une maîtrise en sciences économiques, décide de changer radicalement de cap, et se tourne vers l’écriture.

Passionné de littératures de genre, il devient libraire durant près de dix ans, tout en publiant des romans de science fiction, dont le diptyque « La chute des mondes » chez Pocket, ainsi que la nanologie « L’empire des étoiles » chez Fleuve Noir. Il se tourne ensuite vers le Thriller, où il publiera aux éditions Calmann-Levy la trilogie River Falls, dont le deuxième tome fut couronné par le Prix Polar de Cognac.

Il enchaîne en 2011 avec le premier tome des « Nuits Noires à Seattle », la suite délocalisée à l’Est de River Falls, mais aussi avec Canyon Creek, un « one shot » aux éditions du Toucan. Lauréat de prix prestigieux et traduit dans plusieurs pays, Alexis Aubenque dans son dernier roman, convie sur les plages ensoleillées de Santa Barbara une multitude de personnages attachants et savoureux dans une saga d’été qui mêle romance, amitié, mystère et rebondissements.

 

Extrait :
« La musique du boléro prenait de l’ampleur. Après les violoncelles, les flûtes, la harpe, l’orchestre tout entier s’incrustait crescendo dans la mélodie hypnotique au rythme ostinato. Sandy ferma les yeux et s’imagina à danser.
Les minutes s’égrenaient et la mélodie montait en puissance pour la cueillir tel un ouragan. Jack avait augmenté le volume et Sandy avait l’impression d’être prise dans un tourbillon de notes qui s’adressait à elle dans un langage qu’elle n’avait jamais entendu auparavant mais qu’elle comprenait intuitivement.
La voiture s’arrêta, mais Jack attendit la fin du morceau pour couper le contact.
Sandy avait les larmes aux yeux. Elle n’en revenait pas. C’était magique. Jamais elle n’aurait imaginé que la musique classique puisse provoquer de telles émotions.
– Ça va ?
– Oui, excusez moi, c’est tellement beau.
– Tu n’as pas à t’excuser. Nous vivons dans une société qui refuse d’émotion et qui ne sait plus ce qu’est la beauté. Une société qui refuse de s’ouvrir à ce qu’elle ne connaît pas est une société qui rétrécit. Comme tu l’as vu hier, je n’ai rien contre la musique rock, ou pop, r’n’b, ni même techno, mais on ne ce doit pas pour autant d’oublier ce que sont le classique et le jazz.»
 

Le ressenti de Jean-Paul 

 La fille de la plage de Alexis Aubenque

Bonjour à toutes et à tous…

 J’entretiens des rapports très particuliers avec Alexis !
(Attention ! En tout bien tout honneur !!!)

 Peut-être, parce que c’est l’un des premiers auteurs que j’ai rencontré lors d’un salon ?

Peut-être, parce qu’il fait parti de ces auteurs qui ne sont pas sur un piédestal, qu’il est très abordable ?

Qu’il est comme vous et moi, qu’il aime discuter et rire (rire surtout !)…

Peut-être, parce que plus qu’un auteur, c’est surtout un véritable conteur, et qu’il m’emmène avec lui à chacun de ses récits ?

Peut-être, aussi parce que chaque personnage qu’il créé semble si réel, si vivant, profonds et attachants que je voudrai le connaître…

 Alexis après avoir écrit des romans de science-fiction qui malheureusement sont peu connus et pourtant d’un niveau de maîtrise excellent, il m’a ébloui avec sa Saga à “River Falls“, puis la série “Nuits Noires à Seattle“, en passant par la série “Jack Turner“ et bien d’autres encore, mélange de polars et de thrillers…

Aujourd’hui je vous parle de son dernier Roman “La fille de la plage”. 

 Quatre amis inséparables, Nathan, Jason, Sandy et Keith décident de sauver une jeune fille totalement épuisée et de la mettre à l’abri…
La jeune fille est belle et perturbante, elle a peur de la police et est persuadée d’être une mauvaise personne ou pire, une criminelle.

 Pour son premier roman “Girly“, Alexis ne peut s’empêcher de semer trouble, mystères et rebondissements sur les plages ensoleillées de Santa Barbara !!!

 Aussitôt commencé, je l’ai lu d’une traite !

Tout le roman est rythmé par une Playlist hétéroclite superbe passant par les standards actuels en faisant des détours vers la musique classique et des morceaux jazzy bien choisis…

Alexis ne se contente pas de tisser une intrigue linéaire. Il créé plusieurs sous-intrigues qui viennent enrichir la principale en croisant les personnages jusqu’à me perdre, pour mon plus grand bonheur.

 Deux jours à Santa Barbara. 

Deux jours qui vont changer à jamais la vie de ces quatre amis.

Deux jours intenses qui malgré l’amour et humour, amènent finalement tension et peur, qui pourraient se révéler dramatiques !

 

Le final ?

Un régal, Alexis, je crois que c’est la première fois que tu me mets la larme à l’œil… 

J’ai encore une fois passé un excellent moment de lecture.

 Un seul mot pour résumer ce roman : Émotion !

 Je vous le conseille fortement, en attendant impatient, son prochain roman !!!

 

My Absolute Darling – Gabriel Tallent


Le livre : My absolute darling de Gabriel Tallent. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski. Paru le 1er mars 2018 chez Gallmeister dans la collection Américana.  24€40 ; (464 p.) ; 21 x 15 cm
4e de couv :
À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.
L’auteur : Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.
Extrait : 
« Elle est grande, à quatorze ans, une carrure maigrichonne et dégingandée, des jambes et des bras longs, des hanches et des épaules larges mais délicates, un cou long et nerveux. Ses yeux sont l’atout physique le plus frappant, bleus et en amande sur son visage trop mince, ses pommettes hautes et saillantes, sa mâchoire aux larges dents tordues – un visage laid, elle le sait, et inhabituel. Ses cheveux sont épais et blonds, des mèches entières pâlies par le soleil. Sa peau est constellée de taches de rousseur cuivrées. Ses paumes, la peau lisse de ses avant-bras et l’intérieur de ses cuisses sont veinés de bleu. »

 Le post-it de Ge

J’ai tellement entendu parler de ce titre lors de sa sortie que j’ai absolument voulu le lire. Enfin l’occasion se présente, merci les vacances, j’ai donc pu le sortir de ma PAL

My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. En France, il a eu de nombreuse critique sur la blogosphère, je ne suis pas certaine que la mienne apportera quelque chose de plus. Les média aussi on n’en beaucoup parlé.

My Absolute Darling est le premier roman de Gabriel Tallent. Et quel premier roman. Il met en scène un père incestueux et sa fille adolescente. Un sujet dur, choquant abordé avec finesse par l’auteur. 

La plume de Gabriel Tallent sais s’adapter aux sujets. Elle est plutôt séche quand il s’agit d’adapter des thèmes dérangeants, elle se fait lyrique lorsqu’il s’agit de dépeindre la nature, le décor dans lequel, Turtle, notre jeune ado évolue.

C’est d’ailleurs assez bluffant de voir avec quelle maîtrise narrative notre jeune auteur aborde ce premier roman.

Un auteur à suivre. Un premier roman remarquable. Je comprends mieux les éloges maintenant. Il y a dans ce roman des élans écologiques et de féministes, tout pour me plaire.

Oui…

Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

Extrait 2 :
Turtle se lève, écarte les jambes, ajuste le viseur devant son œil droit. Elle sait qu’il est aligné quand le trait est aussi fin qu’une lame de rasoir – si l’arme se redresse, elle aperçoit l’éclat révélateur de la surface supérieure du viseur. Elle rectifie l’alignement afin d’obtenir une unique ligne fine, elle pense, Fais gaffe, fais gaffe, gamine. Ainsi de profil, la carte fait une cible à peine plus épaisse qu’un ongle. Elle relâche la pression sur le 1,9 kilo de la détente, elle inspire, elle expire un souffle naturel et calme, puis elle appuie sur ce 1,9 kilo. Elle tire. La moitié supérieure de la carte volette et tourbillonne comme une graine d’érable. Turtle reste figée à l’exception des frissons qui lui parcourent les bras. Il hoche la tête, il affiche un petit sourire qu’il s’efforce de masquer, pose son pouce sur ses lèvres d’un geste sec. Puis il tire une autre carte qu’il tend à son intention.

Les loups à leur porte de Jérémy Fel


Le livre : Les loups à leur porte de Jérémy Fel. Paru le 19 Août 2015 aux Editions Rivages dans la collection Littérature francophone. 20€  (434 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche le 5 Octobre 2016 aux Editions Rivages, Collection Rivages Poche. 8€80 ; 410 pages; 17 x 11 cm

4ème de couverture :
Une maison qui brûle à l’horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu’il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un « diner » perdu en plein milieu de l’Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu’elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu’est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ?

L’auteur : Jérémy Fel fut libraire pendant quelques temps, spécialisé dans les littératures de l’imaginaire, avant de décider de se consacrer à l’écriture. C’est après ses études de lettres et de philosophie au Havre, puis quelques scénarios de courts métrages, qu’il s’est orienté vers l’écriture de nouvelles.
Les loups à leur porte (2015), son premier roman, est un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante.
En 2018, il publie Helena« , un des titres phares de la rentrée littéraire chez Rivages.

Extrait :
«Son cœur s’emballa quand le monstre lui tendit le morceau de chair qu’il tenait à la main, comme une invitation au festin, avec dans son regard le sourire que son visage figé ne pouvait plus former.

Il le sentit entrer dans sa tête, tenter de le posséder en y déversant des flots de paroles incompréhensibles, des incantations noires destinées à détruire les dernières barrières. L’odeur du sang se fit plus forte et attisa sa faim, une faim qui lui donna mal au ventre, une faim qu’il fallait assouvir. »

Les Lectures de Maud :

Les loups à leur porte de @Jérémy Fel

Nous voici plongés dans les profondeurs du noir, du dur, du machiavélique et de l’abomination. Plusieurs histoires se succèdent avec chacune leur force, leurs personnages et leur drame. Un enchaînement d’anecdotes embarque le lecteur dans une folie meurtrière.

Mary Beth, femme courageuse, pensait avoir refait sa vie en toute quiétude va rapidement voir son passé resurgir de manière sanglante et la confronter de nouveau au calvaire vécu près de 20 ans plus tôt. Elle fait partie, avec son fils, des protagonistes les plus attachants du roman.

L’auteur signe ici un premier livre magistral, une écriture magnifique qui contraste très bien avec le thème qui se veut violent et abjecte. La succession de victimes est impressionnantes mais tout à fait acceptable pour certaines. Pour tous les fans de glauque je vous recommande vivement cette passionnante lecture !!!!

Je lirai très prochainement Héléna son tout nouveau roman

 

Blackstone de Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elle vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Ce matin Maud s’est lancée, Eppy c’est maintenant

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:


Le livre :  de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« 
Paxton attendit qu’elle quitte la terrasse pour s’approcher.
Elle avait laissé sur une table une coupe de champagne pleine, posée sur une serviette.
Paxton écarta la flûte, déplia la serviette et y lut un nombre – 126 – écrit au rouge à lèvres. Le numéro d’une chambre ou d’une suite de l’hôtel.
La serviette contenait une carte magnétique. La clé de la chambre.
Ingénieux, pensa Paxton en glissant la carte dans la poche de son pantalon. Il se dirigea ensuite vers les ascenseurs, d’une démarche ni trop lente, ni trop pressée. Ne jamais attirer l’attention, pas évident pour un Américain de type caucasien qui vivait en Chine. 

 

La Kronik d’Eppy Fanny

BLACKSTONE DE GUILLAUME RICHEZ – FLEUR SAUVAGE

En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire :

Un avion s’écrase sur l’ambassade des Etats-Unis à Pékin. Accident ? Attentat ? Langley et la Maison Blanche sont en ébullition.

A Pékin depuis 2 ans, sous les ordres de Gordon Wade, le chef du Bureau Asie-Pacifique de la CIA, Jacques Malone, officier NOC (Non-official cover : officier clandestin) épie, grâce à une taupe, Qing Xiaotong, l’un des plus hauts responsables du tout puissant ministère de la Sureté de l’Etat. Son informatrice, la maîtresse attitrée de Qing, organise une rencontre avec un informaticien qui souhaite garder l’anonymat. Cet homme aurait en sa possession les preuves d’une opération visant les Etats-Unis. L’échange tourne mal, la NSA s’en mêle.

Un sacré bazar et une belle compétition de testostérone.

Extrait page 98 : « La mission Jack, reste concentré sur la mission. On traque les salopards qui ont crashé le 737 sur l’ambassade » – « Malone raccrocha. Oui, il avait bien compris le message. Pourquoi diable avait-il l’impression que Gordon Wade essayait de le baiser sur ce coup-là ? Dans quelle nouvelle combine trempait le chef du Bureau Asie-Pacifique ? »

Il faut dire que la loyauté de Gordon va toute à sa maîtresse du moment.

L’agent spécial Nina Rodrigues est envoyé à Pékin pour enquêter sur l’attentat. Nina qui a été l’un des meilleurs profileurs de l’unité des sciences du comportement avant que des soucis personnels ne la conduisent à se noyer dans l’alcool. Mais elle sait encore compter et la liste des victimes ne correspondait pas à celle des passagers. Il y a un survivant ! Hélas elle arrive trop tard. Le rescapé a été tué. Il gardera à tout jamais ses secrets.

En mer de chine le major Bennet a reçu l’ordre d’effectuer une attaque simulée au-dessus du groupe naval chinois qui se dirige vers Taiwan. Avec deux autres pilotes et leur F-22 Raptor ils passent en rase motte sur cible. Mais voilà que des intercepteurs chinois sont également dans les airs, les frôles et tire des missiles sur eux. Le Lieutenant Palazzo meurt sur le coup, Bennet est abattu et capturé. Un seul pilote rentrera indemne à la base. Bennet sera retenu prisonnier des chinois, malgré leurs démentis.

A l’ambassade des Etats-Unis, Malone fait la connaissance de Rodrigues. Ils se jaugent, s’observent et font équipe pour retrouver la taupe qui semble se cacher à l’ambassade

Malone découvrent avec effroi que les hommes qu’il a supprimés étaient comme lui de la CIA. Quelles informations Wade a-t-il encore gardé pour lui ?

Puis pour corser encore le récit, en plus de toutes ces tensions internationales, de la guerre inéluctable qui semble se dessiner dans un avenir proche, il y a ce tueur en série qui rôde à Pékin. Le tueur « 207 » qui massacre ses victimes. Rodriguez qui devrait rentrer à Amérique, accepte d’aider Qiao Daxing, vice-secrétaire du parti au sein du Gonganbu.

Puis Rodriguez et Qio sont convaincus qu’un lien existe entre le tueur en série et l’attentat.

Extrait page 248 : « Et les femmes ? Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plait tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. »

Il est dangereux de poursuivre un tueur en série.

Aux Etats-Unis, la Directrice du Service national clandestin, Sanders, et la Sénatrice Mc Govern, malgré leur haine et leur méfiance, vont s’unir pour tenter de découvrir la vérité.

Une vérité fuyante et volatile. D’ailleurs où est la vérité dans tout ça ?

Bennet deviendra un héros national, un objectif, une mission. Wade aura son heure de gloire, tant rêvée, et Malone fera, une fois de plus le sale boulot et deviendra lui aussi un héros.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

Blackstone – Guillaume Richez


Aujourd’hui c’est double chronique.

On vous propose deux avis pour le prix d’une. Deux flingueuses ont lu le même livre et chacune leur tour elles vous délivrent leur avis. Et c’est Maud et Eppy Fanny qui s’y collent. Maud ce matin, Eppy cet aprem

Allez c’est parti pour la Double Chronique de…:

Le livre :  Blackstone de Guillaume Richez. Paru le 17 Mai 2017 aux éditions Fleur Sauvage. 22.00 euros. 552 pages. 22,5 x 4,1 x 14 cm

4ème de couverture :
Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

L’auteur : Vivant à La Penne sur Huveaune (06), Guillaume Richez a suivi des études de Lettres Modernes à Aix-en-Provence. Grand lecteur, il devient en 2011 membre du jury du 37ème Prix du Livre Inter présidé par Amin Maalouf. La même année, il est également juré du Prix du Meilleur polar des lecteurs de Points, sous la présidence d’Antonin Varenne. Le prix est décerné au romancier américain Pete Dexter pour son roman Cotton Point. En 2012 paraît chez  » J’ai Lu  » son premier roman, Opération Khéops, couronné du Prix WeLoveWords, un roman d’espionnage réservé à un public averti.
Extrait :
« Les femmes tu les hais et toute cette colère te rend fou. Tu ressasses sans arrêt le même fantasme morbide. La pression monte de plus en plus. Tu y penses sans cesse pendant des jours et des jours. Quand tu vois une femme qui te plaît tu te dis que ce serait intéressant de lui ouvrir le ventre pour mettre ses tripes à l’air et puis de la sodomiser avec un fer à souder pendant qu’elle est en train de crever comme une chienne. Rien qu’à cette idée, tu bandes, mais te branler en pensant à tout ça ne suffit plus à te calmer.»

Les Lectures de Maud :


Un thriller remplit de panache, un rythme très entraînant. Il est destiné à toutes les personnes qui aiment les théories du complot et bien sûr également à tous les autres. Très documenté et illustré, ce livre se lit comme le journal, l’impression d’immersion est totale. Nous suivons Rodriguez et Malone, pas à pas, jusqu’au dénouement, très inattendu.
Les personnages, nombreux dans cet œuvre, vous entraînent dans leurs aventures très périlleuses, le danger est partout, à chaque coin de rue, à chaque rencontre. Nous vivons leurs déboires, leurs revirements avec beaucoup d’empressement, que va-t-il leur arriver ? A qui vont-ils pouvoir se fier et faire confiance ?
L’auteur, avec beaucoup de fluidité, nous dépeint avec réalisme, une situation qui à tout moment risque de basculer et entraîner le monde dans une guerre internationale. La documentation très riche donne à ce récit un réalisme déroutant. Très addictif, les pages de ce livre se tournent naturellement. Les nombreux rebondissements et trahisons donnent à cette œuvre un rythme très soutenu !! J’ai beaucoup aimé le livre, j’espère qu’il en sera de même pour vous

 

 

 

 

 

Blackstone – Guillaume Richez

Métamorphosis de Vivianne Perret


Houdini, magicien & détective Volume 1, Metamorphosis de Vivianne Perret. Paru le 5 octobre 2016 aux Ed du Masque.18€ ; (250 p.) ; 23 x 15 cm
Réedité en poche le 5 octobre 2017 chez 10/18 dans la collection Grands Détectives. 7€60 ; (260 p.) ; 18 x 11 cm
4e de couv :
Entre mafia chinoise, corruption et tours de magie, un portrait passionnant de Houdini dans une Amérique du XXe siècle en profonde mutation.
San Francisco, juillet 1899. Le jeune magicien Harry Houdini, en tournée en Californie avec sa charmante épouse Bess, fait alors sensation avec son tour Metamorphosis (ou la malle des Indes) et son tout nouveau numéro d’escapologie, où il se débarrasse de dizaines de menottes et de chaînes en quelques minutes.
Après l’un de ses spectacles, Houdini est invité à se rendre à Chinatown chez un riche négociant en soie. Ong Lin Foon, qui n’a aucune confiance en la police, lui demande de retrouver sa nièce, kidnappée à son arrivée à San Francisco. Le marchand craint qu’elle n’ait été enlevée pour aller grossir les bordels de Chinatown. Poussé par Bess qui juge le sort de ces victimes révoltant, Houdini accepte de mener l’enquête. Ce que Bess ignore, c’est que le magicien va également mener en parallèle une mission secrète pour le gouvernement américain…
……………………
L’auteure : Vivianne Perret est historienne, écrivain, journaliste et une insatiable polyglotte globetrotteuse. Fascinée par les coulisses de l’Histoire, elle est une grande spécialiste des Etats-Unis et tout particulièrement incollable sur la figure mythique de Buffalo Bill et sur les Indiens Lakotas. Elle a même poussé sa passion pour les Indiens des plaines jusqu’à apprendre le sioux. Après Metamorphosis, elle offre une suite palpitante aux aventures du magicien Houdini dans Le Kaiser et le roi des menottes, aux éditions Lattès.
……………………
Extrait : 
“Jim n’était pas convaincu par les explications de Houdini ; il insista, vaguement inquiet pour l’avenir du patron.
– Ouais mais imaginez que quelqu’un finisse par comprendre votre truc. Eh ben, votre tour, il est foutu.
Houdini pila net.
– Impossible”
Il embrassa le rue d’un coup d’œil, comme si son regard transperçait les murs de brique et se portait bien plus loin, franchissant les mers.
– Nous sommes à l’aube d’un nouveau siècle et je suis le magicien qui va le marquer de son empreinte.
Tu sais pourquoi ?
Il marqua un petit temps d’arrêt et posa sa main sur l’épaule de Jim. L’adolescent secoua négativement la tête.
– Parce que je suis le meilleur, mon petit Jim. Tout simplement parce que je suis le meilleur.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Métamorphosis de Vivianne Perret

J’ai rencontré Vivianne Perret fin mars, au PolarLens. C’est mon ami Alexis Aubenque qui venait de s’entretenir avec elle qui m’a conseillé d’aller la voir. Je n’ai pas regretté du tout.

Discuter avec une passionnée d’écriture et d’Histoire qui après un début de discussion timide, s’ouvre, et s’illumine en transmettant son émotion fut un instant de pur bonheur !

Mais les écrits allaient-ils être au niveau de ce qu’elle me racontait ?

J’ai toujours aimé les romans qui se déroulent pendant la fin du XIXe siècle ou le début du XXe siècle, voire romans historiques tout simplement.

Ils obligent les auteurs à adopter une écriture très différente, à faire des recherches plus poussées, mais c’est surtout les ambiances qui doivent être sublimées et lorsque le scénario est en adéquation, alors c’est le bonheur…

Amateurs de violence et de sang passez votre chemin… Ce Polar est tout en finesse…

Vivianne Perret, nous entraîne dans un autre monde, tout du moins un monde méconnu. Le Chinatown de San Francisco !

Les chinois qui y vivent sont invisibles aux yeux des américains et sont soumit aux rackets constants sans possibilité d’en sortir au risque d’être agressé, les trafics de tous types, les meurtres et bien sûr le racisme et la prostitution…

Pourquoi est-ce le fameux magicien Houdini, qui mêne l’enquête policière ?… Ça je ne vous le dévoilerait pas !

Je peux juste vous dire que ce n’est pas anachronique du tout et cela fonctionne plutôt bien.

Le maître de l’escapologie, l’illusionniste surdoué pas si étonné que ça, va se retrouver au cœur d’un kidnapping.

L’intrigue policière qui semblait basique au départ et on ne peut plus classique, va au fil des pages s’avérer plus complexe que ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

Personne n’est vraiment ce qu’il semblait être…

La magie de Viviane autant que celle d’Houdini opère, et s’est avec plaisir que son écriture fine et élégante m’amène au dénouement final.

Challenge réussit pour moi. Les personnages sont bien développés et attachants et les surprises éclairent les chapitres au fur et à mesure.

Autant de bonnes raisons de découvrir les tomes suivants.

A lire !

La Vague – Todd Strasser


Le livre  : La Vague de Todd Strasser. Traduit de l’anglais par (Etats-Unis) Aude Carlier, avant-propos Harriet Harvey Coffin. Paru le 19 février 2009 chez Pocket dans la collection Pocket Best. 6€40 ; (221 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : «La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action.» En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

«Ce best-seller, qui est devenu un manuel d’histoire en Allemagne et bientôt un film, souligne qu’il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain.» Philippe Vallet – France Info

L’auteur : Todd Strasser est né en 1950 à New York et a grandi à Long Island. Il a vécu quelques années en Europe, avant de revenir aux Etats-Unis étudier la littérature et l’écriture. Il travaille ensuite pour plusieurs journaux, écrit notamment des articles et nouvelles pour The New Yorker, The New York Times, Esquire. En 1978, il publie son premier roman Angel Dust blue. C’est en 1981 qu’il publie son La Vague (The Wave) sous le pseudonymes Morton Rhue. Il a depuis publié de nombreux romans, certains sous l’alias de T. S. Rue, qui ont été traduits dans plus d’une douzaine de langues.
Extrait :
Dans la classe où il enseignait l’histoire, Ben Ross était penché au-dessus d’un vidéo-projecteur, essayant désespérément d’insérer un film dans le labyrinthe complexe de molettes et de lentilles de l’appareil. Au bout de la quatrième tentative, il n’avait toujours pas compris comment s’y prendre. Frustré, il se passa la main dans ses cheveux châtains ondulés. Toute sa vie, il avait été démuni devant les machines – les vidéo-projecteurs, les voitures… même la pompe en self-service à la station à essence du coin le rendait fou.

Le post-it de Ge

Roman fondé sur une histoire vraie. Au lycée Palo Alto, en Californie, Ben Ross s’interroge avec ses élèves sur la facilité avec laquelle le peuple allemand a suivi Hitler et les nazis. L’enseignant décide de tenter une expérience, la vague. Il choisit sans le signaler à ses élèves d’appliquer certains principes du nazisme. Au fur et à mesure, les élèves se prennent au jeu.

La vague

L’Histoire est-elle destinée à se répéter ?

L’Histoire est-elle un éternel recommencement ?

C’est à ces questions que Todd Strasser essaie de répondre dans La Vague.

Pour faire comprendre à ses élèves l’horreur nazie, un professeur d’histoire tente dans sa classe une expérience terrifiante : la Vague.

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. »

La Vague est basé sur une expérience qui s’est réellement passée aux États-Unis dans les années 70.

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort :

« La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action ».

En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences ?

Au lycée Gordon, il y aura un avant et un après la Vague.

La Vague est le récit hallucinant de cette expérience qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.

Oui mais  cette histoire a un écho particulier aussi aujourd’hui. Nous vivons aussi des temps troubles. Une période où l’obscurantisme rôde. Et c’est assez incroyable de voir comment notre jeunesse peut se laisser berner et se voir adhérer à des idées nauséabondes. Comment un seul individu peut les pervertir . On comprend aussi mieux les mécanismes qui aujourd’hui encore fonctionnent sur nos jeunes qui s’engagent dans le djihad ! Perso j’avoue ça m’effraie et je me sens impuissante !

Ce roman a été publié aux Etats-Unis en 1981. Il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Europe, et a été  porté à l’écran en Allemagne, adapté au cinéma par Dennis Gansel. Publié en France il y a 10 ans, il entre directement dans les meilleures ventes. La Vague a également été adapté en roman graphique aux Éditions Jean-Claude Gawsewitch malheureusement, il est maintenant indisponible chez l’éditeur.

 

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