Feuilles de Michael Fenris


Le livre : Feuilles de Michael Fenris. Paru 19 Novembre 2015 aux Editions Prisma. 19.95 euros. 406 pages. 15 x 3,3 x 22,6 cm

4ème de couverture :
À Hope Falls, petite ville américaine isolée au milieu d’une immense forêt, près de la frontière canadienne et des anciens territoires algonquins, tout est régi par Vernon Krueger. Maire, directeur de la plus grosse scierie de la région et propriétaire de la moitié de la ville, cet homme peu scrupuleux n’hésite pas à déforester sans aucune considération pour la nature environnante. Jed, son bras droit, cautionne de moins en moins ses pratiques douteuses, et tente vainement de préserver la forêt. Un phénomène étrange se produit alors : les feuilles des arbres commencent à tomber et, portées par un vent inhabituel, envahissent sans fin la ville, jusqu’à la recouvrir dangereusement. L’inquiétude s’empare peu à peu des habitants coupés du monde par ces murs de feuilles mortes et la tempête, à mesure qu’ils perdent tout contrôle sur des événements de moins en moins naturels. Tandis que l’angoisse grandit et que les habitants de Hope Falls plongent dans un véritable enfer auquel ils vont devoir survivre coûte que coûte, secrets enfouis et véritables caractères se révèlent au plus mauvais moment. Jed prend la tête des équipes de secours, mais bientôt il devra accepter l’incroyable et se résoudre à suivre ses intuitions…

L’auteur : Michael Fenris est né le 03 mai 1968, d’origine lorraine, où il garde de profonds attachements avec la ville de Nancy, et installé professionnellement comme médecin en région parisienne depuis 2002.
Passionné par la lecture et l’écriture, il entasse pendant plus de trente ans des pages manuscrites dans des cartons, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il décide de franchir le cap en proposant ses premiers manuscrits aux Éditions Prisma.
De là est né Feuilles en 2015, et Le Syndrome Noah en 2016. En Juin 2017 sort Aaverhelyon, première incursion dans le milieu de l’autoédition. En Mars 2018, toujours en autoédition, Diamants sur Macchabées, première incursion dans le polar noir. 2018 sera également la sortie du prochain roman à paraître aux Editions Prisma.
Extraits :
« Chaque minute non vécue était une minute de perdue. S’il semblait ne craindre personne, c’était en raison de sa force physique brute, impensable sous une telle masse de graisse – je l’avais vu sortir d’une ornière un engin de plus d’une tonne, simplement en le poussant –, mais aussi parce qu’au fil des années il avait su tisser un réseau extrêmement large de relations utiles à son ascension. »

Les Lectures de Maud :

Feuilles de Michael Fenris

Un thriller fantastique tout à fait de saison. Nous suivons l’évolution de la vie de Jed employé ingénieur d’une scierie. Comment tout va basculer lors de l’arrivée de conditions climatiques extraordinaires. La vie des habitants va être bousculer. Les morts commencent à pleuvoir… Les langues se délient… Les secrets livrent leur mystères…

Des personnages qui vont évoluer tout au long du roman, se découvrir, se remettre en question, jusqu’à découvrir de terribles secrets qui vont bouleverser la vie et le comportement de Jed. A partir de là, il va faire en sorte que certaines pratiques cessent et va faire essayer, tant bien que mal, de calmer la nature qui est en train de se rebeller. Quel sera le prix de ce revirement ? Jusqu’où est-il prêt à aller ?

Une plume que j’avais découverte grâce à Diamants sur Macchabées, que je suis très heureuse de retrouver ici dans un tout autre registre. Une intrigue bien ficelée, un côté fantastique présent mais pas envahissant, ce n’est pas le cas des feuilles  Tout au long de lecture, on se pose la question, comment cette histoire va-t-elle se terminer ? Le suspense est très bien maintenu jusqu’aux dernières pages. Une lecture automnale qui ne manquera pas de vous ravir. Enfin, c’est ce que je vous souhaite !! Bonne découverte

Version lue : Numérique

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Le Collectionneur – Fiona Cummins


le livre: Le Collectionneur de Fiona Cummins . Traduit de l’anglais par Jean Esch. Paru le 18 octobre 2018 aux éditions Slatkine et Cie. 20€90 ; 509 pages; format 16 x  23,2 cm.

4ème de couverture:
Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l’une, il est comme vous et moi. Dans l’autre, il est le gardien d’un macabre musée de famille : une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, lamaladie de l’homme de pierre. Le Collectionneur se doit d’avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation.
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d’un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d’enlèvements.
L’auteur: Fiona Cummins est une ancienne journaliste du Daily Mirror, plusieurs fois récompensée, qui a interviewé de nombreuses célébrités, de Michael Jackson à George Clooney. Aujourd’hui journaliste indépendante, Fiona écrit pour des journaux et magazines nationaux ou pour des entreprises. Elle vit dans l’Essex avec sa famille. Le Collectionneur est son premier roman. Le livre a connu un grand succès en Angleterre, où ses droits ont été achetés pour la télévision.
Extrait:
« Généralement, il préfère attendre qu’ils soient morts avant de se mettre au travail avec son couteau. Il aime l’art de la dissection, les organes que l’ont retire délicatement, la peau que l’on pèle. Le reste, il le laisse à sa colonie. »
 

Le OFF de OPH

Le Collectionneur – Fiona Cummins

Le Collectionneur, chronique d’un roman écrit au scalpel!

Le Collectionneur pourrait être votre voisin, votre patron, votre épicier, voir même votre libraire!

Le Collectionneur est à la fois tout le monde et personne.

Le Collectionneur se fond parmi la population, invisible aux yeux des passants.

Le Collectionneur cherche ce qui est rare, et c’est des os qu’il est passionné.

Dans ce thriller psychologique, Fiona Cummins nous entraîne à la poursuite de cet homme étrange pour qui, rien ne compte plus que sa collection hors normes.

Quand il repère deux enfants présentant des déformations osseuses, il ne peut résister, ils doivent venir embellir sa collection privée. Unique, elle ne peut être exposée aux yeux de tous, mais peu lui importe, il le fait pour son plaisir mais aussi pour…. il vous faudra le découvrir vous même!

Fiona Cummins signe avec brio son premier roman. Le style est affûté, dynamique mais aussi incisif. Pas de perte de rythme et une envie irrépressible de tourner les pages.

Outre l’intrigue qui est bien construite, Fiona Cummins évoque des sujets difficiles tels que la maladie et le deuil d’un enfant. Ces deux sujets principaux sont la toile de fond de ce roman sur laquelle l’auteure a peint sa sombre histoire.

Omniprésents, les deux sujets ne peuvent laisser insensible. J’ai souffert avec les parents de ces enfants mais aussi avec les enfants eux-mêmes, ces petits être courageux qui font preuves d’une force incroyable.

Les aspects psychologiques des personnages sont particulièrement bien traités. Qu’il s’agisse de la souffrance des parents mais aussi de l’état d’esprit des enfants ou encore du culte que vous le Collectionneur aux ossement hors normes, l’auteure brosse méticuleusement chacun des portraits et nous livre un thriller puissant et passionnant.

Un petit bémol sur la fin mais qui n’a pas gâché mon plaisir.

Le Collectionneur est un roman que je ne peux que vous recommander!

Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giébel


Le livre : Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giébel – Paru le 22/03/2018 – éditions Belfond dans la  collection Thrillers .21.90 €  –  (744 pages) ;  22 x14  cm.               epub 14.99 €

 4ème de couverture :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Ce que maman a oublié de dire, c’est que les anges qui tombent ne se relèvent jamais.
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude.
Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer.
Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

L’auteur : Karine Giébel est une auteure française de romans policiers, ou plus précisément de thrillers psychologiques.
Après des études de droit et l’obtention d’une licence, elle cumule de nombreux emplois dont celui de surveillante d’externat, pigiste et photographe pour un petit journal local, saisonnière pour un Parc National ou encore équipier chez McDonald.
Elle intègre ensuite l’administration. Elle est actuellement juriste dans la fonction publique territoriale et s’occupe des marchés publics au sein d’une communauté d’agglomération.
Elle publie deux premiers romans, Terminus Elicius (Prix Marseillais du Polar 2005) et Meurtres pour rédemption, dans la collection « Rail noir » aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006.
Les Morsures de l’ombre, son troisième roman, a obtenu le Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009.
En huit romans, souvent primés, elle s’est fait une place à part dans le thriller psychologique.
Juste une ombre, paru au Fleuve Noir en mars 2012, a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar du meilleur roman français au Festival Polar de Cognac. En 2013 c’est Le purgatoire des innocents puis Satan était un ange en 2014
En mars 2016, paraît son 9ème roman : De force.
En mars 2018, paraît chez Belfond son dernier roman : Toutes blessent la dernière tue.
Ses romans sont traduits en 9 langues (allemand, italien, néerlandais, russe, espagnol, tchèque, polonais, vietnamien et coréen). Juqu’à ce que la mort nous unisse paru en 2009, adapté au cinéma, devrait sortir prochainement.
Extraits :
« Je suis sur la mauvaise pente, je n’ai pas fait les bons choix. Je sais que j’avance sur des chemins dangereux, bordés de ravins vertigineux. Il serait si facile de chuter… Et de ne jamais remonter.
Mais je veux du danger, de la vitesse, du fric. Je veux de l’excès, de la violence en tout. Je veux le pouvoir.
Frémir à chaque instant, ne pas savoir si la journée qui commence sera la dernière ou si je verrai mes quatre-vingts ans.
Parce que vivre, c’est ça. Vivre, c’est avoir peur, avoir mal. Vivre, c’est risquer. Vivre, c’est rapide et dangereux.
Autrement, ça s’appelle survivre.
Toute mon enfance, j’ai survécu. Désormais, je veux vivre. Ou mourir.
Quand je regarde Tama, tous ces sentiments me frappent la tête.
Je l’ai sauvée et elle dépend entièrement de moi. Je peux la protéger et même la rendre heureuse.
Mais je pourrais aussi la détruire, l’asservir.
Je ressens une puissance absolue. Ainsi qu’une terrible charge sur mes épaules.
Dans ma tête, c’est un drôle de mélange. Presque un carambolage.
Quand je regarde Tama, je ne sais plus qui je veux être. Qui je veux devenir. »

  

La chronique jubilatoire de Dany

Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giébel

« Vulnerant omnes, ultima necat.

Toutes les heures m’ont blessée, la dernière me tuera. »

Toute classification de ce thriller serait inexacte … disons qu’il s’agit d’une étonnante histoire d’amour, cruelle et haletante, en milieu hostile. Mais au-delà de cela, ces 740 pages sont surtout un manifeste contre l’esclavage moderne, qu’il soit domestique ou sexuel. Tama est à l’image de ces toutes jeunes enfants déracinées, confiées à des familles métropolitaines sans scrupules et soumises à l’exploitation la plus ignoble, celle qui frappe des faibles vendues par leurs familles, elles aussi victimes du mensonge … Ne nous leurrons pas … cet asservissement frappe à côté de chez nous et ne sommes-nous pas complices du fait de ne pas vouloir voir ?

Quelques rares moments de répit au cours des errances de Tama peuvent laisser espérer une issue positive, c’est cependant bien une aventure humaine, cruelle et  haletante que nous allons vivre avec les petits braqueurs ratés, les voitures de luxe et les trafics en tous genres.

Karine Giébel met tout son talent de conteuse au service du suspense qui entoure cette intrigue, sur deux tableaux, deux temporalités différentes mais imbriquées qui permettent au lecteur de découvrir le passé de Tama. Avec ce récit aussi fort que Meurtres pour rédemption, sans aucun doute Tama restera au panthéon de ses personnages emblématiques, au même titre de Marianne.

Lu en version numérique.

Extrait 2
« Hier, j’ai lu un article sur le tourisme sexuel. Des enfants, des petites filles, atrocement exploités. En refermant le quotidien, je me suis dit que j’avais eu de la chance, finalement. Moi, je n’ai servi que de bonne, de servante alors que d’autres finissent dans des bordels. J’ai échappé au pire.
Oui, j’ai eu beaucoup de chance, quand j’y songe.
J’ai également découvert Internet. De temps en temps, je m’y connecte lorsque Izri laisse son ordinateur portable à la maison. La Toile est si vaste que je m’y perds pendant des heures. Izri m’a prévenue que c’était moins fiable que les livres, mais j’y ai appris des choses étonnantes. Il y a quelques jours, j’ai lu une citation d’Anatole France qui m’a bousculée.
Mieux vaut la liberté dans les enfers que l’esclavage dans les cieux. »

 

esclavage moderne, éducation, séquestration, vengeance, violence, femmes, amour, prison, maltraitance

Photos en PJ :

Extrait 3 et 4  :
« Toutes blessent, la dernière tue.
Toutes les heures blessent, la dernière tue.
Aujourd’hui, je comprends à quel point c’est vrai. Je n’ai pas encore dix-sept ans et j’ai connu la servitude, les humiliations, les insultes, les brimades. On m’a frappée, si fort que j’ai failli mourir. On m’a planté un clou dans la main, privée de nourriture. Privée de tous mes droits. Mejda m’a violée. Greg me viole tous les jours.
Et je n’ai pas encore dix-sept ans.
Mais le plus terrible, c’est le mensonge.
On a menti à mon père. On a menti à Izri.
Menti à ceux que j’aime le plus pour leur faire croire que je suis mauvaise.
Mon père est parti en pensant que j’étais une ingrate, que je l’avais trahi. Il est parti sans connaître la vérité. Qu’en sera-t-il d’Izri ?
Les heures à venir me blesseront-elles plus encore ? »
  
« Elle était la voix de l’horreur, de l’indicible et de l’intolérable.
La voix des esclaves.
À cette seconde, terrible, Tayri était toutes les femmes blessées, torturées. Elle était leur douleur, leur souffrance, leur courage. Leurs larmes et leur désespoir.
Tayri était l’enfance bafouée, volée, abandonnée.
Elle était les échines courbées, les rêves brisés, les détresses silencieuses, les longues nuits de solitude.
Elle était les appels au secours qu’on n’écoute pas, les cris qu’on n’entend plus.
Tayri était le monde tel qu’il est, tel qu’on refuse pourtant de le voir.»

L’engrenage fatal d’Alice Daurel


Le livre : L’engrenage fatal d’Alice Daurel. Paru le 15 juin 2018 en autoédition. 8,60€ ; (357 p.) ; 14 x 21,6 cm.
4ème de couverture  :
Isabel, étudiante de dix-huit ans, partage sa vie entre ses études, sa famille et son petit-ami Alexander, fils d’un homme politique de premier plan. Lorsque son frère, Manolo, douze ans, tombe malade, elle découvre que ses parents n’ont pas les moyens de le faire opérer à New-York, ce qui le condamne à brève échéance. Acceptera-t-elle d’espionner le père d’Alexander pour obtenir des fonds ? Que risquerait-elle si elle était découverte ? Isabel s’engage dans une course contre la montre dont elle n’a pas mesuré les conséquences car, au fil des événements, les caractères se dévoilent et les personnalités se transforment jusqu’à commettre l’impensable
L’auteur : Après des études en école de commerce, Alice Daurel a travaillé dans le marketing, dans une PME puis chez Orange.Elle a vécu en Allemagne, au Mexique et en Chine. L’engrenage fatal est son premier roman.

 

 

 

 

Extrait :
«  Assis dans le service de Cardiologie de l’hôpital Arrochester, nous attendons des nouvelles de l’état de santé de Manolo. Le Docteur Burdas nous fait enfin entrer dans son cabinet. Elle a l’air grave et le visage fermé.
— Les analyses sanguines montrent que votre fils a attrapé un staphylocoque.
Elle tend à mes parents les résultats des examens.
— Son échographie cardiaque permet de voir que, malheureusement, cemicrobe a provoqué une endocardite. C’est une infection qui a beaucoup endommagé sa valve aortique malformée.
Elle nous montre un schéma explicatif.
— La circulation du sang est devenue difficile et cela fatigue énormément son cœur. Il faut absolument réparer cette valve, au plus vite. Avez-vous pensé à l’intervention dont je vous ai parlé ?
— Oui, nous sommes en train de rassembler l’argent
—Bien, car cela devient urgent maintenant. Le mieux serait qu’il soit opéré d’ici à trois mois.
Nous nous regardons tous les trois.
— Trois mois ? Mais, comment voulez-vous qu’on ait cinquante mille dollars d’ici là ? dit mon père. »

L’avis de Clémence

L’engrenage fatal, d’Alice Daurel :

Isabel., amoureuse d’Alexander, qui est le fils du futur président de la république et maire actuel  est étudiante.

Son frère, gravement malade, a besoin de soins et d’une opération qui coûte extrêmement chère sans laquelle son état risquerait de se détériorer voire il risque de mourir.

Isabel cherche désespérément une solution pendant que les élections arrivent…

C’est la qu’une offre inattendue va lui être faite à savoir espionner son beau père contre une jolie somme.

Double jeu, danger, et mensonges sont donc son nouveau quotidien. Va-t-elle s’en sortir ?

Et vous que seriez vous prêts à faire pour sauver l’un des vôtres ?

Le rythme du roman prend donc un virage et les événements s’enchaînent. Écriture très agréable et intrigue passionnante font d’Alice Daurel une auteur à suivre de près.

La petite fille du phare – Christophe FERRE.


Le livre : La petite fille du phare de Christophe Ferré. Paru le 3 octobre 2018 aux Editions L’archipel dans la collection Suspense. 22 € ;  (544 pages) ;  15×24 cm.

 4ème de couverture :

Ploumanac’h, Côte de granit rose. Le temps d’une soirée dans un bar proche de leur maison, Morgane et Elouan laissent la garde de leur bébé, Gaela, à son frère adolescent.

Au retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d’effraction, nulle demande de rançon. Les pistes se multiplient, mais l’enquête piétine.

Très vite, la police judiciaire pense que la petite fille ne sera jamais retrouvée.

Pour les parents de Gaela, l’enfer commence. D’autant qu’on fouille leur passé, et que celui-ci présente des zones d’ombre. Morgane est bientôt suspectée d’avoir orchestré la disparition de sa fille…

Un suspense au dénouement aussi stupéfiant qu’une déferlante sur les côtes bretonnes.

L’auteur : Christophe Ferré est née en 1963.  Christophe Ferré écrit des romans, des pièces de théâtre et des fictions radiophoniques. Il a obtenu le Grand Prix international de la fiction radiophonique pour Chambre d’Amour. En 2010, il reçoit le Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française. Il est l’auteur de neuf romans dont La Révélation de Chartres (Salvador, 2015)
Extrait :
« Les médias s’abreuvaient de ce fait divers où l’amour côtoyait la mort, où la suspicion était partout et la vérité nulle part. Le public se délectait de cette histoire de sang et de larmes qui souillait les rochers de la Côte de granit rose. »
« Ses mains saisirent l’enfant. Alors l’être de la nuit l’emporta avec lui et disparut dans le cauchemar de la nuit ».

L’accroche de Miss Aline :

 La petite fille du phare, Christophe Ferré

Une petite fille de 10 jours laissée sous la surveillance de son frère adolescent. Des parents qui se retrouvent non loin de là dans un bar. Le retour s’annonce comme une fin du monde : le bébé a disparue. Aucune trace d’effraction, l’adolescent qui n’a rien entendu.  Commence alors l’enquête du juge d’instruction Ornano qui  part dans toutes les directions possibles et imaginables. Les éléments tendant à mettre Morgane (la mère) en accusation. Revirement de situation lorsque 4 semaines après l’enlèvement, la petite Gaela reparait. Tout est remis en cause. Vraiment tout ?

Je n’ai pas d’empathie pour cette mère qui me semble subir les faits. Que cache-t-elle ? Pourquoi ne se démène pas plus que ça ? Une envie irrépressible de la secouer et de lui hurler dessus : « bouge-toi ton enfant à disparue. Crie, hurle, casse quelque chose. »  Peut-elle être assommée par cette disparition au point d’en devenir apathique ? Je ronge mon frein d’être dans la tête de cette présumée innocente que tout accable. Et pourtant l’auteur maintient ta curiosité en alerte de révélation en révélation. Il va te donner tous les éléments pour arriver à la conclusion. As-tu su interpréter chaque élément ? Il y en a bien un qui te titille l’esprit mais la preuve est sous tes yeux : ce fait est inéluctable. Alors quoi ?

 Dans les derniers chapitres les choses s’accélèrent et la fin se profile. J’ai apprécié cette fin qui vient déranger l’ordre des choses dans cette enquête. Après coup, tu te dis  que forcément avec ce que tu savais (mais que sur le coup tu n’as pas noté) cette fin est « logique ».

Le livre est narré principalement par Morgane, la mère de la petite Gaela. Les chapitres sont courts et donnent le rythme de la lecture. L’écriture est fluide. Le récit se déplie avec minutie. L’auteur a comme voulu être dans la tête de cette présumée innocente. Quelle patience il a fallu pour arriver à la conclusion !

En dehors de l’histoire, on est transporté dans cette Bretagne, ses paysages, cette mer qui peut d’un coup devenir violente. A l’image de l’humain qui reste toujours un mystère pour son entourage (on ne connait jamais vraiment les gens) et qui peut se révéler d’une noirceur insoupçonnée.

Je remercie Archipel Edition pour ce SP et Monsieur Christophe Ferré pour n’avoir fait découvrir son univers.

 

Le sang des vivants de Olivier Blochet


Le sang des vivants de Olivier Blochet. Paru 16 mars 2018 aux  Editions La Comoé. 14€90 ; (182 pages).
4e de couv :
La vie est une succession de hasards : une rencontre fortuite dans la rue, un échange de regards, la paresse de chercher la femme idéale, la maladie ou encore le fatalisme.
Depuis longtemps, Valérian Lorieux traîne une résolution d’homme abattu. Son seul bonheur réel, la naissance de Céline, à cédé sa place à un trou noir provoqué par la mort brutale de la jeune fille.
L’enquête, l’instruction baclée par un jeune magistrat pédant et incompétent, puis le sourire du prévenu reconnu non coupable lors du procès ont eu raison de sa volonté.
Aussi seul que des millions d’hommes dans son cas, il subit sa vie médiocre sans une once de révolte, comme si cette existence morne était inaltérable, comme le rythme des saisons.
Puis un jour, la fatalité aura raison de sa lacheté…
……………………
L’auteur : Olivier Blochet, 57 ans, juriste de formation, ancien directeur général d’une société financière, se consacre désormais à l’écriture et au jazz. Il est chroniqueur, éditeur conférencier et président de l’association culturelle « LES AMIS D’HOPJA », destinée à la défense et à la promotion de la culture Tsigane.
Il est l’auteur de :
– « Les Tsiganes de France ou l’histoire des éternels étrangers », novembre 2014
– « Contes, Légendes & Chroniques Tsiganes », Editions La Comoé 2015
– « 15 millions au soleil », Editions La Comoé 2016, un roman d’aventure sur fond de paradis fiscaux.
……………………
Extrait : 
“Le matin au réveil, il va dans la cuisine. Il verse du café soluble dans un mug ébréché dans lequel il fait couler de l’eau chaude du robinet pour y tremper une biscotte avant de partir travailler les épaules voûtées.
Après une heure de métro, il arrive place St-Sulpice et il pénètre dans le hall somptueux des Éditions Frémont. Il regagne le petit bureau exigu dans lequel il est employé aux écritures comptables, un travail répétitif et peu enrichissant dans lequel Claude Jaffret, le chef comptable le confine depuis des années.
Là, il acomplit sa tâche sans surprise et sans angoisse tant son travail est redondant. Ses deux collègues également chargés d’écritures distinctes ne lui adressent qu’un bonjour discret à son arrivée. Jamais depuis vingt ans qu’il travaille pour la maison Frémont, Valérian n’a parlé de son enfance. Jamais non plus, il ne parle de sa vie privée. Comme son poste subalterne ne l’oblige à aucun repas d’affaires, il ne fréquente personne au bureau.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

La lecture c’est mon “truc” depuis plus de quarante ans. Une journée où je ne lis pas ne sera pas une journée complète…

J’en ai besoin, c’est mon évasion, c’est comme l’air que je respire, plusieurs centaines par ans les bonnes années !!!

Parmi les romans que je lis, la plupart sont des romans que je choisi, mais il arrive que parfois je tombe sur des romans inconnus, dont on m’a parlé, ou que j’achète par hasard, parce que la couverture me plait.

”Le sang des vivants” est arrivé dans ma boîte aux lettres il y a quelques jours. C’est mon amie Anne Carcy qui me l’a envoyé.

Je l’ai commencé hier soir. Drôle de livre…

Le début du roman commence par un bref orage et tout de suite j’ai senti qu’il y avait quelque chose de différent dans l’écriture. Le chemin le plus court entre deux points c’est la ligne droite. Olivier Blochet l’a parfaitement compris ! De l’avertissement liminaire au point final c’est une vraie ligne droite. Il ne perd pas de temps, va à l’essentiel sans oublier l’essence même d’un roman… Captiver le lecteur.

Captivé je l’ai été ! Je ne me suis pas couché avoir de l’avoir fini et j’ai tout de suite envoyé un message vers 4h00 du matin à Olivier pour le remercier de son écriture.

Alors non, ce ne sera sûrement pas le meilleur roman de l’année et oui j’ai trouvé certaines coquilles par ci-par là, quelques erreurs de calibration et de calage, mais le fond du roman est tellement vrai, profond et vivant que la forme est passée en arrière plan…

J’ai vécu avec Valérian, je l’ai plaint, puis admiré. Ce personnage tout ébréché qui se relève car il n’a pas d’autres alternatives.

A la fois roman policier, thriller et livre noir il se dégage de cette histoire une “essence, un esprit” que je n’ai trouvé que dans peu de roman à ce jour…

Un été sans dormir de Bram Dehouck


Un été sans dormir de Bram DehouckUn été sans dormir de Bram Dehouck. Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron. Paru le 20 septembre 2018 chez Mirobole Editions dans la collection Horizons noirs..19€50 ; (250 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

« Les pales découpaient l’air chaud en tranches. Elles n’avaient jamais tourné aussi vite. Comme devenues folles. »

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent… Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désoeuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

AVT_Bram-Dehouck_2668L’auteur : Bram Dehouck est né en 1978, il vit près de Courtrai en Belgique flamande. Publié en Allemagne et en Angleterre, il a reçu des prix importants tels le Schaduwprijs (meilleur premier roman noir néerlandophone) et le Gouden Strop (meilleur polar de langue néerlandaise). Un été sans dormir, son deuxième roman, est sa toute première traduction française.

 

 

Extrait :
« Éveillé désormais comme en plein jour, il poussa
un soupir. Se retourna. Les points orange du volet
laissaient une impression bleutée sur l’écran de ses
paupières. Ils ne dansaient plus : ils vrombissaient
comme des mouches autour d’une bouse de vache.
Et cela durait depuis cinq nuits.
Une semaine plus tôt, à l’inauguration officielle
des dix éoliennes de Windelektrix, l’avenir lui avait
pourtant paru particulièrement radieux. Venue de la
ville et des villages voisins, la foule des grands jours
s ’ était pressée à la fête. Quelle transhumance ! Tout
le monde accourait pour voir les éoliennes, dressées
au point culminant de Windhoek telles des idoles. »

Le post-it de Ge

Un été sans dormir et Bram Dehouck

Ah les couverture des éditions Mirobole, une vrai signature à elles seules.

Quand j’ai eu ce bouquin dans les mains, j’ai tout de suite pensé à la canicule qui avait endormi Paris durant l’été. Enfin quand je dis endormi je devrait plus dire énervé Paris. Oui car en ces mois d’été 2018, punaise que les franciliens étaient fatigués de ne pas assez dormir à cause de la chaleur insupportable la nuit.

Et bien c’est un peu cette ambiance que j’ai retrouvé dans ce livre. Et oui la canicule sévis sauf que là nous sommes dans un village de Flandre Occidentale, et de se coté là en Belgique on a pas forcément l’habitude d’avoir si chaud !

Bon et c’est pas tout voilà que sur la commune de Windhoek, on a installé des éoliennes. Et une fois l’euphorie de l’inauguration passé on s’aperçoit que celles-ci ont des petits inconvénients et quelques nuisances directes qui perturbe aussi la population locale.

Et de ces petites pollutions sonores ne vont pas être sans répercutions sur le quotidiens et la vie de notre bourg à l’instar de notre bouché charcutiers qui doit préparer la fête d’inauguration avec ses fameux Paté Bracke de Windhoecke.

Voilà le postulat de départ de notre roman ! Et c’est avec un humour féroce mais aussi avec avec un brun de burlesque que Bram Dehouck nous conte cette histoire d’où jaillissent des personnages incroyables et pourtant bien ordinaires. 

Je vous avoue que j’ai adoré cette petite pépite où le surréalisme façon belge donne toute sa saveur à ce petite gâterie acidulée où l’absurde et le cruel font excellent ménage !

Un petit bijou d’humour noir grinçant, poétique et  mordant  !

Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous mettons l’accent sur un premier roman, et oui ! Aussi c’est à travers une double chronique  que nous vous proposons de le découvrir.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offrait son petit avis et si vous l’avez loupé c’est ICI.

Et en cette fin d’après-midi c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui nous livre sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

@abrideabattuebymarieclaire

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.

 

La Kronik d’Eppy Fanny

DERNIERS JOURS A ALEP DE GUILLAUME RAMEZI AUX EDITIONS FRENCH PULP (Espionnage)
ISBN : 979-1-0251-0304-3 // Tarif : 18 €

Comme je l’ai déjà indiqué, l’espionnage et le terrorisme ne sont pas des genres que j’affectionne.

Derniers jours à Alep, est une histoire sur le terrorisme et la famille. Sur l’absence d’un père et sa quête lorsque son fantôme ressurgit.

Alep en Syrie de nos jours :

Al Mansour arrive au terme de ses expériences sur des êtres humains. Ses protocoles sont de plus en plus précis et les résultats prometteurs. Il touche enfin au but. Il est temps car l’organisation tentaculaire pour qui il œuvre s’impatiente. C’est qu’elle prépare depuis très longtemps cette action d’envergure. Action qui va faire basculer ces pays d’occidents exécrés. Les morts se compteront par milliers. Ce sera leur victoire tant attendue.

Extrait page 20 : « Soutenu sans limites par son organisation et les fonds colossaux dont elle disposait, il avait progressivement pris le contrôle de la quasi-totalité de la production de savon d’Alep. Cela lui permettait d’arborer en façade toutes les caractéristiques d’un investisseur ambitieux et de pouvoir mener en parallèle ses recherches sans être perturbé. »

Paris en France de nos jours :

Mathias a perdu son père alors qu’il était enfant. Cette absence a déterminé son choix de carrière. Un manque, un vide jamais vraiment comblé malgré l’amour immense qu’ils se portent avec sa mère. Mathias s’investit à 300 % dans son métier de cancérologue au point d’avoir perdu Marie, la femme de sa vie. Et pourtant, elle est journaliste et sait ce qu’est la passion d’un métier. Mais peut-être que le temps de sa reconquête et celui de la construction d’un avenir sont venus ?

Mais l’avenir reste un mystère. Un jour, au journal télévisé, une information sur un terroriste recherché va tout faire basculer. Une photo s’affiche en plein écran et pour Mathias c’est comme un violent uppercut. Le visage du terroriste est celui de son père mort depuis 25 ans.

Avec l’aide de Marie et celle d’Ahmed, son meilleur ami, il va tout tenter pour retrouver cet homme et comprendre. Les contacts de Marie vont le mettre en relation avec Gaël Martens qui travaille pour les services des renseignements. Mais Mathias, pas plus que Marie ou Ahmed ne sont des barbouzes et rien ne les a préparés à ce qu’ils vont devoir affronter.

La vérité a toujours un prix. Et c’est le plus élevé qui sera facturé.

Un roman qui offre de bons moments de lecture avec des personnages attachants et une intrigue de bon niveau.

Pour ma part j’avais une vision du rôle et des intentions de chaque personnage dès le début de ma lecture. Hélas pour moi, ma vision a été la bonne et du coup je n’ai eu aucune surprise. Guillaume Ramezi je plaide coupable. J’ai l’esprit très tordu.

Mais je suis persuadée que la grande majorité des lecteurs se fera balader par tes lignes et tes mots, et que dans tous les cas ils passeront un bon moment grâce à toi.

 

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi


Aujourd’hui nous vous parlons d’un premier roman, étonnant, non ! Et pour vous donner envie de le découvrir nous vous proposons une double chronique.

Ce matin c’est Kris, notre chroniqueuse, qui vous offre son petit avis. Ce soir c’est notre Flingueuse en cheffe, Eppy Fanny, qui livrera sa Kronik

Allez belle lecture et bonne double chronique


Le livre : Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi Paru le 18 janvier 2018 chez French pulp éditions dans la collection Espionnage. 18€ ; (319 p.) ; 21 x 14 cm.

En epub à 9€99

4eme de couv


Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

L’auteur : Guillaume Ramezi
Après un cursus scientifique et avec un diplôme d’ingénieur en poche, une entrée dans le monde littéraire n’était pas forcément une évidence. Pourtant, après une dizaine d’années passées dans l’industrie, Guillaume Ramezi a repris une plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence. Ce premier roman était là depuis longtemps, il fallait juste un peu de maturité pour le laisser prendre son envol. À 38 ans, marié et père de deux enfants, cadre dans l’industrie, il malmène aujourd’hui ses personnages depuis sa Vendée d’adoption.
Citation :
« Aujourd’hui, papa est mort. »
«  L’avion se posa à l’heure prévue et quand la porte s’ouvrit, laissant affluer vers ses poumons cet air natal, il ne sut dire parmi les sentiments qui l’assaillaient quel était celui qui prédominait. ».

 

Le petit avis de Kris

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi

Original – Captivant – Flippant
Pour un premier roman, c’est juste WAOUH !
Ces derniers temps je suis allée de déceptions en déceptions sauf pour 2 « La guerre est une ruse » et « Prodiges et Miracles mais là, carton plein !!

Tout en étant un thriller captivant (Je sais je l’ai déjà dit) ce roman aborde quand même une des grandes inquiétudes de notre temps.

On peut bien sûr, ne pas penser, c’est tellement plus facile, il n’empêche que quand on est au pied du mur …

Bref, je sais que certains diront que c’est d’actualité et patati et patata, que c’est du roman mais combien de fois avons nous dit que la réalité dépassait la fiction. Eh bien là, si vous souhaitez vous distraire tout en restant dans les préoccupations de notre époque, n’hésitez pas ! Tout se tient dans ce récit et Dieu sait si ce n’est pas toujours le cas.

Oui il est question en effet de terrorisme, de cellules dormantes, d’attentats, de virus mais c’est intelligemment écrit et pertinent.

Un coup d’essai qui est un coup de maître, bravo Monsieur Ramezi.

 

Le glas de l’innocence – Cyril Carrere


Place à une nouvelle chronique à deux voix avec Miss Aline et Clémence

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Le livre : Le glas de l’innocence, Cyril Carrere.  Paru le 14 août 2018 aux Editions le Lys Bleu. 21,40 € ;  (356 pages)  ;14,8 x 21cm

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril CARRERE nous livre ici son premier thriller. Féru de culture, d’innovation et de sport, l’écriture le passionne depuis son plus jeune âge. Le Glas de l’Innocence a été finaliste d’un concours présidé par B.A PARIS. Un autre de ses textes a été finaliste pour le prix du meilleur thriller VSD-Michel BUSSI 2018

 

 

Extrait :

« Tétanisé par la peur, Ken ne réagit pas assez vite quand l’homme plongea sur lui et l’empoigna par le cou. Son corps réagit mécaniquement : ses mains saisir l’avant bras de son agresseur et ses pieds le frappèrent sans réussir à le déstabiliser. La pression des grandes mains calleuses s’accentua sur sa pomme d’Adam et Ken poussa un râle qui se noya dans la nuit. Plaqué au sol, l’écolier ouvrit la bouche à la recherche d’air. Ses yeux s’écarquillèrent à l’extrême comme s’ils  cherchaient à quitter leurs orbites. Rien à faire. Quoi qu’il fasse, il ne parvenait pas à se défaire de l’emprise du diable.

La fin.

C’était la fin. Il allait mourir ici, dans ce champ isolé au beau milieu de nulle part. »

« Alex est au centre de tout ça. Le meurtre des étudiants lui a rappelé celui de sa mère, non élucidé et bizarrement mis au placard par l’administration. Il se rapproche d’Ayana Miller qui aurait des liens avec la mafia, afin de traquer le coupable de ces deux crimes. Mais on l’a suivi, piégé et mis hors d’état de nuire. Pourquoi? »

Chronique à double voix :

 

Une fois n’est pas coutume, papote autour d’un livre entre deux passionnées…

Miss Aline : Tu connaissais Cyril Carrere avant de lire Le glas de l’innocence, parce que moi pas ?

Clémence : je ne connaissais pas du tout cet auteur avant qu’il me contacte pour lire son livre. Le résumé et la couverture m’ont attirés alors j’ai dis oui !

Miss Aline : Je trouve que l’on commence fort avec le double meurtre des étudiants, le flic Alex qui a l’air perturbé. Il y a aussi Ken personnage dont on va suivre l’évolution en parallèle à l’enquête.

Clémence : Ken m’a touchée, émue. Ce personnage fort qui a subit les pires horreurs de son propre père et qui malgré tout tient le coup. Mon obsession était de savoir ce qu’il allait devenir en grandissant. Quel genre d’homme ?

Miss Aline : Comme toi Ken m’a interpellée. Outre cette violence subite, je cherchais à savoir quel personnage actuel du roman il pouvait être. Parce que bien ce soit des récits différents, il a forcément un lien avec l’enquête d’aujourd’hui.

Hormis Ken, je trouve que les personnages de ce roman sont forts avec un pourvoir d’émotions certains. Ils sont à la fois, déroutants, dérangeants, captivants.

 Clémence : L’intrigue est extrêmement bien ficelée. Je l’ai d’ailleurs trouvé longue à se mettre en place et puis j’ai compris pourquoi…

Miss Aline : Oui on peut penser à des longueurs mais elles sont nécessaires à la conclusion du roman.

Clémence : La fin est surprenante, bluffante ! Cela devient de plus en plus difficile de m’étonner et Cyril l’a fait ! Elle est inattendue. J’ai cru à plusieurs moments connaitre le coupable et jamais je n’avais le bon, pourtant j’en étais sûre.

Miss Aline : Sinon il y a des choses qui ont pu te déranger ?

Clémence : Déranger ? Le papa de Ken indéniablement, sa violence…

Miss Aline : Moi j’ai eu du mal au début à situer tout le monde avec les prénoms japonais. Il m’a fallu bien positionner tout le monde.

Clémence : La fin, tu en dis quoi ?

Miss Aline : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle.

Clémence : j’ajouterai  intrigue posée ou chaque détail est distillé pour que l’on s’en aperçoive quand l’auteur l’a décidé. Premier roman pour ma part, de l’auteur très prometteur. Auteur à suivre.

Miss Aline : je partage ton avis. Il ne faut pas passer à côté de ce livre et de cet auteur à suivre incontestablement.

On espère vous avoir donné envie de lire Le glas de l’innocence et les romans suivants de Cyril CARRERE.

 Merci à Cyril CARRERE de nous avoir fait entrevoir son univers. Et surtout : ne vous arrêtez pas d’écrire !