Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


René Manzor sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain

N’hésitez surtout pas à aller à sa rencontre et à lire ses bouquins


Le livre :  Celui dont le nom n’est plus de René Manzor . Paru aux éditions Pocket en septembre 2015 . 7.50€ (448 p.) ; 11 x 18 cm.

4ème de couverture :

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?
 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus. « 
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

 » Un polar dense. Une intrigue captivante.  » L’Express
 » Un thriller haletant… dont le lecteur n’oubliera pas le nom.  » Ouest France

 

L’auteur :  René Manzor est réalisateur et écrivain. Remarqué par Steven Spielberg après ses deux premiers films – Le Passage et 3615 Code Père Noël –, il part pour
Los Angeles où il devient scénariste, réalisateur et ghost writer pour les grandes productions. De retour en France, et parallèlement à ses diverses participations pour le cinéma – dont Dédales en 2003 – et la télévision, il publie son premier roman, Les Âmes rivales (2012), suivi de Celui dont le nom n’est plus (2014) – qui a reçu le prix Polar du meilleur roman francophone 2014 au Festival de Cognac. Ces deux titres ont paru aux Éditions Kero. Son troisième roman, Dans les brumes du mal, paraît en 2016 chez Calmann-Lévy.
Extrait :
« McKenna fut d’abord assailli par des effluves qu’il reconnut aussitôt, un mélange d’encens et de charogne, une odeur tellement présente qu’elle irritait ses cinq sens. C’était la deuxième fois en vingt-quatre heures qu’il se retrouvait face à un sacrifié. Et, malgré tout ce qu’il pouvait se raconter pour diminuer l’impact du premier regard, le spectacle auquel il avait été confronté la veille l’avait secoué jusque dans ses fondations. Pourtant, il en avait vu des cadavres dans sa carrière ! Et dans tous les états. Mais il y avait ici une alliance malsaine du « monstrueux » et du « sacré » qui le troublait. Comment pouvait-on faire subir cela à quelqu’un ? Quelle perversité pouvait justifier qu’on éventre un être humain comme on vide un poisson, qu’on lui vole ses organes et qu’on abandonne sa carcasse en pâture aux gens qui l’aimaient ? Jusqu’où fallait-il descendre dans les entrailles du malheur pour qu’un être doté de raison en arrive à de pareilles extrémités ? »

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Petit bijou de la littérature française selon moi , ce roman est le premier que je lis de l’auteur !

L’énigme se passe à Londres , où des gens meurent de façon atroce . Là où l’on penserait à un sérial killeur on ne peut plus basique , ces meurtres sont commis perpétuellement par des proches de la victime . Non , non, non , il n’y a pas d’histoire de famille , d’héritage , ou de vengeance …Les tueurs sont bels et bien des gens qui aiment les victimes , je dirais même qu’il s’agit des personnes les aimant le plus au monde .

L’histoire démarre au quart de tour, puisqu’elle débute sur les lieux de découverte d’un horrible crime …Il faut dire que cette odeur au petit matin ça pique …

L’inspecteur , Mc Kenna , est une référence  , depuis toujours dans les murs de la Scotland Yard . C’est une personne désagréable à souhaits , cynique et souvent de mauvaise humeur … D’autant plus qu’on lui impose une criminologue , ce qui n’est pas pour lui plaire .

Ce duo va vite se révéler d’une efficacité parfaite, et la criminologue semble s’êtes fait acceptée et respectée par Mc Kenna qui découvre ses qualités professionnelles.

Je ne spolierai pas, mais sachez que je me suis pris d’affection pour ces personnages et vous comprendrez par vous-même au fil de votre lecture .

Les différentes croyances et les rituels vont commencer à faire leur apparition . A peine le temps de respirer , qu’il vous faut déjà tourner la page …

Ce livre est haletant , les crimes sont sordides mais on n’est pas affublés de détails gores ou sanglants qui pourraient en brusquer plus d’un .

Les thèmes abordés tournent autour de l’acceptation de la mort , du deuil , sur les croyances avec une petite touche de paranormal parfaitement distillée avec brio !

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Celui dont le nom n’est plus – René Manzor


Celui dont le nom n'est plus - René ManzorLe livre : Celui dont le nom n’est plus de René Manzor. Paru le 22 mai 2014 chez Kero.20€ ; (390 p.) ; 24 x 16 cm
Celui dont le nom n'est plus - Poche- René ManzorRéédité en poche le 10 septembre 2015 chez Pocket dans la collection Thriller.7€50 ; (443 p.) ; 18 x 11 cm.

 

4e de couv :

Londres, au petit matin. Sur une table de cuisine, gît un homme vidé de ses organes. L’assassin est une vieille dame à la vie exemplaire. Pourquoi cette femme a-t-elle sacrifié l’homme qu’elle a élevé comme un fils ?

Elle est incarcérée. Pourtant, le lendemain, un autre homme est tué de façon similaire. Par la personne qui l’aimait le plus au monde. À chaque fois, les tueurs, qui ne se connaissent pas, laissent derrière eux la même épitaphe écrite dans le sang de leur victime :

Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus…

Trois destins vont se lier autour de ces meurtres incompréhensibles : ceux de McKenna, vétéran de Scotland Yard, de Dahlia Rhymes, criminologue américaine et de Nils Blake, l’avocat de ces coupables qui ressemblent tant à des victimes. Trois destins, et trois vies détournées à jamais de leur cours.

 

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux. il a reçu  le prix Polar 2014 du meilleur roman francophone (Festival de Cognac) pour Celui dans le nom

 

Extrait :
« La mort n’est que métamorphose. Aujourd’hui, l’homme dépense des fortunes à soigner son apparence déclinante, de son vivant. il y a cinq mille ans, il était obsédé par celle qu’il aurait après sa mort. Quand on y réfléchit, c’est plus logique. Un mort, ça ne vieillit pas. Et l’éternité vaut bien un petit lifting. « 

 

Le billet de Sylvie K

A Londres, un homme est retrouvé étripé. Son assassin est une vieille dame qui l’avait élevé comme son fils. Le lendemain, un autre homme est tué de façon similaire par la personne qui l’aimait le plus au monde. Et toutes les vingt-quatre heures, un nouveau supplicié apparaît. McKenna, un policier irlandais, mène l’enquête. Polar 2014 du meilleur roman francophone (Festival de Cognac).

Pourquoi tuer d’une manière atroce ceux que l’on aime? Pourquoi un rituel différent à chaque fois? Qui manipule ces assassins qui n’en sont pas… Même ceux qui cherchent sont mis à mal. Cinq sacrifices empêcher le 6ieme?

Les chapitres sont court, l’ écriture rapide, percutante,. On apprends que Scoltland Yard était un lopin de terre, ce qu’est la prison de Wandsworth, l’hypnose, les rituels religieux, l’histoire d’Osiris et de son tombeau et tout cela distillé avec intelligence dans ce thriller haletant.

Ah et surtout on parle de greffe; de greffés, de greffon avec en fin de livre une sensibilisation pour faire un don d’organe Bravo M. René Manzor pour cette belle initiative

Le cercle et la fraternité de Christophe Lunetto


9782903533373Le livre : Le cercle et la fraternité, de Christophe Lunetto. Paru le 17 novembre 2014 chez Chemin Vert dans la collection polar. 23€ ; (254p) ; 13,4 x 19,7

4e de couv :

 » Le bébé allait bientôt fêter son deuxième anniversaire. En attendant, il était confortablement installé sur les genoux de sa mère profondément assoupie et ne lâchait pas des yeux l’homme vêtu d’une longue redingote qui se trouvait avec eux dans le compartiment de seconde classe. « 
Londres, hiver 1886. Quelques jours avant Noël, le cadavre horriblement mutilé d’une prostituée est retrouvé sur les bords de la Tamise.
Les jeunes et pas encore célèbres James M. Barrie, Arthur Conan Doyle et Bram Stoker se lancent sur la piste des tueurs. Des bas-fonds de la ville au plus profond de la lande écossaise, ils vont devoir dénouer les fils d’une intrigue périlleuse, percer des secrets séculaires et affronter un adversaire redoutable : la Fraternité.
Bien des années plus tard, ils se souviendront de cette aventure horrifique pour leurs créations respectives de Peter Pan, Sherlock Holmes et Dracula.

L’auteur : Christophe Lunetto est né en 1971 et, aussi loin qu’il se souvienne, il a le sentiment d’avoir toujours écrit. Passionné de cinéma, se destinant à l’origine à une carrière de scénariste, il participe au prestigieux concours de scénario du Tribeca Film Institute de New York. Finaliste du prix 2013 « Nos Lecteurs ont du talent © », Le Cercle et la fraternité est son premier roman.
Extrait :
C’est Conan Doyle qui s’est chargé d’aller récupérer Emma Combs dans la serre avec l’aide des deux employés de la morgue appelés en renfort. Ils agirent promptement, avec le souci de ne pas attirer l’attention du voisinage. Dans sa précipitation, Arthur fut même obligé de prendre à pleines mains le tas d’intestins et de le jeter dans un vieux pot de fleurs pour pouvoir le transporter plus vite avec le reste du corps.(…)
(…)Quoi qu il en soit, toujours est il que, dès qu il fut mis au courant, sir Henry fit tout ce qui était en son pouvoir pour imposer le secret absolu autour du cas Emma Combs, pour éviter, je le cite, «un inutile vent de panique parmi la population à l approche des fêtes de Noël». Pour commencer, car il faut bien commencer par quelque chose, il tua dans l oeuf toute idée d enquête officielle (à la grande consternation d Abberline) en nous annonçant, sur un ton qui ne souffrait aucune contestation, que les causes du décès étaient dues à… une noyade accidentelle!

 

Chronique de lectrices

Londres, hiver 1886. Les jeunes James M. Barrie, Arthur Conan Doyle et Bram Stoker enquêtent sur le meurtre d’une prostituée retrouvée mutilée sur les bords de la Tamise. Un adversaire redoutable se dresse contre eux : la Fraternité. Cette aventure horrifique les inspirera pour leurs créations respectives futures : Peter Pan, Sherlock Holmes et Dracula.

Nous avons aimé :

La fraîcheur de ce sympathique polar. La période et le décor. Le Londres Victorien, une époque qui porte à la rêverie et l’onirisme.et l’écosse et ses paysages grandioses servent de décor.

On a aimé le suspense entretenu et parfaitement distillé. Un petit polar que se dévore avec délectation. On entre dans ‘histoire et on ne la lâche plus.

Et le petit plus c’est un coup de génie de l’auteur de faire se retrouver des personnages connus. De les associer avant leur notoriété et de leur inventer des aventures communes.

Outre le « Cercle » formait par nos trois futur auteurs, on fait dans ce livre d’autres rencontres intéressantes. Des personnages de roman comme des personnes réelles tel Frédérik Abberline  ou encore Moriarti.

Lire le début ICI

Manderley for ever de Tatiana de Rosnay


 Voilà notre week-end spéciale Femme se termine

Et c’est avec une biographie de femme écrivaine que nous bouclons celui-ci

Une biographie écrite par une autre femme auteure.

Allez place aux  Emotions de Lecture de Cécile


Le livre : Manderley for ever de Tatiana de Rosnay. Paru le 25 février 2015  chez : Albin Michel- Héloïse d’Hormesson.  22€ ; (457 p.-16 pl.) ; illustrations en noir et en couleur, cartes ; 22 x 16 cm
Réédité  le 11 mai 2016 chez Le livre de Poche. 7,70€ ;  (544 p.) ; illustrations en noir et en couleur, cartes ; 18 x 11 cm.
 
4ème de couverture :
 
« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley. » Ainsi commence Rebecca, le roman de Daphné du Maurier porté à l’écran par Alfred Hitchcock. En admiratrice inconditionnelle, Tatiana de Rosnay s’est lancée sur les traces de la romancière anglaise. Sans rien occulter, elle dresse le portrait d’une femme secrète dont l’œuvre reflétait les tourments.
Retrouvant l’écriture ardente qui fit le succès d’ « Elle s’appelait Sarah », Tatiana de Rosnay met ses pas dans ceux de Daphné du Maurier le long des côtes escarpées de Cornouailles, s’aventure dans ses vieux manoirs chargés d’histoire qu’elle aimait tant, partage ses moments de tristesse, ses coups de cœur et ses amours secrètes. Biographie littéraire, « Manderley for ever » est surtout le roman vrai d’une femme libre, bien certaine que le bonheur n’est pas un objet à posséder mais un état d’âme.
 
Bio de l’auteur :
Tatiana de Rosnay est née le 28 septembre 1961, à Neuilly-sur-Seine. Son père est français d’origine russe, sa mère, anglaise. Elle se décrit comme étant « franglaise » et a été élevée à Boston et à Paris. Elle vit en France avec sa famille. 

 Tatiana de Rosnay a publié son premier roman, L’Appartement témoin, en 1992. Depuis, elle a publié une douzaine de livres dont Elle s’appelait Sarah, vendu à neuf millions d’exemplaires dans le monde et porté à l’écran par Gilles Paquet-Brenner en 2010. Quatre de ses romans sont en cours d’adaptation, BoomerangSpiralesMoka et Le Voisin. Sa romancière préférée est Daphné du Maurier, dont elle a publié la biographie en mars 2015, Manderley For Ever, nominé pour le Goncourt de la biographie 2015 et  gagnant du Prix de la biographie d’Hossegor 2015.

 
 Extrait :
 En lieu et place de l’extrait, je préfère vous faire partager les mots de l’Auteure qui présente ses intentions et ses envies avec cette biographie de Daphné du Maurier.
« Je l’ai décrite comme si je la filmais, caméra à l’épaule, afin que mes lecteurs comprennent d’emblée qui elle était. J’ai décrypté ses livres, sa voix, son regard, sa façon de marcher, son rire. J’ai écouté ses enfants, ses petits-enfants. Autour des maisons qu’elle aimait avec passion, j’ai dressé le portrait d’une écrivaine atypique et envoûtante, méprisée des critiques parce qu’elle vendait des millions de livres. Son univers macabre et fascinant a engendré une œuvre complexe, étonnamment noire, à l’opposé de l’étiquette « eau de rose » qui lui fut si injustement attribuée.
Ce livre se lit comme un roman, mais je n’ai rien inventé. Tout y est vrai. C’est le roman d’une vie.  Tatiana de Rosnay 
 

Les Emotions  de Lecture de Cécile 

Manderley for ever de Tatiana de Rosnay

Ce livre, c’est tout d’abord cette photo noir et blanc de  la couverture ; cette belle femme au regard franc, direct, sans détour qui vous attire comme un aimant. C’est aussi « une clope au bec », expression que nous utilisions à foison et que nous tentions de reproduire également à foison, il n’y a pas si longtemps que cela, et bien que la loi et le bon sens nous hurlent de ne plus en faire un accessoire de coolitude ou de rébellion, il faut lui accorder aussi à cette image qu’elle est l’illustration parfaite de Daphné du Maurier!

 C’est un roman surtout, le roman de la vie d’une écrivaine, celle d’une femme libre qui a tout sacrifié ses enfants, son mari à l’écriture. Daphné du Maurier, c’est aussi une femme qui a aimé une autre femme avec plus de passion encore qu’on aurait plus le croire tant parfois on la soupçonne de préférer ses bâtisses dans les Cornouailles et ses livres aux êtres qui l’entourent. La plume de Tatiana de Rosnay apporte son talent pour les histoires de famille et de sentiments complexes qui nous lient à la vie de cette artiste qui n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’elle réclamait et pour laquelle elle était travaillé sans relâche pour l’obtenir malgré le succès des ventes de ses livres.

 C’est le portrait d’une femme révoltée et parfois révoltante mais passionnée et donc passionnante au milieu d’une certaine Angleterre aristocratique engoncée dans ses idées de la femme, de la littérature, de la mère qu’elle aurait dû être ! On dévore sa vie comme parfois elle l’a pu elle-même le faire et on souffre aussi pour ceux qui n’ont pas su capter son désir.  Un roman biographique captivant !!

 

« Cinq mois à tenir. Daphné suit son mari, résignée. Mais sur le bateau qui les ramène en Egypte, alors qu’elle regarde par le hublot vers la mer, elle ne pense pas aux deux enfants qu’elle laisse derrière elle, ni à sa mère, ni à ses sœurs, elle oublie ce qui l’entoure à bord, son mari, les autres passagers, les conversations. Elle va chercher son carnet noir dans sa cabine et commence à prendre des notes »
 « Menabilly revit, le lierre est taillé, le soleil rentre enfin dans la maison, les longues pièces retrouvent leur noblesse d’antan, et Daphné vibre d’un amour déraisonnable. Est-ce mal d’aimer la pierre comme si c’était une personne ? »
 « Plus tard, dans le silence de la chambre, tandis que Fernande somnole encore. Daphné écrit devant la fenêtre, face à la mer. De temps à autre, elle se retourne pour regarder Fernande qui dort, ses cheveux noirs épars sur l’oreiller, une plantureuse dénudée par le drap froissé. Le titre de sa courte nouvelle : La Sainte Vierge. »
 
 

La Millième chasse aux livres #100


La Millième chasse aux livres #100

Nous y voilà.

Notre 100e Millième.

Je ne pensais pas en lançant ce jeu que nous irions si loin.

Visiblement ces détours en France et un peu au-delà vous en plus. Personnellement j’ai beaucoup aimé mettre en page ces chasses, j’ai appris pas mal de choses sur notre beau pays.

Alors aujourd’hui pour cette centième, nous nous mobilisons toutes.

Et il y aura des lâchages de livres dans différents coins de France. Enfin, là où nous serons, où pas très loin, car nous travaillons toutes en ce vendredi 02 février.

Mais cela augure tout de même une belle Centième Millième Chasse.


La Millième chasse aux livres #100

By les flingueuses et un tueur et une tueuse à gage.

 10 livres abandonnés pour la 100e

C’est classe non.

Enfin c’est mathématique…

10 (livres) multipliés par la 100e égal Notre Millième chasse au livre.

Ok c’est capillotracté

Mais j’ai pas résisté, il fallait que je la fasse !

Bon sinon voici les lieux d’abandon, ainsi que les titres et les personnes qui les déposent.

Tous ces bouquins sont pour vous  !!!

 

Le 02/02, Mathieu notre tueur à gage engagé par notre Cécile déposera « Tombeau de Greta G » de Maurice Audebert à la gare de Victoria à Londres.

La gare de Londres Victoria est l’une des grandes gares ferroviaires de Londres (Royaume-Uni), située dans le quartier de Westminster. Elle trouve ses origines dans la grande exposition de 1851. Construite entre 1852 et 1862. Elle est officiellement dénommée London Victoria, nom couramment utilisé en dehors de Londres mais rarement par les Londoniens eux-même

Et oui on commence fort Londres direct. Et vive la Capitale britannique.

Le livre : Tombeau de Greta G

Hollywood, années 1930. Le cinéma balbutie ses premiers mots et ce début est aussi une fin. L’Europe de l’exil ne sait plus si elle doit regarder en arrière ou en avant. De cet étourdissant présent figé entre deux menaces – instant de grâce ou tournant fatal – émerge un visage sublime dont la lumière assombrit le monde autant qu’elle l’éclaire. Mais la vraie vie de Greta G. échappe à tous, comme à elle-même.

A ses côtés pendant dix années, le narrateur, linguiste viennois aux ambitions amputées par la Première Guerre mondiale, homme blessé, compagnon de solitude idéal, raconte et tente de saisir, à coups de flashes d’une mémoire élusive, la vérité de celle qui fut « la Divine ».

Sans doute la séduction de ce texte tient-elle dans son impitoyable élégance. Car tandis que le champagne coule à flots, c’est avec une noirceur et une drôlerie déchirantes que Maurice Audebert fixe le vertige des âmes penchées au-dessus de leurs propres gouffres.

 

 

Miss Aline : vendredi 2 février vers 10 h dépôt à la bibliothèque Louis Aragon Amiens.  Le livre : Les lieux sombres de Gillian Flynn.

La bibliothèque Louis Aragon, 50 rue de la République, 80000 AMIENS.

Horaires du vendredi : 9.30/19h.

 

Les confiscations révolutionnaires des fonds d’anciennes abbayes telles que Corbie, Sélincourt ou Saint-Fuscien permirent à la ville d’Amiens de réunir une collectionimportante de manuscrits et de livres anciens. Dès 1811, un premier projet d’aménagement de locaux réservés à la conservation de ces collections est envisagé en surélévation de l’hôtel de ville. En 1823 on décide de construire un bâtiment propre à la future bibliothèque sur un terrain acquis par la ville en 1820 rue Royale (actuelle rue de la République), occupé antérieurement par l’abbaye de Moreaucourt. La bibliothèque d’Amiens est l’une des plus anciennes de France, l’idée de réaliser une bibliothèque publique étant nouvelle à l’époque.

Le livre : Les lieux sombres de Gillian Flynn.

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux soeurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de quinze ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée.

Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte de revisiter pour la première fois les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix, pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.

Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent.

Ge (Je) déposerai un livre de Sandrine Collette à la Griffe Noire, ma librairie à Saint Maur des Fossés sans doute Les larmes noires sur la terre sortie la veille en poche

La Griffe Noire, 2 Rue de la Varenne, 94100 Saint-Maur-des-Fossés est une librairie complètement folle et vraiment originale  La griffe noire, c’est un monde à part, un monde de livres, un univers un peu psychédélique, un lieu magique, multicolore, flashy même. Une caverne aux trésors.

Le livre : Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

Le 02/02 pour la 100eme avec Cécile ce sera Disney Village avec le  titre « Mémé goes to Hollywood « de Nadine Monfils

Disney Village, de son ancien nom Festival Disney, est une zone commerciale et de divertissements située au cœur de Disneyland Paris, dans des édifices conçus à l’origine par l’architecte Frank Gehry mais depuis la zone a évolué.

Cette zone est placée entre, d’un côté, les deux parcs à thèmes, Parc Disneyland et Walt Disney Studios, les gares de TGV, RER et de bus ainsi que le Disneyland Hôtel ; de l’autre le Lac Disney et cinq hôtels Disney. 77777 Marne-la-Vallée

Le livre :   de Nadine Monfils

Attention, Mémé Cornemuse est de retour ! Au programme : un road movie en baraque à frites puis en cargo, des préparations culinaires fantaisistes, voire mortelles… et, au bout du tunnel, une rencontre avec Jean-Claude Van Damme himself. Enfin, peut-être.
Mémé Cornemuse a décidé d’aller rencontrer son Dieu : Jean-Claude Van Damme. Comme il tourne à Hollywood, il faut qu’elle trouve du pognon sans bosser. Elle s’inscrit donc à l’émission de Jacques Pradouille, Adoptez-moi. Objectif : arnaquer la famille d’accueil, des bourgeois qui rêvent d’une mamy confitures pour leurs mouflets. En deux temps, trois mouvements, Mémé se casse avec leurs économies et une camionnette aménagée en baraque à frites, direction le port du Havre, où elle se fait embaucher comme cuisinière sur un cargo. Mais ses talents culinaires déciment les marins, et les survivants préfèrent la débarquer sur une plage de la mer du Nord, où elle apprend avec indignation le kidnapping de JCVD. Les ravisseurs n’ont qu’à bien se tenir, Mémé a la pantoufle tueuse, ça va saigner !

 

Pour Oph, ce sera « le syndrome du pire » de Christoffer Carlsson  sur la ligne 14 du métro.

La ligne 14 du métro de Paris  (Meteor) est l’une des seize lignes du réseau métropolitain de Paris et la seule exploitée de manière complètement automatique dès sa mise en service. Elle relie la station Saint-Lazare à la station Olympiades en traversant le centre de Paris selon une diagonale nord-ouest / sud-est. Ouverte le , elle est la ligne la plus récente du réseau

Le livre : Le Syndrome du pire

Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Léo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage. Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait ressurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence : Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent sur son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi ? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

 

 

Dany laissera des flyers « spéciaux » au cinéma Utopia, place Camille Julian à Bordeaux vers 10h45

Se faire une toile en VO, dénicher un film introuvable à l’affiche des grands cinémas de la ville, revoir un film-culte… une seule adresse et plus qu’un cinéma, l’Utopia, installé dans une ancienne église du Vieux Bordeaux. A l’intérieur de ce qui était l’église Saint-Siméon, cinq salles de projection baroques ainsi qu’un petit bar restaurant pour vous retrouver avant et après le film ou simplement pour y lire la presse littéraire et satirique !

Dany laissera  cinq flyers « spéciaux » qui vous permettrons en me les renvoyons avec votre adresse de gagner un polar. Un flyers contre un livre c’est le principe. Bon l’envoie du flyers peut se faire par mail via une photo.

 

 

Oph à nouveau laissera Double crime dans la rue bleue de Jean Contrucci. Un abandon spécial antenne de lapréfecture de police Paris 13e, rue Albert.

Le livre : Double crime dans la rue Bleue

Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au coeur du quartier de La Belle de Mai. Quelques jours plus tard, un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère ! Raoul Signoret, à la recherche d’informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l’enquête, avec l’aide de son oncle Eugène, chef de la police. À La Belle de Mai, il retrouve avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers, qui entretient une relation étrange avec la belle Gilda Del Vesco.

Mais l’enquête piétine, et l’assassin continue son sinistre jeu de piste : un troisième cadavre est découvert.

Alors que la panique s’empare du quartier, la belle Gilda disparaît…

 

 

Pour la centième le 2 je libérerai un livre au Père Lachaise, Paris  20e. Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom

Le cimétière du père Lachaise 16 Rue du Repos, 75020 Paris

Le Cimetière du Père Lachaise est sans nul doute le cimetière le plus connu de tout Paris, il  est le plus étendu de la capitale. De nombreux visiteurs se pressent pour voir les dernières demeures de grandes personnalités comme Oscar Wilde, Jim Morrison, Edith Piaf, Molière…  
Parmi les grands noms on peut citer par exemple Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Beaumarchais, Gilbert Bécaud, Sarah Bernhardt, Georges Bizet, Claude Chabrol, Colette, Bruno Coquatrix, Alphonse Daudet, Eugène Delacroix, Michel Delpech, Pierre Desproges, Paul Éluard, Félix Faure, Annie Girardot, Ticky Holgado, Jean de La Fontaine, Ted Lapidus, Marie Laurencin, Marcel Marceau (le mime Marceau), Georges Méliès, Molière, Guy Môquet, Jim Morrison, Alfred de Musset, Armand Peugeot, Camille Pissarro, Marcel Proust, Henri Salvador, Paul Signac, Simone Signoret, Mano Solo, Adolphe Thiers, Tignous, Marie Trintignant, Oscar Wilde.

Le livre : Et Nietzsche a pleuré d’Irvin Yalom

Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé aborde le Dr Breuer, ancêtre de la psychanalyse et mentor du jeune Sigmund Freud. Elle vient solliciter son aide pour son ami, Friedrich Nietzsche. Le philosophe, malgré la parution du Gai Savoir et de Humain, trop humain, est encore méconnu du grand public. Après l’échec de son ménage à trois avec Lou Salomé et Paul Rée, Nietzsche est plongé dans le plus profond désespoir.

Irvin Yalom imagine la rencontre fictive entre Breuer et Nietzsche, véritable partie d’échecs entre les deux hommes, qui concluent alors un pacte pour tenter de se guérir l’un l’autre. Et c’est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, dense, ludique et originale, que nous convie Irvin Yalom.

«Comment pouvait-on vivre jusque-là sans connaître les livres du docteur Irvin D. Yalom ? On se le demande. Ce n’est pas tous les jours que les livres de psychothérapie se lisent comme des romans.»

Sylvie M déposera le livre de Tony Parsons « Les anges sans visage » Éditions de la Martinière au musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse

Sylvie est la dernière tueuse à gage que j’ai engagé sur cette millième chasse au livre. Elle effectuera aussi, bientôt, une seconde mission. mais aujourd’hui elle est à Toulouse au Musée Saint-Raymond. 

Le musée Saint-Raymond, ou musée des Antiques, est le musée archéologique de Toulouse ouvert en 1892. Il est installé dans les murs de l’ancien collège universitaire Saint-Raymond datant du XVIᵉ siècle qui voisine avec la basilique Saint-Sernin. A la fois musée et site archéologique.
Le bâtiment qui vous accueille est un ancien collège universitaire construit en 1523 de milliers de briques.

musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse : https://saintraymond.toulouse.fr/

Le livre : Les anges sont visage Tony Parssons

A Londres, les grandes familles abritent les secrets les plus terrifiants.

Une famille est retrouvée assassinée dans sa luxueuse demeure, après les fêtes du Jour de l’an. Le plus jeune fils a disparu.
Quel est le véritable motif du crime ? Pour quelles raisons le meurtrier a-t-il utilisé un pistolet qui sert d’habitude à tuer le bétail dans les abattoirs ?
Trente ans plus tôt, un homme a éliminé un père et ses trois fils de la même façon. Mais « l’Exécuteur » est aujourd’hui un homme malade, mourant, qui vit dans une caravane. Difficile de penser qu’il peut être lié, de près ou de loin, à une famille aussi riche et puissante…

L’enquêteur Max Wolfe va se retrouver tiraillé entre la nécessaire tendresse dont il entoure sa fille, qu’il élève seul, et sa rage de policier endurci, qui n’a de cesse de rendre justice.

Best-seller en Angleterre, Les Anges sans visage a été publié dans plus de onze pays. Ancien journaliste de punk rock, ayant côtoyé les Clash ou les Sex Pistols, Tony Parsons est aussi l’auteur de Des garçons bien élevés, la première enquête de Max Wolfe, qui a rencontré un beau succès en France.

Eppy Fanny déposera « Intrigue à l’Anglaise » d’Adrien Goetz au Théâtre de Villeroy dans le parc du château du même nom dans la ville de Mennecy vendredi vers 19h50 pour la conférence de Stéphane Bourgoin en avant première du salon du livre de Mennecy.

Theatre Du Villeroy / Espace Culturel Jean Jacques Robert, Parc de Villeroy,  7 avenue de Villeroy, 91540 Mennecy

http://www.salondulivreidf.com

Le livre en question c’est : Intrigue à l’Anglaise d’Adrien Goetz

 

Trois mètres de toile manquent à la tapisserie de Bayeux, qui décrivent les derniers rebondissements de l’invasion de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein au musée de la Tapisserie, à Bayeux.

La directrice du musée, dont elle est l’adjointe, est victime d’un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot. Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous le tunnel du pont de l’Alma. Devant Pénélope éberluée se déroule l’histoire secrète de la Tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu’à ces jours tragiques de 1997. Drôle de trame…

 

Voilà ami(e) polardeux zé deuse. Les millièmes chasses se terminent bientôt. Encore quelques-unes pour faire bonne figure et ensuite place à notre 3e anniversaire.

Et cette fois c’est vous qui allez jouer !

La Millième chasse aux livres #90


La Millième chasse aux livres #90

Et voilà c’est la quatre-vingt-dixième !!!

Hin, quoi la 90e

Punaise mais vous êtes des grands malades,

chez Collectif Polar

Oui c’est vrai !

Et on le revendique en plus.

Allez place à la 90e


La Millième chasse aux livres #90

by Mathieu

Cécile pour nous trouver un nouveau tueur à gage.

Et c’est Mathieu qui est missionné cette fois par notre Flingueuse.

Il avais deux contrats à remplir.

Hier il était en Suisse

Aujourd’hui pour la 90e

Il est au Royaume Uni

 Il fallait bien ça pour notre 90e chasse aux livre, non ?

Alors Mathieu va se rendre  dans la capitale anglaise

Oui à Londres

Mais pas dans le quartier historique

Plutôt dans un quartier d’affaire

Mais pas la City

 Non, Mathieu nous entraîne du coté des ancien docks

Dans la nouveau quartier de Canary Wharf

 

 

Canary Wharf est un quartier d’affaires d’une quarantaine d’hectares développé en bordure de la Tamise située dans l’est londonien, dans le district de Tower Hamlets. Développé à partir des années 1980, il est devenu le plus important centre d’affaires de Londres après la City.

Canary Wharf se situe sur l’Isle of dogs, qui était au XXème siècle une zone portuaire stratégique de l’est londonien. Le quartier est alors très populaire et n’y vivent que les dockers qui chargent et déchargent les bateaux venant approvisionner la capitale du Royaume-Uni. Mais avec le temps les activités portuaires s’éloignent de Londres sur la tamise et la zone devient clairement sinistrée. Une autorité des Docklands est alors créée au début des années 80 et a pour mission de dynamiser le quartier en déclin. Dans le même temps la City est en pleine expansion et manque d’espace. Les banques cherchant à s’installer doivent faire face à trop de contraintes et c’est alors que certaines d’entre elles saisissent l’opportunité de venir s’installer à Canary Wharf. De hauts grattes ciels sont construits et le One Canada Square restera longtemps le plus haut de tout le Royaume-Uni. 

Alors voilà

le Jour : le 17/01

le Lieu: Canary Wharf , Londres

Le Titre : Ilya Kalinine de Jérôme Camut et Nathalie Hug

Il y a Kalinine

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle.

D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas.

Et pourtant, Ilya Kalinine a existé.

Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire.

Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté.

Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour.

Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire.

Ou alors, nous sommes tous des monstres.

Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance. Le récit des origines d’un méchant de la série W3, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle.

Ge Porte Flingue de Collectif Polar

Back up de Paul Colize


Mes petites lecturesLecture d’avant

 9782070449682,0-1513914Le livre :  BACK UP de Paul Colize Paru le 1er mars 2012 à La Manufacture de livres. 19€90 ; (256 p.) ; 23 x 15 cm.  Réédité en poche chez Pocket ; Prix : 8€ ;  256 pages

 

4e de couv :

Quel rapport entre la mort en 1967 des musiciens du groupe de rock Pearl Harbor et un SDF renversé par une voiture à Bruxelles en 2010 ? Lorsque l’homme se réveille sur un lit d’hôpital, il est victime du Locked-in Syndrome, incapable de bouger et de communiquer. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Des caves enfumées de Paris, Londres et Berlin, où se croisent les Beatles, les Stones, Clapton et les Who, à l’enfer du Vietnam, il se souvient de l’effervescence et de la folie des années 1960, quand tout a commencé…

Paul_ColizeL’auteur : Paul Colize est né en 1953 et vit près de Bruxelles. Quand il n’écrit pas, il est consultant, amateur de badminton et joue du piano.

 

Extrait :
« J’avais une dizaine d’années lorsque j’ai entendu prononcer le mot rock’n’roll pour la première fois.
La disquaire à chignon chez qui nous allions de temps à autre l’avait lâché avec dédain en me tendant le disque de Chuck Berry. Les lèvres pincées, elle avait déclaré que c’était nouveau, qu’on appelait cela du rock’n’roll.
Je n’ai jamais su qui a été le premier vrai rocker ou quelle a été la première chanson rock. Je ne me suis jamais mêlé à ce genre de débat.
Pour moi, le premier rock, c’est Chuck Berry et Maybellene.
Et c’est tout. »

Le post-it de la bibliothécaire

A Bruxelles, en 2010, devant la gare de Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières.

Un roman sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années 1970.

Paul Colize mène un récit à plusieurs voix et à plusieurs époques qui s’entrecroisent en chapitres courts. Une construction méticuleuse qui laisse peu de place au hasard. Comme toujours, c’est très précis, très documenté, et remarquablement agencé.

A la fin du roman, vous trouverez la playlist de tous les morceaux qui accompagnent la vie du héros.

Un excellent roman noir à découvrir immédiatement si ce n’est pas déjà fait !

 

BLOCK 46 – Johana Gustawsson


Johana Gustawsson sera avec nous à Saint Maur en poche le week-end prochain.

 

Johana Gustawsson est une auteure française de romans policiers, née en 1978 à Marseille. Johana Gustawsson a écrit une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle a collaboré à son second thriller On se retrouvera. Elle publie son premier roman policier avec l’éditrice Lilas Seewald en 2015, Block 46. En Mars 2017 parait Mör toujours chez Bragelonne . Elle est diplômée de Sciences Politiques.  Elle a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi « Suédoise en herbe » comme elle aime à le dire.
Le livre : Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson. Paru le 21 octobre 2016 chez Milady dans la collection Milady Thriller.  7€90 ; (461 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couv
Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Extrait :
Les trois lampes torches zèbrent la fosse.
Un rectangle parfait. Un mètre trente de long, cinquante centimètres de large. Du sur-mesure.
Il ramasse la pelle, la charge de terre et en arrose le trou. Une seule pelletée et les jambes sont déjà recouvertes ; on ne voit plus que les orteils. Des orteils doux comme des galets, froids comme des glaçons, qu’il aimerait toucher du bout des doigts.
Doux et froids.
Il jette un nouveau tas de terre humide sur le ventre. Elle se loge à l’orée de la cage thoracique, dans le nombril ; le surplus glisse sur les côtés. Quelques coups de pelle supplémentaires et il aura terminé.
Rapide, dis donc, cette histoire.
Soudain, il lâche la pelle et plaque ses gants boueux contre ses oreilles.
— Tu vas la fermer, oui ?
Il a craché ces mots, les mâchoires scellées par la colère.
— Non, non, non, non ! Arrête de crier. Arrête !
Il s’agenouille à côté de la fosse et colle sa main sur les lèvres blêmes.
— Chut. Chuuuut, j’ai dit…
Il caresse du nez la petite joue glaciale.
— Oui… oui… d’accord… je te la chante, ta chanson. Je vais te chanter Imse Vimse, mais tu te tais. Compris ?
Il se remet debout et secoue son pantalon.
— L’araignée Gypsie monte à la gouttière…
Il attrape la pelle et balance un tas de terre sur le torse. Elle pénètre dans l’entaille béante qui court du menton à la fourchette sternale.
— Tiens, voilà la pluie, Gypsie tombe par terre…
Une pelletée sur le visage. La terre s’étale sur le front, recouvre les cheveux et coule dans les cavités oculaires.

 

Le Résumé et le petit avis de Kris

BLOCK 46 – Johana Gustawsson

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.
Réussir la prouesse de mener une enquête se tenant en 2014 et la relier à l’époque bien noire de notre histoire, celle de la 2ème guerre mondiale et ses camps de concentration , Johana l’a fait et bien fait.
Mêlant atrocités de maintenant et d’autrefois avec brio, cette enquête menée par deux protagonistes féminines, l’une profileuse et l’autre auteure spécialisée dans les tueurs en série vous prend dans ses filets et vous offrent quelques surprises de choix.
Gageons que le second opus « MÖR » sera tout aussi captivant.

 

Et pour compléter le petit avis de Kris, vous pouvez aussi retrouver ICI ma petite chronique de Block 46

Et Là, celle de MÖR

Trois mille chevaux-vapeur d’ Antonin Varenne


Antonin Varenne sera présent au salon de Saint Maur en poche

les 24 et 25 juin prochain.

Aussi je vous propose de découvrir son roman d’aventure

Trois mille chevaux-vapeur

 

Trois mille chevaux-vapeur d_ Antonin VarenneLe livre : Trois mille chevaux-vapeur d’ Antonin Varenne Paru en poche le 30 septembre 2015 chez Le Livre de poche. 8€30 ; (689 p.) ; 18 x 11 cm

L’histoire

Le sergent Bowman appartient à cette race des héros crépusculaires qui traversent les livres de Conrad, Kipling, Stevenson… Ces soldats perdus qui ont plongé au coeur des ténèbres, massacré, connu l’enfer, couru le monde à la recherche d’une vengeance impossible, d’une improbable rédemption.

De la jungle birmane aux bas-fonds de Londres, des rives de l’Irrawaddy à la conquête de l’Ouest, ce roman plein de bruit et de fureur nous mène sans répit au terme d’un voyage envoûtant, magnifique et sombre.

 

varenneL’auteur : Né à Paris en 1973, Antonin Varenne est diplômé de philosophie. Il a parcouru le monde avant de revenir en France pour se consacrer à l’écriture. Ses romans Fakirs, Le Mur, le Kabyle et le Marin et Le Gâteau mexicain sont aussi disponibles en Poche.

Avec Trois mille chevaux-vapeur, Antonin Varenne,  renoue avec la lignée disparue des grands écrivains d’aventures et d’action. Une réussite qui marquera.

 

Extrait : « Au lever du jour ils étaient entrés dans un désert. John Doe se dirigeait à la façon d’un animal, suivant un itinéraire inscrit dans une mémoire plus vieille que la sienne, sans repères visible pour Bowman. Quand Arthur commençait à savoir soif et s’inquiétait de ne voir que les cailloux à perte de vue, John s’arrêtait au pied d’un rocher où coulait un filet d’eau, à côté duquel n’importe qui serait mort sans savoir qu’il était sauvé. Pour les bêtes il trouvait toujours un coin où poussaient des arbustes aussi secs que des pierres, sur lesquels les bêtes se jetaient. Leur course avait quelque chose d’erratique et de nécessaire, suivant des détours incompréhensibles qui les menaient le soir jusqu’à une petite source surgissant d’une fissure, disparaissant un mètre plus loin sous la roche. »

Résumé et avis :

Birmanie, 1852. Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète avec ses  hommes, mais l’expédition tourne mal. Ils sont capturés et torturés pendant plusieurs mois, seuls dix d’entre eux s’en sortiront vivants. Londres, 1858. Alors qu’Arthur tente d’oublier, il découvre un cadavre ayant subi les mêmes tortures que lui. Il décide d’enquêter pour comprendre le comportement de certains de ses hommes.

Une plongée crépusculaire dans la second moitié du 19e siècle. Une traversée troublante, nous menant de la jungle birmane à la naissance de la démocratie américaine en passant par le Londres conservateur de la reine Victoria. Une rencontre avec des personnages étonnants. Un héros brut de décoffrage, un dur à cuire qui ne laisse rien entrevoir de ses blessures, de ses souffrances, de ses errements. Le homme rude, brutal parfois violent qui est en quête de rédemption.

Un magnifique roman d’aventure. Une fresque au souffle épique remarquable.  Un roman plein de bruit et de fureur nous mène sans répit au terme d’un voyage envoûtant, magnifique et sombre.

Un nouveau coup de cœur.

Encore un, allez vous dire …?…

 

 

Tu n’auras pas peur de Michel Moatti


Le livre : Tu n’auras pas peur de Michel Moatti. Paru le 16 février 2017 chez HC éditeur. 19€ ; (473 p.) ; 23 x 15 cm

L’image contient peut-être : texte

4 ème de couv
Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté. Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s’organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres « natures mortes » ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille « à l’ancienne », se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.

Michel-Moatti_6789L’auteur : Docteur en sociologie, professeur à l’université de Montpellier III et ancien journaliste, Michel Moatti signe ici son quatrième roman. Il s’est fait connaître avec Retour à Whitechapel, publié en 2013 chez HC Éditions, et a été finaliste du prix du Polar de Cognac et du prix Historia. Après Blackout Baby en 2014, également finaliste du prix du Polar de Cognac, et Alice change d’adresse, un roman noir publié en 2016, il revient à l’investigation avec ce thriller contemporain. Tous ses titres sont publiés dans la collection « Grands Détectives » de 10-18.

 

Le petit avis de Kris

Tu n’auras pas peur – Michel Moatti

Un cadavre à moitié congelé et attaché à un fauteuil d’avion remonte à la surface d’un étang londonien. Puis le corps d’une jeune femme dont le visage a été découpé au cutter et emporté est retrouvé dans une chambre d’hôtel de Bournemouth. Lynn Dunsday, une jeune web reporter fragile et dépressive, et Trevor Sugen, un journaliste à l’ancienne, se lancent sur la piste du meurtrier.

Dans ce quatrième thriller au rythme effréné, Michel Moatti, docteur en sociologie des médias, plonge le lecteur dans son domaine d’expertise : la violence dans les médias et sur le Net, la vitesse de l’information et les nouvelles responsabilités des journalistes.

L’auteur décortique comment la transmission des informations par le WEB permet à des êtres malfaisants de se mettre en scène et décrit bien la pression entre journalistes, il place surtout en exergue leur travail de recherche et ici leur mise en danger.
Toutefois, la coopération entre journalistes et police s’avèrera payante.

De plus… J’aurais tendance à dire que le personnage central de ce roman est Londres !
Et, le clin d’œil à la fin de vie assistée démontre que «en parler est une chose » mais la mise en application en est toute autre.


Une écriture très pointue et très pro, un peu éloignée de mes habitudes de lecture mais très enrichissante.