Sur le seuil de Patrick Senécal


Le livre : Sur le seuil de Patrick Senécal. Réédité le 10 novembre 2016 chez A Lire,   10€90 ; 429 pages ; 18 cm x 11 cm.

Paru en France précédemment chez Bragelonne le 19 octobre 2006.  20€ ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

Résumé :

Il se nomme Thomas Roy. C’est l’écrivain le plus adulé du Québec. Invité régulier des talk-shows, la parution de ses romans d’horreur est toujours un événement médiatique majeur. Or, voici qu’on le retrouve chez lui, horriblement mutilé et catatonique. Tentative de meurtre ou suicide manqué ?

Pendant que la police enquête, Roy est placé en observation dans un hôpital de Montréal. Paul Lacasse, le psychiatre qui traite l’écrivain, considère au départ le cas comme assez banal. La découverte de faits troublants l’oblige cependant à reconsidérer petit à petit son opinion. Bientôt, ce sont toutes ses certitudes, tant personnelles que professionnelles, qui chancellent. Car, au-delà du drame de Roy, quelque chose de terrifiant se dévoile lentement, quelque chose d’inimaginable et aux conséquences monstrueuses …

 

Extrait : 
Je lui raconte brièvement l’état de Roy. Curieusement, parler me fait du bien et même si mon mal de ventre est toujours là, il devient supportable. Archambeault m’écoute attentivement. Je n’irais pas jusqu’à dire que mon récit le passionne, mais son masque d’impassibilité se teinte d’une légère curiosité. A la fin, il réfléchit quelques instants et demande : — Pis quand vous l’avez trouvé, il avait commencé un roman qui racontait mon histoire? — Pas vraiment votre histoire, mais ça y ressemblait beaucoup. Un policier qui se prépare à tuer des enfants, à ce qu’on m’a dit… — Mais moi, j’avais rien préparé. Ç’a été une impulsion, c’est tout. Ce sang-froid, ce terrible sang-froid…

 

L’auteur : Patrick Senécal  est né Drummondville le 20 octobre 1967 au Québec où il vit. Bachelier en études françaises de l’Université de Montréal, il a enseigné pendant plusieurs années la littérature, le théâtre et le cinéma au cégep de Drummondville. Passionné par toutes les formes artistiques mettant en œuvre le suspense, le fantastique et la terreur, il publie en 1994 son premier roman.  Dès lors il devient un auteur culte, réputé pour son intensité dramatique. Mais c’est avec Sur le seuil que son succès explose : best-seller instantané, il est adapté au cinéma en 2003, et les droits américains de remake sont aussitôt achetés par le groupe Miramax. Ce thriller, pour lequel on dirait que l’expression «suspense implacable» a été inventée, ne vous laissera pas dormir cette nuit…

Crédit photo : Karine Davidson Tremblay  Agence Goodwin.

 

 

Le billet de Carine

💕 FASCINANT 💕

« Sur le seuil » de Patrick Senécal

Sur le seuil de Patrick Senécal

« Je me préparais donc à terminer ma carrière dans la certitude de l’échec lorsque, ce matin-là, Thomas Roy est apparu dans ma vie. Et il a tout bouleversé. Non pas qu’il m’ait redonné espoir en la psychiatrie. C’est beaucoup plus complexe que cela. Thomas Roy m’a obligé à me tenir sur le seuil … »

Si je n’avais pas su que je lisais un Senécal je ne l’aurai pas deviné -tout du moins dans les premières pages- avant de découvrir çà et là quelques mots et expressions québécoises et encore nettement moins nombreuses que dans certains autres de ses romans. J’ai été un peu déstabilisée en début de lecture de ne pas retrouver la marque de fabrique qui fait de Patrick Senécal le maître de l’horreur. Surprise certes, mais absolument pas déçue car j’ai été accrochée de suite par l’intrigue puis littéralement hypnotisée jusqu’au dénouement ! Je vous recommande vivement ce titre pour commencer en douceur si vous ne connaissez pas l’auteur ou si vous avez déjà lu du Senécal mais que vous vous êtes dit c’est fini c’est trop dur !!! Ce roman devrait vous réconcilier avec Patrick Senécal ou tout simplement vous confirmer son immense talent.

 

Paru en France précédemment chez Bragelonne le 19 octobre 2006.  20€ ; (363 p.) ; 24 x 16 cm

 

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L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin.


18920506_307271089719575_3323682806777008613_nLe livre : L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin. Paru le 01 juin 2017 en Autoédition. 14€90 ; 376 pages.

 

4e de couv :

« La prophétie te réclame, tu ne peux t’y soustraire »
Cette mystérieuse phrase va bouleverser la vie paisible du jeune Abel.
Il devra quitter les siens pour parcourir des contrées inconnues, à la recherche de mystérieux compagnons qui le seconderont pour repousser la menace qui pèse sur sa Province et le reste du monde.
Une lutte de chaque instant, un danger permanent, mais aussi l’amitié et l’amour, tant de choses que notre jeune héros va découvrir.
Mais parviendront-ils à leur fin ? Quels sacrifices devront-ils faire pour mener à bien la mission qui leur a été confiée ?

Le résumé de la quatrième de couverture devrait vous inciter à entrer dans le monde d’Abel !!

 

smL’auteur : Stéphane Melin est un jeune auteur de 36 ans aujourd’hui

Il a écrit de premier opus de la trilogie L’appel des éléments  à  31 ans .

Nouvel auteur dans la Fantasy, il cherche à faire partager l’univers qu’il a créé. Bercé depuis tout jeune dans des univers imaginaires, il ose enfin prendre la plume pour proposer son monde. Il est actuellement Taxi Ambulancier.

 

 

L’accroche de Miss Aline

L’appel, l’appel des éléments tome 1, Stéphane Melin

 

19437624_321323964980954_1632175090108922652_nAprès un rêve étrange, Abel découvre à son réveil un tatouage sur sa poitrine. Le doyen d’Adonia lui révèle qu’il est l’Elu de la Prophétie de l’Appel des éléments. Il doit donc parcourir la Province à la recherche des autres Elus et affronter l’envoyé du Chaos pour lui reprendre le Souffle de la Terre, une relique assurant la paix du monde.
Aidé par ses amis, Abel parcourra la région pour découvrir les secrets de la Prophétie et repousser la menace qui pèse sur la Province.
Bien évidemment, leur adversaire dressera de terribles obstacles sur la route des jeunes héros.
Abel devra se surpasser pour vaincre cet ennemi.

Non je ne me suis pas égarée dans mon choix. J’aime aussi la fantasy. Bien sûr j’ai lu  » le trône de fer » mais ma préférence va à Robin Hobb pour l’assassin royal.

Bref, parlons plutôt du Livre qui nous occupe actuellement.

L’élément majeur dans la fantasy c’est la quête. Il y en a une ici.
En général tu trouves le bien contre le mal. Il faut des personnages emplis de bons sentiments, des idéaux, de l’amitié, de l’amour (ben oui il en faut toujours un soupçon !), du sacrifice (voire plusieurs). Il faut des épreuves, des combats, des animaux qui n’existent plus ( je devrais dire « pas » mais j’aime bien l’idée qu’ils puissent être vrais dans une certaine mesure). Le tout dans un monde qui n’est pas celui d’aujourd’hui.
Il y a tout ça dans le roman de Monsieur Melin. Pas de lourdeur dans l’écriture, le rythme est tout de suite marqué comme vif et tu ne peux/veux que le suivre.
Les personnages sont attachants. Mon préféré c’est Kroll. Vous me direz quel est le votre quand vous aurez terminé votre lecture. Ah, parce que je recommande ce livre ? Ben oui que le le recommande. Allez lancez vous ! Pour les novices dans le genre fantasy c’est un très bon début.
Hâte de lire le tome suivant…. Merci Monsieur Melin pour ce bon moment de lecture et d’évasion.

L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin


Le livre : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin. Paru le 2 janvier 2015 chez Robert Laffont.  19€ ; (331 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv

Héros méconnu de la Seconde Guerre mondiale et génie visionnaire – l’inventeur de l’ordinateur, c’est lui –, Alan Turing a révolutionné nos vies. Et il est mort en paria. 
Dans un futur proche. Les transhumanistes ont gagné. L’IA (intelligence artificielle) domine désormais le monde. Mais elle a une obsession : réhabiliter la mémoire de son  » père « , le génial mathématicien anglais Alan Turing. Pour cela, il lui faut établir la preuve qu’il ne s’est pas suicidé, comme l’a toujours prétendu la version officielle, mais qu’il a été assassiné. En quête du moindre indice, elle remonte le fil de sa vie…
En décodant Enigma, la machine de cryptage des forces allemandes, fierté du régime hitlérien sur laquelle les services secrets alliés se cassaient les dents, Alan Turing a largement influé sur le cours de l’histoire. En créant l’ordinateur, il a inventé le futur. Pourtant, ce jeune homosexuel au QI exceptionnel a connu un destin terrible : traité en renégat par sa propre patrie, il est mort d’empoisonnement au cyanure dans des circonstances suspectes en 1954, en pleine guerre froide, peu après avoir accepté la castration chimique pour échapper à la prison. Dans l’Angleterre puritaine et ultraconservatrice de l’après-guerre, influencée par le maccarthysme américain, qui avait intérêt à faire éliminer Turing, l’homme qui en savait trop ?
Entre histoire, espionnage, science et secrets d’État, un  » biopic  » mené comme un thriller où l’on croise Churchill, Eisenhower, Hitler, Truman, Staline, les espions de Cambridge, de Gaulle, et jusqu’à l’ombre inquiétante de John Edgar Hoover.

 

Les auteurs : Médecin, énarque et expert des nouvelles technologies médicales, Laurent Alexandre est l’auteur de La Mort de la mort (JC Lattès). David Angevin est romancier et journaliste, spécialiste des États-Unis et des nouvelles technologies. Auteur de nombreux livres, il a déjà cosigné avec Laurent Alexandre les romans Google Démocratie et Adrian humain 2.0 (Naïve Livres).

 

Extrait : 
Le lieutenant O’Ryan alluma une nouvelle cigarette pour tuer le temps. Il attendait depuis une heure devant la porte d’un colonel des services secrets britanniques. Sa formation était achevée. Il avait subi trois semaines d’entraînement physique avec des centaines d’autres hommes triés sur le volet. On l’avait jaugé, évalué psychologiquement, testé sous toutes les coutures dans un camp militaire isolé au fin fond du Yorkshire. Il avait été jugé apte à rejoindre le MI6, la branche du SIS (Secret Intelligence Service) chargée des activités d’espionnage à l’extérieur du pays. Terminé la surveillance des cocos à la sortie des usines de Liverpool et de Manchester, fini l’interception du courrier, les intrusions chez les particuliers et les interrogatoires de sous-fifres. Dans quelques jours, il serait nommé capitaine, assigné au MI6. John O’Ryan allait voir du pays au service de Sa Majesté.

Mon petit avis :

La vie d’Alan Turing, mathématicien anglais recruté par Churchill pour décoder Enigma, la machine de cryptage des forces hitlériennes. Inventeur de l’ordinateur, précurseur des débats controversés sur l’intelligence artificielle, homosexuel introverti, il va mourir empoisonné dans des circonstances suspectes en 1954.

Ce type a une vie de dingue entre un père absent, une mère qui le couve, le petit Allan fait figure d’OVNI au milieu de ses camarades de classe. Il s’ennuie visiblement en classe, ce qui est certain c’est que ses résultat scolaire sans mauvais. Pourtant visiblement le petit Alan a une excellente mémoire notamment pour les chiffres.

Et puis un jour il tombe sur un livre de science. Et là l’intelligence supérieure de notre héros éclate au grand jour !

La vie d’Alan va changer du tout au tout. Lui l’asocial, le mal aimé, va se dévoilé tout en restant dans l’ombre.

Depuis que j’ai lu ce livre, Alan Turing est un peu plus connu. Un film lui a été consacré, d’autres livre aussi, des biographie notamment !

Mais c’est belle est bien a travers cette fiction que j’ai découvert le personnage.

Et quel personnage.

A la fois agaçant, repoussant, hyper intelligent et parfois pourtant handicapé de la vie. ce qui le rend touchant.

Je pense que si Turing avait vécu aujourd’hui, nous lui aurions découvert un autisme d’Asperger ou syndrome d’Asperger.

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage.

Le syndrome d’Asperger fait partie des TSA (troubles du spectre autistique).

C’est un désordre du développement d’origine neurobiologique qui concerne plus fréquemment les garçons que les filles et qui affecte essentiellement la manière dons les personnes communiquent et interagissent avec les autres. En effet, ces personnes décodent avec difficulté les situations de la vie quotidienne. Leur corps, leur cerveau et leurs cinq sens reçoivent les informations correctement, mais un défaut d’analyse empêche un traitement de ces données. Il en résulte, pour la personne atteinte, une appréciation confuse de la vie et de l’environnement. Elle a donc besoin d’être guidée dans la complexité de la vie sociale.

En plus de ça Turing était homosexuel. Et dans l’angleterre du début du 20e siècle, l’homosexualité est un crime sévèrement puni !

Bref, notre héros, n’était vraiment pas fait pour vivre à cette époque. Et pourtant il a changé le court de notre vie. Aujourd’hui, il ferait fureur et serait un vrai héros, un super héros !

Bon j’arrête je ne vous en dit pas plus. Je préfère que vous découvriez ce livre. Car ce n’est pas seulement une simple biographie de ce génie méconnu. C’est aussi une belle réflexion sur notre monde et son devenir.

De plus l’écriture est fluide, les chapitres courts. Ils alternent entre les époques et les points de vue des différents personnages. Tout cela se lit avec un plaisir non dissimulé. En plus on apprends des tas de chose.

Bref j’ai adoré et même été bouleversée !

Voilà, maintenant…

L’avenir sera ou pas ! Lumineux ou sombre à nous de décider ou du moins d’ouvrir les yeux et d’être vigilants !

 

Pour en savoir plus voir mes petits articles  sur A vos Crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 2

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 3

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 4

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 5

A vos crimes : L’homme qui en savait trop de Laurent Alexandre et David Angevin : Chapitre 6

 

Ah oui tant que je vous tiens.
Un autre livre, un autre roman sur Alan Turing que j’ai adoré :
Indécence manifeste de David Lagercrantz.
Mon petit avis ICI 

Angleterre, 1954. La paranoïa engendrée par la guerre froide se généralise, en Europe comme ailleurs. Deux employés du bureau des Affaires étrangères, Burgess et Maclean, ont été démasqués comme étant des espions soviétiques et aux États-Unis la chasse aux sorcières de Joseph McCarthy contre les communistes et les homosexuels bat son plein. Un matin pluvieux de juin, le corps sans vie du mathématicien Alan Turing est découvert à son domicile de Wilmslow. À côté de lui, sur la table de chevet, une pomme croquée imbibée de cyanure. L’homme a été condamné à la castration chimique pour son homosexualité quelques années plus tôt, et l’explication d’un suicide semble convenir à tout le monde. Mais l’inspecteur Léonard Corell, en charge de l’enquête, s’intéresse de plus près au passé du mathématicien. Pourquoi Turing avait-il été surveillé durant des semaines avant sa mort ? Et pourquoi les services secrets cherchent-ils à cacher à tout prix le rôle mystérieux qu’il a joué durant la Seconde Guerre mondiale ?
Thriller hybride entêtant, enquête vertigineuse où la police cherche à décrypter la vie d’un homme passé maître dans l’art du codage, Indécence manifeste brasse déjà des thèmes chers à David Lagercrantz, tels que la marginalité, les mathématiques comme possible grille de lecture et de cryptage du monde, et les divers visages de l’espionnage, sur lesquels l’auteur de Millenium 4 vient récemment d’offrir une nouvelle et passionnante variation.

Artères souterraines de Warren Ellis


Artères souterraines de Warren Ellis

 Attention ça décape.

Extrait :
« Acheter des vêtements, c’est un Truc de Petit Copain. Tu poireautes et tu regardes d’un œil vide les morceaux de tissu pendus aux cintres, tu mates les étiquettes et tu te demandes comment un machin qui te couvrirait tout juste la couille droite peut coûter le prix d’un rein, et tu observes les vendeuses qui te surveillent et qui se demandent ce que tu fous avec elle, vu qu’elle est mignonne et que toi t’as plutôt un air bizarre, et elle essaie ses fringues et tu reluques son cul dans une bonne douzaine de modèles différents qui te paraissent identiques, mais faut bien reconnaître que tu te contentes juste de détailler son cul et que tout finit par se mélanger, et quelqu’un colle un aspirateur dans ton portefeuille pour récolter tout ton liquide, et tu sors de la boutique avec un sac tellement minuscule que deux souris pourraient même pas y niquer. Tu répètes la scène une douzaine de fois. Ou jusqu’à ce que ton cerveau décède. »
 Le livre :Artères souterraines de Warren Ellis :roman traduit de l’anglais par Laura Derajinski Paru le 26 août 2010 Au Diable Vauvert. 19€ ; (295 p.) ; 20 x 13 cm

Le livre paru en poche au début de l’année 2014 au prix de 6,60€.

4e de couv :

Artères souterraines

Un privé à la dérive, Michael McGill, est embauché pour retrouver une version de la Constitution des États-Unis comportant des amendements écrits à l’encre alien invisible. Depuis les années 50, le précieux document est passé de main en main en échange de services louches.

Pour un demi-million de dollars, McGill entre dans ce que l’Amérique a de plus fou, grotesque, déviant et hilarant.

Un livre guidé tambour battant par la logique du pire, l’exploration transgressive d’un pays foutraque et décadent à la recherche de ce qui pourrait modifier le cours de son histoire…

L’auteur : Né en 1968 en Angleterre, scénariste, Warren Ellis a participé au renouveau du label Marvel dans les années 90 sur les séries Fantastic Four et Iron Man. Il est l’auteur du chef-d’oeuvre d’humour et de noirceur Transmetropolitan et de plusieurs séries. Son premier roman atomise toutes les conventions et frappe un grand coup !

 

Extrait : — Que sais-tu des cultures amérindiennes ? — Juste l’essentiel, qu’on les a empoisonnés avec des couvertures infectées. Je me demande toujours pourquoi on ne s’offre pas des couvertures miniatures en cadeau à Thanksgiving. 

Post it de la bibliothécaire : Ge

Michael McGill, privé à la dérive, doit retrouver l’original de la Constitution des Etats-Unis, version secrète aux annotations à l’encre alien, grâce à laquelle le gouvernement veut remettre le pays dans le droit chemin d’une morale inflexible.Car depuis le vol du précieux document, le pays a sombré dans la décadence morale. McGill part à la recherche du précieux document volé dans les années 1950 et passé depuis de main en main. Premier roman du scénariste de comics.
Warren Ellis, star dans le milieu des comics grâce à ses séries Fantastic Four et Iron Man, scénariste des films Red et Red 2 et avant tout symbole de la contre-culture américaine. Il signe ici un premier roman mené tambour battant par la logique du pire. Il nous entraîne dans l’exploration transgressive d’une Amérique en déclin, à l’aube de découvrir ce qui pourrait modifier son histoire…Un road-trip hallucinant, déluré, fantasque, avec parfois une surenchère de glauque, de trash, de déviant et certains passages sont bien dégueulasses. Ce tableau de toutes les perversions de l’Amérique est suffisamment éloquent . Et ce pamphlet au vitriol se veut anti-puritain et irrévérencieux, pour autant c’est plutôt intelligent et le ton est résolument moderne. Et pour que notre intérêt se maintiennent jusqu’au bout l’aventure démarre au quart de tour et le rythme ne faibli pas.
Attention âmes sensibles s’abstenir.

Extrait : » Vous voyez, Mike, nous avons besoin d’un balai à chiotte humain qui n’a pas peur de plonger dans la cuvette qu’est l’Amérique. Nous n’avons que faire d’un homme qui se contenterait de ramper sur la lunette et exigerait qu’on tire la chasse ou qu’on ajoute un bloc de Canard WC. Il nous faut quelqu’un qui soit heureux de patauger dans les étrons. « 
Extrait : C’est dans ce but qu’on a fabriqué des pop-stars à Los Angeles. On prend une petite conne cupide au visage symétrique, on époussette les miettes de Pringles, on l’éduque dans le moule Disney, on lui colle une paire de seins et on s’arrange pour que ses clips soient produits par un scénariste de porno : tous les gamins de moins de seize ans sont à vous.

Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

Mon Féérique Blog 

 

22/11/63 de Stephen King : Une lecture bicéphale, chapitre 2


22/11/63 de Stephen King : Une lecture bicéphale.

Avec mon ami Frédérique nous vous proposons une lecture commune.

Et oui nous avons osé. Et sur un des grand titre de Stephen King encore.

Aussi, aujourd’hui et demain nous partagerons avec vous nos deux avis.

Hier c’était Frédérique qui ouvre le bal !

Aujourd’hui j’essaie moi aussi de vous faire danser !

Le livre: : 22/11/63 de Stephen King. Paru le 27 février 2013 chez Albin Michel. 25,90€; (936 p.) ; 24 x 16 cm.

4e de couv :

Extra

Samedi, 23 novembre 1963

Dallas : JFK et Jackie, sains et saufs.

Moment de panique au cours d’une visite à Dallas.

Page 3

Les américains ont eu très peur

Dallas (envoyé spécial) La ville a rarement vécu un choc d’une telle ampleur ! Alors que le retenti, semant la panique.

Les gens ne cachaient pas leur soulagement : « Quand je pense à ce qui aurait pu se passer, j’en tremble encore. L’assassinat du président aurait marqué d’une tâche .

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

« L’oeuvre d’un génie ! »Time Magazine

« Un véritable magicien du roman… Une des plus formidables histoires de voyage dans le temps depuis H.G. Wells. »New York Times

« Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King. »Miami Herald

 

L’auteur : Stephen King est né le 21 septembre 1947 à Portland, dans le Maine Auteur de plus de cinquante romans et deux cents nouvelles, couronné par de nombreux prix prestigieux, Stephen King est un mythe vivant de la littérature américaine, le maître absolu du fantastique et du suspense

L’avis de Geneviève:

Vous avez lu la quatrième de couverture ? Et bien tout est dit. Nombreuses sont les éloges autour de ce roman de monsieur King. Beaucoup ont crié au chef d’oeuvre. Alors, bien sur, il me fallait le lire.

De plus, Catherine, une camarade du comité de lecture polar, m’en avait elle aussi fait une chronique extra.

Et puis le 22/11/63, c’est sa date de naissance. Alors elle ne pouvait que le lire.

 Et puis encore, il est paru le jour de mes 47 ans, je ne pouvais, moi aussi, que le lire.

Il n’y a pas de coïncidences qui tiennent, le hasard fait souvent bien les choses.

Il faut dire aussi que le sujet me plaisait. L’assassinat de John Fitzgérald Kennedy a tout du fait divers qui passionne les foules. Refaire l’enquête sur cet assassinat, repartir à Dallas, le jour de celui-ci, tout cela ne tenter bien. Surtout avec Stephen King au commande.

Alors je me suis engouffrée dans la vie de Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon et de Al Templeton, spécialiste du Fat Burger. Et pendant les 2 première partie et plus de 250 pages, j’ai gentiment appris à les connaître. J’avais avalé plus du quart de ce pavé et toujours rien ne se passait. La lecture était plaisante certes mais pas d’émotions à l’horizon. J’en parlais autour de moi et nombreux étaient ceux qui me conseillaient de poursuivre ma lecture. Et puis comme je ne suis pas du genre à laisser tomber au premier obstacle venu, je continuais donc.

Et là je suis entré directement dans le passé. J’ai suivi Jake Eping, devenu George Amberson pour l’occasion. Avec lui j’ai remonté le temps. Comme lui je suis entrée de plein pied dans les États Unis d’Amérique de la fin des années 50. Je l’ai regardé changer 2-3 petits trucs du passé, empêcher un père de famille de tuer tout sa petit famille, éviter un accident de chasse à une jeune fille innocente. Tout cela pendant que le passé, lui, essayait de se défendre contre ses changements. Car le passé est tenace et c’est un monstre particulièrement retors.

 Mais malgré les coups du sort, George tenait bon. Il n’oubliait surtout pas son objectif de départ, empêcher l’assassinat de JFK pour faire de demain un avenir meilleur.

Et à partir de là, j’ai commencé à adhérer à l’histoire que me raconter Stephen King. L’enquête sur l’assassinat de JFK bien que servant de canevas passe au second plan. King nous fait un portrait saisissant de l’Amérique de l’après guerre. Cette Amérique triomphante où règne pourtant la pauvreté, le racisme , l’antisémitisme, la bigoterie religieuse., la ségrégation, une indifférence générale pour la condition féminine…

 King n’est pas nostalgique. Ici point de » c’était mieux avant ». Il dissèque cette Amérique et joue le parallèle avec celle de notre époque.

D’ailleurs se n’est pas le seul parallèle que King induit dans ce livre. Comme lui George Amberson devient écrivain, sans doute pour passer le temps. Mais cette mise en abyme est aussi un prétexte pour lancer quelques clins d’oeil aux lecteurs tout au long de ce livre. Ces clins d’œil sont autant de références à ces autres bouquins. Et l’auteur les glisse ,insidieusement et avec malice, ça et là dans ce roman.

  

Extrait: « Le soir, je travaillais sur un roman que j’appelai provisoirement La Ville assassine. La ville en question était Derry, évidemment, bien que je l’aie renommée Dawson dans mon livre. Je l’ai commencé en guise de camouflage, pour avoir quelque chose à montrer au cas où je me ferais des amis et que l’un d’eux demande à voir sur quoi je travaillais. […] Finalement, le texte de La Ville assassine est devenu plus qu’un camouflage. J’ai commencé à le trouver bon et à rêver qu’un jour il puisse être publié ».

Enfin en plus d’être un roman de science fiction, une satire sociale, un roman d’action, policier et d’espionnage , 22/11/63 et aussi une grande histoire d’amour. Et ,tout au long de la seconde partie du roman on tremble pour l’aventure de Jake Epping/George Amberson et Sadie Dunhill.

Pourtant j’ai quelques réticences persistantes à la lecture de ce livre. D’abord, j’ai trouve quelques longueurs surtout au départ de l’histoire. J’avais beau essayer de me convaincre que cela servait à mettre en place l’intrigue et à faire monter progressivement la tension, l’ennui était palpable.

 Et puis j’ai trouvé quelques incohérence dans cette uchronie. Un exemple : L’histoire du cancer d Al ne tient pas la route. Comment en moins de 24h cet homme en parfaite santé ce retrouve-t-il en soin palliatif avec une infirmière à domicile à son service depuis des mois? Et tout cela se serait mis en place durant les 2 minutes de décalage qui suit son dernier saut dans le temps et son retour dans le présent… Non, non, non cela ne tient pas debout.

Et enfin; le final est à mon goût un peu trop convenu. J’aimais le chaos général. Ce chaos qui résulté d’un effet papillon pré-supposé. Il faut savoir assumer ses actes.

Mais bon, 22/11/63 reste un très bon livre. Et Stephen King un excellent conteur.

Alors je n’ai qu’une chose à vous dire : lisez le.

 Et comme le héros vous apprendrez à vos dépens qu’on ne peut impunément corriger ce qui a été accompli.

27 septembre 2013, 17:44

Feuilles de Mickael Fenris


97828104161410-2866567Le livre : Feuilles  de Michael Fenris. Paru le 19 novembre 2015 chez Prisma.  19€95 ; (405 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv :

À Hope Falls, petite ville américaine isolée au milieu d’une immense forêt, près de la frontière canadienne et des anciens territoires algonquins, tout est régi par Vernon Krueger. Maire, directeur de la plus grosse scierie de la région et propriétaire de la moitié de la ville, cet homme peu scrupuleux n’hésite pas à déforester sans aucune considération pour la nature environnante. Jed, son bras droit, cautionne de moins en moins ses pratiques douteuses, et tente vainement de préserver la forêt. Un phénomène étrange se produit alors : les feuilles des arbres commencent à tomber et, portées par un vent inhabituel, envahissent sans fin la ville, jusqu’à la recouvrir dangereusement. L’inquiétude s’empare peu à peu des habitants coupés du monde par ces murs de feuilles mortes et la tempête, à mesure qu’ils perdent tout contrôle sur des événements de moins en moins naturels. Tandis que l’angoisse grandit et que les habitants de Hope Falls plongent dans un véritable enfer auquel ils vont devoir survivre coûte que coûte, secrets enfouis et véritables caractères se révèlent au plus mauvais moment. Jed prend la tête des équipes de secours, mais bientôt il devra accepter l’incroyable et se résoudre à suivre ses intuitions…

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Michael Fenris est médecin de jour et écrivain la nuit. Il vit en région parisienne et est passionné de littérature américaine, . Feuilles est son premier roman.

 

Résumé et avis d’Emilie

Un premier roman. Un thriller au cœur de la forêt, aux frontières de l’étrange et du mystérieux.
Vernon Krueger, maître incontesté d’Hope Falls, petite ville du Grand Nord américain, déforeste sans scrupule pour alimenter sa scierie. La nature semble se rebeller quand une étrange tempête de feuilles s’élève jusqu’à paralyser la ville. Jed, le bras droit de Krueger, s’oppose à ce dernier en organisant les secours pour sauver la ville de ces événements surnaturels.

Tension, suspens, mystère, une intrigue qui se déroule à la frontière du surnaturel, et vous tient en haleine de la première à la dernière… feuille.

Que dire ? J’ai du mal à trouver mes mots pour parler de ce thriller.

« Feuilles » est flippant, addictif, violent, glaçant et il nous oblige à nous poser les bonnes questions vis-à-vis de la nature et de la manière dont nous la traitons.

« Feuilles » est un thriller catastrophe visionnaire qui nous pousse à regarder les arbres et les gens autrement.

« Feuilles » c’est aussi des personnages attachants et des personnages diaboliques.

« Feuilles » ou quand un auteur me réconcilie avec le thriller fantastique.

Un conseil ? Lisez-le vite et vous verrez, vous ne regarderez plus jamais un arbre de la même manière.

Merci Michael Fenris et à bientôt pour votre prochain livre 🙂

 

 

Premiers roman : Décembre 2016 mais surtout Janvier 2017


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Quelques premiers romans ou premières parutions en France de roman policiers et de SFFF du mois de décembre et Janvier

En ce dernier mois de l’année 2016 mais surtout en ce premier mois de 2017, plus d’une vingtaine de premiers romans nous étaient proposés, au Comité de lecture polar des bibliothèques.

Beaucoup, nous ont tentés, d’autres un peu moins. Et oui notre temps de lecture n’est pas extensible. Et puis, nous avons aussi chacun nos propres goûts qui souvent conditionnent nos choix.

Aussi malgré notre curiosité maladive, certains resteront sur le carreau. Pour autant, je vous en ferais une petite présentation ici.

Allez je vous les laisse découvrir. Il y a vraiment de belles découvertes et de sacrées surprises.

Je vous ai déjà fait découvrir ceux de septembre  ICI et d’octobre Là. Les 1ers romans de novembre là aussi et là encore

 

Ceux que j’ai lu ou que je vais lire

 

97822651145620-3721572La veuve

Barton, Fiona

Fleuve éditions

Jane Taylor vit paisiblement avec son mari, Glen, dans une jolie maison. Tout bascule le jour où Glen devient le suspect principal du meurtre d’une petite fille. Le couple vit alors une descente aux enfers. Après la mort de Glen, fauché par un bus, tout le monde attend des réponses de la part de Jane, désormais veuve. Premier roman.

Fiona Barton est journaliste et formatrice internationale dans les médias.
Elle a notamment écrit pour le Daily Mail, a été rédactrice en chef du Mail on Sunday et a par ailleurs gagné le prix du reporter de l’année.
Née à Cambridge, elle vit aujourd’hui dans le Sud-Ouest de la France.
La Veuve est son premier roman. Il l’a immédiatement propulsée sur le devant de la scène du thriller avec des traductions en cours dans une trentaine de pays.

 

Mon petit avis sur la Veuve ICI

 

2dLa maison des brouillards

Berg, Eric

Slatkine & Cie

Timo, Philipp, Yasmin et Leonie, anciens activistes écologistes, se retrouvent quinze ans après s’être perdus de vue pour passer un week-end dans la maison de Philipp. Dans la nuit, trois personnes sont assassinées tandis que la meurtrière présumée, gravement blessée, tombe dans le coma. Deux ans après les faits, la journaliste Doro Kagel reconstitue l’affaire.

 

 

 

 

97910245013900-3738571La faiseuse d’anges

Destombes, Sandrine

Nouvelles plumes

Belle et indépendante, Max est parvenue à s’imposer dans un monde d’hommes en devenant inspectrice de police. Mais elle reste secrètement hantée par le meurtre de sa mère quand elle avait 8 ans. C’est alors qu’une révélation lui donne l’occasion de prendre son destin en main. Premier roman.

Un personnage attachant, une intrigue originale, une tension psychologique qui ne faiblit jamais, un polar qui vaut le détour

 

 

 

8dLes filles des autres

Gentry, Amy

R. Laffont

Une nuit, Julie Whitaker, 13 ans, est kidnappée dans sa chambre. Sa famille garde l’espoir qu’elle soit toujours vivante. Dix ans plus tard, une jeune femme sonne à la porte et déclare être Julie. Mais Anna, la mère, est assaillie de doutes. Elle demande à un détective privé de mener une enquête sur cette jeune femme.

Êtes-vous bien certaine de connaître votre fille ? D’ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ?

Amy Gentry est chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, Salon et la L.A. Review of Books. Elle vit avec son mari à Austin, Texas.

« Ce premier roman de Gentry est plus que digne d’être comparé à Gone Girl, le best-seller de Gillian Flynn… Il vous entraînera tellement loin que vous pourriez bien remettre en question tout ce que vous savez de votre propre famille. » Entertainment Weekly

Mon petit billet sur Les filles des autres

10dCanicule

Harper, Jane

Kero

En Australie, Luke Hadler a tué sa femme et leur fils avant de se suicider. Gerry Hadler, le père de Luke, contacte Aaron Falk et le contraint à revenir à Kiewarra. Vingt ans avant, Aaron avait fui la petite ville après la mort d’une jeune fille dont lui et Luke étaient proches. L’enquête que Gerry mène sur Luke accentue les tensions en ville, alors que la canicule sévit.

Journaliste, Jane Harper travaille depuis de nombreuses années pour la presse écrite, en Australie et au Royaume-Uni. Elle vit à Melbourne. Canicule, en cours d’adaptation pour le cinéma, est son premier roman.

 

 

11dDrone land

Hillenbrand, Tom

Piranha

Les citoyens de l’Union européenne sont désormais placés sous étroite surveillance grâce à l’ordinateur omniscient d’Europol, ce qui facilite les enquêtes de police. Lorsqu’un membre du Parlement est exécuté, le commissaire Westerhuizen pense confondre le coupable rapidement. Mais des failles dans le système apparaissent, dévoilant un scandale européen.

Né à Hambourg en 1972, Tom Hillenbrand a étudié les institutions et la politique européennes. Il est depuis 2010 chef de rubrique pour le Spiegel en ligne et vit à Munich. Il a reçu le prestigieux prix Friedrich-Glauser du meilleur roman policier pour Drone Land.

 

 

14dCavale

Jouannet, Virginie

XO

Pendant deux heures, Jeanne a perdu la mémoire. Elle se réveille au côté de son mari, poignardé à mort. Ignorant l’identité de l’assassin, rapidement épiée et traquée, elle décide de fuir dans l’espoir de retrouver la mémoire. Elle trouve refuge au Singe, petit hôtel d’une station balnéaire de l’Atlantique. C’est alors que ses souvenirs d’enfance viennent la hanter. Premier roman.

Avec Cavale, Virginie Jouannet nous entraîne dans la fuite éperdue d’une femme vers la liberté ; une femme épiée, traquée et victime de ses propres cauchemars. Un roman qui exprime, dans une langue lumineuse, la force cruelle des secrets.

Depuis des années, Virginie Jouannet se consacre à l’écriture. Elle est l’auteure de pièces de théâtre, de poésies, de nouvelles. Elle vit actuellement à Bayonne. Cavale est son premier polar.

 

15dEt tu vis encore

Martel, Corinne

IS Edition

A Balbeck, un petit village du Vercors, chacun a ses secrets. Alice, une starlette, les nomme le Plan A. Marc, un auteur de romans policiers déséquilibré en panne d’inspiration, les appelle son Plan B, tandis que Pierre, directeur d’une prison pour tueurs en série, les classe dans une chemise notée Plan C. La réalisation de ces plans se révèle lourde de conséquences pour la petite communauté.

Meurtres, secrets de famille, suspense… L’énigmatique thriller de Corinne Martel est un bijou de ruses et double sens qui ne laissera aucun lecteur indemne.

Fascinée par la littérature imaginaire, Corinne Martel décide non sans talent de s’inspirer de ses expériences professionnelles et ludiques pour écrire son premier roman, « Et tu vis encore », un thriller énigmatique.

 

 

18dDerrière les portes

Paris, B.A.

Hugo Roman

Jack et Grace forment un couple en apparence parfait. Charmants et amoureux, ils possèdent une superbe demeure. Mais Grace ne répond jamais au téléphone et les fenêtres de la chambre sont pourvues de barreaux. Leur mariage pourrait dissimuler un sombre secret.
D’origine franco-irlandaise, B. A. Paris a été élevée en Angleterre avant de partir en France, où elle vit aujourd’hui.
Derrière les portes est son premier roman.

 

 

 

Ceux que j’aimerai lire

 

3dLa suite de Shanghai
Le music-hall des espions

Birolli, Bruno

Tohu-Bohu éditions

A Shanghai, dans les années 1930, c’est la guerre larvée entre les espions venus d’Occident. Chaque quartier a ses règles et ses lois et seuls les plus chanceux survivent. Une intrigue policière se déroulant dans une chaleur moite sur fond de jazz américain.

 

 

4dLa balade électrique d’Emily Archer

Brigandet, Jof

Ed. du Caïman

Sam Scott est un assassin aux modes opératoires multiples. Alors que M. Archer et sa fille Emily le devancent pour un appartement, il décide de tuer cette dernière, gravement handicapée et clouée dans un fauteuil roulant.

L’auteur n’est pas un inconnu dans le monde de l’écriture puisqu’il à été déjà publié à plusieurs reprises et sur deux continents. Discret, il aime cependant à dire qu’il ne revendique pas ce parcours « Léautaud disait que le métier d’écrivain c’est d’apprendre à écrire, je fais mienne cette réflexion, mon avant ne m’intéresse pas, ce qui compte c’est le lendemain et les coups de gueules que l’écriture permet de pousser. J’ai mis quelques temps à appréhender l’indécence qu’il y a à être lu sans en profiter pour défendre ceux qui en ont besoin. Je veux oublier cette période où je n’en était pas encore conscient. ».

 

5dJeremy Cobhan

Della Croce, Filippo

Slatkine

Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, un homme décède dans un accident de voiture et son fils de 9 ans disparaît sur le parking d’un restaurant. L’oncle de l’enfant, avocat, se lance dans une enquête qui mêle trafic de drogue, homophobie et piratage informatique.

 

 

 

 

9dSolovki

Giunta, Claudio

Ed. du Masque

Trois amis florentins, envoyés aux îles Solovki afin de restaurer l’ancien goulag soviétique, sont portés disparus. Alors que l’enquête privilégie la thèse de l’accident, il est demandé au journaliste Alessandro Capace d’écrire des articles pour alimenter l’attention des lecteurs. Au fil de ses recherches, il plonge dans les mystères de ce lieu et découvre de sinistres secrets. Premier roman.

Un thriller aux accents de roman générationnel, qui surfe avec virtuosité entre humour noir et désespoir.

Claudio Giunta est professeur de littérature italienne à l’université de Trento. Il est l’auteur de nombreux essais et collabore à l’hebdomadaire Internazionale et au quotidien Il Sole 24 Ore. Solovki est son premier roman, pour lequel il a reçu le Prix Kihlgren.

 

 

12dMateriia

Houry, Jérôme

les Presses littéraires

Pour son vingtième anniversaire, Noam se voit remettre par sa mère un carton ayant appartenu à son père, disparu sans laisser de traces. Son contenu lui donne des indices pour le retrouver. Sa quête le conduit sur la planète Matériia, univers gouverné par la magie et la science.

Cette aventure ne vous laissera aucun répit. Entre science, fantasy, critique d’une société actuelle et la vision d’une autre vérité, vous vous laisserez surprendre à penser : « Et si c’était possible ».

Jerôme Houry est né en 1974. Très tôt, le plaisir de raconter des histoires se fera sentir. Après avoir griffonné des dizaines d’idées sur un coin de table, il se lance en 2005 à l’écriture de son premier roman. Attiré par l’infini de l’univers et les multiples théories qui entourent sa création et son évolution, il fixe aussi son oeil critique sur notre société. Il est à la fois acteur et spectateur du monde dans lequel il vit. Cette dualité offre à ses romans deux pistes de lecture : l’une flatte l’irrationnel, l’autre questionne notre monde. Pour votre plus grand plaisir.

 

 

13dL’amour est rouge

Jaff, Sophie

Calmann-Lévy

New York. Katherine Emerson, trentenaire, voit sa vie perturbée par deux événements : sa rencontre avec deux prétendants séduisants mais très différents, David et Sael, et de mystérieuses visions qui l’assaillent, la faisant douter de sa santé mentale. De plus, un tueur en série surnommé le Faucheur a jeté son dévolu sur elle : il cherche la couleur rouge, l’amour de la femme idéale.

Récit de survie électrique et envoûtant mêlant suspense et fantastique, passé et présent, L’amour est rouge est le premier volet d’une trilogie qui redéfinit la notion de chasseur et de proie en cassant les codes du genre.

Originaire d’Afrique du Sud, Sophie Jaff est diplômée de la Tisch School of the Arts, où elle a étudié l’écriture de la comédie musicale. Membre de la Dramatists Guild of America, elle a vu ses oeuvres jouées au Symphony Space, au Lincoln Center et au Gershwin Theater de New York.

 

 

17dLes dossiers Thémis
Volume 1, Le sommeil des géants

Neuvel, Sylvain

Le Livre de poche éditions

Enfant, Rose Franklin se souvient avoir vu, alors qu’elle était tombée dans une cavité, une main de métal géante parcourue de réseaux lumineux. Désormais physicienne, elle dirige une équipe secrète chargée d’élucider cette mystérieuse présence qui semble faire se rejoindre le passé et le futur. Premier roman.

Un roman captivant, entre World War Z et Seul sur Mars, premier tome d’une trilogie dont les droits ont déjà été vendus dans quatorze pays et qui est en cours d’adaptation cinématographique par David Koepp (Jurassic Park, Spider-Man, Mission : Impossible).

 

21dMarquée à vie : thriller

Schepp, Emelie

HarperCollins

Un haut responsable de l’immigration en Suède a été assassiné dans sa maison. La procureure Jana Berzelius enquête sur le meurtrier, qui s’avère être un enfant. Ce dernier est à son tour retrouvé mort quelques jours plus tard. Jana est sous le choc lorsqu’elle découvre qu’il a sur le cou la même cicatrice qu’elle. Une marque qui depuis son enfance provoque en elle des réminiscences incontrôlables.

Dans l’univers d’Emelie Schepp, le Nord ressemble moins à un tableau mélancolique qu’à un conte cruel d’Andersen. Avec son héroïne aux deux visages qui émeut autant qu’elle surprend, Marquée à vie met progressivement à nu les différentes strates de la violence et les ressorts psychologiques de la survie, grâce à un suspense parfaitement maîtrisé.

Née en Suède, à Motala, Emelie Schepp appartient à la nouvelle génération d’écrivains nordiques, celle qui a succédé à des auteurs mondialement connus, comme Stieg Larsson. Après avoir remporté un prix d’Art dramatique et travaillé dans la publicité, Schepp fait des débuts très remarqués avec Marquée à vie, le premier volume de sa série « Jana Berzelius ». Déjà vendue dans 27 pays à ce jour, cette trilogie a conquis 200 000 lecteurs rien qu’en Suède.

 

Ceux que je n’aurai sans doute pas le temps de lire

 

1dLa disparue de Whitechapel : une aventure inédite de Sherlock Holmes

Bassi, D.G.

Ed. de l’Antre

Londres, 1894. Les clients se font rares et Sherlock Holmes s’ennuie, quand il reçoit la visite d’Anthony Davidson, un jeune homme sans nouvelles de sa fiancée, Elisa Scarborough, depuis deux jours. Il demande au détective d’élucider cette mystérieuse disparition.

L’auteur, professeur de sciences et écrivain à ses heures, a relevé le défi, moins par challenge que par passion pour le personnage et hommage à sa légendaire sagacité, de nous conter une aventure inédite du « Plus Grand des Détectives », au coeur d’un des quartiers de Londres autrement connu naguère pour de sanglants méfaits.
L’ombre de l’Éventreur règne, encore en ces lieux, mais le Grand Détective n’ira-t-il pas au devant de découvertes inattendues ?
Elémentaire ? Pas tant que cela…

 

6dL’orange sanguine

Fréour, Laurent

Incartade(s) éditions

A La Réunion, le capitaine Jean-Pierre Vidal, amateur de trails, enquête sur la mort de Landry Hammerer, directeur de FRTcom, qui semblait haï de tous. Premier roman.

 

 

 

 

 

7dAh, ces deux-là !

Geffroy, Yann

Découvertes de la Luciole

Le gendarme Pitois enquête sur la mort d’Arsène Duvalet, maire respecté d’une petite commune bretonne et propriétaire terrien. Il remonte dans le passé d’Angèle, femme méprisée par la communauté.

Dans ce roman qui traverse un quart de siècle (des années 30 aux années 60), Yann Geffroy nous transporte au coeur d’une charmante campagne bretonne où rien ne bouge – en apparence ! Il pose un regard empreint tout à la fois d’humanité et d’humour sur des personnages attachants.

 

 

 

16dChroniques I : des femmes

Minot, Jean-Louis

 

Il y a toutes ces femmes qui disparaissent, dont personne ne se préoccupe, cette mère qui cherche sa fille et qui en parle à son avocate. Cette dernière vient casser les pieds de Marc Sauron, commandant à la DRPJ, mais il a bien d’autres soucis en tête. Il se demande pourquoi Raf, son beau-frère, est revenu à Lyon à sa sortie anticipée de prison. Il a été incarcéré quelques années auparavant pour avoir assassiné son épouse. Pour fêter son retour, le principal témoin à charge meurt de façon peu naturelle. Raf n’a qu’une idée : comprendre à tout prix. Et puis voici Carole qui vient tout compliquer. Sans compter des armes, beaucoup d’armes qu’on suit à la trace sans mettre la main dessus.

 

 

 

 

 

19dEdwenn : le monde des Faës

Rose, Charline

Nouvelles plumes

Edwenn décide de quitter la terre des humains suite à sa rencontre avec Kadvael, un prince originaire d’un autre monde poursuivi par le seigneur des Chimères. Elle arrive dans le pays magique des Faës, où elle rencontre différentes créatures. Prix de l’imaginaire 2016. Premier roman.

Ancienne étudiante en cinéma, Charline Rose a toujours eu l’envie d’écrire des histoires, quelles soient photographiques ou littéraires. Avec ce premier roman, elle nous ouvre les portes de son univers féerique, où se mêlent sa passion pour les légendes celtes et son amour pour la nature.

 

 

 

20dLa salamandre

Schaub, Urs

Editions des Sauvages

De retour de voyage, le commissaire Simon Tanner rentre dans son village près du lac de Morat, en Suisse. A sa descente du train, il remarque un jeune homme qu’il ne connaît pas. Il apprend qu’il revient d’Espagne, où il était incarcéré par erreur. Intrigué, Tanner enquête et découvre des histoires troubles liées à des missions suisses en Afrique, ainsi que des secrets concernant le bourg.

Urs Schaub est né en 1951, il a travaillé comme metteur en scène et a été directeur de théâtre à Darmstadt et à Berne, il a également été critique pour la RTS. Il enseigne aux hautes écoles de théâtre de Zürich, Berlin et Salzbourg. De 2003 à 2008, il a dirigé le Theater- und Musikhaus Kaserne de Bâle, où il vit.

 

 

 

 

L’emprise des sens de Sacha Erbel


Pageflex Persona [document: PRS0000038_00072]Le livre : L’emprise des sens de Sacha Erbel. Paru le 24 novembre 2016 chez les éditions La Liseuse. 17€99 ;  (244p) ; 23 x 15 cm.

4e de couv :

 
Lorsque Talia, en pleine désillusion sentimentale, s’envole pour des vacances de rêve à la Nouvelle-Orléans, elle est loin de s’imaginer que son destin l’y attend.

Dès le lendemain, elle se retrouve mêlée à un crime, exécuté selon un rituel macabre et violent.

Rites vaudous ou crimes en série, la frontière entre les deux semble floue pour Louis Lafontaine, policier chargé de l’enquête, et lui-même confronté à des troubles obsessionnels.

Avec sa coéquipière il est prêt à tout pour remonter à la source de l’horreur.

Face à l’emprise du mal, Talia saura-t-elle affronter ses démons et le don terrifiant qui lui est révélé ?

Le soutien d’Azaia, prêtresse excentrique et à l’amour de Basile seront-ils suffisant pour l’y aider ?

Dans la chaleur mordante de ce voyage en pays cajun, les esprits tourmentés se révèlent, les traumatismes refont surface et les peurs inavouables s’entrechoquent jusqu’à la révélation finale.

L’Emprise des sens, est un thriller indispensable pour tous les amateurs du genre.

safe_imageL’auteur :  Sous le pseudo de Sacha Erbel se cache une fonctionnaire de police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles. Diplomée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la assionne depuis des années, tout comme l’écriture qui parmet à son imaginaire de s’exprimer.
L’emprise des sens est son premier roman.

 

Mon petit avis :

J’ai bien failli ne jamais lire ce titre.

Vous le savez maintenant , de part ma fonction de coordinatrice du comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris, je lis énormément de premier roman. Mais des premiers romans qui sont référencés sur la base de données bibliographiques Electre. Car oui mon employeur et du coup les bibliothèques de Paris sont abonnés à cet outils de travail donc forcément je dois faire avec.

Aussi L’emprise des sens de Sacha Erbel n’est pas répertorié dans cette base, ce qui fait que je ne l’ai pas eu à analyser et encore moins à lire.

Alors quand Hélène Babouot des éditions La liseuse m’a contactée, nous avons parlé de tout ça mais elle a proposé de venir me voir à la bibliothèque. Et là j’ai fait une belle rencontre, avec une passionnée comme je les aime.

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Du coup je lui ai promis de lire L’emprise des sens , mais pas promis autre chose sauf peut-être si j’aimais le livre.

Et j’ai aimé le livre, alors maintenant je vais tenter de vous en parler.

Que vous dire….

Que c’est un premier roman, un  court roman, que tous les ingrédients pour faire un bon thriller sont là.

Que l’écriture de l’auteur est franche, sans contour. Un style direct. L’emploi du présent de l’indicatif donne du punch au récit.

J’ai apprécier que ses personnages soient tout en contraste. J’ai eu peur que l’héroïne soit une pauvre jeune femme en détresse. Il n’en est rien.

Talia malgré ses blessures reste une femme déterminée. D’ailleurs les personnage féminins de ce romans sont des femmes de caractère. Les mecs aussi, rassurez-vous.

De plus en plaçant son récit à la Nouvelle Orléans en pays cajun, l’auteur profite de l’histoire de cette ville pour développer l’intrigue autour de celle-ci. Une grosse partie du roman se passe dans le quartier français de cette ville.

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« Cœur français battant en terre américaine, La Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des États-Unis. Entre Quartier Français à l’architecture latino-créole, vieille cathédrale, antiquaires, boîtes de jazz et rues en fête, c’est à une tourbillonnante plongée dans l’Amérique Impertinente que convie cette ville à l’ambiance si attachante. »

La Nouvelle Orléans c’est aussi le berceau du jazz. Et dans  le roman de Sacha Erbel, la musique a aussi un rôle important. Entre Blues, Jazz et musique Cajun, le rythme du roman s’emballe.

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De plus la ville est marqué par l’histoire de l’esclavage, La Louisiane plonge le visiteur dans le faste de la période d’avant la guerre de Sécession sur les traces des très riches planteurs de canne à sucre et de coton des années 1850. On découvre l’histoire mouvementée de cet état du « Vieux Sud », le commerce triangulaire et la vie quotidienne dans les plantations.

arton149On ne peux pas non plus parler de La Nouvelle Orléans en passant sous silence la culture Vaudou et sa grande prêtresse Marie Laveau ( the voodoo queen). Et cette culture est elle aussi au centre de notre thriller.  Ce qui en fait un thriller fantastique.

Mais rassurez-vous, il y a aussi une vrai enquête et de vrais flics dans ce polar.

De plus la petite touche romance, apporte un petit plus à l’histoire qui devrait encore rajouter du plaisir de lecture au lectorat féminin. Car on le sais 70% des lecteurs sont des femmes.

Bref, L’emprise des sens est une belle découverte et j’avoue que ce titre n’a pas était sans me rappeler une jeune auteure découverte il y a quelques années, J’ai nommé Claire Favan.

Aussi vous vous doutez bien que du coup, j’attends avec impatience une nouvelle aventure de Talia qui je n’en doute pas doit déjà avoir germé dans le cerveau de notre auteur.

Alors si vous aimez le suspens saupoudré d’une touche de fantastique, alors foncez, ce roman est fait pour vous !

 

Lire ICI le début de L’emprise des sens .

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Ulan Bator de Richard TABBI


ulan_b10Ulan Bator de Richard Tabbi Paru en juin 2015 chez Riez éditions dans la Collection Sentiers Obscurs. 16€00 ; (330 pages) ; 20 cm x 14 cm 

4ème de couverture

« Solo Aggrigente est persuadé d’écrire des polars tout ce qu’il y a de classique, alors qu’obsédé par la tétralogie d’Alien il écrit en réalité des romans de SF. Il est marié avec Asako, artiste plasticienne de renommée internationale qui lui annonce qu’elle part en tournée mondiale à l’instar d’une rock star, lui laissant leur fils de 18 mois sur les bras. Ses ennuis commencent le jour où le chanteur des Kyoto Motel se fait décapiter, événement qu’il avait prédit dans l’un de ses romans. Peu après, deux faux flics mongols font irruption chez lui. Commence alors une course folle alcoolisée sur fond de chamanisme, de soviétisme, et d’invasion extraterrestre. La réponse à ses déboires se trouve – peut-être – à Ulan Bator. »

ulan-2015-glassesL’auteur : Richard Tabbi est né en 1967 dans le sud de la France. Après des études d’histoire religieuse médiévale, il a été successivement militaire, enseignant, documentaliste, rédacteur, journaliste, commercial, maçon, ouvrier agricole, bibliothécaire, peintre en bâtiment… Richard Tabbi vit au Havre. 
Son premier roman, Zombie planète, a été publié en 2003 aux éditions Mango. Il a aussi collaboré sous la forme d’essais et de nouvelles aux revues Twice, Bordel, Houelle. Il a signé les textes de l’album « La fiancée d’Uranus » du groupe Parisatori qu’il a fondé avec Patrick Jouanneau.
En 2012 il publie avec Ludovic Lavaissière Moi & ce diable de blues aux éditions du Riez, polar hallucinatoire au style vitriolique béni par Jean-Pierre Dionnet.
Ulan Bator est conçu comme une « suite mentale » à Zombie planète.
Extrait :
« La Volvo empruntait une descente interminable vers la vallée en direction de Saint-Etienne, les arbres du bord de la route, en ce début d’après-midi, ressemblaient à des golems paranoïaques. »

 

Résumé et petit avis :

Il y a quelques temps, plus d’un an déjà,  Richard Tabbi prenait contact avec moi via facebook. Il me proposait son roman à lire et à chroniquer.

Bonjour Geneviève, je lis avec intérêt vos chroniques, et je ne sais si mon éditeur vous a envoyé mon dernier polar, ULAN BATOR. Si ce n’est pas le cas et que cela vous intéresse, n’hésitez pas à me le faire savoir, ce sera avec plaisir.  
Belle journée à vous 😉

Bonsoir Richard,

Merci de votre sollicitude. Je ne me souviens pas avoir vu passer votre livre. Pour autant, je vous avoue que je n’aurais pas le temps de le lire dans les prochaines semaines voire les prochains mois. C’est fort dommage, j’en suis consciente, mais malheureusement mon travail de sélection pour les bibliothèques parisiennes, m’oblige à être dans l’actualité éditoriale immédiate.

Aussi, si vous le voulez bien, je vous propose une solution alternative. Vous m’envoyez votre roman, je le propose à un des chroniqueurs de mon blog et lui demande une petite lecture ainsi qu’un petit avis. Vous en dites quoi ?
Bien cordialement 

L’affaire fut ainsi faite, je recevait quelques semaine après le livre de Richard. Je demandais autour de moi qui voulait bien le lire et me donner leur avis. Deux lecteurs se proposèrent. De mon coté, j’oubliais ce titre, trop à mes propres lectures et mes autres occupations !

Puis l’auteur est revenu vers moi, je ne savais même plus qui étaient les lecteurs d’Ulan Bator. Alors je suis allée faire un petit tour d’horizon. Et là mes deux lascars m’avouaient soit n’avoir pas du tout accroché à l’histoire, soit avoir abandonné le livre. Ce livre est vraiment très atypique, pas franchement un polar comme je les aime. L’auteur mélange trop de genre, je m’y suis perdue.

Voilà quelles sont été les réponses. J’étais bien avancé. Aussi je me décidais enfin à trouver une place dans mon planning de lecture déjà surchargé pour lire ce titre. Mais avant il fallait que je le commande chez mon libraire.

Et voilà comment j’ai fini par lire Ulan Bator.

Et bien mes aïeux, ça réveille.

Punaise, en effet ce truc est un OVNI ou plutôt un OLNI, vous savez un Objet Littéraire Non Identifié.

Hallucinant, percutant et violent ! déstabilisant et survolté

C’est déjanté mais drôle, déstabilisant et jubilatoire à fois

Imagine un type plutôt doué pour écrire de polars noirs qui a connu son heure de gloire et qui fait mourir son héros.  Un mec qui épouse la femme dont il est follement amoureux suite à leur rencontre sur un plateau télé. Un mec qui veut écrire son chef d’oeuvre, mais qui visiblement rame sec pour le mettre en forme. Un mec qui cherche la vie parfaite, chez lui en bord de mer avec sa petite famille. Et comme son roman SF ne voit pas le jour, l’ancien alcoolique mondain devient un alcoolique tout court. Aussi le jour où sa femme lui annonce qu’elle part en tournée mondiale, la vie de notre bonhomme part à la dérive. Surtout qu’il se retrouve à devoir gérer seul leur fils de 18 mois.

En plus les extraterrestres qui lui font défaut dans son roman viennent s’inviter dans sa vie quotidienne.

Bref, tout dérape et ça part dans tout les sens. On va vivre un road tripe démentiel.

Couses poursuite, situations rocambolesques et paysages étourdissants.

Tout est en place pour nous faire vivre une expérience hors du commun.

Ah oui, et que dire de l’illustration de couverture de  Philippe JOZELON !!!

Découvrez les premiers chapitres sur Ici !

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