Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.


Aujourd’hui c’est la millième de Collectif Polar aussi je voulais vous faire un beau cadeau. Et ce cadeau c’est Elena Piacentini en personne qui nous l’a offert en acceptant de répondre à quelques-unes de mes questions.

Allez c’est parti pour …

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.

GVL : Bonjour Elena,

Collectif polar ouvre ses portes aux entretiens d’auteurs et je suis ravie que tu sois parmi nos premiers invités.

Aujourd’hui je viens vers toi parce que tu viens de faire paraître aux éditions Fleuve, un nouveau roman : Comme de longs échos.

Mais avant de parler de ce nouveau titre, et même si je commence à te connaître un peu, j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs zé lectrices.

 Dis moi qui es-tu et d’où viens-tu ?

Elena : Tu commences fort avec tes questions philosophiques ! Je suis libre, maman, auteur, fidèle à mes valeurs, mon homme, mes amis, amoureuse de mon chat et de chocolat, passionnée, parfois rêveuse, parfois révoltée, gourmande… Je suis Corse et je vis à Lille qui est devenue ma ville d’adoption.

GVL – Ta définition me va bien ! Mais dis moi Eléna, le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

La vie, le monde, une infinité de mondes, un moyen d’aller à la découverte de ce qui est différent de nous, de mieux nous comprendre, de réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons être ou ne pas devenir. Et, bien sûr, lire c’est se laisser traverser par les émotions et faire provision de souvenirs. Quand un personnage nous a touchés, qu’il soit réel ou fictionnel, ne change rien à la puissance des sentiments éprouvés.

GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y a toujours eu des livres à la maison. J’ai grandi dans un petit village sans librairie. Il y avait le bibliobus, le club France loisirs, les livres prêtés, oubliés, commandés… Longtemps, pour Noël ou mes anniversaires, j’ai reçu des livres avec de belles reliures que je considérais comme des trésors. D’ailleurs pour notre mariage, nous avons fait une liste de titres de La Pléïade. Ma grand-mère, qui n’était pas allée beaucoup à l’école, les considérait comme un moyen de s’élever autant que de s’évader. Mes parents, qui sont aussi de grands lecteurs, m’ont dit qu’ils pouvaient m’emmener n’importe où : il suffisait de me mettre un livre entre les mains pour que je leur fiche une paix royale !

GVL -Maintenant parlant un peu de tes personnages.

Et commençons par le commandant Leoni et mémé Angèle. Comment on aborde en tant que femme un personnage aussi charismatique que Leoni ?

En amoureuse 😉.  J’ai créé un homme avec lequel je pourrais vivre de longues années sans éprouver de lassitude. Etant donné le nombre de nuits où je m’endors en pensant à lui, c’était une sage décision. Il possède des valeurs qui me sont chères, même dans ses silences, il a de la présence. Ses peurs le rendent solide et déterminé. Ses fragilités et ce qui fait qu’il est faillible sont la clé de son humanité. Et il possède un beau rapport aux femmes, teinté de respect, d’admiration, de tendresse avec, toujours, la volonté de les protéger même s’il reconnaît volontiers qu’elles sont plus fortes que les hommes.

GVL : Elena, parles moi de sa mémé, Qui est-elle ? Et pour toi que représente-t-elle ?

Sa mémé, c’est ma mémé, LA mémé. Je pourrais t’en pondre des pages sur Angèle. Pour faire simple, cette femme était une géante. Je l’ai aimée, elle m’a aimée. C’est rare, dans la vie, un amour inconditionnel. Cette grand-mère ne m’a pas été « donnée ». Nous nous sommes choisies. Si nous étions nées à la même époque, elle aurait pu être ma meilleure amie. Si j’avais été un homme, je serais tombé en amour… À sa mort, le monde m’a semblé froid, hostile. J’ai eu du mal à respirer. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle était encore là et le serait dans ce qu’elle m’a donné, la force qu’elle m’a transmise. Quand je tourne une cuillère en bois dans une sauce tomate, quand je plie un drap, elle est avec moi.

GVL : Je le disais en préambule tu viens de rentrer chez Fleuve, mais le commandant Leoni, lui n’y est pas allé ? C’est normal qu’il ne t’ait pas suivie ?

C’est normal et c’est voulu. Concerté et prémédité. Je ne suis pas partie chez un « gros » et Leoni non plus, ce n’est pas le genre de la maison. La démarche peut surprendre parce que c’est habituellement ce qu’il se passe. Mais cela ne me ressemble pas. En proposant ce manuscrit à un autre éditeur, j’avais dans l’idée d’explorer des pistes nouvelles en dehors de la série des Leoni et, c’est vrai, de m’ouvrir des perspectives plus larges. Sans trahir. Les aventures de Leoni étant reprises chez Pocket, il y avait une synergie intéressante avec Fleuve. Mais le plus important, c’est la rencontre avec celui ou celle qui va vous accompagner sur le texte. Et là, j’ai eu un coup de foudre pour Valérie Miguel-Kraak. Et je sais pour quelles raisons objectives parce que j’ai déjà vécu l’expérience avec Véronique Ducros et Au-delà du raisonnable. Pour le reste on peut gloser des heures sur le sujet, reste qu’au cœur de la machine, grosse ou petite, il y a des personnes qui savent faire leur job d’éditeur avec passion, et les autres. La différence, c’est juste une question de moyens et de visibilité. Dans les deux cas, je bénéficie d’une totale liberté. Si ma collaboration avec Fleuve peut permettre à des lectrices et lecteurs de découvrir mon travail chez Au-delà du Raisonnable et inversement, tant mieux. De toute façon, il y aura toujours des grincheux pour dédaigner les « petits » et snober les « gros » pour de mauvaises raisons. Derrière mon clavier, je reste la même. J’écris des histoires sans me la raconter. Mon père s’occupe de protéger les forêts, son travail, une mission dont je prendrai la suite, a plus d’impact à long terme que le mien.

GVL : Elena, avant de reprendre la mission de ton père, dis moi, chez Fleuve tu commences une nouvelle aventure ?

Je l’espère. La suite de Comme de longs échos est en cours d’écriture. Puis, il y aura un Leoni. Et après, il y aura… autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Mais je sais que j’ai besoin de défis pour avancer.

GVL : Parle-moi de ces nouveaux personnages. Moi, 3 m’ont marquée, Mathilde, Pierre, Adéle….

– Ah Adèle ! Adèle c’est l’enfant libre, vif et solaire, qui sommeille en chacun de nous. C’est le rayon de lumière de ce roman, celui qui permet d’éclairer d’autres facettes de Mathilde. En dehors de Pierre Orsalhièr, j’ai une affection particulière pour Albert Lazaret et son amour délicat, pudique et désespéré envers Mathilde.

GVL : Cette fois tu as une femme comme personnage central. Quels sentiments ça suscite en toi ? Est-ce plus facile de s’identifier ?

Je ne me suis pas posé la question. Ce n’est pas différent pour moi, d’animer un homme ou une femme. Je travaille sur les mécanismes psychologiques. Nous avons tous en nous une part masculine et féminine, il suffit de faire bouger le curseur dans un sens ou dans l’autre. Et certains hommes expriment plus de sensibilité que bien des femmes. Ce qui me semblait intéressant, avec Mathilde, c’est qu’elle déploie une grande énergie à nier ses peurs, à mater ses sentiments. Pierre, c’est un mec qui a pris de l’altitude au sens propre comme au sens figuré et qui a un rapport charnel à la nature. Il a les idées claires, il est en paix avec ses émotions, ce qui n’est pas le cas de Mathilde. Dans le fond, je me sens plus proche de Pierre 😉.  Même si j’ai une grande tendresse pour Sénéchal et que j’ai envie de lui donner un coup de pouce pour qu’elle réussisse à franchir une étape.

GVL : Quel plaisir est-ce que de recommencer une nouvelle histoire ? Et de créer de nouveaux protagonistes ?

C’est un plaisir, disons… masochiste ! On repart de zéro. C’est excitant et angoissant. Mais, même avec Leoni, j’éprouve ce sentiment. Et j’ai l’impression que ça empire.

GVL Dis-moi, pourquoi le polar Elena ? Pourquoi avoir choisi ce mode d’expression ?

– Parce que c’est ce que j’aime lire. Je ne suis pas fan du lapin, tu vois, et c’est peut-être une coïncidence, mais je n’en cuisine jamais. 😉

Au sujet du Polar, j’ai en mémoire une phrase de Michèle Witta qui disait « un polar c’est un roman où un délit est commis ». La définition me plaît car elle est ouverte, généreuse. Elle inclut tous les grands « classiques » qui m’ont fait vibrer.

Justement, puisque Michèle Witta a été et reste mon mentor,  je me permet une dernière question.  C’est du roman policier, mais c’est avant tout de la littérature et ta plume en est la preuve. Alors quand on a l’écriture que tu as, ne pourrait-on pas passer à de la littérature blanche comme on la nomme ?

– Je vais où mes personnages et ce que j’ai envie de raconter me portent. Pour le reste, la question du genre, c’est juste histoire de savoir où l’on va ranger les livres. Les étiquettes n’engagent que ceux qui les collent. Il y a probablement un domaine où je n’irai jamais, c’est celui de l’autofiction. Je ne suis pas assez égocentrée pour ça.

GVL : En fait, Eléna, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

En poésie ou en littérature, il y a des passages où chaque mot est juste et à sa place. À la lecture, une porte s’ouvre. Derrière, il y a une « vérité » ou une émotion. Quelque chose qui se refusait à vous et qui soudain devient évident. C’est magique. Comme la cuisine de Mémé Angèle et l’amour qu’elle y mettait.

Merci  beaucoup Elena pour cette première interview qui, je te l’avoue, m’a impressionnée. J’aurai aimé te poser un tas d’autres questions mais je sais ton temps précieux. Cependant un jour il faudra que tu me parles de ton boulot de scénariste, hein ?

– Merci à toi, Geneviève, d’avoir été là dès le début et d’avoir cru en moi. Pour la suite, c’est quand tu veux.

Rhoooo chanceuse que je suis !

Aussi chères lectrices et chers lecteurs, vous pouvez, si vous le souhaitez, retrouver les tous derniers polars d’Eléna.

ICI : Comme un long échos chez Fleuve éditions

Là : Un corse à Lille chez Au delà du raisonnable 

Et là  : Aux vents mauvais chez Au delà du raisonnable.

97829191742700-3258535

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Ces dames du noir : Papotage avec Caroline Noël. Tome 2


Bonjour et heureuses nous sommes de vous retrouvez pour poursuivre notre papotage Caroline et moi.

Mais où en étions-nous ?

Ah oui, je te demandais Caroline comment tu es rentrée dans l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse ? Et qu’est ce qu’est ce Festival ?

Et je te répondais chère Geneviève :

« Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom FSN). L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

FSN, c’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Alors dis moi Caroline. Qu’elle est ton rôle dans cette organisation ?

On est une petite équipe, chacun a son rôle bien entendu mais tout le monde est invité à s’exprimer sur tout type de sujet. Il y a une bonne ambiance dans nos réunions de travail.

Cette année, c’est une première pour moi, alors d’abord j’observe. Et puis, avec un regard neuf, je propose de nouvelles idées, j’aide à la communication et aux relations presse, je m’occupe des animations enfants (parce que si on arrive à intéresser les enfants à la lecture, la relève est assurée) et surtout je fais partie du comité de lecture du 1er Prix du Festival Sans Nom !

Y a-t-il une association autour de ce festival ?

C’est l’association Festival Sans Nom qui organise le Festival Sans Nom. Elle a été créée à cet effet.

 

Participes-tu à la programmation du festival ? Au choix des auteurs invités ?

Je suis arrivée en cours d’année, la liste des auteurs invités était déjà bien avancée. Puis la liste s’est agrandie. Et j’ai déjà quelques idées pour l’année prochaine 😉

Oui bien sûr je participe à la programmation du Festival avec toujours le même objectif : reconduire ce qui a bien fonctionné les années précédentes, améliorer ce qui peut l’être et toujours proposer des idées originales pour intéresser de nombreux visiteurs !

Peux-tu me dire comment se répartissent les rôles au sein de l’équipe dirigeante.

Certains sont plus en relation avec les auteurs et le milieu de l’édition, d’autres s’occupent du budget, d’autres encore sont en charge des relations partenaires (entreprises locales et acteurs du livres dans la Région), des lieux du Festival, des animations… ; sans oublier ceux qui réalisent les visuels (affiche, marque-page, etc…) pour nous permettre de donner une image originale (et effrayante aussi j’espère) du Festival.

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom, Le Festival Sans Nom

Le Festival Sans Nom a été inspiré du Livre Sans Nom, le best-seller américain écrit par un anonyme, édité en France par Sonatine (partenaire historique du Festival) et avec leur aimable autorisation.
Ce qui me plait dans ce nom, c’est son côté énigmatique, comme l’ambiance qui prime souvent dans les romans policiers.

GVL : Comment prépare-t-on un salon ?

On se réunit régulièrement pour définir les points clés : dates, auteurs, lieux, animations, budget, partenaires, nouveautés, etc… On anticipe au maximum tout ce sur quoi on peut travailler en amont et plus l’échéance approche, plus on affine. On précise, confirme, vérifie, corrige, édite, imprime… pour être au top le jour J !

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Il y a des partenaires historiques et des nouveaux chaque année. Ville de Mulhouse, libraires, entreprises locales, radios, etc… La liste est à jour ici : http://www.festival-sans-nom.fr/partenaires/

Il est surtout question de visibilité en l’échange de services ou d’apports financiers. L’idée c’est d’unir les compétences locales pour offrir un événement à la hauteur. Si déjà les auteurs se déplacent à Mulhouse, on se doit de les accueillir au mieux et d’offrir aux visiteurs un Salon de qualité.

GVL : Comment on le finance ?

Le budget, qui s’élève à 60.000€, relève surtout de partenariats privés auxquels s’ajoute une subvention de la ville de Mulhouse.

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Je suis impatiente ! Impatiente de rencontrer les auteurs, de voir le rendu final de ce que nous aurons préparé et de voir si la programmation plaira aux visiteurs-lecteurs. Le Festival Sans Nom a pour vocation de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs passionnés. Il promeut la lecture avec énergie et je trouve que c’est une bonne chose. Hâte de voir aussi quelles animations plairont le plus.

A titre plus personnel, je me réjouis d’assister aux conférences-rencontres pour écouter les auteurs parler de leur expérience, pouvoir parler avec eux, et puis les féliciter aussi pour le plaisir qu’ils nous procurent à la lecture de leurs romans.

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Je dirais que pour préparer au mieux le Festival, il faut être disponible (pour se réunir et travailler ensemble), organisé, force de proposition et optimiste.

Entre les réunions, j’avoue, j’y pense tout le temps ! Chaque fois que je lis un livre qui me plait, je me demande si l’auteur pourrait être invité l’année prochaine. Quand je visite des Salons (qu’ils soient littéraires ou non), je me note des idées de bonne pratique à reproduire. Et puis je suis très à l’écoute de l’actualité littéraire.

GVL : Comment choisit-on les auteurs invités ?

Nous invitons des auteurs qui font l’actualité du roman policier, ceux qui ont un nouveau titre paru récemment, les plus connus aussi et ceux qui sont en lien direct avec notre thématique phare. Cette année, nous mettons les faits divers à l’honneur donc serons présents les auteurs qui sont en affinité avec ce thème. Evidemment, nous avons une part d’auteurs régionaux avec qui il est intéressant d’échanger car ils connaissent bien le coin.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

Entre les arrivées/départs/logement/repas des auteurs et les livres à commander, sans compter l’aménagement des lieux de dédicaces et autres animations, l’organisation du Prix (et de sa remise officielle), la présence des bénévoles (sans oublier le bar pour se désaltérer), la logistique est énorme ! Mais ça se passe bien (enfin je crois puisque je n’y ai encore jamais participé).

En deux mots : on anticipe !


GVL : En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Et je crois que tu sais tout !
Je pourrais préciser que, n’étant pas originaire de Mulhouse, cette aventure m’a permis de m’intégrer dans la ville. J’ai rencontré des personnes très sympathiques, découvert de nouveaux auteurs et je suis heureuse de participer à ma façon au dynamisme de ma ville. Pour l’instant, il n’y a que du positif !


GVL : Que penses-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Avant, sans vouloir être désagréable, j’avais l’impression que le polar était peu considéré, comme un «sous-genre» de roman. Comme si ceux qui lisaient des polars étaient des lecteurs moins aguerris que ceux de la littérature blanche.

Depuis dix/quinze ans, les choses ont radicalement changé. De nouveaux auteurs sont apparus (des femmes aussi, beaucoup) et ils ont réussi, en imposant un style et des codes à imposer le roman policier comme un «vrai» genre de roman. D’ailleurs, parmi les meilleures ventes, chaque année on retrouve des auteurs de romans policiers dans les dix premiers.

D’autant que, je ne suis pas une experte mais, entre les romans noirs et les thrillers, il y a une telle variété de choix pour plaire à autant de lecteurs différents ! Je crois que l’essentiel est d’avoir une bonne histoire, crédible et bien écrite.

Il y a quelques jours a été dévoilée la première liste des romans sélectionnés pour le Goncourt et parmi eux, j’ai vu qu’il y avait Summer de Monica Sabolo. Peut-être que cette année le Prix Goncourt récompensera un roman policier, qui sait ?


GVL : Ton écrivain préféré et un romans de lui que vous nous conseillez ?

J’ai plein d’écrivains préférés ! Mais ma révélation de cette année, c’est Mathieu Ménégaux. Je l’ai découvert avec son nouveau roman, Un fils parfait, paru en début d’année. Et j’ai été littéralement subjuguée par son premier, Je me suis tue.
Ses intrigues sont terribles, sa plume est vive et aiguisée et le déroulement de ses livres et, à l’image du cheminement de l’état d’esprit qu’il retranscrit, magistral.
C’est simple, je n’ai qu’une hâte : le lire à nouveau !

GVL : Ton écrivain polar préféré, le livre de lui que tu préfères et 3 autres romans de lui que tu nous conseilles ?

Quand j’ai commencé à lire, j’ai dévoré tous les livres de Mary Higgins Clark (mon préféré étant Recherche jeune femme aimant danser). J’ai eu ma période Millénium, puis Harlan Coben et Jo Nesbo. J’ai une affection particulière pour Guillaume Musso (voir question suivante sur l’anecdote).

Mais mon écrivain de polar préféré est… Fred Vargas !
J’adore son écriture, ses intrigues sont toujours bien ficelées, les enquêtes complexes et on s’instruit (c’est une lecture de polar intelligente). Et puis surtout, j’adore le flegme du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg et ses méthodes d’investigation peu communes qui déstabilisent sa brigade qui est pourtant comme une seconde famille. Danglard, Retancourt, Veyrenc et même Mercadet, je les trouve tous très attachants et je suis heureuse de les retrouver à chaque nouveau roman.
J’aime le côté énigmatique de l’auteure elle-même.

Je n’ai pas lu tous ses titres, mais mes préférés sont Pars vite et reviens tard (dont l’adaptation cinématographique avec José Garcia est assez réussie je trouve), Sous les vents de Neptune, Dans les bois éternels et, plus récent, Temps glaciaires. Une valeur sûre.

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

En 2004, jeune mariée, je pars en vacances avec mon mari et un bouquin qui vient de sortir. En lisant le roman, le prénom du personnage principal me plait beaucoup et je me dis que si j’avais un fils un jour, je pourrais l’appeler ainsi : Nathan.
Mon mari lit le livre à ma suite, on parle du bouquin bien sûr et puis on en vient vite au prénom. On se dit qu’il nous plait bien.

Trois ans plus tard, vient au monde notre premier enfant, c’est un garçon. Malgré nos recherches incessantes de jeunes parents, nous n’avons jamais trouvé mieux. Comme une évidence, notre ainé s’appelle donc Nathan.

Le titre du bouquin ? Et après… de Guillaume Musso 😉

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !
Je lis pour le plaisir de m’évader, rêver, vivre d’autres vies que la mienne. J’aime lire des histoires car elles m’emportent loin de mon quotidien. Alors il n’y a rien que je ne déteste plus que de lire des noms de marques ! Non mais franchement, à quoi ça sert de citer des marques dans des romans ? Qu’est-ce que ça apporte ?… Si ce n’est de leur faire de la publicité gratuite (je n’ose même pas penser qu’elle est rémunérée…) ?
Bref, tu l’as compris, ça m’exaspère…

Oui, oui je crois que j’ai bien compris là, dons tu ne prendra pas un verre de …. Non pas frapper ! Sinon ! Merci pour ces quelques confidences, Caroline ce fût un plaisir que de te découvrir à travers cette échange.

Merci à toi de m’avoir donné la parole Geneviève. Hâte de te rencontrer en vrai !

Oui moi aussi, et ce sera chose faite le 21 et 22 octobre prochain lors du festival Sas Nom, il me semble ! (Fou rire commun) lol

Et retrouver Caroline sur son blog, Carobookine

 

 

Ces dames du noir : Spéciale Festival Sans Nom, Papotage avec Caroline Noël. Tome 1


Dans la cadre de mes dames du noir; j’ai voulu donner la parole à une jeune femme qui s’investi autour du salon du polar de Mulhouse.

Car comme vous le savez déjà surement, cette année j’ai la chance d’être, avec mon invité du jour, jurée du premier prix du Festival Sans Nom.

Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec Caroline Noël qui nous en dira un peu plus sur sa passion des livre, sur son blog  et ses à coté mais aussi sur son implication sur le Festival mulhousien du polar.

Bonjour Caroline,

Nous avons fait connaissance tout dernièrement car l’une et l’autre sommes associées comme jury autour du premier prix littéraire du Festival Sans Nom

Aussi comme je suis plutôt curieuse, j’aimerais que tu me racontes comment tu es arrivée là ?

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

Caro : Geneviève, je suis ravie de répondre à tes questions !

GVL : D’où viens-tu ?

Caro : Je suis née en Normandie, j’ai fait mes premiers pas sur les plages de Courseulles-sur-Mer et puis très vite, nous avons déménagé (petite, pour le travail de mon père, et plus tard pour celui de mon mari). En trente ans, j’ai déjà habité à dix-sept adresses différentes entre la région parisienne, les Etats-Unis, Angers, Pau, Strasbourg et maintenant Mulhouse. J’adore découvrir de nouvelles villes !

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Dans ma famille, on lisait peu (on était plutôt des sportifs).

Et puis en classe de Première, l’année de mon BAC français, j’ai eu une prof incroyable. Elle a réussi à me transmettre sa passion et à me faire lire plein de livres. En un rien de temps, je suis devenue une dévoreuse de livres, j’adorais ça !

Depuis, je ne peux plus m’empêcher de lire et j’essaie de transmettre ma passion à mes enfants.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y avait très peu de livres chez mes parents mais cela ne nous manquait pas. Lorsqu’il fallait lire un livre pour l’école c’était un devoir à faire, jamais un plaisir…

Chez mes grands-parents, les bibliothèques étaient plus fournies ; peut-être aussi qu’on avait plus de temps libre pour partager quelques BD avec mes cousins.

Maintenant, à part mes frères qui sont un peu récalcitrants, je crois que tout le monde lit dans la famille !

GVL Et.. Quelle a été ta formation ?

Après mon BAC scientifique, j’ai fait une Ecole de Commerce, une formation généraliste qui me correspondait bien et qui m’a donné toutes les cartes en mains pour trouver rapidement du travail.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

J’ai travaillé quinze ans dans la publicité et la distribution.
Il y a deux ans, le groupe familial dans lequel je travaillais a été liquidé. Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas mobile géographiquement, alors j’ai décidé d’amorcer un virage professionnel, de travailler enfin dans ce et pour quoi je me passionne : l’édition !

Aujourd’hui, j’essaie de mettre mon expérience au service de ma passion : je décroche des missions dans tout ce qui touche à la communication/promotion, à la gestion d’événements et au community management, le plus possible en rapport avec l’édition évidemment, mais pas seulement.

GVL: Tu es bloggeuse, quand et comment t’est venue l’idée de ton blog.

 Quelles ont été tes motivations ?

De quoi parles-tu ? Quelles en sont les rubriques principales ?

En tant que lectrice, je suivais deux bloggeuses littéraires pour leurs avis et coups de cœur. Moi qui adore parler de mes lectures avec tout le monde, plutôt que de faire des mails à mes copines de lectures, je me suis dit que j’allais créer mon blog. L’idée c’était de tenir un journal de mes lectures et d’apprendre à faire quelque chose de nouveau.

Aujourd’hui, le blog a 18 mois, il présente les chroniques des livres que j’ai lus (surtout des nouveautés – je précise que je les ai tous lus, sinon je ne chronique pas), des interviews d’auteurs (parce que je suis très curieuse et admirative de leur travail), les TOP et le Meilleur Espoir du mois, des concours… et j’organise aussi des apéros-littéraires ! Je donne rdv à mes abonnés pour leur présenter de vive-voix mes dernières lectures et les leur prêter (parce qu’on ne peut pas tout acheter et que j’adore lorsque les livres passent de mains en mains).

Aujourd’hui, je suis une serial-lectrice-bloggeuse comblée !

GVL : Caroline puis-je voir ta bibliothèque ?

Oui voilà !

GVL : Combien lis-tu de bouquins par semaine, par moi, par ans ?

Je dirais que je lis entre 8 et 12 livres par mois. Le nombre m’importe peu, mais c’est vrai qu’il y a toujours beaucoup de nouveautés qui me tentent et j’ai tendance à succomber à la tentation…

Et combien de livres dans le domaine des littératures policières ?

Je dirais 1/3 (plus évidemment depuis que je participe à la préparation du Festival Sans Nom !).

GVL : Et d’ailleurs… Dis-moi, pourquoi le polar ? Parce que ce n’est pas le genre dont tu parles le plus !

C’est vrai, mais en fait c’est tout simplement que j’aime varier les plaisirs !

D’une façon générale, j’aime lire mes auteurs fétiches pour le plaisir de retrouver leur plume mais j’aime aussi en découvrir de nouveaux alors je lis beaucoup de premiers romans – j’aime la surprise.
Mais pour avoir des frissons, il n’y a que les polars. Je choisis mes lectures en fonction du résumé qui me donne envie, polar ou non, je ne fais pas de différence. Et je dois reconnaître que ces derniers temps j’ai lu de très bons polars !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Je préfère lire sur papier car j’aime le toucher et l’odeur d’un livre que je considère comme un objet précieux.

Mais je lis aussi sur liseuse. Déjà parce que c’est pratique, ensuite parce qu’en vacances c’est un gain de place énorme dans la valise, enfin parce qu’il m’arrive de lire des manuscrits qui ne sont pas encore sortis en papier.

Encore une fois, je varie les plaisirs…

GVL : Je crois aussi que tu organises des cafés ou apéros  littéraires?

Absolument !

 

GVL : Comment ça se passe ?

Depuis que j’ai lancé Carobookine, je réalise combien le blog vit grâce à ses fidèles abonnés. L’année dernière m’est venue l’idée de les en remercier en organisant des rencontres pour se voir «en vrai». Je présente mes lectures du mois mais d’autres parlent de leurs coups de cœur et on se prête les livres qui reviennent d’apéro en apéro. J’aime l’idée du livre voyageur et puis quand on s’est fait prêter un livre, on s’autorise à en acheter un autre, c’est une sacrée liberté !

On se retrouve dans des librairies, médiathèques, salons du livre ou autre café littéraires, tout endroit qui est prêt à accueillir une vingtaine de personnes pour parler lecture autour d’un verre et de petites choses à grignoter. Nous jouissons de la vie entre passionnés !

Lors du Festival Sans Nom, se tiendra un apéro-littéraire Carobookine sur le thème exclusif du Polar. En plus, chose extraordinaire, notre parrain, Olivier Norek, nous fera l’honneur d’être présent en début d’apéro pour nous parler de son nouveau roman. Elle est pas belle la vie ?

GVL As-tu des partenaires ou des partenariats ?

Là aussi j’aimerai savoir comment est née cette idée ?

 

Au tout début, je voulais me faire connaître chez les éditeurs alors j’envoyais chaque jour un mail de présentation à une maison d’édition différente. Très vite j’ai arrêté de les solliciter car je me suis retrouvée submergée de services de presse et comme je préfère honorer mes engagements avant d’en prendre de nouveaux, j’ai du m’organiser.

Aujourd’hui, j’ai des éditeurs partenaires réguliers, d’autres plus ponctuels. Je choisis les nouveautés que je souhaite lire dans leur programmation et je m’engage en retour à publier une chronique sur le blog, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Ma chronique est toujours rédigée sur le même principe :

  • un résumé de l’histoire avec mes propres mots

  • ce qui fait que j’ai choisi de lire ce livre (qu’est-ce qui m’a attiré, m’a-t-il été recommandé, prêté ?…)

  • ce que j’en ai pensé

  • parfois je reproduis des extraits qui m’ont touchée

L’avantage des partenariats avec les éditeurs, c’est d’être informée des nouveautés avant leur sortie (et de pouvoir les lire en avant-première).

 

GVL : Depuis cette année tu fais partie de l’organisation du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse

Peux-tu me raconter comment tu es entrée dans cette affaire ?

Depuis quatre ans, j’entends parler du Festival Sans Nom. L’année dernière, dans le cadre du blog, je m’y suis intéressée de plus près. Et, comme le monde est petit, j’ai retrouvé sur d’autres Salons de la Région des organisateurs du Festival Sans Nom, notamment Hervé et Dominique du blog Passionbouquins. De fil en aiguille, nous avons sympathisé et ils m’ont proposé d’intégrer l’équipe. Plus on est nombreux à promouvoir un événement de cette envergure, mieux c’est, non ?

Et d’ailleurs Le Festival Sans Nom c’est quoi ? C’est qui ?

C’est le premier Festival consacré au Polar dans l’Est de la France qui réunit chaque année une trentaine d’auteurs de romans policiers. Ils sont présents à Mulhouse pendant deux jours complets pour rencontrer leurs lecteurs, dédicacer leurs livres et participer à des interviews ou tables rondes. L’idée, c’est de faire se rencontrer les auteurs et les lecteurs, dans un cadre convivial.

Pour retrouver Caroline c’est ci-dessous

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Pour nous retrouver pour la suite de cet entretien c’est bientôt dans ces pages.

Alors à très vite.

Ces dames du noir. Papotages avec Bénédicte


J’ai eu la chance de rencontrer lors du dernier Saint Maur en Poche quelques fondu(e)s du polar comme moi.

Aussi j’ai noué quelques contacts et c’est comme cela qu’aujourd’hui j’en viens à papoter avec …

Bénédicte Degrugillier.

  

GVL : Bonjour Bénédicte
Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du polar  de nœud les mines.
Aussi je voudrais que tu nous parles de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

BD : (C’est Noeux-Les-Mines, hein ! LOL)

GVL : Heu oui, comme tu dis, Noeux les Mines, donc ! Pardon, je t’ai interrompue, tu disais ?

Oh ! Bah que dire… je suis un livre ouvert en fait : je chronique sur mon blog, bêta-lis pour une tripotée d’auteurs, fais partie d’un comité de lecture, suis libraire, écris et crée dès que je le peux et organise des salons du livre (un pour l’heure mais un p’tit nouveau devrait pointer le bout de son nez fin 2018 mais chut !) Ça fait une vie bien remplie, je te l’accorde !

Les Mines Noires n’est pas mon bébé à la base. Disons que je suis devenue sa mère adoptive. C’est Gaylord Kemp qui lui a insufflé la vie en 2015. Il était blogueur à l’époque et a fait du super bon boulot. Titillant lui aussi la plume et ayant des responsabilités éditoriales chez les éditions Aconitum il recherchait quelqu’un à qui passer le flambeau fin 2016. C’est à cette époque qu’on s’est rencontré car on est natif de la même ville (Noeux-Les-Mines, donc) et comme on est sur la même longueur d’onde littérairement parlant, il m’a refilé l’horrible rejeton ! En trois éditions seulement, le salon a acquis une belle réputation et je l’ai ouvert sur un salon du noir, car à la base c’était un salon du polar. Perso, je trouvais ce terme un peu réducteur. Car pour moi, le noir renvoit à plein de genres, c’est juste une couleur (qu’on peut décliner en 50 nuances, certes ^^). Ce que j’aime avec cette ligne éditoriale c’est que je peux proposer des choses très sombres mais qui au final vont amener beaucoup de lumière dans l’esprit des lecteurs. Ça me permet aussi d’unir mes deux genres préférés que sont le polar/thriller et le fantastique !

GVL : D’où viens-tu, Benédicte ?

Je me le demande encore… Officiellement de Noeux-Les-Mines.

GVL : Ah oui, tout bêtement. Alors…Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Très importante. Ma mère a toujours lu énormément et je suis tombée dans la marmite très tôt. Je me souviens que je passais beaucoup de temps à regarder ses livres (des cuirs reliés et dorés). Mes parents n’ont jamais rechigné à m’acheter des bouquins donc j’ai grandi entourée d’eux. Et à 11 ans je lisais déjà du Christian Jacq et Poltergeist… et après on s’demande pourquoi je suis si siphonnée ? (non, pas l’Impératrice, très peu pour moi les histoires de princesses à la guimauve, mouhahaha !)

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Sans tabous. Ma mère veillait à ce que je lise des livres de mon âge, certes (enfin, toujours est-il qu’elle n’a pas vu le Poltergeist que j’ai pas pu terminer tant il était gore et dégueu !) mais elle nous ouvrait sur un tas de genres : des classiques comme Charlotte Bronté mais aussi les BD Tintin, des Alice, Détective, du Paul Féval, des Chair de Poule. Il n’y avait pas de restrictions de lecture, je pouvais lire devant la télé, en voiture et surtout en cachette avec ma lampe de chevet sous la couette pendant que tout le monde dormait, hé ! Hé !

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Littéraire, what else ? Puis Licence d’Histoire (re What else ?) !

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Lequel ? Je jongle entre plusieurs casquettes LOL

Pour tout ce qui a trait aux livres, c’est viscéral, comme respirer. J’ai connu une sale période où je ne lisais presque plus et je sais que c’est presque équivalent à un aller simple pour le cimetière…

Pour le job alimentaire, une vocation j’ai envie de dire. Et une quête !

Le blog m’a menée au comité de lecture qui m’a menée à rencontrer des auteurs qui sont devenus des amis et l’un de ces auteurs m’a branchée sur une librairie qui recherchait quelqu’un… et voilà, j’ai mis en avant mes modestes compétences (le blog, le comité de lecture) et j’ai décroché le job ! Bizarre, la vie ! (ou pas)

GVL Dis moi, Patricia, pourquoi le polar ?

…(Euh… c’est Bénédicte moi ! LOL Patricia c’est ma patronne en plus ! 

GVL oups, mais où ai-je la tête ! Donc Béné pourquoi le polar ?

J’aimerais bien le savoir, tiens ! À la base, je viens du fantastique/Fantasy/Post apocalyptique (tant que c’est sombre, pas du tout accro aux mièvreries, hein !). Et puis il y a tout juste 3 ans, en pleines vacances, je me retrouve dans une librairie à tuer le temps en attendant un RDV. Je tombe devant Maxime Chattam (au rayon Fantasy). Ma mère m’avait parlé quelques semaines plus tôt du 5ème Règne, mais c’était une période où je lisais moins car je bossais énormément et avait de gros problèmes de santé. Je tombe donc sur le 1er tome de la saga Autre-Monde et la 4ème me parle direct… j’ai commencé à le lire sur un banc et j’ai pas pu le lâcher. De fil en aiguille j’ai mené ma petite enquête, ma mère m’a parlé de ce Franck Thilliez qui habitait à deux pas de chez elle, je m’y suis intéressée, j’ai découvert les polars de Chattam… et Facebook a fait le reste (les groupes de lecture, les auteurs, les autres blogueurs). Puis la création du blog quelques mois plus tard… Ça a été très vite après !

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

C’est variable, entre 1 et 5 (record absolu, et c’était pas des feuillets ! LOL) par semaine. Parfois il peut m’arriver de mettre 15 jours pour en lire juste un (surtout quand t’as SMEP qui tombe en plein dedans, par exemple !) Je crois que mon record mensuel c’est 12. Pour l’annuel j’ai arrêté de compter… plus le temps ! LOL Mais en tout cas, je peux pas enchaîner un livre/jour indéfiniement. Déjà j’ai pas le temps, j’ai plein de passions prenantes et j’ai besoin d’alterner pour me sentir en équilibre (oui, je suis balance aussi, ça n’aide pas).

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Bah en fait j’ai pas encore de liseuse. Pourtant c’est pas faute d’en quémander une à mes proches à chaques fêtes… j’espère que cet oubli sera réparé d’ici la fin de l’année ^^. Je pense que je continuerai à privilégier le papier, le numérique sera là surtout pour les SP car je n’aime pas profiter de la générosité des maisons d’édition (et pour moi c’est pas un concours pour meubler gratos mes bibliothèques, surtout que ça prend grave de la place !). Le numérique me permettra aussi d’embarquer mes bêta-lectures et de pouvoir continuer à travailler dans le comité de lecture car lire sur PC, franchement, c’est plus possible pour moi. Ou alors pour dénicher de vieux classiques tombés dans le domaine public (je perds par le nord, hé ! Hé !)

 GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Gaylord Kemp, mon prédécesseur, était passionné de polar & fantastique. Il a voulu créer son propre salon, et comme la ville cherchait à lancer un salon du livre et que Gaylord avait les contacts dans le domaine de l’édition (de par son blog littéraire), ça s’est fait tout seul.

 GVL : Avez-vous  monté une assos.

Non, Gaylord (et moi) nous sommes greffés à l’Office Culturel de Noeux-Les-Mines qui est une association liée à la mairie de la ville. Sans eux, les Mines Noires ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui d’ailleurs, car avec la librairie partenaire – La Ruche aux Livres  –  libraire à  Wavri- ils assurent côté logistique !

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Noeux les nimes

Le nom du salon c’est LES MINES NOIRES.

GVL : oups ! et re-oups

C’est un hommage au nom de la ville, Noeux-Les-Mines, mais aussi au fait que sur le lieu du salon se trouve un ancien puits de mine et le Musée de la Mine. Enfin, les mines pour les plumes, noires… ou les visages noirs… on peut y voir tout un tas de sens détournés en fait !

 

GVL : Et oui, bien vu, les mines, le charbon, les gueules noires… Mais dis-moi, ! Comment prépare-ton un salon ?

En sacrifiant sa vie personnelle ! (rires). Non, c’est vrai en plus ! Faut dire aussi que pour ma 1ère organisation l’année dernière je n’ai eu que 4 mois pour tout lancer… bonjour l’angoisse ! On y met toute sa passion, toute son énergie. Et puis une bonne dose d’organisation car faut rien louper. J’y suis allée à l’instinct, je n’avais aucune expérience à vrai dire. Le jour J ça s’est passé comme dans un rêve, ça m’a aussi permis de voir ce qui pouvait être amélioré, du coup pour l’édition 2018 j’ai décidé, en commun accord avec mes collaborateurs, de m’y prendre un an à l’avance. Et j’avoue que je préfère de très loin cette organisation-là !

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Ce sont surtout des maisons d’éditions. Car la ville, l’Office Culturel et la librairie partenaire mettent la main à la pâte. Mon rôle c’est de coordonner la venue des auteurs avec les maisons d’éditions et de constituer une dotation pour le concours de nouvelles, et là prochainement pour le Prix Découverte qui sera inauguré en février 2018. Pour ça ce ne sont pas les mêmes partenaires… du coup je vais tenter de fédérer sous notre bannière de plus “gros” partenaires…

Je peux aussi dire que certains blogs seront associés à l’événement, certains iront même jusqu’à intégrer les différents jurys et comités de lecture (concours de nouvelles, Prix Découverte…)

GVL : Comment on le finance ?

Avec une association partenaire, le concours de la ville et l’investissement d’un super libraire ! Par le sponsoring avec les maisons d’éditions : négocier les frais de transports des auteurs par exemple. Car on tourne sans subventions, il faut le dire. Le budget est vraiment dérisoire en comparaison d’autres salons. Après c’est la communication, le réseau pro, les réseaux sociaux, le bouche à oreille qui font le reste.

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ?

À 7 mois de l’événement je te dirais que pour l’heure ça va. J’ai encore de la marge et j’ai déjà pris pas mal d’avance… je dois juste veiller à ne pas me laisser déborder et à maintenir le cap ! ^^

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Énormément ! Durant 4 mois ça a été sacrifier tout mon temps libre, mes pauses, une partie de mes nuits… j’ai cru devenir folle plus d’une fois ! J’ai voulu renoncer tant de fois ! Encore aujourd’hui je m’interroge : combien de temps encore vais-je pouvoir tenir comme ça ? Parce que pendant ce temps-là, je n’écris plus et ça me bouffe… Mais qui pour me remplacer ? Beaucoup d’interrogations, en somme… et les gens qui te réclament ça te remotive, alors on tient le coup et on se dit que tant que les gens seront contents d’y venir ça vaut tous les sacrifices du monde, pour encore un temps.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

.Pour la précédente édition, j’avoue que j’avais tellement peur de ne pas avoir assez d’auteurs que j’ai dit oui à des auteurs que je n’avais jamais lu. Et je l’ai regretté. Parce que j’ai découvert que j’aimais conseiller les visiteurs sur le salon. Beaucoup m’ont demandé quoi leur conseiller en fonction de leurs goûts, et je n’ai pas aimé le fait de ne rien connaître de tel ou tel auteur (à part les quelques lignes de sa bio).

Du coup cette année j’ai changé mon fusil d’épaule et je sélectionne uniquement sur lecture. C’est plus de boulot mais au moins, même si je ne retiens pas la candidature d’untel, il aura malgré tout une chronique sur mon blog (ça c’est pour la finalité des SP car il y a des auteurs que je connais depuis un bail et dont j’ai lu les livres par moi-même). Ça me permet aussi de maintenir ma ligne éditoriale : du noir avant tout ! Et de donner leur chance à des auteurs qui ne sont pas encore venus. Par contre, le revers de la médaille c’est de devoir dire non à des amis (genre non à plusieurs auteurs qui ont participé à toutes les éditions). Et puis t’as le truc incroyable : une grosse maison d’édition parisienne que tu rêvais d’inviter (mais t’as pas osé) qui te contacte d’elle-même ! Ce jour où tu reçois LE mail dans lequel l’attaché de presse de propose ta wish list et t’as plus qu’à piocher ! Le genre de miracle que tu pensais pas possible !

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

On se répartit les tâches : l’OMC (l’Office Municipal Culturel) se charge de faire valider auprès de la mairie le budget de l’hébergement des auteurs. L’association prend en charge certains frais. Les installations le jour J sont celles de la ville, et le libraire contribue également pour d’autres frais. On se répartie les tâches. De mon côté c’est la communication, le graphisme, les concours & Prix, la coordination auteurs/maisons d’édition. Grosso modo c’est comme ça que tournent les Mines Noires. On est quand même sacrément chanceux de pouvoir jouir de telles installations et de pouvoir compter sur de tels partenaires. Face au succès grandissant du salon (la dernière édition a été celle de tous les records), la ville a su voir le potentiel de cet événement et a décidé de s’impliquer davantage…

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.


….Ouais, un peu trop d’ailleurs ! Je peux pas tout dévoiler non plus !

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?


C’est juste démentiel !!! Après je ne sais pas si j’ai le recul nécessaire puisque je lis ce genre depuis peu (3 ans). Mais j’ai quand même l’impression que ce genre n’était pas autant en vogue par le passé. Il me semble que ça a explosé côté auteurs et collections ! C’est génial en tout cas, ça montre qu’un genre dit populaire peut envoyer du lourd et retourner les consciences des lecteurs dans le bon sens. Certains thrillers (pour moi) sont bien plus efficaces que des livres de développement personnel ou des manuels de psychologie !

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

1 préféré ? Mais c’est pas possible ! Ça dépend des jours… (rires) et de quelle personnalité est aux commandes dans ma tête (re rires).

En ce moment, le nom qui me vient c’est Neil Gaiman, pour son univers halluciné tellement proche du mien, et son originalité.

5 romans :

American Gods, de Neil Gaiman

Le 5ème Règne, de Maxime Chattam

Soul of London, de Gaëlle Perrin Guillet

– Aliss, de Patrick Senécal

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Oui ! J’ai été dans la peau de Franck Thilliez pendant 3 heures le 10 mars 2017 !

J’ai participé au recueil de nouvelles USA DREAM (projet éducatif de Lens) aux côtés d’auteurs reconnus de la région mais pas que (Gaëlle Perrin-Guillet, Emmanuel Prost, Gaylord Kemp…) sous le pseudonyme de Ben Mitchell. Lors du lancement du recueil avec les auteurs, en 3 heures on a tous dédicacé à la chaîne près de 150 livres ! Ce fut dingue pour moi de vivre ça pour ma 1ère séance de dédicaces ! Et deux jours plus tard, j’ai rempilé à Polar Lens où je n’étais pas invitée mais comme j’étais avec le collectif USA DREAM j’ai pu m’intercaller entre 2 auteurs invités et dédicacer sur ce salon reconnu !

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oui, et un gros !

Marre des gens qui ne veulent pas commander leurs livres dans leur librairie (quand ils en ont une suffisamment proche de chez eux) et préfèrent les sites de ventes en ligne ! Presque tous les jours j’y suis confrontée au boulot, et peut-être que si les gens arrêtaient de courir et s’y prenaient un minimum à l’avance on pourrait faire perdurer nos librairies ! D’ailleurs, c’est un peu à cause de ça qu’une librairie spécialisée dans le polar, le thriller & le noir – HUMEURS NOIRES – à Lille (quand même) a mis la clé sous la porte il y a tout juste quelques jours. Et ça fait grave chier de voir ça car son concept était super original et le librairie reconnu unanimement dans la profession et plébiscité par les lecteurs. Mais voilà… quand on est trop petit on a du mal à faire le poids contre les gros mastodontes.

Alors, merde ! Chez votre librairie vous ne payez pas plus cher et en prime on peut vous conseiller des livres qui sortent des sentiers battus ! Y a pas que les gros qui comptent ! Ça aussi j’y suis confrontée régulièrement : si le bouquin n’est pas passé à la télé ou dans le journal on n’ose pas y aller car on connaît pas la maison d’édition ! La qualité d’un bouquin ne se mesure pas au prestige de son éditeur !

GVL : Oh merci pour coup de gueule Béné. Merci pour ces quelques confidences,aussi !!!
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon.

Concernant mon 1er SMEP l’article en est encore au stade de brouillon. J’ai beaucoup de mal à le terminer, et peu de temps aussi mais il viendra, c’est promis !

GVL.  non je te parlais de Mines Noires. Mais SMEP ça me va parfaitement ! Alors du coup ! As-tu une anecdote à nous raconter ?

Concernant SMEP 2017 ?

Oui, et une belle !

Je rêvais de rencontrer Gérard Collard, et même de pouvoir avoir une photo, entre libraires & organisateurs de salon (parce que Gérard Collard avait partagé l’affiche de la 3ème édition des Mines Noires et ça m’avait beaucoup touchée  et puis j’aime son côté libraire rock n’roll !) Au détour d’un plateau sur la scène de la Griffe Noire on a pu l’intercepter. J’ai pu me présenter et alors que je le remerciais pour sa passion communicative et lui disais qu’il était un modèle pour nous, libraires, il a refusé cela et rétorqué qu’on était tous les maillons d’une chaîne. Je me suis sentie appartenir à une belle famille, voilà tout, c’était un super moment !

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Toujours pour SMEP ?

A part les allées trop étroites, non. C’était parfait !
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon

Oups, y a redite, je crois que j’ai pas capté que c’était deux fois les même questions ! LOL Bon, ben tant pis, t’as deux anecdotes et deux coups de gueule, hé ! Hé !

GVL : Moi ça me va ! Et j’avoue avoir adoré papoter avec toi Béné ! 

Alors pour poursuivre cet entretien vous pouvez vous rendre sur ces différents sites.

Celui du salon des Mines Noires 

Le blog de Bénédicte 

La page Facebook du Salon

Et prenez rendez-vous dès maintenant

Le prochain salon Mines Noires c’est le 11 février 2018 😛

Et…A très vite sur notre Blog

[TAG] – Liebster Awars – Discover New Blogs


 

 

Taguée par du blog Nathalie  Mes Lectures du Dimanche

Alors comment ça marche. Ben  ça a l’air simple comme ça.

Mais il est jamais facile de parler de soi !

  • Donner 11 infos sur moi

  • Répondre aux 11 questions de Nath qui m’a taguée

  • Nominer moi-même 11 blogueurs  et leur poser 11 questions

Alors … Moi en 11 points :

  1. Je suis chanceuse, j’ai trouvé le grand amour à l’âge de 23 ans. Oui, ça a été un vrai coup de foudre. Ben là je commence fort ! Non ?

  2. Je suis bordélique et pourtant je suis quelqu’un de super organisée. ça en fait deux là, non ?

  3. Je suis quelqu’un de très fidèle

  4. Pour autant j’ai pas besoin de voir ou de communiquer beaucoup avec les gens que j’aime.

  5. Je suis dyslexique. En lecture à l’école primaire j’étais 16e sur 16. J’ai toujours eu zéro en orthographe. C’est bizarre car j’avais 20/20 en grammaire.

  6. Forcément petite je n’aimais pas la lecture. Et j’ai commencé à lire vers l’adolescence. C’est l’apprentissage du latin et du grec qui m’a amenée à la lecture par les auteurs classique. Homère a été un grand moment, j’ai avalé son Iliade puis son Odyssée. L’Enéïde et Virgile ont su me séduire aussi !

  7. Je suis nulle en langues vivantes. Pour anecdote, ma prof d’allemand de 1ère n’avait dit que je n’aurais pas plus de 5 au bac, j’ai eu 6 ! Heureusement ma prof de terminal était plus sympa ! Mais en une année, c’était un peu juste pour rattraper mon retard !

  8. J’ai fait du sport à haut niveau, oui je sais ça ne se voit pas aujourd’hui, mais j’ai eu un corps sculpté et musclé, si, si !

  9. Vous n’allez pas me croire mais j’aime ne rien faire. Si j’en avais les moyen je ne travaillerai pas ! J’aime rêvasser, rêver,contempler ! C’est pour cela que je suis une super-active et que quitte à faire quelque-chose autant que ce soit beaucoup de choses, sinon je me laisserai aller vers ma nature profonde…

  10. La musique que je préfère c’est le silence.  Mais j’écoute de tout sauf du rap et j’avoue que le  R’N’B c’est pas ça non plus sauf  peut-être quand ça tend vers la pop ! Je ne suis pas musicienne mais assez mélomane, je suis carrément Mozart pas du tout Section d’assaut et l’autre là, maître quelque chose. Bref plus je vieillis moins j’écoute de musique, je peux vivre sans, je crois !

  11. Ma devise : je la tiens de mon institutrice du CE1-CE2, ça ne me rajeunit pas tout cela. J’ai toujours beaucoup aimé, j’aime beaucoup cette femme qui fut ma maîtresse quand j’avais 6-7-8 ans. Elle m’a appris la différence et du coup le tolérance. L’autre est un plus, l’inconnu ne demande qu’à être connu, les différences peuvent s’additionner. Elle m’a appris que l’on était unique et chaque unique se respectait ! Oui et alors ma devise dans tout cela ? Et bien j’ai fait de sa devise la mienne ! Bien faire et laisser braire !   hahaha !!!

Passons maintenant aux question de Nath

  1. Comment t’es venue l’idée de ton blog et y as-tu réfléchi longtemps avant de te lancer ?

    L’idée d’un blog m’est venue en 2010. A l’époque quelques camarades bibliothécaires et moi avions la charge de remettre sur pied un Comité de veille et d’analyse du roman policier pour les bibliothèques de la ville de Paris. Depuis plus d’un an je réfléchissais à la question. J’avais déjà une idée précise du fonctionnement de ce futur comité. J’avais notamment en plus des autres propositions, celles d’en faire un comité de lecture polar. notamment lectures de premiers roman car je voulais qu’ils soient plus représenter dans nos bibliothèques et je voulais les mettre en avant.

     Si vous voulez savoir ce qu’est le comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris c’est ici.

    Mais revenons à nos moutons. Donc mon projet de Comité a été retenu, j’en suis devenir la coordinatrice, la secrétaire, l’animatrice, enfin bref… Et pour faire connaître notre travail non seulement au collègues dans les 60 bibliothèque de la ville mais aussi l’ensemble de la communauté polar, j’ai proposé de créer une page Facebook, vous la trouverez là et un blog.

    La page Facebook a vu le jour, le blog, le projet est toujours dans le tiroir d’un responsable qui l’y a oublié. J’ai attendu 5 ans, j’ai espéré 5 ans commençant à accumuler les articles pour ce blog ! Puis un jour ce responsable m’a demandé : « au fait le blog du comité, il en ai où ? »

      Le soir en rentrant chez moi, je me suis lancée, j’ai créé mon propre blog !

 

2 – Quel temps consacres-tu à ton blog ?

    Alors de nombreuse heures, ça c’est certain !

Je fais mes chroniques la nuit en général entre 3 et 6 heure du mat. Je passe une bonne heure sur mon blog, car je réponds aussi aux commentaires que mes lecteurs me laissent.

J’y passe une bonne partie de mon dimanche matin et aussi la journée de mon lundi !

Je dirai comme cela une bonne quinzaine d’heures par semaine. Entre mes propres chroniques et les articles de mes chroniqueurs que je mets en page et que j’accrémente et que j’illustre.

15/20 heures c’est pas temps que ça pour un article par jour, non

 

3- Quels sont les retours les plus positifs liés à ta vie de blogueur ?

Un jour j’ai reçu un mail me disant que j’étais le Gérard Collard des bibliothèques.

Cela m’a fait beaucoup rire, mais la lectrice disait aussi que mes chroniques lui donnaient envie de lire tous les livres dont je parlais. Alors là j’ai eu les chevilles qui ont gonflées. Si seulement je pouvais être aussi prescriptrice !

En fait à chaque fois qu’un lecteur me traite de tentatrice je kiffe !

 

4- Quel temps consacres-tu à la lecture ?

Actuellement je lis en mode ralenti, une trentaine de page par jour.

Habituellement je consacre environ 5 heures minimum de lectures par jours . J’essaie de lire entre 150 à 300 pages.  Si un livre fait moins de 250 pages, j’essaie de le lire dans la journée, enfin sur 24h.

Après je lis plusieurs livres à la fois, alors souvent le matin c’est un livre, durant mes 2 heures de transport c’est un autre livres et le soir un dernier livre.

5- Es-tu plutôt livre papier ou livre numérique ?

Jusqu’ici j’étais uniquement livre papier. Depuis peu je suis passée au numérique.

Je lis maintenant un livre par semaine en numérique contre 3-4 papiers.

Mais là pour le vacances je vais surtout privilégié le numérique comme cela mon sac sera moins lourd c’est certain.

mais j’aime trop l’odeur du papier neuf pour ne plus lire qu’en numérique. L’objet bouquin me manquerait trop !

6- En télé, es-tu plutôt film, reportages, séries ?

J’aime bien les reportages vivants et bien foutu. j’aime pas les choses racoleuses ou encore celle devant lesquelles je m’endors. J’aime bien les vrais film documentaires, pas les reportages tout venant !

Mais je suis depuis toujours sériephages ! C’est vrai que j’en suis moins maintenant qu’il fut un temps. Il faut dire qu’elles se sont multipliées avec l’arrivée du cable, de netfix et autres plateformes payantes.

Aussi le plus souvent je les regarde en DVD ou clé SB, mais pas forcément lors de leur diffusion.

Là je me refait Twin Peak avant d’attaquer la 3e saison qui vient de sortir.

Et je suis sur le coup, mais avec un peu de retard sur GOT

7- De quel auteur ne pourrais-tu pas te passer ?

Je n’ai pas d’auteur fétiche.

J’aime retrouver régulièrement quelques auteurs avec qui j’ai lié quelques choses. Je suis toujours curieuse de redécouvrir leur travail, livre après livre. Ceux qui ont eu un rôle prédoninant dans ma vie de chroniqueuse.

Je pense là comme ça sans réfléchir aux Camhug ou encore à Laura Sadowki et Elsa Marpeau.

Par la suite il y a eu aussi tous les auteurs que j’ai reçu ou interviewé à la bibliothèque ou ailleurs. Ce qui se sont retrouvé face à moi avec qui j’ai eu un contact privilégié. Rachid Santaki, Nicolas Lebel, Sandrine Collette, Victor del Arbol ou plus récemment Martine Nougué, Sonja Delzongle, Johana Gustawsson, Chloé Medhi….Et tous les autres… Et ceux à venir !

Sinon j’aime bien retrouver Fred Vargas, mais là je ne suis pas originale !

8- Quel est ton plus beau souvenir de lecture ?

Mon plus beau souvenir de lecture,  aucune idée !

ou alors un souvenir en rapport avec une lecture. Le mail que m’a transféré ma responsable du groupe polar à l’époque où je chroniquais pour la Bilipo et les crimes de l’année. Un mail de Nathalie Hug pour remercier les crimes de l’année de les avoir lu et moi en particulier pour avoir donné mon avis sur leur premier bouquin.

J’ai ensuite contacté Nathalie Hug pour la remercier à mon tour, émue que j’étais, c’était la première fois qu’un auteur me disait merci. s’en ai suivi une belle histoire d’amitié !

9- Quel est ton pire souvenir de lecture ?

Ne pas aimer un livre, ne pas accrocher à une histoire, à un style, à une écriture.

Être obligé de lire, tout simplement. Oui lire par obligation un titre avec lequel tu n’accroches pas !

10- Quelle est ta plus grande fierté ?

Ma plus grande fierté ? Ben je sais pas.

Si je dois être fière de quelque chose ça pourrait être mon job.

Oui je suis fière de mettre à ma façon le livre et la lecture à la portée de tous et gratuitement. Oui acheter des livres et les faire lire à des centaines voire des milliers de lecteurs zé lectrices. Et même parfois le leur apporter à domicile quand ils ne peuvent pas se déplacer !

Ouais, je suis fière d’être bibliothécaire en fait !

11- As-tu déjà pensé à passer de l’autre côté de la barrière et, au lieu d’être le lecteur, devenir l’auteur ?

Heu non, j’en ai pas ni le talent, ni l’imagination, ni la force de travail !

Mon entourage proche voudrais me voir écrire mon polar, mais je suis trop fainéante et trop peu doué pour ça !

Je reste une lectrice de base, c’est bien aussi de vivre pleinement les histoires des autres

Passons à mes 11 questions

Pour les  nominés il seront à découvrir plus bas !

 

Alors reprenez les questions  1-2-3-4 de Nath

1- Comment t’es venue l’idée de ton blog et y as-tu réfléchi longtemps avant de te lancer ?

2 – Quel temps consacres-tu à ton blog ?

3- Quels sont les retours les plus positifs liés à ta vie de blogueur ?

4- Quel temps consacres-tu à la lecture ?

5- Peux-tu citer 3 polars (Roman policier, thrillers, roman psychologique, roman noir, polar historique…) qui t’ont marqué et nous dire pourquoi ?

 6 –  Peux-tu citer 3 livres autres que du policier qui t’ont marqué et nous dire pourquoi ?

7- Es-tu adeptes de la PAL ? Combien de livre compte-t-elle ?

8- Combien de temps penses-tu pouvoir tenir sans lire ?

9- Combien de temps es-tu déjà resté sans lire ?

10 Y a-t-il une question que tu aimerais que je te pose ? Et peux tu y répondre

11 – Une lecture commune, ça te dit ?

 

Et c’est là que j’aimerai bien tricher un peu.

Vous faire confiance et me dire que quelques-un(e)s d’entre vous vont répondre à mes questions.

Et même si je tague 11 blogueurs, vont-ils tous répondre présents ?

Bon tant pis je me lance.

Stelphique de Mon féérique Blog littéraire

Belette de The Cannibal Lecteur

Stef de les Cibles d’une lectrice « à Visée »

Samantha de Sam délivre ses livres

Christelle de Dealer de lignes

Cat de Chroniques aigües

Valette de Sangpages

Salhuna et Les lectures de Salhuna

Mademoiselle Maeve lit des livres

Sandra de Les Lectures de Cheesy

Et je nommerai bien aussi ma Gene😘😘 , oui

Geneviève de Brindille33

A vous de jouer les filles 

😘😘 😘😘😘😘 😘😘😘 😘😘

 

 

 

Sériale Lectrice : papotage avec Aline notre nouvelle chroniqueuse.


Sériale Lectrice : papotage avec Aline notre nouvelle chroniqueuse.

Il y a quelques semaines, je recevais un  MP, Aline Gorczak m’invitant à aller « jeter un oeil » sur sa nouvelle page Facebook, et, je la cite, « me dire si ça peut intéresser autrui. » J’ai pris quelques minutes et nous avons alors papoter.

La suite c’est ci-dessous :

 

GVL : Bonjour Aline, es tu prête a être soumise à la question ?

 Aline : J’ai cru quelle arriverait jamais cette question !!

  GVL : Alors, Aline, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âges, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

Le noir c’est ma tenue de boulot. Ca fini par déteindre !!

Plus sérieusement j’ai 48 ans moins deux jours (ben ouais ça compte les jours en moins). Je suis la deuxième d’une fratrie de neuf .

 J’ai d’abord fais des études pour travailler avec les gosses. J’adore les enfants, ils ne se prennent pas la tête. Y paraît que je sais y faire avec eux. C’est vrai j’ai une certaine autorité ! Après dix ans de bons et loyaux service changement de cap vers l’esthétique. Je suis conseillère en parfumerie. Le rêve ! Ben pas toujours. J’aime (que dis-je j’adore) mon boulot. J’ai enseigné un peu et je suis (quand mon planning me le permet) jury d’examen. Faut toujours se méfier des jurys : une bonne tête ne te donne pas d’emblée une bonne note. Ben y a quand même des trucs sur lesquels tu ne peux pas passer. Genre ? L’hygiène rien que ça je pourrais en raconter des cradabeuck !!!

 

 GVL : Heu non pas de cradabeuck pitié ! En revanche, dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Le livre n’était pas une priorité pour mes parents. Plutôt une perte de temps.

GVL : Pourrais-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

Non elle est en cartons. Mais je peux dire combien de cartons (archi remplis) :13. Haaaaa, faut que je commence un autre carton !

GVL Ok comme tu veux mais à défaut nous aurons ta Pal de l’été. Na !!!

Pal Aline

 Dis moi Aline.. Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

C’est tellement de chose. Avec un livre tu peux t’évader, t’isoler, découvrir, grandir. Tu peux rire, pleurer, souffrir, avoir envie de mourir, te réjouir. Tu peux transmettre un livre comme un bout de toi. Tu peux aussi le garder pour toi seule comme un secret.

C’est en classe de 3eme que débute ce virus du Livre. Je lis le père tranquille de Noël Noël et le journal d’Anne Franck (que j’ai relu des dizaines de fois par la suite) . Ma prof de Français nous fait participer au concours de la résistance. À bien y réfléchir c’est mon premier écrit. Ma disserte est sélectionnée et récompensée.

Je n’ai plus jamais arrêté de lire. Les livres sont mon échappatoire, ils font aussi mon éducation en plus de celle parentale .
J’y découvre la nature humaine dans tout ce qu’elle peu avoir de beaux mais aussi de très moche ( voire horrible).

La lecture est allée crescendo. Aujourd’hui je peux en lire un sur la journee.

 C’est pas simplement de parler de soi . Pfff.

 

GVL : hihi Es-tu papier ou numérique ?

Sans hésitation : papier. Il me faut les pages, leurs toucher, leurs odeurs. Un livre c’est vivant.

 

GVL : Et le polar dans tout ça ?

J’ai commencé avec Agatha Christie et son non moins célèbre Hercule Poirot. 

Oui mes premiers polars : Agatha Christie. Avec un faible pour Monsieur Hercule Poirot. J’ai toujours trouvé qu’elle peignait très bien le genre humain et ces multiples facettes.

En fait j’ai glissé vers ce genre sans trop m’en rendre compte. C’est la majeure partie des bouquins que je lis. Il m’arrive de lire d’autres trucs, de ceux qui font chialer à toutes les pages par exemple. Je vous dis pas lesquels parce que vous allez y aller et si vous chialez tout long du bouquin je vais me sentir coupable !

Depuis environ un an je lis des auteurs français. Agréable surprise : ils sont doués 😋😂.

En début d’année je participe au concours polar Lens. Ma nouvelle est sélectionnée et publié dans le recueil. J’ai adoré.
Je découvre alors les salons du livres. J’ai mega adoré ( ma CB moins 😝).

 

GVL : Dis moi Aline,  tu as créé une page Facebook dernièrement ? Tu m’expliques pourquoi ? 

OUI !

Alors suis plutôt livrovore. J’en suis à mon 42 livres pour cette année.

Depuis trois ans je fais partie d’un groupe Livres sur Facebook. On poste nos lectures avec un commentaire, on échange avis et parfois bouquin ! Vu ma frénésie de lecture, les filles (on est majoritaire dans de groupe !) me disent : tu devrais créer ton blog. Houla doucement.

Les copines du groupe m’ont finalement suggéré de créer une page. Je me suis lancée après un peu de temps de réflexion. Et puis je n’avais rien à perdre. Bref.

L’idée ayant fait son chemin. « Miss Aline Li«  voit le jour le 30 juin.

Je « rencontre » Geneviève au hasard d’une page et me voilà intégré à son collectif polar ! C’est un peu flippant mais j’adore.

 

GVL : Non, moi,  je trouve ça plutôt sympa. 😝

Heu oui, mais … C’est quoi la moyenne pour réussir le test Collectif Polar !?😋

GVL : 100%

 😱 Alors ok  👌

 

GVL : Sinon,  Aline,  quels sont tes auteurs favoris ?

Je n’ai pas de favoris. Je choisi pas en fonction de l’auteur (enfin si ça m’est arrivée de manière exceptionnelle) mais de la quatrième de couverture. Elle me donne envie de lire le bouquin ou pas. Parfois tu dis non mais tu te rends compte lors de ton passage en librairie que tu lui tournes toujours autour. A un moment tu craques ! pffff

 

Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’avais un peu moins de vingt ans (ouille !) j’ai lu « l’adieu à la femme sauvage » de Henri Coulonges. Quand tourné la dernière page, j’ai pleuré pendant des heures. Pas une tite larmichette non un vrai sanglot. J’ai  jamais pu expliquer à ma mère pourquoi je pleurais. Ce bouquin m’a retourné.

 GVL : J’ai entendu dire que tu avais participé à un concours de nouvelles ?

Oui, je m’essaie à l’écriture ! J’ai participé au concours de nouvelles du polar Lens 2017. Sélectionnée. Publiée. Trop contente.

GVL : Tu peux m’en dire plus, je reste sur ma faim là  ?

Effectivement participation au concours de nouvelles polar Lens 2017. J’ai trouvé ce concours un peu par hasard et me suis dis « pourquoi pas ». J’ai toujours aimé les exercices d’écriture. Un thème : un anglais sur la côte d’Opale, trois mots et une citation cinématographique à insérer obligatoirement dans la nouvelle.

Et de mémoire 7 500 caractères espaces compris . Là ouille , j’ai déjà commencé avant de savoir si j’étais sélectionnée. Ahhhh, j’ai trop de mots !!! Un calvaire de couper. T’as l’impression que ton histoire est incomplète. Tu finis par y arriver mais t’y crois pas vraiment. Attente, attente, attente. Bon ben c’est mort! Ah non surprise : un mail te disant : bla-bla-bla votre nouvelle a été retenue voici les corrections apportées, nous attendons votre validation. Yessss. Mais j’ai quand même pas le sentiment que c’est gagné. Pas très clair ce mail. Allez va pour l’accord. Re attente….jusqu’au mail te disant « votre nouvelle est sélectionnée et se trouve en bonne place dans le recueil.

Voulez vous confirmer votre présence au salon du polar Lens , bla-bla-bla « . J’ai confirmé bien sûr. C’est comme ça que j’ai fais mon premier salon du livre les les 11 et 12 mars 2017 dernier. Depuis j’en ai fais d’autres … de salon… de concours de nouvelle aussi mais qui n’ont pas aboutis . Mais je poursuis…

 

GVL Super ça dis-moi ! Te me dis que c’était ton premier salon ? As tu attrapé le virus depuis ? Et tu as un lien vers ta nouvelle ?

Oui c’était mon premier salon. J’ai adoré. Ensuite j’ai fais Paris . Quelle déception. Et Saint Maur. Génial. J’ai du partir en début d’après-midi sinon j’aurais tout acheté … LOL

Non pas de lien vers ma nouvelle. C’est une publication papier. Elle figure dans le recueil « Un anglais sur la cote d’Opale » publié par le salon Polar Lens !

 

GVL : Sinon…Rien à rajouter ?

Ah si un tas de trucs plus ou moins intéressants. On en parle au prochain chocolat (j’ai pas le droit au café)

GVL : Pareil pour le café ça tombe bien ! Mais  pour des dames du noir ça la fout mal ! 

 Merci Aline pour ces  petites confidences. 

Maintenant notre aventure commune va pouvoir commencer ! :P

Merci à toi Geneviève ! Allez que l’aventure commence 😊 Et comme tout c’est bien passé, je te montre ma bibliothèque.

C’est parti donc . Vous retrouverez rapidement les accroches d’Aline dans nos pages.

Alors à très vite .

Ah oui tant que j’y suis c’est autour de nos petits achats à SMEP que nous avons fait connaissance avec Aline. Voici les siens

Sériale Lectrice : papotage avec Ophélie et plus encore !


 

Aujoud’hui j’ai la chance de papoter avec Ophélie.

Il y a quelques semaines j’ai lu quelques avis de lectures de Oph, comme elle se fait appeler sur les réseaux sociaux. Et j’ai aimé le ton, le brin d’humour et le fait qu’elle mettait ses tripes en avant en donnant son ressenti.

Aussi j’ai demandé à Ophélie si elle acceptait un petit tête à tête pour les Sériale Lectrice.

Et… Comme je suis chanceuse, elle a répondu oui !

Voici le résultat

GVL : Bonjour Oph, es tu prête a être soumise à la question ?

OPH : Oulala je ne sais pas trop… Tant que tu ne me chatouilles pas pour obtenir des réponses alors ok 😉

 

GVL : Alors, OPH, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âges, oui je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

 Tout??? Si je te dis tout je vais devoir te tuer!!! Et mon métier serait un atout pour ne pas laisser une seule trace de mon forfait ahahaha (rire diabolique)
Oph pour Ophélie mais ça tu le savais déjà… Un prénom qui me prédestinait sans doute à aimer la littérature et le polar. Il ne faut pas oublier qu’avant d’être associé à une « chanteuse » blonde d’un genre particulier, mon prénom n’était connu que par adeptes de Shakespeare ou en tous cas par les personnes ayant eu vent d’Hamlet et d’Ophélie…
Sur ma scolarité, pas grand chose à dire, plutôt bonne élève jusqu’en quatrième, je suis devenue moyenne parce que je privilégiais le sport et me reposais sur mes acquis. J’ai un baccalauréat Economique et Social.
Après mon Bac j’avais trois choix, soit poursuivre mes études dans un des deux IUT dans lesquels j’étais admise, soit intégrer l’école de police à la suite de l’obtention du concours. J’ai choisi la Police de suite et je me suis envolée du nid familial à 19 ans pour assouvir ma vocation génétique (je suis la troisième génération de flic).
Mon âge… Je dirais éternellement 25 ans dans ma tête, je refuse d’oublier mon grain de folie… mais 37 ans sur ma carte d’identité 😉 Et j’adore le noir dans la littérature mais pas que! Dans les fringues aussi, ça mincit lol

GVL :Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours vu mes parents lire, ma maman nous racontait des histoires et dès que j’ai su lire je m’y suis mise. Avant mon entrée en sixième j’avais lu toute la collection de la Comtesse de Ségur, à treize ans j’avais lu La Reine Margot en trois jours (zappant complètement mes parents), à quinze ans j’avais lu les trois premiers tomes de Dunes (mais j’ai décroché à la fin du troisième).
Mes parents lisaient du polar, du roman historique aussi, surtout ma maman qui est une grande fan de Christian Jacq et Mireille Calmel.

GVL : Peux-tu me montrer ta/ tes bibliothèque(s) :

 Voici la première….

Et..

C’est un peu le foutoir lol, je dois en acheter une troisième… 

Mais voilà la seconde

 

GVL: Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

Le livre est pour moi un vecteur d’émotion… Au travers de ses pages, petites ou grandes, il délivre une histoire que chaque lecteur va percevoir différemment selon sa sensibilité, son vécu, son état d’esprit du moment. Ça c’est pour l’avis « générique »… Si tu veux l’avis intime de Oph, je te le livre comme un secret à chuchoter à l’oreille bienveillante des lecteurs passionnées que nous sommes…
Pour Oph le livre est un trésor… Il cache en son sein des mots, qui forment des phrases qui se transforment en image dans mon esprit de lectrice passionnée et droguée… Droguée de l’évasion qu’ils me procurent, de l’émotion aussi. La lecture est ma bulle de bien être, protectrice quand j’ai besoin d’oublier les tracas du quotidien. C’est un vrai refuge. J’aime aussi le fait que ce que nous lisons n’appartient qu’à nous et à l’auteur. Le livre est un pont entre eux et nous.Parce que même si nous lisons tous les mêmes mots nous les ressentons différemment et ils prennent forment dans nos esprits de sorte que nous sommes les seuls à les voir ainsi. C’est un échange entre lui et le lecteur, pas comme un film où nous voyons tous les mêmes images et où nous sommes conditionnés à ressentir peu ou prou les mêmes émotions.   

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 Papier parce que j’aime touché les livres… J’aime l’odeur de poussière et de bois des vieilles bibliothèques et des vieux livres. J’ai besoin de sentir le papier sous les doigts. Et puis il faut avouer que pour les dédicaces c’est mieux!
Mais bon je penche que je vais m’orienter aussi vers le numérique parce que mon appartement n’a pas des murs extensibles et qu’il faut avouer que c’est pratique dans les transports.

GVL Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? As-tu un rapport particulier avec le genre. (J’attends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Le polar… J’ai commencé assez tardivement en fait… J’étais plutôt littérature blanche, je suis une grande fan de Yasmina Khadra et de Marek Halter. J’avais peur je pense de ne pas retrouver les mêmes émotions dans le polar, la même magie des mots. Et puis étant flic j’avais également peur de m’arracher les cheveux en lisant des inepties sur mon métier ou les modes d’enquêtes. Je suis peut être encore un peu trop pointilleuse de ce côté d’ailleurs.


Et puis il y a eu un Grangé piqué à mon père, un Cornwell piqué à ma mère, puis des Chattam prêtés par une amie, puis Bauwen conseillé par un libraire de Lille que j’aime beaucoup… Et petit à petit j’ai sombré dans le noir… Et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis j’ai revu mon jugement hâtif et  caricatural… Parce qu’avec le polar j’ai également pu apprécier la mise en valeur de la richesse de notre langue, certains de nos auteurs étant très doués en la matière, j’y ai découvert des tremplins émotionnels, j’ai rit, frissonné, découvert que le polar n’était pas qu’une simple enquête policière, qu’il pouvait être la traduction du malaise des générations, de la dénonciation de notre société ultra consommatrice, l’analyse d’un fait divers et tellement d’autres choses…

GVL : Oph,  dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Difficile de ne pas te faire une liste genre liste de courses avant d’aller à Auchan, Leclerc ou Carrefour….
Mais puisqu’il faut vraiment faire un choix…. grrrrr je n’aime pas faire des choix Cornéliens….
Je suis fan de plusieurs auteurs de la Ligue de l’Imaginaire et depuis plusieurs années Jacques Ravenne et Eric Giacometti, Maxime Chattam, Patrick Bauwen.
Mais j’ai fait aussi de très belles découvertes d’auteurs pour lesquels je rattrape mon retard, c’est le cas de Nicolas Lebel, Olivier Norek, Sire Cédric et Jean-Luc Bizien. J’aime beaucoup Olivier Descosse  aussi.
Je ne peux pas tous les citer ce serait trop long… Bouhouuuuuuu Chacun d’entre eux me touchent pour des raisons différentes, certains pour leur style d’écriture, d’autres pour la vie qu’ils donnent à leurs personnages au point que j’en oublie qu’ils n’ont pas d’autres existence que dans les livres…

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marquée ses dernières années.

Rhaaaaaa encore un choix Cornélien!!! Tu le fais exprès lol
Bon alors promis je n’en citerai que 5:

– Régis de James Osmont, le dernier qui m’a autant « éprouvé ». Régis est le premier tome de la trilogie psychiatrique d’un auteur auto-édité. Je dois avouer que j’avais pas mal de réticence sur l’auto-édition, mais une fois encore il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ce roman m’a fait vivre une expérience « aux frontières du réel ».

– Surtensions d’Olivier Norek. C’est le polar le plus réaliste qui m’ait été donné de lire. Bon ok le passé pro d’Olivier lui permet d’être authentique dans ses écrits. Mais au-delà de cette authenticité que j’ai aimé, il a donné vie à des personnages qui m’ont profondément touché, qui m’ont rappelé des collègues et pour Johanna un peu de moi.

– Majestic Murder d’Armelle Carbonnel, comme pour « Régis » c’est là aussi une expérience à vivre. Dans ce second roman, Armelle nous livre une histoire en rouge et noir, poétique, lyrique, déstabilisante avec un tomber de rideau époustouflant!

– Des noeuds d’acier de Sandrine Collette, un huis clos oppressant, sombre, tout au long duquel je me suis sentie enfermée avec le personnage central.

– Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam. J’aime beaucoup l’univers de Maxime, mais je dois avouer que ce roman m’a montré la noirceur humaine à son paroxisme… Enfin je l’ai ressenti de cette façon… Rien que d’y penser j’ai encore la chair de poule…

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ? 

Je fréquente les salons mais depuis cette année seulement. Je vais même t’avouer que Neuilly Plaisance a été mon premier salon. Tu sais comment ça se passe, tu connais un ami, qui te présente un ami, qui t’en présente un autre et tu te retrouves dans un salon avec des personnes que tu n’as jamais rencontré, et que le courant passe et ça devient une grande bande de potes… Puis tu deviens addict à ces rencontres et aux échanges avec les auteurs.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres

Mince je crois que je t’ai répondu au-dessus lol… Quand on me parle polar je m’emballe ahaha 

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Une anecdote…. Quand je suis arrivée à la rencontre d’ Olivier Norek à Neuilly il m’a dit que je lui faisais penser à Johanna avec mes cheveux blonds très court, et c’était avant qu’il sache qu’on faisait le même métier. la glace était rompu et on a papoté une bonne partie de l’aprem. J’ai rencontré des auteurs formidables à ce salon et notamment Gaëlle Perrin-Guillet qui est devenue une vraie pote et que je kiffe grave!

GVL : C’est qui cette Johanna donc tu parles ?

Un des personnages d’Olivier. Une des flics du groupe Coste dans ces 3 premiers romans

 GVL : Mais oui quelle bécasse je fais ! Non mais, si j’avais suivi, j’aurais compris ! 

Et physiquement c’est rigolo elle est coiffée comme moi, un peu le même genre de personnalité.

GVL : Oui c’est marrant ça ! bon, Oph… Sinon…Rien à rajouter ?

Si!! Je suis heureuse et honorée de participer à l’aventure collectif polar! C’est un vrai plaisir de partager les ressentis de lecture!

Allez un petit coup de gueule. Un gros coup de coeur….

 Un petit coup de gueule… l’hyper pub pour des auteurs qui n’en n’ont plus besoin quand tellement d’autres méritent aussi d’être mis en avant!

Un gros coup de cœur pour nos auteurs français qui sont toujours disponibles pour leurs lecteurs!

GVL : J’aime bien tes petits coups de gueule et de coeur !

Merci Oph pour cette entretien Sériale Lectrice. Et comme tu l’as déjà un peu dévoilé, moi aussi je suis ravie que tu rejoignes la dream team Collectif Polar.

Aussi cher lecteur zé chère lectrice, vous l’aurez compris, Oph va nous proposer régulièrement quelques chroniques de ses lectures. « Les Off de Oph » 

Alors à très vite.

 

Mes petits mots des libraires


Coucou les zami(e)s,

Les petits mots des libraires vous connaissez ?

Mais si !  Vous connaissez !

« Les Petits Mots des Libraires » c’est une idée de Samuel Delage pour valoriser les librairies et leur travail. C’est devenu un site, que vous pouvez découvrir ICI

Voilà comment son créateur nous le présente : 

« Le site « Les Petits Mots des Libraires » se destine à mettre en avant le travail des libraires. Nos meilleures rencontres lectures sont le fruit de leurs conseils. Ils lisent en dehors de leurs heures passées au coeur de leurs librairies, prennent le temps de nous surprendre et nous séduire avec leurs petits mots et leurs coups de coeur qu’ils déposent à notre attention sur les couvertures des livres.

À nous de leur montrer que nous sommes attachés à leur travail et à leur existence. Ils sont notre ADN culturel, la sauvegarde d’un univers privilégié pour s’évader, s’instruire et faire vibrer nos émotions. Les livres sont accessibles à tous, et grâce aux libraires, ils vivent.

« Les Petits Mots des Libraires » est à présent leur territoire pour partager ces petits mots, mais aussi celui des lecteurs, blogueurs, booktubeurs, auteurs, éditeurs pour les accompagner pour échanger nos prochaines lectures.

Poster leurs petits mots est un acte citoyen qui les sauvegarde.

Au plaisir des livres,

Samuel Delage. »

Une bien belle idée, je disais donc. Car on voit de plus en plus mourir au quatre coins de la France, des librairies pourtant tenues par des passionné(e)s qui se défonce pour nous proposer un service de proximité convivial et sympathique.

Alors j’ai voulu à mon tour participer à l’aventure, surtout qu’il y a quelques semaines, Samuel nous proposait un partenariat, un blog, un libraire.

1 Blog 1 Libraire

Vous avez un blog ?

Vous avez une librairie favorite ?

Devenez parrain ou marraine de votre librairie !

Mettez votre passion au service des lecteurs, développez votre communauté tout en soutenant les libraires !

Voilà, je me suis inscrite après en avoir parler à mon libraire. Jean a paru ravi, et c’est comme cela que je suis devenue membre du gang.

Et hop !!!

A suivre….donc…

 

Ces dames du noir (16). Et si on papotait avec Patricia Felix


 Ces dames du noir

Dans quelques jours auront lieu les deuxièmes rencontres littéraires du Creusot.

Aussi qui de mieux pour nous parler de ce salon polar que son instigatrice.

Alors, si on papoter avec Patricia Felix !

 

Bonjour Patricia.
Il y a quelques temps tu me parlais de monter une association.
Cette association avait entre autres pour but de monter un salon du livre, du polar.
Aussi je voudrais que tu nous parle de cette assos et de ce projet de salon.
Mais avant, Patricia je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.
Alors…Pourrais-tu te présenter brièvement.

Patricia FelixPfff je n’aime pas parler de moi mais je vais me lancer… 47 ans plus toutes ses dents ( il parait que je ne suis pas sage mdr), deux enfants géniaux.
(Quentin 24 ans et jade 16 ans) mêmes s’ils râlent tout le temps car il
paraît que je parle que de livres et d’auteurs ! 😉

j’ai fait 36 métiers,
comptable, secrétaire de direction, vendeuse en prêt à porter, responsable événementiel … bref un vrai couteau suisse 😉

GVL :  D’où viens-tu ?

issu d’une famille de 6 enfants, je suis la petite dernière, le raqueulot comme on dit par chez moi mdrr

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

Mes sœurs lisaient beaucoup mais ce n’était pas une passion de mes parents… Ils ont vécu la guerre et pour eux la lecture n’était pas une priorité, leur priorité étaient plutôt celle de pouvoir nourrir les bouches et le travail productif avant tout.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Comme je te l’ai dit plus haut ce n’était pas un sujet d’échange. La lecture était liée à l’école.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai fait 36 métiers, comptable, secrétaire de direction, vendeuse en prêt à porter, responsable événementiel … bref un vrai couteau suisse 😉

 Ton boulot, vocation ou bien ?

Je travaille actuellement dans une papeterie mais j’adore les défis et monvœu le plus cher est de trouver un job dans l’événementiel ! Mais ce n’estpas gagner 😉

GVL Dis moi, Patricia, pourquoi le polar ?

Pourquoi le polar ? C’est difficile à dire… Au fil de mes lectures c’est le
polar qui est devenu mon échappatoire, ma bulle, l’action, l’intrigue… on vie plusieurs vies palpitantes …

GVL Tu lis tous les jours du polars ?

Je lis tous les jours, pas forcément du polar mais il me faut ma dose de
lecture… toxico des mots ! lol

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

Oh lala ! C’est variable ! Je peux lire un livre par semaine si je suis
débordée par mon quotidien, mon job …ou un à deux livres par jour
quand je suis en vacances ou en repos… j’ai la chance de lire vite.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Le livre papier !!! j’aime sentir l’odeur d’un livre, du papier et son poids entre mes mains.

 

GVL : Parle-moi de ton assos et de salon.
Comment vous est venue l’idée de créer votre association ?

En 2016 j’ai eu l’idée folle de faire venir des auteurs au Creusot ! J’ai
lancé un appel aux auteurs sur facebook. A ma grande surprise j’ai eu
des réponses ! Et voilà ! La grande aventure s’est mise en place avec
l’investissement des auteurs… Affiches, communication… j’ai fait du
porte à porte chez les commerçants et les entreprises pour trouver de
l’argent… Bref 6 semaines intenses ! 10 kg de moins sur la balance et le
jour J est arrivé ! Des gens heureux d’être là et le succès au rendezvous
! Un bonheur immense !
La municipalité m’a demandé à ce que ce rendez-vous devienne
pérenne, les auteurs et le public donc pour cela il était nécessaire de
créer une association pour développer tous les projets qui germent
dans ma tête ! 😉

polar du chat

GVL : Avec qui as-tu monté cet assos.

J’ai demandé à des amis Bernard Clément et Christelle Choquet s’ils
souhaitaient m’aider à créer une association. Ils ont dit oui !

 

GVL : Quel est le but de votre assos ?

Le but de l’association est de créer des liens sociaux au sein de
différentes structures, de mettre en avant la littérature policière ou/ et
fantastique, noire … des moyens d’échanges
L’association souhaite mettre en œuvre des actions de valorisation et de
diffusion au travers de : Festival, Salon, Prix littéraire, Conférences, Ateliers d’écriture, Ateliers de lecture, Expositions, Relation avec les
médiathèques municipales et bibliothèques d’entreprise, Mise en œuvre
de programmes d’activités avec les établissements scolaires, hospitaliers,
EHPAD, centre de détentions et/ou de réinsertions…Ou toutes activités
ayant un lien avec la littérature. Comme tu vois beaucoup de projets ! Alors si des auteurs sont intéressés,
qu’ils me contactent. Ce que je souhaite mettre en place des ateliers
d’écriture et de lecture pour la rentrée scolaire.

 

GVL : Bien beau programme , whoua. Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

photo

Nous avons aujourd’hui plus de 30 adhérents répartis sur toute la
France. Les actifs sont principalement les membres du bureau.

 

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom. Les polars du Chat ?
C’est qui ce chat ?

Pourquoi les polars du chat 😉

Mon nom est Patricia Félix 😉 tu comprends maintenant ?  Mdrrr

GVL : Comment prépare-ton un salon ?

c’est difficile à expliquer !! je dirais ENORMEMENT d’énergie et de
pugnacité 😉 rire

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

On prend ses petites jambes et on frappe aux portes ! on fait des
demandes de subventions, on trouve les commerçants, les entreprises,
la presse… La municipalité. Bref on se bouge car rien ne vient tout
seul.

GVL : Comment on le finance ?

On le finance grâce aux subventions accordées, aux partenaires et
souvent en mettant la main à la poche 😉

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ?

Insupportable !!! rire Stressée mais concentrée 😉 La tête dans le
guidon … mdr

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Un tel projet demande une énergie sans faille ! Mais quel bonheur de
voir le projet se mettre en place de jour en jour

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

C’est difficile à dire… Coup de cœur, rencontres…J’ai lu tous les
auteurs présents.

11. Quelle est la logistique à mettre en place ?
OMG ! Le choix du lieu, l’hébergement, les repas, l’accueil, la
communication … et j’en passe !!!

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.
Oui ça je l’ai remarqué !! rire
Maintenant ….

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?
Pour mon plus grand bonheur, je trouve que le polar… est devenu au
fil du temps une lecture reconnue et un vrai genre littéraire. Ce n’est
plus une lecture « de gare ».

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Mon dieu mais je n’en ai pas qu’un ! Mon préféré Emile Zola mais il ne
peut pas venir au salon il est pris pour le moment 😉
Je vais dire Franck Thilliez pour le plus connu et je conseille tous ses
livres 😉
Mais je vais citer un auteur que j’ai découvert en 2012 et que je suis
depuis car j’ai été bluffée par son écriture et surtout je ne comprends
pas pourquoi il n’est pas édité dans une grande maison d’éditions. Je
le compare souvent à Franck Thilliez. Gilles Caillot avec l’apparence de la chair et la couleur des âmes
mortes. Je conseille également la plume d’Estelle Tharreau avec
orages, Gaëlle Perrin avec Soul of London, Gérard Coquet avec
Connemara Black, Cédric Cham avec du barbelé sur le cœur…
Je suis obligée d’en donner cinq ? Car si je dois donner une liste le
mieux est de venir au Creusot le 8 et 9 juillet, ce sont tous des auteurs
que j’affectionne beaucoup !

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Celle où j’ai confondu une valise et une poubelle ? rire trop long à
raconter ! Demande à Gaëlle Perrin Guillet 😉 elle connaît toute
l’histoire, elle a même participé ! rire

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Pas vraiment un coup de gueule mais une précision pour les amateurs
de lectures. Quelque chose que trop de gens méconnaissent. C’est la
part qui revient aux auteurs sur la vente d’un livre.
Ce que les gens ignorent, c’est qu’un auteur touche moins 1.50€ sur la
vente d’un livre broché au prix d’environ 20€ et ce avec au minimum 1
an de décalage pour toucher ses droits d’auteur. Et oui sur ces 20€ il
faut déjà payer le libraire, l’imprimeur, le distributeur, la maison
d’édition et j’en passe ! donc lorsque tout ce petit monde a pris sa part
du gâteau, il ne reste vraiment pas grand-chose pour le créateur !
Et non ! les auteurs ne sont pas riches ! Ils vont au travail tous les
matins pour remplir la marmite !

Merci pour ces quelques confidences chère Patricia,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon

Avec plaisir !

 

Et notez bien la date dans vos agendas, Patricia et toute son équipe vous attendent les 8 et 9 juillet prochain au Creusot pour les rencontres littéraire des polars du Chat

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Pour en savoir un peu plus :

 

Un gros week-end en perspective


Ce week-end du 24 et 25 juin va être très chargé.

Pas de temps pour échanger sur ces pages, pas de temps pour écrire quelques lignes, vous faire découvrir un nouvelle auteur.

Non je ne vais pas trouver le temps, je vais passer mes journée à Saint Maur en poche et mais soirée aussi !

D’hier après-midi à après demain soir, je vivrais SMEP.

Et du coup les échanges, les partages, je les vivrais en direct, en live, en réel et pas en virtuel.

Punaise ça va être quelque chose, c’est certain !

Et je j’ai le courage, si je me remets de mes émotions, je vous raconterai tout cela très vite.

Mis en attendant ce week-end vous ne resterez pas sans rien.

Non j’ai pensé à vous.

En effet demain dimanche je vous embarque à la rencontre d’une passionnée et avec elle aussi nous parlerons salon du polar.

Et lundi je vous parlerai du festival sans nom. Si si, il est sans nom mais c’est le festival du polar de Mulhouse.

Voilà vous savez tout.

Vous voyez, on ne vous oublie pas sur Collectif Polar.

Alors à très vite