Ces dames du noir : papotage entre une bibliothécaire et une éditrice, Audrey Cornu


Ces dames du noir : papotage entre une bibliothécaire et une éditrice, Audrey Cornu

Il y a quelques semaines, je recevais un mail me proposons de découvrir deux polars de deux auteurs que je ne connaissais pas et d’une maison d’éditions qui m’était inconnue. Vous pensez bien que tout cela a titillé ma curiosité. Aussi j’ai voulu en savoir plus sur cette Audrey et sur Les Éditions Inspire.

Voici donc ses quelques indiscrétions…

GVL : Bonjour Audrey, je suis ravie de pouvoir faire découvrir à mas lecteurs votre maison d’éditions. mais avant quelques questions rituelles avant que vous nous parliez de votre métier d’éditrice.  Alors Audrey…Pourriez-vous, vous présenter brièvement ?

 AC : Bonjour ! Je suis Audrey Cornu et je dirige aujourd’hui une toute jeune maison d’édition, Les Éditions Inspire.

GVL :  Dis-moi Audrey, d’où venez-vous ?

Je suis née dans le Val-de- Marne, j’ai passé toute ma jeunesse à la campagne près de Limoges, j’ai
fait mes études à Nantes et j’ai passé les 15 dernières années de ma vie à Paris.

D’où je viens ? De toutes ces villes, un peu, je crois.

GVL :  Quelle place avait la lecture dans votre milieu familial ?

La lecture, l’orthographe, la façon de s’exprimer, ont toujours occupé une place centrale dans
l’éducation que nos parents nous ont donnée, à mon frère et à moi ; j’ai eu la chance d’avoir des
étagères remplies des collections de la Comtesse de Ségur, du Club des cinq et autres Oui-Oui… C’est désormais ce que je reproduis avec mon fils de quatre ans, qui saute de joie lorsqu’il découvre un nouvel album sous son oreiller le soir. Quel plaisir !

GVL :     Comment appréhendait-on le livre chez vous ?

Un peu comme un objet sacré, je crois ; je me souviens l’application de ma mère à les protéger par
une couverture et à nous expliquer, à mon frère et à moi de faire attention en tournant les pages.
D’ailleurs, ils sont aujourd’hui dans un état impeccable, et c’est désormais mon fils qui en profite !

GVL :  Quelle a été votre formation ?

J’ai fait une Prépa HEC un peu par erreur… Dans mon Lycée, on me disait que c’était la voie pour devenir journaliste… Mais j’ai atterri dans une école de commerce, bien sûr ! Cela dit, je ne regrette pas car c’est réellement en prépa que j’ai découvert la philosophie grâce à un professeur atypique et passionné. Je n’ai jamais autant lu qu’à cette période.
J’ai plus récemment suivi une formation théâtrale de quatre ans qui a été une vraie révélation pour moi.

GVL : Votre boulot, vocation ou bien ?

Éditrice ? C’est bien possible, oui… Plus j’avance dans ce métier, plus je m’y sens bien. Presque autant que sur une scène de théâtre !


GVL :  Sur notre blog, on parle beaucoup littératures policières. Alors, pourquoi  le polar ?

Ce qui me plaît dans ce genre, c’est qu’il laisse une grande liberté de ton, de forme, de thème. Dans le prochain polar que nous éditons par exemple (« Là-haut les anges », de Chris Roy), certains passages sont des extraits du journal intime du tueur en série. Le « je » qu’utilise Chris Roy dans ces passages lui permet d’être beaucoup plus crue, plus directe, tranchante, que si elle était passée par une autre forme. Cela lui permet de dénoncer les dérives des réseaux sociaux de manière plus percutante et de dire ce qu’elle n’aurait peut-être pas osé dire par sa propre voix ou celle d’un personnage plus conventionnel. J’aime le polar quand il n’est pas qu’une enquête policière, j’aime le polar quand il s’attaque à des problèmes de société, quand il nous renvoie à la figure notre histoire (vous verrez en lisant « 1789, L’été de sang », de Frédéric Michelet, à quel point la Révolution Française est toujours d’actualité plus de 200 ans après…), quand il dérange les politiques, comme dans « Meurtres en haut lieu », d’Hubert Letiers, bref quand il questionne.

GVL :  Vous lisez tous les jours du polar ? Sous qu’elle forme ? Combien par semaine, par mois, par an….

Non, pas tous les jours, mais entre les manuscrits que nous recevons, mes lectures professionnelles et mes lectures plus personnelles… Comment vous répondre ?

GVL :  Alors parlons un peu de votre métier maintenant : Comment on décide de devenir éditrice ?

Pour ma part, c’est venu assez tard dans ma carrière professionnelle. Après une dizaine d’années en gestion et notamment dans le milieu culturel, je sentais que je n’étais pas à ma place, j’avais l’impression de perdre mon temps (et qu’y a-t- il de plus précieux ?), j’avais envie de recentrer ma vie professionnelle sur ce qui me passionne réellement. Le livre est venu assez naturellement, finalement.

GVL C’est quoi le métier d’éditrice ?

Être éditeur, c’est avant tout un métier d’accompagnateur. Accompagner l’auteur, le challenger,
l’aider à aboutir son texte et le pousser à donner le meilleur de lui-même. C’est aussi, bien
évidemment, corriger ce texte, le mettre en page, imaginer une couverture, et faire en sorte que le maximum de lecteurs aient envie de lire le livre.

GVL : C’est quoi votre métier éditrice ?

C’est exactement ce que je viens de dire, mais avec PASSION !


GVL : Vous avez une double casquette, éditrice et… directrice d’une maison d’édition, je crois.
C’est quoi la différence ?

C’est simplement d’assumer à la fois le métier d’éditeur et le rôle de chef d’entreprise.

GVL : Quand avez-vous créé votre maison d’édition ? Pourquoi avoir choisi ce nom ? Éditions Inspire ?

Nous avons créé la maison d’édition en janvier 2016 et avons édité notre premier roman en juin 2016.
« Inspire »… Nous voulions jouer sur la polysémie du mot. Il faut retourner à la définition du verbe « inspirer », qui peut être à la fois le fait de favoriser chez un artiste la création, l’imagination, l’invention, et au sens propre le fait de faire entrer de l’air dans ses poumons. Pour nous, la maison d’édition représente ces deux éléments, inspirer nos auteurs, et inspirer tout court ! Cette maison d’édition est une bouffée d’air frais ! C’était aussi un clin d’œil adressé aux lecteurs, nous souhaitions leur chuchoter : « Stop, relaxez-vous, respirez, faites une pause… Détendez-vous avec un bon livre ! »
On vit aujourd’hui une période un peu étrange, où tout va vite (trop ?), où l’on ne prend plus le
temps ni de peser ses mots ni d’écouter le silence. Nous croyons qu’il faut prendre le temps de vivre et non courir après sa vie. Inspirer.
 
GVL :   Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ?

Sans aucune hésitation, le conseil éditorial, c’est-à- dire le travail sur le texte avec les auteurs. Avec
chaque auteur, c’est toujours différent et une aventure humaine extraordinaire.

GVL : Comment on décide de retravailler tel titre plutôt que tel autre ?

La sélection des manuscrits – si c’est bien ce dont vous voulez parler – se fait, dans notre maison d’édition, au coup de cœur.

Nous n’avons pas d’idée préconçue ou nous ne recherchons pas un texte ou un genre en particulier. Nous voulons être surpris, chamboulé, changé, il faut qu’il se passe quelque chose une fois la dernière page achevée.

C’est quelque chose de très intime finalement, puisque du domaine de la sensation. Un texte doit laisser une trace de son passage en nous, il doit vivre encore en nous une fois la lecture terminée.

GVL :  Que recherchez-vous chez les auteurs avec lesquels vous allez travailler ?

Dans l’écriture, la spontanéité. Pour avoir fait beaucoup de théâtre, j’ai le sur-jeu en horreur, je hais par-dessus tout les effets de style. Je crois que pour bien écrire, un auteur doit totalement oublier le lecteur.

Et sur le plan humain, une capacité à se remettre en question, une envie de travailler ensemble dans le seul but de parvenir au meilleur texte qui soit. C’est la raison pour laquelle la rencontre de l’auteur est aussi importante que la lecture de son texte, afin de nous assurer de l’envie mutuelle de travailler ensemble.

C’est primordial, sans cette confiance réciproque, l’édition du texte est vouée à l’échec.

GVL     Vous avez dernièrement collaboré avec  des auteurs aux styles totalement différents.
Votre méthode de travail a-t- elle été la même avec ces  auteurs ?

Avec chaque auteur c’est différent, peu importe le genre de texte qu’il ait écrit. On me demande souvent : « comment souhaites-tu que l’on procède ? » Je ne souhaite pas que l’on procède de telle ou telle manière, je m’adapte à chaque auteur, et ensemble, nous trouvons une méthode de travailqui nous convienne à tous deux.
Le travail de fond sur le texte reste le même quel que soit le genre choisi par l’auteur.

Bien sûr, pour un polar, nous allons focaliser plus particulièrement notre attention sur la cohérence, la crédibilité de l’intrigue, l’enchaînement des faits, et travailler à la manière d’un enquêteur, presque. Souvent, les auteurs connaissent tellement leur histoire par cœur qu’ils oublient que le lecteur n’a pas telle ou telle information en sa possession à tel ou tel passage, et que cela ne permet donc pas une bonne compréhension, ou à l’inverse, que cela guide le lecteur trop tôt sur la bonne piste.

C’est ce regard extérieur que nous essayons de leur apporter.

GVL : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

 Il me semble que l’offre n’a jamais été aussi florissante et variée en matière de polar. On ne peut que s’en réjouir !

GVL : Comment voyez-vous l’avenir de votre métier? Quelles évolutions avez-vous constaté ces dernières années ?   

 Je suis un peu « jeune » dans ce métier pour prétendre avoir constaté des évolutions… Je vais donc plutôt me concentrer sur ce que j’aimerais pour l’avenir pour notre propre maison d’édition : continuer à développer des partenariats avec des libraires passionnés, curieux et enthousiastes à l’idée de tendre la main à des auteurs et éditeurs peu connus.

GVL :   Comment appréhendez-vous l’avenir du livre?

Pour moi, il n’y a pas de sujet : le livre est et sera toujours là, quelle que soit sa forme, je n’ai aucune inquiétude.

GVL : Qu’elle est votre position par rapport au numérique ?

 Je suis intimement convaincue que numérique et papier peuvent cohabiter sans se porter préjudice. Certains lecteurs ne lisent que des livres « papier », d’autres ne lisent qu’en numérique, et d’autres encore lisent sur les deux supports. Et alors ? L’essentiel n’est-il pas le contenu plutôt que le support ? Il me semble que le plus important est qu’un texte rencontre ses lecteurs.

Mais pour que le numérique ait réellement une chance de « marcher » en France, il faudrait que tous les éditeurs jouent le jeu. Comment voulez-vous que ce marché se développe quand on propose la version papier à 20 € et la version numérique à 14 € ?

Aux éditions Inspire, nous proposons tous nos romans à la fois en papier et en version numérique, mais le prix de l’e-book ne dépassera jamais 5 €, nous y tenons tout particulièrement, pour permettre l’accès à la lecture à tous.

GVL : J’aime aussi beaucoup votre position sur le numérique. Nous partageons cette opinion que les éditeurs abusent. Oui un ebook ne devrait pas couter plus cher qu’un livre de poche.

 Je suis ravie de voir une bibliothécaire qui partage cet avis !!!

GVL :  Quels sont vos écrivains préférés et 2-3 romans que vous nous conseilleriez ? ( ça peut être les auteurs avec lesquels vous avez collaboré)

Je vais vous décevoir… mais mes écrivains préférés ne sont pas forcément des auteurs de polars… Ils sont d’ailleurs tous russes, Tolstoï, Dostoïevski, Pouchkine, et Tchekhov pour son œuvre théâtrale.

Quels romans vous conseiller ?… Nous venons de publier un très bon thriller politique, « Meurtres en haut lieu », d’Hubert Letiers, qui fait la part belle à la corruption dans le milieu du pouvoir, et publions le 5 octobre prochain « Là- haut les anges » de Chris Roy, un thriller psychologique entre satire sociale et polar féministe. Pour les passionnés d’histoire, viendront en novembre « 1789, l’été de sang » de Frédéric Michelet, un thriller historique avec pour toile de fond la Révolution Française, et « Le suicidé de La Ricamarie » de Marc Wluczka, qui mêle la seconde guerre mondiale et le passé minier de Saint-Etienne. Je ne pourrais pas choisir entre les quatre, nous fonctionnons au coup

de cœur, je vous l’ai dit !

Et dernièrement, j’ai lu un excellent polar que je vous conseille aussi, « Société noire », d’Andreu Martin (chez Asphalte), qui traite des triades à Barcelone, et dont la composition est excellente.

GVL :  Une anecdote à nous raconter ?

Quand j’étais jeune, j’étais persuadée de vivre dans un roman d’Agatha Christie (mon premier auteur de romans policiers, évidemment !) et d’avoir les mêmes talents qu’Hercule Poirot (dès que je sentais que quelque chose était louche, je retenais le numéro d’immatriculation du véhicule, juste au cas où…).

Ceci a valu à mes parents de téléphoner aux gendarmes un soir de 15 août, car j’avais vu beaucoup de véhicules monter dans le village au-dessus du nôtre, ils s’arrêtaient, repartaient, des gens sortaient avec des lampes de poche sans faire de bruit. Bref, il y avait un trafic de drogue dans ma campagne… Et j’étais parvenue à convaincre mes parents cette fois !

Au final, après avoir raccroché, mes parents se sont souvenus que c’était « La nuit des Hulottes », une randonnée nocturne organisée par mon village une fois par an pour voir tous les animaux de ma campagne, cerfs, chouettes, etc. Ils ont rappelé la gendarmerie un peu honteux…

GVL :   Un coup de gueule à lancer ?

Oui ! Un coup de gueule contre l’hyper bestsellerisation de la littérature.  Aujourd’hui, nous lisons beaucoup, mais nous lisons tous le même livre, c’est tellement triste ! J’aimerais donc dire :
– aux lecteurs : osez sortir des sentiers battus, faites-vous conseiller par votre libraire, vous verrez qu’il existe de vraies pépites qui ne sont pas dans le Top 10 des ventes…
– à la presse et aux médias : un peu de courage ! Fred Vargas et Amélie Nothomb n’ont pas besoin de vous pour vendre leurs livres, nous oui !

GVL : J’apprécie votre coups de gueule !  C’est mon crédo aussi, même si en tant que bibliothécaire j’ai de plus en plus de mal à faire acheter à mes collègues, dans leur établissement respectif, des nouveaux auteurs publié par des nouvelles et petites maisons d’éditions. C’est un travail quotidien et je m’évertue de ne point y déroger. 

C’est super de faire ça, je trouve que c’est tellement important pour ne pas arriver à une uniformisation de la culture…

GVL : J’ai une dernière précision , un dernier point (enfin pour l’instant) 😉, vous nous parlez, en début d’interview, de votre formation théâtrale. Pourriez vous me préciser en quoi celle-ci a été une vraie révélation pour vous ?

Eh bien avant cette formation je pratiquais le théâtre en amateur, et j’avais envie de passer à la vitesse supérieure… Le théâtre prenait de plus en plus de place dans ma vie. Avec cette formation (à l’Atelier International de théâtre Blanche Salant à Paris), il est devenu presque vital. C’est difficile de vous expliquer pourquoi c’est une révélation, c’est simplement qu’il est devenu un besoin.

GVL : Pratiquez-vous le théâtre et à quelle dose ?, Quelle place prends cet art dans votre vie ? 

Ces quatre dernières années, je crois que je faisais entre 20 et 30 heures de théâtre par semaine, entre les cours, les répétitions, les entraînements de Kathakali (une danse indienne ancestrale qui impose une grande coordination et une maîtrise du rythme, et qui est donc un excellent outil de travail sur le corps, ce qui est primordial pour l’acteur) ; à cela s’ajoutent les pièces que j’allais voir, et bien sûr tous les moments où j’y pensais (presque tout le temps en fait ; quand on travaille un rôle, c’est 24 heures sur 24). Depuis, j’ai un peu baissé le rythme afin d’être plus disponible pour la maison d’édition…

GVL : Et que vous apporte-t-il (en plus) dans votre métier d’éditrice. 

J’ai commencé cette formation avant de créer ma maison d’édition ; les deux sont extrêmement liés puisque la maison d’édition est née – entre autres – de mon désir de liberté, de maîtrise de mon temps (c’est un luxe) ; je souhaitais avoir une grande flexibilité dans mon travail, afin d’être disponible pour les projets théâtraux qui m’intéressaient, et trouver une voie professionnelle qui m’animait réellement. Le théâtre m’apporte à moi, personnellement, il m’enrichit sans cesse et m’ouvre sur le monde. Je pense qu’être dans une bonne disposition d’esprit et de corps (ce que m’apporte le théâtre) permet d’être plus enthousiaste et dynamique dans son travail.

Mais il y aussi un lien assez intéressant entre le métier d’acteur et le métier d’écrivain, je m’en suis rendu compte en discutant avec Chris Roy sur la façon dont elle travaillait sur ses personnages. En réalité, c’était exactement la façon dont un acteur travaille sur un rôle, nous nous sommes aperçu que nous parlions le même langage ; pour une éditrice, c’est donc un réel atout afin de conseiller au mieux les auteurs et que mes mots leur parviennent sans détour.

 

GVL : Maintenant, auriez-vous aimé que je vous pose d’autres questions ?

  Il y en avait déjà beaucoup, non ? (hahaha) Plus sérieusement, vos questions étaient déjà très complètes, elles m’ont permis de dire tout ce que j’avais à dire (en tout cas pour aujourd’hui) !

 GVL : Peut-être auriez-vous aimé parler d’autres choses ? D’aborder d’autres points ?

  Non, mais peut-être une autre fois ? Pour un autre coup de gueule ou autre !  😉.

GVL : C’est votre dernier mot ?

Presque ! Je tenais d’abord à vous remercier pour cette interview bien sympathique !

Voilà mes derniers mots : lisez
inspirés !

GVL : Merci pour ces quelques confidences et toutes ces indiscrétions chère Audrey. 

C’est moi qui vous remercie, Geneviève, ça m’a fait très plaisir de vous répondre !

Voilà chères lectrices et chers lecteurs vous pouvez retrouver Audrey sur le site de sa maison d’édition :  Les éditions Inspire

Et Audrey a raison, lisez, lisez, lisez.


Et ce soir je reviens vous voir avec des indices pour trouvez notre nouveau livre caché dans le cadre de La millième chasse aux livres. Alors à ce soir…

 

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Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny


Bonjour. Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à

Osny.  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

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GVL : Alors Isabelle, d’où viens-tu ?

Du pays vert. Je suis née à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

A la maison, tout le monde lisait. Les goûts étaient très éclectiques.

 

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Simplement, naturellement. Il y a eu une période, tout de même, où on a dû freiner ma boulimie de livres. Je faisais passer la lecture avant tout le reste.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai suivi des études de sciences, Biologie, océanographie, environnement.

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Vocation tardive. J’ai découvert juste à la fin de mes études un métier qui conciliait sciences et lettres. Ô joie! Je suis devenue journaliste scientifique. Plus tard, j’ai bifurqué vers l’histoire des civilisations, toujours en tant que journaliste.
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GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Ah, le polar! Je suis tombée dedans très tôt, comme Obélix. D’abord avec le roman à énigmes et le roman policier classique, Edgar Alan Poe, Agatha Christie, Exbrayat… Puis j’ai découvert le roman noir, le policier social, le thriller et j’en passe. Je ne lis pas que du polar, loin de là. Mais il m’en faut toujours plusieurs dans ma PAL. C’est vicéral! Et maintenant que je fréquente ces lieux de perdition (dixit mon banquier) que sont les salons, quand je rencontre un auteur, je me précipite sur ses livres pour voir ce qu’il écrit.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

En ce moment, je lis les derniers livres parus des 24 auteurs invités à Polar’Osny. Donc je lis 2 à 3 livres par semaine.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier dans la journée, la nuit je passe au numérique pour lire sous la couette. Autre avantage du numérique: il allège les valises.

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 GVL : Parle-moi du salon.

Comment vous est venue l’idée de le créer?

 Quand j’ai publié mon propre roman policier, l’année dernière, j’ai rencontré l’équipe de la médiathèque de ma ville et on a organisé ensemble un chouette apéro littéraire. Pour le préparer, on a pris plaisir à papoter polar (on ne dira jamais assez l’importance du papotage, n’est-ce pas, Geneviève? Le papotage, c’est essentiel. De grandes idées naissent du papotage. Moi je dis: vive le papotage!). Bref, les bibliothécaires m’ont proposé de plancher avec elles sur un truc plus important. Or, j’avais papoté juste avant avec Lolo, une amie blogueuse et brodeuse, et on faisait le triste constat du faible nombre de salons dédiés au polar dans la région. ça a fait tilt: il fallait créer un salon du polar à Osny! On était tellement enthousiastes, on avait tellement d’idées que le salon est devenu festival.
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GVL : Avez-vous monté une assos. . Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Non. C’est la médiathèque d’Osny, la MéMO, qui est aux commandes pour le compte de la municipalité. Moi je suis chargée de mission.

 Dans notre dream team: les 2 Stéphanie, Florence et Fati de la MéMO, Cécile à la com d’Osny avec son équipe.

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polar osny

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Polar’Osny 

C’est court, les deux mots clé y sont. Et ça se retient facilement. ça a un petit côté cosy (ça se prononce « Polar au nid »).

GVL : Oh oui Polar au Nid, sympa effectivement. Sinon, dis moi…Comment prépare-ton un salon ?

Imagine un tonneau des Danaïdes qui se serait pris des tirs en rafales et serait percé de partout! C’est un boulot sans fin. Car si le salon n’a lieu qu’une journée (le 20 janvier) notre festival, lui, dure 3 semaines (du 6 au 31).  Les tâches sont très variées, depuis la préparation des tables rondes du salon à l’organisation des ateliers d’écriture dans les écoles de la ville, en passant par la distribution des programmes, le montage d’une grosse exposition, l’organisation du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar, la promo. En ce moment, je planche avec Cécile sur la préparation d’une seconde expo, Blogs en stock, qui met en avant 12 blogs polardeux.

GVL. Comment cherche-t- on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Avec culot et ténacité, sans forcément aller les chercher très loin. Grâce à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l’équivalent de la police scientifique pour toute la France) installé à Cergy, nous accueillons l’exposition Les sciences du crime prêtée par le musée de Melun. Le trophée de notre prix Osny & Clyde est créé pour nous et forgé par une école d’Osny, L’IFA Chauvin. On travaille avec l’association Le Labo des histoires, Grand Ouest, pour la partie Ateliers d’écriture. Notre partenaire libraire est la librairie Lettre et Merveilles, à Pontoise.

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GVL : Comment on le finance ?

La MéMO avait un petit budget au départ, et nous pouvions compter sur les infrastructures de la mairie. On a rempli plusieurs demandes de financement. Sachant que les réponses seraient longues à venir, on a conçu un programme à options. Lorsque l’on a su que la région Ile de France nous avait accordé une aide, on a validé certaines options. On espère que la DRAC fera de même… et que le programme s’étoffera encore! On a aussi des sponsors parmi les commerçants locaux. Ils offrent le petit déjeuner et le repas aux auteurs et aux blogueurs participants.
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GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Fébrile! Je commence à rêver du salon mais pour le moment je ne succombe pas au stress. J’enchaîne les tâches administratives et puis soudain une respiration, un temps de réflexion, une discussion… me remettent à l’esprit le but de tous ces préparatifs et donnent du sens à l’ensemble. Hier, Stéphanie D. de la MéMO et moi avons laissé la paperasse pour interviewer notre invitée d’honneur, Sandrine Collette, et la questionner sur son prochain roman. Jubilatoire! Je suis prête à abattre une forêt pour vivre des moments comme celui-là (on récupèrera le bois pour faire des livres). Cela n’empêche pas les montées d’angoisse. Et si une épidémie de grippe clouait nos 24 auteurs au lit? Si l’exposition était réduite en cendres avant l’ouverture? Mais je me dis que la peur n’ôte pas le danger, et l’angoisse reflue.

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GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Beaucoup d’énergie physique et mentale.  Pour éviter d’être vampirisée et d’y laisser mes forces, je n’ai pas abandonné mes autres activités. Dès que je peux, je poursuis l’écriture d’un second roman, je continue à faire du sport.

GVL : Comment choisi-t- on les auteurs invités ?

Au début de l’aventure, nous rêvions à voix haute en lançant les noms des auteurs que nous aimerions inviter. A chaque fois le nom de Sandrine Collette revenait, comme une évidence. C’était naturel de penser à elle en tant qu’invitée d’honneur.

Nous avons contacté d’autres personnes en faisant en sorte que plusieurs courants de la littérature policière soient représentés, polars historiques avec Jean-Christophe Portes, Jean-Michel Lecocq (mais il a plusieurs cordes à son arc)…, polars « policiers » avec Danielle Thiery, Didier Fossey, Fabrice Pichon…, polars humoristiques avec Stanislas Petrosky, Ciceron Angledroit… thrillers avec François-Xavier Dillard, polar futuriste avec Henri Duboc… polars régionaux avec Jean-Louis Serrano, polar noir avec Armelle Carbonel, polar fantastico-romantique avec Sandrine Roy, etc. Je connaissais certains des auteurs, rencontrés lors de salons. Beaucoup ont accepté de venir. Leur confiance me touche. Des amies blogueuses, Lolo encore, mais aussi Jessica Blet, ont relayé mes demandes auprès d’auteurs en dédicace. D’autres enfin ont eu vent du projet et nous ont contactés directement.

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GVL. Quelle est la logistique à mettre en place ?

Trois sites à aménager pour les manifestations: le forum des arts et des loisirs d’Osny avec un lieu dédié à la conférence de Bob Garcia (sur l’histoire du polar, à ne pas louper!). La MéMO, avec les 2 expos, un thé littéraire et le vote du prix Osny & Clyde (vote en ligne possible, ne vous en privez pas!!). Le château de Grouchy pour un Cluedo grandeur nature qui aura lieu le 13 à 20h. L’inauguration du 6 janvier nécessite aussi quelques aménagements. On a également un plan de communication tentaculaire.
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GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme.

 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?

« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

GVL : Isabelle…Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Très contente d’assister au retour du thriller géopolitique (mais était-il vraiment parti?). Côté Noir, je regrette parfois une surrenchère de gore, tortures glauquissimes et autres sévices un peu vaine, un soupçon d’acharnement à malmener ses personnages. Faut faire gaffe, quand même. Moi j’ai rencontré un de mes personnages dans la vraie vie, et il s’est vengé à sa manière! Mais c’est affaire de style, de dosage et de goût. Par ailleurs je suis frappée par la grande qualité littéraire de la production polardeuse. A bas les idées reçues!
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GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour rester dans le registre du polar, pas d’écrivain préféré mais de grands auteurs que j’aime beaucoup.

Côté polar classique, Fred Vargas.

Côté Noir, Hervé Le Corre.

Côté « socialthriller », Sandrine Collette, of course!

Des romans récemment lus et appréciés :

De cauchemar et de feu, de Nicolas Lebel (Nicolas, il faut que tu viennes l’année prochaine à Polar’Osny!!!),

La toile aux alouettes de Lou Vernet,

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg,

La fin des mystères, de Scarlett Thomas,

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes.

Merci pour ces quelques confidences, Isabelle et bravo pour ce bel investissement envers notre genre littéraire de prédilection.

Et vive Polar’Osny, pardon Polar au Nid

Mais pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

 Avec joie! J’aurai sûrement beaucoup de choses à raconter!

Et moi je te remercie pour ton soutien indéfectible. Cette ITW est très importante, pour nous. L’avenir de Polar’Osny dépendra de la fréquentation du salon, le 20 janvier. Gros enjeu pour moi aussi. Si ça ne marche pas, je me retire en Laponie. Il paraît que le grand Nord réussit aux auteurs de polar 

Vous pouvez chers lecteurs retrouvez plus d’info sur  ICI le site de Polar Osny

Ces dames du Noir, papotage avec Isabelle Chaulet de Livres en Citadelle


Aujourd’hui, je donne la parole à Isabelle Chaulet qui défend bec et ongles la culture et la littérature dans son petit coin de Gironde.

En effet, Isabelle est notre Madame Polar sur le Salon Livres en Citadelle de Blaye.

Mais plutôt qu’un long discour, faisons plutôt sa connaissance.

 


Bonjour. Isabelle
Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à Blaye Aussi je voudrais que tu nous parles de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.



 GVL : D’où viens-tu ?

Je viens de Haute-Vienne dans le 87, SAINT-YRIEIX-LA-PERCHE tout prés de Limoges pour te situer.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

A la maison pas de lecteur hormis le journal et moi-même je n’étais pas vraiment attirée par la lecture. Il y avait les lectures obligatoires de l’école et parfois Pagnol ou Gaston Leroux, hehe finalement j’aimais déjà les polars !!!

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

La lecture était un signe d’intelligence. Tu sais Geneviève, j’ai 51 ans et les relations aux livres étaient un peu différentes lorsque tu compares avec aujourd’hui.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Ouh la la aucune, je me suis arrêtée aprés l’obtention de mon bac (pas assez scolaire et pas de place où je voulais aller)

 Ton boulot, vocation ou bien ?

Pour le travail il s’agit d’une opportunité forcément puisque je n’avais aucune formation et me voilà avec mes bagages en Gironde depuis 1986.

 

GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Le polar quand j’y réfléchis, a dû arriver très tôt dans mes choix car je te disais que j’adorais Gaston Leroux « Le mystère de la chambre jaune » mais je m’y suis replongée il y a quelques années, deux ou trois ans avec JACQUES SAUSSEY et là ce fut la révélation !

Alors j’ai dévoré tous les SAUSSEY, les FAVAN, les THILLIEZ et beaucoup d’auteurs encore

… Les Norek, les Tackian…

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par an

Alors là c’est variable, en vacances ça peut aller jusqu’à 3 par semaine mai sinon 1 tous les 15 jours en moyenne (surtout si je n’accroche pas) tu ne le sais certainement pas mais je me lève très tôt le matin donc les après midi lorsque je rentre du travail, c’est la sieste, ensuite je m’occupe de Livres en Citadelle et un peu de travail de maison. Le soir donc je bouquine mais le livre me tombe rapidement des mains. Heureusement il y a les week-end !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier, je me pose souvent la question de savoir si j’aimerai le numérique mais finalement je n’ai jamais essayé. A vrai dire j’adore le plaisir que procure un livre papier. Je peux l’emmener partout sans risque de ne plus avoir de batterie et puis sincèrement j’éprouve un vrai bonheur lorsque je peux le faire dédicacer !

.

 

GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Le salon fête sa 25 ème année, je ne suis pas à l’origine de sa création. Je suis arrivée il y a 4 ans dans l’association PREFACE et depuis 2 ans j’oeuvre pour que le salon prenne de l’ampleur et soit reconnu. Je souhaitais cette année développer l’offre polar parce que j’adore ça et la proposition a été acceptée par l’équipe.

Je voulais des noms qui claquent comme dans tous les grands salons et j’avoue que cette année, je suis gâtée puisque nous aurons OLIVIER NOREK, JACQUES SAUSSEY, CLAIRE FAVAN, SYLVAIN FORGE, NICO TACKIAN et bien d’autres encore puisque nous sommes un salon généraliste.

GVL : Avez-vous  monté une assos.

 Comme je te le disais à l’origine il y a l’association PREFACE

GVL : Quel est le but de votre assos ?

Organiser le salon tous les ans le 2éme week-end de décembre

et également proposer des apérauteurs depuis cette année pour faire connaître des auteurs locaux.

Faire entrer la littérature dans tous les foyers.

GVL : Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Pour la littérature générale nous sommes 7 dont 2 nouvelles recrues cette année et 2 en prévision.

L’idéal est que chacun trouve sa place.

 Il y a aussi de mes copains de la littérature générale qui sont:
Sophie, la libraire,
Sandra,  Patricia,  Elina, Laurent,  Martial et Vincent

.GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Livres en Citadelle ?

Livres en citadelle s’est imposé de lui même puisque nous sommes au centre de la ville de Blaye et au coeur de la citadelle Vauban.

La première idée était « Livres en citadelle la lecture libérée » mais beaucoup trop long donc Jean Marc LAPOUMEROULIE dit Lapoum écrivain de littérature jeunesse, a décidé que ce serait Livres en citadelle tout simplement!

GVL : Comment prépare-ton un salon ?

Alors ça c’est une question à multiple tiroirs et la réponse n’est pas simple.

Dans un premier temps essayer de savoir quel orientation donner au salon puisque nous sommes généralistes même si nous nous refusons d’avoir un thème précis alors j’entends par exemple faire venir plus d’auteurs polar ou plus d’auteurs régionaux avec une maison d’édition particulière…

Trouver et convaincre les auteurs et parfois c’est le parcours du combattant car les attachés de presse freinent parfois ou ne transmettent pas la demande à l’auteur ! Et oui ça arrive.

Trouver les fonds, ça c’est un travail d’une année en parallèle à tout le reste qui incombe à notre Président Jean-Christophe qui fait ça divinement bien. Remplir cette montagne de dossiers dans les temps. Un travail titanesque.

Une fois que nous avons nos auteurs, qu’ils ont accepté, il faut organiser leur venue; les loger, les transporter, les nourrir.

Prévoir des réjouissances comme des dégustations de vins car la région y est propice, de plus nous avons le partenaire idéal pour cela le syndicat des côtes de Blaye qui nous soutient depuis des années.

Essayer de rassembler le plus d’acteurs possible pour faire du salon une joie pour toutes et tous. Etre à la hauteur des espérances de chacun.

Et enfin la communication, le nerf de la guerre, nous avons de la chance maintenant avec tous les supports internet, c’est un atout dont il faut profiter.

Merci à toi Geneviève d’avoir pensé à nous.

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Jean-Christophe rempli une montagne de dossiers, la région, le département, la communauté de commune de Blaye et de l’estuaire, lattitude Nord Gironde mais comme je le disais plus haut, nous avons également pour partenaire, la ville de Blaye, sans elle, rien ne serait possible, le syndicat des côtes de Blaye, EDF, ECLA, FCPE, l’éducation nationale, le centre hospitalier de Blaye, l’association ARCHOS, ZINZOLINE qui cette année nous a fait notre affiche  l’UTL et enfin le Crédit Agricole.

Tous sont exceptionnels et sans leur soutien l’association PREFACE n’aurait pas cette joie de proposer un salon dans notre magnifique citadelle.

 

GVL : Comment on le finance ?

Les partenaires cités plus haut nous allouent des subventions.

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ?

Terriblement stressée, l’excitation viendra un peu plus tard !!!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

De l’énergie, il en faut encore et toujours. Cela représente le travail d’une année, tous les jours et parfois les samedi et dimanche. Un exemple, pour 2018, j’ai déjà des demandes !

Nous sommes tous impliqués pour que le projet voit le jour. Et je remercie tous les amis qui font partie de l’asso. C’est une belle aventure.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

Le choix se fait naturellement suivant les lectures de chacun, l’orientation que nous aimerions donner. Avec Laurent, ma moitié,  qui fait aussi partie de l’association, nous aimons aller à la rencontre des auteurs sur les salons ou lors de dédicaces dans des librairies et parfois nous faisons des rencontres exceptionnelles.

 GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

C’est une questions difficiles car j’ai peur d’oublier des choses.

La réservation du matériel, l’impression des affiches, flyers,
le transport, l’hébergement et la restauration des auteurs et des bénévoles, la recherche de mains supplémentaires pour les transports vers la gare ou l’aéroport qui ne sont pas tout prés, la communication sur les réseaux et sur le site. L’organisation d’événements en amont du salon, rencontre en bibliothèque, médiathèques, château et cette année l’Université du Temps Libre.

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Oui j’ai bien compris, tu es très curieuse.

Comme tu l’auras compris notre salon se divise en deux, une partie jeunesse et une partie littérature générale. Les deux salons se passent dans la citadelle à deux endroits différents LIVERNEUF pour les petiots et LE COUVENT DES MINIMES pour les plus grands.

Cette année la littérature jeunesse organise 110 rencontres dans les écoles du mercredi au vendredi. Les rencontres de la  littérature générale débutent dés le jeudi à 19h avec un auteur de BD, Philippe LOIRAT à la maison des vins de Blaye,

le vendredi soir à 19h avec Michel MOATTI  à l’UTL à l’ancien tribunal de Blaye,

toujours le vendredi à 19h30 Jacques SAUSSEY à la bibliothèque de Cartelègue,

et enfin pour le vendredi soir 19h30 au château PEYREYRE notre hôte Jean-Luc BUETAS recevra Amélie ANTOINE,

Le samedi matin une rencontre à 10h30 à la bibliothèque de Blaye avec Claire FAVAN

et enfin le dimanche matin à 10h30 une rencontre petit déjeuner au Couvent des Minimes avec Olivier NOREK et Niko TACKIAN.

Le salon ouvre ses portes le samedi 09 de 14h à 18h s’en suit l’inauguration. Le dimanche ouverture à 10h jusqu’à 12h et de 14h à 17h.
….

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Je pense que l’intérêt du public va crescendo. Nous avons une offre qui nous permet de choisir le degré de noirceur avec des auteurs tous aussi géniaux les uns que les autres.

 

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Jacques SAUSSEY forcément, c’est grâce à lui que j’ai connu le polar.

Mes  romans, dur dur, ouah le choix est difficile.

 Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques SAUSSEY

Dompteurs d’anges de Claire FAVAN

Dans les brumes du mal de René Manzor

Quand sort la recluse de Fred VARGAS

La nuit n’est jamais complète de Niko TACKIAN

 

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Et bien je n’en trouve pas, mais je vais te dire un truc, les auteurs ont promis qu’il allait mettre le feu !!! alors là j’aurai peut-être une anecdote à te raconter.

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

La culture malheureusement à de moins en moins sa place et il est dommage de restreindre les subventions faites au manifestations.

GVL : Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

Geneviève ce n’est pas notre premier salon, nous sommes présents depuis 25 ans !

GVL : Oups oui, pas le premier mais notre premier et votre 25e, mais serais-tu partante pour nous reparler de tout cela après ? 😜

Et…Oui !  Je veux bien revenir vers toi pour te raconter le déroulement du salon, notre 25ème édition, alors on se revoit bientôt???

GVL : Oh oui, on se revoit bientôt, Isabelle, car je crois savoir que certaine de nos flingueuses vont sans doute chasser sur tes terres prochainement. Et que de ton coté, tu vas favoriser cette chasse.

Et encore merci pour ce petit papotage chère Isabelle.

Alors m’hésitez pas chères lectrices et cher lecteurs,

Si vous êtes en Gironde et du coté de Blaye.

Tous à Livres en citadelle.

Les 9 et 10 décembre prochains.

Ces dames du Noir : Papotage avec une amies, Isabelle Cérutti


Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec une jeune femme que j’adore et qui est devenue un vraie amie. Une fille réservée et discrète mais d’un dynamisme fou.

J’ai nommé Isabelle Cerruti

Bonjour Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour d’un certain salon du polar  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

GVL : D’où viens-tu ?

De Lorraine (ah je n’ai plus droit de le dire ce mot là), tu sais là bas, à l’Est de la France, où il fait froiiiiidddd les hivers, plus exactement d’un tout petit village d’environ 300 habitants : Arraye et Han, à mi chemin entre Nancy et Metz.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

J’étais la seule à lire à la maison. Mes parents n’avaient pas du tout le temps. J’empruntais tous les livres dans les bibliothèques de mes tantes.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

La lecture était un signe de culture et d’intelligence dans ma famille. Euh en me regardant, y’a un loupé quelque part hihihi

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Formation bac + 2 (DUT Gestion des Entreprises et des Administrations), en passant par une filière scientifique pour le bac. Je voulais faire une filière « littéraire » mais à l’époque, c’était très très mal vu, pas du tout conseillé par les profs et très fermé. Un peu forcé de suivre cette filière par le personnel enseignant et la famille.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

Opportunité et je m’y plais depuis 13 ans (j’ai la chance de bosser dans une grosse entreprise française et de changer de poste tous les 4 ans, je bosse dans la filière RH). J’aurai aimé vivre de ma passion des livres, d’ouvrir une librairie, mais c’est tellement hard, que je n’ai pas encore osé franchir le pas. Qui sait un jour ?

GVL Dis moi, pourquoi le polar ?

Ça a commencé très jeune avec du Mary Higgins Clark (fallait bien commencer par quelque chose! ), des petits livres avec enquêtes mais ma révélation a été en 2004 quand Franck THILLIEZ a sorti « Train d’enfer pour Ange Rouge ». Depuis je n’ai plus quitté le monde du polar.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

Ca peut varier à 2 par semaines…fais le calcul par an du coup héhéhé mais depuis début septembre, impossible de lire un livre, au bout de 10 pages je n’accroche pas et pourtant je sais que les livres sont bons. Une petite pause s’impose.

 

GVL : Ah oui, j’ai connu ça ! Là, oui pause obligatoire ! Mais dis-moi,  lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier !! Je me mets un tout petit peu au numérique, mais vraiment légèrement, très légèrement.

 

GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Le salon « Seille de Crime » !!!

GVL : Oui « Seille de Crime » ou un autre si tu préfères

Le salon « Seille de Crime » !!!

Tout simplement j’ai vécu 7 années dans le Nord (là haut!) et j’ai découvert plein de petits salons (dont celui du Salon du Canard Policier de Dainville). En rentrant en Lorraine, je me suis dit « et pourquoi pas moi ? Pourquoi pas ici ? »

Ici, aucun salon spécialisé dans le Polar.

Alors j’en ai parlé à quelques auteurs (qui m’ont dit OUI tout de suite!), j’en ai parlé aux élus de la commune (qui m’ont suivi dans ce projet fou). Bref que des encouragements pour se lancer dans cette belle aventure en 2015.

 

GVL : Avez-vous  monté une association pour soutenir le projet ?

Oui forcément pour pouvoir être le plus indépendant possible et le plus clair pour nos partenaires, c’est l’Association « Seille de Crime ».

GVL :  Quel est le but de votre assos ?

Organiser le Salon du Polar « Seille de Crime » tous les 2 ans, amener la littérature en milieu rural et dynamiser notre territoire.

GVL : Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

L’Association a 3 membres officiellement, mais beaucoup de bénévoles les jours J. Et je ne saurai les remercier assez pour TOUT.

Sans eux, le Salon ne pourrait avoir lieu, leur aide m’est précieuse ! Nous formons une super équipe de choc !

 GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Seille de Crime

Une discussion entre le maire du village et moi. On parlait de « Scènes de Crime » … et c’est parti sur « Seille de Crime », car nous avons un cours d’eau, la Seille, qui borde le village. Ça fait un joli jeu de mots.

GVL : Oh oui, c’est très joli du coup « Seille de Crime ».

 GVL : Mais sinon….Comment prépare-ton un salon ?

Pouahhh la question de fou !! Je sais même pas par quoi commencer … Alors essayons d’être ordonnée hihi

GVL : Oui commence par le commencement ! lol

Déjà convaincre les auteurs (que je lis) de me rejoindre dans cette folle aventure (d’ailleurs je remercie les 21 auteurs de la 1ère édition, qui n’ont pas eu peur de me dire ouiiiii, on ne savait même pas où on allait hihihi). Ensuite avoir le budget (le nerf de la guerre!). Il faut être très organisé et rigoureux pour monter les dossiers car il y a beaucoup de délais à respecter. Il faut savoir où chercher aussi.

La communication sur le Salon est très important. Donc je suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour dynamiser le Salon, le faire connaître et donner envie aux personnes de venir.

Et ce Salon surtout, c’est le rassemblement de toutes les forces vives du territoire, de toutes ces personnes qui apportent leurs expériences à ce projet.

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Pour notre 1ère édition ça a été plus laborieux, car nous n’avions aucun contact.

Donc on cherche des contacts, du « comment faire », grâce aux personnes qui nous entourent, grâce à leurs réseaux …

C’est une mobilisation de toutes les personnes actrices du territoire, qui veulent le dynamiser, qui se met en place.

Nos partenaires : les communes d’Arraye et Han et Nomeny, la Communauté de Communes Seille et Mauchère Grand Couronné, Le Département 54, la Région Grand Est (nous attendons encore leur retour sur notre dossier). Il y a aussi SUEZ Environnement, la SNCF, Cultura, la Médiathèque de Delme et la Gendarmerie Nationale.

Des partenaires aussi côté logistique : le foyer rural d’Arraye et Han et l’Association Jeunesse et Territoire.

GVL : Comment on le finance ?

On cherche déjà des partenaires publics via des subventions, qui s’amincissent au fur et à mesure des années pour toutes les Associations. Grrrrrr

Et puis on va à la rencontre de partenaires privés, qu’il faut convaincre via des  interventions en conseil d’administration, des rendez vous …

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ? Excitée !!!!

Very excited !!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Plus d’un an de travail car j’y travaille depuis août 2016 pour avoir déjà les auteurs que je souhaite. C’est une mobilisation de tous les jours depuis le début de l’année. Je dis MERCI A INTERNET car sans ça, je ne sais pas comment j’aurai fait. Je travaille les soirs, et même très tard, les nuits.

Un énorme MERCI à Céline qui m’aide dans les montages de dossiers de subventions, dans toutes les relectures de doc …

Nous souhaitons que le Salon soit à notre image, convivial, où tout le monde s’y sent bien. L’accueil des auteurs et du public est primordial à nos yeux, il en va du succès et de la réputation de Seille de Crime.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

 

Les auteurs que je lis dans un 1er temps et les auteurs qu’on me conseille. Quand je peux, j’adore aller à leur rencontre dans les Salons pour échanger. Le feeling est important.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

WAOUH vaste question !! t’es bien curieuse hihi

GVL : Ben tu me connais maintenant, la curiosité c’est ma principale qualité !

Je te balance tout comme ça héhé : location de salles, sons, lumières de ces salles, location de chapiteaux, de chauffage, création et distribution affiches et flyers, logistique sur le concours de nouvelles (création du prix, impression de toutes les nouvelles dans un recueil, …), préparation de l’apéro lecture, accueil des auteurs (hébergement, achats billets TGV et organisation de leurs transports), rencontrer les traiteurs et food trucks, gérer toute la décoration de la salle (qui fait ambiance polar ! Donc il faut chercher de la déco partout), faire les demandes auprès des services concernés pour mettre nos banderoles et pancartes sur les axes routiers et aller les poser (lol), chiffrage des banderoles, relation avec les Assoc pour la tenue d’une buvette,  ….

Cette année, un peu plus de travail, car nous avons organisé 2 animations en amont du Salon : des murders partys et un spectacle d’impro sur le thème du polar bien sûr.

Je dois certainement en oublier tellement il y en a .. Désolé !

GVL :  Pas de soucis Sauf… qu’en fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

 J’ai bien vu héhé

Je pense avoir tout dit dans les questions précédentes.

Si ça peut motiver d’autres personnes passionnées comme moi à se lancer dans l’organisation d’un salon, bah vous voyez c’est possible. Si y’a la passion, lets gooooooo. Lancez vous et faites vivre les livres et les auteurs où que vous soyez !

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

 Le polar a de beaux jours devant lui car on a la chance d’avoir de très très bons auteurs en France.

Et l’ambiance entre les auteurs et leurs lecteurs est juste exceptionnelle.

Même si le thème est assez noir, beaucoup de lecteurs s’y intéressent … on devrait peut être se poser la question de savoir si on est bien dans notre tête.

Faudrait peut-être envisager une thérapie de groupe hihihi

GVL : Ton écrivain préféré ? Et cinq romans que vous nous conseillez que tu aurais lu dernièrement?

Franck THILLIEZ c’est grâce à son écriture que je me suis ouverte au polar.

5 romans ….pfffff …c’est hard, y’en a tellement des bons !

– Rêver de Franck THILLIEZ (car je n’ai pas encore lu son dernier … rooo pas bien… à chaque nouveau titre, son écriture m’impressionne toujours autant et je me demande jusqu’où il va aller)

– Le Village des Ténèbres de David COULON : une tuerie !! et une nuit blanche surtout

– Le Purgatoire des Innocents de Karine GIEBEL : impossible de reprendre un nouveau livre après, il fallait le digérer

– Les Voies de l’Ombre des CAMHUG : 1500 pages dévorées en qq jours pendant mes vacances en famille, que j’avais lâchement abandonné du coup

– Toute la série avec Erica Falck et Patrik Hedström de Camilla LACKBERG

Ayé, ça en fait 5 !

J’ai droit encore à 5 ? hihihi

GVL : Tu as tous les droits Isabelle !

En fait, j’ai envie de te citer un livre de chaque auteur que j’invite à la 2ème édition de Seille de Crime, car s’ils sont là, c’est que j’ai kifféééééé leur écriture !!!

J’ai été que très rarement déçue par mes lectures, j’ai mes auteurs fétiches, je suis également les conseils de blogueurs.

 

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

A la 1ère édition, certains auteurs m’ont avoué avoir eu très très peur en sortant de la gare. Ils ont pris une voiture pour arriver jusqu’au Salon, et j’imagine bien que la route ne faisait pas trop envie, tellement on est perdu au fin fond de la campagne. Ils avaient peur de perdre leur temps (et je les comprends) et puis finalement à la fin de la journée, ils en étaient ravis. OUF !!!

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !  Mais je n’ai pas le droit de m’étaler sur le sujet publiquement en tout cas. Je suis en colère contre « cette institution », qui nous casse depuis notre 1ère édition, qui nous impose des choses (que je ne mettrai jamais en place, car ça ne reflétera pas l’image que nous voulons pour notre Salon), qui dévalorise notre com’, nos auteurs … Bref pour 2019, je laisse tomber cette « institution ».

Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon.

(euh c’est pas notre premier !! hihih)

GVL Alors du deuxième ? Et longue vive à Seille de Crime 

Tout sera en ligne sur notre site https://seilledecrime.fr/ et notre page FB https://www.facebook.com/polararraye/

 

Vous pouvez effectivement , cher lecteur zé lectrices, retrouvez toutes les info ci-dessous.

Site internet https://seilledecrime.fr/

Page FB https://www.facebook.com/polararraye/?ref=bookmarks

Programmation https://seilledecrime.fr/programme-2017.php

Le salon se déroule sur 3 jours : des 24 au 26 novembre 2017, le 26 c’est la journée dédicaces avec tous les auteurs, les autres jours ce sont des animations (genre apéro lecture, remise du prix Seille de prix à l’école gagnante du concours de nouvelles et tables rondes)

Et tous à Seille de crime .

Ces Dame du noir : Papotage avec Sylvie Kowalski


Aujourd’hui j’ai la chance de recevoir Sylvie Kowalski.

Sylvie est une des organisatrice du futur salon LE POLAR DANS TOUT SES ECLATS

Qui aura lieu les 11 et 12 novembre prochain à dOzouer le Voulgis dans le 77.

Geneviève : Bonjour Sylvie
Il y a quelques temps nous papotions  autour du salon du polar D’OZOUER LE VOULGIS, LE POLAR DANS TOUT SES ECLATS.
Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.
Mais avant cela , j’aimerai que tu te présentes un peu à nos lecteurs.
 

Sylvie : Bonjour Geneviève. Je suis ravie d’être une de tes dames du noir.

GVL : Alors Sylvie, d’où viens-tu ?

D’une commune de Seine-et-Marne

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Énorme par exemple, chez mes frères et sœurs tu vas aux toilettes et là c’est bibliothèque (faudra que je t’envoie la photo de mes toilettes ha ha ha ha) Sérieusement, ma mère me disait souvent « pose ce livre et viens faire ceci ou cela »…  on ne sortait pas, peu de télé donc lecture.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Nous lisions tous beaucoup ma mère c’était « Nous Deux » et des romans, mon père « Système D » et des polars. Nous avons commencé par la bibliothèque rose puis verte puis…… Aux fêtes, anniversaires, Noël, nous avions des livres. Aujourd’hui encore, j’envoie des livres à ma mère (avec des fleurs) et je donne mes revues à ma sœur, échange de livres entre nous. Au travers des livres on échange des histoires.

 GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

CAP Sténodactylographe imposé les lettres pas les chiffres. C’était la grande mode donc taper à la machine et 120 mots à la minute en sténo !!

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

Non je n’avais pas trouvé ma voie. Le  hasard embauchée à 17 ½ à EDF-GDF test d’embauche dictée de St Exupéry ouf quand tu lis tu ne fais pas trop de fautes …. Puis évolution dans l’entreprise pour me spécialiser dans le Gaz on m’appelait « la gazinière » j’ai peur de l’électricité !! Et sur le tard je me suis éclatée dans mon boulot en tant que commerciale avec les chauffagistes et fabricants de chaudière.

 GVL Dis moi, Sylvie, pourquoi le polar ?

Le polar mais pas que. Je me suis rendue compte que ces dernières années c’est ce qui remplissait le plus ma bibliothèque. J’aime les intrigues, les histoires fortes du coup le suspense ou le thriller me correspondent bien.

 GVL : Mais alors ! Combien en lis-tu par semaine, par moi, par ans ?

Je ne compte pas, j’achète au coup de cœur. Niveau lecture je peux lire en 2 jours ou plus. En gros un ou deux par semaine si je ne suis pas trop occupée. Depuis que je côtoie les passionnés (site FB)  j’ai augmenté ma dose !!

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Numérique ça fait nombre et suis pas pote avec les chiffres. Mes livres c’est presque viscéral ça reste chez moi bon là j’ai dû faire du tri c’est dur, il faut de la place  !. Je me suis offert une liseuse cet été car je devais lire des livres qui sont en numérique. Côté pratique bien pour avoir la définition d’un mot, je garde le côté pratique de la liseuse pour le voyage, la plage ou autre mais je reste papier..

 

GVL : Ok Sylvie, Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Ah du coup là tu me vouvoies ?? T’as deux minutes ça va être long à raconter :

L’idée est venue en discutant via FB avec un jeune auteur Tolbiac Juillet qui a habité la même commune de seine et marne que moi. Et sur le ton de la boutade je luis dis et si je faisais un salon tu viendrais ? Ensuite j’en parle à mon mari, je me dis qu’il va trouver l’idée incongrue; il me dit c’est ton truc, je te voit bien, vamos.. J’ai rencontré Delphine Cingal qui est la marraine du salon ……de Neuilly Plaisance elle a aimé ma fougue et ma passion, m’a donné des conseils et m’a orientée vers un libraire. Du coup, j’ai contacté des auteurs, ai parlé de mon projet à la municipalité et commencé à tirer des plans. Il y a quelques années, je faisais partie d’une association et mon amie me propose de réveiller l’assoc. Du coup, je l’ai embringuée dans l’idée ainsi que 4 autres comparses.  Nous avions les auteurs, le local, le libraire, les bénévoles on démarre l’aventure via la page facebook et là comme des folles à suivre le nombre de likes. Depuis la magie, continue on attaque la ligne droite.

 

GVL : Vous avez donc monté une assos ?

Elle dormait, notre idée l’a réveillée !

 

GVL : Quel est le but de votre assos ?

Notre assoc concerne la culture sous toutes ses formes. Cela peut être une aprés-midi cuisine avec un chef col bleu, un cours d’art floral, une sortie. Pour l’instant l’Association ECLATS se concentre sur ce salon ensuite nous ferons peut  être un autre salon nous avons des tas d’idées. En tout cas un polar tous les 2 ans est prévu…

GVL :  Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

 5 actives mais nous avons des supporters !

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom : le polar dans tous ses Etats ?????

Alors pourquoi le polar dans tous ses Eclats tu veux dire ?

GVL : Oui, oui pardon dans tous ses éclats

Le polar dans tous ses Eclats…. Et bien !

Nous avons proposé  un choix de nom pour le salon et les personnes qui suivent notre page étaient invitées à voter et aussi à proposer un titre. Vu que notre association s’appelle Eclats le choix du « Polar dans tous ses Eclats » nous allait bien!

GVL : Comment prépare-ton un salon ?

En étant très très déterminée. Le premier libraire que j’ai contacté m’a découragée. Je me suis effectivement demandé si ce projet n’était pas un peu trop gros pour moi j’ai failli abandonner. Ensuite, je pense que la passion aide. 

 GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Pas toujours facile d’associer des personnes à un projet et surtout de demander des sous sous . Donc le partenariat s’est fait via l’apposition des logos sur notre pub en échange de services (peux pas tout dire c’est des surprises pour les auteurs). Par exemple la banque ne nous donne pas d’argent mais nous offre du matériel pour le salon.

GVL : Comment on le finance ?

Ah le nerf de la guerre. Nous avons un peu d’argent. Les partenaires nous aident (dons divers), sur place nous vendrons des marques pages, sacs logotés Eclats, au profit de l’assoc. Et surtout on négocie l’intervention des auteurs.

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Stress mais du bon stress. S’agit pas d’avoir un énorme bouton de fièvre le jour « J » !!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Si on est passionnée, on arrive à tout. J’avais tout prévu dans ma tête restait à le concrétiser avec les différents intervenants. Heureusement que je suis disponible et c’est un investissement de tous les jours. Les filles de l’Assoc. sont aussi très investies ainsi que notre entourage même la municipalité nous aide.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

Le parrain Ian Manook était un vrai coup de cœur, je l’avais rencontré lors d’un salon et ai acheté sa trilogie à chaque salon ! Ceux qui ont un attaché de presse, c’est très difficile surtout pour un premier salon. Les auteurs ont aussi un calendrier très bien rempli. Par le hasard, les lectures, les rencontres dans les salons, les auteurs qui te proposent un(e) pote. Pour ceux que je ne connaissais pas j’ai lu toutes les critiques et avis sur les sites internet. Il faillait aussi être dans le thème du salon !

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

3 choses essentielles : Avoir une salle, un libraire, des auteurs Ensuite penser à la communication, aux supports et aux partenaires.

 GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.
Peux t’en parler pendant des z’heures….

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Je pense que le polar prend une place de plus en plus importante. Les lecteurs étant demandeurs, les ventes augmentent donc certains plus médiatisés portent le genre (Chattam et autres). Un jour il y aura un polar primé par un grand prix j’en suis sûre !

 GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour ne froisser personne je choisirai un auteur hors salon. Bernard Lentéric Auteur français aujourd’hui disparu est je crois l’un des premiers auteurs de livre à suspense que j’ai lu dans les années 80 avec le King.

Lectures : L’Empereur des rats de Lenteric, Yerulgeldgger de Ian Manook,  Le gardien invisible de Dolorès Redondo, La maison aux esprits Isabelle Allende, Block 46 de Johana Gustawsson.

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Mon émotion quand un auteur te dit oui pour le salon quand un auteur accepte d’en être le parrain

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Les gens soyez curieux, achetez des livres lors des dédicaces, allez dans les salons, découvres de nouveaux auteurs enfin arrêtez d’acheter les n°1 des ventes y’en a pleins derrière…..

GVL : Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon

Ah oui mais comme je serais sur un nuage n’oublies pas de me le rappeler !!!

GVL : Compte sur moi !

Voilà, maintenant tous à Ozouer le Voulgis dans le 77.

les 11 et 12 novembre prochain

pour

LE POLAR DANS TOUT SES ECLATS

 

 

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.


Aujourd’hui c’est la millième de Collectif Polar aussi je voulais vous faire un beau cadeau. Et ce cadeau c’est Elena Piacentini en personne qui nous l’a offert en acceptant de répondre à quelques-unes de mes questions.

Allez c’est parti pour …

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.

GVL : Bonjour Elena,

Collectif polar ouvre ses portes aux entretiens d’auteurs et je suis ravie que tu sois parmi nos premiers invités.

Aujourd’hui je viens vers toi parce que tu viens de faire paraître aux éditions Fleuve, un nouveau roman : Comme de longs échos.

Mais avant de parler de ce nouveau titre, et même si je commence à te connaître un peu, j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs zé lectrices.

 Dis moi qui es-tu et d’où viens-tu ?

Elena : Tu commences fort avec tes questions philosophiques ! Je suis libre, maman, auteur, fidèle à mes valeurs, mon homme, mes amis, amoureuse de mon chat et de chocolat, passionnée, parfois rêveuse, parfois révoltée, gourmande… Je suis Corse et je vis à Lille qui est devenue ma ville d’adoption.

GVL – Ta définition me va bien ! Mais dis moi Eléna, le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

La vie, le monde, une infinité de mondes, un moyen d’aller à la découverte de ce qui est différent de nous, de mieux nous comprendre, de réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons être ou ne pas devenir. Et, bien sûr, lire c’est se laisser traverser par les émotions et faire provision de souvenirs. Quand un personnage nous a touchés, qu’il soit réel ou fictionnel, ne change rien à la puissance des sentiments éprouvés.

GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y a toujours eu des livres à la maison. J’ai grandi dans un petit village sans librairie. Il y avait le bibliobus, le club France loisirs, les livres prêtés, oubliés, commandés… Longtemps, pour Noël ou mes anniversaires, j’ai reçu des livres avec de belles reliures que je considérais comme des trésors. D’ailleurs pour notre mariage, nous avons fait une liste de titres de La Pléïade. Ma grand-mère, qui n’était pas allée beaucoup à l’école, les considérait comme un moyen de s’élever autant que de s’évader. Mes parents, qui sont aussi de grands lecteurs, m’ont dit qu’ils pouvaient m’emmener n’importe où : il suffisait de me mettre un livre entre les mains pour que je leur fiche une paix royale !

GVL -Maintenant parlant un peu de tes personnages.

Et commençons par le commandant Leoni et mémé Angèle. Comment on aborde en tant que femme un personnage aussi charismatique que Leoni ?

En amoureuse 😉.  J’ai créé un homme avec lequel je pourrais vivre de longues années sans éprouver de lassitude. Etant donné le nombre de nuits où je m’endors en pensant à lui, c’était une sage décision. Il possède des valeurs qui me sont chères, même dans ses silences, il a de la présence. Ses peurs le rendent solide et déterminé. Ses fragilités et ce qui fait qu’il est faillible sont la clé de son humanité. Et il possède un beau rapport aux femmes, teinté de respect, d’admiration, de tendresse avec, toujours, la volonté de les protéger même s’il reconnaît volontiers qu’elles sont plus fortes que les hommes.

GVL : Elena, parles moi de sa mémé, Qui est-elle ? Et pour toi que représente-t-elle ?

Sa mémé, c’est ma mémé, LA mémé. Je pourrais t’en pondre des pages sur Angèle. Pour faire simple, cette femme était une géante. Je l’ai aimée, elle m’a aimée. C’est rare, dans la vie, un amour inconditionnel. Cette grand-mère ne m’a pas été « donnée ». Nous nous sommes choisies. Si nous étions nées à la même époque, elle aurait pu être ma meilleure amie. Si j’avais été un homme, je serais tombé en amour… À sa mort, le monde m’a semblé froid, hostile. J’ai eu du mal à respirer. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle était encore là et le serait dans ce qu’elle m’a donné, la force qu’elle m’a transmise. Quand je tourne une cuillère en bois dans une sauce tomate, quand je plie un drap, elle est avec moi.

GVL : Je le disais en préambule tu viens de rentrer chez Fleuve, mais le commandant Leoni, lui n’y est pas allé ? C’est normal qu’il ne t’ait pas suivie ?

C’est normal et c’est voulu. Concerté et prémédité. Je ne suis pas partie chez un « gros » et Leoni non plus, ce n’est pas le genre de la maison. La démarche peut surprendre parce que c’est habituellement ce qu’il se passe. Mais cela ne me ressemble pas. En proposant ce manuscrit à un autre éditeur, j’avais dans l’idée d’explorer des pistes nouvelles en dehors de la série des Leoni et, c’est vrai, de m’ouvrir des perspectives plus larges. Sans trahir. Les aventures de Leoni étant reprises chez Pocket, il y avait une synergie intéressante avec Fleuve. Mais le plus important, c’est la rencontre avec celui ou celle qui va vous accompagner sur le texte. Et là, j’ai eu un coup de foudre pour Valérie Miguel-Kraak. Et je sais pour quelles raisons objectives parce que j’ai déjà vécu l’expérience avec Véronique Ducros et Au-delà du raisonnable. Pour le reste on peut gloser des heures sur le sujet, reste qu’au cœur de la machine, grosse ou petite, il y a des personnes qui savent faire leur job d’éditeur avec passion, et les autres. La différence, c’est juste une question de moyens et de visibilité. Dans les deux cas, je bénéficie d’une totale liberté. Si ma collaboration avec Fleuve peut permettre à des lectrices et lecteurs de découvrir mon travail chez Au-delà du Raisonnable et inversement, tant mieux. De toute façon, il y aura toujours des grincheux pour dédaigner les « petits » et snober les « gros » pour de mauvaises raisons. Derrière mon clavier, je reste la même. J’écris des histoires sans me la raconter. Mon père s’occupe de protéger les forêts, son travail, une mission dont je prendrai la suite, a plus d’impact à long terme que le mien.

GVL : Elena, avant de reprendre la mission de ton père, dis moi, chez Fleuve tu commences une nouvelle aventure ?

Je l’espère. La suite de Comme de longs échos est en cours d’écriture. Puis, il y aura un Leoni. Et après, il y aura… autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Mais je sais que j’ai besoin de défis pour avancer.

GVL : Parle-moi de ces nouveaux personnages. Moi, 3 m’ont marquée, Mathilde, Pierre, Adéle….

– Ah Adèle ! Adèle c’est l’enfant libre, vif et solaire, qui sommeille en chacun de nous. C’est le rayon de lumière de ce roman, celui qui permet d’éclairer d’autres facettes de Mathilde. En dehors de Pierre Orsalhièr, j’ai une affection particulière pour Albert Lazaret et son amour délicat, pudique et désespéré envers Mathilde.

GVL : Cette fois tu as une femme comme personnage central. Quels sentiments ça suscite en toi ? Est-ce plus facile de s’identifier ?

Je ne me suis pas posé la question. Ce n’est pas différent pour moi, d’animer un homme ou une femme. Je travaille sur les mécanismes psychologiques. Nous avons tous en nous une part masculine et féminine, il suffit de faire bouger le curseur dans un sens ou dans l’autre. Et certains hommes expriment plus de sensibilité que bien des femmes. Ce qui me semblait intéressant, avec Mathilde, c’est qu’elle déploie une grande énergie à nier ses peurs, à mater ses sentiments. Pierre, c’est un mec qui a pris de l’altitude au sens propre comme au sens figuré et qui a un rapport charnel à la nature. Il a les idées claires, il est en paix avec ses émotions, ce qui n’est pas le cas de Mathilde. Dans le fond, je me sens plus proche de Pierre 😉.  Même si j’ai une grande tendresse pour Sénéchal et que j’ai envie de lui donner un coup de pouce pour qu’elle réussisse à franchir une étape.

GVL : Quel plaisir est-ce que de recommencer une nouvelle histoire ? Et de créer de nouveaux protagonistes ?

C’est un plaisir, disons… masochiste ! On repart de zéro. C’est excitant et angoissant. Mais, même avec Leoni, j’éprouve ce sentiment. Et j’ai l’impression que ça empire.

GVL Dis-moi, pourquoi le polar Elena ? Pourquoi avoir choisi ce mode d’expression ?

– Parce que c’est ce que j’aime lire. Je ne suis pas fan du lapin, tu vois, et c’est peut-être une coïncidence, mais je n’en cuisine jamais. 😉

Au sujet du Polar, j’ai en mémoire une phrase de Michèle Witta qui disait « un polar c’est un roman où un délit est commis ». La définition me plaît car elle est ouverte, généreuse. Elle inclut tous les grands « classiques » qui m’ont fait vibrer.

Justement, puisque Michèle Witta a été et reste mon mentor,  je me permet une dernière question.  C’est du roman policier, mais c’est avant tout de la littérature et ta plume en est la preuve. Alors quand on a l’écriture que tu as, ne pourrait-on pas passer à de la littérature blanche comme on la nomme ?

– Je vais où mes personnages et ce que j’ai envie de raconter me portent. Pour le reste, la question du genre, c’est juste histoire de savoir où l’on va ranger les livres. Les étiquettes n’engagent que ceux qui les collent. Il y a probablement un domaine où je n’irai jamais, c’est celui de l’autofiction. Je ne suis pas assez égocentrée pour ça.

GVL : En fait, Eléna, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

En poésie ou en littérature, il y a des passages où chaque mot est juste et à sa place. À la lecture, une porte s’ouvre. Derrière, il y a une « vérité » ou une émotion. Quelque chose qui se refusait à vous et qui soudain devient évident. C’est magique. Comme la cuisine de Mémé Angèle et l’amour qu’elle y mettait.

Merci  beaucoup Elena pour cette première interview qui, je te l’avoue, m’a impressionnée. J’aurai aimé te poser un tas d’autres questions mais je sais ton temps précieux. Cependant un jour il faudra que tu me parles de ton boulot de scénariste, hein ?

– Merci à toi, Geneviève, d’avoir été là dès le début et d’avoir cru en moi. Pour la suite, c’est quand tu veux.

Rhoooo chanceuse que je suis !

Aussi chères lectrices et chers lecteurs, vous pouvez, si vous le souhaitez, retrouver les tous derniers polars d’Eléna.

ICI : Comme un long échos chez Fleuve éditions

Là : Un corse à Lille chez Au delà du raisonnable 

Et là  : Aux vents mauvais chez Au delà du raisonnable.

97829191742700-3258535

Ces dames du noir : Papotage avec Caroline Noël. Tome 2


Bonjour et heureuses nous sommes de vous retrouvez pour poursuivre notre papotage Caroline et moi.

Mais où en étions-nous ?

Ah oui, je te demandais Caroline comment tu es rentrée dans l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse ? Et qu’est ce qu’est ce Festival ?

Et je te répondais chère Geneviève :

« Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom FSN). L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

FSN, c’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Alors dis moi Caroline. Qu’elle est ton rôle dans cette organisation ?

On est une petite équipe, chacun a son rôle bien entendu mais tout le monde est invité à s’exprimer sur tout type de sujet. Il y a une bonne ambiance dans nos réunions de travail.

Cette année, c’est une première pour moi, alors d’abord j’observe. Et puis, avec un regard neuf, je propose de nouvelles idées, j’aide à la communication et aux relations presse, je m’occupe des animations enfants (parce que si on arrive à intéresser les enfants à la lecture, la relève est assurée) et surtout je fais partie du comité de lecture du 1er Prix du Festival Sans Nom !

Y a-t-il une association autour de ce festival ?

C’est l’association Festival Sans Nom qui organise le Festival Sans Nom. Elle a été créée à cet effet.

 

Participes-tu à la programmation du festival ? Au choix des auteurs invités ?

Je suis arrivée en cours d’année, la liste des auteurs invités était déjà bien avancée. Puis la liste s’est agrandie. Et j’ai déjà quelques idées pour l’année prochaine 😉

Oui bien sûr je participe à la programmation du Festival avec toujours le même objectif : reconduire ce qui a bien fonctionné les années précédentes, améliorer ce qui peut l’être et toujours proposer des idées originales pour intéresser de nombreux visiteurs !

Peux-tu me dire comment se répartissent les rôles au sein de l’équipe dirigeante.

Certains sont plus en relation avec les auteurs et le milieu de l’édition, d’autres s’occupent du budget, d’autres encore sont en charge des relations partenaires (entreprises locales et acteurs du livres dans la Région), des lieux du Festival, des animations… ; sans oublier ceux qui réalisent les visuels (affiche, marque-page, etc…) pour nous permettre de donner une image originale (et effrayante aussi j’espère) du Festival.

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom, Le Festival Sans Nom

Le Festival Sans Nom a été inspiré du Livre Sans Nom, le best-seller américain écrit par un anonyme, édité en France par Sonatine (partenaire historique du Festival) et avec leur aimable autorisation.
Ce qui me plait dans ce nom, c’est son côté énigmatique, comme l’ambiance qui prime souvent dans les romans policiers.

GVL : Comment prépare-t-on un salon ?

On se réunit régulièrement pour définir les points clés : dates, auteurs, lieux, animations, budget, partenaires, nouveautés, etc… On anticipe au maximum tout ce sur quoi on peut travailler en amont et plus l’échéance approche, plus on affine. On précise, confirme, vérifie, corrige, édite, imprime… pour être au top le jour J !

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Il y a des partenaires historiques et des nouveaux chaque année. Ville de Mulhouse, libraires, entreprises locales, radios, etc… La liste est à jour ici : http://www.festival-sans-nom.fr/partenaires/

Il est surtout question de visibilité en l’échange de services ou d’apports financiers. L’idée c’est d’unir les compétences locales pour offrir un événement à la hauteur. Si déjà les auteurs se déplacent à Mulhouse, on se doit de les accueillir au mieux et d’offrir aux visiteurs un Salon de qualité.

GVL : Comment on le finance ?

Le budget, qui s’élève à 60.000€, relève surtout de partenariats privés auxquels s’ajoute une subvention de la ville de Mulhouse.

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Je suis impatiente ! Impatiente de rencontrer les auteurs, de voir le rendu final de ce que nous aurons préparé et de voir si la programmation plaira aux visiteurs-lecteurs. Le Festival Sans Nom a pour vocation de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs passionnés. Il promeut la lecture avec énergie et je trouve que c’est une bonne chose. Hâte de voir aussi quelles animations plairont le plus.

A titre plus personnel, je me réjouis d’assister aux conférences-rencontres pour écouter les auteurs parler de leur expérience, pouvoir parler avec eux, et puis les féliciter aussi pour le plaisir qu’ils nous procurent à la lecture de leurs romans.

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Je dirais que pour préparer au mieux le Festival, il faut être disponible (pour se réunir et travailler ensemble), organisé, force de proposition et optimiste.

Entre les réunions, j’avoue, j’y pense tout le temps ! Chaque fois que je lis un livre qui me plait, je me demande si l’auteur pourrait être invité l’année prochaine. Quand je visite des Salons (qu’ils soient littéraires ou non), je me note des idées de bonne pratique à reproduire. Et puis je suis très à l’écoute de l’actualité littéraire.

GVL : Comment choisit-on les auteurs invités ?

Nous invitons des auteurs qui font l’actualité du roman policier, ceux qui ont un nouveau titre paru récemment, les plus connus aussi et ceux qui sont en lien direct avec notre thématique phare. Cette année, nous mettons les faits divers à l’honneur donc serons présents les auteurs qui sont en affinité avec ce thème. Evidemment, nous avons une part d’auteurs régionaux avec qui il est intéressant d’échanger car ils connaissent bien le coin.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

Entre les arrivées/départs/logement/repas des auteurs et les livres à commander, sans compter l’aménagement des lieux de dédicaces et autres animations, l’organisation du Prix (et de sa remise officielle), la présence des bénévoles (sans oublier le bar pour se désaltérer), la logistique est énorme ! Mais ça se passe bien (enfin je crois puisque je n’y ai encore jamais participé).

En deux mots : on anticipe !


GVL : En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Et je crois que tu sais tout !
Je pourrais préciser que, n’étant pas originaire de Mulhouse, cette aventure m’a permis de m’intégrer dans la ville. J’ai rencontré des personnes très sympathiques, découvert de nouveaux auteurs et je suis heureuse de participer à ma façon au dynamisme de ma ville. Pour l’instant, il n’y a que du positif !


GVL : Que penses-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Avant, sans vouloir être désagréable, j’avais l’impression que le polar était peu considéré, comme un «sous-genre» de roman. Comme si ceux qui lisaient des polars étaient des lecteurs moins aguerris que ceux de la littérature blanche.

Depuis dix/quinze ans, les choses ont radicalement changé. De nouveaux auteurs sont apparus (des femmes aussi, beaucoup) et ils ont réussi, en imposant un style et des codes à imposer le roman policier comme un «vrai» genre de roman. D’ailleurs, parmi les meilleures ventes, chaque année on retrouve des auteurs de romans policiers dans les dix premiers.

D’autant que, je ne suis pas une experte mais, entre les romans noirs et les thrillers, il y a une telle variété de choix pour plaire à autant de lecteurs différents ! Je crois que l’essentiel est d’avoir une bonne histoire, crédible et bien écrite.

Il y a quelques jours a été dévoilée la première liste des romans sélectionnés pour le Goncourt et parmi eux, j’ai vu qu’il y avait Summer de Monica Sabolo. Peut-être que cette année le Prix Goncourt récompensera un roman policier, qui sait ?


GVL : Ton écrivain préféré et un romans de lui que vous nous conseillez ?

J’ai plein d’écrivains préférés ! Mais ma révélation de cette année, c’est Mathieu Ménégaux. Je l’ai découvert avec son nouveau roman, Un fils parfait, paru en début d’année. Et j’ai été littéralement subjuguée par son premier, Je me suis tue.
Ses intrigues sont terribles, sa plume est vive et aiguisée et le déroulement de ses livres et, à l’image du cheminement de l’état d’esprit qu’il retranscrit, magistral.
C’est simple, je n’ai qu’une hâte : le lire à nouveau !

GVL : Ton écrivain polar préféré, le livre de lui que tu préfères et 3 autres romans de lui que tu nous conseilles ?

Quand j’ai commencé à lire, j’ai dévoré tous les livres de Mary Higgins Clark (mon préféré étant Recherche jeune femme aimant danser). J’ai eu ma période Millénium, puis Harlan Coben et Jo Nesbo. J’ai une affection particulière pour Guillaume Musso (voir question suivante sur l’anecdote).

Mais mon écrivain de polar préféré est… Fred Vargas !
J’adore son écriture, ses intrigues sont toujours bien ficelées, les enquêtes complexes et on s’instruit (c’est une lecture de polar intelligente). Et puis surtout, j’adore le flegme du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et ses méthodes d’investigation peu communes qui déstabilisent sa brigade qui est pourtant comme une seconde famille. Danglard, Retancourt, Veyrenc et même Mercadet, je les trouve tous très attachants et je suis heureuse de les retrouver à chaque nouveau roman.
J’aime le côté énigmatique de l’auteure elle-même.

Je n’ai pas lu tous ses titres, mais mes préférés sont Pars vite et reviens tard (dont l’adaptation cinématographique avec José Garcia est assez réussie je trouve), Sous les vents de Neptune, Dans les bois éternels et, plus récent, Temps glaciaires. Une valeur sûre.

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

En 2004, jeune mariée, je pars en vacances avec mon mari et un bouquin qui vient de sortir. En lisant le roman, le prénom du personnage principal me plait beaucoup et je me dis que si j’avais un fils un jour, je pourrais l’appeler ainsi : Nathan.
Mon mari lit le livre à ma suite, on parle du bouquin bien sûr et puis on en vient vite au prénom. On se dit qu’il nous plait bien.

Trois ans plus tard, vient au monde notre premier enfant, c’est un garçon. Malgré nos recherches incessantes de jeunes parents, nous n’avons jamais trouvé mieux. Comme une évidence, notre ainé s’appelle donc Nathan.

Le titre du bouquin ? Et après… de Guillaume Musso 😉

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !
Je lis pour le plaisir de m’évader, rêver, vivre d’autres vies que la mienne. J’aime lire des histoires car elles m’emportent loin de mon quotidien. Alors il n’y a rien que je ne déteste plus que de lire des noms de marques ! Non mais franchement, à quoi ça sert de citer des marques dans des romans ? Qu’est-ce que ça apporte ?… Si ce n’est de leur faire de la publicité gratuite (je n’ose même pas penser qu’elle est rémunérée…) ?
Bref, tu l’as compris, ça m’exaspère…

Oui, oui je crois que j’ai bien compris là, dons tu ne prendra pas un verre de …. Non pas frapper ! Sinon ! Merci pour ces quelques confidences, Caroline ce fût un plaisir que de te découvrir à travers cette échange.

Merci à toi de m’avoir donné la parole Geneviève. Hâte de te rencontrer en vrai !

Oui moi aussi, et ce sera chose faite le 21 et 22 octobre prochain lors du festival Sas Nom, il me semble ! (Fou rire commun) lol

Et retrouver Caroline sur son blog, Carobookine

 

 

Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1


Dans la cadre de mes dames du noir; j’ai voulu donner la parole à une jeune femme qui s’investi autour du salon du polar de Mulhouse.

Car comme vous le savez déjà surement, cette année j’ai la chance d’être, avec mon invité du jour, jurée du premier prix du Festival Sans Nom.

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Caroline Noël qui nous en dira un peu plus sur sa passion des livre, sur son blog  et ses à coté mais aussi sur son implication sur le Festival mulhousien du polar.

Bonjour Caroline,

Nous avons fait connaissance tout dernièrement car l’une et l’autre sommes associées comme jury autour du premier prix littéraire du Festival Sans Nom

Aussi comme je suis plutôt curieuse, j’aimerais que tu me racontes comment tu es arrivée là ?

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

Caro : Geneviève, je suis ravie de répondre à tes questions !

GVL : D’où viens-tu ?

Caro : Je suis née en Normandie, j’ai fait mes premiers pas sur les plages de Courseulles-sur-Mer et puis très vite, nous avons déménagé (petite, pour le travail de mon père, et plus tard pour celui de mon mari). En trente ans, j’ai déjà habité à dix-sept adresses différentes entre la région parisienne, les Etats-Unis, Angers, Pau, Strasbourg et maintenant Mulhouse. J’adore découvrir de nouvelles villes !

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Dans ma famille, on lisait peu (on était plutôt des sportifs).

Et puis en classe de Première, l’année de mon BAC français, j’ai eu une prof incroyable. Elle a réussi à me transmettre sa passion et à me faire lire plein de livres. En un rien de temps, je suis devenue une dévoreuse de livres, j’adorais ça !

Depuis, je ne peux plus m’empêcher de lire et j’essaie de transmettre ma passion à mes enfants.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait très peu de livres chez mes parents mais cela ne nous manquait pas. Lorsqu’il fallait lire un livre pour l’école c’était un devoir à faire, jamais un plaisir…

Chez mes grands-parents, les bibliothèques étaient plus fournies ; peut-être aussi qu’on avait plus de temps libre pour partager quelques BD avec mes cousins.

Maintenant, à part mes frères qui sont un peu récalcitrants, je crois que tout le monde lit dans la famille !

GVL Et.. Quelle a été ta formation ?

Après mon BAC scientifique, j’ai fait une Ecole de Commerce, une formation généraliste qui me correspondait bien et qui m’a donné toutes les cartes en mains pour trouver rapidement du travail.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

J’ai travaillé quinze ans dans la publicité et la distribution.
Il y a deux ans, le groupe familial dans lequel je travaillais a été liquidé. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas mobile géographiquement, alors j’ai décidé d’amorcer un virage professionnel, de travailler enfin dans ce et pour quoi je me passionne : l’édition !

Aujourd’hui, j’essaie de mettre mon expérience au service de ma passion : je décroche des missions dans tout ce qui touche à la communication/promotion, à la gestion d’événements et au community management, le plus possible en rapport avec l’édition évidemment, mais pas seulement.

GVL: Tu es bloggeuse, quand et comment t’est venue l’idée de ton blog.

 Quelles ont été tes motivations ?

De quoi parles-tu ? Quelles en sont les rubriques principales ?

En tant que lectrice, je suivais deux bloggeuses littéraires pour leurs avis et coups de cœur. Moi qui adore parler de mes lectures avec tout le monde, plutôt que de faire des mails à mes copines de lectures, je me suis dit que j’allais créer mon blog. L’idée c’était de tenir un journal de mes lectures et d’apprendre à faire quelque chose de nouveau.

Aujourd’hui, le blog a 18 mois, il présente les chroniques des livres que j’ai lus (surtout des nouveautés – je précise que je les ai tous lus, sinon je ne chronique pas), des interviews d’auteurs (parce que je suis très curieuse et admirative de leur travail), les TOP et le Meilleur Espoir du mois, des concours… et j’organise aussi des apéros-littéraires ! Je donne rdv à mes abonnés pour leur présenter de vive-voix mes dernières lectures et les leur prêter (parce qu’on ne peut pas tout acheter et que j’adore lorsque les livres passent de mains en mains).

Aujourd’hui, je suis une serial-lectrice-bloggeuse comblée !

GVL : Caroline puis-je voir ta bibliothèque ?

Oui voilà !

GVL : Combien lis-tu de bouquins par semaine, par moi, par ans ?

Je dirais que je lis entre 8 et 12 livres par mois. Le nombre m’importe peu, mais c’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de nouveautés qui me tentent et j’ai tendance à succomber à la tentation…

Et combien de livres dans le domaine des littératures policières ?

Je dirais 1/3 (plus évidemment depuis que je participe à la préparation du Festival Sans Nom !).

GVL : Et d’ailleurs… Dis-moi, pourquoi le polar ? Parce que ce n’est pas le genre dont tu parles le plus !

C’est vrai, mais en fait c’est tout simplement que j’aime varier les plaisirs !

D’une façon générale, j’aime lire mes auteurs fétiches pour le plaisir de retrouver leur plume mais j’aime aussi en découvrir de nouveaux alors je lis beaucoup de premiers romans – j’aime la surprise.
Mais pour avoir des frissons, il n’y a que les polars. Je choisis mes lectures en fonction du résumé qui me donne envie, polar ou non, je ne fais pas de différence. Et je dois reconnaître que ces derniers temps j’ai lu de très bons polars !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Je préfère lire sur papier car j’aime le toucher et l’odeur d’un livre que je considère comme un objet précieux.

Mais je lis aussi sur liseuse. Déjà parce que c’est pratique, ensuite parce qu’en vacances c’est un gain de place énorme dans la valise, enfin parce qu’il m’arrive de lire des manuscrits qui ne sont pas encore sortis en papier.

Encore une fois, je varie les plaisirs…

GVL : Je crois aussi que tu organises des cafés ou apéros  littéraires?

Absolument !

 

GVL : Comment ça se passe ?

Depuis que j’ai lancé Carobookine, je réalise combien le blog vit grâce à ses fidèles abonnés. L’année dernière m’est venue l’idée de les en remercier en organisant des rencontres pour se voir «en vrai». Je présente mes lectures du mois mais d’autres parlent de leurs coups de cœur et on se prête les livres qui reviennent d’apéro en apéro. J’aime l’idée du livre voyageur et puis quand on s’est fait prêter un livre, on s’autorise à en acheter un autre, c’est une sacrée liberté !

On se retrouve dans des librairies, médiathèques, salons du livre ou autre café littéraires, tout endroit qui est prêt à accueillir une vingtaine de personnes pour parler lecture autour d’un verre et de petites choses à grignoter. Nous jouissons de la vie entre passionnés !

Lors du Festival Sans Nom, se tiendra un apéro-littéraire Carobookine sur le thème exclusif du Polar. En plus, chose extraordinaire, notre parrain, Olivier Norek, nous fera l’honneur d’être présent en début d’apéro pour nous parler de son nouveau roman. Elle est pas belle la vie ?

GVL As-tu des partenaires ou des partenariats ?

Là aussi j’aimerai savoir comment est née cette idée ?

 

Au tout début, je voulais me faire connaître chez les éditeurs alors j’envoyais chaque jour un mail de présentation à une maison d’édition différente. Très vite j’ai arrêté de les solliciter car je me suis retrouvée submergée de services de presse et comme je préfère honorer mes engagements avant d’en prendre de nouveaux, j’ai du m’organiser.

Aujourd’hui, j’ai des éditeurs partenaires réguliers, d’autres plus ponctuels. Je choisis les nouveautés que je souhaite lire dans leur programmation et je m’engage en retour à publier une chronique sur le blog, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma chronique est toujours rédigée sur le même principe :

  • un résumé de l’histoire avec mes propres mots

  • ce qui fait que j’ai choisi de lire ce livre (qu’est-ce qui m’a attiré, m’a-t-il été recommandé, prêté ?…)

  • ce que j’en ai pensé

  • parfois je reproduis des extraits qui m’ont touchée

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est d’être informée des nouveautés avant leur sortie (et de pouvoir les lire en avant-première).

 

GVL : Depuis cette année tu fais partie de l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse

Peux-tu me raconter comment tu es entrée dans cette affaire ?

Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom. L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

Et d’ailleurs Le Festival Sans Nom c’est quoi ? C’est qui ?

C’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Pour retrouver Caroline c’est ci-dessous

www.carobookine.com

www.facebook.com/carobookine

www.instagram.com/carobookine

www.twitter.com/carobookine

 

Pour nous retrouver pour la suite de cet entretien c’est bientôt dans ces pages.

Alors à très vite.

Ces dames du noir. Papotages avec Bénédicte


J’ai eu la chance de rencontrer lors du dernier Saint Maur en Poche quelques fondu(e)s du polar comme moi.

Aussi j’ai noué quelques contacts et c’est comme cela qu’aujourd’hui j’en viens à papoter avec …

Bénédicte Degrugillier.

  

GVL : Bonjour Bénédicte
Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du polar  de nœud les mines.
Aussi je voudrais que tu nous parles de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

BD : (C’est Noeux-Les-Mines, hein ! LOL)

GVL : Heu oui, comme tu dis, Noeux les Mines, donc ! Pardon, je t’ai interrompue, tu disais ?

Oh ! Bah que dire… je suis un livre ouvert en fait : je chronique sur mon blog, bêta-lis pour une tripotée d’auteurs, fais partie d’un comité de lecture, suis libraire, écris et crée dès que je le peux et organise des salons du livre (un pour l’heure mais un p’tit nouveau devrait pointer le bout de son nez fin 2018 mais chut !) Ça fait une vie bien remplie, je te l’accorde !

Les Mines Noires n’est pas mon bébé à la base. Disons que je suis devenue sa mère adoptive. C’est Gaylord Kemp qui lui a insufflé la vie en 2015. Il était blogueur à l’époque et a fait du super bon boulot. Titillant lui aussi la plume et ayant des responsabilités éditoriales chez les éditions Aconitum il recherchait quelqu’un à qui passer le flambeau fin 2016. C’est à cette époque qu’on s’est rencontré car on est natif de la même ville (Noeux-Les-Mines, donc) et comme on est sur la même longueur d’onde littérairement parlant, il m’a refilé l’horrible rejeton ! En trois éditions seulement, le salon a acquis une belle réputation et je l’ai ouvert sur un salon du noir, car à la base c’était un salon du polar. Perso, je trouvais ce terme un peu réducteur. Car pour moi, le noir renvoit à plein de genres, c’est juste une couleur (qu’on peut décliner en 50 nuances, certes ^^). Ce que j’aime avec cette ligne éditoriale c’est que je peux proposer des choses très sombres mais qui au final vont amener beaucoup de lumière dans l’esprit des lecteurs. Ça me permet aussi d’unir mes deux genres préférés que sont le polar/thriller et le fantastique !

GVL : D’où viens-tu, Benédicte ?

Je me le demande encore… Officiellement de Noeux-Les-Mines.

GVL : Ah oui, tout bêtement. Alors…Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Très importante. Ma mère a toujours lu énormément et je suis tombée dans la marmite très tôt. Je me souviens que je passais beaucoup de temps à regarder ses livres (des cuirs reliés et dorés). Mes parents n’ont jamais rechigné à m’acheter des bouquins donc j’ai grandi entourée d’eux. Et à 11 ans je lisais déjà du Christian Jacq et Poltergeist… et après on s’demande pourquoi je suis si siphonnée ? (non, pas l’Impératrice, très peu pour moi les histoires de princesses à la guimauve, mouhahaha !)

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Sans tabous. Ma mère veillait à ce que je lise des livres de mon âge, certes (enfin, toujours est-il qu’elle n’a pas vu le Poltergeist que j’ai pas pu terminer tant il était gore et dégueu !) mais elle nous ouvrait sur un tas de genres : des classiques comme Charlotte Bronté mais aussi les BD Tintin, des Alice, Détective, du Paul Féval, des Chair de Poule. Il n’y avait pas de restrictions de lecture, je pouvais lire devant la télé, en voiture et surtout en cachette avec ma lampe de chevet sous la couette pendant que tout le monde dormait, hé ! Hé !

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Littéraire, what else ? Puis Licence d’Histoire (re What else ?) !

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Lequel ? Je jongle entre plusieurs casquettes LOL

Pour tout ce qui a trait aux livres, c’est viscéral, comme respirer. J’ai connu une sale période où je ne lisais presque plus et je sais que c’est presque équivalent à un aller simple pour le cimetière…

Pour le job alimentaire, une vocation j’ai envie de dire. Et une quête !

Le blog m’a menée au comité de lecture qui m’a menée à rencontrer des auteurs qui sont devenus des amis et l’un de ces auteurs m’a branchée sur une librairie qui recherchait quelqu’un… et voilà, j’ai mis en avant mes modestes compétences (le blog, le comité de lecture) et j’ai décroché le job ! Bizarre, la vie ! (ou pas)

GVL Dis moi, Patricia, pourquoi le polar ?

…(Euh… c’est Bénédicte moi ! LOL Patricia c’est ma patronne en plus ! 

GVL oups, mais où ai-je la tête ! Donc Béné pourquoi le polar ?

J’aimerais bien le savoir, tiens ! À la base, je viens du fantastique/Fantasy/Post apocalyptique (tant que c’est sombre, pas du tout accro aux mièvreries, hein !). Et puis il y a tout juste 3 ans, en pleines vacances, je me retrouve dans une librairie à tuer le temps en attendant un RDV. Je tombe devant Maxime Chattam (au rayon Fantasy). Ma mère m’avait parlé quelques semaines plus tôt du 5ème Règne, mais c’était une période où je lisais moins car je bossais énormément et avait de gros problèmes de santé. Je tombe donc sur le 1er tome de la saga Autre-Monde et la 4ème me parle direct… j’ai commencé à le lire sur un banc et j’ai pas pu le lâcher. De fil en aiguille j’ai mené ma petite enquête, ma mère m’a parlé de ce Franck Thilliez qui habitait à deux pas de chez elle, je m’y suis intéressée, j’ai découvert les polars de Chattam… et Facebook a fait le reste (les groupes de lecture, les auteurs, les autres blogueurs). Puis la création du blog quelques mois plus tard… Ça a été très vite après !

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

C’est variable, entre 1 et 5 (record absolu, et c’était pas des feuillets ! LOL) par semaine. Parfois il peut m’arriver de mettre 15 jours pour en lire juste un (surtout quand t’as SMEP qui tombe en plein dedans, par exemple !) Je crois que mon record mensuel c’est 12. Pour l’annuel j’ai arrêté de compter… plus le temps ! LOL Mais en tout cas, je peux pas enchaîner un livre/jour indéfiniement. Déjà j’ai pas le temps, j’ai plein de passions prenantes et j’ai besoin d’alterner pour me sentir en équilibre (oui, je suis balance aussi, ça n’aide pas).

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Bah en fait j’ai pas encore de liseuse. Pourtant c’est pas faute d’en quémander une à mes proches à chaques fêtes… j’espère que cet oubli sera réparé d’ici la fin de l’année ^^. Je pense que je continuerai à privilégier le papier, le numérique sera là surtout pour les SP car je n’aime pas profiter de la générosité des maisons d’édition (et pour moi c’est pas un concours pour meubler gratos mes bibliothèques, surtout que ça prend grave de la place !). Le numérique me permettra aussi d’embarquer mes bêta-lectures et de pouvoir continuer à travailler dans le comité de lecture car lire sur PC, franchement, c’est plus possible pour moi. Ou alors pour dénicher de vieux classiques tombés dans le domaine public (je perds par le nord, hé ! Hé !)

 GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Gaylord Kemp, mon prédécesseur, était passionné de polar & fantastique. Il a voulu créer son propre salon, et comme la ville cherchait à lancer un salon du livre et que Gaylord avait les contacts dans le domaine de l’édition (de par son blog littéraire), ça s’est fait tout seul.

 GVL : Avez-vous  monté une assos.

Non, Gaylord (et moi) nous sommes greffés à l’Office Culturel de Noeux-Les-Mines qui est une association liée à la mairie de la ville. Sans eux, les Mines Noires ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui d’ailleurs, car avec la librairie partenaire – La Ruche aux Livres  –  libraire à  Wavri- ils assurent côté logistique !

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Noeux les nimes

Le nom du salon c’est LES MINES NOIRES.

GVL : oups ! et re-oups

C’est un hommage au nom de la ville, Noeux-Les-Mines, mais aussi au fait que sur le lieu du salon se trouve un ancien puits de mine et le Musée de la Mine. Enfin, les mines pour les plumes, noires… ou les visages noirs… on peut y voir tout un tas de sens détournés en fait !

 

GVL : Et oui, bien vu, les mines, le charbon, les gueules noires… Mais dis-moi, ! Comment prépare-ton un salon ?

En sacrifiant sa vie personnelle ! (rires). Non, c’est vrai en plus ! Faut dire aussi que pour ma 1ère organisation l’année dernière je n’ai eu que 4 mois pour tout lancer… bonjour l’angoisse ! On y met toute sa passion, toute son énergie. Et puis une bonne dose d’organisation car faut rien louper. J’y suis allée à l’instinct, je n’avais aucune expérience à vrai dire. Le jour J ça s’est passé comme dans un rêve, ça m’a aussi permis de voir ce qui pouvait être amélioré, du coup pour l’édition 2018 j’ai décidé, en commun accord avec mes collaborateurs, de m’y prendre un an à l’avance. Et j’avoue que je préfère de très loin cette organisation-là !

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Ce sont surtout des maisons d’éditions. Car la ville, l’Office Culturel et la librairie partenaire mettent la main à la pâte. Mon rôle c’est de coordonner la venue des auteurs avec les maisons d’éditions et de constituer une dotation pour le concours de nouvelles, et là prochainement pour le Prix Découverte qui sera inauguré en février 2018. Pour ça ce ne sont pas les mêmes partenaires… du coup je vais tenter de fédérer sous notre bannière de plus “gros” partenaires…

Je peux aussi dire que certains blogs seront associés à l’événement, certains iront même jusqu’à intégrer les différents jurys et comités de lecture (concours de nouvelles, Prix Découverte…)

GVL : Comment on le finance ?

Avec une association partenaire, le concours de la ville et l’investissement d’un super libraire ! Par le sponsoring avec les maisons d’éditions : négocier les frais de transports des auteurs par exemple. Car on tourne sans subventions, il faut le dire. Le budget est vraiment dérisoire en comparaison d’autres salons. Après c’est la communication, le réseau pro, les réseaux sociaux, le bouche à oreille qui font le reste.

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ?

À 7 mois de l’événement je te dirais que pour l’heure ça va. J’ai encore de la marge et j’ai déjà pris pas mal d’avance… je dois juste veiller à ne pas me laisser déborder et à maintenir le cap ! ^^

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Énormément ! Durant 4 mois ça a été sacrifier tout mon temps libre, mes pauses, une partie de mes nuits… j’ai cru devenir folle plus d’une fois ! J’ai voulu renoncer tant de fois ! Encore aujourd’hui je m’interroge : combien de temps encore vais-je pouvoir tenir comme ça ? Parce que pendant ce temps-là, je n’écris plus et ça me bouffe… Mais qui pour me remplacer ? Beaucoup d’interrogations, en somme… et les gens qui te réclament ça te remotive, alors on tient le coup et on se dit que tant que les gens seront contents d’y venir ça vaut tous les sacrifices du monde, pour encore un temps.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

.Pour la précédente édition, j’avoue que j’avais tellement peur de ne pas avoir assez d’auteurs que j’ai dit oui à des auteurs que je n’avais jamais lu. Et je l’ai regretté. Parce que j’ai découvert que j’aimais conseiller les visiteurs sur le salon. Beaucoup m’ont demandé quoi leur conseiller en fonction de leurs goûts, et je n’ai pas aimé le fait de ne rien connaître de tel ou tel auteur (à part les quelques lignes de sa bio).

Du coup cette année j’ai changé mon fusil d’épaule et je sélectionne uniquement sur lecture. C’est plus de boulot mais au moins, même si je ne retiens pas la candidature d’untel, il aura malgré tout une chronique sur mon blog (ça c’est pour la finalité des SP car il y a des auteurs que je connais depuis un bail et dont j’ai lu les livres par moi-même). Ça me permet aussi de maintenir ma ligne éditoriale : du noir avant tout ! Et de donner leur chance à des auteurs qui ne sont pas encore venus. Par contre, le revers de la médaille c’est de devoir dire non à des amis (genre non à plusieurs auteurs qui ont participé à toutes les éditions). Et puis t’as le truc incroyable : une grosse maison d’édition parisienne que tu rêvais d’inviter (mais t’as pas osé) qui te contacte d’elle-même ! Ce jour où tu reçois LE mail dans lequel l’attaché de presse de propose ta wish list et t’as plus qu’à piocher ! Le genre de miracle que tu pensais pas possible !

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

On se répartit les tâches : l’OMC (l’Office Municipal Culturel) se charge de faire valider auprès de la mairie le budget de l’hébergement des auteurs. L’association prend en charge certains frais. Les installations le jour J sont celles de la ville, et le libraire contribue également pour d’autres frais. On se répartie les tâches. De mon côté c’est la communication, le graphisme, les concours & Prix, la coordination auteurs/maisons d’édition. Grosso modo c’est comme ça que tournent les Mines Noires. On est quand même sacrément chanceux de pouvoir jouir de telles installations et de pouvoir compter sur de tels partenaires. Face au succès grandissant du salon (la dernière édition a été celle de tous les records), la ville a su voir le potentiel de cet événement et a décidé de s’impliquer davantage…

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.


….Ouais, un peu trop d’ailleurs ! Je peux pas tout dévoiler non plus !

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?


C’est juste démentiel !!! Après je ne sais pas si j’ai le recul nécessaire puisque je lis ce genre depuis peu (3 ans). Mais j’ai quand même l’impression que ce genre n’était pas autant en vogue par le passé. Il me semble que ça a explosé côté auteurs et collections ! C’est génial en tout cas, ça montre qu’un genre dit populaire peut envoyer du lourd et retourner les consciences des lecteurs dans le bon sens. Certains thrillers (pour moi) sont bien plus efficaces que des livres de développement personnel ou des manuels de psychologie !

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

1 préféré ? Mais c’est pas possible ! Ça dépend des jours… (rires) et de quelle personnalité est aux commandes dans ma tête (re rires).

En ce moment, le nom qui me vient c’est Neil Gaiman, pour son univers halluciné tellement proche du mien, et son originalité.

5 romans :

American Gods, de Neil Gaiman

Le 5ème Règne, de Maxime Chattam

Soul of London, de Gaëlle Perrin Guillet

– Aliss, de Patrick Senécal

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Oui ! J’ai été dans la peau de Franck Thilliez pendant 3 heures le 10 mars 2017 !

J’ai participé au recueil de nouvelles USA DREAM (projet éducatif de Lens) aux côtés d’auteurs reconnus de la région mais pas que (Gaëlle Perrin-Guillet, Emmanuel Prost, Gaylord Kemp…) sous le pseudonyme de Ben Mitchell. Lors du lancement du recueil avec les auteurs, en 3 heures on a tous dédicacé à la chaîne près de 150 livres ! Ce fut dingue pour moi de vivre ça pour ma 1ère séance de dédicaces ! Et deux jours plus tard, j’ai rempilé à Polar Lens où je n’étais pas invitée mais comme j’étais avec le collectif USA DREAM j’ai pu m’intercaller entre 2 auteurs invités et dédicacer sur ce salon reconnu !

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oui, et un gros !

Marre des gens qui ne veulent pas commander leurs livres dans leur librairie (quand ils en ont une suffisamment proche de chez eux) et préfèrent les sites de ventes en ligne ! Presque tous les jours j’y suis confrontée au boulot, et peut-être que si les gens arrêtaient de courir et s’y prenaient un minimum à l’avance on pourrait faire perdurer nos librairies ! D’ailleurs, c’est un peu à cause de ça qu’une librairie spécialisée dans le polar, le thriller & le noir – HUMEURS NOIRES – à Lille (quand même) a mis la clé sous la porte il y a tout juste quelques jours. Et ça fait grave chier de voir ça car son concept était super original et le librairie reconnu unanimement dans la profession et plébiscité par les lecteurs. Mais voilà… quand on est trop petit on a du mal à faire le poids contre les gros mastodontes.

Alors, merde ! Chez votre librairie vous ne payez pas plus cher et en prime on peut vous conseiller des livres qui sortent des sentiers battus ! Y a pas que les gros qui comptent ! Ça aussi j’y suis confrontée régulièrement : si le bouquin n’est pas passé à la télé ou dans le journal on n’ose pas y aller car on connaît pas la maison d’édition ! La qualité d’un bouquin ne se mesure pas au prestige de son éditeur !

GVL : Oh merci pour coup de gueule Béné. Merci pour ces quelques confidences,aussi !!!
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon.

Concernant mon 1er SMEP l’article en est encore au stade de brouillon. J’ai beaucoup de mal à le terminer, et peu de temps aussi mais il viendra, c’est promis !

GVL.  non je te parlais de Mines Noires. Mais SMEP ça me va parfaitement ! Alors du coup ! As-tu une anecdote à nous raconter ?

Concernant SMEP 2017 ?

Oui, et une belle !

Je rêvais de rencontrer Gérard Collard, et même de pouvoir avoir une photo, entre libraires & organisateurs de salon (parce que Gérard Collard avait partagé l’affiche de la 3ème édition des Mines Noires et ça m’avait beaucoup touchée  et puis j’aime son côté libraire rock n’roll !) Au détour d’un plateau sur la scène de la Griffe Noire on a pu l’intercepter. J’ai pu me présenter et alors que je le remerciais pour sa passion communicative et lui disais qu’il était un modèle pour nous, libraires, il a refusé cela et rétorqué qu’on était tous les maillons d’une chaîne. Je me suis sentie appartenir à une belle famille, voilà tout, c’était un super moment !

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Toujours pour SMEP ?

A part les allées trop étroites, non. C’était parfait !
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon

Oups, y a redite, je crois que j’ai pas capté que c’était deux fois les même questions ! LOL Bon, ben tant pis, t’as deux anecdotes et deux coups de gueule, hé ! Hé !

GVL : Moi ça me va ! Et j’avoue avoir adoré papoter avec toi Béné ! 

Alors pour poursuivre cet entretien vous pouvez vous rendre sur ces différents sites.

Celui du salon des Mines Noires 

Le blog de Bénédicte 

La page Facebook du Salon

Et prenez rendez-vous dès maintenant

Le prochain salon Mines Noires c’est le 11 février 2018 😛

Et…A très vite sur notre Blog

[TAG] – Liebster Awars – Discover New Blogs


 

 

Taguée par du blog Nathalie  Mes Lectures du Dimanche

Alors comment ça marche. Ben  ça a l’air simple comme ça.

Mais il est jamais facile de parler de soi !

  • Donner 11 infos sur moi

  • Répondre aux 11 questions de Nath qui m’a taguée

  • Nominer moi-même 11 blogueurs  et leur poser 11 questions

Alors … Moi en 11 points :

  1. Je suis chanceuse, j’ai trouvé le grand amour à l’âge de 23 ans. Oui, ça a été un vrai coup de foudre. Ben là je commence fort ! Non ?

  2. Je suis bordélique et pourtant je suis quelqu’un de super organisée. ça en fait deux là, non ?

  3. Je suis quelqu’un de très fidèle

  4. Pour autant j’ai pas besoin de voir ou de communiquer beaucoup avec les gens que j’aime.

  5. Je suis dyslexique. En lecture à l’école primaire j’étais 16e sur 16. J’ai toujours eu zéro en orthographe. C’est bizarre car j’avais 20/20 en grammaire.

  6. Forcément petite je n’aimais pas la lecture. Et j’ai commencé à lire vers l’adolescence. C’est l’apprentissage du latin et du grec qui m’a amenée à la lecture par les auteurs classique. Homère a été un grand moment, j’ai avalé son Iliade puis son Odyssée. L’Enéïde et Virgile ont su me séduire aussi !

  7. Je suis nulle en langues vivantes. Pour anecdote, ma prof d’allemand de 1ère n’avait dit que je n’aurais pas plus de 5 au bac, j’ai eu 6 ! Heureusement ma prof de terminal était plus sympa ! Mais en une année, c’était un peu juste pour rattraper mon retard !

  8. J’ai fait du sport à haut niveau, oui je sais ça ne se voit pas aujourd’hui, mais j’ai eu un corps sculpté et musclé, si, si !

  9. Vous n’allez pas me croire mais j’aime ne rien faire. Si j’en avais les moyen je ne travaillerai pas ! J’aime rêvasser, rêver,contempler ! C’est pour cela que je suis une super-active et que quitte à faire quelque-chose autant que ce soit beaucoup de choses, sinon je me laisserai aller vers ma nature profonde…

  10. La musique que je préfère c’est le silence.  Mais j’écoute de tout sauf du rap et j’avoue que le  R’N’B c’est pas ça non plus sauf  peut-être quand ça tend vers la pop ! Je ne suis pas musicienne mais assez mélomane, je suis carrément Mozart pas du tout Section d’assaut et l’autre là, maître quelque chose. Bref plus je vieillis moins j’écoute de musique, je peux vivre sans, je crois !

  11. Ma devise : je la tiens de mon institutrice du CE1-CE2, ça ne me rajeunit pas tout cela. J’ai toujours beaucoup aimé, j’aime beaucoup cette femme qui fut ma maîtresse quand j’avais 6-7-8 ans. Elle m’a appris la différence et du coup le tolérance. L’autre est un plus, l’inconnu ne demande qu’à être connu, les différences peuvent s’additionner. Elle m’a appris que l’on était unique et chaque unique se respectait ! Oui et alors ma devise dans tout cela ? Et bien j’ai fait de sa devise la mienne ! Bien faire et laisser braire !   hahaha !!!

Passons maintenant aux question de Nath

  1. Comment t’es venue l’idée de ton blog et y as-tu réfléchi longtemps avant de te lancer ?

    L’idée d’un blog m’est venue en 2010. A l’époque quelques camarades bibliothécaires et moi avions la charge de remettre sur pied un Comité de veille et d’analyse du roman policier pour les bibliothèques de la ville de Paris. Depuis plus d’un an je réfléchissais à la question. J’avais déjà une idée précise du fonctionnement de ce futur comité. J’avais notamment en plus des autres propositions, celles d’en faire un comité de lecture polar. notamment lectures de premiers roman car je voulais qu’ils soient plus représenter dans nos bibliothèques et je voulais les mettre en avant.

     Si vous voulez savoir ce qu’est le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris c’est ici.

    Mais revenons à nos moutons. Donc mon projet de Comité a été retenu, j’en suis devenir la coordinatrice, la secrétaire, l’animatrice, enfin bref… Et pour faire connaître notre travail non seulement au collègues dans les 60 bibliothèque de la ville mais aussi l’ensemble de la communauté polar, j’ai proposé de créer une page Facebook, vous la trouverez là et un blog.

    La page Facebook a vu le jour, le blog, le projet est toujours dans le tiroir d’un responsable qui l’y a oublié. J’ai attendu 5 ans, j’ai espéré 5 ans commençant à accumuler les articles pour ce blog ! Puis un jour ce responsable m’a demandé : « au fait le blog du comité, il en ai où ? »

      Le soir en rentrant chez moi, je me suis lancée, j’ai créé mon propre blog !

 

2 – Quel temps consacres-tu à ton blog ?

    Alors de nombreuse heures, ça c’est certain !

Je fais mes chroniques la nuit en général entre 3 et 6 heure du mat. Je passe une bonne heure sur mon blog, car je réponds aussi aux commentaires que mes lecteurs me laissent.

J’y passe une bonne partie de mon dimanche matin et aussi la journée de mon lundi !

Je dirai comme cela une bonne quinzaine d’heures par semaine. Entre mes propres chroniques et les articles de mes chroniqueurs que je mets en page et que j’accrémente et que j’illustre.

15/20 heures c’est pas temps que ça pour un article par jour, non

 

3- Quels sont les retours les plus positifs liés à ta vie de blogueur ?

Un jour j’ai reçu un mail me disant que j’étais le Gérard Collard des bibliothèques.

Cela m’a fait beaucoup rire, mais la lectrice disait aussi que mes chroniques lui donnaient envie de lire tous les livres dont je parlais. Alors là j’ai eu les chevilles qui ont gonflées. Si seulement je pouvais être aussi prescriptrice !

En fait à chaque fois qu’un lecteur me traite de tentatrice je kiffe !

 

4- Quel temps consacres-tu à la lecture ?

Actuellement je lis en mode ralenti, une trentaine de page par jour.

Habituellement je consacre environ 5 heures minimum de lectures par jours . J’essaie de lire entre 150 à 300 pages.  Si un livre fait moins de 250 pages, j’essaie de le lire dans la journée, enfin sur 24h.

Après je lis plusieurs livres à la fois, alors souvent le matin c’est un livre, durant mes 2 heures de transport c’est un autre livres et le soir un dernier livre.

5- Es-tu plutôt livre papier ou livre numérique ?

Jusqu’ici j’étais uniquement livre papier. Depuis peu je suis passée au numérique.

Je lis maintenant un livre par semaine en numérique contre 3-4 papiers.

Mais là pour le vacances je vais surtout privilégié le numérique comme cela mon sac sera moins lourd c’est certain.

mais j’aime trop l’odeur du papier neuf pour ne plus lire qu’en numérique. L’objet bouquin me manquerait trop !

6- En télé, es-tu plutôt film, reportages, séries ?

J’aime bien les reportages vivants et bien foutu. j’aime pas les choses racoleuses ou encore celle devant lesquelles je m’endors. J’aime bien les vrais film documentaires, pas les reportages tout venant !

Mais je suis depuis toujours sériephages ! C’est vrai que j’en suis moins maintenant qu’il fut un temps. Il faut dire qu’elles se sont multipliées avec l’arrivée du cable, de netfix et autres plateformes payantes.

Aussi le plus souvent je les regarde en DVD ou clé SB, mais pas forcément lors de leur diffusion.

Là je me refait Twin Peak avant d’attaquer la 3e saison qui vient de sortir.

Et je suis sur le coup, mais avec un peu de retard sur GOT

7- De quel auteur ne pourrais-tu pas te passer ?

Je n’ai pas d’auteur fétiche.

J’aime retrouver régulièrement quelques auteurs avec qui j’ai lié quelques choses. Je suis toujours curieuse de redécouvrir leur travail, livre après livre. Ceux qui ont eu un rôle prédoninant dans ma vie de chroniqueuse.

Je pense là comme ça sans réfléchir aux Camhug ou encore à Laura Sadowki et Elsa Marpeau.

Par la suite il y a eu aussi tous les auteurs que j’ai reçu ou interviewé à la bibliothèque ou ailleurs. Ce qui se sont retrouvé face à moi avec qui j’ai eu un contact privilégié. Rachid Santaki, Nicolas Lebel, Sandrine Collette, Victor del Arbol ou plus récemment Martine Nougué, Sonja Delzongle, Johana Gustawsson, Chloé Medhi….Et tous les autres… Et ceux à venir !

Sinon j’aime bien retrouver Fred Vargas, mais là je ne suis pas originale !

8- Quel est ton plus beau souvenir de lecture ?

Mon plus beau souvenir de lecture,  aucune idée !

ou alors un souvenir en rapport avec une lecture. Le mail que m’a transféré ma responsable du groupe polar à l’époque où je chroniquais pour la Bilipo et les crimes de l’année. Un mail de Nathalie Hug pour remercier les crimes de l’année de les avoir lu et moi en particulier pour avoir donné mon avis sur leur premier bouquin.

J’ai ensuite contacté Nathalie Hug pour la remercier à mon tour, émue que j’étais, c’était la première fois qu’un auteur me disait merci. s’en ai suivi une belle histoire d’amitié !

9- Quel est ton pire souvenir de lecture ?

Ne pas aimer un livre, ne pas accrocher à une histoire, à un style, à une écriture.

Être obligé de lire, tout simplement. Oui lire par obligation un titre avec lequel tu n’accroches pas !

10- Quelle est ta plus grande fierté ?

Ma plus grande fierté ? Ben je sais pas.

Si je dois être fière de quelque chose ça pourrait être mon job.

Oui je suis fière de mettre à ma façon le livre et la lecture à la portée de tous et gratuitement. Oui acheter des livres et les faire lire à des centaines voire des milliers de lecteurs zé lectrices. Et même parfois le leur apporter à domicile quand ils ne peuvent pas se déplacer !

Ouais, je suis fière d’être bibliothécaire en fait !

11- As-tu déjà pensé à passer de l’autre côté de la barrière et, au lieu d’être le lecteur, devenir l’auteur ?

Heu non, j’en ai pas ni le talent, ni l’imagination, ni la force de travail !

Mon entourage proche voudrais me voir écrire mon polar, mais je suis trop fainéante et trop peu doué pour ça !

Je reste une lectrice de base, c’est bien aussi de vivre pleinement les histoires des autres

Passons à mes 11 questions

Pour les  nominés il seront à découvrir plus bas !

 

Alors reprenez les questions  1-2-3-4 de Nath

1- Comment t’es venue l’idée de ton blog et y as-tu réfléchi longtemps avant de te lancer ?

2 – Quel temps consacres-tu à ton blog ?

3- Quels sont les retours les plus positifs liés à ta vie de blogueur ?

4- Quel temps consacres-tu à la lecture ?

5- Peux-tu citer 3 polars (Roman policier, thrillers, roman psychologique, roman noir, polar historique…) qui t’ont marqué et nous dire pourquoi ?

 6 –  Peux-tu citer 3 livres autres que du policier qui t’ont marqué et nous dire pourquoi ?

7- Es-tu adeptes de la PAL ? Combien de livre compte-t-elle ?

8- Combien de temps penses-tu pouvoir tenir sans lire ?

9- Combien de temps es-tu déjà resté sans lire ?

10 Y a-t-il une question que tu aimerais que je te pose ? Et peux tu y répondre

11 – Une lecture commune, ça te dit ?

 

Et c’est là que j’aimerai bien tricher un peu.

Vous faire confiance et me dire que quelques-un(e)s d’entre vous vont répondre à mes questions.

Et même si je tague 11 blogueurs, vont-ils tous répondre présents ?

Bon tant pis je me lance.

Stelphique de Mon féérique Blog littéraire

Belette de The Cannibal Lecteur

Stef de les Cibles d’une lectrice « à Visée »

Samantha de Sam délivre ses livres

Christelle de Dealer de lignes

Cat de Chroniques aigües

Valette de Sangpages

Salhuna et Les lectures de Salhuna

Mademoiselle Maeve lit des livres

Sandra de Les Lectures de Cheesy

Et je nommerai bien aussi ma Gene😘😘 , oui

Geneviève de Brindille33

A vous de jouer les filles 

😘😘 😘😘😘😘 😘😘😘 😘😘