Apéro Polar le 16 mars prochain


APERO POLAR : rencontre avec Mark Zellweger

le 16 mars 2019

Je vous invite une nouvelle fois à La bibliothèque Parmentier pour un de nos fameux Apéros- Polar.
Cette fois nous parlerons polar et espionnage avec l’auteur Suisse Mark Zellweger.

 

NOTRE AUTEUR  INVITÉ

Mark Zellweger

 

Mark Zellweger est un auteur Suisse, originaire du Canton de Fribourg, né le 3 janvier 1959, marié et père de deux enfants. Il est diplômé en Histoire Romaine de la Sorbonne et en Marketing stratégique de deux Business Schools. Il a été directeur du marketing et des ventes dans l’industrie pharmaceutique en Suisse et à l’Étranger une trentaine d’années. En parallèle, il fut conseiller particulier de directeurs de services de renseignement internationaux de tout premier plan. Aujourd’hui, il se consacre totalement à l’écriture et est considéré comme « le nouveau maître du roman d’espionnage » par de nombreux critiques spécialisés. Certains vont jusqu’à l’inclure dans le club fermé des grands auteurs du genre que sont : Follett, Ludlum, Clancy, Higgins.

Mark Zellweger a commencé son travail d’écrivain avec la publication en septembre 2014 du premier opus de la Série « Réseau Ambassador », L’Envol des Faucons. Il en est aujourd’hui, à l’automne 2017, à son cinquième opus de publié.

Xtrême préjudice est sélectionné pour le Prix du Polar Suisse Romand 2017 7. Festival Lausan’noir 27-29 octobre 2017.

 

Aussi…

Ce 16 mars 2019 entre 11h et 13h,

à la Bibliothèque Parmentier

20bis avenue Parmentier

75011 Paris

 avec Ophélie ma Complice nous essaierons de percer le mystère Zellweger.

 Nous tacherons aussi  de comprendre pourquoi le roman d’espionnage a le vent en poupe ces dernières années.

Aussi tenterons-nous de comprendre pourquoi ce genre tombé dans les oubliettes revient sur le devant de la scène.

Et comment un auteur Suisse, pays de la neutralité par excellence, excelle dans ce genre de littératures policières.

Quelques-uns des livresde Mark

Xtrême préjudice

On retrouve la BMW du président du CIO toutes portes ouvertes au bord du lac à Lausanne. Où est passé le président ?

Pendant ce temps, le professeur Ayer, grand ponte de Virologie et d’épidémiologie à l’OMS, n’a plus donné de signes de vie alors qu’il était en Afrique de l’Ouest afin de comprendre l’épidémie d’Ebola qui l’intriguait au plus près.

La situation internationale se tend considérablement avec des tentatives de lancement de missiles de moyenne portée et des essais nucléaires par la Corée du nord.

Mark Walpen est alerté par son père : lui et les enfants de Mark, Zoé et Elliott, ont été victimes d’un acte terroriste barbare et innommable. Mark vit un nouveau drame dans sa vie !

Un rapport confidentiel américain dénonce l’Arabie Saoudite comme commanditaire des attentats du 11 septembre. Quel rapport avec nos protagonistes ?

Une fois de plus les stratèges du Sword vont devoir dénouer les intrigues et trier le vrai du faux. Les Faucons partiront en quête des différents responsables. La sanction risque d’être terrible.

Un suspens incroyable par un maître du roman d’espionnage classique d’aujourd’hui.

 

 

En 2018 il publie une nouvelle série, Les Espionnes du Salève. Les 2 premiers tomes de cette surprenante et passionnante série sont sortis.

L’histoire en quelques mots : Genève nid d’espions et d’espionnes entre 1940 et 1945. Action, suspense en pleine guerre mondiale.

 

 Les espionnes du Salève : l’envers du miroir

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève.

Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève.

Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête.

Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre.

Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

 

Bletchley Park : les espionnes du Salève

Ce second volume de la série à succès Les Espionnes du Salève qui se déroule entre août 1941 et novembre 1942 nous réserve bien du suspense. Un pur régal !

Le réseau des Espionnes du Salève se restructure après la trahison d’une des leurs. Elles s’activent sur tous les fronts tant à Genève, Berne, qu’à Lyon, Londres, Varsovie et Oran. La Gestapo, l’Abwehr et les traîtres en tout genre se rapprochent d’elles. Le danger est omniprésent. Combien de nos Espionnes seront encore en vie ?

Hannah Leibowitz apprend, le jour de Noël 41, d’une source top secrète, que les nazis construisent des camps d’extermination dans sa Pologne natale, alors qu’elle n’a plus de nouvelle de son mari resté au ghetto de Lòdz. Avram Leibowitz sénior est-il encore vivant ?

De l’eau lourde a disparu en Norvège ! Une Espionne part à la recherche d’un centre de recherche atomique nazi ultra secret. Reviendra-t-elle ? Les nazis auront-ils l’arme de destruction massive ?

Le Royaume-Uni subit une attaque sans précédent de l’Abwehr. Celle-ci va-t-elle percer les secrets de Bletchley Park ?

À Lyon où la Résistance et le SOE britannique en lien avec les Espionnes du Salève sont devenus très efficaces et organisés, la répression nazie s’intensifie. Qui s’en sortira indemne ?

A vos agendas

 

Assigner à résidence 3, l’interview bracelet électonique de Sonja Delzongle


L’interview « bracelet électronique ». Vous connaissez maintenant.

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Nous avions au départ prévu une Garde à Vue avec notre auteure mais les obligations des unes et des autres à fait que celle-ci c’est transformée en assignation à résidence.

Le quatrième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Sonja Delzongle


SAMEDI 13h16

Aline : Bonjour @Sonja ; @Geneviève ; @Danièle et  @Eppy.

S’ouvre maintenant et ici notre bracelet électronique.

 Sonja : 

Aline : Pour rappel, nous n’avons pas besoin de se bloquer derrière nos écrans, nous n’avons pas de timing. Chacune allant quand elle peut sur cette MP.

Sonja et Geneviève :

Aline : Tout ce qui se dit ici sera forcément retranscrit.

Sonja et Geneviève  : 

Aline : Je laisse la parole à notre cheffe en la personne de  @Geneviève.

Sonja :

Eppy Fanny et Danièle : O

SAMEDI 18:10

Geneviève : @Sonja ne sera en résidence assignée qu’à partir de demain. Aussi je laisserai ici les premières questions. Dès que notre prévenue aura son bracelet électronique, elle viendra me répondre. Voilà pour la procédure.

Sonja, tu valides ?

Sonja : 

 Aline et Danièle : ok on valide aussi.

Eppy Fanny : Bien chef. Du coup… maintenant tu as le droit d’aller prendre l’apéro tranquille lol.

Geneviève  vous pouvez toutes allez prendre l’apéro et trinquer à ma santé et à celle de notre auteure

  Sonja : hahaha

DIMANCHE 06:31

Geneviève : Bonjour @Sonja, Bonjour les Flingueuses.

Sonja :

Geneviève : Ce matin débute une interview un peu spéciale. Pas tout à fait une GAV mais un peu plus qu’une simple assignation à résidence puisque nous allons être 4 à te passer à la question@Sonja Delzongle

Sonja  : 

Geneviève : Aussi j’ai insigne honneur de débuter celle-ci

Sonja : 

Aline : Bonjour @Sonja, bonjour Geneviève , Daniele, Eppy.

Geneviève : Bonjour @Aline

Aline : 

Geneviève : Alors pour démarrer en douceur cette interrogatoire, je vais, @Sonja, te demander quel est chez toi la place du livre et de la lecture. Voici donc une série de questions auxquelles tu devras répondre une à une.

Sonja : 

Geneviève : Mais avant cela j’aimerai que tu te présentes à nos lecteurs et lectrices. Je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, ta vie…?

 

DIMANCHE 09h26

Eppy Fanny : Bonjour à vous toutes, Bonjour Sonja

Aline et Sonja : 

Danièle : suis là les filles, bonjour  @Sonja !

Aline et Eppy : 

Sonja : Bonjour à toutes .
Merci pour vos questions actuelles et à venir auxquelles je prendrai bien sûr le temps de répondre avec plaisir.

@Geneviève , m’étant couchée un peu tard ou très tôt, selon (5h30),  je répondrai aux tiennes un peu plus avant dans la journée.
Merci

Eppy Fanny, Aline, Danièle : 

Geneviève :  Pas de soucis @Sonja , à toute à l’heure 😉@Sonja

DIMANCHE 23:11

Sonja : Réponse pour  @Geneviève.

Je me présente…

Après un bac littéraire philo langues, j’ai fait un DEUG LEA (Langues Étrangères Appliquées) et six ans de Beaux-arts à l’École Nationale de Dijon.
Ensuite quinze ans d’exposition de peintures avec des jobs à côté avant de faire six ans de journalisme PQR et mag, puis de me consacrer complètement à l’écriture.
Mon âge : 51
Ma vie : l’écriture de romans et plus précisément de thrillers.

Sonja : Bonnes nuit et belle éclipse de lune !

 

Eppy Fanny et Aline : 

 

LUNDI 05:34

Geneviève : Merci : @Sonja

Mais cette fois c’est moi qui dormais lorsque tu m’as répondu. Et oui hier j’était déjà debout à 4h du mat. Après 23h, ça devient compliqué pour moi.

Alors ce matin j’aimerai savoir qu’elle était la place du livre dans ta famille. ?

Petite étais tu entourée de bouquin ?

 

LUNDI  : 12:33

Sonja : Bonjour aux Flingueuses. Geneviève… Le livre tient une grande place dans le noyau familial. Si grande que chez mes parents il doit y avoir environ cinq mille livres… J’ai toujours été entourée de bouquins, étagères, piles, tas… Et la télévision n’est arrivée que pour les onze ans, je lisais, à la place.

Eppy Fanny : Bonjour @Sonja. Merci pour ta réponse aux questions de la patronne mais ce midi c’est moi qui t’interroge

Voici mes questions listées ci-après pour que tu puisse y répondre au mieux suivant ton planning :

1) Pourrais-tu nous parler de tes 2 premiers romans (ceux parus avant Dust), genèse, genre ?

2) Comment t’es venue l’idée du personnage complexe d’Hanah ? t’a t’il été inspiré par des proches, par toi ?

3) Et en dernier lieu, qui est donc cette Dana qui vit dans ton esprit ? quel est son univers et d’autres histoires de la veine de Sybéria sont-elles prévues ?

Je te laisse à toutes mes interrogations. Le travail m’appelle.

MARDI 20:58

Sonja : Bonsoir Eppy

1) Avant Dust il y a La Journée d’un sniper, le premier, sur fond de guerre des Balkans, un roman court de 50 pages, À Titre posthume, premier thriller dont l’intrigue se déroule dans le milieu (impitoyable) de l’édition et le Hameau des Purs dans lequel je confirme mon goût et mon choix pour ce genre.
Donc genèse en quelque sorte, oui.

2) L’idée d’Hanah m’est apparue dans une sorte de vision provoquée par une musique d’un album dé Buddha Bar.
Une héroïne qui ne m’a pas été inspirée par des proches du tout. Il y a forcément un peu de moi mais pas pour l’essentiel. En fait, je crois que ce personnage était prémonitoire et que je viens de la rencontrer.

Eppy Fanny :  et consernant Dana Skoll

Sonja : 3) Dana Skoll est un pseudo à l’occasion d’une commande d’éditeur. Elle ne vit pas vraiment en moi et pour le moment n’a aucun autre projet que Syberia.

Belle soirée à toutes

Eppy Fanny : Merci Bonne soirée à toi

Aline : Merci et bonne soirée Sonja .

Sonja : 

MERCREDI 05:44

Geneviève : @Sonja tu nous parlais des nombreux livres qui t’entouraient, Pourrais-tu me dire si tu as été tenté de piocher dans la bibliothèque familliale ?

Sonja : 

Geneviève : As tu des auteurs phares ?

 

MERCERDI 14:27

Sonja : Bonjour @Geneviève

Bonjour aux tatas Flingueuses
Bien sûr j’ai été tentée de picorer dans les livres de mes parents, de mon père surtout, qui était professeur agrégé de philo à l’IUFM, des ouvrages de psychologie, philo, mais aussi des romans de Kundera, Moravia, Yourcenar, quelques Agatha Christie, San Antonio pour le fun.
Ma mère m’a fait découvrir les grands classiques russes, Tchékov, Tourguéniev, Dostoïevski, Gogol, également Dickens, Twain, Hemingway, Poe, Carver et des auteurs serbes comme le prix Nobel Ivo Andrić, Milos Tchernianski, Stepanović.

Geneviève : Et quels ont été les bouquins fondateurs pour toi ?

Sonja : Justement tous ces bouquins que je cite, dont les écrivains anglo-saxons pour leur vision de la société américaine ou anglaise et leur efficacité, la littérature française du 19e avec Balzac, Zola, Maupassant, Chateaubriand, Sand.

Geneviève : Quelles types de bouquins affectionnes-tu ?

Sonja : Mes goûts en littérature sont comme en musique, très éclectiques, mais j’avoue que j’ai attrapé le virus du thriller… Sinon j’aime l’aventure et le romanesque.

Geneviève : Et enfin plus globalement que t’a apporté la lecture ?

Sonja : La lecture m’a apporté évasion, émotion, bonheur, réflexion, ouverture et inspiration. Tous les ingrédients de l’écriture. Et de la vie.

Merci encore à vous toutes pour votre intérêt et vos questions. Je retire le bracelet et vous envoie plein de bises.

Danièle : Attention, pas tout de suite …

Sonja : D’accord pour les dernières questions aujourd’hui mais après j’arrête Je n’ai plus le temps, me préparant à partir sur le salon de la mairie du 7 à Paris.

Ah oui et aujourd’hui je ne peux répondre que jusqu’à 15h15 

Danièle et Geneviève : 

Danièle : Ça fait beaucoup de références dans la tête tout ça Sonja, alors au niveau de l’inspiration, de l’envie de passer à l’écriture, qu’est-ce qui arrive en premier … la situation, l’histoire, le message ?

Sonja : Rien n’arrive en premier à part l’inspiration. Tout vient en même temps, indissociable.

Danièle : Quand tu commences à raconter … tu connais la fin de ton histoire ou a-t-elle sa propre vie ?

Sonja : Pour tous mes romans oui, sauf pour le Hameau des Purs et Dust.
Ce qui n’empêche pas les personnages d’avoir leur propre vie ou leur vie propre. Enfin…presque 

Danièle : Pour Boréal par exemple … est-ce que le message écolo était préexistant à l’intrigue ?

Sonja : D’une certaine façon oui. Puisque faisant partie de ma vision de la planète.

Danièle : Est-ce qu’en plus du « divertissement » pour toi l’auteur a un devoir de mémoire, de conscience ?

Sonja : Complètement. De conscience en tout cas. Le reste en découle.

Danièle : Donc les personnages se trouvent au service de l’histoire …

Sonja : D’une certaine façon mais l’inverse est également vrai.

Danièle : Un exemple ?

Sonja : Le personnage d’Hanah Baxter dans la trilogie Dust, Quand la neige danse et Récidive. L’histoire est à son service aussi pour mieux la faire découvrir au lecteur dans toute sa dimension. Ses réactions dans certaines situations, sa personnalité qui se révèle au fil de l’intrigue.

Danièle : C’est l’avantage d’un héro récurrent ! C’est aussi les limites , même si tu peux la faire souffrir le lecteur sait qu’elle s’en sortira en fin de compte.

Sonja : Ah non, pas forcément…

Beaucoup de lecteurs ont douté de son sort dans Récidive.

Danièle : Tu irais jusqu’à la tuer ?

L’auteur s’attache comme le lecteur …

Ta vision pour la planète est bien sombre, tes prochains romans en parleront-ils à nouveau ?

Sonja : Peut-être…j’ai déjà essayé…

Elle est réaliste je crois, mais toujours avec une note d’espoir. Mon prochain roman en parle, oui, sur le thème de l’eau, la folie et la guerre. Désolée mais je dois y aller. Merci pour cet échange. Bel après-midi et attention aux glissades !

Danièle et Aline :

Danièle : Merci Sonja au fait moi c’est Danièle … la doyenne ! A bientôt

Sonja : 

Sonja : Merci @Danièle ! Au plaisir !

Danièle :  On se retrouve quand ?

MER 16:21

Sonja : @Danièle@Aline dans ses instructions m’a dit que ça s’étalait sur 3 jours, 5 grand maximum.
Je suis soumise à l’interrogatoire depuis dimanche, on est mercredi. J’ai donc rempli ma mission de trois jours

Je n’ai que peu de temps et également d’autres ITW et un roman à écrire☺

Pour d’autres questions, je profiterai d’un salon pour y répondre de vive voix avec plaisir

Belle semaine à toutes.

Aline : Merci Sonja pour le temps que vous nous avez consacré. Au plaisir de vous croiser sur un salon prochainement.

Sonja : 

Geneviève : Bon salon parisien@Sonja. Et comme le dis @Aline merci pour cet assignation à résidence. Je te retire ton bracelet électronique que tu puisses voyager tranquille.

Sonja : 

MER 20:08

Eppy Fanny : Pour ma part je te dis à samedi.

Sonja : 

Geneviève : allez laissons Sonja rejoindre la Capitale pour le salon Lire c’est libre où elle retrouveras Eppy et aussi quelques autres flingueuses.

Et je voulais aussi remercier les flingueuses Eppy, Danièle et aussi Aline qui a mis en place cette interview

La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses, 1ère audition. 1/4


La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses

Episode 1

Vendredi

Début de la Garde à vue de Madame

Ingrid Desjours

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV d’Ingrid ayant eu lieu le vendredi 30 novembre  et le samedi 01 décembre

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV d’Ingrid Desjours


Vendredi  30 novembre 2018

15h58

Dany : Bonjour, essai de connexion pour la GAV d’Ingrid

 Sofia : Coucou OK pour.moi

Dany 👍

Ingrid : C’est bon ! 🙂

Dany👍

Sylvie : Ok

Dany :  parfait alors

Ingrid : Bonjour 🙂

Dany : Alors Ingrid on a un petit soucis car Geneviève  semble avoir un retard ! Un truc important à régler !
Nous sommes 4 à devoir t’auditionner sur deux jours consécutifs et les autres flingueuses pourront intervenir à la fin de chaque audition pour compléter ou faire préciser tes réponses
Tout ce qui sera écrit sur cette discussion fera l’objet d’une transcription et d’une publication sur le blog

Ingrid : J’ai prévu large, on peut attendre Geneviève 🙂

Dany : 👍

Dany : En attendant tu peux peut-être te présenter …
âge, formation, cursus …

Ingrid : Ingrid Desjours, autrice accro au principe de création, ex criminologue même pas repentie
créatrice et animatrice d’ateliers d »écritures.. et de murder parties, aussi…

Dany : mais encore … un criminologue c’est sur pièce ou sur documents qu’il travaille ?

Ingrid : je travaillais beaucoup sur dossier : pas question d’aller sur les scènes de crime et de souiller les lieux, comme on peut le voir (à tort) dans certaines histoires… et aussi sur entretiens avec des suspects ou des condamnés

Dany : tu es employée par la justice ?

Ingrid : j’étais. Je ne pratique plus depuis longtemps !

Dany : c’est une profession que l’on ne connait pas trop, à moins que ça ne soit les profileurs comme on dit maintenant ? C’est ça ?

Ingrid : Le profilage est en effet un outil que j’utilisais, mais ce n’est qu’un outil. Le FBI a employé il y a quelques années des profilers mais très vite, ça a été stoppé. Aujourd’hui les agents sont formés à différentes techniques dont le profilage criminel, mais ce n’est pas une profession en soi. Les « profilers » n’existent plus que dans l’imagination des scénaristes et des mythomanes 😉 C’est pareil pour criminologue, c’est un titre, pas un diplôme… par exemple moi j’ai un diplôme de psychologie, psychopathologie avec pour spécialisation la psychologie criminelle, c’est une nuance importante à souligner. La personne qui se prétend criminologue diplômé ou profiler vous ment 😉

Dany : Ingrid il y a une urgence … je dois m’absenter 20 minutes  @Geneviève arrive.

Ingrid : ok… je patiente

Sylvie : Bonjour Ingrid je prends le relais … tu penses que depuis quelques temps  le profilage est un phénomène  de mode ?

Ingrid : Oui, et comme le concept est aussi flou que la législation, ça excite la curiosité de beaucoup de personnes… et d’un certain nombre de mystificateurs !
(Bonjour Sylvie)

Sylvie : Et question on dit que les tueurs en série ont quasiment tous le même  profil psy qu en penses-tu ?
Énurésie, violence aux animaux  etc

Ingrid : ce sont effectivement des traits qu’on retrouve assez fréquemment

Sylvie : Revenons à  ton parcours.  Envie d’études de psy depuis toute jeune ?

Ingrid : Plus jeune, je voulais être neurochirurgienne !
on reste dans la bidouille de cerveau, cela étant 😀

Sylvie : Oui La psy du corps.  là  c’est l’esprit et pourquoi cette orientation criminelle?

Ingrid : Mais psy… on va dire que c’était en moi depuis toujours… j’étais une petite fille très timide, je n’osais pas parler aux gens mais je les observais beaucoup… j’avais aussi besoin de comprendre pourquoi ils agissaient comme ils le faisaient (je les trouvais tantôt touchants, tantôt cruels…)
C’est venu au cours de mes études, je m’intéressais à l’acte criminel  : qu’est-ce qui fait qu’on bascule et passe à l’acte, quelles conséquences aussi quand on l’a fait… il se trouve que j’ai terminé mon cursus pendant l’affaire Dutroux et que la sexocriminologie m’a intriguée, c’est aussi simple que ça !
Mais la criminologie est loin derrière moi à présent et ce n’est plus mon quotidien ni par ça que je me définis : je suis autrice avant tout

Sylvie : C’est effectivement intéressant fascinant voir complexe … dernière question : Dans le cas d’un criminel tu penses qu’il est possible de le soigner… ?

Ingrid : C’est une question qui appelle plusieurs réponses, et une analyse au cas par cas. Déjà, tous les criminels ne sont pas malades ! Toi aussi, demain, tu peux tuer quelqu’un : c’est ce qu’on appelle un meurtre. L’assassin qui prémédite n’est pas forcément malade psychologiquement, tous les tueurs ne sont pas des psychopathes sadiques et tueurs en série ! Après pour le criminel qui souffre de pathologies psychiatriques, ou de pulsions pédophiles par exemple, un traitement médicamenteux + une thérapie peut effectivement empêcher la récidive en contrôlant les pulsions et désordres neurochimiques. Pour les structures de personnalité perverses c’est plus compliqué voire impossible, mais c’est un long débat…

Sylvie : Merci oui on pourrais en parler  longuement  revenons à  ta vie d auteure…

Ingrid : merci 🙂, avec plaisir

Sylvie : Tu crées et animes des ateliers d’écriture comment t’es venue l’envie et avec qui travailles-tu ? …des jeunes?

Ingrid : J’ai plusieurs « publics ». Je travaille avec l’école Les Mots, à Paris où j’anime des ateliers sur le thème du thriller, pour les adultes. Je propose aussi des ateliers d’écriture ainsi que des Masterclass sur l’écriture de romans (dont le thriller mais pas uniquement), là aussi pour des adultes, que ce soit des passionnés de lecture, des écrivains en herbe, des adolescents… c’est même une activité que je souhaiterais développer en entreprise, je suis convaincue que ça peut être un merveilleux vecteur de cohésion sociale et aussi de prise de confiance en soi : parvenir à s’exprimer correctement, c’est se faire comprendre
se faire entendre…

Sylvie : Je suis novice en atelier, j’aimerais  bien en faire un, comment cela se passe? On a un thème et on écrit ou tu donnes les pistes pour écrire ?

Ingrid : J’ai une grande règle en fer pour taper sur les doigts des mauvais élèves et je les punis aléatoirement pour m’amuser 😛

Sylvie😆

16h20

Geneviève : Bonjour est  pardon pour le retard, j’étais sur une autre affaire, très urgente.

Ingrid : Bonjour Geneviève ! pas de souci, ça arrive !

Plus sérieusement :  j’aborde une technique, en exposant la théorie, en donnant des trucs, des anecdotes, des exemples… et après je donne une consigne d’écriture à mes élèves. Ils rédigent dans un temps imparti, et ensuite on débriefe ce qu’ils ont écrit, pour progresser.
Mes ateliers sont très intenses parce que je veux transmettre beaucoup de choses, mais extrêmement ludiques et bienveillants : on se marre bien, on apprend des choses, il se passe vraiment quelque chose sur le plan humain 🙂

Geneviève : Je vois Ingrid que tu as fait connaissance avec un certain nombre de Flingueuses. Moi qui voulais démarrer cette GAV en douceur…
C’est raté !

Ingrid : Moi je dirais que c’est un début réussi, Geneviève  🙂

Geneviève : Alors Parfait si ça te va.

Sylvie : 😍

Sylvie : Accessible à  tous ou il faut maîtriser la langue et le vocabulaire

Ingrid : Accessible à tous

Geneviève : Je te reconnais bien là, exigeante et pro.

Ingrid : Après les Masterclass sont plutôt réservés aux personnes qui ont un projet de roman

Geneviève👍

Ingrid : c’est gentil, je tâche de l’être, oui.

Sylvie : Merci maintenant je suis au top car j’avais commencé à  écrire et je demande aux auteurs s’ils ont un plan certains commencent en écrivant leur personnages et l’histoire vient ensuite et toi ?
… Ensuite je laisse la place à la cheffe. Je suis bavarde

Ingrid : J’ai un plan ! Je dirais que dans l’écriture de thriller c’est primordial de savoir où on va et comment (pour ne pas écrire d’incohérences)… et cela libère l’écriture, je trouve, car on sait qu’on est dans les clous

Geneviève : Oui ça ce comprends, le polar semble un genre bien normé.

Ingrid : C’est ce qu’on appelle les codes du genre

Geneviève : Mais laissons ces questions pour plus tard, si tu le veux bien, tu auras tout le temps de t’exprimer sur ce sujet avec mes camarades flingueuses tout au long de ces deux jours de garde à vue.  En fait perso, j’aurai aimé savoir quel est ton rapport aux livres et la lecture.

Ingrid : volontiers

Geneviève : Alors dis moi, quand le livre est-il rentré dans ta vie ?

Ingrid : très tôt, j’ai appris à lire seule (ce qui m’a valu de sauter une classe). A l’époque, j’avais le sentiment de faire un truc de grands, d’être une personne importante si je savais lire.
J’adorais les contes de Perrault

Geneviève : Impressionnant, moi qui ne sais toujours pas lire.
Quel genre de livre lisais-tu à l’époque?

Ingrid : ahahah c’est bien imité alors 😛
… les livres de contes, la comtesse de Ségur (comme tout le monde je crois) et ainsi parlait Zarathoustra
(je plaisante)

Geneviève : hahaha 😆

Ingrid : non le Nietzsche j’ai voulu le lire au collège, parce que le titre me plaisait… mais j’ai rien capté 😛

Sylvie : 😆

Ingrid : (ce qui a été une vexation terrible)

Geneviève : Pareil ! Rien capté non plus

Ingrid : 😁

Geneviève : Chez toi, y avait-il une bibliothèque familiale ?

Ingrid : je crois que oui
je piquais quelques bouquins à ma grand-mère

Geneviève : Tu n’en as plus le souvenir ?

Ingrid : je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mon enfance

Geneviève : Tu me disais avoir appris à lire avec des contes.

Ingrid : oui ! Les contes je m’en souviens bien 🙂

Geneviève : Mais les contes c’est parfois assez dur ?

Ingrid : j’adorais ça
j’ai toujours mon livre de Perrault

Geneviève : C’est très formateur, tu pense chez une enfant ?

Ingrid : ça ne me choquait pas plus que ça… de toute façon, les enfants (comme les adultes) saisissent ce qu’ils sont à même de saisir, le reste ils l’occulteront

Geneviève : C’est vrai

Ingrid : oui, ça véhicule beaucoup de problématiques universelles, d’archétypes, ce sont aussi des mises en garde symboliques

Geneviève : Toi qu’est que qui te plaisait dans ces contes ?
Dans ceux de Perrault?

Ingrid : Bon… un de mes chats vient de s’inviter dans la GAV (et il est en train de siffler mon verre)

Sylvie : 😍

Ingrid : ne l’encouragez pas avec vos coeurs ! 😆

Geneviève : Il se prends pour ton avocat ! Mais reprenons si l’intrus veut bien !

Ingrid : c’était une façon de m’évader d’un quotidien bof, je crois que j’aimais bien frissonner !
Et…Oui dans mon imaginaire les avocats picolent . 😛

Geneviève : hihi, excellent le chat avocat qui picole. 

Ingrid : J’ai donné le nom d’un de mes chats à un avocat dans un de mes romans !

Sylvie et Geneviève : 👍

Geneviève :  Excellent cette anecdote Ingrid. Mais dis moi, tu aimais  frissonner ?  Déjà à l’époque ?

Ingrid : oui, déjà à l’époque. On porte déjà un peu tout ce qu’on sera en soi, même dans la plus jeune enfance

Geneviève : Excellent ça ! Et alors C’était pas les contes de princesse donc qui t’intéressaient ?

Ingrid : il ne fallait pas qu’il y ait que ça. J’aimais bien Cendrillon, mais j’aurais moins aimé si elle n’avait pas été une martyre et qu’on avait pas coupé les pieds de ses sœurs 😀
bah quoi 😛

Geneviève😆

Ge² : ( le double maléfique de notre porte Flingue entre dans la conversation) Après  les contes quelles lectures ont eu tes faveurs ?

Ingrid : Tiens, tu as changé de tête Geneviève !

Ge² : Oui maintenant Ingrid tu as affaire au double maléfique de Geneviève

Ingrid : J’ai adoré la mythologie grecque ! puis je suis passée à Barjavel, Maupassant, Stephen King, Anne Rice… Un double maléfique ? Je n’en tremble que plus !

Ge² : Obligée de me dédoubler  je suis au taf là !

Ingrid :

Ge² : Mais revenons à toi
Et à tes lectures

Ingrid : bien, chef 😛

Ge² : Hahaha, cheffe j’aime bien ! Lol Alors…La mythologie tu disais ! Là aussi les symboliques sont fortes voire fondatrices, non ?

Ingrid : absolument ! mais je crois que j’ai toujours eu besoin qu’il y ait plusieurs niveaux de lecture, une certaine profondeur…
j’étais pas très fun comme petite fille

Geneviève : Là c’est moi qui vais avoir peur ! Non c’est pour rire 😉 Enfin avec toi… ne sait-on jamais.
Sinon,plus généralement, Ingrid que t’ont apporté tes lectures ?

Ingrid : une fenêtre vers un ailleurs, une évasion du quotidien. C’est comme ça que j’ai appris à raconter des histoires. Le soir avant de m’endormir, du coup, je me projetais dans des histoires que j’inventais, je vivais des trucs géniaux ou durs, mais j’étais moi et une autre à la fois et c’était ma bulle à moi, que personne ne connaissait, où personne ne pouvait m’atteindre 🙂 et tu sais quoi ? Je continue de le faire…
Dans mes livres, certes, mais aussi juste pour moi, avant de m’endormir, parfois…
mes voyages sont intérieurs mais putain que je vais loin !

Geneviève : Besoin de t’évader Petite ?

Ingrid : oui

Geneviève : Quelque chose à fuir ?

Ingrid : bien sûr

Geneviève : Si c’est trop perso tu as le droit de ne pas répondre.

Ingrid : je n’ai pas eu une enfance des plus douces, mais ça m’a apporté force et imagination ! 😉

Geneviève : Tu penses qu’on peut se construire sans douceur ?

Ingrid : oui, à partir du moment où on sait en trouver là où d’autres n’en verraient pas. Trouver de la douceur.Où on comprend ce qui se passe, aussi… c’est le côté psy qui est ressorti très tôt, par nécessité.

Geneviève : Et la lecture a fait partie de cette douceur ? Et tes lectures t’ont forgée aussi ?

Ingrid : douceur et exutoire, aussi ! Je n’étais pas très tendre, ni dans mes jeux, ni dans mes goûts littéraires !

Geneviève : Tu penses que c’est ton vécu qui t’as poussée vers tes études et au-delà vers les littératures dites noires

Ingrid : l’écriture ça a été un hasard, une histoire de rencontre… mais vers la psy sans aucun doute ! J’ai toujours voulu comprendre les gens, le fonctionnement de l’humain 🙂

Geneviève : Du plus loin que tu te souviennes ?

Ingrid : je crois, oui … c’est peut-être pour ça que je voulais leur ouvrir le cerveau ! 😀(je voulais être neurochir)

Geneviève : As tu trouvé du réconfort dans la psy ?

Ingrid : je n’avais plus besoin de réconfort depuis longtemps quand je suis entrée en psycho !
je ne me suis pas construite dans la vulnérabilité !

Ge² (le retour du double maléfique) : Tu décortiques les âmes  et les corps dans tes bouquins ?

Ingrid : oui, madame !

Ge² : Tu es un peu chir finalement

Ingrid : hum… 😏 mais oui, on peut dire ça !

Ge² : Question de bibliothécaire
Attention !
As-tu fréquenté les bibliothèques ?

Ingrid : oui ! Ma bibliothèque municipale et la bibliothèque de la fac, aussi !

Ge² : Qu’y as-tu trouvé ?

Ingrid : je suis très attachée aux bibliothèques, je trouve ça hyper émouvant de voir des gens s’y réfugier, y faire des recherches !
honnêtement ? quand j’étais gamine, tous les livres interdits !
(oui, oui, les livres érotiques aussi…)
Ah ! j’oubliais, tiens, gamine je lisais l’encyclopédie Larousse médicale aussi (j’adorais et ça me dégoûtais en même temps : je tournais certaines pages du bout des doigts de peur de choper ce qu’il y avait sur la photo !)

Sylvie : 😆

Ingrid : après, en fac, un accès immense à la culture, aux essais… j’ai vraiment découvert les essais en fac

Ge² : Tu veux dire que petite déjà tu étais dérangée  ? Oups !!!

Ingrid : Euh… je crois que oui !

Geneviève😍

Ingrid : c’est grave, Docteur ?

Ge² :  possible ! 😆

Geneviève : Sinon penses tu que les bibliothèques et du coup le livre peut avoir un rôle social à jouer ?

Ingrid : mais oui !

Geneviève : Lequel d’après toi ?

Ingrid : Ne serait-ce que pour démocratiser un livre parfois cher, pour dédramatiser la lecture aussi, le fait d’entrer dans un temple du livre où tu ne craindras pas d’être jugé, j’observe aussi (en faisant des murder parties dans les bibhliothèques et médiathèques) qu’il y a une vraie fonction sociale, de construction d’un lien, pour lutter aussi contre l’isolement de certaines personnes. Je crois que les bibliothèques sont des pépites, pour cela, et le plus elles peuvent faire entrer de personnes chez elles, le mieux c’est ! ❤

Geneviève : Tu es engagée !

Ingrid : j’ai mis beaucoup de « h » dans bibliothèque… promis je ne veux rien découper, pourtant !

Sylvie : 😍

Geneviève : 😆 hahaha

Ingrid : oui. Il faut l’être. Pour le rayonnement de la culture, pour les gens aussi, je pense que c’est un acte politique et citoyen d’offrir la possibilité de se documenter ou de s’évader

Geneviève : Justement tu parlais plus haut de murder party, comment conçoit-on une de ces murder ?
On construit une histoire, un scénar, une pièce de théâtre ? ça ressemble à quoi ?

Ingrid : ouh là ! c’est un vrai casse-tête à concevoir ! mais pour faire simple, je viens dans ta librairie ou bibliothèque et on invite entre 50 et 200 personnes à résoudre un mystère en grandeur nature. En gros, on fait vivre aux joueurs une histoire qu’ils auraient pu lire dans un roman policier ! Tout le monde participe, les membres du personnel interprètent des personnages à interroger, on cache des indices un peu partout, on pose quelques énigmes et les gens ont un peu moins de deux heures pour trouver le coupable, le mobile, et l’arme du crime !
oui c’est un peu comme une pièce de théâtre où tout le monde joue un rôle !

Geneviève : Un cluedo grandeur nature
Mais alors il faut impliquer l’équipe ?

Ingrid : c’est génial, les gens s’amusent beaucoup et pour certains d’entre eux c’est une façon soft de remettre les pieds dans une bibliothèque ou librairie : ils se rendent compte que le personnel est cool et que ça a l’air génial de traîner par ici !
oui 😉

Geneviève : Mais l’auteur pour lui c’est un vrai casse tête, non ?

Ingrid : oui ! à concevoir c’est un enfer ! mais quel plaisir de voir les gens s’amuser !

Geneviève et Ge²👍

Geneviève : Dites moi madame l’autrice, il va falloir que l’on parle sérieusement toutes les deux !
Tu sais que tu m’intéresses là !

Sylvie : 👍

Ingrid : mais quand vous voulez, madame la bibliothécaire (mais que c’est long à écrire, ce mot !)

Geneviève : oh punaise à qui le dis-tu, je l’écris tout les jours de ma vie de bibliothécaire, lol 😆

 Ge² : Tu peux dire bib si tu préfères 😉

Ingrid : bib ce sera (genre je vais pas me faire prier)

Geneviève : hihi😆

 Bon je tenterai bien une dernière question car je sais que tu as une autre audition plus tard ?

Ingrid : allez, va pour la dernière

Geneviève : Crois qu’un bon lecteur puisse devenir auteur ? Attention j’ai pas dit un bon auteur ? Et ça marche aussi au féminin !

Ingrid : tu veux dire avec des -trices ? 😉

Ge²: 👍

Geneviève : Oui avec des trices !

Ingrid : si c’est le cas pourquoi pas ? si écrire est une envie, un besoin, il faut se lancer parce que ça fait un bien fou ! et tant pis si on n’écrit que des premiers chapitres, qu’on change d’avis mille fois ou qu’on n’est pas à la hauteur de ce qu’on aurait voulu… la vie est trop courte pour ne pas se faire ce plaisir (et sinon, il y a mes ateliers pour aider 🙂 )

Geneviève👍

Sylvie : 👎

Ingrid : qui a osé mettre un pouce en bas !
je suis choquée
blessée !
trahie !

Sylvie : 👍

Ingrid : (oui c’est la grande scène du II)

Sylvie : 😍

Ingrid : je crois qu’on a perdu Geneviève et son double maléfique !

Geneviève : Non, pas vraiment perdue, occupée 😉…à commencer une nouvelle

Ingrid : héhé ! tu as commencé une nouvelle ?

Geneviève :  Allez savoir ! Et ben merci Ingrid pour ce moment très agréable de GAV, j’en redemande.

Sylvie : 👍

Ingrid : eh bien le plaisir est partagé ! je me réjouis de notre prochain entretien !

Sylvie : 😍

Ingrid : des GAV comme celle-là on en redemande aussi !
à tout à l’heure, donc ?

Geneviève : Moi je reviendrai vers toi, d’abord pour conclure tes 4 auditions.

Ingrid : ok

Geneviève : Et ensuite à titre pro et perso pour parler Apéro polar et murder party

Sylvie : Merci pour l’échange Ingrid à te lire.

Ingrid : volontiers, vraiment, Geneviève

Sylvie et Geneviève😍

Ingrid : Merci Sylvie  🙂

Geneviève : Et maintenant je te libère mais avant as-tu quelque chose à rajouter ou les flingueuses ont-elles une ultime questions ?

Ingrid : merci aussi Danièle  et Aline  et So Fiou  🙂
J’ai un direct insta (celui que j’avais oublié dans mon planning) à 18h30 en direct, si ça vous dit 🙂

Sylvie et Geneviève😮

Geneviève : Les flingueuses, une ultimes choses à demander à Ingrid avant de clore cette audition ?

Dany : Non pas pour le moment Geneviève … je fourbis mes armes pour demain, je note …

Geneviève et Ge²👍

Ingrid : ahaha je les ai épuisées 😉

Geneviève😆

Dany : Épuisée moi (presque ) jamais !

Ge² : Pas si vite chère Ingrid, chez les flingueuses nous avons de la ressource !

Ingrid : en tout cas, vraiment vous avez un concept en or 😉

Sylvie : J’ai donné ma liste de question à  Danièle.   Je fonce sur le live…

Dany :  👍

Geneviève : Alors je déclare la première audition terminée !
à plus tard, alors !

Que l’on ramène notre suspecte dans sa cellule
Et… attention Ingrid, une flingueuse peut en cacher une autre !

Ge² : Je m’en charge !

Geneviève : Parfait ! 

18h 10  :

Fin de la première audition de la Gav d’Ingrid Desjours par Ge et ses Flingueuses.

Apéro Polar : La plume et le Flingue


Apéro Polar : La plume et le Flingue. Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

Une nouvelle fois, la patronne nous a concocté un de ses fameux apéro polar.

Cette fois le titre était « la plume et le flingue » et le thème « flic et auteur »

 

Le compte rendu d’Eppy Fanny, complété par Ge la patronne.

C’est parti pour 1h30 d’interrogatoire

 

AP sacha DidierPrésentation par la patronne en personne. Dame Geneviève

AP sacha Didier0

Un public de connaisseurs dans lequel des auteurs amis …

AP sacha Didier1

Go Geneviève Van Landuyt se lance

AP sacha Didier2

Les questions arrivent. Et…

 Ge- « OKi,  Sacha alors pourquoi tout à coup on écrit ? »

 Sacha -« Pourquoi on écrit?

En ce qui me concerne, c’est en lisant Maxime Chattam, qu’un jour je me suis dit: « J’aimerais avoir le talent et l’imagination pour écrire des romans ». Un jour j’en ai parlé à mon mari, et il m’a répondu de la manière la plus naturelle du monde « Ben fais-le! » Mdr

Le lendemain, j’ai pris un cahier et un crayon,✒ j’ai commencé à créer des personnages, je voulais que ça se passe en Louisiane. J’y avais passé de fabuleuses vacances et l’atmosphère était restée ancrée en moi! Les premières lignes, je me sentais un peu bête, et puis j’ai commencé à faire des recherches. A ce moment, le virus m’a pris et écrire est devenu une passion! Moi qui n’avais jamais rien écrit avant l’Emprise des Sens!

Je voulais voir si j’étais capable de sortir quelque chose de ma tête et de mon imaginaire! »

– « Quelle est l’urgence de l’écriture ? »

« J’écris dès que je peux en fonction de mon temps libre! Et quand je n’écris pas, je réfléchis à un tas de trucs sur mon intrigue, mes personnages. Je prends quelques notes pour m’en rappeler (j’ai toujours un cahier avec moi!) « 

les réponses aussi mêmes si elles ne sont pas toujours en adéquation avec les questions…

AP sacha Didier3

Pas grave la patronne relancera ses questions jusqu’à obtenir une réponse.

« – Alors ! Ton boulot, vocation ou bien ?

– Mon boulot? Oh que oui, vocation! Merci Starsky et Hutch! Et je pense pas qu’on puisse exercer le métier de policier sans que ce soit une vocation! »

« -Pourquoi un polar ?

Le polar s’est imposé à moi très naturellement de par cette passion pour l’étude du comportement des criminels en série! Et là je pouvais créer mon propre monstre, avec ses souffrances, ses déviances, ses troubles neuropsychiques! C’est flippant ça aussi nan? lol » 

– Peux-tu me dire pourquoi tu as décidé d’écrire sous pseudo ?

Si j’ai décidé d’écrire sous pseudo,  ce n’est absolument pas pour me cacher derrière! Mais pour le fun! Je trouvais que c’était rigolo! Et c’est mon côté rêveuse! Enfant presque!

Le romanesque m’a toujours attirée alors se créer un nom en tant qu’auteure c’était me donner une nouvelle part de liberté à moi aussi!!!

Et puis je voulais aller au bout de mon délire et choisir un prénom que j’aime depuis longtemps!

A moins que ce ne soit un trouble dissociatif de l’identité! Muhahaha 😉😊🤓

AP sacha Didier4

Didier sage comme une image.

Mais son tour est arrivé

Le voilà qui nous parle de son ancien univers professionnel, de son parcours.

« Je suis né le 11 décembre 1954. Mon père était policier et c’est lui qui m’inoculera le virus. Car en plus d’écrire des polars j’ai fait partie de la grande maison. Après quinze ans dans la restauration, notamment à bord du paquebot France j intègre la Police en 1984

De 1986 à 2000, j’ oeuvre au sein de la brigade anti-criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001, je suis affecté au groupe de recherches et d’investigations dans le 13e à Paris. J’y prends en charge le bureau de police administrative. »

 

AP sacha Didier5

De ces héros et personnages aussi

« Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage. Le problème, c’est qu’on ne les prévient pas que le paquetage s’alourdira au fil des ans. Alors, certains mettent une carapace et en payent le prix fort dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder et trouvent dans leur arme de service l’ultime solution. »

AP sacha Didier6

Didier Fossey est en verve

AP sacha Didier7

Sacha fait de même.

– Donc Sacha, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

-Alors, déjà, « bonjour les lecteurs à Geneviève »!!! 珞

Je suis Sacha. Et depuis que je me suis mise à écrire des thrillers, mon mari ne dort que d’un oeil à côté de moi! Muhahaha!!! J’ai 44 ans, toutes mes dents (oui même les dents de sagesse!), et le plus beau compliment que j’ai eu dernièrement, « t’es une grande malade toi! ». (un de mes collègues de boulot qui lisait mon livre).Quand j’étais ado, je ne lisais pas beaucoup (oui je sais ça choque), j’avoue que le programme scolaire de lecture ne me faisait pas rêver! Les seuls qui m’ont fait vibrer à cette époque, Edgard Allan Poe, et Oscar Wilde! Dejà les prémices de ma psychopathie peut-être! Et en fait, je ne me suis mise à « dévorer » les livres que depuis une quinzaine d’années! Je me rattrape maintenant!

AP sacha Didier8

Didier Fossey nous parle de son roman Burn out aux Editions Flamant Noir

Une série de vols d’objets d’art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup, mais, lors d’une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d’indices. Ses collègues présents sur place n’ont rien vu.

Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l’affaire. Malgré son manque d’effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d’un de ses hommes…

Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi et les pistes sont dérisoires. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires, non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel.

C’est un monde désenchanté, un monde dans lequel l’histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine c’est tout. Certains flics boivent pour oublier, d’autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible…

 

AP sacha Didier9

Bienvenue au 36 quai des Orfèvres. Ambiance, jargon, procédures… tout y est parfaitement décrit, au point que vous aurez l’impression de faire partie de cette équipe de la B.A.C. dès les premières pages. L’auteur, Didier Fossey, a fait toute sa carrière dans la Police Nationale. Il mêle fiction et réalité avec talent. Burn-out met en lumière les nombreux problèmes du métier de policier. Ces hommes, ces maris, ces pères, sont souvent mal perçus par la population, incompris de leur hiérarchie. Quand leur métier prend toute la place, devient insupportable au quotidien et leur fait tout perdre, ils trouvent parfois en leur arme de service l’ultime solution… Un polar qui s’inscrit dans l’actualité.

 

AP sacha Didier$

BURN-OUT, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s’alourdit de quelques cauchemars…

AP sacha Didier$$

Sacha nous résume le sien. L’emprise des sens aux éditions de L@ Liseuse

Talia détruite psychologiquement par son ex mari décide d’aller passer des vacances à la Nouvelle-Orleans et d’en profiter, mais ce qu’elle ne sait pas c’est que sa vie va basculer.

Un cauchemar va venir perturber sa première nuit, cependant elle décide d’aller se promener au cimetière Saint Louis afin d’évacuer ce stress.

Là, elle se retrouve face à la scène de crime de son cauchemar de la nuit passée ! un don ? de la magie noire ? des rites vaudous ?

BIM, c’est parti pour un voyage à la Nouvelle Orléans, ambiance chaude assurée !

 

AP sacha Didier$$

Sylvie Buttard (Sacha Erbel) qui parle d’un auteur qu’elle adore (moi aussi) Maxime Chattam. Je précise car je n’ai pensé à enregistrer qu’après son hommage. Didier Fossey rend hommage aux talents de Franck Thilliez et de Jacques Saussey. Deux auteurs que j’apprécie énormément aussi…

Certaine question demande réflexion …

AP sacha Didier$$$

Des débats Ok, mais des fous rires aussi

AP sacha Didier$$$$$

de l’humour toujours

AP sacha Didier$$$$$$

Des débats passionnants sur le quotidien des policiers, avec le renfort de Patrick Nieto, dans le public. Heureuse de l’avoir enfin rencontré « dans la vraie vie ». J’ai énormément apprécié nos échanges.

Les échanges se poursuivent

Sacha est en verve… Didier se défend

des moments intéressants, une fois de plus. Des moments émouvant aussi des moments d’émotions, de rire, des sourires. Des moments de vie, simplement

 

Les débats se terminent et j’en profite pour mettre en boite la patronne qui met en boite les auteurs

AP sacha Didier$$$$$$$

Les apéro polar se termine toujours par un verre de l’amitié et quelques grignotages et des échanges libres entre le public et les auteurs pendant que notre hôtesse, la patronne, joue les barman.

Puis une fois que la cheffe à remis en état les lieux, plier et ranger les chaises, remis les fauteuils en rangs d’oignons…On va déjeuner, les lecteurs, auteurs et organisatrice au resto du coin.

Et là un autre repas polar débute, les échanges entre tous se poursuivent

AP sacha Didier$$$$$$$$

Attention la patronne à faim. Et oui elle n’a jamais le temps de prendre l’Apéro, la cheffe

Rencontre avec Sylvie Marquez avec qui nous avons longuement échangé sur le Salon de Toulouse à venir (ma petite Amandyne Di Fauris tu étais un peu avec nous hier).

AP sacha Didier$$$$$$$$$

Rencontre aussi avec Helene Babouot. Un délice que nos échanges. J’ai deux mots à dire à un ami à propos ….

AP sacha Didier$$$$$$$$$$

Parce que c’est drôlement sympa d’échanger en déjeunant . Merci Patrick Nieto

Que voilà des moments agréables. Et en plus passion commune avec Didier Fossey pour le rugby. Nous n’avons donc pas parlé que littérature et métier de policier.

AP sacha Didier$$$$$$$$$$$

Cette photo n’est pas de moi mais l’ambiance me plait beaucoup. Auteure et Éditrice qui voient la vie en rose. Plutôt sympa comme conclusion de ces moments passés ensemble.

 

 

Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.


Rencontre d’auteurs avec Jean-Christophe Portes, Frédéric Lenormand et Sylvain Larue sur le thème du roman policier historique.

Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue

Avec Ophélie ma complice, nous aurons le privilège de passer  tous les 3 à la question

 Que je vous présente rapidement nos 3 auteurs :

 

Jean-Christophe Portes

Né à Rueil-Malmaison le 21 mars 1966. Après des études à l’Ecole Nationale de Arts Décoratifs, Jean Christophe Portes est devenu journaliste et réalisateur.  Auteur d’une trentaine de documentaires d’investigation, de société ou d’histoire, il travaille pour les principales chaînes de télévision françaises. La série des enquêtes de Victor Dauterive, Laffaire des corps sans tête et La disparue de Saint-Maur, rencontre un beau succès critique et public. Il a remporté le Prix polar Saint-Maur en poche 2018.

Il publie en 2015 L’affaire des corps sans tête la première de Victor Dauterive

1791. On découvre des cadavres dans la Seine, nus et la tête coupée. Malgré l’émoi que cela provoque, Victor Dauterive, jeune officier de la nouvelle Gendarmerie nationale n’a guère le temps de s’en préoccuper : Lafayette, son mentor, l’a chargé d’arrêter Marat, ce dangereux agitateur qui en appelle au meurtre des aristocrates. Une mission qui tourne vite au cauchemar pour l’enquêteur qui joue sa vie en posant trop de questions. Les vainqueurs de la Bastille sont-ils de vrais patriotes ou des activistes corrompus ? Existe-il vraiment un Comité secret aux Tuileries, dans l’ombre de la Cour ? Et n’y aurait-il pas un lien entre Marat et ces corps flottant dans la Seine ? Peu à peu, Victor Dauterive lève le voile sur un effrayant complot. Une conspiration qui pourrait changer le cours de la Révolution

 

 

On y découvre Victor Dauterive, , un jeune sous lieutenant de la non moins jeune gendarmerie nationale.

En 2016 sort L’affaire de l’homme à l’escarpin

En 2017, La disparue de Saint-Maur

Le dernier en date  paru il y a quelques jours : L’espion des Tuileries

Une enquête de Victor Dauterive dans la France révolutionnaire.

1792. La guerre entre la France et l’Autriche vient d’éclater. C’est dans ce contexte très explosif que le gendarme Victor Dauterive est chargé d’une délicate mission : escorter un convoi transportant la paye de l’armée, une petite fortune de 500 000 livres.

L’affaire tourne au désastre quand le convoi est brutalement attaqué et dévalisé. Dauterive se lance sur les traces des voleurs qui sèment des cadavres dans leur fuite. La piste le conduit jusqu’aux Tuileries, au coeur du chaudron révolutionnaire.

Le palais, infesté d’espions, est le centre de toutes les convoitises et de tous les complots. Des bas-fonds de la ville au sommet de l’État, entre révolutionnaires et partisans du Roi, le jeune officier va devoir choisir son camp dans un jeu qui pourrait bien devenir mortel…

 

Sylvain Larue

 

Né le 15 octobre 1982 Sylvain Larue est un chercheur, écrivain et chanteur. Il a été un tant typographe, imprimeur. Il a publié aux éditions De Borée dix-huit livres dans la collection des « Grandes Affaires Criminelles ».  Passionné de musique, il se lance aujourd’hui dans l’écriture romanesque .

Il publie en 2016 L’oeil du Goupil

Le premier tome des enquêtes de Léandre Lafforgue


La révolution de 1848 charrie son lot de bouleversements. Le peuple français vient de chasser Louis-Philippe, son dernier roi, et à Paris, la nouvelle République se construit au jour le jour.

Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier président, Léandre Lafforgue, un jeune homme épris de liberté et d’idéal, débarque de sa Gascogne natale à la recherche de son passé. Involontairement mêlé à une mort suspecte, et ayant affaire à une police qui ne semble prêter qu’une attention limitée à plusieurs faits similaires, Léandre se retrouve désigné par le prince Bonaparte pour en démasquer la trame commune. Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer les mystères qui se dévoilent dans les couloirs de l’Assemblée nationale ? Avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, Sylvain Larue compose un grand roman populaire et la première enquête de Léandre promet d’être passionnante…

 

En 2017 parait  une deuxième enquête de Léandre Lafforgue Au bal des muscadins

Et cette année est sortie le troisième tome des enquêtes de Léandre Lafforgue, Le crime de l’Odéon

 

Que le spectacle commence !

En ce mois de novembre 1851, alors que le mandat du président Bonaparte touche à sa fin et que les plus sombres prévisions courent quant à l’avenir de la politique française, Léandre Lafforgue, alias « Le Goupil », songe en vérité plus volontiers à sa carrière naissante de dramaturge qu’au devenir du pays.

Mais sitôt le rideau de l’Odéon tombé sur la première représentation de sa pièce, un crime perpétré dans le théâtre met en suspens le futur de son oeuvre.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voilà que pour faire taire d’éventuelles rumeurs, Bonaparte charge les deux dernières recrues de la Noble Cour de mener l’enquête… et ce à la place du Goupil !

Tandis que se trame en secret un complot destiné à changer le cours de l’Histoire, entre fausses pièces d’or, corps dépouillés et coup de coeur, Léandre peut-il parvenir à voir clair dans ce capharnaüm sans s’y perdre tout à fait ?

Après L’Oeil du goupil et Au bal des muscadins, il propose avec ce troisième roman une plongée en pleine Deuxième République, dans les coulisses d’un coup d’État, en un univers de machinations, de mensonges et de crimes variés qui devraient laisser le lecteur impatient de découvrir la suite…

Frédéric Lenormand

 Frédéric Lenormand est l’auteur à succès de romans historiques et de séries policières – dont les mythiques aventures de l’écrivain philosophe Voltaire et du juge Ti.

Frédéric est sans doute l’auteur que je connais le plus des 3 invités
En effet dans les année 90, je me souvient avoir lu quelques titres de Frédéric. Notamment les aventure de 3 scientifique embarqué dans la compagne d’Egypte sous Bonaparte. Ou encore la folle équipé des princesses de sang ( les filles de Louis XV)sous la révolutions
 Dans ces année 90 Frédéric Lenormand est l’auteur de plusieurs romans et de pièces jouées sur scène et à la radio. Il a reçu le prix François Mauriac de l’Académie française en 1999 pour Les Princesses vagabondes (Lattés), le prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres, le prix du jeune romancier de la Fondation Hachette, ainsi que la bourse Del Duca du premier roman.

Je me souvient encore qu’en 2000, Frédéric mettait déjà Voltaire en scène dans La jeune fille et le philosophe. 

Sur le ton d’une satire non dénuée d’affection, notre auteur, à partir d’une histoire vraie, fait du philosophe le héros malicieux, volubile et gesticulant d’un récit savoureux dans l’esprit des contes de Voltaire.

Et puis en 2001 arrive sans doute ce que l’on paut appelé son premier roman historique, Un beau captif 

Nicolas-Joseph Lecacheur est commissaire de police sous le Directoire. Sorte de Maigret d’une Révolution finissante, il tente de faire régner l’ordre à Châlons-sur-Marne entre sa femme, qui vient de profiter de la nouvelle loi sur le divorce et ses concitoyens, prêts à s’exalter pour tout ce qui leur fera oublier la Terreur.

Justement, Lecacheur vient d’incarcérer un jeune vagabond dont la présence met la ville en émoi. Convaincus que ce bel inconnu n’est autre que Louis XVII miraculeusement évadé du Temple, les Châlonnais reconstituent autour de lui une cour fantasque et insolente.

Seul contre tous, Lecacheur s’acharne à mener l’enquête. Il recueille les témoignages, déjoue les pièges qu’une main invisible s’ingénie à semer sur sa route et démêle peu à peu un écheveau où se confondent secrets de famille et vertigineux secrets d’Etat.

Avec ce nouveau personnage d’enquêteur, Frédéric Lenormand nous entraîne à la découverte d’une des époques les plus mouvementées et les plus mystérieuses de l’histoire de France.

Il a écrit aussi sur la révolution. (des polars jeunesses et  et des docs sur la police et la prison)

En 2004 c’est la parution de la première des nouvelles enquêtes du juge Ti

Frédéric Lenornand fait revivre le personnage du juge Ti popularisé par Robert van Gulik. Le magistrat  mandarin au VIIe siècle dans la Chine impériale

11 enquêtes me semble-t-il rééditées en poche

Dans la première enquête, Ti poursuit des assassins de tous bords tout en s’efforçant de retrouver une de ses filles. Dans la seconde, Ti doit découvrir qui des membres du Grand Service médical a introduit un poison dans l’entourage de l’empereur de Chine.

Deux enquêtes du Juge Ti inédites en poche.

Attaque des princes de la dynastie des Tang ou poison mortel dans l’entourage de l’empereur : qui mieux que le légendaire Juge Ti saura déjouer cette succession de meurtres machiavéliques ?

À l’aide d’une documentation méticuleuse, Frédéric Lenormand fait revivre pour ses lecteurs la Chine du VIIe siècle, cette glorieuse civilisation des Tang qui marqua l’apogée de l’Empire du Milieu.

 

Il y a eu aussi beaucoup d’autres bouquins

Notamment

La Série Les Mystères de Venise (en partie publiée sous le pseudonyme Loredan)

Mais aussi :

Un thé chez Confucius ou Une enquête du juge Bao

Qui en veut au Marquis de Sade ?

Seules les femmes sont éternelles

Il y a enfin

Voltaire mène l’enquête

En 2018 l’Orfèvre du thriller historique, Frédéric Lenormand nous offre le huitième tome des enquêtes voltairiennes.

La première est paru en 2012 Voltaire mène l’enquête. La baronne meurt à cinq heures

Après notamment La bonne meurt à cinq heures, prix Historia et prix Arsène Lupin 2011, et Meurtre dans le boudoir, paru en 2013, Un carrosse nommé désir est un petit bijou d’humour et de suspens.

Un carrosse nommé désir Frédéric Lenormand

Voltaire mène l’enquête

Bonne nouvelle pour Voltaire ! Emilie du Châtelet, sa marquise préférée qui l’aime et qu’il adore, est sur le point de faire un héritage. Justement, une occasion se présente : l’achat du magnifique hôtel Lambert, à la pointe de l’île Saint-Louis, pour y loger le prince des philosophes ! Hélas, le banquier qui devait leur avancer la somme vient d’être enlevé.

Voltaire fait des pieds et des mains pour le retrouver au milieu d’une ville rendue folle par les somptueuses fêtes du mariage de la fille de Louis XV avec l’infant d Espagne. Entre bal masqué et joutes nautiques sur la Seine, dans le fracas des canons de la Bastille et des feux d’artifice, les cadavres s’accumulent.

 

Et pour finir vient de sortir ce qui semble être le premier opus d’une nouvelle série, Le Retour d’Arsène Lupin

 

1908. Arsène Lupin a entamé une thérapie pour soigner son addiction au vol. Un comble pour notre gentleman cambrioleur, qui se voit contraint de trouver un moyen honnête de gagner sa vie. Pour cela, il ouvre une agence de détectives, l’agence Barnett. Sa première cliente, la très riche Mme Bovaroff, se plaint qu’on lui a dérobé un inestimable autoportrait de Delacroix, L’Homme au gilet vert. Mais voilà que l’oeuvre réapparaît comme par magie, tandis que ceux qui l’ont eue entre les mains disparaissent… Si l’affaire est épineuse, c’est le charme d’une ensorcelante danseuse orientale nommée Mata Hari qui sera l’un des obstacles les plus dangereux que Lupin-Barnett aura à surmonter.

Dans les fastes de la Belle Époque, à travers une intrigue riche en rebondissements, Frédéric Lenormand , fin connaisseur de la figure d’Arsène Lupin et grand admirateur de l’oeuvre de Maurice Leblanc, nous offre une nouvelle série qui ressuscite magistralement Arsène Lupin, son astuce et sa rouerie légendaires.

 

Voilà ce que je eux vous dire de nos auteurs mais pour en savoir plus, rendez-vous ce vendredi

7 décembre à 20h, Espace Culturel La Marmite

9 rue Jean Delsol, 77173 Chevry-Cossigny

 

Organisée par la médiathèque La Canopée

Le roman policier historique inaugure notre cycle polar.
Le vendredi 7 décembre à 20h00, la médiathèque La Canopée reçoit 3 auteurs qui, par leurs héros et leurs intrigues, nous transportent du siècle des Lumières à la IIème République.
Frédéric Lenormand, Jean-Christophe Portes et Sylvain Larue répondront à toutes vos questions lors de cette rencontre animée par Geneviève Van Landuyt, bibliothécaire à Paris et chroniqueuse du blog Collectif polar.
En fin de soirée, la librairie du Château proposera à la vente les ouvrages des auteurs pour une séance de dédicaces.

La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, première audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 1

Lundi 15 octobre 15h

Début de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours, le 25, 27, 29 et 31 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy

Vincent Hauuy


 

Geneviève : Bonjour les flingueuses. Bonjour Vincent. C’est ici que ce déroulera votre Garde à Vue.

Dany : Bonjour Cheffe, suis prête en soutien à l’oreillette ðŸ˜‰

Ge : 

Clémence : Ça marche à toute à l’heure ðŸ˜‰

Vincent : Bonjour

Ge : Bonjour  Vincent  nous nous sommes jamais rencontrés nous nous connaissons pas et nous allons apprendre à faire votre connaissance durant ces quatre auditions la première débute tout de suite.
Êtes-vous prêt ?

Vincent : Oui, vous pouvez commencer 

Ge : Alors je suis Geneviève, la porte-flingue du collectif polar. C’est moi qui vais avoir le privilège de débuter ce premier interrogatoire
Mais rassurez-vous nous allons commencer en douceur.

Vincent : (glups… le mot fait froid dans le dos  )

Ge : Je vais simplement vous demander de vous présenter … en gros je veux votre pedigree : Nom âge profession

Vincent : Vincent Hauuy, auteur de 43 ans, concepteur de jeu,  marié et père de deux enfants âgés de 10 et 3 ans

Ge : Vincent si vous le voulez bien, durant une petite heure, nous allons parler de votre rapport aux livres et à la lecture

Vincent : Ca me va ðŸ˜‰

Ge : Mais avant cela j’aimerais quand même que vous me précisiez ce qu’est un concepteur de jeux vidéo.

Vincent : En gros, c’est la personne qui invente les règles et les procédures. Cela peut aussi être extensible au papier, par exemple, je peux très bien créer des jeux de cartes ou jeux de société.

Ge : Dans mon esprit j’étais persuadée que vous étiez scénariste de ces jeux

Vincent : Après, c’est une définition générique, le métier s’est « spécialisé », on peut devenir concepteur narratif, concepteur d’économie, concepteur de système.
J’en ai fait également oui, mais pas que cela. J’étais spécialisé dans le système et les règles. Mon dernier jeu est entièrement narratif. C’est un thriller interactif.

Ge : Ok mais … Là vous me perdez !

Vincent : désolé haha. Disons que je suis capable d’écrire des scenarios interactifs, mais aussi des jeux comme le monopoly.

Ge : Vous me parleriez de ce thriller interactif ?

Vincent : Ces derniers temps je me suis concentré sur l’aspect scenario. Oui, il est jouable sur téléphone et tablette.
L’application est : spoken adventure. On peut déjà y jouer et le titre « les traqueurs de l’au de la » qui est un thriller psychologique où l’on se retrouve dans la peau d’un type qui se demande où est passée son équipe de tournage
Oui on peut déjà y jouer. Il est épisodique.

Le premier épisode est sorti : ICI

 C’est un jeu gratuit on peut y accéder facilement. Ca sera plus simple

Ge : J’allais vous demander le lien vous m’avez devancé

Vincent : il est gratuit (du moins le premier épisode, après je ne sais pas ce qu’a prévu le développeur)

Ge : Très bien nos lecteurs pourront se faire ainsi une idée plus précise … Mais revenons à nos moutons.Aussi Vincent, j’aimerais savoir quel est votre rapport avec le livre, l’objet livre.

Vincent : Variable.

Ge : Mais encore

Vincent : J’étais (et je suis toujours) féru du livre papier. Mais mon mode de vie m’a transformé en nomade et je suis devenu par la force des choses un lecteur numérique.

Ge : Ça reste de la lecture

Vincent : j’avais une très grosse bibliothèque dont j’ai dû me séparer.
Tout à fait, mais quand vous parliez de l’objet livre, j’avais en tête… un livre papier  

Ge : 

Vincent : sinon je suis un lecteur de la première heure j’ai commencé très tôt et je n’en suis jamais vraiment ressorti. Même si paradoxalement, je lis moins depuis que je suis auteur

Ge : Oui ça c’était sous-jacent

Vincent : question d’emploi du temps !

Ge : Dans votre famille quelle place avait le livre ?

Vincent : Ma mère est une boulimique du livre, elle déjeune avec un livre posé à côté de la tasse de café. La lecture était donc omniprésente.
Elle m’a transmis la passion et vu qu’elle lisait beaucoup de thriller, polars ou même horrifique. Je suis tombé dans la marmite du noir assez vite. Stephen King à 10 ans.

Sylvie : 

Ge : Vous avez pioché dans la bibliothèque familiale ?

Vincent : c’est exactement ça… je lui empruntais ses livres

Ge : C’est King qui vous a amené à concevoir des Jeux ?
Vincent : elle m’achetait des Club des cinq, Bob Morane, les livres de Tolkien, mais je suis assez vite allé prendre les siens. King m’a donné le gout de faire la même chose que lui. Raconter des histoires

Ge : 

Vincent : le jeu vidéo s’est développé de manière indépendante. Une autre passion, mais cela répondait au même besoin. Se plonger dans un monde « imaginaire »

Ge : On me souffle dans l’oreillette que quelques grands auteurs de thrillers en commencé par le jeu vidéo ( Chattam, Bizien…) pensez-vous que celui-ci amène à l’écriture ?

Vincent : Je ne sais pas s’il amène à l’écriture. Je pense (comme écrit plus haut) qu’il stimule l’appétit de l’imaginaire. Cela ne m’étonne pas de trouver des férus de jeux vidéos ou des cinéphiles chez les auteurs, surtout dans la littérature de genre, comme le noir, le fantastique, la SF.
Je dirais que l’écriture est un médium parmi d’autres pour exprimer son besoin de raconter.

Ge : Vous nous disiez tout à l’heure que depuis que vous écrivez vous lisez moins. Est-ce parce que vous avez peur de vous imprégner de l’imaginaire des autres ?

Vincent : oui. Ou des choses différentes. Disons que je lis moins de fiction.
Non, je ne pas peur de l’imaginaire des autres, je pense qu’on va tous inconsciemment puiser dans l’imaginaire collectif.
Il y a souvent des convergences dans les thèmes abordés

Ge : Qu’est-ce que vous appelez l’imaginaire Collectif

Vincent : les migrants, l’écologie. C’est un espace qui se compose de ce qu’on lit, voit, entend (film, TV, actualité). L’écrivain est un observateur, donc influencé par son environnement forcément

Ge : Ah pardon moi j’étais partie sur les mythes fondateurs, les légendes et autres contes pour enfants.

Vincent : ce qui fera sa spécificité, c’est son vécu personnel, il y a aussi cela. Mais des gens comme Vogler ou Campbell en parlent mieux que moi 

Ge : Car effectivement dans vos romans nous sommes bien dans du réel. Une réalité qui pique comme dirait Danièle

Vincent : Du réel, après cela reste une fiction. Mais les thèmes abordés dans Le Brasier sont bien ancrés dans l’actualité par exemple

Ge : Mais revenons à la lecture. Car je sais que nous allons aborder vos de romans dans les 2 prochaines gardes à vue.

Vincent : pas de soucis

Ge : Vous étiez lecteur boulimique vous nous l’avez dit, mais pour vous, la lecture enfant c’était un refuge ou plutôt une échappatoire ?

Vincent : bonne question. Je dirais plus une échappatoire. Mais si je devais m’échapper de quelque chose, alors je dirais que c’était la « banalité » du monde réel. Attention je dis cela avec une analyse rétrospective de mes états d’âme d’enfant 
Le besoin de « magie ». C’est pour cela que j’étais attiré par la fantaisie, la SF et le fantastique de King.

Ge : La lecture est donc pour vous avant tout un moyen de se divertir, enfin la fiction ?

Vincent : Oui, un véritable divertissement.

Ge : C’est comme cela que vous envisagez votre écriture ? Divertir vos lecteurs avant tout ?

Vincent : Alors, je dois être le premier diverti par l’écriture en fait  .

J’écris ce que je voudrais lire. Mais oui, je me place dans la peau d’un conteur et je joue avec un lecteur hypothétique dans ma phase d’écriture.
La magie opère pendant cette phase, et les personnages prennent forme (je sais, c’est un peu spécial, mais cela fonctionne comme cela chez moi)
Il y a une grande part d’improvisation … et je me rends compte que je n’ai peut-être pas répondu à la question !

Ge : ðŸ˜‰  

Ge : C’est le but de l’exercice se laisser porter par l’improvisation. C’est aussi ça une garde à vue

Vincent : Je suis pareil quand j’écris alors, je fais des plans qui ne me servent jamais. J’ai besoin d’être un hybride lecteur / écrivain et tout savoir à l’avance, m’empêche de profiter de l’histoire

Ge : Ça je peux comprendre. Je crois savoir que vous avez passé une partie de votre vie à l’étranger. Est-ce aussi pour ça que vous aviez besoin de vous réfugier dans la lecture notamment en lisant en français

Vincent : J’ai commencé par travailler au Luxembourg (bon la ce n’est pas très loin)

Ge : ðŸ˜‰

Vincent : Six ans au Canada, et là je suis au Portugal. Ha ba… j’ai toujours parlé Français à l’étranger donc non

Ge : mauvaise pioche, pardon ! 樂

Vincent : et pour être honnête, j’ai passé une bonne partie ces dernières années à lire… en anglais. Dès que je peux lire un auteur anglophone dans sa langue et me passer de traduction …

Ge : Double mauvaise pioche. 

Vincent :  ha ha pas de soucis,  je lis aussi en Français, mais pas King

Ge : Vincent tout à l’heure je vous parlais de mythes et de légendes. Avez-vous été bercé par les contes de fées ?

Vincent : quand j’étais petit oui, énormément. Lus, mais aussi écoutés dans des « mange disque » et j’avais une passion dévorante pour la mythologie grecque.
C’est pour cela que j’ai eu un coup de foudre pour Tolkien dont les ouvrages allaient piocher dans plusieurs mythologies (celtique, nordique…)

Ge : Mais alors pourquoi ne pas avoir écrit de la Fantasy même de la Dark fantasy mais plutôt vous êtes tournés vers le thriller ?

Vincent : J’ai aimé plusieurs genres et en fait j’ai des ouvrages de fantasy dans les tiroirs et non édités (pour le moment). Et aussi je me suis rendu compte que dans les histoires de SF ou fantasy que j’écrivais, il y avait toujours… du thriller.
C’était dans L’ADN de ce que j’écrivais, donc je me suis dit : Allons-y pour du Thriller pur !
Je lis plus de Thriller que de SF ou Fantasy en ce moment. Et aussi après avoir dévoré les Trône de fer, j’ai du mal à renouer avec la fantasy traditionnelle. Je m’en suis lassé.
il me faut du Dark  … En fantasy ET en SF. Il me faut du noir

Ge : Un peu comme dans les comptes de fée : des bons, des méchants…

Vincent : Ha… pas forcément. Je préfère le gris à ce moment-là. Mes héros ne le sont jamais vraiment et mes « méchants » ne se voient jamais comme l’incarnation du mal : l’absolu m’ennuie.
Je préfère voir mes antagonistes comme des personnes motivées qui sont capables de franchir la zone rouge pour parvenir à leur fins.

Ge : Je vous sens mûr pour une seconde audition là, Vincent

Vincent : une seconde audition ?

Ge : Oui un 2e audition pour parler de votre 1e forfait…

Moi je voulais revenir sur un truc que je vous ai dit tout à l’heure…

Vincent : oui ?

Ge : Je parlais d’auteur de thrillers et de jeu vidéo, en fait c’était de jeu de rôles.

Vincent : j’ai aussi fait du jeu de rôles ! Sur table et aussi en grandeur nature

J’ai collectionné (et joué) les jeux de rôles durant ma vingtaine – trentaine, en fait même un peu avant : j’ai commencé à y jouer à 12 ans.

Ge : Dites-moi comme moi avez-vous était tenté à l’adolescence par ce phénomène grandissant. Enfin vous êtes plus jeune que moi ! Mais bon étiez-vous adepte, outre de les concevoir, de ce genre de jeu ?

Vincent : J’ai été poussé vers le jeu de rôles par les livres dont on est le héros

Ge : Oui je vois bien ! 

Vincent : un cadeau de ma mère qui m’a contaminé à la première prise 

Après je me suis trouvé des amis et on a essayé l’œil noir (jeu de rôles allemand) puis « donjon et dragons ».
J’étais le maitre de jeu (celui qui raconte les histoires que vivent les autres joueurs

Sylvie : 

Ge : Déjà à cette époque, donc ?

Vincent : Oui. Les autres jeux plus « adultes » comme l’appel de Chtulu basé sur l’univers de Lovecraft sont venus plus tard (vers mes 16 17 ans)

Ge : C’était important pour vous d’être  » le maitre de jeu  » ?

Vincent : non, mais il en fallait un ! Et après j’y ai pris gout (je concevais mes propres scenarios). 

On pouvait en acheter ou en créer. Je trouvais cela plus « fun » d’en créer

Ge : Enfin ça dévoile quand même quelque chose de votre personnalité et de votre imagination

Vincent : oui, c’est un composant important
je veux dire l’imaganition, l’imagination

Ge :  hahaha

Vincent : oups je dérape sur le clavier … j’invente des mots 

Ge : Ça aussi ça fait partie de la spontanéité de la garde à vue

Vincent : oui je vois bien, haha

Ge : Si vous le voulez bien Vincent je vais conclure cette première audition

Vincent : Oui, pas de soucis.

Ge : Mes petites camarades flingueuses auront des tas de questions toutes plus intéressantes les unes que les autres  à vous poser durant les trois prochaines.
J’ai juste une dernière question et là c’est la bibliothécaire qui vous parle
Enfin une question qui se décline

Vincent : pas de soucis je suis prêt  ok

Ge : Avez-vous fréquenté les bibliothèques dans votre vie ?

Vincent : oui

Ge : Que vous ont-elles apporté

Vincent : bibliothèques et médiathèques

Ge : Oui bibliothèque est un terme générique

Vincent : alors déjà j’ai pu découvrir des auteurs que je n’aurais pas forcément découverts à l’achat en librairie, et j’ai aussi testé des genres et je me suis essayé à la littérature blanche.
Et avant pour faire des recherches (à l’époque il n’y avait pas internet). Donc pour la « non fiction » c’est la voix royale.
A Montréal j’y suis aussi allé pour l’ambiance. J’ai écris une partie du Brasier là-bas

Ge : Oh chouette ça !

Vincent : et on a aussi donné nos livres à une bibliothèque avant de partir de France.
Voila !

Ge : Vous nous avez dit tout à l’heure que vous aviez dû abandonner votre bibliothèque personnelle, cela a-t-il été un crève-cœur ?

Vincent : Oui, bien sûr. Mais c’était un des prix à payer. On voulait absolument faire un déménagement light.
j’ai dû aussi laisser mes instruments de musique.

Ge : Oui forcément ! 

Vincent : mais on se sent plus libre lorsque l’on se sépare de ses objets

Ge : Une vrai philosophie de vie

Vincent : Oui, tout à fait !

Ge : Allez dernière question cette fois

Vincent : haha ok

Ge : Pensez-vous que les bibliothèques aient un rôle social à jouer

Vincent : oui, dans l’accès à l’objet culturel.

Ge : Je parle de bibliothèque de quartier de bibliothèque municipale mais ça peut être aussi eu pour les autres bibliothèques universitaires, de recherches, etc…

Vincent : j’ai peur (j’ai peut-être tort,  à vérifier) que le temps de lecture baisse
Je pense qu’il y a un enjeu et que les bibliothèques sont des acteurs importants pour stimuler le gout et l’accès.
Après je pense que cela est encore plus vrai dans les grandes villes où les gens vivent en appartement.
Je l’ai expérimenté moi-même à Montréal.
Je ne connais pas la situation en France par contre, alors il ne m’est pas facile de juger.
Est-ce que les municipalité communiquent autour de la bibliothèque ? Crée des événements, etc…

Ge : Elles essaient, mais les bibliothèques sont le parent pauvre de la culture. Et pourtant à Paris quand on pose la question aux personnes dans des milieux défavorisés ou/et précaires, le seul lieu culturel qu’elles fréquentent c’est la bibliothèque.

Vincent : Mon oncle était bibliothécaire à Paris (à la retraite) il m’avait parlé de chute de fréquentation et c’était déjà il y a quelques années..

.
Ge : Paris à un taux de fréquentation au-dessus de la moyenne nationale. Les chiffres ont changé ses 10 dernières années. Doit-on s’en réjouir ? Mais c’est là une autre débat.
Voilà Vincent  notre tête à tête prend fin ici.
Pour autant vous n’en n’avez pas fini avec moi !

Vincent : Ok, j’espère que vous avez tout ce que vous voulez pour ce premier round !

Ge : Oui vous avez été parfait 

Vincent : haha OK, je suis prêt pour la suite

Ge : Je vais donner la parole aux flingueuses maintenant et Danièle va vous exposer les sujets traités dans vos trois prochaines auditions

Vincent : ok 

Dany : Bonjour Vincent, vous avez commis deux crimes « le tricycle » et « le brasier », vous aurez à en répondre demain heures françaises à 16 h avec moi et à 17h30 avec Clémence. Enfin vous aborderez votre mode de vie d’auteur avec Aline vers 19h30 (heure française toujours) et notre porte-flingue viendra en conclusion vous signifier votre sort !

Ge : Je vous demande pardon je n’ai pas été un très bon partenaire de jeu aujourd’hui. Petite forme 

Vincent : ha je n’ai pas trouvé ni remarqué ! Je suis en petite forme aussi

Ge : Oui aujourd’hui ce n’était qu’une mise en jambe

Vincent : Glups quel programme 

! Je vais me faire secouer ! 

Ge : Le temps demain c’est 3 auditions alors pensez à vous reposer car c’est assez éprouvant

Dany : secouer certes mais on est là pour ça et vos prédécesseurs, même s’ils en parlent encore, en ont gardé un bon souvenir

Vincent : ok bon je vais préparer mon argumentaire ? J’ai le droit à un avocat ?

Ge : Oui vous pouvez choisir un avocat

Vincent : ok à réfléchir alors !

Dany: si vous voulez mais alors ça risque de prendre beaucoup plus de temps …
et qui pourrait bien accepter ce challenge

Ge : Il faut que vous sachiez que tout ce qui est dit ici est retransmis ensuite

Vincent : non non, ça va aller alors, sinon c’est ma famille qui va me mettre en GAV
oui je me doute qu’il y aura une retranscription

Ge : Oui procès-verbal sera dressé, 1 par audition

Vincent : entendu

Ge : Aussi si vous n’avez plus rien à déclarer je clos cette entrevue

Vincent : Non, plus rien si ce n’est bonne fin d’après-midi

Dany : A demain Vincent,  l’horaire vous convient ?

Vincent : oui, je serai présent

Ge : Parfait alors à demain

Dany : Merci et bonne soirée !

Vincent : A dlemain !
Demain
grrr le clavier  😛

Ge : Et merci pour tout cela et ce qu’il reste à venir cher Vincent Hauuy
Vincent : De rien !

Ge : Belle fin d’après-midi et belle soirée à vous tous

Vincent : merci de même !

Ge : 16h30 heure française : La première audition est désormais terminée.

GAV @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses, audition une


La GAV : @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses

Episode 1

Lundi

Début de la Garde à vue de Madame

Solène Bakowski

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Solène ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 03 au matin et le mardi 04 en milieu d’après-midi.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours, le 11, 13, 15 et 17 septembre.

Allez place à la GAV de Solène Bakowski


Dimanche 02 septembre soir 23h22

Geneviève :  Voilà c’est ici que l’on se retrouve demain matin un peu avant 6 h pour la Garde à Vue de Solène Bakowski.

Minutes d’un meeting pas ordinaire entre des ligueuses, une porte-flingue et des flingueuses hybrides


Minutes d’un meeting pas ordinaire entre des ligueuses, une porte-flingue et des flingueuses hybrides

A l’initiative de Kate Wagner, une auteure suisse de La Ligue du Chapitre 22, en goguette dans la Capitale, une réunion de la plus haute importance stratégique s’est tenue entre LA Porte-flingue du Collectif Polar, Geneviève Van Landuyt, ses collègues de la Ligue, Sacha Erbel et Cécile Pellault, flingueuses également, à leurs heures perdues mais pas pour tout le monde.

Entre ces 3 ligueuses, ces 3 flingueuses et leur porte flingue…

Il a été décidé, déclaré, voire les deux, lors de celle-ci :

3 Ligueuses, 3 Flingueuses et une Porte Flingue

Qu’un plan pour éliminer la dite bibliothécaire infernale doit être établi pour éviter toute fuite sur le secret derrière le Chapitre 22… ou au moins pour soudoyer son silence jusqu’au concours qui permettra de le révéler au monde entier,

Que la Pina Colada à la fraise n’est peut-être pas la meilleure idée de cocktail,

Que pour tous les futurs meetings, un kit de survie pour Kate, devrait être à portée de main en cas d’attaque de guêpes,

Que Les challenges à 22 mots vont redémarrer dès la rentrée pour le Chapitre 22,

Que, dès que la Gloire frappera à la porte de la Ligue, elles resteraient humbles, malgré les protestations de Cécile.  Sacha a d’ailleurs pris à témoin le board ; elle autorise formellement Geneviève à intervenir en cas de prise de melon, par une vigoureuse main dans sa face et au cri de « Tu me remets, là ?! »,

Que Sacha est la meilleure pour jouer de ses relations dans les forces de l’ordre et pour faire fermer Les Champs et permettre à la Ligue de faire une belle photo,

Qu’éventuellement un tampon à l’effigie de la Ligue sur le postérieur des lecteurs pourrait être un petit plus lors des salons,

Que les ligueuses, Delphine Montariol et Yamina Azzouz, et les flingueuses,  flingueurs, mini-flingues, tueurs à gages, sont de très bons télépathes parce qu’ils nous ont tous et toutes accompagnés tout le long de déjeuner tout a fait professionnel,

 

Et pour finir, avec toutes les dates dans les prochains mois et les régions couvertes en France comme à l’étranger, vous n’avez aucune excuse pour ne pas aller à la découverte des auteures de la Ligue du Chapitre 22 :

Septembre

Du 07 au 09 septembre- Kate Wagner : Salon  Le livre sur la place à Nancy (54)

15 septembre- Yamina Mazzouz : Présentation à la médiathèque de Caves (11)

30 septembre – Sacha Erbel et Cécile Pellault : Salon Sang pour Sang à Longperrier (77)

Octobre

6 et 7 octobre – Delphine Montariol : Salon des gourmets des lettres à Toulouse, Hôtel d’Assézat (31)

13 octobre – Sacha Erbel donne une conférence à la médiathèque Blanc Mesnil (93), sur le thème de la criminologie suivie d’une séance de dédicaces.

13 et 14 octobre – Cécile Pellault : 1er Salon d’Echarcon (91)

14 octobre- Delphine Montariol : Salon « les livres au vert », forêt du Bouconne (31)

27 et 28 octobre- Delphine Montariol : Festival Bizarre de Lectoure (32)

Novembre

1 novembre- Kate Wagner : Lecture dédicace, librairie du Pierre Pertuis, Tavanne (Suisse)

3 novembre – Sacha Erbel : Apéro polar Bibliothèque Parmentier (75) avec Marek Corbel, Editions La Liseuse.

17 novembre-Yamina Mazzouz: journée du livre au Leclerc de Montauban (82)

24 novembre – Cécile Pellault : 16ème édition du Salon de Loos (59)

24 novembre –Yamina Mazzouz : Cultura à Balma (31)

25 novembre- Kate Wagner : Salon du livre de l AENJ,  Neuchâtel (Suisse)

Décembre
2 décembre- Delphine Montariol : Salon « Polars et histoires de police » à Auch (32)
15 décembre –Yamina Mazzouz: Cultura à Fenouillet (31)

16 décembre –Yamina Mazzouz: Salon du livre à Laffitte Vigordane (31)

Et n’oubliez pas Le collectif polar par l’intermédiaire d’Ophélie et de Ge nous ont déjà interrogées et c’était là : Faire -part de naissance de la Ligue du Chapitre 22

Sinon, on remet ça quand, tout à fait professionnellement ?!

Hahaha 

 

Inauguration de la Coop’ ou quand les Flingueuses s’en mêlent !


Inauguration de la Coop’

Ou quand les Flingueuses s’en mêlent !

Les 23, 24 et 25 mai dernier avait lieu l’inauguration d’une nouvelle médiathèque.

Une médiathèque d’un nouveau genre

Une Médiathèque Maison des Service Aux Publics.

Souvenez-vous je vous en parlais en mai dernier justement ICI.

Pour l’occasion la directrice et conceptrice de ce lieu de culture et de partage, Cendrine Nougué, nous avait invitées à participer à cette inauguration.

Cendrine souhaitait que nous animions la premier soirée de la Coop’s

Elle voulait une interview très spéciale d’un auteur seine-et-marnais et de réputation internationale, notre cher Jacques Saussey!

Aussi avec Eppy Fanny et Ophélie, nous avons répondu présentes

Et nous sommes allées à la découverte de la Coop’

Avant de passer Jacques sous le feu des flingueuse


Inauguration de la Coop’ ou…

quand les Flingueuses s’en mêlent !

1ère Partie

Nous sommes arrivée en tout début d’après midi à Lorrez-le-Bocage

Nous avions pris un train depuis Paris. Coup de chance, celui-ci n’était pas touché par les grèves SNCF

On était venu nous chercher en voiture à Montereau

Nous avons traversé la campagne seine et marnaise sous le soleil.

Et puis nous avons découvert ce village au milieu des champs et des bois où la Coop’ ouvrait à peine ses portes.

Nous étions au fin fond de la région parisienne, au sud de Paris, tout proche de la Bourgogne.

Nous découvrions le bâtiment.

Au premier coup d’œil nous avons constaté que l’on avait fait du moderne dans de l’ancien et c’était plutôt bien vu de l’extérieur.

Enfin la maîtresse de maison, pardon la directrice de l’établissement est venue nous accueillir

Et nous a fait visiter sa toute nouvelle bibliothèque

Demain ou dans les jours qui viennent, promis je vous fait visiter en image ce lieu merveilleux .

coop' entrée

 

Après avoir visiter en long et en travers tout les recoins de la médiathèque nous nous sommes enfin mises au travail afin de préparer la soirée

Et l’interview à bout portant de Jacques Saussey

COOP's préparation

De leur coté, le personnel de la bibliothèque préparait le lieu du crime.

2ème Partie

 

19h30, le public est installé, nous sommes dans nos fauteuil

L’ITW à bout portant peut débuter

Le mieux pour le découvrir c’est de tenter de l’écouter.

(Si le son passe mal, passez le sur votre ordinateur est mettez le casque ou alors branchez une enceinte )

Interview a bout portant de Jacques Saussey  go go go sur le facebook de la Coop’

 

Voici la fin…

Jacques Saussey a conquis le public présent qui poursuit gentiment l’interview en buvant un verre.

Coop' Flingueuse

Pendant ce temps, notre auteur dédicace à tour de bras ses romans.

Même monsieur le maire a voulu son Jacques Saussey

coop's jacques dédicace

Sans oublier les filles de la coop’s.

Il faut dire elles ont été parfaite tout au long de la journée nos aide- bibliothécaires

Coop' Bibliothécaire

Et après l’effort le réconfort !

Avec l’équipe de la médiathèque nous avons mangé un bout. Les filles de la Coop’s avaient tout prévu et c’était un très sympa.

Il y avait là, les gens de la Coop’ bien entendu, Stéphanie Hérisson notre libraire de Mortargis, et quelques Flingueuses.

Coop's Jacques

 

Le job accompli, auteur, bibliothécaire et flingueuses étaient heureuse de cette belle journée

Coop's fin de soirée

Un grand merci à Cendrine Nougué, à madame la première adjointe au maire de Lorez le Bocage et merci à toutes les personnes qui ont fait que cette journée soit possible.

Ah et merci à vous les flingueuses.

Et si vous voulez vous aussi visitez la Coop’ c’est ICI

L’exquis cadavre exquis, épisode 43


L’exquis cadavre exquis, épisode 43

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 43

By Double maléfique

Fabre mouille sa chemise

Le juge Fabre fulmine, pas de nouvelles de Lerot. Mais qu’est-ce qu’il fout, ce con ? Il est persuadé que le policier est parti en Allemagne, histoire de remonter la piste teutonne. Et Rémini que l’on a tenté de tuer pour la seconde fois. Décidément, dans cette affaire tout va de travers ! Peut-être devrait-il en référer à monsieur le procureur. La hiérarchie ne le lâche plus. Oui, il allait finir par demander que cette affaire soit reprise en main par un autre groupe. Peut-être par les as du 36. Deux journalistes «homicidés», plus un troisième en Allemagne, ça fait tache.

Pourtant Fabre hésite encore. Il a comme un mauvais pressentiment. Il n’aime pas quand le ministère fait pression. Il sent le coup tordu, le politique, là-dessous. Oui, ce genre de dossier forcément implique des haut placés, des financiers, des industriels, des banquiers et forcément des élus.

Edouard Fabre n’est pas du genre à se laisser corrompre, il a des convictions et n’aime point entendre que la justice est le bras armé du politique. La collusion entre ces deux organes de pouvoir le révulse. Aussi, même si Lerot piétine, il a toute confiance dans ce flic borderline.  L’inspecteur a une réputation et comme lui il est intransigeant avec la vérité.

Fabre décide de sortir de son bureau. Il va sur le terrain avant que le parquet ne lui ordonne quoi que ce soit. Il faut absolument prêter main forte à l’aspirant inspecteur Pichon. Il est la tête, l’autre sera les jambes. Il va le faire mousser ce petit aspirant, il lui donnera des ailes. En attendant des nouvelles de Lerot et le rétablissement complet de Rémini, ils feront équipe. Notre juge arrive au commissariat. Là, Pichon est perdu dans ses pensées.

– Pichon, que se passe-t-il ?

Gaston sursaute. Qui lui parle ainsi ? Ce n’est pas la voix de Lerot, pourtant elle est impérieuse.

– Alors Pichon, qu’est-ce qu’il se passe ici ?

– Mais rien, rien, dit-il comme un gamin pris en faute

– Mais d’abord, qui êtes-vous ?

– Edouard Fabre, inspecteur, nous allons enquêter ensemble

– Justement, monsieur le juge. Je diffusais le portrait-robot de notre suspecte.

– Notre suspecte, c’est Lerot qui l’a démasquée en Allemagne ?

– Heu, non monsieur le juge. Lerot n’est pas allé en Allemagne, il enquête ici mais il ne donne plus de nouvelle.

– Comment ça pas en Allemagne ? Et c’est seulement maintenant que vous m’en informez ?

– Mais, mais… j’étais occupé à faire faire le portrait-robot de notre tueuse

– Oui, oui, d’accord, vous m’expliquerez plus tard comment vous avez su que c’était elle, notre présumé coupable. Mais maintenant vous filez avec votre officier de policier judiciaire le plus gradé.

– Le brigadier-chef Lebel.

– Oui, on s’en fout, avec le brigadier-chef Lebel ou Norek, peu importe mais vous allez enquêter du côté de la dernière piste de Lerot et fissa !

Nature & Zen

Bois et Bambou, Santé et bien-être, décoration zen et nature, bijoux & matières naturelles

SoifdeJoie ~

Le développement personnel par la pensée positive

À travers les mots

à travers mes mots , je vous donne mon avis .

VOYAGE ONIRIQUE

Photos, Artistes, Livres, Wallpapers et fonds d'écran

Parole de Libraire !

Chroniques et blablas d'une libraire passionnée

PRO/PROSE MAGAZINE

Un magazine. Des mots. Des (contre-)cultures.

American-Cinéma

American-Cinéma est un blog dédié aux classiques peu connus du grand public. Le film noir sera à l'honneur mais des incursions dans d'autres genres cinématographiques ne sont pas exclues

Des Plumes et des Ailes

Quelques mots sur les livres qui m'accompagnent - Blog de littérature

Comme dans un livre

Blog littéraire

Les lectures d'Emy

Les chroniques d'une passionnée de lecture

Mumu dans le bocage

Jamais sans un livre

lesateliersdesam

Smile! You’re at the best WordPress.com site ever

Alice Neverland

"Ne grandis pas, c'est un piège."

a touch of blue... Marine

Just a Mad Girl and her Books

Les chroniques de Fleur

Mes précieuses envolées littéraires !

LivrEnigme

Le roman policier dans tous ses états

Amélire en rouge

Petits avis livresques au grè de ma curiosité

Les chroniques de Lucie

Un peu de positivité

Les Lectures d'Amandine

Chroniques littéraires

Cathie Louvet écrivain

Tous mes écrits

D'encre et de lumière

Parce que les passions méritent d'être partagées

Revue de Thrillers

Partage de mes lectures

Le petit monde d'Isa...

"On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier..."

Pause Earl Grey

Littérature, culture, petits bonheurs

Steve Sirois

Univers virtuel de l'écrivain Steve Sirois

Ecrire pour un rien, pour un tout

créé maison par Cécile C

Des plumes et des livres

A vos livres... Prêts ? Lisez !!

Les livres de Zéa

Avis de lectrice et lectrice à Vie

Vivrelire 📚✨

Découvrez mes coups de cœur et mes coups de gueules littéraires ! 📚

Échos verts

Le blog de l'écologie éthique

LadiesColocBlog

Livres . Makeup . Mode . Voyages . Lifestyle

Les lectures de Dobby

"Hapiness can be found, even in the darkest of times, if only one remembers to turn on the light."

dear ema - blog littéraire

a book, a coffee, a cat

les mots chocolat

Un peu de gourmandise et beaucoup de lecture !

Dévolivre

Pour tous les dévoreurs de livres...

%d blogueurs aiment cette page :