L’esprit des mots, retour sur un salon du livre


L’esprit des mots, retour sur un salon du livre

 nous vous y convions ce dimanche 23 septembre

au château de La Brède,

pour « L’Esprit des Mots »,

le 4ème Salon du Livre organisé par la Ville de La Brède.


Retour en image sur le salon de La Brède

le 23 septembre 2018 by Dany

Mon bureau ce dimanche était plutôt sympa :

Les auteurs locaux étaient invités dans la maison de ce monsieur

Quelques polardeux étaient conviés au salon du livre, dans le cadre bucolique du Château de La Brède les 22 et 23 septembre 2018.

Jeanne Faivre d’Arcier avait délaissé sa tronçonneuse et ses poignards pour les crayons de couleur en s’attablant au rayon jeunesse

Elle fait un coucou au collectif polar mais ne révélera rien de plus qu’en juillet sur ses projets, la coquine !

Sont nominés dans la catégorie « je participe à la table ronde de 15h30 » : Notre ami Guy Rechemann qui comme son scorpion, essaye de supporter la chaleur sous le barnum

Ses nouvelles publications sous le label Caïrn suivent leur cours et il fera quelques révélations au cours de la table ronde. En effet, Anselme Viloc, dans le prochain opus (tome 5 de ses aventures) approchera … l’absolu ! Si vous ne comprenez pas, moi non plus, j’irai aux infos une prochaine fois …

Son voisin de table n’est pas un inconnu, il avait animé les tables rondes du premier salon des psychopathes à Fargues en 2017.

Il est l’auteur d’une trilogie dont deux volumes sont parus chez « vents salés ».

Flic un jour, flic toujours … membre de la PJ, compagnon de promotion d’Olivier Marchal, ex infiltré dans les milieux de la drogue, il s’est servi de son expérience pour relater des aventures originales d’une bande de retraités de la police, exposés comme des leurres, face aux terroristes. Avec humour il a créé le CHAOS (Comité de la Haute Autorité des Opérations Spéciales) et fait intervenir ses vieux flics indétectables qui frôlent constamment la bavure, au RUT (République Unie de Tanzanie). Il est assez fier d’avoir pu faire préfacer son deuxième tome par Hervé Le Corre.

Notons qu’au-delà des romans, Dominique Dayau écrit aussi pour le théâtre et … qu’il est joué ! Pour le moment il est trop tôt pour annoncer le calendrier des représentations …

Enfin pour compléter la tablée, Marie-Laure Bousquet, plus intimiste, s’efforce a élucider dans son premier polar De beaux mensonges pour t’endormir un lourd secret de famille au hasard de la découverte d’un journal intime. Après trois romans d’aventures, elle aime les voyages et utilise ses expériences pour son écriture.

C’est une heure de discussion animée par Bertrand Carette, lui aussi auteur de polar, qui a permis aux auteurs de donner leur définition du « goût du frisson », vecteur de  plaisir ou d’angoisse.

Bertrand Carette, « pianiste pratiquant » s’est servi de sa passion pour écrire un thriller psychologique se déroulant dans le milieu des concertistes : En blanc et noir, comme les notes du clavier.

Ce professionnel de la communication a ensuite situé son deuxième roman La fosse aux louves dans l’ambiance mystérieuse de la Brenne.

Oui Montesquieu est né là,

il a marqué son époque et marque encore notre culture. Le cercle des amis de Montesquieu est très actif sur le secteur. J’ai pu discuter avec des fondus d’histoire et notamment Monique Brut-Moncassin, enseignante, qui compare sa traque de documentation à une véritable enquête policière … pour mettre à jour les secrets de la famille de Pierre, apparenté au maître des lieux Charles-Louis de Secondat de Montesquieu.

FIN

 Dany

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Polars à l’Ancre 2018, les indiscrétions de Manie Danièle


Cap-Ferret, un jeudi après-midi du mois de juillet, plein cagnard et pourtant …

Alors que la moitié de la France en était encore à soigner sa gueule de bois de champion, qu’une autre partie s’apprêter à grimper les lacets de l’Alpe d’Huez quelques irréductibles gascons eux roulaient les tonneaux pour que les auteurs croisent leurs lecteurs au Cap-Ferret et plus particulièrement à l’Escale, restaurant de la jetée Bélisaire. Deuxième édition de Polars à l’ancre !

Avec la complicité de Catherine, la grande ordonnatrice de cette édition 2018, voici donc ce à quoi vous avez malgré vous échappé (voir vos mauvaises raisons ci-dessus) et qui vous fera venir en 2019 à la troisième édition.

Le premier rencontré, c’est Jean-Luc, Aubarbier de son nom

Jean Luc Aubarbier est libraire Sarladais, conférencier et écrivain. Outre les guides touristiques sur le pays cathare et les sites templiers, ce sont 8 polars historiques qu’il compte à son actif. Une série permet de suivre notamment Pierre Cavignac et Marjolaine Caradec, deux archéologues et héros récurrents dont l’auteur nous annonce la cinquième aventure au premier semestre 2019. Pour nos lecteurs il promet cependant un one-shot sur Montaigne, vous savez celui qui a été Maire de Bordeaux il y a très longtemps, à paraître le 13 septembre 2018. La franc-maçonnerie – il est d’ailleurs presque voisin et ami avec Jacques Ravenne – et le néonazisme sont ses thèmes de prédilection.

Jeanne Faivre d’Arcier, des romans noirs au regard social …

–       Bonjour Jeanne, nous nous sommes quittées à Fargues sur une promesse de ta part, un nouveau polar adulte avec comme héros un chasseur de têtes (au sens propre ou professionnel du titre … à vous de voir) et en décors, les bords de Garonne … alors ?

–       Bonjour Danièle, je ne m’avance pas sur la date de parution car il faut que je finisse ce livre et je suis très lente !

Comme je dis un tracteur qui marche au diesel mais qui trace quand même toujours son petit bonhomme de chemin.

En projet un cinquième roman policier pour les enfants se déroulant sur le bassin, j’attends l’accord de l’éditrice avant de me mettre au travail. Et sûr pour 2019, la reparution  chez Rivière Blanche la maison d’édition animée par Philippe Ward  qui est également auteur de fantastique et de SF, de l’ensemble de mes nouvelles fantastiques qui ont été publiées dans différentes anthologies et qui là seront regroupées. Bien sûr, il y aura aussi un ou deux textes inédits. J’ai aussi appris tout récemment que Les Encombrants venait d’être réédité ce qui est une excellente nouvelle car ça veut dire que peu à peu il trouvé son public. Je continue d’ailleurs à le présenter au public lors de mes dédicaces et salons et je vois qu’il  touche le cœur des vieux Parisiens ou des gens qui ont vécu à Paris, mais pas que … L’histoire de cette petite môme Cerise, abandonnée dans un buffet posé sur le trottoir, intéresse beaucoup les femmes aussi. Voilà, je crois n’avoir rien oublié.

–       Si Jeanne ta présence auprès de tes lecteurs, en dédicace, en salons …

–       Alors je reprends le salon de la Brède les 22 et 23 septembre avec une journée d’intervention en milieu scolaire le 18 ; le salon Thrillers à Gujan Mestras le week end suivant, aussi avec une intervention en milieu scolaire ; Fantasy en Beaujolais les 17 et 18 novembre, le salon de la littérature jeunesse de Montreuil fin novembre début décembre. Un salon de littérature jeunesse à Angoulême le premier décembre. Et pas mal de dédicaces en librairie  en Gironde, à Agen, Marmande, Périgueux…. etc sur l’automne et le début de l’hiver.

–       Merci Jeanne et à bientôt !

Troisième victime de mes investigations, Gilbert Gallerne

Il a l’art de la dissimulation. Quatre pseudonymes, oui pas moins … Tour à tour Gilles Bergal pour commettre de l’horreur, Milan pour tâter de l’anticipation,  Gilbert Hudry puis Gilbert O’Callaghan pour réintégrer la peau de Gilbert Gallerne semble-t-il son vrai patronyme !
Prolifique touche-à-tout, de la traduction de best-sellers à la récompense en 2010 du Prix du Quai des Orfèvres pour Au pays des ombres, de l’anticipation au thriller en passant par l’horreur, c’est en outre un tout-format (romans, documents et nouvelles)
Il nous précise :
– Gilbert Hudry n’a été utilisé qu’une fois, pour ma première nouvelle publiée dans un magazine, à savoir Parthénogenèse in « Horizons du fantastique » n°21 (1972)
– Gilbert 0’Gallaghan a été utilisé uniquement pour quelques critiques littéraires dans le même magazine (1974/76, de mémoire)
– Milan n’a été utilisé qu’une fois, pour la publication d’un roman de SF en deux volumes dans la collection Anticipation du Fleuve Noir (1988) sous les titres Le clone triste et Le rire du Klone ; ces deux volumes ont été réunis en un seul (ainsi qu’il était originellement prévu) publié en 2017 aux éditions Rivière Blanche sous le pseudonyme de Gilles Bergal et le titre original Dérive.
– Gilles Bergal a été utilisé pendant des années, avant que je reprenne mon patronyme (Gilbert Gallerne) en 1992.
– Teddy est revenu est un « one shot » publié en 1997, repris depuis par sept éditeurs différents, vendu en tout à plus de 55 000 exemplaires. Il n’y a pas de suite. « Teddy » était le nom d’un ours en peluche qu’une femme recevait dans un envoi anonyme. C’était le jouet que sa fille avait avec elle lors de sa disparition cinq ans plus tôt. Séparée de son mari et soupçonnée par la police, la femme reprenait seule l’enquête pour remonter à l’expéditeur de l’ours et retrouver sa fille.
– Prochaine parution : Mauvaise main, éditions French Pulp, février 2019 ; un roman (très) noir.
– A paraître, un roman fantastique mais il est encore trop tôt pour en parler.
Mes centres d’intérêt se sont regroupés ces dernières années autour du thriller au sens large (policier, surnaturel…) et c’est le domaine que je compte continuer d’explorer à l’avenir.
Merci Gilbert Gallerne pour ce panorama très complet et pour plus d’information rendez-vous sur son site

Philippe Ward est éditeur et auteur.

Ses prochaines parutions …
Le 01 août sort aux éditions Blac Coat Press Marilyn in Manhattan, la version américaine de Manhattan Marilyn
Les 3 premiers tomes des aventures de Lasser le détective des dieux vont paraître en un seul volume en novembre aux éditions Critic
Le tome 5 des aventures de Lasser le détective des dieux est prévu en 2019 aux éditions Critic mais le mois n’est pas encore choisi.
Le Tome 3 des aventures de Xavi El Valenbt aux éditions Rivière Blanche
Prochains salons
Novembre : salon du livre de Castelsarrasin
le 28 novembre salon de Sèvres
Le 2 décembre salon du polar d’Auch

– Comment qualifier vos romans, quels genres ?

– Les genres de mes romans, je les qualifie de mauvais genre, des genres dont on ne parle pas beaucoup dans les médias, à savoir le polar, le thriller, l’heroic-fantasy et le fantastique. Par exemple Artrahe est du domaine thriller fantastique, Manhattan Marilyn du thriller.  Les aventures de Lasser sont un mélange de polar et de fantasy. Par contre je n’ai jamais écrit de la Science Fiction.

– Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

En tant que lecteur dans mon jeune âge, j’ai été fan de Bob Morane, et depuis j’aime bien les héros récurrents, le lecteur peut s’attacher, suivre sa vie. Donc j’ai des héros récurrents comme Jean-Philippe Lasser, ou Nuira (une policière qui enquête dans le département 66). Par contre Artahe est un one-shot comme on dit, c’est à dire un roman unique. Mais personnellement j’aime ce héros, même si dans le chant de Montségur, nous l’avons tué à la fin.

– J’ai noté qu’un certain nombre de vos romans étaient écrits à quatre mains ? Pourquoi ?

J’écris avec Sylve Miller, depuis plus de 15 ans, nous nous sommes rencontrés sur un forum de Science-Fiction, nous avons discuté et puis un jour nous nous sommes lancé dans l’écriture d’une nouvelle : Le mur. Et puis nous avons continué dans les nouvelles, ensuite ce fut un roman Le Chant de Montségur puis la série Lasser dont nous écrivons le 5° volume. Comme elle habite la région parisienne, nous utilisons les moyens modernes pour établir une idée de roman, ensuite un scénario en béton et après nous nous lançons dans l’écriture, le roman fait des allers-retours, donc à la fin, nous ne savons plus qui a écrit quoi. C’est rare chez les auteurs d’écrire à quatre mains cela signifie mettre son égo dans la poche et accepter les critiques venant de l’autre et aussi arriver à critiquer l’autre. Il faut bien s’entendre. Moi j’aime bien écrire à quatre mains, même si je reviens de temps en temps à l’écriture en solo.

Merci Philippe Ward, à très bientôt donc pour de nouvelles aventures.

Et, il y a Guy, GUY Rechemann

GUY, vous savez, celui qui a souffert au long de sa Garde à vue et qui en parle encore … sur les pages du blog vous trouverez l’intégrale de cette aventure :
Guy sous le feu des Flingueuses c’est ICI
et quelques indiscrétions sur son petit dernier : Même le scorpion pleure

Outre les auteurs en dédicaces, sous la houlette de Catherine Rechenmann-Arrieutort, grande organisatrice, il y a eu deux tables rondes où les auteurs ont pu échanger sur leurs approches du polar et leurs personnages.

Deux animatrices étaient aux manettes : Chantal Lafon  et Catherine Rabier-Darnaudet, spécialiste de l’auteur Jean Forton (1930-1982)

Malheureusement, un départ impromptu a fait que je n’ai pas pu mener l’intégralité de mes investigations mais comme le dit Catherine, en 2019 pas d’excuses, tous au Cap-Ferret pour la troisième édition !

Flic de papier de Guy Rechenmann


Le livre : Flic de papier de Guy Rechenmann paru le 5 juillet 2018 chez Cairn dans la collection Du Noir au Sud. 10€ ; (248 p.) ; 18 x 12 cm

4ème de couverture :

Printemps 1988. Un homme disparaît au Cap-Ferret. La disparition, c’est une blessure jamais refermée et c’est l’histoire d’Anselme… Récemment muté au commissariat d’Arcachon après une sordide affaire, Anselme Viloc, simple inspecteur de police, est chargé de l’enquête. Alors, tous les jours ou presque, il prend la pinasse et traverse le Bassin. Il ne s’en plaint pas : la presqu’île est envoûtante. Bizarrement dans cette affaire, pas le moindre embryon de piste… Par chance, Anselme noue des liens avec deux garçons de bon sens. Eux, ils connaissent du monde… Ce roman vous entraîne dans un univers aux énigmes imbriquées rythmées par les humeurs d’un Bassin d’Arcachon imprévisible, aux personnages attachants : Lily, petite fille à l’intelligence vive qui pleure son chat, Solange sa mère, jolie femme désemparée, Marcel Mandrin, commissaire d’opérette… et Anselme, « flic de papier » à la recherche d’une intuition qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache…

 

Extrait :
Je reste encore un court moment devant la sépulture improvisée, vaste pour un si petit corps, mais déjà bien fréquentée, à l’opposé de nos tombes traditionnelles, visitées une fois au mois de novembre, dans le meilleur des cas. Vous me direz que c’est un lieu de promenade qui en vaut un autre en cette morne saison d’après cèpes. Un camaïeu de gris. Dommage pour moi, car c’est en quelque sorte mon fonds de commerce, mais la mort ne fait plus recette. En plus, elle ne fait même pas peur à l’enfant qui croit pouvoir agir à tout moment sur le destin d’un être disparu. En fait, Lily ne pleure pas devant la stèle de son chat, elle veut juste servir de passerelle entre son désir d’aventure et l’avenir céleste de son greffier. La petite vient plusieurs fois par jour ici et je suppose qu’elle fait vivre à Tomy de nouvelles aventures…

 

L’auteur : Né le 17/08/1950, écrivain et homme de télévision, Guy Rechenmann avoue être un rêveur et un poète. Le hasard, il n’y croit pas beaucoup préférant parler de coïncidences, son thème de prédilection… Il attendra 2008 pour publier un recueil de poésies et de nouvelles « La Vague » éditions Ecri’mages suivi de cinq romans « Des fourmis dans les doigts » éd. L’Harmattan et « Le Choix de Victor » éd.Vents Salés où se mêlent suspense, poésie et onirisme… Avec « Flic de Papier », il inaugure une nouvelle collection de poche dans sa nouvelle maison d’édition Cairn, et devraient suivre dans ce format « Fausse Note » et « A la Place de l’Autre » précédemment aux éditions Vents Salés. Son dernier roman « même le scorpion pleure » poursuit quant à lui son bonhomme de chemin. Il revisite le genre policier d’une façon nouvelle et inattendue grâce au même personnage Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné. Guy Rechenmann écrit ses romans au Cap-Ferret.

 

La chronique jubilatoire de Dany

En commençant ce « flic de papier » je savais que j’allais découvrir ce qui me manquait à la lecture des autres aventures de ce héros atypique. Ben oui, j’ai fait connaissance avec Anselme Viloc dans le plus grand désordre. Cela n’affecte pas la compréhension, les références au passé de l’enquêteur étant suffisamment explicites pour ne pas se perdre. Néanmoins la lecture de ce premier opus de la série facilite l’approche psychologique du personnage.

En tout début de roman, Anselme, plus à l’aise dans la paperasse que dans l’action,  va faire la rencontre de Lily. Comme dans le film « jeux interdits », elle est prête à accorder plus d’importance à la mort de son chat plutôt qu’à la disparition de son père. Quel point commun peut-il y avoir entre ce père, chauffeur routier, un vétérinaire collectionneur de chats et ce mécanicien inspiré ? Anselme, nouvellement arrivé sur le bassin, victime d’un traumatisme psychologique majeur que nous allons découvrir au fil de ces 248 pages, va la jouer à l’intuition qui lui revient petit à petit et ses potes experts du cru.

Outre cette intrigue bien menée, ce volume nous permet de découvrir la galerie de personnages locaux qui nous aurons plaisir à retrouver dans les prochaines aventures de Viloc, sans oublier un personnage de premier plan : le bassin. Le style de l’auteur, friand de poésie, apporte une fraîcheur bienvenue dans une enquête qui a tendance à s’enliser. Incipit prometteur d’une série plaisante !

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 30


L’exquis cadavre exquis, épisode 30

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 30

by Guy Rechenmann

 

Prise d’appel

Sirène hurlante et gyrophare débridé, Sebastián fonce vers Lariboisière. La voiture banalisée du fonctionnaire de police ne laisse pas de doute quant à sa détermination d’homme pressé. Un regard haineux ajouté à un eczéma en pleine floraison lui confère un viatique pour l’enfer et toute rébellion d’un quidam quelconque serait peine perdue. Rien ne peut l’arrêter. Par miracle, personne n’est blessé durant la course folle. Seules quelques tôles froissées sont à déplorer lors de son arrivée en fanfare crissante sur le parking de l’hôpital, mais on verra plus tard. Elle s’est réveillée ! C’était le motif du coup de fil qu’il a reçu au bureau. Valérie a ouvert les yeux et a demandé où elle se trouvait.

 « Elle semble perdue, très pâle, mais elle est en vie », lui a précisé le chirurgien.

 Ça, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise : elle ne se souvient de rien ! Ni de son nom, ni de son métier, ni où elle habite, enfin, rien de rien… Sebastián a eu le temps de réfléchir durant son gymkhana et il a compris. Enfin il pense avoir compris pourquoi elle n’était pas ad patres. Normalement elle aurait dû mourir d’une balle en plein cœur. D’autant qu’elle n’a pas le cœur à droite.  Cela existe, mais non ! Le tireur, un professionnel, sûrement le meurtrier des deux journalistes, devait l’attendre à la sortie de l’HP après sa visite à Laure Longchamps. Pas trop proche pour ne pas être repéré mais muni d’une lunette et d’un silencieux, il ne pouvait ni être débusqué ni rater sa cible. La configuration des lieux l’y autorisait. Or la balle est bizarrement entrée sous le cœur de sa collègue, ne touchant heureusement aucun organe vital. Un vrai miracle.

« La tête a heurté le rebord d’un massif lors de la chute », a précisé le praticien. « Le traumatisme peut expliquer sa perte de mémoire ». Et il a conclu de façon évasive : « Il faut attendre… »

Ce fameux rebord est, pour elle, à la fois une pierre de salut et peut-être un ciment destructeur, qui sait ? Sebastián se refait le film en voyant la scène de crime balisée. Le tueur attend… Valérie, la tête dans ses pensées, marche d’un pas alerte vers le parking. Elle n’a aucune raison d’être sur le qui-vive. Sa démarche a toujours été rapide, ce qui ne manquait pas d’agacer ses collègues. Mais elle ne suit pas le cheminement traditionnel, elle coupe prestement le fromage en direction de sa voiture, déstabilisant certainement le tireur. Elle va pour traverser la languette étroite composée de fleurs vivaces et, juste au moment où elle prend un vif appel pour franchir la margelle, le coup de feu part et rate le cœur. Il ne peut en être autrement, Sebastián en est certain. Maintenant un autre combat commence. Décidément, cette affaire n’en finira jamais…

2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …le retour de Dany


2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …

Les psychopathes du polar ont envahi la petite bourgade de Fargues-Saint-Hilaire, samedi 12 mai en plus de ses 2800 habitants, une bande de lecteurs et … de gendarmes, en manque a plus que doublé la population.

La grande prêtresse Pépita et ses aficionados associés étaient aux manettes pour nous offrir une journée « hors sol » .

Une affiche a faire pâlir plus d’un mordu et autre accro ….

 

Des tonnes de papier ont changé de mains à cette occasion grâce l’organisation remarquable de la librairie et des ses animateurs

Dans la catégorie internationale, demandez les petits Suisses, chers à Marie-Noëlle :

Marc Voltenauer

Une parution début 2019, une suite de « qui a tué Heïdi » avec les mêmes personnages

Nicola Feuz

Deux actualités pour le 30 août 2018 : Horrora borealis en livre de poche et un tout nouveau « le miroir des âmes »

Dans la catégorie motard est nommé …

Jacques Saussey

Il vient de passer une semaine de vacances avec son épouse et sa moto … ils arrivent à Fargues avec la pluie et leur sourire légendaire

Il a changé d’éditeur et m’annonce avec enthousiasme sa prochaine parution en octobre : un thriller one-shot avec pour toile fond une histoire de vie très peu traitée à ce jour, le parcours d’une personne transgenre, qui quitte le corps où elle était enfermée pendant ses vingt premières années pour conquérir sa véritable identité ! Pour cette aventure, Jacques s’inspire très largement du parcours d’une personne de sa famille, particulièrement proche, afin de témoigner des difficultés et de sa détermination à sauter le pas.

J’ai eu le droit de voir le projet de couverture, très suggestif et épuré.

Après 7/13 en janvier 2018, il nous promet de retrouver Magne et Heslin mais n’a pas voulu me dire ce qu’était devenu le petit garçon … Non je ne spolie pas !

Franck Thilliez c’est un peu comme les soldes, on va le voir une fois par an mais chez lui, on est reçu avec le sourire et on trouve toujours ce que l’on cherche … une bonne dose d’évasion et pas que …

Sortie récente d’un one-shot, nous retrouverons Sharko et Henebelle l’an prochain ainsi que toute leur équipe … il nous promet aussi que les personnages secondaires vont prendre de plus en plus d’importance.

Guy Rechenmann

(qui a fait l’objet d’une garde-à-vue du collectif polar en avril

***LA GAV de Guy Rechenmann***

Il était venu avec Anselme. Il a changé d’éditeur avec « Même le scorpion pleure » et l’ensemble de ses romans va sortir sous un nouveau format chez Cairn … En cours également la réécriture du « choix de Victor » accommodé à la sauce polar ! Une nouvelle vie annoncée donc pour les romans de Guy.

Sandrine Roy confirme : elle est toujours addicte au chocolat et l’assume ! Linwood Miller revient en forme, pour une troisième aventure en fin d’année 2018 avec un mort, un vilain méchant, une double intrigue et des souffrances pour l’ancien agent secret.

Céline Denjean a sorti « Cheptel » début 2018 c’est donc l’actu de l’année pour la toulousaine. Elle est fascinée par la description de l’emprise mentale et avoue commencer l’écriture de ses romans sans en connaître la fin ni le cheminement.

************* panier à salade Céline embarque Sandrine **************

Jean-Luc Bizien a toujours plein de projets … un huis clos en prison, noir, opposera un méchant à un maton, puis un one-shot au Mexique sur le trafic d’organes … puis, pour notre plus grand plaisir une suite de « crotales » en 2018, en nous embarquant à nouveau en Corée mais seulement en Corée du Sud cette fois, pays où tout se clone, les chiens et bien d’autres choses aussi et où tout ce qui vous semble blanc peut tout à fait devenir noir, très noir, même noir foncé ! Enfin une série dans le genre thriller historique à l’époque de Louis XIII pour la fin 2019 … Faudra prévenir nos banquiers,  vos cartes vont chauffer amis lecteurs !

Laurent Scalese a consacré beaucoup de temps à la TV depuis la naissance de Samuel Moss mais de nouvelles aventures de ce névrosé hypocondriaque (qui fera l’objet d’une adaptation en série TV – attendre 2 ans pour sa diffusion et dont je n’ai pas pu extirper le nom de l’acteur même en insistant très fort), sont attendues début 2019 !

Par ailleurs, « la voie des âmes » va devenir une série TV canadienne

René Manzor … plein de mystère, m’a tout de même lâché qu’un « one-shot » devait paraître en octobre, qu’il ne se passera pas aux USA, ni en Europe et c’est tout ! Pour les autres indices il faudra attendre (Dalhia, pas Dalhia …)

Et parce que les intrigues de leurs deux romans m’inspirent une certaine filiation … ils ont échangé pour la photo

Simonne Gélin qui trouve toujours que son premier roman « la fille du port de la lune » a été bâclé, a décidé de le réécrire et il sortira dans sa nouvelle version au  « livre de poche » en septembre. Son actualité du moment c’est « sous les pavés, la jungle » qui lui a permis de plonger le lecteur dans une évocation de mai 68 dans la capitale girondine, mais pas que … Un nouveau polar annoncé et, elle sera à Gradignan pour « lire en poche » en octobre.

Patrick Bauwen vient de sortir « la nuit de l’ogre » et termine tout juste d’un stage avec le groupe d’enquêteurs spécialisés de la police des sous-sols de Paris « Evangile » par opposition aux autres policiers surnommés « la surface ». Le troisième tome des aventures du docteur Kovak sortira en 2019, plus glauque, plus sombre et donc toujours en sous-sol …

Santé Patrick

Niko Tackian est heureux, il laisse Tomar se reposer et propose en tout début 2019 un « one-shot » qui se passe en Suisse, à Montreux plus précisément mais … qui aurait tout à fait pu se situer ailleurs ! Un flic insignifiant, tout le contraire de Tomar, va grandir au fil de l’intrigue qui nous réserve semble-t-il de belles surprises et des nuits blanches !

A noter pour les abonnés Netflix que « la nuit n’est jamais complète » fera l’objet d’une adaptation (un film) et que les paysages seront australiens …

Jérôme Camut et Nathalie Hug … que ceux qui se sont régalés avec Isla Nova préparent leur carte bancaire … la suite est prévue pour début 2019 … suite et préquel à la fois, « Silverback » donnera les clefs des personnages d’Isla Nova et nous fera voyager en France, aux USA, en Allemagne et en Afrique.

Pas d’actualité « poche » pour 2018 … 2019 sans doute pour Islanova et … adaptation au cinéma pour « Prédation »

La nouveau Marin Ledun vient de sortir «  Salut à toi ô mon frère », plus caustique et déjanté que ceux auxquels il nous a habitué, nous retournons cette fois en Ardèche. Il s’est beaucoup amusé avec cette famille et tous les ingrédients sont réunis pour en faire une série …

Laurent Loison, pour « Chimères » son troisième « one-shot » traîne ses héros dans les forêts de l’Île de France où vont s’opposer journalistes et flics. Après une série d’énigmes sous forme de charades dans son premier roman,  puis un dénouement individualisé et personnalisé par internet pour « cyanure », nouveau pari avec une incorporation de type « cadavre exquis » de 14 textes de blogueuses, quasiment sans retouche … Mystère, mystère quand tu nous tient ! Pas de date …

Jeanne Faivre d’Arcier, une multicarte pour cette régionale d’étape … fiction, jeunesse, thriller pour adultes et même des crayons de couleurs pour les enfants qui lui rendent visite sur le salon … Après le jubilatoire « les encombrants » en 2017, en 2019 elle annonce un polar adulte qui se passera à Paris, Bordeaux et sur les bords de Garonne plus en amont. Elle a choisi un chasseur de têtes pour nous accompagner, métier qui fut le sien il y a quelques années.

Sacha Erbel , Sacha chroniqueuse de collectif polar, Sacha la bonne humeur,  accueille tout les lecteurs avec le sourire, à côté de Cicéron qui empiète un peu sur son territoire.

Elle promet de se venger dans quelques années quand elle aura publié autant de volumes que son voisin. Talia de retour à la Nouvelle-Orléans va suivre les traces de Marie Laveau, l’action se situera de 1837 à nos jours. « L’ombre de Nola », écrit et en cours de correction sera disponible fin 2018.

Ghislain Gilberti me provoque … il n’a pas de parution numérique depuis son 3ème roman, du coup en 2018 c’est 738 pages et 750 grammes qui vont aggraver mon durillon de lectrice compulsive. Bah « les sœurs «  de Bernard Minier font dans les 760 g alors va pour « sa majesté des ombres » tome 1 de la trilogie. Trilogie vous avez dit monsieur Gilberti ? La suite, il l’annonce pour la fin de cette année. J’ai eu une longue conversation avec lui, sous ses allures de bad boy, c’est un hyper sensible que j’ai face à moi. Je m’en doutais un peu après « la dynamique du chaos » … oui, ses souvenirs encore à fleur de peau me touchent.

Dans les mois à venir, il va nous rendre une longue visite au collectif polar en participant à une « Garde-à-vue version flingueuse » ! Hâte … volontaire,

… tout comme sa voisine de stand, Ingrid Desjours, toute en douceur et en écoute de ses lecteurs.

Encore une multitâche avec un sourire d’ange qui dézingue plus vite que son ombre … et use d’un pseudonyme pour commettre des sagas fantastiques.

Elle parle de ses vidéos où elle raconte des histoires …  https://www.facebook.com/idesjours/videos et annonce la parution d’une nouvelle dans le cadre de l’anniversaire de la griffe noire en juin 2018.

C’est fini pour les indiscrétions de nos chouchous, parce que je n’ai pas eu le temps d’en susciter d’avantage … l’affiche tellement alléchante de cette journée qui laissera de beaux sourires en mémoire, on a parlé collectif polar et cadavre exquis avec Danielle Thiery

Le tréport de Cicéron avec Claude Picq

Des tonnes de papier ont changé de mains, les auteurs ont évoqué leurs personnages comme s’ils les connaissaient dans la vraie vie … oui il y a du monde dans leurs têtes … comme dirait Marie Manzor-Lalanne  :  oui,  une vraie troupe de saltimbanques … C’est fou ce que j’aime la magie de ces rencontres !

Pépita et Marie-Noëlle dans leur superbe panier à salade nous disent déjà à l’année prochaine

Tout comme eux

Avec déjà la présence assurée de

PS : j’ai perdu une partie de mes fiches au retour … mes notes sur un régional d’étape … désolée Mehdi Brunet … il va me pardonner avec le sourire

 

 

Plus de photos :

Dany : Notre mamie Flingueuse heureuse de cette journée …

Une brève chronique : Rencontre Guy Rechenmann à Talence à la librairie Georges


Rencontre avec Guy Rechenmann

Animée par Bernard Daguerre, Polar en cabanes

By Dany

Guy Rechenmann, auteur confirmé rejoint les éditions Cairn avec son célèbre héros Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.

Même le scorpion pleure
Ed. Cairn

Anselme Viloc est de retour dans le quatrième volet de ses aventures. Un polar mentaliste, comme le qualifie l’auteur, pour trouver la vérité il faut souvent chercher en soi, dans son passé, elle se construit en harmonie avec son environnement, avec le vivant…

 

Le jeudi 26 avril 2018, à Talence (42.000 habitants, commune de Bordeaux-Métropole), notre dernier “gardé à vue” Guy Rechemann était face à son public …

… dans les murs d’une « institution » talençaise, la librairie Georges

Le site de la Libraire ICI

L’histoire de cette librairie plus que centenaire :

Créée en 1904 à Bordeaux par Georges Bory, la Librairie Georges est toujours gérée par la même famille depuis 4 générations.
Librairie générale et indépendante, la Librairie Georges est labellisée depuis 2009 par le Centre National du Livre/Ministère de la Culture et de la Communication.

Installée au sein du Forum des Arts & de la Culture de Talence depuis 2002 (tram ligne B – arrêt Forum), la Librairie Georges est un véritable acteur culturel.
Nombreuses rencontres d’auteurs, débats thématiques, lectures, concerts sont organisés au sein du Café de Georges, lieu d’échanges et de convivialité.

Membre de l’Association Librairies Atlantiques en Aquitaine, la Librairie Georges n’a de cesse de défendre les valeurs de la librairie indépendante dont la défense de la loi sur le prix unique du livre, dite loi LANG du 10 août 1981, qui permet de maintenir un tissu de librairies indépendantes en France.

Cécile Bory la patronne des lieux accueillait donc notre « scorpion », venu répondre à Bernard Daguerre, le grand maître de la manifestation girondine « polars en cabanes ».

Collectif polar avait placé en garde à vue Guy Rechemann qui l’a d’ailleurs expliqué à son auditoire et faire la pub pour le blog !

 

Une rencontre bien sympathique où il a pu évoquer les traits de son héro récurrent Anselme Viloc et les expériences « paranormales » qu’il relate dans ce quatrième épisode de ce flic de papier.

Même le scorpion pleure aux Ed. Cairn

Et après la conf, les agapes

Guy Rechenmann a fait le job, il peut déguster une petite bière bien méritée.

Dany avec Madame Catherine Rechenmann Arrieutort

Et une mamie Flingueuse toute réjouie

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 4


La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 4

Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 4

Vendredi   20 avril

Deuxième jour de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

4e audition par Geneviève, le double maléfique de notre Porte Flingue

La GAV pour ceux qui arriveraient en cours de route qu’est ce que c’est ?

GAV ou Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann


Avant de démarrer cette 4 auditions, je veux que nos lecteurs zé nos lectrices  puissent avoir accès au 3 précédentes :

La première avec Ge, notre porte flingue aux commande ICI

La deuxième avec Danièle aux commande, là

La troisième avec Aline à la barre, Ici

 

Reprise des auditions

Guy : coucou…

Geneviève : Et voilà sortie de la bibliothèque.

 Guy : 👍

 
Geneviève : Le temps d’enfiler mon costume de double maléfique et je suis prête !
 
Guy : je patiente
 

Geneviève : Voilà, voilà 

 

GVL (mon double maléfique) : voilà je suis là ! Alors on peut démarrer maintenant mais il y aura forcément des coupures !

 

 Guy : ok

 GVL (mon double maléfique) : Et bien, top départ pour le  dernier interrogatoire.

Alors, Guy,  je voudrais proposer un petit jeu pour démarrer.Tu veux bien ?

 

Guy :go on

 GVL : Serais-tu prêt à soumettre Anselme Viloc au questionnaire de Proust ? 

Enfin un questionnaire de Proust revisité.

 Guy : allez…

 GVL : Quel est son principal trait de caractère ?

  Guy : inquiet…

 GVL : Quelles sont ses qualités ?

Deux ou trois me suffisent.

 

 Guy : persévérance, fidélité et curiosité…

 Geneviève toujours dans le coin : 👍

 GVL : Ses principaux défauts ?

 Guy : manque d’ambition.

et pas de bon sens…

 

GVL : Lesquels partage-t-il avec toi ? Qualités et & Défauts ?

 

 Guy : le bon sens commun…

 Eppy Fanny👍

 GVL : Si tu devais choisir un personnage de fiction s’il devait d’incarner à part lui-même lequel serait-il ?

 Guy : dans le polar ?

 GVL : Non pas forcémentBd, cinéma, littérature…

 Guy :  je cherche

 GVL : Non ne cherche pas il faut que ça devienne comme ça là tout de suite !

Guy : Morse

  Danièle : Zorro ?

 Eppy Fanny :😆

 Geneviève et Aline👍

 

 Guy :  il n’a pas d’équivalent en fait…

 GVL  : Allez Guy. Vas y balance !

 

Guy : je t’ai dit l’inspecteur Morse

jeune…

 

Geneviève👍

GVL : Ok !

A-t-il peur de mourir pense t-il souvent à la mort  ? point d’interrogation ?

 Guy : non aucune appréhension… ce n’est pas son souci…

GVL : Quelle est la plus belle réussite ?

 Guy : son intégration

GVL : Tu peux développer comme dirait Aline

 

Aline👍

Guy : la réussite de son intégration sur le Bassin suite à ses gros déboires familiaux et professionnels du côté de Chambéry… il est arrivé en loques dans un pays inconnu, seul… il a dû d’emblée régler une affaire de disparition… et ce ne fut pas de la tarte… grâce à ses qualités d’écoute et de fidélité il a pu s’intégrer au tissu social du coin… et ça l’a sauvé…

GVL : Un mec discret mais sociable en somme ?

 Guy : oui très sociable grâce en partie à sa dernière famille d’accueil à Chambéry…

 GVL : Oui tu as raison et  il est temps de parler de tes romans

Pourrais tu me le décrire physiquement ?

 Guy : pas très grand, pas costaud, 1,65 pour 56 kilos, attaches fines mains de pianiste, une vrai brute…

 Eppy Fanny et Geneviève😆

 
GVL : Ensuite j’aimerais que tu me cite les titre de tes romans dans l’ordre chronologique de l’histoire, des histoires et que pour chacun d’eux….
Tu me donnes en deux ou trois phrases l’envie de les lire…
 
GVL : Je ne suis pas certaine, Guy que tu es entendu ma question !
Alors je disais peux-tu me donner les titres de tes romans dans l’ordre chronologique
Et pour chacun d’eux me donner en deux ou trois phrases l’envie de les lire
Je sais l’exercice n’est pas facile
 
Guy  : Flic de papier : un altruiste, handicapé des autres inquiet en permanence du bien -être de mon voisin, un autiste de l’affectif qui va se retrouver perdu dans un pays inconnu à débusquer un meurtrier…
 
Danièle et Geneviève :👍
 
GVL  : en voilà un,  au suivant
 

 Guy : Fausse Note : à partir d’un cauchemar il va enquêter sur la disparition d’une jeune fille… parallèlement un jeune virtuose de 6 ans erre dans un camp de la campagne polonaise en 42… son appétence pour l’observation va contribuer à sa réputation de dénouer d’énigme qui commence à lui coller à la peau…

 Danièle en mode Fan😍

 
Geneviève, Eppy Fanny et Aline👍
 
GVL : Ok tout bon
 

 Guy : A la place de l’autre : une jeune femme en position de lotus, extatique sur une plage de l’océan répétant sans cesse « je sais où est mon fils, je sais où est mon fils »… après les examens médicaux d’usage, problème: elle est vierge… Anselme se met en marche…

 Geneviève, Danièle et Aline qui suivent attentivement: 👍

 
GVL : Encore bien jouer !
 

 Guy : 👍

Même le Scorpion pleure : un sourire mal venu lors de l’enterrement de son ami Augustin augure d’une cascade d’ennuis pour le moqueur… la recherche de ses origines car né sous X va précipiter la chute d’une l’entreprise maléfique…
 
Geneviève😮
 
GVL : Que de mystères…et d’étrange.
 

 Guy : 4 chefs d’oeuvre…

 

Geneviève, Danièle, Eppy Fanny👍
 
GVL :  😂La série des Viloc s’arrête à 4
 

 Guy : pour l’heure oui… le prochain va l’emmener dans la région parisienne Bougival, Argenteuil, Asnières…

 

GVL : Ça je crois que tu nous l’as déjà avoué
Tes autres romans sont plus personnel ?
 

 Guy : sans doute mais sous la torture je ne sais plus où j’en suis…

 
GVL :  Alors …J’ai presque envie de te dire est-ce que  tes autres romans sont plus intimes ?
 

 Guy  : le premier se passe en 1956, il y avait tout juste la télé et encore et c’est l’histoire d’un gamin de 11 ans médium dessinateur… en croquant les personnages il pouvait deviner leur destinée mais uniquement lorsqu’il avait des fourmis dans les doigts…

 

GVL : Tu n’avais pas 11 ans en 56 du coup tu réponds pas à mes questions !
 

 Guy :  Le choix de Victor est à la fois plus complexe et plus personnel… il s’agit de la recherche du bonheur à travers trois choix de vie proposées à un jeune homme solitaire cherchant du travail dans le Bordeaux sale des années 78… là je convoque un chat de gouttière et les Parques… drôle de mélange… mais ça fonctionne… ma belle-mère n’y a rien compris… 😉

 Danièle😆

 
Geneviève et Eppy Fanny😮
 
GVL : Les flingueuses me soufflent quelques questions dans l’oreillette je crois qu’elles voudront te les poser à la fin de cette audition.
 

 Guy :  non mais j’ai la nostalgie de cette époque je me souviens très bien de cet hiver rigoureux, du début de la télé , des jeux de bille et des courses à travers champs qui constituaient nos distractions… j’avais un ami très bon en dessin alors j’ai un peu triché avec les dates ( anachronique)

 Geneviève et Eppy Fanny👍

 GVL : Oui en 56 la Garonne charriait des glaçons
Guy : 👍 . En 78 j’étais en plein dedans si ce n’est que j’avais un bon job… mais j’aurai voulu avoir la recette du bonheur, hélas je n’avais pas de chat…

 

Eppy Fanny👍
 
Guy : bonheur et libre arbitre le Choix de Victor
 
GVL : Mais revenons à Anselme si tu veux bien
 
Guy : 👍
 
GVL : Quel regard porte-t-il sur ses lecteurs ?
 

 Guy : affectueux

un handicapé de l’affectif…
 
Geneviève😮
 
GVL : Le voilà bien
 

Guy : pas facile pour tout le monde…

 

GVL : Et partage tu son sentiment ?
 

 Guy : oui, peut-être moins poussé que lui, quoique…je n’aime pas le conflit… mais je ne le fuis pas…

 

GVL :Comment appréhende tu les rencontres avec tes lecteurs ou futurs lecteurs ?
 

 Guy : j’adore les conférences où je peux m’exprimer longuement, j’abhorre les dédicaces derrière une table ne sachant absolument pas vanter la qualité de mes textes ( c’est trop court, l’éphémère me fuit)

 

GVL : Quel est le plus beau compliment que tu aies fait un lecteur ou sans doute une lectrice
 

 Guy : les gens connus n’ont plus ce problème de vendeur de salade…

 

GVL : Pas faux
Mais tu aimes les challenges ? Non ?
 
Eppy Fanny👍1
 

 Guy : à Gujan… un homme… il achète mon dernier roman à l’époque c’était A la place de l’autre, le lendemain il achète tous mes bouquins… sympa… il l’avait lu dans la nuit…

 

Eppy Fanny et Danièle😍  ; Geneviève😮 ; Aline👍
 
GVL : Et rester assis derrière une chaise à attendre le lecteur s’en est un sacré non
 

 Guy : oui mais c’est comme inviter une fille à danser, je n’y arrivai pas… là c’est un peu pareil… j’ai l’impression de me prostituer… même si le terme est un peu fort j’avoue…

si la personne vient vers moi, c’est bon…
 
Eppy Fanny👍
 
GUY : mon premier job chez Ford était Acheteur 😉
 
Eppy Fanny👍
 
GVL : Dis-moi tu nous a évoqué rapidement comme ça un changement d’éditeur prochain
Mais ne viens-tu pas ton changer?
Vise-tu un éditeur national ?
 

 Guy : si le Scorpion est passé sous la bannière Cairn et j’en suis ravi… Vents Salés m’a permis d’être distribué sur le Bassin mais maintenait il faut s’étendre…

 Eppy Fanny👍

 

Guy :  Editeur national ? complicado… trente ans, le regard de braise, la mèche rebelle, le discours bien huilé et roule ma poule… 😜

si vous en connaissez un qui donne dans l’ancien… 😉
 
Eppy Fanny et Danièle en mode fan : 😆
 
Guy :  tu penses bien que j’ai passé au crible tous ces nationaux… d’abord les 3/4 ne te répondent pas et les autres trouvent ma prose trop en retenue… normal vu la tendance actuelle… mais Cairn diffuse très bien et il vaut mieux être premier chez cairn que dernier chez Gallimard, ça c’est sûr…
 
Geneviève, Eppy Fanny et Danièle👍
 
GVL : Pour l’ancien compétiteur que tu es je trouve que tu baisses bien rapidement les bras
D’ailleurs je crois que les flingueuses veulent te poser quelques questions là-dessus sur le rapport conflit compétition je leur laisse la parole
Les filles c’est à vous
Personne ?
 

Eppy Fanny : Suis là

 

Danièle : effectivement … Guy tu dis que tu n’aimes pas le conflit mais la compétition est un conflit comme le dit @Aline à double titre contre les autres et contre soi-même ?

 Aline👍

 

Danièle : alors que dit l’ancien pro de golf ? 😉
 

Guy : je peux l’affronter sans l’aimer question de survie mais au bout d’un moment je me lasse sachant que je n’ai pas tous les atouts dans ma main… quelque fois il faut être lucide…

 GVL : Je peux aussi répondre à cette questions

 Danièle😆

 GVL : Enfin celle du sport et de la guerre.

 Guy : 👍

  Eppy Fanny : 👍 – Guy je sais que tu as une passion pour Zorro. Qu’est-ce qui te fait vibrer chez lui ? Le côté héros, qui comme Superman, a une double identité ? Si oui pourquoi ? Ou tout simplement le ferraillement des lames, car une de mes amies m’a susurré dans le creux de l’oreille que tu avais fait de l’escrime ? de l’équitation ?
 Guy : oui j’ai tout fait escrime équitation golf mais justement on sait où on en est… il est des moments où il faut abandonner quand le challenge est insurmontable… et concernât les éditeurs si Bunel tombe amoureux de mon flic alors là j’aurai une chance…

 Geneviève, Danièle et Eppy Fanny👍

 Eppy Fanny :  L’amie qui m’avait informé se prénomme Catherine et il me semble que tu la connais très bien.

 Danièle😆

 Eppy Fanny : Mais quid de ta passion pour le Renard ?
 

 Guy : Zorro me plait pour ce qu’il représente, une époque, une dérision et la récurrence du dimanche soir avec des gens comme moi, même esprit même sens de l’absurde et de l’amitié…

 Geneviève👍1

  Eppy Fanny : Il est vrai que nous passons souvent nos dimanches soir ensembles 😉
 

Guy : 😍 sans doute à cause du corbeau qui est l’animal le plus intelligent de la terre…

 Danièle : et le poulpe … de la mer !

 Guy :  pas encore sélectionné pour un Poulpe… ça m’étonnerait, ce n’est pas mon style…

 Danièle😆

 
Geneviève : Ça me fait penser à 2 livres que j’ai beaucoup aimé votre conversation sur le corbeau et Zorro. L’un s’appelle le masque de Zorro et l’autre La mélancolie des corbeaux. 2 très bon romans que tu devrais aimé Guy !
 
Eppy Fanny👍
 

 Guy : le poulpe va remplacer l’homme… vous le savez ?

 GVL : Oui dès qu’il aura retrouvé la mémoire

 Danièle : le poulpe ou le scorpion ?

 Guy : trouvé d’abord… il s’y emploie

 

GVL  et Geneviève :👍1
 

Eppy Fanny : Et te retrouves tu dans la dualité du personnage (Diego/Zorro) ? Guy et tes héros de papiers prenant le relais pour défendre les plus faibles ?

 

  Guy : Danièle, le scorpion est trop instinctif…

 Danièle :  mais il résiste aux radiations …

 Guy : 👍 j’aime cette idée à 2 balles mais ça me va…
le scorpion se mutile… heureusement que le Gémeaux le calme
 
GVL : Attention les enfants vous nous perdez là !
 
Eppy Fanny 👍
 

 Guy : un peu oui 😉

 Danièle :  OUi Cheffe … je sors !

 

Eppy Fanny😆
 
GVL : La GAV n’est pas terminée !
Bon si vous n’avez plus 2 questions je propose 2 conclure avec les deux questions rituelles
 

Guy : Cairn a crée pour ce texte une nouvelle édition Polar Cairn car il ne me entait pas dans du Noir au Sud…

 Eppy Fanny et Geneviève : 👍

 GVL : Les flingueuses vos dernières cartouches. Alors ?

 Fanny : N’ayant pas encore lu Guy rien de plus.

 Guy : 👎

 GVL Ok Eppy.
 Danièle : Moi j’ai dit Cheffe… Je suis sortie

  Eppy Fanny :  Mais ça arrivera

 Geneviève et Guy👍2

 Eppy Fanny : Vos échanges m’ont titillée
 
Guy : 😍1
 
GVL (toujours pragmatique) : Alors terminons en ! Place au questions rituelles de fin !
@Guy as-tu un coup de cœur à nous faire partager ou à partager avec nous
 

Guy : oui déjà pour ces échanges… je n’ai pas trop l’habitude de me mettre en scène de cette façon et plus généralement pour tous les libraires indépendants qui se débattent dans cet océan affairiste qui me semble bien loin de la littérature… c’est aussi un coup de gueule 😉

 

Geneviève et Eppy Fanny 👍
 
GVL : Ça tombe bien car maintenant c’est un vrai coup de gueule que je veux !
  Guy : j’ai peur de la littérature industrielle avec l’arrivée de textes écrits par des ordinateurs prenant en compte tous les algorithmes pour séduire un large public… beurk…

 GVL : Et comme c’est toi du coup je déroge aussi à la règle et je ne résiste pas à une dernière question.

Quelle place prend le paranormal l’ésotérisme l’occultisme appelle-le comme tu veux dans ta vie ?
 

 Guy : une certaine place dans la réflexion… j’ai testé comme tu le sais des régressions;.. le résultat s »est avéré positif… mais je garde les pieds sur terre tout en restant curieux de tout…

 GVL : Merci beaucoup Guy. Pour tout ce que tu nous a donné

 

Eppy Fanny : Je me joins à la patronne pour te remercier

 

GVL : Ce fut une GAV singulière
…Inatendue
 

 Guy : c’était bien et je ne le regrette pas… merci à vous toutes, vous méritez de lire des bons textes… mais tous les goûts sont … à bientôt sur un salon… bises

 Geneviève  : Un beau moment de partage.

 
Eppy Fanny et Guy Rechenmann : 😍
 
GVL : Oui maintenant , Guy, il ne me reste plus qu’à te rencontrer.
 

 Guy : itou… 😉

Eppy Fanny👍  

Danièle : Merci Guy et à bientôt … le 26 à Fargue. 

 

Guy, Eppy 👍
 

GVL : Attention je surveille. 😉

 Eppy et Guy : 😆

 Geneviève : Moi aussi je vous ai à l’oeil ! A Fargues,  pour le salon des psychopathes du polar !

 Fanny : Pour ma part j’espère l’an prochain mixer un séjour chez mes parents et passer vous voir sur le bassin
Guy : 👍 quand tu veux…

Eppy Fanny😘

 
GVL Allez 19h34 fin de la garde à vue. Laissez partir le prévenu même si il tente de corrompre les flingueuses.
 
Eppy Fanny😆
 
Geneviève : Quoi les flingueuses sont corruptibles. Non je ne peux pas le croire !
 
GVL : Ne dis pas que je ne t’avais pas mise en garde Ge
 
Guy sous le charme des flingueuses😍
 
Eppy Fanny et Danièle,se moquant de leur porte flingue : 😆
 

Fanny : Même pas. Un projet avec Catherine depuis l’an dernier.

 
GVL et Geneviève en coeur : Je ne veut rien savoir je ne veux pas être complice….
 
Eppy Fanny😆
 

 Aline : Merci Guy pour votre disponibilité, vos réponses qui ont titillées l’esprit… au plaisir de vous lire .

Ps : soignez bien la girafe 🦒 . 😉
 
 Les flingueuses😆
 

Guy : Ravi moi aussi… ps : j’ai commandé un nouveau peigne 🏋️‍♂️

Aline et les autres Flingueuses😆

Geneviève : Merci à toutes

Fin officielle de ces 48 heures de GAV !

Merci aussi à vous aussi ami(e)s lecteur zé lectrices de nous avoir accompagnés ses 2 derniers jours.

Et demain ce sera L’Exquis Cadavre Exquis de Collectif Polar  !

Soyez au Rendez-Vous !

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 3


 La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses. Episode 3

Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 3

Vendredi 20 avril

Deuxième jour de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

3e audition par Miss Aline notre impatiente Flingueuse

aline flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann

guy Rechenmann&

07:54
 
Aline : Bonjour
 
Guy : bonjour…
 
Aline : Ah bonjour Guy,
 
Guy : tout va bien ?
 
Aline : moi oui… c’est vous qui êtes en garde à vue, remis de votre première journée d’interrogatoire ?
 
Guy : oui, pas de problème, séance de gym, douche et je suis fin ready…
 
Aline : ok alors c’est parti …
 

Guy :👍

 

Aline : vous disiez hier que des personnes du milieu littéraire vous on encouragé à poursuivre sur la voix de l’écriture. sans ces encouragements auriez vous poursuivis et en plus vers le polar ?
 
Guy : certainement pas, étant à mille lieux de penser que mes écrits pouvaient intéresser quiconque…
 
Aline : alors pourquoi l’avoir fait ? pour ne pas les décevoir ? pour essayer tout de même ?
un défi à relever ?
 
Guy : c’est ça, je suis compétiteur dans l’âme… une espèce de défi…
 
Aline : plutôt réussi ce défi !
vous nous avez dit ne pas être un bon lecteur de polar, ne pas être rivé aux infos … où puisez vous vos idées pour écrire ?
Geneviève : 👍 j’arrive, je vous surveille !
 
Guy : disons que j’emmagasine bien les infos et que mon imaginaire est assez développé… je suis en fait assez facétieux et je surprends toujours mon monde par des réflexions et des attitudes particulières et cela depuis toujours… il ne m’a pas été difficile de retranscrire cela sur papier…
 
Aline : retranscrire… écrire pour vous c’est « raconter une histoire » ou « délivrer un message » ?
 
Guy : non je ne suis pas un moralisateur je déambule simplement avec mes neurones actives dans le quotidien et trouve toujours une porte qui s’ouvre sur un étonnement…
 
Aline : Pensez vous que les romans (polar ou tout au genre de littérature) soit bien « placés » pour dénoncer ou juste mettre en lumière un fait de société (beaucoup de roman parle de manière plus ou moins développés / accentué des migrants, par exemple ). pensez vous qu’un auteur est se « rôle » là à jouer ?
 
Aline : Je crois que je suis en train de perdre notre prévenu…. quelqu’un peut il lui apporter un café, svp.. merci 🙂
 
Guy : 😍
 
 
GVL : @Guy pas de souci au moins ?
 
Guy : 👍
 
 
 
Guy : les migrants sont un sujet éternel… ma famille juive autrichienne a été viré fin du 19ème… elle a atterri bon an mal an en Lorraine … de là, un coup allemand, un coup français… certains ont combattu pour les boches les autres pour les français… l’intégration a été compliqué…obligé de laissé tomber la religion… etc etc… et ce n’est que mon tout petit cas… alors bien sûr média et réseaux sociaux aidant le phénomène a pris une ampleur internationale… la situation est évidemment préoccupante, tout le monde en parle… je ne suis pas sûr qu’un auteur ait un rôle fondamental à jouer dans la résolution du problème… mais ça colle à l’actualité et c’est vendeur… voyez plutôt le nombre détente sur la jungle…mais ce n’est que ma vision…
 
Guy : non mais ma réponse est longue…
guy Rechenmann&&&&&&&
 
 
Geneviève et Aline : 👍
 
 
Geneviève :Rassurée je suis !
 
Guy :😆1
 
Aline : moi aussi !
 
Guy : 👍
 
 GVL : Et moi donc !
 
 
Aline : bon tout le monde est donc ok … on poursuit.
Geneviève  : 👍
 
Aline : vous venez d’évoquer le « c’est vendeur »… vous utilisez un personnage récurent Anselme . pourquoi ? facilité ? effet mode ?
 
 
Guy : après Flic de papier beaucoup m’ont dit que je tenais un personnage… je n’avais pas l’intention de faire une suite… alors je l’ai gardé pour Fausse Note où je rends hommage à un ancêtre… et puis finalement le personnage s’est glissé en moi et depuis je vis avec lui et je lui fait subir mes préoccupations…
 
Aline :on dit souvent qu’un auteur laisse une part de luit dans ses écrits … alors Anselme c’est vous ? complètement ? partiellement ?
une manière de laisser une part de vous au monde ?
 
Geneviève et GVL :👍
 
Guy :oui bien sûr physiquement non mais il est dans le doute, pas sûr de lui, a besoin d’écouter… et se consacre à sa famille, très important pour lui…
oui je laisse une tracounette…
 
Geneviève :C’est tout toi ça Guy quoique tu me paraît beaucoup plus positif que lui
 
Aline :vous mettant sur papier cela vous aide -t-il dans la vraie vie à mieux vous comprendre, évoluer ?
 
Guy : le travail a été fait avant… quand Anselme est arrivé de manière bassement commerciale je dois avouer ( effet de mode 😉 ) car je me suis aperçu qu’un flic était plus lu qu’un bûcheron canadien, je disais donc quand Anselme est arrivé tout allait bien… mes affres étaient derrière moi…
 
Aline :vous avez dit hier  » les gens heureux n’écrivent pas … sinon à leur grand-mère » pensez vous qu’un « bon » auteur doit être un auteur qui a souffert, souffrant ?
 
Guy :si vous regardez bien le bonheur n’intéresse personne… les gens heureux boivent un café et lisent mais sur quoi voulez vous qu’ils écrivent… déjà mes textes ne sont pas reconnus comme des polars dans les milieux autorisés parce que pas assez durs, gores, clivants etc…
 
Aline :Agatha Christie non plus n’a pas fait dans le gore, le dur etc et pourtant elle est toujours là, toujours lu.
elle est surtout dans « l’analyse » de l’humain, de ses motivations etc. Après polar ou pas polar c’est juste une case il me semble. un code de société tout comme les dixtats de la mode.
 
Guy :ça c’était avant Le silence des agneaux… le phénomène déclencheur… Maigret aussi n’est pas gore et j’adore… c’était avant… les polars américains des années 60 étaient soft aussi…
 
Aline :vous pensez que ce « style » n’a plus sa place aujourd’hui ?
 
Guy :cela dit il y a toujours une place pour le mentalisme et là que je me trouve…
actuellement 70 % sont des polars saignants Thilliez, Giebel, Favan, Saussey, et j’n passe… mais ils le font très bien… j’en suis bien incapable…
 
Aline : il en faut pour tous les goûts. certes ils le font bien certes et ça répond surement au goût du jour. mais il y aura toujours de la place pour un Hercule, une miss Marple, un mentaliste etc. car tout le monde ne goûte pas au même source.
 
Guy : oui j’en suis persuadé… moi je ne peux écrire autrement que par ellipse, poésie et réflexions devant une étendue ( eau, neige, glace)…
 
Aline : justement c’est comment une journée d’auteur pour vous ? vous écrivez à quelle moment ? où ?
vous avez des rituels d’écriture ?
 
Guy : pas de rituel du tout…
guy Rechenmann&&&&&&&&
 
Aline :pouvez vous développer ?
 
Guy :j’emmagasine mes idées et je reste plusieurs mois sans écrire et quand tout est bien clair dans ma tête, en avant…toujours des chapitres courts, je ne note rien comme plan, l’écriture se développe naturellement un peu comme l’écriture automatique… après en revanche je retravaille beaucoup le style et les mots
 
Aline : d’accord donc un travail cérébral puis la mise en page .
votre épouse est-elle votre première lectrice ? ecoutez vous ses remarques ? et surtout les mettez vous en places ?
 
Guy : gros travail cérébral… en ce moment j’ai deux sujets en tête… alors je discute beaucoup avec les uns avec les autres et petit à petit la trame se met en place et je pense que je lâcherai les chevaux au début de l’été…
 
Aline : pas de vacances pour vous alors ?! 😉
entre le travail cérébral, la mise en écriture, les corrections etc .. il vous faut environ combien de temps pour achever un roman ?
 
Guy : oui c’est ma première lectrice… c’est compliqué mais utile… elle m’encourage indéniablement… j’ai déjà dit que j’écrivais en grande partie pour lui faire plaisir… elle trouve que j’ai un style bien à moi… alors, allons y… faire ça ou peigner la girafe …
 
Aline :ça sera plus compliqué de peigner la girafe.. il faut déjà avoir une girafe puis un grand escabeau… lol.
*
Guy et Geneviève :😆
 
Guy :une bonne année est nécessaire mais maintenant qu’Anselme est sur les rails, il faut que je passe un peu de temps à le faire connaître…
vous m’aidez en cela…😉
 
Aline :👍pourquoi dites vous que c’est compliqué mais utile cette première lecture ? parce que c’est votre Dame qui lit ?
 
Guy : parce qu’on a pris l’habitude de travailler chapitre par chapitre et on se bagarre souvent… la discussion est parfois houleuse… mais tout va bien 😉
elle ne sait jamais où je vais donc il y a conflit…
 
Aline : normal, c’est une lectrice de polar . elle attend surement un certain déroulement, des automatisme dans la révélation etc..
écoutez vous ses « conseils » ?
 
Guy : pour le prochain je vais espacer les lectures…
non elle ne lis pas de polars à part Vargas… mais elle lit 2 à 3 bouquins par semaine et anime un apéritif littéraire…
 
Aline : tiens il faudra nous présenter votre Dame !
👍
 
Guy : j’écoute bien sûr mais je ne réalise pas tout le temps…
vous n’êtes pas amie avec elle sur FB?
 
Aline : A vérifier…
pourquoi vous ne réalisé pas toujours ? parce qu’elle va a l’encontre de ce que vous voulez écrire ? parce que vous pensez qu’elle a tort (mais au fond de vous vous savez que les femmes ont toujours raison ! lol) ?
 
Geneviève : Moi je le suis et je la suis. Et il faudra aussi que je la passe sur le grill
 
Aline :moi aussi Geneviève, j’avais pas fais le rapprochement.
 
Guy : oui elle ne connait pas le dénouement… mais à la fin en lecture finale, c’est à nouveau la guerre 😉
 
Aline :l’éternel les hommes et les femmes ne vivant pas sur la même planète.
 
Guy : parfois oui
 
Aline :Geneviève as tu quelques choses à ajouter ? Danièle .?
 
Guy :oui parce que j’ai les courses à faire 😉
 
Aline : lol
 
Danièle :Moi c’est ok .. ce soir ?
 
Geneviève :Pas de course puisque tu es en GAV
 
Aline :Pour moi c’est ok.
 
Guy : mon clone
Geneviève : 👍 je vois, moi ussi j’ai un clone ou plutôt un double;
Guy : ce soir 18h… ?
 
Aline : tu vois Geneviève même les prévenus ne sont plus ce qu’ils étaient . lol
😆
 
Geneviève : Ce soir ce sera aussi mon double maléfique qui sera aux commandes. Si, si !!!
 
Guy : 😠
 
Geneviève : Oui peut-être un peu avant 18h
 
Guy : 17h30 si tu veux…
 
Geneviève : Mais après 17h30
 
Aline : Merci Guy pour cet échange matinal. On va prévenir votre dame que vous n’irez pas faire de course ce matin…. GAV prolongée.
 
Guy : ouille… à mon âge…
je serai prêt à partir de 17h30… bise
 
 
Geneviève : Alors je déclare la fin de cette troisième audition..
 
Aline : ah non pas de larmoiement… il n’y a pas d’âge pour une GAV et puis vont va bien veiller sur vous !!
bonne journée à tous.
 
Guy :bonne journée 😉
 
Geneviève :Que l’on ramène le prévenu en cage. Ce soir on va boxer.
 
Danièle : 👍
 
Aline : 👍
 

Fin de la discussion

 

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses, épisode 2


Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 2

Jeudi 19 avril

Suite de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

2e audition par Dany notre mamie Flingueuse

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la suite de la  GAV de Guy Rechenmann


17h57 : Début de cette deuxième audition de la journée

 Danièle : Coucou, il y a quelqu’un(e) ?

 Guy : hello… 
Danièle : Et la Patronne @Geneviève ? On attend quelques minutes et on s’y met ? 
Guy : no problème
 Danièle : La journée fut bonne Guy ?

Guy : oui et il me tarde demain 😉 

Danièle : …….

Geneviève : 👍 je suis là !

 Guy : ok allons-y…
 Danièle : Parlons ce soir de tes romans … Leur contexte : pourquoi as-tu choisi les années 90 pour ancrer ton héros récurrent Anselme Viloc ? Une allergie aux nouvelles technologies ? 

Guy : oui uns sorte d’allergie et pourtant elles sont utiles, la preuve… 😉… je ne voulais pas de téléphone portable pour que mon inspecteur puisse réfléchir pendant ses trajets… c’est un moment important tant pour les descriptions que pour les réflexions… et je ne voulais pas trop de dialogues aussi, exercice difficile à mon sens…

 

 Danièle : tu ne voulais pas du « tout » police scientifique ?
Guy : non pareil comme je l’ai expliqué ce matin, on m’a mis dans la catégorie polar un peu par hasard et à vrai dire je me sens plus proche de la littérature blanche que du thriller décapant…ce qui m’intéresse c’est les thèmes traités… et sans parler de police scientifique même les procédures policières sont réduites à leur plus simples expressions…
Danièle : Est-ce aussi le moyen (détourné) pour ne pas aborder les problèmes de société d’aujourd’hui ?

Ne pas prêter le flanc à la polémique …

Guy : l’histoire est un recommencement, les révoltes ont souvent des dénominateurs communs et les demandes des populations les mêmes..
Danièle : noire vision que de dire qu’il n’y a pas d’évolution … mais réaliste je te l’accorde ! 
Guy : la polémique elle est partout grâce ou plutôt à cause de ces technologies…
Danièle : Les personnages : Un héros récurrent : Anselme … c’est lui le littéraire, le poète, dans ta galerie de personnages. Est-ce que tu y as mis beaucoup de toi? 
Guy : évidemment je me suis demandé comment quelqu’un comme moi, pas spécialement attiré par l’ordre, pas bagarreur, pas polémiste, plutôt timide se débrouillerait dans la police dans un pays qu’il ne connaît pas… ce fut Flic de papier et comme Hélène de Ligneris à l’issue de sa lecture m’a dit que je tenais un personnage, j’ai embrayé…
 Guy  : … au début je n’avais pas prévu de suite…
 Danièle : C’est assez réussi car il tient la distance …
Pour   @Geneviève Hélène c’est la patronne atypique de la machine à lire … librairie indépendante à Bordeaux

Avec Hélène, la libraire de la Machine à Lire qui soutient Anselme et m’a poussé à écrire les autres enquêtes après le flic de papier 😉

…Les personnages secondaires sont aussi très riches … Lily : le lecteur se demande si cette surdouée existe vraiment.

Guy : oui mais dans le prochain j’éprouve le besoin de le faire partir à Paris dans les quartiers d’Asnières, Argenteuil, Bougival… je crois que le Bassin sans l’avoir assez vu, se lasse de ses méditations au soleil couchant 😉
 Danièle : Et le bassin n’est pas franchement une zone de non-droit sauf … peut-être pour l’urbanisme ?
 Guy : concernant Lily j’ai transposé en fille mon fils Nicolas qui nous a posé de gros problèmes car surdoué non intégré… il a fallu se battre… maintenant il a 33 ans et c’est super… donc la petite Lily a les réflexions de Nico mais assume tout le reste… grosse grosse différence…
 Danièle : C’est vrai qu’on a envie de la rencontrer …
 Guy : non je parle pour le lecteur, il est peut-être lassant de lire des descriptions Bassinales de façon répétée…

Oui Lily est entêtante et écrire à la façon d’une gosse même brillante est un exercice…

 Danièle : D’autres personnes t’ont servi de modèles, parfois à peine retouchés semble-t-il, comme David ton pote restaurateur, mais les femmes de tes romans …elles tiennent une place centrale …
 Guy : David et le commissaire Plaziat existent, je les ai simplement déplacés dans le temps… les femmes sont essentielles dans la vie d’Anselme mais il en a peur à vrai dire… il en a besoin mais est finalement très maladroit avec elles…
 Danièle : elles sont ses amarres … Une tendresse particulière pour les personnes âgées ?
 Guy : comme je l’ai exposé ce matin, la vision de la cellule familiale idéale m’obsède et par voie de conséquence Anselme aussi…

les personnes âgés… oui… j’ai été élevés par des personnes âgés… donc tendresse…

 

 Danièle : Tu ne les ménages cependant pas dans le dernier … on verra ça tout à l’heure Les intrigues : Il y a toujours deux parts d’histoire à élucider au travers tes romans … la petite ou la grande histoire … Le mur de l’Atlantique, la « construction » d’Arcachon, les camps d’extermination, l’histoire t’impressionne ?
 Guy : oui et principalement la guerre de 14… raison pour laquelle j’ai pratiqué des régressions en essayant de savoir pourquoi cet intérêt… je suis revenu en 14 lors d’une séance et dès lors je me suis libéré non de l’intérêt mais de l’obsession… par écrit ce serait trop long à expliquer mais Anselme les décrit très bien 😉
Geneviève : Oui tu as déjà parlé de ces régressions ce matin. Il faudra quand même nous en dire un peu plus. Là tu en as dit trop ou pas assez !
 Danièle : La régression … oui elle fait partie des thèmes du dernier roman tu abordes ce que l’on peut nommer « les sciences occultes », psychanalyse, régression, géobiologie, thème astral … outre la documentation sérieuse dont tu fais preuve, ta femme nous dit que toutes les expériences relatées ont été menées « en vrai » …

Geneviève : 👍

 Guy : j’étais persuadé avoir fait la guerre dans les tranchées et cette image revenait toujours dans mon sommeil… c’était compliqué… et quand j’ai découvert que je n’avais pas fait cette guerre car j’étais boiteux, mon sommeil s’est trouvé apaisé et l’image a disparu…
Danièle : et les autres expériences

Geneviève : Oui on veut savoir !👍

Geneviève : Ce matin je te parler d’écriture thérapie. Il semblerait tout de même qu’il y est un travail cathartique dans tes romans ?

 Guy : j’ai fait 5 séances régressives, je fus ouvrier dans le cuir au 19 ème par exemple, mais c’est un travail fatiguant… l’horoscope de mon héros est également surprenant car il correspond tout à fait au caractère d’Anselme et la géobiologie m’a fait découvrir des évidences en discutant après coup avec les uns et les autres sur différents épisodes de leur vie… par exemple un couple d’amis ne pouvant pas avoir d’enfant ont changé de chambre sur les conseils d’un sourcier et vlan, 3 filles sont arrivées… pas d’un coup… un enfant famélique est devenu costaud rien qu’en changeant d’endroit… pareil pour la mort subite du nourrisson… il y a un travail cathartique en effet…

Danièle : 😮  ! Dans « même le scorpion pleure » … Anselme y recherche opiniâtrement ses origines … cette intimité donne de la profondeur à ce roman. D’après toi, ne peut-on se construire sans connaître ses origines … déterminisme ou libre arbitre …

 Guy : ce thème je l’ai développé dans le choix de Victor en même temps que le thème du bonheur d’ailleurs… par hasard… et je place le libre arbitre en tête de mes revendications ayant, encore une fois été élevé dans  » de toute façon, c’est écrit »…
 Danièle : Et la résilience …
 Guy : en ce qui me concerne je connais mes origines mais le manque affectif fait toute la différence… la résilience c’est différent… je n’ai pas lu une ligne de Boris car je voulais la traiter à ma façon… la résilience c’est un état… en physique c’est la faculté qu’a un métal à reprendre sa forme initiale… pour Anselme c’est retrouverson état d’homme bien dans sa peau qu’il a enfin trouvé à un certain moment de sa vie lorsqu’il était à Chambéry…
 Guy : sorry pour les coquilles…

Danièle et Geneviève👍

Geneviève : Pas de souci ça fait parti du jeu 

 Danièle : Tu as parlé de ton intérêt pour la première guerre mondiale mais tu as aussi écrit sur l’après … était-ce dû à la spécificité du Bassin ? ou a ton intérêt personnel pour cette période ?
 Guy : dans Fausse Note je voulais rendre un hommage à Charles Rechenmann dont mon père ne cessait de me parler vers la fin de sa vie… quand il est mort j’ai repris les arbres généalogiques et les écrits, lu les Bienveillantes, Primo Levy, Hanna Arendt ( pas tout) La mort est mon métier de Robert Merle et j’ai envoyé Fausse note…

Geneviève : 👍 De  saines lectures

 Guy : là aussi l’intrigue policière quoique présente passe pour moi au second plan… excuse pour le polar…
 Danièle : C’est une histoire très touchante que celle du petit violoniste … comme dans les autres romans il y a l’histoire et la petite histoire
 Guy : c’est ça la vie recommence en se déguisant différemment à chaque fois…
 Danièle : Une dernière pour moi : Pour les non-Bordelais : Casteja c’est ce que sera le 36 pour les Parisiens après le total déménagement. Tu regrettes les vieux murs ?
Guy : oui Castéja est le commissariat principal de Bx… ils ont déménagé au début du 21 ème siècle… il est évident que je vis toujours un peu dans la nostalgie, je regrette les vieux murs et tant pis si je ne colle pas à l’actualité car d’autres le font et très bien d’ailleurs…

Guy devant feu le commissariat de Castéja de Bordeaux

Geneviève : 👍 je vois le genre !

 Guy : le roman c’est un voyage…

 Danièle : Merci Guy, pour ma part je n’ai plus de question.
Geneviève : J’aurai une question encore @Guy.
.Guy : oui chef…
Geneviève : J’aimerai savoir… Je vais revenir à l’enfant que tu étais. Ce pensionnaire a qui on a dit que tout été écrit. Il n’a pas aussi chercher dans l’écriture un échappatoire ? Une façon a lui de s’évader et de…,se rebeller.
 Guy : j’ai été … comment dire… allez, un peu castré par une attention trop précautionneuse sans doute de mes grands-parents ( ils avaient une grande responsabilité tout de même)… donc trop dans le coton ( je parle de 2ans à 10 ans) mes armes de défense se sont résumées dans l’expression corporelle et dans le sport où il faut dire j’excellais… ça suffisait à mon équilibre du moment car les résultats suivaient… je n’avais nullement besoin d’autres échappatoires pour être un petit centre du monde… par exemple jamais quiconque ne m’a cherché de noises… en pension j’étais adoré des curés (en tout bien tout honneur) et cela me suffisait… puis il y a eu la vrai vie et heureusement que j’ai rencontré ma femme ( un roc qui déteste les faux semblants, ce qui pose parfois des problèmes mais c’est tant mieux… il faut dire les choses… ce qui n’étais pas du tout le cas chez moi)… voilà maintenant je vais me couvrir parce qu’à poil il ne fait pas chaud … 😉
Geneviève : Il s’est perdu là le petit garçon en cours de route.
 Guy : pas tout à fait mais il a de nouvelles armes, il lui arrive de montrer les dents… mais le fond reste à tout jamais inscrit…
Geneviève : Et l’adolescent qui a pris sa place il a réussi à vivre et réaliser ses rêves ? D’ailleurs quels rêves avait il ?
 Guy : ça a mis du temps mais je voulais avant tout fonder une famille unie et ça c’est réussi…
Geneviève : 👍 C’est un chouette rêve en fait. Si tu le veux bien on va s’arrêter là ce soir. Restons sur ce constat positif.
 Guy : ce thème revient dans tous mes textes si tu regardes bien… la séparation familiale fut une déchirure et après ça dépend de la couturière…
Geneviève : 👍 je vois ! sinon…Ça va l’exercice n’est pas trop pénible,  ?
 Guy : pas facile de se livrer mais il faut être sincère… demain 8h30 ?
Geneviève : Pour être sincère tu l’as été. Même si parfois j’ai eu l’impression que tu disais les choses de façon elliptique.
 Aline : J’arrive à la fin de votre audition… oui demain 8,30 mais possible avant si ça l’est pour vous .
 Guy : l’ellipse je la pratique tout le temps dans mes poèmes… je la pratique beaucoup dans la vie courante, c’est pratique pour moi mais pas toujours pour les autres..

Geneviève : 😆 Oui pas toujours simple de te suivre et de suivre ta pensée.

Geneviève : Demain matin,  c’est @Aline qui sera au commande
 Guy : alors bonsoir Aline et à demain matin je fais ma gym à 7 heures donc on peut y aller à partir de 8 ça me va… 😉
Geneviève : 👍, je note 8h
Aline : Ok je serais là pour 8h
Geneviève : Moi normalement aussi.
 Aline :  👍
 Aline : À demain. Bonne soirée à tous.
Vu par Guy Rechenmann à 19:39Guy : 👍
 Danièle : Bonne soirée et Merci @Guy

Geneviève : Allez on met notre Suspect à l’isolement 

A demain tout le monde pour la suite de cette GAV !

Et nous les Flingueuses, on débriefe avec le reste de l’équipe !

La GAV : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses, épisode 1


Papote d’auteur : @Guy Rechenmann sous le feu des flingueuses

Episode 1

Jeudi 19 avril

Début de la Garde à vue de monsieur Rechenmann

1ère audition par Ge notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la GAV de Guy Rechenmann


Geneviève : Bonjour à tous et toutes. Début de la garde à vue dans une heure environ
Que l’on prépare notre prévenu du jour
Aline : bonjour Geneviève,
Bonjour tout le monde… je suis prête à garder un oeil sur cette GAV… à tout à l’heure.
Geneviève : 👍
Guy RechenmannGuy : Prêt 
Aline  👍 Bonjour Guy, Geneviève ne va pas tarder à arriver.
Geneviève : Bonjour Aline  je vois que l’on a fait entrer le prévenu. 
Aline : Il a l’air pressé de parler … notre suspect du jour !
Geneviève : 😆 Bonjour Guy. Tu me fais rire Aline !
Début des auditions Samedi 21 à 8h04

Pour commencer ma première question sera puisque nous ne nous connaissons pas que nous ne nous sommes jamais rencontrés préférez-vous que l’interrogatoire se fasse avec le vouvoiement où peut-on tout simplement se tutoyer?

Guy : Turlututu
Geneviève : Donc ce sera le tutoiement ! 
Guy : avec plaisir
Geneviève : 👍 Alors Guy ce matin c’est votre première audition. Pardon c’est ta première audition et c’est la bibliothécaire qui va te poser quelques questions sur toi en tant que lecteur.

Es-tu prêt à te mettre dans la peau du lecteur?

Guy  : ok
Geneviève : Ok mais avant cela j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs. Peux-tu décliner ton nom ton prénom ton âge ton domicile et ton pedigree ?
Danièle : Bonjour Patronne excuse-moi j’étais à la machine à café ! Bonjour  @Guy
Geneviève : 👍 ok pas de soucis Dany
Guy : né en 50 à Libreville, sauvé in extrémis par Schweitzer en 52 j’ai atterri à Bordeaux dans la pâtisserie de mon grand-père… miam miam… études primaires secondaires tertiaires et quaternaires toujours à Bordeaux.
Je commence par être acheteur à l’international chez Ford mais je m’ennuie pourtant la place est belle et je monte ma boîte dans le golf à 29 ans comme quoi Sup de CO mène à tout…
Je la revends très bien à l’âge de 48 ans et je continue la télé en tant qu’animateur dans les directs de 13h sur France 3 Aquitaine…
Et comme j’avais un peu plus de temps libre j’ai commencé à écrire des textes… nouvelles et poèmes principalement… ça plaisait et certaines personnes du milieu littéraire m’ont encouragé à poursuivre sur du long… d’où mon premier roman Les fourmis dans les doigts… et après j’ai enchaîné jusqu’au Scorpion qui est mon numéro 7…
Geneviève : Voilà un parcours intéressant et atypique. Tu es donc devenu un auteur compulsif ? Mais avant cela étais-tu un lecteur compulsif ?
Guy : non pas du tout ma femme Catherine oui… et en plus une vache ne boit pas de lait c’est à dire que je ne lis pas ou peu de polar… un ami m’a dit que Flic de papier lui faisait penser un peu à Vargas et ce n’est qu’à cette occasion que j’ai lu deux Vargas, ma femme elle a tout lu en revanche…
Geneviève 👎 Pas contente la bibliothèque que je suis ! Bon mais …A défaut d’être un lecteur compulsif êtes-vous un simple lecteur ? Pardon on avait dit qu’on se tutoyer. Es-tu un simple lecteur et quelle lecture pratiques-tu
Guy : oui je lis mais pas énormément… j’aime beaucoup Céline, je sais ce n’est pas original mais cet auteur rassemble à lui tout seul le populaire, la fulgurance poétique la dureté et la dérision indépendamment de tout avis politique… j’aime les écritures de Laurent Gaudé, Nathalie Azoulai, Philippe Claudel, Serge Joncourt, Michelle Lesbres , Bohumil Hrabal (une trop bruyante solitude) et mon ami Didier Daeninckx… tu vois rien à voir avec le polar…
Guy : à part Daeninckx et aussi Le Corre… mais des polars intelligents sans trop de découpes…
Geneviève : Mais la bibliothécaire que je suis n’est point sectaire. Il te remercie même de la sortir du polar. Dis moi Guy … Lis-tu la presse ?
Guy : oui je survole, enfin je me tiens au courant…
Geneviève : Préfères-tu lire de la fiction des essais ou des livres documentaires ?
Guy : un peu la fiction mais surtout les documentaires… je m’en sers beaucoup dans mes recherches pour traiter mes thèmes…
Geneviève : Tu lis en papier ou en numérique ?
Guy : papier toujours…
Geneviève : Même pour tes recherches pour tes futurs romans ?
Guy : oui je jette un oeil à wikipédia bien sûr mais j’achète les livres correspondant à mes recherches… pour le Scorpion par exemple j’ai acheté le livre de De Luzan sur la géo biologie et le livre de Rocard sur les Sourciers… avant pour à al place de l’autre, le livre sur le mur de l’Atlantique et pout Fausse note, les Bienveillantes…

Geneviève : 😮 Si je comprends bien tu ne fréquentes pas les bibliothèques?

Danièle😆
Guy : non je n’y vais que pour parler de mes livres 😉

Mais je fais aussi des expériences physiques comme les régressions dans le Scorpion…

 

Geneviève 😆 En parlera du Scorpion ce soir avec @Danièle. . Tu vas pouvoir tout nous dire sur ton nouveau roman. Et même un peu plus j’espère. Mais pour l’heure je cherche à savoir quel est ton rapport au livre et à la lecture . Aussi peux-tu me dire si plus jeune, quand tu étais gamin tu allais à la bibliothèque ?
Guy : non pas du tout… gamin, pensionnaire, ma porte de sortie était le sport… j’étais assez doué et je participais à toutes les activités du collège… j’étais dans les équipes d’athlétisme, de foot, de natation, de hand ball… j’ai fait tous les championnats de france d’athlétisme par exemple de benjamin à junior… après les études dites supérieures ont eu raison de mon élan…
Geneviève : Tiens je me retrouve dans tes propos. Pourrais-tu me dire quelle place avait le livre dans ta famille ?
Guy : aucun… élevé par mes grands-parents pâtissiers… lever 5h couché tôt… j’ai demandé à être pensionnaire à 12 ans à deux cents mètres de la maison… ma grand-mère, adorable au demeurant, ne lisait que France Dimanche et Ici Paris…
Aline : du coup on se demande d’où vous vient l’amour des mots ?
Guy : ça, c’est un mystère… la réflexion sur mon état d’enfant solitaire sans doute…
Aline : vous pouvez développer ?
Guy : j’ai choisi d’être pensionnaire pour n’avoir plus de décisions à prendre… on me prenait en charge dans ce collège… à l’inverse de chez moi où le conflit était permanent… sans la bonne autorité du père et la protection maternelle j’ai été obligé inconsciemment de me poser des questions… au moins j’ai appris la patience…
Guy : comme mon flic…

Aline : merci

 

Danièle : Quand on te demande quel est ton métier ? Tu réponds …

un mot ou deux

Guy : pas écrivain c’est sûr… couteau suisse…

Danièle : deux mots … ça me va ! Pareil quand tu dis : je pars en vacances ! Tu vas où ?

guy Rechenmann&&&&&

Geneviève : La Pension a été pour toi un échappatoire si je comprends bien ? Est-ce que c’est pendant ces jeunes année que ton imaginaire s’est développé

Guy : la pension … oui indéniablement ça m’a… sauvé je ne sais pas mais ça a permis une certaine construction… avec plein de jour à travers les parois mais qui n’en a pas…

Concernant les vacances étant donné que j’ai toujours fait ce que j’aimais dans des domaines de libertés et de plaisir, honnêtement les vacances, c’est tous les jours…je ne pars plus à l’étranger, jeune j’ai fait plein de pays… c’était bien… à l’époque… tu sais entre Bordeaux et le Bassin je ne suis pas malheureux…
Geneviève :  Merci d’avoir répondu franchement. Mais comme le disait Aline plus haut je me pose la question comment peut-on devenir écrivain et vouloir être lu quand on n’est pas un lecteur soi-même ?
Aline👍
Danièle : Désolée patronne c’est ma faute les vacances … j’ai interféré dans la discussion … je me tais jusqu’à ce soir …😬
Geneviève : 😆 Ah Dany, pas de pb !
Guy : je n’ai pas voulu devenir écrivain… au début j’écrivais des textes poétiques à se pendre… Dominique Penide qui est une excellente auteur au demeurant habite au bout de ma rue… un jour par hasard elle tombe sur un de ces textes pesants et ça lui plait… on discute et me convainc de poursuivre en allégeant un peu le propos… ce que j’essaie de faire pris au jeu… elle trouve bien la nouvelle mouture et m’encourage à traiter du hasard et des coïncidences sous forme de roman… d’où Les fourmis dans les doigts édition l’harmattan… à chaque fois je traite de sujets qui ont encombré mon enfance, la résilience, le bien et le mal, l’emprise mentale, la recherche de ses origines, perte de la mère etc etc… ça me fait du bien et il se trouve que ça peut plaire à certains… ma femme grande lectrice trouve que j’ai mon style… et si j’écris maintenant c’est pour lui faire plaisir en grande partie… je ne me suis jamais dit tiens je vais devenir écrivain, jamais…
Guy : raison pour laquelle il y a toujours de l’humour dans mes textes sorte de dérision pour cacher la noirceur…
Geneviève : Je sais que la question n’était pas simple. Aussi si je comprends bien tu as vu dans l’écriture une sorte de thérapie
Guy : sans le savoir… mais on peut le voir comme ça…
Geneviève : Toi tu le vois comment ?
Guy : maintenant comme un exercice de style sur des sujets peu courus… je veux éviter les poncifs même si mes constructions sont parfois casse gueule…dans le prochain je vais en quête d’absolu… tu vois c’est pas gagné… aujourd’hui ça devient un jeu plutôt…

Geneviève : 👍

Guy : j’évite tous les sujets d’actualité pour être à la mode et ainsi être lu par la multitude, je m’en fiche…
Geneviève : 👍
Guy : d’ailleurs tous mes écrits se passent au 20 ème siècle

la sincérité est la clef du bonheur…

Geneviève 👍 Tu parlais de failles dans ta construction d’homme. Peux-tu nous dire quelles sont-elles. C’est quoi ces petits trous à travers les parois ?
Guy : timidité , confiance en soi… c’est la raison pour laquelle je fais de la télé… et d’ailleurs j’y suis très à l’aise… paradoxe…
Geneviève : Penses-tu qu’écrire t’aide aussi à colmater ses petits trous ?
Guy : aujourd’hui j’en suis certain… je peux en parler… par écrits et par oral lors de rencontres… mais ce n’est pas très original, qui n’a pas eu de soucis dans sa construction ?
Geneviève : Aujourd’hui le petit garçon que tu étais est-il satisfait de l’homme que tu es devenu?
Guy : presque… c’eut pu être pire…
Geneviève : Crois-tu qu’il regrette de ne s’être pas inspiré de l’imaginaire des autres pour construire le sien ?
Guy : il n’a fait que ça…dans le noir du dortoir… c’est comme la cuisine… on dispose tous des mêmes produits… après… ?
Geneviève : Pardon mais là c’est moi qui ne te suis plus. Quand je te demandais sinon faut que tu étais c’était nourri de l’imaginaire des autres par les autres j’entendais les autres qui ont déjà écrit des histoires avant toi.  Mais toi tu es a compris quoi?
Geneviève : Le petit garçon a façonné son imaginaire dans le noir de dortoir mais à partir de quoi ? De qui ? Quels ont été ses références. Quelles histoires se racontait-il ?
Guy : ah ok… petit je me nourrissais des histoires de familles unies des autres avec les fratries joyeuses, des vacances, des Noëls des oeufs de Pâques à chercher… par exemple je ne me souviens que d’un seul Noel celui de 57 avec un arbre, la seule année dans ma mémoire où mes parents sont rentrés d’Afrique pour fêter Noel… les autres années pâtisserie aidant la priorité n’était pas là… les oeufs de Pâques itou, je n’ai aucun souvenir de recherche d’oeufs en chocolat… je n’avais qu’à tendre le bras dans le magasin… donc j’avais compris cela concernant l’imaginaire des autres…
Aline : la vie par procuration !
Guy : de plus l’entente entre mon grand père et ma grand mère était plus que précaire donc la fuite s’imposait… et le fait de côtoyer des jeunes heureux me rendait également heureux…

par procuration c’est ça…

Geneviève : Tu réinventais ta vie.
 Aline : vivre par procuration n’est pas vivre pleinement .. avez-vous aujourd’hui une vie à vous, pleine et entière ou vous y avez mis toutes les procurations des autres au réel ou vivez encore par procuration ?
Guy : mais concernant l’imaginaire des autres au niveau de l’écriture je ne pense pas m’en inspirer mais de façon inconsciente parfois des idées resurgissent…
Geneviève : 👍
 Guy : non plus de procuration… j’ai beaucoup construit dans ma vie, une entreprise, trois gosses , cinq maisons, je ne sais combien de sujets télé et maintenant 7 bouquins le 8 ème sortira en 2019 sous forme de recueil de nouvelles et dans la foulée la suite d’Anselme j’espère mais pas chez le même éditeur…
Geneviève et Danièle 👍
Guy  : avec toujours la même femme 😉
Geneviève et Danièle 😍
Geneviève : J’ai effectivement compris que Catherine ta femme était très importante dans ta vie
 Danièle 👍 chiens et chats ?
 Guy : pas du tout siamois…
Geneviève : Tu le laisse, Guy,  transparaître tout au long de cette première audition. 

Une dernière chose et puis on te libère pour ce matin.

 Guy : Catherine a eu une enfance heureuse avec tout ce qu’il faut…
Geneviève 👍 Penses-tu être devenu l’homme que souhaiter être l’enfant que tu étais ?
 Guy  : les gens heureux n’écrivent pas… sinon à leurs grands-mères…

Geneviève 👍 Jolie formule ! La création n’est donc possible que quand on est malheureux ?

 Guy :  si on m’avait dit lors de la finale du 80 mètres haies au championnat de france à Colombes qu’un jour j’écrirai sur la résilience, je n’aurais pas fait dix mètres…

Aline : j’allais dire la même chose : faut-il une blessure pour écrire ?

 Guy : honnêtement je le crois pour être sincère le reste n’est que marketing…
Geneviève : Une position d’auteur intéressante. Je crois qu’il va nous falloir creuser dans ce sens lors de tes prochaines auditions
Danièle👍
Aline c’est certain !
Geneviève : Mais ce soir je pense que nous parlerons de tes romans en plus en profondeur. @Danièle tu me confirmes cela?
Danièle👍
 Guy : avec plaisir… peux tu me préciser à nouveau l’horaire…
Danièle : 18 h ou 18 h 30 ?
 Guy : 18 c’est bon…
Geneviève : C’est bon pour moi aussi
 Danièle : Ça marche alors pour 18 h.
 Guy : à ce soir bonne journée bises
 Aline : je serai sur un autre dossier… je vous lirai plus tard avec plaisir.
Geneviève : Alors merci pour ta sincérité.  Il est 10h29 !  Je mets fin à ta première audition de garde à vue.

Que l’on ramène le prévenu dans sa cellule.Je sais maintenant que par son imaginaire il saura s’en échapper!

Danièle : Merci @Guy. à ce soir !

Guy : 😉

 OK, Guy, les flingueuses et vous aussi mes polardeux, on se retrouve ce soir un peu après 18h