Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 2, Sandrine Destombes


Assigné à résidence : L’interview bracelet électronique 2

Nouvelle innovation au collectif Polar : l’interview « bracelet électronique ».

C’est une mesure d’aménagement de peine permettant de réaliser une interview de longue haleine sans obliger l’auteur à être incarcéré. Juste  » Assigné à résidence »

Contrairement à la GAV qui est bien délimitée dans le temps, l’interview bracelet électronique est plus « libre ». Elle peut se dérouler sur plusieurs jours.

Le deuxième auteur ayant dû vivre son quotidien avec le bracelet électronique est…

Madame Sandrine Destombes


Lundi matin de bonne heure

Miss Aline : Bonjour à toutes, c’est donc ici que ce passe la période bracelet électronique de Sandrine, que nous remercions vivement de sa participation.
Commençons donc par le début : qui ou quoi vous a amenez à l’écriture ?

Geneviève : Bonjour Mesdames, Voici donc Sandrine sous le contrôle de Collectif Polar et de Ge et ses Flingueuses 😛

Dany : Bonjour mesdames … suis toute à vous !

Lundi  10:53

Sandrine : Bonjour, bonjour… faut le dire vite ! On voit que ce n’est pas vous qui êtes assignée à résidence !!!
Mais puisque j’ai fauté et que le seul moyen de m’en sortir est de vous répondre, c’est parti :
étant plutôt matheuse, je ne pensais pas un jour me lancer dans l’écriture. Il a fallu un alignement de planètes : un souci à gérer, un trop plein de temps libre et un esprit à apaiser. Alors j’ai pris mon ordinateur, j’ai écrit un premier paragraphe, puis un deuxième et ainsi de suite.
Quand j’ai relevé la tête, le premier chapitre de la Faiseuse d’anges était bouclé et je n’avais pas vu le temps passé.
J’étais mordue.

Miss Aline : Comment une telle histoire peut sortir d’un coup ?

Lundi 17h06

Geneviève : on a perdu le signal du bracelet là, les Flingueuses ! Non ?

Mardi 10:14

Dany : Coucou Sandrine … il y a un problème avec le bracelet ?
Vous êtes sortie de la zone autorisée ?

Sandrine : Non Chef, pas sortie de ma zone. Je cherchais un truc profond à répondre mais j’ai pas trouvé !
Donc je dirais que des années de silence ont eu l’effet d’une marmite sur le feu. Arrivée à ébullition, il fallait faire quelque chose. J’avais quelques démons à tuer et le thriller m’a paru être la meilleure recette !

Dany : Ces années de silence étaient nourries de livres, de films ou simplement de rêveries ?
Quand ça mijote trop longtemps ça attache ! Alors il fallait agir …

Sandrine : Beaucoup beaucoup de films, si bien que j’ai fini par faire une école de cinéma… Beaucoup beaucoup de livres car j’ai très vite compris que je ne serais jamais seule tant que j’aurais un livre dans les mains… Mais très peu de rêveries. Je suis bien trop terre à terre pour me laisser aller à rêver.

Miss Aline : Avez vous des rituels d’écriture (lieu, fond sonore, horaires…) ?

Sandrine : Ma seule contrainte pour écrire est d’avoir la tête totalement disponible or ça n’arrive pour ainsi dire jamais durant l’année. J’attends donc patiemment les grandes vacances d’été pour écrire. En journée, si je veux être sûre d’avoir tous mes neurones en place. Quant au fond sonore, peu importe puisque je n’entends plus rien ni personne dès que je mets à écrire !

Miss Aline : Un roman écrit en un été ? vous y avez travaillez en amont : des recherches si besoin, un plan, une trame, etc ?

Sandrine : Rien de tout ça. J’attends d’avoir en tête un premier paragraphe ou même une simple phrase qui m’accroche. Ensuite je me laisse porter. Jamais de plan ni même de trame. C’est avant tout pour moi que j’écris. Si je connaissais déjà la fin, où serait le plaisir ?!?

Miss Aline : D’accord… alors si je vous dis : »il observait depuis plusieurs heures … » vous pourriez partir ce ça et écrire des pages…?

Sandrine : À quelque chose près, oui ! Il faudrait juste que j’aie déjà en tête ce qu’il observe. Et surtout que cette phrase vienne de moi et non d’une flingueuse sans pitié !!! Mais ça suffirait, oui. C’est en tout cas à ça que ressemble ma méthode de travail !

Miss Aline : Je comprends très bien. vous pouvez tout de même garder la phrase… lol.

Sandrine : C’est qu’elle est pas mal cette entame !

Mardi 18:26

Dany : Alors si j’ai bien compris il y a génération spontanée au contact d’une phrase … mais dans la construction de l’histoire ensuite, elle se fait au fil des lignes ? Il faut un minimum de rationalité pour que l’auteur puisse emmener les lecteurs où il veut …

Sandrine : Je sais que ça peut paraître étonnant mais non, j’écris au fil des lignes. J’ai un esprit plus matheux que littéraire or j’ai toujours associé les polars à des maths. J’y vois une construction logique. Du coup, en écrivant de la sorte, je m’impose un challenge. Je crée un puzzle de toutes pièces sans avoir l’image finale en tête. A moi de retomber sur mes pattes. Chacun s’amuse comme il peut 😉

Miss Aline : Parlons des Jumeaux… il a commencé comment ce livre du coup ?

Sandrine : C’est malheureusement l’actualité qui m’a soufflé l’accroche. Au moment où j’ai entamé la rédaction de ce livre, l’affaire Grégory revenait sur le devant de la scène et on pouvait voir en boucle le portrait de la petite Maëlys qui venait juste de disparaître. Ces deux faits divers m’entêtaient et je pense que j’ai eu besoin de l’exprimer…à ma manière, bien sûr.

 

Miss Aline : Quels sont vos impressions, votre ressenti face au succès de votre livre. ?

Sandrine : Ça reste assez abstrait pour moi, pour l’instant. Et j’évite de trop y penser pour ne pas me mettre la pression pour les prochains !

 

Mercredi 06:41

Miss Aline : Vous pensez que par cette récompense on attend encore mieux sur le prochain roman ?

Mercredi 20:27

Sandrine : Ce prix m’a amené de nouveaux lecteurs et peut-être que ces derniers attendent de retrouver ce qui leur a plu dans Les Jumeaux or chaque livre est différent. En tout cas, il l’est pour moi.
Miss Aline : Vous participez au Trophée Anonymu’s : les mots sans les noms. Pourquoi participer à ce concours de nouvelles ?

 

Jeudi 12:54

Sandrine : Parce que je suis faible et que j’ai répondu à l’appel des sirènes ! Plus sérieusement, je trouve ce principe très sympa. Cela permet aux lecteurs de se laisser porter par une écriture sans en attendre quoi que ce soit de particulier puisqu’ils n’ont pas de repères de comparaison.

Dany : Comment faire le choix du format … nouvelle ou roman ?

Sandrine : Pour ma part, je ne suis pas une fan de nouvelle, dit celle qui a accepté de participer au Trophée Anonymu’s 😉
Que ce soit en tant que lectrice ou auteur, je préfère les romans. Là, c’est pour ainsi dire exceptionnel, c’est un exercice imposé. Le reste du temps, la question ne se pose même pas.

Jeudi 15:42

Dany : Si vous ne savez pas comment va se dérouler une histoire que vous commencez… comment avez-vous choisi d’à voir un héro récurrent ?

Sandrine : J’ai eu un héros récurrent, en l’occurrence une héroïne, uniquement sur mes 3 premiers romans. Le 4ème y faisait un clin d’œil mais c’est tout. Depuis, ce sont des équipes d’enquêteurs totalement différentes. Après, je ne dis pas qu’elles ne reviendront pas un jour, ni même que ma toute première héroïne, Max, ne refera pas surface… ce sera selon l’envie et l’inspiration… Mais comme c’est à mon intention que j’écris, l’idée de rencontrer des nouveaux personnages m’amuse toujours un peu !

 

Jeudi 16:58

Dany : Donc beaucoup de spontanéité, rien de préétabli au début de l’écriture, des héros qui arrivent ou pas, une histoire qui se construit au fil du temps … même pas un petit plan ni un synopsis pour guider la plume ?

Sandrine : Eh non, rien de tout ça ! Même mon éditeur n’a pas le droit à son synopsis. Il est obligé de me suivre pas à pas. Peut-être qu’un jour je deviendrai moins sauvage, voire professionnelle ! 😛

Dany : C’est très étonnant tout ça … néanmoins, vous avez des modèles en littérature policière, contemporains par exemple ? Ou au moins avez-vous des contemporains que vous appréciez particulièrement ?

Sandrine : Bien sûr que j’ai des modèles ! J’ai toujours aimé le polar et ce depuis mon enfance. Donc oui, tout ce que j’ai pu lire ou voir au cinéma m’inspire. Cela étant, lorsque je mets à écrire, j’évite d’en lire pour justement ne pas être tentée de calquer, involontairement bien sûr, mon style à celui d’un autre. Qui plus est, je n’aime pas forcément le thriller – à proprement parler. J’aime le noir ou les enquêtes pures et dures. J’aime les polars légers avec de l’humour, comme ceux de Nick Gardel ou Antonio Manzetti, qui est mon chouchou du moment.

Dany : Et quels sont vos rapports avec vos lecteurs ?

Sandrine : Jusqu’ici plutôt bons ! Enfin… je crois 😛
Nous échangeons souvent. Sur les personnages, les situations, le bien et le mal…

Miss Aline : Tenez vous compte de leurs remarques pour les romans suivants ?

Sandrine : J’ai essayé, au tout début, puis j’ai vite abandonné. Il y a autant de lectures différentes que de lecteurs, et donc autant d’avis. Ce qui a plu à l’un a eu l’effet inverse pour l’autre, et vice versa. J’ai donc compris que je ne pourrais jamais satisfaire tout le monde et qu’il valait mieux que je continue à faire ce que j’aime si je ne voulais pas me perdre en route.

Miss Aline : 👍

Miss Aline : Pensez vous qu’écrire est quelque chose que l’on porte en soi ou quelque chose qui s’acquiert, se travaille ?

Sandrine : Je pense que l’on porte en soi des émotions à partager. L’écriture peut être un moyen de le faire. Il y en a d’autres. Maintenant, se refuser d’écrire parce qu’on redoute de ne pas être doué pour ça serait dommage. La technique peut se travailler. Après, il faut tout de même une histoire. Ça, c’est plus compliqué.

Miss Aline : Y a t il des histoires qui dorment dans le fond de vos tiroirs ?

Sandrine : Non, aucune vu que je ne sais pas ce que je vais écrire quand je débute la phase d’écriture. Mais je vois bien que vous avez du mal à me croire sur ce point 😂

Miss Aline : Pas du tout. Vous auriez pu écrire quelque chose dont vous n’étiez pas pleinement satisfaite et vouloir le reprendre plus tard. 😊
Quel livre auriez  rêvé d’écrire et pourquoi ?

Sandrine : Ah ben non, quand j’ai le début d’une histoire je suis trop contente pour la lâcher 😉
J’avoue que j’aurais adoré être capable d’écrire Shutter Island de Dennis Lehane. La fin est magistrale ! Si vous faites un sondage sur qui a compris quoi, vous aurez environ 50% / 50% de réponses contradictoires et je trouve ça incroyable. C’est un tour de force. Le lecteur est persuadé d’avoir compris sauf qu’il ne se rend même pas compte qu’il interprète sa fin en fonction de sa tournure d’esprit.

Vendredi 06:22

 Les Flingueuses : L’un de vos livres vous tient il particulièrement à cœur  et pourquoi ?

Vendredi 08:50

Sandrine : Peut-être le premier car il est le point de départ d’une très belle aventure. Mais j’avoue que lorsque je finis un livre, je m’en détache assez vite. Il ne m’appartient plus. Très souvent, lorsqu’il est publié, je suis déjà passé à autre chose dans ma tête. Pas forcément en terme d’écriture, je suis seulement dans une nouvelle étape de ma vie.

Geneviève : 😮

Vendredi 11:04

Dany : Alors … où êtes-vous dans votre tête en ce moment ?

Sandrine : À la finalisation du prochain tout en étant à fond dans mon travail « de la vraie vie ». Donc forcément, c’est un peu le bordel dans ma tête, on va pas se mentir 😉

Dany : On peut avoir un scoop sur le prochain ?

Sandrine : Même sous la torture, je ne dirai rien !!! Sauf si la torture consiste à m’arracher les ongles ou les dents. Là j’avoue que je peux vite devenir chochotte.

Geneviève 2 : Ne me tente pas Sandrine  😈

Sandrine : 😆

Miss Aline : Vous fréquentez les salons que vous apportent ils ?

Sandrine : Beaucoup d’échanges. Avec les lecteurs mais également avec les auteurs. Ecrire est un plaisir solitaire qui apporte forément un lot de doutes, de remises en question. Donc échanger sur les expériences de chacun ou avoir des retours de lecteurs, c’est important. Ça rebooste !

Miss Aline : Un mot sur vos et pour vos lecteurs ?

Sandrine : Je ne suis pas très douée pour parler de moi, quelles que soient les circonstances, mais si un auteur à les lecteurs qu’il mérite, alors je me dis que je dois être une fille pas trop mal, tout compte fait, car une chose est sûre : j’ai des lecteurs en or !!!

Miss Aline : Un coup de cœur et un coup de gueule ?

Vendredi 14:05

Sandrine : Des coups de cœur j’en ai tous les jours : les personnes que je rencontre, un retour de lecteur enthousiaste, même le sourire d’un inconnu. Je dois être la seule cruche qui se balade dans le métro parisien le sourire aux lèvres, telle la béate un peu neuneu du quartier. Parce que j’écoute un morceau qui me donne la pêche, que j’ai une pensée heureuse ou encore parce que je rentre chez moi et que je sais que je vais y être bien. Du coup, étonnamment, des inconnus me sourient en retour et j’adore ça !  Je mets un point d’honneur à relever – et même m’attarder – sur tout ce qui peut embellir ma journée.
Les coups de gueule ça me stresse alors j’évite. Quand quelque chose ne me va pas, je passe à autre chose, tout simplement.
Ah si, j’ai peut-être un coup de gueule qui traîne depuis longtemps : j’aimerais que les marketeux arrêtent d’écrire « ouverture facile »sur des emballages alors que moi je suis à deux doigts de sortir un marteau ou un tournevis pour y arriver. Ne pas réussir à ouvrir un emballage, je peux gérer, mais le fait qu’il y ait écrit « ouverture facile » m’indique que je suis la seule golio à pas y arriver et ça, ça m’agace !!!

Dany : Mais c’est de la violence pure ça Sandrine !!! En plus vous semblez l’excuser dans ce cas

Sandrine : Absolument !!! Je pensais taire cette haine enfouie jusqu’à ma mort mais puisqu’on me donne la parole, je balance !

Vendredi 18:31

Miss Aline : Avant de conclure pouvez vous nous parler de vous projets ?

Sandrine : Comme évoqué précédemment, je participe en ce moment au concours du Trophée Anonymou’s que je ne peux que vous conseiller de suivre, il y en a vraiment pour tous les goûts, et je finalise mon dernier polar qui devrait sortir dans le courant du premier trimestre 2019 (c’est un mini scoop, non ?). La rentrée risque d’être riche en événements puisque mon 4ème roman – Ils étaient Cinq – sortira le 14 février chez Pocket et que les Jumeaux connaîtront une autre vie à l’étranger. Bref, je ne devrais pas m’ennuyer dans les mois à venir.

Geneviève😮

Miss Aline : Merci pour le Mini scoop ! 
Le mot de la fin : que vous vouliez dire mais qu’aucune question ne vous a permis de le dire ou tout ce que vous voulez ?

Dany : J’ai bien compris que l’on pourra procéder à des contrôles judiciaires en 2019 ! Pour ma part je vous quitte et je vous laisse conclure ensemble ! Merci Sandrine et j’espère à bientôt !

Miss Aline : 👍

Miss Aline : Bonsoir Danièle.

Dany : Bonsoir Aline,bonsoir Sandrine

Sandrine : bonsoir Danièle et merci !
Le mot de la fin ? Pourquoi être si définitif ! Moi j’aurais tendance à dire : à  bientôt ! Mais cette fois, sans entrave et plutôt devant un bon verre de vin 😉

Miss Aline : le mot de la fin est donc une invitation… on prend ! lol.

Sandrine : voilà 🙂

Miss Aline : c’est noté.
On vous remercie pour le temps que vous nous avez consacré. Ce fut un bon moment d’échange. Passez un excellent week-end… et on se bipe pour l’invitation ! lol.

Sandrine : Avec grand plaisir ! merci à vous même si je ne pensais pas un jour remercier mes geôlières 😛

Miss Aline : Il fallait passer par les flingueuses pour vivre ça ! 😉

Sandrine : 😆

Geneviève 2 : Oui merci à toi madame l’auteure et merci à  nos deux flingueuses.  Super vos échanges.  J’ai  adoré et j’espère que nos lecteurs aimeront autant.

Sandrine, Dany😍

Geneviève 2 : La porte flingue est happy

Sandrine : Alors suis happy aussi 🙂

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Le top des lectures 2018 de Maud


Le top des lectures 2018 de Maud

Le TOP 12 de notre petite flingueuse

Coucou cheffe

Voici mon top 12 jusqu’à présent :

(Ben oui, il reste encore quelques jours et donc quelques lectures avant la fin de l’année)

Belle journée et mille excuses pour ma blonderie !!!!


Les Jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Résumé : Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.
Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

Avis : L’auteur signe ici son 5ème livre, mon avis : le meilleur « un p***** de livre », un cran au-dessus des autres que j’avais déjà beaucoup apprécié. De tourments en rebondissements, de fausses routes en vérité, un suspense époustouflant, une fin inattendue, je vous laisse découvrir ce livre magnifique et bouleversant.

 

Hunter de Roy Bravermann

Résumé : Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà queHunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Avis : Des chapitres courts, un rythme très soutenu, de rebondissements en questionnements, l’auteur signe ici un excellent thriller, rapide et efficace. Les pages se tournent toutes seules. Le lecteur est entraîné aux côtés de Freeman et partage sa quête de vérité. Un twist final magistral qui me fait languir d’impatience de découvrir la suite !!!!

 

Fleur de Cadavre d’Anne Mette Hancock

Résumé : « Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. » Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel. Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ? Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.

Avis : Un rythme soutenu, de nombreux rebondissements. Cette intrigue met en lumière la puissance des puissants, l’argent peut-il toujours faciliter l’issue d’une affaire ? Lorsque les pièces du puzzle commencent à s’emboîter, le récit devient à la fois touchant, écœurant et bouleversant. Comment traduire ces personnes devant la justice et que la machine infernale ne les libère pas dans la foulée ? Qui sont les victimes ? Les bourreaux ? Une fin, même si prévisible, dans le sens positif du terme, reste magistralement bien amenée.

 

Au 5ème Etage de la fac de droit de Christos Markogiannakis

Résumé : Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour.
Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités.
Markou trouvera-t-il la lumière ?

Avis : Un plume très agréable et dynamique, un rythme en alternance qui permet au lecteur de souffler et de s’interroger aussi. En effet, on ne peut s’empêcher de se poser des questions. Quelques mots sur la fin : magistrale, un véritable coup de théâtre, totalement inattendus tant le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages. Je suis restée sans voix, totalement estomaquée. Mais je vous laisse découvrir par vous-même et vous souhaite un excellent moment de lecture !!!! 

 

Organigramme de Jacques Pons

Résumé : Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochain fashion week, ce ne sont pas les mannequins mais les cadavres qui défilent…
L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…
Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un sérial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaitre de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme

Avis : Le thème du stress extrême, de la compétition, au travail avec ses causes et surtout ici ses conséquences, nous amène également à nous interroger. L’auteur a su justement doser et trouver le bon équilibre entre l’enquête et le monde du travail. Un final magistral et théâtral ponctue ce livre coup de  à découvrir d’urgence !!

 

Un tueur en héritage de Gilles Delmotte

Résumé : Quatre milliardaires décrépis, un soldat viré, une orpheline gâtée, il n’avait pas fallu longtemps à Edgar pour comprendre qu’il s’était fait piéger. Fouiner dans les secrets des milliardaires ne pouvait que mal finir. Il ne manquait qu’un hacker prétentieux, un général zélé et un agent dégradé du FBI pour l’entraîner plus profondément dans cet enfer. À bien y réfléchir, se terrer dans un village abandonné n’était pas une si bonne idée… Sur leur déclin, les hommes qui le traquent s’acharnent à récupérer leur secret volé. Mais celui-ci dévoile bientôt les fractures du passé qui les font trembler. Les contours de la vérité se dessinent dans les flammes de leur colère, ou n’est-ce qu’une nouvelle trahison qui finira par les perdre tous ?

Avis : J’ai tout de suite été enthousiasmée, par le style et le rythme de l’auteur, un roman d’espionnage qui ne laisse aucun répit au lecteur. La vitesse est très bien ressentie, l’impression d’être aux côtés d’Edgar et Lara et de vivre leurs mésaventures, une véritable chasse au duo est lancée et instrumentalisée par les plus grandes puissances gouvernementales. De complots en courses poursuites, je me jetterai sans aucun problème dans la lecture de la suite.

 

Fantazmë de Niko Tackian

Résumé : Une nouvelle enquête du commandant Tomar Khan.
Comment être un bon flic quand les victimes sont aussi des bourreaux ?
Janvier 2017. Dans une cave du 18e arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Sur place, beaucoup d’empreintes et un ADN ne correspondant à rien dans les fichiers de police. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’enquête qui restera en suspens des années, se dit-il.
Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt la rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, le « spectre » en albanais.
Tomar et son équipe se lancent dans l’enquête et seront très vite troublés par le parcours des victimes, qui de leur vivant cultivaient carrément le sordide. Pourtant Tomar s’accroche à son devoir de flic, d’autant plus que son avenir lui semble menacé : un lieutenant teigneux de l’IGPN, la police des polices, a convoqué son adjointe, Rhonda, pour l’interroger sur un couteau, une pièce à conviction dans une affaire de meurtre mystérieusement disparue des Archives. Or, ce couteau, c’est celui de Tomar, et si on remonte jusqu’à lui…

Avis : J’ai découvert l’auteur en 2017, avec Toxique, j’attendais avec impatience la suite ; il nous entraine en immersion, grâce à une écriture fluide et rythmée, je n’ai pas pu refermer ce livre avant la fin. Cette dernière totalement inattendue et magistrale qui laisserait penser que nous devrions bientôt revoir Tomar (enfin moi je l’espère).

 

Monster de Patrick Bauwen

Résumé : Paul Becker a ouvert une unité de soins d’urgence en Floride et consacre peu de temps à sa femme et son fils. Une nuit, un policier lui amène un patient blessé, menotté, nu et aux membres anormalement longs et souples. Une fois cet étrange patient soigné, le téléphone qu’il a oublié sonne : Paul répond… c’est la pire erreur de sa vie, qui tourne alors au cauchemar.

Avis : ne lecture très agréable, une écriture vive, dynamique, les pages se tournent d’elles-mêmes. J’ai été happé par cette histoire, voulant absolument connaître la fin. Un déroulé finement amené, un final digne d’un puzzle lorsque l’on met la dernière pièce et que l’image jaillit sous nos yeux ; avec une petite pointe d’émotion, voir une larmichette.

Une seule question, pourquoi ai-je mis autant de temps avant de lire ce livre ? Ouf heureusement, c’est fait et je le recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas !! Foncez 

 

Dust de Sonja Delzongle

Résumé : Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

Avis : Un suspense maintenu jusqu’au bout avec brio !! 
Emue et fortement troublée à la fin de ma lecture, mais tellement ravie d’avoir découvert cette magnifique plume, dont heureusement j’ai les autres œuvres « Quand la neige danse » et « Récidive » ; car j’ai hâte de retrouver Hanah Baxter.

 

Akowapa de Sébastien Vidal

Résumé : Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million-deux-cent-mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s’il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d’autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le magot vont interférer et évoluer en milieu hostile, dans une nature foisonnante et isolée. Dans ce récit crépusculaire, l’adjudant Walter Brewski est une nouvelle fois embarqué dans une enquête âpre et plus noire que la nuit.

Avis : Une plume toujours aussi entraînante, noire, tout en étant littéraire. Une ambiance glauque, malgré une présence de la nature qui nous laisse respirer parfois dans les moments sombres de l’histoire. Un volet qui n’est pas qu’un polar mais qui a aussi une dimension sociétale qui rend encore plus vraisemblable et touchant ce roman. Encore une fabuleuse lecture touchante et éprouvante que je recommande vivement  

 

La Dernière Couverture de Matthieu Dixon

Résumé : Les recherches de Raphaël, jeune reporter, sur la mort de Bernard, célèbre photographe, vont le mener au-delà de ce qui était prévu…
Voir une de ses photos en première page d’un magazine, affichée sur tous les kiosques, pour Raphaël, jeune reporter, c’est le graal. Mais en travaillant avec Bernard, célèbre photographe devenu son mentor, il comprend très vite que les choses ne sont jamais aussi simples et que les apparences sont parfois trompeuses. En enquêtant sur la mort de celui-ci, tragiquement disparu dans le crash de son hélicoptère, Raphaël va se retrouver seul, en première ligne, à devoir jongler entre rumeurs, paranoïa, bizness, corruption, hommes de l’ombre et affaires d’État. Seul aussi à devoir slalomer entre intégrité et vérité…

Avis : Une lecture addictive, du rythme, des rebondissements ; un angle à la première personne qui implique le lecteur dans l’aventure. Le dur constat des assassinats de journalistes, de reporters, pas toujours élucidés, soulèvent la question : pour une photo, un article, mérite-t-il la mort ? Quand de grandes puissances, souvent invisibles, souhaitent que le secret ne sorte pas… Une très belle découverte, plausible, bien ficelée, une fin tout à fait surprenante !!!! Une lecture que je recommande très vivement  Je suivrai avec attention la prochaine sortie de l’auteur…

Le mur dans la peau de Luce Marmion

Résumé : Lorsque, dans une galerie du Marais Alexis, un artiste urbain, fait la connaissance de Marie, il est aussitôt transporté. Le graffeur ignore encore que l’adolescente est intimement liée à l’équipe de détectives chargés de traquer le tueur en série sévissant sur un site de rencontre. A quelle barbarie, quelle folie, son obsession pour la jeune fille poussera-t-elle Alexis ? Adrien Magadur, une force de la nature qu’une vie nocive ne parvient pas à démolir, se lance à corps et à cœur perdus dans une chasse scabreuse. De Paris à New York, le privé enquête dans le milieu du graffiti. Une fois encore, il est impitoyablement plongé dans la noirceur de l’âme et l’abomination, emporté dans la spirale de ses investigations et de ses sentiments.

Avis : L’auteur m’a littéralement envoûtée par son écriture et son histoire, le lecteur ressent les mêmes émotions que les protagonistes : la frustration des multiples impasses, la joie, l’horreur, la peur, l’amour…. J’ai même ressenti de l’empathie…. Et vous ?

Top 10 des lectures 2018 d’Ophélie


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 13 d’Oph et d’Ophé lit

 

Coucou ma Ge,

Voici mon Top 10 qui est en fait un top 13. Trop difficile de choisir…

Voici donc le résultat:

Hors catégorie puisqu’en littérature blanche:

Les enfants du Dernier Salut de Colette Brull-Ulmann et Jean-Christophe Portes

L’histoire bouleversante de Colette, étudiante en médecine, juive, qui participera au réseau d’évasion de l’hôpital Rotschild. Seul hôpital à employer des juifs pendant la seconde guerre mondiale, ce réseau sauva des centaines d’enfants issus du camps de Drancy.

En 1942, Colette a 22 ans et elle est étudiante en médecine à l’hôpital Rothschild de Paris. En fait d’hôpital, c’est plutôt l’antichambre de l’enfer puisque les Juifs qui passent par cet établissement sont ensuite envoyés dans les camps de la mort.

Face à l’atrocité de la situation, Colette intègre un réseau d’évasion qui permet aux enfants de l’hôpital d’échapper à la déportation. Car, si personne ne sait vraiment ce qui les attend, on connaît l’horreur du transport, entassés pendant des jours dans des wagons sans eau et sans vivres.

Pour sauver ces enfants, le réseau truque les registres ou déclare décédés des nourrissons que l’on fait sortir en passant par la morgue… Malgré les soupçons des Nazis et plusieurs arrestations, des centaines d’enfants sont ainsi sauvés. Dernier membre vivant de ce réseau, Colette témoigne dans ce document bouleversant et essentiel.
L’histoire de l’extraordinaire réseau d’évasion d’enfants Juifs à Paris.

La Chambre des Merveilles de Julien Sandrel

L’histoire touchante de Telma et Louis. Une histoire d’amour entre mère et fils, un roman plein d’émotions qui m’aura fait passer du rire aux larmes et qui ouvre les yeux sur les priorités de la vie.

Inattendu, bouleversant et drôle, le pari un peu fou d’une mère qui tente de sortir son fils du coma en réalisant chacun de ses rêves.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.

Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.

Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.

Mais il n est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

En littérature noire:

Je tiens à préciser que le classement est fait par rapport à mon ressenti et mes émotions et en aucun cas de part la qualité d’écriture, même si bien évidemment elle joue dans ce que nous transmettent les auteurs.

1– Elijah de Noël Boüdoü

Ce roman, le premier de Noël Boüdoü m’a complètement chamboulée, bouleversée. Il est violent. Extrêmement violent. Certaines scènes, très visuelles, m’ont donné des hauts le cœur tant elles sont crues et sans filtre.
La souffrance est omniprésente, elle est viscérale et s’immisce dans nos esprits de lecteurs au point de la ressentir physiquement tant l’auteur la décrit avec précision et justesse.
Mais paradoxalement, il émane de ces pages tant de lumière. L’amour que ressent le frère d’Elijah pour celui qu’il appelle « son soleil » est inconditionnel, il est si pur et si fort qu’il est impossible de voir en ce jeune homme un monstre, et pourtant…
Ce roman est une pépite, un de ces rares romans qui vous fait ressentir physiquement les émotions des personnages: l’amour, la haine, la colère, la révolte, la peur, la douleur…
Sous le prisme des violences intra-familiales, Noël dresse un portrait en clair obscur du frère d’Elijah. Un ange déchu, un jeune homme dans lequel cohabite l’enfant brisé et l’adulte aimant, protecteur, capable de tout pour ce petit frère qu’il vénère.

Elijah. C’est le prénom de mon petit frère.
Celui que je lui ai choisi quand on me l’a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l’en empêche.

Jusqu’à ce fameux soir… Quand j’ai eu dix-huit ans.

J’ai attendu qu’il soit ivre à nouveau et je l’ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : Aujourd’hui, il a dix ans et il est handicapé.
Je m’occupe de lui depuis sa naissance. Je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble, on est plus forts que tout, et rien ne peut nous séparer.  Mais un jour ils sont venus chez moi pour le kidnapper.
Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C’est à ce moment-là que j’ai perdu toute raison.  Je suis devenu un monstre. Comme eux. Et la traque pour sauver Elijah, qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé.

 

2- Power de Michael Mention

Écrit avec les tripes, ce roman se lit avec les tripes. Michaël a su m’emporter dans les sixties, au cœur d’une Amérique déchirée. De la naissance du Black Panther Party en passant par l’explosion de la soûl et du Funk, de la guerre du Vietnam aux hippies sans oublier Armstrong sur la Lune ou encore le tueur en série « Le Zodiac », tout les événements marquant de cette décennie ont été évoqués.

« POWER » est un grand roman, plein d’humanité. Il relate non seulement les années soixante aux Etats-Unis mais il est également très actuel. Sur l’ensemble du récit, l’évolution des mouvements politiques mais aussi la radicalisation de certains personnages vers les extrêmes rappelle ce qui se passe dans notre société aujourd’hui: la montée des haines raciales, l’intolérance, la peur de la différence.

 

Power

Ici, comme dans les autres ghettos, pas d’artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c’est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève.

  1. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des sixties.

Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d’actualité.

 

3- L’Affaire Rose Keller de Ludovic Miserole

L’affaire Rose Keller est une exo fiction, une fiction créée à partir d’éléments réels. Ici il s’agit donc bien d’un roman noir puisque l’Affaire Rose Keller est le premier évènement à avoir mis sur le devant de la scène le Marquis de Sade et ses pratiques très controversées. J’ai été fascinée par ce livre et à plusieurs titres.
J’ai découvert un Marquis de Sade philosophe. Si d’aucun ne retienne de cet homme que ses pratiques sexuelles et ses écrits sulfureux, beaucoup oublient que Sade était non seulement homme de lettres, mais aussi d’esprit. En racontant cette histoire, Ludovic a fait le choix de rester totalement objectif, de ne pas tenir compte de ses ressentis par rapport à cet homme. Il nous livre donc un Marquis, allergique à la religion et à tout dogme, qui développe à plusieurs reprises sa vision de la liberté et de ses idées, et j’avoue que je suis encore, une fois ma lecture achevée, pensive.
Vous l’avez compris, ce livre est pour moi un énorme coup de cœur. Le travail de Ludovic est remarquable et doit être remarqué.

L’affaire Rose Keller

Rose Keller est sans emploi depuis plus d’un mois. Elle est réduite, en ce dimanche de Pâques du 3 avril 1768, à mendier sur la Place des Victoires à Paris.

En acceptant de suivre, pour un écu, un jeune homme soigneusement habillé qui a besoin de quelqu’un pour un peu de ménage dans sa maison d’Arcueil, elle ne peut se douter quelle se dirige tout droit vers l’enfer.

Elle ne sait pas encore que l’homme qui vient de l’engager n’est autre que Donatien Alphonse François de Sade, celui qu’on surnommera « le divin marquis »…

 

 

4- Enfermé.e de Jacques Saussey

Virginie est née dans un corps qui n’est pas le bon. Née femme dans un corps d’homme. Le rejet du Père, les brimades à l’école, les jugements… l’ont conduite dans l’enfer carcéral.
Enfermée dans un corps qui n’est pas le sien, enfermée en prison, enfermée par les comportements abjects des Autres, Virginie sera enfermée de nombreuses années.
C’est sous la plume délicate, poétique mais aussi brute; c’est à fleur des mots de Jacques Saussey que j’ai lu l’histoire de Virginie. C’est les larmes dégoulinant le long de mes joues, la vue souvent brouillée, le cœur révolté que j’ai lu l’histoire de Virginie.

 

 » Si je ne peux pas être qui je suis, je préfère être morte plutôt qu’être emprisonnée dans un corps qui n’est pas le mien. « 
Jacques Saussey aborde magistralement dans ce roman noir social un sujet peu connu : être transgenre dans une prison pour hommes.
Partenariat avec l’association Acceptess-T.
Les premiers papillons ont éclos derrière ses paupières. Elle en avait déjà vu de semblables, enfant, un été au bord de l’océan, jaunes et violets contre le ciel d’azur. Elle était allongée au soleil, l’herbe souple courbée sous sa peau dorée. Le vent tiède soufflait le sel iodé de la mer dans ses cheveux. Aujourd’hui, l’astre était noir. Le sol dur sous ses épaules. Et l’odeur était celle d’une marée putride qui se retire. Les papillons s’éloignaient de plus en plus haut, de plus en plus loin. Et l’air lui manquait. Lui manquait…
Elle a ouvert la bouche pour respirer un grand coup, comme un noyé qui revient d’un seul coup à la surface.
Les papillons ont disparu, brusquement effrayés par un rugissement issu du fond des âges…
Prix Saint Maur en Poche 2017.

5- Boréal de Sonja Delzongle

Boreal est certes un thriller, glaçant au sens propre comme au figuré, l’intrigue est passionnante et largement documentée, mais Boreal est tellement plus qu’un thriller.
Au travers de tes mots et de l’histoire des personnages, Sonja a su évoquer des sujets puissants, parfois douloureux, avec une empathie incroyable sans jamais tomber dans le pathos.
Elle y évoque avec pudeur mais de manière si juste le « désir d’enfant », désir ou non d’ailleurs, le sacrosaint instinct maternel que nous devrions toutes ressentir dès l’annonce d’une grossesse; les relations mères-enfants quelques soient la forme de cette maternité: enfant naturel, enfant adopté, enfant désiré ou non…

Un roman à fleur de mots que nous offre l’auteur, pour notre plus grand bonheur.

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

 

6- Mort Point Final de Frank Klarzcyk

Une tuerie, au sens propre comme au figuré, voilà ce que je dirais de ce roman si je devais le décrire en un mot.
Au sens propre parce que les morts se cumulent au fil des pages, au figuré parce que ce livre regroupe tout ce que j’aime dans le roman noir.
Tout d’abord l’ambiance: sombre, angoissante, pesante. C’est la peur au ventre et l’angoisse étreignant mon cœur que j’ai tourné les pages sans pouvoir m’arrêter.
L’écriture: tranchante, précise, enrichie par un vocabulaire soigné mais aussi précisément choisi. Un style sobre mais mis en valeur par de nombreuses références culturelles, et des figures de styles savamment dosées.
Du rythme: alternance de chapitres courts et longs passant du passé au présent dans une partition que Franck, en chef d’orchestre, nous impose sans fausse note.

Un putain de bon thriller!

Mort point final

« La majeure partie des lycéens se mirent à écrire, d’autres firent mine de rédiger, se demandant encore si tout cela était réel. Peut-être que le canular allait soudainement prendre fin et que Cindy et Bertrand allaient se relever en riant de la blague qu’ils venaient de faire à leurs camarades. »

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !

L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

7- Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Peu de personnages sont aussi puissant que le géant de brume.
Peu de flics m’auront autant marquée que Stan et Sarah.
Peu d’ambiances sont autant ressenties sans en passer par des descriptions interminables.
Peu de villes deviennent des personnages à part entière comme Détroit l’est dans ce roman. Une ville de Détroit qui ,après avoir connu l’âge d’or, se meurt et entraîne dans sa déchéance tous ceux qui la peuplent.

Sarah et Stan, Le Géant de Brume, des personnages qui m’ont pris dans leurs bras et enveloppés et il m’a été difficile de les quitter. J’aurais aimer leur poser des questions, leur parler tant Jérome a su leur donner une existence propre, au delà des mots.
Si dès le début du roman on assiste à l’arrestation du Géant de brume , le récit à rebours dévoile son lot de surprises et une fois le roman clos il m’a fallu un peu de temps pour digérer les dernières lignes.

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.

 

8- Les Démoniaques de Mattias Köping

Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est ressentir des émotions : frissonner en lisant un thriller, pleurer de joie ou de tristesse sur un policier, rire à toutes formes d’humour… bref : vibrer
Rares sont les lectures qui m’ont autant permis de le faire. C’est le cas des Démoniaques.
Je n’ai pas été choquée contrairement à ce que certains lecteurs avaient pu me dire, sans doute de part mon expérience professionnelle, mais j’ai été bousculée par le melting pot d’émotions que j’ai ressenti au fil des pages.
Mattias Köping, en orfèvre des mots, décrit, avec une précision quasi chirurgicale, les émotions de ses personnages, au point de nous les faire ressentir pleinement. De la peur, à la haine en passant par l’excitation, le manque, la douleur ou l’espoir, j’ai, pour ma part, partagé chacun des ressentis de l’ensemble des protagonistes de ce roman choc.

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au coeur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au coeur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

9- Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.
Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Les Jumeaux de Piolenc

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël.

Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

 


10- Guerilla Social Club de Marc Fernandez

J’ai retrouvé l’écriture dynamique et punchy de Marc que j’avais découvert dans Mala vida. Un roman qu’il m’a été difficile de lâcher. Pas que le suspens y soit haletant, nous ne sommes pas dans du thriller, mais la manière qu’à Marc de nous raconter cette histoire d’hommes et de femmes, combattant de la liberté, m’a transporté.

« Il existe des petites histoires dans la grande Histoire, des exodes et des péripéties personnelles, des trahisons, des victoires et des échecs intimes qui n’ont pas leur place dans les manuels scolaires. » Cet extrait de la préface du roman est le reflet d’une des facettes de « Guerilla Social Club » : des trajectoires individuelles au cœur de l’Histoire collective.
Cette préface, elle m’a donné la chair de poule. Victor Del Arbol, son auteur, y explique, tout en lui rendant hommage, comment Marc, au travers de ses romans, attire notre attention sur des événements moins connus de l’Histoire. Des événements qu’on ne raconte pas dans les manuels scolaires, mais des événements, des histoires personnelles qui ont changé l’Histoire
Plus fort, plus puissant encore que « Mala Vida », « Guerilla Social Club » touche et interpelle.

Guérilla social club

Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.

Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martin. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.

Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.

11- Comme des Bleus Alex Laloue et Marie Talvat

Comme des bleus  est le premier polar d’une nouvelle génération d’auteurs, bercés par les maîtres du genre. Pour autant, aucun copier-coller, une véritable identité, un air de fraîcheur mais avec une certaine gravité et une grande maturité. Un switch final inattendu et une vraie tendresse pour ces deux jeunes auteurs.

Comme des bleus

Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d’une femme enceinte secoue l’opinion publique. La Crim’ est sous pression. Il faut dire que tous les Ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d’un ténor du barreau, des élections qui approchent à grands pas et une presse qui se déchaîne.

Dernière recrue du groupe chargé de l’enquête, Arsène Galien est immédiatement jeté dans le grand bain. Entre doutes et excès de zèle, il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d’être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir en elle des démons oubliés.

Reflets d’une génération en quête de sens, les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête. Alors qu’une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l’un de l’autre, ils vont se laisser emporter par une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

Le premier polar de la génération Y

Top des lectures 2018 de Miss Aline


Top 10 des Flingueuse 2018

Le Top 10 de Miss Aline.

  

1 – Le silence et la fureur, Natalie Carter et Nicolas D’Estiennes D’Orves

 

4ème de couverture :

Un lac perdu de l’Ontario, et au milieu, une petite île escarpée où souffle le vent mauvais du soupçon.

Max King, pianiste adulé dans le monde entier, y vit reclus dans sa maison, prisonnier de ses obsessions et de ses cauchemars. Il y a dix ans, un drame l’a condamné au silence : la moindre note sur le clavier provoque en lui d’effrayantes douleurs. Pour cet immense artiste, la musique est devenue un bourreau. Mis à part sa gouvernante, Max King ne voit personne. Ni sa femme Fiona, ni son fils Luke, qui a quitté l’île et que tout le monde surnommait le « petit prince ».  Un futur pianiste de génie comme son père.

Le retour de Luke résonnera comme un cataclysme sur cette terre maudite.

Et du silence jaillira bientôt la fureur.

Avis :

Une île, un pianiste de renommée mondiale, un mystérieux « accident », une « promesse » non moins énigmatique, voilà les ingrédients de ce polar captivant.

Max vit en reclus, prisonnier de son île, de sa musique, de ses rituels obsessionnels. Prisonnier de lui-même. Tous l’on fuit, jusqu’à son épouse et son fils. Ne reste que la fidèle gouvernante Susan, patiente, attentive, veillant sur les moindres gestes de son maître. Les notes de musique sont autant de lames qui lassèrent  l’esprit de Max, qui le torturent jusqu’à l’insupportable. Et ce depuis « l’accident ».

Pour Thanksgiving, le retour de l’enfant prodige. Ce « petit prince » qui suit les traces de son père. Qui l’a fait venir lui et sa mère ? Pourquoi cette dernière l’abandonne-t-elle à son père ?

Rapport étrange que celui du père et du fils. Ce dernier obligeant son père à sortir de ses rituels, tant pis pour la souffrance. Luke, comme son père, est un personnage troublant. On le sent osciller entre l’amour et la haine. Qu’a-t-on imposé à cet enfant pour qu’il en arrive là ?

Ce roman se fait à trois voix. Susan et Luke nous parle directement. Tandis qu’un narrateur extérieur nous parle de Max. Au début c’est perturbant, puis on s’y fait.  A chaque protagoniste tu trouves une raison de t’y attacher. Susan dont tu admires la dévotion, cet attachement démesuré à un être qui probablement ne la voit pas. Elle aussi a sa part dans l’intrigue, là où on ne l’attend pas. Luke dévorait par une personnalité borderline, un soupçon manipulateur. Luke qui captive, Luke qui réserve bien des surprises. Et puis il y a Max avec son amour-aversion pour la musique. Max pour qui la musique était l’oxygène nécessaire à sa vie, qui ne fait plus que survivre. Max noyé dans sa névrose.

J’ai beaucoup aimé ce roman et la façon dont il est construit. Comment les auteurs t’emmènent là où tu n’as pas pensé aller, comment ils t’ont berné. J’ai ressenti avec force la passion de Max pour la musique. Comment elle l’habite, le transforme, le rende vivant. Je garde l’image du « caisson », la pièce au piano, avec vu sur l’extérieur. Un silence infini à l’intérieur, les éléments déchainés à l’extérieur. Je pense à Mozart et Salieri. Je pense au combat pour la vie, à l’amour inconditionnel pour un art. Je pense à l’abandon de soi pour l’autre ou pour l’art.

Je pourrais/voudrais vous en dire tellement plus sur ce roman mais je ne voudrais pas gâcher votre surprise. Ce roman est un coup de maître, dans son intrigue, dans la force des personnages, dans le ressenti de leur sentiments. J’ai presque envie de le lire de suite…

 

2 – Apocryphe, René Manzor

 

4ème de couverture

Jérusalem. An 30.
Un petit garçon regarde avec rage son père agoniser sur une croix.
Son nom est David de Nazareth,
et ceci est son histoire.

Une fresque épique, violente et émouvante, sur les traces d’un adolescent en quête de justice et de vérité.

Un thriller biblique à couper le souffle, relecture stupéfiante de l’histoire officielle

Avis :

 René Manzor signe avec Apocryphe, un thriller hors norme. Avec le pouvoir des mots il nous fait voyager. Pas seulement en nous entraînant au début de notre ère avec des paysages époustouflants dans leurs descriptions. Mais il nous livre également un voyage intérieur, une étincelle pour la conscience, une envie de voir, de chercher plus loin. Un regard sur l’humanité, sur sa capacité à se construire, se reconstruire. René Manzor un charmeur des mots qui vous entraîne là où vous ne pensez pas aller.

 

3 – Une bonne intention, Solène Bakowski

 

4ème de couverture :

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Et le pire se produit. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

 

Avis :

Dans la première partie du roman on fait la connaissance de Mati et de son père. Ils sont dans la douleur d’avoir perdu Karine respectivement mère et épouse. Mati essaie de surnager. Sa souffrance est palpable. Un soir Mati ne rentre pas de l’école. Pour sa grand-mère c’est le début d’une interrogation sur la santé mentale de son fils.
Dans la deuxième partie on rencontre Rémi employé au tri postal. Rémi est un être particulier. Il ne perçoit et ne ressent pas les choses comme tout le monde. Via une lettre il fait la « connaissance » de Mati. Commence alors une attirance qu’il ne peut expliquer. Il la vit, la ressent. Cela le dépasse mais il ne peut s’empêcher de vouloir se rapprocher de la petite fille. Il va lui offrir une parenthèse, un rêve inaccessible.

On ne parle que d’amour dans ce roman. L’amour d’une enfant pour sa mère. L’amour d’une mère pour son enfant. L’amour absolu qui te fait tout vouloir réaliser. L’amour pur, simple, innocent.
Aimer peut-il tout transcender ? Aimer peut-il tout justifier ?

 

4 –Un sac, Solène Bakowski

 

4ème de couverture :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n’imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup. Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?

 

 

 

Avis :

Anna-Marie un cadeau de la vie qui devient vite un fardeau, le rappel d’une souffrance. Anna-Marie arrachée, abandonnée. Anna-marie qui devient l’enfant caché révélé au grand jour.
Anna-marie qui rencontre sa mère et qui bascule.
L’histoire d’Anna -Marie c’est une lutte incessante contre le monde entier, contre elle même, contre ses démons.
C’est l’espoir en l’amour, la désespérance d’un retour d’affection.
Anna-Marie qui n’est pas seule et qui dérive. C’est une vision lucide de ce qu’elle est et pourtant voudrait être différente. À qui la faute ? Une mère qui l’a rejeté, une autre qui l’à étouffée, a elle-même trop ou pas assez ce que les autres voudrait.
Anna-Marie devant le Panthéon avec ce sac qui est sa vie. Ce sac dont tu redoute le contenu. Ce sac dont tu t’es trompée de contenu.
L’écriture, la lecture est incisive. Comment une analyse, l’observation d’un être à travers une vitre. Je ne m’attache pas à elle et je ne la déteste pas non plus. J’observe. Et puis cette fin qui te retourne comme elle aurait pu retourner son sac devant toi et te dire « tiens, regarde ». Je n’aurai pas voulu voir et pourtant : non pas ça. Impossible fin pourtant inéluctable.
Et là s’ouvre la vanne de tes ressentis retenus. Larmes et colère.

 

5 – Les démoniaques, Mattias Köping

4ème de couverture :

Drogues, meurtres, esclavages sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel. Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oublier sa colère.

 

 Avis :

Ce roman m’est tombé dessus au salon de Noeux les Mines, deux lectrices m’ont convaincus : « c’est LE roman à lire » ! Quelques jours et 392 pages plus tard : waouh ! Effectivement il faut le lire. Mais attention, malaise. Dés les premières pages tu te sens pas à l’aise dans tes baskets. Kimy fête ses 15 ans et c’est l’orgie : son père à organisé une sauterie dont il a le secret. Bon an mal an, kimy arrive sur ses 18 ans, il est temps pour elle de se venger. Mais comment mettre à terre l’Ours ? Il tient les notables du coin par les couilles (dans tous les sens du terme). Son territoire et ses activités s’étendent : proxénétisme, pédophilie (petit cadeau pour les pervers du coin), drogues, meurtres (bien maquillé). Le voilà qu’il commerce avec l’Albanais qui est loin d’être un tendre.

Par le plus grand des hasards kimy fait la connaissance d’Henry, professeur, qui se remet difficilement d’un « accident de la vie ». Deux âmes blessées, torturées qui errent à la recherche d’une survie. Ils se sont bien trouvé ces deux là. Que la vengeance commence…

Je ne vous dirais rien de plus sur le déroulé de l’histoire. Il faut la lire et se laisser porter. On est tour à tour écœuré, déstabilisé, bousculé, il y a même quelques larmes. L’auteur t’entraine à sa suite sans te laisser de répit. Tu as peur pour Kimy, tu espères pour elle, tu guettes pour elle. Ton empathie va aussi vers Henri. Quelles douleurs, quelles souffrances il porte en lui.

Dans les dernières pages, les dernières lignes l’auteur te retourne comme une crêpe. Tu l’as pas vu venir, t’avait oublié ce « détail ».

Malgré le(s) thème(s) difficiles de ce roman, j’ai pris plaisir à découvrir cet auteur. J’ai hâte de lire son prochain roman. Qu’on se le dise : auteur à suivre !

 

6 – Sa majesté des ombres, Ghislain Gilberti

4ème de couverture :

Un cartel invisible livrant une nouvelle guerre sans merci. Une drogue d’une pureté inédite. Un réseau de dealers sous pression déployé aux quatre coins du monde et coupé de la tête de l’organisation. Un signe commun aux membres du cartel : ECCE LEX, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire… Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques.

Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent.

Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ?

Bienvenu dans le Réseau Fantôme.

 

Avis :

« L’hyène », « Le chacal », un indic mort, des flics borderline et le tout saupoudré d’une bonne couche de drogue à tous les étages. Ca commence fort et mal pour cette première partie qui se solde par une tuerie. Il va falloir attendre 7 ans (seulement quelques lignes) pour que les investigations reprennent avec l’arrivée de Sanchez. C’est une pointure dans son domaine Sanchez : criminologue, victimologue, spécialiste en analyse gestuelle et langage non verbal. C’est une légende de l’OCRVP (Office Centrale pour la Répression des Violences aux Personnes)

Avec une patience infinie et une équipe de choc, elle va tout reprendre de zéro. Observations, planques, écoutes, filatures, décortiquer chaque mot, chaque photo, chaque geste. Elle va se heurter à des collaborateurs obtus, pas très clean non plus, surement. Les ombres agissent vite et « bien », toujours insaisissables. Elles ne laissent que des cadavres après son passage. Rien ni personne pour remonter la filière et avoir ne serait-ce que l’ombre une info sur cette organisation.

Tu rages avec Sanchez. P**** mais comment c’est possible ? L’auteur ne te dévoile rien. Il pose ses jalons petit à petit. Il te balade, te laisse entrevoir un début de solution pour mieux la piétiner ensuite. Tu sais que tu vas rester sur ta faim vu que c’est une trilogie mais tout de même. Et là une toute petite lumière va s’infiltrer. A quel prix va-t-elle parvenir à percer les ombres ? Va-t-elle seulement y parvenir ?

Tu tourne et tourne les pages, tu retiens ta respiration, tu crispes la mâchoire. T’as envie d’hurler et même de chialer. Un personnage te fait penser ce soldat dans American sniper qui  accompli sa mission, juste sa mission. Il se ferme au reste du monde, il s’oublie. C’est son job. Il le fait, point.  Il va ramasser grave sur le plan psychologique mais il connait le prix à payer. C’est son boulot, il le fait. J’ai hâte de lire la suite et de connaître le sort de ce gars. Mais déjà je crains le pire.

C’est mon premier roman de Ghislain Gilberti et loin d’être le dernier. Une écriture coup de poing qui te tient en haleine, en alerte. Quand tu tourne la dernière page, tu reprends ton souffle doucement. Et tu te dis que, malheureusement, la noirceur de l’être humain a encore de « beaux » jours devant elle.

 

7 – Hunter, Ray Braverman

4ème de couverture :

Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché  le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.

Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

 

Avis :

Hunter  ça débute comme une série que tu aurais prise en cours de route. Les sourcils froncés tu cherches à intégrer les lieux, les liens, les personnages. Très vite t’es mordue.  352 pages pour choper Hunter (c’est lui le méchant, on le sait d’emblée) ? T’es septique, trop simple !

T’enfiles ta parka et tu vas t’intégrer à la vingtaine d’habitants du bled perdu en pleine forêt sous une tempête de neige.  Huis clos. Freeman perdu dans sa haine suit Hunter. Hunter perdu dans son désir de vengeance ? Son envie de revenir sur les lieux du crime ? Un shérif, son frangin, Denise, les locataires de la chambre 5…tout ce petit monde va se télescoper et recommence la ritournelle des disparitions et des meurtres. Hum, petit bémol. On dirait que ce n’est pas tout à fait le même mode opératoire.  Quelqu’un se servirait-il de la cavale de Hunter pour se faire un petit plaisir meurtrier ?

L’auteur te mène dans un rythme effréné. Tout comme un train peut en cacher un autre, l’auteur te cache un autre serial killer. Euh, y en a combien ? Y a pas, tu veux connaître la fin. Tu dévores le bouquin en quelques heures. T’as tout « vécu » : la course poursuite, l’étonnement, la trouille, la traque,  t’as même franchement pleuré de la page 3.. à la page 3…Il est fort l’auteur pour te balader d’émotion en émotion.  Il est fort aussi pour te laisser sur la résolution de cette affaire (ou presque) et les prémices d’une autre. Vite l’opus suivant…

 

8 – Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes

 

4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

Avis :

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui.

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ?

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sens ignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté.  Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant…

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir.

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations.

9 – Le glas de l’innocence, Cyril Carrere

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

Avis :

Un double meurtre d’étudiants, un mode opératoire qui laisse les enquêteurs sans voix.

L’inspecteur Alex limite choqué sous le regard interrogateur de ses coéquipiers.

Un assistant zélé mais qui garde ses idées pour lui et qui agit.

Un gosse, Ken qui subit la violence physique et psychologique de son paternelle. Son unique porte de secours : l’école et son amie Miyabi.

Quel est le lien entre ses deux histoires à quelques années d’intervalles. Forcément il y en a un, voire peut-être plusieurs. Mais lesquels ?

Au début de l’intrigue, l’enquête traine en longueur. Quand  va-t-elle décoller et te scotcher le livre entre les  mains ? Ah, c’est maintenant avec une révélation concernant Alex. Un inspecteur qui semble avoir bien des secrets d’hier et d’aujourd’hui. Hayato est persuadé que s’il trouve le secret il pourra résoudre l’affaire.

Ken poursuit lui aussi sa vie tant bien que mal. Il va grandir sous l’aile protectrice de son amie. De plus son père va changer. Pourquoi, comment ? Je vous laisse le découvrir.

L’auteur a su nous livrer des personnages forts, avec un pouvoir d’émotions certain. Ils sont à la fois déroutants, dérangeant, envoutants. Tu ne peux t’empêcher de te demander qui est Ken aujourd’hui et tout le monde y passe. Tiens, ça serait lui… ah non, ça ne colle pas et l’auteur s’empresse après d’avoir donné un semblant de piste de la détruire. Plus que l’enquête sur les meurtres, c’est Ken qui intrigue. Qu’est-il devenu ? Quel rôle a-t-il dans ces meurtres rituels en plein Tokyo ?

Plus les pages défilent et plus tu es captivée. Les choses se dévoilent et tu entrevois quelque chose. L’auteur va-t-il encore une fois te faire faire fausse route ? Hum …

J’avoue avoir eu du mal au début de ma lecture surtout avec ses prénoms japonais à retenir. Il a fallu bien positionner tout ce petit monde avant de lâcher la bride à la lecture. Une fois que c’est chose  faite par contre : tu dévores ! Lorsque la dernière page est tournée, tu dis « waouh » !

J’adore être totalement surprise par une fin. L’auteur n’a pas oublié non plus la touche émotion qui fait que tu as ta petite larme en fin de roman.

Un mot sur la fin : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle. J’utiliserai les mêmes qualificatifs pour parler du roman dans sa globalité. Vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre.

Je n’ajouterai que FELICITATIONS,  surtout Monsieur Cyril CARRERE ne vous arrêtez pas d’écrire. Un très grand merci pour votre confiance en me confiant votre roman. Par ricocher, je remercie également Laure des Mots de Lau de m’avoir recommandé auprès de vous. Quelle découverte !

Auteur à suivre incontestablement.

 

10 – Mauvais genre, Isabelle Villain

4ème de couverture :

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.

Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol.  Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passée au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Avis

Hugo assiste au massacre de sa mère. Les faits sont là : clairs, précis et le coupable est bien en vue. Vingt-trois ans plus tard le Commandant Rebecca de Lost et son équipe doivent intervenir au domicile d’Angélique morte de plusieurs coups de couteau. Pas grand-chose à se mettre sous la dent : pas d’empreintes, pas d’effraction, pas de vol, pas de viol, pas de photos, pas de lettres. Une femme qui semble ne pas avoir de vie où beaucoup de chose à cacher. Enquête de voisinage,  petit ami,  lieu de travail. Rien ne semble « justifier » ce meurtre.

L’auteure nous fait assister à tout : le travail du procédurier, l’autopsie… tout est décortiqué. Tu as intégré l’équipe de Rebecca ! J’avoue chercher ce qui peut retourner la situation. Et voilà qu’Hugo fait sa ré- apparition.  Elle est fracassante, absolument inattendue. Coup de maître de l’auteure ! Non je ne vous en dirai pas plus afin de vous garder la surprise intacte.

A ce moment là, le récit prend une toute autre tournure. Les choses se précipitent.  Tu t’empresses de tourner les pages. D’autres éléments vont venir te surprendre. Des personnages vont prendre de l’épaisseur.

A part l’intrigue, tu as un petit aperçu de la vie de chacun. Ce qui donne à ce thriller un côté humain. Les amours, les amis, les emmerdes font aussi parties du quotidien d’un flic.

Il faut que je vous parle de la fin ? pssst… je peux rien vous dire, si ce n’est que là encore : surprise incroyable.

L’écriture et la lecture sont fluides. Beaucoup de dialogue, ce qui rend le récit vivant et donne un bon rythme. Isabelle Villain a su nous maintenir en haleine, nous apprendre des choses (comme le travail du procédurier, par exemple), nous faire ressentir le doute, la peur, la tristesse, la stupeur. Très beau travail d’écriture, très bon travail sur l’intrigue.

Isabelle Villain est une vraie découverte et j’en suis ravie.

Retour sur Sang pour sang Thriller


Retour sur Sang pour sang Thriller

by Ophélie

Après plusieurs mois de gestation, la première édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier a ouvert ses portes ce dimanche 30 septembre 2018. Il nous était impossible de manquer cette naissance!

Surtout que Nadine Doyelle son instigatrice nous a raconté tout cela ICI

C’est donc à Longperrier, en Seine et marne, que Nadine et son équipe ont accueilli auteurs, lecteurs, blogueurs… pour ce nouveau rendez-vous polar.

Accompagnée de ma jumelle Maud et d’Estelle une fervente lectrice, chaussées de nos bottes de sept lieues, nous avons chevauché jusqu’à cette charmante petite commune.

Sur place, joie et bonheur ont rempli nos cœurs en retrouvant nos amis auteurs et blogueurs.

Il y avait là :

Cicéron Angledroit ; Chris Simon ; Sacha Erbel (tiens une flingueuses) ; Luc Doyelle ; Cécile Pellault ( Oh une autre super flingueuses) ; Isabelle Piraux ; Cédric Blondelot ; Tony Perraut ; Mickael Fenris ; Sandrine Destombes ; Sylvain Pavlowski ; Arnaud Codeville ; Sébastien Fritsch ; Lise Delukas ; Manuel Benetreau ; Nil Borny ; Olivier Kourilsky alias docteur K ; Madeleine Petitpantalon ; Christophe Dubourg  ; Lou Vernet ; Jean-baptiste Ferrero ; Corinne Martel ; Antoine Blocier ; Nick Gardel (héhé un Nervi chez les Flingueuse) ; Sébastien Theveny ; Laurence Tournay et Ludovic Zedole Metzker.

3 Flingueuses et 1 auteur. De gauche à droite : Sylvie K, Christophe Dubourg, Maud et Ophélie

Câlins, fous rires, bises à tout va, découvertes, nous voilà partis pour une journée placée sous le signe du thriller et de l’amitié.

Mais avant toute chose, un petit café. Nadine et son équipe ont eu la bonne idée de laisser un buffet en libre service: café, thé, viennoiseries et à leur côté, un petit cochon laissé libre à notre donation.

Nous avons ensuite déambulé le long des tables des auteurs. Je ne rentrerai pas dans le détail de nos blagues, fous rires et échanges divers et variés; ils ont été nombreux! Un salon doit se vivre pour en apprécier toute la saveur.

Sachez toutefois que, comme lors de chacun d’entre eux, c’est un bonheur de retrouver les amis, de découvrir des auteurs et notamment des auteurs peu distribués en librairie. Ces moments d’échanges et de partages sont précieux et le plus bel écrin pour les conserver est celui de nos souvenirs.

Nadine a clôturé ce salon par un beau gâteau , offrant le champagne à tous, sans distinction.

Une très belle réussite que cette première édition! Un salon qui va prendre sa place au fil du temps, parmi les incontournables je n’en doute pas.

D’ailleurs Nadine tous les membres du gang Collectif Polar présents à « Sang Pour Sang » tenaient à te remercier :

Sylvie Kowalski

Bravo à Nadine Denoyelle et toute l’équipe pour cette première édition prometteuse du salon Sang pour Sang à Longperrier une bien belle affiche et des lecteurs au rendez-vous Voici ce qui va agrandir ma PAL

Cécile Pellault

Une belle journée à Longperrier grâce à Nadine Doyelle, aux bénévoles d’une chouette assoc’ Livr’Echange, et à Monsieur Le Maire, et aux lecteurs passionnés pour le Salon Sang pour Sang!
Merci à Maud Vandenbyvanghe, je ne ferai plus jamais la faute sinon tu peux m’achever, d’avoir pris la collec’!
Et à tous les z’amis qui font d’un salon une belle récréation

Ophélie

Salon de Longperrier. Des retrouvailles, des fous rires, des câlins, de belles découvertes et des rencontres virtuelles qui deviennent réelles!
Un très bon salon, une organisation très soignée et des bénévoles souriants. Bravo à Nadine Doyelle et à son équipe.
Une très belle première édition pour ce sang pour sang thriller!

 Sacha Erbel

1ere édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier! Une super réussite! 
Un grand bravo et mille mercis à Nadine et toute son équipe si sympathique! Très belle organisation!
Merci à Magalie et sa collègue de chez Cultura!
Merci à La commune de Longperrier! On s’est bien amusé!
Vivement le prochain!!!😍😘😘😘

Maud

Dimanche à Longperrier, nous avons fait notre rentrée à nous !!! Ravie de revoir les amis, Ophé Lit, Estelle, Delphine, Dahlia, Lou Valérie Vernet, Cécile Pellault, Sylvie, Sylvie Buttard, Nick Gardel, Michael Fenris, Sandrine Destombes, Luc Doyelle-auteur, Vero. C’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Sébastien Theveny , Helene Babouot, Sébastien Fritsch, Sylvain Pavlowski, Arnaud Codeville, Christophe Dubourg. (j’espère n’avoir oublié personne). Enfin, comme tout salon, il y a les emplettes, les prêts !! Bref une excellente journée !!! Tout cela n’aurait pas pu être possible sans Nadine Doyelle que je tiens à remercier, ainsi que toute son équipe de bénévoles !! BRAVO !!!! 🤩🤩🤩🤩🍾🍾🍾😍

L’exquis cadavre exquis, épisode 25


L’exquis cadavre exquis, épisode 25

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 25

by Sandrine Destombes

Il est temps de partir…

 

Il avait fallu une énième remontrance du juge Fabre pour que Sebastián prenne sa décision.  Une heure plus tôt, il bataillait encore avec sa collègue pour savoir quelle était la piste à suivre. Valérie restait persuadée qu’il fallait chercher du côté de Laure Longchamps. Pour l’enquêtrice, la mère de Camille avait forcément des révélations à leur faire. Sa fille avait dû lui parler de ses avancées. Peut-être lui avait-elle remis des documents. Qui penserait à fouiller les tiroirs d’une femme recluse en HP ? Sebastián, pour sa part, était convaincu que c’était une perte de temps. Toutes les pistes convergeaient vers l’Allemagne. Ce qui n’était au départ qu’une intuition s’était transformée en certitude, la veille au soir, suite à l’appel de Xavier Costes. Le ton railleur du détective privé résonnait encore dans sa tête :

– Alors Sebastián, toujours un temps de retard à ce que je vois ! Ce n’est pourtant pas faute de t’avoir aiguillé.

– Salut Costes ! Je te dirais bien que ça me fait plaisir de t’entendre mais je manque d’humour en ce moment.

– Tout doux, bijou ! Je t’offre un gage de paix. Ou, tout du moins, une trêve.

– Je t’écoute.

– Ton pote Lindberg m’a contacté.

– Max ?

– Tu connais beaucoup de Lindberg ?

– Qu’est-ce qu’il te voulait ? souffla Sebastián, déjà fatigué par cette joute stérile.

– Un de ses confrères du Spiegel lui a filé mon nom. Visiblement, ton pote mène son enquête et il n’a pas l’intention de t’en parler. En revanche, il n’a pas hésité un instant à m’embaucher. On prend la route demain matin. Direction Strasbourg avant d’aller saluer nos amis, les Schleus.

– Et tu me fais cette confidence parce que… ?

– Écoute Sebastián, crois-le ou pas, je l’aimais bien la petite Camille. Ton journaleux et moi, on part en chasse et je n’ai aucun doute qu’on va débusquer ceux qui s’en sont pris à elle. Mais j’ai passé l’âge de croire aux super-héros ! Sans ton badge de shérif, on n’ira pas loin. Alors, t’en es ?

Sebastián avait abrégé la conversation repoussant au lendemain sa réponse. Il avait passé la nuit à ruminer cette conversation, cherchant à saisir ce qui l’irritait le plus : le fait que Max Lindberg ait décidé de faire cavalier seul, ou l’idée de travailler main dans la main avec Costes. Quelle que soit la réponse, il était bien obligé d’admettre que ce n’était qu’affaire d’ego.

Alors, quand le juge Fabre l’avait menacé de lui retirer l’enquête si aucune percée n’était faite dans les vingt-quatre heures, Sebastián avait tranché, sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir sur son eczéma. Lerot avait demandé au magistrat de lui octroyer les autorisations nécessaires pour enquêter en Allemagne tandis que sa collègue suivrait la piste de la mère Longchamps.

Résultat “Jeu concours : Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller”


Sandrine Destombe Les Jumeaux de Piolenc concours&Résultat “Jeu concours

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller”

 

Il y a deux semaine sur Collectif Polar nous vous proposions de gagner 3 polars

Enfin 3 fois le même roman.

3 exemplaires de   Les Jumeaux de Piolenc  de  Sandrine Destombes

étaient en jeu.

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes.

Tout cela grâce à un partenariat avec avec Hugo Thriller et à leur générosité. Je les en remercie grandement.

hugo-thriller bandeau

Aussi les 3 gagnantes sont :

 

Ticafouillou.

Machja Ghjola

Isabelle Bourdial

 

Mesdames je vous demanderai par mail vos coordonnée postales

Adresse que je fournirai à Célia de Hugo Thriller.

C’est notre éditeur qui vous offrira à chacune un exemplaire de :

Les Jumeaux de Piolenc  de  Sandrine Destombes

 En contrepartie, je veux bien que vous me préveniez quand le livre est arrivé chez vous. Et je veux bien une petite photo du polar en situation.

Les jumeaux de Piolenc OPH de Sandrine Destombes

A très vite chères lectrices.

Et tant que j’y pense, ce soir sur notre blog vous pourrez retrouver les 16 premiers épisodes de notre Exquis Cadavre Exquis.

Oui vous allez pouvoir tout lire d’un coup !

Retour sur la remise du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.


Sandrine Destombes lauréate du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018

Le 2 mai dernier avait lieu à la Librairie Gibert Joseph Barbes, la remise du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.

C’est ma Copine libraire Lamia Toumi qui était à la manoeuvre.

Et c’est Ophélie notre petite flingueuse qui y était pour nous.

Elle nous raconte la soirée.


Remise du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018 à Sandrine Destombes.

by Oph

Lorsque j’ai appris que Sandrine Destombes était la lauréate du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018, que ce prix était remis à Paris, à la librairie Gibert Joseph de Barbès, je me suis empressée de terminer mes rendez-vous pour aller soutenir une auteur que j’aime particulièrement.
J’ai découvert le nom de Sandrine Destombes via des groupes de lecture sur facebook. Je voyais des retours emballés de lecteurs de manière régulière. Il n’en fallait pas plus pour titiller ma curiosité.
J’ai rencontré Sandrine au salon « Le Polar dans tous ses Eclats », petit salon qui deviendra grand. C’était les samedi 11 et dimanche 12 novembre 2017 à Ouzouer-Le-Voulgis (77). Je n’ai pris aucun de ses romans ce jour là, déjà bien chargée que j’étais, mais me suis promis de le faire quelques semaines plus tard à Nemours.

Ainsi en janvier 2018, j’ai craqué sur « Ils étaient cinq« , un bon roman, qui toutefois manquait du petit truc en plus pour faire la différence pour la lectrice exigeante que je suis. Mais Nemours, avant même la lecture d’un roman de Sandrine, a été pour moi l’occasion de découvrir un peu plus la personne derrière l’auteur. Et quelle belle personne.
Il y a eu ensuite « les mines noires » à Noeux-les-Mines, puis un salon généraliste à Bussy-Saint-Georges.
Ces rencontres et ces échanges avec Sandrine ont créé des liens qui vont au-delà de la relation lecteur-auteur. Et donc je ne pouvais manquer ce grand jour pour elle CQFD!

Avant de revenir sur la soirée, parlons un peu de ce prix.
Décernés sur manuscrit avec l’aide de la plateforme Fyctia, les prix VSD RTL récompensent un titre français et un titre étranger, ainsi qu’un coup de cœur.
L’aventure commence donc pour Sandrine par la mise en ligne de son manuscrit sur cette plateforme. Un manuscrit inachevé qui évolue au fil des étapes que passe son auteur.
Michel Bussi, président du jury a eu un vrai coup de cœur pour « les jumeaux » de Sandrine :  « L’art du rebondissement est très bien maîtrisé, et ils sont nombreux ! Il s’agit là d’un très bon roman policier, qui captivera tous ceux qui aiment les faits divers.« 
Et quand on lit les chroniques, retours de lecteurs et autres avis depuis la sortie du roman, il est indéniable que Mr Bussi et le jury ont eu du flair et que ce coup de cœur est partagé!

Mais bref, revenons à cette soirée.

Quand je suis arrivée, la remise de prix venait de commencer. Echange de sourires avec Sandrine, puis je m’installe à côté de Maud, des Lectures de Maud, soutien de la première heure de Sandrine et copine de folie livresques!
Après la présentation du roman par Lamia de Gibert Joseph, c’est à Bertrand Pirel de chez Hugo Thriller de prendre la parole et de se faire le porte parole de Michel Bussi. A la fin de son allocution, les yeux de Sandrine brillent, touchée…


C’est ensuite à Sandrine , exercice difficile… Elle n’aime pas ça, comme elle n’aime pas les photos d’ailleurs, mais elle assure grave! Elle nous raconte sa démarche d’écriture, le contexte dans lequel elle a débuté « Les jumeaux de Piolenc », le choix de ce village comme lieu (une gousse d’ail sur un rond point ça vous marque un auteur!), la disparition de Maelys qui avait eu lieu dans le même temps.
Sandrine nous parle aussi de l’impact de certaines dates dans nos vies, ses doutes…
Un moment d’échange privilégié pour ceux qui étaient présents et beaucoup d’émotions.

Après les discours, les discussions, c’est l’heure de la signature. Je veux être la première aujourd’hui, je me précipite sur Sandrine pour l’embrasser et lui faire dédicacer mon exemplaire. Une photo à deux, merci Sandrine de prendre sur toi, je sais à quel point tu n’aimes pas… Pourtant il va falloir t’y habituer…

 

Les dédicaces se poursuivent

Echanges entre lecteurs, avec la famille de Sandrine, son éditeur. Une soirée riche en émotions.

Nous sommes ensuite allés fêter ça avec ses proches, sa maison d’édition, mais là pas de photos ni d’histoire à vous raconter, je garde avec moi les souvenirs de ces moments de rencontres et de partage.

Et n’oubliez pas chez lecteurs zé lectrices, vous pouvez gagner le livre de Sandrine Destombes sur notre blog.

3 exemplaires  Les jumeaux de Piolenc à remporter ICI

Jeu concours : Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes avec Hugo Thriller


Salut mes polardeux

Aujourd’hui sur Collectif Polar nous vous proposons de gagner 3 polars

Enfin 3 fois le même roman.

Attention, vous allez bientôt pouvoir gagner le dernier livre de Sandrine Destombes sur Collectif Polar avec Hugo Thriller.
3 exemplaires de  » Les Jumeaux de Piolenc » seront en jeu.
Alors abonnez-vous vite à Collectif Polar
Et suivez nos petits articles autour de cet exceptionnel polar, vous y trouverez forcément la ou les réponses. Comme Ici la double chronique de miss Aline et de Oph

Le livre à gagner

  1.  » Un vrai page-turner, addictif et haletant, porté par une atmosphère envoûtante et une écriture ciselée.  » Michel Bussi
    Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.
    Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

Prix VSD RTL 2018 du meilleur thriller français.

Les conditions :

Vous l’aurez compris pour jouer il faut réunir 4 Conditions

Les questions justement…

Comment se prénomment « Les Jumeaux de Piolenc » ?

Quel âge ont les jumeaux ?

Citez-nous un autre titre de Sandrine Destombes chroniqué sur Collectif Polar

 

Le délai et le règlement :

Vous avez jusqu’au 21 mai midi pour jouer.

Il vous faudra envoyer vos réponses à la fois en commentaire sous l’article de ce concours et sur la page Facebook de Collectif Polar.

 

Un tirage au sort déterminera les 3 gagnant(e)s parmi les bonnes réponses.

Alors bonne chance à vous.

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes


Attention aujourd’hui c’est « Double Chronique »

Attention aussi car…

Vous allez bientôt pouvoir gagner le dernier livre de Sandrine Destombes sur Collectif Polar avec Hugo Thriller.
3 exemplaires de  » Les Jumeaux de Piolenc » seront en jeu.


Le livre : Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes.    Paru le 3 mai 2018 aux Editions Hugo Thriller.   19,95 € ; 400 pages ; 14 x 21

 4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs. 

 

L’auteur : Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris.
Après avoir suivi des études à l’Ecole pour les Métiers du Cinéma et de la Télévision de Paris, elle travaille dans la production d’événements et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection.
Les jumeaux de Piolenc est sont cinquième thriller. .
Sandrine Destombes a décidé de participer au concours en ligne Fyctia sous pseudonyme pour se lancer un nouveau challenge. Remporté haut la main. 
 
Extrait :
 « Le gendarme n’aimait pas ce qu’il venait d’entendre. Sans en comprendre le sens, il savait que cette phrase était annonciatrice de mauvaises nouvelles. Il n’eut d’ailleurs pas le temps d’approfondir le sujet que ses doutes furent confirmés. 
La tête basse et les mains nouées, mademoiselle Gauthier se tenait sur le pas de la porte. Fabregas comprit aussitôt qu’il y avait un problème. Il se dirigea vers elle d’un pas rapide et l’encouragea à parler. 
– Ce n’est peut-être rien, commença l’institutrice à voix basse, mais une autre de mes élèves ne s’est pas présentée à la cantine. »

 

Ophélie et Aline nous offre aujourd’hui leur regard croisé sur la prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.

Avis croisés:

L’accroche de Miss Aline:

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui. 

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ? 

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sensignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté. Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant… 

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir. 

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations. 

Un très grand merci aux Editions Hugo Thriller et à Sandrine Destombes (pour la dédicace !) de m’avoir permis d’entrer dans cette enquête et d’en faire un de mes coups de cœur de l’année.

 

 Le OFF DE OPH

Il est vrai que l’on utilise souvent des expressions récurrentes pour qualifier un bon thriller: page Turner, addictif, claque… mais que voulez-vous, même si la langue française regorge d’adjectifs, il est parfois difficile de trouver les bons mots pour qualifier une lecture. Alors je vais tenter de ne pas tomber dans les lieux communs pour vous faire comprendre à quel point ce thriller est une réussite et qu’il est indispensable de le lire…

« les jumeaux de Piolenc » s’ouvre sur un prologue original, le récit de la disparition de jumeaux, vu au travers des médias. Sandrine Destombes y évoque les évolutions scientifiques et notamment le travail autour de l’ADN.L’utilisation de ce procédé met tout de suite le lecteur en conditions, le climat est posé. Qui ne s’émeut pas de la disparition d’enfants? Sujet qui a inspiré Sandrine. Mais ne vous y trompez pas, ce petit bijou de littérature noire ne peut pas se résumer à la disparition de Solène et Raphaël…

Le pitch: Solène et Raphaël disparaissent en août 1989. Quelque mois plus tard, le corps de l’un d’entre eux est retrouvé. Le second, jamais.
Juin 2018, de nouveaux enfants disparaissent dans la même commune.

Dès les premiers chapitres, Sandrine passe au crible les mécanismes de la machine judiciaire et certains passages ne sont pas sans rappeler « l’affaire Grégory », notamment par le fait que l’enquête sur la disparition des jumeaux est confiée à un jeune enquêteur.

Tout au long du roman, Sandrine évoque la fragilité émotionnelle des enfants, ces adultes en devenir, l’importance de la construction de leur personnalité, les dangers des réseaux sociaux et des rencontres virtuelles « fun »…

Le combat du papa des jumeaux, Victor, renvoie à celui du papa de la petite Estelle, similitude troublante qui renforce la charge émotionnelle à la lecture.

J’ai également été émue du lien tissé entre Victor et Jean, premier officier a avoir enquêté sur les jumeaux. Cette enquête qui a été son graal, le combat de sa vie au point de tout lui sacrifier:

« Il y avait quelque chose de triste et beau à la fois dans ce lien qui unissait ces deux hommes. A les observer dans ce cadre plus intime, Fabregas se demanda à quel moment leur relation s’était éloignée du cadre professionnel pour devenir cette amitié à la fois pudique et sincère ».

Sandrine décrit d’ailleurs de manière remarquable le sentiment d’impuissance de l’enquêteur qui, malgré tous les moyens mis en œuvre, n’avance pas d’un pas.

Enfin, au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.

Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Sandrine je disais qu’un jour tu serais l’une des grandes dames du noir… Force est de constater que tu l’es aujourd’hui! (Tu n’as rien à envier à certains « maîtres » du genre).

Ainsi, nos deux flingueuses ont eu un coup de cœur  pour ce 5ème roman de Sandrine Destombes qui la fait entrer dans la catégories des maîtres du genre. »tourbillons de doutes et d’accusation », « rythme qui monte crescendo »…  nos deux flingueuses ont donc ressenti cette même frénésie à la lecture de ce thriller, ne voulant ni l’une ni l’autre lâcher « les jumeaux » avant d’avoir été au bout de leur histoire.
Toutes deux soulignent le sujet sous des aspects différents la gémellité poussée à son paroxysme pour l’une, la construction de l’enfant pour l’autre, elles évoquent la profondeur et la puissance des personnages.
Ce roman fait l’unanimité quant à sa qualité, la tension narrative, l’originalité du sujet et un final ô combien déstabilisant.

Sandrine va marquer les esprits un moment avec Solène et Raphaël!