La faux soyeuse de Eric Maravélias


La faux soyeuse de Eric Maravélias. Paru le 20 octobre 2016 chez Gallimard dans la collection Folio Policier.  7€70 ; (319 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv : 

« Roman terrible, roman implacable et rare, La faux soyeuse est un diamant noir. »
Le Figaro littéraire

La faux soyeuse

« Ce n’est pas facile de décrire avec de simples mots, même en ayant du vocabulaire, les expériences extrêmes. Hors du commun. D’en faire saisir l’intensité à ceux qui ne les ont pas vécues. Comme il est dur d’accorder foi au récit d’autrui sans aller voir par soi-même de quoi il retourne. Il n’y a guère que les enfants pour aller foutre les doigts dans la prise bien qu’on leur ait répété mille fois que ça faisait mal. Mais l’homme est un éternel enfant. »

A l’agonie dans son studio, Franck se souvient du chemin parcouru depuis les années 1970, entre braquages, trahisons et drogues dures. Premier roman.

L’auteur : Éric Maravélias est né dans la banlieue sud de Paris. Après un parcours chaotique, il vit aujourd’hui dans le sud de la France. La faux soyeuse est son premier roman publié. Il est le créateur et l’organisateur du Trophée Anonym’us.

 

 

Extrait : 
 » J’ai atterri ici après les événements tragiques. Après que le destin nous a frappés si durement. J’ai quitté Les Voyageurs, cet hôtel minable de la rue de Paris, pour échouer là, épave grimaçante, et je sombre peu à peu. Avant, je dormais dans ma bagnole ou au squat, alors je suis quand même content d’avoir trouvé cette merde pour finir mon temps. J’en peux plus. Le passé m’obsède. C’est le vieux qui m’a filé le plan. Léon. Il aurait aussi bien pu me laisser crever. Il ne me parlait plus, de toute façon. Ou si peu. Il devait penser que je savais tout depuis le début et que je l’avais trompé. Mais comment aurais-je pu savoir ? Comme si ça ne m’avait pas tué, moi aussi ! « 

Collectif polar.JLuc

L’avis de Jean Luc

Ce roman écrit par Eric Maravélias m’a beaucoup marqué. Il est publié sous la collection Gallimard, roman noir, et je dois dire qu’il mérite bien son appellation de roman noir !

Je n’ai pas réussi à accrocher avec le personnage principal, mais je ne pense pas que ce soit le but de l’auteur de nous dépeindre un personnage sympathique avec lequel il sera possible de s’identifier. En effet, c’est d’abord l’histoire d’un jeune paumé de la banlieue, qui va s’enfoncer dans la drogue et qui est prêt à tout pour se défoncer. Il va nous dépeindre en détails, les règles et les codes en vigueur dans un milieu en marge de la société, mais qui pourtant en fait bien partie !

J’ai été scotché par le style de Eric Maravélias, il y a de la poésie dans l’horreur qu’il dépeint, dans la descente en enfer vécu par son personnage principal. On ne peut pas rester insensible à ce qu’il écrit. D’un côté, il y a une analyse précise du milieu dans lequel il évolue, mais il y a aussi la description des expériences suite à la consommation de la drogue qui sont bluffantes.

Pour moi, il s’agit aussi d’une très belle analyse sociologique de la banlieue avec ses codes, sa violence et le monde des toxicos et ses petits dealers. J’ai aimé la façon de décrire les personnages, d’expliquer leur fonctionnement. Il n’y a pas de temps mort dans cette histoire, on se laisse emporter dans toute cette noirceur. Et il y a sans doute une part de vécu, qui moi, ne m’a pas laissé insensible..
Un roman noir dans lequel la seule gagnante est malheureusement la drogue, pour ma part, un très grand roman extrêmement dur mais qui dépeint l’univers de certaines de nos banlieues et le monde des toxicos de façon saisissante.

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Back up de Paul Colize


Mes petites lecturesLecture d’avant

 9782070449682,0-1513914Le livre :  BACK UP de Paul Colize Paru le 1er mars 2012 à La Manufacture de livres. 19€90 ; (256 p.) ; 23 x 15 cm.  Réédité en poche chez Pocket ; Prix : 8€ ;  256 pages

 

4e de couv :

Quel rapport entre la mort en 1967 des musiciens du groupe de rock Pearl Harbor et un SDF renversé par une voiture à Bruxelles en 2010 ? Lorsque l’homme se réveille sur un lit d’hôpital, il est victime du Locked-in Syndrome, incapable de bouger et de communiquer. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Des caves enfumées de Paris, Londres et Berlin, où se croisent les Beatles, les Stones, Clapton et les Who, à l’enfer du Vietnam, il se souvient de l’effervescence et de la folie des années 1960, quand tout a commencé…

Paul_ColizeL’auteur : Paul Colize est né en 1953 et vit près de Bruxelles. Quand il n’écrit pas, il est consultant, amateur de badminton et joue du piano.

 

Extrait :
« J’avais une dizaine d’années lorsque j’ai entendu prononcer le mot rock’n’roll pour la première fois.
La disquaire à chignon chez qui nous allions de temps à autre l’avait lâché avec dédain en me tendant le disque de Chuck Berry. Les lèvres pincées, elle avait déclaré que c’était nouveau, qu’on appelait cela du rock’n’roll.
Je n’ai jamais su qui a été le premier vrai rocker ou quelle a été la première chanson rock. Je ne me suis jamais mêlé à ce genre de débat.
Pour moi, le premier rock, c’est Chuck Berry et Maybellene.
Et c’est tout. »

Le post-it de la bibliothécaire

A Bruxelles, en 2010, devant la gare de Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières.

Un roman sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années 1970.

Paul Colize mène un récit à plusieurs voix et à plusieurs époques qui s’entrecroisent en chapitres courts. Une construction méticuleuse qui laisse peu de place au hasard. Comme toujours, c’est très précis, très documenté, et remarquablement agencé.

A la fin du roman, vous trouverez la playlist de tous les morceaux qui accompagnent la vie du héros.

Un excellent roman noir à découvrir immédiatement si ce n’est pas déjà fait !

 

Les noces macabres de Jean-François Coatmeur.


Le livre : Les noces macabres de Jean-François Coatmeur. Paru le 25 mai 2016 chez Albin Michel. 15€ ; (217 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

L’auteur : L’homme aux 28 romans policiers : Jean-François Coatmeur est né le 26 juillet 1925. Il est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004. Tous ses romans sont des policiers, romans psychologiques assez noirs. Il a remporté le Grand prix de littérature policière en 1976 et le Prix mystère de la critique en 1981.
Extrait : 
Lestafou fit le tour de l’appartement, ouvrant chacune des fenêtres au passage et essayant sans succès de percer l’épais capiton qui noyait le décor.
Il s’apprêtait à refermer l’une des deux baies qui donnaient sur la cour, à l’arrière, lorsque des bribes de conversation montèrent jusqu’à lui, déformées par le matelas humide. Plusieurs personnes au-dessous étaient engagées dans une discussion animée, dont il ne distinguait pas un traître mot.
Lui parvint également la double note d’un véhicule de secours, au loin. Devant lui, aux façades des immeubles bordant la cour, des fenêtres s’allumaient et des formes, en contre-jour, s’agitaient.
– Les pompiers, remarqua Céleste, qui tendait l’oreille elle aussi. Clovis, on dirait qu’ils approchent.
À nouveau Lestafou se pencha dans l’embrasure. Une voiture à l’instant stoppait sèchement tout près, à la hauteur de l’immeuble, et des portières claquaient.
– Nom de Dieu ! s’écria-t-il, la voix blanche. Céleste, m’est avis que c’est pour nous !

Emilie délivre son avis

***LES NOCES MACABRES de Jean-François Coatmeur***

Résumé :

Brest, 1987. Une fête trop arrosée tourne au viol collectif d’une jeune fille, Nanou. Jetée par la fenêtre, elle est laissée pour morte, mais survit. Les années passent, elle élève sa fille Chris sans rien lui révéler de son passé. A sa mort, elle laisse à celle-ci une lettre contenant les noms des quatre coupables impunis, devenus notables. Pour Chris, le temps de la vengeance est venu.

L’avis d’Emilie :

Ce livre porte très bien son nom. Et pour tout vous dire, il n’y a pas que les noces qui sont macabres dans cette histoire…
Tout commence en 1987, à Brest. Une petite fête qui tourne mal…
2011- Les anciens membres d’une bande reçoivent tour à tour un coup de fil de menaces. Qui les appelle ? Pourquoi les menace-t’ils ? Qu’ont-ils à se reprocher ?
Jean-François Coatmeur distille savamment les indices et nous entraîne dans cette sombre histoire avec une stupéfiante maîtrise.
Un très bon livre pour les amateurs de suspense. Amatrice de ce genre, j’ai adoré cette histoire ❤️🙂

Merci aux Éditions Albin Michel pour leur confiance.

Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug


Le livre : Islanova  de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Paru le 12 octobre 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 22€90 ; (784 p.) ; 21 x 14 cm.
4e ce couv :
 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?
Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.
 Les auteurs : Ils sont 3, Jérôme Camut, Nathalie Hug et les CamHug. Et ici c’est cet entité qui officie.

Jérôme Camut est né en 1968. Après des études de cinéma, il travaille dans la production et participe à l’écriture d’un scénario. C’est ainsi qu’il découvre l’addiction des mots, qui ne le quittera plus.

Née en 1970, Nathalie Hug a d’abord travaillé dans l’industrie pharmaceutique, jusqu’en 2004 où sa rencontre avec Jérôme Camut bouleverse sa vie et l’incite à se consacrer à l’écriture.

Ensemble, ils ont déjà écrit deux séries très remarquées : leur série choc « W3 » ou la tétralogie culte « Les voies de l’ombre »

Autant vous le dire tout de suite avant de vous donner mon avis j’ai adoré ce livre. C’est un énorme coup de coeur. Une énorme claque aussi.

J’avais déjà été emballée par la nouvelle qui avait été éditée il y a quelques mois et nous présentant l’avant Islanova et l’armée du 12 octobre.

Une nouvelle numérique « Rejoints nous dans l’armée du 12 Octobre » que vous pouvez retrouver ICI et télécharger gratuitement.

 Mon avis :

 J’ai rêvé d’un autre monde !

 Pour sauver des millions de vies, des activistes décident de prendre les armes. Pour sauver sa fille de leur emprise, un père transgresse tous les interdits.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Une nouvelle fois Jérôme Camut et Nathalie Hug réveillent notre conscience citoyen.

 Oui j’ai rêvé d’un autre monde où la terre serait ronde. Où il n’y aurait pas d’un coté les pays riches et le tiers monde.

J’ai rêvé d’un monde où les richesses seraient partagées. Où l’argent ne ferait pas de l’argent mais du social. Oui j’ai eu cette conscience politique. J’ai vu l’occident prospérer en laissant derrière elle les plus démunis, j’ai vu les entreprises quitter le pays et mettre des tas d’ouvriers, de commerciaux, de cadres  au chômage sans pouvoir retrouver un travail. J’ai vu émergé un quart- monde.  J’ai vu ces même entreprises s’implanter dans des pays où la mains d’oeuvre est sous payée quand elle n’est pas simplement exploitée. Des pays ou les enfants sont obligés de travailler.

Et puis j’ai vu émerger un monde où les inégalités étaient de plus en plus éclatantes.

Et puis j’ai vu l’éclatement du monde. Cette disparité Nord Sud. Les conflits, les guerres, les envies de pouvoir que cela engendre. Les déplacements de populations, les camps de réfugiers. Ces femmes et ces enfants déplacés. Et qu’ai-je fais ?

J’ai pourtant rêvé d’un autre monde où le paradis serait sur Terre.

Mais qu’avons nous fait de ce monde. Plus l’homme a cru plus la planète s’est délitée. J’ai constaté l’épuisement des ressources naturelles, la surproduction, la disparition des forêts, la surexploitation, la disparation des espèces, l’éradication de certaines d’entres elle. J’ai vu des populations se déchirer pour un bout de terre où se cachaient des supposées richesses. J’ai vu les peuples se refermer sur eux même, les nationalismes refaire surface. La peur de l’autre devenir la norme. Les sectarisme, les extrémismes, les fanatismes,  Et qu’ai-je fais ?

Moi qui adolescente était de toutes les révoltes !

Moi qui comme Charlie, notre jeune héroïne me révoltais contre les inégalités, les privilèges hérités du moyen-âge.

 Oui les CamHug ont bel et bien réveillé ma conscience endormie.

Et en plus nos auteurs sont les seuls capables de nous emporter dans une telle aventure.

Oui  Jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour vos idéaux ?

 Mais attention ce bouquins n’est pas un brûlot politique, ce n’est pas non plus un livre militant.

Non il nous donne à voir notre monde tel qu’il sera peut-être dans quelques années. Partant d’un constat actuel nos auteurs extrapolent et nous proposent une vision de demain.

Oui Islanova est un bouquin d’anticipation. Nous sommes ici en France quelques année plus tard.

Un soir, Leny et Charlie, qui vivent sous le même toit au sein d’une famille recomposée, fuguent. Leurs parents ne supportant pas leur relation amoureuse, ils partent sur l’île d’Oléron pour rejoindre une ZAD ou zone à défendre, destinée à empêcher l’extension d’un ambitieux projet touristique. Une branche armée de la zone décide de fonder un nouvel Etat baptisé Islanova.

Au début de l’année 2021, un groupe d’écologistes radicaux, membres de l’Armée du 12 Octobre (surnommés les 12-10), crée une ZAD (Zone à défendre) dans la forêt de Saint-Trojan-les-Bains sur l’Ile d’Oléron. Leur but est alors d’empêcher la construction d’un luxueux site touristique (Les Portes de Jade) sur une zone humide protégée. Cette occupation jugée illégale par les autorités françaises dure trois ans, avec de nombreuses tentatives des compagnies de gendarmes pour déloger les zadistes. Le 3 juillet 2025, suite à la confusion générée par la mort de l’un d’eux, l’Armée du 12 Octobre prend possession du domaine des Portes de Jade et le lendemain, 4 juillet, l’indépendance d’un nouvel État est proclamée par Vertigo, son chef. Ainsi naît Islanova, une république autonome, devant les caméras du monde entier.

Je suis parti avec Leny et Charlie, et je ne suis identifiée à cette jeune fille. J’ai rejoins les Zadistes. Leur combat et devenu le mien. J’ai eu plus de mal à comprendre l’exaltation de Charlie pour Vertigo. Ce leader charismatique de l’armée du 12 octobre. Je me suis toujours méfiée de ces personnes ambivalentes capables de soulever les foules et qui souvent prennent des air de gourous.

J’ai compris les craintes de Julian Stark le père de Charlie, lui l’ancien flic devenu garde chasse. En exercice au moment des attentats du 13 novembre 2015, il est intervenu au Bataclan pendant le drame. Traumatisé, il a quitté la police quelques jours après. Il n’a jamais parlé à personne de ce qui est arrivé ce soir-là. Dix ans plus tard, il est prêt à tout pour sauver sa famille. Aujourd’hui il a peur pour sa fille.

J’ai compati au drame de Vanda Macare; la mère de Leny qui est fière d’avoir construit une belle famille recomposée, où tous s’épanouissent jusqu’au jour où ses adolescent décident de fuguer 

Et puis je me suis demandée pourquoi Vertigo tenait-il tellement à créer  Islanova, ce nouvel état ?

J’ai compris l’emportement de certains pour voir naître un monde meilleur. J’ai compris leur démarche jusqu’au-boutiste pour faire admettre leur projet. J’ai admis l’occupation de leur territoire tant que leurs revendications ne seraient pas exaucées.

J’ai aimé rencontrer Abigail Stedman, mère biologique de Charlie et chirurgienne de guerre, qui n’a pas hésité à tout quitter pour s’engager auprès des plus pauvres.

J’ai admiré Morgan à vouloir mettre en œuvre le projet planétaire de redistribution de l’eau. Si Vertigo est le chef d’état autoproclamé d’Islanova. Morgan Scali en est le démiurge secret.

Morgan est une Victime des attentats de 2015, où il a perdu sa femme Gaëlle, l’amour de sa vie, Morgan a tout quitté pour élever ses enfants, Milan et Shana, en Afrique. Là, confronté à la misère et la guerre, le manque d’eau potable, il a trouvé un nouveau sens à sa vie. Aujourd’hui, il est président de la fondation ALONE, qui œuvre pour la redistribution de l’eau sur la planète.

Ce projet consiste à expédier par pipeline de l’eau vers les zones arides. Pour s’accorder avec le droit international sur l’eau, l’idée est de la récupérer à l’embouchure des fleuves, juste avant qu’elle ne devienne impropre à la consommation, et de la redistribuer dans les pays qui en ont le plus besoin.

Comme le dise si justement Jérôme Camus et Nathalie Hug

« Nos héros vont décider de changer le monde en forçant les pays riches à redonner une chance aux populations déshéritées du sud de la Méditerranée. Comment ? En redistribuant, via des pipelines, de l’eau pompée à l’embouchure de nos fleuves vers l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. Là où les gens manquent d’eau.
Impossible ! diront les pessimistes.
Pas tant que ça. Parce que figurez-vous qu’un million de kilomètres de pipelines d’hydrocarbure sillonnent notre planète. Alors, ce que l’on fait avec du pétrole, on pourrait l’appliquer à de l’eau, non ? « 

Alors oui j’ai adhéré à ce magnifique projet.

Mais comme le clament nos auteurs :

« Islanova n’est pas un livre sur la politique mondiale. C’est un thriller, un roman d’aventure, que nous avons écrit pour vous divertir d’abord et avant tout. C’est à travers le destin des membres d’une famille qui pourrait être la nôtre, la vôtre, que vous allez entrer à Islanova. »

Mais quand même madame et monsieur nos auteurs… Oui quand même ! Quand, même nos rêve de monde meilleurs, nos idéaux sont bafoués par l’individualisme ambiant. Quand ils sont récupérés par des ambitions personnelle. Quand l’utopie mème à l’intolérance et à la fureur que nous reste-t-il pour espérer ?

Alors oui, je vous pose, je nous pose la question : « jusqu’où sommes-nous prêt à aller pour faire vivre nos idéaux ? » Et où placez vous le curseur entre activisme et terrorisme écologiques ? Tout n’est en effet qu’une question de point de vue !

Pour finir de vous convaincre voici la bande annonce du livre et les premiers chapitres à lire ICI

Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault


Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault, le chouchou du week-end

 

  Le livre : Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault. Paru le 03 mars 2016 aux Editions Le Manuscrit. 23,90€, (266 p.) Isbn : 9782304045766

4e de couv : 

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

L’auteur : Cécile Pellault est née en 1973. Ecrire, encore et toujours…c’est son crédo
Des nouvelles à foison comme des challenges à chaque concours qui croise sa plume.
Trois romans à son actif aux Editions Le Manuscrit : « Serial Belle Fille »(2005) et « On ne choisit pas sa famille » (2007).
Et  le dernier avant le prochain « Le brouillard d’une vie »( mars 2016), son incursion dans le roman noir avec un drame familial haletant. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.. Le Brouillard d’une vie a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016.
Extrait :
Les bruits de pas dans la rue derrière elle, les buissons qui s’agitent à son passage, les craquements du parquet, les chuchotements dans un rayon de supermarché, les cliquetis de clés dans la main d’un inconnu, les claquements d’une portière, le frôlement d’une main dans son dos dans une gare routière emplissait Lilly de terreur. Chaque instant de sa journée, les sens aux aguets, elle interprétait chaque bruit, chaque mouvement comme une menace potentielle. Lilly était une survivante depuis 10 ans et une fugitive depuis 4 ans

Mon avis et un peu plus…

Comme vous le savez, j’aime aller à la rencontre de nouveaux auteurs. C’est comme cela qu’un jour de début février, j’allais à la rencontre de Cécile Pellault. J’étais alors au salon de Mennecy en Ile de France (91) et il y avait là une vingtaine d’auteurs rien que pour moi . Et beaucoup que je ne connais pas. J’ai papoté avec chacun d’eux mais ma belle rencontre du jour ce fut Cécile Pellault.

Je ne connaissais ni son nom ni sa maison d’édition. Et en effet son éditeur est un éditeur numérique qui ne publie qu’à la demande. Cécile m’a raconté son parcours, son rapport à l’écriture, les premiers concours de nouvelles. Les  deux premiers romans édités, des comédies familiales. Sa vie étudiante. Ce troisième roman sous forme de thriller. Son séjour américain à Boston, où ce situe le roman. Sa thématique toujours et encore autour de la famille. Comment un drame est vécu par chacun des membres d’une même famille et comment chacun se révèle à travers cet incident.

Bref nous avons bien accrochée, elle a su me donner envie de lire son roman. Malheureusement ayant perdu mes papiers et mes moyens de paiement et me retrouvant sans le sou, je n’ai pas pu le lui acheté. Mais…

…Cécile, ayant cru aussi à mon baratin, m’a fait confiance et crédit et je suis reparti avec Le brouillard d’une vie sous le bras.

Quelques mois plus tard, je le lisais d’une traite et quelques-moi après je vous en parle enfin. Car oui j’ai bien trop tardé pour vous parler de ce parfait suspense psychologique.

Alors le Brouillard d’une vie de quoi ça parle ?

D’une famille d’expatriés français qui décide de s’installer dans la banlieue de Boston après des années de contrats à travers le monde. Après n’avoir connu que déménagement sur déménagement, la famille Rodier pense trouver un foyer dans cette charmante maison . Lilly s’épanouit dans cette vie de lycéenne américaine malgré les problèmes de Romain, son frère. Mais leur vie rêvée car  basculera le jour du bal de promo de Lilly. un meurtre a fait voler sa vie en éclat et elle plonge alors dans les affres d’un deuil impossible
Ce sera le début pour Lily de 10 années de descente en enfer où elle
s’enfonce dans la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher la tragédie. Et
surtout à craindre pour sa vie et celle de ses proches jusqu’à ce qu’elle soit
forcée de se jeter sur les routes des US pour fuir de nouveaux drames. A partir de là, la culpabilité et l’incrédulité sur sa vie d’autan vont se mêler pour l’asphyxier.

Vous l’aurez compris , le Brouillard d’une vie c’est avant tout une histoire de famille. On peut dire que c’est un thriller familial doublé un roman noir.

Un des thèmes central du livre c’est la culpabilité. Mais ici Cécile ne s’intéresse pas à la culpabilité des bourreaux, mais bel et bien à celle des victimes. Comment en tant que victime on arrive à se sentir responsable de ce qui nous arrive.

Comment on se met à douter de tout, de notre entourage. Et les questions surviennent. Pourquoi je n’ai rien vu venir?  Qu’aurai-je pu faire ? N’ai-je pas introduit le loup dans la bergerie ?

« Lorsque le malheur frappe dans une famille ou lorsque les coupables sont dans l’entourage, on se sent irrémédiablement responsable. » voilà ce que nous dit Cécile.

Cécile place l’intrigue de son roman  aux Etats-Unis dans le année 90. Enfin plus exactement entre 1987 et 1997, sur une période de 10 ans. Aussi l’auteur ayant vécu aux states dans ces année là, elle  arrive à retranscrit avec subtilité, l’atmosphère d’un campus universitaire dans le Mississipi à la fin des années 90. On ressent à travers son regard de petite frenchy, les failles de la société américaine.

 Mais, Le brouillard d’une vie, c’est aussi une histoire de manipulation. Comment on perd, comment on peut perdre ses repaires lors tout s’effondre autour de nous. Comment on devient vulnérable. Ici on va suivre les protagonistes avant et après le drame, on va les observer et voir comment ils y survivent surtout quand leur fondements sont attaqués. Quand la famille s’écroule.

Je vous le disait, c’est une histoire de famille et Cécile me confiait :  » Je crois être obsédée par la famille, ses relations, les conséquences sur chacun. Nous avons deux choix dans la vie on se construit soit grâce ou contre sa propre éducation.
Notre famille, notre éducation, nos amis qu’on se choisit sont notre point d’ancrage. Hors mon héroïne perd tout cela, mon histoire tourne autour de ce sentiment où l’on ne se fait même plus confiance. Elle perd pied après le malheur qui frappe sa famille. »

Alors m’attendais plus pour découvrir ce drame familiale, cette histoire de manipulation et de culpabilité. C’est vraiment un excellent premier polar. Un pur roman psychologique. J’ai hâte de lire son prochain.

Mais ce n’est pas le premier roman de Cécile, non avant cela elle a écrit Serial Belle Fille en 2005 et On ne choisit pas sa famille en 2007. Vous voyez quand elle vous dit que les rapports familiaux l’obsèdent, elle ne vous ment pas !

Et moi je vous promets que l’on retrouvera très vite Cécile Pellault dans ces pages.

A suivre donc…

 

 

Là-haut les anges de Chris Roy


Le livre : Là-haut les anges de Chris Roy. Parue le 5 octobre 2017 aux Editions Inspire. 20€  ISBN : 978-2-490098-00-2

4e de couv :

« Comme je me régale avec ces réseaux sociaux, comme il est facile de pénétrer la vie des gens ! Je pourrais y passer des heures, en devenant voyeur malgré moi. Quelle impudeur, toutes ces personnes qui s’affichent en toute impunité, sans contrainte, qui passent leurs journées à nous dire où ils se trouvent, avec qui, et si ça « lol » ! 

Seulement, je suis là, moi, et je fais mon petit marché tranquillement, je jauge, j’étudie, je dissèque, je décortique, je mange et me délecte, et puis pour finir : j’en choisis une, je la punis… ou plutôt non, je la délivre…

Hacker de cœurs d’adolescentes, je me vois comme ça. »

Anna Santos a 15 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle est « hyper-connectée ». Comme toutes les filles de son âge, elle possède un compte Facebook. Comme toutes les filles de son âge, elle rêve d’amour. Comme toutes les filles de son âge, elle n’a peur de rien. Elle sera la première victime.

Sara Lopez, « trente plus », comme elle se plaît à dire aux curieux, se démène depuis plusieurs semaines pour stopper la cadence infernale d’un terrible prédateur qui terrorise la capitale. Mais entre une mère castratrice et un collègue sex friend un peu trop pressant, la jeune capitaine pourrait bien passer à côté de l’évidence…

L’auteur : Chris Roy vit à Paris. Elle est auteur-compositeur.   Pour Chris, tout a commencé au sud de la Loire, les bords de l’Isère, puis l’adolescence en Provence avec les odeurs de garrigue dans les cheveux et le chant des cigales qui entête. Une adolescence riche en découvertes artistiques, danse, livres, poésie et musique. Avec toujours au fond de sa tête, la sensation d’avoir toujours « Un rêve qui veille » comme le dit Eluard, pas forcément défini mais définitivement artistique.

Puis Paris, la Sorbonne, une histoire d’amour avec la capitale, le quartier du Panthéon, la rue Soufflot, le jardin du Luxembourg et le boulevard Raspail, dans les pas de Simone de Beauvoir.

Ensuite, au hasard de rencontres, la découverte du milieu de la musique, Chris chante, compose et écrit, pour elle, mais aussi pour les autres. Elle retarde son rêve d’entrer en littérature pour s’investir dans la production musicale et le développement d’artistes. Les sons et toujours les mots.

Aujourd’hui sociétaire professionnelle de la SACEM, Chris a écrit son premier roman, Là-haut les anges, un thriller psychologique sur fond de réseaux sociaux qui joue avec les codes de la satire sociale et du polar féministe.

 

Le OFF de OPH

 

« Là-haut les anges », un titre bien angélique et doux pour un polar psychologique qui ne l’est pas du tout…

 Avant de rédiger cette chronique j’ai pris des notes et beaucoup réfléchis sur le « comment »… Comment réussir à vous faire comprendre à quel point j’ai eu un coup de cœur pour ce roman, le premier roman de Chris Roy.
On évoque souvent les polars avec les termes « page-turner », « uppercut », des termes forts et violents. De la violence il y en a dans ce roman, une violence sous-jacente, jamais complètement décrite mais en filigrane au fil des pages…
« Là-haut les anges » c’est l’histoire d’un pédophile, amoureux des adolescentes, qui, une fois qu’il les a eu, s’empresse de les jeter dans un sac poubelle, comme un enfant qui aurait cassé son jouet…
C’est l’histoire d’adolescentes en quête d’amour et de reconnaissance qui surfent sur les réseaux sociaux comme Kelly Slater, surfait avec aisance sur les plus belles vagues du monde…
C’est l’histoire de policiers, de leurs sentiments, de leur impuissance face à un tueur intelligent, calculateur, avide de chair fraîche.
C’est l’histoire de parents qui peinent à comprendre leurs ados et de leur douleur face à la perte d’un enfant.
« Là-haut les anges » est un roman ô combien contemporain, criant d’une réalité qui, en tant que maman, m’effraie…
Chris Roy est une artiste et elle nous dépeint en 3D une histoire si authentique qu’elle pourrait malheureusement faire les choux-gras des médias.
Au-delà d’une intrigue bien construite et prenante, sans temps morts, Chris Roy apporte dans un style fluide, recherché mais sans lourdeur, sa réflexion sur les dangers des réseaux sociaux, et plus largement sa réflexion sur notre société moderne tel que la difficulté pour les parents de gérer des adolescents décomplexés en recherche d’identité, de « like » et de « followers » sur facebook, instagram et autres snapchat…  Elle évoque avec une précision surprenante les différents sentiments que ressentent les policiers traitant de ce type d’affaires, la difficulté de faire face à la mort, l’impuissance à identifier l’auteur de ces crimes horribles… Les dialogues entre adolescents sont les mêmes que ceux que je peux entendre chaque jour dans le métro… Et cerise sur le gâteau, elle nous emmène à l’intérieur de la tête de ce « hacker de cœurs d’adolescentes », comme il se décrit lui même,  ses pensées, sa mission, ses sentiments, son intimité qu’il nous délivre au travers des pages de son journal.
J’ai peine à croire qu’il s’agisse d’un premier roman tant il est abouti dans chacun de ses aspects: l’histoire, les personnages, le style…
Je crois que je pourrais vous parler des heures de ce roman sans pour autant vous en dévoiler l’histoire tant il y a de choses à dire, de débats à mener sur les sujets traités.

Extraits:
« Sara sentait que Stan montait en pression. Il avait une telle aversion pour ce genre de délit qu’il s’en rendait parfois malade. La drogue, le racket, les crimes crapuleux, les homicides passionnels, tout ça il pouvait comprendre, mais les viols et les meurtres d’enfants, ça le rendait fou. Sara l’avait même surpris un jour dans la salle des photocopieuses, les larmes aux yeux, après avoir vu des clichés particulièrement infâmes d’une enfant violée et battue par son père. »
« Etre considérée, respectée, vue, c’est tout ce qu’elle demandait.Mais ses parents s’obstinaient à ne pas la comprendre, à ne jamais lui faire confiance. Alors il lui fallait mentir à se déchirer le cœur pour goûter à la vie qui s’offrait à elle. Son amie Eloïse ne souffrait pas de réprimandes comme elle. Elle avait des parents en or pensait-elle, qui lui laissaient une grande liberté. […]  Message de GarçonSwag95: Salut! J’ai jamais fait ça de toute ma life, mais ta photo me parle grave…[…] Une jolie fille comme toi devrait plutôt rire et avoir une vie swag. Jennifer: ah, ah, tu dis ça à cause de ton pseudo? Mais si tu connaissais mes parents, tu saurais que j’ai le seum à chaque heure qui passe. »
 » le bluff, c’est ma spécialité, j’en fais des smoothies: un peu de vrai, un peu de faux, je mixe, et hop!Comme les enfants qui jouent à « on dirait qu’on était fiancés », pour s’amuser à touche-pipi ou autres jeux délicieux de l’enfance.Moi, je l’ai gardé mon âme d’enfant, pas comme vous, qui jouez aux adultes, aux grandes personnes jusqu’à la mort. Quel ennui! A force de vous croire si raisonnables, vous vous oubliez, vous perdez, vous vous emmerdez! Moi je veux jouer, je sais jouer, donc je joue ».

 

En suivant Stan, Sara et leurs collègues, je me suis revue en brigade des mineurs, face aux atrocités que l’on peut rencontrer quand on exerce dans ce type de service; avec Anna, Jennifer, les autres adolescentes et leurs parents, j’ai pris un peu plus conscience des difficultés que j’aurais à gérer en tant que maman d’un futur adolescent,  dans un monde où les réseaux sociaux sont des gourous modernes et dématérialisés, créateurs de popularités mais aussi destructeurs d’individualités. Dans le journal intime du « Hacker de cœurs d’adolescentes » j’ai plongé dans l’horreur d’un esprit malade…

Chris merci pour ce roman qui m’a bluffé. J’ai eu un véritable coup de cœur et il vient de passer numéro 1 dans les romans policiers que je conseillerai…

Vous pouvez vous procurez ce roman ICI sur le site des Editions Inspire

Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec


Le livre : Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec : Une enquête du commissaire Dupin.  Traduit de l’allemand par Amélie de Maupeou. Paru le 3 avril 2014 aux Presse de la cité dans la collection, Terre de France. 21€ ; (372 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité en poche chez Pocket  le 2 avril 2015.  6€95 ; (357 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Pont-Aven. Entre fest-noz et ciel azur, trop azur, la saison estivale démarre en fanfare. Jusqu’à ce qu’on retrouve le propriétaire du mythique hôtel Central dans une mare de sang.

Tous les témoignages – membres du personnel, héritiers, voisins et amis – convergent, lisses et sans faille. Et pourtant… Le commissaire Dupin, un Parisien récemment muté dans ce bout du monde et en voie d’adoption, suit la piste d’une toile de Gauguin, inconnue jusque-là, et s’adjoint les services d’une ravissante experte en art, pour confondre un assassin qui se rêvait millionnaire.

L’auteur :  Jean Luc Bannalec est né à Bonn , en 1966.  Son vrai nom est Jörg Bong.

Editeur allemand, traducteur, critique littéraire et écrivain, il est, depuis 2008, directeur de la maison d’édition S. Fischer Verlag.

Il a étudié la littérature allemande, la philosophie, l’histoire et la psychologie à l’Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn et à l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main.

Il obtient son doctorat à Francfort sur le concept de l’imagination et les enjeux esthétiques entre la fin du siècle des Lumières et le début du romantisme dans l’œuvre de Ludwig Tieck .

Depuis 1997, Jörg Bong travaille pour S. Fischer Verlag et vit Francfort-sur-le-Main. Il est aussi co-rédacteur en chef du magazine littéraire Neue Rundschau.

En mars 2012, sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec, il publie « Bretonische Verhältnisse – Ein Fall für Kommissar Dupin » (« Microcosme breton – Un cas pour le commissaire Dupin ») qui rentre dans la liste des best-sellers du magazine Der Spiegel. Il connait un véritable succès en Allemagne et le livre se vend à plus de 250000 exemplaires. Il a été traduit en français sous le titre « Un été à Pont-Aven », sorti en France en avril 2014.

Extrait :
« Ce 7 juillet promettait d’être une magnifique journée d’été. L’une de ces belles percées de soleil typiques de l’Atlantique, qui avaient le don de rendre le commissaire Dupin parfaitement heureux. Le bleu du ciel semblait déteindre sur tout. Inhabituellement chaud pour la Bretagne au petit matin, l’air était aussi très léger, transparent, donnant à toute chose une présence claire et précise. Hier soir, encore, régnait une atmosphère de fin du monde. De monstrueux nuages noirs, lourds et menaçants, avaient obstrué le ciel, filant à toute allure tandis que des torrents de pluie s’abattaient en rafales. »

 

Voilà que je rentre de vacances, et déjà la Bretagne me manque.

Aussi comme j’ai sous la main quelques livres de poches qui ressemble beaucoup à du polar de terroir, je vais pouvoir à nouveau m’évader en Bretagne. Et en plus, dans le Finistère sud, un endroit que j’adore et que j’ai adopté il y a déjà plus de 20 ans.

Et puis repartir du coté de Pont Aven alors que je suis dans les transport parisien quoi de mieux pour reprendre en douceur.

Mais qui est donc ce Jean-Luc Bannalec dont je n’ai jamais entendu parler. Pourtant je connais bien la commune de Bannalec entre Concarneau et Quimperlé. Juste au dessus de Pont Aven justement. Alors ce Jean Luc Bannalec serai-il un régional. Et bien non, car Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Mais ça vous le savez déjà puisque je vous ai présenté plus haut notre auteur. Cependant lorsque j’ai eu ce bouquin dans les mains la première fois, je ne doutais nullement de tout cela. J’étais certaine d’acheter un livre 100% bretons ! Mais pas grâve, je vais essayer ce polar germano-breton.

Allez je me lance !

Ah Pont-Aven et sa fameuse école de peinture. 

Je me suis lancé avec avidité dans cette enquête iodée.  J’ai envié le commissaire parisien Georges Dupin, muté au cœur du Finistère. Dans ce petit coin de paradis où il suit la piste de suspects tout désignés – héritiers gourmands et impatients – après le meurtre d’un riche hôtelier et la disparition d’une toile de Gauguin…

J’ai aimé cette balade policière en pays bigouden.

Alors que le commissaire Dupin, auparavant rattaché à Paris, goûte avec joie aux plaisirs de sa vie finistérienne, il est confronté à l’assassinat du propriétaire du célèbre hôtel-restaurant de Pont-Aven, le Central. Pierre-Louis Pennec, propriétaire d’un imposant hôtel du centre-ville de Pont-Aven, est retrouvé baignant dans une marre de sang.

La saison est sur le point de s’ouvrir, et le commissaire va devoir se dépatouiller avec un crime qui le laisse perplexe. En effet Dupin enquête et découvre bientôt que Pennec était en possession d’un Gauguin inédit d’une valeur inestimable, remplacé depuis par une copie. Heureusement, il peut compter sur l’appui d’une jeune experte en art. Car tout, ici, se rapporte à Gauguin. Le Central, le meurtre, la vérité. Et le célèbre peintre, à défaut de pouvoir être l’accusé, n’est peut-être pas non plus totalement innocent…

J’ai aimé ce mélange entre polar régional et guide touristique et culturelle. J’ai plongée dans cette belle bouffée d’air. J’ai suivi avec plaisir les déambulations de ce commissaire attachant. J’ai eu envie de retournée au musée d’Orsay pour revoir les toiles des maîtres de Pont Aven. J’ai surtout eu envie de retournée sur les traces de ces peintres. Comme eux, je suis tombé en amour des paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse. J’ai humé les embruns, senti le vent et le sel marin sur mon visage. J’ai humé la houle du coté de  Port Manec’h entre Aven et Belon. J’ai pris un café à l’Hôtel Marrec.

Oui j’ai fait une belle balade en compagnie du très attachant commissaire Dupin, gourmet et bon enfant. Georges Dupin,un nom choisi en hommage à l’enquêteur d’Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, Le Mystère de Marie Roget et La Lettre volée). Mais qui n’a fait furieusement pensé à un autre Georges et à son commissaire. Oui je parle bien ici du commissaire Maigret et de Georges Simenon. Oui j’ai osé la comparaison et aussi j’en profite pour vous conseiller la lecture de ce titre.

Perso je vais poursuivre cette série avec grand plaisir.

A bah tiens, puisque je suis retournée en Bretagne avec Dupin , pourquoi ne ferai-je pas un détour du coté de Concarneau avec Maigret en relisant Le Chien jaune.

 

 

 

Deux gouttes d’eau de Jacques Expert.


Le livre : Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. Paru le 22 janvier 2015 chez Sonatine. 19€ ; (330 p.) ; 22 x 14

 4e de couv :

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s’appelle Élodie et l’enregistrement d’une caméra de surveillance permet d’identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l’arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s’obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d’avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre. Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d’eau… Le divisionnaire de la PJ en charge de l’enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme. Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ?

Après Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l’intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière ligne.

À propos de Qui ? :

«315 pages de suspense et de rebondissements, de fausses pistes et de chausse-trapes, pour un roman de 350 pages, c’est une réussite qu’il faut saluer !»

François Busnel – L’Express

Extrait :
« -Emporte ça au labo, qu’ils bossent en urgence sur l’ADN, je suis sûr qu’ils ont le même…
-Putain, même gueule, même ADN et pas d’empreintes… On est …
-Dans la merde, Etienne ! conclut Laforge. »
L’auteur : Après avoir été grand reporter à France Info et France Inter pendant quinze ans, Jacques Expert a été producteur et rédacteur en chef pour TF1, directeur des magazines de M6 et directeur général adjoint de Paris Première. Il est aujourd’hui directeur des programmes de RTL. Après Adieu (2012) et Qui ? (2013), Deux gouttes d’eau est son troisième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

L’accroche de Miss Aline

Deux gouttes d’eau , Jacques Expert
Éditions : le Livre de poche.

Paru le 8 juin 2016. 7€60 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

Étrange ce thriller. Il n’a pas vraiment d’action à proprement parlé. C’est un huis clos entre les enquêteurs et les deux frères, le huis clos entre Antoine et son frère Franck et enfin le huis clos entre le Livre et le lecteur.
qui est Franck qui est Antoine ? Deux psychopathes ou un seul ?

Les jumeaux c’est fascinant. D’une symbiose totale ou on peut aussi y voir un dominant et un dominé. Ça se joue en vue intra utérine.

Tout au long de ta lecture tu vas avoir l’intime conviction mais c’est sans compté sur l’auteur qui va venir tout chambouler.
Accroche toi lecteur et aide Laforge à inculper le bon meurtrier.

Bon…Je laisse la conclusion à Ge notre boss.

« On pourrait croire que tout a été écrit sur la gémellité , pourtant avec son intrigue parfaite, Jacques Expert nous surprend à renouveler encore le genre. »

Voilà tout est dit !

Te souviens-tu de Souliko’o ? de Jean Failler.


Je profite de mes derniers jours de vacances en Bretagne pour vous parler de polars bretons mais pas que…

Car la Bretagne ouvre sur le monde !

Allez c’est parti pour le(s) premier(s) roman(s)


 Les livres : Une  enquête de Mary Lester ; Volume 30-31 : Te  souviens-tu de Souliko’o de Jean Failler. Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon ; 18€ , 2 vol. ; 18 x 11 cm.

 

 

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? – tome 1Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon .9€ ; (249 p.) ; cartes ; 18 x 11 cm

 

Instamment priée par son patron, le commissaire Fabien, de prendre un mois de convalescence, Mary Lester choisit d’aller se reposer chez l’une de ses amies, Monette Charron, infirmière à Trébeurnou, petit village de la côte sauvage en Finistère Nord.

À peine arrivée, elle se fait agresser par un type étrange qui conduit un énorme tracteur.

Elle réalise très vite qu’une atmosphère délétère pèse sur ce village autrefois paisible. Des animaux domestiques disparaissent, des vieilles personnes sont harcelées chez elles, et il semble que le chef d’orchestre de toutes ces exactions soit l’homme au gros tracteur.

L’individu, qui bénéficie d’appuis politiques, se croit tout permis. L’apparition de Mary dans son périmètre le gênant, il la prend pour cible.

Mais le capitaine Lester, même en permission, n’est pas femme à s’en laisser conter et rend coup pour coup.

La gendarmerie s’en mêle, puis les Renseignements Généraux qui accusent Mary d’avoir provoqué cet homme qu’ils semblent protéger.

La voici tout soudain contrainte, pour se défendre, de fouiller dans le passé mystérieux de l’agriculteur Vanco…

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? – tome 2  Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon .9€ ; (313 p.) ; cartes ; 18 x 11 cm

Ayant appris que Vanco, l’agriculteur irascible, avait séjourné en Australie, Mary s’envole pour ce continent où elle espère trouver quelques réponses aux questions que pose son comportement agressif. Pourquoi Vanco a-t-il abandonné un magnifique domaine australien de trente mille hectares pour une misérable ferme cent fois plus petite en Finistère Nord ? Elle a la chance

d’être accueillie à bras ouverts par la famille résidant sur le domaine autrefois exploité par Vanco. Et là, les choses commencent à s’éclairer. Elle a même la possibilité, grâce à un ancien policier de brousse, d’enquêter jusque dans la tribu aborigène des Musgrave qui, depuis la nuit des temps, occupe le territoire des Trois Rivières, l’endroit où se trouvait le ranch de Vanco. Celui-ci a laissé derrière-lui un souvenir déplorable et personne ne semble le regretter. Après un séjour enchanteur sous le soleil du printemps

austral, elle retrouve l’automne breton et son concert de pluies et de vents. Elle retrouve aussi les enquêteurs des RG qui n’ont pas lâché la piste. Accusée de tous les méfaits, contrainte de se défendre devant un conseil de discipline qui ressemble plus à un tribunal qu’à autre chose, voilà une nouvelle fois Mary Lester dans de vilains draps. Réussira-t-elle à se sortir du traquenard qui lui est tendu ?

L’auteur : Né en 1940 à Quimper, il est l’auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et de romans policiers. La série Les enquêtes de Mary Lester connaît depuis plusieurs années un grand succès (47 numéros à ce jour). Il vit et écrit à l’Ile-Tudy (Finistère).


 

 

Mon Avis :

 On retrouve, toujours avec le même plaisir, l’intrépide Mary Lester, héroïne de cette 30ieme aventure. Toujours prête à défendre la veuve et l’orphelin, elle n’en est que plus sympathique. Ici elle va essayer de comprendre pourquoi le sympatique villageoù elle séjourne est en proie à des  événements mystèrieux . Et tenter de venir en aide à ses habitants .Et même dans ce combat sans doute perdu d’avance, ce David contre Goliath, notre jeune policière galvanisée par toutes ses embûches, nous entraîne dans une enquête trépidante et pleine de rebondissements. Il est à noter aussi que c’est Jean Failler qui reprend la plume ici, car depuis 6 romans c’était Mary Lester qui nous contait ses histoires. Et on ressent parfaitement tout au long de la lecture la jubilation de l’auteur qui au passage règle sans doute quelques comptes . Et on jubile avec lui, car l’on retrouve une Mary Lester plus que jamais galvanisée et revancharde, tout comme son créateur. Avec une touche d’exotisme. Et qui rend  au passage hommage à la culture aborigène. Jean Failler avec une narration rythmée nous propose une histoire captivante sur 550 pages en deux tomes que l’on dévore avec impatience. Une nouvelle fois basées sur des faits réels, cette enquête se confronte au contexte social et culturel actuel.

Mary Lester sous les traits de Sophie de la Rochefoucauld dans les adaptations TV

Extrait de Mary Lester -2- Les diamants de l’archiduc

 

 

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Extrait du 1er chapitre :

Où Jean Failler reprend la plume et où Mary Lester se voit infliger un mois de congé avec solde. Pour le trentième récit de ses aventures et mésaventures, Mary Lester m’a instamment prié de reprendre la plume. Je m’étais bien juré de ne plus me mêler de sa vie, mais Mary a été plus éprouvée par son enquête à Brest qu’elle veut bien l’avouer. Ceux qui l’ont suivie au cours de ses pérégrinations du monastère de Landévennec au port de commerce de Brest savent combien cette affaire a été rude et comment elle s’est terminée tragiquement, dans la fureur et dans le sang. Un voyou est mort, trois autres ont été blessés et le lieutenant Fortin a failli perdre la vie ; Mary elle même a eu le cuir chevelu entamé par une balle. À deux centimètres près, elle aussi aurait eu droit à la médaille d’honneur de la police à titre posthume. Elle a eu beau faire la brave, on ne sort pas intacte d’une telle aventure. Je ne la sentais plus dans de bonnes dispositions pour écrire. Alors, je lui ai proposé mes services, qu’elle a acceptés avec empressement. Son patron, le commissaire Fabien, sur recommandation du psychologue de la police, l’avait mise en disponibilité pour un mois, ce qui, bien sûr, l’avait fait râler :— Je ne suis pas malade, que diable ! avait-elle dit en apprenant cette mesure.— Ordre du médecin, avait tranché le commissaire Fabien. Reposez-vous, prenez du bon temps… — Du bon temps… du bon temps… vous en avez de bonnes, avait-elle grommelé. Puis elle s’était inquiétée :— Fortin est-il lui aussi en congé ? Le commissaire Fabien avait eu un geste de la main pour évacuer la question :— Fortin, ce n’est pas pareil !

Réponse qui avait fait croiser les bras à Mary :— Comment ce n’est pas pareil ? avait-elle demandé avec indignation. Il a été plus gravement blessé que moi ! Il était à l’article de la mort, souvenez-vous… — Je m’en souviens parfaitement, avait coupé lecommissaire, agacé. Finalement, tout le monde sortait de l’hosto, dans ce commissariat : Fortin et Mary pour blessures, le commissaire Fabien à la suite d’un grave ennui de santé. Mais celui-ci avait repris du poil de la bête après son opération. Il avait arrêté le tabac, et ça se voyait. Il n’avait plus la mine terreuse des gros fumeurs, son teint s’était éclairci et son visage sérieusement remplumé.


L’invisible de Robert Pobi


Mes petites lecturesLecture d’avant

9782355841149,0-1392327Le livre : L’invisible  de  Robert Pobi.Traduit de l’anglais (Canada) par Fabrice Pointeau. Paru le 10 mai 2012 chez Sonatine éditions. 21€30; (400 p.) ; 22 x 14 cm

9782757826959,0-1639960Réédité le 10 mai 2013 en poche chez Point dans la collection Thriller. 7€90 ; (476 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

L’invinsible

Jake Cole, profiler hors-catégorie au FBI, revient dans la maison où il a grandi. Son père, artiste de génie à moitié fou, est mourant. Quand le shérif du coin lui demande de l’aider à résoudre un double meurtre, tout son passé ressurgit. Jake est convaincu que son père connaît l’identité de ce dépeceur fou. Et si la clé résidait dans ces milliers de tableaux peints par son père, qui semblent constituer un étrange puzzle ?

Thriller
Il y a un monstre ici. Un monstre que personne ne connaît à part moi. »

Avec son premier roman, L’Invinsible, un best-seller international, Robert Pobi s’est classé au rang des plus grands du genre : Jesse Kellerman (Les Visages) ou Thomas Harris (Le Silence des agneaux).

« Premier roman et déjà partout : Pobi séduit, pis, obsède. Il faut dire que l’atmosphère de son thriller est asphyxiante. »
Le Point

Pobi-99x150L’auteur : Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités.  Il vit au Canada du coté de Montréal

 

 

Extrait : 
1
Quatrième jour
Montauk, Long Island
Soixante mètres sous la surface de métal ondulant de l’Atlantique, une poignée de fantômes glissaient sur le fond de l’océan dans un roulement heurté et tumultueux, déferlant dans un ballet diluvien. Ils étaient entraînés par l’orage qui se déchaînait au-dessus d’eux, toujours groupés après des kilomètres de progression sur le fond jonché de cailloux. Bientôt la pente douce du sol marin s’accentuerait, la terre s’enfoncerait dans le noir et les fantômes dégringoleraient vers les profondeurs. Ils seraient alors emportés par le Gulf Stream et remonteraient le long de la côte est, franchissant le Massachusetts, se déversant finalement dans l’Atlantique Nord. Peut-être pour y être dévorés par les créatures qui nageaient dans le monde sombre des eaux froides – ou peut-être simplement pour y pourrir et sombrer dans l’oubli –, mais une chose était sûre, ni la lumière du jour ni la chaleur ne les atteindraient plus.
Des débris jonchaient le fond de l’océan tout autour d’eux et le bruit du monde qui se déchirait résonnait au-dessus. Une armée de meubles de jardin, des morceaux de tuiles, de contreplaqué, des pneus, une vieille poupée Barbie, des sacs de golf, un réfrigérateur défoncé, des peintures à l’huile, une Dodge Charger cabossée s’entrechoquaient dans le courant, fonçant droit vers le large. De tous ces vestiges, c’était la Charger qui avançait le moins vite, basculant sans cesse sur le flanc, une portière manquante, ses phares luisant encore tels les yeux d’un robot mourant. Barbie était la plus rapide, maintenue droite grâce à sa poitrine moulée par injection et à la bulle d’air piégée dans sa vieille tête vide.
La tempête n’accordait aux fantômes nul traitement de faveur, nulle considération ; ils entraient en collision avec les appareils, s’accrochaient aux rochers, étaient inélégamment couverts d’algues et de sacs en plastique, et leur peau était aussi déchirée et lacérée que le reste des déchets.
Mais, contrairement aux autres épaves qui étaient entraînées vers le large, ils n’étaient pas la conséquence de l’ouragan ; ils avaient été créés par quelque chose de bien plus malveillant, et de bien moins prévisible que la météo.

 

Le Post-it de votre bibliothécaire :

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman.

 Comme un puzzle, Robert Pobi tricote une histoire démente qui va vous tenir en haleine et vous trotter dans la tête pendant un petit moment. Il nous offre un  thriller cauchemardesque parfaitement ciselé.

Et…La chute risque de laisser certains lecteurs désemparés ou désabusés.

Un auteur a suivre car d’après moi il a tout le potentiel  pour, sans aucun doute, continuer à nous surprendre !