La Millième Chasse aux livres #82


La Millième Chasse aux livres #82

Attention  mes polardeux ,

une chasse spéciale en ce 5 janvier.

Et oui notre livre va prendre le train.

Et c’est à bord d’une rame de la SNCF

Qu’il sera abandonné


La Millième Chasse aux livres #82

By miss Aline

 Et oui je vous le disais, c’est dans un train que miss Aline va abandonné votre livre.

Ce vendredi matin, 5 janvier

Nous allons partir de Picardie

Pour rejoindre la Capital

C’est à bord du train TER n°48556

Que ce trouvera notre Flingueuse

 

Elle partira de Longeau

Pour arrivée à la Gare du Nord

Départ

Gare SNCF de Longueau, Route de Boves 80330 Longeau

Arrivée

Gare du Nord ,18 Rue de Dunkerque  75010 Paris

 

Pour résumer :

Miss Aline : pour le 5 janvier 2018,

train n°48556 ligne. départ de Longueau à 7h46, arrivée Paris à 8h56

 Le livre « deuils de miel » Franck Thilliez,

Après le décès accidentel de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko est un homme brisé. Insomnies, remords, chagrin… Difficile dans ces conditions de reprendre du service. Mais une macabre découverte va brutalement le ramener à la réalité : une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Amateur d’énigmes, le tueur est aussi un orfèvre de la souffrance. Et certainement pas prêt à s’arrêter là.

Pour Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne.

«Conduite du récit pied au plancher, imagination diabolique, rebondissements en rafale. (…) Outrance dramatique, frénésie du rythme, suréclairage des détails, le lecteur n’a pas de répit.»

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La Millième chasse aux livres #81


La Millième chasse aux livres #81

Comme vous pouvez le constater,

Notre Millième chasse aux livre se poursuit en janvier.

Pour ceux et celles qui débarqueraient.

Demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar

C’est notre façon de fêter notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.

Voilà place à la chasse maintenant


 

La Millième chasse aux livres #81

Par Cécile

Et hop nous voilà de retour dans la Capitale avec Cécile

Nous allons même nous retrouver au coeur de Paris

Dans le 3 arrondissement de Paris au nord-ouest du quartier du Marais.

 Nous nous rendrons du coté du conservatoire des art et des Métiers

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est un grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Entree du Cnam rue Saint-Martin.Fondé par l’abbé Henri Grégoire à Paris le 19 vendémiaire an III (10 octobre 1794) pour « perfectionner l’industrie nationale », il est avec l’École polytechnique et École normale supérieure une des trois créations de la Révolution française dans l’enseignement supérieur scientifique.

Héritier de l’esprit des Lumières et des encyclopédistes, le Conservatoire a, dès son origine en 1794, une vocation multidisciplinaire.

La cour d’Honneur du Cnam

Nous irons derrière le musée des arts et métiers

Le musée des arts et métiers est un musée des sciences et des technologies, du Conservatoire national des arts et métiers . En plein coeur de Paris, partez sur les traces des inventeurs et des aventuriers de l’histoire des techniques. Découvrez un patrimoine unique au monde de 2500 objets répartis sur 6 000 m2 !

 

Du coté du  square du général Morin

Le square du général Morin situé à l’angle de la rue Réaumur et de la rue Vaucanson se trouve derrière la chapelle du Conservatoire des Arts et Métiers (CNAM) et donne accès à son musée Arthur-Jules Morin (1795-1880) mathématicien ancien directeur du CNAM de 1852 à 1880.

Le 4/01  vous trouverez votre livre square Général Morin 75003

Le Livre jutement :

Mystère rue des Saints Pères de Claude Izner

 

Mystère rue des Saints-Pères alertejpgComme nombre de visiteurs du monde entier, Victor Legris, libraire rue des Saints-Pères, se rend à l’Exposition universelle où la tour Eiffel, qui vient d’être achevée, trône en véritable vedette. En ce début d’été 1889, les Parisiens ont bien du mal à se frayer un chemin dans la foule qui se presse entre les kiosques multicolores, dans les allées envahies de pousse-pousse et d’âniers égyptiens… Au premier étage de la tour, Victor doit retrouver Kenji Mori, son associé, et son ami Marius Bonnet, qui vient de lancer un nouveau journal, Le Passe-partout, Mais leur rendez-vous est vite interrompu: une femme vient de s’écrouler sous le coup d’une étrange piqûre. S’ensuit une série de morts inexpliquées qui vont marquer les débuts d’enquêteur de Victor Legris…

Ces nouveaux mystères de Paris nous plongent dans la capitale des impressionnistes, ses « villages » et ses quartiers populaires.

Bonne chasse à vous

Et belles découvertes !

Et à très vite.

La Millième chasse aux livre #72


La Millième chasse aux livre #72

Comme promis il y aura bien, demain, une seconde chasse.

Et c’est bien dans une grande ville Française qu’aura lieu notre nouvel abandon de livre.

 

La Millième chasse aux Livres

 

Comme promis je déposerai ce livre dans le onzième arrondissement de Paris.

Non loin de la maison du bourgmestre.

Mairie_11e_vue_Avenue_Parmentier

Sous la statue d’un grand homme de gauche

Sur une place qui porte son nom

Mais que souvent l’on nomme autrement,

du nom du père de Zadig et de Candide.

Un indice

Vous trouverez donc à nouveau

Notre polar au pied de la statut

de Leon Blum.

Et le livre alors :

Le zoo de Mengele  de Gert Nygardshaug

 

Gert Nygardshaug le zoo de mengelé« Un cri d’alarme »

Le Monde

Le zoo de Mengele

La vie du jeune Mino Aquiles Portoguesa, chasseur de papillons, changera à jamais le jour où il verra son village et sa forêt réduits à néant par les grandes compagnies pétrolières américaines, et tous ceux qu’il aime tués ou envoyés dans les bidonvilles des mégapoles surpeuplées.

Alors il deviendra le bras armé de cette Amazonie que l’homme blanc foule au pied, de tous ces pauvres gens sacrifiés au nom du progrès.

Alors il les tuera à son tour.

Tous. Un par un.

Élu roman préféré des norvégiens au salon du livre de Lillehammer

 

Voilà alors à très vite

Et passer de bonnes fêtes de Noël

La chasse s’arrête quelques jour

Mais reprend dés le  25, jour de Noël

Mais les tops de mes flingueuses se poursuivent eux !

 

Avis d’expert, saison 2 : Affaire n° 7 : L’affaire Soleilland.


Avis d’expert, saison 2 : Affaire n° 7 : L’affaire Soleilland.

 

 

Affaire n° 7 : L’affaire Soleilland.

 

Dans le Paris de la Belle-Epoque, qui ne manque pourtant pas de faits divers tragiques, le geste de Soleilland ne suscite pas seulement une forte indignation mais coupe court à l’un des grands espoirs de la IIIe République : l’abolition de la peine de mort.

 

   Acte 1 : Disparition annoncée.

 

  Albert Soleilland, fils de marchands bonnetiers aisés, est un familier des époux Erbelding. En effet, le dimanche 27 janvier 1097, les deux plus jeunes enfants du couple, domicilié 76, rue Saint-Maur, ont passé la journée chez les Soleilland, au 133, rue de Charonne. C’est donc sans aucune appréhension que madame Eberling lui confie sa fille Marthe, âgée de onze ans, afin d’assister, avec sa femme, à un spectacle donné au Ba-Ta-Clan, boulevard Voltaire.

Trois jours plus tard, toujours sans nouvelles de Marthe malgré les recherches entreprises, le jeune homme accompagne les parents de la fillette au commissariat du quartier Saint-Ambroise afin de déclarer sa disparition. Affectant une profonde émotion, Albert explique alors que, resté seul avec l’enfant, son épouse ayant été rappelée par l’atelier où elle travaille, Marthe a demandé à aller aux toilettes et n’a jamais réapparu. Le commissaire Hocquet, chargé de l’affaire, fait part de son inquiétude au Service de Sûreté de la préfecture de police, qui prend la direction de l’enquête.

Acte 2 : Enquête au Ba-Ta-Clan.

 La police oriente son enquête sur le Ba-Ta-Clan et s’intéresse de près de près à son personnel. Après les avoir interrogé, il apparaît très vite que les déclarations de Soleilland sont imprécises, hésitantes, voire contradictoires. Pour les inspecteurs, il ne fait aucun doute qu’il n’est jamais venu voir le spectacle ; d’ailleurs, personne ne se souvient avoir aperçu la fillette. Il est donc à nouveau convoqué dans les locaux de la Préfecture afin de subir un interrogatoire plus poussé.

Dans le même temps, des fouilles systématiques sont menées sur les bords de la Seine, du canal, ainsi que sur les berges du lac Daumesnil, mais en vain. Tous les commissariats de Paris sont informés ; on quadrille même les bois de Boulogne et de Vincennes. Toutes les lettres anonymes évoquant un possible enlèvement en vue d’approvisionner un réseau de traite des blanches sont méticuleusement étudiées sans que cela ne mène à une piste concrète. On recherche activement un « homme au capuchon » qui aurait été aperçu à plusieurs reprises dans les parages de la rue Saint-Maur où réside la famille Erbeling, soupçonné de s’être adonné à attouchements sur les petites filles du quartier. Nouvelle impasse.

Acte 3 : Confrontations.

 

Bien entendu, le voisinage des parents de la petite Marthe ainsi que celui des Soleilland, rue de Charonne, est longuement interrogé. C’est alors qu’un témoin capital va donner une nouvelle tournure à l’enquête. En effet, madame Lepsch, une voisine, est formelle dans sa déposition : le 31 janvier, à l’heure où Soleilland prétend être allé au Ba-Ta-Clan, elle l’a aperçu chez lui, en compagnie de la fillette disparue.
Confronté à madame Lepsch, il reconnaît avoir amené Marthe chez lui mais c’était, selon lui, avant de se rendre au spectacle. Le personnel du café-concert, à nouveau interrogé en présence de Soleilland, ne le reconnaît pas. Poussé dans ses retranchements par les inspecteurs de police, le suspect se révèle incapable de parler du spectacle ni des acteurs qui se produisaient ce jour-là. Finalement, après plusieurs heures d’interrogatoire, il avoue avoir violé puis poignardé Marthe. Pour se débarrasser du corps, il l’a enveloppé dans une toile puis déposé à la consigne de la gare de l’Est, le froid intense de ce mois de janvier ayant empêché l’émanation d’odeurs révélatrices.

Acte 4 : Peine capitale.

 

  Le crime suscite une émotion énorme. La jeunesse de la victime, la duplicité de Soleilland qui a participé aux premières recherches, aggravent le sentiment d’horreur face au crime de violeur et d’assassin d’enfant. Pour le policier chargé de l’enquête, il ne fait aucun doute que Soleilland est voué au crime depuis l’enfance : jeunesse instable, emplois intermittents, ressources tirées du vol et de la prostitution. Son rapport s’achève sur un verdict sans appel : « Après avoir vécu de la prostitution de sa maîtresse, il a volé son patron, puis est devenu un criminel et un assassin. »

Au terme de son procès, Soleilland est condamné, le 24 juillet 1907, à la peine capitale, sans surprise pour une opinion publique qui l’avait d’ailleurs réclamée. D’innombrables lettres, anonymes ou non, ont été adressées au préfet de police et à l’Elysée, toutes réclamant un châtiment sévère, certaines préconisant même d’avoir recours à la torture afin d’apaiser l’indignation populaire !! L’affaire Soleilland aurait pu rester tragiquement banale si elle n’était intervenue à un moment où l’abolition de la peine de mort, au programme du parti radical alors majoritaire dans le Bloc des gauches au pouvoir, doit être débattue au Parlement.

Clémenceau a effectivement déposé un projet de loi dans ce sens. Abolitionniste convaincu, le président de la République Armand Fallières gracie tous les condamnés à mort depuis sa nomination. Soleilland ne fait donc pas exception : sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité le 13 septembre 1907. C’est un véritable tollé !! Des manifestations spontanées éclatent dans la capitale aux cris de « A bas Fallières ! Vive Deibier ! Soleilland à la guillotine ! ». De nombreux jurys d’assises envoient des pétitions à la chancellerie afin de réclamer l’application de la peine capitale. Des conseillers généraux et des chambres de commerce font de même dans tout le pays. Le Petit Parisien s’érige en animateur principal de cette campagne hostile au projet abolitionniste. De septembre à novembre 1907, il organise un référendum sur le maintien ou non de la peine capitale, stimulant la participation du peuple par des primes. Le 5 novembre, sur 1 412 347 réponses reçues, 1 083 655 sont favorables à son maintien.

Sentant l’hostilité grandissante, les députés abolitionnistes s’efforcent de reculer la date du début des débats. Pourtant, quand la cession s’ouvre en juillet 1908 , l’abominable crime de Soleilland est encore très présent dans les esprits. A la tribune, tout le talent oratoire de Jean Jaurès sera impuissant à convaincre les députés conservateurs, dont Maurice Barrès qui a beau jeu de réclamer, au nom des Français, « que l’on continue à nous débarrasser de ces dégradés, de ces dégénérés… » Le 8 décembre 1908, une large majorité de députés rejette alors l’abolition, une partie des radicaux s’étant finalement ralliée au maintien de la guillotine. La peine capitale continuera d’être appliquée pendant encore soixante-treize ans.

 

 

 

 

1789, l’été de sang de Frédéric Michelet


Le livre : 1789, l’été de sang de Frédéric Michelet. Paru le 09 novembre 2017 aux Editions  Inspire  prix : 22.50 €  ;  (396 p.)  édition papier – existe en e-book

 4ème de couverture :

Et si la Révolution Française n’avait pas été provoquée par le début des États généraux mais par les manifestations populaires ayant eu lieu à la suite du massacre de la rue du Faubourg-Saint-Antoine ? Y aurait-il eu un complot pour compromettre la réussite de ces États généraux et le roi lui-même ? Qui en serait l’instigateur ?

19 avril 1789, rue Cassette. Un couple est sauvagement assassiné. L’enquête est menée par le lieutenant général de la ville de Paris lui-même. Pour Joseph Beyraud, frère d’une des victimes et jeune portraitiste talentueux, il ne peut donc s’agir d’un simple brigandage. Sa famille serait-elle compromise dans une effroyable affaire ? Les désirs de vengeance et de vérité du jeune peintre vont le mener malgré lui dans un labyrinthe de conspirations et de secrets d’État dont il devra trouver la clé pour pouvoir sauver sa propre vie.

1789, l’été de sang est une œuvre de fiction qui s’inscrit dans les événements historiques de mi-avril à la nuit du 4 août 1789. De nombreux personnages, lieux, faits et actions ont réellement existé.

 

 L’auteur : Frédéric Michelet est auteur, metteur en scène et comédien. Il commence à Paris où il joue avec plusieurs compagnies, puis il est engagé comme permanent par une compagnie de Montpellier. Il rencontre Jérome Savary, participe au premier match d’improvisation France/Québec, et prend part à diverses performances de rue. Transporté par ce nouveau rapport au public, il fonde sa propre compagnie, la CIA, avec laquelle il va créer des événements de rue, puis un spectacle « Silence On Tourne », qui, après un coup de maître à Avignon en 1987, va tourner plus de 600 fois.

Sa compagnie était lancée, elle est toujours aussi vivante. Sa particularité, des spectacles « à texte » tout public, qui défendent « sur le trottoir » des thèses éthiques, philosophiques ou politiques. Ses trois derniers spectacles, comme son roman 1789, l’été de sang, embarquent le spectateur dans l’Histoire avec un grand H. Ce sera « 1789 secondes », création sur la Révolution Française, « Rue Jean Jaurès » création sur la vie mouvementée de Jean Jaurès, et le tout dernier « Dessous d’Histoire » qui met en scène 2400 ans d’histoire de Socrate à aujourd’hui.

Passionné d’écriture de théâtre, il écrit plus d’une cinquantaine de pièces, toutes montées, dont trois seront éditées. Il se lance dans l’écriture de roman, de scénarios, et devient un ardent défenseur des écritures pour l’espace public.

Dans ce cadre, il sera élu plusieurs fois pour des mandats de trois ans en tant qu’administrateur de la SACD (Société des Auteurs et compositeurs Dramatiques), où il créera notamment des dispositifs d’aide aux auteurs et aux compagnies.

Il vit à Pérols, côté mer de la métropole de Montpellier, il est marié et père de deux enfants, et il écrit déjà une nouvelle pièce et un nouveau roman.

 

Extrait :
« Dans la cour, un policier au visage grêlé tenait un flambeau. Devant ces deux hommes, me pressant en pleine nuit, je pris peur que l’affaire ne fut autrement grave. Que me reprochait-on pour m’enlever en pleine nuit ? Allait-on me jeter au cachot ? Je repassais dans ma tête toutes mes actions des jours passés qui auraient pu entraîner cette disposition, mais je ne trouvais rien de plus reprochable que le côtoiement de Bailly, Sieyès et quelques autres personnes devenues des personnalités en vue. Le sergent nous devança à grands pas et nous conduisit à un fiacre qui attendait devant la porte cochère de la rue Mouffetard. Tandis que l’homme au flambeau prenait place au côté du cocher et ébranlait l’équipage, je me tournai à nouveau vers mon mentor en quête de paroles, mais devant son visage hermétique, je me serrai contre la paroi, l’entendement secoué par une peur irraisonnée. Il m’avait posé des questions sur ma sœur Anne. Il s’agissait de ma sœur ! Ma petite sœur Anne ! Que pouvait-il lui être arrivé ? Elle ne méritait point la vigilance de la police. Elle était mariée depuis plus d’une dizaine d’années avec un homme de très bonne condition, l’avocat Jacques Henri Lantelme. Je n’aimais point cet homme, trésorier et homme de loi qui conseillait le précédent surintendant des finances du royaume, monseigneur de Loménie de Brienne. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

Une hypothèse d’historien pour commencer et attribuer la rogne qui s’empare de Paris en avril 1789 à une émeute suivie d’un massacre rue Saint-Antoine plutôt qu’aux Etats Généraux, éclaire la Révolution d’un jour nouveau. L’auteur nous immerge au cœur des événements qui ont changé la France et relate leur succession de façon très réaliste, nous faisant baigner dans les préoccupations vitales de la piétaille et les tentatives des riches à sauvegarder leurs biens.

Joseph, jeune veuf, portraitiste et joailler, humble et sans le sou, n’était pas prêt à endosser ce rôle de « père » auprès de sa nièce éduquée dans un monde privilégié. Ces deux là vont s’affronter, se confronter et s’éduquer mutuellement et faire progresser leurs jugements.

Joseph va rencontrer une jeune militante féministe, adepte des salons philosophiques de ce siècle des lumières.

C’est donc ces trois personnages qui vont évoluer au gré d’une intrigue sordide, dans la foule des révolutionnaires et royalistes.

Une façon originale et bien peu scolaire d’approcher cette année 1789 où Robespierre est encore contre la peine de mort … au vocabulaire délicatement suranné.

Belle fresque historique, qui se termine au lendemain de l’abolition des privilèges, avec sa galerie de personnages illustres ou non et où l’ultime dénouement romantique est peut-être un peu trop improbable. Mais là n’est pas l’essentiel de ce thriller de près de 400 pages où l’on ne s’ennuie pas un seul instant.

Agréable moment de lecture par le biais de la petite histoire baignée cependant de sang, rançon de la révolte.

          Extraits
« Ne tenait-il pas sa boutique de façon trop aimable, laissant son commis Antoine et ses apprentis travailler à leur guise ? Leur parlant presque comme s’ils étaient ses proches et non de vils employés ? Jamais son père n’aurait permis un tel comportement. Il fallait montrer de la puissance et de la domination si l’on voulait se faire obéir avec célérité et rendement. Mais Joseph n’avait-il pas raison lorsqu’il refusait que l’on donnât le fouet à un enfant ? »
« La constitution délicate des femmes est parfaitement appropriée à leur destination principale, celle de faire des enfants ! Sans doute la femme doit régner à l’intérieur de la maison, mais elle ne doit régner que là. Partout ailleurs, elle est déplacée ! “
« Pauvre enfant ! Je repensai à Grellier qui talochait usuellement ses enfants, à l’oncle de Dourdan qui frappait d’importance et je me pris à maudire ce siècle qui permettait de tels agissements. Les femmes sous le boisseau, offertes en pâture aux hommes, les enfants dressés tels des chevaux ou des chats sauvages. Les manifestants brûlés au fer et envoyés mourir aux galères. Je serrai les poings, ivre de colère envers les hommes, la police et les gouvernements. Les phrases de Jean-Jacques Rousseau me revinrent soudain en mémoire : « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. ». Nous ne pouvions rester immobiles devant tant d’injustice, devant tant de misères. Mais que pourraient les États généraux ? Allaient-ils changer le statut des hommes ? Pour cela, il faudrait bien plus qu’une assemblée qui passait des heures à discourir. »
« — Vous avez dû apprendre que, pour la cérémonie d’ouverture à l’église, le 4 mai, tout semblait se passer au mieux. Les premières journées étaient offertes à la paix et à l’espoir, mais bien vite les choses se sont gâtées. Dès le lendemain, le Tiers-État, que l’on avait fait entrer le premier dans la salle des Menus Plaisirs, avait occupé les rangs de devant. On les fit reculer comme de la valetaille sans aucun ménagement. Déjà, de grands mots furent lâchés, on entendit des tirades contre le luxe de la Cour tandis que le pays comptait tant de malheureux. Un député fit une allusion aux sommes allouées à la construction du Petit Trianon de la reine Marie-Antoinette. Tout le Tiers applaudit à cette tirade. Ce fut une véritable foire ! Pendant ce temps, le roi et la reine, entrés séparément mais tous deux dans le silence et non point sous les acclamations, faisaient l’un, semblant de sommeiller, l’autre, de ne point entendre. »
«  En cette matinée du 14 juin, les rues bruissaient d’affairement. Des cris et des appels se répondaient de bas en haut de la rue. Les marchands et les colporteurs exhibaient leurs marchandises comme si, en ce début d’été, le temps ne s’était point suspendu dans la salle des Menus Plaisirs de Versailles. Je me fis la triste réflexion que ces vaines querelles de procédure ne pouvaient pas être l’affaire du peuple, car Versailles était bien loin et les nouvelles annoncées dans La Gazette, le Mercure et les libelles des députés n’étaient point à la portée de la populace. Bien peu d’entre nous savaient lire et écrire. Mais nous ne pourrions être libres, comme le souhaitait Jean-Jacques Rousseau dans son précieux Émile, que lorsque chaque enfant de ce pays et de toutes les nations recevrait une gracieuse instruction. »

Avis d’Expert saison 2 : Affaire n° 6 : Casque d’or et les Apaches.


Avis d’Expert saison 2 : Affaire n° 6 : Casque d’or et les Apaches.

Une nouvelle fois Cathie notre Expert en chef nous fait revivre une grande affaire criminelle à travers un bel article dont elle a le secret.

Aujourd’hui elle nous entraîne dans le Paris du début du siècle dernier. Entre les 20e et 11e arrondissement. Et nous conte l’histoire d’Amélie Elie qui deviendra l’héroïne romantique que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Casque d’Or


Affaire n° 6 : Casque d’or et les Apaches.

   Acte 1 : Développement de la presse populaire :

 

  Le développement de la presse populaire à la fin du 19 ème siècle, entre 1880 et 1914, le tirage des journaux parisiens passe de 2 à 5 millions d’exemplaires, met le crime à la une. En effet, les grands quotidiens tels que Le Petit Parisien, Le Matin ou Le Petit Journal mènent de véritables campagnes sécuritaires dont l’ampleur est capable d’influencer les politiques pénales, ce qui est le cas au début des années 1880 lors des débats sur la relégation des récidivistes. C’est également le cas à la Belle-Epoque lorsqu’ils dénoncent l’impuissance des autorités face aux agissements des jeunes délinquants, stigmatisés sous le nom d’ »Apaches ».

 

   Acte 2 : Qui est Casque d’or ?

 

  Amélie Elie, surnommée « Casque d’or » en raison de son abondante crinière blonde, née à Orléans en 1878, est âgée de deux ans lorsque ses parents s’installent dans un garni de l’impasse des Trois-Soeurs, qui donne sur la rue Popincourt. A 13 ans, elle se met en ménage avec un ouvrier serrurier à peine plus âgé qu’elle, surnommé « le Matelot » en raison de la vareuse de marin qu’il porte. Recherchée par son père, elle est envoyée à deux reprises en maison de correction. Une fois sortie, elle vit quelques temps chez Hélène de La Courtille, maquerelle qui l’initie au métier de prostituée.

  C’est à La Pomme au Lard, un des cabarets que les deux femmes fréquentent situé rue de la Roquette, qu’Amélie fait la connaissance de Bouchon, son premier souteneur. Pendant quelques années, elle subvient aux besoins du ménage et aux dépenses de son « maque » en arpentant les trottoirs du boulevard de Charonne. Finalement, décidée à ne plus endurer la violence du jeune homme, elle le quitte.

   Acte 3 : Manda.

 

  En 1898, alors qu’elle danse la java dans un bal musette, elle rencontre Marius Pleigneur, ouvrier polisseur. Entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre réciproque. Mais le maigre salaire de l’ouvrier ne peut satisfaire les caprices de la belle Amélie. Marius, surnommé « Manda » ou « l’homme », habile au couteau, abandonne sa vie honnête et besogneuse pour se faire souteneur, d’Amélie bien sûr, et de quelques autres prostituées. Rapidement, il devient le chef redouté de la bande des Orteaux, décourageant toute tentative de Bouchon pour « récupérer » Amélie. S’enquivent quelques années heureuses, pendant lesquelles Casque d’or, Manda et leur bande mènent leurs petites affaires sans rencontrer ni résistance du milieu, ni problèmes avec la police.

   Acte 4 : Guerre des gangs.

   Mais un jour, la bande des Orteaux se retrouve en compagnie de la bande des Popincourt dont le chef Leca, dit « le Corse », un ancien des bataillons d’Afrique et une des terreurs du quartier, séduit immédiatement Amélie. La jeune femme, lassée des innombrables infidélités de Manda, tombe passionnément amoureuse de lui et finit par le convaincre de la prendre pour maîtresse, malgré la réticence du jeune homme, car prendre la femme d’un autre chef de gang constitue une infraction intolérable aux règles du milieu. S’ensuit une guerre opposant les deux bandes, guerre qui, selon le code du milieu, aurait du rester secrète

  Le 30 décembre 1901, Leca, qui descend la rue Popincourt au bras de Casque d’Or, reçoit un premier coup de poignard. Trois jours plus tard, le 2 janvier 1902, on tire au revolver sur les fenêtres de leur domicile, rue Godefroy-Cavaignac. Le 5, rue d’Avron, Leca est à nouveau blessé lors d’une rixe où les protagonistes sortent couteaux, hachettes et revolvers. Le lendemain, Manda défie Leca devant chez lui et fait même enlever un de ses compagnons qu’il menace de tuer. A nouveau blessé, Leca est conduit à l’hôpital Tenon afin d’extraire les deux balles qu’il a reçues.

  Le 6 janvier 1902, pourtant, un témoin demande à voir le commissaire Deslandes, de la brigade criminelle, auquel il raconte qu’il vient de découvrir, dans la rue des Haies, un véritable arsenal -deux revolvers de gros calibre, un couteau à cran d’arrêt, une hache, un poignard et de nombreuses douilles- attestant qu’un combat a récemment eu lieu dans la ruelle. Sachant que Dominique Leca, truand notoire, vient d’être admis à l’hôpital avec deux balles dans le corps, le commissaire rend visite au blessé couché sur son lit de douleur . Cependant, il n’obtient de lui aucun renseignement car, dans le milieu des Apaches, on ne « balance » pas ses ennemis.

  Malgré ses graves blessures, Leca, dès que le commissaire a quitté sa chambre, fait venir sa maîtresse ainsi que certains membres de sa bande afin de le faire sortir au plus vite de l’hôpital. Mais à peine est-il installé dans le fiacre qui doit le ramener chez lui qu’un homme bondit sur le marchepied et lui porte deux coups de couteau dans la poitrine. De retour à l’hôpital de Tenon, Leca, délirant de fièvre, finit par donner au commissaire Deslandes le nom de son agresseur qui n’est autre que le fameux Manda.

  La police, désormais au courant de tous les détails de cette guerre sanglante, comprend qu’elle doit arrêter Manda de toute urgence, car, d’une part, celui-ci a juré de tuer Casque d’or afin de venger l’affront de sa trahison, d’autre part les membres de la bande adverse sont en train d’organiser une expédition punitive pour venger les blessures infligées à leur chef. L’affaire est rondement menée et Manda est arrêté le mois suivant en Belgique. Néanmoins, ces règlements de compte sanglants alimentent la « chronique apache » des journaux.

   Acte 5 : Les Apaches.

 

  « Ce sont là des mœurs d’Apaches, du Far West, indignes de notre civilisation. Pendant une demi-heure, en plein après-midi, deux bandes rivales se sont battues pour une fille des fortifs, une blonde au haut chignon, coiffée à la chien ! » s’indigne Le Petit Journal. L’usage du nom de la tribu indienne, apparu en 1900 pour qualifier «les sauvages » de Belleville, vient tout naturellement sous la plume des journalistes à cette époque où les Indiens d’Amérique sont à la mode. Derniers résistants de la conquête de l’ouest, les Apaches ont gagné une réputation de rebut de la civilisation : lâches, cruels, sournois, ils sont comparés à des bêtes féroces dans le discours des ethnologues comme dans les tournées du Wild West Show de Buffalo Bill, qui parcourt le monde entier.

  Dès 1888, dans Les Peaux-Rouges de Paris, Gustave Aimard avait transposé l’action de ces guerriers farouches et insoumis dans les bas-fonds de la capitale. Depuis l’épisode « Casque d’or », le terme s’était généralisé . La presse parisienne ouvre alors une chronique intitulée «Paris apache » regroupant dès lors tous les récits de crimes. Chaque ville, hormis Marseille   où les malfrats conservent leur appellation de « nervis », a ses « Apaches ». Du duel pour l’honneur entre bandes rivales, on est passé à la dénonciation de toute la criminalité urbaine.

 

   Acte 6 : Jeunesse rebelle et criminalité.

  Ces représentations témoignent de l’anxiété des élites face à une jeunesse « rebelle » que la société peine à encadrer. En effet, magistrats et criminologues sont effrayés par la croissance de la criminalité juvénile, en particulier des 16-21 ans, qui forment l’avant-garde de l’ « armée du crime ». De plus en plus nombreux sur les bancs du tribunal, ces jeunes sont, dit-on, de plus en plus violents. Bien sûr, on sait que les bagarres entre compagnons et apprentis d’un même métier ou entre bandes de quartiers ont toujours existé, mais la nouveauté, symbolisée par le terme « Apache », réside dans l’usage débridé de la violence. En 1890, dressant le portrait de jeunes criminels parisiens, Henri Joly souligne « leur disposition permanente à commettre un meurtre pour un mot, une fantaisie, une gageure, à plus forte raison pour un vol.

  Alors que la scolarisation rendue obligatoire a considérablement réduit la délinquance des enfants, on s’interroge beaucoup sur les raisons de cette dérive. Pour ce faire, on analyse les « carrières » délinquantes. Si l’on rappelle toujours les dangers de la rue, surtout pour les plus jeunes qui y font l’apprentissage du chapardage, on insiste plutôt sur la défaillance des familles, en accusant indifféremment les divorces, le concubinage, les naissances illégitimes. Habitués à voir défiler des jeunes dépenaillés et à constater la précarité et l’insalubrité des logements, les magistrats et les policiers mettent plutôt en cause la misère qui accablent les basses couches de la société. Certains ouvriers, absorbés par de longues journées de travail, contraints à d’incessants déplacements, laissent leurs enfants sans surveillance pendant la journée. Pour certains, là réside une des sources de l’indiscipline.

  Le déclin de l’apprentissage et de la transmission familiale des métiers renforce les réticences des jeunes à se plier à la discipline des ateliers et des usines. Pour une partie de la jeunesse populaire, les Apaches sont perçus avec sympathie, surtout lorsqu’ils s’attaquent aux bourgeois et aux policiers.

  Acte 7 : Le procès.

 

  Manda est jugé le 31 mai 1902 devant la cour d’assises de la Seine, procès qui attire la foule des grands jours au Palais de Justice. Leca, appelé à la barre, nie avoir été blessé par Manta, renouant avec la loi du milieu qui veut que jamais on ne dénonce un ennemi. Quant à Casque d’or, vêtue d’une robe verte mettant en valeur sa luxuriante chevelure blond-roux, elle nie également et accuse les journalistes d’avoir monté cette histoire de toutes pièces, ce qui n’empêche pas les jurés de condamner le prévenu à la plus lourde peine possible : les travaux forcés à perpétuité.

  Le 21 octobre suivant, c’est au tour de Leca d’être jugé devant la même cour d’assises. Mais, entre temps, la tension est retombée et le procès du chef de la bande de Popincourt est beaucoup moins médiatisé. Amélie n’est même pas appelée à témoigner. Quant à son amant, condamné à huit ans de travaux forcés, il retrouvera, quelques semaines plus tard à Cayenne, son ancien rival Manda qui retrouvant la conduite de l’honnête ouvrier qu’il a été jadis, sera libéré pour bonne conduite.

   Acte 8 : Casque d’or, héroïne romantique.

 

  Casque d’or, laissée en liberté pendant les deux procès, devient l’idole romantique de tous les Parisiens. Les hommes de la bonne société se disputent le privilège de partager son lit, faveur qu’Amélie leur consent contre une jolie somme. Quant aux femmes du monde, elles se font teindre les cheveux « à la Casque d’or ». Dès l’été 1902, l’ancienne fille des rues publie ses mémoires dans la revue Fin de siècle. Elle se fait également photographier dans des tenues suggestives pour une série de cartes postales.

  En mars 1902, le peintre Depré exécute son portrait qui sera exposé au Salon tandis que la jeune femme se prépare à monter sur scène, aux Bouffes-du-Nord, dans une revue intitulée Casque d’or et les Apaches. Le préfet de police Lépine, indigné d’une telle publicité qu’il juge immorale, fait décrocher le tableau et interdire la représentation des Bouffes-du-Nord.

Pourtant, petit à petit, la jeune femme tombe dans l’oubli. Pendant un temps, elle sera dompteuse de lions dans un cirque, puis chanteuse dans un café-concert, où un ancien lieutenant de Manda l’agressera au couteau, heureusement sans gravité. Finalement, en 1917, à l’âge de 39 ans, elle se marie avec un ouvrier et devient une ménagère anonyme. Elle meurt en 1933.

  Malgré tout, le tournage du film « Casque d’or » par Jean Becker, un demi-siècle plus tard, avec Simone Signoret dans le rôle titre, démontre que l’affaire avait laissé un certain souvenir dans l’esprit des Parisiens.

 

La Millième chasse aux livres #60


La Millième chasse aux livres #60

Voici déjà la soixantième

soixante livres déposés ça et là

Là où nos voyages nous ont mené

Mes flingueuses et moi.

Là ou notre passion commune nous entraîne

Là où parfois se déroule un salon du livre.

Ou toutes autres manifestations littéraires


La Millième chasse aux livres #60

By Ge

Surprise !

Et oui je sais, si vous nous suivez, vous deviez vous attendre à retourner à Blaye

Au salon Livres en citadelle

Alors promis, nous y retournerons demain.

Mais, en ce samedi matin nous allons être parisiennes

Oui je vous convie tous et toutes à mon 3e Kawa littéraire

Car c’est là, au milieu de mes lectrices,

Que je lâcherai un bouquin offert par Collectif Polar

Au précédent Kawa, j’avais abandonné Un titre de Sandrine Collette

C’est une nouvelle lectrice, qui venait de nous rejoindre, qui a mis la main dessus.

Depuis elle est revenu me voir à la bibliothèque.

Juste pour me parler de ce livre, juste pour me dire qu’elle ne connaissait pas l’auteur

Qu’elle avait adoré l’écriture mais qu’est ce que l’histoire était noire.

Cependant, ça ne l’a pas empêchée de me demander s’il y avait d’autre titres de Sandrine Collette dans nos rayons.

Vous n’imaginez même pas mon sourire à ce moment là !

De plus, elle m’a demandé si à son tour, elle pouvait le faire circuler

Et le reproposer au groupe de lecture au prochain rendez-vous.

Et bien le prochain RdV c’est demain matin

Samedi 9 décembre de 10h30 à 11h30

à la bibliothèque Parmentier

20 bis avenue Parmentier

Paris 11e

Il y aura sans doute 2 livres abandonnés.

Car de mon coté, je déposerai ce livre :

Exit Music de Ian Rankin

À une semaine de son départ à la retraite, John Rebus enquête sur le meurtre d’un poète russe dissident. Il met au jour les liens qui unissent Cafferty, l’intouchable caïd d’Édimbourg, des oligarques moscovites qui se pavanent en ville, une députée nationaliste du Parlement écossais et une banque d’affaires. Contre l’avis de sa hiérarchie, l’irréductible inspecteur s’obstine… Va-t-il enfin l’emporter contre le monde des nantis et des corrompus et régler ses comptes avant de partir ?

Exit music offre sa plus complète illustration à la thèse centrale qui court sur dix-sept volumes : le crime n’est pas une maladie qui se guérit par injonction d’agents en uniforme ; c’est un cancer, dont l’évolution apparaît à la fois consubstantielle et nécessaire au développement de la société qu’il parasite. On ne combat guère le crime, mais ses effets secondaires. Alexis Brocas, Le Magazine littéraire

Bon ben si vous êtes sur Paris, je vous attends avec patience

Moi je serai au rendez-vous

Forcément j’anime ce Kawa littéraire

Ou sinon à demain pour une nouvelle chasse aux livres

Ge, porte flingue de Collectif Polar

 

La pieuvre de Jacques Saussey


Bonjour amis polardeux,

Aujourd’hui je vous propose la petite chronique de Danièle dit Dany, notre nouvelle stagiaire flingueuse.

Le mois dernier, souvenez-vous, je vous présentais ICI,  Dany sous la rubrique Sériale Lectrice 

Ce matin c’est son examen de passage !


Le livre : La pieuvre de Jacques Saussey . Paru le 31 mai 2017 dans une nouvelle édition Aux éditions Toucan dans la collection Toucan Noir.  8€90 ; (552 p.) ; 22 x 14 cm

4ème de couverture :

Lisa Heslin est officier de policier judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d’un juge d’instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu’un appel téléphonique lui annonce que sa mère, avec laquelle elle n’a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l’agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un avion pour Nice et rejoint la clinique. Au même moment, ses collègues sont appelés sur le lieu d’un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans l’entrée d’un immeuble chic de la capitale. Commence alors pour l’équipe du capitaine Daniel Magne une enquête en forme de course contre la montre, pour ménager Lisa mais aussi et surtout pour comprendre comment les bas-fonds peuvent rejoindre parfois la très haute administration.

 L’auteur : Jacques Saussey est né le 14 mars 1961. Il vit en Bourgonne.Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007).

 

Extrait :
« Le courant d’air glissa sur sa nuque humide et le prit par surprise. Il tourna la tête, mais son casque buta sur son épaule, l’empêchant de voir l’entrée de l’immeuble. Dans la paroi en acier poli des boîtes à lettres, il distingua soudain une silhouette s’avancer derrière lui. Une silhouette noire, longiligne, qui pointait son bras en avant, droit sur sa tête.
La première balle lui perfora la base de l’occiput et ressortit en explosant sa mâchoire inférieure dans une fulgurance de douleur, projetant un mélange opaque de plastique, de sang, de chair et d’os pulvérisés sur la visière du casque.
Il n’entendit pas la deuxième. »

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. On y retrouve les protagonistes de « colère noire » qui vivent maintenant en couple mais Lisa va, pour des raisons familiales, retrouver sa mère pendant que Daniel va de son côté enquêter couvert par sa hiérarchie, sur la mort, vingt ans auparavant, du père de sa compagne.

Ce qui surprend dans cette intrigue, au demeurant captivante, c’est le pari de l’auteur sur la construction du récit. Lisa et Daniel vont faire surgir le « même » passé avec force de retour-arrières, mais chacun dans sa chronologie et cela ne les rend pas synchrones. Un peu obscur mon commentaire ? Je ne peux pas tout dire sous peine de spolier … Cependant sachez que« la pieuvre » n’y est pas le personnage principal mais le contexte historique par lequel tout est rendu possible … même le mal !
J’ai aimé ce moment de lecture et je vous le recommande

Un trop grand Silence de Lou Vernet


Il y a un peu plus d’un an je découvrais, avec La toile aux alouettes, la plume de Lou Vernet.  Et ce fut une révélation. Vient de sortir le deuxième volet des enquêtes de ses concertistes. J’avoue je ne l’ai pas encore lu. Non je préfère me le garder sous le coude pour le déguster lors d’un temps de pause, en janvier, lors de mes prochaine vacances par exemple. Là en cette fin d’année tout va trop vite pour apprécier pleinement l’écriture exigeante de Lou.

Aussi quand Nei Gong, m’a proposé sa chronique de lectrice, j’ai dit ok, viens sur Collectif Polar nous parler de ce deuxième opus, tu es toujours la bienvenue, surtout pour nous parler d’un titre de Lou Vernet.

Alors, aujourd’hui, vous l’aurez compris c’est

« Chronique de Lecteur »

 

Le livre : Un trop grand silence Volume 2, La Virgule  de Lou Vernet. Paru le 23 septembre 2017 chez Border Line dans la collection Dead Line.  20€ ; (326 p.) ; 21 x 13 cm.

4e de couv :

Le roman

En cette veille de Noël, Paris sombre dans la stupeur : la mort frappe à six reprises, en six lieux de la capitale, sur un intervalle de six heures. Entre les résidents d’une maison de retraite huppée qu’une main assassine a empoisonnés, et des squatters qu’on a sciemment ensevelis dans l’explosion d’un immeuble sordide, pas de dénominateur commun. Pour le duo d’enquêteurs, la Carpe et la Virgule, privé et flic aguerris, c’est l’impasse : quel est le mobile du ou des tueurs ? Quelle est la logique de cet enchaînement macabre ? Le flair de l’un et le pragmatisme de l’autre ne semblent pas suffire à dénouer l’écheveau de cette singulière affaire. Doivent-ils pour autant se fier aux allégations du mystique César ?

 

L’auteur : Ecrivaine, voyageuse, photographe, Lou Vernet est une autodidacte.
Passionnée. Têtue. Et libre. Sa devise : « Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous n’en sortirez pas vivant. ». Merci Bernard le Bovier de Fontenelle.  Elle a publié, à ce jour, 4 romans et quelques autres joyeusetés !
  • La toile aux alouette, l’Inclus un polar : des limites de la solitude et des dangers d’Internet comme source de lien social… Pervers ! Ne m’oublie pas : une fiction, 24 heures dans la vie d’un photographe… Visuel .  La femme enfant : huis clos dans une clinique psychiatrique…. Violent ! Un trop grand Silence; la Virgule : le dernier né

Lou écrit sous toutes les formes : Nouvelles, poésie, théâtre…Et entre autre : –Mal Barrée : récit délirant à partir de la question « Qui Suis-je ? »… G comme Gratitude  : Abécedaire insolent et insolite

Extrait : 
Une putain de drogue, le fric. Le somnifère des consciences, la seule religion qui rassemble autant de fidèles.

 

L’avis de Nei Gong

Un Trop Grand Silence, 2ème opus !!

Polar, Roman noir, poésie ? Les 3 !!

Le 2ème opus de Lou Vernet. : « Un trop grand Silence » nous embarque encore une fois dans une intrigue labyrinthique.

Nous retrouvons avec plaisir la Virgule et la Carpe pour une nouvelle enquête sous la plume de Lou Vernet et qui soigne comme d’habitude son intrigue et ses personnages.

Paris, explosif , explosé en 6 points de la capitale. En un instant, des vies partagées, pulvérisées en une nanoseconde. L’ aléatoire a tué .

La Carpe et la Virgule, nos deux enquêteurs sont sur l’affaire. Mais qui tire les ficelles ?

Nous retrouvons  aussi avec plaisir la plume de Lou Vernet qui marque de son sceau , les portraits de ses personnages.

La psychologie de ses protagonistes est essorée jusqu’à l’essence de leur humanité mais en faisant toujours surgir  » le vivant  » de ce qui est ou de ce qui n’est plus en eux même…

Beaucoup d’humanité et de justesse dans le choix des mots. Un soin qu ‘elle leurs accordera jusqu’à la fin du livre.

Zebulon, Bruce , Axelle , Hub , Py , Sous X , nous interrogent ainsi finalement, sur la perception  » d’ être au monde  » , ou pas , ou plus…Un César a la sensorialité « extra- ordinaire » , tente des parades à sa souffrance et à celle des autres qui le traversent.

Lou Vernet nous ballade au plus profond de ces vies entrelacées, dans un dénouement toujours original !!!

Mais ayez confiance ! Et laissez vous porter par cette intrigue labyrinthique et vous y perdre un peu…

  » On est tellement perdu , tellement seul. Et pourtant , tant que l’on se pose la question , c’est qu’ une part de nous veut vivre . Négocie. Résiste encore.  » . (page 80)

Intrigue et suspens à volonté !! A lire vite !!!

Vous pouvez aussi lire l’avis de Nei Gong sur La toile aux alouettes ICI

Et mon billet, toujours sur La toile aux alouettes Là

La Millième chasse aux livres #26


La Millième chasse aux livres #26

Je ne vous présente plus notre jeu pour fêter notre millième article sur ce blog.

Vous connaissez tous maintenant notre « Millième chasse aux livres »

Vous savez que nous abandonnons des livres au grès de nos déplacements.

Aussi, si vous passez dans le coin, vous pourrez adopter notre livre abandonné.


La Millième chasse aux livres #26

by Oph

Demain notre grande chasse aux livres revient dans la Capitale.

Cette fois c’est dans le 12ᵉ arrondissement de Paris que nous allons vous emmener.

Dans un quartier que l’on nomme Bercy Village.

Un quartier réhabilité au début de ce XXIe siècle.

 

Celui-ci été construit sur le lieu des anciens chais et entrepôts de Bercy,

inscrits aux Monuments historiques en 1986.

 

Le lieu était une place importante du marché et de la logistique du vin au xixe siècle et au début du xxe siècle.

Et justement puisque l’on parle de vin,

c’est au Cour St Emilion que l’on se rend

Une cour pavée bordée de chais de pierre blanche et de terrasses tranquilles.
Une architecture où la pierre se marie à l’acier, au bois et au verre.
La Cour Saint-Emilion et ses 42 chais classés à l’inventaire supplémentaires des Monuments Historiques est le dernier vestige des entrepôts de Bercy où pendant plus d’un siècle s’est tenu le plus grand marché vinicole du monde.

 

Situé dans les anciens chais du XIXe entièrement rénovés et transformés en boutiques, le cour Saint Emilion accueille aussi bien les visiteurs en quête de shopping effréné que les Parisiens adeptes d’un tête à tête en terrasse. Avec tout le charme de son passé lié à l’histoire du vin parisienne, Bercy Village, centre commercial à ciel ouvert, permet aux visiteurs de prendre le temps et de goûter au plaisir du jardin de Bercy attenant.

Et nous c’est du salon de thé que nous allons prendre le temps de profiter

Ce sera Cour St Emilion

Dans Bercy village, à côté du salon de thé.

Ici

Au 39 cours Saint Emilion

Que sera libéré notre polar

Et voilà le travail

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D’ailleurs ce livre lequel est-ce ?

Le dernier homme bon  de A.J. Kazinski

Le livre : Le dernier homme bon de A.J. Kazinski. Traduit du danois par Frédéric Fourreau. Paru le 6 avril 2011 chez Lattes.  Réédité en poche le 6 juin 2012 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller. 8€60 ; (718 p.) ; 18 x 11 cm.

Et si l’humanité reposait sur trente-six « justes » ?

Un tueur sévit à travers le monde, avec des cibles pour le moins singulières : médecins, militants des droits de l’homme, avocats… Tous oeuvrent pour le bien. Les meurtres sont d’autant plus mystérieux que les cadavres portent sur le dos d’étranges marques.

Niels Bentzon, négociateur au sein de la police de Copenhague, aidé par l’astrophysicienne Hannah Lund, est persuadé que c’est au Danemark qu’aura lieu le prochain drame. En plein sommet sur le climat, comment repérer les hommes bons parmi tant de victimes potentielles ? Personne ne prend au sérieux ces deux personnages un brin fêlés, pourtant brillants, dont la quête semble perdue d’avance…

Une intrigue éblouissante et un dénouement à couper le souffle !

Alors belle promenade et bonne chasse à vous.

Nous on se retrouve dans 2 jours pour une nouvelle « Millième chasse aux livres »

Ge, porte flingue de Collectif Polar