L’exquis cadavre exquis, épisode 26


L’exquis cadavre exquis, épisode 26

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Chapitre 26

by Maud Vandenbyvanghe

 

Prêt pour le départ

 

Son premier café, Sebastián peina à le boire, toujours plongé dans ses pensées après sa courte nuit. Suite aux révélations de Xavier Coste, il savait que Max menait son enquête de son côté. Il avait eu du mal à digérer le fait qu’à aucun moment son pote journaliste ne lui avait fait part de ses recherches et encore moins de ses trouvailles. De plus, la pression augmentait, le juge voulait des résultats. Maintenant, il préparait son départ pour l’Allemagne. Allait-il suivre la piste de Max ou reprendre l’affaire sous un autre angle ? Il lapait son mug de café froid tout en se demandant où cette enquête le mènerait. Lindberg avait un temps d’avance sur lui et des contacts ; Sebastián allait contacter la personne chargée de l’enquête sur la mort de la journaliste en espérant que le dossier allemand lui permette d’avancer. L’allemand, une langue qu’il ne maîtrisait pas, quelques vagues souvenirs de cours en quatrième ou cinquième… Il se sentait à cran, ne voyant pas comment il allait se débrouiller et sortir de cette impasse. On en était déjà à deux morts en France et une en Allemagne ; il fallait qu’il trouve une solution avant que les cadavres continuent de se succéder. Son ego en avait pris un coup mais il ne devait pas se laisser aller. Il devait se reprendre rapidement et adopter une vision objective des évènements. Il se prépara à la hâte. Ne sachant pour combien de temps il partait, il se confectionna un sac pour plusieurs jours.

Depuis son divorce, le dernier d’une longue série, il n’avait plus à se préoccuper de prévenir lors de ses déplacements. Plus de post-it sur le frigo, ni de sms au dernier moment. Il sentit un grand vide l’envahir, se souvenant avoir très mal parlé à Valérie, ne sachant même plus pourquoi. Son expérience lui avait appris à gérer des situations, parfois extrêmes, mais là il se sentait nerveux, irascible. En mode automatique, il prit son sac, ferma son appart. Une impression étrange l’envahit. Dans le taxi qui l’emmenait à la gare, il relut le dossier, vérifia les autorisations à remettre aux Allemands.

Arrivé à la gare 30 minutes avant le départ de son train, il se dirigea vers la presse, prit le journal et un café. Lorsqu’il vu la Une, il manqua lâcher son gobelet brûlant, se laissa tomber sur un siège. Un bip de son téléphone, un sms de Valérie : « J’ai peut-être un truc, rappelle-moi ».

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Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

Saint Maur en Poche 2018 : les plateaux et autres table rondes


Coucou mes polardeux

Vous avez été nombreux à me demander la programmation des plateaux sur ce 10e festival international du livre de poche de Saint Maur.

Alors les voici :

Mais avant sachez qu’il y a comme pour les années précédentes deux scènes littéraire/

La scène Griffe Noire et la scènes des déblogueurs.

J’ai mis en rouge les scènes de crimes, celles sur le polar


Les plateaux du samedi 23 juin à SMEP

Scène Griffe noire

samedi 23 juin 2018
11h00
11h00 10′ Ouverture – Remise des Prix Saint-Maur en Poche jeunesse par David Medioni et Sophie Raffin
11h15 10′ Paul Ivoire est en tête à tête avec Gérard Collard
11h30 15′ Jean-Edgar Casel et Gérard Collard présentent le recueil de nouvelles qu’ils ont fait éditer pour les 30 ans de la Griffe Noire à Jacqueline Pétroz. Avec Stéphane Watelet de Télémaques.
11h50 25′ Jean-Christophe Rufin est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz
12h20 15′ Ghislain Gilberti. Regards croisés avec Sonya Solene, Ben Behi et Gérard Collard
12h40 15′ Caroline Laurent est en tête à tête avec Gérard Collard
13h 14h   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 10′ Maxime Chattam est en tête à tête avec Yvan Fauth
14h15 10′ « Seule en scène avec Cerrone ! » Marc Cerrone emmène Mélanie Morin au paradis !
14h30 15′ Mary Lynn Bracht est en tête à tête avec Gérard Collard
14h50 15′ Jean-Edgar Casel et Gérard Collard nous présentent la marraine et le parrain 2018 : Camilla Grebe et Guillaume Musso. Avec Marina Carrère d’Encausse.
15h10 30′ Remise des Prix Saint-Maur en Poche et coups de coeur Griffe Noire 2018
15h45 10′ Laetitia Colombani « L’histoire d’un succès qui se prolonge à l’écoute » avec Audiolib par Mélanie Morin
16h00 15′ Remise du Prix de l’essai de Saint-Maur en Poche 2018 par André Kaspi, élu à la Culture de la Ville.
16h20 16h35   PAUSE
16h35 20′ Remise du Prix du Rablog et de son coups de cœur 2018
17h00 15′ « le polar Français visite la scandinavie » avec Nicolas Beuglet et Denis Lépée par Yvan Fauth
17h20 20′ Jean-Christophe Buisson est en tête à tête avec Claude-Catherine Kiejman pour parler des secrets de l’Histoire – Première partie
17h45 30′ Jean-Christophe Buisson est en tête à tête avec Hélène Carrère d’Encausse
18h20 15′ Jean-Edgar Casel et David Médioni vous invitent à découvrir Gilly Macmillan
18h40   Gateau d’anniversaire avec les anciens parrains et marraines : Victoria Hislop, Tonino Benaquiesta, Tatiana de Rosnay et Katherine Pancol


Scénes des déblogueurs

samedi 23 juin 2018
11h00
11h00 15′ Après 50 nuances… la nouvelle vague de romance avec Emily Blaine et Angéla Morelli par Mélanie Morin
11h20 10′ Romain Puertolas, dont le film Le Fakir… est encore sur les écrans est en tête à tête avec Mélanie Morin
11h35 20′ « Les auteurs-scénaristes » avec René Manzor, Laurent Scalese et Niko Tackian par David Smadja
12h00 20′ « Fresques, sagas, merveilleuses histoires sur fond de culture italienne… » Avec Catherine Banner et Lucas Di Fulvio par Bob Garcia
12h25 15′ Regards croisés de Danielle Thiery et Dominique Sylvain par Bob Garcia
12h45 10′ Baptiste Beaulieu est en tête à tête avec Perrine Therond de la librairie la Griffe Noire
13h-14h 15′ Pause déjeuner Café littéraire
14h00 15′ Catherine Bardon est en tête à tête avec Gérard Collard
14h20 15′ « Journalisme et littérature : peuvent-ils s’éclairer et s’enrichir l’un l’autre? » Avec Eric Fottorino et David Medioni
14h40 10′ Mais qui êtes-vous… ? Henri Garcin. par Mélanie Morin
14h55 10′ Henri Leclerc est en tête à tête avec Jacqueline Pétroz
15h10 10′ Philippe Jaenada est en tête à tête avec David Medioni
15h25
30′
« la politique au prisme de l’intime » avec Jean-Michel Apathie, Alain Duhamel et Philippe Besson par David Medioni
16h00

16h15

20′ Sonatine a 10 ans ! Avec Paul Cleave, R.J. Ellory et Jacques Expert par Yvan Fauth

PAUSE

16h40 20′ Découvrez les coups de cœur de Gérard Collard ? Isabelle Duquesnoy, Jackie Coppleton et Jean-Christophe Portes
17h05 15′ Regards croisés de Dominique Maisons et Marc Welinsky par Gérard Collard
17h25 15′ « Et Van Gogh dans tout ça ? » Avec Jean-Michel Guenassia et Marianne Jaeglé par Gérard Collard
17h40 15′ Ludovic Miserole est en tête à tête avec Gérard Collard. Ils nous parle des éditions French Pulp
18h05 15′ Gilles Marchand est en tête à tête avec Nicolas Houguet (et un peu Gérard Collard)
18h30 20′ « Et même le polar devient écolo… » Avec Sonja Delzongle, Nathalie Hug et Jérome Camut par Yvan Fauth

Dimanche 24

Scène Griffe Noire

dimanche 24 juin 2018
11h00
11h00 15′ Gilbert Sinoué est en tête à tête avec Gérard Collard
11h20 15′ AIain Levison est en tête à tête avec David Smadja
11h40
40′
« Les petites histoires de la grande Histoire ». Une conversation instructive et passionnante sur les incroyables histoires vraies, destins, anecdotes, secrets et tourments du passé, avec Xavier Mauduit, Jean Des Car, Rémi Kauffer et Jean-Christophe Buisson
12h25 20′ « Sous l’occupation » avec Romain Slocombe et Bernard Prou par Jean-Edgar Casel et David Medioni
12h50 10′ RAF URBAN, un artiste engagé, par Gérard Collard
13h00-14h00   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 25′ « Du mentalisme à Youtube, il n’y a qu’un pas… » Fabien Olicard s’empare du cerveau de Mélanie Morin
14h30 10′ Valérie Trierweiler est en tête à tête avec David Medioni
14h45 15′ Sarah Vaughan est en tête à tête avec Gérard Collard
15h05 10′ Tristane Banon est en tête à tête avec Gérard Collard
15h20 20′ Trois générations de flics se rencontrent. 3 styles, 3 univers mais un sacré métier au coeur de leur inspiration. Avec Hughes Pagan, Didier Fossey, Marie Talvat & Alex Laloue, par Bob Garcia
15h45 20′ Regards croisés de Diane Ducret et Marc Levy par David Medioni
16h10 30′ « Toujours tabou depuis 2000 ans ! Mais pourquoi ? Et si on osait enfin en parler de sexe en toute simplicité ? » avec Adeline Fleury, Sandra Franrenet et Virginie Girod par David Medioni & Mélanie Cheymol
1645h_17h00   PAUSE
17h00 20′ Negar Djavadi et David Lelait parlent de l’exil à Jacqueline Pétroz
17h25 15′ Question à Karine Giebel et Olivier Norek : Le polar est-il un nouveau vecteur de prise de conscience des enjeux sociaux ? Par Gérard Collard
17h45   Gateau d’anniversaire Avec les anciennes marraines Hélène et Marina Carrère d’Encausse et clôture

Scènes des déblogeurs

dimanche 24 juin 2018
11h00
11h00 10′ Marin Ledun est en tête à tête avec Bob Garcia
11h15 15′ Bob Garcia interroge Gordon Zola et Jean-Baptiste Blanck sur le secret du succès de leur petite maison d’édition.
11h35 15′ Thomas Guénolé est en tête à tête avec David Medioni
11h55 20′ Les âmes noires du polar : Ces auteures qui écrivent du noir, du très noir, du très très noir. Mêêêê pourquoi ? Avec Maud Tabachnik et Solène Bakovsky par Geneviève Van Landuyt
12h20
 
Justice / Injustice : « Des murs pleins de cris, de rires, de violence, de beauté » avec Pascale Robert-Diard et Mathieu Menegaux par Bob Garcia
20′
13h00-14h00   Pause déjeuner Café littéraire
14h00 20′ Le Rablog vous parle de la sélection des livres pour ados 2018 et de ses coups de cœur
14h25 15′ Zygmunt Miloszewski est en tête à tête avec Geneviève Van Landuyt
14h45 20′ Bernard Lecomte est en tête à tête avec Jean-Christophe Buisson pour parler des secrets de l’Histoire – Deuxième partie
15h10 15′ Thierry Nadisic n’est ni un expert, ni un gourou, mais il est épanoui. Une discussion Mélanie Morin
15h30 15′ « Mais pourquoi ces auteurs sont-ils aussi méchants… avec nos enfants ? » Avec Grégoire Courtois et Frank Klarczyk par Gérard Collard
15h50 10′ Joseph Incardona est en tête à tête avec Gérard Collard
16h05 10′ Christian Blanchard est en tête à tête avec Gérard Collard
16h20 16h35   PAUSE
16h35 10′ Michael Uras est en tête à tête avec Mélanie Morin
16h50 10′ Léa Wiazemsky est en tête à tête avec Mélanie Morin
17h05 20′
Mélanie Morin « sans tabou ». Elle répondra à toutes vos questions. Même celles de Bob Garcia et David Médioni. Et puis Bob nous parlera à son tour de ses derniers ouvrages.
 17h30  30′
« Potes et auteurs » : on se relit, on se critique, on s’épaule et on se charrie beaucoup… Comment faire vivre son écriture à travers la communauté polar ! » Avec Jacques Saussey, Nicolas Lebel et Claire Favan par Geneviève Van Landuyt

Voilà tout cela est encore susceptible de changer, de bouger, c’est du direct et parfois il y a des aléas.

Je ne souvient que l’an dernier mon face à face avec Cloé Medhi a été déplacé du samedi au dimanche matin car Annie Duperey avait été bavarde sur le plateau d’avant est que tout a été du coup bouleversé. Aussi Cloé et moi nous aurions du nous rencontrer le dimanche matin avant l’ouverture mais là aussi , nous avons du reporté, Cloé visiblement n’avez pas eu l’info et ne s’était pas levée. Aussi après le déjeuner les techniciens et Audrey notre super régisseuse, nous attrapées Cloé et moi et elle a calé notre face à face à l’arrache en début d’aprem ! Cette fois c’est moi qui n’était plus réveillée!  Je vous l’ai dit les aléas du direct.

Aller pour vous un petit récapitulatif des scènes polar qui me tiennent à coeur et que je suivrez avec attention :

Les plateaux de mon ami Yvan du blog Emotions

Parce que je ne rate jamais une interview d’Yvan

En tête à tête avec Maxime Chattam (samedi 14h) 

Le polar écolo : Sonja Delzongle, Jérôme Camut et Nathalie Hug (samedi 18h30)

Les 10 ans de l’éditeur Sonatine : R.J. Ellory, Paul Cleave et Jacques Expert(samedi 18h00)

Le polar français visite la Scandinavie : Nicolas Beuglet et Denis Lépée (samedi 17h00)

 

Les plateaux de mon ami David de C’est contagieux

David nous rejoint cette année et ça c’est cool

Auteurs et scénaristes : René ManzorLaurent Scalese et Niko Tackian (samedi 11h35)

En tête à tête avec Iain Levison (dimanche 11h20)

Un Plateau que j’ai imaginé 

3 générations de flics : Hughes Pagan – Didier Fossey – Marie Talvat – Alex Laloue, animé par Bob Garcia (dimanche 15h20)

 

Et forcément, là je n’ai pas le choix, ceux que j’aurai l’honneur de présenter scènes des déblogueurs

 

Femmes très noir : Maud TabachnikIngrid Desjours et Solène

Bakowski (dimanche 11h55)

En tête à tête avec avec Zygmunt Miloszewski, (dimanche 14h25)

Les potes du polar : Jacques SausseyClaire Favan et Nicolas Lebel (dimanche 17h30)

 

Et puis il y aura toutes les autres que j’aimerai bien voir aussi mais là c’est le salon qui guidera mes pas !

Parrain, marraine : Guillaume Musso et Camilla Grebe, animé par Gérard Collard

En tête à tête avec Ghislain Gilberti, par Gérard Collard

Rencontre Karine Giébel et Olivier Norek, animée par Gérard Collard

Dominique Maisons et Marc Welinski, animé par Gérard Collard

En tête à tête avec Christian Blanchard, par Gérard Collard

En tête à tête avec Franck Thilliez, animé par Bob Garcia

Danielle Thiéry et Dominique Sylvain, animé par Bob Garcia

En tête à tête avec Marin Ledun par Bob Garcia

Romain Slocombe et Bernard Prou, animé par Jean-Edgar Casel

 

Et pour rappel la liste des dédicaces polars

 

Alors bon Saint Maur en poche à vous tous

Et surtout venez me faire un petit coucou, n’y manquez pas, je risquerai de vous en vouloir ! (rire)

Code 93 – Olivier Norek


Olivier Norek sera à Saint Maur en poche samedi et dimanche

Vous pourrez aller à sa rencontre


Le livre : « Code 93 » , d’Olivier Norek . Paru le 09  octobre 2014 aux éditions Pocket . 7.50€ (360 p.) 11X18

4ème de couverture :

Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison…

 » Un scénario qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. Du grand art de polar.  » L’Express

 » On ressort bluffé par ce thriller.  » Le Figaro (Coup de cœur de l’année)

L’auteur : Olivier Norek travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-95). Il devient ensuite lieutenant de police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93 ; il est actuellement en disponibilité.
Son livre intitulé Entre deux mondes, remporte l’Étoile du Parisien du meilleur polar 2017 .
Extrait :
 « -T’as une petite mine, Sam. T’as pas l’air dans ton assiette .
-Je t’emmerde , Ronan, je t’emmerde et j’ai la gerbe. Sérieux , Coste , tu sais que j’aime pas ça.Je peux pas aller voir s’il y a de la vidéosurveillance quelque part ou bien me faire l’enquête de voisinnage, chercher des cafés ? Je m’enfous , n’importe quoi … »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

 

Olivier a été lui-même flic dans le 93 , forcément il y a une grosse part de vérité dans ce livre et c’est encore plus agréable .

La description des lieux , la hiérarchisation dans la police , tout cela semble tellement réaliste qu’il est simple pour le lecteur de s’immerger complètement dans cette histoire .

Victor Coste , l’enquêteur principal , est loin des préjugés hyper connus sur les flics dans les thrillers à savoir dépressif, agressif ,alcoolique mais au contraire il est intègre , sincère, bon ! Un flic pour qui le sens du travail d’équipe a un sens même quand un collègue a merdé ….

Le style est direct , pas de description interminables , on va directement dans le vif su sujet . On enquête point final !

C’est superbement bien écrit , on s’attache aux personnages : enfin surtout à Victor pour ma part ….

L’intrigue tient la route .

On y découvre la vie dans les cités de la région parisienne avec un regard empathique .

Je ne peux en dire plus au risque de dévoiler trop de choses…

L’exquis cadavre exquis, épisode 25


L’exquis cadavre exquis, épisode 25

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 25

by Sandrine Destombes

Il est temps de partir…

 

Il avait fallu une énième remontrance du juge Fabre pour que Sebastián prenne sa décision.  Une heure plus tôt, il bataillait encore avec sa collègue pour savoir quelle était la piste à suivre. Valérie restait persuadée qu’il fallait chercher du côté de Laure Longchamps. Pour l’enquêtrice, la mère de Camille avait forcément des révélations à leur faire. Sa fille avait dû lui parler de ses avancées. Peut-être lui avait-elle remis des documents. Qui penserait à fouiller les tiroirs d’une femme recluse en HP ? Sebastián, pour sa part, était convaincu que c’était une perte de temps. Toutes les pistes convergeaient vers l’Allemagne. Ce qui n’était au départ qu’une intuition s’était transformée en certitude, la veille au soir, suite à l’appel de Xavier Costes. Le ton railleur du détective privé résonnait encore dans sa tête :

– Alors Sebastián, toujours un temps de retard à ce que je vois ! Ce n’est pourtant pas faute de t’avoir aiguillé.

– Salut Costes ! Je te dirais bien que ça me fait plaisir de t’entendre mais je manque d’humour en ce moment.

– Tout doux, bijou ! Je t’offre un gage de paix. Ou, tout du moins, une trêve.

– Je t’écoute.

– Ton pote Lindberg m’a contacté.

– Max ?

– Tu connais beaucoup de Lindberg ?

– Qu’est-ce qu’il te voulait ? souffla Sebastián, déjà fatigué par cette joute stérile.

– Un de ses confrères du Spiegel lui a filé mon nom. Visiblement, ton pote mène son enquête et il n’a pas l’intention de t’en parler. En revanche, il n’a pas hésité un instant à m’embaucher. On prend la route demain matin. Direction Strasbourg avant d’aller saluer nos amis, les Schleus.

– Et tu me fais cette confidence parce que… ?

– Écoute Sebastián, crois-le ou pas, je l’aimais bien la petite Camille. Ton journaleux et moi, on part en chasse et je n’ai aucun doute qu’on va débusquer ceux qui s’en sont pris à elle. Mais j’ai passé l’âge de croire aux super-héros ! Sans ton badge de shérif, on n’ira pas loin. Alors, t’en es ?

Sebastián avait abrégé la conversation repoussant au lendemain sa réponse. Il avait passé la nuit à ruminer cette conversation, cherchant à saisir ce qui l’irritait le plus : le fait que Max Lindberg ait décidé de faire cavalier seul, ou l’idée de travailler main dans la main avec Costes. Quelle que soit la réponse, il était bien obligé d’admettre que ce n’était qu’affaire d’ego.

Alors, quand le juge Fabre l’avait menacé de lui retirer l’enquête si aucune percée n’était faite dans les vingt-quatre heures, Sebastián avait tranché, sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir sur son eczéma. Lerot avait demandé au magistrat de lui octroyer les autorisations nécessaires pour enquêter en Allemagne tandis que sa collègue suivrait la piste de la mère Longchamps.

La trace du silure de Sylvain Forge


Sylvain Forge sera avec nous pour la première fois à Saint Maur en poche.

Profitez de sa venue pour aller le rencontrer


 

Le livre  : La trace du silure de Sylvain Forge. Paru le 12 février 2014 chez les éditions du Toucan dans la collection Toucan Noir. Réédité en Poche  le 9 mai 2018 chez Le livre de Poche.  7€20  ; (304 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

La trace du silure

À la suite d’une profonde déception sentimentale, la capitaine de police Isabelle Mayet a souhaité quitter le quai des Orfèvres pour un poste à Nantes, où elle pourra veiller sur sa mère. En renonçant au prestigieux siège de la Police judiciaire, elle pense faire une croix sur sa carrière. Mais la découverte du cadavre d’un vieil ermite dans un bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale l’intrigue et lui offre un exutoire. Crime ou suicide ? L’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît. Plus dangereuse aussi. Sur les bords de Loire, des enquêtes inachevées remontent à la surface. De sinistres souvenirs qui dormaient dans la vase. Isabelle n’est plus la chasseresse. Elle est devenue la proie.

 

L’auteur : Sylvain Forge, né en 1971 à Vichy. Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, Sylvain Forge voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada. Il vit désormais à Nantes.
Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir.
Extrait :
« Avec l’aide d’une petite lampe, les spécialistes prirent un tube de pastilles de Luminol qu’ils mirent à dissoudre dans une bouteille d’eau. Le liquide fut versé dans le réservoir d’un vaporisateur manuel. Un des policiers se releva en serrant la poignée du nébuliseur et le second prépara l’appareil photo en choisissant le diaphragme et la sensibilité de l’ISO qui convenaient.Quand ils furent prêts tous les deux, le premier se mit à répandre le Luminol autour du cadavre puis décrivit de larges cercles concentriques qui englobèrent le sol et les murs. Au contact du fer contenu dans les tâches d’hémoglobine, le composant s’oxyda en produisant un rayonnement électro-magnétique de couleur bleue qui se détachait nettement dans l’obscurité.”
« – Et le commissaire Donnadieu, c’est quel style?
– Si tu apprécies le foot, il t’aura à la bonne. Dans le cas contraire, tu feras avec. On peut dire ce qu’on veut de lui, c’est un bosseur. Il arrive le premier et part le dernier. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

La trace du silure de Sylvain Forge

J’avais lu « Un parfum de soufre » et, sur les conseils de l’auteur, j’ai lu ensuite ce roman classé suspense par l’éditeur. J’aime bien les histoires que nous raconte Sylvain Forge, j’y trouve de bonnes intrigues, des personnages attachants et les milieux où ils évoluent bien décrits et documentés. Dans «Un parfum de soufre » j’avais trouvé que les caractères étaient un peu superficiels et j’ai trouvé la réponse à pas mal de mes questions les concernant dans ce roman où le lecteur fait leur connaissance.
Je suis cependant frustrée sur deux points. Le premier c’est que le prologue alléchant ne fait pas écho avec un événement pendant le déroulement de l’intrigue et il n’y a pas d’épilogue. Le second c’est la fin abrupte. C’est peut-être voulu, mais pour ma part il me manque une bonne dizaine de pages de dénouement … certains grands noms de la littérature policière fonctionnent comme ça (je pense à la fin de Kaïken de Grangé). Ca c’est mon humble avis, car j’avoue par ailleurs que je serais bien incapable d’en faire autant. Alors ne boudez pas cet auteur et en tous cas, je lirai le prochain !

 

 

Murder Party avec Michel Bussy


Murder Party avec Michel Bussy

Ce soir une flingueuse sera à la première Murder party tirée des roman de Michel Bussi

L’événement se déroulera à Paris.

Le lieu est encore tenu secret mais nous ne manquerons de vous le dévoiler le moment venu. Un indice ? Michel y a déjà bu quelques cafés. Un autre indice : Si Michel y a bu du café,  cet endroit n’est pas du tout réputé pour ses cafés…

Rendez-vous ce soir 19 juin de 18h30 à 20h30.

Nous serons 15 à participer, réunis en 5 équipes de 3 personnes.

Parmi les participants, Michel Bussi, qui découvrira en même temps que vous, le scénario de cette grande première Murder Party.

— Le principe ? Un jeu de rôle inspiré des romans, de l’univers, des personnages de Michel Bussi.

Voilà ce que l’on nous promet :

• Vous découvrirez un scénario original inspiré de 5 romans de Michel Bussi : Nymphéas noirs, Un avion sans elle, Gravé dans le sable, On la trouvait plutôt jolie etSang famille.
• Vous vivrez une expérience immersive dans un lieu encore tenu secret.
• Vous participerez, en équipe, avec l’auteur et 15 autres lecteurs, à une enquête captivante.
• Vous rencontrerez les personnages clés de ses romans.

Plus de 10 000 participants ont joué au concours pour participer à la Murder Party sur la page Facebook et Instagram de Michel Bussi.

Collectif Polar va donc chez  faire des envieux en ce 19 juin !

Les autres lecteurs qui n’auront pas la chance de participer pourront assister au Facebook live de l’événement. Sur la page de l’auteur, vers 18h45.

 Vous pourrez suivre ce cluédo en direct sur la page officielle de Michel Bussi , ICI

Et nous vous raconterons tout cela plus en détail une prochaine fois.

Alors souhaitez-nous bonne change.

On va essayer de résoudre ces énigmes.

Je t’aime de Barbara Abel


Barbara Abel sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Allez à sa rencontre, surtout n’hésitez pas

 


Le livre : Je t’aime de Barbara Abel. Paru le 3 mai 2018 chez Belfond dans la collection  Thrillers. 19€50 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.

Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est foin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.

Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

 

 

L’auteur : Barbara Abel est  née le 3 décembre 1969 à Bruxelles en Belgique
Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l’Académie d’Etterbeek, elle étudie à l’Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.
À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L’Esquimau qui jardinait », qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.
Elle se lance peu après dans l’écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, « L’Instinct maternel », lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.
Elle fait ensuite paraître d’autres récits de suspense qui évoquent souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.
Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique. Elle a collaboré à l’émission « Cinquante Degrés Nord » diffusée sur Arte Belgique et la RTBF.
Son roman « Un bel âge pour mourir » paru en 2003 a été adapté pour France 2 avec Marie-France Pisier et Emilie Dequenne dans les rôles principaux.
S’ensuivent « Duelle » en 2005, « La mort en écho » en 2006, « Illustre inconnu » en 2007, « Le Bonheur sur ordonnance » en 2009, « La brûlure du chocolat  » en 2010, « Derrière la haine » en 2012 (Prix des lycéens de littérature belge 2015), « Après la fin » en 2013, « L’innocence des bourreaux » en 2015 et « Je sais pas » en 2016.
Ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe…
Extraits :
« Lorsqu’une mère berce son enfant, elle imagine déjà l’homme qu’il sera plus tard. Une fois adulte, elle ne voit plus en lui que le bébé qu’elle berçait autrefois. »
« Il existe différentes sortes de silence. Certains s’étalent comme des carpettes, plats et immobiles, sur lesquelles on n’a d’autre choix que de marcher sur la pointe des pieds. D’autres sont électriques, saturés de tension, si lourds qu’ils peuvent exploser à tout moment dans un vacarme infernal. D’autres encore flottent à l’insu de tous : ils n’existent que par défaut, profitant d’une absence ou d’un sommeil.
C’est cette sorte de silence qui règne aux aurores à la Boutique. Il s’installe chaque nuit au rez-de-chaussée, à peine dérangé par le tic-tac régulier de l’horloge murale de la cuisine. À l’étage, il partage son territoire avec les ronflements et autres borborygmes des occupants assoupis. Depuis le temps, il s’est fait une raison et plane sur son domaine en patriarche affable et indulgent.
Ce matin pourtant, le calme est aux aguets. Il soupçonne la précarité de son état. Dans la rue, cinq silhouettes accompagnées d’un chien s’approchent de la maison alors que l’aube n’est encore qu’un vague projet. L’obscurité s’attarde au-dehors comme à l’intérieur, elle manipule les ombres à sa guise et se gausse du faisceau lumineux que l’éclairage public étire jusque dans le salon.
Dans la cuisine, l’horloge indique cinq heures cinquante-huit. À l’extérieur, quatre des hommes, ainsi que le chien, rejoignent la porte d’entrée tandis que le cinquième fait le tour par l’arrière et se poste devant la porte du jardin. Ils se déplacent sans bruit, avec une économie de moyens dont la synchronie n’a d’égale que l’efficacité. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Je t’aime de Barbara Abel

C’est l’histoire de quatre femmes et pas que.

C’est l’histoire de trois familles « normales » même si l’une d’entre elles est « recomposée » … et pas que.

C’est comme dans les autres romans de Barbara Abel, l’histoire de vos voisins, de vos amis, de votre famille, qui bascule à cause d’un événement certes imprévisible mais qui aurait pu être évité par tout un chacun, avec un peu plus d’attention portée à son entourage.

Mais bien au-delà de ça, l’auteure nous questionne sur nos réactions potentielles face à des accidents de la vie … qu’auriez-vous fait à leur place ?

A  la place de ces mères meurtries par la disparition de leur raison d’exister ? De ses pères aveugles au désarroi de leurs ados ? De ces flics face aux évidences ? Ha la justice …

« La justice est lente, complexe, elle manque de moyens. À quoi sert-elle, si ce n’est à sortir du cercle vicieux de la vengeance ? Protéger, décider, sanctionner » la devise de Nicole, sa raison de vivre.

Ainsi, avec le brio qu’on lui connaît, Barbara Abel s’attache à manipuler les créatures qu’elle a fait naître, avec beaucoup de malveillance et de torture morale. Quand on connait un peu l’auteure, que l’on sait qu’elle avoue que « manipuler la violence est jouissif, en parlant avant tout de la violence psychologique » on se dit que l’écriture de ce thriller a dû la combler de bonheur ! Oui 2018 est un très bon cru Abel dans la veine de « l’innocence des bourreaux ».

L’exquis cadavre exquis, épisode 24


L’exquis cadavre exquis, épisode 24

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 24,

by Fanny-Louise

Les histoires d’amour finissent mal, en général…

 

Bruno Lalande avait développé une haine viscérale à l’encontre de Camille et Carole Longchamps.

Bien qu’il les ait vues grandir, Bruno Lalande n’avait jamais développé de liens affectifs avec ses belles-filles. Au contraire, il avait eu très tôt à leur encontre une sorte de ressentiment irrationnel, car elles lui volaient une grande partie de sa relation avec Laure. Sans ses filles, Laure aurait été toute à lui. Lui qui avait renié sa famille bourgeoise lorsque celle-ci avait posé son veto à la relation qu’il entretenait avec cette mère célibataire de deux enfants.

Issu d’une grande famille bordelaise, promis à un bel avenir au sein de l’entreprise familiale, quand ses parents lui avaient posé un ultimatum, il avait été mis au pied du mur. Soit il quittait Laure, épousait Beate, héritière germano-bordelaise d’un vignoble voisin très réputé et dont la famille avait promis aux parents de Bruno que ce dernier serait propulsé à la tête de la prestigieuse maison, puisque Beate était fille unique. Soit, il serait banni et on lui couperait les vivres.

Fou amoureux, Bruno avait choisi Laure. Ayant fait de cet amour sa priorité, puisqu’il lui avait sacrifié son bel avenir, il en attendait tout autant de Laure. Mais Camille et Carole passaient avant tout le reste. Ainsi, lorsqu’il avait été licencié, il avait perdu pied. La suite : les disputes, la violence, la séparation puis le divorce n’avaient fait que renforcer sa haine envers les jumelles.

Alors, quand il avait appris que cette fouineuse de Camille commençait à mettre son nez au mauvais endroit, il avait décidé d’agir de manière radicale. Quoi qu’il en coûte. Il avait déjà tout perdu une fois par le passé, il était hors de question que l’histoire se répète. Il était enfin en train de bâtir un empire et il ne supporterait pas que quiconque se mette en travers de son chemin. Pas cette fois !

Après avoir orchestré l’accident de voiture fatal à Carole trois ans plus tôt, la mort de Camille, il la voyait comme un détail. Car l’enjeu était énorme. Pas question de tout perdre à nouveau et surtout pas par la faute de cette sale gamine qui lui avait déjà volé ce qu’il avait le plus aimé au monde. Désormais, il ne laisserait plus jamais les sentiments guider sa vie. Les affaires avant tout. Et sa dernière combine promettait d’être le début d’une nouvelle vie. Sa revanche était en marche, son rapprochement avec son héritière allemande et ses contacts teutons allaient beaucoup l’aider. Il avançait ses pions un par un…

Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


René Manzor sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain

N’hésitez surtout pas à aller à sa rencontre et à lire ses bouquins


Le livre :  Celui dont le nom n’est plus de René Manzor . Paru aux éditions Pocket en septembre 2015 . 7.50€ (448 p.) ; 11 x 18 cm.

4ème de couverture :

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?
 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

 » Un polar dense. Une intrigue captivante.  » L’Express
 » Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.  » Ouest France

 

L’auteur :  René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films – Le Passage et 3615 Code Père Noël –, il part pour
Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.
Extrait :
« McKenna fut d’abord assailli par des effluves qu’il reconnut aussitôt, un mélange d’encens et de charogne, une odeur tellement présente qu’elle irritait ses cinq sens. C’était la deuxième fois en vingt-quatre heures qu’il se retrouvait face à un sacrifié. Et, malgré tout ce qu’il pouvait se raconter pour diminuer l’impact du premier regard, le spectacle auquel il avait été confronté la veille l’avait secoué jusque dans ses fondations. Pourtant, il en avait vu des cadavres dans sa carrière ! Et dans tous les états. Mais il y avait ici une alliance malsaine du « monstrueux » et du « sacré » qui le troublait. Comment pouvait-on faire subir cela à quelqu’un ? Quelle perversité pouvait justifier qu’on éventre un être humain comme on vide un poisson, qu’on lui vole ses organes et qu’on abandonne sa carcasse en pâture aux gens qui l’aimaient ? Jusqu’où fallait-il descendre dans les entrailles du malheur pour qu’un être doté de raison en arrive à de pareilles extrémités ? »

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Petit bijou de la littérature française selon moi , ce roman est le premier que je lis de l’auteur !

L’énigme se passe à Londres , où des gens meurent de façon atroce . Là où l’on penserait à un sérial killeur on ne peut plus basique , ces meurtres sont commis perpétuellement par des proches de la victime . Non , non, non , il n’y a pas d’histoire de famille , d’héritage , ou de vengeance …Les tueurs sont bels et bien des gens qui aiment les victimes , je dirais même qu’il s’agit des personnes les aimant le plus au monde .

L’histoire démarre au quart de tour, puisqu’elle débute sur les lieux de découverte d’un horrible crime …Il faut dire que cette odeur au petit matin ça pique …

L’inspecteur , Mc Kenna , est une référence  , depuis toujours dans les murs de la Scotland Yard . C’est une personne désagréable à souhaits , cynique et souvent de mauvaise humeur … D’autant plus qu’on lui impose une criminologue , ce qui n’est pas pour lui plaire .

Ce duo va vite se révéler d’une efficacité parfaite, et la criminologue semble s’êtes fait acceptée et respectée par Mc Kenna qui découvre ses qualités professionnelles.

Je ne spolierai pas, mais sachez que je me suis pris d’affection pour ces personnages et vous comprendrez par vous-même au fil de votre lecture .

Les différentes croyances et les rituels vont commencer à faire leur apparition . A peine le temps de respirer , qu’il vous faut déjà tourner la page …

Ce livre est haletant , les crimes sont sordides mais on n’est pas affublés de détails gores ou sanglants qui pourraient en brusquer plus d’un .

Les thèmes abordés tournent autour de l’acceptation de la mort , du deuil , sur les croyances avec une petite touche de paranormal parfaitement distillée avec brio !