Il était une fois les 10 ans de TPS : Toulouse Polar du Sud.


TPS : Toulouse Polar du Sud, les 10 ans, une flingueuse devait forcément y être.

Il était une fois les 10 ans de TPS –

Du 12 au 14/10/2018

Une rencontre lors d’un déjeuner parisien (merci Geneviève) avec Sylvie Marquez et une promesse faite, m’ont fait revoir mon programme « salons 2018 » pour y intégrer TPS qui célébrait ses 10 ans.

Nous voici donc avec Lo Andre parties pour un weekend de découvertes et retrouvailles.

Je tiens à remercier TOUS les auteurs pour le temps qu’ils m’ont accordé.

Arrivées sur Toulouse le vendredi midi, nous avons passé la journée à découvrir la ville. En soirée, nous avons débuté notre weekend littéraire par une Master Class captivante : « les 10 commandements pour écrire un polar » animée par Pierre à la Librairie de la renaissance. – avec Pierre Lemaitre, à Librairie de la Renaissance.

Une salle comble et un auditoir captivé, auteurs présents inclus, n’est-ce pas Frank Klarczyk.

Pour moi juste incroyable d’être là, écoutant un de mes auteurs favoris, et pas que pour le polar.

Il nous a tenu en haleine avec brio et humour

Le lendemain journée chargée car le Rallye-enquête « the George Project » nous attendez – avec Sylvie Marquez

Et nous n’étions pas les seules

une foule nombreuse et impatiente prête à un découdre.

Nous avons participez avec Laurence (Lo) mais avec un handicap de taille : notre méconnaissance de la ville 

Elle nous a fait perdre un temps précieux et nous n’avons pas terminé le Rallye. Mais il nous a permis de découvrir des recoins de Toulouse qui nous auraient échappés

Puis le soir nous devions retrouver mon amie Yamina Mazzouz qui nous a présenté à Ida et Claude Mesplède.

Merci à eux pour cette soirée délicieuse, nos échanges et les découvertes littéraires comme humoristiques qu’elle m’a apporté. Je retrouverais avec plaisir cette équipe Toulousaine.

Le dimanche, dernier jour du salon.

Il était temps que je redevienne assidue. Mais ce séjour au soleil avait vraiment un gout de vacances. Arrivée sur le salon sans badge ni stylo (pardon patronne)

Mais il faisait beau. Très. Et même si nous avons loupé le rassemblement des motards nous les avons vu revenir de leur périple. Pas de photo. Ces échanges amicaux et informels entre eux font pour moi parti de leur sphère privée.

Et me voilà sur le pont. Enfin dans les allées…

Pour une rencontre, dans la vraie vie avec Celine Denjean. Lumineuse, un rire communicatif et deux romans à découvrir. Pour ma part j’espère que des éditions poches sont en projet … « La fille de Kali » : Toulouse : Éloïse Bouquet, de la Section de Recherches de la Gendarmerie, découvre Maurice Desbals, un ingénieur a priori sans histoire, dont le corps décapité a fait l’objet d’une macabre mise en scène : sur le mur, un swastika tracé avec le sang de la victime et, au pied du lit, un tas de piécettes et des pétales de fleurs faisant penser à une offrande. La tête du défunt, quant à elle, demeure introuvable…

J’ai retrouvé avec plaisir Michael vu plusieurs fois cette année, et Marin que je n’avais pas revu depuis 18 mois. Des auteurs aussi talentueux que disponibles. Si vous ne les avez pas encore lu, foncez ! L’un comme l’autre ont un univers très vaste où chaque lecteur trouvera son trésor.

Sophie Loubière était également présente. Toujours disponible avec ou sans « white coffee ». Je plaide coupable : 2 de ses romans sont en attente dans ma PAL

Rencontre avec Christian Grenier qui écrit pour les jeunes et les moins jeunes. Pour les jeuns, « Hervule chat policier  » : Lola est une championne de gym. Mais quelqu’un veut l’empêcher de participer au concours. Puisque les humains sont incapables de la protéger, Hercule le chat décide d’enquêter.

Retrouvailles avec un auteur que j’affectionne pour ses engagements autant que ses écrits. Puis il est l’une de mes 1ères rencontres lorsque j’ai commencé à hanter les allées des salons, en particulier mon 1er SMEP.

Rencontre, enfin pour de vrai, avec Maud Mayeras. Nous avons échangé sur ses romans. L’avantage c’est que Lo et moi n’avons pas lu les mêmes. Et sur une ville que nous avons en commun… Merci pour ton sourire. Là encore une écriture ciselée à découvrir.

Retrouvailles avec l’ami Frank Klarczyk, découvert en juin lors de SMEP.
Dont son roman « Mort point final » : Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur !
L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.

Avec son voisin Daniel Hernandez

Un univers interressant que celui de Daniel. Un de plus à découvrir. Son 16ème opus « La Dama » : Alors qu’il s’est rendu à l’enterrement de sa grand-mère, en Espagne dans la ville d’Elche, José Trapero, acteur récurrent dans la saga imaginée par Daniel Hernandez, est soupçonné d’être le complice d’un serial killer qui élimine d’anciens patrons de fabriques de chaussures en signant ses meurtres d’une dague marquée d’une gravure de La Dama d’Elche. Harcelé par un capitaine de la Guardia Civil au relent fran­quiste, sans son compère Jepe Llense, José Trapero devra mener une enquête à risque pour démasquer un assassin qui se cache derrière les pratiques vengeresses d’une secte dont l’origine remonte au temps de l’occupation maure ! Dans ce XVIème opus, Daniel Hernandez témoigne des dégâts causés par la mondialisation dans le tissu social de la ville espagnole d’Elche, célèbre pour sa palmeraie et sa Dama, et dont l’économie basée sur la fabrication de chaussures s’écroule sous la concurrence mondiale.

Retrouvailles également avec RJ. Toujours souriant. Toujours disponible, accompagné de sa délicieuse épouse

Puis j’ai également retrouvé mon rayon de soleil du sud, Amandyne. Ici très bien entourée. – avec Tim WillocksAmandyne Di Fauris et RJ Ellory

Heureuse de t’avoir revu, même brièvement

Et d’avoir fait la connaissance du phénomène Bruno Lamarque

Retrouvailles avec ma Blondinette qui avait un voisin plus dissipé qu’elle. Si, si

J’ai enfin lu ton 1er roman. J’ai aimé. La chronique arrive, lentement mais surement.
Puis il y a sa nouveauté « les fantômes du passé  » : Londres, 1893. Un notable respectable est tué sur le coup par l’explosion d’une calèche. L’affaire aurait dû revenir à l’inspecteur Henry Wilkes mais depuis sa dernière affaire, qui l’a brisé, il végète dans son appartement et sombre dans l’opium. Son ancien collègue vient pourtant le trouver pour l’aider à résoudre l’énigme. Il est secondé par Billy, le gamin des rues qu’il a pris sous son aile.

Avec Gaëlle Perrin Guillet

Une photo faite pour Collectif Polar avec Frank Klarczyk.  Et Ouf ayant retrouvé Mister Flingueuse, Jean-Paul Dos Santos Guerreiro, il m’a dépanné d’un badge

Rencontre en vrai avec Laurent.
Je vous parlerais juste ici de son roman « Là où vivent les loups » : Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.

 – avec Laurent Guillaume

Laurent était un tantinet dissipé, mais de facto il était loin d’être le seul. Un auteur à découvrir.

Découverte de Michelle et e son roman « Boccanera » qui me tente beaucoup. J’espère une sortie poche …
Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia – Diou – Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s’exerce en milieu hostile… Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d’inconscience face au danger.

 – avec Michèle Pedinielli.

 –

Découverte de Patrick Pécherot et son large univers, dont « Soleil Noir » : Dans une ville à l’abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l’attaque d’un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté de la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste, et Zamponi, l’artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d’un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit.
La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s’en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse… Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée : un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s’enchevêtrent, le bal des « pas-de-chance » est ouvert…

Retrouvailles avec Bernard Minier qui a gentiment pris la pause pour Collectif Polar. Geneviève Van Landuyt ton nom est magique et l’amitié des auteurs pour toi largement mérité.

Rencontre avec Marc, son univers intéressante. Au fait, si toujours pas finalisé, la bibliothèque Parmentier et Dame Geneviève Van Landuyt seraient ravi de t’avoir pour une rencontre.
« Mala Vida » : De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes … Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu’un simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des « bébés volés » de la dictature franquiste.

 – avec Marc Fernandez.

Sébastien Gendron, ces nombreux romans. Une belle rencontre-quasi une Révolution.

Le livre ,Kaplan : Un jeu machiavélique grandeur nature, par Sébastien Gendron, l’auteur de Road tripes et de Révolution (Albin Michel).
Une dictature et une république asphyxiée.
Un tueur professionnel envoyé en mission-suicide en terrain ennemi.
Un ado de quinze ans insoupçonnable, enrôlé comme espion.
Qui manipule qui ?

Pédro Garcia Rosado, auteur Portugais Une découverte. Et un roman qui me fait très envie

Yana Vagner, auteure Russe

à découvrir

le sujet est très interressant : La survie d’une femme, entre récit post-apocalyptique et thriller psychologique.

Anna vit avec son mari Sergueï et leur fils Micha dans une belle maison isolée près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population.

Dans Moscou en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler sur les alentours. Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero.

Selma Dabbagh, auteure Palestinienne. Un roman fascinant. Gaza dans la peau : Gaza est bombardée. Rashid est en train de regarder les obus tomber en fumant un joint quand il reçoit ­l’e-mail lui annonçant qu’il peut partir à Londres. Iman, sa s ur jumelle, ne supporte plus les atrocités et l’inaction qui les entourent, elle envisage de rejoindre un groupe de résistance islamique. Sabri, leur frère aîné, a perdu sa famille et ses deux jambes dans un attentat à la voiture piégée. Leur mère semble avoir un passé trouble. Leur père a fui pour s’établir dans un pays du Golfe.

Wojciech Chmielarz, ou lorsqu’un auteur Polonais a pitié de moi

La ferme aux poupées, sa nouveauté chez Agullo : « L’inspecteur Mortka, dit le Kub, a été envoyé à Krotowice, petite ville perdue dans les montagnes. Officiellement, il est là pour un échange de compétences avec la police locale. Officieusement, il y est pour se mettre au vert après une sale affaire. S’il pense être tranquille et avoir le temps de réfléchir à l’état de sa vie personnelle, il se trompe lourdement.Quand Marta, onze ans, disparaît, un pédophile est rapidement arrêté, qui reconnaît le viol et le meurtre de la petite.
Mais l’enquête est loin d’être terminée. »

 

NDLR : Non en effet   la journée du dimanche est loin d’être terminée pour notre Eppy, mais il vous faudra attendre quelques jours avant de connaître la fin du séjour toulousain de notre Flingueuse en Chef.

A très vite pour de nouvelles aventures.

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Le Festival sans Nom : Retour de Mister Flingueuse


Vous le savez les 20 et 21 octobre dernier avez lieu le Festival Sans Nom

Nous étions  5 de la team collectif polar à Mulhouse pour l’occasion, 3 Flingueuses, un Nervi et une Porte Flingue .

Il y avait là deux locaux, Sofia notre apprenti flingueuse et Nick Gardel notre nouveau Nervi

Sofia nous a déjà offert son fabuleux retour du FSN, si vous ne l’avez pas lu, il est ICI.

Jean Paul et Ophélie vont nous raconter tour à tour leur  premier Salon du polar de Mulhouse.

Ce matin c’est au tour de Mister Flingueuse de prendre la parole, dans quelques jours ce sera le tour de Oph ma petite sœur Flingueuse.

Alors, maintenant place au ressenti de Jean Paul


Jean Paul d’abord qui a pris le bus de nuit depuis Paris pour venir nous rejoindre dés le samedi Matin.

 

Jean Paul

Dimanche 21 octobre 7h du mat après la première journée du festival

Il est 5 heure, Mulhouse s’éveille,
Il est 5 heure, je n’ai pas sommeil,

Comment dormir après la journée que je viens de vivre, avant celle qui s’apprête à se dérouler de nouveau ?
Comment vous retransmettre l’émotion de ce qui pourrait être un Nième Salon où finalement on retrouve des auteurs, des lecteurs, des blogueurs, chroniqueurs et des curieux qui vont se croiser et se recroiser toujours avec le sourire ?


Il y a quelques mois je découvrais l’appellation du Festival Sans Nom !
Et hier matin j’y étais !!!
7h30 descente du car pour aller petit déjeuner avec Ian Manook et Francoise autour d’une belle table !
C’est pas un rêve ça ?

Samedi 20 octobre
8h30
petit dej littéraire avec Ian Mamook dans un salons de l’hotel mercure

Petite introduction fort sympathique à une journée très riche… Merci 😊 Yvan Fauth.

@Françoise Manoukian

Il y a toujours une première fois.

Ce 6e FSN est mon premier.
Nouveau lieu, nouveaux échanges, d’autres organisateurs, des auteurs que je n’ai jamais croisés. Ceux que j’attendais, ceux que je découvre… Encore une fois, la magie opère !
Parfois dans le regard des personnes avec qui je parle, je vois ce « léger voile », cette question qui transparaît.
Pourquoi ?
Pourquoi faire des centaines de kilomètres pour acheter des livres ?
Pourquoi se déplacer pour voir des gens qui ne sont « rien » pour moi ?
Ma réponse.
Pour ressentir et pour vivre…
Ceux qui ne sont pas comme moi/nous, ne pourront jamais comprendre…

Avant tout, un grand, très grand merci à Yvan Fauth pour tout ce qu’il a fait, et pour moi, et pour son investissement dans se salon !
Cela ne fait que quelques mois que nous nous connaissons mais oserai-je te dire que j’aime ta bienveillance et ta simplicité…
je t’embrasse (ta femme aussi, bisous Dominique !)

Merci à tous les organisateurs, tous ceux qui on fait que tout se déroule sans accroc. À Caroline Noel, qui respire à elle seule l’esprit de ce fabuleux univers (ne change jamais !)

Samedi 20 octobre 12h
Apéro Littéraire proposé par Caroline Noël de Carobookine avec Yvan Fauth et la participation de Benoit Philippon et Mathieu Menagaux

 

 Samedi aprés-midi dans la salle des dédicaces

De gauche à droite : Claire Favan, Ophélie, Patrick Bauwen, Jean Paul et Gaëlle Perrin

Romain Slocombe et Jean-Bernard Pouy

Avec Michel Bussy

Je sais pourquoi je suis jaloux des tatouages de Niko Tackian… Il sont fait par Claire Favan, une vraie professionnelle !!!

Samedi 20 octobre 18h15
Table ronde avec la ligue de l’imaginaire par Yvan
Extrait

Table ronde LDI, le fou rire du salon !

Aux auteurs qui de salons en salons sont toujours fidèles au rendez-vous !
Merci à tous ceux qui se sont déplacés car ils sont aussi l’âme de ces lieux d’échanges et de discussions…
Sans ordre de préférence et j’espère n’oublier personne
Bisous à Geneviève Van LanduytNick GardelOphé LitSo FiouDavid SmadjaAude Lagandré WeissCaroline VallatCéline BrousseGaëlle Perrin Guillet, Maxime Gillio, Benoit Philippon, Mathieu Menegaux, Claire Favan, Michel Bussi, Romain Slocombe, Michael MentionBarbara AbelPatrick BauwenNiko TackianLaurent ScaleseRené ManzorRJ Ellory, Nicolas Beuglet, Hervé Commère, Franck Thillez, … et tous les autres qui sont restés bloqués dans ma mémoire à cette heure trop matinale…
Je vous embrasse tous très fort !!!

 

Samedi Soir 20h30, dîner avec les auteurs et quelques amis lecteurs et blogueurs. Des rires et des sourires encore en pagaille.

 

Dimanche 21 octobre
8h45

Échec et Marc !!!

Quand on vous dit que le Festival Sans Nom, c’est la convivialité avant tout !
Moment du matin, juste après le petit déjeuner, Franck Thilliez Officiel joue une partie d’échecs avec Marc, lecteur passionné 

 12h15

En direct, une table ronde incroyable et toute en émotion…
Nous sommes tous suspendus aux paroles de René Manzor et RJ Ellory !!!
Je ressens une vibration incroyable entre les deux auteurs qui s’apprêtent à adapter « Seul le silence »
Merci 😊  Aude Lagandré Weiss pour ton intervention…

Dimanche 21 octobre 14h00

Pour vous donner une petite idée d’une table ronde au FSN…
Désolé pour la qualité du son.
Patrick Bauwen je jure que je t’aime !!!
😂 😂 😂

 

Salle des dédicaces

Quelques photos avec  les auteurs présents

Je crois qu’il va me falloir encore quelques jours pour me remettre du “Festival sans Nom“…
Tous les auteurs étaient vraiment AU TOP !!!

Une rencontre vraiment exceptionnelle !!!

Bah quoi !
J’ai bien le droit de rêver !!!

 

Lundi 22 octobre 00h30, dans le bus du retour depuis déjà 3h

Le Festival Sans Nom vient de clore ses portes nous laissant tous, dans un état entre joie et tristesse…
Vous allez sûrement, dans les prochaines heures, voire les prochains jours tomber sur nos retours de lecteurs, de blogueurs et d’auteurs et pourquoi pas des bénévoles sur ce 6e Salon qui était tout simplement incroyable !
Vous allez lire plein de choses, voir des centaines de photos plus belles les unes que les autres !
Mais si vous n’étiez pas parmi nous, vous ne pourrez pas imaginer cette « vague de bien-être », d’amour ont dit certains que nous avons partagé durant ces quelques heures intenses…
Alors, il vous reste une alternative…
Rendons-nous tous, encore plus nombreux au 7e FSN l’année prochaine !!!
Avis aux organisateurs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

Pour la 667e Édition…
On se retrouve TOUS l’année prochaine sur Mars !!!
😂 😂 😂

Les fantômes du passé – Gaëlle Perrin-Guillet :


Le livre : Les fantômes du passé de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 22 août 2018 aux éditions City. 18,90€ ; (320 p.) ; 14,5 x 22,5 cm.
4ème de couverture :
Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue..
L’auteur : Gaëlle Perrin-Guillet est l’auteure de plusieurs romans policiers distingués par des prix littéraires. Avec Les Fantômes du passé, elle signe un nouveau volet de la série d’enquêtes de Henry Wilkes et Billy Bennett, qui se situent dans le Londres du XIXe siècle.
Extrait :
« Le flic vif et déterminé qu’il avait connu était mort en rendant son insigne dans une taverne insalubre de Whitechapel.
Billy l’avait pourtant prévenu : sans son métier, le temps s’étirerait cruellement, sans saveur. Wilkes était fait pour enquêter, et pour rien d’autre.
Les premiers temps avaient pourtant été agréables. Profitant de l’hiver, Henry avait emmené son jeune protégé sur les plages qu’il affectionnait tant , loin du tumulte de la ville. Billy se rappelait la caresse des vagues sur ses pieds nus, le crissement du sable et l’odeur du vent venu du large. Henry était intarissable alors, sur les volatiles qui se posaient près d’eux.
Puis tout s’était arrêté. »

L’avis de Clémence, de la page « Les lectures de Clémence » :

Les fantômes du passé, de Gaëlle Perrin-Guillet :

Tout d’abord, je remercie les éditions City et Élise de m’avoir permis de lire ce livre. Ne connaissant pas du tout la plume de Gaëlle, j’ai préféré lire le premier opus des aventures de Henry Wilkes et de Billy Bennett dans Soul or London avant d’attaquer celui dont je vous parle aujourd’hui .

Il est important de savoir que dans le premier tome, la relation entre Henry et Billy m’a énormément émue. J’étais ravie de les retrouver même si les circonstances du début n’étaient pas reluisantes. Mais la force de l’amitié ne déplace t’elle pas des montagnes ?

L’histoire débute par l’explosion de la calèche d’un notable qui cause sa mort et celle de son cocher. Nous nous trouvons dans le Londres du 19 ème siècle. Habituellement, les polars avec une touche historique ne me plaisent vraiment pas. Gaëlle a su captiver mon esprit et titiller ma curiosité afin d’en faire une réelle belle découverte.

Ayant visité il y a peu Londres, je me suis rendue dans tous les lieux que l’auteur a magnifiquement décrits. Je me suis réellement sentie repartie en Angleterre dans les ruelles, au Regent’s Park, sur Pimrose Hill. Un merveilleux souvenir de voyage ravivé par ce livre.

Henry Wilkes, ayant rendu son insigne, au grand désespoir de son ami Billy, se voit rappelé par son collègue qui a clairement du mal à l’avouer mais a besoin de son aide.

Wilkes accepte uniquement car Thomson a évoqué la possibilité que son frère, décédé, soit impliqué. Wilkes décide de tout faire pour laver son honneur. A partir de là, les fantômes du passé se réveilleront …

L’énigme est ficelée d’une main de maître. Les rebondissements, intrigues, sont bien présents.

Au-delà de l’enquête policière, l’ambiance a toute son importance. Comme je le disais plus haut, on sent que l’auteur connaît les lieux et a envie de nous y plonger complètement. Les ruelles sombres, l’apparition de nouveautés telles que l’électricité, l’automobile, et le téléphone. Ah la découverte du téléphone chez le légiste, un réel moment de plaisir !

On sent également que l’auteur a fait des recherches car aucun détails ne viendra choquer dans cette ambiance victorienne.

J’ai adoré la façon dont l’auteur y laisse des messages. On ressent les prémices du féminisme avec le personnage d’Alice qui veut prouver qu’en étant femme elle est également quelqu’un et mérite d’être reconnue à sa juste valeur.

Un roman, une enquête, une plongée dans l’histoire, un voyage, et des messages importants… voilà comment je résumerai la lecture de ce livre. Merci Gaëlle !

Je vous invite à faire de même et à vous plonger dans cette ambiance 19 ème londonienne . Vous n’en serez pas déçus !

Et pour répondre à certains qui se demanderaient si le premier opus est indispensable, je dirai que non. Vous pouvez directement lire le second et vous comprendrez tout mais il serait dommage de louper les débuts de la relation liant nos 3 personnages principaux.

 

3 ans du blog : Fin du premier jeu-concours


Souvenez-vous !

Il y a dix jours nous vous proposions notre premier jeu-concours pour fêter l’anniversaire de notre blog :

Concours Un Livre – Une mise en scène : 3 ans du blog

Nous vous demandions de prendre parmi les livres chroniqués depuis 3 ans, un titre que vous avez aimé et lu et d’imaginer une mise en scène pour mettre votre lecture en valeur ! Et ensuite de prendre en photo ce montage et de nous soumettre vos œuvres photographiques.

 

Aussi avons nous eu quelques envoies

Quelques lectrices se sont lancées dans l’aventures.

Voici quelques-uns de résultats.

12 photos en Finale de ce premier jeu-concours, 3 ans du blog

1 : Soul of London de Gaëlle Perrin

Chronique de Ge ICI

  2 : Cynure de Laurent Loison

Chronique de Marie No ICI

3 Touch de Claire North

Avis de Julie Ici

4  Sans pitié ni remords de Nicolas Lebel

La chroniques de Ge sur Sans pitié ni remords

5 : Tension Extrème de Sylvain Forge

Chroniqueé par Dany Ici

 

6 : La voix secrète de Michaël Mention

Avis d’Eppy Fanny sur La voix secrète de Michaël Mention

 

 7) Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault.

Ma chronique du Brouillard d’une vie ICI

8 : Soul of London de Gaëlle Perrin

La chronique de Ge de Soul of London ICI

 

Certaines contributrices sont  malignes.

Elles ont fait la mise en scène

Mais n’ont pas respecté les instructions à la lettre.

A savoir exposé un livre chroniqué dans les pages de notre blog.

Aussi je ne leurs en tiendrai pas rigueur et accepte que ces clichés participent à la finale de ce 1e concours

9 : La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours

La chronique est quelques part dans mes vieux brouillons. J’ai sans doute oublié de l’illustrer afin de la publier.

 

10  : J’ai lu et adoré 7 jours avant la nuit mais je n’i pas encore trouvé le temps de donner mon petit avis.

11 : Je n’ai pas encore lu Coupez mais c’est vrai qu’il est dans ma Pal

Aussi j’accepte cette mise en scène !

12 : Sous surveillance de Dorothée Lizion

Ce livre a été chroniqué par une voire deux flingueuses

Mais la chronique n’a pas encore été publiée.

Et ça ne saurait tarder.

 

Voici donc les 12 clichés retenus, vous pouvez dores et déjà nous donner vos 3 préférés.

Avec les Flingueuses nous allons nous réunir et voter pour nos favoris

Je cois que cette concertation peut vite devenir terrible.

Il va falloir vite définir les gagnantes.

mais ne vous inquiétez pas, je reviens vous tenir au courant.

Enfin s’il ne m’arrive rien d’ici là !

Le Top 10 des Flingueuse 1


Voici venir le temps des…

Tops 10 des Flingueuses pour le Collectif Polar

Aujourd’hui je vous présente le premier

 


Top 10 des Flingueuses

By  Miss Aline

1 – Les brumes du mal, René Manzor

Les brumes du mal, René ManzorDans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elle  les a quittés il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider. 
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !

 

2- La prunelle de ses yeux, Ingrid Desjours

Ingrid DESJOURS – DANS LA PRUNELLE DE SES YEUXLa prunelle de ses yeux, Ingrid Desjours
Editions Pocket

Il est aveugle. Gabriel est aveugle au sens propre comme au figuré. Il a fallu qu’il perde la vue pour voir ce que sa vie avez de disloquée, de surfaite, d’actes manqués, de sentiments déformés. Il perd son fils sur tous les plans. C’est une déchirure, un vide abyssal. Il n’aura de cesse que de punir son meurtrier. C’est sa raison de vivre.

Elle est ses yeux. Maya bien que les yeux grands ouverts, ne veut pas voir. Elle ne veut pas voir se qui se passe autour d’elle, ni ce qu’elle va devenir. Elle se nie.

Drôle de tandem, pourtant il fonctionne. Au fil des pages, Gabriel prend de la profondeur, il s’humanise. Peut-être est ce trop tard ? Elle, elle va se reconnecter au monde et ses horreurs. 
La quête de Gabriel va le mener là où il s’y attend le moins. Quant à Maya, elle ira là où elle aurait dû aller depuis longtemps. Faire face.

Tout au long du livre tu sais, l’auteur te l’a dit : le meurtrier c’est… et tout d’un coup lui aussi t’emmène là où tu ne pensais pas aller. Le récit est très bien construit. Dans ses dernières pages (plutôt dans les quatre cent dernières !) tu retiens ta respiration jusqu’à la fin. 
Le passage sur la mort de Victor est particulièrement chargé d’émotions. Oui j’ai versé ma larme.!

J’ai aimé l’homme que devient Gabriel. Si à moi aussi il disait : »viens » en tendant la main vers moi, je la prendrais sans hésiter.

A votre tour de vous laisser séduire par Gabriel.

Bonne lecture !

 

3- Le dragon de Muveran, Marc Voltenauer

Le dragon de MuveranLe dragon de Muveran, Marc Voltenauer.
Éditions Pocket

Je voulais lire l’auteur qui avez osé tué la p’tite Heidi  😱 alors j’ai commencé par son premier roman.

Avant tout tu finis avec une envie de visiter la Suisse (en particulier Gryon)et de découvrir ce qu’est un retourné , consommation de ce cher inspecteur Auer.

Bien que les meurtres soient très « spectaculaires », tu avances tranquillement dans ta lecture. Auer n’est pas un sanguin, plutôt posé, réfléchi et un soupçon attachant. Avec son équipe il va devoir faire la lumière sur une série de meurtres dans le village de Gryon qui voit sa sérénité bousculée. Pourquoi ici et maintenant ? Faut il chercher la racine du mal dans le passé ? 
Dans son enquête il est aidé par Mikael journaliste indépendant et accessoirement très bon cuisinier ! 
Au fil du temps les apparences vont se fissurer. Les masques vont tomber.

En parallèle « l’homme qui n’est pas un meurtrier » te dévoile doucement ses raisons. Elles ne sont pas justifiables mais peuvent se justifier. Je n’arrive pas à le détester complètement. 
Chaque acte, chaque mot peut avoir, a, des conséquences sur la personnalité, les choix qui vont en découler. Toute une vie peut en être chamboulée. Au delà du thriller, le dragon de Muveran, est un livre hautement humain.

Bonne lecture !

 

4- La liste de nos Interdits, Koethi Zan

La liste de nos Interdits, Koethi ZanLa liste de nos interdits, Koethi Zan
Editions Pocket

J‘ai tourné autour de ce livre plusieurs fois. Finalement j’ai craqué et je ne le regrette pas.

Sarah et Jennifer ont effectivement tout prévu…. sauf ce qui allait leur arriver. Dés les premières lignes tu es avec elles dans ce sous-sol. Et puis Sarah nous parle de sa vie d’avant : comment Jennifer en est venue à en faire partie, comment elles envisagent l’avenir et surtout toutes ces choses interdites à observer. Ca doit être épuisant cette vigilance de tout les instants. Elles sont tombées sur plus fort qu’elles, elles ne s’y attendaient pas. 
Sarah va s’isoler du monde extérieur pour mieux survivre à l’horreur. Puis son monde va basculer : son bourreau demande la liberté conditionnelle. Que faire ? Agir ? Mais comment et qui va l’aider. Jennifer ? si seulement.. Commence alors une longue traque des indices qu’il aurait pu disséminer dans ses lettres. Traque des lieux et des individus qu’il a fréquenté. Il faut tout faire pour l’empêcher de sortir. Même si pour cela il faut affronter le passé et ses douleurs. Des douleurs physiques, morales, laisser l’inconscient revenir à la surface, affronter. 
Comme en thérapie, Sarah va avancer, trouver, avoir peur à nouveau, pleurer, comprendre. Jusqu’à la touche final et ça elle ne l’avait absolument pas prévu.

On n’est pas dans une noirceur affichée ouvertement. Non, tout est suggéré et c’est pire, ton imagination cavale. Comme Sarah, tu avances petit à petit. Il n’y a pas d’action à proprement parlé. Toutefois tu te retrouves avec une furieuse envie de lire, il faut que tu avances. Tu ne peux pas laisser Sarah seule à se démener. Tu dois lui apporter la délivrance en dévorant les pages et l’amener là ou tout s’arrête…ou pas.

Bonne lecture !

 

5 – Quand la neige danse, Sonja Delzongle

Quand la neige danse, Sonja DelzongleQuand la neige danse, Sonja Delzongle
Éditions folio policier

Dés les premières pages le lecteur est happé par l’histoire. Ca débute par un cauchemar. Suit la fuite et la « transformation » du coupable. Pas simple de savoir sous quels traits le chercher. 
Le chef Stevens méthodique, patient,va s’ouvrir à d’autres sciences, d’autres méthodes d’investigations. Il faut avancer. Cela va se révéler payant.

Joe père meurtris, qui ne cache pas ses larmes. Dés le début on s’y attache. On attend, cherche et espère avec lui. La résolution de l’enquête va-t-elle lui apporter les réponses souhaitées ? Va-t-il s’effondrer ?

La disparition d’enfant, la maltraitance c’est toujours bouleversant, incompréhensible. . Comment peut-on en arriver là ?

Dans les 30 dernières pages t’as envie de dire « non pas ça « . La lecture s’accélère au rythme de tes larmes. Les monstres existent.

Bonne lecture.

 

6 – Là où elle repose, Kimberly McCreigh

 Là où elle repose, Kimberly McCreight
Éditions Livre de poche

Un bébé retrouvé mort. Le drame par excellence qui te retourne, te chamboule le cœur et accessoirement te donne des envies de meurtres. Là rien. Ce pauvre nourrisson est noyé dans la masse. La masse des personnages, la masse de point de vue, le masse des états d’âme de chacun. Tu finis par perdre le fil de cette enquête. D’ailleurs y a-t-il une réelle enquête ?

Molly doit faire le deuil de son propre enfant au cours de ses investigations. On la suit sur différents plans: journaliste, mère meurtrie, rédactrice d’un journal intime et même ses séances de psy. 
Autour d’elle gravite un tas de personne dont tu ne comprends pas le rapport entre eux ni avec l’histoire. 
Il faut attendre les trente dernières pages pour voir où l’on va. 
Qui est le plus coupable ? Celui qui commet l’action ou celui qui la provoque ?

À vous de voir… bonne lecture.

 

7 – Ma meilleure ennemie, Paula Daly

Ma meilleure ennemie, Paula DalyMa meilleure ennemie, Paula Daly
Éditions : Pocket.

Natty coure partout, elle veut tout gérer, tout contrôler, tout réussir. Tellement accaparé par tous les à côté, qui lui semble important, elle en oublie qu’elle a une vie. 
Elle vit sur son adrénaline. Du coup toi aussi lecteur tu te sens sous pression. Vite vite lire les pages suivantes.

Sa fille qui est au plus mal, son mari qui va voir si l’herbe est plus verte ailleurs (apparemment elle l’est). Natty est submergé par ces événements qui s’enchaînent. 
Un truc couve, ça va exploser. Effectivement mais pas par où tu pensais.

Connaît on vraiment les personnes qui nous entourent ? Quel masque portent elles ? 
Que cache Natty sous le sien ? Et son ennemie ? 
À vous de le découvrir… bonne lecture.

 

7 – Sous surveillance, Dorothée Lizion

Sous surveillance, Dorothée LizionSous surveillance, Dorothée Lizion
Éditions Pocket.

Comment parler de ce livre sans rien révéler et garder le suspens entier ? En fait la 4éme de couverture ne te laisse même pas envisager le déroulement. Ou si mais erroné. Mauvaise piste délibérée ou pas.

Sur une petite première moitié du Livre , une question : bon ben où on va ? Parce que tu vois pas. Valène borderline, un flic trop curieux. Elle un peu agaçante, lui qui porte je ne sais quoi qui le rend attachant. 
Leurs chemins vont se croiser là où ils ne s’y attendaient pas. Et d’un coup tout s’accélère. Chacun menant sa propre quête d’une vérité qui dépasse l’entendement. Toi aussi lecteur tu vas rester bouche béé. Et t’as pas tout vu/Lu. Tu crois avoir touché le fond ou atteins des sommets ( à chacun sa façon de voir)et là…. ça valait le coup de persévérer dans la lecture. 
La fin est pour moi une fin ouverte…une suite ?

N’hésitez pas : lisez le !

 

 

9- L’amante d’Etretat, Stanislas Petroski

L'amante d'EtretaL’amante d’Etretat, Stanislas Petroski
Éditions : l’atelier MOSÉSU

Acquis hier sur le salon de Templemars. Oui déjà terminé !!

D’emblée l’empathie vis à vis d’Isabelle s’installe. Waouh la pauvre ! Puis le soleil perse enfin les nuages. Elle rencontre Frédéric l’Amour de sa vie. Celui avec un très grand A. Fusionnel, absolu, infini. Tellement inconditionnel que la chute n’en est que plus dramatique. La déchirure, Frédéric disparaît. Comment survivre, quel mécanisme le cerveau met en place pour avancer ? Faut- il s’accrocher au risque de s’oublier ? L’amour absolu par delà la mort.
Il faut qu’elle arrête Isabelle. Cette descente aux enfers ce n’est pas possible. T’as envie de la secouer : hey oh réveilles toi. Il est mort.

Une « simple » histoire d’amour mais c’est mal connaître l’auteur. La fin est déstabilisante, surprenante. Vous n’y auriez pas pensé, Monsieur Petroski oui !

Laissez vous surprendre.
Bonne lecture.

 

10 – Soul of London, Gaëlle Perrin-Guillet

 

Soul of London, Gaëlle Perrin-Guillet
Éditions Milady

Londres, hiver 1892…. j’aime cette période Sherlock Holmes et j’adore l’hiver. J’ai tout de suite aimé le personnage d’Henry. Il est professionnel, remplis d’humanité. Tu ne parviens pas à avoir piété de lui (sa canne, sa « mise au placard ») il est tellement charismatique. En plus il a bon cœur. Il est peut être un soupçon timide . 
Bref Henry va devoir partir sur le terrain ou plutôt ressortir sur le terrain. Au départ pour , ce qui parait être une banale affaire de « chien écrasé ». Vu l’état de la bête, cela n’augure rien de bon. Effectivement une fillette est retrouvée avec les mêmes caractéristiques. Dans son enquête Henry est aidé par Billy , orphelin, gamin des rues qu’il a recueilli. Il est clairvoyant ce gosse, reconnaissant et un petit génie du crayon. 
Dans ce Londres hivernal, ils vont traquer un meurtrier avec des idées pour le moins étranges. Il vont devoir également aider une jeune femme à retrouver l’assassin de sa sœur. Elle est plutôt joie Alice Pickman mais cache aussi des secrets.

Hormis les crimes horribles ce livre fait une bonne place aux sentiments humains. Un roman à la Dickens. j’ai hâte de lire Black Past pour en découvrir un peu plus sur Henry et Billy.

Très bon moment de lecture. 
À votre tour : bonne lecture !

Et puis comme L’Amante d’Etretat de Stanislas Petroski n’est pas à proprement dit un roman policier vous aurez droit à un 10e polar 

11- Qui a tué Heidi, Marc Voltenaeur

Qui a tué Heidi, Marc Voltenaeur
Éditions Slatkine &Cie

Je sais enfin qui a tué Heidi et je sais ce qu’est un retourné.  J’en bois un tous les matins sans le savoir.

Ça commence fort, L’inspecteur Auer frôle l’accident de voiture pour arriver au plus vite à l’hôpital. Mais que se passe-t-il ? Petit (enfin le temps d’un livre) retour en arrière et voilà que Gryon va à nouveau voir son petit monde basculer. 
Un tueur à gages, un concours de vache, mais pas n’importe lesquelles, des meurtres qui semblent n’avoir aucun lien entre eux. 
Auer en vacances forcées va tout de même mener son enquête. Encore une fois Mikael, son compagnon, va le seconder. 
Tout semble sans queue ni tête. Pourquoi ? Comment ? Qui ? Où ? Les choses se mettent doucement en place. Et puis il y a « l’homme qui s’enivrant du parfum… » tu ne parviens  pas à savoir qui c’est. Plusieurs personnes pourraient être  envisageables.  À chaque fois tu te confronte à une impossibilité. 
Auer « profite » de ses vacances pour faire le point sur sa vie. Il semble en prise avec des zones obscures qui veulent refaire surface. C’est encore imprécis mais tu sens le truc compliqué, déroutant qui va poindre. Bien sûr l’auteur te laisse sur ta faim et sur sa fin. 
J’aime beaucoup Auer, j’espère que le « monsieur qui a tué heidi »ne va pas le faire trop souffrir. 
Ah oui, je ne vous ai pas dis qui était Heidi ! Je vous laisse le découvrir vous même…

Bonne lecture.

 

Voilà donc pour ce premier top 10.

Les 10 livres lu en 2017 que miss Aline souhaitait vous présenter…

Afin qu’à votre tour vous ayez envie de les lire.

A demain pour un nouveau Top 10

 

 

 

La Millième Chasse aux livres : 67


La Millième Chasse aux livres : 67

Je ne vous présente plus le principe, si ?

Alors durant un peu plus de 4 mois et pour fêter notre millième.

Mes flingueuses et moi même allons abandonner des livres.

Un peu partout en France

Et…

Votre rôle, les adopter !

Allez c’est parti pour…. :


 

La Millième Chasse aux livres : 67

By Dame Gaëlle

Une fois, une quatrième fois, n’est pas coutume, pour cette 67e chasse aux livres

C’est un auteur en personne qui va jouer les flingueuses.

C’est plus exactement une auteure

Et une auteure que j’aime particulièrement, forcément

Il s’agit d’une femme sensationnelle, une femme pétillante autant que talentueuse

Vous avez devinez, non,

Alors après Cécile Pellaud, Lou Vernet et Elena Piacentini

C’est un bout en train des salons qui est ma Flingueuse aujourd’hui

Oui, c’est bien elle,  Gaëlle Perrin.


 – Alors Gaëlle dis moi, tu nous prépares quoi pour cette 67e chasse ?

– Je poserai mon livre Soul of London à Chaponnay. Je ne sais pas encore où exactement, mais il sera posé 😁

– Ok va pour Chaponnay, mais je ne sais même pas où c’est !

 

Chaponnay est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône

La ville de Chaponnay appartient à l’arrondissement de Lyon et au canton de Saint-Symphorien-d’Ozon.
En 2014 on recensait un peu moins de 4000 habitants

 

-Alors Gaëlle, le livre que tu déposes, c’est un des tiens ?

-Oui, Ge, c’est Soul of London, Une enquête d’Henry Wilkes et Billy Bennet

 

Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 1er avril 2016 chez Fleur Sauvage. 16€80 ; (248 p.) ; 20 x 13 cm. Rééditer en poche le 22 septembre 2017 chez Milady Thriller, 7€20 ; (327 p.)

4e de couv : 

Londres, 1892. Un climat de peur. Un flic qui boîte et un jeune orphelin. Tous deux face à un meurtre… … dont il ne fallait plus parler.

Londres, hiver 1892. Depuis qu’il marche avec une canne, l’inspecteur Henry Wilkes en est réduit à traquer les tueurs de chiens dans les tunnels du métro. Billy Bennett, un gamin des rues, l’assiste dans cette tâche. Quand Alice Pickman, une jeune femme de la bonne société, lui demande de rouvrir l’enquête sur la mort de sa soeur, Wilkes ignore qu’il s’engage en terrain miné. En digne héritier de Sherlock Holmes, il veut dissiper le fog qui plombe la ville de Jack l’Éventreur, mélange de charbon, de mensonges et de perversion. Le corps sans vie d’une enfant, retrouvée le crâne ouvert dans un souterrain, va rapprocher les deux affaires…

Jouant avec un côté «Sidekick», Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

Mon petit avis sur Soul of London

Ge, porte flingue de Collectif Polar

Templemars ou la chronique d’un traquenard annoncé !


Aline, notre Flingueuse est allée au salon de Templemars le 23 septembre dernier.

Voici son petit retour.

 

Templemars ou la chronique d’un traquenard annoncé !

Cela fait un moment que tu sais que tu vas au salon de templemars. Et, y aller , tu sais forcément (oui forcément) que tu vas te faire avoir. Avoir, par l’envie de tout prendre ou du moins une bonne partie.

En arrivant sur les lieux tu te dis : waouh, c’est petit ! Bon, faut tout de même te lancer. Avant passage pour marquer tes propres bouquins : Dons et Hortense. Non, non Jacques Expert n’est pas là.
Donc pour marquer tes livres, première grosse rencontre : Monsieur Christophe Coquelet.
Moi : bonjour, je voudrais marquer mes livres svp.
Lui : Si vous me dites que c’est à vous, je vous crois. Si je découvre que vous m’avez menti, je vous coupe une phalange.
Moi : j’ai dix doigts ça devrait aller !
Ca commence bien !!!

J’aime arriver tôt, prendre tout mon temps pour déambuler, observer, écouter et déjà vouloir plusieurs bouquins (aïe!).
Aprés un tour de demie salle (j’en suis qu’à mon premier, pas complet, tour), première rencontre : Monsieur Denis ALBOT.

Aline et Denis Albot

 

Non je ne le connaissais pas, lui non plus ne me connaissait pas ! Intriguée par « du 357 dans le shaker ». La quatrième de couverture te dévoile presque rien mais laisse la porte ouverte à un tas de trucs. ok, je prends. C’est sans compter sur un couple de fan dont le monsieur me dit : il faut lire les autres. Personnages récurrents etc. Certes mais on va commencer par celui là vu que l’on peut les lire indépendamment.

J’en profite pour demander une petite interview (que vous pouvez lire le mois prochain dans les pages de Collectif Polar) vu que c’est pas encore la grande foule. Non mais c’est pas vrai : j’ai pas de stylo !!!! Pourquoi j’ai pas vérifié mon sac avant de partir ? Comme c’est un gentil, Monsieur Albot me prête le sien. Merci Monsieur ! Allez c’est parti pour une tite papote sur le coin de la table. Très intéressante cet échange. Pour la première fois, on m’apporte une autre réponse à :  » les personnages récurrents c’est tout de même une mode ? ».
Denis Albot :  » il y a toujours eu des personnages récurrents : Sherlock Holmes, Hercule Poirot » . Pas faux, en plus je suis fan d’Hercule Poirot.

Faut poursuivre et laisser Monsieur Albot à ses fans et nouveaux lecteurs. Merci encore à lui pour le temps qu’il m’a accordé.

Un arrêt chez Monsieur Bourgoin, même si tu peux lire ses bouquins qu’à la lumière du jour.

On passe le message à Gaëlle Perrin-Guillet : « bonjour du collectif Polar ». S’en suit une tite papote sur La Dame des Livres, Geneviève pour ne pas la nommer.

Deux Flingueuses avec Gaëlle Perrin. Oph, Gaëlle et Aline

(NDLR : Alors comme ça, en parle de moi dans mon dos ! Mais merci mes fingueuses et ma Gayelle-Gaëlle pour cette petite dédicace)

Tu vas voir Monsieur Petroski pour la dédicace de Dons (il est dans ton sac et tu as toutes tes phalanges). Et hop, deux bouquins en plus !
Tu passes dix fois devant Eric Dupuis sans t’arrêter. Et il faut aller déjeuner !!!

Aline avec Stanislas Petroski .

Faut pas oublier de passer par la caisse. Oups j’ai laissé ma CB dans la voiture !

Retour sur le salon vers 14h.

T’as super bien déjeuné et même que tu as pris deux desserts (oui ça m’arrive…souvent !) !!

Voici mon second dessert, si, si

 

C’est pas tout ça mais faut voir si y a pas d’autres bouquins qui pourraient trouver grâce à tes yeux. Au premier passage, Dorothée Lizon avait déjà attirée ton attention. « sous surveillance » (que je lis en ce moment) et « rouille sang ».J’aurai pas du lire la quatrième de couverture de ce dernier !!

Deux Flingueuse et une auteur Aline, Oph et Dorothée Lizon

Monsieur Lebel, rien qu’à le regarder t’as envie de sourire. Il a une bouille de lutin farceur. Tout « mignon » qu’il est, il se fait tout de même tirer les oreilles (pas en vrai bien sûr). Car Monsieur Lebel ne lit pas ses messages en MP. Il insiste : « je lis et je réponds ». Ben non pas cette fois ! Il y a une fan, elle aussi me dit de tout lire (personnage récurrent !!). Ben, non. Et s’en suit un petit délire sur la mort de Mehrlicht. A voir s’il va suivre son idée.

Nicolas Lebel et Miss Aline

Monsieur Eric Dupuis, « aussi noir que le charbon » et « devoir de mémoire » lus. J’attends la sortie en poche de la trilogie. Là je veux surtout lui confier une mission. J’ai un bouquin pour lui. Il doit m’aider à trouver l’élément manquant pour comprendre comment on arrive à cette fin. La mission est acceptée ! Maintentant faut attendre, ça prend du temps une « enquête ». Merci Monsieur Dupuis.

Miss Aline et Eric Dupuis

T’as une heure à tuer avant l’arrivée d’Ophélie, une blogueuse du Collectif Polar. C’est notre première rencontre en vrai !! Houu, j’ai peur.

En attendant, tu t’installes à la cafet’ et tu commences un bouquin « l’amante d’Etretat’ Stanislas Petroski. Tu te fais choper par le libraire qui te dit : « non Madame, là c’est pas possible ». Oui je suis coupable de déjà bouquiner !!
Avec Ophélie, partage d’un bon moment. Elle est sympa et m’a présenté (officiellement) à des auteurs. Papotage, papotage, papotage…

Ce fut une excellente journée. Un salon que je referais avec plaisir l’an prochain. Je remercie chaque auteur(e) pour le temps qu’il/elle m’a accordé. Je remercie Ophélie de m’avoir acceuillie aussi chaleureusement.

Bonne lecture à tous.

Trophée Anonym’us : Gaelle Perrin Guillet sous le feu des questions


ano

Anonym’us

Les Mots sans les Noms

mardi 17 janvier 2017

Gaelle Perrin Guillet sous le feu des questions

 

LES QUESTIONS DU BOSS

1- N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou t’est-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice ?

Il y a en priorité du plaisir, sinon il faut vite prendre rendez-vous chez le médecin ! Mais parfois oui, il y a de la douleur. Qui peut provenir de différentes choses : un texte qui ne correspond pas sur le papier à ce qu’on a dans la tête. Ou un texte qui sort de tes tripes et que tu as besoin de coucher sur le papier. là, ça peut être pire qu’un accouchement.

2- Qu’est-ce qui te pousse à écrire, finalement ?

Le besoin de raconter des histoires. De m’immerger moi-aussi dans autre chose que mon quotidien. de m’inventer une autre vie en l’écrivant.

3- Comme on le constate aujourd’hui, tout le monde écrit ou veut s’y mettre. Sportifs, stars du show biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi ?

ça prouve que la littérature n’est pas morte ! (Bien que dans certains cas, certains l’assassinent en voulant écrire, mais c’est un autre sujet). Mais je déplore aussi cet « amas » de textes qui envahit les rayons (des libraires ou du net). Le lecteur est noyé sous des centaines de sorties chaque mois et il est de plus en plus dur de trouver des productions originales et il devient compliqué aussi pour l’auteur de se démarquer ou tout simplement se faire connaître. C’est à double tranchant.

4- Le numérique, le support d’internet, les liseuses, les ebook, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement ?

Révolution ! Même si je reste très attachée au papier, je trouve que cette diversité est top ! Le numérique ne touche pas le même public que le papier (l’inverse est vrai aussi), on peut mettre plein de livres dans la liseuse quand on part en vacances (ce qui laisse de la place pour les maillots de bains…) et grâce au numérique, les gens qui ont des problèmes de vues ont un accès facilité. Ce qui n’est pas possible avec le papier. Sans parler de tous ces contenus enrichis qui font de la lecture numérique autre chose, plus ludique. J’achète !

5- Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative.Te sers tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou d’autres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps ?

Absolument. Je suis une facebook-addict et cela m’a permis de me faire connaître, de discuter avec des lecteurs et même de connaître certains de mes éditeurs. Les réseaux sociaux, c’est le bien !

6- On dit qu’en 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications ? Être visible ? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs ? Que leur dirais-tu ?

J’ai anticipé un peu cette réponse plus haut. Et comme je le disais, il est dur de se faire connaître dans la masse d’auteurs présents. mais c’est le jeu ! Et ça permet aussi de se dépasser, de trouver de nouvelles techniques d’écritures pour se démarquer. C’est un peu un challenge qui n’est pas que désagréable.

7- Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire l’objet d’une psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Qu’en penses-tu ? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux.

C’est un peu sado-maso ! On les aime et on les déteste en même temps ! En tant qu’auteur, j’ai un besoin viscéral de l’oeil de mon éditeur sur mon travail. Il a le recul que je n’ai pas. Et quand parfois, il touche là où ça fait mal, j’ai envie de le coller au mur en lui hurlant dessus. Mais je l’aime quand même !

8- J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque s’en ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’univers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.

Quelles réflexions cela t’inspire-t-il ? À quoi cela est il dû, selon toi ? En lis-tu et, si oui, Lesquelles ?

La société a changé. Les femmes s’émancipent aussi bien dans leur vie que dans leur corps ou leurs pensées. Elles osent. Et avec brio !
Parfois, elles osent même plus que leurs homologues masculins. je ne saurais dire pourquoi, mais j’aime ça. Nous ne sommes pas des petites choses fragiles (bien que par moment, ce statut de sexe faible me plaise beaucoup !) et ça se ressent dans nos textes. Pourvu que ça dure !

9- Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée ?

Parce que je trouve le système de l’anonymat complet séduisant. il n’y a pas d’a priori, personne ne sait (à part Dieu !) qui a écrit quoi. Cela pimente un peu les choses. Et surtout cela permet aux petits jeunes dans le métier de se frotter à de grandes pointures. Sans avoir peur de la comparaison. Et ça, c’est intéressant !

LES QUESTIONS DE MADAME LOULOUTE

1- Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place ?

Toujours. C’est viscéral. Pas toujours très simple de tout gérer, c’est parfois du jonglage de haut niveau, mais c’est vital.

2- A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir ?

Pas toujours. Certains textes nous atteignent plus profondément quand on les écrit. Et c’est en général ceux qui remuent le plus l’auteur qui sont les meilleurs.

3- La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va ?

Dans le mur ! mais on va dire qu’il en faut pour tous les goûts… Mais qui va lire tout ça ? Il nous faudrait cent vies !

4- Le dicton du jour : À la saint Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.

La cicatrice de Bruce Lowery. Mon premier livre de « grand », lu à 13 ans. Et relu mille fois depuis.

5- Boire ou écrire, faut-il choisir ? Tu es sûre qu’on est obligé de choisir ?

Si on invite modération, les deux sont compatibles, non ?

6- La littérature est le sel de la vie. Passe moi le poivre.

L’humour. La déconne. Ne jamais se prendre au sérieux. sinon, on meurt.

7- Lire aide à vivre. Et écrire ?

Ecrire aide à faire vivre. Faire vivre des histoires différentes. réponse pas très originale, je sais. je ferai mieux la prochaine fois !

8- Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors d’une dédicace, d’une table ronde, un événement touchant, drôle, étrange… ?

Lors d’une dédicace, un homme est passé devant moi, les yeux rivés sur la couverture de mon livre (un peu sanglante, je l’admets). regard à la couverture, regard sur moi. Il part, revient. Même manège. Repart, reviens. s’arrête et me regarde fixement en pointant du doigt le bouquin et me dit :

C’est vous qui écrivez ça ?

J’ai dû bafouiller un oui.

Ben vous ne le portez pas sur vous.

Et il est parti. Je ne sais toujours pas comment je dois le prendre !

Nous te remercions d’avoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisième édition du Trophée Anonym’us. 

Soul of London de Gaëlle Perrin-Guillet.


 

Gaelle Le livre : Soul of London  de Gaëlle Perrin-Guillet. Paru le 1er avril 2016 chez Fleur Sauvage. 16€80 ; (248 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Londres, 1892. Un climat de peur. Un flic qui boîte et un jeune orphelin. Tous deux face à un meurtre… … dont il ne fallait plus parler.

Jouant avec un côté «Sidekick», Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu’angoissant.

 

 

 

gaelle-perrin-guillet-6899L’auteur : Née en 1975, Gaëlle PERRIN-GUILLET est secrétaire de mairie le jour et auteur de thriller la nuit. Depuis toujours amatrice de romans noirs, elle s’essaie à l’écriture en 2000. Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts »en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu). Gaëlle Perrin-Guillet a publié « Haut le chœur » chez Rouge Sang en 2013 mais aussi un polar pour enfant en 2015 chez Rouge Safran, La nuit du chat noir.

Extrait :
 » L’air du soir était chargé de fumée et sentait le charbon. Le vent ramenait les nuages pleins de suie en provenance des usines plus au nord sur le quartier de Marylebone, saupoudrant au passage les murs et le chaussée d’une pellicule noirâtre qui persisterait jusqu’au lendemain. L’air de Londres n’avait que faire des frontières entre quartiers. Les docks pouvaient empester jusqu’aux confins de Mayfair et empuantir aussi bien les robes de dentelles que les tenues des ouvriers, tandis que le charbon recouvrait les toits des demeures les plus luxueuses au cœur même de la City. Londres partageait ses atouts avec tout son peuple, sans discernement, sans retenue. « 

Résumé et avis :

Londres, 1892. Dans une atmosphère angoissante, un policier boiteux et un jeune orphelin affrontent un meurtrier.

Voilà le décor dans lequel nous plonge Gaëlle Perrin. Un Londres en plein changement, l’industrialisation est à son comble. L’exploitations de l’homme par l’homme est de retour. La misère sociale aussi . Et les pauvres sont rejetés vers les marges. Un Londres pluvieux, froid, il neige, sombre, sale. Les démunis dorment dans la rue. Il plane l’ombre inquiétante de Jack l’éventreur, ces crimes affreux sont dans tous les esprits. Le peuple est inquiets de l’échec de la police. Cette police qui pourtant est le meilleur du monde. La défiance vis à vis de l’institution est à son comble, elle aussi. Oui le petit peuple commence à se poser des questions, il gronde. La fracture et les inégalités sociales sont ici palpables.

Et c’est dans ce décor parfaitement réaliste que Gaëlle Perrin nous entraîne.

Elle nous convoque une histoire digne d’un Conan Doyle. Son héros n’est-il pas un fervent lecteur des aventures de son détective de choc. D’ailleurs à l’instar de Sherlock Holmes, notre policier boiteux est un adepte de la logique et des méthodes d’investigations scientifiques. Et c’est affublé de son jeune compagnons qu’il va tenter de faire sortir la vérité des deux affaires sordides qui lui sont confier.

Henry Wilkes, notre policier écloper et Billy un jeune orphelin qu’il a recueilli et sorti de la misère vont se charger de retrouver le monstre qui tue les chiens dans les rue de Londres et qui les abandonne dans les sous-sols glauque du  métropolitains. Mais tel Batman et Robin, ils viendront aussi à la rescousse d’un jeune femme, Alice Pickman, qui veut ré-ouvrir l’enquête sur la mort de sa sœur.

Et c’est avec délectation que nous allons suivre le périple et les aventures de ces trois là. D’une part parce qu’ils sont attachants, parce qu’ils sont eux aussi quelques peu mis en marges de la société. Parce qu’ils sont différents, irrévérencieux et pourtant épris de vérité.

Alors si vous aimé les enquêtes bien ficelé, que vous aimé les ambiancse à la fois gothique et romantique, les histoires classiques avec un zeste d’excentricité. Que vous adoré l’atmosphère irréelle que peut faire naître La Londres victoriennes.  Alors vous allez vraiment passer un excellent moment avec cette lecture que je vous recommande vivement !

Et personnellement, je ne sais pas pourquoi, mais je pense et surtout j’aimerai retrouver ce trio dans de prochaines aventures. C’est trois là ne nous ont pas révélé tous leur secrets…