La Millième chasse aux livres #3


La Millième chasse aux livres #3

Je reviens vers vous ce soir car demain il y aura un nouvel abandon de livre par Collectif Polar

Et oui souvenez-vous, nous fêtons notre « Millième article »

Et pour l’occasion nous vous offrons des bouquins en organisant une grande chasse aux livres.

Allez place aux indices.

Le troisième livre sera abandonné en Bretagne

Entre Rennes et Saint Malo

Un chef-lieu du canton  située dans le département d’Ille-et-Vilaine

Avec un magnifique château.

Mais voyez par vous même

 

Nous partirons aujourd’hui sur les traces de François-René de Chateaubriand.

Du coté de la demeure familiale des Chateaubriand

Mais ce n’est pas au château que vous trouverez le livre.

Non ce sera en ville

Dans le bourg de Combourg

Chateau combourg bandeau_patrimoine

Là où on forme de futurs bacheliers

oui…

Cherchez plutôt du coté du Lycée.

Du coté de l’esplanade, peut-être !

Un dernier indice

statue lycée Chateaubriant Combourg

Oui au pied de cette statut sera abonné le livre ci dessous !

Le livre abandonné, justement, lequel est-ce ?

« La promesse de l’ange »

la promesse de l'angeRocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l’honneur de l’Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l’au-delà, une grande abbaye romane.
Mille ans plus tard, Johanna, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d’une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.

Elle fait depuis son enfance d’étranges rêves de moine décapité. Des fouilles archéologiques menées dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel mettent à jour une histoire d’amour vieille de mille ans entre un moine bénédictin et une jeune femme celte suppliciée par les quatre éléments.
Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires… sur le chemin du temps, de la passion, de l’absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d’un monde dont on ne revient pas indemne.

Un thriller médiéval basé sur la structure même de l’abbaye. Un roman initiatique doublé d’un thriller métaphysique, un suspense érudit et fascinant de Violette Cabesos et Frédéric Lenoir.

La promesse de l’ange  de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos. Paru le 3 mars 2004 chez Albin Michel. 22€50  ; (489 p.) ; 24 x 16 cm.
Réédité en poche le 1er avril 2010 chez Le livre de Poche . 7€90 ; (627 p.) ; illustrations en noir et blanc ; 18 x 11 cm

  Allez belle chasse à vous amis Bretons

Et c’est certain d’autres bouquins seront déposés dans votre belle région dans les mois qui viennent

A très vite donc

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Les noces macabres de Jean-François Coatmeur.


Le livre : Les noces macabres de Jean-François Coatmeur. Paru le 25 mai 2016 chez Albin Michel. 15€ ; (217 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

L’auteur : L’homme aux 28 romans policiers : Jean-François Coatmeur est né le 26 juillet 1925. Il est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004. Tous ses romans sont des policiers, romans psychologiques assez noirs. Il a remporté le Grand prix de littérature policière en 1976 et le Prix mystère de la critique en 1981.
Extrait : 
Lestafou fit le tour de l’appartement, ouvrant chacune des fenêtres au passage et essayant sans succès de percer l’épais capiton qui noyait le décor.
Il s’apprêtait à refermer l’une des deux baies qui donnaient sur la cour, à l’arrière, lorsque des bribes de conversation montèrent jusqu’à lui, déformées par le matelas humide. Plusieurs personnes au-dessous étaient engagées dans une discussion animée, dont il ne distinguait pas un traître mot.
Lui parvint également la double note d’un véhicule de secours, au loin. Devant lui, aux façades des immeubles bordant la cour, des fenêtres s’allumaient et des formes, en contre-jour, s’agitaient.
– Les pompiers, remarqua Céleste, qui tendait l’oreille elle aussi. Clovis, on dirait qu’ils approchent.
À nouveau Lestafou se pencha dans l’embrasure. Une voiture à l’instant stoppait sèchement tout près, à la hauteur de l’immeuble, et des portières claquaient.
– Nom de Dieu ! s’écria-t-il, la voix blanche. Céleste, m’est avis que c’est pour nous !

Emilie délivre son avis

***LES NOCES MACABRES de Jean-François Coatmeur***

Résumé :

Brest, 1987. Une fête trop arrosée tourne au viol collectif d’une jeune fille, Nanou. Jetée par la fenêtre, elle est laissée pour morte, mais survit. Les années passent, elle élève sa fille Chris sans rien lui révéler de son passé. A sa mort, elle laisse à celle-ci une lettre contenant les noms des quatre coupables impunis, devenus notables. Pour Chris, le temps de la vengeance est venu.

L’avis d’Emilie :

Ce livre porte très bien son nom. Et pour tout vous dire, il n’y a pas que les noces qui sont macabres dans cette histoire…
Tout commence en 1987, à Brest. Une petite fête qui tourne mal…
2011- Les anciens membres d’une bande reçoivent tour à tour un coup de fil de menaces. Qui les appelle ? Pourquoi les menace-t’ils ? Qu’ont-ils à se reprocher ?
Jean-François Coatmeur distille savamment les indices et nous entraîne dans cette sombre histoire avec une stupéfiante maîtrise.
Un très bon livre pour les amateurs de suspense. Amatrice de ce genre, j’ai adoré cette histoire ❤️🙂

Merci aux Éditions Albin Michel pour leur confiance.

Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec


Le livre : Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec : Une enquête du commissaire Dupin.  Traduit de l’allemand par Amélie de Maupeou. Paru le 3 avril 2014 aux Presse de la cité dans la collection, Terre de France. 21€ ; (372 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité en poche chez Pocket  le 2 avril 2015.  6€95 ; (357 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Pont-Aven. Entre fest-noz et ciel azur, trop azur, la saison estivale démarre en fanfare. Jusqu’à ce qu’on retrouve le propriétaire du mythique hôtel Central dans une mare de sang.

Tous les témoignages – membres du personnel, héritiers, voisins et amis – convergent, lisses et sans faille. Et pourtant… Le commissaire Dupin, un Parisien récemment muté dans ce bout du monde et en voie d’adoption, suit la piste d’une toile de Gauguin, inconnue jusque-là, et s’adjoint les services d’une ravissante experte en art, pour confondre un assassin qui se rêvait millionnaire.

L’auteur :  Jean Luc Bannalec est né à Bonn , en 1966.  Son vrai nom est Jörg Bong.

Editeur allemand, traducteur, critique littéraire et écrivain, il est, depuis 2008, directeur de la maison d’édition S. Fischer Verlag.

Il a étudié la littérature allemande, la philosophie, l’histoire et la psychologie à l’Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn et à l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main.

Il obtient son doctorat à Francfort sur le concept de l’imagination et les enjeux esthétiques entre la fin du siècle des Lumières et le début du romantisme dans l’œuvre de Ludwig Tieck .

Depuis 1997, Jörg Bong travaille pour S. Fischer Verlag et vit Francfort-sur-le-Main. Il est aussi co-rédacteur en chef du magazine littéraire Neue Rundschau.

En mars 2012, sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec, il publie « Bretonische Verhältnisse – Ein Fall für Kommissar Dupin » (« Microcosme breton – Un cas pour le commissaire Dupin ») qui rentre dans la liste des best-sellers du magazine Der Spiegel. Il connait un véritable succès en Allemagne et le livre se vend à plus de 250000 exemplaires. Il a été traduit en français sous le titre « Un été à Pont-Aven », sorti en France en avril 2014.

Extrait :
« Ce 7 juillet promettait d’être une magnifique journée d’été. L’une de ces belles percées de soleil typiques de l’Atlantique, qui avaient le don de rendre le commissaire Dupin parfaitement heureux. Le bleu du ciel semblait déteindre sur tout. Inhabituellement chaud pour la Bretagne au petit matin, l’air était aussi très léger, transparent, donnant à toute chose une présence claire et précise. Hier soir, encore, régnait une atmosphère de fin du monde. De monstrueux nuages noirs, lourds et menaçants, avaient obstrué le ciel, filant à toute allure tandis que des torrents de pluie s’abattaient en rafales. »

 

Voilà que je rentre de vacances, et déjà la Bretagne me manque.

Aussi comme j’ai sous la main quelques livres de poches qui ressemble beaucoup à du polar de terroir, je vais pouvoir à nouveau m’évader en Bretagne. Et en plus, dans le Finistère sud, un endroit que j’adore et que j’ai adopté il y a déjà plus de 20 ans.

Et puis repartir du coté de Pont Aven alors que je suis dans les transport parisien quoi de mieux pour reprendre en douceur.

Mais qui est donc ce Jean-Luc Bannalec dont je n’ai jamais entendu parler. Pourtant je connais bien la commune de Bannalec entre Concarneau et Quimperlé. Juste au dessus de Pont Aven justement. Alors ce Jean Luc Bannalec serai-il un régional. Et bien non, car Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Mais ça vous le savez déjà puisque je vous ai présenté plus haut notre auteur. Cependant lorsque j’ai eu ce bouquin dans les mains la première fois, je ne doutais nullement de tout cela. J’étais certaine d’acheter un livre 100% bretons ! Mais pas grâve, je vais essayer ce polar germano-breton.

Allez je me lance !

Ah Pont-Aven et sa fameuse école de peinture. 

Je me suis lancé avec avidité dans cette enquête iodée.  J’ai envié le commissaire parisien Georges Dupin, muté au cœur du Finistère. Dans ce petit coin de paradis où il suit la piste de suspects tout désignés – héritiers gourmands et impatients – après le meurtre d’un riche hôtelier et la disparition d’une toile de Gauguin…

J’ai aimé cette balade policière en pays bigouden.

Alors que le commissaire Dupin, auparavant rattaché à Paris, goûte avec joie aux plaisirs de sa vie finistérienne, il est confronté à l’assassinat du propriétaire du célèbre hôtel-restaurant de Pont-Aven, le Central. Pierre-Louis Pennec, propriétaire d’un imposant hôtel du centre-ville de Pont-Aven, est retrouvé baignant dans une marre de sang.

La saison est sur le point de s’ouvrir, et le commissaire va devoir se dépatouiller avec un crime qui le laisse perplexe. En effet Dupin enquête et découvre bientôt que Pennec était en possession d’un Gauguin inédit d’une valeur inestimable, remplacé depuis par une copie. Heureusement, il peut compter sur l’appui d’une jeune experte en art. Car tout, ici, se rapporte à Gauguin. Le Central, le meurtre, la vérité. Et le célèbre peintre, à défaut de pouvoir être l’accusé, n’est peut-être pas non plus totalement innocent…

J’ai aimé ce mélange entre polar régional et guide touristique et culturelle. J’ai plongée dans cette belle bouffée d’air. J’ai suivi avec plaisir les déambulations de ce commissaire attachant. J’ai eu envie de retournée au musée d’Orsay pour revoir les toiles des maîtres de Pont Aven. J’ai surtout eu envie de retournée sur les traces de ces peintres. Comme eux, je suis tombé en amour des paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse. J’ai humé les embruns, senti le vent et le sel marin sur mon visage. J’ai humé la houle du coté de  Port Manec’h entre Aven et Belon. J’ai pris un café à l’Hôtel Marrec.

Oui j’ai fait une belle balade en compagnie du très attachant commissaire Dupin, gourmet et bon enfant. Georges Dupin,un nom choisi en hommage à l’enquêteur d’Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, Le Mystère de Marie Roget et La Lettre volée). Mais qui n’a fait furieusement pensé à un autre Georges et à son commissaire. Oui je parle bien ici du commissaire Maigret et de Georges Simenon. Oui j’ai osé la comparaison et aussi j’en profite pour vous conseiller la lecture de ce titre.

Perso je vais poursuivre cette série avec grand plaisir.

A bah tiens, puisque je suis retournée en Bretagne avec Dupin , pourquoi ne ferai-je pas un détour du coté de Concarneau avec Maigret en relisant Le Chien jaune.

 

 

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? de Jean Failler.


Je profite de mes derniers jours de vacances en Bretagne pour vous parler de polars bretons mais pas que…

Car la Bretagne ouvre sur le monde !

Allez c’est parti pour le(s) premier(s) roman(s)


 Les livres : Une  enquête de Mary Lester ; Volume 30-31 : Te  souviens-tu de Souliko’o de Jean Failler. Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon ; 18€ , 2 vol. ; 18 x 11 cm.

 

 

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? – tome 1Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon .9€ ; (249 p.) ; cartes ; 18 x 11 cm

 

Instamment priée par son patron, le commissaire Fabien, de prendre un mois de convalescence, Mary Lester choisit d’aller se reposer chez l’une de ses amies, Monette Charron, infirmière à Trébeurnou, petit village de la côte sauvage en Finistère Nord.

À peine arrivée, elle se fait agresser par un type étrange qui conduit un énorme tracteur.

Elle réalise très vite qu’une atmosphère délétère pèse sur ce village autrefois paisible. Des animaux domestiques disparaissent, des vieilles personnes sont harcelées chez elles, et il semble que le chef d’orchestre de toutes ces exactions soit l’homme au gros tracteur.

L’individu, qui bénéficie d’appuis politiques, se croit tout permis. L’apparition de Mary dans son périmètre le gênant, il la prend pour cible.

Mais le capitaine Lester, même en permission, n’est pas femme à s’en laisser conter et rend coup pour coup.

La gendarmerie s’en mêle, puis les Renseignements Généraux qui accusent Mary d’avoir provoqué cet homme qu’ils semblent protéger.

La voici tout soudain contrainte, pour se défendre, de fouiller dans le passé mystérieux de l’agriculteur Vanco…

 

Te souviens-tu de Souliko’o ? – tome 2  Paru le 2 octobre 2007 aux Ed. du Palémon .9€ ; (313 p.) ; cartes ; 18 x 11 cm

Ayant appris que Vanco, l’agriculteur irascible, avait séjourné en Australie, Mary s’envole pour ce continent où elle espère trouver quelques réponses aux questions que pose son comportement agressif. Pourquoi Vanco a-t-il abandonné un magnifique domaine australien de trente mille hectares pour une misérable ferme cent fois plus petite en Finistère Nord ? Elle a la chance

d’être accueillie à bras ouverts par la famille résidant sur le domaine autrefois exploité par Vanco. Et là, les choses commencent à s’éclairer. Elle a même la possibilité, grâce à un ancien policier de brousse, d’enquêter jusque dans la tribu aborigène des Musgrave qui, depuis la nuit des temps, occupe le territoire des Trois Rivières, l’endroit où se trouvait le ranch de Vanco. Celui-ci a laissé derrière-lui un souvenir déplorable et personne ne semble le regretter. Après un séjour enchanteur sous le soleil du printemps

austral, elle retrouve l’automne breton et son concert de pluies et de vents. Elle retrouve aussi les enquêteurs des RG qui n’ont pas lâché la piste. Accusée de tous les méfaits, contrainte de se défendre devant un conseil de discipline qui ressemble plus à un tribunal qu’à autre chose, voilà une nouvelle fois Mary Lester dans de vilains draps. Réussira-t-elle à se sortir du traquenard qui lui est tendu ?

L’auteur : Né en 1940 à Quimper, il est l’auteur de pièces de théâtre, de romans historiques et de romans policiers. La série Les enquêtes de Mary Lester connaît depuis plusieurs années un grand succès (47 numéros à ce jour). Il vit et écrit à l’Ile-Tudy (Finistère).


 

 

Mon Avis :

 On retrouve, toujours avec le même plaisir, l’intrépide Mary Lester, héroïne de cette 30ieme aventure. Toujours prête à défendre la veuve et l’orphelin, elle n’en est que plus sympathique. Ici elle va essayer de comprendre pourquoi le sympatique villageoù elle séjourne est en proie à des  événements mystèrieux . Et tenter de venir en aide à ses habitants .Et même dans ce combat sans doute perdu d’avance, ce David contre Goliath, notre jeune policière galvanisée par toutes ses embûches, nous entraîne dans une enquête trépidante et pleine de rebondissements. Il est à noter aussi que c’est Jean Failler qui reprend la plume ici, car depuis 6 romans c’était Mary Lester qui nous contait ses histoires. Et on ressent parfaitement tout au long de la lecture la jubilation de l’auteur qui au passage règle sans doute quelques comptes . Et on jubile avec lui, car l’on retrouve une Mary Lester plus que jamais galvanisée et revancharde, tout comme son créateur. Avec une touche d’exotisme. Et qui rend  au passage hommage à la culture aborigène. Jean Failler avec une narration rythmée nous propose une histoire captivante sur 550 pages en deux tomes que l’on dévore avec impatience. Une nouvelle fois basées sur des faits réels, cette enquête se confronte au contexte social et culturel actuel.

Mary Lester sous les traits de Sophie de la Rochefoucauld dans les adaptations TV

Extrait de Mary Lester -2- Les diamants de l’archiduc

 

 

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Extrait du 1er chapitre :

Où Jean Failler reprend la plume et où Mary Lester se voit infliger un mois de congé avec solde. Pour le trentième récit de ses aventures et mésaventures, Mary Lester m’a instamment prié de reprendre la plume. Je m’étais bien juré de ne plus me mêler de sa vie, mais Mary a été plus éprouvée par son enquête à Brest qu’elle veut bien l’avouer. Ceux qui l’ont suivie au cours de ses pérégrinations du monastère de Landévennec au port de commerce de Brest savent combien cette affaire a été rude et comment elle s’est terminée tragiquement, dans la fureur et dans le sang. Un voyou est mort, trois autres ont été blessés et le lieutenant Fortin a failli perdre la vie ; Mary elle même a eu le cuir chevelu entamé par une balle. À deux centimètres près, elle aussi aurait eu droit à la médaille d’honneur de la police à titre posthume. Elle a eu beau faire la brave, on ne sort pas intacte d’une telle aventure. Je ne la sentais plus dans de bonnes dispositions pour écrire. Alors, je lui ai proposé mes services, qu’elle a acceptés avec empressement. Son patron, le commissaire Fabien, sur recommandation du psychologue de la police, l’avait mise en disponibilité pour un mois, ce qui, bien sûr, l’avait fait râler :— Je ne suis pas malade, que diable ! avait-elle dit en apprenant cette mesure.— Ordre du médecin, avait tranché le commissaire Fabien. Reposez-vous, prenez du bon temps… — Du bon temps… du bon temps… vous en avez de bonnes, avait-elle grommelé. Puis elle s’était inquiétée :— Fortin est-il lui aussi en congé ? Le commissaire Fabien avait eu un geste de la main pour évacuer la question :— Fortin, ce n’est pas pareil !

Réponse qui avait fait croiser les bras à Mary :— Comment ce n’est pas pareil ? avait-elle demandé avec indignation. Il a été plus gravement blessé que moi ! Il était à l’article de la mort, souvenez-vous… — Je m’en souviens parfaitement, avait coupé lecommissaire, agacé. Finalement, tout le monde sortait de l’hosto, dans ce commissariat : Fortin et Mary pour blessures, le commissaire Fabien à la suite d’un grave ennui de santé. Mais celui-ci avait repris du poil de la bête après son opération. Il avait arrêté le tabac, et ça se voyait. Il n’avait plus la mine terreuse des gros fumeurs, son teint s’était éclairci et son visage sérieusement remplumé.


RECIDIVE – Sonja Delzongle


RECIDIVE – Sonja Delzongle

4ème de couv :


Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

 

Le petit avis de Kris

Que de chemin parcouru depuis DUST, qui déjà, était une belle réussite ! Ici une belle Récidive où Sonja affûte ses crayons, affine et assoie son style.
L’intrigue nous prend dans ses filets (de pêche) et ne nous lâche plus, les mailles sont serrées et ne laissent passer les indices qu’au compte gouttes jusqu’à ce que se dessine un faisceau de signaux (rouge, vert …) qui vous titillent et maintiennent le suspense jusqu’au bout !
Bref mon avis est que l’auteure a pris de la hauteur et atteint sa vitesse de croisière, ce qui augure de grands moments à venir en compagnie d’Hanah !

 

Vous pouvez aussi allez voir ICI l’avis de Ge sur Récidive

 

Récidive de Sonia Delzongle


Récidive de Sonia Delzongle, le chouchou du week-end

Le livre : Récidive de Sonia Delzongle. Paru le 6 avril 2017 chez Denoël dans la collection Sueurs froides.  20€90 ; (411 p.) ; 23 x 16 cm.

4ème de couv. :

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.

À New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?

La confrontation est inévitable.

Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

L’auteur : Sonja Delzongle est née le 28 août 1967 à Troyes dans l’Aube d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d’un bar de nuit) et écriture. C’est en 2011 qu’elle commence l’écriture de Dust. Sa passion pour l’Afrique, qui remonte à sa petite enfance, l’a amenée à y faire de multiples séjours. Sonja Delzongle, dont la jeunesse a été marquée par la guerre en Serbie, a été confrontée en Afrique à une autre vision de la violence et de la misère, et a voulu l’explorer dans ce thriller très réaliste. Elle partage aujourd’hui sa vie entre Lyon et la Drôme.
Extrait : 
Contre ses cuisses, entre ses mollets que protègent des chaps en cuir, ondulent à chaque foulée dans le sable les muscles gonflés sous la robe havane luisante de sueur. Il perçoit le moindre frémissement du cheval auquel il est soudé dans une course silencieuse. Seul le roulement feutré des sabots sur le sable, mêlé au souffle régulier de la jument, lui parvient. L’accord parfait entre le cavalier et sa monture. Ensemble, ils sont un tout.

 

Mon petit avis :

Les chouchous du week-end reviennent sur Collectif Polar et de la plus belle des manières puisque c’est le dernier opus de Sonja Delzongle qui ré-ouvre le bal après plusieurs semaines de suspension. Et Récidive est la titre parfait pour le retour de mes chouchous.

Erwan Kardec vient d’être libéré après vingt-cinq ans de prison. Condamné pour le meurtre de sa femme, il avait été dénoncé par sa fille. Sa santé se dégrade mais, avant de mourir, il veut la retrouver pour la tuer. Hanah Baxter, profileuse, vit dans l’angoisse. Elle sait que son père a été libéré et, même si elle a changé d’identité, elle est certaine qu’il va la trouver.

Voilà la toile de fond est posé. Sonja Delzongle revient avec Récidive, le troisième opus des aventures d’Hanah Baxter. Si vous avez suivi celles-ci vous savez déjà qu’Hanah porte en elle un lourd secret. Aussi en ce premier semestre 2014, sa vie risque-t-elle bien de basculer, elle le sais et elle va devoir affronter ses peurs. Elle si prépare mais est-elle vraiment prête. N’est-on jamais prêt à affronter nos pires cauchemars m^me quand on veut, comme Hanah, à tout prix connaître et apprendre la vérité.

Vous l’aurez compris dans cet opus, Sonja Delzogle nous entraîne avec elle dans le passé de son héroïne. Elle a décidé de nous dévoiler une partie de l’histoire d’Hanah. Elle la met au coeur de son intrigue pour mieux nous la révéler. Nous montrer ses forces mais aussi ses faiblesses et ses failles. Car si Baxter est dans une profileuse de renommée internationale, si elle a parfaitement réussi sa vie professionnelle, Hanah a quant à elle plus de mal à stabiliser sa vie sentimentale. Car en effet si Hannah Baxter peut sembler être droite dans ses bottes, on sent bien que ça et là il y a des fragilités. C’est ce qui la rend si touchante, si attachante, si complexe aussi. C’est ce qui lui confère sans charisme. Car Hanah Baxter est un personnage que l’on aime. Et que l’on aime retrouver aussi.

Aussi quand j’ai su que ce titre allait sortir, je savais que j’allais le lire et je n’ai pas pu résister à la tentation de filer l’acheter chez mon libraire dès le jour de sa parution. Il me le fallait coûte que coûte. Et je sais déjà que je lirai le prochain car j’avoue je suis devenue une fan inconditionnelle de Sonja Delzongle.

Il faut dire que Sonja, si elle a décidé de garder son personnage central, d’en faire un personnage récurrent que l’on aime retrouver d’un livre à l’autre, n’écrit jamais la même histoire. Elle ne reprend jamais les mêmes schémas.

Mais il y a une constance dans ses bouquins. C’est celle qu’elle met à défendre les différences. Et ici encore il y est question d’homosexualité, d’acceptation de soi, du regard des autres. De se construire malgré l’homophobie de ces proches, de sa propre famille, de la société dans laquelle en vit, du milieu dans lequel on travaille. Il est, encore aujourd’hui plus facile d’être gay quand on évolue dans un milieu culturel plutôt qu’au sein de l’armée ou la police. Plus facile de le dire à son entourage professionnel, à le vivre au grand jour, sans se soucier du qu’en dira t’en et du jugement culpabilisant cassant et blessant voire méprisant et humiliant des autres.

Alors merci pour tout cela Sonja et pour le reste aussi. Car si ta plume est au top et plus affûtée que jamais, tu nous gratifies en plus d’une belle histoire d’amour et d’amitié naissance, une parfait suspense et d’un twist surprenant. Tu nous offre une histoire sensible, humaine et sensuelle à la fois.

Un énorme coup de coeur.

Mais…Dis-moi, Sonja, c’est quand que tu reviens nous enchanter à nouveau ?

Bon moi en attendant je vais me faire un plateau d’huître.

 

 

La légende de la morte de Yannick Gloaguen


Le livre : Une enquête du commissaire Le Bleiz : La légende de la morte de Yannick Gloaguen.  Paru le 13 novembre 2013 chez Yoran Embanner. 12€ ; (317 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv : La légende de la morte

Kerguennec et son port de pêche autrefois florissant. La vie est devenue plus dure, la jeunesse sombre dans la drogue et le soleil a définitivement déserté la ville.

A la maison de retraite, on découvre le corps brisé d’une nonagénaire. Cette ancienne résistante, et maire de Kerguennec, est tondue. On lui a tracé une croix gammée sur le front.

Le commissaire Le Bleiz, entouré de ses habituels « complices », va enquêter sur un passé décidément bien obscur, mêlant les actions des uns et des autres pendant la Seconde Guerre Mondiale. Du Parti National Breton et le Bezenn Perrot, en passant par la Résistance, les maquis et le camp Margueritte à Rennes, les survivants et parfois les morts ont leur mot à dire, jusqu’à ce que… une vérité éclate.

Un polar où les évènements de la Seconde Guerre mondiale remontent à la surface comme tant de souvenirs oubliés et qui font éclater les bulles, parfois nauséabondes, d’un passé secret.

L’auteur : Né en 1959, Yannick Gloaguen habite le Pays bigouden. Passionné de livres, il écrit depuis plusieurs années pour son plaisir et pour celui de son entourage. Après le succès des deux premiers volets des enquêtes du Commissaire Le Bleiz, il publie ici son troisième roman. Yannick Gloaguen est l’animateur d’un atelier d’écriture pour adultes dans une médiathèque.
Extrait : 
Les oranges sales des lampadaires se reflétaient dans les flaques d’eau noirâtre. Novembre, décembre, les mois noirs étaient loin. Mars s’était pointé avec sa pluie habituelle, mais sans chaleur. Au début de la journée, un disque blanchâtre avait peiné à apparaître derrière de grosses circonvolutions grisâtres. Mais celui-là ne méritait pas de porter le nom de soleil.
Sur le quai, des petits tas de copeaux blancs tombés d’une remorque de la glacière achevaient de fondre dans cet hiver de pacotille finissant.
La halle à marée froide résonnait du frottement des caisses de poissons morts que l’on traînait sur le sol cimenté.

 La Chronique De Virginie

La légende de la morte – Yannick Gloaguen

Comment choisissez-vous un bon livre ?

Je me suis souvent posé la question sur mes critères de choix pour me décider à l´achat d´un roman. J´ai le chemin facile de l´auteur, celui que je connais et qui ne m´a pas encore déçue. Celui de la curiosité, par une couverture qui attire mon attention ou un titre qui me fait déjà imaginer les contours d´une histoire possible. Et puis celui de la raison, dirigé par la lecture d´un résumé qui fait naitre l´envie d´en savoir plus. Et il y a l´achat facile, celui qui réunit tous ces critères. « La légende de la morte » en fait partie. Mais qu´en est-il du subconscient ? De ces petits détails qui relient un roman à votre vie personnelle ?

Le troisième roman policier de Yannick Gloaguen est ce genre d´acquisition qui a touché ses sentiments palpables mais indescriptibles : un arrière-plan de seconde guerre mondiale par une croix nazi qui évoque un « paysage » franco-allemand, encore lourd à porter de nos jours et auquel je fais face au sein de ma chair. Des coulisses bretonnes ou tous les traits de caractères des fiers porteurs du Gwenn ha Du sont évoqués sans faux-semblant. Une nonagénaire dont ma première question non véritablement formulée était de savoir si elle allait devenir une Tati Danielle à l´image de ma grand-mère ou une petite mamie innocente dont j´ai toujours rêvée et dont l´assassinat de fiction arriverait à me peiner. La fascination de ces personnes âgées, riches de souvenirs d´une période de nos livres d´histoires. De souvenirs et de secrets. Secrets à taire ou secrets à faire taire ?

Et voilà les bases d´une intrigue que l´on suit, réconforté par la présence d´un commissaire bourru mais sympathique et de son équipe dévouée. On se laisse porter par les détails qui vous font découvrir les lieux comme si vous y étiez. Une écriture fluide, colorée, olfactive, rugueuse et délicate qui vous emmène sur de faux chemins derrière des personnages déjà condamnés mais innocents ou vous fait marcher à côté d´autres, chaleureux mais trompeurs. Le doigté des croisements de l´auteur vous tient en haleine de page en page. On s´attache, on se détache, on aime et on commence à haïr…et puis on sait mais ça, je le garde ici pour moi.

Un troisième roman exceptionnel qui me fera faire un autre achat facile : le nouveau roman de Yannick Gloaguen « L´ile des enfants perdus »

Le chant des âmes de Frédérick Rapilly


Mes petites lectures
9782953499841,0-1198182Le livre : Le chant des âmes de Frédérick Rapilly.Paru le 1er juin 2011 chez Critic. 20€30; (370 p.) ; 20 x 14 cm.

Quatrième de couverture

« Cela pourrait être elle. Ou elle ! Ou encore elle ! Son regard glisse d’une silhouette à une autre.
La pulsion est là. La migraine aussi. Il doit se contrôler. Ce n’est ni le lieu, ni le moment. »

Quand des touristes découvrent le corps crucifié d’une jeune femme au coeur de la forêt de Brocéliande, les médias se déchaînent et l’affaire fait vite la Une de l’actualité.

Alors que la police s’oriente vers un rituel satanique, Marc Torkan, ex-grand reporter, est chargé d’une contre-enquête par son ancien rédacteur en chef. Accompagné d’une photographe inexpérimentée, il comprend rapidement que la police fait fausse route : la veille du meurtre, la victime semble s’être rendue à une rave-party. L’enquête prend un tournant inattendu lorsqu’en Thaïlande, un deuxième cadavre est retrouvé en marge d’un événement similaire.

Pour le journaliste et sa coéquipière, la chasse au scoop se transforme en chasse à l’homme. Seuls, ils se lancent sur la piste d’un tueur en série, qui choisit ses proies dans le tumulte et la fièvre des nuits électro.

220px-Frédérick_RapillyJournaliste, ex-grand reporter et DJ, Frédérick Rapilly est l’auteur de trois essais ; le dernier en date porte sur la série télé Le Mentalist. Il est né le 15 mai 1968 à Vannes.
Fan de polar depuis toujours, il tient aussi un blog où il chronique régulièrement les oeuvres des plus grands maîtres du genre. Dans Le Chant des Âmes, son premier roman, il concilie ses deux passions – la musique et le policier – et nous offre un thriller époustouflant qui nous promène aux quatre coins de la planète, à la poursuite d’un terrifiant psychopathe.

 

Lecture d’avant

Résumé et petit avis :

 Le cadavre mutilé et crucifié d’une jeune femme est découvert en Bretagne, dans la forêt de Brocéliande, quelques jours après la traditionnelle rave-party qui se tient dans les environs.

Alors que les autorités y voient un rituel païn ou sataniste et que les médias s’emparent de l’affaire. un  et une photographe

Arraché à sa retraite par son ancien patron de Paris Flash, Marc Torkan, ex-grand reporter, retrouve le goût de l’investigation. Accompagné d’une jeune photographe ambitieuse, ils mènent une contre-enquête. Ils s’oriente bientôt vers une piste négligée. Et  se lancent sur les traces d’un étrange tueur.

La musique pulse et la fièvre monte…

Voici un livre duquel je suis sortie étourdie. Une vrai claque. L’auteur nous propose un thriller très original, par son contexte tout d’abord mais aussi par son rythme. En effet tout cela est très musical, chaque chapitre est introduit par Nick Cave et ses « Murder ballads ». De plus l’auteur place son intrigue dans l’univers de la musique techno et plus particulièrement dans les rave-party où des milliers de jeune gens entrent véritablement en transe et ce, à l’unisson. Une vrai découverte donc pour une lectrice peu familière à ce genre musical.Un atout supplémentaire à ce livre s’il en fallait un : Frédérick Rapilly a su, grâce à ses descriptions, nous faire voyager, de Bretagne en Thaillande, des îles Canaries à Bali en passant par l’Ukraine. Un vrai régal à découvrir d’urgence.

Un livre parfait pour vos vacances !

Un coin de paradis de Isabelle Micaleff


IM  le livre : Un coin de paradis  de Isabelle Micaleff. Paru le 11 décembre 2015 chez Sixto éditions dans la collection le Cercle.  16€ ;  (197 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv :

Un coin de paradis

Quoi de mieux pour apaiser un coeur brisé que des vacances en bord de mer ? C’est animé de cet espoir que Paul Tribot quitte Paris, en ce mois d’avril 1990. Il a dans les poches les clefs d’un coin de paradis, une petite maison tranquille et isolée, sur la côte bretonne.

Grisé par l’audace de ce voyage improvisé, il accueille à bord de sa voiture une jeune femme dont il croise la route. Un moment d’égarement qu’il va amèrement regretter. Elle aussi a besoin de se mettre au vert, et la destination de Paul lui apparaît comme une planque idéale. Tribot, qui n’a pas l’étoffe d’un héros, se retrouve pris au piège. La route des vacances ne mène pas toujours au paradis.

C’était clair maintenant : ils allaient mourir, tous les deux. Commença pour Paul Tribot un remue-méninges effréné. Il devait trouver une issue pour échapper à la mort.

IM&&&L’auteur :

Isabelle Micaleff a créé en 2011 les éditions En cours dédiées aux livres d’artistes. Par ailleurs, elle a depuis ouvert un café culturel collectif, Le Lieu commun à Jugon-les-Lacs, qu’elle anime tout en poursuivant son travail d’écriture.

Extrait : 
 » La mer brumait dans le soleil et l’on ne pouvait distinguer la ligne séparant la terre des eaux happée par cette atmosphère sauvage, Nathalie sentait qu’elle aurait pu rester ici un bout d’éternité. »

Résumé et petit avis :

Après une rupture difficile, Paul Tribot décide de quitter Paris pour aller se ressourcer en Bretagne, dans une maison en bord de mer. Pendant son trajet, il croise la route d’une jeune femme qui éprouve les mêmes besoins de changer d’air. Paul l’invite à l’accompagner en Bretagne mais il regrette amèrement sa proposition.

Nous allons suivre ici un quatuor de personnages qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Enfin presque.

Il y a Paul Tribot, bien entendu, un soir de blues, a eu le malheur de s’arrêter prendre une auto-stoppeuse. Il y a cette auto-stoppeuse, Nathalie Nelson par qui tous les malheur de Paul arrivent . Nathalie, qui en route, braque une station service et contraint Paul a la suivre dans sa fuite. Il y a  l’ami d’enfance de Nathalie, que Paul va être contraint de récupérer. Et puis il y aura cette jeune fille, Marie Fressier, qui cherche une voiture pour la mener de Rennes à Lorient.

Et il y a aussi la Bretagne, véritable personnage central de ce roman. Ce bout du monde qui aurait du être un coin de paradis. Cette maison isolée, entre l’océan et l’étang qui la borde, cet ancien corps de ferme rénové avec goût si chaleureux et agréable pour oublier ses soucis, se ressourcer ou encore se planquer.

La Bretagne comme décor pour suivre cette confrontation. Où les personnalités des uns et des autres vont se révéler. La cohabitation forcée va même les exacerber. La promiscuité n’arrangeant rien à l’affaire !

A un récit, qui, une fois commencé, vous est impossible de lâcher jusqu’à sa conclusion. Car
Isabelle Micareff aime les mots et ça se sent. Son écriture est subtile, délicate. Elle tranche franchement avec la noirceur du récit.

Avec Un coin de paradis, elle signe un premier roman entre road trip et huis clos angoissant.

Une très belle découverte.

IM&

Lazarus / Emanuel Dadoun


Mes petites lectures

LazarusLe livre : Lazarus / Emanuel Dadoun. Publié en 2010 aux Éd. Sarbacane dans la collection Exprim’noir . (246 p.) : 22 cm

 

Citation :

Les morts font toujours chier.

 

 

L’inspecteur Kowalski enquête sur les meurtres commis par Piquier dans plusieurs villes de France. Celui-ci laisse toujours les mêmes traces derrières lui: un doigt coupé, un signe secret dessiné au sang… Par les yeux de Kowalski, on s’aperçoit peut à peu qu’au delà des actes violents, Piquier est un marginal, exclu de la société. Un thriller à vocation sociale!

L’auteur :

Emmanuel Dadoun se présente :

$&&&Je suis né à paris en 1969, dans le XIVième.
Après des études de philosophie à la Sorbonne et une thèse sur Kant, (je me suis arrêté en DEA, sur Nietzsche) je me suis orienté vers la presse et le rédactionnel…j’ai ainsi été pigiste pour Nova Magazine, Libération, Upstreet, Le Nouvel Obs, etc…J’ai également tenu une chronique de polars pour la Revue Littéraire des Editions Léo Scheer. j’ai commencé mes premiers balbutiements littéraires en écrivant surtout de la poésie.

C’est après un premier roman non publié (Ressac) mais remarqué par les Editions Gallimard, que je me suis enfoncé dans le roman. C’est surtout après mes lectures de J.P Manchette, Edward Bunker et Ed McBain que j’ai persisté dans le polar et le fantastique.
A côté de cela, j’ai été aussi peintre (je le suis toujours mais cette partie de moi est en stand by) et comédien (quelques apparitions ici et là, notamment le court-métrage allemand « Au revoir papa » en qualité de flic.
Je donne encore des cours particuliers de philosophie pour des élèves de terminale.

Mes romans se passent en Bretagne (Lazarus et Microphobie), à Rennes (même si mon inspecteur à une fâcheuse tendance à voyager).
Je ne sais pas si cela est dû à mon amour de la Bretagne, au fait que ma belle-soeur soit de St-Brieuc ou alors que mes racines espagnoles (du côté
maternel) aient pactisé avec un certain aspect celtique de ma
personnalité ancestrale(sic)…

Résumé et avis :

Piquier tue dans les villes, sans logique apparente. Il obéit à un rituel : une victime anonyme, un doigt coupé et un signe cabalistique tracé au sang sur un mur. Il ignore pourquoi il agit ainsi, c’est une voix dans sa tête qui le force à commettre ces actes… L’inspecteur Kowalski enquête et dessine le portrait-robot d’un homme, mort depuis dix ans. Premier roman.

Ce premier polar ambitieux est un mélange de roman social, polar fantastique et enquête classique. On y trouve même quelques touches philosophiques. Une intrigue magistralement menée, des personnages singuliers et très attachants, malgré leur noirceur. L’écriture est belle et le style est original. Une belle découverte.

Un serial killer violent, mystérieux, cruel, tortueux, machiavélique, vicieux

Un roman minéral, morbide, sanglant, noir et effrayant.