Enragés de Pierre Gaulon


Le livre : Enragés de Pierre Gaulon. Paru le 14 mai 2015 chez Fleurs sauvage. 16€80 ; (235p.) ; 13×20 cm

4 eme de couv :

Et si les histoires de zombies n’étaient que des jeux de miroirs ? Et si le plus effrayant se révélait être au fond de nous ? Jouant avec les codes du récit horrifique, le talentueux Pierre Gaulon (La mort en rouge, Blizzard…) nous livre ici un ouvrage haletant, misant aussi bien sur la psychologie de ses personnages que sur la probabilité des faits. Un grand thriller, doublé d’un excellent roman.

 

 

 

L’auteur : Né en 1983 et demeurant à Pélissanne (dans les Bouches du Rhône), Pierre Gaulon auto-publie d’abord, en 2006, un écrit dérangeant sous fond de crise existentielle : Tendres Tortures. La mort en rouge, publié chez City, constitue son deuxième roman. L’ouvrage est un tel succès qu’il sera repris en collection Pocket. Noir Ego, toujours chez City, confirme le talent de cet auteur dont l’année 2015 s’avère riche de sorties, telles que sa participation au recueil Silencieuse Et Perfide (Fleur Sauvage), le premier tome de la saga Blizzard (Mnémos) « ou le mordant Enragés (Fleur sauvage)

 

Extrait :
« L’originalité de l’habitat l’avait tout de suite séduit. Sa superficie de quarante mètres carrés fractionnés en une petite chambre, une salle d’eau et salon / cuisine était largement suffisante pour lui… et pour Bingo bien sûr qui s’était appropriée une petite place dans un angle de la pièce principale. Près du radiateur évidemment. La maison possédait une cour intérieure enclavée par les murs de trois maisons. Certes, on n’aurait pas pu y installer une chaise longue en été tant les murs des voisins cachaient le soleil, mais le jardinet demeurait indispensable pour donner un peu d’air à Bingo. Souvent, ses amis lui demandaient comment il parvenait à vivre six pieds sous terre. Un copain lui avait même déclaré qu’il aurait eu l’impression de s’enfermer dans un caveau. Louis répondait alors en plaisantant : « C’est la version moderne de la chambre de bonne, à part que la pièce ne se situe pas sous les toits mais dans la cave ! ». »

La petit avis de Kris

ENRAGÉS – Pierre Gaulon

« Premier jour de l’avent. La canicule frappe le sud de la France. Louis passe une vie paisible dans son studio avec sa chienne Bingo. Un emploi stable, des projets de vie de famille, rien ne semble pouvoir troubler son bonheur. Pas même la tentative de morsure de « Freddy », le mendiant aux ongles longs sur le parking d’un supermarché, ni même l’horrible vision de l’accident de voiture sur son trajet quotidien.
Mais les coups frappés à sa porte au milieu de la nuit vont bouleverser ses convictions et le propulser au sein même de l’horreur.
Epidémie ? Arme chimique ? Pourquoi les hommes deviennent-ils… enragés ? »

Matiné de Walking Dead , ce roman est surtout axé sur les réactions que le citoyen lambda peut avoir face à une pandémie. Il éclaire bien, aussi, sur ce qui se cache au fond de chacun de nous .

Plus qu’un roman, ce récit force à se poser la question « Et nous, comment réagirions nous ?

Une lueur d’espoir se dessine à la fin et tout comme les deux précédents romans de Pierre que j’avais dévoré (Noir Ego et La mort en rouge) on retrouve bien la « patte » de l’auteur.

 La version papier d’Enragés n’est plus disponible vous pouvez vous rabattre sur la version e-book

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Et si demain n’existait plus : Marie de Ludovic Metzker


Le livre : Et si demain n’exister plus ? tome 1, Marie de Ludovic Metzker. Paru le 13 mars 2017 chez Bookelis. 12€99 ; 324 pages ; 13 x 20,5 cm.
4e de couv :
 
« Nous avons vénéré des dieux au point d’en oublier la Terre. Nous aurions dû être plus reconnaissants à son égard. Pourtant, au lieu de cela, nous l’avons bafouée et humiliée. Deux ans après nous avoir fait subir sa colère et anéanti une partie de la population, la Terre a rendu la vie à des millions d’individus qu’elle a baptisée les Chasseurs. Nous avons survécu au cataclysme pour, finalement, devenir les témoins de notre propre extinction.
Le plus grand fléau de tous les temps arrive à nos portes, mais nous avons décidé de ne pas nous laisser faire et de nous battre afin de préserver le peu qu’il nous reste.Avec l’approche d’une guerre entre les Chasseurs et les humains, il nous vient une question que nous aurions aimé ne jamais avoir à nous poser : Et si demain n’existait plus ? ».
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L’auteur : Amateur d’histoire et de mythologie, Ludovic Metzker est l’auteur de plusieurs romans de Science-Fiction et de Fantastique. Avec des sagas comme « Et si demain n’existait plus ? » et « L’homme sans nom », l’auteur réussit à renouveler le genre Fantastique en y pportant une touche de modernisme.

 

 

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Extrait 
“Le bien et le mal, la vie et la mort. Les croyances en nos dieux, aussi diverses soient-elles, nous ont permis d’instaurer des valeurs à notre espèce et le simple fait de penser qu’un être supérieur à l’humain finirait les mauvaises gens ou offrirait un paradis aux bonnes personnes a largement contribué à mettre en pratique cette conscience”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Marie est le premier tome d’une trilogie.

La terre décide de se rebeller.

Les hommes lui ont fait trop de mal.

Des milliers de personnes disparaissent sur tous les continents…

Ce qui m’a d’emblée surpris dans ce roman et qui est une véritable gageure…, c’est qu’il n’y a pas de dialogues du tout dans ce récit !

Tout est dans le narratif, mais cela ne m’a pas dérangé du tout et au contraire puisqu’il a fallu à Ludovic un travail d’autant plus intéressant pour nous tenir en haleine et il y parvient sans aucun soucis.

L’histoire est envoûtante. Sur un fond “fantastique” nous sommes beaucoup plus poche d’un compte philosophique que d’une énième “Walking Dead” ou autre histoire de zombies, ici nous avons à faire à des “chasseurs” qui incarnent le mal.

Oui, on est très vite plongé dans un univers post-apocalyptique, mais plus proche de celui d’un René Barjavel ou d’un Bernard Werber.

Le bien côtoie le mal. Il y a des scènes très belles, très intenses, mais il y a aussi des scènes sanglantes qui peuvent être dérangeantes mais c’est l’émotion qui a la place d’honneur finalement…

Ludovic grâce à son imagination, maîtrise son sujet à la perfection et c’est avec plaisir que j’aborderai le tome 2.

Pour les amoureux du Fantastique à ne pas rater…

La compagnie des glaces de Georges-Jean Arnaud.


Le livre : La compagnie des glaces , Volume 1-2 de G.-J. Arnaud. Paru le 9 novembre 2016 chez French pulp éditions dans sa collection Anticipation . 9€50 ; (353 p.) ; 18 x 11 cm

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La Compagnie des glaces
Le sanctuaire des glaces
 
4e de couv :

La compagnie des glaces

Tomes 1 et 2

Le sanctuaire des glaces

Une nouvelle ère glaciaire s’est abattue sur la terre. La planète toute entière est recouverte d’une épaisse couche de glace.

Heureusement, les Compagnies ferroviaires ont développé un immense réseau de voies ferrées, sur lesquelles se presse ce qu’il reste d’une humanité frigorifiée… et soumise.

Pour ne pas perdre leurs pouvoirs, les Compagnies interdisent tout progrès qui permettrait à l’humanité de se passer du rail.

Et malheur à ceux qui, comme Lien Rag, tentent de défier leur autorité !

Pourchassé par les Compagnies, encerclé par une nature hostile, il est pourtant bien décidé à libérer l’humanité de l’existence misérable dans laquelle elle est maintenue…

Une saga indémodable qui a déjà conquis plusieurs générations de lecteurs.

L’auteur : Georges-Jean ArnaudNé en 1928 en Camargue, G.-J. Arnaud est l’un des auteurs les plus prolifiques de la planète. Depuis « Ne tirez pas sur l’inspecteur », prix du Quai des Orfèvres en 1952, il n’a cessé d’écrire, s’attaquant à tous les genres : policier, espionnage, aventure, science-fiction, fantastique. Au total, près de 400 romans. G.-J. Arnaud est un authentique écrivain populaire, héritier des grands feuilletonistes.
Les 98 tomes de son oeuvre La Compagnie des Glaces constituent tout simplement le plus grand cycle jamais écrit dans le domaine de la science-fiction.

 

Le post-it de Ge la bibliothécaire

 

Mais quelle bonne idée a eu French pulp éditions  de rééditer cette immense et fantastique saga qui était depuis quelques temps indisponible chez son éditeur originel. Fleuve Noir qui a fait paraître ( un peu dans le désordre) près de 55 titres de cette série entre 1983 et 1992. Puis dans les année 2000 en 12 volumes.

Je suis une lectrice tardive. Et quand vers 17 ans je me suis mise à lire, je me suis mise à dévorer. Et je suis allée vers ce que j’aimais déjà lire à savoir la science fiction et les romans historiques. C’est comme cela que je suis tombé sur l’œuvre de Georges-Jean Arnaud  en 1983 et La compagnie des glaces et par ricochet sur ces romans d’espionnage et ses polars et autres romans noirs.

D’ailleurs maintenant que j’y pense c’est peut-être bien cet auteurs qui m’a amené à la littérature noire américaine. Et au roman noir contemporain.

Mais revenant à notre incroyable série,

500geeLa lune a servi de dépotoir aux humains qui voulaient se débarrasser de leurs déchets nucléaires. Elle a explosé et ses poussières ont entouré la Terre, empêchant les rayons du soleil de passer. Le froid, jusqu’à – 100 degrés, et la glace sont devenus le danger principal pour l’Homme. Les humains sont obligés de vivre sous des dômes et de porter une combinaison isotherme. Les compagnies ferroviaires ont tissé les seuls liens de survie entre les dômes : les rails ! C’est par eux que circule l’électricité, c’est grâce à eux que les trains relient les hommes. Pour les compagnies ferroviaires, c’est l’occasion d’imposer leurs lois, dont la première : « Hors du rail, pas de vie« . Elles se sont partagé la Terre et dirigent le monde sans concession.

Les Roux sont issus d’une manipulation génétique dont on ne connaît pas encore l’origine. Ils vivent nus, résistant aux températures les plus extrêmes. Ils sont considérés comme des animaux ou des sous-hommes. Lien Rag est glaciologue. Il rencontre par hasard Yeuse, une danseuse nue. Puis croise la route de Floa Sadon, riche héritière de la TransEuropéenne. Tout baignerait pour Lien s’il ne se posait pas des questions interdites : d’où viennent réellement les Roux ? Pourquoi la sécurité de la TransEuropéenne a-t-elle déplacé et détruit tout un dôme ? Il devient l’ennemi public numéro 1 ! Il sera arrêté, torturé, trahi… mais rencontrera aussi quelques fidèles prêts à tout pour l’aider…

Si cette œuvre nous propulse dans un avenir lointain, elle évoque des questions très contemporaines : les dictatures, la bipolarisation, le dérèglement climatique causé par les manipulations de l’Homme…

Bon si vous ne l’avez jamais lu, foncez, vous ne devriez pas être déçus. Impossible.

 

Les petit plus de Collectif Polar

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Cette série a aussi était adaptée en  BD, mais je ne sais pas si la bande dessinée est encore commercialisé.

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Elle a aussi été adapté en série TV  doncle titre original est  GRAND STAR (Canada), La Compagnie des glaces est librement inspirée de la saga romanesque éponyme créée par G-J. Arnaud. Perso je la trouve pas terrible et je ne suis pas fan de cette coproduction franco-canadienne, belge et anglaise de 26 épisodes.

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Elle a été tournée de mars à juillet 2006. Intitulée La Compagnie des glaces, la série reprend la trame générale du roman mais se permet de grandes variations : le héros est un jeune adolescent et se nomme Cal Ragg. Il lutte contre la dictature instaurée par le terrible Palidor et les aiguilleurs.
Clairement adressée à des adolescents, le côté petit budget de la série comme son manque de rigueur (humains qui sortent sans protection contre le froid, etc.) pourront décevoir les amateurs des livres. G.J. Arnaud lui-même ne semble pas satisfait des concessions faites dans la série.
La série fut tournée sur huit plateaux, installés dans l’ancien site minier de la Fosse Arenberg de la Compagnie des mines d’Anzin à Wallers dans les alentours de Valenciennes.

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Juste après la vague – Sandrine Collette


Le livre : Juste après la vague de Sandrine Collette. Paru le 18 janvier 2018 chez Denoël dans la Collection Sueurs Froides.  19€90 ; (301 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille.

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs.
Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter.Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.

Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

 

Sandrine Collette à La comédie du Livre, Montpellier. Photo @ Carole Rannou (Olivia Lanchois) 2016

Sandrine Collette à La comédie du Livre, Montpellier. Photo @ Carole Rannou (Olivia Lanchois) 2016@Olivia Lanchois

L’auteur : Sandrine Collette est née en 1970. Elle passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique. Elle devient chargée de cours à l’université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan. Aujourd’hui elle se consacre pleinement à l’écriture de ses romans.

Pour tout savoir sur Sandrine c’est ICI

 

 

 

 

 

 

Extrait : 
Ils étaient là sur la rive à trente mètres, sauf Lotte et Marion que la mère avait dû enfermer dans la maison. La bouche ouverte sur une plainte de panique, le père murmura leurs noms dans sa tête : Madie. Louie, Perrine, Noé, Émilie, Sidonie. Tous arqués sur la corde, même sa fillette borgne, même son garçonnet chétif, à tirer en rythme chaque fois qu’un Hisse ! phénoménal sortait du corps de la mère, écrasant le souffle du vent, tous à haleter pour remonter vers eux les trois naufragés, ils ne flanchaient pas, malgré les rafales, la pluie et le tonnerre, malgré les vagues qui venaient les faire trébucher, se relevaient les uns les autres, continuaient à treuiller en enroulant la corde autour de l’arbre. Et le père effaré les regardait en découdre avec l’orage et la mer, minuscules sur leur bout de terre giflé par le vent, tête baissée, dos voûté telles des bêtes cambrées sous le mauvais temps, pas un qui céderait, même Sidonie qui ne servait à rien mais agrippait la corde elle aussi, glissant sans cesse, elle allait tomber, rouler jusqu’à l’eau – le père dans un sanglot murmura son nom, pria pour que la mère les oblige à regagner la maison, il suffisait d’un arbre brisé, d’un pan de rive qui s’éboule et ils seraient tous emportés. Mais ils restaient là, criant ensemble pour s’encourager et invectiver le ciel, la corde remontait toujours le courant, et soudain le père sentit la vase sous ses pieds, quelques caillasses, et la terre oui, c’était la terre.

Le post-it de Ge

Suite à l’effondrement d’un volcan dans la mer, la maison d’une famille est isolée du reste du monde, cernée par les flots. Madie et Pata, les parents, comprennent qu’il leur faut quitter leur îlot dans leur barque qui ne peut contenir que huit personnes. Ils doivent choisir entre leurs enfants. Un matin, Louie, Perrine et Noé trouvent la maison vide et un mot de leurs parents.

 Voilà de quoi parle mon précieux. Oui mon précieux.

Forcément qu’il est pour moi ce livre. Forcément c’est le dernier Sandrine Collette.

Sandrine Collette, c’est une de ces rares auteurs que je suis depuis leurs débuts. Une auteure qui immédiatement a su me séduire. Et jamais depuis Les noeuds d’acier,  son premier roman, non jamais, mon intérêt n’a été déçu. Bien au contraire. Et à chaque titre c’est un nouveau choc.

Alors forcément ce Juste après la vague était à nouveau pour moi.

Assurément, c’est certain, cette vague, je vais me la prendre en pleine figure.
Car je sais que juste après la vague, je serai, une nouvelle fois, submergée par l’émotion.

Il y a là Lotte et Marion, Émilie, Sidonie, les petites,  Émilie, six ans, Sidonie, cinq, Lotte, trois, et Marion, tout juste un an. Il y a là  Mattéo et Liam les aînés, treize et quinze ans, beaux, grands, presque des hommes. Et puis il y a le milieu, ceux du milieu, Louie ,Perrine et Noé.

Trois enfants, trois déjà cabossés de la vie. Trois éclopés. Louie a onze ans est l’aîné de ces « Trois ratés » « Louie avait une jambe torse, Perrine un œil aveugle, et Noé, à huit ans, faisait la taille d’un enfant de cinq ans. » La patte folle, la borgne et le nain !

Et puis il y a un choix à faire, ou plus exactement un non choix. Car la petite famille qui avait survécu au cataclysme se retrouve sur un îlot au milieu des flots, un caillou condamné à disparaître. Qui va partir, qui va devoir rester car la barque ne peut emporter tout le monde.

Je ne sais pas vous,  mais mon coeur de femme ne pourra jamais faire un choix pareil. Je crois que je serai restée avec mes 3 petits. Enfin je ne sais pas…Ce qui est certains c’est ici on va suivre dans un premier temps l’attente de ces trois jeunes enfants livrés à eux même. Et dans un second temps, l’épopée du reste de la famille sur un océan déchaîné.

Et l’eau qui monte inexorablement.

On tremble, on chavire, on pleure, on rit même parfois avec eux. On éprouve de la peur, de la colère, de l’angoisse. On partage leur rage, leur frustration. On a faim avec eux. On leur en veut aussi. On vit ses épreuves à travers eux.

Mais si ici tout n’est que chaos, pour une fois dans tout ce noir que distille à merveille notre auteur, il y a une petite étincelle d’espoir. Et oui dans toutes ces épreuves, il y a l’amour qui unit cette famille. Et on ne peut que s’attacher à eux.

Alors attention attachée vous y bien fort car ça va secouer.

Punaise, Sandrine Collette est vraiment trop forte pour nous remuer à ce point. A chaque nouveau livre que je lis, je me dis, il est encore meilleur que le précédent que j’ai adoré. A chaque fois, je me dis qu’elle ne fera pas mieux. Et bien si, à chaque nouveau titre je suis surprise. Elle se renouvelle, se met en danger et ça marche. Punaise cette femme est un génie. Oui un génie noir qui fait de la belle littérature. Merci Madame l’Auteure pour ce nouveau merveilleux roman. Cet énorme coup de coeur !

Et si vous n’êtes pas convaincus, allez voir la chronique de mon ami Yvan : Juste après la vague – Sandrine Collette

La voie du loup de Beth Lewis, le chouchou du week end


chouchous-du-week-end
97910281023640-4030377La voie du loup de Beth Lewis.Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Benoît Domis. Paru le 18 janvier 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller. 21€50 ; (376 p.) ; 24 x 16 cm
Quatrième de couverture

Elka n’a aucun souvenir de sa vie d’avant. Avant le Grand Basculement qui a renvoyé le monde à la vie sauvage et restauré la loi du plus fort. Recueillie à l’âge de sept ans par Trappeur, un chasseur solitaire, alors qu’elle errait affamée, elle a appris à survivre dans la forêt.Mais Trappeur dissimule un horrible secret. Trappeur est un tueur. Un monstre qui n’a jamais laissé aucune proie s’échapper.Maintenant qu’elle le sait, Elka décide de s’enfuir. Armée de son seul couteau, traquée par le prédateur qui l’a élevée, elle part vers le Nord, à la recherche de ses vrais parents.

Son voyage au coeur des ténèbres commence, hanté par les souvenirs qui lui reviennent peu à peu. Féroce et vulnérable à la fois, indomptable et sensible, Elka n’est peut-être pas celle qu’elle croit.

La Voie du loup est le premier roman de Beth Lewis. Une chasse à l’homme dont l’inoubliable héroïne, accompagnée d’un loup, se bat pour rejoindre l’humanité.

 
avt_beth-lewis_4188L’auteur :

Grande voyageuse, Beth K. Lewis aime s’isoler en pleine nature, au contact des ours, des loups et des grands mammifères marins.

Extrait :
 Ce n’est pas un monstre. Les monstres, ça n’existe que dans l’imagination des gamins, sous les lits ou dans les armoires. On vit dans un monde d’hommes, et ça ne sert à rien de les appeler des monstres, à part les encourager à croire qu’ils n’ont rien fait de mal, que c’est dans leur nature et qu’ils ne peuvent rien y changer. En les traitant de monstres, on en fait quelque chose de différent de nous, alors que ce sont juste des hommes – de la chair, des os et du sang. Ils font le mal, ça ne change pas ce qu’ils sont.
 Collectif polar.biblio

Le post-it de la bibliothécaire

 Elka a été recueillie par Trappeur à l’âge de 7 ans alors qu’elle errait abandonnée et affamée en pleine nature. Des années plus tard, elle apprend qu’il est en fait un meurtrier. La découverte de cette vérité fait d’elle sa prochaine victime.

 Un thriller ? Oui même si l’ambiance post-apocalyptique plante le décor, un tueur est bien à l’oeuvre

 Voici un fort joli roman, à la fois thriller écologique, la nature tient une grande place et sert de décor à ce titre mais aussi roman initiatique.

Nous allons suivre les pérégrinations d’une( enfin 2 )adolescentes dans un monde ou règne le chaos.

Servi par une narration simple, directe, et percutante, ce récit est touchant, émouvant même si parfois drôle,  mais il est aussi saisissant et efficace. Bref une belle découverte et un vrai coup de cœur ! GVL

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Vivants de Isaac Marion


9782352945277,0-1254601Le livre : Vivants  de Isaac Marion.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Benoît Domi. Paru le 21 octobre 2011 chez  Bragelonne.17€ ; (317 p.) ; 22 x 15 cm
9782352946991,0-1978624Nouvelle édition paru le 9 novembre 2013, 17€ (320 p.) ; 22 x 15 cm

Quatrième de couverture

Vivants

« Un roman de zombies avec du coeur. »
The Guardian

« Tendre et intense. Un grand moment de divertissement. » Marie Claire (G-B)

Une émouvante parabole sur notre époque et la nostalgie d’une vie pleine.

R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.

Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.

Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.

Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

index585552Isaac Marion vit depuis toujours dans la région de Seattle. Vivants est son premier roman et connaît un succès fulgurant. Traduit en vingt langues, il sera bientôt adapté au cinéma, sous la direction de Jonathan Levine et produit par Summit Entertainment (Twilight).

 

 

Extrait :
Je suis mort, mais ce n’est pas si mal. J’ai appris à vivre avec. Ne m’en veuillez pas si je ne m’étends pas sur les présentations, c’est simplement que je n’ai plus de nom. Comme la plupart d’entre nous. Nous le perdons aussi facilement que des clés de voiture, nous l’oublions comme une date d’anniversaire. Le mien commençait peut-être par la lettre « R », mais je n’en sais pas plus. C’est drôle parce que, quand j’étais vivant, je n’avais déjà pas la mémoire des noms. Mon ami M trouve qu’être un zombie ne manque pas d’ironie : tout paraît amusant, mais impossible de sourire, parce que nous n’avons plus de lèvres (elles ont fini par se décomposer).

Petits résumé et avis :

R, un zombie différent des autres, rencontre Julie, une jeune fille chaleureuse et intelligente qu’il décide de sauver au lieu de la dévorer. Résolu à vivre, il est aidé par Julie mais ils devront tous deux faire face à un monde en décomposition.

Un roman hors norme.

Une histoire qui sort de l’ordinaire, bouleversant le genre en y introduisant un regard inédit sur les zombies.

Avec une histoire d’amour rare, ce roman nous bouleverse autant qu’il nous terrifie . Le sujet a d’ailleurs passionné Hollywood  puisque les droits d’adaptation ont été achetés. Et 2 ans après la sortie française du roman, le film Warm Bodies a vu le jour.

Coup de coeur pour le roman, un peu moins séduite par l’adaptation cinématographique qui à mon avis est plus adaptée pour des jeunes adultes.

Lire le début de Vivants ICI

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La chronique des ombres de Pierre Bordage: l’avis de Jean Luc


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui Jean Luc nous présente un grand roman de SF post-apocalyptique d’un auteur classique français : Pierre Bordage. Excellent comme d’habitude ! Oui, personnellement j’adore…Mais je laisse la parole à notre chroniqueur.

PBPB&Le livre : La chronique des ombres de Pierre Bordage. Paru le 24 octobre 2013 Au Diable Vauvert. 23€ ; (750 p.) ; 20 x 14 cm.

Réédité en poche le 11 mars 2015 par J’ai Lu dans sa collection Science-fiction. 10€40 ; (861 p.) ; 18 x 11 cm

 

4e de couv :

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d’air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa, la plus importante et stable des CU, réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d’habitants. Les citoyens sont équipés d’une puce d’identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d’individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.
Dans ce monde en survie à l’équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d’invisibles assassins. On soupçonne une secte d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.
Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le ‘pays vague’, à l’extérieur du monde civilisé, le lieu inconnu de tous les dangers…

 

PB&&L’auteur : Pierre Bordage
Né en 1955, cet extraordinaire conteur a su conquérir les faveurs du grand public avec ses épopées mythologiques et profondément humanistes, récompensées par de nombreux prix littéraires. Chroniques des ombres s’inscrit dans la veine de ses anticipations dystopiques, comme Wang ou Les fables de l’Humpur.

Résumé et l’avis de Jean Luc :

PB&&&&Fin du XXIe siècle. Après la guerre nucléaire qui a ravagé la Terre, l’humanité s’est réfugiée dans d’immenses méga-poles isolées des retombées radioactives par un dôme hermétique, les Cités Unifiées. NyLoPa, peuplée de plus de cent millions d’âmes, est aujourd’hui le théâtre d’une série de meurtres de masse sans précédent, à laquelle les fouineurs, ces policiers aux talents d’investigation infaillibles grâce à leur biopuce, peinent à mettre un terme. Leur enquête va les conduire à l’extérieur, en pays Horcite, un territoire violent où survivent tant bien que mal les exclus du système.

Avec « La chronique des ombres », Pierre Bordage renoue avec un de ses thèmes de prédilection, des destins croisés dans un environnement post apocalyptique.

Une fois encore, dans ce roman de 750 pages, Pierre Bordage est un conteur génial avec une imagination débordante, ce qui fait tout le charme de chacun de ses romans.

Dans cette histoire, Pierre Bordage, alterne les passages avec des personnages dans un environnement ultra-sécurisé et ultra-technologique, et de l’autre côté des exclus qui vivent en pleine barbarie, face à une nature devenue folle.

Les personnages sont attachants, parfois un peu surfaits, mais cela est largement compensé par une intrigue passionnante.

PB&&&Seul bémol, je pense que l’auteur aurait pu faire un peu plus court dans certains passages, je me suis même demandé si par moment il ne s’agissait pas de prolonger ce roman à succès compte tenu de son morcellement en format numérique (35 parties différentes !)

 Cela dit ce gros roman est passionnant et soulèvent beaucoup de questions telles que les risques liés à l’intelligence artificielle au main d’une minorité et aussi l’éloignement de notre civilisation technologique par rapport aux valeurs humaines.

Dernière critique, la fin est peu trop prévisible mais contre toute attente, je n’ai pas été déçu, un grand livre que je conseille aux amateurs de Sf, et pour ma part Pierre Bordage est incontournable !

Pour lire le début c’est ICI

J de Howard Jacobson


9782702157220,0-2476742Le livre : J de Howard Jacobson.Traduit de l’anglais par Pascal Loubet. Paru le 2 janvier 2015 chez Calmann Levy. 21,90€ ; (502 p.) ; 23 x 15 cm

Quatrième de couverture 

Dans un monde post-apocalyptique où le passé est un territoire dangereux, un homme et une femme tombent amoureux. Ni l’un ni l’autre ne savent d’où ils viennent, pas plus qu’ils ne savent où ils vont. Kevern ignore pourquoi son père plaçait toujours deux doigts devant ses lèvres pour prononcer un mot qui commençait par la lettre j. Ailinn a grandi dans un orphelinat et, privée d’ascendance, cherche un point d’ancrage. D’autres, en revanche, ont parfaitement conscience de leur importance à tous les deux et les observent, les étudient, en font les héros d’une vie que Kevern et Ailinn ne contrôlent plus tout à fait. Sont-ils tombés amoureux de leur propre chef ou bien les a-t-on poussés dans les bras l’un de l’autre ? Mais qui aurait pu les pousser, et pourquoi ? Quel héritage ce monde transformé par une catastrophe historique, événement passé enveloppé de suspicion, de déni et de contrition, laisse-t-il à Kevern et à Ailinn ?

J est un roman ambitieux, inquiétant, bouleversant qui remet en cause toutes nos certitudes.

1946731258L’auteur : Né en 1942 à Manchester, Howard Jacobson est l’auteur d’une dizaine de romans, dont La Question Finkler, couronné par le Man Booker Prize en 2010. J, également sélectionné pour ce prix en 2014, est le quatrième roman de l’auteur publié aux éditions Calmann-Lévy.

Extrait :
« – Qu’est-ce qui ne brûle pas ?
– L’amour et la haine, dit-elle. Mais je me trompe peut-être pour l’amour.
– Comment peut-on brûler l’amour ? demanda Sibella.
– En brûlant les gens qui l’éprouvent.
– Alors pourquoi ne peut-on pas brûler la haine ?
– Parce que la haine existe en dehors des gens. Comme un virus. Les gens l’attrapent »

Résumé et avis :

Kevern et Ailinn vivent dans un monde post apocalyptique, où le passé est un territoire dangereux et où la violence est devenue normale. Ils ne savent pas d’où ils viennent et où ils vont. Ils tombent amoureux, sans savoir si cela se passe de leur propre chef ou s’ils ont été poussés dans les bras l’un de l’autre.

J et un drôle de roman. D’ailleurs on ne peut pas résumé celui-ci que par le prisme de cette histoire d’amour étonnante, détonante dans cette réalité déformée.  J est une dystopie parfois cruelle, parfois dérangeante, quelques fois, mais trop rarement drôle.

J’ai du mal à me faire une opinion. Tantôt j’ai adoré, trouvant les idées développées supers bonnes, tantôt je ne suis presque dit, tout ça pour ça. Parfois j’ai eu la sensation que l’auteur était juste, son ton était juste, son propos était juste, ces personnages étaient réels. D’autres fois, j’ai trouvé les dialogues creux, le ton fade.

L’auteur n’est pas un coutumier du genre, ces autres publications sont beaucoup plus légères et l’humour en fait partie intégrante. Là sur un thème si « catastrophique » et noir, difficile de prendre de la distance. C’est peut-être justement ça qu’il m’a manquée.

C’est un sentiment bizarre au sortir de cette lecture, des choses m’ont dérangées, d’autres beaucoup plu et au final j’ai plus tôt aimé l’ensemble.

Ce qui est certain c’est que les première critiques de la presse sont très bonnes.

Alors allez comprendre…

Pourquoi ce sentiment si mitigé ?

Extrait 2:
Pour Kevern et Ailinn, le spectacle de ces hommes en kieffieh était nouveau. Ils arboraient des bagues e or, un teit plus p^le que celui e leurs grands parents, mais toujours avec cet austère profil d guerrier tant idéalisé. La noble générosité de ‘arabe était toute autant une évidence dans les cours de citoyenneté que Kevern avait suivi que la spontanéité libre de l’Afo-Antillais et l’honnêteté industrieuse de l’Asiatique. Quand à la chaste obéissance des femme, elle était encore manifeste dans leur pudique tenues.

Vongozero de Yana Vagner


vongozeroVongozero  de Yana Vagner.
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Paru le 18 septembre 2014 chez Mirobole éditions ; Collection Horizons pourpres
 22€ ; (470 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 20 x 15 cm

Quatrième de couverture

Anna vit avec son mari et son fils dans une belle maison près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population. Dans la capitale en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler à tout instant. Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero. Bientôt vont s’agréger à leur petit groupe des voisins, un couple d’amis, l’ex-femme de Sergueï, un médecin… Le voyage sera long, le froid glacial, chaque village traversé source d’angoisse, l’approvisionnement en carburant une préoccupation constante.

D’une plume subtile, Yana Vagner happe le lecteur dès les premières pages avec ce récit d’une femme confrontée à une tension psychologique permanente et à une promiscuité subie, au coeur d’une Russie dévastée.

Selection-policier-Vongozero-de-Yana-Vagner-Editions-Mirobole_visuel_article2L’auteur : Yana Vagner, née en 1973, a grandi au sein d’une famille russo-tchèque. Elle a travaillé comme interprète, animatrice radio, responsable logistique. Vongozero, son premier roman, a été nominé au Prix National Bestseller et traduit dans 5 pays.

 

 

Résumé et avis :

Dans un monde décimé par une pandémie, huit adultes et trois enfants décident de quitter Moscou avant que la ville ne soit envahie par les autres survivants. Sous une neige glaciale, équipés de biens de première nécessité, ils tentent de gagner le lac Vongozero, près de la frontière finlandaise.

Ce premier roman de l’auteur russo-tchèque, Yana Vagner, Vongozero, est un roman remarquable. Initialement publiée peu à peu sur le blog de l’auteur, cette histoire de survie magistrale a suscité un tel enthousiasme qu’elle a fait l’objet d’une enchère entre éditeurs.

5C’est un récit post-apocalyptique parfaitement réaliste. Il nous entraine dans un road-movie tragique et terrifiant. Et nous suivons Anna et sa famille, nous entrons en empathie avec eux, avec elle. On souffre et on tente de survivre. La psychologie des personnages est ciselée à merveille. A telle point que l’on se pose la question de nos réactions dans une telle situation de stress. Il faut dire que le climat sous ces latitudes n’est pas clément, le froid, la neige, la nuit. Tout cela concours à nous glacer les sangs.

indexDe plus l’auteur restitue parfaitement l’atmosphère anxiogène de ce périple de l’extrême. Son écriture sèche, nerveuse et particulièrement précise rajoute à la tension ambiante.

Ça se lit  comme un roman psychologique, un thriller, mais derrière se cachent quelques thématiques bien senties : la position de la femme dans certain pays, notre mode de vie privilégié d’occidentaux…

Surtout ne passez pas à coté de ce petit bijou que nous offre une nouvelle fois Mirobole éditions.