Cet été là de Lee Martin


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9782355845581,0-3748453.jpgCet été-là de Lee Martin. Traduit de l’américain par Fabrice Pointeau.Paru le 9 février 2017 chez Sonatine éditions. 21€ ; (320.p) ;  22 x 14 cm
Quatrième de couv :

Un thriller poignant, sélectionné pour le prix Pulitzer du meilleur roman.
Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

 

avt_lee-martin_6305L’auteur : Titulaire d’un doctorat (PhD) à l’Université du Nebraska à Lincoln, Lee Martin vit à Colombus, dans l’Ohio, ou il enseigne la littérature. Cet été-là est son premier roman traduit en français.

 

Extrait :
Je n’ai jusqu’à présent jamais réussi à relater cette histoire et le rôle que j’y ai tenu, mais écoutez, je la raconterai en toute honnêteté : un homme ne peut vivre qu’un temps avec une telle chose sans la partager. Mon nom est Henry Dees et j’étais alors enseignant – professeur de mathématiques et tuteur pendant l’été auprès d’enfants tels que Katie qui en avaient besoin. Je suis désormais un vieil homme, et même si plus de trente années se sont écoulées, je me rappelle encore cet été et ses secrets, la chaleur et la manière qu’avait la lumière de se prolonger le soir comme si elle n’allait jamais partir. Si vous voulez écouter, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermez ce livre et retournez à votre vie. Je vous préviens : cette histoire est aussi dure à entendre qu’elle l’est pour moi à raconter.

Le post-it de Marie Hélène la bibliothécaire :

Dans une petite ville tranquille de l’Indiana, un jour d’été, Katie Mackey, 9 ans, disparaît en se rendant à la bibliothèque. L’affaire fait grand bruit sur le plan national mais l’enquête n’aboutit pas. Trente ans plus tard, quelques témoins, famille, proches et voisins, se souviennent et les langues commencent à se délier.

Même si les disparitions d’enfants, enlèvements font les beaux jours des thrillers, celui-ci n’est pas une énième variation sur le genre. Il se passe 30 ans après la disparition d’une fillette sur le chemin de la bibliothèque. Son originalité est dans la manière de retracer cette disparition par plusieurs personnages, un roman choral qui nous plonge dans un coin paumé de l’Indiana dans les années 70. Un décor et une ambiance parfaitement retranscrits servit par une écriture soignée.  MHF

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Le secret du mari de Liane Moriarty


 

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97822263170700-2580989 Le livre :Le secret du mari  de Liane Moriarty.Traduit de l’anglais (Australie) par Béatrice Taupeau. Paru le 1er avril 2015 chez Albin Michel. 21€50 ; (410 p.) ; 23 x 16 cm.

97822530679480-3157577Réédité en poche le 6 avril 2016 au Livre de Poche pour 7€90; (499 p.) ; 18 x 11 cm

 

Résumé de l’éditeur :

Jamais Cecilia n aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n ouvrir qu après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l ouvre et le temps s arrête John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau nuancé et émouvant de l’amour (marital et familial) et se révèle bien mieux qu’un simple auteur de best-sellers : une romancière dont les personnages attachants pourraient être vos amis ou vos voisins, avec leurs qualités et leurs failles.

 

etrtg74L’auteur : Née le 15 novembre 1966 à Sydney, la romancière australienne Liane Moriarty est l’auteur de six best-sellers dont Le Secret du mari. Découvert par Amy Einhorn, l’éditrice américaine de La Couleurs des sentiments, Le secret du mari est un immense succès aux U.S.A : No 1 sur la liste des best-sellers du New York Times, il figure toujours sur les listes des meilleures ventes deux ans après sa sortie.
Le Secret tient en haleine deux millions de lecteurs dans le monde dont un million aux USA.

 

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Le secret du mari de Liane Moriarty 🙂

Résumé :

Cecilia Fitzpatrick trouve par hasard dans le grenier une lettre de son mari John-Paul, ne devant être lue qu’après sa mort. Elle l’ouvre quand même et découvre un secret pouvant détruire sa famille mais aussi la vie de quelques autres.

*** Emilie délivre son avis *** :

Le résumé de ce roman m’a de suite séduite. J’ai toujours adoré les histoires avec des secrets de famille donc autant vous dire que celui-ci n’a pas traîné longtemps dans ma gigantesque PAL.
J’ai adoré le fait qu’on ne découvre pas de suite le contenu de la lettre mais aussi le fait qu’on vive les choses du point de vue de trois personnages.
On est passionné par l’histoire, par l’enjeu. On est tour à tour amusé et intrigué. On réfléchi, on enrage, on pleure,… Ce livre c’est la vie. On peut être à la place de n’importe lequel de ces personnages et, que ce soit à la place de l’un ou de l’autre, je ne sais pas comment j’aurai réagi.
L’épilogue est beau. Il montre bien que , dans la vie, tout ne tient qu’à un fil…

Bonne lecture 😀

Chouchou du week-end : Rien ne se perd de Cloé Mehdi


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 noelLe livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi. Paru le 19 mai 2016 chez Jigal. 18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort…

Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation…

Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice !

C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les soeurs, les amis…

Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n’est jamais vraiment enterré !

Et personne n’a dit que c’était juste…

Poignant, dérangeant, ultra sensible, glaçant, Cloé Mehdi nous livre ici un récit d’une noirceur absolue !

noeleL’auteur : Cloé Mehdi est née au printemps 1992. Elle vit à Lyon. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. Cloé Mehdi a fait sensation en 2014 en recevant le Prix de Beaune pour son premier roman, Monstres en Cavale. Elle a alors 22 ans et semble déjà dans l’urgence d’écrire…Elle nous revient aujourd’hui avec ce nouveau roman noir et très sombre…

 

 


Extrait 1 : 
« Il sourit. Ça doit être le plus beau compliment qu’on lui ait fait de sa vie. Il époussette le col de ma veste plein de miettes de croissant. Je savais que j’étais sale mais j’attendais de voir s’il allait le remarquer. Il s’intéresse beaucoup plus à moi depuis que je peux lui être utile. Gabrielle devrait se suicider plus souvent.
– Je vais la voir, dit-il. Tu veux retourner à l’école ?
– Bof.
J’ai envie de rentrer à l’appartement mais il ne me propose pas de me raccompagner. Il a encore besoin de ma présence pour décorer le silence. Ça m’énerve. Je dis rien. Je le suis au troisième étage. Elle est là, translucide. Elle dort. On la confondrait avec les draps s’ils ne portaient pas un petit liseré marron. Et lui, Zé, la regarde avec cette tendresse qu’il ne m’a jamais dédiée.
Je me détourne, étouffant l’amertume qui grimpe le long de mon œsophage.
Mon manuel d’anglais ne parvient pas à me remonter le moral. Pas plus que Lamartine n’est apte à faire oublier à Zé, rien qu’une minute, que la seule personne qu’il aime en ce monde s’est tranchée les veines la semaine dernière. Il a maigri. Mange plus rien depuis qu’elle est partie.
L’amour ça devrait être interdit. »

Petits résumés et avis :

Voilà un exceptionnel roman. Et dire que j’ai oublié de vous en parler tout au long de ces derniers mois. J’aurai été impardonnable. Car à l’heure où nous faisons le bilan de 2016, où on me demande de publier mes coups de coeur de l’année, j’ai eu comme un flash.  Pas facile de trouver uniquement 10 coups de coeur ultimes quand dans une année on a lu près de 180 bouquins.

Alors quand juste en évoquant ces quelques mots, « coups de coeur ultimes », la couverture d’un polar vous saute au yeux, que son image s’impose au fonds de votre rétine. Quand un nom vous reste en tête. qu’une histoire refait surface plusieurs mois après sa lecture, il n’y a pas de doute possible. Ce livre est un de vos grands coups de coeur de l’année.

Et alors que je n’avais pas encore fait la chronique de ce livre, Rien ne se perd, s’est imposé à moi.

D’ailleurs si j’ai mis autant de temps à vous parler de ce roman noir coup de poing, c’est que ce titre a été un choc.

Et à cause de ça, ce week-end, il y aura deux chouchous.

Le premier vous l’avez découvert hier : La toile aux alouettes de Lou Vernet que vous retrouvez ICI.

Le second c’est cette histoire, Rien ne se perd de Cloé Mehdi, un pur coup de coeur que je vous laisse découvrir maintenant.

Saïd avait 15 ans quand un banal contrôle policier lui a coûté la vie. Mattia, 11 ans, ne le connaissait pas mais se sent pourtant en empathie avec lui face à la violence de la société et la défection de sa famille (père disparu, mère absente, frère indifférent, etc.).

Cloé Mehdi est la révélation de l’année. C’est sans contexte la plume la plus acerbe du moment.

Cette jeune femme est bien de et dans  son temps. Elle ressent les choses et nous les expose avec sensibilité. Elle a ce pouvoir de convoquer avec ses mots simples, les plus extrêmes de nos sentiments.

Elle nous ouvre les yeux et nous confronte à la noirceur crasse de notre monde. Elle est notre conscience face à l’injustice. Nous obligeons à retrouver un peu de notre humanité et à percevoir une lueur d’espoir dans ce  magnifique roman noir . 

Extrait 2 :
Je déteste l’école parce qu’elle me vole du temps – un temps considérable. Il y aurait tellement intéressant à faire que d’être là, assis sur une chaise, à attendre bêtement qu’on te remplisse la tête de savoir inutile en chassant tout ce qui est important pour faire plus de place.

 

Derrière la haine de Barbara Abel par Jean Luc Groner


Chronique de lecteurs

Jean Luc revient sur un titre déjà chroniqué dans ces pages.

Mais  ne boudant  pas notre plaisir, tellement ce livre a été un de mes plus gros coup de cœur en 2012

Jean Luc Groner.

unnamed (16)Depuis tout jeune, je suis un lecteur, ce petit défaut avec l’âge s’est encore affirmé, j’ai commencé par l’aventure, la SF (Le Club des cinq, Jules Vernes, John Brunner et d’autres encore) et maintenant à plus de 50 ans, salarié dans un grand groupe de télécommunication, sortir de la routine et participer à un blog  pour partager mes coups de cœur est devenu l’une de mes marottes.

Avec environ 70 romans lus dans une année dont un roman policier sur deux, j’ai décidé de donner mon avis de lecteur en toute indépendance et en toute impartialité, et donc voici mes avis…

9782266239462,0-1568233 9782265094185,0-1325463Le livre : Derrière la Haine de Barbara Abel. Paru le 12 avril 2012 chez Fleuve Noir.  18,50€ ;  (315 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité en poche le 14 mars 2013 chez Pocket  6,80€  ;  (342 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Ce qui sépare l’amitié de la haine ? Parfois, une simple haie de jardin…

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge.

Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côte à côte dans une harmonie parfaite.

Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

L’avis de Jean Luc sur Derrière la haine de Barbara Abel

Barbara Abel est une auteure que j’ai découvert très récemment et je dois dire que j’ai été à chaque fois scotché par ses romans. Son roman « Derrière la Haine » est admirable, l’histoire est à proprement dite, diabolique et surtout très inquiétante puisque, et c’est là tout le génie de Barbara, crédible.

Sans rentrer dans le détail, il s’agit de l’histoire de deux jeunes couples de voisins avec deux jeunes enfants du même âge, l’un des couples va connaître une tragédie en perdant son enfant et c’est là que va commencer un complot machiavélique.

C’est savamment orchestré parce qu’on ne s’est pas où va nous emmener l’auteure, et jusqu’à la fin il y a du suspense et beaucoup de surprise. Impossible d’en dire plus sans dévoiler l’histoire.

Je vous recommande vivement la lecture de ce petit bijoux, et à noter qu’il y a une suite à ce roman intitulée « Après la fin »

Vous pouvez aussi retrouvez la chronique d’ Anne-Ju ICI

Sorry / Zoran Drvenkar


Mes petites lectures

9782355840807,0-11734809782253162490,0-1353471Le livre : Sorry de Zoran Drvenkar. Traduit de l’allemand par Corinna Gepner.Paru le 17 mars 2011 chez Sonatine. 21€;  (449 p.) ; 22 x 14 cm.
Réédité enpoche le 30 mai 2012 aux Livres de poche. 7€60 ; (497 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, après une succession de petits boulots, de drames personnels, de défaites diverses et de blessures secrètes, c’est sans trop d’illusions qu’ils abordent la trentaine. Les choses changent néanmoins très vite quand ils ont l’idée de créer une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres. Le succès est immédiat, ils aident des hommes d’affaires qui s’estiment s’être mal comportés envers un salarié, un associé ou une entreprise à alléger leurs remords en allant chercher à leur place le pardon auprès de leurs victimes.

Tout va pour le mieux jusqu’au jour où un mystérieux assassin désireux de soulager sa conscience décide de recourir aux services de Sorry.

C’est le début d’une longue descente aux enfers pour les quatre amis. Pris dans un piège infernal et mortel, ils n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

Avec ce roman à la construction exceptionnelle et au style remarquable, Zoran Drvenkar rompt d’emblée avec toutes les conventions du thriller. Il déjoue toutes les attentes du lecteur, le surprend sans cesse et le captive jusqu’à la dernière page.

«Vous avez aimé Stieg Larsson ? Vous aimez les thrillers à l’intrigue complexe, qui sortent de l’ordinaire ? Sorry est fait pour vous.» Der Spiegel

 

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L’auteur : Né en 1967 en Croatie, Zoran Drvenkar a trois ans lorsque ses parents s’installent en Allemagne. Il réside dans la région de Berlin. Il est romancier, dramaturge et scénariste. Sorry est son premier thriller publié en France.

 

 

Extrait :
Il y’a un truc qui manque aux chefs et aux décideurs, un truc dont ils ne peuvent pas se dépêtrer, qui plane comme une ombre menaçante sur leur vie…Ce truc là leur pourrit tellement la vie que ça se voit sur leurs figures…Ils ne savent pas s’excuser. Alors c’est pour ça qu’on va leur offrir. Des excuses à la pelle, à un prix sacrément juteux

Résumé et petit avis :

Berlin. Tamara, Frauke, Kris et Wolf se sont connus au lycée. Dix ans plus tard, c’est sans illusion qu’ils abordent la trentaine. Ils ont l’idée de créer une agence nommée Sorry, dont l’objet est de s’excuser à la place des autres. Le succès est au rendez-vous. Mais un mystérieux interlocuteur les envoie dans un appartement berlinois, où les attend une femme torturée à mort…. Ce sera le début d’une longue descente aux enfers. Pris au piège, les quatre amis n’auront d’autre solution que de découvrir au plus vite l’identité et les mobiles de ce tueur qui les manipule et semble parfaitement les connaître.

Un roman construit comme un puzzle qui alterne les perspectives de narration et de rythme. Une intrigue retorse autour de la culpabilité sur les thèmes difficiles de la maltraitance des enfants, le viol et la pédophilie…Tout cela s’imbrique de façon magistrale et originale.

Prédateurs de Maxime Chattam


Lecture d’avant
images (4)9782266188784,0-517831Le livre : Prédateurs de Maxime Chattam. Paru le 4 avril 2007 chez Albin Michel dans la collection Spécial suspense.  22€30 ; (459 p.) ; 24 x 16 cm

Réédité en poche chez Pocket  le 14 mai 2009.  8€40 (569 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Une guerre sans nom. Le débarquement libératoire est imminent. Parmi les GI’s, la tension est extrême. Mais cela ne peut suffire à expliquer le crime abominable découvert sur l’un des navires alliés : un soldat a été retrouvé pendu à des crocs de boucherie, la tête remplacée par celle d’un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police militaire et l’infirmière Anne Dawson dépêchés sur les lieux en sont convaincus : c’est l’œuvre d’un tueur redoutable qui jouit de la souffrance qu’il inflige. Malgré le déclenchement de l’offensive, les meurtres se poursuivent avec un raffinement croissant dans l’horreur. Frewin et Dawson orientent alors leur enquête vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forment un cercle très spécial…

220px-Salon_du_livre_de_Paris_2011_-_Maxime_Chattam_-_005L’auteur : Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Drouot, , né le19 février 1976 à Herblay dans le Val-d’Oise, qui, à la suite d’études en criminologie, s’est spécialisé dans le roman policierou plus exactement le thriller. Il ne cache pas son admiration pour Stephen King. C’est d’ailleurs le maître qui lui inspirera ses premiers écrits.

Extrait :   
La peur est le plus puissant des moteurs. La peur transforme les hommes. Elle peut les détruire, ou bien les rendre invulnérables. La peur dope les esprits, ou les réduits en bouillie. Elle est instrument d’asservissement, elle n’a pas de limite. Qui contrôle la peur, contrôle l’homme, voire des foules entières.

Résumé et avis :

Ils sont déjà parmi nous…Une guerre anonyme dont on ne connait ni les causes, ni le théâtre, ni les acteurs.. De jeunes soldats sauvagement mutilés dans des mises en scène effroyables. Mais l’ennemi n’est pas le coupable. Pour le lieutenant Craig Frewin, fasciné par le langage du sang, il ne peut s’agir que d’un psychopathe, un monstre de ruse et sadisme, un prédateur cruel et archaïque qui va les décimer un par un…

Un psychopathe qui décime les rangs de l’armée. Des jeunes soldats sont ainsi retrouvés sauvagement mutilés. Et tout cela à la veille d’une journée de combat. Le lieutenant Frewin et son équipe de la police militaire, avec l’aide d’Ann Dawson, une jeune infirmière, traquent l’assassin en analysant son comportement. L’enquête se révèle délicate, il ne faut pas entamer la cohésion du groupe. Et puis chacun à de lourd secret à cacher .Mais bientôt, il ne reste plus que deux membres dans l’équipe pour abattre le tueur.

Renouant avec la veine de sa Trilogie du Mal, Maxime Chattam nous propulse dans un vortex de terreur, imposant une fois encore son univers mystérieux et sanglant. Terreur et métaphysiqye font décidément bon ménage chez cet auteur.

Si l’auteur nous perd dans un contexte flu et impréci, une guerre sans nom, c’est pour mieux nous attirer dans ses filets et une nouvelle fois nous confronter à son thème de prédilection favori : le Mal. Le Mal omniprésent,intemporel et ici personnalisé.

Comme souvent chez Maxime Chattam, les personnages sont complexe, d’une densité rare et chargée par un passé encombrant.

Notre psychopathe n’échappe pas à la règle. Le sens de ses agissemenst a un but précis et le questionnement de l’auteur sur les causes de ce mal trouve un écho en nous. Ne sommes nous pas avant tout des animaux. Nos instints primaires ne pourraient-ils pas prendre le dessus sur nos manières policées si notre civilisation venait à vaciller. Si nos points de repères devenaient flus ou innexistants, ne serions nous pas tentés de retomber dans la sauvagerie. Ce Mal incarné, ne trouve-t-il pas un écho dans notre actualité.

Maxime Chattam ne nous lance-t-il pas, à travers ces livres et sa quête du mal, un avertissement salutaire.

Plus qu’un thriller, ce titre est un guide de survie !

Chattam a du talent quand il joue sur les plates bande des auteurs anglo-saxons. Et confirme ainsi qu’il est un grand du thriller.

Derrière la Haine de Barbara Abel : une chronique de Anne-Ju


Chronique de lecteurs

 Pour cette première Chronique de lecteur,  je laisse

la place à Anne Ju.

9782265094185,0-1325463 9782266239462,0-1568233  Le livre : Derrière la Haine de Barbara Abel. Paru le 12 avril 2012 chez Fleuve Noir.  18,50€ ;  (315 p.) ; 23 x 15 cm

Réedité en poche le 14 mars 2013 chez Pocket  6,80€  ;  (342 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :

Ce qui sépare l’amitié de la haine ? Parfois, une simple haie de jardin…

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain ; de l’autre, il y a Laetitia et David.

Deux couples voisins et amis, ayant chacun un enfant du même âge.

Deux couples fusionnels et solidaires qui vivent côte à côte dans une harmonie parfaite.

Jusqu’au jour du drame.

Un tragique accident fait voler en éclats leur entente idyllique, et la cloison qui sépare leurs maisons tout comme la haie qui sépare leurs jardins ne seront pas de trop pour les protéger les uns des autres. Désormais, les seuls convives invités à la table des anciens amis s’appellent Culpabilité, Suspicion, Paranoïa et Haine…

Extrait : 
« L’amitié est une force dont nul ne peut prétendre pouvoir se passe. On a besoin d’amis, comme on a besoin de manger, de boire ou de dormir. L’amitié, c’est un peur la nourriture de l’âme : elle ravitaille le cœur, elle sustente l’esprit, elle nous comble de joie, d’espoir et de paix. Elle est la richesse d’une vie. Et le gage d’une certaine idée du bonheur. »

L’avis d’Anne Ju :

Anne Ju

Anne-Ju, bout de femme de 36 ans passé, qui aime être surprise ! Passionnée dans tout ce que je fais, je vis à fond ce que je peux. La lecture ? il y a quelques années, je n’en voyais pas plus que ça d’intérêt. Mais depuis quelques temps, je dévore encore et encore.

 Barbara Abel, je ne connaissais que de nom. Je n’avais jamais rien lu de cette auteure. J’ai acheté ce livre lors de SMEP 2015. Je l’ai rencontré lui disant que je n’avais jamais rien lu d’elle et elle m’a conseillé Derrière la haine. Me voilà donc avec une dédicace intrigante, une couverture que je trouve attirante. Pour garder un ressenti neutre, je n’ai pas lu les divers commentaires sur internet. Je voulais la découvrir, seule, en cachette …comme si j’étais enfermée dans l’une de ces deux maisons. 

 Tout d’abord, un décor : deux maisons mitoyennes et identiques. Ensuite, 2 couples qui ont tout pour devenir les meilleurs amis du monde. C’est d’ailleurs ce qui se passe : le rituel des apéros le vendredi soir, des enfants qui grandissent ensemble du même âge, deux femmes amies etc…. Mais cette vision, c’est celle que l’on a quand on passe dans leur quartier devant la fenêtre. Or que se passe t il réellement dans ces deux maisons ?

On a tous connu cela : des voisins que l’on regarde vivre derrière notre fenêtre. Pour ce livre, c’est pareil. Barbara Abel  nous entraîne à la fois, derrière la fenêtre mais aussi derrière la porte cachée, en train de les observer.

th (16)Je me suis retrouvée plongée dans le quotidien de ces deux familles qui vont vivre un drame. Ce drame va créer une spirale infernale pour les deux familles…qui ne vont pas en sortir indemnes. Je n’en dis pas plus car mon but n’est pas de spolier.

Ce n’est pas un simple thriller. C’est à la fois psychologique et angoissant.  J’ai aussi eu ce sentiment d’être une voyeuse. Barbara Abel m’a donné envie de les espionner, faire ressortir mon côté voyeur, mon côté spectateur muet. On devient vite addict à ces émotions. Et même quand on voit l’horreur des choses se profiler ou se passer, aucun son ne sort de ma bouche car je ne veux pas être découverte.

J’ai dévoré en quelques heures ce premier livre. Je dis bien « premier » car j’ai très envie de lire la suite Après la fin. Savoir comment les personnages vont évoluer suite aux horreurs qu’ils ont vécus.

Je vais terminer en remerciant Geneviève de Collectif Polar : son idée de laisser d’autres lecteurs écrire des chroniques sur son blog est une idée des plus excellentes. Après c’est un merci plus personnel : Merci de ton aide et de ton soutien. Grâce à toi, ma curiosité est en pleine euphorie…Elle ne tient plus en place 😉

Quelques mots sur l’auteure :

th (17)Née en 1969, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. Après avoir été élève à l’école du Passage à Paris, elle exerce quelque temps le métier de comédienne et joue dans des spectacles de rue. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre L’esquimau qui jardinait. En 2002, son premier roman, L’Instinct maternel, lui vaut de recevoir le Prix Cognac avant d’être sélectionnée par le jury du Prix du Roman d’Aventure pour Un bel âge pour mourir, tout récemment adapté à la télévision avec Emilie Dequenne et Marie-France Pisier dans les rôles principaux. S’ensuivent Duelle en 2005, La Mort en écho en 2006, Illustre Inconnu en 2007, Le Bonheur sur ordonnance en 2009, La Brûlure du chocolat en 2010 et Derrière la haine en 2012. Aujourd’hui, ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe.

Pour retrouver Anne Ju, jeune femme sémillante et passionnée c’est :
sur sa page facebook : Les Motordus d’Anne Ju
Et sur tout nouveau blog : Les Motordus d’Anne Ju
Suivez Anne Ju, son blog, si c’est encore un nouveau-né, est déjà très dynamique.
Et à mon tour, j’aimerai remercier très chaleureusement, notre pétulante chroniqueuse d’avoir répondu aussi promptement à mon appel.
Je voulais aussi te dire Anne Ju, merci pour ta fidélité et ta curiosité. Tu es toujours partante pour suivre mes découvertes. Et, ta confiance est touchante.
J’espère te revoir très vite sur ces pages

Am stram gram de M.J. Arlidge


9782365690812,0-2556740Le livre : Am stram gram de M.J. Arlidge.Traduit de l’anglais par Elodie Leplat.Paru le 19 mars 2015 aux éditions  Les Escales dans la collection Les Escales Noires. 21,90 € ; (362 p.) ; 23 x 15 cm
 
Quatrième de couverture

Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. À côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : «Vous devez tuer pour vivre.» Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale.

Les enlèvements se répètent. Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire.

Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe.

Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

1111L’auteur : M. J. Arlidge travaille pour la télévision depuis quinze ans. Il dirige également une maison de production indépendante qui a permis à plusieurs séries policières de voir le jour. Après le succès phénoménal en Angleterre de son premier roman Am stram gram, en cours de traduction dans le monde entier, M.J. Arlidge a confirmé son talent avec deux autres romans mettant en scène Helen Grace.

Extrait :
 » Je me disais juste qu’il fallait que vous sachiez qu’elle était un il.
– Pardon ?
– Martina, la prostituée. Y avait peut-être du monde au balcon et tout, mais y a aucun doute, c’était un mec. Il s’est probablement fait opérer au cours des deux dernières années et vu la tronche de son cul, il se pourrait fort bien qu’il ait embrassé le métier avant, même si c’était avec un autre genre de clientèle. Si j’étais vous, je commencerais à chercher de ce côté-là. « 

Résumé et avis :

th (6)Le commandant Helen Grace et son équipe doivent arrêter un tueur particulièrement cruel qui se délecte de transformer des innocents en meurtriers. Pour chacun de ses crimes, il organise une mise en scène dans laquelle ses proies, torturées par la peur, la faim et la soif, n’ont d’autre moyen pour s’en sortir que de tuer.

On entre de plein pied dans l’horreur avec ce titre, l’auteur joue avec nos instincts les plus primaire. Nous sommes totalement partie prenante dans cette histoire.

En effet très vite on s’identifie aux victimes, on entre en empathie. On tremble, on souffre, on vit au rythme de notre lecture. Mais, en plus, on fait jouer notre petit coté voyeur.

Oui, nous sommes partie prenante, et nous, qu’aurons nous fait dans de telles circonstances ? Quelles auraient étaient nos pensées, aurions nous pu encore raisonner, n’aurions nous pas réagis comme ces victimes ?L’instinct de survie n’est-il pas la plus forte des motivation possible? Notre cerveau reptilien aurait été la seule zone cérébrale que nous aurions réussi à faire fonctionner ?De victime n’aurions nous pas préféré la place de bourreau !

th (1)Difficile de garder la tête froide, d’avoir notre libre arbitre et de rentrer en résistance dans de telles conditions, séquestrés, déshydratés, morts de faim et m’ayant qu’une seule issue échappatoire, tuer pour survivre. Là réside le point fort du livre, car chaque protagoniste n’a pas la même façon de digérer et d’interpréter les fait.

L’auteur nous offre une galerie de personnages exceptionnel. Il a soigné la cadre psychologique de chacun d’eux.

Et puis il y a l’équipe de flic avec un trio choc que l’on aimerai retrouver sur d’autres enquêtes et découvrir leur secret.

Vous l’aurez compris, ce titre est un pur thriller avec son intrigue aussi machiavélique que perverse. Et le style direct et percutant de l’auteur, les nombreux rebondissements sont autant de choses qui rendent la lecture addictive et agréable.

Un sacré bon page-turner à découvrir de toute urgence…

Un auteur à suivre assurément .

Extrait :
 Sam dort. Je pourrais le tuer là, maintenant. Son visage n’est pas tourné vers moi : ce ne serait pas difficile. Se réveillerait-il si je bougeais ? Essaierait-il de m’arrêter ? Ou serait-il simplement soulagé que ce cauchemar finisse ? Je ne peux pas penser des choses pareilles. Il faut que j’essaie de me rappeler ce qui est vrai, ce qui est bon. Mais quand on est prisonnier, les jours paraissent sans fin et l’espoir est le premier à mourir. Je me creuse la tête en quête de souvenirs joyeux susceptibles de repousser les idées noires : ils sont de plus en plus durs à convoquer. Nous ne sommes là que depuis dix jours (onze ?), et pourtant la vie normale ressemble déjà à un souvenir lointain. On faisait du stop après un concert à Londres quand c’est arrivé. Il pleuvait des cordes, plusieurs voitures nous avaient déjà dépassés sans même nous jeter un regard. Trempés jusqu’aux os, on s’apprêtait à retourner à l’abri quand une camionnette a fini par s’arrêter. À l’intérieur, il faisait chaud, il faisait sec. On nous a offert du café venant d’une bouteille Thermos. Sa seule odeur a suffi à nous revigorer. Au goût, c’était encore meilleur. Nous n’avions pas conscience que ce serait notre dernière gorgée de liberté. Quand je suis revenue à moi, j’avais la tête comme une casserole. Une croûte de sang sur les lèvres. Fini la camionnette douillette. J’étais dans un endroit glacial, obscur. Etais-je en train de rêver ? Derrière moi, un bruit m’a fait sursauter. Ce n’était que Sam qui se relevait en titubant. On avait été dépouillés. Dépouillés et largués. Laborieusement, j’ai avancé en me tenant aux parois qui nous entouraient. Des carreaux froids, durs. J’ai percuté Sam et je l’ai étreint une seconde, inhalant cette odeur que j’aime tant. Cet instant passé, l’horreur de la situation nous a frappés. On était dans une fosse à plongeon. Délaissée, mal aimée, elle avait été privée de ses plongeoirs, de ses panneaux, même de ses marches. Tout ce qui pouvait être récupéré l’avait été. Ne restait qu’un bassin profond et lisse, impossible à escalader. Ce putain de monstre écoutait-il nos cris ? Probablement. Car quand on a fini par se taire, c’est arrivé. Un portable sonnait : durant une seconde merveilleuse, on a cru à l’arrivée des secours. Ensuite on a vu l’écran du téléphone éclairé sur le sol du bassin. Sam n’a pas bougé, alors j’ai couru. Pourquoi moi ? Pourquoi fallait-il toujours que ce soit moi ? «Bonjour Amy.» À l’autre bout du fil, la voix était déformée, inhumaine. J’avais envie d’implorer pitié, d’expliquer qu’il s’agissait d’une terrible erreur, mais le fait qu’on connaisse mon nom m’a vidée de toute conviction. Comme je ne répondais pas, la voix a enchaîné, implacable, froide : «Est-ce que tu veux vivre ? – Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous nous av… – Est-ce que tu veux vivre ?» Pendant une minute, impossible de répondre. Ma langue refuse de m’obéir. Ensuite : «Oui. – Par terre, à côté du téléphone, tu trouveras un flingue. Il y a une balle dedans. Pour Sam ou pour toi. C’est le prix de votre liberté. Vous devez tuer pour vivre. Est-ce que tu veux vivre, Amy ?» Impossible de parler. J’ai envie de vomir. «Alors, oui ou non ?» (…)
Pour lire le début c’est ICI

L’exécution de Noa P. Singleton de Elizabeth L. Silver.


téléchargement (40)Le livre : L’exécution de Noa P. Singleton de Elizabeth L. Silver. Paru le 12 février 2015 chez Gallimard à la Série Noire.
368 pages, 22.5 X 15.5 cm

Noa P. Singleton, trente-cinq ans, attend depuis dix ans dans le couloir de la mort du pénitencier pour femmes de Pennsylvanie. Elle doit être exécutée dans six mois, condamnée pour un double homicide. Lors de son procès, elle n’a pas expliqué son geste. Elle estime qu’elle mérite sa punition. Elle attend la paix. C’est alors qu’un jeune avocat vient la solliciter pour qu’elle dépose un recours en grâce. Il pense pouvoir mettre au jour de nouveaux éléments. Noa s’aperçoit bientôt qu’il est employé par la redoutable Marlène Dixon, la mère de celle qui fut sa victime. Pourquoi Marlène, dix ans après, voudrait-elle l’épargner? Et pourquoi, en ce jour de l’an 2003, la flamboyante Noa a-t-elle tué une jeune femme enceinte, qui aurait pu être son amie, ou sa soeur? Noa ne veut pas de grâce ; elle désire juste en finir. Mais qui résisterait aux manoeuvres de Marlène? Tissé de flash-back, tendu vers le «Jour J», L’exécution de Noa P. Singleton est un imparable thriller psychologique, ainsi qu’une réflexion saisissante sur l’identité et la culpabilité.

images (20)L’auteur : Après des études de droit et d’écriture créative aux USA et en Angleterre, Elizabeth Silver a été professeur puis avocate avant de se consacrer à l »écriture. Elle vit actuellement à Los Angeles.

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Résumé et avis :

Cela fait dix ans que Noa P Singleton attend la mort au pénitencier pour femmes de Pennsylvanie. Condamnée pour avoir assassiné Sarah Dixon, la petite amie de son père, elle n’a jamais vraiment avoué ce crime dont les circonstances sont restées mystérieuses.

Six mois avant son exécution, Oliver Stansted, un jeune avocat mandaté par la mère de la victime, lui rend visite. Il lui apprend que même si Marlene Dixon est toujours persuadée de sa culpabilité, elle est devenue une farouche adversaire de la peine de mort et s’est décidée à lancer une procédure de clémence en sa faveur. 

Pour cela, Stansted doit rouvrir le dossier de l’affaire, tout savoir sur la jeune femme et sur ce qui s’est passé la nuit du meurtre. Nous découvrons donc peu à peu les rouages de l’engrenage infernal qui a conduit au drame, par le biais des souvenirs de Noa : l’égoïsme de sa mère, la traumatisante fausse couche qui l’a poussée à arrêter ses études, la rencontre avec un père qu’elle n’avait jamais connu, la relation entre ce dernier et Sarah (qui avait le même âge qu’elle), les manipulations de Marlene Dixon pour mettre fin à cette aventure.
Plus nous avançons dans le récit, plus nous comprenons que Noa n’est pas réellement et véritablement coupable, bien que. On comprend aussi  que Marlene ne souhaite absolument pas la sauver et lui éviter la peine capitale. Ce qui m’a marquée, c’est la position de l’auteur sur la peine de mort. C’est culotté pour un premier roman. Et si l’exécution de Noa P Singleton est un polar haletant et diabolique, il engage le lecteur qui ne peut pas rester indifférent. Un profond thriller psychologique mais aussi une réflexion intérressante sur  l’identité et la culpabilité et sur l’application de la peine de mort.
Elizabeth Silver maîtrise parfaitement son histoire. Et c’est une tragédie terriblement ordinaire qui se joue devant nos yeux dont on sait la fin inéluctable.

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