Heimaey de Ian Manook


Le dernier Ian Manook sort aujourd’hui aussi pour l’occasion deux Flingueuses nous offrent la primeur de leur avis sur Heimaey. Et nous emmènent faire un tour en Islande

Aussi pour vous ce matin Ophélie nous proposait le off de Oph sur Heimaey

Et cet après midi c’est Jean Paul qui vous livre en exclusivité son ressenti.

Allez c’est parti pour une nouvelle « Double Chronique »


Le livre : Heimaey de Ian Manook. Paru le 26 septembre 2018 aux Éditions, Albin Michel. 22,00€ ; (464 p.) ; 15,5 x 22,4 cm.

4ème de couverture :

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c’est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient dès lors impossible pour Soulniz de ne pas plonger dans ses souvenirs, lorsque, en juin 1973, il débarquait avec une bande de copains sur l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan.

Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.

L’auteur : Journaliste, patron d’une agence de communication… On ne compte plus les métiers exercés par Ian Manook. Pas plus que les nombreux prix (Polar SNCF, Grand prix des lectrices de Elle polar, prix Quais du Polar, prix polar des lecteurs du Livre de poche…) qui ont couronné sa trilogie de « thrillers mongols », traduite dans près de 10 langues : Yeruldelgger, Les temps sauvages et La mort nomade.
Extrait :
« La maison d’Ida a un étage, mais elle vit au rez-de-chaussée, dans un demi-sous-sol qui est là aménagé en studio. Ça lui suffit. Elle loue le reste. Ce goût des Islandais pour les refuges enterrés. Les maisons de tourbe. Les bains chauds dans les grottes. Le peuple invisible dans les rochers. Ce besoin d’appartenir au minéral quand les océans grondent tout autour. C’est aussi pour ça que Kornélius est bien chez Ida. Parce qu’elle est bien chez elle. Et bien dans son corps, dont il admire la nudité depuis le lit où ils viennent de faire l’amour.
Ida est une femme à l’aise dans sa vie, et il est heureux d’en faire partie, d’une certaine façon. Dans le halo de la lumière de cette journée magnifique, pendant que tout le monde pique-nique, nue devant la fenêtre de sa cuisine, elle prépare le café. Il se dit qu’elle a le corps des femmes heureuses, sans vraiment comprendre ce que cela veut dire.» 

 

Le ressenti de Jean-Paul

 

Bonjour à toutes et à tous…

 

Je viens de terminer à l’instant Heimaey de Ian Manook.

Par où commencer ?

Par dire peut-être, que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt cet auteur incroyable !

Que malgré le fil rouge de son récit, un polar, un vrai, un dur, la beauté de ses textes m’a porté tout le long de son récit ?

 Il y a quelques jours je suis allé voir un spectacle immersif, où la vue et l’ouïe nous permettaient presque de ne faire qu’un avec l’artiste…

Ian Mannook réussit avec Heimaey le même prodige !

 J’ai vécu et respiré l’île d’Heimaey, terre de feu au milieu de l’océan pendant quelques heures… Pas seulement dues aux superbes descriptions qui m’ont faites rêver, les volcans, l’immensité de la neige et de la glace, la mer que l’on devine tout autour, les vagues qui se fracassent contre les falaises depuis des milliers d’années, mais aussi la force des ses personnages, forts, grands, puissants, semblant tout droits sortis d’un autre temps, afin de pouvoir subsister dans cet univers au climat hostile.

Ce qui m’a le impressionné aussi c’est le “krummasivur”. Ce chant viking venu du fond des âges, mélodies considérées comme des chansons folkloriques en hommage aux corbeaux, que j’ai écouté en boucle durant une grande partie de ma lecture. Le corbeau est associé à une grande intelligence et se produit dans la mythologie nordique, y compris sous la forme de Hugin et Munin (islandais Huginn et Muninn, pensée et mémoire), les compagnons d’Odin.

J’en connaissais certaines, du groupe “In Extremo“ par exemple, mais je n’avais pas fait le lien avec l’Histoire Islandaise… C’est absolument superbe !!!

 Je ne peux que vous conseiller de voyager avec Ian, dans l’espace et dans le temps à la recherche de Rebecca suite à sa disparition, dans un monde ou tout donne l’impression d’être au ralenti tant la “pression“ de la nature se fait présente…

Chaque pas, chaque décision est une lutte, une vraie décision à prendre contre ces forces vivantes où même les hurlements du vent nous racontent une histoire !

 Merci Ian, de m’avoir mené aussi loin…

Un grand merci aussi à Claire Lajonchère et Albin Michel pour leur gentillesse et leur confiance. 

NDLR : Pour en savoir plus vous pouvez vous rendre ICI

 

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Au cinquième étage de la faculté de droit – Christos Markogiannakis


Souvenez vous, il y a quelques jour nos Flingueuses Jumelles nous racontaient leur soirée spéciale Albin Michel avec Christos Markogiannakis.

Aujourd’hui elles nous offrent leur double chronique du polar de Christos Markogiannakis, Au 5ème Etage de la faculté de droit .

Aussi ce matin c’est Maud qui a débuté cette double chronique. Son retour est ICI

Cet après-midi c’est d’Oph qui nous fait part de son ressenti.

Allez c’est parti pour la seconde partie de la…

« Double Chronique« 


Le livre : Au 5e étage de la faculté de droit de Christos Markogiannakis. Traduit du grec par Anne-Laure Brisac. Paru le 28 mars 2018 aux Éditons Albin Michel dans la collection Thrillers.

4eme de couv : 

Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour. Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités. Markou trouvera-t-il la lumière ?

Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos

L’auteur : Christos Markogiannakis est né en 1980 à Héraklion. Il a étudié le droit et la criminologie à Athènes et à Paris et travaillé pendant plusieurs années comme avocat pénaliste. Auteur de romans policiers et d’installations mêlant l’art et le crime, ses « Criminarts », il réside actuellement à Paris. En 2017, il a publié un essai intitulé Scènes de crime au Louvre (éditions Le Passage) qui analyse la représentation du crime dans les tableaux du Louvre, et qui a reçu un très bon accueil critique. Au 5e étage de la faculté de droit est son premier roman traduit en français.
Citations:
Un léger soubresaut, plus brusque cette fois, et les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le département de criminologie 9où il avait passé quatre ans, entre son master et le début de son doctorat. Il s’avança dans le hall obscur et silencieux. Depuis qu’il fréquentait les lieux, c’était la première fois qu’il les voyait absolument déserts. Pas étonnant, les portes du campus sont fermées depuis au moins une heure, se rappela-t-il. Lui-même, quelques minutes plus tôt, avait traversé au pas de course l’enceinte de l’université et pénétré dans le bâtiment par l’entrée des professeurs située près de la loge du gardien, et non verrouillée comme chaque fois qu’il venait là pour quelque rendez-vous nocturne. Sauf que d’habitude, il croisait des gens, à la loge ou au rez-de-chaussée. Ce soir-là, personne.

Le Off de Oph

« Au cinquième étage de la faculté de droit » de Christos Markogiannakis aux Éditions Albin Michel, paru le 28 mars 2018.

Chronique d’un Cluedo façon Hercule Poirot au coeur de la faculté de droit d’Athènes.

C’est avec une écriture fluide, sans chichis et avec des touches d’humour savamment distillées, que Christos Markogiannakis nous entraîne au cœur d’une enquête qui rappelle les classiques. Du « crime de l’orient express », à « huit femmes » je n’ai pas cessé d’avoir cette impression tout au long de ma lecture.
Un semi huis-clos, un nombre de personnages réduit, un seul enquêteur, deux cadavres, des personnages qui ont tous un mobile pour commettre ces meurtres et nous voilà lancés dans une partie où plusieurs scénarios sont possibles. Mais lequel est le bon?

Si pendant les 66 premières pages, le genre « Cluedo » domine largement la narration, l’auteur intègre ensuite différents styles apportant du rythme à une lecture tout en suspens. De flash back en découvertes de pensées de certains protagonistes, ces changements évitent de donner un goût de « déjà vu » à son roman.

Il utilise le microcosme de la faculté pour dénoncer certains travers de la société et utilise largement les théories du sociologue Emile Durkheim qu’il illustre sans pour autant le citer (exception faite d’un passage):
« Selon Durkheim, une société a les criminels qu’elle mérite. Le sociologue considérait le crime non comme un phénomène notable et remarquable, mais comme un fait social naturel, une donnée inhérente à toute société, indépendamment du temps, de la structure ou de la culture. Partant de là, nous pouvons déduire que l’université en soi, et plus particulièrement le département de criminologie, dans toutes ses composantes humaines, constitue une microsociété et que des crimes peuvent fort bien se dérouler en son sein. Des crimes plus ou moins grave ».
D’autres théories de Durkheim sont sous-jacentes et en fil rouge tout au long du roman (la science, la morale…)

Un bon moment de lecture, même si j’ai trouvé la fin trop abrupte et manquant un peu de développement. Toutefois, un très gros point positif sur ce final qui, malgré les ressemblances évoqués précédemment, m’a surprise. Une question d’éthique et de morale que pose l’auteur une fois les meurtres élucidés, une question que je n’ai que très rarement lue… (ça c’est ma touche suspens).

Enfin, Christos nous livre des personnages qui m’ont vraiment fait penser à ceux de « huit femmes » ou du « cluedo », des personnalités marquées( je sais je me répète), des secrets inavouables, pas une construction psychologique dense certes mais juste ce qu’il faut pour se régaler de leurs individualités.
Je vous en citerai un en particulier, notre héros finalement, le Capitaine Christophoros Markou. Ce jeune policier, issu de la faculté dans laquelle se déroule l’action, a de nombreux points communs avec notre auteur: cursus de criminologie, prénoms proches… Serait-ce une façon pour Christos de vivre ,au travers son personnage, la carrière dans la police qu’il n’a pas choisi? Il faudra que je lui pose la question!
J’aurai d’ailleurs la joie de le faire le 14 septembre prochain.

Donc pas de coup de cœur pour moi mais un très bon moment de lecture et un suspens qui monte crescendo (moins de 24H pour le lire).

Si vous aimez les énigmes, les classiques du genre policier je vous conseille cette lecture rafraichissante, sans hémoglobine et sérial killer… Un pur roman policier.

Clin d’œil à Les lectures de Maud : je félicite également le Capitaine Christophoros 😉

Au 5ème Etage de la faculté de droit 


Souvenez vous, il y a quelques jour nos Flingueuses Jumelles nous racontaient leur soirée spéciale Albin Michel avec Christos Markogiannakis.

Aujourd’hui elles nous offrent leur double chronique du polar de Christos Markogiannakis, Au 5ème Etage de la faculté de droit .

Aussi ce matin c’est Maud qui débute cette double chronique. Cet après-midi ce sera au tout d’Oph de nous faire part de son ressenti.

Allez c’est parti pour la Double chronique


Le livre : Au 5ème Etage de la faculté de droit de Christos Markogiannakis. Traduit du grec par Anne-Laure Brisac.  Paru le 28 Mars 2018 aux Editions Albin Michel dans la collection Thriller. 19€90 ; (288 pages.) 16×23 cm

4ème de couverture :
Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour.
Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités.
Markou trouvera-t-il la lumière ?

L’auteur : Christos Markogiannakis est né en 1980 à Héraklion. Il a étudié le droit et la criminologie à Athènes et à Paris et travaillé pendant plusieurs années comme avocat pénaliste. Il est auteur de romans policiers et d’installations mêlant l’art et le crime, ses « Criminarts ». En 2017, il a publié un essai intitulé Scènes de crime au Louvre (éditions Le Passage) qui analyse la représentation du crime dans les tableaux du Louvre, et qui a reçu un très bon accueil critique. Au 5e étage de la faculté de droit est son premier roman traduit en français. Puisant dans sa propre expérience, Christos Markogiannakis, diplômé de criminologie et de droit, auteur d’un essai remarqué, Scènes de crime au Louvre, signe un brillant premier polar qui dévoile la personnalité atypique du capitaine Markou, empêcheur de tourner en rond dans une Grèce au bord du chaos.
Extraits :
« Je suis perdue. Tu me diras , c’est normal, ce n’est pas mon job, je ne suis pas flic, mais putain, j’ai lu des dizaines de livres sur la nature humaine et le crime, j’ai dévoré des bibliothèques entières de polars, ça devrait bien servir à quelque chose, non ?»

Les Lectures de Maud :

Au 5ème Etage de la faculté de droit de @Christos Markogiannakis


Nous voici plongés au cœur d’une enquête palpitante ayant pour décor la faculté de droits d’Athènes. Deux victimes : un professeur, un étudiant. Quel lien existe-t-il entre elles ? Le capitaine Christophoros Markou va enquêter au milieu de ses anciens professeurs dans un endroit qu’il connait parfaitement pour l’avoir lui-même fréquenté quelques années auparavant.
Tout le dilemme est là pour le policier, il connait les suspects et les victimes. Comment va-t-il réussir à mener son enquête en mettant de côté ses connaissances des personnes ? Au fur et à mesure des interrogatoires, des rencontres, il va s’avérer que tous avaient un mobile…Va-t-il réussir à conserver sa neutralité et ne pas se laisser emporter par ses affinités ? Qui est le véritable coupable ? Et pourquoi ?
L’auteur signe ici, un magnifique livre, de nombreux rebondissements, avec un nombre de personnages restreints, le lecteur a l’impression que le coupable va rapidement être débusqué ; et pourtant tout le talent réside dans le fait qu’au fur et à mesure de la lecture, plus de doutes émergent que de solutions. Un plume très agréable et dynamique, un rythme en alternance qui permet au lecteur de souffler et de s’interroger aussi. En effet, on ne peut s’empêcher de se poser des questions. Quelques mots sur la fin : magistrale, un véritable coup de théâtre, totalement inattendus tant le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages. Je suis restée sans voix, totalement estomaquée. Mais je vous laisse découvrir par vous-même et vous souhaite un excellent moment de lecture !!!!

« Je félicite Christophoros Markou pour son enquête » (ceux qui ont lu le livre comprendront l’allusion) et j’espère le retrouver bientôt dans de nouvelles aventures !!!

Je remercie les @Éditions Albin Michel pour leur confiance et suis ravie de rencontrer l’auteur le 14 Septembre 2018. Je profite de mes publications pour faire un clin d’œil à la Grèce

Soirée Christos : deux flingueuses en goguette


Ce vendredi 14 septembre, Maud et Ophélie ont fait un petit voyage en Grèce afin de rencontrer Christos Markogiannakis, auteur de au 5ème étage de la faculté de droit paru en mars 2018 aux éditions Albin Michel.

Récit d’une soirée dépaysante!

« RATP airlines vous remercie de votre confiance et vous souhaite un bon voyage chez Etsi! »

Comment ça RATP Airlines?? Eh bien oui, c’est sans quitter Paris que nous avons embarqué pour un voyage à Athènes, le temps d’une soirée organisée par les éditions Albin Michel. A l’honneur ce soir là : Christos Markogiannakis. Auteur grec, Christos vit en France depuis 7 ans, à Paris, qu’il considère dorénavant comme son « sweet home » (dixit Christos lui-même).

Le lieu de la rencontre: Etsi. Situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris, Etsi est un restaurant dirigé par une jeune chef grecque, Mikaela Liaroutsous. Dépaysement des papilles garanti!

A notre arrivée, nous retrouvons donc Christos, ainsi que Mikaël représentant les éditions Albin Michel, et Céline, une lectrice passionnée. Les premiers contacts sont fluides, Christos est aussi ravi que nous de cette rencontre qui se fera en petit comité. A peine installés dans le restaurant, nous levons nos verres à cette rencontre « ygeia mas » (santé). C’est sans doute ce toast qui fait arriver le dernier participant, David. Autre lecteur, mais aussi un amoureux de la Grèce dont il nous décrira les magnifiques paysages.

Nous sommes donc six convives autour de cette table. Une table qui sera le témoin de nos découvertes gustatives, de nos échanges riches et parfois secrets… Une table qui pendant quelques heures, sera notre bulle hors du temps.

Nous avons échangé sur le livre de Christos bien sûr. Ce livre paru en Grèce il y a plusieurs années grâce à un coup de pouce du destin, a été édité en France également par une intervention du mystérieux monsieur « Hasard ». Et si on vous racontait cette histoire….

Christos, après des études de droit, devient avocat pénaliste dans un cabinet familial. Il aime lire mais aussi écrire. Il se lance donc dans l’écriture d’un roman qu’il gardera enfermé dans son tiroir…. Enfermé jusqu’au jour où il le fait lire à un ami auteur, juste pour avoir son avis. Quelques jours après lui avoir remis le manuscrit, Christos reçoit un appel: « mon éditeur veut te publier »… Et c’est ainsi que paraît « au 5ème étage de la faculté de droit », en Grèce.

Christos décide ensuite de raccrocher la robe noire, il ne veut plus être avocat, ce n’est pas ce qu’il veut faire de sa vie. Il quitte Athènes et s’installe à Paris.

Quelques années plus tard, un de ses amis (dont nous garderons le secret de l’identité), lui propose de soumettre son roman à son éditeur : Albin Michel. Et c’est ainsi que sort en France ce roman qui était initialement destiné à mourir au fond du tiroir d’un jeune avocat. Comme quoi monsieur « Hasard » peut donner de sacré coups de pouces au destin!

Agatha Christie, les classiques du roman noir, Christos a été bercé par ces auteurs qui ont influencé son style CluedoPoirotesque (Oph aime inventer des mots 😉) . Des influences de Christos à la littérature noire mais aussi la blanche, nous voici partis à échanger tous les six comme des amis! De rires en confidences, d’anecdotes en secrets échangés, de Durkheim à la gastronomie la soirée est passée à une vitesse folle.

Nous pourrions passer des heures à vous raconter nos impressions sur cette soirée magique, mais nous savons que vous êtes plutôt friands de confidences alors laissez nous vous chuchoter au creux de l’oreille….

Christos n’a jamais voulu être policier comme nous pouvons l’imaginer à la lecture de son roman. Bien que son personnage principal, Christophoros, ait le même parcours universitaire et un prénom aux consonances proches; point de transfert… D’ailleurs c’est le premier mort du roman qui aurait dû porter ce prénom avant que Christos ne fasse un autre choix.

Chacun des professeurs décrit par notre auteur est un professeur qui existe réellement au département de criminologie d’Athènes, et quelques uns lui en veulent tellement qu’ils ne lui adressent plus la parole! Si vous n’avez pas encore lu Au 5ème étage de la faculté de droit, cette information donnera une autre saveur à votre lecture (oui oui Christos a trouvé le moyen de faire ce que dont avons tous rêvé de faire un jour: nous venger de nos professeurs).

Christophoros n’en n’a pas terminé avec ces lecteurs français, il reviendra en France en 2019 et cette fois, avant même de retrouver ses fans grecs!

Il faut tout de même que nous vous disions aussi que Christos a écrit une premier œuvre Scène de crimes au Louvre (éditions Le Passage) où il analyse l’Art avec les principes de la criminologie, se figurant les tableaux comme des scènes de crime à analyser: qui sont les victimes, qui sont les coupables? Un concept original qui mêle l’amour de l’art et de la criminologie. Un concept si original qu’après le succès de ce premier opus, Christos a réitéré. Le 11 octobre prochain, sortira Scènes de crime à Orsay (éditions Le Passage).

Il est difficile de vous en dire davantage sur cette soirée, toutefois si vous fréquentez les salons du livre, et que vous y croisez Christos, n’hésitez pas à aller échanger quelques mots avec lui. Pas de barrière de la langue puisqu’il parle très bien français. D’une grande gentillesse, Christos est généreux dans ce qu’il donne quand il échange.

Il est temps de ranger nos souvenirs de cette soirée et de lever nos verres d’Ouzo à votre santé!
ygeia mas

 

L’unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen


unitéLe livre: L’unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen. Parution le 03 septembre 2018 aux éditions Albin Michel. 22€90 ; (640 p.) ; 22,5×15,5

 

4ème de couverture:
L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Jussi_Adler-Olsen_389962xL’auteur: Jussi Adler-Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen est un écrivain danois. Il est né le 2 août 1950 à Copenhague. Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.
Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d’occasion, monte une maison d’édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.
Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s’est spécialisé dans une série de romans policiers. Il connaît un succès sans précédent avec Département V, sa série best-seller.
Cette série a été récompensée par les prix scandinaves les plus prestigieux : le Prix de la Clé de Verre du meilleur thriller scandinave, le Prix des Lauriers d’Or des Libraires et le Prix des Lecteurs du meilleur livre danois.
En France, Miséricorde a été récompensé par le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2012 et le Prix des lecteurs du Livre de Poche 2013.
Son roman « Délivrance » (2013) a déjà reçu le Prix du meilleur Thriller scandinave ainsi que le Prix des libraires Danois.
Les deux premiers tomes de « Département V » ont été adaptés au cinéma au Danemark.
La série est traduite ou en cours de traduction dans plus de 40 pays, et s’est déjà vendue à plus de 10 millions d’exemplaires dans le monde.
Extrait:
« Ce travail avait été éprouvant pour le groupe d’inspection. Y compris quand il s’était agi de patients normaux souffrant seulement de blessures physiques. Le mépris des nazis pour les faibles n’avait même pas épargné leurs propres hommes. Il n’était pas rare de voir des patients nazis dont l’alimentation avait été si pauvre en graisses pendant les derniers mois de la guerre que leur système nerveux en était durablement affecté. Parmi tous les hôpitaux militaires qu’ils avaient visités, seuls quelques-uns, dans le sud de l’Allemagne et à Berlin, avaient été jugés de qualité acceptable. Les autres étaient une véritable misère. »

 

Le OFF de Oph

L’unité Alphabet, de Jussi Adler-Olsen

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Surprenant… Une plongée dans les méandres de la mémoire… A une époque où l’homme était prêt à tout pour survivre, qu’auriez-vous fait à leur place?

Haine, trahisons, amitié, amour, meurtres… Il y a tout ça dans « l’unité alphabet ».

Ce roman de Jussi Adler-Olsen est en fait son premier roman. Paru en 1997 au Danemark, c’est Albin Michel qui nous le fait découvrir aujourd’hui.

J’ai évidemment beaucoup entendu parlé de l’auteur, pour autant je ne l’avais encore jamais lu. C’est donc une totale découverte pour moi et je n’avais aucun a priori.

Ce pavé de 640 pages et composé de deux parties. Si la deuxième m’a transportée, je me suis ennuyée pendant la première. Beaucoup de descriptions et peu de rythme, j’ai eu peur de le lâcher, mais certains sujets m’ont convaincus de m’accrocher, et grand bien m’en a pris.Ma lecture achevée je ne regrette pas de ne pas avoir abandonné. La première partie est essentielle pour la mise en place du décorum et pour faire connaissance avec les personnages multiples qui évoluent au cœur d’une intrigue qui mêle le passé et le présent dans une valse à trois temps…

Quand l’avion de Brian et James s’écrase en Allemagne, les deux anglais n’ont pas d’autre choix, pour survivre, que de se faire passer pour des malades allemands. Leur parcours nous permet de faire connaissance avec ces deux personnages forts, liés par une amitié qui remonte à l’enfance. C’est également pour l’auteur l’occasion d’évoquer l’euthanasie thérapeutique, courante sous le régime nazi, de sombrer au cœur de la folie d’un système mais également de la folie des hommes.. Jussi Adler-Olsen prend le temps de nous présenter les acteurs de ce thriller dont le rythme va monter crescendo à compter de la deuxième partie.

Les sujets évoqués sont nombreux, entre la folie, la haine, l’amitié, l’espoir, l’euthanasie… mais pas au service de l’intrigue comme c’est souvent le cas dans un thriller, mais davantage au bénéfice des personnages qui s’étoffent, qui prennent en consistance pour notre plus grand plaisir de lecteurs.D’ailleurs l’unité alphabet ce n’est pas un thriller « classique » avec une intrigue centrale et la résolution d’une enquête ou d’un meurtre!L’unité alphabet est un thriller dont les personnages sont l’intrigue.Qui sont-ils vraiment? que cherchent-ils? Que cachent-ils?Jusqu’où iront-ils?

Après des débuts chaotiques je me suis laissée transportée par la deuxième partie du roman qui s’est révélée passionnante de revirements, de rebondissements, et pourvoyeuse de sentiments contradictoires.

Un roman qui m’a donné envie de découvrir les autres roman de Jussi Adler-Olsen, de lire l’évolution de son style et me délecter encore de ses personnages.

Rencontre avec Anne Mette Hancock par nos envoyés spéciaux, Oph et Jean-Paul


Reportage au cœur de la soirée « Fleur de Cadavre » de Anne Mette Hancock, un évènement organisé par les Editions Albin Michel.

 

Le 04 juillet 2018, se tenait à la maison du Danemark, une soirée en l’honneur d’Anne Mette Hancok, nouvelle reine et révélation 2017 du polar danois. Pour cette occasion, Geneviève avait dépêché sur place ses deux reporters parisiens Ophélie et Jean-Paul, représentants du Collectif Polar, aidés de Maud qui s’était proposée pour leur donner un coup de main si besoin était.

Au menu de l’événement : conférence, temps d’échange et dîner au Flora Danica.

Sur place, nos envoyés spéciaux en ont pris plein les yeux et les oreilles et c’est avec une joie non dissimulée qu’ils vous racontent par le menu, cette soirée.

Nous nous sommes retrouvés au Flora Danica, vers 18h15 afin de nous “préparer”,  de mettre à jour “nos fiches”, ne pas oublier nos badges de presse, mais surtout pour nous désaltérer, il faisait vraiment très chaud ce soir là !

Très vite nous avons reçu un message de Claire Lajonchière, nous invitant à nous rendre directement en salle de conférence (climatisée, pour notre plus grand bonheur).

Accueillis par l’équipe d’Albin Michel, nous avons eu la joie et la surprise de voir arriver notre David Smadja (blog C’est Contagieux), tout aussi surpris que nous ! Ils savent ménager le suspens chez Albin !

Anne Mette Hancock, son éditrice et Pascale Frey journaliste du magazine “ELLE” se sont installées et nous n’avons pu que constater que l’assemblée avait retenu son souffle. Outre son talent indéniable, Anne Mette dispose d’une aura et d’un charisme qui a immédiatement charmé l’auditoire. Le seul à avoir été capable de prendre des notes, à une vitesse vertigineuse sur son smartphone, au cours de la conférence c’est David. Nous concernant nous avons été à l’écoute, incapable de prendre des notes et essayant de deviner entre les réponses d’Anne Mette les raisons de son nouveau succès fulgurant !

A l’issue de la conférence, place aux questions-réponses avec l’assemblée. Anne Mette attendait nos questions sans donner le moindre signe d’angoisse et ne s’est jamais départie du sourire qui illuminait son visage. Nous ressentions son émotion et sa joie d’être avec nous ce soir.

Il est à préciser que la reine de la soirée s’est exprimée en français de manière remarquable tout au long de la soirée. Interpellée sur ce sujet, elle a expliqué qu’elle avait vécu une année dans le sud de la France pendant sa jeunesse, lors d’un repos sabbatique de ses parents, elle a cette occasion elle avait été scolarisée dans une école française. La jeune Anne Mette devient trilingue en quelques mois. Cette période en France lui a donné l’amour de notre pays. A partir de cette année là, elle a séjourné régulièrement dans notre belle Provence et a d’ailleurs fait découvrir notre pays à ses enfants.

En habituée de l’hexagone, elle a situé une partie importante de son premier roman sur notre sol, ce qui aura forcément un impact et pourra être perçu comme flatteur et agréable pour tout les futurs lecteurs. Était-ce un moyen s’attirer nos faveurs ? Très vite, nous nous sommes rendu à l’évidence, son attachement est sincère et profond.

Anne Mette est en son fort intérieur, le reflet de ce qu’elle dégage de l’extérieur. Gentillesse, émotion, passion sont les mots qui la caractérisent de plus avec un sourire sincère.

Après l’entretien, rafraîchissement au bar et échanges informels avec l’auteur. Nous en avons donc profité et vous livrons une partie de nos échanges :

Collectif Polar – Anne Mette quel effet cela te fait-il de te retrouver pour la première fois devant un public français qui est déjà sous ton charme ?

Anne Mette – C’est incroyable ! Je n’en reviens toujours pas… Tout est arrivé tellement vite.
Parfois j’ai besoin de me pincer pour voir si je ne rêve pas !

CP – Pourquoi ce choix d’avoir placer une grande partie de ton roman en France ?

AM – C’était une réelle envie. C’est en France, un matin que l’idée d’écrire un roman m’est venue à l’esprit en apercevant une femme qui me dévisageait au loin, même si cela a bien fait rire à ce moment mon compagnon. Je suis rentré et j’ai attaqué les premiers chapitres. Comme j’étais en congés, j’ai très vite arrêté d’écrire, mais dès mon arrivée au Danemark, je me suis donné des contraintes d’écritures et c’est avec un réel plaisir que j’ai vu mon roman se construire au fur et à mesure sous mes yeux.

CP – Dans ton roman tu évoques l’univers carcéral français. Comment t’es tu documenté sur le sujet?

AM – Sur internet. J’avais appris par un ami qu’il y avait une prison très connue à Fresnes. J’ai donc fait des recherches et même utilisé Googlestreet view pour avoir un regard sur le lieu et l’environnement.

CP – Pourquoi avoir choisi ce sujet pour ton roman ? (NDLR : nous ne dévoilerons pas le sujet en question pour ne pas gâcher votre plaisir à la lecture)

AM – Il fallait un sujet crédible. Il y a très peu de délinquance au Danemark et les homicides sont rares. Il n’existe pas de police « des crimes » partout dans le pays mais une seule qui va où on a besoin d’elle. En revanche « ça » (NDLR: l’infraction en question) c’est courant au Danemark.

 

 

Albin Michel a ensuite convié les lauréats du concours, journalistes, blogueurs et influençeurs à un dîner au Flora Danica, restaurant de spécialité danoise.

Le repas fût excellent et c’est d’ailleurs une table que nous vous recommandons vivement et plus encore si vous êtes amateurs de poisson.

Les échanges ont été nourris et nombreux. Une fois de plus, Anne Mette a fait preuve de générosité et de simplicité en circulant de tables en tables, sans compter son temps, discutant avec chacun des invités et ce pour notre plus grand plaisir.

Ainsi s’est achevée une soirée exceptionnelle et une rencontre privilégiée.

 

BONUS,

Les ressentis de nos reporters : 

 

Jean-Paul

J’ai vraiment passé un excellent moment avec Anne Mette, en compagnie de Maud, David, Ophé Lit, Aurélie, Sandrine, Claire et les autres. Moments exceptionnels, étant entouré de personnes exceptionnelles ! Anne Mette fera dorénavant partie des auteurs à suivre sans hésitation aucune.

Parce qu’elle écrit bien, parce qu’elle aime la France, mais surtout parce que c’est une belle personne…

Un grand merci aux Éditions Albin Michel, pour leur confiance et leur invitation.

Bisous à Geneviève sans qui tout cela n’aurait été possible.

 …………

Ophélie

Une soirée exceptionnelle. Tant sur le lieu que les personnes avec lesquelles j’ai pu échanger et notamment Anne Mette Hancock qui outre sa qualité d’auteur s’est révélée être une personne non seulement gentille mais humble, ce qui aurait pu ne pas être le cas après 16 semaines passées en tête des ventes au Danemark.

Anne Mette Hancock est, pour ma part, une réelle découverte et une auteur à suivre.

Partager ces moments avec mes amis Jean-Paul, Maud, David, n’a pas de prix.

J’ai été ravie également de rencontrer Sandrine (www.secretsdauteurs.com) et Claire (www.bepolar.fr); de retrouver Lamia (librairie Gibert Joseph dans le XVIIIe).

Un grand merci aux Éditions Albin Michel et tout particulièrement à Claire pour son accueil.

 

 

Et retrouvez les avis de nos reporters sur Fleur de Cadavre de Anne Mette Hancock

ICI le off de oph

Là le ressenti de Jean Paul

 

Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock


Le livre :Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 2 mai 2018 chez Albin Michel dans le collection Thrillers. 21€50 ;  (379 p.) ; 23 x 16 cm.
4e de couv :
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. »
Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel.
Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ?
Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.
L’auteur : Après des études d’histoire, Anne Mette Hancock se lance dans le journalisme. Cette Danoise est une grande consommatrice de thrillers américains, notamment de Michael Connelly, Harlan Coben, Gillian Flynn et John Grisham qui l’inspirent dans son travail d’écriture.Paru en 2017 au Danemark, Fleur de cadavre est resté en tête des meilleures ventes durant plus de 16 semaines.
Extrait :
Elles étaient inséparables depuis le jour de leur rencontre.
À dix ans, elles avaient fumé ensemble leur première cigarette, cachées dans les trous des haies de hêtres du parc de Kongens Have et, pendant tout le temps qu’avait duré leur scolarité, elles étaient tombées amoureuses des mêmes garçons à tour de rôle. L’une avait haï avec passion les ennemis de son amie, adoré sa famille avec encore plus de ferveur – et réciproquement –, et elles avaient pleuré l’une et l’autre (et pleuré, et pleuré) lorsque les parents d’Heloise avaient annoncé leur intention de divorcer, l’été entre leur CE1 et leur CE2.
« Nous deux, on ne divorcera jamais », avait déclaré Gerda ce jour-là. Elles se l’étaient juré et avaient mêlé leur sang pour entériner ce pacte. Vingt-sept ans plus tard, elles étaient encore là.

 

Le OFF de OPH

« Fleur de cadavre » de Anne Mette Hancock aux Éditions Albin Michel.

Premier roman de cette journaliste danoise, j’ai entamé ce polar en étant un peu sceptique. Je ne lis quasiment plus que des auteurs français et j’ai été très déçue des dernières traductions de romans étrangers. Du coup, je me suis lancée à tâtons dans cette lecture qui, finalement, m’a emportée.

La Fleur de cadavre ou Amorphophallus titanium est une fleur particulière à l’odeur de cadavre en putréfaction. Le roman d’Anne Mette est un roman particulier à l’odeur rance des mystères et des secrets, du vice, de la manipulation et du mensonge…

Dans ce thriller au rythme endiablé, Anne Mette nous présente Heloise, jeune journaliste danoise. Heloise… Du germanique « Hailwidis » qui signifie bois robuste. Et de la robustesse il lui en faut à Heloise Kardan.

Journaliste à Copenhague, elle reçoit des lettres d’une certaine Anna Kiel. Heloise n’a aucun lien avec cette femme qui a disparu après avoir égorgé un avocat de 37 ans.
Pourquoi elle?
Chaque lettre se termine de la même manière:
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne moi au moins par tes mots ma douce essence de ton être »…
En se lançant à la recherche de cette meurtrière Heloise rouvrira ,sans le savoir, les portes d’un passé qu’elle pensait définitivement fermées.

Le roman alterne chapitre longs et courts avec des cliffangher qui ,distillés habilement, poussent la tension narrative au point qu’il est difficile de lâcher la lecture.
Si l’intrigue se base sur un sujet connu (non je ne spoilerai pas), sa construction nous entraine de fausses pistes en mensonges, de secrets de famille en vérités inavouables, pour nous transporter vers une fin qui, bien qu’elle paraisse inéluctable, ne se déroule pas comme je l’avais imaginé et j’en suis ravie.

Les personnages sont remarquablement construit, si certains éveillent à leur endroit de la tendresse, d’autres se révèlent à vomir. Les émotions sont là sans pour autant déclencher un tsunami.

Anne Mette nous fait également découvrir le système judiciaire danois, les peines encourues et le traitement de la récidive.

« Fleur de cadavre » est un bon thriller, prenant et addictif. C’est un vrai bon moment de lecture et cela explique sans doute son succès au Danemark où il a déjà le statut de best-seller.

Mention particulière à Caroline Berg, la traductrice, qui a su conserver un style dynamique mais aussi l’âme du roman.

Fleur de cadavre – Anne Mette Hancock


Anne Mette Hancock - Fleur de cadavreLe livre : Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 2 mai 2018 chez Albin Michel dans le collection Thrillers. 21€50 ;  (379 p.) ; 23 x 16 cm.
4e de couv :
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. »
Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel.
Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ?
Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.
……………………
L’auteur : Après des études d’histoire, Anne Mette Hancock se lance dans le journalisme. Cette Danoise est une grande consommatrice de thrillers américains, notamment de Michael Connelly, Harlan Coben, Gillian Flynn et John Grisham qui l’inspirent dans son travail d’écriture.Paru en 2017 au Danemark, Fleur de cadavre est resté en tête des meilleures ventes durant plus de 16 semaines.
……………………
Extrait : 
“Héloise le vit d’abord de dos et se demanda si on ne l’avait pas fait entrer dans la mauvaise pièce. L’homme assis à la table métallique sous la lumière fluorescente du néon qui clignotait au-dessus de sa tête n’était pas son père.
C’était un frêle vieillard aux cheveux presque entièrement blancs, hormis quelques touffes grises aux tempes. Un vieil homme amaigri. Il était assis, les épaules tombantes et la tête basse, sa colonne vertébrale apparaissant nettement sous son T-shirt élimé, comme les pointes sur le dos d’un stégosaure.
Mais alors qu’elle avancait vers lui, l’image se transforma sous ses yeux comme ces œuvres d’art qu’on nomme anamorphose. Un objet qui ressemble à une chose vue sous un certain angle et qui se dissout et se transforme en autre chose lorsqu’on le regarde sous un angle différent. Cela ne pris que quelques secondes. L’homme leva ses yeux en l’entendant approcher. Leurs regards se croisèrent, et elle sut.”
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul 

Anne Mette Hancock – Fleur de cadavre

Fleur de cadavre Anne Mette

Fleur de cadavre” est le premier roman de Anne Mette Hancock, il a reçu le prix du meilleur roman policier danois 2017.

 Cela a tout de suite placé pour moi la barre de ce roman assez haut.

Étant régulièrement lecteur des romans de Stieg Larsson, Camilla Läckberg, Arnaldur Indridason, Henning Mankell ou Jo Nesbo, pour ne citer qu’eux, car j’aime vraiment beaucoup leur style d’écriture. J’ai reçu ce roman par le service de presse de Albin Michel et, il allait me falloir prendre le recul nécessaire pour pouvoir être le plus objectif possible sur ma chronique. J’ai entamé le roman dès que possible.

 J’ai retrouvé très vite le style limpide, vif et percutant, très particulier des auteurs danois. Cette ambiance pesante autour de sujets qui font froid dans le dos (je ne dévoilerai rien, par respect pour Anne Mette). Au début du roman j’ai eut un peu de mal à me connecter aux personnages, car si les protagonistes principaux eux sont très bien développés, les autres manquent un peu de relief pour moi et la traduction me semble même un peu simpliste parfois. Mais heureusement l’histoire est très bien construite, et malgré le fait que nous connaissions dès le début la coupable, Anna Kiel, nous ne savons pas quelles sont les raisons qui la poussent à agir de la sorte et c’est véritablement “LE” point fort du roman. Malgré le caractère intransigeant d’Anna dans sa quête de vengeance, j’ai quand même eut une certaine sympathie pour elle…

Petit à petit les éléments se mettent en place avec une approche de plus en plus intéressante : vengeances, monde politique, sa relation avec la police, pouvoir de l’argent, secrets de famille enfouis, les rapports familiaux de la journaliste Héloise Kardan, qui va devoir replonger dans les souvenirs de son passé…

Le mode d’écriture lui aussi a changé, dialogues mieux construits. Tous ces éléments m’ont permis d’entrer finalement dans le vif du roman et ce, jusqu’à son dénouement final surprenant et scabreux, l’amenant même vers une certaine finesse malgré un sujet grave.

 Comment Anna connaît-t-elle si bien Héloise, alors qu’elle est certaine de ne l’avoir jamais rencontrée ?

Pour le savoir vous aller devoir plonger au cœur de cette enquête violente parfois, malsaine souvent, aux cotés d’Eloise malgré toutes les pressions qu’elle subit.

 Belle découverte et prix du meilleur policier 2017 mérité !

Notre soirée cauchemardesque en compagnie de l’Ogre Patrick Bauwen


Notre soirée cauchemardesque en compagnie de l’Ogre Patrick Bauwen

Retour de chez l’ogre par deux flingueuses

Notre nuit cauchemardesque en compagnie de l’Ogre Patrick Bauwen.

By Ophélie et Jean Paul

Comme nous vous l’avions annoncé le 22 mai au soir, c’était le lancement officiel du dernier roman de Patrick Bauwen « La nuit de l’ogre » aux Éditions Albin Michel. 

La possibilité de voir un auteur autrement que dans un salon est vraiment un moment privilégié pour ceux qui l’ont déjà vécu.

Au programme : rencontre avec l’auteur et dégustation de cocktails « médicaux ».

Jean-Paul: C’était une grande première pour moi… J’attendais avec impatience depuis plusieurs jours. J’avais déjà fait plusieurs salons, mais là, c’était très différent. 

Oph: Je bouillais d’impatience aussi, autant pour revoir Patrick, que pour rencontrer enfin notre nouvelle flingueuse Jean-Paul, mais aussi les copains blogueurs !

Pas de stress, on prend son temps, on reconnait certains visages déjà rencontrés et le plaisir de discuter avec d’autres qui sont là pour les mêmes raison que nous !

Jean-Paul: Malgré ”quelques“ difficultés pour me rendre en temps et en heure au restaurant “Les Blouses Blanches”, gros embouteillages, pont de Gennevilliers en partie condamné, un gros orage et pluies diluviennes, inondations sur l’autoroute, manifestations, et toute une légion de policier et de CRS qui essayaient tant bien que mal de faire régner l’ordre… 

J’ai cru que le sort (l’ogre peut-être ?) s’acharnait sur moi !

Mais enfin au bout de trois heures, j’ai enfin aperçu le sourire et le regard pétillant d’Ophélie, qui m’attendait sous son parapluie avec deux de ses amies (Mylène, lectrice, et Maud de la page « les lectures de Maud »)… Après les présentations d’usages, nous sommes finalement entrés dans le repaire de l’Ogre, qui nous attendait pour cette soirée exceptionnelle…

Patrick Bauwen himself !

Oph: Le temps était aussi en mode « Nuit de l’Ogre », tu as raison! Mais braver les éléments déchainés est un moindre mal pour partager ce moment d’exception 😉

Jean-Paul: Que vous dire de Patrick ?

D’abord il est grand, très grand ! En même temps à coté de moi tout le monde à l’air grand !!!

Patrick donne toujours une impression de timidité, de ne pas être à sa place toujours un peu gêné. Je pense que c’est sa gentillesse qui se traduit de cette façon. 

Très à l’écoute des gens et toujours en train de rire… Il est adorable !

Oph: Là, je ne peux que confirmer, ta description est très juste. Patrick est toujours d’humeur joyeuse et il transpire la gentillesse par tous les pores. Non seulement c’est un auteur de talent et d’une grande modernité avec un style qui monte en puissance, mais en plus l’homme qu’il est, est foncièrement bon.

Les Éditions Albin Michel ont donc organisé cette rencontre qui permettait à des lecteurs de gagner une soirée avec l’un de leur auteur fétiche, ainsi qu’à différents blogueurs et chroniqueurs de passer un moment en bonne compagnie.

Jean-Paul: Malgré le coté un peu exigu des lieux, qui du coup favorisa (vous noterez l’emploi du passé simple, petite blague perso, elles se reconnaitront), favorisa disais-je, diverses rencontres…Notre hôte a tenu son rôle parfaitement, allant de tables en tables et se prêtant volontiers aux jeux des selfies, photos et diverses dédicaces.Tout d’abord en arrivant, j’ai été surpris/déçu qu’il n’y ai pas sur place, son dernier roman en vente pour dédicace, mais cela aurait donné un ton complètement différent à cette soirée, finalement c’était très bien comme ça.

Oph: Il est vrai que ce côté exigu, nous a un peu déstabilisé au départ. Difficile d’être proche de David (blog: C’est contagieux) ou de Delphine (Mes évasions livresques). Néanmoins nous nous sommes trouvés une petite place fort agréable et avons pu échanger entre nous, avec Patrick qui a pris le temps de nous dédicacer nos « épreuves non corrigées » qui deviennent ainsi des collectors, mais aussi avec l’équipe d’Albin Michel, avec qui notre porte flingue, Geneviève, échange régulièrement.

Nous nous sommes “soumis” à un interview en duo, fort sympathique de la part de l’équipe d’Albin Michel, qui a aussi fait des pieds et des mains sur l’organisation durant toute la soirée. Cette interview a, non seulement permis de donner nos avis sur Patrick et son œuvre, mais aussi de mettre en avant la particularité du Collectif Polar, son caractère participatif.

Imaginez un groupe de potes constitué d’une porte Flingue, exclusivement de “flingeuses” féminines et d’une “flingueuse” pas comme les autres, plus masculine !

Les images seront bientôt disponibles sur le site d’Albin Michel.

JP: Je ne sais pas pour les filles, je ne me permettrai pas de parler en leur nom (quoique je commence à les connaître, clin d’oeil ), mais moi je m’amuse bien ! 

J’ai l’impression d’avoir trouvé une famille comme moi, en total décalage, et se terme de “flingueuses”, commence à m’aller comme un gant, à défaut de m’aller comme une paire de chaussures rouges à talons !

Oph: Aaaah ! Les fameux talons rouges. Pour ceux qui auraient du mal à suivre, comme l’a dit JP, les flingueuses, plus qu’un collectif, c’est une famille. Nous échangeons quotidiennement et sur tous les sujets. L’une de nos discussions a porté, un jour, sur des escarpins rouges. Figurez-vous que JP est quasiment la seule flingueuse à ne pas en avoir, effronté

NDLR : La porte Flingue non plus n’en a pas.

Mais bref, fermons la parenthèse.

La soirée s’est poursuivie ainsi, mélange de discussions, d’échanges, de contacts et de nouvelles rencontres en croisant Patrick régulièrement, qui de son côté évoluait dans cette sorte de labyrinthe humain. C’est ce genre de réunion à dimension “humaine” qui favorise tout ça, en toute simplicité.

Nous avons vu des visages de lecteurs s’illuminer de joie, avons entendus des rires et des fous rires. C’était une soirée vraiment réussie, dans tous ses aspects.

Espérons que d’autres auteurs suivent cette idée…

La Terre des Morts – Jean-Christophe Grangé


Le livre: La Terre des Morts de Jean-Christophe Grangé. Paru le 02 mai 2018 aux éditions Albin Michel. 23,90 euros. 560 pages. 15,6 x 3 x 22,5 cm.

4ème de couverture:

Quand le commandant Corso est chargé d’enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
Il a tort : c’est d’un duel qu’il s’agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu’un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d’un flic peut totalement basculer, surtout quand il s’agit de la jouissance par le Mal.

L’auteur:  Né en 1961, Jean-Christophe Grangé vit à Paris. Grand reporter indépendant, il a collaboré à différentes agences de presse puis a co-fondé sa propre agence, L and G. Auteur de reportages d’aventures et de reportages scientifiques, il collabore avec la presse française et étrangère. Parmi ses reportages les plus importants, on compte Nomades (série de six reportages sur les derniers peuples nomades dans le monde) Les Seigneurs des îles (série sur les milliardaires qui ont choisi de vivre sur une île), Le Trésor de Prusse (découverte des partitions originales des plus grands musiciens allemands, cachées dans un monastère polonais par les Nazis) L’Homme bionique (plongée dans les systèmes informatiques intégrés au corps humain) ou encore Pharaons Noirs, retour vers le passé (premier reportage numérique qui reconstruit les mystérieuses pyramides de la civilisation koushite). Jean-Christophe Grangé est également scénariste pour le cinéma.
Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’adaptation. Chacune de ses sorties littéraires est attendue avec impatience par ses fans.

Extrait:
 » Corso ne savait pas ce qu’il était venu chercher mais il devait, d’une façon ou d’une autre, percer la face cachée de l’ex-taulard. Impossible qu’un tel destin n’accouche d’un bouffon carburant au champagne et aux mauvaises blagues. Sobieski s’était construit à coups de traumatismes, de défonce et de pulsions morbides- un tel parcours ne pouvait produire qu’un être complexe et dangereux. Un prédateur qui savait se battre et se camoufler… »

 

Le off de Oph:

La Terre des Morts – Jean-Christophe Grangé

J’étais un peu fâchée avec Mister Grangé. « Kaiken » et surtout « Le passager » (que je n’ai même pas terminé) m’avaient entraîné à demander le divorce d’avec cet auteur que pourtant j’adorais. Puis sont venus « Lontano » et « Congo Requiem » qui m’ont fait réviser mon jugement… Je retrouvais le Grangé que j’aimais.
Avec « La Terre des Morts », j’abandonne toute idée de divorce! Jean-Christophe Grangé est bien de retour, au sommet de son art.

« La Terre des Morts » est noir, dérangeant, déstabilisant, violent…

Quand Corso, flic torturé, est chargé de reprendre une enquête en cours sur la mort d’une strip-teaseuse, il ne s’attend pas à engager le duel de sa vie…

Jean-Christophe Grangé nous emmène avec lui dans le monde de la pornographie, du bondage, du SM, de la perversité, de nos désirs et des déviances sexuelles, mais aussi celui de l’art, avec de nombreuses références à des peintres torturés tel que Goya, personnage omniprésent dans l’intrigue. Toutefois attention, si « La Terre des Morts » reprend un sujet qui a fait palpiter les petites culottes d’un certain nombre de ménagères (vous voyez de quelle trilogie je parle), ici pas d’édulcorant, pas de fantasmes convenus. Du sexe brut, violent… La découverte d’un monde connu des seuls initiés.
Pour autant, je ne réduirais pas ce thriller à une visite guidée des dessous du sexe.

Corso passera par de multiples phases durant son enquête, phases qui permettent à l’auteur de développer des sujets tels que l’obsession, la haine, le divorce, la confiance, les rapports hommes-femmes:
« Catherine Bompart, quand elle parlait d’amour – ce qui bizarrement lui arrivait très souvent – disait: »Les hommes n’aiment que l’extérieur, les femmes ne sont intéressées que par l’intérieur. Nous aimons le fruit et sa saveur. Ils se contentent des épluchures. »
Il traite également d’autres sujets que je ne peux malheureusement pas évoquer sans risquer de spoiler et de gâcher votre plaisir.

Côté intrigue, l’auteur joue avec nous tout au long des 553 pages… Si un suspect nous est assez rapidement donné en pâture, le doute persiste. Il s’immisce dans nos têtes tel un serpent, il est le coupable parfait. Pourtant… Mais ce ne peut qu’être lui… Les montagnes russes des soupçons, certitudes… Pour un final inattendu. Aucun ennui, aucune rupture dans le rythme de ce thriller brûlant.

Un bémol toutefois, lié à mon côté professionnel je pense, le côté flic qui s’affranchit de toutes les règles en 2017… Si c’était possible dans les années 70, aujourd’hui…
Pour autant ça n’a pas gâché mon plaisir à la lecture, et Corso ne serait pas Corso sans ce côté excessif.

« La Terre des Morts » est un excellent thriller, qui pour moi, marque le retour de Grangé dans son style originel. Un thriller noir, violent, surprenant. Un roman qui nous tient tant en haleine qu’il est difficile de le lâcher avant le point final.