Comme un chien de Jack Ketchum


comme un chien JackLe livre : Comme un chien  de Jack Ketchum, Lucky McKee. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicolas Jaillet. Paru le 20 septembre 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ; (275 p.) ; 24 x 16 cm.

 

4e de couv :

Bienvenue chez les Cross, une famille aisée de Los Angeles. Une famille heureuse… en apparence. Delia, onze ans, est une star en train d’éclore. Tout le monde dépend d’elle : sa mère, qui gère d’une main de fer ses auditions ; son père et ses voitures de collection ; son frère que la jalousie ronge. Heureusement que Caity, le chien de la famille, est là. Auprès d’elle, Delia se sent aimée, en sécurité.

Une nuit, un incendie se déclare dans la chambre de la petite. Sauvée in extremis par son chien, Delia survit, défigurée. Mais sa mère y voit une opportunité. L’argent, voilà ce qui compte chez les Cross. Quitte, pour l’obtenir, à vendre la souffrance d’une enfant…

 

L’auteur : Jack Ketchum, né en 1946, est considéré comme l’un des plus importants auteurs américains vivants. Derrière ce pseudonyme (emprunté à un hors-la-loi américain qui finit pendu) se cache un écrivain qui fut le secrétaire de Henry Miller. Son premier roman, Morte saison, incita la revue Village Voice à réclamer publiquement la condamnation de son éditeur pour « violente pornographie ». Ketchum a depuis publié onze romans et pas moins de trois films viennent tout juste d’être tirés de ses œuvres.Jack Ketchum est l’auteur, notamment, de Une fille comme les autres et Fils unique. Aux côtés du réalisateur Lucky McKee, il livre le récit terrifiant, implacable, d’une famille au bord de la désintégration. Lucky McKee est réalisateur, acteur et écrivain, célèbre notamment pour son film May. Il a collaboré avec Jack Ketchum sur The Woman et sur I’m not Sam.

 

Extrait :
Ce matin-là, elle est allée d’abord vers Delia, puis vers lui. Robbie n’avait jamais vu sa sœur sourire comme ça, et jamais plus depuis.
Il sent encore la tiédeur de sa langue. Il se rappelle l’odeur de son haleine de chiot. Cette petite masse qu’elle formait entre ses mains.
Cette merveilleuse créature, toute neuve, parmi eux.
Un chien, c’est magique.
Et, au fond, ça ne fait rien qu’elle soit à Delia d’abord et à lui ensuite. Il a lu des choses à propos des chiens. Il sait qu’il y a celui qui reçoit les ordres et les transmet, et la meute. Robbie, c’est la meute. Par définition, maman et papa sont des chiens dominants – des alpha, comme on dit. Ils sont plus grands, ils parlent plus fort. Ils donnent les ordres.
Mais Caity n’a pas l’air très concernée. Elle a sa propre vision des choses. Elle bouscule les idées reçues. La voix qu’elle écoute en second dans l’ordre de fréquence et d’attention, c’est la sienne, pas celle des parents. Robbie s’en satisfait et, même, il lui en est reconnaissant. Sa place dans la meute est confortable.

 

Chronique de Lecteur

 

Le tuyau de Nico

A 11 ans, Delia Cross est une jeune actrice talentueuse. Elle vit avec ses parents et son frère jumeau, qui organisent leur vie en fonction d’elle. A la veille d’un contrat déterminant pour sa carrière, la jeune fille est victime d’un terrible accident dont elle sort défigurée. Sa mère, pour qui seul l’argent compte, met en scène sa souffrance. Seule Cathy, sa fidèle chienne, peut la protéger.

Jack Ketchum est un auteur qui avance masqué. Alors que tous ses collègues en font des caisses pour faire croire, au moyen d’un style boursoufflé, que leur histoire est bien plus horrible, terrifiante et pertinente qu’elle ne l’est réellement, Ketchum joue la carte de l’anodin. Il avance des faits qui n’ont l’air de rien et qui, en s’accumulant, forment un monstre. Une réalité intime, qui est aussi un fait de société admis de tous et qui, pourtant, est inadmissible. Il en donne un exemple ici avec l’histoire d’une famille américaine aisée, mais dont l’économie entière repose sur les épaules d’une petite fille de onze ans. C’est une réalité courante aux Etats Unis et ailleurs. Ça ne choque personne. Et pourtant, quand on prend le temps de s’y pencher…

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Aux vents mauvais d’Elena Piacentini by Kris


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Le livre :  Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini. Paru le 5 janvier 2017 chez Au-delà du raissonable.  18€ ; (392 p.) ; 19 x 13 cm 

4e de couv :

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. A l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.

 

elenaaL’auteur : Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l’auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l’ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

Collectif Kris

Le petit avis de Kris

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Aux vents mauvais – Elena Piacentini

Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

L’auteure a une façon bien à elle de raconter des histoires. Ici, se basant sur des faits réels, la déportation de ces jeunes réunionnais dans la Creuse, passé peu glorieux de la France, elle nous conte une enquête bien énigmatique et en profite pour faire passer quelques messages sur notre société d’aujourd’hui.
Malgré la noirceur des faits relatés, Elena fait chanter les mots.
Et puis toujours ce rapport grands parents/petits enfants très présent tout au long du récit.
On ne se rassasie pas une seule fois des mots et de la poésie qui habite ces écrits.
Il faut lire Elena c’est un vrai bonheur !

Et vous pouvez retrouver Ici la chronique d’Aux Vents mauvais par Ge notre porte flingue

Etsa chronique du dernier opus d’Elena Piacentini , Comme un long échos 

Mais surtout ne rater pas le super entretien entre Ge et Elena, c’est ICI Elena sous le feu des question de notre porte flingue

 

Je sais pas de Barbara Abel


Le livre : Je sais pas de Barbara Abel. Paru le 6 octobre 2016 chez Belfond. 19€90 ; (429 p.) ; 23 x 14 cm

 

4ème de couv
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme…

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

 

 

 

 

Biographie de l’auteur
Née en Belgique en 1969, Barbara Abel est passionnée de théâtre et de littérature. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre. Pour son premier roman, L’Instinct maternel (Le Masque, 2002), elle a reçu le Prix du Polar de Cognac. Aujourd’hui, ses livres sont adaptés à la télévision, au cinéma, et traduits dans plusieurs langues. Après L’innocence des bourreaux (Belfond, 2015), Je sais pas est son onzième roman.

Extrait :

« Cet échange de regards n’a pas échappé à Camille qui en ressent une profonde détresse. Se peut-il que sa propre fille se méfie d’elle ? Est-il possible qu’elle soit à présent tributaire de l’autorisation de Patrick pour pouvoir prendre son enfant dans ses bras ? »

Le petit avis de Kris

Je sais pas de Barbara Abel

 

Le jour de la sortie en forêt de l’école maternelle des Pinsons, la petite Emma disparaît. Son institutrice Mylène finit par la retrouver à la nuit tombante dans une cavité. Piégée à son tour, l’institutrice parvient à hisser la fillette sur ses épaules, laquelle s’échappe et court rejoindre le groupe. Mais Mylène reste introuvable et Emma ne sait pas indiquer où se trouve sa maîtresse.

 Barbara a le don de vous fiche les miquettes !! Et de plus en vous affichant deux visages d’anges, et sur la couverture et le sien. Les miquettes parce que ses histoires peuvent toujours se produire dans la vraie vie (d’ailleurs, quelquefois je me sens un peu voyeuse) Cette si jolie petite fille avec ce visage d’ange ne peut qu’attirer l’œil et donner l’envie de la protéger. En réalité c’est elle qui va vous attirer dans son jeu et vous déstabiliser. Encore une belle réussite au tableau de notre Belge préférée.

Jeremy Cobhan de Filippo Della Croce


Bonjour à vous tous, aujourd’hui notre psychopathe du polar nous propose une chronique un peu différente. Elle l’a couplé d’un petit entretien avec l’auteur.

Mais je vous laisse découvrir tout cela avec Marie Noëlle

Le livre : Jeremy Cobhan  de Filippo Della Croce. Paru le 9 janvier 2017 chez Slatkine. 29€ ; (325 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Un jour de mai, dans une petite ville de Nouvelle- Angleterre, un père de famille décède dans un accident de voiture. Au même moment, son enfant de neuf ans disparaît alors qu’il joue avec un copain sur le parking d’un restaurant. Y a-t-il un lien entre les deux drames ? Face à des investigations qui piétinent, l’oncle de l’enfant, jeune avocat, décide de retrouver son neveu.

 

La Chronique de Marie-Noëlle sur

JEREMY COBHAN par FILIPPO DELLA CROCE 

Editions SLATKINE / 325 pages

 

Dans un premier temps, laissez moi vous présenter Filippo

 

Né en Italie en 1975 de mère Suisse et de père Italien, ingénieur en environnement diplômé de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne en 2001. J’ai vécu jusqu’à l’âge de 20 ans à Portovenere, village pittoresque de la région des Cinq Terres en Italie avant de m’établir sur les rives du lac Léman pour poursuivre mes études. Je vis actuellement à la Tour-de-Peilz dans le canton de Vaud, avec mon ami Jules, de nationalité américaine.

 

 

 

 Pourquoi l’écriture, quel est ton parcours ?

J’ai toujours rêvé d’âtre écrivain, un peu comme les enfants rêvent de devenir pompier ou danseuse. Évènement déclencheur : longue convalescence chez moi suite au diagnostic de leucémie en 2008 et deux greffes de moelle en 2009 et 2013. J’ai pu me dédier exclusivement à l’écriture de Jeremy Cobhan pendant une année.

Que lis tu ?

Presse écrite essentiellement. Je ne suis pas un lecteur de romans. Pour mon écriture je m’inspire essentiellement de mon vécu,  Je me passionne de cinéma, de séries TV et de documentaires en tous genres.

 Pourquoi un polar ?

J’ai toujours eu un côté un peu noir, de plus j’aime mettre au profit l’esprit rationnel de l’ingénieur que je suis dans la construction d’intrigues complexes. Mon histoire se passe aux EU, en Nouvelle Angleterre, région que je connais pour y avoir vécu plusieurs mois lors de l’élaboration de mon travail de diplôme en tant qu’étudiant invité à l’Université de Harvard, à Boston, entre 2000 et 2001.

 Une suite à J Cobhan ou tout simplement un autre polar ?

Un autre roman certainement. Un polar, très probablement. La suite de Jeremy Cobhan, peut-être. Je suis en pleine réflexion, notamment en ce qui concerne les possibilités d’amélioration de mes techniques narratives (structure, personnages, style).

 

EXTRAIT 

 …Jeremy avait toujours été un enfant peu bavard. Il passait des heures dans sa chambre à dévorer des bandes dessinées ou feuilleter des revues d’animaux. Il était passionné de faune marine et rêvait de voir les baleines. Ses questions inattendues m’amusaient. Elles étaient à chaque fois un vrai défi : « Où sont les moustiques en hiver ? » « D’où viennent les étoiles filantes ? ».
Un jour, à l’âge de 4 ans, il m’avait demandé pourquoi je sortais avec un garçon. Sa question m’avait pris de court. J’avais improvisé une réponse qui m’avait laissé songeur : « Le monde serait bien triste s’il n’y avait qu’une sorte de fruit. Eh bien, c’est la même chose avec les gens. Si l’on était tous pareils, ce serait moins intéressant, tu ne trouves pas ? » Il avait semblé comprendre avec le plus grand naturel……..

 

 Mon AVIS

 Mai 2013, Rockport près de Boston, Nicholas COBHAN et son fils Jérémy de 9 ans ont disparus.

La voiture de Nicholas est retrouvée au fond d’un ravin et son corps gît non loin de là. Mais où est passé Jérémy ?

Thomas, avocat et frère de Nicholas décide d’enquêter pour retrouver son neveu et peu convaincu de l’accident va tout faire pour élucider ce mystère face à la passivité de la police locale.

 Dans un premier temps je dois dire que j’ai lu le manuscrit de Filippo en Juin 2015 pour une maison d’édition qui n’a jamais daigné répondre, c’est pourtant pas compliqué : OUI / NON (il suffit de cocher la case !) Bon ça c’est mon côté « italienne » et puis il faut dire les choses M’ENFIN !

Voici un premier roman/polar qui ne laisse pas de marbre puisque Filippo traite de l’homophobie entre autres, ce qui est rare !

Les personnages, j’aime bien la façon dont ils sont présentés bien que certains méritent d’être un peu plus exploités.

Beaucoup de sentiments dans ce livre sont exprimés et de ce fait touchants de part leurs réalités.

On ne reste pas non plus insensible aux paysages que l’auteur connaît bien et de ce fait très bien exprimés.

L’intrigue est bien menée et suscite de l’intérêt dès le départ, avec une fin bien imaginée.

En résumé, je pense que ce premier polar peut faire des bébés. Filippo est quelqu’un de très sensible et son écriture s’en ressent. Je lui souhaite beaucoup de succès car il le mérite et j’attends la suite……

 

La deuxième vie d’Amy Archer de R. S. Pateman


Le livre : La deuxième vie d’Amy Archer de R. S. Pateman. Paru le 4 juin 2014 chez Actes Sud; Actes noirs. 22€30 ; (349 p.) ; 24 x 15 cm.

 

 

Le point de vue des éditeurs

Le 31 décembre 1999, Amy Archer, fillette de dix ans, a disparu de son terrain de jeux habituel. On n’a jamais retrouvé son corps, et la vie de ses parents, Beth et Brian, s’en est trouvée dévastée.

Dix ans jour pour jour après sa disparition, Beth est seule, toujours aux prises avec l’énormité de son chagrin, seule face à l’horreur de ne pas connaître le sort de son enfant unique, quand une inconnue frappe à sa porte, prétendant savoir ce qui est arrivé à Amy.

Beth fait la connaissance d’une fillette, troublant sosie de sa fille disparue, qui sait des choses qu’Amy est seule à pouvoir connaître : le nom de son jouet préféré, des souvenirs de vacances, ce que Beth prend au petit-déjeuner. Mais comment la fillette pourrait-elle être Amy ? Elle n’a pas du tout vieilli…

Pour découvrir ce qui est vraiment arrivé à Amy, Beth va devoir remettre en question tout ce à quoi elle croyait et envisager l’impossible.

Aussi glaçant qu’haletant, La Deuxième Vie d’Amy Archer est le premier roman d’une nouvelle voix dans le monde du suspense psychologique britannique. Un thriller coup de poing, qui ravira ceux qui ont aimé Avant d’aller dormir, de S. J. Watson, et Les Apparences, de Gillian Flynn.

 

L’auteur : R. S. Pateman a été accompagnateur de voyages, animateur de centre de loisirs, et videur de boite de nuit, mais il a toujours voulu devenir écrivain. Il a fini par s’y coller et a écrit plusieurs livres. L’un d’entre eux est devenu La Deuxième Vie d’Amy Archer.

 

 

 

Extrait :
Elle est plus grande qu’elle ne paraissait derrière la fenêtre, et la lumière argentée que laisse entrer l’embrasure de la porte rend son visage encore plus pâle. Son sourire faiblit. Quand elle essaie de parler, aucune parole ne franchit ses lèvres. les mots me font défaut à moi aussi. Je prends une profonde inspiration. Ma question finit par sortir en un murmure désespéré.
“Où est ma fille ?”
Libby avale sa salive et se mord la lèvre.
“C’est une longue histoire. Il voudrait peut-être mieux vous asseoir.”
Je recule lentement et ouvre la porte.
Le froid la suit dans l’entrée. Elle ôte ses gants et me présente la main droite. Sa poignée de main est brève, mais je sens tous les os de ses doigts.
Je retire brusquement ma main.
“Je sais que ce n’est sûrement pas facile, dit-elle. Croyez-moi, ce n’est pas facile pour moi non plus.
— dites-moi seulement ce que vous savez. Je vous en supplie.”
Elle hausse les épaules et prend une inspiration.
“Ça va vous sembler très bizarre. Vous allez penser que je suis folle – si ce n’est pas déjà fait.”
Elle me reprend la main. Je la retire à nouveau.
“Je sais où est Amy.” Sa voix est ferme. Son ton catégorique.
“vous l’avez déjà dit. Mais… si on avait trouvé son corps,
la police serait venue me prévenir.
— Je n’ai pas retrouvé son corps.”
Je m’appuie contre le mur, les yeux fermés, et je me pince l’arête du nez. J’ai bien du mal à trouver le souffle ou le courage pour exprimer à haute voix ce que je crois saisir.
“Je… ne comprends pas. voulez-vous dire…?”
une promesse impossible me fait tourner la tête.
Libby fait un oui imperceptible de la tête.
“C’est exact, madame Archer. Amy est vivante.”

 

Le post-it du bibliothécaire :

A 10 ans, Amy, la fille de Beth, a disparu sans laisser. Dix ans plus tard, Beth fait la connaissance d’une fillette, le sosie d’Amy au moment de sa disparition, qui sait des choses que seule son enfant est en mesure de savoir. Beth doit alors tout remettre en question pour découvrir ce qui est réellement arrivé à sa fille.

Un polar très original . Une intrigue surprenante et puissante Des personnages convaincants, tout en nuance bien nuancés. Une belle et parfaite réussite

Un suspense psychologique implacable !

Bref, pourquoi pas un nouveau coup de cœur pour ce premier roman ?

 

Nuit de Bernard Minier


Le livre : Nuit de Bernard Minier. Paru le 23 février 2017 chez XO.  21€90 ; (524 p.) ; 24 x 16 cm

4ème de couv

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore. Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant. Au dos, juste un prénom : GUSTAV Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis. UN FACE-À-FACE ANGOISSANT

L’auteur : Bernard Minier est né à Béziers en 1960 et a grandi dans le Sud-Ouest au pieds des Pyrénées.  Contrôleur principal des douanes, marié et père de deux enfants, il vit aujourd’hui en région parisienne. Il fera carrière dans le service des douanes donc avant de faire le grand saut vers l’éditions.

Glacé (2011), son premier roman, a reçu le prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac. Il a été adapté  en série télévisée par Gaumont Télévision et M6 en 2016.
Après Le Cercle (2012) , N’éteins pas la lumière (2014),  Une putain d’histoire (2015), a également reçu le prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac.
Ses livres, traduits en 19 langues, sont tous publiés aux Éditions XO et repris chez Pocket.

 

Le petit avis de Kris

 Nuit – Bernard Minier

Alors que Kirsten Niggard enquête sur le meurtre d’une technicienne d’une base off-shore, elle trouve des photographies de Martin Servaz. Ce dernier est épié. Cette enquête les mène vers Julian Hirtmann, l’insaisissable tueur.

 J’ai enfin retrouvé Bernard Minier !! Je l’avais un peu perdu avec ses deux précédents même si son écriture reste unique et si éloquente.

  Ce 5ème opus où nous retrouvons Martin Servaz et sa relation si particulière au tueur Julian HIRTMANN m’a captivé du début à la fin et ce malgré ma grosse déception après l’adaptation télévisuelle de « GLACÉ « 

On retrouve un Martin Servaz toujours aussi fragile et en même temps d’une droiture et d’une volonté toutes entières.

L’auteur mêle savamment l’intrigue aux sentiments mais n’oublie pas de tacler un tantinet notre société en mal de repères, ce qui donne beaucoup d’humanité à ce thriller.

Extrait
« Toulouse était une ville qui sécrétait de la délinquance comme une glande libère une hormone. Si l’université était le cerveau, l’hôtel de ville le coeur et les avenues des artères, la police, elle, était le foie, les poumons, les reins … Comme eux, elle assurait l’équilibre de l’organisme par filtration des éléments impurs, élimination éventuelle des substances toxiques, stockage provisoire de certaines impuretés. Les déchets irrécupérables finissaient en taule ou ressortaient dans la rue – autrement dit, dans les intestins de la ville. Bien entendu, comme tout organe, il lui arrivait de dysfonctionner »

Après Glacé, récemment adapté en série pour M6, Le Cercle et N’éteins pas la lumière, Bernard Minier, auteur incontournable du thriller français, signe le grand retour du commandant Servaz.

 

 

Dompteur d’Anges de Claire Favan


Le livre : Dompteur d’Anges de Claire Favan. Paru le 16 février 2017 chez Robert Lafoont dans la collection La Bête Noire.  20€ ; (415 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…

Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016.

Hello Geneviève,

Me revoilà pour la troisième partie du concours.

J’hésite fort entre mes chroniques mais comme il faut bien en choisir une, voici celle de Claire Favan.   Bonne lecture et à bientôt. Je croise les doigts pour le concours et te souhaite encore un super anniversaire pour ton Blog ! 💟

La Chronique de Nadia

DOMPTEUR D’ANGES – CLAIRE FAVAN

Enooorme !!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Claire Favan avait confirmé l’immensité de son talent avec son dernier livre SERRE MOI FORT (sorti le 9 février en poche), je l’attendais donc de pied ferme, pensant qu’elle avait atteint le sommet de son art et qu’elle ne pouvait nous offrir une deuxième claque à la suite.
Et bien non, elle ose et elle récidive avec DOMPTEUR D’ANGES en frappant plus fort encore, beaucoup plus fort !!!

Une bombe, une claque, une pépite, une tuerie, une évidence sont des mots bien faibles pour parler de Dompteur d’anges.
Un vrai chef d’oeuvre du genre, un putain de coup de foudre, oui !!!

Accrochez vous, ce thriller original et atypique va vous bousculer, vous chambouler, vous estomaquer et vous laisser groggy.

J’ai commencé ce livre en soirée, j’ai dévoré 300 pages, hypnotisée par une intensité de lecture rarement atteinte, j’ai dû me faire violence pour le lâcher et dormir quelques heures.

Impossible de vous parler de l’histoire, de vous dévoiler quoi que soit sans gâcher votre plaisir de lecture, la 4ème de couverture en dit déjà trop.
Un conseil, entre nous, surtout ne lisez pas les chroniques qui vont vous détailler l’histoire en long et en large sous peine de ruiner complètement votre plaisir de lecture, vous voilà prévenus !

Un roman en trois parties avec un twist de malade au milieu.  La première est très noire, elle nous vrille les tripes, la deuxième est un véritable uppercut qui nous tord l’estomac et la troisième nous coupe le souffle à chaque page, avec des retournements de situations inattendus.

Des histoires de malades, de barges, de psychopathes, j’en ai lu beaucoup mais celle ci est unique et d’une perversité sans limites.
C’est machiavélique, diabolique, intense, magnifiquement construit, psychologiquement génial, totalement addictif avec un suspense extraordinaire maintenu jusqu’à la toute fin.
Tout est parfait !
Ah qu’elle est douée Claire Favan pour nous manipuler et nous retourner comme personne. Du grand art !

Elle installe un univers, une atmosphère en quelques lignes tant son écriture est belle et fluide.  Elle a l’art de pénétrer dans la tête de ses personnages et de les décrypter dans les moindres détails, mon dieu que c’est jouissif.

Claire Favan est vraiment une toute grande dame du polar et je m’incline à genoux devant son talent fou !

Un incontournable,  un chef d’oeuvre du genre à lire de toute urgence !!!!
Impossible de passer à côté… sauf si vous avez décidé de ne plus jamais lire de thriller dans votre vie.

Une petite demande à Claire Favan:  si vous frappez encore plus fort dans votre prochain roman, faudrait peut être voir avec l’éditeur pour distribuer un Lexomil avec chaque livre, histoire que vos lecteurs ne pètent pas tous un câble et sortent indemnes de leur lecture.   Qu’en pensez vous ?

Chouchou du week-end : Rien ne se perd de Cloé Mehdi


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 noelLe livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi. Paru le 19 mai 2016 chez Jigal. 18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort…

Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…

Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice !

C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les soeurs, les amis…

Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n’est jamais vraiment enterré !

Et personne n’a dit que c’était juste…

Poignant, dérangeant, ultra sensible, glaçant, Cloé Mehdi nous livre ici un récit d’une noirceur absolue !

noeleL’auteur : Cloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle vit à Lyon. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. Cloé Mehdi a fait sensation en 2014 en recevant le Prix de Beaune pour son premier roman, Monstres en Cavale. Elle a alors 22 ans et semble déjà dans l’urgence d’écrire…Elle nous revient aujourd’hui avec ce nouveau roman noir et très sombre…

 

 


Extrait 1 : 
« Il sourit. Ça doit être le plus beau compliment qu’on lui ait fait de sa vie. Il époussette le col de ma veste plein de miettes de croissant. Je savais que j’étais sale mais j’attendais de voir s’il allait le remarquer. Il s’intéresse beaucoup plus à moi depuis que je peux lui être utile. Gabrielle devrait se suicider plus souvent.
– Je vais la voir, dit-il. Tu veux retourner à l’école ?
– Bof.
J’ai envie de rentrer à l’appartement mais il ne me propose pas de me raccompagner. Il a encore besoin de ma présence pour décorer le silence. Ça m’énerve. Je dis rien. Je le suis au troisième étage. Elle est là, translucide. Elle dort. On la confondrait avec les draps s’ils ne portaient pas un petit liseré marron. Et lui, Zé, la regarde avec cette tendresse qu’il ne m’a jamais dédiée.
Je me détourne, étouffant l’amertume qui grimpe le long de mon œsophage.
Mon manuel d’anglais ne parvient pas à me remonter le moral. Pas plus que Lamartine n’est apte à faire oublier à Zé, rien qu’une minute, que la seule personne qu’il aime en ce monde s’est tranchée les veines la semaine dernière. Il a maigri. Mange plus rien depuis qu’elle est partie.
L’amour ça devrait être interdit. »

Petits résumés et avis :

Voilà un exceptionnel roman. Et dire que j’ai oublié de vous en parler tout au long de ces derniers mois. J’aurai été impardonnable. Car à l’heure où nous faisons le bilan de 2016, où on me demande de publier mes coups de coeur de l’année, j’ai eu comme un flash.  Pas facile de trouver uniquement 10 coups de coeur ultimes quand dans une année on a lu près de 180 bouquins.

Alors quand juste en évoquant ces quelques mots, « coups de coeur ultimes », la couverture d’un polar vous saute au yeux, que son image s’impose au fonds de votre rétine. Quand un nom vous reste en tête. qu’une histoire refait surface plusieurs mois après sa lecture, il n’y a pas de doute possible. Ce livre est un de vos grands coups de coeur de l’année.

Et alors que je n’avais pas encore fait la chronique de ce livre, Rien ne se perd, s’est imposé à moi.

D’ailleurs si j’ai mis autant de temps à vous parler de ce roman noir coup de poing, c’est que ce titre a été un choc.

Et à cause de ça, ce week-end, il y aura deux chouchous.

Le premier vous l’avez découvert hier : La toile aux alouettes de Lou Vernet que vous retrouvez ICI.

Le second c’est cette histoire, Rien ne se perd de Cloé Mehdi, un pur coup de coeur que je vous laisse découvrir maintenant.

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment.

Cette jeune femme est bien de et dans  son temps. Elle ressent les choses et nous les expose avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments.

Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Extrait 2 :
Je déteste l’école parce qu’elle me vole du temps – un temps considérable. Il y aurait tellement intéressant à faire que d’être là, assis sur une chaise, à attendre bêtement qu’on te remplisse la tête de savoir inutile en chassant tout ce qui est important pour faire plus de place.

 

Dérapage de Danielle Thiery


  dt&Le livre :Dérapages : une enquête du commissaire Edwige Marion  de Danielle Thiéry. Paru le 21 mai 2015 chez Versilio.19€; (370 p.) ; 23 x 16 cm
DTRéédité en poche  le 9 mars 2016 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  8€ ; (509 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Un corps d’enfant est découvert sur une plage du Nord de la France. Un cas troublant qui laisse perplexes les médecins légistes. Même le commissaire Edwige Marion, de la PJ parisienne, n’a jamais rien vu de tel. Simultanément, elle récupère sa fille, choquée et couverte de sang : la jeune Nina a fui Londres et sa soeur Angèle. Elle est mutique. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu. Quels peuvent être les liens entre cet enfant mort noyé, une adolescente traumatisée, et un scientifique spécialiste du génome humain… Le commissaire Marion s’engage dans une enquête périlleuse, où il lui faudra frayer avec l’effroi.

daniel10L’auteur : Danielle Thiéry est née à Viévigne en Côte d’Or le 15 octobre 1947. Elle fut la première femme commissaire divisionnaire en France en 1967. Elle a entre autres dirigé la sécurité d’Air France. Mauvaise graine, son premier polar a paru en 1997. Beaucoup d’autres ont suivi, dont certains ont été traduits. Elle est également l’auteur de la série télévisée Quai n°1 diffusée sur France 2.

 

Extrait :
Je suis né il y a longtemps, en 1950 pour être précis, dans les steppes de Russie, au fond d’un vieux hangar au milieu de rien. Dans la forêt de la toundra, pullulaient les renards et les loups. (…)
 (…) J’aurais pu rester enfermé à jamais, ne jamais réapparaître. J’aurais pu mourir aussi, bien sûr, parce que le climat est rude entre Novossibrisk et Akademgorodok. Pourtant, je suis là. Bien vivant. Et les secrets les mieux gardés finissent par sortir de l’ombre, j’en suis la preuve éclatante. Je suis en pleine forme, heureux de montrer de quoi je suis capable.
L’humanité m’attendait depuis toujours. Elle ne sera pas déçue.

 

Résumé et l’avis de Marie Noëlle:

 – Paris, 9h, le bébé de 4 mois de Jennifer est enlevé et échangé contre une fillette bizarre.

– Berck plage, le corps d’un enfant, très déconcertant, est découvert sur la plage . Un cas troublant qui laisse perplexes tant les forces de police que le médecin légiste.

– Au même moment, la fille d’E.Marion, Nina est retrouvée en état de choc et couverte de sang dans l’Eurostar à Paris. Nina a quitté Londres et sa sœur Angèle, clandestinement. Elle est murée dans son silence. Angèle et son mari, un scientifique renommé, ont disparu.

Une enquête complexe et sordide va commencer pour la commissaire Marion.

Pour la petite histoire, j’avais « quelques » (je dis quelques car une petite dizaine !) D.THIERY dans ma PAL, et puis BIM……

Quand on entre dans le monde d’E.Marion, on devient addict, c’est mon cas et je dois avouer ne pas m’en lasser.

Voilà encore une histoire qui décoiffe, j’ai nommé : DÉREPAGES, le dernier né de D.THIERY.

371 pages menées de main de maître, on plonge direct dans cette histoire, fictive, certes, mais tellement bien écrite et criante de vérité.

Comme à son habitude E.Marion mène la danse avec son caractère bien trempé mais tellement attachante.

Le rythme est sans concession tant est si bien qu’on ne décroche pas comme ça.

Je ne peux rien dire de plus car vous l’avez compris, j’ai A D O R É !

Alors ne vous posez pas de questions, direction votre librairie préférée….

Un dernier mot pour finir : MERCI MADAME pour ces moments passés à vous lire, j’en redemande !

 

Lire le début de dérapage

 

 

 

 

 

 

Quand la neige danse de Sonia Delzongle : L’ABCdaire de deux nanas fondues de


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Bonjour à tous,

Nous sommes de retour !! Les motordus d’Anne-Ju et Collectif Polar sont heureuses de vous retrouver pour cette nouvelle lecture commune. Le choix s’est porté sur :

Quand la neige danse  de Sonia Delzongle.

Le principe est simple, avec Anne Ju, on se partage les 26 lettres de l’alphabet. Chacune met un mot sur chacune des  13 lettres qui lui ont été attribuées. Ces mots définissent, un sentiment, un ressenti, une impression que nous a laissé cette lecture. Ensuite, chaque mot sera expliqué par nous deux.

Ainsi vous retrouverez l’alphabet complet à travers nos deux blog.

Le challenge c’est aussi de parler du livre à travers des mots qui ne sont pas de notre propre ressenti.

9782207132845,0-3184173Le livre : Quand la neige danse  de Sonia Delzongle.Paru le 1er avril 2016 chez Denoël dans le collection Sueurs froides.. 20€90; (429 p.) ; 23 x 16 cm.

4e de couv :

Dans cet hiver polaire, quel esprit mauvais a imaginé d’échanger des petites filles contre des poupées ?

Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée.

Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l’affaire les dépasse, tous deux appellent à l’aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu’un s’en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières ? Sont-elles encore en vie ?

 

DELZONGLE-Sonja-200x200L’auteur : Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d’un bar de nuit) et écriture. C’est en 2011 qu’elle commence l’écriture de Dust. Sa passion pour l’Afrique, qui remonte à sa petite enfance, l’a amenée à y faire de multiples séjours. Sonja Delzongle, dont la jeunesse a été marquée par la guerre en Serbie, a été confrontée en Afrique à une autre vision de la violence et de la misère, et a voulu l’explorer dans ce thriller très réaliste. Elle partage aujourd’hui sa vie entre Lyon et la Drôme.

 

Pour cette nouvelle lecture commune nous nous sommes partagé simplement l’alphabet, une lettre sur deux. Anne Ju commençant par le A…

Voici donc mon Abécédaire de B à Z

B

comme Baxter

 

GVL : Si vous ne connaissez pas encore Hanah Baxter c’est le moment de vous rattraper. Si au contraire vous la connaissez déjà, vous serez heureux de la retrouver. Egale à elle-même avec ses doutes et ses certitudes.

 

AJC : Hanah Baxter est une profileuse, d’origine française, qui a décidé de vivre aux Etats-Unis. Elle a une manière assez originale d’aider les forces de l’ordre à résoudre les enquêtes. Je ne peux pas trop vous parler d’elle, je ne veux pas spoiler. Mais il est intéressant de la découvrir dans Dust où elle est plus en avant. Dans cette nouvelle enquête, j’ai trouvé qu’elle était plus en retrait. Je ne suis pas déçue bien au contraire. Je trouve cela judicieux de la part de l’auteure car ça laisse les autres personnages à trouver leur place dans l’histoire.

D

comme Destination :

 

GVL : Après le continent africain avec Dust son premier roman, l’auteur nous embarque en Amérique du nord, au fin fond de l’Illinois .Cette fois-ci, après la chaleur étouffante du Kenya, c’est le climat glacial des hivers rigoureux du  nord des Etats Unis que nous allons découvrir.

 

AJC : On est un peu des globetrotters. On part avec notre sac à dos à la découverte de continents comme tu dis. Bon, l’Afrique n’est pas le continent qui m’attire vue sa chaleur et ses petites bêtes rampantes, les serpents. Je préfère m’emmitoufler dans un bon anorak et mettre mon bonnet. Après, c’est orignal de passer de la chaleur étouffante au froid extrême. Un sacré contraste mais réussi. Car comme tu le dis Geneviève, je n’ai eu aucune difficulté à me projeter dans cette ville bien tranquille, sur le papier !
 

F

comme Froid :

 

GVL : Oui, avec, nous allons avoir froid. Froid d’abord parce que du côté de Cristal Lake au nord de l’Illinois, à la Frontière du Wisconsin, les hivers sont plus que frisquets. Les températures en hiver battent souvent des records.  Mais nous allons avoir froid car l’intrigue que nous propose l’auteure va littéralement vous geler sur place. Mais je ne vous en dis pas plus, j’ai encore quelques lettres à développer.

 

AJC : On arrive en Eté, et nous on lit un livre où le -10° règne ! On est vraiment tordue !!
Je crois que la lettre suivante, j’ai un peu copié sur toi sans le savoir ;-).

 

H

comme Horreur :

 

GVL : Oui ce titre va nous glacer, car nous allons vivre l’horreur. L’horreur notamment de la perte d’un enfant. Car l’intrigue ici porte sur la disparition non pas d’un enfant mais de 4 petites filles. D’ailleurs y a-t-il pire horreur que de craindre qu’il ne soit arrivé le pire à son enfant ? De penser qu’un enfoiré de pédophile puisse lui faire du mal ? Qu’un malade lui fasse connaître les pires horreurs ?

Sonia Delzongle n’a pas besoin de sombrer dans le gore et les descriptions graveleuses pour nous monter l’horreur. Non, sa sobriété dans la description est à elle seule suffisante pour nous montrer l’horreur de la situation.

AJC : Il est vrai que ce livre traite d’un sujet sensible et hélas récurrent. Ce genre d’atrocité existe depuis la nuit des temps. C’est toujours un bon sujet de thriller. Car on touche à une corde sensible : les enfants.
Comment réagir à une pareille situation ? Tout le monde devient accusé. On se dit « que si on avait si.. ». On imagine le pire. On veut y croire ou s’y résoudre. Bref une horreur dans tous les sens du terme.

 

J

comme  J’espère :

 

GVL : Oui j’espère qu’à mi-temps de cet abécédaire vous avoir déjà convaincu que Quand la neige danse est un des livres que vous devez lire cette année.

Bon c’est vrai il nous reste encore pas mal de mots pour vous faire changer d’avis. Mais là personnellement, je foncerai déjà dessus.

Vous avez déjà un des personnages central, vous connaissez la destination, vous entrevoyez le décor et en plus vous savez que vous allez entrer dans l’horreur.

Tous les ingrédients pour une bonne histoire.

Bon OK, on poursuit et on détaille. Mais c’est bien parce que c’est vous !

 AJC :« L’espoir fait vivre ! »
Moi je veux : « L’espoir fait lire ! ». Je sais elle était un peu facile et je sors ;-).
Non je rentre, en disant, que j’’espère clairement que ce livre se retrouvera dans votre PAL. Mais on espère surtout avoir votre retour aussi positif que négatif. Car on ne peut pas tout aimer.

 

L

comme Lesbienne :

 

GVL : Revenant à Hanah Baxter, notre héroïne est ouvertement homosexuelle. Elle l’assume parfaitement. L’auteure ne cherche pas à faire juste un effet ou un coup marketing en prenant ce parti. Non, elle a décidé sciemment une femme lesbienne comme personnage central de ses romans. Personnellement je trouve ça assez gonflé. Car même si aujourd’hui, l’homosexualité est plutôt bien acceptée, j’ai eu, en discutant du précédent livre de l’auteure avec quelques lectrices et lecteurs, des remarques assez étranges.

Dans Dust, il y a une scène de sexe assez soft, à mon avis, Trop hot pour d’autres. Certaines ont été choquées. « Oui quand même deux femmes ensemble, c’est peu probable ». Ah bon ? Ou encore « ça n’avait rien à faire là, ça apporte rien à l’histoire »…OK, mais alors si on retire toutes les scènes de cul des romans, il va y en avoir un paquet qui vont se retrouver raccourci. Et sans vilain jeu de mot. J’ai même entendu « oui mais on n’arrive pas à se projeter dans ce personnage, à s’identifier ». Pourquoi, chère Madame, tu t’identifies mieux dans un Jules Maigret ou un Kurt Wallander ?

Ici c’est un postulat de départ, à point c’est tout. Et c’est très bien comme ça !

AJC : Effectivement, notre profileuse est lesbienne ! Et alors ? Franchement, c’est un choix propre à l’auteure. Elle casse les codes et elle a raison. Moi, je l’ai vu sur un plan complètement secondaire. Je m’en moque de l’identité sexuelle des individus. Bon je calme !
Dominique Sylvain a été une des premières à utiliser une femme comme héros de ses polars avec Louise Morvan. Et niveau sexualité, Louise est totalement libérée. Hey je dis : il était temps ! Alors que Sonja Delzongle est choisi une femme lesbienne qui aime la coke qui drague quand une femme lui plait, qui s’assume et qui le vit pleinement, je dis YES !!!
Je rigole en imaginant que ces personnes qui t’ont fait ses réflexions, Geneviève, ont certainement lu des scènes de viols pires que la scène super soft dans Dust !!

 GVL : Oui, Anne Ju. Chacun place le curseur de sa tolérance où il peut, mais là, j’ai là j’avoue je n’ai pas vraiment compris en quoi ça pouvait être un obstacle à la lecture.

 

N

comme Neige :

 

GVL : La neige ici est omniprésente. La neige qui recouvre tout de son épais manteau blanc. La neige qui d’habitude est si apaisante, toute ses étendus immaculées qui pourraient nous rappelé la pureté. Ici, elle empêche de progresser, elle met un frein en recouvrant certaine piste….Une neige angoissante en somme ! Comme l’ai la lecture de ce bouquin !

 AJC : On aura vraiment revu tous les termes climatiques pour ce livre ;-). Comme tu dis la neige a un côté apaisant, doux. J’adore regarder la neige tomber . Elle danse, c’est vrai. De plus, les paysages sous  la neige sont souvent à couper le souffle. De toute façon, je suis plus neige que chaleur !

P

comme Profilage :

 

GVL : J’ai hésité avec Pendule !

On vous a parlé d’Hanah Baxter, c’est même avec ce personnage qu’on a voulu vous présenter ce livre. Comme de dit Anne-Ju dans sa définition de la lettre B, Baxter est profileuse ou psycho- criminologue. Comme vous préférez. Et si elle possède toutes les techniques et les sciences de cet art, c’est qu’elle a un petit quelque chose en plus. Un don qui la singularise, un don qui lui vient de son enfance. Mais là non plus je ne vous en dit pas plus, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même.

 

AJC : Bon moi j’en ai déjà un peu parlé dans le complément de tes définitions mais je pense que l’on en dira pas plus sur ce personnage. En tout cas, les thrillers, américains ou autres, aiment bien utiliser des profileurs un peu hors du commun comme dans L’écorchée de Donato Carrisi.

 

GVL : Mais Carrisi, il n’est pas américain ! lol

 

R

comme Rigoureux.

 

GVL : Non je ne vais pas vous parler encore des frimas de l’hiver. Quoi que la saison et son climat tiennent une grande place dans cette enquête.

Non, je vais vous parler de la rigueur de l’écriture et du style de l’auteure. Une écriture simple, sans fioriture qui rend le style alerte et lui insuffle un rythme soutenu embarquant le lecteur sans lui laisser de répit jusqu’à la chute finale.

Sonja Delzongle est aussi très rigoureuse quand il s’agit de décrire la psychologie de ses personnages. Chacun a ses traits propres. Chaque caractère est parfaitement défini. Chaque protagoniste a sa propre personnalité et elle est  totalement crédible avec ses actes. Chacun d’eux révèle ses parts d’ombres et de lumière, ses failles, ses faiblesses et ses forces.

 

AJC : Bref Soja Delzongle a bien bossé pour nous rendre tout ceci le plus crédible possible, le plus réel. Réussi. Vivement un troisième roman.

 

 

Tcomme Thriller

 

GVL :En situant son action aux États-Unis, Sonja Delzongle envoie un signal fort au lecteur. Comme Claire Favan et bien avant elle, Maud Tabachnik, les auteures françaises aiment ce pays pour jouer sur les terres des maitres du thriller. Et nos frenchies y jouent parfaitement leur partition. Elles jouent jeu égal voire surpassent les américains sur leur propre plat de bande.

De plus, Sonja Delzongle partage un autre point commun avec Maud Tabachnik. Elles sont toutes les deux pour héroïne, une femme homosexuelle. Et ça il fallait aussi l’oser.

 

AJC : Bon choix pour cette lettre. Il est vrai que l’auteure se lance un sacré défi en jouant dans la cour des grands avec ce thriller « américain ». Après, comme tu dis, elle n’est pas la première mais ll faut bien essayer. L’essai est même très concluant. Elle a bien fait de se lancer car elle a dû être attendue au tournant.

V

comme Vengeance

 

GVL : Et oui la vengeance, avec l’argent et le sexe, est un des mobiles les plus courants du crime.

Cette action par laquelle une personne offensée, outragée ou lésée, inflige en retour à l’offenseur  afin de le punir. Souvent le résultat de cette action est dû à un simple ressentiment.

Un infime ressentiment qui prend une ampleur démesuré et qui devient un mobile de rancœur et de vengeance entraînant des représailles et un châtiment démesurés par rapport à l’offense.

 

AJC : Ah la vengeance ! Si elle n’existait pas, il aurait fallu l’inventer. Ce motif a donné naissance à des chefs d’œuvre aussi bien littéraires que cinématographiques et hélas fait aussi de sacrés faits divers bien sordides. Mais l’auteure se nourrit de tous ces faits divers pour écrire ses romans. C’est utile nous direz-vous ?  Disons que cela est rentré dans les mœurs. Qui n’a jamais rêvé de se venger de quelqu’un ou de quelque chose ? Personne !

X comme Xanax

 

GVL : Oui je sais, vous vous demandez bien ce que vient faire ici un médicament à base de benzodiazépine.

Les benzodiazépines sont des molécules employées comme tranquillisant, possédant d’autre part des propriétés sédatives, hypnotiques (facilitant le sommeil), anticonvulsivantes et amnésiantes (inhibant la mémoire).

Et bien vous allez continuer à vous le demander jusqu’à ce que vous lisiez ce bouquin.

Moi aussi je sais faire monter la tension à son paroxysme. MdR

 

AJC : Geneviève, tu as trouvé un remède miracle ! Si tous les gens mélancoliques ou dépressifs, lisaient un livre au lieu de prendre du xanax. Le monde se portrait mieux.
Un concept à développer !

 

GVL : Et oui, même les thrillers sont mieux pour s’endormir que ces petites pilules. Les insomnies sont plus agréables avec un bon livre.

Z

comme Zoom :

 

GVL : Oui pour conclure cet Abécédaire j’aimerais faire un gros zoom. Enfin un, c’est façon de parler.

D’abord j’aimerai remercier Anne Ju, sans qui cette ABCdaire n’aurait jamais vu le jour. Même si j’en suis à l’origine, c’est elle qui m’a aidé, tellement j’étais à la ramasse. Alors Merci Petit Padawan.

Ensuite je voudrais remercier Sonja Delzongle et avec elle Caroline Lépée qui me l’a fait découvrir. Surtout mesdames ne changeaient rien, vous êtes une équipe qui gagne.

Et vous chères lectrices zé lecteurs, surtout ne passez pas à coté de cette auteure.

Perso je l’attendais au tournant, ayant adoré son précédent roman, je voulais être surprise. Et là, Sonja a fait fort, plus fort même encore ! Mêlant polar, thriller et roman psychologique !

 Alors merci à vous de suivre mes conseil de lecture J

Et Quand la neige danse est un gros coup de cœur

AJC : Alors pour ma part, vous reprenez les mêmes phrases que Geneviève mais vous changez le « je » par «nous » car je pense pareil.
Sauf au début où je ne vais pas me remercier ….quoique si je pourrais vu que c’est validé par Geneviève ;-). Donc je me remercie d’avoir été au bout de cet exercice beaucoup plus épuisant qu’une chronique « classique » même si rien n’est classique avec moi.
Mais c’est, Geneviève, oui toi qui te caches derrière ta tablette de chocolat noir au sésame, que je remercie de m’avoir permise de rencontrer Sonja Delzongle et Caroline Lépéé lors d’un petit déjeuner au QDP. Je suis repartie avec les deux livres et une envie forte de la découvrir. Aucun regret ! C’est un essai transformé pour tout le monde.

GVL : C’est aussi le rôle d’un maitre Jedi que de partager. Alors…

Je suis là, aussi, pour te faire profiter de mes réseaux cher Petit Padawan.

Surtout quand il s’agit de partager des rencontres, des échanges et des lectures de cette qualité.

 

L’Abécédaire d’Anne JU c’est ICI

Et retrouvez nos premiers ABCdaires ICI :

Nicolas Lebel ; Marie Vindy ; Laura Sadowski ; Sarah Waters ; Sandrine Collette et Philippe Cavalier

Ainsi que notre Lecture commune de Gipsy Paladini.

A vous de jouer maintenant, laisser nous vos impressions. Parlez nous de vos ressentis sur ce 4e roman de Sandrine Collette, sur ses autres roman aussi, sur l’auteur bien sur. Mais aussi sur cet Abécédaire. Donnez nous, donnez moi vos avis, vos critiques, vos remarques.

On peut en parler !