Dans les brumes du mal de René Manzor


 Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy dans la Collection Noir. 20€, (400 p.) 15×23 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .
Extrait :
Il poussa la porte de la chambre d’Alyssa qu’il avait remise en ordre et laissa trainer son regard sur toutes ces choses qui avaient une signification particulière pour elle : les posters de ses groupes musicaux préférés, sa collection de coquillages, ses vieilles poupées de chiffon, ses colliers, sa table de maquillage…il attrapa son flacon de parfum et le contempla dans la lumière, comme un philtre magique. Il retira le bouchon, le sentit pour attirer le fantôme d’Alyssa dans la pièce, puis versa quelques gouttes dans sa main et les appliqua sur son cou et sur sa nuque.
Il s’attarda ensuite un moment devant les étagères de son bureau, s’intéressa aux romans qu’elle lisait, TWILIGHT de Stephenie Meyer, GANT OF THRONES de Georges R.R.Martin.
Il sourit tristement en apercevant la girafe en peluche avec laquelle sa fille dormait encore. Et, tout naturellement, il serra le doudou contre lui, ferma les yeux et s’allongea sur ce lit qu’il avait bordé tant de fois…..

 

L’Accroche deMiss Aline

Dans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elles les a quitté il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider.
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !

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Sous la ville de Sylvain Forge


Depuis quelques semaine Danièle notre mamie Flingueuse nous entraine à la rencontre de Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous poursuivons avec ce titre :

Sous la ville de Sylvain Forge. Paru le le 1er juin 2016 chez  Toucan – collection Toucan noir  prix broché 15.22 € e-book 3.99 € ; (407 p.) ; 22 x 14 cm.

4ème de couverture :

Le brigadier Adan Settara est en poste à la PJ de Clermont-Ferrand. Fils d’un vieil immigré, ouvrier dans la « ville du pneu », ses bons tuyaux dans les cités lui ont autrefois permis de faire tomber de gros trafiquants. Mais depuis, il végète. Aussi, quand deux adolescents lui apportent un matin une clé USB sur laquelle se trouvent les images du corps martyrisé d’une jeune étudiante, Adan comprend vite qu’une enquête délicate l’attend, dans les cercles fermés de l’université et de la ville. Et les découvertes que fait sa collègue Marie sur les mœurs étranges des fils de bonne famille risquent de se révéler très dangereuses pour un simple brigadier.
sous la ville poche Forge sylvainIl se pourrait qu’à l’ombre des volcans, derrière les usines ou les belles demeures, certains aient le cœur aussi noir que la pierre de la ville…

 Sous la ville : À paraître en poche le 2 mai 2018 au édition du Toucan dans la collection Toucan Noir Poche. 8€90 ; (320 p.) ; 18 x 11 cm

 

 

L’auteur : Sylvain Forge est originaire d’Auvergne. Il a déjà publié sept romans dont Un Parfum de soufre (Prix Plume d’argent 2016 du thriller francophone) et  Tension extrême prix du quai des orfèvres 2018.

 

Extraits :
« Trois personnes peuvent garder un secret si deux d entre elles sont mortes »
« Quelques mètres plus loin, il ouvrit une porte qu’il avait récemment consolidée d’une barre en fer. Derrière : un cellier faiblement éclairé par la lumière qui provenait d’un soupirail. Une grande cage, achetée à un cirque en faillite, occupait un tiers de l’espace. Le reste était encombré d’un bric-à-brac qui en faisait un parfait atelier de refonte d’or : four alimenté au gaz propane, ventilateur, moules en sable destinés à recueillir le métal en fusion. Derrière les grilles, recroquevillée sur une paillasse, se trouvait une silhouette maigre. Ses longs cheveux et sa barbe étaient cuits de crasse. Sans un mot, celui qui venait d’entrer se dirigea vers un tuyau d’arrosage et alluma un robinet encastré dans le mur. Un jet glacé aspergea le captif qui se réveilla en hurlant.”
On ne m’avait pas menti sur ton compte, Settara. Le problème, c’est que t’es hors jeu : tu t’es trompé d’un siècle. C’est fini le bon vieux temps où on s’accommodait du règlement à la louche. Maintenant, tout le monde se tient à carreau. Et ne viens pas nous parler de résultats, tu n’as pas compris qu’on te demande juste de faire un peu semblant ?

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Les origines algériennes d’Adan Settara sont à la fois source de discrimination au sein de la police judiciaire de Clermont-Ferrand où il exerce comme brigadier et source d’informations dans le milieu de la drogue des cités. Malgré sa position instable, Adan ne renonce pas à heurter les hiérarchies quand il enquête sur un meurtre révélé en images sur une clé USB trouvée par des étudiants.

Comme dans ces précédents romans, Sylvain Forge nous entraîne dans une énigme au contexte très documenté. Il quitte Vichy et Nantes pour installer l’action à Clermont-Ferrand qu’il connaît particulièrement bien pour y avoir passé son enfance.

Il quitte les rats pour les chats car c’est bien d’une enquête sur leur disparition qu’il est question, parallèlement à une autre intrigue autour d’une fraternité étudiante, menées toutes deux par un fils de harki aux troubles relations et une coéquipière en rupture conjugale.

Ces deux enquêtes très denses nous ferons approcher la nuit et les sous-sols auvergnats pour notre plaisir de s’y perdre. L’auteur confirme par ce roman un vrai talent de conteur et il est difficile d’en dire plus au risque de spolier. Ne boudons pas cette galerie de personnages attachants et déroutants !

 

 

La faiseuse d’Anges – Sandrine Destombes


On retrouve Sandrine Destombes, que l’on avait laissée ce matin avec Ophélie.

Cette fois c’est Danièle qui passe au crible un nouveau titre de notre auteur.

Je vous laisse regarder ce que cela donne !


Le livre : La faiseuse d’Anges de Sandrine Destombes. Paru  le 12 janvier 2017 aux Nouvelles plumes. 18,50 € – e-book : 11€99  ; (332 p.) ; 23 x 14 cm.

4ème de couverture :

En traquant un tueur en série de la pire espèce, Max, jeune inspectrice mal dans sa peau va lever le voile sur le secret de son enfance. Une révélation qui va à jamais bouleverser sa vie et lui permettre enfin de prendre son destin en main. Une intrigue originale, une tension psychologique qui ne faiblit jamais, un polar d’une belle inventivité qui vaut le détour !

L’auteur : Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris.
Après avoir suivi des études à l’Ecole pour les Metiers du Cinéma et de la Télévision de Paris, elle travaille dans la production d’événements et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection.  

Attachée à ses origines italiennes, elle instille son amour des Abruzzes au fil de ses romans.

 

Extraits :
“Comment vous sentez-vous Max ?
– J’ai peur !
– Détendez-vous, vous ne risquez rien. Quel âge avez-vous, Max ?
– J’ai 8 ans.
– Que faites-vous ?
– je n’ai pas le droit de le dire.
– Et où êtes vous en ce moment ?
– Je ne sais pas. je suis à l’étroit…Il fait noir…Je ne veux pas respirer…
– Pourquoi ne voulez-vous pas respirer ?
– Je ne sais pas. Mais ça me fait mal. J’ai peur. J’ai envie de crier mais je ne peux pas…
– Pourquoi vous ne pouvez pas ?
– Parce qu’il m’entendra.
– Qui vous entendra ?
– Lui…
– Qui appelez-vous « lui » ?
– Celui qui vient de faire du mal à ma maman.
– Comment savez-vous qu’il lui a fait du mal ?
– Parce qu’elle m’a dit de me cacher…ensuite elle a crié très fort…
– Avez-vous vu celui qui lui a fait du mal ?
– … »
Lorsqu’elle vit débarquer son chef dans les couloirs,elle sut immédiatement que ce n’était pas bon signe.Il ne loupait son golf qu’en cas de problème majeur et à voir sa tête,on était en plein dedans.

La Chronique Jubilatoire de Dany

Le meurtre de la mère de Max n’a jamais été élucidé. Son mentor était en charge de l’enquête et voilà que maintenant il part en retraite et la laisse seule et fragilisée, aux prises avec un tueur en série. Elle fera équipe avec Vincent pour cette traque qui mettra un point presque final à sa quête intime.

Très bonne intrigue émaillée de personnages attachants qui jette en pâture les préjugés sur les choix de vie des femmes « modernes » encore bien présents dans les années 80 , en espérant que notre société a évolué depuis … les lectrices jugeront !

Un style efficace pour ce premier roman que je lis de cette auteure et pour une fois il n’y a pas de guerre des polices mais de la collaboration dans l’intérêt des victimes. 

 

 Voilà, j’espère que cette journée passée avec Sandrine, Danièle et Ophélie fut bonne.

Perso j’ai aimé découvrir la plume de cette auteure;

Je souhaite qu’il en soit aussi ainsi pour vous mes chers polardeux.

A très vite pour d’autres aventures

Le bal des frelons – Pascal Dessaint


Le livre : Le bal des frelons de Pascal Dessaint. Paru le 2 février 2011 chez Rivages dans la collection Rivages-Thriller. Disponible en poche depuis le 12 novembre 2014 dans la collection Rivages-Noir.  7€50 ; (208 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv :

La montagne, le grand air, ce n’est pas toujours aussi sain et bucolique qu’il y paraît. Quelque part dans la vallée, les vestiges d’une ancienne usine de tungstène sont encore visibles. Mais surtout, il y a le village. Et ses habitants. C’est ça le pire, à commencer par ce combinard de Michel, le maire, qui ne montre pas vraiment le bon exemple à ses administrés. Alors, comment s’étonner que ceux qui ne sont pas obsédés par le sexe ne pensent qu’à l’argent, quand ce n’est pas les deux à la fois ? Dans ce village de l’Ariège, l’ours n’est pas l’animal le plus dangereux.

 

 

L’auteur :  Pascal Dessaint est né le 10 juillet 1964 dans le Nord de la France, à Coudekerque-Branche dans une famille ouvrière. Il est l’auteur de nombreux romans noirs, dont le cycle toulousain consacré au capitaine de police Félix Dutrey. Plusieurs récompenses viennent saluer l’originalité et le talent de Pascal Dessaint : Prix Mystère de la Critique,Grand prix de littérature policière, Prix du roman noir français de Cognac. Amoureux de la nature, Pascal Dessaint nous montre une toute autre facette de la vie des bêtes avec cette farce drôle et cruelle qui rappelle Siniac ou le Charles Williams de Fantasia chez les ploucs.
Extrait :
L’animal est un redoutable prédateur. De taille humaine, et si sa biologie l’y obligeait, il serait capable de décapiter une vache ou un mouton en une fraction de seconde. Le sang giclerait à des mètres à la ronde. Aucune autre espèce terrestre ne pourrait échapper à sa férocité. Aucune. Heureusement, la nature l’a doté d’une morphologie modeste. Les vaches et les moutons n’imaginent pas leur chance. La plupart des insectes, eux, sont des proies toutes désignées, d’autant qu’ils ignorent encore l’existence de cette menace au creux de ce vallon en apparence calme et harmonieux. De quelque façon que ce soit, ils ne sont pas préparés. Autrement, peut-être, ils auraient développé une parade.

 

 

 Chronique d’Eppy Fanny

Le bal des frelons de Pascal Dessaint

Une rencontre SMEP 2016. Une de plus. Il faut dire que j’ai hanté le salon pendant 48h. Un homme charmant, bourré d’humour, qui m’invite à danser, même avec des frelons, moi je dis oui ! Et puis son nom me disait quelque chose mais impossible de le situer… De retour à mon domicile, en savourant, comme certaines le feraient de carrés de chocolats, les dédicaces de chaque livre acquis, je tombe sur celui de Pascal. Et là : Une évidence ! Le poulpe et « Les pis Rennais » d’un certain auteur. Un de mes préférés de cette série. Me voici donc en terrain connu pour débuter le bal.

C’est que je n’accorde pas une danse à n’importe qui ! L’histoire : Un village dans la vallée au milieu des montagnes. Des animaux dangereux qui rôdent, mais les pires prédateurs sont bien les hommes, en particulier une partie des habitants du village et certaines de leurs connaissances.

Et voici ce bestiaire : – Antonin, l’ancien maton qui n’aime pas la montagne et ne pense qu’à sa femme – Maxime, l’apiculteur épris de liberté et qui par peur de perdre les gens aimés refuse de s’attacher – Rémi, un homme à part, arrivé dans la vallée par hasard, qui y reste par amour et qui porte un regard particulier sur la mort – Batiste, l’ex taulard, qui pour se venger des poulets, les cuisine désormais à toutes les sauces – Martine, la femme d’Antonin, qui rêve de son époux… Ils ont tant en commun ! – Coralie, la secrétaire de mairie qui voudrait perdre, enfin, son pucelage et est capable du pire pour y arriver – Michel, le Maire, cerné par les garces, qui après s’être défoulé sur une vache trouvera LA solution – Charles, gendarme de son état, qui se trouve très sollicité, un peu trop – Jacques, paysan à la retraite, qui a une seule passion : sa blonde… D’Ossau – Paul, un jeune homme qui veut juste savoir pour avancer – Loïk, ex taulard, avec en tête des pensées un tantinet bizarres – Et puis des abeilles, des frelons, un ours, un hérisson, des poules…

Non ce n’est pas une liste de courses, mais je ne peux rien vous dire de plus sans en dévoiler trop. Peut-être sur le hérisson ? Et bien non ! Même pas ! Tout ce petit monde se croise, se cherche, se fuit, se retrouve, s’utilise, voir s’entre-tue…

Les personnages, leurs univers, sont dépeints avec une verve formidable. Nous sommes bien loin de l’image d’Épinal auquel les mots « petite vallée montagnarde » font habituellement penser ! C’est noir, c’est drôle et corrosif à souhait. Un délice offert par un anthropologue un tantinet déjanté. Du coup on en redemande. J’ai retrouvé dans ce drôle de bal tous ce que j’avais aimés dans « Les Pis Rennais ». En conclusion Pascal Pascal Dessaint je suis prête pour une nouvelle danse en ta compagnie !

 

L’enfant de rien de Nathalie Hug


Aujourd’hui, en ce jour de Saint Valentin, sur Collectif Polar on s’éloigne de nos domaines de prédilections mais… Car il y toujours un mais.

Mais c’est pour la bonne cause puisque c’est d’un titre de Nathalie Hug dont nous allons parler. Et vous autres Polardeux, Nathalie Hug vous la connaissez forcément mais sous son autre-elle, puisque c’est la deuxième partie des CAMHUG, nos chouchoux ici !

Et en plus on vous offre une double chronique


Le livre : L’enfant de rien de Nathalie Hug.  Paru le 5 janvier 2011 chez Calmann Levy.  14€70  ; (133 p.) ; 22 x 14 cm.

4e de couv :

L’enfant-rien

« Aussi loin que je me souvienne, je l’attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard. »

Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine l’arrivée du père de sa demi-soeur, dans l’espoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre. S’il rêve d’un papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret qu’il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa portée. Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en « tas-de-fraises-à-la-crème », la possibilité d’une vie différente s’ouvre à lui. Mais Adrien, l’enfant-rien, peut-il vraiment trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne ?

 L’auteur : Nathalie Hug est née à Nancy le 13 janvier 1970. Elle est un écrivain et scénariste. Depuis 2004, elle publie en association avec son mari Jérôme Camut des thrillers et des romans d’anticipation.  ils ont écrit entre autre,deux séries très remarquées, Les voies de l’ombre et W3. sans oublié Islanova, le dernier opus en date. Elle est l’auteur de trois roman, L’enfant de rien, son premier solo, La demoiselle des tic-tac et 1 rue des petits pas !

 

Extrait :
Dans les dossiers rangés en haut du cagibi, il y avait une pochette : Papier Adrien. A l’intérieur, parmi d’autres, un document titré : Déclaration de grossesse. Ce qui je ne comprenais pas, c’est pourquoi le nom de mon père n’y apparaissait pas. A la place, quelqu’un avait écrit : néant.

Chronique d’Eppy Fanny

 

Il y a Adrien, un enfant à part qui cherche désespérément un père. Il le rêve, l’imagine et ne comprend pas pourquoi celui de sa grande sœur Isabelle ne veut pas être le sien. Il aimerait tant appartenir à cette famille recomposée dans laquelle sa sœur s’épanouit et où il n’a pas sa place. Lui l’enfant-rien, tellement rien que même ses reins sont un néant.

Puis il y a cette femme, sa mère, qui ne dit rien, jamais, si ce n’est « je ne sais pas ». Eteinte, comme déjà morte… Puis cet accident qui la transforme encore plus en fantôme.

Elle est, plus que jamais, bloquée dans une attente douloureuse.

Et toutes ces questions sans réponses. Sur lui Adrien, sur son père, sur qui est sa mère.

Quels secrets se cachent dans cette mystérieuse boîte rouge ?

Une fois encore, un récit bouleversant.

Une histoire de femme, de souffrance, de solitude, de chagrin et de choix si lourds à porter.

Mais aussi une histoire de don, précieux, salvateur.

Une histoire d’amour tout simplement.

Merci Nathalie pour ce morceau de toi que nous venons de partager.

Celui-ci a une résonance particulière car une petite carte ne me quitte jamais depuis maintenant 15 ans. Elle m’assure que mon choix sera respecté et me garantit que la mort n’est pas forcément une fin.

La posséder ne fait pas mourir plus vite contrairement à ce que pensent certains.

Extrait :
Je reprochais à ma mère de ne jamais parler de mon père, mais, plus que tout, je lui reprochais ces journées sombres où elle se flétrissait comme une vieille dame. Un vendredi soir sur deux, la porte se refermait sur ma soeur et s’ouvrait sur mon enfer. Un abîme de quarante-huit heures. Isabelle partie, ma mère s’éteignait brutalement. (p.30)

Le OFF de OPH

En me prêtant ce roman de Nathalie Hug, mon amie Eppy Fanny ne savait pas à quel point elle me ferait un cadeau… Elle m’avait pourtant mise en garde sur la sensibilité de Nathalie, sa volonté de raconter des histoires de femmes qui touchent nos cœurs de femmes…

Loin de mes lectures polardesques, ce roman bouleversant m’a laissée sans voix. Moi qui suis une éternelle bavarde devant l’éternel, comment trouver les mots pour vous raconter comment ceux de Nathalie m’ont émue aux larmes.

Adrien est un petit garçon étrange, il guette chaque semaine l’arrivée du père de sa demi-sœur, espérant un regard, un geste tendre. Mais ce que souhaite Adrien par dessus-tout c’est savoir d’où il vient, percer le secret de sa naissance. Le jour où sa maman se fait renverser, il entrevoit la possibilité d’une vie différente. Mais Adrien, l’enfant-rien, peut-il trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne?

Adrien est le narrateur de son histoire. Avec ses mots d’enfants posés sur les maux de son âme, il nous pousse à nous interroger sur ce besoin viscéral que nous avons de connaître nos origines. Savoir d’où nous venons pour savoir qui nous sommes. Il explique l’absence, le vide quand il manque une partie de soi, il raconte la douleur du néant. La violence de certains mots qui accentuent le vide, le sentiment de n’être rien.
Les dernières pages de son histoire m’ont émue aux larmes, je ne m’attendais pas à une telle fin…

Merci Eppy Fanny et je te sachant proche de Nathalie, j’espère que tu pourras lui transmettre mes remerciements pour avoir su si bien poser des mots sur la douleur de nombreuses femmes.

Ce roman existe en poche.
Paru le 29 février 2012 chez le Livre de Poche. 5€90 ; (118 p.) ; 18 x 11 cm

Magic Time de Doug Marlette.


Je suis heureuse aujourd’hui de vous donner à lire la toute première chronique de notre nouvelle flingueuse, j’ai nommé Cécile.

Et en plus, elle nous parle d’un livre que j’ai beaucoup aimé, puisque c’est un de mes coups de coeur 2016.

Ce livre c’est : …

Le livre : Magic Time de Doug Marlette. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère. rééditer en poche le 6 avril 2017 chez 10/18.  9€60 ; (667 p.) ; 18 x 11 cm

 Initialement paru le 7 janvier 2016 aux Cherche Midi dans la collection Thriller. 22€ ; (669 p.) ; 22 x 15 cm
4e de couv : 

Mars 1965. Alors que le Mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité.

1990. L’un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable du crime. Un nouveau procès se prépare donc à Troy. De retour dans sa ville natale, Carter Ransom, ancien sympathisant dans la lutte pour les droits civiques et journaliste au New York Examiner, est aux avant-postes. Son premier amour, Sarah Solomon, faisait partie des victimes et son père, le tout-puissant juge Mitchell Ransom, avait conduit le premier procès. Carter veut faire toute la lumière sur cette période qui l’a marqué à jamais. Et c’est dans le passé qu’il va devoir fouiller pour mettre au jour une vérité aussi terrible qu’inattendue.

L’auteur : Né en Caroline du Nord le 06 décembre 1949,. il est mort dans un accident de voiture le 10 juillet 2007 dans le Mississippi. Magic Time, paru aux États-Unis en 2006, est son premier roman publié en France. Doug Marlette  était un dessinateur de presse, auteur de bande dessinée et romancier américain. Lauréat du prix Pulitzer du dessin de presse en 1988 pour ses dessins publiés dans The Charlotte Observer et The Atlanta Journal-Constitution en 1987, il est également de 1981 à son décès l’auteur du comic strip familial humoristique Kudzu1.
Il retrace ici toute une époque, trouble, pleine de non-dits, de soupçons et de positions ambiguës, mais aussi de courage, de droiture et de passion. Celle de la lutte pour les droits civiques. Avec une intrigue haletante et des personnages d’une rare humanité, Doug Marlette signe un chef-d’oeuvre, à classer entre les romans de John Grisham et de Tom Wolfe.
Extrait : 
« Emily regarda Carter en fronçant les sourcils tandis que tout le monde se levait. Elle savait qu’il avait reçu des courriers haineux et des menaces de mort au début de sa carrière pour avoir pris des positions impopulaires dans le Sud. Cependant, il n’avait jamais évoqué sa jeunesse dans le Mississippi, du moins pas en lien direct avec ces événements historiques. Carter vit à son expression qu’elle venait de comprendre qu’il lui avait caché quelque chose. Il n’avait pourtant jamais eu l’intention de dissimuler quoi que ce soit. Mais comme beaucoup de journalistes, il ne savait pas raconter une histoire quand elle le concernait. »

Les emotion livre Cécile

 Les émotions livresque de Cécile

Magic Time de Doug Marlette.

 

Inspirée d’un fait réel, cette enquête haletante maquillée en thriller plonge dans l’histoire politique violente et ségrégationniste de l’Amérique pour en tirer une poignante leçon d’humanité…
1990, à Troy, Mississippi. Le journaliste Carter Ramson revient dans sa ville natale où, en 1964, il a perdu son premier amour, Sarah, victime du Ku Klux Klan. Son père, le juge Mitchell Ransom, avait conduit le procès et obtenu la condamnation à perpétuité de deux membres du clan. Lorsque l’un des deux prisonniers finit par parler et désigner les vrais responsables, Carter décide d’enquêter.

J’ai découvert les Etats-Unis, il y a 20 ans, dans le cadre d’un programme d’échanges. Enfin pour être plus précise le Mississippi, et les étudiants, que nous étions, étaient effarés par la séparation entre les communautés et par le racisme de tout part ambiant même dans le milieu universitaire … A travers l’histoire d’un procès dans les années 90  d’un meurtre de militants des droits civiques, Magic Time nous donne à comprendre ce Mississipi.  Magic Time, ce sont aussi les amitiés, les amours, l’éveil des esprits sur fond de violence et de terreur qui vous embarquent dans le Mississippi sur une période de 20 ans.

Magic Time explique malheureusement aussi  le Charlottesville aujourd’hui, le bras de fer de Trump et des sportifs de la NFL et l’incapacité des USA à tourner les pages douloureuses de son passé dont les combattants semblent ne jamais pouvoir baisser les armes. Les étudiants que nous étions alors ne pensaient pas que 1967 résonnerait encore si vivement en 2017. Lire Magic Time, c’est amorcer une compréhension grâce à une « petite » histoire qui raconte la grande.

« Carter prit une profonde inspiration. Troy avait vu naître au moins deux champions de renommée internationale (…). Mais ces enfants du pays couronnés de succès représentaient l’inconvénient d’être afro-américains. La ville avait attendu plusieurs décennies avant de donner leur nom à des rues et encore dans le quartier historique noir. Et quand elle avait décidé d’ériger une statue à l’un de ses habitants, elle leur avait préférée un idiot patenté qui se trouvait être blanc. Bienvenue à Troy, Mississippi »

 

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.

Les maraudeurs de Tom Cooper


 

tc Le livre : Les maraudeurs  de Tom Cooper. Traduit de l’américain par Pierre Demarty. Paru le 4 mai 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique. .  22€ ;  (398 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les Maraudeurs

À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…

Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l’atmosphère du bayou et l’attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.

« Un premier roman aussi brillant que palpitant. »
Donald Ray Pollock

 

tcL’auteur :  Tom Cooper s’est fait connaître par ses nouvelles, publiées dans de nombreux magazines littéraires, qui lui ont valu d’être nominé à quatre reprises pour le prestigieux Pushcart Prize. Les Maraudeurs, son premier roman, a été largement salué par la presse américaine et sera prochainement adapté à la télévision par les producteurs deBreaking Bad. Il vit et enseigne à La Nouvelle-Orléans.
Extrait : 
Grimes pénétra dans le bungalow et regarda autour de lui, avisant les serpentins de papier tue-mouche au plafond, le canapé déplumé en peau de ragondin, les trous dans les murs colmatés avec des boîtes de sardine aplaties et des morceau de carton. Encore cinq heures avant la tombée de la nuit, se disait-il. S’il expédiait la visite, il aurait le temps d’aller frapper à dix ou douze autres portes. (…)
Le vieil homme se frotta le menton, examina la paperasse avec un air d’intense concentration. Grimes n’était pas sûr que ce vieux péquennot comprenne un traître mot ce qui était écrit. « Et vous êtes pas du gouvernement », dit-il.
Grimes secoua la tête.
« Mille dollars comme ça, pour rien.
-Eh bien, votre communauté a souffert. Nous avons à coeur de tenir nos promesses. Aider la communauté à se reconstruire.
-Faut que j’aille pisser », dit le vieux en se levant avec une agilité surprenante, faisant craquer ses genoux. (…)
Les pensées de Grimes continuaient de jouer au yoyo quand le vieux revint dans la cuisine, des plumes de paon plantées dans les cheveux comme une coiffure indienne ratée. Marmonnant de manière incompréhensible, roulant des yeux comme une truie égorgée, il tenait à la main un verre rempli à ras bord d’un liquide ambré qui ressemblait à du jus de pomme.
Grimes entreprit de se lever, la bouche entrouverte, ne sacahnt que penser. « Mr Baker, dit-il.
Putain! éructa le vieux en français. Va niquer ta mère!
– Mr Bakker », dit Grimes en regardant tour à tour le verre et le visage du vieux.
Celui-ci projeta alors son bras en avant et vida le contenu de son verre sur son visiteur. De la pisse. Grimes le sut tout de suite, à l’odeur. Il poussa un cri étranglé et bondit sur ses pieds. Sa chaise bascula en arrière et tomba au sol.
« Qu’est-ce que c’est? dit-il, le visage luisant. Putain, mais c’est de la pisse?
Va niquer ta mère!
-Espèce de taré!
Ta gueule! » (…) 

 

Petit résumé et avis

Dans un coin perdu de Louisane La Jeanette, petite ville  dévastée par l’ouragan Katrina puis par une marée noire dans le golfe du Mexique. Gus Lindquist, pêcheur amputé d’un bras accro à l’alcool et aux antidouleurs, arpente les marais à la recherche du trésor du célèbre corsaire Jean Lafitte, sans que personne le prenne au sérieux. Autour de lui gravite une série de personnages rocambolesques. Une bande de Pieds nicklés tous plus attachants les uns que les autres.

Dans ce premier roman, on va donc suivre les aventures de ces Pieds nicklés en Louisiane. Une Louisiane dévasté où le commun des mortel a vu disparaître le monde qu’il connaissait. Certains ont même tous perdu ou plus rien à perdre.

Dans ce premier roman, avec son humour noir et féroce, Tom Cooper nous décrit un monde en déliquescence .Un monde en sursis où chacun se bat  avec ses propres armes quand la pauvreté et la misère est votre seul quotidien.

Pour autant si l’histoire peut paraître sombre et désespérée, le ton de l’auteur lui est rayonnant. On sourit souvent à la lecture de ce titre. On rit aussi. Il faut dire que le duo Lindquist et Wess est irrésistible. Et accompagner ces héros pardon ces losers dans leurs galères et leurs petits trafiques est parfois jubilatoire.

Un vrai belle découverte que ses Maraudeurs. Et si Tom Cooper était la nouvelle révélations de la littérature américaine.

« Toc toc toc! – Qui est là? -Ricky. – Ricky qui? – Mais non, t’inquiète, elle est pas si petite que ça! ».

Lire le début Ici de :Les Maraudeurs

Un prince de sang de Olivier Seigneur


 

Collectif polar.biblio

 

Un prince de sang, La pompadour mène l'enquêteLe livre : Un prince de sang, La pompadour mène l’enquête de Olivier Seigneur. Paru le 16 novembre 2016  chez  Marabout dans la Collection Fiction – Marabooks GF
4e de couv :
Paris, 1755. Des jeunes filles sont retrouvées mortes et exsangues. Louis XV exige qu’une enquête soit menée, mais en toute discrétion.
La favorite du roi, la marquise de Pompadour, confie donc l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond.Les investigations de ce familier de la cour le mèneront à soupçonner le comte de Charolais, cousin de Louis XV. Une piste que la Pompadour refuse de considérer : on ne s’en prend pas à un prince du sang !
Mais Florimond n’est pas prêt  à renoncer : sa jeune sœur est introuvable depuis de longues années, et il en vient à se demander si sa disparition ne serait pas elle aussi un méfait du sinistre comte Charolais.Du palais de Versailles aux rues de Paris en passant par le Parc-aux-Cerfs, où Louis XV « élevait » des jeunes filles pour sa « consommation » personnelle, la Pompadour et son valet nous entraînent dans les coins et les recoins de la cour et le long des méandres de l’esprit sadique d’un serial killer.
seigneur01L’auteur : Olivier Seigneur est l’auteur de nombreux romans. Olivier Seigneur est né en juin 1956 à Paris. juriste de formation, il est rédacteur en chef d’une revue consacrée à l’actualité politique publiée par l’administration française. Il a reçu en 1994 le prix du festival de Cognac pour Des lapins et des hommes. Il est aussi à l’aise dans le roman policier humoristique que dans le roman policier  » historique  » grâce à son excellente maîtrise de l’intrigue et de la narration.
 Extrait :
« Vite, courir, vite. Déjà il lui semblait entendre au loin le murmure rassurant de la ville, le cahotement d’une charrette, le caquètement d’une volaille égarée. Le gravier écorchait ses pieds nus, mais elle ne le sentait pas. Le mur d’enceinte du domaine se rapprochait, et avec lui la liberté. Plus que quelques pas, quelques instants. La fille crut même entendre, 8par-delà le haut mur, des enfants qui criaient, jouaient. La vie…, c’était la vie qui lui adressait un signe joyeux, une promesse. Une fois parcourues vingt ou trente toises, ce serait le salut. Elle n’allait pas mourir, du moins pas ici, pas maintenant. Mais dans longtemps, très longtemps, chargée d’années et de bonheurs à venir, et surtout ailleurs, chez elle, auprès des siens, de ses petits-enfants. Elle courait, volait. Maintenant elle était libre. Presque…
Soudain, retentit une voix claire, assurée. L’annonce de sa mise à mort. »

Petit avis du bibliothécaire : Le post-it de Véra

A Paris, en 1755, des jeunes filles sont retrouvées mortes. Louis XV demande qu’une enquête soit menée. La marquise de Pompadour, sa favorite, confie l’affaire à son valet et homme de confiance, Florimond. Ce dernier soupçonne rapidement le comte de Charolais, cousin du roi.

Bien écrit, le rythme dynamique est agréable, et les explications historiques en bas de page restent brèves et ne freinent pas la lecture, au contraire, ainsi tout est clair…sauf cette sombre histoire bien sûr !

On entre avec plaisir dans ce polar au temps de Louis XV, entre les intrigues, les crimes sordides, les jeux de pouvoir, tout pourrait être actuel, et en même temps le recul donné par ce virtuel voyage dans le temps ajoute encore à l’intérêt du livre.

Les personnages historiques

Louis XV, roi de France et de Navarre, né en 1710.

Jeanne Antoinette Poisson, épouse Le Normant d’Étiolles, marquise de Pompadour, née en 1721, favorite du roi depuis 1745.

Charles de Bourbon-Condé, comte de Charolais, cousin du roi, né en 1700.

Louis Dominique Bontemps, premier valet de chambre du roi, né en 1738.

Nicolas René Berryer, comte de La Ferrière, lieutenant général de police, né en 1703.

Les personnages romanesques

Jean Florimond, valet de la marquise de Pompadour.

Guillaume de Turpin, intendant du comte de Charolais.

Victoire Escuiller, une jeune veuve.

97825011040120-3622691

Morwenna de Jo Walton


 Le livre Morwenna de Jo Walton. Traduit de l’anglais (Pays de Galles) par Luc Carissimo. Paru le 10/04/2014 chez Denoël dans la collection Lunes d’encre.  (334 p.) ; 21 cm.
4e de couv :

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa soeur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.

Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Ode à la différence, journal intime d’une adolescente qui parle aux fées, Morwenna est aussi une plongée inquiétante dans le folklore gallois. Un roman touchant et bouleversant.

Ce livre a été réédité le 2 mai 2016 en poche chez Gallimard dans la collection Folio SF.   8€20 ; (417 p.) ; 18 x 11 cm

L’auteur : Jo Walton, née le 1 décembre 1964 à Aberdare au Pays de Galles, est une romancière britannique de science-fiction et de fantasy.  Jo Walton vit depuis 2002 au Canada avec son mari et son fils. Elle est l’auteure dune dizaine de romans remarqués. Bien que son roman Tooth and Claw, inédit en français, ait reçu le World Fantasy Award en 2004, il lui a fallu attendre la parution de Morwenna pour rencontrer le succès qu elle mérite.
Extrait :
« Puis, hier, j’ai trouvé la bibliothèque. J’ai obtenu la permission d’y passer le temps quand les filles sont sur le terrain de sport. Soudain, être estropiée commence à sembler un avantage. Ce n’est pas une bibliothèque extraordinaire, mais c’est tellement mieux que rien que je ne me plains pas. J’ai fini tous les livres que mon père m’a prêtés. (Il avait raison pour le roman accompagnant Empire Star, mais Empire Star lui-même est un des meilleurs livres que j’aie jamais lus.) Ici, j’ai trouvé Le Taureau sorti de la mer et un autre Mary Renault dont je n’avais jamais entendu parler, L’Aurige, plus trois romans de SF pour adultes de C. S. Lewis. Les murs de la bibliothèque sont recouverts de boiseries et les chaises sont en vieux cuir craquelé. Jusqu’ici elle semble désertée par tout le monde sauf moi et la bibliothécaire, Miss Carroll, avec qui je suis scrupuleusement polie.
Je vais avoir l’occasion de tenir mon journal intime. Une des pires choses, ici, c’est qu’il est impossible d’être tranquille et que les gens vous demandent tout le temps ce que vous faites. « J’écris un poème » ou « Je tiens mon journal » serait le baiser de la mort. Au bout de quelques jours, j’ai renoncé à essayer, même si j’en avais vraiment envie. Elles me trouvent déjà bizarre. Je dors dans un dortoir avec onze autres filles. Je ne suis même pas seule dans la salle de bains — il n’y a de portes ni aux toilettes ni aux douches, et bien sûr elles trouvent que l’humour scatologique est le comble de l’esprit. »

Le post-it du bibliothécaire

A 15 ans, Morwenna Phelps perd sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée. Soupçonnant sa mère, une femme à moitié folle adepte de magie noire, elle se réfugie chez son père qui la place en pensionnat. Mais elle ne parvient pas à se libérer tout à fait des secrets qui entourent sa famille et puise du réconfort dans le pouvoir des livres.

Prix Hugo du meilleur roman 2012, Prix Nebula du meilleur roman 2011 et Prix British Fantasy du meilleur roman 2012… On ne peut pas dire que ce roman soit passé inaperçu dans le petit monde de la science-fiction !

Rédigé sous forme de journal intime, le récit retrace une période difficile de la vie de Morwenna, 15 ans, victime d’un accident qui a tué sa sœur jumelle et l’a laissé estropiée.

C’est par les livres et un peu de magie (Morwenna parle au Fées) que la jeune fille va parvenir à s’épanouir.

Jo Walton nous livre ici un magnifique portrait d’une adolescente différente, personnage fascinant dont on adore lire les confidences, et partager son regard sur le monde. C’est aussi une véritable déclaration d’amour aux livres et à tous ceux qui nous aident à les découvrir (notamment un hommage magnifique fait aux bibliothèques…)

 

J’ai lu ce titre dans le cadre du challenge  Printemps Elfique 2017 sur le blog de Stelphique

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