La danse du mal de Michel Benoît


la danse du malLe livre : La danse du mal de Michel Benoît. Paru le 1er mars 2017 chez Albin Michel dans la collection Thriller. 19€80 ; (331 p.) ; 21 x 14

4e de couv :

 

Au coeur du désert syrien, un manuscrit du Coran, datant du VIIe siècle, pourrait bouleverser l’équilibre du monde…

À Rome, ils sont trois moines qui étudient l’origine du christianisme et la naissance de l’islam. Quand Georges, catholique syriaque, disparaît, son ami le frère Nil s’engage dans un voyage périlleux au coeur du désert syrien pour retrouver un dangereux manuscrit du Coran.

Depuis son bureau de l’ancienne Inquisition, un prélat aussi discret que redoutable est décidé à s’en emparer pour lutter contre la poussée musulmane. Nil échappera-t-il aux djihadistes acharnés à détruire ce manuscrit ? À l’émissaire du Vatican lancé à ses trousses ? Sauvera-t-il Sarà, la belle Juive au passé ténébreux ?

Après Le Secret du treizième apôtre, best-seller mondial, Michel Benoît nous entraîne dans un thriller initiatique traversé par les fureurs de notre temps, le calvaire des chrétiens d’Orient et la recrudescence d’un messianisme devenu l’arme fatale de l’axe du Mal.

 

michel benoitL’auteur : Scientifique de formation, historien des religions, exégète, Michel Benoît est née en 1940.

Rédacteur en chef de France Bleu Berry

 

 

 

 

Extrait :
Le professeur Erwin était venu à Sanaa dans l’espoir d’y trouver des traces de la préhistoire du Coran. Il était convaincu que le texte sacré n’était pas tombé du ciel au creux de l’oreille de Muhammad, qu’il avait fallu plus d’un siècle pour l’écrire, et cherchait obstinément une preuve indiscutable. Jamais il n’en parlait à ses étudiants mais lorsque Marwan était devenu son assistant, mis en confiance par son enthousiasme, il l’avait étroitement associé à sa recherche. Quand il avait obtenu la direction d’un chantier archéologique dans la plus ancienne mosquée de Sanaa, malgré le danger il lui avait demandé de l’accompagner. Construite selon la légende du vivant de Muhammad, cette mosquée n’avait jamais été fouillée à fond.
Il passa un long moment à relever son plan. C’était une vaste pièce rectangulaire, sans autre ornement qu’une niche taillée dans le mur du fond, flanquée de deux colonnettes grossièrement sculptées. Brandissant sa boussole, il appela Marwan.
– Tu sais que chaque mosquée comporte une niche, la quibla, qui indique la direction vers laquelle les croyants se tournent pour la prière. Regarde celle-ci : elle n’est pas orientée vers La Mecque comme il se doit, mais quelques degrés plus à l’est, vers Jérusalem.
– Ce qui veut dire…
– Ce qui veut dire qu’avant d’être une mosquée, ce bâtiment était une synagogue juive ou judéo-chrétienne !

 

Le post-it de Ge votre bibliothécaire

Vatican, juin 2013. Trois moines, un Français, un Américain et un Syro-Libanais appartenant secrètement à la communauté nazoréenne, orientent leurs recherches théologiques sur les origines du Coran, inquiétant la hiérarchie religieuse. Le troisième, rappelé à son monastère dans une Syrie dévastée par l’organisation Etat islamique, disparaît bientôt. Son collègue français part à sa recherche

Meurtres, mensonges, manipulations… des coulisses du Vatican aux confins du désert syrien, de la communauté nazoréenne au fondamentaliste de l’Etat Islamiste, vous allez rentrer dans un fascinant thriller religieux . Michel Benoît, spécialiste des origines du christianisme, nous entraîne dans une relecture passionnante des fondements de notre civilisation. Un polar érudit époustouflant à l’allure de chorégraphies terrifiantes. GVL

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Les maraudeurs de Tom Cooper


 

tc Le livre : Les maraudeurs  de Tom Cooper. Traduit de l’américain par Pierre Demarty. Paru le 4 mai 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique. .  22€ ;  (398 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les Maraudeurs

À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…

Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l’atmosphère du bayou et l’attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.

« Un premier roman aussi brillant que palpitant. »
Donald Ray Pollock

 

tcL’auteur :  Tom Cooper s’est fait connaître par ses nouvelles, publiées dans de nombreux magazines littéraires, qui lui ont valu d’être nominé à quatre reprises pour le prestigieux Pushcart Prize. Les Maraudeurs, son premier roman, a été largement salué par la presse américaine et sera prochainement adapté à la télévision par les producteurs deBreaking Bad. Il vit et enseigne à La Nouvelle-Orléans.
Extrait : 
Grimes pénétra dans le bungalow et regarda autour de lui, avisant les serpentins de papier tue-mouche au plafond, le canapé déplumé en peau de ragondin, les trous dans les murs colmatés avec des boîtes de sardine aplaties et des morceau de carton. Encore cinq heures avant la tombée de la nuit, se disait-il. S’il expédiait la visite, il aurait le temps d’aller frapper à dix ou douze autres portes. (…)
Le vieil homme se frotta le menton, examina la paperasse avec un air d’intense concentration. Grimes n’était pas sûr que ce vieux péquennot comprenne un traître mot ce qui était écrit. « Et vous êtes pas du gouvernement », dit-il.
Grimes secoua la tête.
« Mille dollars comme ça, pour rien.
-Eh bien, votre communauté a souffert. Nous avons à coeur de tenir nos promesses. Aider la communauté à se reconstruire.
-Faut que j’aille pisser », dit le vieux en se levant avec une agilité surprenante, faisant craquer ses genoux. (…)
Les pensées de Grimes continuaient de jouer au yoyo quand le vieux revint dans la cuisine, des plumes de paon plantées dans les cheveux comme une coiffure indienne ratée. Marmonnant de manière incompréhensible, roulant des yeux comme une truie égorgée, il tenait à la main un verre rempli à ras bord d’un liquide ambré qui ressemblait à du jus de pomme.
Grimes entreprit de se lever, la bouche entrouverte, ne sacahnt que penser. « Mr Baker, dit-il.
Putain! éructa le vieux en français. Va niquer ta mère!
– Mr Bakker », dit Grimes en regardant tour à tour le verre et le visage du vieux.
Celui-ci projeta alors son bras en avant et vida le contenu de son verre sur son visiteur. De la pisse. Grimes le sut tout de suite, à l’odeur. Il poussa un cri étranglé et bondit sur ses pieds. Sa chaise bascula en arrière et tomba au sol.
« Qu’est-ce que c’est? dit-il, le visage luisant. Putain, mais c’est de la pisse?
Va niquer ta mère!
-Espèce de taré!
Ta gueule! » (…) 

 

Petit résumé et avis

Dans un coin perdu de Louisane La Jeanette, petite ville  dévastée par l’ouragan Katrina puis par une marée noire dans le golfe du Mexique. Gus Lindquist, pêcheur amputé d’un bras accro à l’alcool et aux antidouleurs, arpente les marais à la recherche du trésor du célèbre corsaire Jean Lafitte, sans que personne le prenne au sérieux. Autour de lui gravite une série de personnages rocambolesques. Une bande de Pieds nicklés tous plus attachants les uns que les autres.

Dans ce premier roman, on va donc suivre les aventures de ces Pieds nicklés en Louisiane. Une Louisiane dévasté où le commun des mortel a vu disparaître le monde qu’il connaissait. Certains ont même tous perdu ou plus rien à perdre.

Dans ce premier roman, avec son humour noir et féroce, Tom Cooper nous décrit un monde en déliquescence .Un monde en sursis où chacun se bat  avec ses propres armes quand la pauvreté et la misère est votre seul quotidien.

Pour autant si l’histoire peut paraître sombre et désespérée, le ton de l’auteur lui est rayonnant. On sourit souvent à la lecture de ce titre. On rit aussi. Il faut dire que le duo Lindquist et Wess est irrésistible. Et accompagner ces héros pardon ces losers dans leurs galères et leurs petits trafiques est parfois jubilatoire.

Un vrai belle découverte que ses Maraudeurs. Et si Tom Cooper était la nouvelle révélations de la littérature américaine.

« Toc toc toc! – Qui est là? -Ricky. – Ricky qui? – Mais non, t’inquiète, elle est pas si petite que ça! ».

Lire le début Ici de :Les Maraudeurs

Le coma des mortels de Maxime Chattam : une lecture bicéphale : partie 2


Nous avons lu, Emilie et moi, au printemps dernier sans nous concerter, à quelques semaines intervalle…

 Le coma des mortels de Maxime Chattam .

Du coup je vous propose de découvrir deux avis différents sur cette lecture commune involontaire.

Voici donc mon petit post-it

Le livre : Le coma des mortels de Maxime Chattam. Paru le 1er juin 2016 chez Albin Michel.  21€90 ; (388 p.) ; 21 x 15 cm

4’e de couv : 

Qui est Pierre ?
Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ?
Un affabulateur ?
Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui. Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… Un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.

Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

« Avec un humour grinçant et un ton nouveau (…) Maxime Chattam tricote une intrigue où l’amour et la mort se côtoient, et où la vérité se dissimule. »
Corinne Calmet – Télé Loisirs

 L’auteur :  Maxime Chattam est né à Herblay, Val-d’Oise , le 19 février1976. Enfin presque parce que Maxime Chattam et Maxime Williams sont des pseudonymes de Maxime Guy Sylvain Drouot, et c’est ce Maxime là qui est née en France.Au cours de son enfance, il fait de fréquents séjours aux États-Unis: sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon, ville qui lui inspirera son premier roman.
Rêvant d’abord d’être comédien, il suit le Cours Simon, devient figurant dans un spectacle de Robert Hossein et joue dans plusieurs téléfilms.

Il fait plusieurs petits boulots pendant plus de deux ans et reprend ses études de Lettres modernes. Il écrit « Le cinquième règne » à cette époque puis fin 1999, devient vendeur de romans policiers à la FNAC. « Le Cinquième règne » est publié bien plus tard, en 2003, sous le pseudonyme de Maxime Williams.

Il suit une formation en criminologie pendant un an à l’Université de Saint-Denis. Durant cette année, il apprend les rudiments de la psychologie criminelle, de la police technique et scientifique et de la médecine légale

Toujours libraire, il consacre ses week-ends à son projet de thriller. Il rédige « L’âme du mal » en 2001, qui est publié l’année suivante chez Michel Lafon. Signé du pseudonyme de « Chattam », en référence à une petite ville de Louisiane, le livre crée la surprise et conquiert rapidement un public. Ce roman devient le premier volet de la « Trilogie du mal, » suivi de « In Tenebris » (2003) et « Maléfices » (2004).

Marié à l’animatrice Faustine Bollaert depuis 2012, il est père d’une fille née en 2013 et d’un garçon né en 2015.

Extrait :
Vérité. Voilà un mot que j’ai longtemps regardé avec appréhension. La vérité dans nos rapports humains. Entre amis, membres de la même famille, au boulot.
La vérité dans le couple. Probablement la plus flippante.
Deux semaines avant de quitter mon univers cosy de trentenaire pour cette île perdue, j’ai découvert que mon amour avait été répandu sur les murs de mon appartement, étalé sans pudeur, avec rage.
J’ai été trahi. Sali. Vidé de l’intérieur. Enfin elle surtout.
Imaginez votre pire cauchemar, boostez-le aux amphétamines, ça n’est encore rien à côté de ce qu’on ressent dans ces moments-là.
Ma vie a basculé, une fois encore.
Mais pour que vous compreniez bien ce grand huit émotionnel, je dois vous dire un peu qui je suis.
Avant de devenir William au paradis, j’ai été Pierre au purgatoire.
J’habite Paris. Mais ça pourrait être Londres, New York ou Barcelone, peu importe. Ce qui compte c’est que ma vie a totalement changé il y a près d’un an.

Le post-it de Geneviève

Il y a fort longtemps que je ne lis plus de Chattam. Si j’ai beaucoup suivi cet auteur à ces débuts, si j’ai encouragé mes lecteurs à le lire, mes collègues à l’acheter  dans leur bibliothèque pour leurs propres lecteurs, aujourd’hui Maxime Chattam c’est nos lecteurs qui nous le réclament !

Aussi il y a un peu près un an sortait ce titre et j’y prêtais guère d’attention jusqu’à ce que je lise la chronique qu’en a fait mon ami Yvan. D’ailleurs vous trouverez ICI sa Chronique sur Le coma des mortels.

Et  voilà je l’ai enfin lu grâce à lui ou à cause, je ne sais pas bien !
Oui à cause de ce qu’ilu m’en avais dit  aussi!
Un Chattam différent des Chattam précédents.
Et bien je confirme. ce titre n’est pas du tout représentatif de l’oeuvre de Chattam.

Si je l’avais lu à l’aveugle jamais je n’aurai su dire qu’il était de la plume de cet auteur. Rien ici n’y fait penser. J’ai été bluffée. Et plutôt agréablement surprise. Oui !

Si l’auteur a souhaité sortir de ses zones de conforts et sécurités habituelles, il a réussi son pari. En plus il est plutôt culoté car c’est certain qu’il a dérouté bon nombres de ses fans habituels avec l’histoire de ce Pierre.

Pierre est un petit employé de bureaux malheureux qui a tout plaqué pour venir travailler au zoo de Vincennes. Malheureusement, tous ceux qu’il côtoie meurent les uns après les autres et aucun de façon naturelle. Cela ne l’empêche pas de rencontrer des personnages aussi étranges et fascinants que lui.

Mais allez lire la fabuleuse chronique d’Yvan, il en parle beaucoup mieux que moi !

Pour ma part j’ai bien aimé cette lecture différente de mes lectures habituelles. Et pourtant c’est du Chattam, allez comprendre !

 

Et vous pouvez retrouver l’avis d’Emilie ICI

Le coma des mortels de Maxime Chattam : une lecture bicéphale : partie 1


Nous avons lu, Emilie et moi, au printemps dernier sans nous concerter, à quelques semaines intervalle…

 Le coma des mortels de Maxime Chattam .

Du coup je vous propose de découvrir deux avis différents sur cette lecture commune involontaire.

Voilà celle d’Emilie

 

Le livre : Le coma des mortels de Maxime Chattam

4’e de couv : 

Qui est Pierre ?
Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ?
Un affabulateur ?
Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui. Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… Un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.

Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Emilie délivre son avis

**LE COMA DES MORTELS de Maxime Chattam **

 

Je ne sais pas quoi penser de ce livre…
J’ai aimé certains passages, d’autres non. J’ai aimé la description des sentiments mais pas celle, minimaliste, des meurtres et la soit-disant manière différente de les raconter. Je n’ai pas vu les retours en arrière à part à travers le décompte des chapitres.
Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage principal, ni aux autres d’ailleurs. 
Je n’ai pas vraiment compris la fin, pas vraiment été convaincue par certains aspects du dénouement.
De plus, il y a des passages plein de moqueries, de condescendance voire de méchanceté gratuite et de jugement. Ce ne sont pas des moments de lecture agréables.
Ce livre n’est, pour moi, pas à la hauteur de ce que peut faire l’auteur et encore moins à la hauteur du résumé qui m’avait vraiment plu. Ce résumé qui m’avait convaincue de découvrir enfin cet auteur.
Je ne vais pas dire qu’il ne faut pas le lire. Ceci n’est que mon avis personnel. D’autres personnes peuvent tout à fait le percevoir et le comprendre autrement. Je reste tout de même sceptique, perplexe face à cette histoire…

Merci aux éditions Albin Michel pour leur confiance.

A suivre donc ! …

Sinon mon avis sur le coma des mortels c’est ICI

22/11/63 de Stephen King : Une lecture bicéphale, chapitre 2


22/11/63 de Stephen King : Une lecture bicéphale.

Avec mon ami Frédérique nous vous proposons une lecture commune.

Et oui nous avons osé. Et sur un des grand titre de Stephen King encore.

Aussi, aujourd’hui et demain nous partagerons avec vous nos deux avis.

Hier c’était Frédérique qui ouvre le bal !

Aujourd’hui j’essaie moi aussi de vous faire danser !

Le livre: : 22/11/63 de Stephen King. Paru le 27 février 2013 chez Albin Michel. 25,90€; (936 p.) ; 24 x 16 cm.

4e de couv :

Extra

Samedi, 23 novembre 1963

Dallas : JFK et Jackie, sains et saufs.

Moment de panique au cours d’une visite à Dallas.

Page 3

Les américains ont eu très peur

Dallas (envoyé spécial) La ville a rarement vécu un choc d’une telle ampleur ! Alors que le retenti, semant la panique.

Les gens ne cachaient pas leur soulagement : « Quand je pense à ce qui aurait pu se passer, j’en tremble encore. L’assassinat du président aurait marqué d’une tâche .

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

« L’oeuvre d’un génie ! »Time Magazine

« Un véritable magicien du roman… Une des plus formidables histoires de voyage dans le temps depuis H.G. Wells. »New York Times

« Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King. »Miami Herald

 

L’auteur : Stephen King est né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine Auteur de plus de cinquante romans et deux cents nouvelles, couronné par de nombreux prix prestigieux, Stephen King est un mythe vivant de la littérature américaine, le maître absolu du fantastique et du suspense

L’avis de Geneviève:

Vous avez lu la quatrième de couverture ? Et bien tout est dit. Nombreuses sont les éloges autour de ce roman de monsieur King. Beaucoup ont crié au chef d’oeuvre. Alors, bien sur, il me fallait le lire.

De plus, Catherine, une camarade du comité de lecture polar, m’en avait elle aussi fait une chronique extra.

Et puis le 22/11/63, c’est sa date de naissance. Alors elle ne pouvait que le lire.

 Et puis encore, il est paru le jour de mes 47 ans, je ne pouvais, moi aussi, que le lire.

Il n’y a pas de coïncidences qui tiennent, le hasard fait souvent bien les choses.

Il faut dire aussi que le sujet me plaisait. L’assassinat de John Fitzgérald Kennedy a tout du fait divers qui passionne les foules. Refaire l’enquête sur cet assassinat, repartir à Dallas, le jour de celui-ci, tout cela ne tenter bien. Surtout avec Stephen King au commande.

Alors je me suis engouffrée dans la vie de Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon et de Al Templeton, spécialiste du Fat Burger. Et pendant les 2 première partie et plus de 250 pages, j’ai gentiment appris à les connaître. J’avais avalé plus du quart de ce pavé et toujours rien ne se passait. La lecture était plaisante certes mais pas d’émotions à l’horizon. J’en parlais autour de moi et nombreux étaient ceux qui me conseillaient de poursuivre ma lecture. Et puis comme je ne suis pas du genre à laisser tomber au premier obstacle venu, je continuais donc.

Et là je suis entré directement dans le passé. J’ai suivi Jake Eping, devenu George Amberson pour l’occasion. Avec lui j’ai remonté le temps. Comme lui je suis entrée de plein pied dans les États Unis d’Amérique de la fin des années 50. Je l’ai regardé changer 2-3 petits trucs du passé, empêcher un père de famille de tuer tout sa petit famille, éviter un accident de chasse à une jeune fille innocente. Tout cela pendant que le passé, lui, essayait de se défendre contre ses changements. Car le passé est tenace et c’est un monstre particulièrement retors.

 Mais malgré les coups du sort, George tenait bon. Il n’oubliait surtout pas son objectif de départ, empêcher l’assassinat de JFK pour faire de demain un avenir meilleur.

Et à partir de là, j’ai commencé à adhérer à l’histoire que me raconter Stephen King. L’enquête sur l’assassinat de JFK bien que servant de canevas passe au second plan. King nous fait un portrait saisissant de l’Amérique de l’après guerre. Cette Amérique triomphante où règne pourtant la pauvreté, le racisme , l’antisémitisme, la bigoterie religieuse., la ségrégation, une indifférence générale pour la condition féminine…

 King n’est pas nostalgique. Ici point de » c’était mieux avant ». Il dissèque cette Amérique et joue le parallèle avec celle de notre époque.

D’ailleurs se n’est pas le seul parallèle que King induit dans ce livre. Comme lui George Amberson devient écrivain, sans doute pour passer le temps. Mais cette mise en abyme est aussi un prétexte pour lancer quelques clins d’oeil aux lecteurs tout au long de ce livre. Ces clins d’œil sont autant de références à ces autres bouquins. Et l’auteur les glisse ,insidieusement et avec malice, ça et là dans ce roman.

  

Extrait: « Le soir, je travaillais sur un roman que j’appelai provisoirement La Ville assassine. La ville en question était Derry, évidemment, bien que je l’aie renommée Dawson dans mon livre. Je l’ai commencé en guise de camouflage, pour avoir quelque chose à montrer au cas où je me ferais des amis et que l’un d’eux demande à voir sur quoi je travaillais. […] Finalement, le texte de La Ville assassine est devenu plus qu’un camouflage. J’ai commencé à le trouver bon et à rêver qu’un jour il puisse être publié ».

Enfin en plus d’être un roman de science fiction, une satire sociale, un roman d’action, policier et d’espionnage , 22/11/63 et aussi une grande histoire d’amour. Et ,tout au long de la seconde partie du roman on tremble pour l’aventure de Jake Epping/George Amberson et Sadie Dunhill.

Pourtant j’ai quelques réticences persistantes à la lecture de ce livre. D’abord, j’ai trouve quelques longueurs surtout au départ de l’histoire. J’avais beau essayer de me convaincre que cela servait à mettre en place l’intrigue et à faire monter progressivement la tension, l’ennui était palpable.

 Et puis j’ai trouvé quelques incohérence dans cette uchronie. Un exemple : L’histoire du cancer d Al ne tient pas la route. Comment en moins de 24h cet homme en parfaite santé ce retrouve-t-il en soin palliatif avec une infirmière à domicile à son service depuis des mois? Et tout cela se serait mis en place durant les 2 minutes de décalage qui suit son dernier saut dans le temps et son retour dans le présent… Non, non, non cela ne tient pas debout.

Et enfin; le final est à mon goût un peu trop convenu. J’aimais le chaos général. Ce chaos qui résulté d’un effet papillon pré-supposé. Il faut savoir assumer ses actes.

Mais bon, 22/11/63 reste un très bon livre. Et Stephen King un excellent conteur.

Alors je n’ai qu’une chose à vous dire : lisez le.

 Et comme le héros vous apprendrez à vos dépens qu’on ne peut impunément corriger ce qui a été accompli.

27 septembre 2013, 17:44

22/11/63 de Stephen King : Une lecture bicéphale, chapitre 1


22/11/63 de Stephen King : Une lecture bicéphale.

Avec mon ami Frédérique nous vous proposons une lecture commune.

Et oui nous avons osé. Et sur un des grand titre de Stephen King encore.

Aussi, aujourd’hui et demain nous partagerons avec vous nos deux avis.

Et c’est Frédérique qui ouvre le bal !

Le livre: : 22/11/63 de Stephen King. Paru le 27 février 2013 chez Albin Michel. 25,90€; (936 p.) ; 24 x 16 cm.

4e de couv :

Extra

Samedi, 23 novembre 1963

Dallas : JFK et Jackie, sains et saufs

Moment de panique au cours d’une visite à Dallas.

Page 3

Les américains ont eu très peur

Dallas (envoyé spécial) La ville a rarement vécu un choc d’une telle ampleur ! Alors que le retenti, semant la panique.

Les gens ne cachaient pas leur soulagement : « Quand je pense à ce qui aurait pu se passer, j’en tremble encore. L’assassinat du président aurait marqué d’une tâche .

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

« L’oeuvre d’un génie ! »Time Magazine

« Un véritable magicien du roman… Une des plus formidables histoires de voyage dans le temps depuis H.G. Wells. »New York Times

« Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King. »Miami Herald

L’auteur :Stephen King est né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine Auteur de plus de cinquante romans et deux cents nouvelles, couronné par de nombreux prix prestigieux, Stephen King est un mythe vivant de la littérature américaine, le maître absolu du fantastique et du suspense

 

 

Avis de Frédérique :

2011. Al, propriétaire d’un restaurant au fond duquel se trouve une fissure temporelle permettant de se transporter en 1958, cherche à trouver un moyen d’empêcher l’assassinat du président Kennedy. Sur le point de mourir, il décide de passer le flambeau à son ami Jake. Ce dernier va alors se retrouver dans les années 1960 et découvrir qu’altérer l’histoire peut avoir de graves conséquences.

Parce qu’on se souvient toujours de son premier Stephen King, à la fin de ce livre j’ai eu l’impression de retrouver le Grand maître. Oui je le reconnais j’ai arrêté d’acheter vos œuvres je ne retrouvais plus la patte de l’auteur. Mais ce texte où on imagine que l’on peut remonter le temps pour changer le cours de l’histoire est génial.

Jake Eppimg professeur d’anglais va accepter la requête d’un ami mourant Al Templeton, empêcher l’assassinant de JFK le 22/11/63. Mais le passé est tenace. Il ne veut pas être changé. Notre héros va être confronté à toutes les questionnements du voyageur dans le passé. Car après son premier passage dans le trou du terrier il se rend compte des changements apportés au passé.

Jake Epping devenu Georges Amberson va tomber amoureux d’une jeune bibliothécaire Sadie. Mais entre sa mission d’arrêter Lee Harvey Oswald, vérifier qu’il était le seul tireur et son idylle, il emploie des expressions que personnes d’autres n’emploie et là chapeau à Stephen King car une personne voyageant dans le passé ne peut-être au point surtout sans préparation . On retrouve l’ambiance de cette époque ( l’auteur a eu l’idée de ce roman 8 ans après l’assassinat de JFK mais il ne se jugeait pas près à l’écrire, cette attente a été profitable ). Tout le long du récit des petits cailloux nous rappellent des romans de Stephen KIng, cette musique de Glenn Miller In the Mood lui en donne le tempo et n’oublions pas les résonances harmoniques des évènements.

Je me pose la question et nous quel est l’évènement que nous aimerions changer dans notre histoire. POur l’instant aucune idée et vous ?

Pour la première fois le maitre m’ a fait lire d’autres ouvrages :

Replay de Grimwood, Caroline, oh Caroline de Paul Van Herck ou encore Oswald : un mystère américain de Norman Mailer.

Je me suis réconciliée avec Stephen King, et quel plaisir de l’avoir vu au Grand Rex. Le passé est peut-être tenace mais l’avenir est fragile, un vrai château de cartes.

Et pour ceux qui n’ont pas encore lu ce grand roman bienvenue en Terrain d’Antan.

Révolution de Sébastien Gendron


Le livre : Révolution de Sébastien Gendron. Paru le 28 décembre 2016 chez Albin Michel dans la collection Thrillers. .19€90 ; (389 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 
Debout au milieu d’un pont autoroutier, jambes légèrement écartées, corps dressé, bras droit le long de la hanche, bras gauche replié soutenu par une orthèse, Pandora Guaperal a un Glock 23 posé sur la tempe, chien relevé, balle wadcutter dans la chambre, index sur la queue de détente réglée à un kilo de pression, cran de sureté en position on.
Face à elle, à la sortie du tunnel, un véhicule approche. Derrière lui, des milliers d’autres dont le seul horizon est la route des vacances.
Pandora est prête : la révolution n’attend pas. Et elle vaut bien une balle dans la tête.

 

L’auteur : La naissance de Sébastien Gendron advient seulement quatre-vingt-dix jours après la mort de François Mauriac, et à peine vingt après celle du général de Gaulle. Ses parents en sont si troublés qu’ils hésitent longuement sur le prénom : sera-ce François ou Mon Général ? Ils optent finalement pour un « Sébastien » qu’ils imaginent plus neutre et moins handicapant. Bien mal leur en prend. À un peu plus de quarante ans, non seulement Sébastien Gendron n’a pas libéré la France, mais en plus, il n’a toujours pas obtenu de prix Nobel pour l’ensemble de son oeuvre. Ce qui est désespérant, pour ses parents surtout. Après des études de cinéma, Sébastien Gendron devient assistant à la mise en scène puis réalisateur. Il a publié une dizaine de roman pour adultes. Mais…Pour résister à l’absurdité du monde, Sébastien Gendron, l’auteur de Road Tripes et de La Revalorisation des déchets, a lui aussi une arme : nonsense et subversion dans une comédie noire, entre Frédéric Dard et les Monty Python.
Extrait
« Notre classe dirigeante ressemble de plus en plus à celle qu’on a envoyée à la guillotine en 1789. Des gens qui n’ont plus aucun rapport avec le peuple et un peuple qui les traite de pourris et s’éloigne de plus en plus des urnes. Vous trouvez ça normal ? »
Ou encore
« Aux Etats-Unis le type qui se présente aux élections et qui les perd, tu le revois plus jamais. Ici, ils ont tellement de casseroles au cul que quand ils bougent, on dirait le déménagement du rayon cuisine Ikéa. Mais ça gêne personne »
Roman déjanté mais qui vaut le détour.

 Le résumé et le petit’avis de Kris :

REVOLUTION – Sébastien Gendron

Employés, sans le savoir, par une même agence d’intérim, Pandora Guaperal et Georges Berchanko font connaissance dans un bar. Partageant les mêmes vues sur la société, ils décident d’agir. Le lendemain, ils mettent leur projet à exécution en s’installant sur un viaduc surplombant l’autoroute, armés, et en bloquant les voitures des vacanciers, qu’ils invitent à faire la révolution.

 Traiter avec légèreté d’un sujet qui nous affleure tous à un moment ou un autre et qui touche sous différents aspects tout un chacun est un exercice de haut vol ! Exercice que je qualifierai ici de réussi. Déjanté mais réussi !
On a tous à un moment ou un autre un sentiment d’injustice ou de ras le bol et faire passer tout ça avec dérision et autant de désinvolture est quand même un exploit.
Tous les travers de notre société y sont jetés pêle mêle et c’est une belle performance que d’arriver à élaborer un roman qui se tient.
Le ton un peu loufoque dédramatise la narration sans toutefois occulter que se servir de la peur et la véhiculer à travers les médias sert bien des intérêts.

 

 

Selfies de Jussi Adler-Olsen


Le livre : Les enquêtes du département V ;  Volume 7, Selfies  de Jussi Adler-Olsen. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 29 mars 2017.  22€90 ; (619 p.) ; 23 x 16 cm

4e de couv :

Avec plus de 16 millions d’exemplaires vendus dans le monde, Jussi Adler-Olsen, Grand prix policier des lectrices de Elle et prix polar des lecteurs du Livre de poche, est une star sur la scène du thriller.

Nouveau défi pour le Département V de la police de Copenhague, en charge des affaires non résolues : un « serial » chauffard dont les victimes sont des femmes jeunes, jolies et… pauvres.

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.

L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Morck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus indispensable que jamais, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé…

L’auteur : Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen est né le 2 août 1950 à Copenhague. Après avoir été le « bon » guitariste d’un groupe de musique pop, il s’essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.
Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d’occasion, monte une maison d’édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.
Depuis 2007, il se consacre à la série « Les enquêtes du département V « . Plus de 14 millions d’exemplaires vendus dans le monde, couronné par tous les grands prix du polar, dont le Grand Prix policier des lectrices de Elle, le Danois Jussi Adler Olsen est une figure incontournable du thriller scandinave.
Extrait : 
Le nom de « Centre d’action sociale » avait déjà cet effet sur elle alors qu’il était relativement neutre. Des noms comme « Chambre des supplices », « Comptoir de mendicité » ou « Guichet des humiliations » auraient été plus justes. Mais dans la fonction publique, on n’appelait pas les choses par leur vrai nom.

 

 La chronique de Marie Jo

Bonjour Geneviève,

Pour cette dernière partie de concours, j’ai choisi « Selfies  » de JUSSI ADLER OLSEN.
En effet, le titre choisi est très judicieux à l’heure où chacun se balade avec un téléphone portable et même pour certains la perche qui va avec…
Esprit bien narcissique de certains et titre fort bien adapté à ce dernier opus de Jussi Adler Olsen.

Voilà Geneviève, Bizz. ..

« SELFIES   » de JUSSI ADLER OLSEN.

    Des jeunes filles sans emploi, un personnage qui va sombrer dans une folie  psychotique et virer psychopathe , le département V menacé  de disparition ou presque, des meurtres qui se croisent et qui croissent ,  et pour finir , une énorme révélation sur le passé d’un de nos enquêteurs nous dévoilant  enfin les clefs de sa personnalité…

   Jussi Adler Olsen nous offre un  7ème  opus particulièrement brillant de par une écriture nerveuse,  doté  de chapitres courts et haletants et des protagonistes  peaufinés à l’extrême mais toujours authentiques.

   D’un premier chapitre palpitant  à une fin particulièrement éprouvante  ( oui , j’ai pleuré…) et des rebondissements  percutants font de cette oeuvre la plus aboutie de cette série , pour ma part.

  N’oublions pas cet humour singulier à l’auteur qui est d’autant plus confirmé par certaines réparties chères à Assad mais qui,  dans « Selfies  »  est encore plus repérable dans la bouche de chacun de ses personnages .

  Et c’est donc un florilège  de mots  d’esprit qui va accompagner  le lecteur tout au long de ce roman.

    Une lecture exceptionnelle et aboutie, encore  meilleure aux 6 premiers tomes et qui présage forcément de remarquables révélations à venir.

   Bonne lecture garantie…

Alex de Pierre Lemaître.


Le livre: Alex de Pierre Lemaître. Paru le 2 février 2011 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  21€50 ; (392 p.) ; 22 x 15 cm.
Réédité en poche le 15 janvier 2014 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  7€90 ; (396 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve l’extraordinaire talent de l’auteur de Robe de marié. Prix des lecteurs du Livre de poche 2012, catégorie policier.

L’auteur : Né à Paris, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, Travail soigné, qui a obtenu le Prix Cognac en 2006. Il a reçu le Prix Goncourt 2013 avec Au revoir là-haut.
Citation: 
« …..Camille sourit. Il a toujours été très fort pour lui faire perdre les pédales. Louis Mariani a été longtemps son adjoint, il le connaît comme s’il l’avait tricoté« …..

Le billet de Geneviève

Alex – Pierre Lemaître.

C’est le dernier live que j’ai lu de Pierre Lemaître. Le premier fut Travail Soigné. Entre les deux que de navigation par toutes les palettes de sentiments différents au cours de la lecture de son récit. M’ayant laissée après quelques lectures de cet auteur dans un « drôle d’état », je me suis  dis : « Et hop, il remet le couvert à sa manière si délicieuse et subtile ».

Le commandant Verhoeven enquête sur l’enlèvement et la séquestration d’Alex et sur la découverte, après l’évasion de la jeune femme, du corps de son tortionnaire, qui se serait suicidé.

Le livre est écrit en trois parties au niveau de l’enquête.

Le début dans l’ironie caustique m’a fait souligner très souvent des extraits de textes, où à chaque fois, il me fait rire en lisant les commentaires de Camille Verhoeven.

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« C’est curieux, comme tu épouses tout le temps la même femme  » lui a dit Camille la dernière fois. « Qu’est-ce que tu veux, quand on a des habitudes, a répondu Le Guen. Tu remarqueras que je n’ai jamais changé de témoin non plus, c’est toujours toi ! » Il a ajouté, bougon : « Et puis, quitte à changer de femme, autant prendre la même », montrant ainsi que sur le terrain de la résignation, il ne craint vraiment personne.

Le Guen : Divisionnaire de Camille

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L’auteur s’amuse et le lâche. Je pense que c’est voulu. Dans un autre livre et précédemment à celui-ci Camille Verhoeven qui remonte la pente s’était juré des tas de trucs et puis finalement se laissera emporter bien malgré lui. Cela c’est Pierre Lemaître qui l’écrit et veut nous faire croire. Haha !!!

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Le problème, avec Camille, c’est qu’il ne désarme pas. Jamais. Quand il a une idée….Le Guen lui a dit un jour :
« T’es vraiment con ! Même les fox-terriers savent faire marche arrière !
– Très élégant a répondu Camille. Pourquoi tu ne me compares pas plutôt à un basset. Ou mieux, tiens à un caniche nain ? »

Dixit l’autodérision de l’auteur sur la taille de Camille Verhoeven.

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 Monsieur Lemaître, c’est vous qui vous nous emportez dans vos délires, car la suite, soit l’enlèvement, c’est du haut vol, c’est le cas de lire, pour ceux et celles qui ont lu le livre.

Cette seconde partie centrée sur Alex, ainsi que la plongée dans l’enquête par rapport à cet enlèvement nous font nous poser bien des questions, les premières en ce qui me concerne. Sauf que personnellement, j’ai tout de même pensé à cette phrase écrite par l’auteur où Alex a un échange avec sa maman. C’est ce qu’elle raconte. Là il m’avait mis sur une piste très sombre ainsi que dans une impasse, comme l’enquête. Mes pensées s’orientaient vers d’autres ailleurs. Sans vouloir dévoiler ce qui se passe dans le livre, oui, l’auteur nous balade, et dans ce récit où Axel devient alors le centre de nos préoccupations de lecteur ou lectrice, je me posais constamment la question : Pourquoi ? Quelle en est la raison ? Dans une enquête, n’y a t-il pas autant de portes de sortie qui deviennent des impasses ? C’est cela le jeu non ? Personnellement j’adore.

Et puis : « Non, je me trompée, mince, flute c’est quoi tout cela pour un bazar ? » Je cherche aussi, j’essaie de comprendre, je piste dans les mots, les phrases.
La première partie m’a beaucoup fait rire de par l’humour caustique de l’auteur, comme d’habitude. J’adore ses monologues, ses pensées intérieures, et cet humour si intelligent, si particulière lié à l’auteur.
La deuxième partie, c’est du noir, de chez noir.
Ma seule question ? Comment un auteur peut aller chercher de tels faits ? Dans son imagination ? Dans les faits divers ? (Dixit Sandrine Collette. Elle l’a avoué légèrement dans son premier interview suite à la sortie de son premier roman)
Quelle imagination. C’est sordide et fait bien l’enveloppe du contenu.

Pour la dernière partie du livre, l’auteur en connaît un rayon sur la psychologie de l’âme humaine. Je trouve qu’il y excelle. Et avec quelle intelligence.
Il m’a même rendue triste. Je ne puis avouer pourquoi. Je suis émue pour les deux personnages. Pour l’un des deux, cela prend aux tripes. Et à nouveau l’auteur m’a trimbalé en m’entraînant dans les abysses de l’être humain, dans dialogues ciselés, si intelligents. Cela c’est moi qui le pense bien entendu. Ce que je ressens. Et après, Pierre Lemaître me retourne au moins trois fois comme une crêpe dans mes raisonnements. Pour la fin chapeau. Il avait semé des indices. Et c’est à ce moment là que ceux-ci me sont revenus en mémoire.

– Je peux y aller ? demande le chauffeur à voix basse, comme s’il craignait d’être entendu.

-Hein ? Non, toi, je te garde.

Camille le regarde, avec sa tête longue comme un jour sans pain. Il lui sourit.

– T’es monté en grade. Tu es chauffeur personnel d’un commandant de police. Tu es au pays de l’ascenseur social, tu savais pas ?

 

Concours Bauwen, le résultat.


Il y a quelques jours, en partenariat avec les éditions Albin Michel,

nous vous proposions un petit concours autour du dernier thriller de Patrick Bauwen, le jour du chien.

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir.
Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi.

Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro.
Et voilà qu’elle me menace…
Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse.
Et ce jour-là signera l’apogée du mal.

Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’oeil de Caine.

Ici la chronique de Kris sur le jour du chien.

Vous avez été nombreux à venir jouer avec nous.

Il faut dire qu’il était facile de répondre à la petite question pour emporter un des deux livres qui étaient mis en jeu.

Vous avez répondu soit directement sur ce blog, soit sur la page Facebook de Collectif Polar, chronique de nuit ou encore en nous adressant un petit mail.

Aussi j’ai écrit tous vos prénom sur des petits papier et je les ai jeté dans une boite.

Le jour venu, j’ai mélangé ces petits papiers et plongé ma main à deux reprise dans cette boite.

Deux prénoms en sont sortis.

Me révélant le nom des deux lauréats.

Et les gagnants sont des gagnantes.

Nath et Mélanie

J’ai aussitôt prévenu nos deux lauréates et le livre leur a été envoyé.

Aujourd’hui elles l’ont en main.

Le premier est arrivé en Belgique chez Nathalie

 

« Bonsoir Ge, D’abord un énorme merci pour l’envoi du livre qui est bien arrivé en Belgique !  Ensuite, voici comme promis les photos ! Je vais m’y mettre de ce pas… Bonne soirée et merci encore, de même que pour tous les bons conseils de lecture ! Et si jamais je repasse par Paris (où vit l’une de mes meilleures amies), j’espère pouvoir faire un saut dans ta bibliothèque ! A bientôt, »

 

 

Le second au Québec chez Mélanie

« Bonjour , je viens tout juste de recevoir mon livre !!! Je vous ai fait une petite photo avec la carte d’où je suis . J’espère que la photo ira . Un gros merci encore une fois à vous je suis tellement contente . Passez une bonne journée . « 

Alors bravo à nos deux heureuses gagnantes et merci pour leur petits mots.

Merci à vous tous d’avoir été aussi nombreux à participer.

Et enfin merci à Albin Michel et à Claire pour ce chouette partenariat.

Et à très vite sur notre blog pour d’autres découvertes.

Retrouvez Ici la chronique de Kris sur le jour du chien.