Le top lecture 2018 d’une lectrice , Kris


Le top lecture 2018 d’une lectrice ,

Kris

 

Top 2018 kris

Le top 13 de Kris

Top Kris

Les ombres de Montelupo – Valerio Varesi

Le Simenon italien !
20 000 lecteurs déjà conquis
La troisième aventure du commissaire Soneri

Dans cette nouvelle aventure du commissaire Soneri, Varesi explore les rancœurs enfouies sous l’apparence paisible d’un petit village de montagne. Dans son travail continu sur la mémoire, il dépeint un monde en train de disparaître, un mode de vie menacé par l’exode rural des jeunes qui ne veulent plus de cette vie rude.

Les ombres de Montelupo - Valerio Varesi4e de couv :
C’est l’automne à Parme. Le commissaire Soneri décide d’échapper à la grisaille de la ville en retournant dans son village natal des Apennins pour des vacances bien méritées. Il se réjouit à l’idée de cueillir des champignons sur les pentes boisées de Montelupo, une activité jadis partagée avec son père. Sur le village isolé règne la famille Rodolfi, producteurs de charcuterie depuis des générations. Le patriarche, Palmiro, mène sa barque d’une main sûre. Mais derrière la réussite, se profile un drame familial : le fils, Paride, a d’autres projets pour son avenir… Brutalement, la famille est plongée au cœur d’un scandale financier qui touche toute la petite communauté : Palmiro aurait escroqué la plupart des habitants en leur faisant miroiter des placements financiers qui s’avèrent bidons. Peu après, un randonneur fait une découverte macabre dans les bois : le cadavre de Paride. Voilà qui signe la fin des vacances paisibles de Soneri, embarqué malgré lui dans une enquête où les relations complexes entre le père et le fils Rodolfi jouent un rôle prépondérant. Et en creusant, Soneri va se retrouver bien plus impliqué qu’il ne l’aurait souhaité, quand il découvre que son propre père et Palmiro étaient amis…

 

La guerre est une ruse – Frédéric Paulin


Editions Agullo

Ce livre est un constat, certes, mais mené tambours battants à la manière d’un thriller. Aussitôt en main, impossible de le poser.

Le début de Daesh et des hostilités ?

On suit le cheminement d’un agent de la DGSE en poste à Alger de 1992 a 1995. Inutile de préciser que les missions ne sont pas de tout repos et à hauts risques. D’autant que sa famille est restée en France et que l’éloignement ne facilite pas les choses.
Quand on est un agent de l’état français au patronyme arabe, on n’est plus loin de la
recherche d’identité, né algérien et faire partie de la DGSE à Alger n’est pas une mince affaire.

Il flaire les unions contre nature qu’il entrevoit autour de lui mais parviendra- t ‘il a en apporter les preuves ?

J’ai quitté à regret Tedj Benlazar, attachant au possible, mais mon petit doigt me dit qu’il en a encore sous le pied.

Le contenant est attirant, certes, mais le contenu le mérite grandement !

La guerre est une ruse de Frédéric Paulin4ème de couv

Algérie, 1992. Après l’annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L’état d’urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent… Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l’ombre. Alors qu’il assiste à l’interrogatoire musclé d’un terroriste, Tedj apprend l’existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l’oeuvre des uns ou des autres ? Ou d’une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ? Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l’horreur ne s’invite à Paris ? Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au coeur de la décennie noire qui ravagea l’Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

Kisanga – Emmanuel Grand


Éditions Liana Lev

Prix LANDERNEAU POLAR 2018

Bon j’ai quand même été obligée de piquer Kisanga à mon mari (Joke entre Emmanuel et moi)
Traité comme un thriller, ce roman est quand même bien autre chose ! Emmanuel GRAND nous explique (et ce n’est pas simple) les jeux d’influence en Afrique sous couvert de contrats faramineux qui en réalité, cachent bien d’autres enjeux politico-vereux.

La finance, toujours la finance et elle n’est pas l’amie de tous !!

Ici déambulent politicards plus ou moins nets, jeunes loups aux dents longues, mercenaires, journaliste d’investigation qui risque gros et quand même quelques personnages honnêtes, mais rares.

Un roman bien rythmé qui ne fait que confirmer les magouilles auxquelles se livrent certainement tous ces gens bien propres sur eux. Certes c’est un roman, mais qui fait réfléchir. On se doute bien que tout ce qu’on nous montre comme des contrats mirobolants ont leur envers du décor pas joli joli.

Mais peut on tout occulter ?

Et dans tout ça, le Congo avec ses hauts placés qui se rincent et la population qui trinque.
KISANGA – Emmanuel GRAND

Kisanga de Emmanuel Grand4eme de couv
Il y a foule dans les salons du musée de la Marine. Sous les applaudissements de tout le gotha politico-économique, la compagnie minière Carmin célèbre le lancement de Kisanga : un partenariat r coexploiter un fantastique gisement de cuivre tapi au coeur de la savane congolaise.

Les ministres se félicitent du joli coup de com’ avant les élections ; les golden boys de la City débouchent le champagne. Mais au même moment, Carmin rend un dernier hommage à l’un de ses cadres décédé dans des circonstances suspectes tandis que les services français font appel à leur meilleur barbouze pour retrouver un dossier brûlant disparu à l’est du Congo.
La mécanique bien huilée s’enraye et débute une course contre la montre entre une escouade de mercenaires armés jusqu’aux dents, l’ingénieur de choc chargé de piloter Kisanga et un journaliste opiniâtre qui sait mieux que personne que sous les discours du pouvoir se cache parfois une réalité sordide.

Cette histoire de manipulation, où la vérité se dérobe jusqu’à la dernière page, se déploie sur fond de mutations économiques en Afrique et de collusion des pouvoirs autour du trésor empoisonné que constituent les richesses de son sous-sol.

Emmanuel Grand, né en 1966, vit en région parisienne. Terminus Belz (Liana Levi 2014, Points 2015, Prix Polar SNCF) et Les Salauds devront payer (Liana Levi 2016, Livre de poche

OURS – Philippe Morvan

Calmann- Levy

Un roman initiatique, d’aventures et d’hommage. Le parcours de Gabriel Morange, de son Augergne natale à l’Algérie en passant par le Viet Nam pour se terminer aux États Unis est loin d’être banal.

Contrairement à « 3000 chevaux vapeur » j’ai trouvé ce roman touchant et attachant de par l’étoffe de son personnage, son humanité et l’esprit de famille qui l’habite.

De sa toute jeunesse entourée de ses 2 frères et de sa mère, veuve, à sa fin, Gaby aura toujours privilégié l’humain. Pensant venger son père et son frère, morts a la guerre il s’engage à son tour mais est témoin de tant d’horreurs qu’il finira par devenir missionnaire auprès des Navajos.

Il assiste, impuissant, à leur extermination et s’attache à un jeune Navajo, Ahiga, qu’il considèrera comme son fils et que toute sa vie il cherchera à protéger, même contre lui.

La raison de son engagement sans faille lui apparaîtra a la fin de sa vie comme une mission, celle d’être le témoin d’une époque.

Une bien belle fresque qu’on quitte à regret.

OURS - Philippe Morvan4eme de couv

Le parcours initiatique d’un jeune Français
dont les yeux s’ouvrent peu à peu devant
la barbarie des hommes
Désert américain. 1880. Tandis qu’il regarde, impuissant, son dernier compagnon agoniser sous un ciel où tournoient déjà les vautours, Gabriel Morange se souvient. Le chemin a été long depuis son enfance en Auvergne jusqu’à ce défilé où il s’apprête à mourir. Un chemin marqué au fer rouge des violences du siècle.
Bouleversé par la mort de son père et de son frère dans les guerres coloniales, le jeune Gabriel quitte son village pour s’engager à son tour. Mais sa soif de vengeance vacille bientôt devant les combats abjects, les atrocités, les horreurs commises par son propre camp, en Kabylie d’abord, au Vietnam ensuite. Jurant de ne plus jamais prendre les armes, Gabriel part comme missionnaire auprès des Indiens Navajos. Hélas, là-bas aussi les hommes s’entretuent pour dominer les terres et les esprits. Restera-t-il indifférent à la disparition annoncée de ce monde indien où il a enfin sa place ?
Hymne à la liberté des peuples, Ours nous emmène dans les pas d’un homme qui aura cherché et trouvé beaucoup plus que la rédemption : une raison de vivre et de lutter.
Un roman d’aventures plein de souffle,une émotion poignante

René Manzor – Apocryphe

Calmann- Levy

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

Une fresque épique, violente et émouvante, sur les traces d’un adolescent en quête de justice et de vérité.

Un thriller biblique à couper le souffle, relecture stupéfiante de l’histoire officielle

 

Apocryphe de René ManzorRésumé

Jérusalem, an 30. Un petit garçon de 7 ans reste sur le Golgotha, les yeux rivés sur l’homme cloué sur la croix centrale. Il est le fils de Yeshua. Plus tard, le jeune David de Nazareth, qui a grandi dans le désert de Judée auprès de sa mère, Mariamné, est lassé de vivre caché. Sa révolte intérieure le pousse à s’enfuir afin de rejoindre Jérusalem.

 

 

 

 

 

 

 

top 13 kris

Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi

Original – Captivant – Flippant
Pour un premier roman, c’est juste WAOUH !
Ces derniers temps je suis allée de déceptions en déceptions sauf pour 2 « La guerre est une ruse » et « Prodiges et Miracles mais là, carton plein !!

Tout en étant un thriller captivant (Je sais je l’ai déjà dit) ce roman aborde quand même une des grandes inquiétudes de notre temps.

On peut bien sûr, ne pas penser, c’est tellement plus facile, il n’empêche que quand on est au pied du mur …

Bref, je sais que certains diront que c’est d’actualité et patati et patata, que c’est du roman mais combien de fois avons nous dit que la réalité dépassait la fiction. Eh bien là, si vous souhaitez vous distraire tout en restant dans les préoccupations de notre époque, n’hésitez pas ! Tout se tient dans ce récit et Dieu sait si ce n’est pas toujours le cas.

Oui il est question en effet de terrorisme, de cellules dormantes, d’attentats, de virus mais c’est intelligemment écrit et pertinent.

Un coup d’essai qui est un coup de maître, bravo Monsieur Ramezi.

Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi4eme de couv

Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. Ce mal a emporté son père lorsqu’il était enfant. Seulement quand 25 ans plus tard, il voit apparaître le visage de son père sur une chaîne info, sa vie bascule. D’autant que l’homme est recherché pour terrorisme… Mathias se lance alors dans une traque hasardeuse pour retrouver son géniteur. Il ne peut se douter des dangers qui l’attendent. Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à le mettre à ses pieds… Mathias aura-t-il le courage d’aller jusqu’au bout ? Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ?

Entre deux mondes – Olivier Norek

Humanité, compassion, tristesse, violence, Amour. …. tout un panel de sentiments viennent vous envahir au long de ce livre.

La fameuse « Jungle » de Calais en est l’acteur principal ! On ne juge pas qui ou qui, ce livre est un constat et c’est pas joli joli !!

Ça m’a rappelé Maxime Le forestier avec son « Né quelque part » , cette chanson du passé m’est revenue en pleine figure après 30 ans alors qu’on croit , à chaque époque, avoir connu le pire.

Un « beau » témoignage sur notre société et ses dérapages.

Décidément, Olivier a le don d’éclairer tous les côtés sombres de notre époque.

Entre deux mondes4eme de couv

Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquence

 

 

 

 

 

 

 

Au cinquième étage de la faculté de droit Christos Markogiannakis,

 


Un polar qui surprend du fait de son cadre, la faculté de droit d’Athènes, service criminologie, un comble !!
Il est dit, a un moment que la communauté académique est la reproduction de notre société en miniature, avec ses rivalités et ses conflits. L’enquête démontrera que les deux meurtres commis au sein du département de criminologie en est le parfait exemple .La fin est une apothéose dans le sens où tous les scénarios sont exposés, décryptés, décortiqués et dévoilés à tous les suspects. Une gourmandise pour ceux qui aiment le suspense.Bref encore du très bon !!Christos Markogiannakis Au 5e étage de la faculté4eme de couvCinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour. Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités. Markou trouvera-t-il la lumière ? Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos.

 

Les retournants Michel Moati

Cette guerre 14/18 fut bel et bien un cataclysme humain. Même traité sous forme de roman, On peut imaginer facilement la destruction physique et morale qu’elle aura eu sur nos compatriotes, même si le trait est parfois forcé.

Quand on sait le sort réservé aux déserteurs pendant la guerre 14/18 , en suivant ces deux hommes (même si l’un d’eux semble un être malfaisant) on est comme pris dans un étau !

Comment vont ils pouvoir s’en sortir ?

Michel Moatti est passé maître dans l’art de conter des histoires qui vous prennent aux tripes.

Les retournants - Michel Moatti

4eme de couv

Août 1918, deux soldats décident de fuir le front.

Sur le front de la Somme, la guerre n’en finit plus de finir. Vasseur et Jansen, deux lieutenants français terrorisés par l’imminence d’une dernière grande offensive qu’on annonce terriblement meurtrière, décident de fuir le front. Les voilà déserteurs, et bientôt, pour préserver leur retraite, assassins.
Sous de fausses identités, ils trouvent refuge à l’Arrière, dans une étrange propriété forestière, à l’abri de la guerre et du monde. Là vivent un vieil industriel anobli désormais ruiné par la suspension des activités économiques, et sa fille Mathilde, poitrinaire et somnambule.
Mais François Delestre, dit  » le Chien de sang », un capitaine de gendarmerie, traqueur de déserteurs, est déjà sur leur piste. Comme les limiers de chasse au flair infaillible, il a la réputation de ne jamais lâcher sa proie…

Lauréat du prix du polar de Cognac 2017 avec Tu n’auras pas peur.

La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen


Un tabac il va faire ce bouquin !!
Où l’on apprend comment « Le chien » est devenu « Le chien » ….Chris Kovak a le chic pour se retrouver embarqué dans des situations compliquées. Mais ne les recherche-t-il pas aussi un peu ?? Depuis sa séparation d’avec Audrey il semble que chacun cherche un peu sa place.L’originalité tient aussi au fait que c’est Chris Kovak médecin urgentiste , qui mène l’enquête en parallèle avec la police.L’auteur décrypte également un peu pour nous le milieu estudiantin de la médecine avec ses rites initiatiques et ses confréries où on essaie de dédramatiser les situations tragiques qui ne manqueront forcément pas de se produire dans l’exercice de leur métier.Et Patrick ne nous a pas menti, photo post mortem et situations glaçantes garanties !!Moi je dis « Pari plus que tenu », un auteur au faîte de son art mais ne vous y trompez pas, il en a encore sous le coude !!

La nuit de l'Ogre- Patrick Bauwen4eme de couv

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.
Après Le Jour du chien, Prix polar 2017…

 

 

 

 

Changer l’eau des fleurs – Valérie Perrin
Éditions Albin Michel

 

Merci à Philippe Fournier et Marc Clot pour la découverte de ce très beau roman

Des gens simples (pas des peoples) mais qui, quoiqu’en pensent certains, ont leurs joies et leurs peines.
Et au milieu de tout ça, l’amour
L’amour, celui réparateur, celui des amours contrariés, des rendez-vous ratés et l’amour des autres.
Mais ce n’est pas un roman d’amour à l’eau de rose (tiens pas fait exprès mais ça va bien avec Le titre) ce sont des tranches de vie , des tranches de mort aussi …
C’est gai, c’est triste, c’est sombre et lumineux a la fois, l’auteur fait passer un tas de frissons, de sentiments, c’est d’une grande humanité et plein de poésie, mais attention ce n’est pas mièvre, bien au contraire. C’est d’un grand réalisme.

Valérie Perrin a écrit une petite musique, tantôt triste, tantôt gaie que vous garderez longtemps au fond de vous.

4ème de couv

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.
Après l’émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur. Avec ce talent si rare de rendre l’ordinaire exceptionnel, Valérie Perrin crée autour de cette fée du quotidien un monde plein de poésie et d’humanité.

Un hymne au merveilleux des choses simples.

Le douzième chapitre – Jerome Loubry

 

Quel plaisir de découvrir cet auteur !

Un roman passionnant aux multiples rebondissements, original comme je les aime.

Ces souvenirs d’enfance qui ressurgissent alors qu’ils étaient enfouis bien secrètement et un suspense bien mené assorti d’une fin un peu pressentie mais attendrissante en font un roman attachant.

Excellent

Le douzième chapitre - Jerome Loubry4eme de couv
Eté 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît. 30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. A l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les événements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire..

Là où vivent les loups – Laurent Guillaume

Editions Denoël – 304 pages

Un thriller/polar comme je les aime !!

Les personnages sont fouillés (normal y a des policiers 😁😁) mais c’est beaucoup plus qu’une simple histoire de gendarmes et de voleurs !

J’aime beaucoup la lucidité de l’auteur sur les choses de la vie. L’expression « prélever un loup » m’a fait bondir et puis je me suis rendue compte que Laurent voyait les choses de la même façon que moi, que maintenant on n’appelle plus un chat, un chat mais qu’on aime endormir les gens en employant des termes qui dissimulent la vérité.

Bref le temps des petits seigneurs qui font la pluie et le beau temps dans leur fief n’est pas révolu. C’est de la fiction, je sais, mais qui reflète bien notre société.

Et Priam est un flic atypique qui me plaît bien.

Franchement si vous hésitiez, allez y, vous passerez un excellent moment, en tout cas, pour moi ce fut le cas.

Là où vivent les loups4eme de couv
Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé. Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

À propos de l’auteur (2018)

Laurent Guillaume a débuté sa carrière comme commandant d’une unité spécialisée en anticriminalité et en violences urbaines dans le Val-de-Marne. Après un passage aux stups, il passe quatre ans au Mali dans le cadre de la coopération pour les affaires de stupéfiants. Il travaille depuis 2011 à la brigade financière d’Annecy

– avec laurent Guillaume.

Soeur- Bernard Minier

 

Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue…

Mai 1993. Deux soeurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’oeuvre aussi cruelle que dérangeante.

Les deux soeurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? … L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018 Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.

Une épouse, deux soeurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.

 

Publicités

Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 1, René Manzor


Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 1

Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le premier auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Monsieur René Manzor.

Conclusion :

Nous sommes désolées pour l’avocat ayant perdu son emploi !

À contrario nous sommes ravies de cet échange avec Monsieur Manzor.

Un très grand merci de vous êtes prêté au jeu. Merci pour votre disponibilité et votre gentillesse.

On souhaite à Apocryphe tout le succès qu’il mérite.

Livres en citadelle 2018, une flingueuses sera présente


Livres en citadelle 2018, une flingueuses sera présente

Livres en citadelle – édition 2018 – 7, 8 et 9 décembre

Par mamie Danièle

Pour en savoir plus, le programme, les auteurs invités, c’est ICI
Une page Facebook existe aussi 

Livres en citadelle – édition 2018 – 7, 8 et 9 décembre

Par mamie Danièle

 

Ceux qui avaient réussi à braver cette tempétueuse Ana l’année dernière seront sans doute tentés par cette édition 2018.

En prologue le vendredi pour les chanceux blayais, de 19 h à 21 h c’est la vie de château avec nos polardeux Jacques Saussey et Stanislas Petrosky, sur réservation au 06-77-82-98-49.

Le salon se tiendra quant à lui le samedi de 14 h à 18 h et le dimanche de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

Pensez-donc, dans le cadre sublime de la Citadelle et son couvent des Minimes (patrimoine mondiale de l’UNESCO) cohabiteront ces deux journées :

Armelle Carbonel, Céline Denjean, Ingrid Desjours (qui sortira à peine d’une Garde à Vue de Collectif Polar), Simonne Gélin, René Manzor (actuellement sous mesure de bracelet électronique versus Collectif Polar -), Stanislas Petrosky, Sandrine Roy, Jacques Saussey et Danielle Thiery.

J’espère que les organisateurs autour d’Isabelle et Laurent Chaulet auront pris toutes les précautions d’usage car le risque de faire cohabiter tous ces psychopathes est bien réel !

Pour ma part ma prospection, ma chasse aux indiscrétions se fera le samedi après-midi … je parlerai volontiers de leur actualité 2018 et de leurs projets … Leur bilan 2018 est déjà impressionnant !

Carbonel – Sinestra :

Suisse. 1942.
Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le mal a franchi la frontière avec eux.

Denjean – le cheptel

Alors que les enquêteurs de la SR de Nîmes enquêtent sur le meurtre d’une jeune femme, Louis Barthes, un notaire retraité, est à la recherche de sa soeur jumelle. Bruno, un adolescent surdoué, tombe dans un torrent et est secouru par une étrange communauté.

Sandrine Roy – Pas de printemps pour Eli

Lynwood Miller, le retour !
Le beau mais ténébreux ex-GI coule le parfait amour avec la jeune, belle mais très curieuse Éli. Tous deux profitent béatement des douceurs de l’été pyrénéen lorsqu’un coup de téléphone vient rompre cette quiétude : le père de Lynwood est décédé. L’ancien membre des forces spéciales américaines va devoir retourner au Texas pour l’enterrement. Il va lui falloir aussi révéler à ce qui reste de sa famille qu’il n’est pas mort depuis vingt ans ! Sa fiancée est, bien sûr, du voyage. Tout juste arrivé dans le ranch familial pour les obsèques, le couple découvre que des truands font pression sur James, le frère de Lynwood, qui doit juger – et condamner ? – un redoutable trafiquant…

Desjours – la prunelle de ses yeux

Il est aveugle. Elle est ses yeux. Elle pense le guider vers la lumière. Il va l’entraîner dans ses ténèbres.
Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé et l’aveugle n’a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant.
Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…
La cécité de conversion est une pathologie aussi méconnue qu’effrayante : suite à un profond traumatisme psychologique, vous êtes aveugle. C’est ce qui est arrivé au personnage principal de ce roman.

Simone Gélin – sous les pavés la jungle

Dans la cour de promenade de la maison d’arrêt de Fresnes, deux vauriens nouent une amitié indéfectible. Plus tard, Mounia, une jeune clandestine, viendra troubler le jeu. Une fois libéré, Milo s’efforce de suivre le droit chemin, guidé par le fil rouge du passé. Bordeaux, l’estuaire, les vignobles du Médoc, le bassin d’Arcachon, une villa engoncée dans l’hiver, au Cap ferret, en cherchant à faire la lumière sur l’histoire de ses grands-parents, deux soixante-huitards qui ont connu une passion explosive sur les barricades, Milo découvre une région et retrouve ses racines.
Il croit pouvoir tourner le dos à la délinquance, alors que Kevin, de son côté, n’a de cesse de vouloir grimper dans la hiérarchie de la voyoucratie, s’adonnant aux trafics sordides et commerces d’êtres humains. Leurs routes semblent définitivement se séparer, mais on ne sort pas indemne de la prison, le sort, peut-être, en décidera autrement.

Stanislas Petrosky – Réquiem pour un fou

Pour commencer, prenez :
Un prêtre exorciste agent du Sodalitium Pianum, les services secrets du Vatican.
Un curé qui a compris qu’il avait fait le voeu de célibat et non de chasteté.
Un homme d’Église qui manie la langue d’Audiard avec amour.
Un abbé qui vous confesse avec la délicatesse du Marginal de Jacques Deray.
Vous obtiendrez Requiem…

Danielle Thiery – Féroce

Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery la jeune criminologue de l’OCRVP est en alerte. Elle fait immédiatement le lien avec la petite Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant, continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ?
Alors que toutes les forces de l’Office sont mobilisées par le démantèlement d’une filière pédophile, le service du commissaire Marion est atteint en plein cœur : son adjoint est retrouvé inconscient, les mains en sang et une brigadière a disparu. Pour la 1ère fois, la commissaire Marion doute. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une fillette, dans le sillage d’un lionceau…
Des hommes ou des animaux, on ne sait qui sont les plus féroces.

René Manzor : ………………Apocryphe : lien

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

Une fresque épique, violente et émouvante, sur les traces d’un adolescent en quête de justice et de vérité.

Un thriller biblique à couper le souffle, relecture stupéfiante de l’histoire officielle

Et, et … et

Jacques Saussey et son inoubliable Enfermé(e)

Enfermé.e

Les premiers papillons ont éclos derrière ses paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignaient de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…

Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.

Les papillons ont disparu, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…

« Si je ne peux pas être qui je suis, je préfère être morte plutôt qu’être emprisonnée dans un corps qui n’est pas le mien. »

*******************************************************

L’avis jubilatoire de Dany

On sait quand on suit Jacques Saussey, qu’il n’est jamais aussi déroutant que dans ses one-shots … Après le loup peint et le pied de nez à notre conscience écologique, c’est notre plus profonde intimité qu’il ébranle avec enfermé(e).
Deux temporalités se mettent au service de la démonstration. La première au passé nous fait revivre l’histoire de Virginie, prisonnière d’un corps qui ne convient pas à ses émotions, son parcours et son coming out….. la seconde au présent se consacre à l’intrigue de nos jours …
Mais ça ne s’arrête pas là … trop simple pour Jacques Saussey. C’est plus généralement de la domination des faibles par les pervers, les toxiques, ceux qui ne peuvent accepter la différence mais aussi de la fin de vie et du traitement réservé à ceux qui ont eu un passé et qui sont en train de perdre leur identité « au bénéfice » de l’âge qu’il parle ici. Mais ne sommes-nous pas tous complices de détourner le regard de ce que nous ne voulons pas voir …
On a déjà beaucoup écrit sur ce thriller et c’est tout à fait légitime pour ce roman noir bien foncé, ces 373 pages d’une densité rare et hyper documentées. C’est pour moi un véritable coup de coeur 2018 !
Des « artifices » de rédaction rendent ce récit encore plus dérangeant : pas de noms propres pour ceux qui sont en perte d’humanité, seuls les personnages ayant abouti dans leur parcours trouvent un nom.
Plus déglinguant que Meurtre pour rédemption de Karine Giébel auquel on pense immanquablement lors de la description du parcours carcéral, c’est une vision optimiste néanmoins pour ceux et celles qui viennent à bout de tous les obstacles posés par notre société bien (trop) pensante.

Le top des lectures 2018 de Mamie Danièle


Le top des lectures 2018 de Mamie Danièle

 

Les 14 jubilations de Dany pour 2018 …

Notre cheffe avait demandé 10 coups de cœur, après âpre négociation j’ai obtenu 14 ????

… l’exercice est toujours aussi …

complexe

Ces auteur(e)s m’ont tous étonnée cette année.


1- Power de Michael Mention :

lu en juillet 2018

Comment fait donc cet auteur pour changer de style et d’univers à chacun de ses romans ?

L’action se déroule de 1965 à nos jours dans une Amérique raciste, les descendants d’esclaves décident de s’organiser pour sécuriser et pacifier les quartiers ghettoïsés. Au début, démarche expérimentale, la réaction pacifiste aux extrémismes doit s’organiser quand le phénomène s’amplifie et devient un fait de société. 
Le contexte historique est illustré au travers des assassinats qui ont marqué cette période à commencer par 
Malcolm X, puis les frères Kennedy, le pasteur King et tous les autres ainsi que les événements de cette deuxième moitié du XXème siècle. Grâce à cette fresque si bien dépeinte, tout s’éclaire et notamment les origines du Black Panther Party, la lutte pour l’égalité des droits et contre les violences faites aux femmes, au travers de personnages follement attachants ou franchement antipathiques, tous désespérés. Un regard incisif, un récit hyper documenté, une immersion au coeur de la contestation de cette société qui aurait pu réaliser le rêve de fraternité mais qui a mené notre humanité mesquine à ce qu’elle est malheureusement encore aujourd’hui.

Après l’écologie (bienvenue à Cottons Warwick), la grande criminalité (la voix secrète), les journalistes véreux(le carnaval des hyènes), ce dernier roman choral étonne et captive avec une grande maîtrise du sujet … Où donc va-t-il nous emmener la prochaine fois ?
Power … mon coup de coeur 2018 !

2 – Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto :

lu en septembre 2018

Que d’émotions en refermant ce livre, véritable parcours initiatique et métaphorique. Thomas est dans le coma et il a perdu ses souvenirs.

Au moment de l’accident, on peut dire que c’est un vrai « connard » ! le jeune garçon qu’il a été, va le guider, comme Virgile dans la Divine Comédie dans un espace parallèle : le supplément d’âme, … de l’autre côté. L’histoire pourrait être celle d’un triangle amoureux classique, celle d’un ambitieux qui fait passer sa carrière avant sa famille. C’est bien plus que ça, c’est celle des choix de la vie. Quand donc Thomas a-t-il rompu avec ses rêves, quand donc a-t-il trahit TK ? Sa quête de vérité, il va la faire pendant son coma, aux portes d’une mort annoncée et ainsi découvrir les malversations de ses collaborateurs, jusqu’au dénouement final, révélation inattendue et violente. La narration de Thomas rend le lecteur complice. 

Inclassable roman à suspense, très fort et dérangeant, c’est le premier que je lis de Matthieu Biasotto. Sa sensibilité à fleur de peau, son style affuté et surréaliste à la fois m’ont fait penser aux Thanatonautes de Bernard Werber.

3 – Enfermé.e de Jacques Saussey :

lu en octobre 2018

On sait quand on suit Jacques Saussey, qu’il n’est jamais aussi déroutant que dans ses one-shots … Après le loup peint et le pied de nez à notre conscience écologique, c’est notre plus profonde intimité qu’il ébranle avec enfermé(e).

Deux temporalités se mettent au service de la démonstration. La première au passé nous fait revivre l’histoire de Virginie, prisonnière d’un corps qui ne convient pas à ses émotions, son parcours et son coming out….. la seconde au présent se consacre à l’intrigue de nos jours …
Mais ça ne s’arrête pas là … trop simple pour Jacques Saussey. C’est plus généralement de la domination des faibles par les pervers, les toxiques, ceux qui ne peuvent accepter la différence mais aussi de la fin de vie et du traitement réservé à ceux qui ont eu un passé et qui sont en train de perdre leur identité « au bénéfice » de l’âge qu’il parle ici. Mais ne sommes-nous pas tous complices de détourner le regard de ce que nous ne voulons pas voir …
On a déjà beaucoup écrit sur ce thriller et c’est tout à fait légitime pour ce roman noir bien foncé, ces 373 pages d’une densité rare et hyper documentées.

Des « artifices » de rédaction rendent ce récit encore plus dérangeant : pas de noms propres pour ceux qui sont en perte d’humanité, seuls les personnages ayant abouti dans leur parcours trouvent un nom. 


Plus déglinguant que Meurtre pour rédemption de Karine Giébel auquel on pense immanquablement lors de la description du parcours carcéral, c’est une vision optimiste néanmoins pour ceux et celles qui viennent à bout de tous les obstacles posés par notre société bien (trop) pensante.

4 – Crotales de Jean-Luc Bizien :

lu en janvier 2018

D’abord il y a les Daltons … pas vraiment racistes mais accros à la violence gratuite, juste pour l’adrénaline, alors pourquoi pas contre les latinos aux prises avec leur cerveau reptilien ?
Puis il y a les narcos et leurs clans, leurs trafics, l’exploitation de la pauvreté des villageois qui habitent le long de la frontière métallique entre les US et le Mexique et la domination en en faisant leurs mules et leurs esclaves.
Vient ensuite la CIA, toujours prête à se fourvoyer dans des plans douteux pour atteindre ce qu’elle présente comme des objectifs glorieux.
Et puis, et puis … il y a Païk Dong-Soo, plus mal en point que jamais mais encore plus attachant aussi.

 

Le talent de l’auteur qui vous entraine dans l’exotisme mexicain, avec toute la cruauté primaire, à l’approche l’élection présidentielle à laquelle se présente un certain Donald Trump. Une intrigue forte, sans doute encore en-deçà de la réalité. Une narration sur plusieurs plans qui se rejoignent on s’en doute, bien habilement. Quatrième volet de la vie de l’agent très spécial Coréen, laissé presque mort à la fin du « berceau des ténèbres », à la hauteur de ce qui ne devait être qu’une trilogie, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

5 – Fantazmë de Niko Tackian :

lu en janvier 2018

C’est le deuxième roman de cette série commencée avec « Toxique ». On y retrouve le groupe d’enquêteurs du 36 en tout début de l’année 2017. La mafia albanaise qui a main mise sur la drogue, l’esclavage sexuel et autres trafics à Paris et dans la banlieue, voit un certain nombre de ses « soldats » disparaître avec une violence maximale.

Qui est donc ce justicier ? Ce Fantazsmë, ce spectre. Tomar rompu aux situations extrêmes et aux débordements aurait-il trouvé son maître ?

Scénarisé avec efficacité, une intrigue en premier plan interpelle le lecteur sur sa peur de voir la réalité qui l’entoure, l’indifférence généralisée comme maladie du siècle et en arrière plan, une interrogation plus intime qui concerne Tomar et ses débordements.

Mal en point ce héro fatigué va-t-il se nettoyer le cerveau avec l’aide d’un ami médecin et d’un psychiatre, aura-t-il confiance au point de se livrer ? Son éducation et sa culture font-elles suffisamment obstacles à sa violence pour qu’il puisse rester le flic champion de la criminelle ?

Enfin une construction originale qui dévoile l’identité du justicier vers le milieu de l’intrigue … une vraie claque !

Notons dans la galerie de personnages que nous offre Niko Tackian, celui de Ara, la mère de Tomar, ancienne peshmerga, humaniste et généreuse, toujours prompte à rappeler à son fils les fondamentaux de son éducation.

L’auteur nous avait promis un vrai méchant sans circonstances atténuantes : c’est vrai, je l’ai rencontré ! Flippant !

6 – Apocryphe de René Manzor :

lu en octobre 2018

Inclassable ce thriller historique. Pour la mécréante que je suis c’est comme si j’avais entendu parler des deux premières saisons d’un série et que je découvrais la troisième aujourd’hui . Un péplum très contemporain par son ton et les thèmes traités : ne pas rater !

Jérusalem, an 30. Un petit garçon de 7 ans reste sur le Golgotha, les yeux rivés sur l’homme cloué sur la croix centrale. Il est le fils de Yeshua. Plus tard, le jeune David de Nazareth, qui a grandi dans le désert de Judée auprès de sa mère, Mariamné, est lassé de vivre caché. Sa révolte intérieure le pousse à s’enfuir afin de rejoindre Jérusalem.

 

 

 

 

7- Salut ô toi mon frère de Marin Ledun :

lu en mai 2018

Huit ans après « la guerre des vanités », l’auteur retourne dans sa région natale … même mentalité étriquée, mêmes a priori, … mêmes embouteillages.

Mais le ton adopté pour ce dernier roman est tout autre que celui auquel Marin Ledun nous a habitués avec les sujets basques et landais. On sent qu’il a pris beaucoup de plaisir à créer cette nouvelle tribu, héritière de mai 68 et du flower power.

Adélaïde, la cheffe de meute, après avoir fait trois enfants a décidé avec Charles son compagnon d’agrandir la famille en adoptant trois orphelins Colombiens. Gus le petit dernier de quinze ans est victime du délit de « sale gueule » et fait les frais d’une série de preuves trop évidentes. Heureusement qu’il y a Personne, oui c’est le nom de l’enquêteur ce qui est jubilatoire avec la syntaxe que cela induit …

Sa famille hors norme tellement sympathique dans ses excès, va faire bloc pour défendre Gus, face aux poncifs locaux.

Truffé de références littéraires, musicales, cinématographique, … ce petit bijou d’impertinence est un plaidoyer pour la tolérance et contre le racisme « ordinaire », le tout dans la bouche de la narratrice Rose, « perle féministe » !

Le virage dans le style de l’auteur n’est pas sans rappeler celui de Gilles Legardinier abandonnant lui aussi le thriller pour la « série des chats ».

L’intrigue est intéressante et présente tous les arguments pour une pause humoristique entre deux romans plus sanglants car ici, point de morts ni d’hémoglobine ou alors si peu … et rien que pour le plaisir !

8- Mourir encore … (et plein d’autres choses) de Nick Gardel :

lu en août 2018

Après deux trilogies et quatre « one shot » où les personnages se croisent pour notre plus grand plaisir et auxquels il faut ajouter un poulpe, c’est un recueil de nouvelles que nous propose cette fois cet alsacien d’adoption, jongleur de mots et addicte aux calembours.

Le fil rouge c’est le nôtre … le temps, le temps qui passe, qui apporte tracas ou sérénité. Et sa durée toute relative … et au-delà Nick Gardel nous livre une réflexion, toute personnelle sur le métier d’auteur.

Même si la nouvelle n’est pas le format que je préfère en général, c’est bien en lisant une nouvelle (un état d’esprit) qu’il avait publiée comme feuilleton dans FaceBook que j’ai fait connaissance avec cette plume caustique et hilarante. C’est une nouvelle version remaniée de 20 nouvelles, inédites pour la plupart, qu’il nous livre aujourd‘hui. Oui Nick Gardel sait aborder des sujets graves avec dérision et déraison … et c’est sans compter avec sa galerie de personnages cocasses et qui ressemblent terriblement à vos voisins ! Certes le temps est relatif et le temps de lire les nouvelles de Nick Gardel ne dure pas assez pour le plaisir qu’elles nous procurent.

Idéal pour une pause entre deux romans sérieux ou sanglants, un univers déjanté, des histoires saugrenues, des personnages fous, une certaine forme de philosophie et ce foutu style incomparable … tout y est, même le bonheur !

9 – Les voleurs de temps de Corinne Martel :

lu en mars 2018

Toujours aussi inclassable Corinne Martel avec ce deuxième roman. Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait.

Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière couguar, deux personnages atypiques eux-aussi et, il se passera ce qui doit se passer … ou pas.

La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons … Poétique et fou, entre « l’écume des jours » de Boris Vian et « Régis » de James Osmont, addictif et savamment dosé.

Impossible d’en dire d’avantage sans spolier, mais sachez que Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle avec « et tu vis encore ». A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements … beau boulot !

10 –  Sa majesté des ombres de Ghislain Gilberti :

lu en juillet 2018

Un pavé au sens propre comme au sens figuré ! 739 pages, encore plus de grammes au bout du poignet mais un sacré thriller-polar-roman noir !
J’avais laissé le commissaire Sanchez à la fin du « bal des ardentes » et sur les conseils de l’auteur, je me suis mise en quête de la « majesté des ombres », premier tome d’une trilogie annoncée. C’est peu de dire que le suspense est au comble avec final, comme dans ses précédents romans, en apothéose. 
Plusieurs niveaux de lectures … l’orgueil d’un chefaillon qui met en péril ses troupes, une guerre des polices qui tourne au cataclysme, une justice qui a beaucoup de mal à mener sa mission, des mises au placard malvenues, des trafics de drogue sophistiqués, des techniques d’investigation psychologique qui font du profilage un art majeur, des infiltrations à hauts risques, et le tout au service d’une histoire plus crédible que nature, tant elle est documentée avec en prime, cette dose de sensibilité découverte avec l’inclassable « 
dynamique du chaos ». 
C’est vrai qu’on connaissait l’auteur expert en armes à feu, en stupéfiants et en profilage. Tous ses dons sont ici confirmés et pour la suite annoncée pour cette fin d’année 2018, les lecteurs peuvent légitimement se demander où donc Ghislain Gilberti va pouvoir nous propulser ?

 

11 – La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours :

lu en avril 2018

On ne m’avait dit que du bien que cette auteure … je n’ai pas été déçue du premier roman que je lis d’elle ! Suspense angoissant, manipulations assorties d’usurpation d’identité …
L’action tire ses ressorts d’un drame qui s’est déroulé en 2003. Gabriel y a alors perdu son fils et la vue. Il a la détermination d’un père prêt à tout pour venger Victor, promis à une belle carrière, qu’un « rite initiatique » a brisé. Une espèce de road-movie où la politique s’abaisse au plus bas du populisme, va nous faire voyager aux côtés de Maya dont on ne sait si elle est ange ou démon … et le méchant et ses dominés ici habitent le XVIème arrondissement, un vrai méchant sans circonstances atténuantes ! Il faudra attendre le dénouement pour approcher la vérité extrêmement douloureuse. 
Le personnage de Nour est un petit rayon de soleil dans ce monde de brutes ! Les interludes scientifiques rythment ce récit et renforcent le malaise latent. C’est chacun des personnages qui nous pose la question : qu’aurais-tu fait à ma place ?

 

12 – Les encombrants de Jeanne Faivre d’Arcier :

lu en avril 2018

Des personnages cocasses, une intrigue originale mais au-delà de tout, une chronique sur Pigalle qui nous fait découvrir la faune implacable et équivoque qui peuple cette eau trouble et une approche très sociale de la prostitution et aussi une ode à la solidarité ….

C’est ainsi que se mêlent un faux médecin, un travesti, une ivrogne patente, un couple de danseurs, une apprentie peintre, des prostituées « Poulpe » ou « Rascasse », un couple de charognards, quelques flics et fliquettes qui cherchent leurs orientations sexuelles, quelques serveurs de bars louches et une flopée de chiens tous aussi barrés … Oui, une galerie de personnages tous plus barrés les uns que les autres, que ne renierait pas Nick Gardel … Un bébé abandonné dans une armoire destinée aux encombrants, puis une rixe, qui tourne mal et en fait un enjeu meurtrier !

Une jubilation à l’état pur, une découverte due au hasard d’une rencontre programmée dans un salon à venir …

Cette auteure, cataloguée souvent dans la catégorie jeunesse (5romans), fantastique ou épouvante a commis à ce jour 15 romans dont certains inspirés par son goût de l’orientalisme. Avec « les encombrants » elle signe son deuxième polar pour adultes.

13  – Les couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître :

lu en mars 2018

Une suite de « au revoir là-haut » qui peut se lire sans avoir lu le premier opus.

Dans une ambiance pesante, nous suivons la descente sociale de Madeleine, fille de banquier et épouse d’un ancien militaire condamné à la prison ferme. Elle n’était pas destinée à succéder à son père et fait l’objet des malversations aux fins de s’accaparer sa fortune. Elle ne peut faire confiance à personne et ses alliances improbables feront des miracles.

A noter de bons personnages de second rang, au titre desquels je relève la fantastique « castafiore »

Pas un polar mais une intrigue réglée comme un mécanisme d’horlogerie, prenante tout au long de ces 540 pages sans aucune longueur superflue. Bien loin de la trilogie Verhoeven mais tout aussi riche et efficace.

14  – Sœurs de Bernard Minier :

lu en avril 2018

Heureusement l’auteur précise : le personnage d’ «  Erik Lang n’est pas inspiré de mes collègues auteurs de polars qui sont, pour la plupart, des gens fort sympathiques et accessibles ! » Heureusement … pour la plupart …

Ce roman se déroule sur deux époques, la première moitié sorte de préquel (antépisode) permet au lecteur de faire la connaissance de Servaz à ses débuts dans la police en 1992-1993 et la seconde moitié se passe de nos jours. Tout sépare les deux polices : celle de l’avant téléphone portable et celle des balbutiements de l’investigation assistée par l’ADN et les caméras de surveillance. Et les lecteurs en apprennent beaucoup sur le héros récurrent de Bernard Minier. Il était en bien meilleure forme en 93 et déjà bien affuté et aux dires de l’auteur, lui ressemblait physiquement …

La mort suspecte de son épouse va placer un auteur de polar au cœur de l’intrigue et raccrocher les faits actuels à ceux vieux de vingt-cinq ans, la toute première enquête de Servaz.

Au-delà de l’enquête bien ficelée, par son style efficace, Bernard Minier nous entraîne aussi sur une réflexion sur les relations entre les auteurs et leurs lecteurs, ambigües et exclusives parfois. De l’adoration à la soumission, de la manipulation à la vengeance extrême, le mensonge est partout.

Avec ce cinquième opus des aventures de Servaz nous retrouvons avec plaisir son équipe et nous approchons un peu plus l’intimité de Servaz. Un très bon cru que 2018 !

Et heureusement que certains n’ont rien sorti en 2018 …

Top des lectures 2018 de Miss Aline


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 10 de Miss Aline.

  

1 – Le silence et la fureur, Natalie Carter et Nicolas D’Estiennes D’Orves

 

4ème de couverture :

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon.

Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars. Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs. Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le « petit prince ».  Un futur pianiste de génie comme son père.

Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.

Et du silence jaillira bientôt la fureur.

Avis :

Une île, un pianiste de renommée mondiale, un mystérieux « accident », une « promesse » non moins énigmatique, voilà les ingrédients de ce polar captivant.

Max vit en reclus, prisonnier de son île, de sa musique, de ses rituels obsessionnels. Prisonnier de lui-même. Tous l’on fuit, jusqu’à son épouse et son fils. Ne reste que la fidèle gouvernante Susan, patiente, attentive, veillant sur les moindres gestes de son maître. Les notes de musique sont autant de lames qui lassèrent  l’esprit de Max, qui le torturent jusqu’à l’insupportable. Et ce depuis « l’accident ».

Pour Thanksgiving, le retour de l’enfant prodige. Ce « petit prince » qui suit les traces de son père. Qui l’a fait venir lui et sa mère ? Pourquoi cette dernière l’abandonne-t-elle à son père ?

Rapport étrange que celui du père et du fils. Ce dernier obligeant son père à sortir de ses rituels, tant pis pour la souffrance. Luke, comme son père, est un personnage troublant. On le sent osciller entre l’amour et la haine. Qu’a-t-on imposé à cet enfant pour qu’il en arrive là ?

Ce roman se fait à trois voix. Susan et Luke nous parle directement. Tandis qu’un narrateur extérieur nous parle de Max. Au début c’est perturbant, puis on s’y fait.  A chaque protagoniste tu trouves une raison de t’y attacher. Susan dont tu admires la dévotion, cet attachement démesuré à un être qui probablement ne la voit pas. Elle aussi a sa part dans l’intrigue, là où on ne l’attend pas. Luke dévorait par une personnalité borderline, un soupçon manipulateur. Luke qui captive, Luke qui réserve bien des surprises. Et puis il y a Max avec son amour-aversion pour la musique. Max pour qui la musique était l’oxygène nécessaire à sa vie, qui ne fait plus que survivre. Max noyé dans sa névrose.

J’ai beaucoup aimé ce roman et la façon dont il est construit. Comment les auteurs t’emmènent là où tu n’as pas pensé aller, comment ils t’ont berné. J’ai ressenti avec force la passion de Max pour la musique. Comment elle l’habite, le transforme, le rende vivant. Je garde l’image du « caisson », la pièce au piano, avec vu sur l’extérieur. Un silence infini à l’intérieur, les éléments déchainés à l’extérieur. Je pense à Mozart et Salieri. Je pense au combat pour la vie, à l’amour inconditionnel pour un art. Je pense à l’abandon de soi pour l’autre ou pour l’art.

Je pourrais/voudrais vous en dire tellement plus sur ce roman mais je ne voudrais pas gâcher votre surprise. Ce roman est un coup de maître, dans son intrigue, dans la force des personnages, dans le ressenti de leur sentiments. J’ai presque envie de le lire de suite…

 

2 – Apocryphe, René Manzor

 

4ème de couverture

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

Une fresque épique, violente et émouvante, sur les traces d’un adolescent en quête de justice et de vérité.

Un thriller biblique à couper le souffle, relecture stupéfiante de l’histoire officielle

Avis :

 René Manzor signe avec Apocryphe, un thriller hors norme. Avec le pouvoir des mots il nous fait voyager. Pas seulement en nous entraînant au début de notre ère avec des paysages époustouflants dans leurs descriptions. Mais il nous livre également un voyage intérieur, une étincelle pour la conscience, une envie de voir, de chercher plus loin. Un regard sur l’humanité, sur sa capacité à se construire, se reconstruire. René Manzor un charmeur des mots qui vous entraîne là où vous ne pensez pas aller.

 

3 – Une bonne intention, Solène Bakowski

 

4ème de couverture :

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

 

Avis :

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pur, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

4 –Un sac, Solène Bakowski

 

4ème de couverture :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup. Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

 

 

 

Avis :

Anna-Marie un cadeau de la vie qui devient vite un fardeau, le rappel d’une souffrance. Anna-Marie arrachée, abandonnée. Anna-marie qui devient l’enfant caché révélé au grand jour.
Anna-marie qui rencontre sa mère et qui bascule.
L’histoire d’Anna -Marie c’est une lutte incessante contre le monde entier, contre elle même, contre ses démons.
C’est l’espoir en l’amour, la désespérance d’un retour d’affection.
Anna-Marie qui n’est pas seule et qui dérive. C’est une vision lucide de ce qu’elle est et pourtant voudrait être différente. À qui la faute ? Une mère qui l’a rejeté, une autre qui l’à étouffée, a elle-même trop ou pas assez ce que les autres voudrait.
Anna-Marie devant le Panthéon avec ce sac qui est sa vie. Ce sac dont tu redoute le contenu. Ce sac dont tu t’es trompée de contenu.
L’écriture, la lecture est incisive. Comment une analyse, l’observation d’un être à travers une vitre. Je ne m’attache pas à elle et je ne la déteste pas non plus. J’observe. Et puis cette fin qui te retourne comme elle aurait pu retourner son sac devant toi et te dire « tiens, regarde ». Je n’aurai pas voulu voir et pourtant : non pas ça. Impossible fin pourtant inéluctable.
Et là s’ouvre la vanne de tes ressentis retenus. Larmes et colère.

 

5 – Les démoniaques, Mattias Köping

4ème de couverture :

Drogues, meurtres, esclavages sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel. Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oublier sa colère.

 

 Avis :

Ce roman m’est tombé dessus au salon de Noeux les Mines, deux lectrices m’ont convaincus : « c’est LE roman à lire » ! Quelques jours et 392 pages plus tard : waouh ! Effectivement il faut le lire. Mais attention, malaise. Dés les premières pages tu te sens pas à l’aise dans tes baskets. Kimy fête ses 15 ans et c’est l’orgie : son père à organisé une sauterie dont il a le secret. Bon an mal an, kimy arrive sur ses 18 ans, il est temps pour elle de se venger. Mais comment mettre à terre l’Ours ? Il tient les notables du coin par les couilles (dans tous les sens du terme). Son territoire et ses activités s’étendent : proxénétisme, pédophilie (petit cadeau pour les pervers du coin), drogues, meurtres (bien maquillé). Le voilà qu’il commerce avec l’Albanais qui est loin d’être un tendre.

Par le plus grand des hasards kimy fait la connaissance d’Henry, professeur, qui se remet difficilement d’un « accident de la vie ». Deux âmes blessées, torturées qui errent à la recherche d’une survie. Ils se sont bien trouvé ces deux là. Que la vengeance commence…

Je ne vous dirais rien de plus sur le déroulé de l’histoire. Il faut la lire et se laisser porter. On est tour à tour écœuré, déstabilisé, bousculé, il y a même quelques larmes. L’auteur t’entraine à sa suite sans te laisser de répit. Tu as peur pour Kimy, tu espères pour elle, tu guettes pour elle. Ton empathie va aussi vers Henri. Quelles douleurs, quelles souffrances il porte en lui.

Dans les dernières pages, les dernières lignes l’auteur te retourne comme une crêpe. Tu l’as pas vu venir, t’avait oublié ce « détail ».

Malgré le(s) thème(s) difficiles de ce roman, j’ai pris plaisir à découvrir cet auteur. J’ai hâte de lire son prochain roman. Qu’on se le dise : auteur à suivre !

 

6 – Sa majesté des ombres, Ghislain Gilberti

4ème de couverture :

Un cartel invisible livrant une nouvelle guerre sans merci. Une drogue d’une pureté inédite. Un réseau de dealers sous pression déployé aux quatre coins du monde et coupé de la tête de l’organisation. Un signe commun aux membres du cartel : ECCE LEX, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire… Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques.

Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent.

Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ?

Bienvenu dans le Réseau Fantôme.

 

Avis :

« L’hyène », « Le chacal », un indic mort, des flics borderline et le tout saupoudré d’une bonne couche de drogue à tous les étages. Ca commence fort et mal pour cette première partie qui se solde par une tuerie. Il va falloir attendre 7 ans (seulement quelques lignes) pour que les investigations reprennent avec l’arrivée de Sanchez. C’est une pointure dans son domaine Sanchez : criminologue, victimologue, spécialiste en analyse gestuelle et langage non verbal. C’est une légende de l’OCRVP (Office Centrale pour la Répression des Violences aux Personnes)

Avec une patience infinie et une équipe de choc, elle va tout reprendre de zéro. Observations, planques, écoutes, filatures, décortiquer chaque mot, chaque photo, chaque geste. Elle va se heurter à des collaborateurs obtus, pas très clean non plus, surement. Les ombres agissent vite et « bien », toujours insaisissables. Elles ne laissent que des cadavres après son passage. Rien ni personne pour remonter la filière et avoir ne serait-ce que l’ombre une info sur cette organisation.

Tu rages avec Sanchez. P**** mais comment c’est possible ? L’auteur ne te dévoile rien. Il pose ses jalons petit à petit. Il te balade, te laisse entrevoir un début de solution pour mieux la piétiner ensuite. Tu sais que tu vas rester sur ta faim vu que c’est une trilogie mais tout de même. Et là une toute petite lumière va s’infiltrer. A quel prix va-t-elle parvenir à percer les ombres ? Va-t-elle seulement y parvenir ?

Tu tourne et tourne les pages, tu retiens ta respiration, tu crispes la mâchoire. T’as envie d’hurler et même de chialer. Un personnage te fait penser ce soldat dans American sniper qui  accompli sa mission, juste sa mission. Il se ferme au reste du monde, il s’oublie. C’est son job. Il le fait, point.  Il va ramasser grave sur le plan psychologique mais il connait le prix à payer. C’est son boulot, il le fait. J’ai hâte de lire la suite et de connaître le sort de ce gars. Mais déjà je crains le pire.

C’est mon premier roman de Ghislain Gilberti et loin d’être le dernier. Une écriture coup de poing qui te tient en haleine, en alerte. Quand tu tourne la dernière page, tu reprends ton souffle doucement. Et tu te dis que, malheureusement, la noirceur de l’être humain a encore de « beaux » jours devant elle.

 

7 – Hunter, Ray Braverman

4ème de couverture :

Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché  le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.

Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

 

Avis :

Hunter  ça débute comme une série que tu aurais prise en cours de route. Les sourcils froncés tu cherches à intégrer les lieux, les liens, les personnages. Très vite t’es mordue.  352 pages pour choper Hunter (c’est lui le méchant, on le sait d’emblée) ? T’es septique, trop simple !

T’enfiles ta parka et tu vas t’intégrer à la vingtaine d’habitants du bled perdu en pleine forêt sous une tempête de neige.  Huis clos. Freeman perdu dans sa haine suit Hunter. Hunter perdu dans son désir de vengeance ? Son envie de revenir sur les lieux du crime ? Un shérif, son frangin, Denise, les locataires de la chambre 5…tout ce petit monde va se télescoper et recommence la ritournelle des disparitions et des meurtres. Hum, petit bémol. On dirait que ce n’est pas tout à fait le même mode opératoire.  Quelqu’un se servirait-il de la cavale de Hunter pour se faire un petit plaisir meurtrier ?

L’auteur te mène dans un rythme effréné. Tout comme un train peut en cacher un autre, l’auteur te cache un autre serial killer. Euh, y en a combien ? Y a pas, tu veux connaître la fin. Tu dévores le bouquin en quelques heures. T’as tout « vécu » : la course poursuite, l’étonnement, la trouille, la traque,  t’as même franchement pleuré de la page 3.. à la page 3…Il est fort l’auteur pour te balader d’émotion en émotion.  Il est fort aussi pour te laisser sur la résolution de cette affaire (ou presque) et les prémices d’une autre. Vite l’opus suivant…

 

8 – Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes

 

4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

Avis :

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui.

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ?

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sens ignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté.  Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant…

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir.

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations.

9 – Le glas de l’innocence, Cyril Carrere

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

Avis :

Un double meurtre d’étudiants, un mode opératoire qui laisse les enquêteurs sans voix.

L’inspecteur Alex limite choqué sous le regard interrogateur de ses coéquipiers.

Un assistant zélé mais qui garde ses idées pour lui et qui agit.

Un gosse, Ken qui subit la violence physique et psychologique de son paternelle. Son unique porte de secours : l’école et son amie Miyabi.

Quel est le lien entre ses deux histoires à quelques années d’intervalles. Forcément il y en a un, voire peut-être plusieurs. Mais lesquels ?

Au début de l’intrigue, l’enquête traine en longueur. Quand  va-t-elle décoller et te scotcher le livre entre les  mains ? Ah, c’est maintenant avec une révélation concernant Alex. Un inspecteur qui semble avoir bien des secrets d’hier et d’aujourd’hui. Hayato est persuadé que s’il trouve le secret il pourra résoudre l’affaire.

Ken poursuit lui aussi sa vie tant bien que mal. Il va grandir sous l’aile protectrice de son amie. De plus son père va changer. Pourquoi, comment ? Je vous laisse le découvrir.

L’auteur a su nous livrer des personnages forts, avec un pouvoir d’émotions certain. Ils sont à la fois déroutants, dérangeant, envoutants. Tu ne peux t’empêcher de te demander qui est Ken aujourd’hui et tout le monde y passe. Tiens, ça serait lui… ah non, ça ne colle pas et l’auteur s’empresse après d’avoir donné un semblant de piste de la détruire. Plus que l’enquête sur les meurtres, c’est Ken qui intrigue. Qu’est-il devenu ? Quel rôle a-t-il dans ces meurtres rituels en plein Tokyo ?

Plus les pages défilent et plus tu es captivée. Les choses se dévoilent et tu entrevois quelque chose. L’auteur va-t-il encore une fois te faire faire fausse route ? Hum …

J’avoue avoir eu du mal au début de ma lecture surtout avec ses prénoms japonais à retenir. Il a fallu bien positionner tout ce petit monde avant de lâcher la bride à la lecture. Une fois que c’est chose  faite par contre : tu dévores ! Lorsque la dernière page est tournée, tu dis « waouh » !

J’adore être totalement surprise par une fin. L’auteur n’a pas oublié non plus la touche émotion qui fait que tu as ta petite larme en fin de roman.

Un mot sur la fin : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle. J’utiliserai les mêmes qualificatifs pour parler du roman dans sa globalité. Vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre.

Je n’ajouterai que FELICITATIONS,  surtout Monsieur Cyril CARRERE ne vous arrêtez pas d’écrire. Un très grand merci pour votre confiance en me confiant votre roman. Par ricocher, je remercie également Laure des Mots de Lau de m’avoir recommandé auprès de vous. Quelle découverte !

Auteur à suivre incontestablement.

 

10 – Mauvais genre, Isabelle Villain

4ème de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.

Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol.  Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passée au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Avis

Hugo assiste au massacre de sa mère. Les faits sont là : clairs, précis et le coupable est bien en vue. Vingt-trois ans plus tard le Commandant Rebecca de Lost et son équipe doivent intervenir au domicile d’Angélique morte de plusieurs coups de couteau. Pas grand-chose à se mettre sous la dent : pas d’empreintes, pas d’effraction, pas de vol, pas de viol, pas de photos, pas de lettres. Une femme qui semble ne pas avoir de vie où beaucoup de chose à cacher. Enquête de voisinage,  petit ami,  lieu de travail. Rien ne semble « justifier » ce meurtre.

L’auteure nous fait assister à tout : le travail du procédurier, l’autopsie… tout est décortiqué. Tu as intégré l’équipe de Rebecca ! J’avoue chercher ce qui peut retourner la situation. Et voilà qu’Hugo fait sa ré- apparition.  Elle est fracassante, absolument inattendue. Coup de maître de l’auteure ! Non je ne vous en dirai pas plus afin de vous garder la surprise intacte.

A ce moment là, le récit prend une toute autre tournure. Les choses se précipitent.  Tu t’empresses de tourner les pages. D’autres éléments vont venir te surprendre. Des personnages vont prendre de l’épaisseur.

A part l’intrigue, tu as un petit aperçu de la vie de chacun. Ce qui donne à ce thriller un côté humain. Les amours, les amis, les emmerdes font aussi parties du quotidien d’un flic.

Il faut que je vous parle de la fin ? pssst… je peux rien vous dire, si ce n’est que là encore : surprise incroyable.

L’écriture et la lecture sont fluides. Beaucoup de dialogue, ce qui rend le récit vivant et donne un bon rythme. Isabelle Villain a su nous maintenir en haleine, nous apprendre des choses (comme le travail du procédurier, par exemple), nous faire ressentir le doute, la peur, la tristesse, la stupeur. Très beau travail d’écriture, très bon travail sur l’intrigue.

Isabelle Villain est une vraie découverte et j’en suis ravie.

Le Festival sans Nom : Retour de Mister Flingueuse


Vous le savez les 20 et 21 octobre dernier avez lieu le Festival Sans Nom

Nous étions  5 de la team collectif polar à Mulhouse pour l’occasion, 3 Flingueuses, un Nervi et une Porte Flingue .

Il y avait là deux locaux, Sofia notre apprenti flingueuse et Nick Gardel notre nouveau Nervi

Sofia nous a déjà offert son fabuleux retour du FSN, si vous ne l’avez pas lu, il est ICI.

Jean Paul et Ophélie vont nous raconter tour à tour leur  premier Salon du polar de Mulhouse.

Ce matin c’est au tour de Mister Flingueuse de prendre la parole, dans quelques jours ce sera le tour de Oph ma petite sœur Flingueuse.

Alors, maintenant place au ressenti de Jean Paul


Jean Paul d’abord qui a pris le bus de nuit depuis Paris pour venir nous rejoindre dés le samedi Matin.

 

Jean Paul

Dimanche 21 octobre 7h du mat après la première journée du festival

Il est 5 heure, Mulhouse s’éveille,
Il est 5 heure, je n’ai pas sommeil,

Comment dormir après la journée que je viens de vivre, avant celle qui s’apprête à se dérouler de nouveau ?
Comment vous retransmettre l’émotion de ce qui pourrait être un Nième Salon où finalement on retrouve des auteurs, des lecteurs, des blogueurs, chroniqueurs et des curieux qui vont se croiser et se recroiser toujours avec le sourire ?


Il y a quelques mois je découvrais l’appellation du Festival Sans Nom !
Et hier matin j’y étais !!!
7h30 descente du car pour aller petit déjeuner avec Ian Manook et Francoise autour d’une belle table !
C’est pas un rêve ça ?

Samedi 20 octobre
8h30
petit dej littéraire avec Ian Mamook dans un salons de l’hotel mercure

Petite introduction fort sympathique à une journée très riche… Merci 😊 Yvan Fauth.

@Françoise Manoukian

Il y a toujours une première fois.

Ce 6e FSN est mon premier.
Nouveau lieu, nouveaux échanges, d’autres organisateurs, des auteurs que je n’ai jamais croisés. Ceux que j’attendais, ceux que je découvre… Encore une fois, la magie opère !
Parfois dans le regard des personnes avec qui je parle, je vois ce « léger voile », cette question qui transparaît.
Pourquoi ?
Pourquoi faire des centaines de kilomètres pour acheter des livres ?
Pourquoi se déplacer pour voir des gens qui ne sont « rien » pour moi ?
Ma réponse.
Pour ressentir et pour vivre…
Ceux qui ne sont pas comme moi/nous, ne pourront jamais comprendre…

Avant tout, un grand, très grand merci à Yvan Fauth pour tout ce qu’il a fait, et pour moi, et pour son investissement dans se salon !
Cela ne fait que quelques mois que nous nous connaissons mais oserai-je te dire que j’aime ta bienveillance et ta simplicité…
je t’embrasse (ta femme aussi, bisous Dominique !)

Merci à tous les organisateurs, tous ceux qui on fait que tout se déroule sans accroc. À Caroline Noel, qui respire à elle seule l’esprit de ce fabuleux univers (ne change jamais !)

Samedi 20 octobre 12h
Apéro Littéraire proposé par Caroline Noël de Carobookine avec Yvan Fauth et la participation de Benoit Philippon et Mathieu Menagaux

 

 Samedi aprés-midi dans la salle des dédicaces

De gauche à droite : Claire Favan, Ophélie, Patrick Bauwen, Jean Paul et Gaëlle Perrin

Romain Slocombe et Jean-Bernard Pouy

Avec Michel Bussy

Je sais pourquoi je suis jaloux des tatouages de Niko Tackian… Il sont fait par Claire Favan, une vraie professionnelle !!!

Samedi 20 octobre 18h15
Table ronde avec la ligue de l’imaginaire par Yvan
Extrait

Table ronde LDI, le fou rire du salon !

Aux auteurs qui de salons en salons sont toujours fidèles au rendez-vous !
Merci à tous ceux qui se sont déplacés car ils sont aussi l’âme de ces lieux d’échanges et de discussions…
Sans ordre de préférence et j’espère n’oublier personne
Bisous à Geneviève Van LanduytNick GardelOphé LitSo FiouDavid SmadjaAude Lagandré WeissCaroline VallatCéline BrousseGaëlle Perrin Guillet, Maxime Gillio, Benoit Philippon, Mathieu Menegaux, Claire Favan, Michel Bussi, Romain Slocombe, Michael MentionBarbara AbelPatrick BauwenNiko TackianLaurent ScaleseRené ManzorRJ Ellory, Nicolas Beuglet, Hervé Commère, Franck Thillez, … et tous les autres qui sont restés bloqués dans ma mémoire à cette heure trop matinale…
Je vous embrasse tous très fort !!!

 

Samedi Soir 20h30, dîner avec les auteurs et quelques amis lecteurs et blogueurs. Des rires et des sourires encore en pagaille.

 

Dimanche 21 octobre
8h45

Échec et Marc !!!

Quand on vous dit que le Festival Sans Nom, c’est la convivialité avant tout !
Moment du matin, juste après le petit déjeuner, Franck Thilliez Officiel joue une partie d’échecs avec Marc, lecteur passionné 

 12h15

En direct, une table ronde incroyable et toute en émotion…
Nous sommes tous suspendus aux paroles de René Manzor et RJ Ellory !!!
Je ressens une vibration incroyable entre les deux auteurs qui s’apprêtent à adapter « Seul le silence »
Merci 😊  Aude Lagandré Weiss pour ton intervention…

Dimanche 21 octobre 14h00

Pour vous donner une petite idée d’une table ronde au FSN…
Désolé pour la qualité du son.
Patrick Bauwen je jure que je t’aime !!!
😂 😂 😂

 

Salle des dédicaces

Quelques photos avec  les auteurs présents

Je crois qu’il va me falloir encore quelques jours pour me remettre du “Festival sans Nom“…
Tous les auteurs étaient vraiment AU TOP !!!

Une rencontre vraiment exceptionnelle !!!

Bah quoi !
J’ai bien le droit de rêver !!!

 

Lundi 22 octobre 00h30, dans le bus du retour depuis déjà 3h

Le Festival Sans Nom vient de clore ses portes nous laissant tous, dans un état entre joie et tristesse…
Vous allez sûrement, dans les prochaines heures, voire les prochains jours tomber sur nos retours de lecteurs, de blogueurs et d’auteurs et pourquoi pas des bénévoles sur ce 6e Salon qui était tout simplement incroyable !
Vous allez lire plein de choses, voir des centaines de photos plus belles les unes que les autres !
Mais si vous n’étiez pas parmi nous, vous ne pourrez pas imaginer cette « vague de bien-être », d’amour ont dit certains que nous avons partagé durant ces quelques heures intenses…
Alors, il vous reste une alternative…
Rendons-nous tous, encore plus nombreux au 7e FSN l’année prochaine !!!
Avis aux organisateurs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

Pour la 667e Édition…
On se retrouve TOUS l’année prochaine sur Mars !!!
😂 😂 😂

Apocryphe de René Manzor


Ce matin nous vous offrons une chronique duo

La chronique duo c’est un échange entre flingueuses.

Des Flingueuses qui papotent en nous donnant leur avis sur un même livre.

Aujourd’hui c’est Aline et Danièle qui nous disent tout le bien qu’elle pense du dernier polar de René Manzor


Le livre : Apocryphe  de René Manzor. Paru le 3 octobre 2018 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy noir.  19€90 ; (400 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv : 

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

Une fresque épique, violente et émouvante, sur les traces d’un adolescent en quête de justice et de vérité.

Un thriller biblique à couper le souffle, relecture stupéfiante de l’histoire officielle

 

@Marie Manzor

L’auteur : René Manzor est réalisateur, scénariste et écrivain. En seulement trois romans, il s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus le prix Cognac du polar francophone.

 

Extraits :
« Les gens qu’on aime ne nous appartiennent pas, David. Aimer, c’est laisser choisir »
« La mort est une voisine qui pousse à la confidence, un sérum de vérité infaillible qui oblige les hommes à faire le tri dans leurs mensonges. Sa présence en temps de guerre impose un compte à rebours qui fait tomber les masques et les postures. David était-il prêt à faire tomber les siens ? »

 

La Chronique Duo de Miss Aline Et Mamie Danièle

Apocryphe de René Manzor

 

Aline : je l’ai terminé cette nuit !!!

Dany : Et alors ? Ca décoiffe !

Aline : Rien à voir avec sa trilogie précédente. C’est un Apocryphe dans sur tout les plans

Dany : Ben non justement quand j’ai vu la couverture j’ai été très surprise. Non, je veux dire ça ne ressemble pas aux trois autres
Mais c’est tout de même un thriller

Aline : oui. Au début j’ai eu du mal à situer tout le monde : beaucoup de personnages.

Dany : J’avais mon carnet magique à côté de moi aussi pour suivre … d’autant que les références bibliques chez moi sont rares, à part la Divine Comédie et ça date !

Aline : Moi aussi j’ai pris des notes au début pour bien former l’organigramme.

Dany : oui il faut identifier les clans !

Aline : complètement.

Dany : ensuite tu es prise par l’action. L’intrigue et l’époque où ça se déroule importent beaucoup moins

Aline : oui tout à fait. Bien que cela soit moins important, les paysages, les lieux etc. sont bien décrits, tu t’y vois.

Dany : je me suis fait la réflexion aussi, le souci du détail, la précision … du vrai Manzor quoi !

Aline : exactement. Tu ressens la chaleur du désert, le froid des montagnes (à la fin).

Dany : et la tempête m’a bluffée

Aline : oui aussi

Dany : je me suis dit qu’il avait dû en vivre une dans le désert, car ça ne s’invente pas

Aline : il est scénariste ça aide.

Dany : autre chose qui m’a interrogée, bien sûr certains personnages et certains faits sont « probablement » historiquement fondés, cependant dans la partie fiction (la vie de David) est-ce que l’incendie de Nazareth a bien eu lieu, avec toute cette atrocité ?

On a un vrai roman de cinéaste et quel péplum !

Aline : oui c »est le mot que je cherchais péplum.

Dany : oui mais péplum musclé !

Aline : oui complètement.

Dany : J’aime beaucoup le personnage de Longinus, il m’a fait penser à Obélix sans potion magique, quand il se bat avec les Romains.

Aline : Longinus est particulier, pour moi c’est le fil rouge du livre, le personnage central.

Dany : oui je confirme … celui qui avoue ses erreurs et les répare ou du moins essaye

Aline : dans tout le livre il est question de s’accepter avec ses erreurs, de changement. Chacun y passe pratiquement.

Dany : Il y a pourtant certains indécrottables qui courent après la promotion ! Très actuel en fait !

Aline : bien sur. A se demander qui sont vraiment les fanatiques !

Dany : Pour ma part je me suis dit que les situations étaient tout de même très contemporaines …

Aline : il dénonce quoi ? L’arrivisme ? Le pouvoir ? L’apparence ?

Dany : le racisme, les guerres de religions au sens large, la domination des puissances sur les pays pauvres. La pax romana c’est bien une mondialisation organisée pour la spoliation des ressources.
L’esclavage … Il y a aussi des petits malins qui voient dans la collaboration avec l’occupant un moyen de s’enrichir …

Aline : de tout temps il en a été ainsi. Que dire de David ?

Dany : donc on peut dire que ce roman est intemporel …

Aline : complètement

Dany : David est en quête de son père et se construit dans la pire des situations pour un ado. Il n’est pas le personnage le plus marquant dans cette histoire … pour moi !

Aline : pour moi non plus. Pour moi il s’agit de Longinus. C’est en quelque sorte par lui que tout arrive : s’il n’avait pas percé le flan de Yeshua, s’il n’avait pas trouvé la maison de Mariamne, s’il n’avait pas été romain…

Dany : Moi aussi ! Et que penses-tu des femmes ! Sacrées nanas les trois !

Aline : tu parles de Mariamne, de Farah  et de ?

Dany : Mia

Aline : ah oui ! Le pouvoir est aux femmes, bien qu’à cette époque elles n’aient aucun droit sinon d’être soumises.

Mariamne est « le plus aimé »
Farah une esclave libre qui a du répondant tant physiquement que moralement.
Mia tout pareil ne se laisse pas mener.

Dany : C’est bien pour ça (et plein d’autres choses) que ce roman va bien au-delà d’une fiction historique !

Aline : on est d’accord

Dany : La 4ème de couverture est réductrice

Aline : beaucoup trop !

Mais la couverture est parlante

Dany : Qu’est-ce que la vérité ?

Aline : Apocryphe… chacun peut donner sa vérité. Selon qui tu es, comment tu te places, ce que tu cherches… tu places, interprètes les faits comme tu l’entends, pour qu’ils aillent dans ton sens.

Dany : A chacun sa vérité, ses convictions, après il faut parler des valeurs communes …

Aline : loyauté, courage, persévérance,

Dany : Ne gagnent en sérénité que ceux qui placent l’humanité en premier rang, même s’ils font fausse route dans leur parcours, ils devraient se retrouver au bout du compte

Aline : on est d’accord

Dany : P… Quelle philosophie … Monsieur Manzor je ne m’attendais pas à ça en ouvrant un roman avec une couronne d’épines sur la couverture ...

Aline : moi si un peu. La question est de savoir quelle est la question ? Je m’explique …

Dany : Oui, tu peux développer ?

Aline : A Rosny, Monsieur Manzor en parlant de sa trilogie m’a expliqué que dans chaque roman il essaie de répondre à une question. Que voulait-il dire dans ce roman ?
On peut changer quoi que l’on ait fait ?

Dany : Reconnaître ses erreurs et se racheter ?

Aline : oui

Dany : Mais … il faut faire ses preuves ou plutôt donner des preuves de sa bonne foi

Aline : oui en l’occurrence dans cette épopée biblique … Même si c’est un apocryphe, l’histoire est plausible pour tous les personnages.
Judas a trahi sur demande de Yeshua.
Le centurion clément pour la mise à mort
Caligula en empereur usurpateur et psychopathe.

Dany : Caligula c’est une réalité historique …

Dany : … Tu vois Aline, la confrontation des idées sur un roman amène des points de vue différents 

Aline : Je suis d’accord, je le dis toujours : autant de lecteur autant d’avis de ressenti
En tout cas dans le contexte actuel fallait avoir des couilles pour sortir un bouquin sur la religion même si c’est un apocryphe.

Dany : Certes. Au-delà de tout ça, Apocryphe reste un thriller, une fiction très agréable à lire. Le ton très actuel rend tout tellement plausible.

Aline : oui. Il y a du rythme. On est porté  par les scènes de batailles etc.

Dany : Des descriptions, on en a parlé mais remarquables.

Aline : exact

Dany : Pourquoi je dis « mais » ? Pas besoin …tout simplement remarquables !

Manzor parle de « comparution immédiate », « contre productif », « ses arguments qui faisaient sens » ça nous parle …

Aline : ouiii

Dany : Au bout des premières pages j’avais l’impression d’être devant une série TV dont j’aurai entendu parler des deux premières saisons et que je prendrai en marche au début de la troisième. Mais ensuite … un vrai plaisir de lectrice !

Aline : c’est ça un scénario comme tu disais tout à l’heure : péplum

Dany : Ben Aline on est d’accord sur ce coup ? Apocryphe à lire et Manzor à suivre …

Aline : complément d’accord. Il s’est sorti de sa zone de confort (polar classique) pour t’emmener là où tu ne pensais pas aller.

Dany : Ca c’est sûr … je ne m’y attendais pas du tout ! Il m’avait dit que son prochain (Apocryphe) ne se passait pas en Amérique, ni en Europe et que c’était un one-shot … en plus Manzor, il ne ment pas 
Il a dû sacrément se documenter pour arriver à ce niveau de précision … tu as vu ses sources ?

Aline : oui effectivement c’est un boulot titanesque

Dany : Tu avais lu les trois romans précédents ?

Aline : oui, adoré

Dany : Moi aussi !

Aline : le dernier te laisse sur le séant.

Dany : Je vais le voir en Décembre à Blaye et … tenter d’avoir des scoops pour la suite !

Aline : j’ai tenté à Rosny de savoir pour celui là. Il n’a rien lâché.

Dany : Pour le moment je digère celui-ci, je pense qu’avec le recul de nouveaux aspects vont m’apparaître ! C’est le pied de la lectrice !
Comment on procède pour cette chro ?

Aline : Si tu penses qu’on a fini, je fais la transcription cet après-midi au plus tard et te la passe pour validation

Dany : ben je pense qu’on est ok. Que pourrait-on ajouter de plus ?

Aline : Rien de mon côté !

Dany : ben moi non plus. Le mot de la fin pour fermer la discussion … à toi !

Aline : Remercier les Editions Calmann pour ce SP. Merci à Monsieur Manzor pour nous avoir fait voyagé et réfléchir.

Dany : Merci également  à Marie Manzor pour la photo de René …

Aline et Dany : Alors en bref : 

René Manzor signe avec Apocryphe, un thriller hors norme. Avec le pouvoir des mots il nous fait voyager. Pas seulement en nous entraînant au début de notre ère avec des paysages époustouflants dans leurs descriptions. Mais il nous livre également un voyage intérieur,une étincelle pour la conscience, une envie de voir, de chercher plus loin. Un regard sur l’humanité, sur sa capacité à se construire, se reconstruire. René Manzor un charmeur des mots qui vous entraîne là où vous ne pensez pas aller.

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses


Rosny soit celui qui mal y pense 2e du nom

Les 26 et 27 mai dernier a eu lieu le deuxième salon du polar de la FNAC de Rosny  2

Rosny soit celui qui mal y pense c’est d’abord une libraire Caroline Vallat que j’avais eu le privilège d’interviewer ICI

Rosny soit qui mal y pense c’est une grande séance de dédicace au sein de la Fnac d’un grand centre commercial de la banlieue parisienne, une dizaine d’auteurs différents par jour de salon, soit 21 auteurs sur les 2 jours.

C’est aussi 2 tables rondes, et des jeux tout au longs du salon.

C’est surtout des retrouvailles entre passionné(e)s du polar

Blogueurs, lecteurs zé lectrices se donnent rendez vous pour retrouver ou découvrir de nouveaux auteurs

Perso j’avais rendez-vous avec mes deux chouchous Yvan qui nous a fait la surprise de venir à la dernière minute et David qui n’avait pas le choix que d’être là lui aussi !

J’avais aussi pour mission de présenter mes autres chouchous, mais là c’est mes chouchou-auteurs cette fois à ma chère petite sœur flingueuse.

Aussi c’est avec plaisir que les Camhug ont fait la connaissance d’Ophélie

Et réciproquement !

A Rosny nous avions aussi rdv avec Maud, la jumelle d’Oph

        

J’en ai aussi profité pour faire la photo avec Vicky et JR Ellory

Pour rencontrer pour la première fois Cédric Lalaury avec qui j’ai eu une longue et passionnante conversation.

Pour papoter avec Jérôme Loubry dont j’ai adoré le premier roman « les chiens de Détroit« 

Pour le présenter à Ophélie et Jean Paul

Et puis est venu le temps de déjeuner

Et quoi de mieux qu’une grande table de fondu du polar

Et oui même là on la joue Collectif…Collectif Polar il va de soi !   

Et à Rosny nous étions 4 flingueuses et un peu plus…

Et il y en a deux qui m’ont convoquée et pris à part !

Tout cela avait l’air très sérieux, j’ai eu peur quelques secondes, je me suis demandée ce qu’elles pouvaient bien me vouloir. Miss Aline Et Ophé-lit avaient l’air trop sérieuses pour être honnètes.

-Ok les filles, je vous suis, je vous écoute…
-Bon cheffe rien ne va plus à commencer Aline
-Non cheffe, c’est pas sérieux là
-Expliquez-moi
-Ben voilà, tu en fais trop, trop pour nous
-Oui tu nous donnes vachement, tu nous as apporté énormément
-Ha, heuuuu… (Bouche bée, touchée je suis restée là )
-Alors Cheffe, on a un truc à te donner
-Voilà !
Et là les filles me tendent un jolie cahier.
Je l’ouvre, et je découvre des tas de petits mots d’auteurs que les filles ont rencontrés et auxquels elles ont demandé d’écrire un petit truc pour moi !
-voilà il est pour toi, tu pourras désormais le compléter et le faire dédicacer par d’autres auteurs que tu vas rencontrer maintenant.
-OK, les flingueuses, je ferai ça ! Enfin je ferai ça quand vous ne serez pas là ! Car pour l’instant c’est encore à vous de travailler. Allez au boulot. Et Aline, puisque l’idée vient de toi, c’est toi qui va t’y coller.
Non mais c’est qui la Cheffe !
Fallait bien que je trouve une parade pour ne pas laisser paraître mon émotion, mes émotions. Car oui émue j’ai été par l’attention de mes Flingueuses. Merci les filles

Du coup je cède la place à vos flingueuses pour qu’elles vous disent un petit mot sur cette journée.

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

 

Jean Paul

Retour du salon de Rosny…
Il m’a fallu quelques heures pour digérer cette excellente journée !!!
Blogueurs, chroniqueurs et des auteurs formidables, sans oublier Jack Koch qui nous a croquer…
Quelques photos d’un samedi pas comme les autres !!!
Un grand merci à Caroline Vallat pour toute l’organisation !!!

Ça y est mes pieds ont enfin retrouvé le sol…
Une journée magnifique qui a permi de plus de regrouper quelques membres du Collectif Polar : Chronique de nuit, et quelques joyeux trublions !
Ce fût fort agréable !!!
Ps. Je comprends mieux maintenant Chronique « de nuit »
😆 😆 😆

Miss Aline

Rosny c’est des retrouvailles de flingueuses, des auteurs (qui parfois ne sourient pas ! ), de nouvelles rencontres (blogueuse, chroniqueuse), des discussions intéressantes (ou tu picores des bonbons en même temps) , des mises en scène.


Rosny c’est un déjeuner où on a pu tous tenir à la même table (« bonjour untel »), c’est des instants volés ( photos), des instants partagés.
Rosny c’est laissé un livre d’or à la Dame des Livres. Émue elle est !
Rosny c’est une longue discussion avec Monsieur Manzor dont tu attends patiemment la sortie du prochain livre en octobre (non Nath il ne m’a donné aucun indice !).
Rosny c’est quand Monsieur Manzor te fais la lecture (oui juste à moi).
Rosny c’est se faire croquer et rencontrer un loup 😘 ! 


Geneviève, Oph, Jean Paul (et les auteurs , bien sûr) merci pour cette chouette 🦉 journée.
Bisousssss

Maud

 

Un résumé du week end de rosny avec de belles rencontres, de joyeuses retrouvailles et moments inoubliables, sans oublier quelques emplettes 😀merci Caroline Vallat pour cette super organisation!!! Les dates de l année prochaine sont notées 😀😀

 

Mes petit achats (Maud)

Ophélie

Début du salon de Rosny… retrouvailles avec les copains blogueurs et chroniqueurs, les auteurs, un samedi qui s’annonce sympathique!

On nous demande souvent ce que nous aimons tant dans les salons…
Je vous dirais ceci: LE PARTAGE
Que ce soit entre lecteurs et auteurs, blogueurs et auteurs, blogueurs et chroniqueurs… les salons sont l’occasion de nous retrouver, d’échanger, de partager…
Des retrouvailles autour de notre passion commune
Du bonheur en barre

Et bien voilà

J’espère que ce petit partage avec vous lecteurs zé lectrices vous aura plu.

Nous, en tout cas, on a eu plaisir à revivre tout cela avec vous !

A très vite pour de nouvelles aventures.

Bises !

 

Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


René Manzor sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain

N’hésitez surtout pas à aller à sa rencontre et à lire ses bouquins


Le livre :  Celui dont le nom n’est plus de René Manzor . Paru aux éditions Pocket en septembre 2015 . 7.50€ (448 p.) ; 11 x 18 cm.

4ème de couverture :

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?
 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

 » Un polar dense. Une intrigue captivante.  » L’Express
 » Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.  » Ouest France

 

L’auteur :  René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films – Le Passage et 3615 Code Père Noël –, il part pour
Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.
Extrait :
« McKenna fut d’abord assailli par des effluves qu’il reconnut aussitôt, un mélange d’encens et de charogne, une odeur tellement présente qu’elle irritait ses cinq sens. C’était la deuxième fois en vingt-quatre heures qu’il se retrouvait face à un sacrifié. Et, malgré tout ce qu’il pouvait se raconter pour diminuer l’impact du premier regard, le spectacle auquel il avait été confronté la veille l’avait secoué jusque dans ses fondations. Pourtant, il en avait vu des cadavres dans sa carrière ! Et dans tous les états. Mais il y avait ici une alliance malsaine du « monstrueux » et du « sacré » qui le troublait. Comment pouvait-on faire subir cela à quelqu’un ? Quelle perversité pouvait justifier qu’on éventre un être humain comme on vide un poisson, qu’on lui vole ses organes et qu’on abandonne sa carcasse en pâture aux gens qui l’aimaient ? Jusqu’où fallait-il descendre dans les entrailles du malheur pour qu’un être doté de raison en arrive à de pareilles extrémités ? »

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Petit bijou de la littérature française selon moi , ce roman est le premier que je lis de l’auteur !

L’énigme se passe à Londres , où des gens meurent de façon atroce . Là où l’on penserait à un sérial killeur on ne peut plus basique , ces meurtres sont commis perpétuellement par des proches de la victime . Non , non, non , il n’y a pas d’histoire de famille , d’héritage , ou de vengeance …Les tueurs sont bels et bien des gens qui aiment les victimes , je dirais même qu’il s’agit des personnes les aimant le plus au monde .

L’histoire démarre au quart de tour, puisqu’elle débute sur les lieux de découverte d’un horrible crime …Il faut dire que cette odeur au petit matin ça pique …

L’inspecteur , Mc Kenna , est une référence  , depuis toujours dans les murs de la Scotland Yard . C’est une personne désagréable à souhaits , cynique et souvent de mauvaise humeur … D’autant plus qu’on lui impose une criminologue , ce qui n’est pas pour lui plaire .

Ce duo va vite se révéler d’une efficacité parfaite, et la criminologue semble s’êtes fait acceptée et respectée par Mc Kenna qui découvre ses qualités professionnelles.

Je ne spolierai pas, mais sachez que je me suis pris d’affection pour ces personnages et vous comprendrez par vous-même au fil de votre lecture .

Les différentes croyances et les rituels vont commencer à faire leur apparition . A peine le temps de respirer , qu’il vous faut déjà tourner la page …

Ce livre est haletant , les crimes sont sordides mais on n’est pas affublés de détails gores ou sanglants qui pourraient en brusquer plus d’un .

Les thèmes abordés tournent autour de l’acceptation de la mort , du deuil , sur les croyances avec une petite touche de paranormal parfaitement distillée avec brio !

2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …le retour de Dany


2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …

Les psychopathes du polar ont envahi la petite bourgade de Fargues-Saint-Hilaire, samedi 12 mai en plus de ses 2800 habitants, une bande de lecteurs et … de gendarmes, en manque a plus que doublé la population.

La grande prêtresse Pépita et ses aficionados associés étaient aux manettes pour nous offrir une journée « hors sol » .

Une affiche a faire pâlir plus d’un mordu et autre accro ….

 

Des tonnes de papier ont changé de mains à cette occasion grâce l’organisation remarquable de la librairie et des ses animateurs

Dans la catégorie internationale, demandez les petits Suisses, chers à Marie-Noëlle :

Marc Voltenauer

Une parution début 2019, une suite de « qui a tué Heïdi » avec les mêmes personnages

Nicola Feuz

Deux actualités pour le 30 août 2018 : Horrora borealis en livre de poche et un tout nouveau « le miroir des âmes »

Dans la catégorie motard est nommé …

Jacques Saussey

Il vient de passer une semaine de vacances avec son épouse et sa moto … ils arrivent à Fargues avec la pluie et leur sourire légendaire

Il a changé d’éditeur et m’annonce avec enthousiasme sa prochaine parution en octobre : un thriller one-shot avec pour toile fond une histoire de vie très peu traitée à ce jour, le parcours d’une personne transgenre, qui quitte le corps où elle était enfermée pendant ses vingt premières années pour conquérir sa véritable identité ! Pour cette aventure, Jacques s’inspire très largement du parcours d’une personne de sa famille, particulièrement proche, afin de témoigner des difficultés et de sa détermination à sauter le pas.

J’ai eu le droit de voir le projet de couverture, très suggestif et épuré.

Après 7/13 en janvier 2018, il nous promet de retrouver Magne et Heslin mais n’a pas voulu me dire ce qu’était devenu le petit garçon … Non je ne spolie pas !

Franck Thilliez c’est un peu comme les soldes, on va le voir une fois par an mais chez lui, on est reçu avec le sourire et on trouve toujours ce que l’on cherche … une bonne dose d’évasion et pas que …

Sortie récente d’un one-shot, nous retrouverons Sharko et Henebelle l’an prochain ainsi que toute leur équipe … il nous promet aussi que les personnages secondaires vont prendre de plus en plus d’importance.

Guy Rechenmann

(qui a fait l’objet d’une garde-à-vue du collectif polar en avril

***LA GAV de Guy Rechenmann***

Il était venu avec Anselme. Il a changé d’éditeur avec « Même le scorpion pleure » et l’ensemble de ses romans va sortir sous un nouveau format chez Cairn … En cours également la réécriture du « choix de Victor » accommodé à la sauce polar ! Une nouvelle vie annoncée donc pour les romans de Guy.

Sandrine Roy confirme : elle est toujours addicte au chocolat et l’assume ! Linwood Miller revient en forme, pour une troisième aventure en fin d’année 2018 avec un mort, un vilain méchant, une double intrigue et des souffrances pour l’ancien agent secret.

Céline Denjean a sorti « Cheptel » début 2018 c’est donc l’actu de l’année pour la toulousaine. Elle est fascinée par la description de l’emprise mentale et avoue commencer l’écriture de ses romans sans en connaître la fin ni le cheminement.

************* panier à salade Céline embarque Sandrine **************

Jean-Luc Bizien a toujours plein de projets … un huis clos en prison, noir, opposera un méchant à un maton, puis un one-shot au Mexique sur le trafic d’organes … puis, pour notre plus grand plaisir une suite de « crotales » en 2018, en nous embarquant à nouveau en Corée mais seulement en Corée du Sud cette fois, pays où tout se clone, les chiens et bien d’autres choses aussi et où tout ce qui vous semble blanc peut tout à fait devenir noir, très noir, même noir foncé ! Enfin une série dans le genre thriller historique à l’époque de Louis XIII pour la fin 2019 … Faudra prévenir nos banquiers,  vos cartes vont chauffer amis lecteurs !

Laurent Scalese a consacré beaucoup de temps à la TV depuis la naissance de Samuel Moss mais de nouvelles aventures de ce névrosé hypocondriaque (qui fera l’objet d’une adaptation en série TV – attendre 2 ans pour sa diffusion et dont je n’ai pas pu extirper le nom de l’acteur même en insistant très fort), sont attendues début 2019 !

Par ailleurs, « la voie des âmes » va devenir une série TV canadienne

René Manzor … plein de mystère, m’a tout de même lâché qu’un « one-shot » devait paraître en octobre, qu’il ne se passera pas aux USA, ni en Europe et c’est tout ! Pour les autres indices il faudra attendre (Dalhia, pas Dalhia …)

Et parce que les intrigues de leurs deux romans m’inspirent une certaine filiation … ils ont échangé pour la photo

Simonne Gélin qui trouve toujours que son premier roman « la fille du port de la lune » a été bâclé, a décidé de le réécrire et il sortira dans sa nouvelle version au  « livre de poche » en septembre. Son actualité du moment c’est « sous les pavés, la jungle » qui lui a permis de plonger le lecteur dans une évocation de mai 68 dans la capitale girondine, mais pas que … Un nouveau polar annoncé et, elle sera à Gradignan pour « lire en poche » en octobre.

Patrick Bauwen vient de sortir « la nuit de l’ogre » et termine tout juste d’un stage avec le groupe d’enquêteurs spécialisés de la police des sous-sols de Paris « Evangile » par opposition aux autres policiers surnommés « la surface ». Le troisième tome des aventures du docteur Kovak sortira en 2019, plus glauque, plus sombre et donc toujours en sous-sol …

Santé Patrick

Niko Tackian est heureux, il laisse Tomar se reposer et propose en tout début 2019 un « one-shot » qui se passe en Suisse, à Montreux plus précisément mais … qui aurait tout à fait pu se situer ailleurs ! Un flic insignifiant, tout le contraire de Tomar, va grandir au fil de l’intrigue qui nous réserve semble-t-il de belles surprises et des nuits blanches !

A noter pour les abonnés Netflix que « la nuit n’est jamais complète » fera l’objet d’une adaptation (un film) et que les paysages seront australiens …

Jérôme Camut et Nathalie Hug … que ceux qui se sont régalés avec Isla Nova préparent leur carte bancaire … la suite est prévue pour début 2019 … suite et préquel à la fois, « Silverback » donnera les clefs des personnages d’Isla Nova et nous fera voyager en France, aux USA, en Allemagne et en Afrique.

Pas d’actualité « poche » pour 2018 … 2019 sans doute pour Islanova et … adaptation au cinéma pour « Prédation »

La nouveau Marin Ledun vient de sortir «  Salut à toi ô mon frère », plus caustique et déjanté que ceux auxquels il nous a habitué, nous retournons cette fois en Ardèche. Il s’est beaucoup amusé avec cette famille et tous les ingrédients sont réunis pour en faire une série …

Laurent Loison, pour « Chimères » son troisième « one-shot » traîne ses héros dans les forêts de l’Île de France où vont s’opposer journalistes et flics. Après une série d’énigmes sous forme de charades dans son premier roman,  puis un dénouement individualisé et personnalisé par internet pour « cyanure », nouveau pari avec une incorporation de type « cadavre exquis » de 14 textes de blogueuses, quasiment sans retouche … Mystère, mystère quand tu nous tient ! Pas de date …

Jeanne Faivre d’Arcier, une multicarte pour cette régionale d’étape … fiction, jeunesse, thriller pour adultes et même des crayons de couleurs pour les enfants qui lui rendent visite sur le salon … Après le jubilatoire « les encombrants » en 2017, en 2019 elle annonce un polar adulte qui se passera à Paris, Bordeaux et sur les bords de Garonne plus en amont. Elle a choisi un chasseur de têtes pour nous accompagner, métier qui fut le sien il y a quelques années.

Sacha Erbel , Sacha chroniqueuse de collectif polar, Sacha la bonne humeur,  accueille tout les lecteurs avec le sourire, à côté de Cicéron qui empiète un peu sur son territoire.

Elle promet de se venger dans quelques années quand elle aura publié autant de volumes que son voisin. Talia de retour à la Nouvelle-Orléans va suivre les traces de Marie Laveau, l’action se situera de 1837 à nos jours. « L’ombre de Nola », écrit et en cours de correction sera disponible fin 2018.

Ghislain Gilberti me provoque … il n’a pas de parution numérique depuis son 3ème roman, du coup en 2018 c’est 738 pages et 750 grammes qui vont aggraver mon durillon de lectrice compulsive. Bah « les sœurs «  de Bernard Minier font dans les 760 g alors va pour « sa majesté des ombres » tome 1 de la trilogie. Trilogie vous avez dit monsieur Gilberti ? La suite, il l’annonce pour la fin de cette année. J’ai eu une longue conversation avec lui, sous ses allures de bad boy, c’est un hyper sensible que j’ai face à moi. Je m’en doutais un peu après « la dynamique du chaos » … oui, ses souvenirs encore à fleur de peau me touchent.

Dans les mois à venir, il va nous rendre une longue visite au collectif polar en participant à une « Garde-à-vue version flingueuse » ! Hâte … volontaire,

… tout comme sa voisine de stand, Ingrid Desjours, toute en douceur et en écoute de ses lecteurs.

Encore une multitâche avec un sourire d’ange qui dézingue plus vite que son ombre … et use d’un pseudonyme pour commettre des sagas fantastiques.

Elle parle de ses vidéos où elle raconte des histoires …  https://www.facebook.com/idesjours/videos et annonce la parution d’une nouvelle dans le cadre de l’anniversaire de la griffe noire en juin 2018.

C’est fini pour les indiscrétions de nos chouchous, parce que je n’ai pas eu le temps d’en susciter d’avantage … l’affiche tellement alléchante de cette journée qui laissera de beaux sourires en mémoire, on a parlé collectif polar et cadavre exquis avec Danielle Thiery

Le tréport de Cicéron avec Claude Picq

Des tonnes de papier ont changé de mains, les auteurs ont évoqué leurs personnages comme s’ils les connaissaient dans la vraie vie … oui il y a du monde dans leurs têtes … comme dirait Marie Manzor-Lalanne  :  oui,  une vraie troupe de saltimbanques … C’est fou ce que j’aime la magie de ces rencontres !

Pépita et Marie-Noëlle dans leur superbe panier à salade nous disent déjà à l’année prochaine

Tout comme eux

Avec déjà la présence assurée de

PS : j’ai perdu une partie de mes fiches au retour … mes notes sur un régional d’étape … désolée Mehdi Brunet … il va me pardonner avec le sourire

 

 

Plus de photos :

Dany : Notre mamie Flingueuse heureuse de cette journée …

Frconstant

Lire ... Cultiver une conscience du Monde et vivre la richesse du partage.

D'encre et de lumière

Parce que les passions méritent d'être partagées

Revue de Thrillers

Partage de mes lectures

Le petit monde d'Isa...

"On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier..."

Pause Earl Grey

Littérature, culture, petits bonheurs

Steve Sirois

Univers virtuel de l'écrivain Steve Sirois

Ecrire pour un rien, pour un tout

créé maison par Cécile C

Des plumes et des livres

A vos livres... Prêts ? Lisez !!

Les livres de Zéa

Avis de lectrice et lectrice à Vie

Vivrelire 📚✨

Découvrez mes coups de cœur et mes coups de gueules littéraires ! 📚

Échos verts

Le blog de l'écologie éthique

LadiesColocBlog

Livres . Makeup . Mode . Voyages . Lifestyle

Les lectures de Dobby

"Hapiness can be found, even in the darkest of times, if only one remembers to turn on the light."

dear ema - blog littéraire

a book, a coffee, a cat

les mots chocolat

Un peu de gourmandise et beaucoup de lecture !

Dévolivre

Pour tous les dévoreurs de livres...

La littérature, notre amie

Si un jour, tu te sens seul ; prend un livre et laisse toi transporter.

Les Voyages Livresques de Mel,

"Lire, c'est boire et manger. L'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas." Victor Hugo

lirelanuitoupas

Lire... tout le temps!!!

HORSAIN

Le site des éditions du Horsain

Hannibal le lecteur

Dévoreur de livres, polar et noir mais pas que...

Aude Bouquine

Encore, toujours, tout le temps et partout ...

Voyager dans mon monde

Un petit bout de vie.

Mes p'tits lus - Blog littéraire

"C'est en lisant qu'on devient liseron" - Raymond Queneau

La culture dans tous ses états

"Accepter de perdre ses illusions sans jamais renoncer à l'émerveillement."

Nuit blanche du Noir

De la Trouille à la Haine (en passant par le Pire)

Mondes Futuristes Editions

L'édition plurielle, car chaque auteur est différent

La bibliothèque de Claire

Chacune de nos lectures laisse une graine qui germe (Jules Renard)

Les lectures d'Evy Lo

Deux filles, un lapin et une montagne de livres...

rexlit

Les lectures de Titisse

Sorcière misandre

Littérature, thé et destruction du patriarcat

kokolivres

Il ne faut pas mourir idiot(e)... La curiosité apprend...

L'échappée nordique

Voyage en terres scandinaves

Des plumes et des mots

Lire est une passion, écrire est un métier.

Lectures d'A

Dans mon monde de lectures

L'ivre-Book

Editions Numériques

The Eden of Books

Blog littéraire

Le tourneur de pages

“La lecture est à l'esprit ce que l'exercice est au corps.” Joseph Addison

Une bulle, des bulles...

"C'est pas l'homme qui prend le livre, c'est le livre qui prend l'homme... Tatatiiiiin."

La Voleuse de Marque-pages

"Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait apaisé" Diderot

%d blogueurs aiment cette page :