Ces dames du noir : quand Ge, notre porte flingue papote avec Nadine Doyelle


ITW dame du noir 

 Ces dames du noir : quand Ge, notre porte flingue papote avec Nadine Doyelle

 

GVL : Bonjour Nadine es-tu prête à passer sous le feu des questions ?

Bonjour, toujours prête, quand il est question de papoter  sur tout ce qui touche les livres.

 

GVL : Si tu es suspectée aujourd’hui c’est que tu es coupable de préparer en douce un salon du polar. Aussi chez les flingueuses nous aimerions comprendre pourquoi ! Mais avant de commencer à répondre sur ce sujet, nous aimerions que tu te présentes à nos lecteurs zé nos lectrices !

1e Partie :

GVL : Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà ces premières questions ?

Allez, c’est parti, j écoute. …

GVL :  Peux-tu décliner ton identité, ton âge, ta profession, tes études…. Tes antécédents, bref tout ton pedigree ?

Je m’appelle Doyelle Nadine, j’ai vu le jour le 14 janvier 1962 à Aubervilliers (à vous de calculer pour savoir mon âge). Je suis l aînée de 4 enfants (2 sœurs et 1 frère). Parlons de ma scolarité, ça va aller vite, je n’ai jamais réussi à trouver ma place dans le système scolaire, j’ai décroché malgré tout un CAP employé de bureau. J’ai voulu entrer dans la vie active le plus tôt possible pour être indépendante… A 18 ans pile, je cumule 2 emplois, agent de transit à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle et 1 jour par semaine (le mercredi) je travaillais à la française des jeux. Je rencontre mon mari sur mon lieu de travail et 17 ans après et 4 enfants, on divorce.  Je refais ma vie avec mon compagnon actuel et un adorable petit garçon à vu le jour. Il y a 6 ans, j’étais chauffeur poids lourd sur l’aéroport de Roissy, mais suite à un accident de travail (putain de camion) je me retrouve handicapée de ma main droite et me fais licencier. Je rame pendant 3 ans pour trouver un emploi.  Et maintenant je suis auxiliaire de vie scolaire dans une maternelle, je m occupe d enfants handicapés, et je peux vous révéler que c est une bouffée de bonheur de s occuper d eux, ils sont bruts de pomme, disent les choses avec leurs mots, et nous font bien rire, ils sont directs.

  

GVL : Questions rituelles maintenant ! Toujours d’attaque pour ce qui va suivre Nadine ?

Oui, oui

 

GVL :  Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?

Dans mon enfance, je lisais beaucoup, surtout Fantômette, le club des 5, le clan des 7, Alice détective et je vais vous révélez un secret, quand le dimanche on allaient chez mes grands parents, je lisais Nous deux, Détective en cachette, mais chut ! Mon père tenait aussi une librairie, le rêve quoi !!

  

GVL :  Comment était perçu le livre chez toi ?

 Très bien car il est indispensable pour apprendre, s évader et surtout comme ça on n étaient pas toujours coller devant la télévision.

  

GVL :  Et toi quelques est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite ?

J’ai un rapport fusionnel avec les livres et la lecture. Ils sont comme des amis, que j apprends à connaître, à aimer ou pas en les lisant   je pars en voyage avec la lecture, tout en restant chez moi ! Je découvre, j’apprends, je m’ouvre l’esprit, je vois les choses autrement. Ça me change la vie.

 

GVL : Lis tu du polar et que du polar ?

 Oui, je suis une inconditionnelle de polar et demain 2 ans j’ai élargis ma palette, je lis de tout.

 

GVL :   pourquoi le polar ?

 Je pense que c’est le fait que dans ma jeunesse, je voulais faire parti de la Police Judiciaire ! Je me voyais résoudre les enquêtes les plus ardues.  Comme cela ne c est jamais fait, je lis des polars pour résoudre les enquêtes avant la fin du livre.  Je me mets à la place de l enquêteur et me triturer le cerveau pour trouver le coupable … 

 

GVL : Combien de livres lis tu par an ou si tu préfère par semaine ou par mois ?

Cela dépend, mais en moyenne 2 à 3 livres par semaine. Bon je l’avoue, je ne regarde pas la télé le soir donc 20h 20h30 et hop au lit, je me mets dans ma bulle et je lis jusqu’à plus soif…

  

GVL : En tant que lectrice fréquente-tu les salons et autres festivals ?

J’écume les salons avec mon amie Stéphanie et oui j’ai besoin d’un chauffeur car je ne peux plus conduire maintenant.

  

GVL : Depuis combien de temps traînes-tu dans ce genre d’endroits ?

Depuis 1 an

 

GVL :  quel a été ton premier salon ?

Le salon d Egreville

  

GVL : Que t’apportent ces salons ?

 Un bien fou, je suis comme une petite fille devant des millions de cadeaux, je ne sais plus où donner de la tête. Un réel plaisir de pouvoir voir en vrai les auteurs, leurs parler etc..  Des souvenirs impérissables pour moi.

 

GVL : Peux-tu nous faire partager une anecdote ?

Moi, qui suit d une timidité maladive, j’ai interrompu une conversation que Gérard Colard avait avec une autre personne pendant le SMEP 2017 pour lui parler de mon association et du projet du salon. Quel culot, j’ai eu. Mais après, je tremblais comme une feuille avec des sueurs, limite de tomber dans les pommes.

 

 GVL : Attention, question piège…. Comment définis-tu les littératures policières ?

 Joker, j’ai le droit ?

Pour moi, c’est de la littérature comme n’importe quel autre livre.

 

 GVL : Attention tu n’a droit qu’à un joker

  

2e partie :

 

GVL : Je le disais en introduction tu organises un salon du polar qui aura lieu le 30 septembre prochain !  Un vrai premier salon. Raconte-nous cette aventure en quelques phrases.

A force d écumer les salons, je me suis dis, pourquoi ne pas en faire un ! Aussi simple que ça !

  

GVL : Comment t’est venue l’idée ?

 Ça me titillait depuis un moment, et à voir tous les lecteurs avec le sourire aux lèvres et les auteurs aussi accueillants.  Cela est devenu pour moi, un rêve et deviendra le 30 septembre une réalité.

 

Comment tu as concrétisé cette idée ?

En envoyant un sms à toute l’équipe du livr échange.  Et qui m ont suivi les yeux fermés.

  

GVL : Quelles ont été tes soutiens ?

L’équipe du livr echange. Et des ami(e)s

 GVL : As-tu monté une assos ?

Oui, suite à mon accident de travail, je me suis remise à lire énormément, mais cela représente un gros budget. J’ai pensé à échanger des livres pour l idée de créer une association à germer dans ma tête.  Puis est né le livr échange.  Je l’avoue, cela n’a pas été facile. Mais, maintenant l’association existe depuis 3 ans

Et fonctionne du tonnerre.

 

GVL :  Comment fonctionne-t-elle

Combien de membres ?

Le principe est simple, on vient avec un livre et on repart avec un autre.  On possède plus de 9000 livres en tout genre. Tout est gratuit, on peut garder le livre s’il vous plaît ou le ramener, aucune contrainte. Aujourd’hui, nous avons plus de 100 personnes qui viennent au Livr’échange . Nous sommes 7 au bureau.

 

Qui y fait quoi ?

 Pour le bureau, il y a Nordine qui est président adjoint, Gilbert, le trésorier et Florence trésorière adjointe, Anne, secrétaire et Christophe secrétaire adjoint, et Stéphanie qui s occupait de la page Facebook mais elle vient de déménager.  Et enfin Isabelle et Anthony son fils qui viennent de nous rejoindre. Une belle équipe.

Nous avons 2 permanences par semaine, le lundi soir de 18h30 à 20h et le samedi matin de 10h30 à 12h.  On fait aussi des soirées à thèmes *halloween, Noel) où tout le monde est déguisé et Gilbert raconte des contes aux enfants et aux grands, dégustation de bonbons etc   

 

GVL : J’aimerai bien que tu me parles plus de Livr échange

Comment est née cette assos ? Qu’elle est son but ? Où, quand, comment, qui pourquoi ?

 ND : Ok. Si tu veux tu peux dire que je suis une mamie avec 4 petits-enfants. Quand l’idée à germer dans ma tête, je proposé ce projet au conseil municipal, bon je n’ai pas trouvé beaucoup de monde qui la trouvée bonne, j’ai eu le droit à ça ne marchera jamais, les gens ne lisent plus, c’est voué à l’échec. …. J’ai tenue tête et 5 personnes ont crus en ce projet. La mairie m à quand même fournit gracieusement un local à l’ancienne mairie. Pourquoi cela ne marcherait pas ? puisque que tout est gratuit et que l’idée c’est de mettre la littérature en tout genre à la portée de tous ! Pour être franche la 1ère année a été très très dure, quasiment personne ne venait, le principe d’échanger un livre contre un autre avait du mal à passer. Les peu de personnes qui venait nous demander c’est combien l’adhésion ? Mais c’est gratuit, rien même pas l’obligation de ramener le livre, pas de délai pour le lire ! Et à force d’expliquer par des articles dans les journaux, et le bouche à oreilles, depuis 2 ans, le nombre de personnes augmente à chaque permanence, cette année une classe de l’école maternelle de Longperrier est venue visiter le local, et quel moment intense de voir les sourires sur ces petites frimousses quand ils ont vu le coin enfant dédié simplement pour eux où ils peuvent feuilleter assis sur des chaises à leur hauteur, et surtout sans interdiction de parler à voix basse… Cette salle est comme la caverne d’Ali baba, les meubles sont dépareillés, c’est rangé plus ou moins, on doit fouiller partout pour trouver son bonheur ! Ça s’adresse à tout le monde du bébé au personnes âgées ! De 300 livres à nos débuts on est passé à plus de 9000 livres, du roman à l’eau de Rose, au policier, thriller, classique, cuisine, géographie, enfant, bd, encyclopédie etc… On a aussi un partenariat avec Women Africa à qui on donne des livres pour ouvrir des bibliothèques en Afrique. Et aussi nous donnons des livres aux bibliothèques des prisons. Pour les permanences, il y en a une le lundi de 18h30 à 20h et le samedi de 10h30 à midi. Les permanences sont vraiment géniales, on échange sur nos lectures, on nous demande des conseils. C’est très enrichissant pour tout le monde. Enfin pour finir, le livr’échange est fait pour tout le monde !!! Et pendant le salon les visiteurs désireux de faire un tour au Livr’échange pourront le faire car la salle des archers est collée au Livr’échange

Il y a une page Sang pour sang ou bien ?

*Pas de page Sang pour sang thriller mais un événement créé sur la page du livr échange et sur mon blog parole de Nadine.

  

GVL :  Pourquoi ce nom pour ton salon « sang pour sang » ? Comment il a été choisi ?

 Et bien, il y a toujours du sang dans les thrillers donc un jeu de mot, au lieu de 100% mettre sang pour sang. Donc cela était une évidence pour nous que c était le bon titre. Je l’ai proposé à l’équipe et bingo

  

GVL : Dis-moi Nadine, un salon c’est un sacré investissement en temps et en énergie, comment prépare-t-on un tel événement ?

Oui, c’est un sacré boulot ! On y travaille depuis bientôt 1 an. C’est un investissement de tous les jours ; de chaque instant. Un pas après l autre.  Pour des novices je pense que l’on s en sort très bien.

 

GVL :  Parles moi des partenariats, des sponsors.

Le 1er partenariat est avec Cultura de Claye Souilly. Qui n’a pas hésité une seconde.

Le 2ème c est avec l agglomération de la commune de Roissy en France.(subvention)

  

GVL :  Comment on réunit les sous ?

Avec une cagnotte sur leechi, une demande de subvention à la CARF.  A faire des brocantes pour vendre des doubles de l’association, des pliages, des bijoux. De faire des ateliers pliages dans des bibliothèques et médiathèques.

 

GVL :  Les auteurs, comment on fait pour les convaincre ?

 C’est le plus facile, tu envoies un message pour les inviter et qu ils allaient être chouchouter et ils ont tous répondus présents.

Ils sont formidables, n’est- pas ?

 

 GVL :  Combien d’auteurs justement ?

27 auteurs.  Tu veux des noms ?

 

Cicéron Angledroit

Chris Simon

Sacha Erbel

Luc Doyelle

Cécile Pellault

Isabelle Piraux

Cédric Blondelot

Tony Perraut

Mickael Fenris

Sandrine Destombes

Sylvain Pavlowski

Arnaud Codeville

Sébastien Fritsch

Lise Delukas

Manuel Benetreau

Nil Borny

Olivier Kourilsky alias docteur K

Madeleine Petitpantalon

Christophe Dubourg

Lou Vernet

Jean-baptiste Ferrero

Corrine Martel

Antoine Blocier

Nick Gardel

Sébastien Theveny

Laurence Tournay

Ludovic Zedole Metzker

 

GVL : Il a t-il un thème pour ce salon ?

Oui, le thriller, mais pas que….

 

GVL : Quel est le programme exactement ?

 Ouverture des portes à 10h.

Café, thés, viennoiserie, jus d’orange etc…

A partir de 14h, un atelier pliage de livre, vous fera découvrir cet art. Une exposition de pliages, de bijoux fait par Isabelle et moi.

16h dégustation d un gros gâteau et du champagne.

Et fermeture à 18h.

  

GVL : Et l’intendance, le logement, la restauration, les bonbons, les fleurs… ?

Au début, on est partis pour faire un salon sur 2 jours mais trop contraignant, trouver hôtel, avoir plus de subvention, alors on c est dit pour commencer 1 jour c’est gérable ! Il y aura des bonbons par kilos, des macarons, des petits gâteaux en tout genre.

Du café, du thé etc.   Mais pas de fleurs.

Les Affiches sont faites, fleurs imprimés, tee-shirt avec l’affiche imprimés, marque pages imprimés.  Pub faite mais on commence tenu.  Décoration prête.

 

GVL :  Bref je veux tout savoir de ce salon et sur son organisation ! Es-tu certaine de n’avoir rien oublié à m’avouer ?

  • Rien oublier du moins je l espère. C’est une course contre la montre. Tu me mets un doute maintenant, mince !

GVL : Peux-tu nous faire partager une anecdote sur la préparation de ce 1e salon ?

 J’ai pas d’anecdote, désolé

Ou alors voici ce qui pourrait être une anecdote. Depuis que l’on travaille sur ce salon du livre, il m’arrive assez souvent de me réveiller en pleine nuit pour noter une idée, des questions … Comme savoir si les auteurs ont une allergies alimentaire, si j’ai bien toutes les décorations nécessaires, il y aura-t-il assez de boissons, gâteaux, bonbons etc. . Vous voyez un peu le genre, mon cerveau fonctionne 24h sur 24h.

  

GVL : Et pour finir dernières questions !

Tes livres et polars préférés du moment ?

 Le murs du temps de Ludovic Zedole Metzker

Dualité de Sébastien Jullian

Duplicata de Franco Mannara

Le serpent aux mille coupures de Doa

Croyances de sang de Sylvain Pavlowski

 Ce mois -ci je n’ai pas lu beaucoup de polar.

  

 GVL : Un coup de coup de cœur (mais pas un bouquin) et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Là je sèche !

ll y a des petites choses qui m’énerve, m horripile c’est l’injustice , les personnes qui se permettent de juger les autres, l’indifférence aussi m’exaspère. Ce qui me fais plaisir, c’est de voir de plus en plus de personnes qui s’investissent dans des associations ou pas pour aider les personnes en difficulté, suite à des événements climatiques ou et à la pauvreté qui s’installe de plus en plus dans notre pays et ailleurs. J’aime les personnes avec un cœur grand comme le monde, et je hais les personnes étriquées dans leurs têtes !

 

GVL : Quelque chose à rajouter ?

non

 

GVL : Certaine ? C’est ton dernier mot ?

Oui, oui c’est mon dernier mot.

GVL : Peux-tu nous communiquer les coordonnées du salon

 

Adresse : salle des archers, rue de maincourt 77230 longperrier

Tel et mail : 06 89 81 66 69

Livrechangelongp@gmail.com

Page Facebook : livr échange

mon blog , Parole de Nadine

Bon, j’utilise mon téléphone pour tout faire . J’envoie ça a part avec les

GVL : Je te remercie Nadine pour ces petites confidences et à très vite sur le salon.

Allez tous à Longperrier le dimanche 30 septembre.

Publicités

Sériale lectrice : Ge papote avec Cendrine Nougué


Sériale lectrice

Ge papote avec Cendrine Nougué

Vous ne le savez peut-être pas, mais Cendrine, en plus d’être une auteure de talent et une bibliothécaire formidable,  est aussi une de mes flingueuses cachées. Mais chut certaines du gang ne le savent pas encore, alors que d’autres sont dans la confidence.

Alors pour en savoir un peu plus sur Cendrine je vous propose  pour commencer une interview

« Seriale Lectrice »



ITW Sériale Lectrices

 

GVL : Bonjour Cendrine, es tu prête à être soumise à la question ?

Tu sais bien que je suis une insoumise 😉

 

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Des études de lettres et d’histoire de l’art, puis un parcours professionnel assez éclectique, passant des concerts de rock aux expositions en musées, de l’organisation de spectacles à plus récemment la création d’une médiathèque. Je crois que j’ai fait le tour de tous les métiers de la culture pour revenir au livre. La boule est bouclée. Quant à mon âge je ne sais plus, parfois celui de lire des contes de fées, parfois celui des immortels vampires…

 

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

La place d’honneur. Ma mère m’emmenait chaque semaine à la bibliothèque et je l’ai toujours vue plongée dans ses bouquins, c’était naturel.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Par la couverture. Ensuite on plongeait dans les pages.

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Par couleurs, par coups de cœur, par hasard.

Chez moi je ne classe pas (trop obligée de le faire à La Coop’). Mais j’ai une bibliothèque spéciale pour tous les livres qui me servent pour mes romans, les contes de fées, les classiques du fantastique, la fantasy jeunesse… et ma collection perso de vieux albums de contes. Je collectionne aussi toutes les éditions d’Alice au pays des Merveilles.

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une évasion nécessaire.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 Papier, si je lis un texte sur tablette je me surprends à tenter de le corriger, comme un manuscrit, déformation de l’ordinateur… je sais c’est moche.

 

GVL : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Je les aime tellement que je m’en suis créé une sur mesure. C’est mon terrain de jeux où je peux inviter mes auteurs préférés, mes amis blogueurs, choisir chaque livre.

    

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 Une vie plus grande que la mienne. Des univers de possibles.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J’aime particulièrement le sous-sol de la librairie du Marché à Fontainebleau, un espace dédié à la fantasy et l’imaginaire, très bien fourni en titres pointus comme en dernières sorties.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

En général en librairies, j’aime en découvrir de nouvelles et j’affectionne les petites librairies/ salons de thé  où tu peux rester lire et écrire tranquille (surtout à Londres). Mention spéciale à la librairie du Hérisson à Montargis, chez Stéphanie, où j’ai fait ma première dédicace.

 

GVL : Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 Il me semble !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 En moyenne deux par semaine, plus en vacances.

 

GVL : Tiens-tu un décompte précis de tes lectures ?

Non, pas du tout. En amour je ne compte pas.

 

GVL : As-tu une PAL ?

 Je fonctionne à l’envie immédiate, je vois un livre qui me tente je le lis, je n’accumule pas. Avoir une PAL me donne l’impression d’avoir des devoirs à faire, tout le contraire pour moi de l’instinct de lecture.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Je suis venue au polar par le fantastique. Ado j’ai dévoré les Stephen King, les Chattam, les Lovecraft, puis les aventures de Sherlock Holmes, Lupin et autres héros policiers. Ce qui m’a doucement conduit au polar mais je privilégie toujours les romans noirs avec un brin de fantastique. Je m’ennuie rapidement sur des scénarii réalistes.

J’aime bien le polar du fait de son immédiateté, on plonge d’emblée dans un univers mais je trouve le genre limité et très normé pour cette même raison. D’où ma préférence pour les romans qui intègrent un élément fantastique, donc imprévisible. J’ai dévoré quasi tous les Arthur Upfield, un auteur australien, avec son héros Bonaparte, un flic Aborigène aux méthodes intuitives et limite magiques.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Là encore je suis éclectique, je n’ai pas de favoris, j’ai des périodes où je peux dévorer toute l’œuvre d’un auteur et je passe à un autre. Ado j’ai bloqué sur les classiques, de Zola à Hugo, puis les sud américains comme Gabriel Garcia Marquez, puis les grands Américains, puis les Anglais, puis la SF avec Arthur C Clarke, etc… Mais pour te répondre quand même je citerai Jane Austen, Kundera, Baudelaire, Houellebecq.

Mention d’honneur à JK Rowling, non pas forcément pour la qualité littéraire mais pour ce pied de nez incroyable qu’elle a réalisé à la face de la littérature mondiale, imposant le sous genre maltraité qu’était la littérature jeunesse et prouvant que la fantasy est incontournable. Son parcours est   fascinant.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Le Chardonneret de Dona Tartt, à lire d’urgence, toute la puissance des tourments de l’adolescence et de l’amour impossible.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes; les parcours en parallèle d’un terroriste et d’un agent secret, le seul thriller qui a réellement tenue en haleine et où je n’ai pas deviné la fin (mon gros problème avec ce genre).

L’excellentissime et brillantissime « Karoo » de Steve Tesich , un sublime anti héros déjanté servi par un texte brillant, où pas un mot ne dépasse.

La saga de la Passe Miroir de Christelle Dabos, j’ai adoré cet univers singulier d’Alice moderne, tinté de mythologie grecque.

La BD Wicca de Olivier Ledroit, une saga féérique steampunk avec des dessins à couper le souffle.

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis que j’ai été éditée j’ai été invitée dans quelques salons, j’y allais peu avant.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

En tant qu’auteur c’est un bonheur intense, je ne vois pas passer le temps. Je suis toujours ébahie que des gens prennent du temps de leur vie pour lire mes livres, s’ils savaient combien ça me touche. J’en ressors totalement boostée.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’écris j’ai un rituel, j’allume une bougie pour symboliser la flamme de l’inspiration, et peut-être aussi remercier les fées et autres esprits qui m’ont donné cette chance de pouvoir créer des histoires. Et je bois du thé !

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Te remercier de me donner cette tribune sur ton blog.

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Un auteur n’arrive jamais à poser le dernier mot tu sais, parfois faut nous arracher le manuscrit sinon ça ne s’arrête pas.

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

Achetez vos livres en librairies ! Soyez curieux, ouverts, jamais aigris, croyez aux fées et lisez des contes à vos enfants !

Coup de cœur pour Samantha Bailly, la présidente de la Charte des Auteurs et illustrateurs Jeunesse qui fait un boulot incroyable pour revaloriser la profession d’auteur, allez voir : http://www.la-charte.fr/

 

GVL :  Merci pour ces petites confidences Cendrine, et à très vite sur collectif Polar, je crois que tu nous réserves de belles surprises, mais ça on n’en reparlera une prochaine fois.

Oui gardons un peu de suspense…😉

GVL : Allez un indice avec la photo ci-dessous

 

Ces dames du noir : Ge notre porte Flingue passe à la question Caroline Vallat


Ces dames du noir : Rencontre d’une libraire et d’une bibliothécaire.

Aujourd’hui je vous propose de découvrir Caroline Vallat, libraire à la Fnac de Rosny 2. Caroline organise les 26 et 27 mai prochain un salon du polar dans son établissement, aussi j’ai voulu en savoir plus et voici dans son audition.

 

GVL : Bonjour Caroline es-tu prête à passer sous le feu des questions ?

Attends, je me maquille un coup !

1e Partie : 

GVL : Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà ces premières questions ?

Prête !

 GVL : Tu es libraire mais depuis combien de temps exerces tu ce métier ?

Je suis libraire depuis l’an 2000.

 GVL : Et pourquoi l’avoir choisi ? Ton boulot, vocation ou hasard ?

Je suis rentrée en France, après avoir passé 6 mois aux Etats-Unis et en Angleterre, j’avais 24 ans. Jusqu’alors je n’avais fait que des petits boulots et beaucoup voyagé et je me suis dit, “Il faut que je me pose, qu’est-ce que j’ai envie de faire vraiment dans ma vie ?” Je ne trouvais pas et puis je me suis demandée quel était l’élément omniprésent, récurrent, dans ma vie, c’était le livre. Et là, l’évidence !

Je suis allée au CIDJ me renseigner sur les filières du métier du livre. J’ai commencé un BTS édition que j’ai lâché très vite car j’aime trop être en contact avec le public, le métier de libraire s’est donc vite imposé.

GVL : Quelles études as-tu fais pour cela ?

J’ai suivi une formation proposée par la Chambre de Commerce de Lyon, j’ai passé la dernière session de l’examen d’entrée en 2000, j’ai été prise et je me suis installée un an dans la ville des Quais du Polar.

 GVL : Quel a été ton parcours en librairie ?

J’ai fait 2 stages pour valider mon BTS librairie, à la Fnac Montparnasse à Paris.

Puis j’ai eu mon premier CDI chez Gibert Joseph où j’ai travaillé 2 ans.

J’ai démissionné car il me manquait une liberté d’action que je n’avais pas mais que je savais pouvoir trouver à la Fnac.

Pendant 2 ans, j’ai fait des remplacements réguliers dans les Fnac parisiennes, surtout celle du Forum des Halles, mais il n’y avait pas de CDI à pourvoir.

Je suis partie bosser au Virgin Mégastore des Champs-Elysées pendant quelques mois où là, j’ai refusé un CDI. Je voulais revenir travailler à la Fnac.

GVL :  Ensuite je veux bien que tu me parles de ton arrivée à la Fnac Rosny 2.

Après une expérience de 4 ans en librairie, j’ai enfin décroché mon CDI tant attendu à la Fnac ! Celle de Rosny 2 où je travaille depuis 2004. J’ai démarré au rayon tourisme puis je me suis occupée du rayon jeunesse quand je suis revenue de mon premier congé maternité.

  GVL :  Et comment tu es arrivé à t’occuper du rayon polar ?

J’ai eu les rênes du rayon polar quand je suis revenu de mon congé parental en 2011.

J’ai beaucoup bossé (et lu !) de chez moi quand j’étais à la maison avec mes 3 enfants (j’ai administré jusqu’à une vingtaine de pages d’auteurs sur Facebook) et j’ai noué énormément de contacts avec des éditeurs, des relations-libraire et des auteurs pendant ces années-là.

J’ai donc repris le travail avec un carnet d’adresses rempli et c’est aussi à ce moment-là que j’ai vraiment démarré les rendez-vous dédicaces à Rosny.

GVL : Comment choisis-tu les romans que l’on pourra trouver dans ton rayon polar ?

Je lis une centaine de livres par an et principalement du noir. Je reçois beaucoup de Services de Presse, mes contacts relations-libraire me connaissent bien et me font découvrir de nouveaux auteurs qui pourraient me plaire. J’ai également beaucoup d’interactions avec mes amis libraires et lecteurs, on se parle de nos coups de coeur, on échange, on se donne envie de lire tel ou tel livre. Et puis parfois, mes clients me donnent aussi envie de lire des livres qu’ils ont aimés ! Et il y a aussi les auteurs que je suis et dont je lis tous les livres (et ils sont nombreux !).

GVL : Comment as-tu constitué ton fond polar. Car il doit bien y avoir un socle de polar dans ta librairie en plus des nouveautés ? 

J’avoue que j’ai des coups de coeur permanents dans mon rayon, des auteurs “chouchous” que je mets en avant très souvent sur ma table passion. J’alterne bien sûr, pour que ce ne soient pas toujours les mêmes titres mis en avant. Et puis il y a les nouveautés à placer, à lire et à défendre ! Parfois c’est un casse-tête que de trouver la place de tout présenter !

 

2ème Partie

GVL :  Depuis quelques années tu invitais régulièrement des auteurs en dédicace dans ta librairie mais pas seulement… tu as monté un salon. Comment t’es venue cette idée ?

La 2ème édition du salon “Rosny soit qui mal y pense” sera ma 30ème organisation de dédicace (commencée avec Maxime Chattam en 2005). Jusqu’à maintenant, je faisais des dédicaces groupées (avec 3 voire 4 auteurs ensemble) ou avec un auteur phare tels que R.J. Ellory, Michel Bussi ou encore Franck Thilliez.

C’est une idée de la chargée de communication de la Fnac, qui m’a proposée l’idée d’un Salon fin 2016 et en mai 2017, il était monté, c’était parti ! Le challenge à relever me plaisait.

GVL :   Un vrai premier salon. Raconte-nous cette aventure.

J’ai bossé comme une dingue pendant 5 mois pour monter ce Salon. J’ai contacté tous mes copains auteurs et quelques autres dont j’aime l’univers et l’écriture. Je voulais Olivier Norek en premier président car je suis fan de sa trilogie avec Victor Coste qui se passe dans le 93 justement. Pour la date, j’ai demandé à Marin Ledun, que je voulais absolument recevoir, de me donner ses disponibilités en mai. Ensuite j’ai essayé d’équilibrer et d’avoir des auteurs porteurs pour pouvoir également inviter de nouveaux auteurs moins connus que je défends. Pour la première édition, je voulais faire gagner des livres, j’ai donc contacté les éditeurs et les relations-libraire qui ont accepté de m’envoyer le dernier livre poche ou grand format de chacun de leurs auteurs invités. Des animations comme la Murder Party animée par le comédien Lionel Aknine ou le studio photo ont été de grands succès et tout a fonctionné. Le résultat était à la hauteur du travail fourni et de mes espérances : les auteurs et les lecteurs étaient au rendez-vous pour le premier salon polar Fnac le 20 mai dernier !

GVL :  Pourquoi ce nom, Rosny soit qui mal y pense ? Comment il a été choisi

C’est l’idée de Bernard Minier qui a transformé l’expression “Honni soit qui mal y pense” en “Rosny soit qui mal y pense” la première fois qu’il est venu en dédicace en 2014 à la Fnac de Rosny ! J’avais tellement aimé son idée que je la lui ai piquée quand on a cherché un nom au Salon.

 

GVL : Dis moi  Caroline , un salon c’est un sacré investissement en temps et en énergie, comment prépare-t-on un tel événement ?

Je courais 5 km tous les matins et 1 heure de natation le soir.

Plus sérieusement (même si j’aurais bien aimé !), pour la première édition, j’ai bossé tous les jours pendant 5 mois. Et souvent au détriment de ma famille. J’étais tellement stressée, j’avançais dans le noir. Je ne savais pas comment cela allait se passer, ni même si le public serait au rendez-vous ! Quand le salon s’est terminé, j’étais épuisée. Mais heureuse et fière !

Cette année, j’ai toujours une énorme pression car je veux faire aussi bien, voire mieux, que l’année dernière mais je sais où je vais. Et puis, 2 de mes collègues m’aident à préparer la partie animation, Samantha s’occupe de la partie maquillage et Florian de l’animation enfants.

GVL :  Parles moi des partenariats, des sponsors.

Je n’ai aucun partenariat, ni sponsor. La chargée de communication à la Fnac gère le budget qu’elle a alloué au Salon de Rosny.

GVL :  Comment on réunit les sous ?

Je ne m’occupe pas de la partie financière. Mon rôle est de continuer à agiter la Fnac et à faire que la culture et la lecture gardent leurs places indispensables et nécessaires au sein de cette enseigne.

GVL :  Les auteurs comment on fait pour les convaincre ?

Tous les auteurs que j’ai invité m’ont dit “On te suit” quand je leur ai parlé de mon projet de Salon : quelle chance ! La plupart étaient déjà venus en dédicace une ou plusieurs fois, ils me connaissent bien et savent l’énergie et la passion que je consacre aux livres et aux dédicaces.

GVL :  Combien d’auteurs justement ?

Pour la première édition, j’avais 22 auteurs sur l’affiche, j’ai eu 2 désistements de dernière minute et un auteur qui s’est rajouté (merci Jacques Saussey !)

Pour l’édition 2, j’attends également 22 auteurs. 11 sur la journée du samedi, 11 sur la journée du dimanche.

GVL : Il a t-il un thème pour ce deuxième salon ?

Une thématique sur le cinéma, et plus généralement sur les adaptations des livres sur petit ou grand écran, sera proposée en table ronde à 15H le samedi et le dimanche et sera animée par le journaliste Eduardo Castillo.

 

GVL : Quel est le programme exactement ?

A 11h, c’est le coup d’envoi avec le discours d’ouverture de Sire Cédric qui préside le Salon cette année

Puis jusqu’à 13h, tous les auteurs sont en signature.

Pause dej entre 13H et 14h, on redonne des forces aux auteurs !

A 14h, c’est reparti pour les papotages, les signatures, les dédicaces…

A 15h, c’est l’heure de la table ronde sur le thème du cinéma

Le salon se termine à 18h.

Il y aura, comme l’année dernière, des animations, des livres à gagner, des jeux pour faire gagner des dessins car cette année nous avons la chance d’accueillir Jack Koch, dessinateur, qui va croquer 10 lecteurs aux côtés de leur auteur préféré. Une animation maquillage (cicatrices, balafres, ecchymoses…) sera proposée à côté du studio photo, qui a eu un grand succès l’année dernière, auteurs et lecteurs passant volontiers devant l’objectif ensemble !

GVL : Et l’intendance, le logement, la restauration… ?

Je ne gère pas non plus cette partie. Mais tous les auteurs sont nourris le midi, ne t’inquiète pas !

GVL :  Bref je veux tout savoir de ce salon et sur son organisation ! Es-tu certaine de n’avoir rien oublié à m’avouer ?

Il y a des forcément des choses inavouables, tu t’en doutes, mais ce qui se passe à Rosny, reste à Rosny ! Il faut venir !

3eme Partie

GVL :  Sinon, Caroline, je ne résiste pas à te poser les questions rituel :

J’aimes les rituels mais pas les sacrifices.

GVL :  Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?

J’ai toujours vu mes parents lire. il y avait toujours d’énormes piles de bouquins sur leurs tables de nuit.

GVL :  Comment était perçu le livre ?

Comme indispensable ! On a toujours eu des livres à disposition et surtout entre les mains.

Et je jouais à la bibliothécaire, enfant. J’avais mis des fiches dans tous mes livres et quand ma soeur m’en empruntait un, je gardais la fiche et le lui réclamais quelques jours après !

GVL :  Et toi quel est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite ?

J’adore l’objet livre. Il me fascine, je le trouve beau, je suis d’ailleurs très maniaque, tous mes livres sont impeccables et puis j’aime son odeur ! J’ai une grande bibliothèque qui me prend tout le mur de mon salon (et pareil pour ma cave) et je rêvasse souvent en regardant mes livres et en me rappelant le moment où je les ai lus. Je ne garde que les livres que j’ai aimé.

Petite, mon père me lisait les Tintin le soir, et j’ai voulu apprendre à lire pour pouvoir continuer ma lecture seule. J’étais trop frustrée quand il me disait “Au lit !” et que je voulais connaître la suite de l’histoire !

Après, j’ai dévoré les “Oui-Oui”, les Roald Dahl, “Les 6 compagnons”…

Et mes révélations en lecture ont été :

“Le mystère de la chambre jaune” en fin de primaire,

“Misery” et “Le silence des agneaux” (que j’ai piqué à mon père) au collège

et “American psycho” au lycée, qui a définitivement fait de moi une lectrice de noir.

GVL :  Caro pourquoi le polar ?

Pour les émotions fortes !

GVL :Attention Caroline, question piège…. Comment définis-tu les littératures policières ?

Je les distingue en 5 catégories : les romans policiers, les romans noirs, les thrillers, les thrillers psychologiques et les thrillers historiques. Ils n’ont pas forcément le même lectorat même si beaucoup de lecteurs dont je fais partie, surfe entre ces différents styles de polars.

GVL : Et pour finir dernières questions ! 

Tes livres et polars préférés du moment ?

“Salut à toi ô mon frère” de Marin Ledun (éditions Gallimard), le livre qui fait du bien !

Et “Le complot” de Nicolas Beuglet (éditions XO), le livre qui fait mal et qui rend fou !

 GVL : Un coup de coup de cœur ( mais pas un bouquin ) et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Un énorme coup de coeur pour ma famille qui me laisse m’investir autant dans ma passion !

Et il y aurait trop de coups de gueule… beaucoup de choses me révoltent et me rendent tristes. J’avoue que je fais beaucoup l’autruche pour me protéger et protéger mes 4 enfants.

GVL : C’est ton dernier mot ? Quelque chose à rajouter ?

Oui Jean-Pierre !

L’univers du noir me fait me sentir vivante et je remercie tous les auteurs pour ça ! Maintenez-moi en vie encore longtemps les gars !

 

Merci Caroline pour ces quelques confidences. Et on l’aura compris, tous à Rosny soit qui mal y pense les 26 et 27 mai prochain.

Et si vous voulez savoir comment ça se passe, mon petit retour du 1e salon ICI

Ces dames du noir Pépita Sonatine, une bibliothécaire papote avec une libraire


Ces dames du noir, une bibliothécaire papote avec une libraire,  Pépita Sonatine

 J’ai la chance aujourd’hui de recevoir Pépita Sonatine. Pour ceux et celles qui ne la connaisse pas encore, Pépita est libraire à Mont de Marsan à la librairie Lacoste. Mais c’est aussi une psychopathe du polar et organisatrice du salon Polar entre deux mers

C’est un peu aussi pour ça qu’elle est ici aujourd’hui.

Allez c’est parti pour un intérrogatoire « Dame du Noir »


GVL : Bonjour Pépita es tu prête à passer sous le feu des question ?

Pépita : Oui . Avec plaisir.

1ère Partie :

GVL : Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà  à ces premières questions ?

 Très bien,. C’est parti pour l’aventure avec les Dames du Noir !

 

 GVL : Tu es libraire mais depuis combien de temps exerces tu ce métier ?

 Si mes souvenirs sont bons, j’ai commencé le 13 juin 1983  pour être précise.

 

GVL : Et pourquoi l’avoir choisi ? 

 Pur hasard ! Job d’été à France-Loisirs dans la région parisienne.

Ce n’est pas vraiment le métier de libraire mais ça lui ressemble quand même beaucoup. Ma chef a voulu me garder, j’ai abandonné mes études de droit.

GVL : Quelles études as-tu fais pour cela ?

 Bac ES (Sciences économiques et sociales) et DEUG de droit, je voulais être avocate.

GVL : Ton boulot, vocation ou hasard  ?

Il me semble avoir répondu à la question précédemment : Par le plus grand des hasards.

Une petite annonce dans un France Loisirs au centre commercial de Belle Epine (92) où mes parents se rendaient régulièrement.

 

GVL : Quel a été ton parcours en librairie ?

7 ans à France Loisirs (Paris IVème et 1er ) puis arrivée à la librairie Lacoste de Mont-de-Marsan en 1989.

 

GVL :  Ensuite je veux bien que tu me parles de ton arrivée à la Maison Lacoste.

Maman d’une petite fille de 3 ans, je ne voulais plus perdre de temps dans les transports en commun et  rentrer tard le soir. Un retour aux sources dans la ville de mon enfance me semblait être la solution. 24h à peine après mon arrivée à Mont-de-Marsan, Mr Lacoste, directeur de l’époque, me proposait un poste de remplacement.

29 ans après, je suis fidèle au poste !

 

  GVL :  Et comment tu es arrivé à t’occuper du rayon polar ?

Nous sommes 2 libraires à gérer l’ensemble des rayons de  la Maison Lacoste , cela étant dit certains rayons nous font de l’œil plus que d’autres. Ma collègue étant plus littérature, le Polar s’est imposé à moi comme une évidence.

GVL : Comment choisis-tu les romans que l’on pourras trouver dans ton rayon polar ?

Nous recevons les représentants des différentes maisons d’éditions qui nous présentent les nouveautés des 3 mois à venir.

Dans un 1er temps, il y a « la grosse cavalerie », ceux qu’il serait inconcevable de ne pas travailler : Chattam, Grangé, King, Thilliez…

Ensuite viennent nos incontournables, les nôtres, ceux que l’on a aimé, ceux avec lesquels le rendez-vous annuel est devenu indispensable, comme une drogue. Il nous faut notre dose de lecture, notre kilo de pages à lire. Ma dose à moi c’est Barbara Abel, Ingrid Desjours, Karine Giebel, Claire Favan, Bernard Minier, Olivier Norek, Patrick Bauwen et tant d’autres….

Et puis, arrivent les découvertes… Les coups de cœur du hasard, les auteurs que personne ne connaît et que l’on aide à grandir auprès du public. Ma plus belle découverte, que personne ne connaissait , c’est Ingrid Desjours avec « Sa vie dans les yeux d’une poupée ». Mais il y a aussi Cicéron Angledroit, Laurent Loison, Nicolas Bleuglet, mes Bébés à moi.

Une belle complicité s’installe avec les auteurs, c’est une belle aventure à vivre.

GVL : Comment as-tu constituer ton fonds polar. Car il doit bien y avoir un socle de polar dans ta librairie en plus des nouveautés ? 

Je ne fais pas ce que je veux non plus. Question de budget et de place !

La durée de vie d’un livre est très courte, 3 mois en moyenne. C’est effrayant quand on songe au temps que cela peut prendre d’écrire un livre. Très frustrant pour les auteurs, sans aucun doute.

Cela étant dit, j’ai la chance d’avoir une place consacrée à mes « Lus et Appréciés par votre libraire », mes coups de cœur, mes préférés. Ceux-là auront la chance de rester sur mes étagères jusqu’à leur sortie en poche, environ un an.

2e Partie

GVL :  Depuis quelques années tu invitais régulièrement des auteurs en dédicace dans ta librairie mais pas seulement… tu avais monter un mini salon. Comment t’es venue cette idée ?

Quand Pépita est née sur facebook, j’étais loin d’imaginer que mon personnage deviendrait ce qu’il est aujourd’hui. Petite libraire du Sud-Ouest de la France, à Mont-de-Marsan, trou du c.. du monde, très mal desservi par la SNCF, très très loin de la capitale, et pourtant !

C’est en partageant mes lectures, mes coups de cœur, mes habitudes ( je pédale tout les matins avec un livre dans les mains…c’est ainsi que j’ai été repérée sur la planète FB ) que j’ai fait la connaissance de beaucoup d’auteurs et de lecteurs.

En 2013, j’ai eu un énorme coup de cœur pour Ingrid Desjours « Sa vie dans les yeux d’une poupée » Ingrid dévoilait chaque jour un carré de la couverture de son roman à paraître, j’ai joué le jeu à fond car j’avais lu le livre en avant-première (privilège de librairie), une belle complicité s’est installée entre nous. Je l’ai invitée, elle est venue !

En 2014, C’était au tour de Karine Giebel avec « Meurtres pour rédemption » de venir à notre rencontre avec son éditrice Céline Toulouze. J’ai crié si haut et si fort que ce livre était remarquable, que la France entière m’a entendu.

Suite aux succès de ces deux belles rencontres, j’ai eu envie d’aller lus loin. J’ai crée le « Salon Monde Mare d’sang » avec 10 auteurs à la clé mais pas des moindres Marin Ledun, Barbara Abel, Claire Favan, Bernard Minier, etc… J’ai vu arriver des gens de la France entière pour ce mini-salon, on a rempli 2 hôtels  pour l’occasion.

Un très joli succès et surtout un merveilleux souvenir pour nous tous.

 

La suite plus tard……

GVL :  L’an dernier avec quelques psychopathes tu montais un vrai premier salon. Racontes nous cette aventure.

J-6 Les Psychopathes du Polar peaufinent les derniers détails d’un salon qui , je l’espère sera à la hauteur de vos espérances.
Fargues-Saint-Hilaire prend des airs de scène de crime.
Les auteurs se préparent psychologiquement pour une journée polardesque exceptionnelle.
Nous ferons tout pour que ce samedi 12 mai 2018 devienne Le jour de fête du Polar.
Nous avons besoin de vous. On compte sur vous !

GVL : Dis moi Pépita, un salon c’est un sacré investissement en temps et en énergie, comment prépare-t-on un tel événement ?‌

C’est un travail sur l’année effectivement. Chacune son boulot même si nous sommes très complémentaires.
Marie Noëlle est notre trésorière,c’est elle qui gère le porte-monnaie mais aussi s’occupe de toute la paperasse,des demandes de subventions, etc.. Mais aussi de toute l’intendance sur place, des rendez-vous avec nos partenaires, Mairie, Ecoles, Bibliothèques. En ce moment, elle court partout pour distribuer les Flyers. C’est qu’il faut de l’énergie pour ça ! 
Il y a aussi Natalie Roca,l’adjointe à la culture qui fait un travail formidable avec son équipe pour que l’organisation soit parfaite.  
Moi, je gère les auteurs,  les attachés de communication. Je lance les invitations dès septembre et ensuite je négocie avec l’éditeur. Qui prend en charge quoi ? Qui arrive quand ? Seul ou accompagné ? Cette année, tout se complique avec la grève des cheminots que je respecte complètement mais qui nous mettent vraiment dans l’embarras. Stress des derniers jours supplémentaires dont nous nous serions bien passées.
Je m’occupe de la communication, présence sur les réseaux sociaux, création de dossier de presse. 
En bref, on ne s’ennuie pas. On se mail ou on se téléphone très régulièrement , voir quotidiennement. Un trio de Psychopathes solidaires et unies autour d’une seule passion : Le Polar.

Les bénévoles

GVL : Quel est le programme exactement , combien d’auteurs ?

Cette année encore un joli programme nous attend. Deux conférences vous seront proposées.
L’une sur le thème du roman policier pour la jeunesse animée par Marin Ledun, Danielle Thiéry et Jeanne Faivre d’Arcier. Elle se déroulera à partir de 11h.
La seconde, un sacré duo d’auteurs pour nous parler des sérails killers Claude Cancès et Stéphane Bourgoin.
Le Crédit Mutuel de Créon organisera un concours de dessin avec les enfants sur le thème du « Braquage de banque ».
Et surtout, séance de dédicaces toute la journée avec les auteurs présents sur le salon.

 

‌GVL :  Parles moi des partenariats, des sponsors.

C’est sans aucun doute ce qui est le plus difficile : trouver des partenaires.
Cette année nous en avons 17. Certains restent dans l’aventure depuis 2017, d’autres apparaissent.
Essentiellement Farguais, c’est Marie Noëlle qui les a convaincu de la viabilité de notre projet.Beaucoup d’entre-eux n’y croyaient pas vraiment. Elle a fait un énorme travail et y a consacré beaucoup de son temps.
Un grand merci à eux de nous suivre dans cette aventure !

 

3e Partie

GVL :  Sinon, Pépita, je ne résiste pas à te poser les questions rituel :

Alors  Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?

De mémoire, il y a toujours eu des livres à la maison.

4ème d’une famille de 5 enfants, je récupérais les bibliothèques roses et  vertes de mes frangines.

 GVL :  Comment était perçu le livre ?

Comme une récompense : tu travailles bien à l’école, tu as un livre en cadeau.

Le livre était synonyme de bons résultats à l’école pour progresser en français (vocabulaire, imagination, orthographe)

GVL :  Et toi quelques est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite ?

Le livre est partout dans la maison et me suit partout dans la  journée. Des piles dans chaque pièce, des PAL à n’en plus finir. Cela me rassure, j’aime savoir qu’une pépite se cache dans un recoin de mon intérieur.

Quant à la lecture, c’est un mal nécessaire. Pas un jour sans lire,soit très tôt le matin, soit pause déjeuner et parfois même au cours d’insomnies polardesques.

GVL :  Pépita pourquoi le polar ?

Et pourquoi pas ?

Le Polar,c’est l’illusion d’être le “Mêchant”, réaliser des fantasmes en toute impunité. Et puis, lire un polar…ça va plus vite. Il y a une intrigue, on veut savoir. On ne lâche plus le bouquin. On mène l’enquête, on souffre avec les personnages, on frissonne. C’est comme un jeu de rôle où on se met à la place de chaque protagoniste de l’histoire.

GVL :Attention Pépita, question piège…. Comment définis-tu les littératures policières  ?

Addictives !

GVL : Piège bien évité même si je reste sur ma faim. Mais bon …

Donc pour finir dernières questions ! Alors…

Tes livres et polars préférés du moment ?

Du moment “Toutes blessent, la dernière tue” chez Belfond de Karine Giebel, sans aucune hésitation ! Un roman noir exceptionnel. Tama, jeune esclave de 9 ans,vous marque à vie et je défie quiconque d’être insensible à ce chef d’oeuvre.

Les livres qui ont marqué ma vie de libraire :

Meurtres pour rédemption de Karine Giebel (encore elle !) sans compter sur “Le purgatoire des innocents”

Le tueur intime de Claire Favan

Derrière la haine de Barbara Abel

Reflex de Maud Mayeras

Les yeux dans la vie d’une poupée d’Ingrid Desjours

L’apparence de la chair de Gilles Caillot

J’en oublie, la liste est longue….

GVL : Un coup de coup de coeur ( mais pas un bouquin ) et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Mon Petit Prince, le bijou de ma vie.

Coup de gueule ? Je n’aime pas balancer mes coups de gueule sur la toile.

Mais si je devais vraiment en donner un… je suis malade d’entendre que des petites filles comme Angélique sont assassinées par des récidivistes. J’ai du mal à admettre que cela soit concevable de nos jours.

Ces mecs là méritent le pire. Une paire de “couilles” en moins et la peine à perpétuité.

GVL : C’est ton dernier mot ? 

C’est presque dommage de finir ainsi notre conversation. Je plombe un peu l’ambiance, non ?

GVL : Normal l’actualité est plombante, cette histoire nous le rappelle malheureusement. Aussi pour sortir de cette ambiance pesante as-tu quelque chose à rajouter ?

Venez nombreux à Fargues-Saint-Hilaire au salon du Polar de l’Entre-deux-Mers le 12 mai.

On vous a concocté une journée de folie. 33 Auteurs au top ! Bernard Minier comme invité d’honneur et une joyeuse bande de bénévoles qui ne demande qu’à vous faire plaisir.
On compte sur vous !!!

 

GVL : Dis- moi j’ai une dernière question ! Peux-tu me dire Nathalie pourquoi tu te fais appelé Pépita Sonatine ?

I‌l y a 4 ans, Pépita Sonatine est née. C’est un personnage que j’ai crée et je suis restée au moins 2 ans sans qu’on sache à quoi je ressemblais. Je voulais rester anonyme.

C’est quand j’ai fait les salons « Monde Mare ‘Sang » que les photos sont apparues.

Alors Pépita  car dans mes souvenirs d’enfance c’était le nom d’un personnage de roman qui m’était familier et…

Sonatine à cause de maison d’édition éponyme  très connue pour ses romans policiers.

Le tout sonnait très bien. Voilà, tu sais tout….ou presque ! Un grand merci à toi. Bonne journée. Bisous

GVL : OK, alors …On en reste là Pépita ?

Non j’aimerai conclure en te disant : Merci à toi de ton soutien et de cette belle mise en lumière de notre association. Les Psychopathes du Polar t’en sont très reconnaissantes et j’espère qu’un jour, tu nous rejoindras à Fargues au salon du Polar de l’Entre-deux-Mers

 

 

Vous pouvez aussi adhérez à l’assos. Les psychopathes du Polar ICI

Ou les aidez ICI avec la collecte des psychophes du Polar

Ou mieux vous pouvez faire les deux

Ces Dames du noir !Lamia Toumi, papotage entre une bibliothécaire et une libraire.


 Aujourd’hui j’ai la chance de recevoir une super nana, une super libraire en a personne de Lamia Toumi. 

Lamia est une pure passionnée et je vais tâcher de vous faire découvrir son métier à travers son parcourt et sa passion.

Allez c’est parti pour un papotage entre une bibliothécaire et une libraire.

bty

 


GVL : Bonjour Lamia es tu prête à passer sous le feu des question ?

 Lamia Toumi : Prête chef

GVL :Alors pour démarrer tu pourrais répondre déjà ces premières questions.  

Tu es libraire mais depuis combien de temps exerces tu ce métier ?

Et pourquoi l’avoir choisi ?

Quel a été ton parcours en librairie

Ensuite je veux bien que tu me parles de ton arrivée chez Gibert Joseph

Et comment tu es arrivé à t’occuper du rayon polar

 Lamia : Libraire depuis une dizaine d’années. Apres la fac je me suis posée la question de savoir ce que j’aimais faire … La lecture me passionnait et j’aimais partager, aiguillonner les gens vers des lectures qui pouvaient leur plaire … Du coup la librairie était la voie idéale pour moi. J’ai eu la chance de rencontrer un libraire qui m’a donné ma chance ( n’ayant fait aucune fac de lettres ou métiers du livre) Puis j’ai été embauché au Virgin des champs … Quand Virgin a fermé j’étais à celui de Barbès … Gibert Joseph m’a embauché au début en sciences humaines ( plus en rapport avec les études que j’avais faites ) puis j’ai peu à peu mis le nez dans la gestion du rayon polar … Genre qui me passionne depuis que je suis petite !

Et me voilà maintenant responsable de ce rayon que je peaufine sans cesse.

 lamia3

 GVL : Chouette

C’est vrai que tu peaufines, j’en sais quelque chose depuis quelques années tu invites régulièrement des auteurs en dédicace dans ta librairie mais pas seulement
Tu aimes les faire parler de leur univers ?

Oui. Je peaufine en essayant de faire découvrir les pépites du roman noir ou du policier … Et j’essaye de faire le lien entre les auteurs, leur monde et les potentiels lecteurs … Un roman est passionnant mais je trouve tout aussi passionnant de découvrir comment, pourquoi un auteur l’a écrit. Surtout que dans le roman noir en particulier mais aussi dans le roman policier il y a souvent plein de questionnements sur notre société …

GVL : En effet je suis bien d’accord avec toi et je crois par là même que nos boulots se rejoignent

Oui j’ai pensé un temps à devenir bibliothécaire mais d’une part le concours m’a rebutée et d’autre part j’aimais l’idée de nouveautés.

GVL :Lamia j’ai vu dans ta librairie les petits mots du libraire. Tu mets souvent en avant des auteurs moins connus en faisant des petits coups de cœur, des petits post-it comme je les appelle. Toutes les librairies ne font pas, alors pourquoi avoir décidé tout à coup de prendre du temps pour valoriser ces auteurs.
 lamia2

Un libraire ne peut pas toujours être là et disponible pour les clients. Certains clients discrets, n’aiment pas parler avec le libraire ou en ont un peu peur … Les petits mots permettent de les aiguiller. Et puis ils peuvent aussi être le prétexte à une discussion … Le client peut venir en disant ah oui moi aussi j’ai aimé ce roman … Voilà le début d’un bel échange … De plus certains auteurs ou maison d’édition ne bénéficient pas pour diverses raisons d’une publicité dans les différents médias ou supports publicitaires et pourtant ils méritent d’être découverts … Voilà aussi un des rôles du libraire … Encore une fois le libraire doit être un passeur d’émotions et un défricheur de pépites dans la masse de romans édités.

 

GVL : Dis-moi Lamia je disais tout à l’heure tu reçois régulièrement les auteurs dans ta librairie. 

Est-ce que pour toi libraire c’est aussi être modérateur de table ronde ?

Est-ce que c’est le même métier est-ce que c’ est une continuité du métier ?

Pas forcément. Un libraire n’est pas forcément à l’aise pour interroger, pour guider un auteur … Dans mon cas il s’agit avant tout de passion. J’aime tellement ce que je lis que je veux utiliser les différents moyens qui existent pour mettre en avant ces auteurs, ces éditeurs et ces histoires. Je ne sais pas si je suis douée pour ca mais les auteurs acceptent de venir donc j’en profite … Je pense qu’il est important de faire le lien entre auteurs et public mais on peut également faire appel à des professionnels du domaine … Certains libraires sont super doués pour faire des chroniques et les partager sur les réseaux sociaux … C’est un exercice plus difficile pour moi … Il ne faut s’obliger à rien et laisser ses sentiments nous guider … Le rôle du libraire est de faire découvrir, d’orienter, d’être le relai … Qu’importe le moyen dont il le fait

GVL : Mais tu es aussi passeuse quand tu fais les chronique sur les ondes

Car je ne me trompe pas tu as bien participé à des émissions culturel pour parler le polar

Tu ne te trompes pas en effet j’ai eu la chance de participer à l’émission pop fiction sur France inter … Je t’avoue que pour éviter d’avoir le trac j’essayais d’oublier cet aspect la 😝 je me concentrai sur le fait que je passais un bon moment à discuter polar … Un peu comme quand tu discutes d’un roman que tu as adoré dans un lieu public … Il y a toujours des oreilles qui traînent … Si ça peut donner envie ou aiguiser la curiosité tant mieux !

 GVL : C’est vrai que passer ses émotions c’est jouissif aussi

Donc tu fais plein de choses et notamment tu invites des auteurs dans ta librairie mais ça ne t’a pas suffi il a fallu que tu instaures un mois du polar !

Comment, il y a quelques années, t’es venu cette idée ?

Lamia mars&

 

Il n’y a pas de gros festival polar à Paris comme il y en à Lyon ou à Mulhouse par exemple … J’aimais l’idée de promouvoir un genre ( qui n’a pas encore vraiment ses lettre de noblesses pour une partie de gens) , de le mettre en avant ! Pendant un mois tout tourne autour du polar au Gibert de Barbès et ca c’était top. Et j’aime aussi l’idée de montrer qu’il peut se passer des trucs chouettes dans le nord de Paris !

 GVL : J’ai aussi envie de te demander pourquoi le mois de mars ?

Pour être sincère au début c’était surtout un concours de circonstances … Je voulais « préparer » la tenue des quais du polar de Lyon mettre ce festival en avant et donc mettre en avant le polar dans le magasin à ce moment là … Mais pour cela rien de mieux que s’organiser des rencontres … Et voilà peu à peu le mois du polar à Barbès est né et s’étoffe d’années en années.

GVL : Dis moi Lamia, comment prépare-t-on un tel événement ?

A peine l’édition en cours fini je commence à réfléchir à des thématiques qui pourraient plaire, intéresser les gens … Parfois ce sont des thématiques que je n’ai pas pu monter pour les éditions précédentes … Je fais le tri, réfléchi à qui pourrait correspondre … Au fil de l’année et de mes lectures, les idées arrivent… Je passe mon temps à noter des sujets, des axes, des questions … Puis en général au retour des vacances d’été je m’attelle plus sérieusement en faisant le tri, ou en regroupant ces petites notes … Commence alors la partie prise de contact avec les éditeurs et les auteurs … Voir qui seraient intéressés, disponibles … Puis on commence à agencer tout ca et on monte le programme précis …

lamia mars

Enfin quelques semaines avant on commence à communiquer sur les évènements …

Et la dernière phase commence … Le travail pour animer les rencontres …

Le moment arrive et la on se laisse juste bercer par les émotions … Avant de tout recommencer pour l’année suivante !

 GVL : Oui car là aussi tu peaufines

Comment monte-t-on des partenariats?

 Là encore c’est une histoire de rencontres … Que ce soit pour les partenariats ou les éditeurs … Il s’agit avant tout de personnes … Quand on se rencontre, qu’on découvre qu’on a la même envie … Pour le mois du polar ça commence à être un peu connu donc certains commencent à venir vers moi … C’est le cas de la SNCF et du louxor cette année. Pour les éditeurs encore une fois il s’agit surtout de rencontre et de même envie de faire découvrir.

GVL : As tu un budget pour cela ? Les éditeurs sont-ils demandeurs ?

Pour le Budget je n’en avais pas du tout au début ce qui compliquait les choses pour faire venir des auteurs ou pour faire la publicité de l’événement … Les choses évoluent peu à peu mais je n’ai toujours pas un énorme budget et je continue à faire comme si je n’en avais pas du tout la plupart du temps …

 GVL : Alors, Lamia,  quel est le thème de cette année le ou les thèmes d’ailleurs ?

Pas une thématique précisé cette année mais plusieurs selon les rencontres. On commence par la réalité comme source d’inspiration, mais on va aussi parler de comment naît un livre ou des différents prix qui existent dans le polar … Des faits divers et de la criminalité, de l’Histoire et de Montmartre… Comme tous les ans le but est de mettre en avant les différents acteurs et la passion que nous avons tous ! Voilà la thématique récurrente !

Autre particularité de cette année on montre d’autres supports : la bande dessinée avec Alain Bardet et François Toukens éditée par le lombard et les films avec le Louxor et la participation d’Antonin Varenne et François Guérif.

 

GVL : Whoua programme alléchant

Dis moi Lamia je ne résiste pas à te poser les questions rituel
Quelle était la place du livre dans ton milieu familial ?
Comment était perçu le livre ?
Et toi quelques est ton rapport aux livres d’abord et à la lecture ensuite

Ma mère venait d’une famille de professeurs et elle était elle même institutrice en maternelle. Les livres et la lecture étaient omniprésent chez nous. J’ai toujours vu mes parents avec au moins un livre en cours … La lecture était un plaisir on pouvait lire partout, tout le temps. Pour moi le livre est un des objets le plus important de mon quotidien. Il est très rare que je n’en ai pas un avec moi … Je suis du genre à en avoir toujours deux au cas je terminerai le premier avant d’être de retour chez moi. J’aime l’objet et les souvenirs qu’il véhicule même si cela prend beaucoup de place à la maison je ne pourrai pas vivre sans être entourée de livres. De même je ne peux pas passer une journée sans au moins lire une ligne … Je suis une lectrice inconditionnelle, j’ai un besoin viscéral de lire. La lecture reste pour moi avant tout un plaisir …

GVL :  Lamia pourquoi le polar ?

 Un de mes premiers vrais souvenirs de lectrice c’est Alice et les chats persans … Une enquête … Puis les Agatha Christie sont entrés dans ma vie de lectrice … Avant je lisais de tout puis peu à peu j’ai découvert la multitude de styles qui existent dans le polar … C’est un genre tellement riche … Selon mes envies je peux opter pour un thriller, un roman noir, de l’historique, de l’énigme … Bref je peux voyager dans les émotions autant que je le souhaite … Et puis je crois aussi que le fait que pour certains le polar est un sous genre … Je crois que j’avais envie de démontrer que non le polar est un super genre, riche en styles !

Lamia&&

GVL : Tu sais que tu est ma peaufineuse préférée ?

 Merci du compliment !

😝

GVL : Peut-on dire Lamia que l’on partage la même passion ?

 Bien-sûr ! Tu es bibliothécaire et pour toi aussi ton but est le partage et la découverte … La seule différence c’est que toi tu as eu le courage de passer ce maudit concours ! 😜

GVL : Mais aussi que les clients chez moi n’en sont pas mais c’est des lecteurs 😉
Crois-tu qu’à l’avenir il serait possible que nous fassions un partenariat sur ce mois du polar !
Passer d’une rencontre à l’autre du 11e au 18e

Oui mais pour moi il n’y a pas de vraies différences la plupart des lecteurs de bibliothèque sont également des clients de librairie … Donc l’un dans l’autre …on exerce la même passion !

Je ne suis pas contre le partenariat. L’idée est même très chouette mais il faut être conscient que ça demande tout une organisation … Mais il va falloir qu’on creuse l’idée !

GVL : Et pour finir dernière question ! Un coup de coup de coeur et un coup de gueule à lancer. Je t’écoute !

Le coup de cœur … C’est plutôt le mot du cœur … Lisez ! Découvrez ! Partagez ! Je suis sûre que le monde se portera mieux si tout le monde se plonge dans la lecture !

Le coup de gueule … Pas très original mais arrêtez de commander et de faire l’apologie d’amazon … Même si je sais que parfois c’est plus facile il existe plein de manières de se procurer des livres sans passer par eux ! J’aimerai que les gens prennent conscience du vrai danger que cette boîte représente pour l’avenir … Et non ce n’est pas moins cher chez eux ! Et oui les libraires sont menacés … Personnellement je ne veux pas eu ma fille vive dans un monde où il n’y aura plus de diversité, plus plein de librairies et de libraires qui pourront la guider dans ses lectures, dans ses cadeaux, lui faire découvrir de nouvelles pépites … Des peux où elle pourra rencontrer ceux qui la font rêver auteurs, éditeurs etc

GVL : Voilà de belle intention Lamia. Je prends note pour l’an prochain et on reparle d’un partenariat pour 2019.

Et merci, vraiment ! Merci pour ta passion. Merci pour ce beau message que tu fais passer

 Yes. À voir comment se passe celui de cette année … Merci à toi pour tout 😉

Et pour suivre au plus près tes aventures du mois de mars Lamia, je proposerai à mes lecteurs un petit article sur cet évènement en y apportant le plus de renseignement possible

Alors on va faire du bruit autour de tout ça !

Polar Osny : les blogueurs (euses) passent aux aveux


 Le 20 janvier dernier  avait lieu à Polar’Osny

(Polar au Nid)

Une table ronde « Les bloggeurs passent aux aveux… ».

Mes copains et copines blogueurs zé blogueuses sont passés aux crible par Isabelle.

J’ai failli passer entre les mailles du filet, j’ai mis les voiles et quitté le nid, mais Isabelle m’a rattrapée

 

Aussi voilà ce que ça donne

Coucou Dame Geneviève,

voici donc les questions que j’ai posées à la table ronde: les blogueurs (euses) passent aux aveux. A ton tour d’y répondre.

Merci d’avoir eu envie de participer a posteriori. Mais tu étais déjà un peu parmi nous le 20 janvier dernier (ne serait-ce que par Blogs en stock et le prix Osny & Clyde).

 

 1 – Ces critiques littéraires « amateurs » sont de véritables prescripteurs… Ils peuvent lancer un auteur inconnu, inciter un éditeur à acheter les droits d’un roman pour l’éditer en poche, lever des fonds pour soutenir une maison d’édition en difficulté. Ils sont des acteurs incontournables de l’économie du livre. Jalousés par des lecteurs lambda, critiqués par certains journalistes, courtisés par les éditeurs, parfois très proches des auteurs, qui sont-ils ? Comment travaillent-ils ? Peuvent-ils garder leur indépendance ?

Très beau lancement chère Isabelle. Et triple question pour débuter l’ITW ça démarre fort !

Qui sommes nous ! Nous sommes avant tout des passionné(e)s, des fous de lectures. Ici chez Collectif Polar chacun à sa façon de travailler. Enfin c’est vrai que si c’est du travail, ça reste avant tout un plaisir. J’ai d’ailleurs fait ce blog pour m’amuser. Je me plait à le répéter, certains sont addicts aux jeux moi c’est à la chronique de livre. Peut-être peut-être même plus aux lecteurs de livre.

Comment je travaille. Alors puisque nous sommes un Collectif, je passe beaucoup de ton à coordonner le gang de chroniqueuses, pardon le gang des flingueuses. A mettre en page leur avis.

Sinon quand c’est moi qui chronique, c’est simple, enfin presque. Je ne peux faire de retour de lecture que la nuit. Quand la maison ronronne tranquillement, que lorsque j’attends les petites respirations de toute la famille. Cela explique un peu le nom du blog, Collectif Polar, chronique du nuit.

Alors soit je fais dans la foulée de la lecture ma chroniques, soit parfois cela prends des jours voire des semaines avant que je n’arrive à exprimer mes sentiment et trouver les mots pour expliquer mon ressenti de lecture.

Sinon une fois devant l’ordinateur, je tape ce qui me passe par la tête, comme les mots viennent. Je laisse parler mes émotions, juste je les couche sur la page blanche. Ces émotions sont celles que la lecture m’a fait ressentir. Je ne fais pas une critique du livre mais un ressenti de lecture.  Je ne réfléchis pas ma chronique, je ne l’ordonne pas. J’écris, je ne me relis pas je laisse et garde le premier jet. Et hop je balance ça sur le blog et la page du blog.

Et je ne m’impose aucune contrainte, donc oui je garde mon indépendance.

2 – Un auteur se plaignait récemment sur Facebook de la difficulté qu’il avait à faire connaître son roman à des critiques professionnels, qui ignorent trop souvent les premiers romans, ou snobent les auteurs publiés dans des maisons d’édition de taille modeste ou moyenne. Ce romancier racontait le mépris ou la désinvolture dont certains journalistes littéraires avaient fait preuve vis-à-vis de lui, sans même essayer de le connaître. Il remerciait d’autant plus chaleureusement les blogueurs de l’avoir écouté, d’avoir découvert son roman et de lui avoir fait un retour, pas forcément positif, mais toujours constructif. Comment vous expliquez cela ? Est-ce que vous êtes plus disponibles, plus curieux, moins pris par les contingences professionnelles ?

Plus curieux, c’est certain. Je crois que nous sommes tous de gros lecteurs car oui forcément nous aimons découvrir. Moi la curiosité c’est la base de mon métier, pour ceux qui ne le savent pas, je suis bibliothécaire aussi, à mes temps perdus. Et pour mon job, je me dois de découvrir de nouvelles plumes, de sentir les futurs tendances. Aussi rien de mieux que les nouveaux auteurs pour voir de quoi le polar de demain sera fait. 

Ce qui est paradoxale c’est que nous, blogueurs, nous faisons ça par plaisir. Nous ne sommes pas payé pour le faire, nous prenons sur notre temps personnel pour alimenter et faire vivre notre blog. Nous sommes juste animer par la passion et l’envie de partage. Nous avons tous un job, une famille, une vie, là où le journaliste est payé et à du temps pour lire et faire son job de critique.

Et puis les médias aiment parler de ce qui est connu, ce qui fait vendre, eux aussi veulent de l’audience.

Je le remarque sur le blog, je parle souvent de premiers romans ou d’auteur peu connus mais de temps à autres il nous arrive de parler d’un auteur phare qui a une plus grand notoriété. Et là frce est de constater de nous faisons plus de vue.

 

 

–         3 –  Quelles sont vos relations avec les auteurs ? Recherchez-vous à tout prix le contact avec eux ? Pourquoi fréquentez-vous assidûment les salons?

    La relation avec l’auteur c’est presque une fin en soi. Nous aimons partager nos avis de lecture avec d’autre lecteurs mais quoi de plus naturel aussi de le partager avec l’auteur.

Je me souviens d’un jour où j’ai enfin osé aller vers un auteur que j’appréciais énormément. Je lui expliquais ma timidité impressionnée que j’étais, intimidée donc mais gênée aussi et peut-être un peu complexée, qui étais-je ,moi la simple lectrice pour lui dire, à lui le grand auteur adulé, ce que j’avais pensé de son livre. Et bien ce monsieur de me dire pour me rassurer. » Si vous avez aimé et même si vous ne trouvez pas les mots pour l’exprimer, dites le aussi simplement que ça : « j’ai aimé votre livre » rien ne peut nous faire plus plaisir je de voir une lectrice satisfaite.  « 

Alors oui les salons, les rencontres avec les auteurs c’est devenus vital. Nous sommes accros de ces moments de total partage.

Les salon c’est les auteurs, c’est aussi les autres lecteurs et pire les autres blogueurs. C’est passé de sa lecture, de son clavier, du virtuel au réel. Des réseaux sociaux aux échanges face à face et ça a une autre gueule, crois moi !

     4 – Pour être suivis, êtes-vous tenus de lire et de chroniquer toutes les nouveautés ? Combien de livres lisez-vous par semaine ou par mois ?

 Je te le disais gros lecteurs nous sommes. Au moins 3 livres par semaines soit minimum 150 livres par ans.

Mais non contente d’être une grande lectrice, je fais appelle à des chroniqueurs. Enfin c’est surtout des chroniqueuses. Forcément 80% des lecteurs sont des lectrices surtout en fiction.

Alors j’ai aussi leur avis à partager

Et puis j’ai voulu ce blog « Collectif » pour faire entendre différentes voix. Pas seulement la mienne.

Et non nous ne chroniquons pas que des nouveautés. Moi j’aime bien parler d’un livre aussi quand il parait en poche. Car je sais que les livres coûtent chers et que nous sommes nombreux à attendre qu’un titre soit publié en format poche pour l’acquérir.

 

–          5 – Cela a un coût. Comment faites-vous pour tenir le rythme ? Sollicitez-vous les éditeurs pour recevoir gratuitement les nouveautés ? Quelles relations entretenez-vous avec eux ?

 Oui, cela a un coût comme toutes passions ! Perso j’ai de la chance, par mon job j’ai accès à quasi tous les livres que je veux lire ou voir. En bibliothèque, on bosse avec des libraires et ils sont tenus de mettre à notre disposition les bouquins pour que nous puissions faire le choix  de nos acquisitions.

Je reçois aussi quelques SP (Service de Presse) des éditeurs, mais je ne suis pas vraiment demandeuse ou vraiment très peu souvent. S’ils viennent vers moi, je demande à mes flingueuses si elles sont intéressées par tel ou tel titre et je le leur fait envoyer. 

Je suis sollicitée et les flingueuses aussi par des auteurs indépendants. Si le contact est bon et que le livre nous plait alors on fait une petite chronique.

Mais on ne s’oblige à rien !

 

–          6 – Vous sentez-vous libre de dire du mal d’un livre que vous n’avez pas aimé ? Autrement dit, vous sentez-vous indépendant ? Pourquoi les blogueurs disent-ils ne pas écrire des critiques mais des chroniques? Quelle est la différence?

 Si un livre ne nous plait pas nous pouvons faire une chronique, oui. L’auteur ou l’éditeur est prévenu. Ils savent d’avance qu’il n’y aura aucun avis de complaisance. Ils sont aussi prévenus que peut-être il n’y aura pas de chronique du tout.

Je te le disais, on ne s’oblige à rien ! Bon c’est vrai que l’on essaie de faire un retour pour un SP, enfin mes flingueuses font des chroniques des livres qu’elles reçoivent en SP. Moi, je n’ai aucune obligation, sauf des peut-être. Il m’est arrivé de faire quelques chroniques négatives, mais toujours en expliquant pourquoi moi, je n’avais pas aimé. Il nous est arrivé de ne pas accroché à un livre. Aussi on ne se force pas à le lire et donc il ne sera pas chroniqué. 

Et puis il y a déjà tellement de bons livres à mettre en avant pourquoi parler de ceux que l’on a pas aimés. Nous ne sommes pas un blog comparateur, ni 60 millions de consommateurs.

Et puis, chroniquer un titre, ça prend du temps et de l’énergie, alors autant les utiliser pour du positif, non ?

–      7 –  Vous êtes suivis par des lecteurs qui se fient à vos avis et qui achètent leurs livres en conséquence. Espérez-vous des retours ? Avez-vous envie de savoir si vos coups de cœur ont été partagés ? Entrez-vous en contact avec eux et comment ?

 Enfin oui, on espère être suivi par les lecteurs. On aimerait être prescripteur. Mais je crois qu’il faut toute proportion garder. Tu disais en préambule, « Ils sont des acteurs incontournables de l’économie du livre ». Certains sans doute. Perso moi j’ai créé le blog pour m’amuser. J’ai la chance d’être suivi et d’ailleurs j’en profite pour remercier tous ces lecteurs fidèles. Mais la plupart d’entre nous n’avons pas une audience si importante que ça !

Aussi quand un auteur, un éditeur reprend les propos de ton blog ça fait plaisir c’est sur. Mais ce qui fait encore plus plaisir c’est quand les lecteurs et plus souvent les lectrices reviennent vers toi et te dise :  » rhooo comme je suis contente, le livre que vous m’avez conseillé, qu’est ce qu’il était bien » Une fois sur mon mail, une lectrice m’a dit que « j’étais le Gérard Collard des bibliothèques ». J’ai failli prendre la grosse tête.  (Rire).

Ce qui me fait kiffer c’est de faire parler ces lecteurs et lectrices. Aussi sur mon blog, je leur donne souvent la parole. Soit à travers des interviews, soit par des jeu-concours. J’aime beaucoup ces échanges. En plus mais faut pas leur dire ça nourrit mes connaissances pour mon boulot de bibliothécaire. En effet ça m’aide à mieux appréhender les différents types de lecteurs de polars.

 

       8 – On voit de plus en plus de blogueurs participer à l’organisation de salons, être modérateurs de tables rondes, faire partie de jury littéraires…(et là je ne parle pas de tes activités de bibliothécaire, Geneviève). C’est une évolution naturelle de vos activités   ?

Mais tu exagères là chère Isabelle, mon job a beaucoup à voir avec mes envies de blogueuse.

Ok j’essaie de jouer le jeu.  Et…Oui je crois que c’est une évolution logique.

J’ai la chance de participer à Saint Maur en Poche (SMEP), et j’ai eu le privilège d’animer quelques plateaux. J’avoue que cela m’éclate. Bon à SMEP le format est super cours, c’est un putain d’exercice. C’est vrai qu’à la bibliothèque, oups pardon lors des Apéros Polar j’ai 1h30 pour faire avouer les auteurs. A SMEP c’est 10 max 15 min avec deux auteurs en plateau, c’est chaud mais c’est super chouette à faire.

Et j’avoue j’ai fait partie de différent prix, le dernier et celui dont je suis le plus fière c’est celui créé par mister Yvan Fauth pour le salon du polar de Mulhouse, Le Festival Sans Nom l’an dernier. Cette année j’ai à nouveau la chance d’en être avec mister David Smaja aussi.

Sur nos blogs, en fait des interviews aussi naturellement nous sommes amené à prolonger ceci lors de tables rondes ou de simples entretiens sur des salons.

Quand à l’organisation d’un salon j’en rêverai. Mais chez moi il y a déjà SMEP, pas simple à détrôner et à Paris, si tu n’es pas soutenu par la Ville et si tu as pas de sponsor solide, difficile de monter quelques choses.

Non là je me contente juste de mettre en place un prix polar des lecteurs de la ville de Paris. Et crois-moi, je galère déjà pas mal comme cela. Bon ok, c’est vrai j’ai déjà l’aval de la direction des affaires culturelles. Mais ça ne suffit pas ! Il faut que je reparte convaincre. Allez je file !

Merci Isabelle pour ces chouettes questions, ça a été un plaisir d’y répondre.

Je te préviens j’ai fait comme si j’étais sur le plateau avec mes petits camarades. J’ai dicté tout cela d’une traite, pas de retouche, du live, je te dis !

Sinon à très vite mais sans doute que cette prochaine fois les rôles seront inversés !

Hé, les lecteurs !

Voici les réponses de mes petits camarades.

En image en plus !!!

Polar’Osny 2018 : vidéo de la Table ronde « Les Blogueurs passent aux aveux » !
Spéciale dédicace à Isabelle Bourdial ! Et un grand merci à Jessica Blet, Aurélie Perreaud, Lolo Brodeuse, Jean Michel Isebe , Yannick Provost  et David Smajapour avoir rendu cette table ronde si passionnante !

 David du webzine C’est Contagieux , Jessica Blet et Aurélie Perreaud du blog Livres Addict, Lolo Brodeuse du blog Pause Polars, Jean-Michel Isebe du blog Polarmaniaque, Yannick Provost du blog NigraFolia.

 

La vidéo :

 

Le lien vers l’article de mon ami David :

http://cestcontagieux.com/…/polarosny-2018-table-ronde-les…/

 

Et… j’ai pas oublié la réponse à notre jeu, les trois chauves

Là voici

Bob Garcia, Didier Fossey et Stanislas Petrosky.

 

 

Ces dames du noir : papotage entre une bibliothécaire et une éditrice, Audrey Cornu


Ces dames du noir : papotage entre une bibliothécaire et une éditrice, Audrey Cornu

Il y a quelques semaines, je recevais un mail me proposons de découvrir deux polars de deux auteurs que je ne connaissais pas et d’une maison d’éditions qui m’était inconnue. Vous pensez bien que tout cela a titillé ma curiosité. Aussi j’ai voulu en savoir plus sur cette Audrey et sur Les Éditions Inspire.

Voici donc ses quelques indiscrétions…

GVL : Bonjour Audrey, je suis ravie de pouvoir faire découvrir à mas lecteurs votre maison d’éditions. mais avant quelques questions rituelles avant que vous nous parliez de votre métier d’éditrice.  Alors Audrey…Pourriez-vous, vous présenter brièvement ?

 AC : Bonjour ! Je suis Audrey Cornu et je dirige aujourd’hui une toute jeune maison d’édition, Les Éditions Inspire.

GVL :  Dis-moi Audrey, d’où venez-vous ?

Je suis née dans le Val-de- Marne, j’ai passé toute ma jeunesse à la campagne près de Limoges, j’ai
fait mes études à Nantes et j’ai passé les 15 dernières années de ma vie à Paris.

D’où je viens ? De toutes ces villes, un peu, je crois.

GVL :  Quelle place avait la lecture dans votre milieu familial ?

La lecture, l’orthographe, la façon de s’exprimer, ont toujours occupé une place centrale dans
l’éducation que nos parents nous ont donnée, à mon frère et à moi ; j’ai eu la chance d’avoir des
étagères remplies des collections de la Comtesse de Ségur, du Club des cinq et autres Oui-Oui… C’est désormais ce que je reproduis avec mon fils de quatre ans, qui saute de joie lorsqu’il découvre un nouvel album sous son oreiller le soir. Quel plaisir !

GVL :     Comment appréhendait-on le livre chez vous ?

Un peu comme un objet sacré, je crois ; je me souviens l’application de ma mère à les protéger par
une couverture et à nous expliquer, à mon frère et à moi de faire attention en tournant les pages.
D’ailleurs, ils sont aujourd’hui dans un état impeccable, et c’est désormais mon fils qui en profite !

GVL :  Quelle a été votre formation ?

J’ai fait une Prépa HEC un peu par erreur… Dans mon Lycée, on me disait que c’était la voie pour devenir journaliste… Mais j’ai atterri dans une école de commerce, bien sûr ! Cela dit, je ne regrette pas car c’est réellement en prépa que j’ai découvert la philosophie grâce à un professeur atypique et passionné. Je n’ai jamais autant lu qu’à cette période.
J’ai plus récemment suivi une formation théâtrale de quatre ans qui a été une vraie révélation pour moi.

GVL : Votre boulot, vocation ou bien ?

Éditrice ? C’est bien possible, oui… Plus j’avance dans ce métier, plus je m’y sens bien. Presque autant que sur une scène de théâtre !


GVL :  Sur notre blog, on parle beaucoup littératures policières. Alors, pourquoi  le polar ?

Ce qui me plaît dans ce genre, c’est qu’il laisse une grande liberté de ton, de forme, de thème. Dans le prochain polar que nous éditons par exemple (« Là-haut les anges », de Chris Roy), certains passages sont des extraits du journal intime du tueur en série. Le « je » qu’utilise Chris Roy dans ces passages lui permet d’être beaucoup plus crue, plus directe, tranchante, que si elle était passée par une autre forme. Cela lui permet de dénoncer les dérives des réseaux sociaux de manière plus percutante et de dire ce qu’elle n’aurait peut-être pas osé dire par sa propre voix ou celle d’un personnage plus conventionnel. J’aime le polar quand il n’est pas qu’une enquête policière, j’aime le polar quand il s’attaque à des problèmes de société, quand il nous renvoie à la figure notre histoire (vous verrez en lisant « 1789, L’été de sang », de Frédéric Michelet, à quel point la Révolution Française est toujours d’actualité plus de 200 ans après…), quand il dérange les politiques, comme dans « Meurtres en haut lieu », d’Hubert Letiers, bref quand il questionne.

GVL :  Vous lisez tous les jours du polar ? Sous qu’elle forme ? Combien par semaine, par mois, par an….

Non, pas tous les jours, mais entre les manuscrits que nous recevons, mes lectures professionnelles et mes lectures plus personnelles… Comment vous répondre ?

GVL :  Alors parlons un peu de votre métier maintenant : Comment on décide de devenir éditrice ?

Pour ma part, c’est venu assez tard dans ma carrière professionnelle. Après une dizaine d’années en gestion et notamment dans le milieu culturel, je sentais que je n’étais pas à ma place, j’avais l’impression de perdre mon temps (et qu’y a-t- il de plus précieux ?), j’avais envie de recentrer ma vie professionnelle sur ce qui me passionne réellement. Le livre est venu assez naturellement, finalement.

GVL C’est quoi le métier d’éditrice ?

Être éditeur, c’est avant tout un métier d’accompagnateur. Accompagner l’auteur, le challenger,
l’aider à aboutir son texte et le pousser à donner le meilleur de lui-même. C’est aussi, bien
évidemment, corriger ce texte, le mettre en page, imaginer une couverture, et faire en sorte que le maximum de lecteurs aient envie de lire le livre.

GVL : C’est quoi votre métier éditrice ?

C’est exactement ce que je viens de dire, mais avec PASSION !


GVL : Vous avez une double casquette, éditrice et… directrice d’une maison d’édition, je crois.
C’est quoi la différence ?

C’est simplement d’assumer à la fois le métier d’éditeur et le rôle de chef d’entreprise.

GVL : Quand avez-vous créé votre maison d’édition ? Pourquoi avoir choisi ce nom ? Éditions Inspire ?

Nous avons créé la maison d’édition en janvier 2016 et avons édité notre premier roman en juin 2016.
« Inspire »… Nous voulions jouer sur la polysémie du mot. Il faut retourner à la définition du verbe « inspirer », qui peut être à la fois le fait de favoriser chez un artiste la création, l’imagination, l’invention, et au sens propre le fait de faire entrer de l’air dans ses poumons. Pour nous, la maison d’édition représente ces deux éléments, inspirer nos auteurs, et inspirer tout court ! Cette maison d’édition est une bouffée d’air frais ! C’était aussi un clin d’œil adressé aux lecteurs, nous souhaitions leur chuchoter : « Stop, relaxez-vous, respirez, faites une pause… Détendez-vous avec un bon livre ! »
On vit aujourd’hui une période un peu étrange, où tout va vite (trop ?), où l’on ne prend plus le
temps ni de peser ses mots ni d’écouter le silence. Nous croyons qu’il faut prendre le temps de vivre et non courir après sa vie. Inspirer.
 
GVL :   Qu’est-ce que vous préférez dans votre métier ?

Sans aucune hésitation, le conseil éditorial, c’est-à- dire le travail sur le texte avec les auteurs. Avec
chaque auteur, c’est toujours différent et une aventure humaine extraordinaire.

GVL : Comment on décide de retravailler tel titre plutôt que tel autre ?

La sélection des manuscrits – si c’est bien ce dont vous voulez parler – se fait, dans notre maison d’édition, au coup de cœur.

Nous n’avons pas d’idée préconçue ou nous ne recherchons pas un texte ou un genre en particulier. Nous voulons être surpris, chamboulé, changé, il faut qu’il se passe quelque chose une fois la dernière page achevée.

C’est quelque chose de très intime finalement, puisque du domaine de la sensation. Un texte doit laisser une trace de son passage en nous, il doit vivre encore en nous une fois la lecture terminée.

GVL :  Que recherchez-vous chez les auteurs avec lesquels vous allez travailler ?

Dans l’écriture, la spontanéité. Pour avoir fait beaucoup de théâtre, j’ai le sur-jeu en horreur, je hais par-dessus tout les effets de style. Je crois que pour bien écrire, un auteur doit totalement oublier le lecteur.

Et sur le plan humain, une capacité à se remettre en question, une envie de travailler ensemble dans le seul but de parvenir au meilleur texte qui soit. C’est la raison pour laquelle la rencontre de l’auteur est aussi importante que la lecture de son texte, afin de nous assurer de l’envie mutuelle de travailler ensemble.

C’est primordial, sans cette confiance réciproque, l’édition du texte est vouée à l’échec.

GVL     Vous avez dernièrement collaboré avec  des auteurs aux styles totalement différents.
Votre méthode de travail a-t- elle été la même avec ces  auteurs ?

Avec chaque auteur c’est différent, peu importe le genre de texte qu’il ait écrit. On me demande souvent : « comment souhaites-tu que l’on procède ? » Je ne souhaite pas que l’on procède de telle ou telle manière, je m’adapte à chaque auteur, et ensemble, nous trouvons une méthode de travailqui nous convienne à tous deux.
Le travail de fond sur le texte reste le même quel que soit le genre choisi par l’auteur.

Bien sûr, pour un polar, nous allons focaliser plus particulièrement notre attention sur la cohérence, la crédibilité de l’intrigue, l’enchaînement des faits, et travailler à la manière d’un enquêteur, presque. Souvent, les auteurs connaissent tellement leur histoire par cœur qu’ils oublient que le lecteur n’a pas telle ou telle information en sa possession à tel ou tel passage, et que cela ne permet donc pas une bonne compréhension, ou à l’inverse, que cela guide le lecteur trop tôt sur la bonne piste.

C’est ce regard extérieur que nous essayons de leur apporter.

GVL : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

 Il me semble que l’offre n’a jamais été aussi florissante et variée en matière de polar. On ne peut que s’en réjouir !

GVL : Comment voyez-vous l’avenir de votre métier? Quelles évolutions avez-vous constaté ces dernières années ?   

 Je suis un peu « jeune » dans ce métier pour prétendre avoir constaté des évolutions… Je vais donc plutôt me concentrer sur ce que j’aimerais pour l’avenir pour notre propre maison d’édition : continuer à développer des partenariats avec des libraires passionnés, curieux et enthousiastes à l’idée de tendre la main à des auteurs et éditeurs peu connus.

GVL :   Comment appréhendez-vous l’avenir du livre?

Pour moi, il n’y a pas de sujet : le livre est et sera toujours là, quelle que soit sa forme, je n’ai aucune inquiétude.

GVL : Qu’elle est votre position par rapport au numérique ?

 Je suis intimement convaincue que numérique et papier peuvent cohabiter sans se porter préjudice. Certains lecteurs ne lisent que des livres « papier », d’autres ne lisent qu’en numérique, et d’autres encore lisent sur les deux supports. Et alors ? L’essentiel n’est-il pas le contenu plutôt que le support ? Il me semble que le plus important est qu’un texte rencontre ses lecteurs.

Mais pour que le numérique ait réellement une chance de « marcher » en France, il faudrait que tous les éditeurs jouent le jeu. Comment voulez-vous que ce marché se développe quand on propose la version papier à 20 € et la version numérique à 14 € ?

Aux éditions Inspire, nous proposons tous nos romans à la fois en papier et en version numérique, mais le prix de l’e-book ne dépassera jamais 5 €, nous y tenons tout particulièrement, pour permettre l’accès à la lecture à tous.

GVL : J’aime aussi beaucoup votre position sur le numérique. Nous partageons cette opinion que les éditeurs abusent. Oui un ebook ne devrait pas couter plus cher qu’un livre de poche.

 Je suis ravie de voir une bibliothécaire qui partage cet avis !!!

GVL :  Quels sont vos écrivains préférés et 2-3 romans que vous nous conseilleriez ? ( ça peut être les auteurs avec lesquels vous avez collaboré)

Je vais vous décevoir… mais mes écrivains préférés ne sont pas forcément des auteurs de polars… Ils sont d’ailleurs tous russes, Tolstoï, Dostoïevski, Pouchkine, et Tchekhov pour son œuvre théâtrale.

Quels romans vous conseiller ?… Nous venons de publier un très bon thriller politique, « Meurtres en haut lieu », d’Hubert Letiers, qui fait la part belle à la corruption dans le milieu du pouvoir, et publions le 5 octobre prochain « Là- haut les anges » de Chris Roy, un thriller psychologique entre satire sociale et polar féministe. Pour les passionnés d’histoire, viendront en novembre « 1789, l’été de sang » de Frédéric Michelet, un thriller historique avec pour toile de fond la Révolution Française, et « Le suicidé de La Ricamarie » de Marc Wluczka, qui mêle la seconde guerre mondiale et le passé minier de Saint-Etienne. Je ne pourrais pas choisir entre les quatre, nous fonctionnons au coup

de cœur, je vous l’ai dit !

Et dernièrement, j’ai lu un excellent polar que je vous conseille aussi, « Société noire », d’Andreu Martin (chez Asphalte), qui traite des triades à Barcelone, et dont la composition est excellente.

GVL :  Une anecdote à nous raconter ?

Quand j’étais jeune, j’étais persuadée de vivre dans un roman d’Agatha Christie (mon premier auteur de romans policiers, évidemment !) et d’avoir les mêmes talents qu’Hercule Poirot (dès que je sentais que quelque chose était louche, je retenais le numéro d’immatriculation du véhicule, juste au cas où…).

Ceci a valu à mes parents de téléphoner aux gendarmes un soir de 15 août, car j’avais vu beaucoup de véhicules monter dans le village au-dessus du nôtre, ils s’arrêtaient, repartaient, des gens sortaient avec des lampes de poche sans faire de bruit. Bref, il y avait un trafic de drogue dans ma campagne… Et j’étais parvenue à convaincre mes parents cette fois !

Au final, après avoir raccroché, mes parents se sont souvenus que c’était « La nuit des Hulottes », une randonnée nocturne organisée par mon village une fois par an pour voir tous les animaux de ma campagne, cerfs, chouettes, etc. Ils ont rappelé la gendarmerie un peu honteux…

GVL :   Un coup de gueule à lancer ?

Oui ! Un coup de gueule contre l’hyper bestsellerisation de la littérature.  Aujourd’hui, nous lisons beaucoup, mais nous lisons tous le même livre, c’est tellement triste ! J’aimerais donc dire :
– aux lecteurs : osez sortir des sentiers battus, faites-vous conseiller par votre libraire, vous verrez qu’il existe de vraies pépites qui ne sont pas dans le Top 10 des ventes…
– à la presse et aux médias : un peu de courage ! Fred Vargas et Amélie Nothomb n’ont pas besoin de vous pour vendre leurs livres, nous oui !

GVL : J’apprécie votre coups de gueule !  C’est mon crédo aussi, même si en tant que bibliothécaire j’ai de plus en plus de mal à faire acheter à mes collègues, dans leur établissement respectif, des nouveaux auteurs publié par des nouvelles et petites maisons d’éditions. C’est un travail quotidien et je m’évertue de ne point y déroger. 

C’est super de faire ça, je trouve que c’est tellement important pour ne pas arriver à une uniformisation de la culture…

GVL : J’ai une dernière précision , un dernier point (enfin pour l’instant) 😉, vous nous parlez, en début d’interview, de votre formation théâtrale. Pourriez vous me préciser en quoi celle-ci a été une vraie révélation pour vous ?

Eh bien avant cette formation je pratiquais le théâtre en amateur, et j’avais envie de passer à la vitesse supérieure… Le théâtre prenait de plus en plus de place dans ma vie. Avec cette formation (à l’Atelier International de théâtre Blanche Salant à Paris), il est devenu presque vital. C’est difficile de vous expliquer pourquoi c’est une révélation, c’est simplement qu’il est devenu un besoin.

GVL : Pratiquez-vous le théâtre et à quelle dose ?, Quelle place prends cet art dans votre vie ? 

Ces quatre dernières années, je crois que je faisais entre 20 et 30 heures de théâtre par semaine, entre les cours, les répétitions, les entraînements de Kathakali (une danse indienne ancestrale qui impose une grande coordination et une maîtrise du rythme, et qui est donc un excellent outil de travail sur le corps, ce qui est primordial pour l’acteur) ; à cela s’ajoutent les pièces que j’allais voir, et bien sûr tous les moments où j’y pensais (presque tout le temps en fait ; quand on travaille un rôle, c’est 24 heures sur 24). Depuis, j’ai un peu baissé le rythme afin d’être plus disponible pour la maison d’édition…

GVL : Et que vous apporte-t-il (en plus) dans votre métier d’éditrice. 

J’ai commencé cette formation avant de créer ma maison d’édition ; les deux sont extrêmement liés puisque la maison d’édition est née – entre autres – de mon désir de liberté, de maîtrise de mon temps (c’est un luxe) ; je souhaitais avoir une grande flexibilité dans mon travail, afin d’être disponible pour les projets théâtraux qui m’intéressaient, et trouver une voie professionnelle qui m’animait réellement. Le théâtre m’apporte à moi, personnellement, il m’enrichit sans cesse et m’ouvre sur le monde. Je pense qu’être dans une bonne disposition d’esprit et de corps (ce que m’apporte le théâtre) permet d’être plus enthousiaste et dynamique dans son travail.

Mais il y aussi un lien assez intéressant entre le métier d’acteur et le métier d’écrivain, je m’en suis rendu compte en discutant avec Chris Roy sur la façon dont elle travaillait sur ses personnages. En réalité, c’était exactement la façon dont un acteur travaille sur un rôle, nous nous sommes aperçu que nous parlions le même langage ; pour une éditrice, c’est donc un réel atout afin de conseiller au mieux les auteurs et que mes mots leur parviennent sans détour.

 

GVL : Maintenant, auriez-vous aimé que je vous pose d’autres questions ?

  Il y en avait déjà beaucoup, non ? (hahaha) Plus sérieusement, vos questions étaient déjà très complètes, elles m’ont permis de dire tout ce que j’avais à dire (en tout cas pour aujourd’hui) !

 GVL : Peut-être auriez-vous aimé parler d’autres choses ? D’aborder d’autres points ?

  Non, mais peut-être une autre fois ? Pour un autre coup de gueule ou autre !  😉.

GVL : C’est votre dernier mot ?

Presque ! Je tenais d’abord à vous remercier pour cette interview bien sympathique !

Voilà mes derniers mots : lisez
inspirés !

GVL : Merci pour ces quelques confidences et toutes ces indiscrétions chère Audrey. 

C’est moi qui vous remercie, Geneviève, ça m’a fait très plaisir de vous répondre !

Voilà chères lectrices et chers lecteurs vous pouvez retrouver Audrey sur le site de sa maison d’édition :  Les éditions Inspire

Et Audrey a raison, lisez, lisez, lisez.


Et ce soir je reviens vous voir avec des indices pour trouvez notre nouveau livre caché dans le cadre de La millième chasse aux livres. Alors à ce soir…

 

Ces Dame du noir : Papote avec Isabelle Bourdial pour Polar Osny


Bonjour. Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à

Osny.  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.

Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

IsaOliva2

GVL : Alors Isabelle, d’où viens-tu ?

Du pays vert. Je suis née à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

A la maison, tout le monde lisait. Les goûts étaient très éclectiques.

 

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Simplement, naturellement. Il y a eu une période, tout de même, où on a dû freiner ma boulimie de livres. Je faisais passer la lecture avant tout le reste.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

J’ai suivi des études de sciences, Biologie, océanographie, environnement.

GVL :  Ton boulot, vocation ou bien ?

Vocation tardive. J’ai découvert juste à la fin de mes études un métier qui conciliait sciences et lettres. Ô joie! Je suis devenue journaliste scientifique. Plus tard, j’ai bifurqué vers l’histoire des civilisations, toujours en tant que journaliste.
>

GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Ah, le polar! Je suis tombée dedans très tôt, comme Obélix. D’abord avec le roman à énigmes et le roman policier classique, Edgar Alan Poe, Agatha Christie, Exbrayat… Puis j’ai découvert le roman noir, le policier social, le thriller et j’en passe. Je ne lis pas que du polar, loin de là. Mais il m’en faut toujours plusieurs dans ma PAL. C’est vicéral! Et maintenant que je fréquente ces lieux de perdition (dixit mon banquier) que sont les salons, quand je rencontre un auteur, je me précipite sur ses livres pour voir ce qu’il écrit.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

En ce moment, je lis les derniers livres parus des 24 auteurs invités à Polar’Osny. Donc je lis 2 à 3 livres par semaine.

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier dans la journée, la nuit je passe au numérique pour lire sous la couette. Autre avantage du numérique: il allège les valises.

po&&

 GVL : Parle-moi du salon.

Comment vous est venue l’idée de le créer?

 Quand j’ai publié mon propre roman policier, l’année dernière, j’ai rencontré l’équipe de la médiathèque de ma ville et on a organisé ensemble un chouette apéro littéraire. Pour le préparer, on a pris plaisir à papoter polar (on ne dira jamais assez l’importance du papotage, n’est-ce pas, Geneviève? Le papotage, c’est essentiel. De grandes idées naissent du papotage. Moi je dis: vive le papotage!). Bref, les bibliothécaires m’ont proposé de plancher avec elles sur un truc plus important. Or, j’avais papoté juste avant avec Lolo, une amie blogueuse et brodeuse, et on faisait le triste constat du faible nombre de salons dédiés au polar dans la région. ça a fait tilt: il fallait créer un salon du polar à Osny! On était tellement enthousiastes, on avait tellement d’idées que le salon est devenu festival.
>

GVL : Avez-vous monté une assos. . Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Non. C’est la médiathèque d’Osny, la MéMO, qui est aux commandes pour le compte de la municipalité. Moi je suis chargée de mission.

 Dans notre dream team: les 2 Stéphanie, Florence et Fati de la MéMO, Cécile à la com d’Osny avec son équipe.

.

polar osny

De gauche à droite: Florence, Stéphanie T., Isabelle , Stéphanie D. et Fati. Quatre bibliothécaires de la MéMO et une intruse… sous le regard attentif de Sandrine Collette, cachée dans la photo

GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Polar’Osny 

C’est court, les deux mots clé y sont. Et ça se retient facilement. ça a un petit côté cosy (ça se prononce « Polar au nid »).

GVL : Oh oui Polar au Nid, sympa effectivement. Sinon, dis moi…Comment prépare-ton un salon ?

Imagine un tonneau des Danaïdes qui se serait pris des tirs en rafales et serait percé de partout! C’est un boulot sans fin. Car si le salon n’a lieu qu’une journée (le 20 janvier) notre festival, lui, dure 3 semaines (du 6 au 31).  Les tâches sont très variées, depuis la préparation des tables rondes du salon à l’organisation des ateliers d’écriture dans les écoles de la ville, en passant par la distribution des programmes, le montage d’une grosse exposition, l’organisation du prix Osny & Clyde de la plus belle couverture de polar, la promo. En ce moment, je planche avec Cécile sur la préparation d’une seconde expo, Blogs en stock, qui met en avant 12 blogs polardeux.

GVL. Comment cherche-t- on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Avec culot et ténacité, sans forcément aller les chercher très loin. Grâce à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l’équivalent de la police scientifique pour toute la France) installé à Cergy, nous accueillons l’exposition Les sciences du crime prêtée par le musée de Melun. Le trophée de notre prix Osny & Clyde est créé pour nous et forgé par une école d’Osny, L’IFA Chauvin. On travaille avec l’association Le Labo des histoires, Grand Ouest, pour la partie Ateliers d’écriture. Notre partenaire libraire est la librairie Lettre et Merveilles, à Pontoise.

>

GVL : Comment on le finance ?

La MéMO avait un petit budget au départ, et nous pouvions compter sur les infrastructures de la mairie. On a rempli plusieurs demandes de financement. Sachant que les réponses seraient longues à venir, on a conçu un programme à options. Lorsque l’on a su que la région Ile de France nous avait accordé une aide, on a validé certaines options. On espère que la DRAC fera de même… et que le programme s’étoffera encore! On a aussi des sponsors parmi les commerçants locaux. Ils offrent le petit déjeuner et le repas aux auteurs et aux blogueurs participants.
>

po

GVL : L’échéance arrive, comment te sens-tu ?

Fébrile! Je commence à rêver du salon mais pour le moment je ne succombe pas au stress. J’enchaîne les tâches administratives et puis soudain une respiration, un temps de réflexion, une discussion… me remettent à l’esprit le but de tous ces préparatifs et donnent du sens à l’ensemble. Hier, Stéphanie D. de la MéMO et moi avons laissé la paperasse pour interviewer notre invitée d’honneur, Sandrine Collette, et la questionner sur son prochain roman. Jubilatoire! Je suis prête à abattre une forêt pour vivre des moments comme celui-là (on récupèrera le bois pour faire des livres). Cela n’empêche pas les montées d’angoisse. Et si une épidémie de grippe clouait nos 24 auteurs au lit? Si l’exposition était réduite en cendres avant l’ouverture? Mais je me dis que la peur n’ôte pas le danger, et l’angoisse reflue.

>

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Beaucoup d’énergie physique et mentale.  Pour éviter d’être vampirisée et d’y laisser mes forces, je n’ai pas abandonné mes autres activités. Dès que je peux, je poursuis l’écriture d’un second roman, je continue à faire du sport.

GVL : Comment choisi-t- on les auteurs invités ?

Au début de l’aventure, nous rêvions à voix haute en lançant les noms des auteurs que nous aimerions inviter. A chaque fois le nom de Sandrine Collette revenait, comme une évidence. C’était naturel de penser à elle en tant qu’invitée d’honneur.

Nous avons contacté d’autres personnes en faisant en sorte que plusieurs courants de la littérature policière soient représentés, polars historiques avec Jean-Christophe Portes, Jean-Michel Lecocq (mais il a plusieurs cordes à son arc)…, polars « policiers » avec Danielle Thiery, Didier Fossey, Fabrice Pichon…, polars humoristiques avec Stanislas Petrosky, Ciceron Angledroit… thrillers avec François-Xavier Dillard, polar futuriste avec Henri Duboc… polars régionaux avec Jean-Louis Serrano, polar noir avec Armelle Carbonel, polar fantastico-romantique avec Sandrine Roy, etc. Je connaissais certains des auteurs, rencontrés lors de salons. Beaucoup ont accepté de venir. Leur confiance me touche. Des amies blogueuses, Lolo encore, mais aussi Jessica Blet, ont relayé mes demandes auprès d’auteurs en dédicace. D’autres enfin ont eu vent du projet et nous ont contactés directement.

.

GVL. Quelle est la logistique à mettre en place ?

Trois sites à aménager pour les manifestations: le forum des arts et des loisirs d’Osny avec un lieu dédié à la conférence de Bob Garcia (sur l’histoire du polar, à ne pas louper!). La MéMO, avec les 2 expos, un thé littéraire et le vote du prix Osny & Clyde (vote en ligne possible, ne vous en privez pas!!). Le château de Grouchy pour un Cluedo grandeur nature qui aura lieu le 13 à 20h. L’inauguration du 6 janvier nécessite aussi quelques aménagements. On a également un plan de communication tentaculaire.
>

po&

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Pose ta semaine, Geneviève. Car là, je ne t’ai dit que le dixième du programme.

 GVL : J’ai posé ma semaine, même deux semaines. Mais je ne serai point disponible car au bout du monde. Mais j’aurai aimé être des vôtres, tu t’en doutes, hein ?

« Oh mais tu seras bien présente! D’abord en ayant participé à la pré-sélection des livres en lice pour le prix O&C, ensuite parce que Collectif Polar figure dans l’expo Blog en stock. Tu ne croyais pas que j’allais te laisser partir… »

GVL : Isabelle…Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Très contente d’assister au retour du thriller géopolitique (mais était-il vraiment parti?). Côté Noir, je regrette parfois une surrenchère de gore, tortures glauquissimes et autres sévices un peu vaine, un soupçon d’acharnement à malmener ses personnages. Faut faire gaffe, quand même. Moi j’ai rencontré un de mes personnages dans la vraie vie, et il s’est vengé à sa manière! Mais c’est affaire de style, de dosage et de goût. Par ailleurs je suis frappée par la grande qualité littéraire de la production polardeuse. A bas les idées reçues!
>

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Pour rester dans le registre du polar, pas d’écrivain préféré mais de grands auteurs que j’aime beaucoup.

Côté polar classique, Fred Vargas.

Côté Noir, Hervé Le Corre.

Côté « socialthriller », Sandrine Collette, of course!

Des romans récemment lus et appréciés :

De cauchemar et de feu, de Nicolas Lebel (Nicolas, il faut que tu viennes l’année prochaine à Polar’Osny!!!),

La toile aux alouettes de Lou Vernet,

Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg,

La fin des mystères, de Scarlett Thomas,

Je suis Pilgrim, de Terry Hayes.

Merci pour ces quelques confidences, Isabelle et bravo pour ce bel investissement envers notre genre littéraire de prédilection.

Et vive Polar’Osny, pardon Polar au Nid

Mais pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

 Avec joie! J’aurai sûrement beaucoup de choses à raconter!

Et moi je te remercie pour ton soutien indéfectible. Cette ITW est très importante, pour nous. L’avenir de Polar’Osny dépendra de la fréquentation du salon, le 20 janvier. Gros enjeu pour moi aussi. Si ça ne marche pas, je me retire en Laponie. Il paraît que le grand Nord réussit aux auteurs de polar 

Vous pouvez chers lecteurs retrouvez plus d’info sur  ICI le site de Polar Osny

Ces dames du Noir, papotage avec Isabelle Chaulet de Livres en Citadelle


Aujourd’hui, je donne la parole à Isabelle Chaulet qui défend bec et ongles la culture et la littérature dans son petit coin de Gironde.

En effet, Isabelle est notre Madame Polar sur le Salon Livres en Citadelle de Blaye.

Mais plutôt qu’un long discour, faisons plutôt sa connaissance.

 


Bonjour. Isabelle
Il y a quelques temps nous papotions autour du salon du que tu organises à Blaye Aussi je voudrais que tu nous parles de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.



 GVL : D’où viens-tu ?

Je viens de Haute-Vienne dans le 87, SAINT-YRIEIX-LA-PERCHE tout prés de Limoges pour te situer.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

A la maison pas de lecteur hormis le journal et moi-même je n’étais pas vraiment attirée par la lecture. Il y avait les lectures obligatoires de l’école et parfois Pagnol ou Gaston Leroux, hehe finalement j’aimais déjà les polars !!!

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

La lecture était un signe d’intelligence. Tu sais Geneviève, j’ai 51 ans et les relations aux livres étaient un peu différentes lorsque tu compares avec aujourd’hui.

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Ouh la la aucune, je me suis arrêtée aprés l’obtention de mon bac (pas assez scolaire et pas de place où je voulais aller)

 Ton boulot, vocation ou bien ?

Pour le travail il s’agit d’une opportunité forcément puisque je n’avais aucune formation et me voilà avec mes bagages en Gironde depuis 1986.

 

GVL Dis moi, Isabelle, pourquoi le polar ?

Le polar quand j’y réfléchis, a dû arriver très tôt dans mes choix car je te disais que j’adorais Gaston Leroux « Le mystère de la chambre jaune » mais je m’y suis replongée il y a quelques années, deux ou trois ans avec JACQUES SAUSSEY et là ce fut la révélation !

Alors j’ai dévoré tous les SAUSSEY, les FAVAN, les THILLIEZ et beaucoup d’auteurs encore

… Les Norek, les Tackian…

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par an

Alors là c’est variable, en vacances ça peut aller jusqu’à 3 par semaine mai sinon 1 tous les 15 jours en moyenne (surtout si je n’accroche pas) tu ne le sais certainement pas mais je me lève très tôt le matin donc les après midi lorsque je rentre du travail, c’est la sieste, ensuite je m’occupe de Livres en Citadelle et un peu de travail de maison. Le soir donc je bouquine mais le livre me tombe rapidement des mains. Heureusement il y a les week-end !

GVL : Lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier, je me pose souvent la question de savoir si j’aimerai le numérique mais finalement je n’ai jamais essayé. A vrai dire j’adore le plaisir que procure un livre papier. Je peux l’emmener partout sans risque de ne plus avoir de batterie et puis sincèrement j’éprouve un vrai bonheur lorsque je peux le faire dédicacer !

.

 

GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Le salon fête sa 25 ème année, je ne suis pas à l’origine de sa création. Je suis arrivée il y a 4 ans dans l’association PREFACE et depuis 2 ans j’oeuvre pour que le salon prenne de l’ampleur et soit reconnu. Je souhaitais cette année développer l’offre polar parce que j’adore ça et la proposition a été acceptée par l’équipe.

Je voulais des noms qui claquent comme dans tous les grands salons et j’avoue que cette année, je suis gâtée puisque nous aurons OLIVIER NOREK, JACQUES SAUSSEY, CLAIRE FAVAN, SYLVAIN FORGE, NICO TACKIAN et bien d’autres encore puisque nous sommes un salon généraliste.

GVL : Avez-vous  monté une assos.

 Comme je te le disais à l’origine il y a l’association PREFACE

GVL : Quel est le but de votre assos ?

Organiser le salon tous les ans le 2éme week-end de décembre

et également proposer des apérauteurs depuis cette année pour faire connaître des auteurs locaux.

Faire entrer la littérature dans tous les foyers.

GVL : Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

Pour la littérature générale nous sommes 7 dont 2 nouvelles recrues cette année et 2 en prévision.

L’idéal est que chacun trouve sa place.

 Il y a aussi de mes copains de la littérature générale qui sont:
Sophie, la libraire,
Sandra,  Patricia,  Elina, Laurent,  Martial et Vincent

.GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Livres en Citadelle ?

Livres en citadelle s’est imposé de lui même puisque nous sommes au centre de la ville de Blaye et au coeur de la citadelle Vauban.

La première idée était « Livres en citadelle la lecture libérée » mais beaucoup trop long donc Jean Marc LAPOUMEROULIE dit Lapoum écrivain de littérature jeunesse, a décidé que ce serait Livres en citadelle tout simplement!

GVL : Comment prépare-ton un salon ?

Alors ça c’est une question à multiple tiroirs et la réponse n’est pas simple.

Dans un premier temps essayer de savoir quel orientation donner au salon puisque nous sommes généralistes même si nous nous refusons d’avoir un thème précis alors j’entends par exemple faire venir plus d’auteurs polar ou plus d’auteurs régionaux avec une maison d’édition particulière…

Trouver et convaincre les auteurs et parfois c’est le parcours du combattant car les attachés de presse freinent parfois ou ne transmettent pas la demande à l’auteur ! Et oui ça arrive.

Trouver les fonds, ça c’est un travail d’une année en parallèle à tout le reste qui incombe à notre Président Jean-Christophe qui fait ça divinement bien. Remplir cette montagne de dossiers dans les temps. Un travail titanesque.

Une fois que nous avons nos auteurs, qu’ils ont accepté, il faut organiser leur venue; les loger, les transporter, les nourrir.

Prévoir des réjouissances comme des dégustations de vins car la région y est propice, de plus nous avons le partenaire idéal pour cela le syndicat des côtes de Blaye qui nous soutient depuis des années.

Essayer de rassembler le plus d’acteurs possible pour faire du salon une joie pour toutes et tous. Etre à la hauteur des espérances de chacun.

Et enfin la communication, le nerf de la guerre, nous avons de la chance maintenant avec tous les supports internet, c’est un atout dont il faut profiter.

Merci à toi Geneviève d’avoir pensé à nous.

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Jean-Christophe rempli une montagne de dossiers, la région, le département, la communauté de commune de Blaye et de l’estuaire, lattitude Nord Gironde mais comme je le disais plus haut, nous avons également pour partenaire, la ville de Blaye, sans elle, rien ne serait possible, le syndicat des côtes de Blaye, EDF, ECLA, FCPE, l’éducation nationale, le centre hospitalier de Blaye, l’association ARCHOS, ZINZOLINE qui cette année nous a fait notre affiche  l’UTL et enfin le Crédit Agricole.

Tous sont exceptionnels et sans leur soutien l’association PREFACE n’aurait pas cette joie de proposer un salon dans notre magnifique citadelle.

 

GVL : Comment on le finance ?

Les partenaires cités plus haut nous allouent des subventions.

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ?

Terriblement stressée, l’excitation viendra un peu plus tard !!!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

De l’énergie, il en faut encore et toujours. Cela représente le travail d’une année, tous les jours et parfois les samedi et dimanche. Un exemple, pour 2018, j’ai déjà des demandes !

Nous sommes tous impliqués pour que le projet voit le jour. Et je remercie tous les amis qui font partie de l’asso. C’est une belle aventure.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

Le choix se fait naturellement suivant les lectures de chacun, l’orientation que nous aimerions donner. Avec Laurent, ma moitié,  qui fait aussi partie de l’association, nous aimons aller à la rencontre des auteurs sur les salons ou lors de dédicaces dans des librairies et parfois nous faisons des rencontres exceptionnelles.

 GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

C’est une questions difficiles car j’ai peur d’oublier des choses.

La réservation du matériel, l’impression des affiches, flyers,
le transport, l’hébergement et la restauration des auteurs et des bénévoles, la recherche de mains supplémentaires pour les transports vers la gare ou l’aéroport qui ne sont pas tout prés, la communication sur les réseaux et sur le site. L’organisation d’événements en amont du salon, rencontre en bibliothèque, médiathèques, château et cette année l’Université du Temps Libre.

GVL :  En fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

Oui j’ai bien compris, tu es très curieuse.

Comme tu l’auras compris notre salon se divise en deux, une partie jeunesse et une partie littérature générale. Les deux salons se passent dans la citadelle à deux endroits différents LIVERNEUF pour les petiots et LE COUVENT DES MINIMES pour les plus grands.

Cette année la littérature jeunesse organise 110 rencontres dans les écoles du mercredi au vendredi. Les rencontres de la  littérature générale débutent dés le jeudi à 19h avec un auteur de BD, Philippe LOIRAT à la maison des vins de Blaye,

le vendredi soir à 19h avec Michel MOATTI  à l’UTL à l’ancien tribunal de Blaye,

toujours le vendredi à 19h30 Jacques SAUSSEY à la bibliothèque de Cartelègue,

et enfin pour le vendredi soir 19h30 au château PEYREYRE notre hôte Jean-Luc BUETAS recevra Amélie ANTOINE,

Le samedi matin une rencontre à 10h30 à la bibliothèque de Blaye avec Claire FAVAN

et enfin le dimanche matin à 10h30 une rencontre petit déjeuner au Couvent des Minimes avec Olivier NOREK et Niko TACKIAN.

Le salon ouvre ses portes le samedi 09 de 14h à 18h s’en suit l’inauguration. Le dimanche ouverture à 10h jusqu’à 12h et de 14h à 17h.
….

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

Je pense que l’intérêt du public va crescendo. Nous avons une offre qui nous permet de choisir le degré de noirceur avec des auteurs tous aussi géniaux les uns que les autres.

 

GVL : Ton écrivain préféré et cinq romans que vous nous conseillez ?

Jacques SAUSSEY forcément, c’est grâce à lui que j’ai connu le polar.

Mes  romans, dur dur, ouah le choix est difficile.

 Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques SAUSSEY

Dompteurs d’anges de Claire FAVAN

Dans les brumes du mal de René Manzor

Quand sort la recluse de Fred VARGAS

La nuit n’est jamais complète de Niko TACKIAN

 

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

Et bien je n’en trouve pas, mais je vais te dire un truc, les auteurs ont promis qu’il allait mettre le feu !!! alors là j’aurai peut-être une anecdote à te raconter.

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

La culture malheureusement à de moins en moins sa place et il est dommage de restreindre les subventions faites au manifestations.

GVL : Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon ?

Geneviève ce n’est pas notre premier salon, nous sommes présents depuis 25 ans !

GVL : Oups oui, pas le premier mais notre premier et votre 25e, mais serais-tu partante pour nous reparler de tout cela après ? 😜

Et…Oui !  Je veux bien revenir vers toi pour te raconter le déroulement du salon, notre 25ème édition, alors on se revoit bientôt???

GVL : Oh oui, on se revoit bientôt, Isabelle, car je crois savoir que certaine de nos flingueuses vont sans doute chasser sur tes terres prochainement. Et que de ton coté, tu vas favoriser cette chasse.

Et encore merci pour ce petit papotage chère Isabelle.

Alors m’hésitez pas chères lectrices et cher lecteurs,

Si vous êtes en Gironde et du coté de Blaye.

Tous à Livres en citadelle.

Les 9 et 10 décembre prochains.

Ces dames du Noir : Papotage avec une amies, Isabelle Cérutti


Aujourd’hui j’ai la chance de papoter avec une jeune femme que j’adore et qui est devenue un vraie amie. Une fille réservée et discrète mais d’un dynamisme fou.

J’ai nommé Isabelle Cerruti

Bonjour Isabelle

Il y a quelques temps nous papotions autour d’un certain salon du polar  Aussi je voudrais que tu nous parle de ce projet de salon.
Mais avant, je voudrais que tu te présentes un peu à nos lecteurs.

GVL : D’où viens-tu ?

De Lorraine (ah je n’ai plus droit de le dire ce mot là), tu sais là bas, à l’Est de la France, où il fait froiiiiidddd les hivers, plus exactement d’un tout petit village d’environ 300 habitants : Arraye et Han, à mi chemin entre Nancy et Metz.

GVL : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial.

J’étais la seule à lire à la maison. Mes parents n’avaient pas du tout le temps. J’empruntais tous les livres dans les bibliothèques de mes tantes.

GVL  Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

La lecture était un signe de culture et d’intelligence dans ma famille. Euh en me regardant, y’a un loupé quelque part hihihi

GVL Et.. Qu’elle a été ta formation ?

Formation bac + 2 (DUT Gestion des Entreprises et des Administrations), en passant par une filière scientifique pour le bac. Je voulais faire une filière « littéraire » mais à l’époque, c’était très très mal vu, pas du tout conseillé par les profs et très fermé. Un peu forcé de suivre cette filière par le personnel enseignant et la famille.

 GVL : Ton boulot, vocation ou bien ?

Opportunité et je m’y plais depuis 13 ans (j’ai la chance de bosser dans une grosse entreprise française et de changer de poste tous les 4 ans, je bosse dans la filière RH). J’aurai aimé vivre de ma passion des livres, d’ouvrir une librairie, mais c’est tellement hard, que je n’ai pas encore osé franchir le pas. Qui sait un jour ?

GVL Dis moi, pourquoi le polar ?

Ça a commencé très jeune avec du Mary Higgins Clark (fallait bien commencer par quelque chose! ), des petits livres avec enquêtes mais ma révélation a été en 2004 quand Franck THILLIEZ a sorti « Train d’enfer pour Ange Rouge ». Depuis je n’ai plus quitté le monde du polar.

GVL : Mais alors ! Combien par semaine, par moi, par ans ?

Ca peut varier à 2 par semaines…fais le calcul par an du coup héhéhé mais depuis début septembre, impossible de lire un livre, au bout de 10 pages je n’accroche pas et pourtant je sais que les livres sont bons. Une petite pause s’impose.

 

GVL : Ah oui, j’ai connu ça ! Là, oui pause obligatoire ! Mais dis-moi,  lis-tu en numérique ou préfère-tu le livre papier ?

Papier !! Je me mets un tout petit peu au numérique, mais vraiment légèrement, très légèrement.

 

GVL : Parle-moi du salon.
Comment vous est venue l’idée de le créer?

Le salon « Seille de Crime » !!!

GVL : Oui « Seille de Crime » ou un autre si tu préfères

Le salon « Seille de Crime » !!!

Tout simplement j’ai vécu 7 années dans le Nord (là haut!) et j’ai découvert plein de petits salons (dont celui du Salon du Canard Policier de Dainville). En rentrant en Lorraine, je me suis dit « et pourquoi pas moi ? Pourquoi pas ici ? »

Ici, aucun salon spécialisé dans le Polar.

Alors j’en ai parlé à quelques auteurs (qui m’ont dit OUI tout de suite!), j’en ai parlé aux élus de la commune (qui m’ont suivi dans ce projet fou). Bref que des encouragements pour se lancer dans cette belle aventure en 2015.

 

GVL : Avez-vous  monté une association pour soutenir le projet ?

Oui forcément pour pouvoir être le plus indépendant possible et le plus clair pour nos partenaires, c’est l’Association « Seille de Crime ».

GVL :  Quel est le but de votre assos ?

Organiser le Salon du Polar « Seille de Crime » tous les 2 ans, amener la littérature en milieu rural et dynamiser notre territoire.

GVL : Et combien de membre dans cette assos, combien de personne actives ?

L’Association a 3 membres officiellement, mais beaucoup de bénévoles les jours J. Et je ne saurai les remercier assez pour TOUT.

Sans eux, le Salon ne pourrait avoir lieu, leur aide m’est précieuse ! Nous formons une super équipe de choc !

 GVL : Ah oui, dis moi pourquoi ce nom Seille de Crime

Une discussion entre le maire du village et moi. On parlait de « Scènes de Crime » … et c’est parti sur « Seille de Crime », car nous avons un cours d’eau, la Seille, qui borde le village. Ça fait un joli jeu de mots.

GVL : Oh oui, c’est très joli du coup « Seille de Crime ».

 GVL : Mais sinon….Comment prépare-ton un salon ?

Pouahhh la question de fou !! Je sais même pas par quoi commencer … Alors essayons d’être ordonnée hihi

GVL : Oui commence par le commencement ! lol

Déjà convaincre les auteurs (que je lis) de me rejoindre dans cette folle aventure (d’ailleurs je remercie les 21 auteurs de la 1ère édition, qui n’ont pas eu peur de me dire ouiiiii, on ne savait même pas où on allait hihihi). Ensuite avoir le budget (le nerf de la guerre!). Il faut être très organisé et rigoureux pour monter les dossiers car il y a beaucoup de délais à respecter. Il faut savoir où chercher aussi.

La communication sur le Salon est très important. Donc je suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour dynamiser le Salon, le faire connaître et donner envie aux personnes de venir.

Et ce Salon surtout, c’est le rassemblement de toutes les forces vives du territoire, de toutes ces personnes qui apportent leurs expériences à ce projet.

 

GVL. Comment cherche-t-on des partenaires ? Et quels sont-ils ?

Pour notre 1ère édition ça a été plus laborieux, car nous n’avions aucun contact.

Donc on cherche des contacts, du « comment faire », grâce aux personnes qui nous entourent, grâce à leurs réseaux …

C’est une mobilisation de toutes les personnes actrices du territoire, qui veulent le dynamiser, qui se met en place.

Nos partenaires : les communes d’Arraye et Han et Nomeny, la Communauté de Communes Seille et Mauchère Grand Couronné, Le Département 54, la Région Grand Est (nous attendons encore leur retour sur notre dossier). Il y a aussi SUEZ Environnement, la SNCF, Cultura, la Médiathèque de Delme et la Gendarmerie Nationale.

Des partenaires aussi côté logistique : le foyer rural d’Arraye et Han et l’Association Jeunesse et Territoire.

GVL : Comment on le finance ?

On cherche déjà des partenaires publics via des subventions, qui s’amincissent au fur et à mesure des années pour toutes les Associations. Grrrrrr

Et puis on va à la rencontre de partenaires privés, qu’il faut convaincre via des  interventions en conseil d’administration, des rendez vous …

GVL : L’échéances arrive, comment te sens-tu ? Excitée !!!!

Very excited !!

GVL : Quelles énergies demande un tel projet ? Quel investissement ?

Plus d’un an de travail car j’y travaille depuis août 2016 pour avoir déjà les auteurs que je souhaite. C’est une mobilisation de tous les jours depuis le début de l’année. Je dis MERCI A INTERNET car sans ça, je ne sais pas comment j’aurai fait. Je travaille les soirs, et même très tard, les nuits.

Un énorme MERCI à Céline qui m’aide dans les montages de dossiers de subventions, dans toutes les relectures de doc …

Nous souhaitons que le Salon soit à notre image, convivial, où tout le monde s’y sent bien. L’accueil des auteurs et du public est primordial à nos yeux, il en va du succès et de la réputation de Seille de Crime.

GVL : Comment choisi-t-on les auteurs invités ?

 

Les auteurs que je lis dans un 1er temps et les auteurs qu’on me conseille. Quand je peux, j’adore aller à leur rencontre dans les Salons pour échanger. Le feeling est important.

GVL : Quelle est la logistique à mettre en place ?

WAOUH vaste question !! t’es bien curieuse hihi

GVL : Ben tu me connais maintenant, la curiosité c’est ma principale qualité !

Je te balance tout comme ça héhé : location de salles, sons, lumières de ces salles, location de chapiteaux, de chauffage, création et distribution affiches et flyers, logistique sur le concours de nouvelles (création du prix, impression de toutes les nouvelles dans un recueil, …), préparation de l’apéro lecture, accueil des auteurs (hébergement, achats billets TGV et organisation de leurs transports), rencontrer les traiteurs et food trucks, gérer toute la décoration de la salle (qui fait ambiance polar ! Donc il faut chercher de la déco partout), faire les demandes auprès des services concernés pour mettre nos banderoles et pancartes sur les axes routiers et aller les poser (lol), chiffrage des banderoles, relation avec les Assoc pour la tenue d’une buvette,  ….

Cette année, un peu plus de travail, car nous avons organisé 2 animations en amont du Salon : des murders partys et un spectacle d’impro sur le thème du polar bien sûr.

Je dois certainement en oublier tellement il y en a .. Désolé !

GVL :  Pas de soucis Sauf… qu’en fait tu l’auras compris je veux tout savoir.

 J’ai bien vu héhé

Je pense avoir tout dit dans les questions précédentes.

Si ça peut motiver d’autres personnes passionnées comme moi à se lancer dans l’organisation d’un salon, bah vous voyez c’est possible. Si y’a la passion, lets gooooooo. Lancez vous et faites vivre les livres et les auteurs où que vous soyez !

GVL : Que pense-tu de l’évolution du roman noir / policier et thrillers en ce moment ?

 Le polar a de beaux jours devant lui car on a la chance d’avoir de très très bons auteurs en France.

Et l’ambiance entre les auteurs et leurs lecteurs est juste exceptionnelle.

Même si le thème est assez noir, beaucoup de lecteurs s’y intéressent … on devrait peut être se poser la question de savoir si on est bien dans notre tête.

Faudrait peut-être envisager une thérapie de groupe hihihi

GVL : Ton écrivain préféré ? Et cinq romans que vous nous conseillez que tu aurais lu dernièrement?

Franck THILLIEZ c’est grâce à son écriture que je me suis ouverte au polar.

5 romans ….pfffff …c’est hard, y’en a tellement des bons !

– Rêver de Franck THILLIEZ (car je n’ai pas encore lu son dernier … rooo pas bien… à chaque nouveau titre, son écriture m’impressionne toujours autant et je me demande jusqu’où il va aller)

– Le Village des Ténèbres de David COULON : une tuerie !! et une nuit blanche surtout

– Le Purgatoire des Innocents de Karine GIEBEL : impossible de reprendre un nouveau livre après, il fallait le digérer

– Les Voies de l’Ombre des CAMHUG : 1500 pages dévorées en qq jours pendant mes vacances en famille, que j’avais lâchement abandonné du coup

– Toute la série avec Erica Falck et Patrik Hedström de Camilla LACKBERG

Ayé, ça en fait 5 !

J’ai droit encore à 5 ? hihihi

GVL : Tu as tous les droits Isabelle !

En fait, j’ai envie de te citer un livre de chaque auteur que j’invite à la 2ème édition de Seille de Crime, car s’ils sont là, c’est que j’ai kifféééééé leur écriture !!!

J’ai été que très rarement déçue par mes lectures, j’ai mes auteurs fétiches, je suis également les conseils de blogueurs.

 

GVL. As-tu une anecdote à nous raconter ?

A la 1ère édition, certains auteurs m’ont avoué avoir eu très très peur en sortant de la gare. Ils ont pris une voiture pour arriver jusqu’au Salon, et j’imagine bien que la route ne faisait pas trop envie, tellement on est perdu au fin fond de la campagne. Ils avaient peur de perdre leur temps (et je les comprends) et puis finalement à la fin de la journée, ils en étaient ravis. OUF !!!

GVL : Un coup de gueule à lancer ?

Oh que oui !  Mais je n’ai pas le droit de m’étaler sur le sujet publiquement en tout cas. Je suis en colère contre « cette institution », qui nous casse depuis notre 1ère édition, qui nous impose des choses (que je ne mettrai jamais en place, car ça ne reflétera pas l’image que nous voulons pour notre Salon), qui dévalorise notre com’, nos auteurs … Bref pour 2019, je laisse tomber cette « institution ».

Merci pour ces quelques confidences,
Et pourrais-tu, pour le blog et pour nos lecteurs qui comme moi ne pourront s’y rendre, nous faire un petit compte rendu de votre premier salon.

(euh c’est pas notre premier !! hihih)

GVL Alors du deuxième ? Et longue vive à Seille de Crime 

Tout sera en ligne sur notre site https://seilledecrime.fr/ et notre page FB https://www.facebook.com/polararraye/

 

Vous pouvez effectivement , cher lecteur zé lectrices, retrouvez toutes les info ci-dessous.

Site internet https://seilledecrime.fr/

Page FB https://www.facebook.com/polararraye/?ref=bookmarks

Programmation https://seilledecrime.fr/programme-2017.php

Le salon se déroule sur 3 jours : des 24 au 26 novembre 2017, le 26 c’est la journée dédicaces avec tous les auteurs, les autres jours ce sont des animations (genre apéro lecture, remise du prix Seille de prix à l’école gagnante du concours de nouvelles et tables rondes)

Et tous à Seille de crime .