Karma – Théo Lemattre


Le livre : Karma de Théo Lemattre . Paru le 7 juillet 2018 en auto édition. Livre numérique 2.99€ (160 p.) 

4ème de couverture :

Le karma… il nous suit de notre naissance à notre mort.

Jérémy n’est ni mort, ni vivant. Dans un état de conscience spirituel des plus obscurs, il est appelé à passer vers un autre monde, celui dans lequel il sera jugé pour ce qu’il a fait.

L’enjeu n’est pas des moindres : sa vie.

Jérémy, malgré la gravité de la situation, n’a qu’une idée en tête : retrouver sa petite-amie, avec laquelle il a eu cet accident de voiture, pour lui dire tout ce qu’il n’a jamais su lui exprimer. Un souhait incompatible avec les forces supérieures qui lui font face.

Malgré lui, Jérémy va se retrouver empêtré dans une folle course poursuite qui le poussera dans ses derniers retranchements.

Connaissait-il vraiment Julie, sa petite amie, aussi bien qu’il le croyait ?

 

L’auteur :  Théo Lemattre est un auteur français né le 12 décembre 1997 à Dechy. Très jeune, il commence à écrire ses premiers jets et lance son premier livre à seulement 16 ans.
Théo Lemattre se tourne d’abord vers le Thriller, visant un public adulte accoutumé aux univers sombres.
En juin 2017, il décide de s’orienter vers un genre plus léger en sortant « Prêts à tout », qui marquera son tournant dans le roman. S’en suivront une multitude de romans, dont « 5 pas vers le bonheur », édité chez HarperCollins début 2019.
Le 19 mai sort : « Ce qui nous oppose nous unit », une comédie romantique sur les mauvaises interprétations, mettant en scène deux personnages aux caractères bien trempés.
Le 17 février 2018 sort : « 5 Pas vers le bonheur », un roman doux et initiatique sur les sujets de la vie de famille et du deuil. (réédition HarperCollins début 2019).
Le 12 décembre 2017 sort : « Tout ou rien », le dernier volume de la série « Prêts à tout ».
Le 14 octobre 2017 sort : « Retomber amoureux », un roman doux et amer sur la vie difficile d’un couple.
Le 19 août 2017 sort : « Tout pour elle », la suite de « Prêts à tout », son septième roman.
En juin 2017 sort son sixième roman : « Prêts à tout ». Une comédie romantique burlesque. « Un bon vent de fraîcheur pour cet été caniculaire ».
En avril 2017, suit son cinquième roman « Le complot de Tchernobyl ». Un thriller historique haletant qui ne vous laissera aucun temps mort.
En février 2017, il publie son quatrième roman « Les mains blanches », dans lequel il dénonce la condition des femmes.
En Novembre 2016 il publie « La Malédiction du Vatican », un thriller à l’ambiance pesante qui vous entraînera dans les tréfonds de l’âme humaine.
En Juin 2016 suit « Les chaînes du papillon », un thriller noir qui vous offrira à n’en pas douter quelques frissons dans le dos.
En Mai 2015 il publie « l’Omerchat », un thriller humoristique truculent bourré de personnages hauts en couleurs.

 

 

L’extrait :
« Je jette un œil au miroir . Bon sang , je n’ai jamais été aussi beau de toute ma vie ! J’ai les yeux clairs , la peau délestée de toute imperfection, le corps joliment sculpté , ni trop , ni pas assez et …les cheveux courts !
-Qu’est ce qui est arrivé à mes cheveux ?
Richard a l’air surpris. Son grand sourire se transforme en un regard interrogateur.
-C’est vraiment tout ce qui te choque ?  Tu n’as aucune question sur ton teint , ta peau , ton corps de manière générale ? Tout ce qui t’intéresse ce sont …tes cheveux ?
– Ben c’est-à-dire que ….je les aimais bien comme ils étaient .
– Oui , mais le bon goût n’est pas inné chez les humains . Dans l’état actuel des choses , tu es plus beau que tu ne le seras jamais . Tu es physiquement toi-même ,mais poussé au maximum . Comme si tu étais « un dix sur dix » en concours de beauté , tu vois ?
Bon sang , Julie avait raison pour les cheveux ! Julie !
-Euh…écoutez, Richard. Il ….il faut que je retrouve ma petite amie . On allait bientôt se marier , et….
-Patience, patience . Tout te sera révélé n temps voulu . Tu veux bien me suivre ?
-Où allons nous ?
– Voir si tu vaux la peine d’être sauvé ou non . »

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

« Karma » , de Théo Lemattre

Tout d’abord je tenais à remercier Théo pour sa confiance ! Je me suis plongée avec plaisir dans cette lecture complètement atypique pour moi .

Le début se passe dans une voiture où Jérémy et sa petite amie Julie se rendent chez les parents de Monsieur . Cela vous semble banal t pourtant c’est loin de l’être , soyez patients …

Une dispute de couple éclate , Jérémy tente de jouer avec son éternel optimisme pour essayer de dédramatiser ce qui énerve encore plus Julie ! En fait , Jérémy a tout quitté pour réaliser son rêve « devenir humoriste » , ce qui semble déplaire à Julie , qui ne le trouve pas drôle du tout …

Ok , là vous vous dites , l’histoire a l’air hyper ennuyeuse mais là ……Un choc arrive ! Et l’auteur nous transporte dans un univers méconnu , merveilleux et paisible au possible ! On fait la connaissance de Richard , guide de Jérémy dans ce « nouveau monde ». Et puis , il y a Serge…personnage assez simplet à qui on s’attache forcément …

Les croyances sont mises a rudes épreuves dans ce roman . Et s’il existé un après ?

Beaucoup d’ouvrages ont déjà traité de « l’expérience de mort imminente » , mais là c’est tout autre chose ! L’auteur nous invite à découvrir ce qui pourrait être l’avant où tout notre destin se dessine, ou l’après où nos choix , nos décisions influent sur notre compétence ou non à aller « au paradis ».

Théo , tu m’as fait rêver , tu m’as fais rire avec les situations loufoques , mais tu m’as surtout fait pleurer ! Ton roman est un hymne à la vie et il nous rappelle que chaque seconde passée sur cette terre autour des gens que l’on aime est simplement le plus important . N’est pas cela que l’on appelle BONHEUR ?

Je suis incapable de classer ce roman , je peux vous dire qu’il mêle de la romance , du fantastique , de l’action …un cocktail détonnant pour un bouquin surprenant !

Le dénouement est magnifique , juste un mot grandiose .

Si vous voulez une lecture rafraîchissante pour cet été caniculaire c’est décidemment celle qu’il vous faut !

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Je t’aime de Barbara Abel


Barbara Abel sera avec nous à Saint Maur en Poche les 23 et 24 juin prochain

Allez à sa rencontre, surtout n’hésitez pas

 


Le livre : Je t’aime de Barbara Abel. Paru le 3 mai 2018 chez Belfond dans la collection  Thrillers. 19€50 ; (461 p.) ; 23 x 14 cm

4e de couv :

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.

Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est foin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.

Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

 

 

L’auteur : Barbara Abel est  née le 3 décembre 1969 à Bruxelles en Belgique
Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l’Académie d’Etterbeek, elle étudie à l’Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.
À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, « L’Esquimau qui jardinait », qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.
Elle se lance peu après dans l’écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, « L’Instinct maternel », lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.
Elle fait ensuite paraître d’autres récits de suspense qui évoquent souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.
Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique. Elle a collaboré à l’émission « Cinquante Degrés Nord » diffusée sur Arte Belgique et la RTBF.
Son roman « Un bel âge pour mourir » paru en 2003 a été adapté pour France 2 avec Marie-France Pisier et Emilie Dequenne dans les rôles principaux.
S’ensuivent « Duelle » en 2005, « La mort en écho » en 2006, « Illustre inconnu » en 2007, « Le Bonheur sur ordonnance » en 2009, « La brûlure du chocolat  » en 2010, « Derrière la haine » en 2012 (Prix des lycéens de littérature belge 2015), « Après la fin » en 2013, « L’innocence des bourreaux » en 2015 et « Je sais pas » en 2016.
Ses romans sont traduits en allemand, en espagnol et en russe…
Extraits :
« Lorsqu’une mère berce son enfant, elle imagine déjà l’homme qu’il sera plus tard. Une fois adulte, elle ne voit plus en lui que le bébé qu’elle berçait autrefois. »
« Il existe différentes sortes de silence. Certains s’étalent comme des carpettes, plats et immobiles, sur lesquelles on n’a d’autre choix que de marcher sur la pointe des pieds. D’autres sont électriques, saturés de tension, si lourds qu’ils peuvent exploser à tout moment dans un vacarme infernal. D’autres encore flottent à l’insu de tous : ils n’existent que par défaut, profitant d’une absence ou d’un sommeil.
C’est cette sorte de silence qui règne aux aurores à la Boutique. Il s’installe chaque nuit au rez-de-chaussée, à peine dérangé par le tic-tac régulier de l’horloge murale de la cuisine. À l’étage, il partage son territoire avec les ronflements et autres borborygmes des occupants assoupis. Depuis le temps, il s’est fait une raison et plane sur son domaine en patriarche affable et indulgent.
Ce matin pourtant, le calme est aux aguets. Il soupçonne la précarité de son état. Dans la rue, cinq silhouettes accompagnées d’un chien s’approchent de la maison alors que l’aube n’est encore qu’un vague projet. L’obscurité s’attarde au-dehors comme à l’intérieur, elle manipule les ombres à sa guise et se gausse du faisceau lumineux que l’éclairage public étire jusque dans le salon.
Dans la cuisine, l’horloge indique cinq heures cinquante-huit. À l’extérieur, quatre des hommes, ainsi que le chien, rejoignent la porte d’entrée tandis que le cinquième fait le tour par l’arrière et se poste devant la porte du jardin. Ils se déplacent sans bruit, avec une économie de moyens dont la synchronie n’a d’égale que l’efficacité. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Je t’aime de Barbara Abel

C’est l’histoire de quatre femmes et pas que.

C’est l’histoire de trois familles « normales » même si l’une d’entre elles est « recomposée » … et pas que.

C’est comme dans les autres romans de Barbara Abel, l’histoire de vos voisins, de vos amis, de votre famille, qui bascule à cause d’un événement certes imprévisible mais qui aurait pu être évité par tout un chacun, avec un peu plus d’attention portée à son entourage.

Mais bien au-delà de ça, l’auteure nous questionne sur nos réactions potentielles face à des accidents de la vie … qu’auriez-vous fait à leur place ?

A  la place de ces mères meurtries par la disparition de leur raison d’exister ? De ses pères aveugles au désarroi de leurs ados ? De ces flics face aux évidences ? Ha la justice …

« La justice est lente, complexe, elle manque de moyens. À quoi sert-elle, si ce n’est à sortir du cercle vicieux de la vengeance ? Protéger, décider, sanctionner » la devise de Nicole, sa raison de vivre.

Ainsi, avec le brio qu’on lui connaît, Barbara Abel s’attache à manipuler les créatures qu’elle a fait naître, avec beaucoup de malveillance et de torture morale. Quand on connait un peu l’auteure, que l’on sait qu’elle avoue que « manipuler la violence est jouissif, en parlant avant tout de la violence psychologique » on se dit que l’écriture de ce thriller a dû la combler de bonheur ! Oui 2018 est un très bon cru Abel dans la veine de « l’innocence des bourreaux ».

Sauf – Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de Couv :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.

 

Extrait :
J’aime cette ville, elle me fascine, je crois que ça ne changera jamais. Quand je la traverse, j’ai l’impression d’être au centre du monde. Je l’aime d’autant plus que je m’y sens étranger. Je sais que je ne suis pas d’ici. Personne n’est d’ici, hormis quelques familles. Les autres viennent des quatre coins du monde et sont libres de rester, de vivre comme ils le veulent. On parle de Paris en mal, on montre du doigt l’anonymat, et la vitesse, souvent le bruit. Tout cela est faux. L’anonymat n’est que le synonyme parisien de la liberté qui s’offre à qui la veut. Tout comme la vitesse et le bruit.

 

Les p’tits papiers de So

SAUF- Hervé Commère– Editeur : Fleuve Noir

SAUF est de ces romans qui reste en vous.
Une lecture douce, suave, savoureuse. Un roman qui se lit comme on déguste un grand cru. On le sent, on le goute, on le savoure. Il vous ennivre.

SAUF s’insinue en vous, doucement, lentement, avec douceur.
Le premier chapitre à lui seul suffit à vous transporter, vous ne pourrez plus le lâcher. Hervé Commère vous fera voyager de Montreuil à la Bretagne, et plus loin encore. Et quel voyage.
Chaque chapitre appelle au suivant.Chaque fin de châpitre est une vague d’émotions. Hervé Commère est un véritable chef d’orchestre, il entraîne le lecteur page après page dans une histoire de fou. Et quelle histoire !
Il est de ces romans qui met le lecteur dans sa bulle. Une bulle qui vous transporte haut dans le ciel. Très haut. Oui c’est cela, il vous emmène loin.
SAUF n’est pas un roman noir, il a tout pourtant d’un thriller dans son scénario. Sauf est un magnifique roman d’amourS. Une ôde à la vie.
J’ai commencé ma lecture un jour ensoleillé, je l’ai interrompue que pour ne pas être indélicate avec ceux qui m’entouraient. Mais il y avait une urgence à le finir. Pour connaître le dénouement de l’intrigue, bien sûr, mais avant tout et surtout parce qu’il m’a procuré un sentiment de bienêtre que je n’ai plus ressenti depuis longtemps dans mes lectures. Un tourbillon d’émotions. Ce sentiment profond d’être vivante.
Puis arrive l’instant où on referme le livre, où on regarde par la fenêtre et on se laisse partir. Et vient le moment où on se lève pour le ranger dans la bibliothèque, on regarde sa tranche avec l’immense fierté de posséder un tel bouquin.

A lire d’urgence et sans modération.

Et retrouvez ICI le billet de Dany sur Sauf

Sauf d’Hervé Commère


Le livre : Sauf d’Hervé Commère. Paru le 8 mars 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 18€90 ; (268 p.) ; 21 x 14 cm.

4ème de couverture :

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.

Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

L’auteur :  Hervé Commère est néle 16 octobre 1974 à Rouen et vit à Paris.
Après des études de lettres modernes, Hervé Commère est devenu barman puis patron de bar. Auteur de deux romans qu’il n’a soumis à personne, « J’attraperai ta mort » est le troisième qu’il a écrit, le premier à être publié. Après « Le Deuxième Homme » paru chez Fleuve Éditions en 2012, « Imagine le reste » (2014) est son quatrième roman, prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège. Puis le très remarqué «  Ce qu’il nous faut, c’est un mort » qui devrait faire l’objet d’une série TV (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Hervé Commère est l’auteur primé de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels « Les Ronds dans l’eau » (2011), lauréat du Prix marseillais du polar et du Prix du Roman de la ville de Villepreux 2011. Il est traduit en Chine et au Japon.
Extrait :
« Chacun sait ici que le maire se comporte avec les employées municipales comme un suzerain, caressant la taille de l’une, dévorant du regard la poitrine de l’autre. À plusieurs reprises, Raymond a voulu se rendre à la mairie pour lui foutre son poing dans la gueule à titre préventif, mais ma tante l’en a dissuadé. Elle est, lui assure-t-elle, capable de se défendre si le sale bonhomme s’aventurait trop près. Le fait est que, jusqu’à présent, le maire n’a rien tenté sur ma tante qui n’ait dépassé le stade de l’œillade appuyée. Sans doute l’impressionne-t-elle. Le prédateur choisit ses proies. »

La chronique jubilatoire de Dany

 

Orphelin depuis l’âge de 6 ans, Mat est aujourd’hui à la tête d’un dépôt-vente à Montreuil. Il est profondément secoué lorsqu’il découvre un album de famille contenant des photos de lui enfant parmi les objets en dépôt. Or, rien n’est censé avoir survécu à l’incendie qui a ravagé le manoir familial et causé la mort de ses parents en 1976. Mat retourne dans le Finistère en quête de réponses.
 Mathieu, un délinquant amendé, brocanteur et presque cinquantenaire, voit son présent voler en éclat. Et si c’était son passé qui le rattrapait ? Plus qu’une recherche de ses origines, il va remonter les différentes pistes et entraîne avec lui le lecteur. Machination, schizophrénie, manipulation … tout est possible jusqu’aux derniers chapitres. Des personnages principaux qui méritent bien un peu de repos, leurs alliés hauts en couleurs, des seconds couteaux plutôt dangereux et prêts à toute extrémité …

Oui, Hervé Commère a coutume de s’attacher aux petits malfrats qui grandissent plutôt bien, qui ont généralement un secret peu glorieux, mais ils sont tellement attachants. Il nous a aussi habitués à la Normandie et là il nous offre un dépaysement breton d’abord, parisien ensuite pour enfin terminer en Scandinavie, loin de sa zone de confort !

Un bon suspense et une fin inattendue sous bien des aspects et notamment sa démesure …

Pas polar, mais thriller bien ficelé ! J’ai aimé …

Le silence et la fureur – Natalie Carter et Nicolas D’Estienne D’Orves


Le livre : Le silence et la fureur de Natalie Carter et Nicolas D’Estienne D’orves. Paru le 1er mars 2018 aux Editions XO.  19,90 € ; 153 x 240 mm.

4ème de couverture :

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon.

Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars. Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs. Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le « petit prince ».  Un futur pianiste de génie comme son père.

Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.

Et du silence jaillira bientôt la fureur.

 

Les auteurs : Natalie Carter est née en 1955 à New York. Après des études d’art, elle devient scénariste pour la télévision puis pour le cinéma. Elle a travaillait notamment avec Nicole Garcia, Brian de Palma…En 2006, elle publie un roman, Valdingue, chez Robert Laffont.
                           Nicolas d’Estienne d’Orves, né en 1974, est écrivain et critique d’opéra au Figaro. Depuis 2001, il a publié une vingtaine de livres : Othou : prix Roger Nimier, Les fidélités successives : prix Cazes, La gloire des maudits : prix Interallié 2017. Il écrit également beaucoup sur Paris (guide de balades..). Trois romans chez XO : Les orphelins du mal, Les derniers jours de Paris, L’enfant du premier matin, qui sont traduits en treize langues.

 

Extrait :
« La lampe a glissé de mes mains tremblantes. Son faisceau a éclairé la pièce vitrée en diagonale. Au dehors, l’orage déchirait le ciel, les arbres se couchaient sous le vent, le lac se soulevait comme  une lave noire et glacée, les feuilles giflaient les baies vitrées. Hormis le piano, son tabouret et quelques feuilles épars sur le sol, le caisson était vide.»

 

L’accroche de Miss Aline

Le silence et la fureur, Natalie Carter et Nicolas D’Estienne D’Orves

Une île, un pianiste de renommée mondiale, un mystérieux « accident », une « promesse » non moins énigmatique, voilà les ingrédients de ce polar captivant.

Max vit en reclus, prisonnier de son île, de sa musique, de ses rituels obsessionnels. Prisonnier de lui-même. Tous l’on fuit, jusqu’à son épouse et son fils. Ne reste que la fidèle gouvernante Susan, patiente, attentive, veillant sur les moindres gestes de son maître. Les notes de musique sont autant de lames qui lassèrent  l’esprit de Max, qui le torturent jusqu’à l’insupportable. Et ce depuis « l’accident ».

Pour Thanksgiving, le retour de l’enfant prodige. Ce « petit prince » qui suit les traces de son père. Qui l’a fait venir lui et sa mère ? Pourquoi cette dernière l’abandonne-t-elle à son père ?

Rapport étrange que celui du père et du fils. Ce dernier obligeant son père à sortir de ses rituels, tant pis pour la souffrance. Luke, comme son père, est un personnage troublant. On le sent osciller entre l’amour et la haine. Qu’a-t-on imposé à cet enfant pour qu’il en arrive là ?

Ce roman se fait à trois voix. Susan et Luke nous parle directement. Tandis qu’un narrateur extérieur nous parle de Max. Au début c’est perturbant, puis on s’y fait.  A chaque protagoniste tu trouves une raison de t’y attacher. Susan dont tu admires la dévotion, cet attachement démesuré à un être qui probablement ne la voit pas. Elle aussi a sa part dans l’intrigue, là où on ne l’attend pas. Luke dévorait par une personnalité borderline, un soupçon manipulateur. Luke qui captive, Luke qui réserve bien des surprises. Et puis il y a Max avec son amour-aversion pour la musique. Max pour qui la musique était l’oxygène nécessaire à sa vie, qui ne fait plus que survivre. Max noyé dans sa névrose.

J’ai beaucoup aimé ce roman et la façon dont il est construit. Comment les auteurs t’emmènent là où tu n’as pas pensé aller, comment ils t’ont berné. J’ai ressenti avec force la passion de Max pour la musique. Comment elle l’habite, le transforme, le rende vivant. Je garde l’image du « caisson », la pièce au piano, avec vu sur l’extérieur. Un silence infini à l’intérieur, les éléments déchainés à l’extérieur. Je pense à Mozart et Salieri. Je pense au combat pour la vie, à l’amour inconditionnel pour un art. Je pense à l’abandon de soi pour l’autre ou pour l’art.

Je pourrais/voudrais vous en dire tellement plus sur ce roman mais je ne voudrais pas gâcher votre surprise. Ce roman est un coup de maître, dans son intrigue, dans la force des personnages, dans le ressenti de leur sentiments. J’ai presque envie de le lire de suite…

Un très grand merci aux auteurs pour cette plus que très belle découverte.

 

Le romancier Nicolas d’Estienne d’Orves signe avec sa mère, Natalie Carter, scénariste, un thriller psychologique redoutable, où il est question de musique, d’îles, de lacs lointains, de nature dévorante, de piano mortel, de crimes irrésolus et de passions impunies.

La menace Mercure de Cédric Bannel


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$$9782919066186,0-2492562 Le livre :  La menace Mercure de Cédric Bannel. Paru le 13 avril 2000 chez Robert Laffont dans la collection Best Seller. 20€ ; (296 p.) ; 24 x 16 cm.

Ce titre est malheureusement épuisé en format papier. Mais … Rééditer le le 6 février 2014 en ebook pour 9€99.

4e de couv :

Elle est surdouée, experte en art martiaux et blessée par la vie… Lieutenant de police à New York, elle a sept jours pour sauver la ville.
Mercure, un mystérieux maître chanteur, a réussi à prendre le contrôle d’un réseau de satellites qu’il menace de faire tomber sur Manhattan. Le FBI et la police disposent d’une semaine pour l’arrêter. Mais la demande de rançon est-elle la vraie motivation de Mercure, ou cache-t-elle une vérité plus terrible ?
Pour le lieutenant Reda Fatmi, tout doit se jouer au cours de ces sept jours : vaincre Mercure, retrouver la mémoire oubliée de son enfance, savoir, enfin, si la médecine pourra lui rendre le visage perdu au cours d’un catastrophique accident qui l’a laissée défigurée.
Dans un New York magnifique et insolite, commence alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trapes, de dangers et de retournements. Car autour de Reda, outre Mercure, rôde le traître qui lui a volé son visage.

a5d4781a2931343631363539393430373434343431L’auteur : Cédric Bannel est un homme d’affaires et écrivain français, né 26 décembre 1966 à Bordeaux. Il a vécu de multiples vies. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), il a d’abord occupé des responsabilités à la Direction du Trésor du Ministère des Finances. Il a été attaché financier à l’Ambassade de France à Londres. Depuis mi 2009, Cédric Bannel a lancé ses propres activités d’investissements.

 

 

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Résumé et petit avis :

Lieutenant au New York Police Departement, Reda Fatmi vit dévorée d’angoisse depuis qu’un traître, infiltré au sein même de sa propre équipe, a provoqué l’accident qui l’a atrocement défigurée. Une angoisse qu’elle va devoir affronter le jour où, sous le nom de Mercure, un mystérieux terroriste prend le contrôle d’un réseau de satellites et menace Manhattan: pour communiquer ses exigences, Mercure exige d’avoir Reda pour seule interlocutrice.

De Wall Street aux bas-fonds de la ville, Reda entame alors une chasse à l’homme pleine de chausse-trappes: tout près de Mercure, Reda sait que rôde le traître qui lui a volé son visage…

Mais attention La vie de Mercure doit être épargnée !

Je me souvient avoir lu le premier roman de cet auteur.  Le huitième fléau était déjà annonciateur du talent de Cédric Bannel. Ce titre ci est encore plus marqué. Si l’auteur utilise les recettes éprouvées des écrivains américains de thriller, il nous concocte une intrigues extrêmement maîtrisée de bout en bout. C’est construit au cordeau. Il soigne les détails et les personnages et  fait monter la tension crescendo tels un maître du suspense que peuvent être les Clancy, les Easterman, ou d’autres.

Oui ce petit français a tout d’un grand, ce deuxième polar en est la preuve. Un auteur à suivre assurément !

 

Le temps est assassin de Michel Bussi


Collectif Kris
9782258136700,0-3240655Le livre : Le temps est assassin de Michel Bussi. Paru le 4 mai 2016 Aux Presse de la Cité dans la collection Domaine français.  21€50 ; (531 p.) ; 23 x 14 cm

4ème de couv :

Votre été sera corsé !

Eté 1989 La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, unevoiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.

Eté 2016 Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé. A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERAL’auteur : Troisième auteur français le plus lu en 2015, Michel Bussi séduit aussi les lecteurs du monde entier (« Impressionnant » pour le New York Times). Professeur de géographie à l’université de Rouen, il a publié aux Presses de la Cité Nymphéas noirs (polar le plus récompensé en 2011 ), Un avion sans elle (Prix Maison de la Presse 2012),Ne lâche pas ma main, N’oublier jamais, Gravé dans le sable et Maman a tort.
Extrait : 
La vendetta ? Mon Dieu, qui vous parle de ça ? (Soupir.) Qui parle encore de ça, à part vous, les journalistes ? Les meurtres dont vos colonnes font la publicité sont commis par des bandits, des voyous, des mafieux, pour quelques billets de banque, quelques grammes de drogue, quelques voitures volées. En quoi cela me concernerait ? En quoi cela concernerait un retraité isolé dans sa bergerie, qui ne sait même pas à quoi peuvent ressembler une barrette de cannabis, une prostituée yougoslave ou un carton de minitels tombé d’un conteneur sur le port d’Ajaccio ? La vendetta, mon Dieu, c’est bon pour les touristes qui lisent « Colomba ». (Retour du sourire.) Tout est beaucoup plus simple. Ne touchez pas à ma terre. Ne touchez pas à ma famille. Et alors, je serai le berger le plus pacifique, le plus inoffensif du monde.

Résumé et petit avis de Kris

Le temps est assassin – Michel BUSSI

Corse, 2015. Pour exorciser le passé, une femme revient sur les lieux d’un accident de voiture qui a eu lieu en 1989 et dans lequel elle était la seule survivante. Elle croyait avoir vu sa mère mourir sous ses yeux. Mais aujourd’hui, elle a des preuves qu’elle est bien vivante car elle a trouvé une lettre de celle-ci à l’endroit même où elle passait son dernier été avec ses parents.

Du pur Bussi !

Malgré une action qui peine à démarrer (ce n’est que mon avis) la seconde partie du livre s’emballe pour un final comme seul cet auteur sait les orchestrer.

Un imbroglio dont on se demande comment il va s’en sortir, mais Michel Bussi a plus d’un tour dans son sac !!

Et puis il y a la Corse…

La Corse et ses paysage, la corse et sa beauté sauvage, la Corse et son identité. La Corse personnage à part entière de ce magnifique roman.

 

Lire ICI le début

Nous serons inséparables de Julia Crouch


Collectif polar.biblio

9782258087897,0-1328904Le livre : Nous serons inséparables  de Julia Crouch.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Bourgeois.Paru le 8 mars 2012 aux Presse de la cité dans la collection Suspense psychologique.22€ ; (458 p.) ; 23 x 14 cm

Quatrième de couverture

Le jour où Polly sauve la vie de Rose, les deux fillettes deviennent inséparables. C’est pourquoi, des années plus tard, lorsque Polly lui annonce que son mari est mort dans un accident de voiture, Rose n’hésite pas un instant et l’accueille à bras ouverts dans son foyer.

A son arrivée, la jeune veuve semble un peu trop joyeuse. Bientôt, la vie de Rose se complique : sa fille tombe malade, son mari devient distant… Et si Polly n’était pas étrangère à ces événements ?

Quand l’amitié se révèle venimeuse, elle peut faire basculer une vie ordinaire dans le drame absolu.

6467676714L’auteur :

Après avoir été dramaturge, directrice de théâtre, graphiste et webdesigner, Julia Crouch a découvert sa véritable vocation : la littérature.

Nous serons inséparables est son premier roman.

Extrait :
— Raconte-moi une histoire du temps où tu étais petite.
Deux semaines s’étaient écoulées. Anna était blottie contre sa mère. Etendu de tout son long sur elles, Manky, leur vieux chat, ronronnait comme une couverture chauffante motorisée.
— Je t’ai déjà dit comment j’ai rencontré Polly ? demanda Rose.
— Non.
— Ça t’intéresse ?
— Oui !
Toutes deux avaient pris place sur le lit de Rose et Gareth – leur refuge favori pour le rituel des histoires à l’heure du coucher. La chambre parentale se situait au dernier étage de la maison. Sous le plafond mansardé et traversé de poutres en chêne – assez haut pour que l’on puisse tenir debout –, on avait l’impression d’être encerclé, pris dans une étreinte. Avec la lumière tamisée et chaude qui baignait la pièce, on se sentait protégé, presque enlacé, même quand la tempête faisait rage au-dehors, ce qui était le cas ce soir-là.
— J’avais six ans, commença Rose. Le même âge que toi, donc. J’habitais dans une grande maison située au bord de la mer, mais en pleine ville.
— A Brighton.
— Oui. Cette maison, c’était une pension.
— Je le sais, ça !
— Bon, bon.
— Mais c’est quoi, une pension ? Une maison avec des pensionnaires ? Comme la nôtre quand les autres seront là ?
— Non, c’était plutôt une sorte d’hôtel. Ma mère et mon père – tes grands-parents – louaient des chambres à des clients qui venaient à Brighton pour les vacances ou en voyage d’affaires. Le matin, ils leur servaient le petit déjeuner dans une salle du sous-sol. Ensuite, les gens payaient. Tes grands-parents travaillaient dur. Tous les jours, de nouveaux clients arrivaient et d’autres repartaient, le plus souvent après quelques nuits sur place seulement.

 

Lecture d’avantCM16

 

Résumé et le petit avis de Catherine

L’amitié qui lie Rose et Polly est forte mais cache une relation venimeuse. Quand cette dernière s’installe chez son amie à la suite du décès de son mari, la vie ordinaire de Rose va basculer dans le drame.

Un page turner à l’intrigue au départ classique : les retrouvailles de deux amies d’enfance suite au décés du mari de Polly, ex rock-star nombriliste et déjantée qui vient s’installer chez Rose et va bouleverser sa vie, semant le malheur autour d’elle et réveillant un passé douloureux…

Rien de bouleversant au départ mais le lecteur se retrouve captivé, happé par ce thriller psychologique qu’on ne peut plus lâcher jusqu’à la dernière page. D’une efficacité redoutable.

Pour lire le début

Pour en savoir plus sur Catherine c’est ICI 

 

Les murs de sang de Jérôme Camut et Nathalie Hug


Mes petites lectures

9782253132837,0-1468166 9782253168706,0-1627647 Le livre : Les murs de sang de Jérôme Camut et Nathalie Hug. Parule 5 octobre 2011 chez Calmann Levy. 18€80 ; (389p). 23×15

Réédité en poche au Livre de Poche le 12 juin 2013.   7,60€ ; (475 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Douze ans que Jack van Bogaert est séparé de sa fille, Lucie. Après une jeunesse tumultueuse et un séjour prolongé dans une prison balinaise, il coule des jours paisibles auprès de Libbie, la femme qu’il aime, sur une petite île paradisiaque. Un bonheur inespéré auquel s’ajoutent des retrouvailles avec Lucie, dont la mère vient de mourir et qu’il est venu récupérer en Suisse. Survient un stupide accident de voiture sur une route de montagne, et tout bascule.

Avec cette intrigue ingénieuse filée sur trois époques, Jérôme Camut et Nathalie Hug nous offrent un thriller complexe, sensible, virtuose.

Camut-et-Hug2-300x196Les auteurs : Depuis leur rencontre en 2004, Jérôme Camut et Nathalie Hug ont écrit à quatre mains neuf romans, dont Les Yeux d’Harry (aux éditions Calmann-Lévy) et Rémanence (Les Voies de l’ombre) et W3 chez Télémaque.

 

Citation :
 Les gonzesses,les baraques,le pognon,tu peux t’en débarasser comme ça,sur un claquement de doigts.Fais un moufflet et dis adieu à ta liberté.

Résumé et avis :

Alors qu’il vient tout juste de retrouver une vie paisible et sa fille adolescente qu’il n’a pas vu depuis douze ans, Jack Van Bogaert et elle sont victimes d’un accident de la route, orchestré par des ennemis de Jack. Sa fille est kidnappée.

Ce titre du couple Camut- Hug est sans aucun doute tout aussi percutant que Prédation, le premier roman qui nous les avait fait connaître. La narration est éclatée entre trois époques : le sens du rythme, les rebondissements en cascade et la psychologie des personnages ; tout est réglé à la perfection. C’est magnifiquement construit, et d’une efficacité redoutable. Sans oublier une pointe d’émotion et une écriture au cordeau. Un pur régal.

La grosse- Lucienne Cluytens


Lecture d’avant&
Le livre : La grosse Lucienne Cluytens. Paru le 18 décembre 2003 chez Liv’éditions dans la collection Liv’Poche. 11€, (286 p.) ; 17×11 cm

 

4e de couv :

Dira-t-on jamais assez le calvaire des obèses dans notre société à modèle filiforme ? C’est ce martyre qu’endure Éva depuis sa tendre enfance. Certains l’acceptent avec philosophie, mais pas elle. Surtout quand le receveur de la poste de Basse-Rive lui refuse, à cause de son poids, l’emploi de guichetière qu’elle pensait lui être dévolu de toute éternité. Il ne va pas faire bon lui disputer la place, et les élues n’en profiteront pas longtemps. Touche pas à mon poste ! … telle pourrait être sa devise.

Mot de l’éditeur

Eva, évincée de son guichet par le receveur de la poste pour cause d’obésité, décide de le reconquérir coûte que coûte et tant pis pour les remplaçantes minables qui osent s’y présenter.

 L’auteur :
lucienne-cluytens-1Née en 1949 à Lille-Wazemmes, Lucienne Cluytens a débuté comme institutrice de classes maternelles avant de se tourner vers les enfants en difficulté scolaire. Après des études d’orthophonie, elle intègre l’éducation nationale comme rééducatrice en psychopédagogie.
Elle a longtemps exercé les fonctions de chargée d’ingénierie de formation au Cned-Institut de Lille (centre national d’enseignement à distance).
Grande lectrice de littérature policière et naturaliste, elle se lance dans l’écriture assez tard par le biais d’ateliers d’écriture. Occasionnellement, elle anime des ateliers d’écriture pour Filigrane, une association de Villeneuve d’Ascq. Elle est aussi passionnée de psychologie.
En 2008, elle a reçu la Rose d’Or des Rosati qui récompense une personnalité du Nord-Pas de Calais ayant œuvré dans les domaines des arts, des sciences ou des lettres. Une enseignante du lycée Vauban à Aire-sur-la-Lys a même utilisé Les Peupliers Noirs pour son programme du bac français.
Extrait :
« À l’école, quand les taquineries des enfants avaient tourné aux railleries, aux blessures, au rejet, un seul commentaire était tombé invariablement des lèvres de l’épicière, en guise de consolation : « Vaut mieux faire envie que pitié. » Très longtemps Éva n’avait pas compris le sens de ces paroles mystérieuses : ne faisait-elle pas justement pitié ? » 

 

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Le post-it de la bibliothécaire

La grosse c’est Eva, une femme d’une trentaine d’année. Elle vie là à Belle-Rive seule chez sa mère.

Eva est grosse. Elle n’a pas d’amis et en plus elle est au chômage.

Toute sa vie, sa mère lui a répété « mieux vaut faire envie que pitié » et l’a gavée de nourriture à défaut de vraie tendresse et de compréhension. Tout les sépare ..Ça commence mal …Surtout qu’elle a eu le prix du plus beau bébé, Que sa réussite scolaire lui permettrait de prétendre à une excellente situation.

thCAVWM10KAlors Eva a des rêves ! enfin surtout un :
Travailler comme receveuse à la poste. Un vrai poste à responsabilité, un vrai statut social pas un simple job d’été. Car La Grosse le sait, ce travail à la poste est tailler sur mesure pour elle seule ! Elle le désire depuis l’enfance. Elle veut  être et sera guichetière!
Son second idéal serait de vivre une belle et vraie histoire d’amour. Pourquoi pas avec Pierre, le beau Pierre, un gars aimable même s’il n’était que de passage. Pierre, contrairement à tous les autres avait du la comprendre. Lui n’avait pas fait de différence et l’avait saluer poliment.

Mais ça c’est pour après…

Après que son désir d’être employée à la poste de son village se soit réalisé.

th (30)Mais les rêves d’Eva ne se déroulent pas exactement comme prévus. Le receveur principal  lui refuse SON POSTE à cause de SON obésité. Et en plus il le confie à des jeunes femmes des villages voisins. Mais Eva décide de se battre pour son rêve. Et elle va se battre d’une manière plutôt surprenante.

Les heureuses élues n’auront guère le temps de profiter de leur faveur. Tour à tour, Eva décide de les éliminer.

Lucienne Cluytens n’a pas son pareil pour parler des gens simples. Les gens ordinaires deviennent sous sa plume alerte prétexte au noir. Mais au noir non dénué d’humour. Car ce roman policier est pétillant de malice. Et c’est drôle de voir que tout peut se terminer très bien pour notre héroïne prête à tout, même au pire. L’auteur tout comme son personnage acharné va droit au but, son style est clair, son écriture précise.

Elle nous offre un pur régal de comédie policière un brin amorale et surtout très jouissive. J’ai adoré.