Le Château de verre de Jeanette Walls


Le Château de verre de Jeanette Walls. Traduit par Bella Arman.  Paru le 3 janvier 2008 chez R. Laffont. . 21€ ;  (374 p.) ; 24 x 16 cm
 
4ème de couverture :

«Je me demandais dans le taxi si je n’étais pas trop habillée pour la soirée quand j’ai aperçu maman en train de fouiller dans une benne à ordures. (…) Elle s’était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraîcheur printanière et faisait son choix dans la poubelle pendant que son chien, un terrier croisé noir et blanc, jouait à ses pieds. (…) En dépit de ses cheveux gris emmêlés et de ses yeux creusés, elle me rappelait encore la mère de mon enfance, celle qui accomplissait des sauts de l’ange du haut des falaises, peignait dans le désert et lisait Shakespeare à haute voix.»

Jeannette Walls est connue du Tout New York : chroniqueuse mondaine, elle évolue dans le monde des célébrités. Qui pourrait imaginer qu’elle a passé ses premières années dans la misère la plus sordide ? – que son enfance a été une lutte continuelle pour survivre, marquée par un père et une mère d’une excentricité absolue ? …

Amoureux des arts et des lettres, sublimes de fantaisie, les parents Walls sont aussi des marginaux d’un égoïsme criminel. Mathématicien et bricoleur inspiré, le père caresse un rêve fou : bâtir une maison de verre dans le désert. Mais il noie ses projets dans l’alcool. La mère écrit, peint, déclame de la poésie. Son bien-être ne l’intéresse pas. Celui de sa progéniture non plus. Fuyant la misère, la famille doit sillonner l’Amérique. En permanence, les enfants Walls sont confrontés au froid, à la faim, au danger….

 
 

Jeannette Walls

L’auteur : Journaliste, Jeannette Walls vit entre Manhattan et Long Island avec son mari, l’écrivain John Taylor. Diplômée de l’Université de Columbia Barnard College, elle a eu sa propre colonne people dans le webzine MSNBC et travaille pour différentes revues Esquire, US Today, et New York Magazine. Après son best-seller Le Château de verre (Robert Laffont, 2008) vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, elle s’est consacrée à l’écriture. Des chevaux sauvages ou presque a paru en 2011, suivi de l’Etoile d’argent en 2016 chez le même éditeur. Tous sont repris chez Pocket.

 
Extrait :
 « Maman se trouvait à cinq mètres. Elle s’était entouré les épaules de chiffons pour se préserver de la fraîcheur printanière et faisait son choix dans la poubelle pendant que son chien, un terrier croisé noir et blanc, jouait à ses pieds. Ses gestes m’étaient ô combien familiers – la façon dont elle penchait la tête et avançait la lèvres inférieure en scrutant les articles éventuellement utilisables qu’elle venait de pêcher, ses yeux qui s’agrandissaient comme ceux d’un enfant quand elle avait trouvé quelque chose à son goût. En dépit de ses cheveux gris emmêlés et de ses yeux creusés, elle me rappelait encore la mère de mon enfance, celle qui accomplissait des sauts de l’ange du haut des falaises, peignait dans le désert lisait Shakespeare à haute voix »
 

Les Émotions lecture de Cécile :

Le livre a été adapté au cinéma en 2017 avec Woody Harrelson et Naomie Watts et l’histoire m’avait déjà interpellée. Lorsqu’en plus je me suis rendue compte que l’auteure était aussi celle de L’Etoile d’argent qui m’avait emballé en 2017, j’ai plongé.

Je suis fascinée par ces histoires où malgré un environnement hostile, les enfants semblent pousser et réussir contre toute attente. Et c’est l’histoire de Jeannette Walls, de son frère et  de ses sœurs. Le lecteur sait que le dénouement est heureux pour l’auteure dès le départ mais à chaque paragraphe, chaque chapitre, on est tout autant surpris qu’horrifié que cela puisse être vrai. La faim, l’inconstance parentale, les maltraitances, les agressions, rien n’est épargné aux enfants Walls.

Ce qui pour moi les sauvent contrairement à ce que clame la quatrième de couverture ou même le film qui y voit une forme de poésie et qui pardonne aux parents sous couvert d’anticonformisme, c’est leur indéfectible solidarité fraternelle, leur soif de savoir , et d’échapper au modèle familiale.

J’ai dévoré leur histoire et si je devais en faire une conclusion plus légère, je dirai que leur histoire rassure sur nos propres défaillances. Tout devient beaucoup moins grave ; ne pas réussir à leur faire manger les 5 fruits et légumes réglementaires par jour ou ne pas réussir à contenir tout mouvement d’humeur  semble soudain bien risible au regard de ce que font subir les parents Walls à leur enfants.  Et finalement comme atteint d’un syndrome de Stockholm puissant, les enfants même devenus adultes pardonnent et cherchent l’amour de leurs parents.

 « Maman m’a lancé un regard étonné. Je venais de violer une de nos règles tacites : nous étions censés faire comme si notre existence était une longue aventure incroyablement amusante »
« J’entendais les gens autour de nous chuchoter à propos de cet ivrogne irresponsable et de sa marmaille de petits galopins crasseux – Mais qui se souciait de leur avis ? Aucun d’entre eux ne s’était jamais fait lécher la main par un guépard »
« Il rentrait à la maison dans un tel état de fureur alcoolique que maman se cachait pendant que nous essayions de le calmer…Maman nous avait appris à faire les poches de papa quand il était ivre mort. Nous étions devenus des experts. Une fois, après avoir retournée papa et récupérée une poignée de monnaie, j’ai détaché ses doigts de la bouteille qu’il tenait »
 

 C’est cette édition qu’à lu notre Auteure Flingueuse

 Réédité en poche chez Pocket  17 septembre 2009.  8€20 ; (441 p.) ; 18 x 11 
De son enfance étonnante, la journaliste Jeannette Walls a gardé tard le secret. Ce soir-là, en quittant park Avenue couverte de perles pour se rendre à une soirée, elle est rattrapée par son passé : elle voit sa propre mère fouiller dans une poubelle. Jeannette ne descendra pas du taxi. Ebranlée, elle décide de raconter. Les départs précipités, de ville en ville, la misère… L’alcoolisme et les absences du père, savant incompris. La douce folie d’une mère artiste et peintre. Mais quel enfant a jamais pu caresser un guépard au zoo, ou rêver sur les plans d’un château de verre en plein désert, dessiné par un père visionnaire ? De l’absolue liberté de ces deux anticonformistes, les enfants Walls ont, plus que la faim ou la honte, hérité d’un formidable appétit de vivre…
 
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Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller


Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller

C’est dans le cadre de la 12e édition du  salon du livre de Boulogne Billancourt et en avant première de celui-ci qu’avait lieu, le jeudi 31 novembre dernier, la soirée Il était une fois le thriller

Et c’est  lors de la nocturne BD qu’à débuter ce salon, que c’est dérouler les dédicaces avec les auteurs de polars !

Et pour ces deux soirées spéciales polar Ophélie, notre spéciale flingueuse , à jouer l’envoyée spéciale Collectif Polar 


Le salon du livre de Boulogne : Il était une fois le thriller

By OPH

 

Retour sur « il était une fois le thriller » à Boulogne Billancourt, salon où je me suis rendue les 31 novembre et 1er décembre 2017.

 

C’est au sein du théâtre de Boulogne Billancourt que s’est tenue cette première partie de salon. Au programme rencontres avec les auteurs et retrouvailles avec les copains!

Ainsi, outre la joie de retrouver les frères ennemis Nicolas Lebel et Olivier Norek,

l’inimitable David Khara, ma bible du rock alias Jean-Luc Bizien et les charmants époux Manook,

j’ai eu le plaisir de rencontrer Mireille Calmel.

Pour tout vous dire j’ai une maman fan de Mireille. Elle a tout ses romans, enfin tous non, il lui manquait « les lionnes de Venise », j’avais donc un cadeau tout trouvé pour son Noël!

L’occasion également d’échanger et de rire avec Sonja Delzongle, d’ailleurs nos dents s’en souviennent encore! (Sonja si tu me lis )

Après les échanges et la traditionnelle photo de groupe, place au dîner en noir! Auteurs et lecteurs réunis pour un moment privilégié.

Ce repas m’aura aussi permis de rencontrer Sacha Erbel, après moultes échanges et vu nos points communs, il nous tardait de nous rencontrer, enfin!! Une vraie belle rencontre.

Seul hic de ce salon, sa programmation en semaine, trop peu de lecteurs présents pour les auteurs, mais c’était un pari qu’il fallait prendre. Et puis pour les présents, ça nous aura permis de profiter pleinement!

Le lendemain, même salon mais changement de lieu, c’est la médiathèque Landowski qui accueillait nos auteurs.

Une fréquentation bien plus élevée que la vieille et une fois encore la joie des retrouvailles avec les copains (Sam, Mélie, David, Fred et bien sûr Ge notre porte flingue!)

Un livre adopté par un charmant couple qui a pu le faire dédicacer dans la foulée par son auteur!

C’est à cette occasion que j’ai plongé dans l’univers de Niko Tackian qui m’était plus que recommandé par Olivier Norek.

Ayant eu trop peur de me retrouver en garde à vue pour ne pas lui avoir obéit, j’ai cédé, et grand bien m’en a pris. J’ai découvert sa plume avec plaisir, mais c’est une autre histoire…


Dernière belle rencontre, mais pas des moindres c’est celle d’ Henri Loevenbruck, Henri qui m’avait bouleversé avec « Nous rêvions juste de liberté ». Un moment privilégié de discussion et de partage.

Enfin, parce qu’un salon n’est pas un salon sans la bière (parole de ch’ti), je n’ai pas pu m’empêcher de ramener à nos auteurs le breuvage de mon pays, breuvage que j’ai réussi à faire entrer clandestinement au nez et à la barbe des agents de sécurité!

Vous comprenez maintenant pourquoi nous aimons tant les salons? Ce sont des lieux d’échanges entre auteurs et lecteurs, des lieux de partage, des rencontres et des retrouvailles, des fous rires et des souvenirs….

 

 

 

 

La Millième chasse aux livres #90


La Millième chasse aux livres #90

Et voilà c’est la quatre-vingt-dixième !!!

Hin, quoi la 90e

Punaise mais vous êtes des grands malades,

chez Collectif Polar

Oui c’est vrai !

Et on le revendique en plus.

Allez place à la 90e


La Millième chasse aux livres #90

by Mathieu

Cécile pour nous trouver un nouveau tueur à gage.

Et c’est Mathieu qui est missionné cette fois par notre Flingueuse.

Il avais deux contrats à remplir.

Hier il était en Suisse

Aujourd’hui pour la 90e

Il est au Royaume Uni

 Il fallait bien ça pour notre 90e chasse aux livre, non ?

Alors Mathieu va se rendre  dans la capitale anglaise

Oui à Londres

Mais pas dans le quartier historique

Plutôt dans un quartier d’affaire

Mais pas la City

 Non, Mathieu nous entraîne du coté des ancien docks

Dans la nouveau quartier de Canary Wharf

 

 

Canary Wharf est un quartier d’affaires d’une quarantaine d’hectares développé en bordure de la Tamise située dans l’est londonien, dans le district de Tower Hamlets. Développé à partir des années 1980, il est devenu le plus important centre d’affaires de Londres après la City.

Canary Wharf se situe sur l’Isle of dogs, qui était au XXème siècle une zone portuaire stratégique de l’est londonien. Le quartier est alors très populaire et n’y vivent que les dockers qui chargent et déchargent les bateaux venant approvisionner la capitale du Royaume-Uni. Mais avec le temps les activités portuaires s’éloignent de Londres sur la tamise et la zone devient clairement sinistrée. Une autorité des Docklands est alors créée au début des années 80 et a pour mission de dynamiser le quartier en déclin. Dans le même temps la City est en pleine expansion et manque d’espace. Les banques cherchant à s’installer doivent faire face à trop de contraintes et c’est alors que certaines d’entre elles saisissent l’opportunité de venir s’installer à Canary Wharf. De hauts grattes ciels sont construits et le One Canada Square restera longtemps le plus haut de tout le Royaume-Uni. 

Alors voilà

le Jour : le 17/01

le Lieu: Canary Wharf , Londres

Le Titre : Ilya Kalinine de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Il y a Kalinine

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle.

D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas.

Et pourtant, Ilya Kalinine a existé.

Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire.

Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté.

Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour.

Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire.

Ou alors, nous sommes tous des monstres.

Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance. Le récit des origines d’un méchant de la série W3, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle.

Ge Porte Flingue de Collectif Polar

Top 10 des flingueuse 12


Top 10 des flingueuse 12

C’est avec un peu de retard que notre Expert vous propose ses meilleures lecture de l’année écoulée.

Bon elle est pardonnée, elle n’avait plus d’internet. Alors forcément.

Aussi c’est avec plaisir qu’aujourd’hui nous vous dévoilons… Le…


Top 10 des flingueuse 12

Le top de Cathy notre Expert en chef

 

TOP TEN 2017 :

 

1- Au Lieu-dit Noir Etang de Thomas H. Cook:

Une totale découverte du romancier américain que je connaissais pas du tout et aussi une révélation: sa maîtrise de la psychologie des personnages, sa plume délicate et le thème des secrets de famille m’ont tellement séduite que depuis j’ai lu Le dernier message de Sandrine Madison qui m’a également beaucoup plu.

Août 1926. Chatham, Nouvelle-Angleterre : son église, son port de pêche et son école de garçons fondée par Arthur Griswald qui la dirige avec probité. L’arrivée à Chatham School de la belle Mlle Channing, prof d’arts plastiques, paraît anodine en soi, mais un an plus tard, dans cette petite ville paisible, il y aura eu plusieurs morts.

Henry, le fils adolescent de Griswald, est vite fasciné par celle qui l’encourage à «vivre ses passions jusqu’au bout». L’idéal de vie droite et conventionnelle que prône son père lui semble désormais un carcan. Complice muet et narrateur peu fiable, il assiste à la naissance d’un amour tragique entre Mlle Channing et son voisin M. Reed, professeur de lettres et père de famille. Il voit en eux «des versions modernes de Catherine et de Heathcliff». Mais l’adultère est mal vu à l’époque, et après le drame qui entraine la chute de Chatham School, le lecteur ne peut que se demander, tout comme le procureur : «Que s’est-il réellement passé au Noir-Étang ce jour-là ?»

Utilisant avec une subtilité machiavélique la palette des apparences, des dits et des non-dits, Thomas H. Cook allie à une tragédie passionnelle digne des classiques du XIXe siècle un suspense d’une ambiguïté insoutenable.

2- 2401 thriller du romancier belge Bob Boutique:

Seconde révélation de l’année avec ce thriller qui m’a littéralement bluffée: la maîtrise du genre, la plume acérée de l’auteur, l’humour parfois grinçant, des personnages aboutis, une intrigue complexe très bien construite…Du grand art qui vaut le détour!!

Monsieur Jacques Durieux, brave retraité qui coule des jours heureux dans le bon village de Chamy sur Semois, reçoit une lettre anonyme plutôt inhabituelle: pas de demande de rançon, pas d’argent…Françoise Laloux, pharmacienne qui officie dans le même paisible village, reçoit une lettre identique. De même les “soeurs Renard, Lise Deroubaix caissière dans la ville d’à côté et Alain Birnbaum, le médecin.

Que peut bien signifier cette pluie de lettres anonymes adressées à de braves citoyens qui, bien entendu, n’ont rien à se reprocher, ni dans le présent, ni dans le passé. Alors quoi ? Mais Renée et Monique Renard sont bien décidées à ne pas se laisser faire et découvrit, à l’aide du médecin et du curé qu’elles entraînent à leur suite, quel corbeau se cache derrière.

Toute cette histoire pourrait se résumer à une vaste farce bourgeoise, dans le genre vaudeville, mais n’oublions pas que nous sommes dans un thriller ; et qui dit thriller, dit frisson, angoisse, tension dramatique…Aussi, quand la piste de l’attentat permet aux policiers de remonter jusqu’à Chamy, la blague prend des allures de drame. Fini de rire !!!

 

3- Convergences de Christine Brunet

Romancière souvent chroniquée sur mon blog car j’apprécie particulièrement ses thrillers: une plume audacieuse, une richesse d’écriture, des intrigues bien ficelées, des thèmes d’actualité, une galerie de personnages attachants auxquels on s’identifie aisément

Un casse hors norme, des disparitions inquiétantes, un magot introuvable qui déchaîne des appétits voraces…

Le Docteur Gwen Saint-Cyrq, personnalité sombre et ambiguë, accepte de sortir de sa retraite pour retrouver d’anciens collègues. Les pièces du puzzle s’amoncèlent, les hypothèses s’effritent jusqu’à l’impensable : toutes les pistes convergent vers… elle !

Croyez-vous aux coïncidences ?

4- La méthode du crocodile de Maurizio de Giovanni:

l’Italie peut s’enorgueillir de posséder quelques talents dans le domaine du polar, preuve en est ce romancier napolitain, peu connu en France, et pourtant auteur de romans sombres, souvent dérangeants, très bien ficelés, dans lesquels œuvrent l’inspecteur Lojacono et l’équipe du commissariat de Pizzofalcone et où l’on découvre des facettes insoupçonnées de la ville de Naples, loin des cartes postales pour touristes. Vivement conseillé !!

 

Dans une Naples fébrile et pluvieuse, un homme guette. Solitaire, tapi dans l’ombre, il observe patiemment sa proie et attend le moment de lui porter le coup fatal d’une balle dans la nuque. En guise de signature, il laisse sur les lieux du crime un mouchoir imbibé de larmes… La presse a tôt fait de surnommer ce tueur «le crocodile», car, comme l’animal, il semble pleurer la mort de ses victimes. Pour l’inspecteur Lojacono s’engage alors une redoutable chasse au prédateur…

Policier à la dérive souffrant de problèmes familiaux et impliqué dans un scandale judiciaire, l’inspecteur Lojacono enquête sur une série de meurtres d’adolescents perpétrés dans les rues de Naples. Le mode opératoire du tueur s’apparente aux techniques de chasse du crocodile : tapi dans l’ombre et immobile, il observe patiemment sa victime avant de l’attaquer.

 

 

5- Le club des pendus de Tony Parsons:

roman très riche et très profond sur le thème des carences des procédures pénales ayant le mérite de proposer une réelle réflexion sur l’éthique, la notion de justice: quelle réponse apporter quand la justice faillit à son rôle et que la population se retrouve désemparée face à une police incapable de la protéger? Un roman qui ne vous laissera certainement pas indifférent!!

À Londres, les bourreaux sont de retour.

Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier.

Et c’est par la corde qu’ils ont décidé de punir violeurs d’enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.

La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s’enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.

Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.

 

6- La marque des 5 de Dana B. Chalys :

une romancière que j’ai connue sur la plateforme SimplementPro: une fois n’est pas coutume avec ce roman fantastique qui m’a littéralement enchantée aussi bien par la maîtrise de son style très agréable à lire que par le sujet traité, certes pas original, mais à la mise en scène impeccable. Suspense, scènes d’action crédibles notamment les scènes d’exorcisme, personnages intéressants…Une très belle découverte que je vous invite à découvrir à votre tour.

Chroniques d’un Saint Exorciste, tome 1 : La Marque des Cinq

Depuis des siècles, dans le secret le plus total, une branche occulte de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem combat les forces démoniaques avec l’aide de ses chevaliers exorcistes.
À seulement vingt-six ans, Nathan est le plus puissant d’entre eux, le Saint Exorciste, celui que l’Enfer craint par-dessus tout à cause de sa particularité unique : sa main droite manipule les forces divines tandis que sa gauche maîtrise les infernales. Mais que cache véritablement son pouvoir ? Et pourquoi les lieux de ses derniers exorcismes semblent former le début d’un immense pentagramme en plein cœur de Toulouse ? Se pourrait-il que les deux soient liés ?
Comme si les ennuis n’étaient déjà pas assez nombreux, le Destin décide de mettre sur sa route une étudiante qui ne possède aucun don sinon une chance insolente. Détail qui pourrait bien lui sauver la vie à l’heure où les démons se font plus menaçants que jamais.

7- L’homme aux cercles bleus de Fred Vargas

Romancière française de polars que l’on ne présente plus. Je l’avais lu il y a quelques années, à l’époque où je n’écrivais pas sur mes lectures, et j’en avais gardé une telle impression que j’ai eu envie de relire tous les titres de la série Adamsberg afin de les chroniquer sur mon blog. Voilà, c’est chose faite et j’avoue que la plume très particulière de Fred Vargas me séduit toujours autant. Si vous ne connaissez pas encore, foncez !!!

«Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?»

Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon…

Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque, un joueur.

Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.

Il n’a pas tort. Un matin, c’est le cadavre d’une femme égorgée que l’on trouve au milieu d’un de ces cercles bleus.

 

8- 15 ème Affaire de James Paterson:

Totale découverte pour moi, roman que j’ai dévoré en même pas deux jours tant je l’ai trouvé intéressant, bien construit, totalement addictif..Avec une seule envie: me plonger dans les 14 affaires précédentes du Women Murder Club ainsi que dans les nombreuses autres séries dont James Patterson est l’auteur.

Le Women murder club Volume 15, 15e affaire 

Suspense et Cie

Entourée de sa fillette, Julie, et de son mari aimant, Joe, le sergent Lindsay Boxer ne pourrait être plus comblée.

Un quadruple homicide dans un hôtel de luxe suivi d’un terrible crash d’avion au-dessus de San Francisco vont venir bouleverser ce bonheur. Qui est cette magnifique et mystérieuse femme blonde qui semble liée aux deux événements ? Et lorsque Joe disparaît subitement sans laisser de traces, Lindsay commence à douter de lui.

Elle aura plus que jamais besoin de ses amies pour démêler le vrai du faux alors que toutes ses certitudes s’écroulent et qu’elle ne sait plus à qui accorder sa confiance.

Dans ce nouvel opus du Women’s Murder Club, amour, espionnage et contre-espionnage constituent les ingrédients d’un cocktail pour le moins explosif !

Les livres de James Patterson se sont vendus à près de trois cents millions d’exemplaires. Les enquêtes du Women’s Murder Club sont l’une de ses séries phares.

 

9- Poussières d’os de Karin Salvalaggio

romancière d’origine américaine que j’ai découverte en SP: j’ai été très emballée par ce thriller sombre qui aborde des thèmes difficiles comme la maltraitance et l’exploitation sexuelle de très jeunes femmes, par sa plume sobre et parfois incisive, par un univers où règnent la violence, la détresse et la déchéance humaines, mais aussi une possible rédemption…Karin Salvalaggio est une femme très sympathique, sensible et intelligente comme vous vous en apercevrez en lisant l’interview qu’elle m’a très gentiment accordée.

« Karin Salvalaggio est un nouvel incroyable talent qui continue à surprendre les critiques avec son héroïne, le détective Macy Greeley » Huffington Post

Quelqu’un frappe à la porte de la maison de Grace Adams. Grace est certaine de savoir de qui il s’agit pourtant lorsqu’elle regarde par la fenêtre de sa chambre, elle voit une inconnue marcher sur le sentier derrière sa maison.

Soudain, un homme émerge de l’obscurité des bois environnants et la poignarde, puis s’enfuit dans l’ombre, la laissant mourir dans la neige. Choquée, Grace appelle la police, sachant bien qu’ils ne pourront arriver à temps. Alors elle se décide à secourir elle-même la femme et constate qu’elle ne lui est pas étrangère…

Traumatisée, Grace est emmené à l’hôpital, pendant que le détective Macy Greeley est rappelée dans la petite ville de Collier – Montana – où elle a autrefois enquêtée. Elle va devoir traquer le tueur et comprendre ce que l’assassin a à voir avec Grace, une jeune femme troublée que son passé a peut-être brusquement rattrapé.

Mais la ville de Collier est toujours aussi secrète et Macy devra rouvrir de vieilles blessures pour résoudre un crime qui a semble-t-il mis plus de 11 ans à apparaître.

 

10- Rosa Candida de la romancière islandaise Audur Ava Olafsdottir:

Seul roman de la sélection qui n’appartient ni à la rubrique polars, ni à la rubrique thrillers. Un très beau roman empreint de poésie et de fantaisie sur les thèmes de l’amour, qu’il soit maternel, paternel ou encore l’amour des fleurs, des jardins, de la nature…Rosa Candida est une bouffée d’air pur, un refuge bienvenu qui, l’espace de quelques lignes, nous redonne espoir et foi en l’humanité. Tous les romans d’Audur Ava Olafsdottir nous enseignent un autre chemin que celui de la violence et de la maltraitance. Incontournable !!

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père ostogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

 

Voici pour la sélection de Cathie

Alors à bientôt pour d’autres aventures

Et en retrouve aussi tous les lundi

notre expert en cheffe pour ses fameux Avis !

La Millième chasse aux livre #89


La Millième chasse aux livre #89

Voilà 3 mois que nous abandons des livre un peu partout.

Mais cette fois nous sommes proches de la fin de cette grandes Millièmes chasses.

Bientôt le décompte va pouvoir démarrer.

Aussi profitez-bien de nos derniers voyages.

Et à toute de suite pour le 89e


La Millième chasse aux livre #89

By Mathieu

Aujourd’hui nous avons fait appel à Cécile pour nous trouver un nouveau tueur à gage

Et c’est Mathieu qui est missionné cette fois par notre Flingueuse.

Il aura au moins 2 contrats à remplir

Un demain

Et un après demain.

Mais pour l’instant intéressons-nous à son premier contact !

Mathieu, en bon tueur à gage pour Collectif Polar

Va nous faire passer la frontière.

Et une nouvelle fois nous irons chez nos cousins Helvètes

Nous nous rendrons sur la frontière Germano-Franco-Suisse

Du coté de Bâle

  Plus précisément c’est à l’EuroAirport

Mais coté Suisse

 C’est dans cette Aéroport de Bâle que notre livre sera délivré.

Le 16/01

Lieu : Aéroport de Bâle

Titre : Le dernier Mousse de Francisco Coloane

 

Au début du siècle, le voilier école de la Marine chilienne, une superbe corvette, se dirige vers le cap Horn pour ce qui doit être son dernier voyage avant d’être mis en cale sèche. A son bord, Alejandro, quinze ans, s’est embarqué clandestinement pour devenir marin, subvenir aux besoins de sa veuve de mère et obtenir des nouvelles de son frère ainé disparu. Confronté aux dures réalités de la mer et du métier de marin, il découvrira une terre sauvage située aux confins de l’hémisphère Sud et taillée à la hache dans la glace des icebergs.

Avec  ce court roman d’apprentissage  Francisco Coloane peut se targuer d’être le nouveau Jack London.

 

 

 

A demain pour l’annonce d’une nouvelle chasse qui aura lieu le surlendemain of course !

Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n°9 : Le docteur Petiot.


Avis d’Expert, saison 2 : Affaire n°9 : Le docteur Petiot.

 

 

Affaire n°9 : Le docteur Petiot.

 

   Acte 1 : L’affaire Petiot.

 

  L’Occupation est une période trouble qui offre à la criminalité de nouvelles perspectives. En effet, jamais auparavant les truands et les affairistes n’avaient amassé de fortunes aussi considérables en si peu de temps, et surtout en toute impunité. Période également propice, quand les normes ordinaires s’effacent, aux manifestations du crime les plus extrêmes. Le tueur en série Marcel Petiot en est la sinistre illustration, tant par l’ampleur de ses forfaits que par la façon dont la police y a mis fin.

 

Acte 2 : Feu de cheminée suspect.

 

   La fumée âcre et nauséabonde qui se répand rue Le Sueur, dans le 16e arrondissement de Paris, ce 9 mars 1944, incommode tant les habitants du quartier qu’il a fallu prévenir la police. La puanteur semble émaner d’un hôtel particulier sis au numéro 21. Lorsque deux gardiens de la paix se présentent, la concierge du 23 leur précise que l’hôtel en question est la propriété d’un certain docteur Petiot qui lui a laissé son numéro de téléphone en cas de besoin : Pigalle 77.11. Aussitôt averti, Petiot déclare qu’il arrive le plus vite possible et que surtout on ne touche à rien.

Mais entre-temps, les pompiers de la caserne de la place Dauphine sont arrivés sur place et ont pénétré dans la bâtisse par une des fenêtres du premier. Rapidement, ils comprennent qu’il ne s’agit pas d’un feu de cheminée car l’insupportable odeur provient du sous-sol. Éclairés par des lampes torches, ils se rendent à la cave dans laquelle se trouvent deux chaudières qui ronflent dans un bruit d’enfer. Mais le spectacle qui s’offrent à eux est tout aussi infernal : par la porte entrouverte de l’une d’elles pend un membre humain tandis que sur le sol gisent des crânes et des troncs sanguinolents.

Acte 3 : Un psychopathe?

 

  Né à Auxerre en 1897,  l’enfant Marcel Petiot manifeste des tendances criminelles en étouffant ou ébouillantant les chats !! Ses camarades de classe parlent de lui comme un garçon violent. En 1914, il est exclu pour vol du lycée où il faisait de brillantes études, ce qui ne l’empêche pas d’obtenir son bac en candidat libre deux ans plus tard. Puis il devance l’appel et s’engage dans l’infanterie où il est blessé au pied. Se plaignant d’amnésie, il est finalement réformé pour troubles psychiques et interné à plusieurs reprises. Mais il profite des facilitées accordées aux soldats démobilisés pour s’inscrire à la Faculté de Médecine de Paris de laquelle il sort diplômé avec mention très bien.

Il s’établit alors à Villeneuve-sur-Yonne où il se rend populaire en soignant gratuitement les indigents. Il sera d’ailleurs élu maire de la ville en 1926. Mais le docteur Petiot est vite rattrapé par sa personnalité : voleur compulsif et mythomane, on le soupçonne d’avoir trempé dans des affaires de disparitions troublantes. Reconnu coupable d’escroquerie, il est révoqué de ses fonctions municipales en 1933. Marié et père d’un enfant, il monte s’installer à Paris au 66, rue de Caumartin où il ouvre un cabinet médical.

Une bonne réputation et une publicité habilement menée lui valent une nombreuse clientèle. C’est rapidement le succès car le « bon docteur Petiot », équipé des technologies les plus modernes, se fait fort de soigner toutes les maladies. Mais ses vieux démons le poursuivent : pris en flagrant délit de vol à l’étalage de la librairie Joseph Gibert en 1936, il n’est pas condamné mais interné à Ivry pendant six mois.

De son côté, la police dresse un procès-verbal affirmant que « l’on se trouve en présence d’un homme atteint de déséquilibre mental qui, s’il ne paraît pas actuellement dangereux pour la sécurité publique, et en raison de la profession qu’il exerce, doit être tenu en observation. » Or, personne ne prendra la peine de le surveiller…

 

Acte 4 : La maison de l’horreur.

 

  En mai 1941, il achète, grâce à ses honoraires conséquents, un hôtel particulier situé au 21 de la rue Le Sueur. Il entreprend alors des travaux importants : il surélève le mur mitoyen afin de s’isoler de ses voisins ; à l’intérieur, il aménage un cabinet médical, une cave à double porte, ainsi qu’une chambre à gaz munie d’un judas. Sous le nom d’emprunt de docteur Eugène, Petiot s’improvise chef d’un réseau clandestin d’évasion vers l’Amérique du sud, plus précisément l’Argentine. Il exige des candidats à l’exil une avance importante, puis leur donne rendez-vous chez lui, de nuit, muni d’une unique valise contenant leurs biens les plus précieux ( argent, bijoux, objets de valeur). Sous prétexte de vaccination, les fugitifs étaient gazés ou empoisonnés dans une salle spécialement prévue à cet usage. Les corps étaient ensuite découpés en morceaux puis incinérés dans les chaudières du sous-sol. 27 victimes ont pu être officiellement recensées.

La première d’entre elles était un fourreur habitant dans le quartier, Joachim Guschinow qui, pressentant les persécutions à venir, décide de quitter le pays. Après la rafle du Vel’d’Hiv’ qui a lieu les 16 et 17 juillet 1942, les candidats au départ se font plus nombreux . Ainsi, d’autres familles juives subissent le même sort : les époux Basch, Stevens et Anspach ; mais Petiot s’intéresse également à des figures de la pègre trop compromis avec l’occupant et désireux de « se mettre au vert » : parmi eux on dénombre François Albertini, Charles Réocreux, Adrien Estebeteguy et Joseph Piereschi qui périront avec leurs maîtresses dans la « maison de l’horreur ».

Les soixante-douze valises retrouvées dans l’hôtel particulier de Marcel Petiot sont empilées dans la salle d’audience. Rue des Archives/©Rene Saint Paul/Rue des Archive

Acte 5 : Arrestation.

 

  Petiot, suite à l’intervention des pompiers à son domicile, a juste le temps de s’enfuir et de se réfugier chez un ancien client, domicilié rue du faubourg Saint-Honoré, à qui il se présente comme un résistant poursuivi par la Gestapo. En septembre 1944, il intègre, sous le pseudonyme de Valéry, les Forces Françaises de l’Intérieur. Devenu capitaine, il est affecté à la caserne de Reuilly où il conduit les interrogatoires dans le cadre de l’épuration.

Le commissaire Massu, en charge de l’enquête le concernant, lui tend un piège pour le démasquer. Dans un article du journal Résistance, il le présente comme un « soldat du Reich ». Petiot tombe dans le panneau. La lettre de protestation qu’il adresse au journal permet de le localiser. Il est arrêté le 31 octobre 1944 au métro Saint-Mandé. L’instruction dure seize mois, tant il s’avère compliqué pour les enquêteurs de déterminer l’identité des victimes retrouvées dans et autour des fameuses chaudières. Son procès s’ouvre le 18 mars 1946.

Acte 6 : Le procès.

 

  Son avocat : le défenseur de Petiot est maître Floriot, un avocat qui a acquis sa réputation dans plusieurs affaires retentissantes. Car il faut un défenseur de talent pour un personnage aussi peu ordinaire que Petiot, meurtrier en série qui, en d’autres circonstances, aurait pu continuer à se livrer à ses activités criminelles pendant longtemps sans que personne ne se doute de rien si un banal feu de cheminée ne l’avait démasqué. Dès le premier jour du procès, une foule nombreuse se presse devant le Palais de Justice de Paris.

 

Son système de défense : l’interrogatoire permet de cerner la personnalité ambiguë du médecin, homme instable psychologiquement. Le lendemain, maître Floriot et son client organisent la défense autour de l’idée que Petiot était un résistant. Ce dernier explique que, sous le pseudonyme de docteur Eugène, il appartenait à réseau appelé « Flytox » dont il refuse de donner les noms de ses membres. Leur mission consistait à traquer et éliminer les « boches » et les « collabos » dont ils allaient ensuite enfouir les corps dans des décharges ou des bois de la banlieue parisienne. Il affirme avoir rendu des services précieux aux armées alliées en livrant des informations capitales sur une arme que les Allemands mettaient au point dans la région de Berlin car, en sa qualité de médecin, il soignait des prisonniers de guerre rapatriés pour raison de santé. Sachant parfaitement que sa version pourrait sembler par trop incroyable, Petiot émaille son récit d’une part de vérité, faisant allusion à son arrestation par la Gestapo en mai 1943. Il fut incarcéré 8 mois dans la prison de Fresnes pour finalement être relâché.

Reconstitution : le 20 mars, les familles des victimes viennent défiler à la barre, rendant peu crédible la thèse d’une filière pour permettre à ceux qui le désiraient de rejoindre l’Argentine. Les témoins rapportent que le « bon docteur » proposait à ses « clients »de les vacciner. Le président du tribunal Léser, intrigué par le fait que les victimes ne semblaient avoir reçu ni coups ni blessures, demande une reconstitution. Le 22 mars, magistrats et jurés se rendent au 21 de la rue Le Sueur accompagnés de l’accusé dûment encadré par des policiers. Sur place, il affirme que son cabinet ne présente aucun intérêt, que la petite salle triangulaire attenante n’est qu’une salle de radiologie, et qu’il ignore la destination de la fosse remplie de chaux ainsi que la fonction du four installé dans la cave.

Changeant de tactique, il explique, avec un aplomb inimitable, que ces accessoires étaient destinés à faire disparaître les cadavres des traîtres exécutés par son réseau. Jusqu’au 30 mars, la cour continue d’entendre les témoignages des familles des victimes ainsi que les dépositions de ceux qui, souvent pour des motifs dérisoires, lui ont échappé. Comparaissent également les rabatteurs de Petiot, des individus douteux.

Le docteur Marcel Petiot, accusé du meurtre de vingt-sept personnes sous l’Occupation. Ici lors de son procès aux Assises de la Seine en mars 1946. Rue des Archives/Credit ©Rue des Archives/AGIP

Condamnation : face aux accusations, il reste d’un calme cynique. Quand on lui reproche la mort de 27 personnes, il s’écrit : « Vingt-sept ? Vous voulez dire soixante-trois ! » Car il n’en démord pas : ce sont bien soixante-trois personnes qui ont péri dans le sous-sol de son hôtel particulier. Mais quand on lui demande pourquoi on a retrouvé chez lui et chez son frère les valises de ses victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, il refuse de répondre. Idem quand on lui demande où il a caché les sommes d’argent et les bijoux dérobés, dont la valeur est estimée à 250 millions de francs.

Malgré les témoins cités par la défense et attestant de la bonté et de l’altruisme du docteur Petiot, et malgré la plaidoirie de son avocat, les neuf jurés, après une longue délibération, le déclarent « coupable » et le condamnent à la peine capitale, sans que soit évoquée sa démence. L’accusé, qui ne s’est pas manifesté pendant la lecture de la sentence, est emmené dans sa cellule par trois gendarmes. En attendant son exécution prévue pour le 25 mai 1946 au matin, il rédige quelques notes. Le jour dit, Petiot monte à la guillotine avec assurance et mépris. Et quand pour la dernière fois on lui demande où il a caché l’argent et les biens de ses victimes, il déclare : « Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ! »

Malgré les témoins cités par la défense, attestant de la bonté du docteur, et la plaidoirie de maître Floriot,

Le gang des flingueuses : épisode 3


Salut les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez ?

Il y a presque 3 ans maintenant, je vous proposais Collectif Polar. Très vite… J’ai voulu que mon blog devienne un blog participatif.

Des lecteurs sont devenus chroniqueurs. Les plus réguliers sont devenus des flingueurs, en majeure partie des flingueuses.

« J’ai choisi mes chroniqueuses parce que leur avis me touchait, dans leur concision ou leurs arguments, le choix des mots, leur ressenti… Nous sommes chacune différentes, et c’est cette différence que je veux mettre en avant. »

Au menu, des critiques, des interviews d’auteurs, une rubrique « avis d’expert » consacrée aux crimes célèbres et à l’histoire de la police, des reportages sur les salons littéraires, des portraits de serial lectrices

Vous le savez , j’ai voulu un blog participatif et aujourd’hui je suis entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une dizaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi j’ai décidé de vous présenter mes Flingueuses .

Il y a ici Eppy Fanny la fidèle ; Aline l’impatiente ; Emilie la jeunette ; Ophélie la passionnée ; Danièle notre Taty flingueuse ; Cathy, notre Expert en chef ; Marie Noëlle notre Psychopathe du polar ; Cécile notre Auteure, Julie la petite dernière et Geneviève votre Porte Flingue. Et parfois même aussi, Geneviève, son double maléfique.

 Émanation du blog Collectif Polar, chronique de nuit, Le Gang des Flingueuses a sa propre page Facebook « Ge et ses Flingueuse« .  Celle-ci ,c’est celle de mes chroniqueuses régulières et passionnées. De plus, j’en suis le porte flingue.

Alors je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses de celles-ci !



Questionnaire aux Flingueuses

Le gang des flingueuses

Episode 3 : Cathie, Marie-No et Julie

Tu as rejoints dernièrement 🔫 le gang des flingueuses  🔫pour notre Collectif Polar.

Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition d’être une des nôtre, où avoir voulu intégrer la team ?

 Cathie : J’ai voulu intégrer la team parce que l’activité de blogueuse critique littéraire est une activité solitaire et je voulais ouvrir mon horizon, partager avec d’autres passionnées et remplir ma Pal…

Marie No :  Ecoute j’ai pas encore l’impression d’y avoir ma place pour le moment. J’aime beaucoup t’envoyer mes chroniques sur collectif Polar mais j’avoue ne pas être très active sur GE et ses Flingueuses mais ceci dit le groupe est sympa.

Julie : Je n’étais qu’une simple lectrice d’abord puis ça m’a amusé de lire les différents avis, les interviews, les avis de chacun sur leur PAL etc dont je répondais en com sur facebook puis quand Geneviève m’avait proposé de rejoindre le collectif une fois, je n’étais pas prête avant car j’attendais d’avoir suffisamment lu des livres pour en parler puis quand j’ai su que la proposition tenait toujours, je me suis lancée en étant prête et en voulant faire découvrir mes lectures aussi assez peu connus. 

 

Comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ?

Cathie : J’avoue ne pas prendre suffisamment de temps pour participer, prendre connaissance ou interagir à toutes les rubriques, cela tient en partie que jusqu’à présent je n’avais pas internet illimité ; mais depuis deux semaines, j’ai emménagé dans un nouveau logement pourvu d’une connexion ADSL donc je serai plus présente:)

Marie No : Pas très impliquée pour le moment et je n’ai pas beaucoup d’échanges avec mes camarades de jeu. J’ai aussi beaucoup à faire sur les PDP et comme je suis du genre à ne pas trop m’eparpiller …..

Julie : Je ne sais pas encore car je viens à peine d’entrer dans le groupe xd mais j’espère m’y sentir bien comme chez moi haha.

 

Qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Cathie : J’attends tout d’abord de me tenir au courant des sorties polars et thrillers, d’être informée sur les événements liés au monde du polar, également, par l’intermédiaire des articles publiés, d’être informée sur les auteurs interviewés ; mais j’attends également de partager nos avis de lecture.

 Marie No :  Là tout de suite, je ne sais pas, je n’y ai pas vraiment pensé.

Julie :  J’attends qu’on m’accepte même si je vais me sentir encore toute petite vis à vis d’autres qui ont plus d’expériences surtout dans les chroniques mais j’apprendrais petit à petit à m’améliorer.

 

Te sens -tu une flingueuse à part entière ?

Cathie : Pas entièrement par mon manque certain d’implication, lacune que je compte bien combler cette année .

 Marie No : Oui mais plutôt psychopathe !

 Julie :  Non pas vraiment encore

 

Que t’as apporté cette expérience d’équipe ?

Cathie : J’avoue être une louve solitaire habituée à fonctionner en solo, sans doute par goût mais aussi par mon métier d’écrivain et de critique. Du coup, avec vous j’apprends à sortir de ma grotte et à regarder ce qui se passe autour de moi…(rires) Cette expérience m’a donné l’envie de partager , de lire d’autres chroniques, de voir comment travaille d’autres blogueuses.

 Marie No : Je vais être honnête avec toi : rien pour le moment

 Julie : Je ne sais pas encore car je viens juste d’entrer.

 

Qu’en as-tu tiré ?

 Cathie : Une PAL de 153 kilomètres de long (rires)…

 Marie No : Au départ, il y avait des messages en MP toutes les 30 secondes et j’avoue que ça m’a un peu saoulé et qu’au final on ne comprends rien de rien à la conversation du départ, donc j’ai décroché.

Julie : Je ne sais pas encore.

As tu des attentes particulières autour de Collectif Polar ? Et quelles sont-elles ?

 Cathie : Je n’y avais pas réfléchi vraiment…Ah si, une rencontre annuelle de toutes les flingueuses histoire de ne pas rester dans le virtuel 

 Marie No : Collectif Polar, j’adore ne change rien.

Julie :  Je n’ai pas vraiment d’attentes particulières mais que je fasse découvrir mes lectures dont certains ne connaissaient pas me procurerait déjà un grand plaisir et aussi en retour qu’on me fasse découvrir des livres mais doucement car j’ai déjà une petite PAL de 14-15 livres et c’est déjà beaucoup pour moi et grâce à un groupe de mordus de thrillers j’ai su ma liste plus de 200 livres pas encore achetés heureusement et pas encore lus. 

2eme Partie

 

Enfin, dis-moi,

Tu préfères :

 1- Etre reconnu comme une simple chroniqueuses de Collectif Polar ?

 2- Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi ?

 3- Être avant-tout une flingueuse ?

 4- Juste faire de tant à autre une « chronique de lecteur »

  Cathie : Réponses 2 et 3 : Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi . Et…  Être avant-tout une flingueuse .

Marie No : Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi, oui ! Mais…Être avant-tout une flingueuse, non !!!

Julie :  D’abord j’aimerai être 4 et 2 car j’aurais des chroniques à écrire sur des livres que j’ai déjà lu d’abord, je vais essayer d’être régulière même si je ne sais pas encore mon rythme niveau chroniques.

 

Et en OFF, juste entre toi et moi ou presque !

 

As-tu des regrets, des déceptions à formuler, quelles sont les choses que l’on pourrait améliorer ?

 Cathie J’avoue éprouver des difficultés à naviguer dans le blog, à retrouver les rubriques ou articles un peu anciens

 Marie No : Non aucun regret, l’aventure est sympa . Des choses à améliorer, très certainement mais ça se fera au fil du temps. Là tout de suite je n’ai pas le cerveau en ébullition mais je ne manquerai pas de t’en faire part à l’occasion.

Julie : Je ne sais pas je dirais ça plus tard mais je trouve le blog déjà bien, très variés et j’aime cette variété, j’aimerai dans 1 an être encore dans le collectif et avoir droit à une interview pour dire mon bilan de mes 1 an dans le collectif ça oui j’aimerai

Quelles améliorations propose-tu ? Et comment les mettre en œuvre ?

 Cathie : Je ne sais pas trop, je ne suis pas douée en informatique ; sinon, comme je le disais plus haut, m’impliquer d’une manière plus constante, mais cela ne dépend que de moi…

Marie No : Impossible de répondre à ta question, n’étant pas encore dans le feu de l’action, je ne peux pas me permettre de ramener ma science.

Julie : Un jour vous rencontrez aussi, j’aimerai! Qui sait un de ces jours sur Paris ou lors du Salon de Paris mais pas vraiment d’autres salons car le salon de Paris comme grand salon est le plus proche de chez moi habitant dans le nord-ouest, aller dans le sud ou à l’est est difficile pour moi n’ayant pas de voiture. Voilà j’ai tout répondu. 

La millième chasse aux livres # 88


La millième chasse aux livres # 88

Ne me dites pas que vous ne connaissez pas encore notre Millième chasse aux livres ?

Alors…Voilà

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar.

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres à travers toute la France et un peu au-delà.


La millième chasse aux livres # 88

by Ge

Ge profite de ses vacances

Oups pardon !

Je profite de mes vacances pour abandonner des livres.

Oui je sais c’est moche.

Mais que voulez-vous !

Sinon que la Bretagne ça vous gagne !

 

  Donc je disais comme je suis en Cornouaille

Je laisserai donc mon livre en bord de mer.

Comme je l’ai fait la semaine dernière.

Il faut dire que le livre n’ai pas rester longtemps sur son banc.

Le temps d’aller faire un tour à la plage

Et de revenir

Et hop le polar avait disparu.

 Donc c’est sur même banc

Dans la commune de Moelan sur Mer

Dans le Finistère

Plus exactement à Kerfany les bains

Que sera déposé notre livre.

Alors ce livre c’est :

La reine de la Baltique de Viveca Sten

Un corps est retrouvé sur une plage de l’ile de Sandhamn, au large de Stockholm. Suicide ? Noyade ? L’inspecteur Thomas Andreasson est chargé de l’enquête. Habitué de ce lieu de villégiature, il s’y voit proposer une aide inattendue : celle de Nora Linde, une amie d’enfance, jeune avocate à la perspicacité redoutable.
Leur été vire au cauchemar quand une femme est assassinée dans sa chambre d’hôtel. Et si, désormais, plus personne n’était à l’abri ? Andreasson, qui croyait tout savoir de sa petite île paradisiaque, n’est pas au bout de ses macabres découvertes…
Avec les enquêtes d’Andreasson et Linde, No1 des ventes en Suède, Viveca Sten s’impose comme une des nouvelles grandes voix du polar nordique.
« Viveca Sten s’affirme d’emblée comme la grande rivale de Camilla Läckberg… Un formidable premier roman. »

 

Alors à très vite pour d’autres chasses aux livres

Et peut-être même que celles-ci nous entraîneront hors de nos frontières.

Allez savoir ! ???

Défaillances de B.A. PARIS


 

Le livre : Défaillances, B.A PARIS. Paru le 4 janvier 2017 aux Editions Hugo et Cie/Hugo Thriller. 19,95 €, 14×21, 400 pages.

4e de couv :

Cassandra est mariée depuis un an avec Matthew, et leur bonheur semble sans nuages. Jusqu’à ce qu’un orage, un soir, pousse Cass à emprunter une route qu’elle n’aurait jamais dû prendre, à travers la forêt. Trop isolée, trop sombre, trop dangereuse. Tellement dangereuse, d’ailleurs, que lorsqu’elle dépasse une voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, Cass choisit de ne pas s’arrêter pour proposer son aide à la femme qui se trouve à l’intérieur ?

Mais lorsqu’elle apprend, le lendemain, que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie. Et les coups de fil anonymes qu’elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu’un l’a vue, ce soir là. Quelqu’un qui continue de l’observer. Quelqu’un qui pourrait être l’assassin.

Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux.

Et alors  que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoires de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.

 

L’auteur : Mariée et mère de cinq filles, B.A Paris à été élevée en Angleterre avant de s’installer en France. Après avoir connu un immense succès international avec Derrière les portes (plus d’un million d’exemplaires au Royaume-Uni, 37 traductions), B.A Paris récidive avec son deuxième thriller, Défaillances, qui s’est propulsé en tête des ventes aux Etats-Unis, où elle est désormais considérée comme une star du thriller psychologique.

 

Extrait :
«  « Tu m’as manqué. » Ces mots chuchotés glissent comme de la soie depuis l’autre bout du fil, me frappent comme une force invisible. La peur refait surface, me donne la chair de poule, m’étouffe de son venin. Je repose brutalement le téléphone. Ca ne veut pas dire qu’il est tout près, me dis-je, essayant de recouvrer le calme qui était le mien un peu plus tôt. »

 

L’accroche de Miss Aline

Défaillances, B.A. PARIS

 Retour d’une soirée entre collègues. Une forêt, un orage et la vie de Cassandra dérape.  Elle essaye à tout prix d’oublier qu’elle a vu cette voiture, qu’elle n’a rien fait. Mais que pouvait-elle faire ? Rien. Aucun élément ne supposait que la personne dans le véhicule était en danger. De plus, Matthew, son mari, lui avait dit de ne pas prendre ce chemin. Se taire. Elle doit se taire.

Mais… rapidement, des appels anonymes la laminent dès qu’elle est seule chez elle. Cass en est persuadée, c’est l’assassin. Il sait qu’elle l’a vu. Encore une fois ne rien dire à Matthew. La peur est là. Elle prend possession de son cervelet sans qu’elle puisse la contrôler. Elle redoute le bruit du téléphone. Elle passe le plus clair de son temps en dehors de chez elle. Elle devient folle.

Face à son monde qui vacille, elle peut compter sur Matthew. Dévoué, il est son plus grand soutien. Il la rassure autant qu’il peut. Mais devant l’ampleur des défaillances de son épouse, il va contacter un médecin. Et c’est la descente aux enfers chimiques. Cass s’enfonce de plus en plus dans une léthargie galopante, dans une paranoïa sans limite.

Au fil de ta lecture, tu es gagné par la léthargie de Cass. Huis clos d’une frayeur incontrôlable.  Mais où veut aller l’auteur ?  Tu ne veux plus te terrer avec la narratrice. Tu ne veux plus te demander, l’oreille tendue, quand le téléphone va sonner. Allez Cass réagi, bouge, te laisse pas sombrer.  Tu te mets à cogiter. A qui profite le crime ? Chaque personnage devient un assassin potentiel. Quand le hasard s’en mêle tu dis : enfin ! Tu chemines avec Cass vers une vérité qui te laisse béat. L’auteure t’a baladé tout du long, elle a tout fait pour que ton cerveau soit incapable de voir la vérité. Défaillance et pourtant logique.

Je remercie les Editions Hugo et Cie de m’avoir accordé leur confiance sur ce SP. Ce fût un très bon moment de lecture.

Fourbi Etourdi de Nick Gardel


 Aujourd’hui,Collectif Polar vous offre deux chronique pour le prix d’une.

Mais…Vous en avez maintenant l’habitude !

Alors ce matin, vous avez du lire le Off de Oph

Et ce soir, la Chronique jubilatoire de Dany.

Voyons voir si nos deux flingueuses seront d’accord  sur ce livre !


Le livre : Fourbi Etourdi de Nick Gardel. Parue le 01 novembre é013 aux Editions Friends Only. ( 246 p.)  ;  15€ (en papier) – 8€ (en ebook)

4e de couv :

En volant une vieille DS dans le parking Vinci de Gare de Lyon, Jean-Edouard, Jed pour les intimes, ne s’attendait à en découvrir le coffre garni. Bien sûr, il y a cette sacoche militaire kaki gonflée de petites coupures, comme un macchabée qui aurait séjourné coincé dans une écluse. Mais le hic, c’est justement le cadavre qui l’accompagne. Un gars en chien de fusil portant un col romain sur une veste noire stricte. Le détail parait choquant, surtout quand il se rend compte que la mâchoire du défunt est serrée sur une balle de latex rouge vif montée sur des lanières de cuir du plus bel effet sado-masochiste. L’éducation religieuse de Jed lui remonte par bouffée, avec un rien d’amusement quand il découvre que son nouveau compagnon de route arbore aussi un crucifix finement ciselé dépassant de son rectum.
Décidément, entre les manifestations pour et contre le mariage pour tous et un changement de Pape, Paques s’annoncent Rock’n Roll…

L’auteur : Après avoir exercé différents petits boulots, Nick Gardel intègre l’Éducation nationale. Il s’y occupe d’ados désocialisés et déscolarisés qu’il a pour délicate mission de ramener dans un chemin plus… droit.

 

Extrait :
« Au milieu de cette cathédrale à ciel ouvert, sur un transat à l’équilibre douteux, le corps laiteux et parfaitement nu de Paul Monnier prenait le soleil. Il était tourné de manière à accueillir tout nouvel arrivant avec la vue de son anatomie flasque et peu ragoutante. Sa pilosité éparse se chargeant de souligner les zones que l’on aurait préférées avoir le loisir d’imaginer en lieu et place d’une réalité démonstrative. Paul avait appelé Jean Edouard au secours dans des termes qui laissent présager un danger imminent, et il était un tantinet déconcertant de le retrouver en train de faire une sieste, les couilles au vent. »

Le chronique Jubilatoire de Dany

 

Jean-Edouard, alias Jed, comprend qu’il n’aurait jamais dû voler une vieille DS lorsqu’il y trouve une sacoche pleine de billets et un cadavre dans le coffre. De plus, deux hommes le prennent en chasse. C’est le début d’une échappée meurtrière à travers la France, entre Paris et Saint-Jean-Pied-de-Port.

Ce roman au titre de calembour remplit admirablement son contrat : divertissement sanguinolent aux échos d’un « Clochemerle » moderne.

Un improbable concours de circonstances va faire déraper un acte de corruption en road trip loufoque et inattendu. . Ici pas d’enquête de police mais des truands modestes et plutôt désorganisés sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle …

Ceux qui ont lu la trilogie Peter Raven y retrouveront le providentiel Erdani, toujours aussi geek.

De l’outrance à vous faire sourire de tant de massacres … un vrai régal quoi ! Mention spéciale à la sexagénaire flower-power, véritable samaritaine écolo.