La voie du loup de Beth Lewis, le chouchou du week end


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97910281023640-4030377La voie du loup de Beth Lewis.Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Benoît Domis. Paru le 18 janvier 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller. 21€50 ; (376 p.) ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture

Elka n’a aucun souvenir de sa vie d’avant. Avant le Grand Basculement qui a renvoyé le monde à la vie sauvage et restauré la loi du plus fort. Recueillie à l’âge de sept ans par Trappeur, un chasseur solitaire, alors qu’elle errait affamée, elle a appris à survivre dans la forêt.Mais Trappeur dissimule un horrible secret. Trappeur est un tueur. Un monstre qui n’a jamais laissé aucune proie s’échapper.Maintenant qu’elle le sait, Elka décide de s’enfuir. Armée de son seul couteau, traquée par le prédateur qui l’a élevée, elle part vers le Nord, à la recherche de ses vrais parents.

Son voyage au coeur des ténèbres commence, hanté par les souvenirs qui lui reviennent peu à peu. Féroce et vulnérable à la fois, indomptable et sensible, Elka n’est peut-être pas celle qu’elle croit.

La Voie du loup est le premier roman de Beth Lewis. Une chasse à l’homme dont l’inoubliable héroïne, accompagnée d’un loup, se bat pour rejoindre l’humanité.

 
avt_beth-lewis_4188L’auteur :

Grande voyageuse, Beth K. Lewis aime s’isoler en pleine nature, au contact des ours, des loups et des grands mammifères marins.

Extrait :
 Ce n’est pas un monstre. Les monstres, ça n’existe que dans l’imagination des gamins, sous les lits ou dans les armoires. On vit dans un monde d’hommes, et ça ne sert à rien de les appeler des monstres, à part les encourager à croire qu’ils n’ont rien fait de mal, que c’est dans leur nature et qu’ils ne peuvent rien y changer. En les traitant de monstres, on en fait quelque chose de différent de nous, alors que ce sont juste des hommes – de la chair, des os et du sang. Ils font le mal, ça ne change pas ce qu’ils sont.
 Collectif polar.biblio

Le post-it de la bibliothécaire

 Elka a été recueillie par Trappeur à l’âge de 7 ans alors qu’elle errait abandonnée et affamée en pleine nature. Des années plus tard, elle apprend qu’il est en fait un meurtrier. La découverte de cette vérité fait d’elle sa prochaine victime.

 Un thriller ? Oui même si l’ambiance post-apocalyptique plante le décor, un tueur est bien à l’oeuvre

 Voici un fort joli roman, à la fois thriller écologique, la nature tient une grande place et sert de décor à ce titre mais aussi roman initiatique.

Nous allons suivre les pérégrinations d’une( enfin 2 )adolescentes dans un monde ou règne le chaos.

Servi par une narration simple, directe, et percutante, ce récit est touchant, émouvant même si parfois drôle,  mais il est aussi saisissant et efficace. Bref une belle découverte et un vrai coup de cœur ! GVL

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Vivants de Isaac Marion


9782352945277,0-1254601Le livre : Vivants  de Isaac Marion.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Benoît Domi. Paru le 21 octobre 2011 chez  Bragelonne.17€ ; (317 p.) ; 22 x 15 cm
9782352946991,0-1978624Nouvelle édition paru le 9 novembre 2013, 17€ (320 p.) ; 22 x 15 cm

Quatrième de couverture

Vivants

« Un roman de zombies avec du coeur. »
The Guardian

« Tendre et intense. Un grand moment de divertissement. » Marie Claire (G-B)

Une émouvante parabole sur notre époque et la nostalgie d’une vie pleine.

R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.

Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.

Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.

Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

index585552Isaac Marion vit depuis toujours dans la région de Seattle. Vivants est son premier roman et connaît un succès fulgurant. Traduit en vingt langues, il sera bientôt adapté au cinéma, sous la direction de Jonathan Levine et produit par Summit Entertainment (Twilight).

 

 

Extrait :
Je suis mort, mais ce n’est pas si mal. J’ai appris à vivre avec. Ne m’en veuillez pas si je ne m’étends pas sur les présentations, c’est simplement que je n’ai plus de nom. Comme la plupart d’entre nous. Nous le perdons aussi facilement que des clés de voiture, nous l’oublions comme une date d’anniversaire. Le mien commençait peut-être par la lettre « R », mais je n’en sais pas plus. C’est drôle parce que, quand j’étais vivant, je n’avais déjà pas la mémoire des noms. Mon ami M trouve qu’être un zombie ne manque pas d’ironie : tout paraît amusant, mais impossible de sourire, parce que nous n’avons plus de lèvres (elles ont fini par se décomposer).

Petits résumé et avis :

R, un zombie différent des autres, rencontre Julie, une jeune fille chaleureuse et intelligente qu’il décide de sauver au lieu de la dévorer. Résolu à vivre, il est aidé par Julie mais ils devront tous deux faire face à un monde en décomposition.

Un roman hors norme.

Une histoire qui sort de l’ordinaire, bouleversant le genre en y introduisant un regard inédit sur les zombies.

Avec une histoire d’amour rare, ce roman nous bouleverse autant qu’il nous terrifie . Le sujet a d’ailleurs passionné Hollywood  puisque les droits d’adaptation ont été achetés. Et 2 ans après la sortie française du roman, le film Warm Bodies a vu le jour.

Coup de coeur pour le roman, un peu moins séduite par l’adaptation cinématographique qui à mon avis est plus adaptée pour des jeunes adultes.

Lire le début de Vivants ICI

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La chronique des ombres de Pierre Bordage: l’avis de Jean Luc


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui Jean Luc nous présente un grand roman de SF post-apocalyptique d’un auteur classique français : Pierre Bordage. Excellent comme d’habitude ! Oui, personnellement j’adore…Mais je laisse la parole à notre chroniqueur.

PBPB&Le livre : La chronique des ombres de Pierre Bordage. Paru le 24 octobre 2013 Au Diable Vauvert. 23€ ; (750 p.) ; 20 x 14 cm.

Réédité en poche le 11 mars 2015 par J’ai Lu dans sa collection Science-fiction. 10€40 ; (861 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d’air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa, la plus importante et stable des CU, réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d’habitants. Les citoyens sont équipés d’une puce d’identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d’individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.
Dans ce monde en survie à l’équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d’invisibles assassins. On soupçonne une secte d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.
Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le ‘pays vague’, à l’extérieur du monde civilisé, le lieu inconnu de tous les dangers…

 

PB&&L’auteur : Pierre Bordage
Né en 1955, cet extraordinaire conteur a su conquérir les faveurs du grand public avec ses épopées mythologiques et profondément humanistes, récompensées par de nombreux prix littéraires. Chroniques des ombres s’inscrit dans la veine de ses anticipations dystopiques, comme Wang ou Les fables de l’Humpur.

Résumé et l’avis de Jean Luc :

PB&&&&Fin du XXIe siècle. Après la guerre nucléaire qui a ravagé la Terre, l’humanité s’est réfugiée dans d’immenses méga-poles isolées des retombées radioactives par un dôme hermétique, les Cités Unifiées. NyLoPa, peuplée de plus de cent millions d’âmes, est aujourd’hui le théâtre d’une série de meurtres de masse sans précédent, à laquelle les fouineurs, ces policiers aux talents d’investigation infaillibles grâce à leur biopuce, peinent à mettre un terme. Leur enquête va les conduire à l’extérieur, en pays Horcite, un territoire violent où survivent tant bien que mal les exclus du système.

Avec « La chronique des ombres », Pierre Bordage renoue avec un de ses thèmes de prédilection, des destins croisés dans un environnement post apocalyptique.

Une fois encore, dans ce roman de 750 pages, Pierre Bordage est un conteur génial avec une imagination débordante, ce qui fait tout le charme de chacun de ses romans.

Dans cette histoire, Pierre Bordage, alterne les passages avec des personnages dans un environnement ultra-sécurisé et ultra-technologique, et de l’autre côté des exclus qui vivent en pleine barbarie, face à une nature devenue folle.

Les personnages sont attachants, parfois un peu surfaits, mais cela est largement compensé par une intrigue passionnante.

PB&&&Seul bémol, je pense que l’auteur aurait pu faire un peu plus court dans certains passages, je me suis même demandé si par moment il ne s’agissait pas de prolonger ce roman à succès compte tenu de son morcellement en format numérique (35 parties différentes !)

 Cela dit ce gros roman est passionnant et soulèvent beaucoup de questions telles que les risques liés à l’intelligence artificielle au main d’une minorité et aussi l’éloignement de notre civilisation technologique par rapport aux valeurs humaines.

Dernière critique, la fin est peu trop prévisible mais contre toute attente, je n’ai pas été déçu, un grand livre que je conseille aux amateurs de Sf, et pour ma part Pierre Bordage est incontournable !

Pour lire le début c’est ICI

J de Howard Jacobson


9782702157220,0-2476742Le livre : J de Howard Jacobson.Traduit de l’anglais par Pascal Loubet. Paru le 2 janvier 2015 chez Calmann Levy. 21,90€ ; (502 p.) ; 23 x 15 cm

Quatrième de couverture 

Dans un monde post-apocalyptique où le passé est un territoire dangereux, un homme et une femme tombent amoureux. Ni l’un ni l’autre ne savent d’où ils viennent, pas plus qu’ils ne savent où ils vont. Kevern ignore pourquoi son père plaçait toujours deux doigts devant ses lèvres pour prononcer un mot qui commençait par la lettre j. Ailinn a grandi dans un orphelinat et, privée d’ascendance, cherche un point d’ancrage. D’autres, en revanche, ont parfaitement conscience de leur importance à tous les deux et les observent, les étudient, en font les héros d’une vie que Kevern et Ailinn ne contrôlent plus tout à fait. Sont-ils tombés amoureux de leur propre chef ou bien les a-t-on poussés dans les bras l’un de l’autre ? Mais qui aurait pu les pousser, et pourquoi ? Quel héritage ce monde transformé par une catastrophe historique, événement passé enveloppé de suspicion, de déni et de contrition, laisse-t-il à Kevern et à Ailinn ?

J est un roman ambitieux, inquiétant, bouleversant qui remet en cause toutes nos certitudes.

1946731258L’auteur : Né en 1942 à Manchester, Howard Jacobson est l’auteur d’une dizaine de romans, dont La Question Finkler, couronné par le Man Booker Prize en 2010. J, également sélectionné pour ce prix en 2014, est le quatrième roman de l’auteur publié aux éditions Calmann-Lévy.

Extrait :
« – Qu’est-ce qui ne brûle pas ?
– L’amour et la haine, dit-elle. Mais je me trompe peut-être pour l’amour.
– Comment peut-on brûler l’amour ? demanda Sibella.
– En brûlant les gens qui l’éprouvent.
– Alors pourquoi ne peut-on pas brûler la haine ?
– Parce que la haine existe en dehors des gens. Comme un virus. Les gens l’attrapent »

Résumé et avis :

Kevern et Ailinn vivent dans un monde post apocalyptique, où le passé est un territoire dangereux et où la violence est devenue normale. Ils ne savent pas d’où ils viennent et où ils vont. Ils tombent amoureux, sans savoir si cela se passe de leur propre chef ou s’ils ont été poussés dans les bras l’un de l’autre.

J et un drôle de roman. D’ailleurs on ne peut pas résumé celui-ci que par le prisme de cette histoire d’amour étonnante, détonante dans cette réalité déformée.  J est une dystopie parfois cruelle, parfois dérangeante, quelques fois, mais trop rarement drôle.

J’ai du mal à me faire une opinion. Tantôt j’ai adoré, trouvant les idées développées supers bonnes, tantôt je ne suis presque dit, tout ça pour ça. Parfois j’ai eu la sensation que l’auteur était juste, son ton était juste, son propos était juste, ces personnages étaient réels. D’autres fois, j’ai trouvé les dialogues creux, le ton fade.

L’auteur n’est pas un coutumier du genre, ces autres publications sont beaucoup plus légères et l’humour en fait partie intégrante. Là sur un thème si « catastrophique » et noir, difficile de prendre de la distance. C’est peut-être justement ça qu’il m’a manquée.

C’est un sentiment bizarre au sortir de cette lecture, des choses m’ont dérangées, d’autres beaucoup plu et au final j’ai plus tôt aimé l’ensemble.

Ce qui est certain c’est que les première critiques de la presse sont très bonnes.

Alors allez comprendre…

Pourquoi ce sentiment si mitigé ?

Extrait 2:
Pour Kevern et Ailinn, le spectacle de ces hommes en kieffieh était nouveau. Ils arboraient des bagues e or, un teit plus p^le que celui e leurs grands parents, mais toujours avec cet austère profil d guerrier tant idéalisé. La noble générosité de ‘arabe était toute autant une évidence dans les cours de citoyenneté que Kevern avait suivi que la spontanéité libre de l’Afo-Antillais et l’honnêteté industrieuse de l’Asiatique. Quand à la chaste obéissance des femme, elle était encore manifeste dans leur pudique tenues.

Vongozero de Yana Vagner


vongozeroVongozero  de Yana Vagner.
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Paru le 18 septembre 2014 chez Mirobole éditions ; Collection Horizons pourpres
 22€ ; (470 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 20 x 15 cm

Quatrième de couverture

Anna vit avec son mari et son fils dans une belle maison près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population. Dans la capitale en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler à tout instant. Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero. Bientôt vont s’agréger à leur petit groupe des voisins, un couple d’amis, l’ex-femme de Sergueï, un médecin… Le voyage sera long, le froid glacial, chaque village traversé source d’angoisse, l’approvisionnement en carburant une préoccupation constante.

D’une plume subtile, Yana Vagner happe le lecteur dès les premières pages avec ce récit d’une femme confrontée à une tension psychologique permanente et à une promiscuité subie, au coeur d’une Russie dévastée.

Selection-policier-Vongozero-de-Yana-Vagner-Editions-Mirobole_visuel_article2L’auteur : Yana Vagner, née en 1973, a grandi au sein d’une famille russo-tchèque. Elle a travaillé comme interprète, animatrice radio, responsable logistique. Vongozero, son premier roman, a été nominé au Prix National Bestseller et traduit dans 5 pays.

 

 

Résumé et avis :

Dans un monde décimé par une pandémie, huit adultes et trois enfants décident de quitter Moscou avant que la ville ne soit envahie par les autres survivants. Sous une neige glaciale, équipés de biens de première nécessité, ils tentent de gagner le lac Vongozero, près de la frontière finlandaise.

Ce premier roman de l’auteur russo-tchèque, Yana Vagner, Vongozero, est un roman remarquable. Initialement publiée peu à peu sur le blog de l’auteur, cette histoire de survie magistrale a suscité un tel enthousiasme qu’elle a fait l’objet d’une enchère entre éditeurs.

5C’est un récit post-apocalyptique parfaitement réaliste. Il nous entraine dans un road-movie tragique et terrifiant. Et nous suivons Anna et sa famille, nous entrons en empathie avec eux, avec elle. On souffre et on tente de survivre. La psychologie des personnages est ciselée à merveille. A telle point que l’on se pose la question de nos réactions dans une telle situation de stress. Il faut dire que le climat sous ces latitudes n’est pas clément, le froid, la neige, la nuit. Tout cela concours à nous glacer les sangs.

indexDe plus l’auteur restitue parfaitement l’atmosphère anxiogène de ce périple de l’extrême. Son écriture sèche, nerveuse et particulièrement précise rajoute à la tension ambiante.

Ça se lit  comme un roman psychologique, un thriller, mais derrière se cachent quelques thématiques bien senties : la position de la femme dans certain pays, notre mode de vie privilégié d’occidentaux…

Surtout ne passez pas à coté de ce petit bijou que nous offre une nouvelle fois Mirobole éditions.