Un été sans dormir de Bram Dehouck


Un été sans dormir de Bram DehouckUn été sans dormir de Bram Dehouck. Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron. Paru le 20 septembre 2018 chez Mirobole Editions dans la collection Horizons noirs..19€50 ; (250 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

« Les pales découpaient l’air chaud en tranches. Elles n’avaient jamais tourné aussi vite. Comme devenues folles. »

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent… Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désoeuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

AVT_Bram-Dehouck_2668L’auteur : Bram Dehouck est né en 1978, il vit près de Courtrai en Belgique flamande. Publié en Allemagne et en Angleterre, il a reçu des prix importants tels le Schaduwprijs (meilleur premier roman noir néerlandophone) et le Gouden Strop (meilleur polar de langue néerlandaise). Un été sans dormir, son deuxième roman, est sa toute première traduction française.

 

 

Extrait :
« Éveillé désormais comme en plein jour, il poussa
un soupir. Se retourna. Les points orange du volet
laissaient une impression bleutée sur l’écran de ses
paupières. Ils ne dansaient plus : ils vrombissaient
comme des mouches autour d’une bouse de vache.
Et cela durait depuis cinq nuits.
Une semaine plus tôt, à l’inauguration officielle
des dix éoliennes de Windelektrix, l’avenir lui avait
pourtant paru particulièrement radieux. Venue de la
ville et des villages voisins, la foule des grands jours
s ’ était pressée à la fête. Quelle transhumance ! Tout
le monde accourait pour voir les éoliennes, dressées
au point culminant de Windhoek telles des idoles. »

Le post-it de Ge

Un été sans dormir et Bram Dehouck

Ah les couverture des éditions Mirobole, une vrai signature à elles seules.

Quand j’ai eu ce bouquin dans les mains, j’ai tout de suite pensé à la canicule qui avait endormi Paris durant l’été. Enfin quand je dis endormi je devrait plus dire énervé Paris. Oui car en ces mois d’été 2018, punaise que les franciliens étaient fatigués de ne pas assez dormir à cause de la chaleur insupportable la nuit.

Et bien c’est un peu cette ambiance que j’ai retrouvé dans ce livre. Et oui la canicule sévis sauf que là nous sommes dans un village de Flandre Occidentale, et de se coté là en Belgique on a pas forcément l’habitude d’avoir si chaud !

Bon et c’est pas tout voilà que sur la commune de Windhoek, on a installé des éoliennes. Et une fois l’euphorie de l’inauguration passé on s’aperçoit que celles-ci ont des petits inconvénients et quelques nuisances directes qui perturbe aussi la population locale.

Et de ces petites pollutions sonores ne vont pas être sans répercutions sur le quotidiens et la vie de notre bourg à l’instar de notre bouché charcutiers qui doit préparer la fête d’inauguration avec ses fameux Paté Bracke de Windhoecke.

Voilà le postulat de départ de notre roman ! Et c’est avec un humour féroce mais aussi avec avec un brun de burlesque que Bram Dehouck nous conte cette histoire d’où jaillissent des personnages incroyables et pourtant bien ordinaires. 

Je vous avoue que j’ai adoré cette petite pépite où le surréalisme façon belge donne toute sa saveur à ce petite gâterie acidulée où l’absurde et le cruel font excellent ménage !

Un petit bijou d’humour noir grinçant, poétique et  mordant  !

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La daronne de Hannelore Cayre


Ce matin j’ai le plaisir de vous présenter une nouvelle chronique

« L’arrêt sur image de Marc … »

Et oui la famille s’agrandit et voici un nouveau mister Flingueuse.

On vous le présentera et on vous en dira plus bientôt promis

Pour l’heure place à l’avis de Marc


Le livre : La daronne de Hannelore Cayre. Paru le 09 mars 2017 aux éditions Métailié dans la collection Noir. 17€ ; (176 pages) ; 14 x 21 cm.

Réédité en poche le 8 mars 2018 chez Point dans la collection Point Policier. 6€60 ; (176 p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj.

– Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.

J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. »

Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ?

Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux.

Et on devient la Daronne.

 

L’auteure : Française, Hannelore Cayre est né en 1963 et vit à Paris. Elle est avocate à la cour d’appel de Paris. Elle est aussi scénariste et réalisatrice. Commis d’office sorti en 2004 est son premier roman.

 

Extrait :
 « Je ne dis pas que j’ai vécu comme une nonne pendant vingt ans, mais ma vie sexuelle se bornait à des rencontres d’un soir, toujours avec des avocats pénalistes par essence narcissiques, menteurs, coureurs et infidèles… et je parle d’un temps où ils me plaçaient encore dans la catégorie Milf – mother I’d like to fuck . Parce qu’une fois la quarantaine passée, c’était fini. « 

L’arrêt sur image de Marc …

La daronne – Hannelore Cayre

Il est des livres qui soufflent un air frais sur nos lectures, et qui permettent de souffler entre deux thrillers. La daronne est de ceux-là. Moins de 180 pages ce n’est pas un pavé, mais ce format va très bien à cette histoire. Patience est une femme qui est seule avec ses filles, depuis le décès de son mari. Elle partage sa vie entre son boulot de traductrice judiciaire, et ses visites dans l’EHPAD ou sa maman survit. Une vie monotone et sombre, qui ne laisse pas beaucoup de place à l’épanouissement. Mais un jour elle découvre qu’elle peut changer ça, grâce aux écoutes qu’elle traduit pour les enquêteurs de la brigade des stups. Cette femme est culottée, et très maline et va berner tout le monde pour notre plus grand plaisir. Totalement jubilatoire, le récit qui fleurte souvent avec le politiquement incorrect, et qui marche à l’humour noir, vous donne le sourire.

Hannelore Cayre a réussi son pari. Parler de sujets graves, avec beaucoup d’humour. Une très belle découverte pour moi. 

Mad de Chloé Esposito


Le livre : Mad de Chloé Esposito, paru le 14/06/2018 aux éditions Fleuve Editions … Le prix broché 20,90 € – epub 14,90 €  (480 pages) ; format 21×14 cm

 4ème de couverture :

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang..

 

L’auteur :  Britanique, Chloé Esposito est titulaire d’un BA et d’un MA d’anglais de l’Université d’Oxford.
Elle est également diplômée de la Faber Academy.
Elle a été consultant senior en management, professeur d’anglais dans deux des meilleures écoles privées du Royaume-Uni et styliste de mode à Condé Nast.
Mad (2017) est son premier roman et le premier tome d’une trilogie.
Originaire de Cheltenham, elle vit à Londres avec son mari et sa fille.

 

 

Extraits :
« Je m’extirpe péniblement du lit et pose le pied en plein sur ma pizza d’hier, dont je n’ai mangé que la moitié avant de m’écrouler vers quatre heures du matin. Me voilà avec de la sauce tomate partout sur le pied et une rondelle de salami entre les orteils. Je la prends et l’enfourne dans bouche avant d’essuyer la sauce avec une chaussette. Puis je m’habille avec ce que je trouve par terre ; une jupe en nylon ne nécessitant aucun repassage et un tee-shirt en coton qui en aurait eu besoin. Je me regarde dans le miroir et fronce les sourcils. Pas génial. Je me frotte les yeux pour effacer le mascara qui a coulé, j’ajoute une touche de rouge à lèvres prune, coiffe mes cheveux gras avec mes doigts. Çà suffira bien; je suis en retard. Encore une fois. Je pars au travail. Je relève le courrier à la porte et je l’ouvre tout en marchant, une Malboro au bec. Des factures, des factures, des factures, une carte d’une entreprise de VTC, une broche pour des pizzas à emporter.  » DERNIER APPEL », « AVIS D’HUISSIER », »RÈGLEMENT EN URGENCE ». Toujours le même refrain. Taylor Swift n’a pas à s’emmerder avec ça, elle. Je fourre les lettres dans les mains d’un sans-abri posté près de la bouche métro : maintenant, ce n’est plus mon problème. »

 La chronique jubilatoire de Dany

Mad de Chloé Esposito

 

« Les deux moments les plus importants d’une vie sont le jour oú on vient au monde et le jour oú on découvre pourquoi. »

Mais qu’est-ce qui est donc fou dans cette histoire … tout et assurément le grain de folie de l’auteure est contagieux pour le plus grand bonheur des lecteurs ! Rendez-vous compte c’est un premier roman étonnamment maîtrisé, bourré de citations cinématographiques et musicales !
L’auteure nous immerge dans la tête d’Alvie, sa narratrice, à moins que ça ne soit Beth sa jumelle … on peut parfois douter. Alvie : ange ou démon, victime ou manipulatrice, Alvie ou Beth ??? Tout l’entourage s’y trompe alors que nous quittons un quartier sordide de Londres pour la Sicile ensoleillée et mafieuse. Et comme en supplément il y a beaucoup de désirs et de fantasmes chez Alvie, avec un humour décapant et parfois hard, quelques scènes scabreuses et d’autres sanglantes, elle s’amuse à repousser ses limites pour assouvir ses désirs d’amour, d’argent, de voiture et de … maternité, pour enfin découvrir sa vocation… Un vrai suspense dont le lecteur est en droit de se demander comment va donc s’en sortir l’auteure … c’est pour ça que la fin peut sembler un peu abrupte mais quelle autre alternative y avait-il ?
Jubilatoire et coup de cœur. Je tiens à décerner une mention particulière à la traductrice qui a si bien rendu le ton et les émotions dans un langage très juste.

« Je repose le livre sur la table. Je stresse suffisamment comme ça, autant éviter de lire des tragédies. Je commanderai un recueil de recueil de poèmes […] demain matin ; un truc joyeux, Baudelaire par exemple.»

Mimosa de Vincent Gessler


9782841725779,0-1303661Le livre : Mimosa de Vincent Gessler. Paru le 23 février 2012 chez Atalande dans la collection La dentelle du Cygne. 17€. ; (342 p.) ; 20 x 15 cm

Quatrième de couverture

Qu’ont en commun Lambert Wilson, Adolf Hitler, le docteur Snuggles, Jésus-Christ, Philippe Katerine et James Brown ?

Ils participent tous à une folle aventure au coeur de Santa Anna, ville emblématique d’un monde devenu végétarien où la mode est d’être le sosie d’une personne célèbre, réelle ou fictive…

Sauf Tessa.

A la tête de l’agence Two Guns Company & Associates, elle enquête sur un mystérieux souvenir enregistré, sans se douter qu’elle va au-devant d’étonnantes révélations sur son passé. En compagnie, bien sûr, d’Ed Harris et de Crocodile Dundee.

Entre contemplation philosophique et action survoltée, Mimosa nous entraîne dans une saga improbable où se télescopent clones, doubles virtuels, intelligences artificielles, légendes du crime et du cinéma.

Vincent Gessler, comme dans Cygnis, confronte ses personnages au problème de l’identité et de la mémoire, jouant avec la forme même du roman. Une oeuvre surprenante et jubilatoire

L’auteur : Vincent Gessler est né le 26 novembre 1976 à Sierre. C’est un écrivain et scénariste suisse. Il vit à Genève. où il a suivi des études de Lettres (Master spécialisé en histoire médiévale). Ce « passionné d’histoire et de sciences » a, entre autres, pour centres d’intérêt l’archéologie et le jeu vidéo. Dans sa jeunesse, il affirme avoir baigné « dans la proximité des livres et de la lecture », mais il décide de se consacrer à l’écriture après « le décès d’un ami très proche » avec lequel il avait un « imaginaire commun ». Après avoir publié une poignée de nouvelles ici et là. Puis arrive Cygnis est son premier roman. et enfin Mimosa.
Extrait :
Assise au volant de la Saab à réfléchir, encore. Les odeurs de kebab au soja grillé entrent dans l’habitacle de la voiture et titillent ses papilles. Dans ses souvenirs de fillette, la viande avait un parfum plus âcre, peut-être plus appétissant, ou est-ce une déformation liée à la mémoire ? Depuis les limitations imposées à la production de viande, on n’en trouve plus dans aucun fast-food, et seuls les restaurants gastronomiques se permettent d’en préparer, à des prix prohibitifs. La folie carnivore des générations précédentes ne manque à personne, mais elle aurait voulu sentir une odeur d’agneau grillé ou de poulet, même si elle n’en mange pas. Juste pour coller à son souvenir.
Par où commencer ? Seule, elle ne peut pas faire grand-chose. Reconstituer une équipe d’abord, sachant que les associés fiables ne courent pas les rues. Elle n’en voit guère que deux, même si ce sont des freaks. Ils sont bons. Ils l’étaient il y a deux ans.

Le post-it de la bibliothécaire

A la tête de l’agence Two Guns Company & Associates, Tessa doit enquêter sur un étrange souvenir enregistré. Entre contemplation philosophique et action survoltée, cette saga permet la rencontre de clones, doubles virtuels, intelligences artificielles, légendes du crime et du cinéma.

Science-fiction – humour – clonage – réalité virtuelle, quête d’identité c’est de tout cela dont parle Mimosa mais pas que !

Au premier abord, on est surpris par la couverture, par le titre, et par le style, très différent de celui de son premier roman « Cygnis ». Et puis on se laisse happer par le scénario loufoque, plein de rebondissements inattendus et de trouvailles improbables, à tel point qu’il est impossible de lâcher ce livre avant 3h du matin…

Un univers complètement dingue, un rythme enlevé, de l’humour et quelques scènes d’anthologie (comme la brigade des sosies de Mickael Jackson, attaquant une armée de robots sur la chorégraphie « Thriller ») donnent un roman très réussi, et qui plaira à tous.

Une lecture étonnante et ébouriffante pour ne pas dire décoiffante !

Retrouvez ICI l’avis sur Cygnis

Ravissantes de Nicolas Jaillet


Après avoir entendu Nicolas Jaillet nous parler de ce titre durant ses GAV, voici venir la double chronique de flingueuses. Et c’est Aline et Ophélie qui nous disent tout le bien qu’elle ont pensé de Ravissantes

Le livre : Ravissantes de Nicolas Jaillet. Paru le 14 Mars 2018 aux Editions Milady. 18€20 ; (282 p.) ; 22 x 15 cm

4ème de couverture : 
« – Elle est pas méchante. Mais je crois qu’elle est frustrée. Je l’ai jamais vu avec quelqu’un. Sa vie sentimentale, c’est le désert de Gobi. C’est bizarre d’ailleurs, elle est très jolie mais je ne sais pas ce qu’elle a, elle…
– ELLE VOUS ENTEND ! »

Ilona est jeune et belle. C’est même son métier. Ilona est mannequin. Elle fait du sport, ne mange pas, ne boit pas, ne sort pas. Et ce n’est pas comme ça qu’elle va trouver l’âme sœur. Elle intimide les hommes, ou bien ils ne cherchent qu’à se pavaner à son bras.
Sa complice et agent, Lucie, un mètre soixante pour quatre-vingt kilos, a plus de chance. Elle mange, boit, et sort sans la moindre retenue. Est-ce pour cela qu’elle exerce sur les hommes une fascination irrépressible ?
Quand Zlotan Marvelis, un créateur montant, est sur le point d’engager Ilona, Lucie se dit qu’il faut tout mettre en œuvre pour que sa protégée se détende. Elle fait donc appel à son ami Pierre, gigolo free-lance amateur.

L’auteur : Né en 1971, Nicolas Jaillet a toujours préféré les chemins de traverse. C’est sûr les routes, au sein d’une troupe de théâtre forain, qu’il apprend le métier d’écriture. Plus tard, il compose des chansons pour son ami Alexis HK. Ses romans explorent la littérature de genre : aventure, western, roman noir, science-fiction, comédie.
Extrait :
« Ilona se tient droite avec autant de naturel que possible. Un port princier qui lui inspire sa robe. Et puis, avec les épingles qu’elle a dans le dos, 
mieux vaut éviter de s’affoler sur le dossier, ça finirait aux urgences. Elle s’habitue à l’idée d’être regardée. C’est en train de devenir un métier, pour de vrai. Car c’est un métier. C’est un rôle, actif. Ça se joue, ça se répète, ça se calcul, ça se travaille. Et ça lui plaît. »

 

L’accroche de Miss Aline

Ravissantes de Nicolas Jaillet

 

Ilona passe sa vie de casting en casting. Elle appartient à une petite agence dont elle est la seule mannequin ! Lucie, amie et patronne, essaie de lui dégoter LE contrat qui va les propulser, l’une et l’autre, sur le devant de la scène.

Dans ce roman comédie se joue le grand jeu des apparences. Être vu au bon endroit, côtoyer les bonnes personnes. On y parle aussi de la souffrance des corps : tenir en mangeant salade et graines, le sport pour garder une ligne qui est hors des lignes de mademoiselle-tout-le-monde. Être épuisée au point de n’avoir aucune vie sociale. Alors l’Amour là dedans n’en parlons pas.

À l’opposé il y a celle qui use et abuse de tout, qui se pense épanouie parce qu’elle maîtrise son corps, sa vie. À bien y regarder sa vie c’est la consommation à outrance dans une société qui prône la surconsommation.

Ilona, Lucie deux contrastes, deux paradoxes qui pensent maîtriser leur vie, maîtriser leur corps et qui oublient qu’elles ont un cœur. Et que le bonheur ne se suffit pas d’apparences.
Ilona, Lucie deux femmes qui risquent de passer à côté de leur vie, de LA vie si elles ne prennent pas garde.

Je remercie Nicolas Jaillet de m’avoir permis de découvrir son univers et de me rappeler que la vie est belle au-delà des apparences.

 

 Le off de Oph

Ravissantes de Nicolas Jaillet aux éditions Milady est une très bonne comédie romantique fraîche et pétillante

Ravissantes c’est l’histoire d’Ilona, mannequin; de Lucie son amie et agent; et de Pierre, le voisin d’Ilona.

Un trio de choc au service d’une satire du monde de la mode, des défilés et des comportements anorexiques des mannequins:

« C’est la pause déjeuner. Dans leur retraite improvisée, les trois filles dégustent leur repas, dans de petites boîtes de plastique qu’elles ont posé sur leurs genoux.

Néfertiti-Angela se penche sur la boîte d’Ilona:

-Tu t’es fait quoi toi?

-Salade verte, graines de sésame, raisin sec, feta. Cent vingt calories. Tu veux goûter? »

Nicolas m’a mis la banane tout au long de la lecture de ce roman avec un humour, loin d’être potache, travaillé, et quel plaisir!

« Le silence revient. Ilona reprend son souffle, vaguement soulagée. Elle s’attendait à mieux.Elle s’est un peu forcée à la fin. Elle a peiné pour finir sur un point d’orgue, et si elle a réussi à hurler assez correctement, il faut avouer qu’elle a manqué d’inspiration, côté vocabulaire. Elle a toujours rêvé d’être une tigresse, mais ça ne doit pas être son animal totem, décidément. Dans le domaine de l’agressivité, elle tient probablement plus de l’huitre. »

Il faut d’ailleurs que je précise qu’il y a dans ce roman, un chien, un teckel, vous savez le petit chien de sa maman… Un teckel dont la maîtresse m’a fait penser à Paris Hilton du temps de sa « gloire ». Ce superbe petit roquet à un nom, que je ne vous donnerai pas, tant la découverte est jubilatoire… Mais un nom… Qui m’a mis les larmes aux yeux de rire! (Néanmoins Nicolas Jaillet il faudra m’expliquer le pourquoi de ce nom!!)

Enfin, Ravissantes c’est aussi et surtout une magnifique déclaration d’amour aux femmes. Un message à toutes celles qui se trouvent trop grosse, qui n’aiment pas leur nez, qui se tartinent le visage pour cacher un commencement de début de cernes… Nous sommes belles Mesdames, nous avons tous un truc qui nous rend désirables et jolies, et à mon sens, c’est le message de cette comédie romantique.

Un grand merci à Nicolas Jaillet et à Milady!

Le diable s’habille en licorne : une aventure de Requiem – Stanislas Petrosky


Le livre :Le diable s’habille en licorne : Requiem, T3  de Stanislas Petrosky. Paru le 9 février 2018 chez Lajouanie das la collection Roman policier mais pas que…. 18€ ; (210 p.) ; 19 x 13 cm.
4e de couv :
Requiem, votre curé préféré est de retour à… Dunkerque et en plein carnaval ! Pour une séance d’exorcisme. Notre héros, hors norme, est, il faut l’avouer, un peu étonné par cette divine mission. Non pas qu’il ne croie pas au démon, c’est quand même un petit peu son boulot, mais il se méfie, c’est tout. Il faut dire que les festivités donnent lieu à de sacrées fiestas mais aussi à quelques curieux décès. Des lycéens meurent les uns après les autres après avoir ingurgité des bonbons aux saveurs bien peu catholiques. Requiem réussira-t-il à démanteler ce trafic de «Licorne» et à sauver le carnaval ? Vous le découvrirez dans ce troisième tome des aventures de Requiem, le plus déjanté des serviteurs du Seigneur… Un homme d’Eglise pour le moins atypique, de drôles de paroissiens, des missionnaires aux curieuses positions, des fêtards invraisemblablement grimés, des harengs comme si il en pleuvait : Stanislas Petrosky met le feu à Dunkerque. Accrochez-vous les Ch’tis ça va secouer !
……………………
L’auteur : Stanislas Petrosky vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime, la transgression et l’humour… noir. Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. La preuve, c’est cette fois Patrice Dard, le propre fils du maître et heureux continuateur de San-Antonio, qui bénit le bouquin et signe une présentation aux petits oignons…
……………………
Extrait : 
“Tu n’es peut-être pas croyant toi qui me lis, et je m’en cogne. Oui tu as bien lu, que tu croies ou non en l’existence du Patron m’en caresse une sans réveiller l’autre, c’est pour te dire. Ma pomme elle respecte tout le monde, que tu croies en une force divine, un Alien, la suprématie des fourmis, en celle de ta biroute de Godzilla, je m’en fous…
Tant que tu vas pas flinguer pour ça, je m’en bas les roupettes avec une porte-fenêtre. Il n’y a aucune obligation, si ce n’est de respecter les idées des autres.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

Le diable s’habille en licorne : une aventure de Requiem – Stanislas Petrosky

Voici une chronique un peu différente

J’ai englouti le tome 3 !

Alléluia, gloire à tous les Seins, Gloria in excelsis Deo ! … houla ! Faut que j’me calme !

Encore une fois c’est aux petits oignons…

J’attaque sans préambule, comment veux-tu que je t’…

stop !!!

Je vais vous la faire courte. (je parle de ma chronique – qui exceptionnellement n’en sera pas une !)

Venit enim potest*

* pour ceux qui calent : Advienne que pourra !

13/04/2018

Gare du Nord – 8h16

Terminus tout le monde descend, attention à la marche en descendant !

Putain qu’est-ce que je fout là ?

J’étais bien dans mon pieu. Maintenant je sais ce que ressent une sardine dans sa boîte et je ne vous parle même pas de l’odeur.

Les portes s’ouvrent (enfin je respire, n’est pas Jacques Mayol qui veut…), le wagon nous crache sur le quai déjà bondé.

En plus des grèves il faut supporter la mauvaise humeur des gens (pas que dans le sens olfactif !)

Bon j’suis pas rendu…

Pardon, pardon, pardon (oui, oui, plusieurs fois, y a du monde sur le quai, tu suis pas ???)

Direction le métro.

Je ne sais même plus où je dois aller. Ça c’est les médocs.

Après le médecin, la psy, médecine du travail, aujourd’hui séances de relaxation, hypnose/massage… enfin un truc Zen !

Il parait que cela doit me détendre. Pourtant avec une petite bière et hop c’est bon !

Mais c’est pas encore l’heure.

Je dois lâcher prise… Pas facile, et y a des positions ou c’est même pas possible sinon tu te casses la gueule !

Alors ok ! Va pour le massage…

Je m’entête à me foutre de tout,

mais pourvu qu’elle soit rousse !

Les hommes préfère les blondes, moi c’est les rousses, elles ont des subtilités plus épicées…

Escalator.

Hey ! poussez pas y a un cœur dans ce petit corps !

En bas des marches le “gus” me zieutes !

Non ! Pas possible…

Hazard ou coïncidences, c’est bien lui !

Salut Requiem ! Qu’est-ce que tu fais là ?

On s’colle un bequot (en tout bien tout honneur, je préfère les rousses – voir un peu plus haut)

Incroyable !

Les voies du Seigneur sont… (vous devez connaitre la suite… Sinon un conseil, lisez très vite les 3 tomes de Stanislas !)

– Mais franchement tu penses que les gens vont croire à notre rencontre hasardeuse ?

– Tu sais moi les croyances… A part au Patron j’crois plus en grand chose. j’te paye un cahoua ?

Et c’est parti.

Bla-bla-bla, bla-bla-bla… (J’vous la fait courte vu que Requiem à un train à prendre et moi… C’est quoi déjà ?)

Ah oui. Je croise des doigts, rousse, rousse qu’elle soit rousse.

Non content d’occuper mes lectures voilà que Requiem tape l’incruste dans ma vie !

Requiem… un sacré numéro ou un numéro “sacré”, à vous de décider.

Finalement, peut-être plus que Dieu, je suis sûr que satan l’habite !

Dieu Pardonne, Lui pas ! de de Stanislas Petrosky


Allez c’est la double chronique. 1/2

Aujourd’hui c’est Eppy Fanny, demain c’est Jean Paul.

Il vont vous donner leurs avis sur un même titre.

Le livre : Dieu Pardonne, Lui pas ! de de Stanislas Petrosky. Paru le  14 avril 2017 chez Lajouanie dans la collection Roman policier mais pas que. 18€ ; (186 p.) ; 19 x 13 cm. Fait suite à : Je m’appelle Requiem et je t’…
4e de couv :
Estéban Lehydeux, dit Requiem, est de retour. Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre.
Il y découvre un docker bien sous tous rapports – si, si ça existe –, accusé de meurtre ; une boîte d’import-export d’objets et de matériel pas bien catholiques ; un syndicaliste forcené mais pas mauvais bougre ; des fanas du troisième Reich ; et bien évidemment une accorte jeune femme tellement mal fringuée qu’il s’empresse toujours, dès qu’il la croise, de la déshabiller !
Entouré de ces drôles de paroissiens notre héros, un Don Camillo carburant à la bière plus qu’à l’eau bénite, va devoir jouer du goupillon et faire quelques entorses aux règles de son ministère pour parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie…
 
Ce deuxième épisode des aventures de Requiem est basée sur un fait réel : l’histoire de Jules Durand, qui défraya la ville du Havre en 1910. Cette sorte d’affaire Dreyfus dans le monde ouvrier est encore dans les mémoires de nombreux havrais. 
……………………
 
L’auteur : Stanislas Petrosky vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime, la transgression et l’humour… noir. Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. La preuve, c’est cette fois Patrice Dard, le propre fils du maître et heureux continuateur de San-Antonio, qui bénit le bouquin et signe une présentation aux petits oignons… 
Extrait :
« Ah ils veulent de la race supérieure, ils veulent le White Power, ils veulent conquérir le monde, ben tu vas voir un peu le guide spirituel que je vais être. »

 

La Kronik D’Eppy Fanny

DIEU PARDONNE LUI PAS ! – DE STANISLAS PETROSKY AUX EDITIONS LAJOUANIE – Avec la bénédiction de Patrice DARD

 

Et voici donc la suite des aventures de notre curé d’exception, j’ai nommé Requiem ! Sous la plume du non moins exceptionnel Stanislas Petrosky.

L’histoire :

Où l’on retrouve le Père Estéban Lehydeux, plus connu sous le nom de Requiem, ainsi que la petite Cécile du Body Perfect, très motivante, découverte (dans tous les sens du terme) lors des aventures précédentes de notre exorciste.

Un canard qui traîne, le Paris Normandie, toujours plus facile à choper qu’un train avec ou sans Miss Martineau dans les parages. Un article qui interpelle Estéban : un syndicaliste est accusé de meurtre. C’est que ce syndicaliste porte le même nom qu’un autre syndicaliste, Jules Durand. 1910, une rixe sur le port du Havre qui tourne mal, un mort, un accusé tout désigné, qui sera innocenté 8 ans plus tard. 8 ans trop tard. Cette affaire est encore dans la mémoire de nombreux havrais. Du coup notre exorciste fait des recherches sur la Sté où se sont produit les faits. Ody-Art spécialisée dans l’achat, la revente et le négoce d’objets d’arts. A sa tête JF Roy, qui aime le salut Hitlérien et est proche de groupuscules extrémistes. Y’a comme une odeur nauséabonde qui flotte sur le port Havrais. Voilà notre Curé qui y file pour ne pas laisser l’injustice se reproduire. Zorro on vous dit !

Estéban retrouve son amie Elena qui le met en relation avec une journaliste engagée, très engageante. Toujours au summum de sa forme pour les galipettes olympiques notre curé !

Ody-Art a une drôle de définition de l’art, puis quid de ces stagiaires disparus. La seule solution : se faire embaucher. Et voilà notre curé manutentionnaire. Il croise une faune puante au propre comme au figuré (je ne développerai pas plus, je suis en train de manger un excellent plat Thai tout en écrivant). Se hausse dans la hiérarchie et découvre des choses très peu reluisantes. Dans sa quête il est aidé, en plus de Sandy la journaliste de choc (et de pare-chocs fabuleux), par un syndicaliste, et par son ami policier Régis. Puis ne pas oublier l’infrastructure du Sodalitium Pianum (la sapinière). Réseau de choc du Vatican. Pour l’aider, Estéban a mieux que Q. Lui il a le Frère Marco Falvo (Marc Falvo) dont le nom de code est… comment, tu ne devines pas cher lecteur ? Stan Kurtz* évidemment. (*A découvrir d’urgence si ce n’est déjà fait). Merci Monsieur l’auteur pour le fou rire interminable. Et les suivants, car tu as su mettre d’autres copains à l’honneur dans ce livre…

Requiem mettra à bas cette organisation avec l’aide de divers amis. Les méchants seront majoritairement punis. Il agacera encore sérieusement son Boss et sera rappelé fraîchement à l’ordre.

Extraits choisis

P 160 « Roy se précipite vers la cabine, la semelle de ses bottes qui claquent sur le sol c’est d’un ridicule, l’impression de voir Villeret faisant le con dans Papy fait de la résistance… C’est ça la race supérieure qui voudrait diriger le monde ? »

Vous aurez compris que ce second volume m’aura autant séduit que le 1er.

C’est toujours truculent à souhait.

Les clins d’œil à San Antonio et Audiard sont toujours là.

On en redemande ! Et ça tombe bien puisque le 3ème volet arrive bientôt.

Je m’appelle Requiem et je t’…. – Stanislas Petrosky


Le livre: Je m’appelle Requiem et je t’….de Stanislas Petrosky. Paru le 15 juillet 2016 chez Lajouanie. 192 pages, 18 euros.

4ème de couverture:

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem.

Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?

Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, 
je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus :
je suis exorciste.

Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.

Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

petrosky_©_bruno_hilaire

L’auteur:  L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir. Stanislas Petrosky voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Elvis Cadillac qui signe la préface.

 

Extrait:
« Ma paluche remonte doucement, je quitte la soie pour rencontrer la douceur de sa peau. J’adore franchir cette frontière entre le tissu et le derme. Tu passes de l’autre coté, au pays des rêves, Neverland, mon paradis sur Terre. »
« […] quand elle pointe son museau de belette à l’église et que je ne suis pas là pour l’accueillir, faut la voir repartir la souris grise. Courbée en deux, triste comme un bonnet de nuit […] »

Le « OFF » de OPH

« Je m’appelle Requiem et je t’… » de Stanislas Petrosky aux Editions Lajouanie.

C’est l’histoire d’un mec…
Vous la connaissez? Non? Oui? Non, parce que sinon…
Non parce que dîtes-le parce que quand les gens y la connaissent après on a l’air con… (Coluche…Amen)

Et je sais que beaucoup y connaissent ce mec, ce curtanche et j’voudrais pas avoir l’air… oh ben tant pis… J’vous raconte quand même l’histoire de c’mec… Au cas où vous ne la connaîtriez pas.

Alors… c’est l’histoire de… ok ok j’y viens…
C’est l’histoire d’un gars qui s’nomme Esteban Lehydeux. Lehydeux… avec un nom pareil j’me fais nonne et discrète. Et ben lui y s’est fait curé l’gars, et la discrétion c’est pas son hobby préféré. D’ailleurs, y paraît même qu’il enfile pas que des perles si vous voyez ce que je veux dire. Si si j’vous assure, des dix commandements il n’en respecte aucun.
Bref, c’est l’histoire d’un prêtre exorciste , beau gosse, qui contrairement au Vieux, son Boss, Dieu, ne pardonne pas; et quand une de ses ouailles se fait harponner par une bande de pédophiles sadiques, il se met en mode Loi du Talion.

Estéban Lehydeux alias Requiem (ouais c’est comme ça qu’il préfère qu’on l’appelle): un prêtre comme il n’en n’existe qu’un seul et unique (et heureusement), qui malgré une morale douteuse a plutôt bon fond. Faut dire qu’il ne peut pas être mauvais le garçon vu qu’il est amateur d’un breuvage réalisé avec une plante herbacée vivace de la famille des cannabacea (le houblon).

Il m’a fait rire le zigue avec son phrasé. J’aurais vu débarquer Béru et San-A au milieu du roman que j’n’aurais pas été surprise! Je les imagine bien broutasser les trois larons, et rien qu’à l’idée je jubile.
D’ailleurs Stanislas va falloir te foutre en GAV au Collectif Polar : Chronique de Nuit pour qu’tu nous causes de c’t’inspiration!
Pourtant t’as pas choisi un sujet léger… Faire rire autour de la pédophilie et du viol, chapeau bas. C’est là qu’on reconnaît le talent.

Ce roman c’est 180 pages de bonheur, des crampes aux zygomatiques. C’est cru, c’est violent mais c’est tellement bon. Berdol Stan, le papa de San-A aurait adoré Requiem.

Si vous ne connaissez pas l’histoire de c’gars et que vous aimez rire même du pire, faites un tour chez vot’ dealer de livres préféré histoire de faire connaissance.

Quant à toi Requiem, tu as un bon palais côté houblon mais je préfère de loin me noyer le chagrin dans la Karmeliet en triple, s’il te plaît, que dans la Paix-Dieu!

Série B de Stan Kurtz


Stan Kurtz serie B 1-6Le livre : Série B, Volume 1  de Stan Kurtz. Paru le 4 septembre 2015 chez Fleur Sauvage. Epub :5€99; (208 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Stan Kurtz

Le jour où Miss Boxer m’engage pour retrouver son crooner de mari, à priori mort, les ennuis se mettent à tomber sur moi plus vite qu’une vieille peau sur la glace.

Au fur et à mesure de l’enquête, je me heurte au pire et plus ça va, plus mon âme de privé s’enfonce dans la vase d’une bien étrange histoire, palpitante, rocambolesque et surtout à suivre, apte à vous réjouir mes loulous, et vous faire raquer pour le tome deux…

C’est pas comme si la vie était discount ou mon loyer gratos.

 

Par définition, une série B ne se prend pas trop au sérieux. Petit budjet, débrouilardise… quand l’affaire est maîtrisée, ou quand on a du bol, on en arrive parfois à quelque chose de culte.
Bizarrement, c’est ce qui est en train de se produire avec les aventures de Stan Kurtz.

Stan Kurtz est détective, il « travaille » à l’ancienne bien qu’il ait à peine trente ans.
Plutôt à la ramasse, pas très courageux, ses nombreux défauts seront mis à mal, obligeant notre homme à payer son loyer, se confronter à un ersatz de Frankenstein ou pire, nous émouvoir.

Marc FalvoL’auteur : Marc Falvo vit à Lille (59), et de sa plume.  Il a préféré l’écriture au football parce que les mots lui vont mieux que les crampons. Cinéma d’abord puis théâtre, il aime brouiller les pistes, mélanger les genres et cultiver le jardin de ses rêves. On lui doit trois romans noirs parus au Riffle, des récits horrifiques pour L’atelier Mosésu et, chez Fleur Sauvage, un thriller atmosphérique ( Le cri ), un roman remarquable sur le métier d’auteur (D’occase ) et déjà, sous le nom de Stan Kurtz, l’étonnante et détonante  (Série B) .

 

 

 

 

Extrait:
J’avais à peine fermé l’œil quelques heures quand le téléphone sonna. J’hésitai entre laisser vivre ou foutre l’appareil par la fenêtre, mais dans les deux cas mon espérance de pioncer se trouvait réduite à peau de zob. Ma conscience professionnelle reprit le dessus.
– Monsieur Kurtz ?
Mon proprio. Une voix que je détestais. De toute façon, la voix et le tas de graisse autour ne pouvaient pas me blairer non plus.
– Émile… Quel bon vent vous amène dans mon oreille ?
– Arrêtez vos conneries, Kurtz. Vous savez quel jour nous sommes.
Silence au bout du fil. Juste un reniflement dégueu qui cadrait avec le personnage.
– Vous êtes malade, Émile ?
– Écoutez Kurtz, j’en ai assez de batailler chaque mois, je vous préviens… Nous sommes le dix, si je n’ai pas votre
loyer aujourd’hui je vous colle un huissier au cul.
– Collez-le au vôtre, il aura plus de place pour bosser.
– Pardon ?
C’est fou comme le fait d’avoir du fric peut vous rendre arrogant. Je finis par éclater de rire manquant de laisser tomber le combiné.

Les Sach’Avis

L’OVNI du jour,
mais quel plaisir!!! 😁

Je me suis régalée à entrer dans l’univers de Stan Kurtz, et derrière lui, l’excellent et vachement talentueux Marc Falvo !!!
Entre roman noir des années 50, Sin City, Georges Chesbro (Mongo le magnifique), Stan nous emmène dans une enquête très bien ficelée et rocambolesque à souhait! Voire même un peu barrée! J’ai adoré! On va de surprises en surprises bien glauques! Et surtout, quel style! Des dialogues à l’humour bien caustique!

À lire absolument et dans le détail pour ne pas manquer les subtilités de langage de ce cher Stan!!!
Pour moi un bonbon!!!😍

Salut à toi ô mon frère – Marin Ledun


Le livre : Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun. Paru le 3 mai 2018 chez  Gallimard dans la collectio Série Noire. 19 € broché – 13.99 € e-pub ; (288 p.)  ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :

La grouillante et fantasque tribu Mabille-Pons : Charles clerc de notaire pacifiste, Adélaïde infirmière anarchiste et excentrique. Les enfants libres et grands, trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d’une fantaisie bien peu militaire.
Jusqu’à ce 20 mars 2017, premier jour du printemps, où le petit dernier manque à l’appel. Gus, l’incurable gentil, le bouc émissaire professionnel a disparu et se retrouve accusé du braquage d’un bureau de tabac, mettant Tournon en émoi.
Branle-bas de combat de la smala ! Il faut faire grappe, retrouver Gus, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour l’innocenter, lui ô notre frère.

 

L’auteur : Né à Aubenas (Ardèche) , le 07 mai1975, Marin Ledun est un romancier français et un ingénieur de recherches en sciences humaines et sociales . Docteur en communication politique, il a été un spécialiste des questions liées au vote électronique. Il a publié un essai sur la démocratie assistée par ordinateur en 2005, et ses recherches actuelles portent sur l’émergence de nouvelles pathologies liées à l’organisation du travail.
Après un travail sur les enfants martyrs dans « Modus operandi » (Au Diable Vauvert, 2007), puis sur l’enfant cobaye et les biotechnologies, dans « Marketing viral » (Au Diable Vauvert, 2008), il poursuit sa réflexion sur le contrôle social et l’héritage culturel que le monde contemporain lègue à ses enfants dans « Le Cinquième Clandestin » (La Tengo, 2009) et « Un Singe en Isère » (Le Poulpe, 2010). 
La collection « Série Noire » de Gallimard publie en mars 2010 son roman « La Guerre des Vanités » (Prix Mystère de la critique 2011) . 
« L’homme qui a vu l’homme » (Prix Amila-Meckert 2014), « Dans le ventre des mères », « Les visages écrasés » (Trophée 813 du roman français 2011; Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune et adapté pour Arte avec Isabele Adjani) ) ont été traduits dans de nombreux pays.
« Au fer rouge » sort début 2015. Suivra l’année suivante, « En douce » qui reçoit le Prix Transfuge du meilleur Polar 2016.
La plupart de ses romans évoquent la crise contemporaine et ses conséquences sociales.
Citoyen engagé dans le mouvement social radical, auteur de nombreux articles et ouvrages de recherche, marathonien, peintre et guitariste, Marin Ledun vit aujourd’hui dans les Landes près de la côte, au sud…
Extraits :
« Me voilà, deux ans après, belle comme une fleur, rose donc, et enragée comme un grizzly. Diplômée en littérature, actuellement en congé sabbatique, durée indéterminée, j’occupe la fonction de cerbère de la porte, de maîtresse des clefs et, accessoirement, de directrice de l’espace culture d’un petit salon de coiffure situé en pleine rue piétonne. Popul’Hair, donc. Un nom qui défrise. Mon boulot consiste à détendre la clientèle en récitant des poèmes, en lisant des extraits de romans que j’affectionne. Ça dépend de mon humeur, de la tête de la coiffée ou de l’ambiance dans la boutique. Un concept culturel. Uniquement les lundis et vendredis. Une idée de Vanessa, la propriétaire, un soir où, sirotant un demi pêche, j’évoquais mon amour des belles tournures et de la grande littérature. Rémunérée en plus, oui, madame ! En brushings ou balayages gratuits et en bouquins. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Huit ans après « la guerre des vanités », l’auteur retourne dans sa région natale … même mentalité étriquée, mêmes a priori, … mêmes embouteillages.

Mais le ton adopté pour ce dernier roman est tout autre que celui auquel Marin Ledun nous a habitués avec les sujets basques et landais. On sent qu’il a pris beaucoup de plaisir à créer cette nouvelle tribu, héritière de mai 68 et du flower power. Adélaïde, la cheffe de meute, après avoir fait trois enfants a décidé avec Charles son compagnon d’agrandir la famille en adoptant trois orphelins Colombiens. Gus le petit dernier de quinze est victime du délit de « sale gueule » est fait les frais d’une série de preuves trop évidentes. Heureusement qu’il y a Personne, oui c’est le nom de l’enquêteur ce qui est jubilatoire avec la syntaxe que cela induit …

Sa famille hors norme tellement sympathique dans ses excès, va faire bloc pour défendre Gus, face aux poncifs locaux.

Truffé de références littéraires, musicales, cinématographique, … ce petit bijou d’impertinence est un plaidoyer pour la tolérance et contre le racisme « ordinaire », le tout dans la bouche de la narratrice Rose, « perle féministe » !

Le virage dans le style de l’auteur n’est pas sans rappeler celui de Gilles Legardinier abandonnant lui aussi le thriller pour la « série des chats ». Il n’en demeure pas moins que l’intrigue est intéressante et présente tous les arguments pour une pause humoristique entre deux romans plus sanglants car ici, point de morts ni d’hémoglobine ou alors si peu … et rien que pour le plaisir !

 

« Il fustige, Boyer. Il vitupère. Il s’insurge. Il ne pivoine pas, Boyer, il ne rosit ni ne groseille pas non plus ! Il érubesce. Il écrevisse. Il écarlate. Il cramoisit. Il incandescent. Il éructe en se frappant la poitrine du poing comme le mâle dominant d’un groupe de gorilles pour affirmer sa supériorité.

Il s’égosille sur la présence de cette smala au milieu de son commissariat. Tout le monde recule. »

« Ma mère pioche dans le frigo, rassemble les restes du déjeuner sur un plateau et s’attable. Son assiette 180 % pur bio me donne envie d’un steak XXL aux hormones. J’allume une cigarette aux pesticides pour couper ma faim.”

“Je réintègre le service urologie. Je me réhabitue à l’odeur avant de retrouver ma piaule. N’allez pas croire que j’ai une dent contre les retraités, hein ! Je sais ce que l’industrie du camping-car leur doit. Je n’ai d’ailleurs que mépris pour les populistes qui leur reprochent de ne rien foutre toute la journée, de vivre aux crochets des travailleurs et de bénéficier de réductions au cinéma et des minima sociaux. »

« Quand on y pense, c’est tout de même terriblement monotone et prévisible, une vie de portail, coulisser dans un sens, puis dans l’autre, et faire office de mur, la plupart du temps, tout ça parce qu’un imbécile heureux a inventé un jour le concept de propriété privée. Il suffit d’ailleurs que le mécanisme se grippe et que ledit portail reste accidentellement ouvert pour que les propriétaires paniquent, branchent leurs caméras de vidéosurveillance high-tech, stockent du sucre, des pâtes et de la farine, claquemurent leur famille – les femmes et les enfants d’abord ! – et astiquent leur fusil, tétanisés par la peur, alerte maximale, prêts à endiguer la moindre invasion, c’est dire la puissance monotone et prévisible du concept. »