Un dernier pas de danse – Anabelle Read


Un dernier pas de danse de Anabelle ReadLe livre : Un dernier pas de danse de Anabelle Read. Paru le 27 septembre 2018 aux Nouvelles Plumes. 19€ ; (349 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

Un dernier pas de danse

Un soir, Eleonor, 5 ans, appelle le 911. La police retrouve la petite fille cachée sous l’escalier, le cadavre de sa mère gisant dans la cuisine…

Première danseuse au New York City Ballet, Lily voit sa carrière brisée à la suite d’une mauvaise chute. Anéantie, elle décide de rentrer en France, dans les Alpes, auprès de sa famille adoptive. À l’aéroport, elle est accueillie par son meilleur ami Vincent auquel elle n’est pas insensible. Affectueux et heureux de retrouver Lily, le jeune flic est néanmoins préoccupé depuis le meurtre irrésolu d’une jeune femme de 24 ans. Bientôt un deuxième cadavre de femme est découvert. Lily l’ignore encore mais ces deux meurtres sont liés à son passé…

 

Anabelle readL’auteur : Anabelle Read est née dans le département du Nord il y a presque 34 ans. Elle exerce le métier d’infirmière scolaire près de Lille où elle réside avec son mari et ses deux enfants. Elle rêvait depuis longtemps de passer à l’écriture sans vraiment oser franchir le pas. Un dernier pas de danse est son premier roman.

 

Extrait :

 

Le post-it de Ge

Un dernier pas de danse - Anabelle Read

Un dernier pas de danse d’Anabelle Read

Vingt-trois ans après la mort de sa mère, brutalement assassinée par son père, Lily Harper voit sa carrière de danseuse étoile dans l’une des plus prestigieuses compagnie de ballet de New-York s’écrouler. Une mauvaise chute lors d’une répétition l’oblige à rentrer en France auprès de sa famille adoptive pour panser ses plaies et donner une nouvelle direction à sa vie. Mais la mort de deux jeunes femmes et les menaces d’un tueur déterminé la plongent inexorablement dans des souvenirs qu’elle s’obstine à vouloir oublier. Avec l’aide de Vincent, son meilleur ami et policier en charge de l’enquête, elle va devoir affronter, au péril de sa vie, son passé pour construire son avenir.

Voilà ce que l’on appelle un romantic suspense. Attendez par là un subtile mélange d’enquête policière et d’histoire d’amour. Et si en plus vous l’assaisonnez avec un brin de secret de famille et’ d une Kyrielle de suspects, vous obtenez un très bon premier roman.

Ce roman de presque 350 pages se lit à une vitesse folle. J’ai avalé ces lignes avec plaisir tellement l’écriture est fluide.

Je tiens d’ailleurs à remercier Anabelle Read de n’avoir embarquée dans cette histoire après une panne de lecture de plus de 8 jours. Le style limpide de l’auteur a réveillé mon envie de lire. Une bonne histoire sans prise de tête, rien de mieux.

Je remercie aussi l’auteur de m’avoir baladée entre les différentes pistes. Avec son intrigue bien ficelée et ses personnages auxquels on s’attache (tiens je ne deviendrai pas un peu fleur bleue, moi avec le temps), Anabelle Read m’a donner envie d’avaler d’une traite ce premier roman.

Et surtout maintenant que j’ai découvert sa plume, j’ai très envie de voir comment celle-ci évolue.

Un nouvelle auteur à suivre donc !

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Organigramme, Jacques Pons, une lecture commune ou « la Chronique Trio » 


Organigramme, Jacques PONS,

une lecture commune

ou

« la Chronique Trio » 

Le livre : Organigramme de Jacques Pons. Paru le 20 septembre 2018 aux Editions Hugo Thriller. 19,95 € ; 384 pages ; 14 x 21

4ème de couverture :

Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochaine fashion week, ce ne sont pas les mannequins, mais les cadavres qui défilent…

L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…

Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un serial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaître de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme ?

Dans l’enfer feutré de la mode parisienne, personne n’est à l’abri.

L’auteur : Passionné de littérature, de voyages et de gastronomie, Jacques Pons travaille depuis plus de quinze ans dans l’univers de la mode. C’est cette expérience qui lui a inspiré l’écriture d’Organigramme, dans le cadre du concours du meilleur thriller 2018 présidé par Michel Bussi 2018, pour  lequel il reçoit le Coup de cœur RTL.
Organigramme est son premier roman.

Extrait :
« Ils n’ont, pour la plupart, plus la force de crier. Les plus résistants trouvent encore la ressource pour gémir. Je les hais. Je les plains mais je les hais. Je ne les connais pas tous. Il y en a même que je n’avais jamais vus auparavant. Tant pis. Il est trop tard pour renoncer. Ils paieront pour les autres, et comme les autres. »

 » La Chronique Trio  » : La lecture commune de 3 flingueuses :

Alain Doucros a donné rendez-vous à nos deux flingueuses Clémence et Miss Aline autour d’un verre pour parler d’un nouveau roman Organigramme de Jacques Pons, Coup de cœur RTL.

Alain Doucros : Bonjour les filles, comment allez vous ?

Miss Aline : Bonjour Alain, merci pour cette invitation. On s’est permis d’inviter Maud à nous rejoindre. Ah, la voilà qui arrive.

Présentation et commandes faites, notre quatuor se met à parler bouquin.

Alain : J’ai cru voir que vous aviez toutes les trois lu Organigramme de Jacques Pons. Avec le recul, vous en pensez quoi ?

Maud : Le lecteur est de suite plongé dans les méandres de la Mode de Luxe, au sein de la marque très prestigieuse Louis Laigneau. Tous les stéréotypes de ce monde sont très bien dépeints sans être trop redondants.

Miss Aline : Avant ma lecture j’ai fait une photocopie de l’organigramme placé en début de livre. Pour annoter au fur et à mesure.

Clémence : Moi aussi j’ai fais ça. J’ai barré des noms au fur et mesure. Les morts qui ne peuvent donc pas être le tueur, et ceux qui me semblait innocent.

Miss Aline : J’ai stabiloté, relié tel ou tel personnage, annoter, regrouper…

Alain : L’ambiance, l’atmosphère du livre ?

Maud : La société va rapidement se sentir menacée et les employés vont tous tour à tour se soupçonner, s’observer, se méfier. L’ambiance se détériore, elle devient oppressante, insoutenable, les tensions montent jusqu’à être explosives.

Clémence : Le monde sans faille ou presque de la mode est rarement utilisé, dans les romans, ce qui rend ce livre original.

Miss Aline : Le monde de la mode est justement idéal pour traiter de ce thème : le harcèlement moral, la course à la performance, l’apparence relationnelle. Mais je suis d’accord avec Clémence, cela pourrait concerner n’importe quelle entreprise.

Alain : Et l’intrigue ? Bien ou on devine assez vite ?

Clémence : Je n’ai pas cessé de raturer, re sélectionner de nouveaux suspects. Effacer de nouveau. On peut dire que l’auteur cherche à nous rendre fous !

Maud : L’intrigue est bien ficelée, dynamique qui embarque le lecteur dans de nombreux rebondissements.

Miss Aline : Même en annotant tu te fais avoir. L’auteur te ballade entre le récit du tueur et la narration de l’histoire en elle-même. Quand tu penses qu’untel est  suspect, voilà qu’il se fait mettre hors course.

Alain : Je vois que ce livre à fait mouche.

Maud : Oui. Le thème du stress extrême, de la compétition au travail, avec ses causes et surtout ses conséquences, nous amène à également à nous interroger. L’auteur a su justement doser et trouver le bon équilibre entre l’enquête et le monde du travail.

Clémence : Le thème de ce livre me touche personnellement puisque j’ai traversé des phases difficiles au travail par rapport à ma hiérarchie. La violence, le harcèlement, la pression sur le lieu de travail sont des phénomènes de sociétés qui, fort malheureusement, font de plus en plus de victimes. DRH oppressante, rumeurs, compétitivité extrême, sont omniprésentes dans le monde du travail. Un seul but : la rentabilité. Les entreprises brisent leurs salariés pour faire du chiffre.

Miss Aline : C’est vrai qu’Organigramme est la parfaite illustration de ce monde du travail qui devient fou. On t’en demande toujours plus dans le même temps aparti. On veut du résultat à n’importe quel prix. Tu ne peux pas suivre, la porte est grande ouverte. On répond à un monde de consommation toujours plus grand. Pour ce qui est des relations humaines c’est aussi un monde flou, faux. Tout est sur-joué. Organigramme pourrait être transposé dans bien d’autres univers de travail. Malheureusement.

Alain : Je vais devoir vous quitter les filles. En conclusion vous me conseillez de le lire cet Organigramme !

Maud : Oui, l’auteur signe ici un magistral premier roman avec une écriture vive, fluide et addictive.  Le tout avec un final magistral et théâtral. C’est un livre coup de cœur, à découvrir d’urgence.

Clémence : C’est un livre poignant, criant de vérité mais avant tout une enquête parfaitement menée d’une main de maître. Le final est époustouflant. J’ai du mal à croire qu’il s’agisse d’une première œuvre pour cet auteur très prometteur.

Miss Aline : Je suis du même avis. Bon rythme de lecture avec des chapitres courts. Avide de savoir la suite et tourne les pages … Le tueur qui nous livre son point de vue. Un univers oppressant bien analysé et détaillé. Même avec ton organigramme raturé, l’auteur a su te perdre dans les différentes personnalités que tu soupçonne tour à tour. Le prix Coup de cœur RTL est amplement mérité.

Alain : Je file les filles et l’addition est pour moi. A notre prochain rendez-vous c’est moi qui vous parlerai d’une de mes lectures.

Les flingueuses : Chiche !

Nous remercions les Editions Hugo Thrilleur, Célia et Jacques Pons de leur confiance.

Aline, Clémence et Maud

Organigramme de Jacques Pons


Organigramme de Jacques PonsLe livre : Organigramme de Jacques Pons. Paru le 20 Septembre 2018 aux Editions Hugo Roman, Collection Hugo Thriller. 19.95 euros. 380 pages. 14x21cm

4ème de couverture :
: Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochain fashion week, ce ne sont pas les mannequins mais les cadavres qui défilent…
L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…
Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un sérial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaitre de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme ?

jacques ponsL’auteur : Né en 1981, Jacques Pons vit à Paris et travaille dans le milieu de la mode.

 

 

 

 

 

Extraits :
« Il rêvait Thierry la fronde, il s’est réveillé Thierry la frousse. Il a eu le mérite d’attirer l’attention, au moins. Le SUT n’est pas réputé pour sa pusillanimité. Une épine de plus dans le pied déjà meurtri de la direction. L’Inspection du travail de devrait pas tarder à faire sonner la cavalerie, et les liens prêts à rompre face à la menace de l’Institution.»

Les Lectures de Maud :

ORGANIGRAMME

Organigramme de @Jacques Pons


C’est de la dynamite !!! Le lecteur est de suite plongé dans les méandres de la Mode de Luxe, au sein de la marque très prestigieuse Louis Laigneau. Tous les stéréotypes de ce monde sont très bien dépeints sans être trop redondants. La Société va rapidement se sentir menacée et les employés vont tous tout à tour se soupçonner, s’observer, se méfier. L’ambiance se détériore, elle devient oppressante, insoutenable, les tensions montent jusqu’à être explosives. Les certitudes de certains vont être mises à rude épreuves.
Des personnages placés sur un organigramme vont peut à peu perdre de leur contenance et de leur superbe au fur et à mesure que les meurtres, disparitions ou menaces pleuvent. Les soupçons se portent sur différentes personnes, le flou total. Personne n’est à l’abris, tout le monde est visé, et se retrouve sans distinction au même niveau de « victime potentielle ». Pourtant des amitiés improbables vont naître. Qui peut bien en vouloir à tous les salariés et dirigeants d’une même société ?
L’auteur signe ici un magistral premier roman avec une écriture vive, fluide et addictive. L’intrigue très bien ficelée, dynamique qui embarque le lecteur dans de nombreux rebondissements, même lui enquête, s’interroge, personnellement je me suis bien faite avoir  Le thème du stress extrême, de la compétition, au travail avec ses causes et surtout ici ses conséquences, nous amène également à nous interroger. L’auteur a su justement doser et trouver le bon équilibre entre l’enquête et le monde du travail. Un final magistral et théâtral ponctue ce livre cœur  à découvrir d’urgence !!

Je remercie les Editions @Hugo Thriller pour leur confiance

ORGANIGRAMME DED

 

 

Tags : Mode, Luxe, Stress au travail, jalousie, Thriller, Paris

 

Apéro Polar : A la rencontre des éditions de l@liseuse et 3 de ses auteurs


Apéro Polar : A la rencontre des éditions de L@liseuse et 3 de ses auteurs.

La bibliothèque Parmentier et moi même vous invitons une nouvelle fois à un de nos fameux Apéro Polar.

Une nouvelle fois aussi nous mettrons en avant une petit maison d’édition. Cette fois ce sont les éditions de l@ Liseuse qui seront à l’honneur.

Nous recevrons l’éditrice Hélène Babouot ainsi que 3 de ses auteurs en la personne de Sacha Erbel et Marek Corbel et une invitée surprise de dernière minute

APÉRO POLAR : RENCONTRE AVEC SACHA ERBEL, MAREK CORBEL , leur éditrice Hélène Babouot et …Une invitée surprise

Samedi 03 novembre 2018 à 11h30.
J’aurai le plaisir de passer à la question nos trois auteurs ainsi que leur éditrice.
Vous pourrez vous aussi participer à cette échanges que l’on veut interactif.
A la fin de la rencontre nous boirons un verre de l’amitié et vous pourrez faire dédicacer vos livres.
Vous pouvez venir avec vos exemplaires ou acheter directement aux auteurs leurs propres titres. ( dans ce cas pensez à prendre de la monnaie ou votre chéquier)
Nous vous attendons nombreux

 

Nos auteurs

 

Sous le pseudonyme de Sacha ERBEL, se cache une fonctionnaire de police, depuis 24 ans.

Elle a travaillé en commissariat, puis à la Brigade AntiCriminalité de Nuit de Paris, et depuis 14 ans, elle travaille au SDLP, en tant qu’Officier de Sécurité chargée de la protection rapprochée de personnalités civiles et politiques.

Depuis janvier 2016, elle est diplômée en Criminologie appliquée à l’Expertise Mentale, à la Faculté de Médecine René Descartes de Paris. Elle a suivi ce cursus en parallèle de son travail car l’étude du comportement des tueurs en série la passionne depuis des années. Elle souhaitait aussi pouvoir approfondir la psychologie, voire l’aspect psychiatrique de certains de ses personnages.

 

Marek Corbel est né en 1976, à Quimperlé dans le Finistère, département où il a grandi.

Diplômé de l’Institut d’ Etudes Politiques de Toulouse, juriste dans l’Education nationale, amoureux depuis l’adolescence du roman noir, du roman policier et du néo-polar, sa préférence va plus particulièrement au genre noir inséré dans une époque et ses réalités sociales.

Leurs livres  chez L@Liseuse

 

Février 2016.

Dans une France gréviste en pleine crise sociale et politique, un collectif entend participer, de manière décisive, à la manifestation parisienne monstre qui s’annonce contre les dernières décisions économiques gouvernementales.

Face à ce tumulte, une brigade de la DGSI, en proie aux luttes politiques intestines, s’emploie à contenir le déferlement de colère s’exprimant, plus ou moins violemment, sur les pavés de la capitale. Mais c’est sans compter les intérêts du Cartel européen, dont le président entend jouer sa propre carte politique dans ce chaos hexagonal.

Les acteurs de ce roman noir, avancent dans un labyrinthe fait d’intrigues et de trahisons, dont ils croient chacun connaître l’issue. Sans savoir à quel moment ils sont manipulés à leur tour.

 

Printemps 2017.

À Athènes, le délégué du Cartel européen est tué avec son garde du corps, alors qu’il effectue une visite au vice-Premier ministre grec, à propos des mesures de déréglementation à mettre en oeuvre.

Le président du Cartel européen entend coûte que coûte, dans un climat de contestation de son autorité politique, identifier les véritables commanditaires du meurtre.

Pendant ce temps, en région parisienne, l’ex-flic Girod s’engage dans une contre-enquête afin de rétablir l’honneur de son ancienne patronne et de son collègue assassiné mystérieusement, lors de la manifestation du 13 février 2016.

Les membres du Collectif arrêtés ce jour-là, bénéficient d’une liberté conditionnelle, avant leur procès. Mais leur retour à la vie civile ne va pas sans créer des dissensions au sein du groupe. Dans une France toujours plus affaiblie, Julie entend renouer avec une action radicale, mais Arno Pagani est happé par les sirènes politiques de l’ancien député réformiste, résolu à attaquer le gouvernement d’union nationale.

 

L’emprise des sens

Thriller

Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, lui-même confronté à des troubles obsessionnels. Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ? Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et l’amour de Basile seront-ils suffisants pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

 

Hélène Babouot et les Editions La Liseuse.

Bien sur je questionnerai Hélène sur ses motivations, sur sa passion, sur ses envies en tant qu’éditrice.

Vous allez découvrir une femme engagée, passionnée et volontaire.

Il en faut du courage pour se lancer dans l’aventure de l’édition surtout de l’édition indépendante.

Hélène Babouot ( à droite) et Lou Vernet

Les éditions L@liseuse sont nées en 2014, d’une passion pour les livres, l’édition et les nouvelles technologies. D’abord spécifiquement numériques, nous avons décidé de proposer toutes les nouveautés en version ebook et papier, à partir de 2016, afin que les auteurs puissent présenter leurs ouvrages sur des salons et se faire connaitre en librairie.

Les livres sont avant tout des mots, des phrases, qui révèlent des idées, des histoires, partagent des connaissances et des mondes intérieurs. Le support peut prendre plusieurs formes qui évoluent en fonction des périodes de l’Histoire et des sphères géographiques. Mais il est le vecteur nécessaire, indispensable qui permet le passage d’une culture orale à une culture de l’écrit.

Le papier est un support particulièrement adapté à la lecture et surtout le livre papier est un objet qui nous est familier. Il donne corps à l’impalpable en transformant les mots en encre imprimée sur des pages. Les amoureux des livres ont généralement une relation sensuelle au papier.

Le virtuel voyage, partout, vite. Les liseuses et tablettes deviennent des bibliothèques ambulantes et personnelles.

Alors pourquoi se priver de lire, sur le support qui nous convient le mieux ?

Leur site ICI

Le dernier livre paru aux Editions de L@ Liseuse

 

Toucher l’instant ou la trilogie du choix

Si long est le chemin, si brève est la vie.

Éphémère intervalle ponctué d’une seconde d’éternité, celle où tout bascule. La reconnaître, s’en saisir, croire qu’elle nous appartient, oser se l’approprier, s’en libérer, s’émanciper, c’est ce que racontent ces trois romans courts.

Trois destins, trois possibles. Entre incertitude et audace, peur et confiance, douceur et violence, les protagonistes ont l’illusion d’un choix : agir, plutôt que subir.

Avec pour origine et but, la même griffe, le même serment, le seul sentiment persistant : l’amour.

Au terme d’une lente maturation, parviendront-ils à Toucher l’instant ?

Au fil des pages, l’émotion nous étreint lentement subrepticement, parfois délicieusement, souvent atrocement.

L’auteur : Auteure, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte.
Passionnée. Libre. Têtue. Et un peu barrée.
Sa devise : « Ne prenez pas la vie au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant ! » B. le Bovier de Fontenelle.
Toucher l’instant est son sixième livre publié. En 2018, elle a reçu le Prix Polar CMB pour La toile aux alouettes et Un trop grand silence.

Prodiges et Miracles – Joe Meno


Le livre : Prodiges et Miracles de Joe Meno. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Morgane Saysana. Paru le 30 août 2018 chez Agullo éditions dans la collection Agullo Fiction.  22€ ; (371 p.) ; 21 x 14 cm

4eme de couv 

1995, Mount Holly, une ville de l’Indiana qui se meurt. Jim Falls, vétéran de la guerre de Corée, s’efforce tant bien que mal d’élever son petit-fils métis, Quentin, un ado de 16 ans taciturne qui oublie son mal-être en sniffant de la colle. La mère de Quentin est une junkie paumée qui apparaît et disparaît au gré de ses démêlés avec des petits copains violents, son père est inconnu. L’élevage familial de poulets ne rapporte plus grand-chose, les dettes s’accumulent, l’avenir est sombre. Jusqu’au jour où une magnifique jument blanche taillée pour la course est livrée à la ferme suite à une erreur : c’est l’espoir qui renaît chez le vieil homme.
Mais l’animal attise les convoitises et deux frangins accros au crystal-meth parviennent à s’en emparer en pleine nuit. Jim et Quentin se lancent alors sur leurs traces à travers le midwest pour tenter de récupérer la bête merveilleuse avant qu’elle ne soit vendue. Au cours de cette folle poursuite, grand-père et petit-fils traversent une Amérique rurale oubliée, où drogue et violence semblent être les seuls horizons d’une jeunesse sans repères que la vieillesse ne comprend plus. Et pourtant, grâce à l’amour que chacun porte au cheval miraculeux, l’aïeul et le garçon trouveront le chemin d’une rédemption mutuelle.
Joe Meno, au sommet de son art, offre un magnifique roman noir dont les dialogues laconiques ponctuent la poésie douloureuse des paysages, de la lumière sur les plaines et de la fabuleuse beauté de la jument.

L’auteur : Joe Meno, né en 1974, a publié son premier roman à l’âge de 24 ans. Il est l’auteur de sept romans et plusieurs recueils de nouvelles, et a reçu le prestigieux prix Nelson Algren. Il écrit pour le magazine underground Punk Planet, ainsi que pour le New York Times et Chicago Magazine. Il vit aujourd’hui à Chicago.

 

Extrait :
 » La jument blanche apparut un lundi. Ni le grand-père ni son petit-fils n’avaient la moindre idée de qui l’avait envoyée. « 
« En général, la place demeurait déserte, hormis les oiseaux gris et mauves, une petite volée agglutinée sur l’unique banc, une espèce dont le chant évoquait tout à fait la mélodie qu’un vétéran de la guerre de Sécession pourrait fredonner machinalement. Les boutiques donnant sur la place observaient le même air endeuillé, leurs vitrines sombres masqués par des stores crasseux, les commerces vidés de toute vie ; il y avait un troquet où trois clients s’étaient fait descendre près d’une décennie plus tôt, les taches de sang et les silhouettes des corps tracés à la craie étaient devenues indélébiles et marquaient à jamais la gargote du sceau de ce drame sordide digne d’un polar au rabais… »

Le petit avis de Kris

Prodiges et Miracles – Joe Meno
Editions Agullo

Joe Meno, après « Le blues de la harpie » qui ne pouvait laisser indifférent, nous brosse le portrait d’un grand père et de son petit fils, plein de tendresse dissimulée.

Tous les travers d’une Amérique méconnue, de ses mauvais garçons malgré eux, de ses junkies, de ses valeurs perdues , tout est évoqué avec talent.

Il semble bien connaître cette Amérique qui ne fait pas partie de l’eldorado tant décrit. De fait, un passage page 86 est un sombre écho à notre propre situation et ce n’est point réjouissant.

Beaucoup de personnages traversent ce roman, y laissant chacun une empreinte indélébile.

A côté de cela, malgré des hauts et des bas, un semblant de famille se détache du lot et ce, grâce à l’apparition de cette belle jument blanche qui est un peu le fil rouge (si j’ose dire) de ce beau roman.

Après maintes et maintes péripéties, parviendront ils à cette fusion après laquelle , sans le savoir peut être, ils courent ?

 

Le livre tout en poche, Château de la Hulpe.


Le livre tout en poche, Château de la Hulpe.

Flingueuses en vadrouille.

 

Visite hors de nos frontières le dimanche 7 octobre 2018, chez nos amis Belges, au château de la Hulpe à la découverte des auteurs de Brabant-Wallon.

Avec Clémence, nous nous aventurons sur ce domaine magnifique qu’est le Domaine de Solvay classé patrimoine exceptionnel de Wallonie. On va avoir la chance  de visiter le château de la Hulpe lors de cette journée.

Nous nous rendons sur ce salon sans trop savoir ce qui nous attend. On veut l’effet surprise, la découverte. Tout débute par un parc magnifique qui revêt doucement ses couleurs automnales.

A l’entrée du parc (mais également juste devant le château) nous est remis : un sac, un cahier pour les autographes, marques pages, un livret avec le nom de chaque auteur présent (sa biographie, sa bibliographie, un extrait de son livre, ses coordonnées) et un stylo.

Tout en déjeunant nous consultons notre listing de 80 auteurs. On a de la littérature, de la poésie/philosophe, jeunesse/BD, et Histoire. Force nous est de constater que nous n’avons que deux auteurs de polars. Oups ! Maintenant que nous sommes là…

Avant toutes choses, on pénètre un lieu somptueux :

Des lectures sont programmées sur toute la journée dans des chambres différentes. On a également un atelier d’écriture. Chiche, on y va ! Vous vous doutez bien que le polar est ressorti dans nos créations.  Lors de cet atelier, nous avons découvert un dress-code que seule Clémence (bien involontairement) avait respecté. Le jaune et le noir couleur de la Flandre.

Allez, trouvons nos auteurs polars ! Les auteurs sont  installés dans une immense salle avec sur toute sa longueur une baie vitrée donnant sur le parc arboré. Là surprise nous est de constater que devant chaque auteur, sont placés deux chaises. Chaque personne peut donc s’assoir et converser avec l’auteur.

Nous voilà donc assise devant Monsieur Jean-Louis PIERSOTTE, qui nous parle de son livre : Les enfants de Némésis (Ed.Acrodacrolivres 2017). Pas flingueuse pour rien, nous questionnons : pourquoi vous diriger vers l’écriture ?  On ne vous à pas dit mais ce Monsieur a travaillé à la Police Judiciaire de Mons puis à Interpol-Bruxelles. L’écriture est un exutoire … On garde le reste de sa déclaration pour plus tard, une interview plus complète lorsque nous aurons lu son livre ! Photo ? Evidement !

On se déplace sur les deux chaises d’à côté pour faire connaissance avec Monsieur J.R LEPAN, qui a écrit deux polars : Le secret de Diane (Ed. Nouvelles Plumes, 2014), Gris Bucarest (Ed Acrodacrolives, 2017). Comment passe-t-on de la chirurgie à l’écriture ? La peur de ne jamais réaliser un rêve… là encore, on va garder quelques éléments sous le coude pour plus tard. On ajoutera qu’avec J.R LEPAN ça a été fous rire assuré. Photo ? Bien sur !

  Qu’ajouter si ce n’est que nous avons passé une magnifique journée avec le soleil, la très bonne humeur, le rire. Encore un petit tour dans le parc et retour à la maison. Merci de votre accueil ami Belge. A tantôt !

 

La coupure de Fiona Barton


Le livre : La coupure de Fiona Barton. Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Séverine Quelet. Paru le 13septembre 2018 chez Fleuve Editions dans la collection Fleuve Noir. 20.90€  – (476 pages) ; format 21 x14 cm.                                

e-pub par éditions 12/21 : 13.99€  

 

 4ème de couverture :

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.
Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c’est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.
Quant à Kate, journaliste de renom et avide d’une bonne story, elle flaire là le premier indice d’une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées… Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

 

L’auteur :  Fiona Barton est journaliste et formatrice internationale dans les médias. De nationalité britanique, elle est née à Cambridge en 1957.
Elle a notamment écrit pour le Daily Mail (2005-2008), le Daily Telegraph (2002-2005) et a été rédactrice en chef du Mail on Sunday (1990-2002) où elle a d’ailleurs gagné le prix du reporter de l’année.
Fiona Barton est chef de projet à Fojo Media Institute depuis 2011.
Son travail de journaliste lui a permis d’observer les femmes des accusés lors des audiences et donné l’envie d’écrire « La Veuve » (The Widow, 2016), son premier roman, qui connaît un succès fulgurant dans plus de 30 pays.
Elle vit avec son mari près d’Abjat-sur-Bandiat en Dordogne depuis 2013.
son site ; Twitter

 

Extrait :
« À Cambridge, où elle l’avait rencontré, Will était spécial. Un garçon né pour réussir. Plus tard, elle avait plaisanté en racontant à ses collègues que le génie suintait par tous ses pores et qu’elle aurait pu en connaître le goût si elle avait léché sa peau.
–       C’est dégoûtant. Tu es sa servante, alors ? » avait répliqué avec une mine écœurée Erica, la greffière en chef du cabinet Bowen et Bailey.
Erica, elle, ne servait personne. C’était une féministe. C’était même marqué sur un écriteau sur son bureau, « Le sexisme est une maladie sociale », et elle ne ratait jamais une occasion de mettre son point de vue en avant. » 

 La chronique jubilatoire de Dany

La coupure de Fiona Barton

Tout d’abord nous retrouvons Kate, journaliste qui avait permis dans le premier roman de Fiona Barton, d’élucider l’énigme de l’enlèvement de Bella. Toujours aussi âpre à la tâche, avec ses méthodes border line, elle va aller où la police ne pense pas aller, se mettre en difficulté pour trouver qui est l’enfant dont on a retrouvé le squelette. La narratrice c’est Emma, pleine de problèmes d’adolescence non résolus, on comprendra pourquoi au fil de ces presque 500 pages que l’on tourne avec avidité. Mais comment l’ADN de la petite victime peut-il correspondre à deux suspectes qui ne se connaissent pas ?

Flanquée de son jeune stagiaire, notre journaliste n’hésitera pas à remonter le temps, pour retrouver les potentiels témoins et suspects, avec la bienveillance de la police jusqu’à un certain point …

A une centaine de pages de la fin, quand le lecteur tient toutes les ficelles en main, il n’est pas au bout de ses surprises.

Un roman noir plus que polar, une noirceur bien britannique, plaisante à lire, qui assène quelques vérités sur le temps qui passe.

Lu en version numérique.

 

 Extraits
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«    – Vous allez bien, Kate ? demanda Joe. Vous êtes un peu rouge. 
–       Ça va. C’est qu’il fait chaud ici, s’emporta-t-elle. —
–       Ah d’accord. 
Elle savait ce qu’il pensait. Ménopause. Et par ménopause, comprenez vieille femme irrationnelle qui a passé l’âge. Elle était furieuse qu’il juge son professionnalisme en fonction de son taux d’œstrogènes. Peut-être n’était-il même pas capable d’épeler œstrogène. Mais le sermon devrait attendre. Elle avait du travail. Elle se força à sourire et pensa à des choses rafraîchissantes pour évacuer la sensation de chaleur. Elle avait lu cette technique dans une brochure. Des foutaises sûrement, mais cela valait la peine d’essayer. »
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« Bien entendu, comme on pouvait s’y attendre, Charlie fut infidèle. Tout le temps. C’est le propre du musicien, semble-t-il. Mais cela ne signifiait rien, selon lui. Juste des filles comme ça, des groupies. Jude resta donc, accrochée à lui comme une moule à son rocher.
« Il me fait rire, il me rend heureuse, racontait-elle à ses amies. Il est drôle et je l’aime. »
Et c’était vrai, elle l’aimait. Il était le premier depuis Will à la fac à lui donner le sentiment d’être vivante.
Toutefois, elle ne le présenta pas à ses parents. Elle n’avait aucune envie que leur désapprobation entache son bonheur. Elle les informerait le moment venu, quand elle serait prête. Quand tout serait en place.
Parce que, voyez-vous, sa décision était prise : elle épouserait Charlie, coûte que coûte. Son horloge biologique se rappelait à elle et elle devait veiller à ce qu’il s’engage, c’était tout. »

L’esprit des mots, retour sur un salon du livre


L’esprit des mots, retour sur un salon du livre

 nous vous y convions ce dimanche 23 septembre

au château de La Brède,

pour « L’Esprit des Mots »,

le 4ème Salon du Livre organisé par la Ville de La Brède.


Retour en image sur le salon de La Brède

le 23 septembre 2018 by Dany

Mon bureau ce dimanche était plutôt sympa :

Les auteurs locaux étaient invités dans la maison de ce monsieur

Quelques polardeux étaient conviés au salon du livre, dans le cadre bucolique du Château de La Brède les 22 et 23 septembre 2018.

Jeanne Faivre d’Arcier avait délaissé sa tronçonneuse et ses poignards pour les crayons de couleur en s’attablant au rayon jeunesse

Elle fait un coucou au collectif polar mais ne révélera rien de plus qu’en juillet sur ses projets, la coquine !

Sont nominés dans la catégorie « je participe à la table ronde de 15h30 » : Notre ami Guy Rechemann qui comme son scorpion, essaye de supporter la chaleur sous le barnum

Ses nouvelles publications sous le label Caïrn suivent leur cours et il fera quelques révélations au cours de la table ronde. En effet, Anselme Viloc, dans le prochain opus (tome 5 de ses aventures) approchera … l’absolu ! Si vous ne comprenez pas, moi non plus, j’irai aux infos une prochaine fois …

Son voisin de table n’est pas un inconnu, il avait animé les tables rondes du premier salon des psychopathes à Fargues en 2017.

Il est l’auteur d’une trilogie dont deux volumes sont parus chez « vents salés ».

Flic un jour, flic toujours … membre de la PJ, compagnon de promotion d’Olivier Marchal, ex infiltré dans les milieux de la drogue, il s’est servi de son expérience pour relater des aventures originales d’une bande de retraités de la police, exposés comme des leurres, face aux terroristes. Avec humour il a créé le CHAOS (Comité de la Haute Autorité des Opérations Spéciales) et fait intervenir ses vieux flics indétectables qui frôlent constamment la bavure, au RUT (République Unie de Tanzanie). Il est assez fier d’avoir pu faire préfacer son deuxième tome par Hervé Le Corre.

Notons qu’au-delà des romans, Dominique Dayau écrit aussi pour le théâtre et … qu’il est joué ! Pour le moment il est trop tôt pour annoncer le calendrier des représentations …

Enfin pour compléter la tablée, Marie-Laure Bousquet, plus intimiste, s’efforce a élucider dans son premier polar De beaux mensonges pour t’endormir un lourd secret de famille au hasard de la découverte d’un journal intime. Après trois romans d’aventures, elle aime les voyages et utilise ses expériences pour son écriture.

C’est une heure de discussion animée par Bertrand Carette, lui aussi auteur de polar, qui a permis aux auteurs de donner leur définition du « goût du frisson », vecteur de  plaisir ou d’angoisse.

Bertrand Carette, « pianiste pratiquant » s’est servi de sa passion pour écrire un thriller psychologique se déroulant dans le milieu des concertistes : En blanc et noir, comme les notes du clavier.

Ce professionnel de la communication a ensuite situé son deuxième roman La fosse aux louves dans l’ambiance mystérieuse de la Brenne.

Oui Montesquieu est né là,

il a marqué son époque et marque encore notre culture. Le cercle des amis de Montesquieu est très actif sur le secteur. J’ai pu discuter avec des fondus d’histoire et notamment Monique Brut-Moncassin, enseignante, qui compare sa traque de documentation à une véritable enquête policière … pour mettre à jour les secrets de la famille de Pierre, apparenté au maître des lieux Charles-Louis de Secondat de Montesquieu.

FIN

 Dany

Flandre Noire de Gilles Warenbourg


Flandre Noire de Gilles WarenbourgLe livre : Flandre noire de Gilles Warembourg. Paru le 18 janvier 2008 chez Ravet-Anceau. 9,00€ ; (212 p.) ; 17 X 11 cm

4e de couv :

Juin 1945. Après trois années passées en déportation, monsieur Georges, l’instituteur, revient au village. Habité des visions d’Auschwitz-Birkenau, l’humaniste qu’il était a vu toutes ses valeurs s’envoler dans le ciel de Pologne. La paix de la campagne flamande n’est pour lui qu’un silence compassé où flotte encore le mal radical.

Les événements lui donneront raison : un crime parfait est commis dans la petite communauté rurale, parfait parce que rendu impossible par la présence de l’intraitable molosse de la victime. La quête philosophique se double d’une investigation policière…

 

 

 

Extrait :

«… Marcelle semblait avoir été fauchée en plein ouvrage. Dans l’ombre, un seau renversé, plus loin dans le fond, des animaux invisibles dont je percevais le souffle. Au bout de longues minutes, l’évidence s’imposa comme un coup de feu : en écoutant les conciliabules entre le docteur et le gendarme, en regardant le corps cassé, la joue contre terre, la bouche encore amère, le triste fichu gouttant d’un peu de sang sombre, et toute cette paille… à ce moment seulement, je compris qu’il s’agissait d’un crime.»

Gilles-WarembourgL’auteur : Gilles Warembourg est un écrivain français né le 14 juillet 1953 à Arras. Gilles Warembourg s’est mis à la littérature après 27 ans passés dans la gestion des entreprises, d’abord comme expert comptable puis comme directeur financier. Il habite Lille et a deux enfants. Au fil de ses romans et de ses nouvelles, d’intrigues en énigmes, il dresse le portrait sombre d’un monde en mutation. Il a reçu le prix de la Renaissance française 2007 pour ses premiers écrits.

 

 

 

Le post-it de Ge

Ernst Ferdinand Oehme, Procession dans le brouillard (1828)

Ernst Ferdinand Oehme, Procession dans le brouillard (1828)

Juin 1945. Monsieur Georges est de retour dans son village après trois ans de déportation. Les habitants accueillent leur instituteur en grande pompe : le maire et sa plantureuse moitié, le curé en soutane, les amis, les élèves…

Extrait 2 :
« Ils s’étaient imaginés me voir heureux de ce retour. Ils étaient tous venus, avec leur sourire de circonstance, affectant leur illusion d’un ordre retrouvé : le temps cautériserait les plaies les plus profondes et les relents fétides du block 10 d’Auschwitz-Birkenau s’estomperaient dans ma mémoire comme un cauchemar dissipé par le petit matin. Erreur commune ! … Immobile, je leur ai fait face dans le silence de ses retrouvailles compassées. « 

Détruit, monsieur Georges retrouve le quotidien des Flandres françaises. Et l’humaniste désenchanté observe d’un oeil sceptique le petit monde compliqué de cet univers rural étriqué. Il va devoir composer avec les mesquineries des gens de son village.

Isolé au milieu de ses concitoyens inconscients de ce qu’il a subi, l’instituteur se mure dans le silence et s’interroge sur sa propre raison

.Extrait 3 : « Vos réponses construites à toutes mes questions sur le mal me donnaient la nausée. Je sais : c’était injuste, mais derrière votre humilité admirable, je détectais l’outrecuidance des pieux qui déchiffrent le bien et le mal dans les messages éthérés du Très-Haut, avec cette insupportable assurance tranquille de ceux qui croient penser en pensant croire. »

Mais quand un crime est commis, l’ancien déporté s’accuse du meurtre, sans pouvoir expliquer les circonstances, ni les mobiles de son geste. Dès lors , les soupçons se portent sur lui et des comportements troubles de certains Français durant l’occupation refont surface.

Les interrogations sur la nature humaine se doublent alors d’une enquête criminelle. La découverte du coupable passe par un douloureux examen de conscience.

Désormais, monsieur Georges sait que la paix n’est que la haine qui chuchote…

Flandre noire est un roman sombre et dérangeant. Un livre singulier et poignant. M’sieur Georges est détruit par trois ans de déportation qui l’ont ravagé. Le lecteur n’en ressort pas indemne. Une histoire qui nous suit et nous hante encore longtemps après sa lecture.

Flandre noire a remporté le concours organisé par l’agence américaine Writemovies. Pourquoi pas un premier pas en vue d’une adaptation au cinéma pour ce roman noir?

Flandre Noire de Gilles Warenbourg : 10 ans après sa lecture ce polar est encore un coup de cœur et un livre qui me reste en mémoire.

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (3)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ?

Et si on leur donner la parole 3 lou

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (3)

Bonjour, c’est assez rare de pouvoir recevoir un personnage de roman. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ? Une présentation d’abord ?

Je peux mais est-ce que j’en ai envie…. ? Si vous me connaissiez déjà un tant soit peu (Cf La Toile aux alouettes), vous sauriez que je suis du genre taiseux, solitaire…pas forcement bougon mais socialement limité. Ma profession qui veut ça (ancien flic reconverti détective privé) et une certaine aptitude à croire que du silence nait la réponse…

Je comprends… Mais… Parlez-nous vraiment de vous… Vous avez des traits de caractère qui prédominent ?

Je viens de vous le dire, je crois.

Bien… euh… Changeons de sujet. Vous êtes restés combien de temps dans la tête de votre créateur ?

Quelle question ? Depuis toujours il me semble… tapi, souverain, patient…

C’est précis comme réponse ! Mais en tant que créateur, il a bien dû déteindre sur vous. Il y a des parts de lui dans votre personnalité ?

Il ne le sait pas encore mais oui absolument. Le néant n’étant qu’un vide à combler !

Pourtant il n’est pas tendre avec vous dans le livre. Tout comme vos actions… Certaines sont tout de même limite… Lui en voulez-vous ?

Non. Pour lui comme pour moi, certaines choses ne nous appartiennent pas. Elles s’imposent et nous vampirisent au-delà de notre conscience. Mais je ne suis pas le pire dans l’histoire. Un témoin, tout au plus un intermédiaire.

Certaines choses ne nous appartiennent pas. Elles s’imposent et nous vampirisent au-delà de notre conscience.

Et quand il ne pose pas vos faits et gestes sur le papier, comment vous occupez votre temps libre ?

Je vais. Je viens. Non pas comme dans la chanson, quoique ! Je vis, assurément. Mes pas me portent. Ce sont toujours les événements qui me trouvent, jamais l’inverse.

C’est votre tour… Une question pour lui ?

Vas-tu vraiment me quitter dans l’Opus 3 ?

En guise de conclusion, un petit mot pour ceux qui vont vous découvrir ?

Asseyez-vous, prenez votre temps, lisez, humez, ressentez, fiez vous à votre imaginaire, votre intuition et vos sens. La partie n’en sera que plus fine

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