Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (13)


Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (13)

ET SI ON LEUR DONNAIT LA PAROLE ?

Bonjour, enchanté de pouvoir vous accueillir ici. Les personnages de romans sont rares et d’autant plus les héroïnes. Vous voulez bien vous présenter ?

Emily Roy. Behavioral Investigative Adviser, B.I.A., pour Scotland Yard. Pour ceux qui ont du mal à suivre, cela signifie « profileuse ». Dans le cadre de deux enquêtes, j’ai également travaillé en collaboration avec le commissariat de Falkenberg, sur la côte ouest suédoise, ainsi qu’avec Alexis Castells, écrivaine française spécialisée dans les faits divers.

Vous me parlez essentiellement des autres. Pourtant c’est vous qui êtes ici. Ceux qui vont lire cette interview veulent vous connaître. Par exemple, quels sont vos traits de caractère prépondérants ?

Est-ce que ça vous éclairerait si je vous disais que je n’ai aucune envie de répondre à vos questions ?

Ah… C’est assez inattendu… Et au sujet de votre créateur, vous accepteriez ? Combien de temps a-t-elle mûri votre existence ?

À peine créée m’a-t-elle couchée sur papier. Je n’aurais pas supporté de tourner en rond pendant des années, cernée par de la matière grise qui n’est, qui plus est, pas la mienne. J’ai besoin de nature, d’air frais, d’exercice, et surtout de mon travail. De décortiquer et sonder l’esprit criminel pour lui barrer la route. Pour mettre fin au chaos qu’il sème. J’ai besoin de chasser, comme dirait Johana.

C’est un échange qui se produit entre vous ? Etes-vous interconnectées ? Je suis sûr qu’elle a mis une grande part d’elle-même dans votre caractère.

On ne pourrait pas être plus différentes. Johana ne serait pas capable de faire mon métier. Mariée, maman de bientôt trois garçons, le nez perpétuellement fourré dans les livres ou collé à son ordinateur, elle n’est pas faite pour courir les scènes de crimes et manger du tueur en série au petit déjeuner.

Pour mettre fin au chaos que l’esprit criminel sème, j’ai besoin de chasser.

Vous êtes son défouloir, vous pensez ? Elle ne vous ménage pas pourtant… Ça ne doit pas être facile tous les jours. Vous lui en voulez ?

Johana ne m’impose rien du tout. Elle ne fait que raconter l’enquête et suivre ma trace. Elle observe la chasse. Elle n’est ni responsable de mes choix, de mon passé, de mes errances, ni de mes deuils.

Oh… Je ne… Changeons de sujet si vous le voulez bien. Comment occupez-vous votre temps libre entre deux séances d’écriture de Johana ?

Je vais voir mon fils. Je visite la tombe de mon fils, au Canada.

Oui… D’accord… Je… Une question pour votre créateur ?

J’ai plutôt un message à lui faire passer : choisis Alexis la prochaine fois pour ce genre d’exercice.

Bien… Et sinon… Un mot encore…

Vraiment ? Vous en avez encore pour longtemps ?

Retrouvez-moi dans « Sång » à l’automne 2018. Nous irons cette fois dans les ignobles orphelinats de la peur, dans les années 1940, en Espagne.

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Top lecture 2018 d’Eppy Fanny


Top lecture 2018 des Flingueuses

Top  15 Eppy Fanny

 Coucou Patronne,

Et voici mon Top 15 grâce à Aline et toi qui avaient fait toute la mise en page….

Un travail d’équipe.

Vives les flingueuses

Bises

1 – Mapuche, Caryl Ferey

4ème de couverture :

Rubén, fils du célèbre poète Calderón assassiné dans les geôles de la dictature argentine, est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla. Quand sa route croise celle de Jana, une jeune sculptrice mapuche qui lui demande d’enquêter sur le meurtre de son amie Luz, la douleur et la colère les réunissent. Mais en Argentine, hier comme aujourd’hui, il n’est jamais bon de poser trop de questions, les bourreaux et la mort rôdent toujours…

 

Avis :

Je n’avais lu de Caryl que Zulu. Un des livres qui m’a le plus marqué depuis que je suis en capacité de lire. C’est dire. J’ai croisé cet auteur il y a deux ans à SMEP sans oser l’aborder. Ceux qui me connaissent comprendront donc l’émotion que Zulu m’avait procuré.

J’ai donc savouré cette lecture comme une friandise de qualité. Car de qualité il est question.

Nous sommes en Argentine, un pays meurtri où la misère et la violence ont laissé de profondes cicatrices. Où la violence bouillonne toujours, du côté des victimes comme de celui des bourreaux dont une grande partie n’a pas été inquiétée.

Le récit de Caryl nous renvoie aux pires heures de la dictature. Aux vols des bébés, dont les géniteurs étaient majoritairement exécutés. Bébés remis à des proches du pouvoir en mal d’enfants. Des enfants devenus adultes, sans passé, sans base pour se construire lorsque la vérité se fait jour sur les « parents » qui les ont élevés.

Une histoire parfaitement documentée qui nous plonge dans l’histoire d’un pays trop souvent méconnu. Une histoire d’une force incroyable qui m’a porté tout le long de ma lecture.

La situation du pays est remarquablement dépeinte 

 

 2 – Rouge arme, Maxime GILLIO

 

4ème de couverture :

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement? Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance. Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

Avis :

J’ai découvert cet auteur à la lecture de ce roman. Ce livre m’a bouleversée par la force du récit et sa maîtrise, ainsi que le sujet abordé. Il m’a permis de découvrir une page de l’histoire de l’Allemagne qui m’était totalement inconnue et d’éclairer mon regard sur plusieurs périodes très sombres de ce pays voisin.

Contexte historique : Où l’on apprend qui sont les Sudètes. La Tchécoslovaquie réunissant les populations Tchèques et Slovaques dans un même état est créée. Les Allemands des Sudètes deviennent alors une des nombreuses minorités que compte le nouvel État. Cela donna naissance à des rancœurs réciproques, les Tchèques considérant les Allemands comme des colonisateurs et usurpateurs, les Allemands voyant leurs concitoyens comme des « gens arriérés ». Rancœur exacerbée lorsque les sudètes soutiendront majoritairement Hitler.

En 1945, la République tchécoslovaque est rétablie dans ses frontières initiales.

Pour éviter de futurs démantèlements de la Tchécoslovaquie, le président Edvard Benes édite des décrets qui expulsent du territoire tchécoslovaque la quasi-totalité des minorités allemandes et une bonne moitié des minorités hongroises, confisquant leurs biens – en échange de quoi, l’État tchèque ne réclama pas de dommages de guerre à l’Allemagne et à la Hongrie vaincues. La loi tchécoslovaque distingue la citoyenneté selon le Droit du sol (par définition tchécoslovaque) de la nationalité selon le Droit du sang : tchèque, slovaque, polonaise, hongroise, allemande, rom ou autre : dans ces États, « nationalité » ne signifie pas « citoyenneté » comme en France. Les deux sont mentionnées séparément sur les documents d’identité et d’état-civil et il est alors aisé de déterminer quels sont les citoyens destinés à l’exil sur la base de leur « nationalité ».

L’expulsion des Sudètes s’étalera sur trois ans, de 1945 à 1947. Ce sont les municipalités qui, dans les faits, sont chargées d’identifier les citoyens tchécoslovaques de nationalité allemande qui sont réunis dans des camps de transit puis conduits par train vers l’Allemagne. À la grande surprise de la plupart des observateurs, les Sudètes n’opposèrent que très peu de résistance à leur déplacement. Cela peut s’expliquer par le profil démographique des expulsés : les femmes, les enfants et les vieillards sont rarement à l’avant-garde des insurrections populaires.

Où l’on découvre un pays meurtri, un mur s’ériger et des familles divisées.

Où l’on parle de la fraction Armée Rouge et de la bande à Baader, également au cœur de cette histoire.

J’ai appris beaucoup et les informations lues ont éclairé et réveillé des souvenirs d’enfant.

Ce live est une magnifique découverte et je ne peux que vous encourager à vous y plonger au plus vite.

Pour ma part j’ai hâte de rencontrer Maxime sur un salon afin d’échanger avec lui. Il m’a offert un moment de lecture d’exception. Un vrai coup de coeur !

 

3 – Islanova, CAMHUG

 

4ème de couverture :

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Avis :

J’ai attendu de voir Nathalie et Jérôme pour acquérir ce livre lors de notre RDV annuel auquel je tiens beaucoup. J’avoue avoir une affection particulière pour les êtres humains qu’ils sont et pour leurs écrits. Cette année ce fut SMEP qui nous a réunis, comme en 2017.

Je l’attendais ce nouveau bébé. Avec impatience. Et j’ai encore patienté pour le découvrir. Comme le meilleur chocolat d’une boite que l’on garde précieusement pour la fin. La rencontre avec « Islanova » s’est déroulée en juillet… Puis j’ai voulu digérer ma lecture avant d’en faire un retour, car, comme toujours, les écrits des Camhug trouvent résonnance en moi. Des soucis de mobilité sont venus retarder un peu plus mon retour. Le voici enfin.

Islanova nous parle de la famille, ici recomposée, et des difficultés pour la conserver unie. Nous parle de la nature, de valeurs, de combat, d’engagements, d’amour, de culpabilité et de vengeance. Et d’une louve qui sait aimer comme seule un animal en est capable : totalement et sans rien attendre en retour.

Et ce roman interroge sur le droit à l’eau qui est loin d’être équitable pour tous.

Cette question résonne d’autant plus lorsque les patrons de grands groupes alimentaires estiment que l’eau devrait être taxée et tiennent de plus en plus fermement ce discours.

Et lorsque l’eau d’une fontaine d’un quartier de Nice est refusée aux SDF au printemps 2018, car ils font tâche pour les commerçants de la dite place.

Double peine donc pour ces personnes qui vivent dans la rue. La solidarité, on en parle ?

Hâte de découvrir la suite de cette histoire dans laquelle j’ai retrouvé avec plaisir Anne Chassin, documentariste de W3, et d’autres personnages de ce cycle que j’avais dévoré. J’ai également découvert mon copain David au fil du récit. Un bel hommage mérité.

Ce roman fait la part belle à un endroit que les auteurs affectionnent : l’Ile d’Oléron. Elle est un des personnages principaux de cette histoire. Il faut dire que ce lieu le mérite.

 

 

 

4 – Block 46, Johana GUSTAWSON

 

4ème de couverture :

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

Avis :

Johana Gustawsson c’est avant tout une rencontre humaine faite lors de la remise des Balais d’Or 2016. Une femme désarmante de simplicité et de gentillesse, avec qui je partage la passion pour la famille, les escarpins et les très bons vins rouges. Lors de notre 1er échange je savais que je rentrerai dans son univers et ne serai pas déçue. C’est chose faite.

Avec Block 46, Johana nous fait voyager dans deux pays quelle connaît par cœur, la Suède et l’Angleterre. Elle nous fait également voyager dans le temps, aux heures les plus sombres de notre histoire, au camp de Buchenwald où l’innommable et pire encore était le quotidien des prisonniers.

Johana nous offre un récit fort, remarquablement maîtrisé, sur un sujet qui concerne au plus près sa famille puisque son grand-père faisait partie des hommes qui ont libéré le camp de Buchenwald.

Le dénouement qu’elle nous a concocté est totalement inattendu. Elle sait tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout. Chapeau !

Puis son héroïne Alexis lui ressemble beaucoup et de facto je n’ai qu’une envie : la retrouver dans de nouvelles aventures. Ca ne devrait tarder puisque Mör attend que je me plonge dans ses pages.

Si vous n’avez pas encore lui Block 46, foncez ! Ce livre est un gros coup de cœur.

Johana tu m’as bluffée. Que du bonheur.

 

 

            4 bis – MÖR, Johana GUSTAWSSON

 

4ème de couverture :

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans. Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches… Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Avis :

J’ai attaqué ce roman à la suite de Block 46, et comme souvent j’appréhendais de ne pas retrouver la force du 1er roman lu dans le suivant.

Mais que nenni. Je ne regarderai plus jamais Johana Gustawsson de la même façon. Quel talent !

Une fois encore elle nous entraîne dans une histoire sombre et complexe, dans ce que les souffrances de l’enfance laissent comme trace chez certains. Ceux qui seront dans l’impossibilité de sortir de ce schéma et feront, sans répit, souffrir à leur tour. Comme une vengeance sur l’avenir. Un dû.

Nous retrouvons dans ce récit le duo d’enquêtrices : Emily Roy et Alexis Castells qui vont devoir affronter leur passé pour enfin solder les comptes et avancer.

Comme pour Block, Johana nous fait naviguer entre passé et présent et entre Angleterre et Suède. Cette fois le passé est le Londres du XIX siècle, avec ses quartiers populaires où sévit Jacques l’Eventreur. Une peinture sociale emprunte de réalisme sur la condition des moins nantis et la prostitution qui reste le seul recours pour ces femmes qui n’ont rien ou ont perdu le peu qu’elles avaient dans l’indifférence et le mépris de la bourgeoisie.

Dans ce roman les personnages principaux de Block 46 s’étoffent et se dévoilent pour notre plus grand bonheur. L’auteure nous offre, comme pour son roman précédent, un dénouement absolument inattendu, une chute incroyable. Un livre qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Et c’est rare. Très. Un immense merci.

 

 

5 – Le festin des fauves, Dominique MAISONS

4ème de couverture :

A Neuilly, un notable donne une somptueuse soirée libertine. Les hommes portent des masques de lions ou de chacals, les femmes sont les proies : gazelles ou biches. La fête s’achève dans un jaillissement de sang. L’hôte s’écroule. Un poison lui a fait exploser tous les organes. Qui est ce Judex qui revendique le meurtre et se présente en justicier ? Que viennent faire dans ce puzzle sanglant une maîtresse SM en guerre contre les hommes, trois frères brésiliens qui sèment la mort pour récupérer d’étranges urnes funéraires ?
Quand un nouveau grand ponte succombe aux avertissements de Judex, c’est tout l’appareil étatique et policier qui se retrouve en danger. Le Commandant Rossi sait qu’il est le premier fusible. Pour sauver sa peau, il doit remonter la piste de Judex jusqu’aux plus hautes sphères.

Avis :

J’ai rencontré Dominique Maisons pour la première fois le 19/11/17 via l’association Lire C’est Libre. Lors de nos échanges, je lui avais pris son « festin ». J’ai enfin trouvé un moment pour découvrir son univers, sachant que deux autres de ses écrits m’attendent dans ma Pal… Ami(e)s auteurs ne jamais désespérer.

Que peuvent bien avoir en commun la mort d’un plongeur sous-marin, des bocaux anciens couverts de mystérieux symboles en or, un poison complexe, un bal, une église qui porte bien mal son nom, un antiquaire, un manoir inaccessible ? Des histoires qui se croisent et s’entrecroisent pour composer ce fameux Festin. Et quel festin !

Celui qu’offre Dominique est saignant. Car les morts violentes se succèdent à un rythme soutenu. La violence, le sexe, la cupidité et la folie des hommes en sont la substance. Dominique nous entraîne dans l’ombre des puissants, des intérêts d’Etats (je dis bien Etats et pas citoyens), des intérêts qui ont leurs propres lois et leur propre vérité.

Le dénouement qu’offre Dominique est comme le reste de cet ouvrage passionnant, violent et inattendu. Ou lorsque les consciences s’éveillent… Et s’envolent par pigeons interposés.

J’ai énormément aimé ce livre, tant pour le style, la qualité d’écriture que le sujet abordé.

J’ai hâte de trouver un moment pour un autre RDV avec la plume de Dominique Maison et je vous encourage à le découvrir également.

 

6 – Brutale, J.Olivier BOSCO

4ème de couverture :

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.
Que veulent-ils ? Qui est cet  » Ultime  » qui les terrorise et à qui ils obéissent ?
Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

Avis :

Jacques Olivier Bosco, je l’ai découvert avec son roman « le cramé » que j’avais adoré (cf. ma chronique de l’époque) car j’y avais trouvé des lieux et des ambiances qui me parlaient (et pour cause mon JOB n’est-ce pas) et y étais tombée sous le charme du Cramé.

Que voulez-vous les mauvais garçons sont toujours attirants.

C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman, car j’étais certaine d’aimer. Banco. Encore une fois je suis sous le charme ! C’est rythmé, musclé, sexy. Du grand JOB.

J’ai adoré cette héroïne torturée, qui doit se battre contre elle avant tout. Qui déborde d’énergie et est un électron libre. Qui canalise ses pires pulsions au mieux, à sa façon imparfaite, mais efficace. Et la justice prend le visage de Lise : Le Mal, on le combat.

Je suis désormais impatiente de retrouver cette héroïne (et pas qu’elle Mister JOB) !

Me voilà accro à ton talent l’ami.

Et cette maladie, tout comme celle qu’a Lise, je ne m’en débarrasserai pas.

 

 

7 – Haute voltige, Ingrid ASTIER

4ème de couverture :

«Combien d’apocalypses peut-on porter en soi ?» Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache… Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache ? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours. De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko ?

Avis :

J’ai découvert l’auteure via ce roman. Jamais lu auparavant et jamais rencontrée (pour le moment).

Ce livre m’a scotchée par la qualité et la maîtrise de l’écriture. Il y a longtemps que je n’avais pas été autant emballée par un roman, même si j’en ai lu de bons récemment.

Ingrid Astier nous offre un récit prenant avec des personnages forts et attachants. Il est impossible de ne pas avoir d’empathie pour ce serbe solitaire et écorché vif et ce policier qui a du mal à trouver du temps pour ce qu’il y a de plus important : sa femme et ses filles.

Puis il y a les femmes de cette histoire, sensuelles et différentes à la fois (Ylana, Myriam et Tamara).

Mais avec un point commun : une force extraordinaire.

La fin du roman m’a laissé une drôle de sensation. Elle laisse présager une suite afin de connaître les tenants de certaines actions… Je refuse de me fier à la parole d’un indic.

Que voulez-vous j’ai foi en l’Humain.

Ingrid, par pitié, dis-moi que l’indic est un fumiste !

 

8 – Féroce, Danièle THIÉRY

4ème de couverture :

Une enquête du commissaire Edwige Marion.
Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.
Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…
De l’homme ou l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

Avis :

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

De plus…Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

 

9 –  Kiaï, Alexandra COIN & Eric KWAPINSKI

4ème de couverture :

Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l’une des jeunes filles, est placée d’office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l’exception des morts qu’il a laissés derrière lui et des années qu’il a passées dans la Légion comme tireur d’élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s’est désormais retiré. Jusqu’au jour où Peter Wolff, son vieux complice de randonnée, biker au look de Viking et prêtre défroqué, va attirer sur eux les foudres d’un groupe activiste catholique. Les méthodes de l’Inquisition renaissent de leurs cendres. En quoi cette croisade mortelle concernerait Marie ? Pourquoi elle seule pourrait y mettre un terme ?

 

Avis :

J’ai rencontré ce couple d’auteurs lors du salon de Nemours 2017. Une vraie belle rencontre en particulier avec Alexandra Coin , pour notre amour commun pour la nature et la vie simple et nos souvenirs d’enfance. Ils nous ont réunies ; Comme une évidence.

A l’époque il présentait leur 1er opus à 4 mains « la loi du talion », que je n’ai hélas pas lu.

La lecture de Kiaï m’a donné le désir de le faire pour mieux appréhender le personnage central de ce roman, héros du précédent.

Mais l’on peut tout à fait lire ces romans de façon individuelle, car les histoires sont distinctes.

Alexandra et Erik nous offre un roman fort sur les dérives sectaires, le pouvoir, la culpabilité, la vengeance et la folie. Mais c’est aussi une ode à cette magnifique région de l’Aude.

Les bruits et les odeurs de ces vallées, montagnes et forêts, m’ont accompagnée pendant toute ma lecture. Une immersion totale. Un vrai bonheur de lecture et un twist final génial. Merci à vous deux. Doublement.

 

10 – Les loups et l’agneau, Christophe DUBOURG

4ème de couverture :

1981

Borg traque inlassablement sa princesse. Il a l’espoir de trouver en de très jeunes filles la pureté et l’innocence auxquelles il aspire tant. Mais, invariablement, ses proies le déçoivent. Surgit alors Slavko, son double diabolique. Lui se charge du sale boulot. Pour multiplier les chances de trouver une véritable princesse, Borg décide de gagner une grande ville : Caen. C’est là que son destin croise celui de Jean. L’homme est un ancien mercenaire aguerri rongé par les fantômes de son passé. Sa nouvelle cible ? Robert Chevallier. L’homme est marié et père d’Alice, huit ans et demi. En acceptant ce contrat, le tueur d’élite ne se doutait pas qu’à son tour, il deviendrait une proie.

Avis :

 Christophe Dubourg, je l’ai rencontré à Noeux les Mines pour l’édition des Mines Noires 2017 où il avait déjà été mis dans la lumière.

Je l’y ai retrouvé avec plaisir cette année et nous avons fait une colo dissipée ensemble. C’était en mai chez les irréductibles Bretons de Plaine-Haute.

Ce livre-là, j’avais très envie de le lire depuis sa parution. C’est chose faite.

C’est un 1er roman prometteur avec quelques maladresses inhérentes à un premier roman, et qui, pour ma part, me le rendent encore plus attachant. Un très bon moment de lecture.

De plus Christophe nous offre un final inattendu et une histoire très sombre.

A découvrir de toute urgence

 

11 – Comme de longs échos, Elena PIACENTINI

4ème de couverture :

Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Avis :

J’avais jusque-là croisé Elena Piacentini sur plusieurs salons, mais n’avais pas encore découvert son univers littéraire malgré l’insistance de Geneviève Van Landuyt

Le moment de notre rencontre est enfin arrivé et voici mon retour sur le 1er roman d’Elena lu. Il m’en reste trois dans ma Pal…

Elena nous offre des personnages complexes, meurtris et attachants. Une histoire plausible et documentée. Cette fiction a été inspirée à l’auteure par un fait divers.

Les descriptifs de Lille, ville que j’aime, m’ont fait adhérer de suite à l’histoire, car connaissant les lieux, j’y étais totalement immergée, le récit prenait plus de force.

Comme un écho…

L’enquête aboutira, et un dénouement inattendu se fera jour.

Pour ma part, j’ai envie de retrouver cette équipe policière pour mieux la connaître et savoir, enfin, d’où provient la phobie de Mathilde. Il faudra bien qu’a un moment elle affronte ses souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Sa personnalité ne peut pas, à terme, se satisfaire de compromis.

 

            12 – Je servirais la liberté en silence, Patrick AMAND

4ème de couverture :

La veille du Festival International du Mime de Périgueux, son directeur artistique, Axel Blancard, est retrouvé sauvagement assassiné dans un jardin du centre-ville. Le monde artistique est en émoi et la police piétine. Il n’en fallait pas plus pour revigorer Gregorio Valmy, détective privé déprimé, en vacances dans la capitale périgourdine au moment des faits. Quelques discussions avec des érudits locaux et quelques rencontres insolites suffisent à l’enquêteur pour comprendre que cette affaire n’est pas banale. D’autant qu’Axel Blancard n’est autre que le petit-fils d’une des figures locales de la Résistance et frère du candidat socialiste à l’élection législative partielle : il n’en faut pas davantage pour qu’un passé douloureux ressurgisse…

Avis :

Je découvre cet auteur par ce livre qui est son troisième roman.

J’y fais la connaissance de son détective Grégorio Valmy originaire, comme l’auteur, de Poitiers.

 Ce roman nous replonge dans l’ambiance puante du 93 de la rue Lauriston. Nous permet de revoir à l’œuvre Henri Lafont et sa bande de voyous. De découvrir le parcours d’Alexandre Villaplane, qui de Capitaine de l’équipe de France de football est devenu l’un des pires collabos, membre actif de la BNA. La BNA (Brigade Nord-Africaine), créée par Lafont, est un ramassis de voyous de la pire espèce ayant rejoint la Gestapo pour leur enrichissement personnel. Ce roman nous fait découvrir les exactions commises en cette fin de guerre par cette troupe d’hommes sanguinaires et sans moral qui ont tué et torturé femmes, enfants et vieillards en plus des résistants.

Nous allons constater que le communisme très présent en France, et en particulier dans ce Périgord « rouge » surnommé la Petite Russie en 1944, inquiète et est sous surveillance.

Cette montée du communisme conduira le gouvernement français à lancer le 7 septembre 1950 l’opération « Boléro-Paprika » visant à arrêter les principaux dirigeants communistes espagnols établis en France et les communistes d’autres nationalités, membres supposés de la cinquième colonne.

Nous allons également découvrir, sans surprise, que les méchants ne sont pas tous punis et que l’Etat français, lorsque le nouvel ennemi est devenu de couleur rouge et que la paranoïa était à son comble pendant la guerre froide, en a recruté bon nombre.

Pour ma part j’ai découvert ce qu’étaient les réseaux Stay-behind *.

En revanche je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans ce roman. La période contemporaine du début, les descriptifs d’une ville que je connais par cœur, tout comme la Région, étaient pour moi trop longs je m’y perdais et m’y ennuyais. Je pense que c’est dû justement au fait que le roman se déroule « chez moi ».

En revanche j’ai été passionnée par toute la partie historique remarquablement documentée qui a fait écho à mes souvenirs personnels pour partie, mes deux grands-pères ayant vécu cette période, mes grand-mères également, qui ont pris des risques fous pour nourrir les maquisards qui se terraient dans les bois…

J’y ai également appris beaucoup sur cette période et ce qui en a découlé*.

Je vous suggère, à la lecture de ce roman qui mêle personnages fictifs et réalité, de pousser vos recherches personnelles. Des notes de l’auteur en fin de roman vous donnent de bonnes pistes à approfondir. Il y en a bcp d’autres lorsque l’on creuse.

Pour conclure, et c’est personnel, j’aurais préféré un roman purement historique. J’ai eu du mal à adhérer aux personnages contemporains du récit.

Mais comme toujours cet avis n’engage que moi et il me semble judicieux que vous vous fassiez le vôtre.

 

                13 – les sanglots de pierre, Dominique FAGET

4ème de couverture :

Hortense règne d’une main de maître sur le domaine de La Louvière. Cette femme indomptable et forte a connu des années difficiles. La Grande Guerre lui a volé son mari, le grand amour de sa vie, et son fils aîné est mort lors de la Seconde guerre mondiale.
En cet été 1955, elle aurait mérité que sa vie soit enfin douce et tranquille… Mais tout est compliqué par les manigances de son petit-fils qui projette de transformer le domaine familial en maison d’hôtes. Sans compter également ces meurtres qui se produisent dans le voisinage.
Est-ce un fou qui a décidé de semer la terreur dans la région  ? À la Louvière, Hortense pressent qu’il s’agit d’autre chose et que certains secrets du passé risquent de remonter à la surface et de bouleverser de nombreuses existences…

Avis :

Dominique Faget nous entraîne une fois de plus en Gironde pour cette nouvelle aventure qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire.

Des secrets de famille inavouables ne demandent qu’à resurgir et la vérité est un dû pour celui qui a vécu le pire.

Dominique nous offre un récit qui nous parle de notre histoire dans ce qu’elle a de pire.

De ces horreurs commises par des « bons français » animés par la haine, la bêtise, la cupidité et l’envie et qui ont, sciemment, au mieux aidé, au pire participé, à la mort d’hommes, de femmes et d’enfants. Elle nous parle de ces secrets, enfouis par commodité, et qui font exploser des familles.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Merci à Dominique Faget et aux Editions City pour leur confiance. Le roman sort officiellement aujourd’hui. RDV dans vos librairies.

 

 

            14 – Les corps brisés, Elsa MARPEAU

 4ème de couverture :

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

Avis :

 Ce récit est inspiré d’un fait divers réel qui est survenu dans l’Yonne dans les années 1980, ce qui lui donne une force supplémentaire, si nécessaire. Même s’il s’agit d’un thriller, le roman fait avant tout réfléchir sur la place des handicapés dans notre société et le regard que nombre de gens « normaux » portent sur eux. Il nous interroge également sur la façon dont nous ferions face si demain les gestes les plus simples de notre vie, que l’on considère comme acquis, devenaient un défi quotidien.

Car lorsque l’on perd la capacité de se défendre dans ce monde de performances on devient une proie, une victime. Une marchandise. Et l’on en est réduit à ça. Jusqu’à la mort. Car il y aura toujours des profiteurs et prédateurs de tout crin dont la jouissance passera par la souffrance (morale et/ou physique) qu’ils pourront affliger aux plus faibles en toute impunité.

Mais Clémence a réveillé en Sarah le goût de vivre… Le rouge sang coulera, éclaboussera les murs de la cave, le rouge feu flambera, mais le jaune soleil et le bleu des montagnes seront les plus forts et éclaireront l’horizon.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui fait la part belle au courage et à la détermination.

Je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour.

 

            15 – Blackstone, Guillaume RICHEZ

4ème de couverture :

Vous ne parvenez plus à détacher vos yeux de ces images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télévision, celles d’un bâtiment en ruine au-dessus duquel s’élève un long panache de fumée noire, ni de ces quatre caractères chinois en bas de l’écran, kǒng bù xí jī, « attentat terroriste »… Un Boeing 737 vient de s’écraser sur l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Pékin. Tel est le point de départ de Blackstone, un thriller paranoïaque sur fond de conflit entre deux superpuissances, les États-Unis et la République populaire de Chine. Confrontés au risque d’une nouvelle guerre froide, l’officier de la CIA Malone, l’agent spécial du FBI Rodriguez, la directrice du Service national clandestin Sanders et la sénatrice McGovern sont entraînés dans le tourbillon de l’Histoire en quête d’une vérité qui se dérobe sans cesse.

Avis :

 En 1er lieu je tiens à préciser que la géopolitique n’est pas ma tasse de thé. Vraiment pas.

J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Cela ne retire rien à la qualité d’écriture qui est indéniable, de même que le travail de recherches énormes que Guillaume Richez a dû réaliser et qui rend son récit crédible et lui apporte la force nécessaire. Les personnages ont une vraie présence et Malone comme Rodriguez sont diablement attachants.

L’histoire que nous offre l’auteur se déroule en pleine campagne électorale.

Obama est sur la sellette et l’ombre de Trump plane déjà sur la Maison Blanche.

Les guerres de pouvoir et les manipulations vont bon train.

Encore plus que nous, pauvres lecteurs également manipulés, n’aurions pu l’imaginer.

 

 

PHOBIA, un recueil qui fait du bien là où ça fait mal !


La double chronique de Collectif Polar

Ce matin notre super chroniqueur Jean Paul vous parlais de son ressenti sur Phobia.

Ce soir c’est Ge qui va tenter de vous convaincre d’acheter ce titre.

Le livre :  Phobia. Collectif Paru le 14 mars 2018 chez J’ai Lu dans la collection J’ai lu Thriller. 5€ ; (317 p.) ; 18 x 11 cm.

Phobia

Les 14 auteurs de polar impliqués dans ce projet ont tous des parcours différents mais un point commun : se rassembler pour donner naissance à Phobia.

Dans ce recueil de nouvelles inédites, nos phobies sont disséquées – peur du noir, de la mort, des araignées et même des cons… – et nous lecteurs, sommes malmenés, certes, mais pour la bonne cause !

Le post-it de Ge

J’ai enfin mon Phobia !

Il était temps !

Oui je l’ai cherché durant mes vacances mais ne l’ai point trouvé sur mon lieu de villégiature. Et puis j’ai eu une semaine de reprise bien agitée puis une deuxième très intense en obligations de toutes sortes !Aussi… J’ai oublié d’acheter Phobia

Aussi en ce lundi de repos, j’ai pu allez tranquillement le chercher chez mes libraires. Il faut dire que ce matin Jean Paul sonnez le rappel ICI

Oui je sais cela fait déjà un mois qu’il est sorti et alors il vaut mieux tard que jamais, et si jamais comme moi vous ne le trouvez plus dans votre librairie vous pouvez encore le commander.

Ce qui est certain c’est que vous allez retrouver quelques plumes que l’on aime beaucoup ici chez Collectif Polar mais aussi quelques autres que je découvre avec ce recueil de quatorze nouvelles qui dissèquent les phobies de l’homme : peur du noir, de la mort, des araignées ou des chiens.

Ce petit bouquin est vendu au profit de l’Association européenne contre les leucodystrophies (ELA).

Alors s’il vous plait ne l’achetait pas en occasion car dans ce cas rien n’est reversé à l’association. Il coûte 5 euros, oui je sais pour certain ça peut-être une somme.

Aussi si vous ne pouvez pas l’acquérir, j’en ai recommandé quelques exemplaires chez mon libraire, et avec Collectif Polar nous tacherons de vous les faire gagner !

Bon allez , je vous laisse, je commence la lecture de Phobia.

Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre,

Voici quelques parole d’auteurs ayant donné de leur temps pour une bonne cause !

Il nous dises pourquoi ils sont participé à l’aventure Phobia ?



 

 Pourquoi « Phobia » ?

« J’ai accepté de m’impliquer dans « Phobia », tout simplement parce que si on peut, on le fait. Quant à la nouvelle, elle est venu d’une devinette que je pose parfois : quelle est la personne avec laquelle on passe le plus de temps et qu’on connaît le moins ? La réponse est : soi-même. J’entends par là que, confronté à une situation extrême, on ne sait jamais vraiment comment on réagira. Pour essayer d’en savoir plus, j’ai dû écrire l’étrange situation (Le Refuge) qui se trouve dans « Phobia » et qui confronte le héros à une phobie inattendue. Maintenant, je sais un peu mieux ce que j’aurais fait dans une telle situation. Mais vous ?  »
 Nicolas Beuglet 

 Pourquoi « Phobia » ?

« Quand Damien Eleonori, le coordinateur du projet Phobia, est venu me demander si je voulais participer à un recueil de nouvelles caritatif, j’ai accepté sans réfléchir. J’ai tout de suite aimé le challenge : monter un recueil au profit d’une association, regroupant des auteurs du paysage du polar français. Il y avait un petit goût d’impossible, exactement le genre de challenge que j’aime. Le thème des phobies proposé était également porteur, la peur des chiffres (ma nouvelle s’intitule 1 + 1) a été un moteur intéressant dans l’écriture, je me suis inspiré au départ d’un témoignage trouvé sur le net, et je me suis demandé jusqu’où une phobie pouvait nous emmener, nous faire déraper ou nous faire errer à la frontière de nos hallucinations. »
Nicolas Koch 

 Pourquoi Phobia ?

« Quand Damien Eleonori, coordinateur du projet « Phobia », m’a contacté pour participer à ce recueil de nouvelles pour une belle action, j’étais sur l’écriture d’un roman et d’une série, pas disponible… Mais en demandant de quoi il s’agissait et en écoutant la réponse, j’ai tout de suite dit oui en pensant aux enfants atteints de Leucodystrophie ainsi qu’à leurs parents et à ce que nous pouvions faire, ensemble, pour l’association Ela. »  Chris Loseus 

 Pourquoi Phobia ?

« J’ai grandi dans une famille où le handicap et les maladies génétiques étaient une question quotidienne, ou plutôt une lutte quotidienne : ma tante maternelle est atteinte de la maladie de l’ostéogénèse imparfaite et mes grands-parents ainsi que mes parents ont voué leur vie à la bataille pour l’intégration et le soutien des familles touchées par le handicap. M’engager aux côtés de l’Association Européenne contre les Leucodystrophies n’est que la continuité de notre combat familial. »  Johana Gustawsson 

📖 Le recueil de nouvelles « Phobia » est dès à présent disponible au prix de 5 € en librairie.

PHOBIA


La double chronique de Collectif Polar

Ce matin notre super chroniqueur Jean Paul vous parle de son ressenti sur Phobia.

Ce soir je tenterai, après l’avoir récupéré chez mon libraire, de vous convaincre d’acheter ce titre.

Allez c’est parti pour la chronique de Phobia


Le livre :  Phobia. Collectif Paru le 14 mars 2018 chez J’ai Lu dans la collection J’ai lu Thriller. 5€ ; (317 p.) ; 18 x 11 cm.

Collectif (Nicolas Beuglet, Jean-Luc Bizien, Armelle Carbonel, Sonja Delzongle, Damien Eleonori, Johana Gustawsson, Nicolas Koch, Mickaël Koudero, Chris Loseus, Ian Manook, Eric Maravelias, Maud Mayeras, Olivier Norek et Niko Tackian) 

4e de couv :
Si vous aimez les nouvelles, si vous aimez les auteurs réunis dans ce livre ou que vous voulez les découvrir, n’hésitez pas. Vous faites une bonne action… et je vous promets un bon moment de lecture !
Dans ce recueil de nouvelles inédites, nos phobies sont disséquées – peur du noir, de la mort, des araignées et même des cons… – et nous lecteurs, sommes malmenés, certes, mais pour la bonne cause !
……………………
Extrait : 
Allongé sur mon lit, je repense à la séance du jour en fixant le plafond. Là je suis certaine de n’y voir aucun chiffre. Il est tout blanc rien, ne vient me perturber. Ça me rassure, je me sens bien lorsque je contemple le néant.
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

En général il n’est pas facile de parler d’un recueil de nouvelles…

Pour Phobia l’exercice devient une facilité évidente !

Quand 14 “supers” auteurs se mettent au service d’une belle cause, ELA, (Association Européenne contre les Leucodystrophies, maladies génétiques rares), c’est tout leur talent qui est mis en avant en nous proposant 14 nouvelles toutes plus surprenantes et cauchemardesques les unes des autres !!!
Ce recueil “parlera“ à tout le monde car des phobies nous en avons tous…

Les araignées, le temps qui passe, les maladies, les méfiances envers nos voisins, notre patron voire notre famille… Qu’elle soit violente ou invisible, la phobie devient petit à petit incontrôlable, elle est partout.

 Phobia devient alors une manière pour nous tous de tendre la main à toutes ces personnes atteintent d’une grave maladie génétique.
Phobia c’est aussi 5 euros (Le prix d’un sandwich, moins cher qu’un paquet de cigarettes…), dont 1 euro reversé directement à l’association !

 Alors je compte sur vous.

Nous comptons tous sur vous…

 Un grand merci aux auteurs qui ont offert leur temps et leur talent à ELA.

Top 10 des flingueuse, 9 : Top 10 du Porte Flingue 1


Top 10 des flingueuse, 9

Top 10 du Porte Flingue 1

Les Polars Français


Je vais vous présenter mes chouchous de 2017

Une quinzaine d’auteurs qui ont chacun à leur manière su me toucher, me surprendre, m’intriguer, me bouleverser.

Quinze auteurs français comme autant de mois de l’année.

(Et oui,un peu de poésie dans ce monde noir… Et nous aimerions tellement avoir plus de temps pour lire !)

Un top 10 sous forme de Top 15

En rouge, je vous propose mes petis avis


1 : Sandrine Collette

Les larmes noires sur la terre  de Sandrine Collette

 

Les larmes noires sur la terre  de Sandrine Collette

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

« Ce livre a une vraie puissance de feu. Elle a beaucoup de talent Sandrine Collette » « Cette sombre histoire émeut grâce à ses remarquables portraits de femmes luttant contre la misère. » « C’est un roman qui remue les tripes. Une claque d’humanité. Bref c’est un petit bijou. J’adore ! »

 2é ex aequo : Elena Piacentini

Aux vents mauvais : une enquête de Pierre-Arsène Leoni  de Eléna Piacentini

Aux vents mauvais de Eléna Piacentini

Au début, il y a le couteau qu’un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l’arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.
Septième aventure du commandant de police corse à Lille. Dans les caves d’une maison en démolition, la découverte d’un cadavre scalpé permet à Leoni de rouvrir un dossier de disparition non élucidée. Le policier et son lieutenant Thierry Muissen mènent une enquête au cours de laquelle les destins de Jean-Toussaint, Mamilouise et Marie-Eve se croisent.

Comme de longs échos  de Eléna Piacentini

Comme de longs échos  de Eléna Piacentini

Une femme est retrouvée par son mari étranglée dans son lit. Leur fils de quelques mois est introuvable. Un ancien policier sort de sa retraite pour enquêter sur cette affaire qui lui semble bien trop similaire à une autre qu’il a menée plusieurs années auparavant. Cela l’amène à faire la rencontre de la mystérieuse capitaine Mathilde Sénéchal.

  L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien.
Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire.
À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…
Prix Transfuge du meilleur polar français 2017.

2e ex aequo : CamHug

Ilya Kalinine  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

On a raconté beaucoup de choses sur Ilya Kalinine. On a dit de lui que c’était un monstre, un assassin de la pire espèce qui tirait son plaisir de la souffrance de ses victimes. On a dit aussi qu’un seul homme ne pouvait pas avoir tué autant de gens et qu’il devait s’agir d’une légende derrière laquelle se cachait une organisation criminelle. D’autres ont prétendu qu’il n’existait pas. Et pourtant, Ilya Kalinine a existé. Depuis cet endroit et ce jour où j’écris ces lignes, je suis sans doute la dernière à pouvoir raconter son histoire. Je m’appelle Vera et je suis la mère d’Ilya Kalinine. Il est le fruit de notre époque. Il en a la dureté. Je l’ai élevé, je l’ai aimé, il m’a aimé en retour. Les monstres n’aiment pas, je peux vous le dire. Ou alors, nous sommes tous des monstres.
Ilya Kalinine et sa soeur, Tania, illégalement adoptés, grandissent en Pologne à l’époque de l’URSS. Après cinq ans de misère passés en orphelinat, les enfants s’échappent. Le garçon infiltre plus tard un réseau de prostitution, animé par son désir de vengeance.
Nathalie Hug et Jérôme Camut offrent un récit très sombre des origines d’Ilya Kalinine, assassin redoutable ou prête-nom d’une organisation criminelle. Ilya Kalinine le criminel qui hante la trilogie W3, dont le premier volet, Le Sourire des pendus, a obtenu le Prix des lecteurs policier du Livre de Poche.

Islanova  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

Islanova  de Jérôme Camut & Nathalie Hug

 » L’avenir n’attend que notre bon vouloir  » : l’usage de la violence pourrait-il rendre le monde meilleur ?

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

3 ex aequo: Olivier Norek

Ce polar est monstrueusement humain,  » forcément  » humain : il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre, il y a juste des peurs réciproques qui ne demandent qu’à être apaisées. 
Bouleversant

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

3 ex aequo : Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Au coeur du Cantal, dans la chaleur d’août 1914, les hommes se résignent à partir se battre, là-bas, loin. Joseph, tout juste quinze ans, doit prendre soin de la ferme familiale avec sa mère, sa grand-mère et Léonard, vieux voisin devenu son ami. Dans la propriété d’à côté, Valette, tenu éloigné de la guerre en raison d’une main atrophiée, ressasse ses rancoeurs et sa rage. Et voilà qu’il doit recueillir la femme de son frère, Hélène, et sa fille Anna, venues se réfugier à la ferme. L’arrivée des deux femmes va bouleverser l’ordre immuable de la vie dans ces montagnes.

C’est noir mais tellement beau !! C’est ….. Je n’ai pas de mots …. on monte en puissance ! C’est … Une merveille ce livre. Un pur chef d’oeuvre.

 Rien d’autre à rajouter

 4 : Dominique Maisons

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons

On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons

Un thriller d’atmosphère envoûtant et sanglant. L’Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max: lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres –, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

Dominique Maisons a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.

5  : Nicolas Lebel

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel 

De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel 

Paris, jeudi 24 mars 2016  : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules  : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale

5 ex aequo : Niel Colin

Seules les bêtes de Niel Colin

Seules les bêtes de Niel Colin

Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée qui fait l’ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste et que l’hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, elles prennent la parole et chacune a son secret, presque aussi précieux que sa propre vie. Et si le chemin qui mène à la vérité manque autant d’oxygène que les hauteurs du ciel qui ici écrase les vivants, c’est que cette histoire a commencé loin, bien loin de cette montagne sauvage où l’on est séparé de tout, sur un autre continent où les désirs d’ici battent la chamade.

Avec ce roman choral, Colin Niel orchestre un récit saisissant dans une campagne où le monde n’arrive que par rêves interposés. Sur le causse, cette immense île plate où tiennent quelques naufragés, il y a bien des endroits où dissimuler une femme, vivante ou morte, et plus d’une misère dans le coeur des hommes.

Une voiture est retrouvée au départ d’un sentier de randonnée. Sa conductrice a disparu. Les gendarmes recueillent des témoignages qui révèlent, chacun, les lourds secrets d’une vie. Dans ce roman noir et social la vie est rude, les fermes sont isolées, les paysans taiseux. Et il y a aussi ce vent qu’on appelle « la Tourmente ». Ici l’humanité apparaît avec ses petites mesquineries, ses errances insaisissables, ses ténèbres insoupçonnées. Amer, voire grinçant, mais profondément humain.

 

 6 : Hervé Jourdain

 Femme sur écoute  de Hervé Jourdain

Femme sur écoute  de Hervé Jourdain
Où jeux politiques, sexe et sécurité trouvent matière à s’écouter. Et, sur un malentendu, à s’entendre. Par un flic-écrivain lauréat du Prix du Quai des orfèvres.
Manon est strip-teaseuse et escort girl dans le quartier du Triangle d’or à Paris. Elle vit avec sa soeur, étudiante en philo, et le bébé qu’elle a eu avec Bison, incarcéré en préventive pour un braquage raté. Manon ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Le plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie.
Pôle judiciaire des Batignolles. Les enquêteurs de la brigade criminelle, tout juste délogés du légendaire 36 quai des Orfèvres pour un nouveau cadre aseptisé, s’escriment à comprendre pourquoi chacune des enquêtes en cours fuite dans la presse. Compostel et Kaminski sont à la tête d’une jeune garde, qu’a récemment rejointe Lola Rivière. Absences répétées, justifications aux motifs évasifs… La réputation de l’experte en cybercriminalité n’est pas brillante. Compostel a malgré tout décidé de lui accorder sa confiance en lui remettant pour dissection l’ordinateur de son fils, suicidé trois ans plus tôt.
Sexe, politique, sécurité… Et des morts sans connexions apparentes. Au plus près du réel, en s’appuyant sur le système des écoutes téléphoniques, Hervé Jourdain bâtit une intrigue à l’architecture saisissante, doublée d’un portrait (à l’acide) de son époque.

 7 : Michaël Mention

 Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

A Cotton Warwick, village coupé du monde dans l’outback australien, les habitants survivent plus qu’ils ne vivent, partageant leur quotidien entre chasse au kangourou et soirées au pub. Mais une série de morts suspectes commence à bouleverser leur vie.

« Ici, il n’y a rien. Excepté quelques fantômes à la peau rougie de terre, reclus dans le trou du cul de l’Australie. Perdus au fin fond du Northern, ce néant où la bière est une religion et où les médecins se déplacent en avion. »

Australie, Territoire du Nord.

Dans l’Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l’autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n’oublierez jamais Cotton’s Warwick.

 

La voix secrète de Michaël Mention

La voix secrète de Michaël Mention

Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.

8 : Elsa Marpeau

Les corps brisés de Elsa Marpeau

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une «spéciale», elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le «docteur Lune».
Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien…
Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance.

 8 ex aequo Ingrid Astier

Haute voltige  de Ingrid Astier

 

Haute voltige  de Ingrid Astier

Aux abords de Paris, le convoi d’un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l’envergure de l’affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko – une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l’or aux doigts, comme si c’était chez lui, du dôme de l’Institut de France à l’église Saint-Eustache…

Derrière l’attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n’est pourtant ni l’argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu’égarée.

Ranko est un solitaire endurci, à l’incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l’histoire de l’ex-Yougoslavie. L’attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d’échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre – à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l’art et dérober ses plus belles œuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l’amour planent comme des vautours.

De la police, d’une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

Ingrid Astier nous livre avec Haute Voltige un récit romantique, fiévreux et épique, dans lequel le roman policier croise le roman d’aventures.

9 : Johana Gustawsson

Mör de Johana Gustawsson

Mör de Johana Gustawsson

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair. Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation. Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?

 

9 ex aequo : Sonja Delzongle

Récidive de Sonja Delzongle

Récidive de Sonja Delzongle

Saint-Malo, hiver 2014. Du haut des remparts, sorti de prison, Erwan Kardec contemple la mer en savourant sa liberté. Il y a trente ans, il a tué sa femme à mains nues, devant leur fille, Hanah. Jamais il n’aurait été démasqué si la fillette n’avait eu le courage de le dénoncer. Malade, nourri d’une profonde haine, il n’aura de cesse de la retrouver avant de mourir.
A New York, au même moment, Hanah, qui a appris la libération de l’assassin de sa mère, est hantée par le serment qu’il lui a fait de se venger. De cauchemars en insomnies, son angoisse croît de jour en jour. Pourquoi a-t-il tué sa mère? Quand surgira-t-il? Quels sont ces appels anonymes?
La confrontation est inévitable.
Quand on est traqué, mieux vaut-il se cacher, ou regarder la mort dans les yeux?

 

10 : Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian

Elle aime saboter la vie des autres, elle n’éprouve aucune empathie, elle poursuit un but, elle est toxique.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau.
Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

« C’est émouvant, c’est palpitant » « Un excellent polar bien noir. Si vous aimez Braquo, Toxique est fait pour vous ! »

 

 10 ex aequo Gérard Coquet

Connemara black  de Gérard Coquet

Connemara black  de Gérard Coquet

La Connemara Black est une mouche artificielle permettant au pêcheur de ne jamais rentrer bredouille… C’est également le nom d’un ancien groupe armé de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise. Mais c’est aussi le surnom donné aux filles vivant dans cette baie, à l’ouest de l’Irlande.

Elles sont souvent très belles mais plus revêches à apprivoiser qu’un poney des tourbières. Ciara McMurphy en est une. Après un mariage raté, elle a fui la région et s’est engagée dans la Garda, la police locale.

Mais lorsqu’une série de meurtres balaie la ville de Galway, c’est elle que le commissaire Grady choisit d’envoyer sur ses terres natales afin de surveiller ce qui reste des indépendantistes.

Et entre autres le vieux Zack, un chef de clan, un patriarche qui – entre terres désolées, légendes d’un autre temps, cimetières abandonnés et ex-combattants de tous bords – veille dans l’ombre… Mais sur quoi veille-t-il ?

Ici les hommes sont comme leur terre, coriaces et rugueux… Avec une intrigue au cordeau Gérard Coquet nous embarque dans une Irlande où les fantômes du passé se mêlent à la tourbe et au sang !

10 ex aequo

Retour à Duncan’s creek  de Nicolas Zeimet

Retour à Duncan’s creek  de Nicolas Zeimet

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d’enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi.

C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt- dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire.

Mais de Los Angeles aux montagnes de l’Utah, à travers les étendues brûlantes de l’Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l’équilibre fragile de leurs vies.

Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n’auront alors plus d’autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d’ombre qui les habite… et à se confronter à leurs propres démons.

Magique, puissant, rock, c’est le genre de roman noir que vous n’avez pas envie de terminer, de ceux qui laissent des traces indélébiles… Superbe !

Voilà vous avez entre vos mains ma première sélection.

D’ici la fin du mois, vous aurez la suite de mes top 10.

D’abord les premiers polars, premiers ou deuxième parfois.

Et enfin j’essaierai de vous proposer quelques romans étrangers.

Mais normalement demain c’est « Auteur à l’Honneur »

Ou alors ce sera après demain….

A bientôt donc pour tout cela et aussi nos chasses aux livres et autres petites activités.

Le Top 10 des Flingueuses, 7


Le top 10 2017 des Flingueuses pour Collectif Polar

 Voici le top 10 d’Emilie

Bon ok, je vais vous détailler tout cela.

Il faut bien qu’un porte flingue ça serve à quelque chose !

Donc je disais..

Le top 10 des Flingueuses

By Emilie

 

Mor de Johana Gustawsson

Mor de Johana Gustawsson

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

« Un écrivain audacieux et bourré de talent. » 
« Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d’un immense talent. »
« Fascinant et terriblement efficace. » 

 

Une bonne intention de Solène Bakowski.

Une bonne intention de Solène Bakowski.

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.

 

Givrée de  Gina Dimitri

 

Givrée de  Gina Dimitri

Il vous trompe, vous en avez la certitude…
Et vous ne comptez pas en rester là ?

Il vous ment, vous en avez la preuve…
Et vous avez la ferme intention de le lui faire payer ?

Il vous humilie, vous en avez assez…
Et vous cherchez de l’aide pour concocter votre vengeance ?

Il vous tarde de le voir ramper, vous supplier…
Et vous êtes prête à en payer le prix ?

Contactez-nous à l’adresse suivante:
helpme@GIVREES.com 

 

 

Résistants de Thierry Crouzet

Résistants de Thierry Crouzet

Le thriller qui va changer votre regard sur les antibiotiques !

« Une très bonne intrigue, bien développée, réaliste. Un travail de recherche monumental. Un livre important à mettre entre toutes les mains. » Emilie
« Résistants est un vrai page-turner ! » Sandrine
« Un livre qui, une fois commencé, ne se lâche plus. Il y a toujours un rebondissement ou une information scientifique pour relancer le suspense. Pédagogique et ludique à la fois, on se prend d’affection pour les personnages. On ressort de ce livre en étant informé, tout en ayant passé un excellent moment. » Sonia

Yash tue en répandant une bactérie mortelle dans la population ; Katelyn résiste physiquement et combat l’infection.
Mer des Bahamas. Katelyn, étudiante en médecine, travaille sur le yacht d’un milliardaire pour l’été. Elle s’amuse comme jamais… jusqu’à ce qu’une épidémie emporte les passagers dans d’atroces souffrances. Pourquoi est-elle la seule survivante ?
Surnommée « adversus », la bactérie tueuse résiste à tous les traitements connus. Recrutée et formée par l’Anti-bioterrorism Centre, Katelyn est chargée d’une mission : retrouver l’infecteur, quitte à entrer dans son intimité. Mais l’homme qu’elle pourchasse ne tue peut-être pas aveuglément.
Lancée dans une course contre la montre, la jeune épidémiologiste découvre un monde médical labyrinthique et un futur apocalyptique, une menace bien réelle à laquelle fait face l’humanité.

 

Tenebra Roma Donato Carrisi

Tenebra Roma Donato Carrisi

Rome va plonger dans les ténèbres pendant 24 heures, toutes les lumières de la ville vont s’éteindre.

Dès le crépuscule, un tueur de l’ombre se met à frapper. Aucun habitant n’est à l’abri, même enfermé à double tour. Crime après crime, le mal rejaillit sous sa forme la plus féroce.

Marcus, pénitencier qui a le don de déceler les forces maléfiques, échappe de peu à ce bourreau mystérieux. Mais qui a pu lui vouloir une mort si douloureuse ?

Épaule par Sandra, photographe de scènes de crime pour la police, il doit trouver la source du mal avant qu’il ne soit trop tard…

 

 

Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

Mon amie Adèle de Sarah Pinborough

Louise
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

David
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

Adèle
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ? Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ? Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?

« Sarah Pinborough va devenir votre nouvelle obsession. » Harlan coben

« Bravo. »  Stephen King

La fille d’avant de J.P. Delaney

La fille d’avant de J.P. Delaney

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch.
JP Delaney est le pseudonyme d’un écrivain qui a publié plusieurs romans à succès sous d’autres noms. La Fille d’avant est sa première incursion dans le thriller psychologique.

La balade électrique d’Emily Archer  de Jof Brigandet

La balade électrique d’Emily Archer  de Jof Brigandet

Selon les critères du FBI, Sam Scott est un tueur « unlisted », aux motivations multiples et aux modes opératoires Imprévisibles. Alors que professionnellement tout va de mieux en mieux et qu’il vient d’obtenir une grosse somme d’argent, un homme et sa fille, les Archer, vont imprudemment lui souffler l’appartement qu’il convoitait. Sam décide de les tuer.

Emily Archer est gravement handicapée et clouée dans un fauteuil. Sam Scott, que révulse ce genre de personne, décide alors de faire durer le plaisir avec cette proie facile et sans défense.

J’ai toujours eu un grand sens de l’équité, je tuais tout le monde, de toutes les races et de tous les âges ; cela dit, je tuais plus de femmes que d’hommes, c’est certain. La raison en est simple, elles sont à la fois plus belles, mais souvent bien plus dégoûtantes que les hommes. Un homme qui se gratte les fesses ou les parties génitales, je ne trouve pas cela choquant, c’est dans l’ordre des choses, mais une femme qui remonte ses seins ou se gratte le nez, ça c’est ignoble. »

 

La dernière des Stanfield de Marc Levy

La dernière des Stanfield

Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Géographic, elle vit à Londres. Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.

George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec. Un matin, il reçoit une lettre anonyme accusant sa mère des mêmes faits.

Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas. L’auteur des lettres leur donne à chacun rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore.

À Baltimore, le corbeau est absent. George-Harrison et Eleanor-Rigby se rencontrent en découvrant, accrochée au mur du bar, une photo de leurs mères ensemble, quand elles avaient trente ans.

Quel est le lien qui les unit ? Quel crime ont-elles commis ? Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?

 Elle est journaliste et vit à Londres. Il est ébéniste et vit au Québec. Tout les oppose, et pourtant… ils vont découvrir qu’un secret de famille lie leurs destins.
Entre suspense et émotion, Marc Levy nous entraîne au coeur d’un jeu de piste haletant, un mystère qui hante trois générations. » « Virtuose, palpitant et émouvant. »

Double piège  de Harlan Coben

Double piège  de Harlan Coben

Vous pensez connaître la vérité.
La vérité est que vous ignorez tout.

New Jersey, aujourd’hui.
Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon. Un jour, un homme apparaît à l’écran, jouant avec sa petite Lily. Un homme que Maya connaît bien : Joe, son mari… qu’elle vient d’enterrer.
Un choc. Et de troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l’arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la sœur de Maya, Claire, trois ans plus tôt.
Mort ou vivant, qui était vraiment Joe ? Doit-on croire tout ce que l’on voit ?
Pour Maya, l’heure est venue de plonger dans un passé trouble ; un monde à la frontière entre vérité et illusions. Un monde dangereux, dont elle pourrait être la nouvelle victime.

Meurtres classés sans suite, vengeance familiale et mystérieuse résurrection…

Un suspense paranoïaque vertigineux, par le boss du Thriller.

 

Et voilà vous savez tout du top 10 de notre  jeune flingueuse.

Et, en plus, ce soir,  vous en saurez encore plus sur Emilie puisque nous papoterons  ensemble.

Alors à ce soir pour une ITW sériale lectrice

Et

A très vite pour d’autres Tops à venir, celui d’une petites nouvelles mais aussi le ou les miens

Ge porte flingue de Collectif Polar

Mon Saint-Maur en poche 2017, deuxième épisode


Saint Maur en Poche mon Amour

(Suite)

Samedi 24 juin 9h10.

Alors que le 9e Festival du livre en format poche de Saint Maur se prépare à ouvrir ses portes, je reviens sur les lieux du crime que j’avais quitté la veille en milieu de soirée. Et là que de changements durant la nuit. Le marché du livre que j’avais laissé s’est transformé en un véritable salon de la lecture. Un écrin de la littérature. Dieu que c’est beau !

Donc en ce samedi matin, je rejoins mes amis Yvan et Dominique, nos Alsaciens déjà sur place. Nous récupérons nos passe VIP. Et nous assurons l’accueil des auteurs qui débarquent eux aussi pour prendre leur badge et leurs petits cadeaux.

En fait d’accueil, nous les saluons, les bisons et profitons de la relative tranquillité du moments pour discuter avec eux. Et heureusement car pour certains d’entre eux, je n’aurais même plus le temps d’aller les revoir sur leur stand durant les 2 jours de folie qui vont suivre.

Samedi 24 juin 10h.

Les portes s’ouvrent, les premiers lecteurs sont au rendez-vous !

Voilà, cette fois, je sais que les hostilités sont lancées. Et en fait d’hostilité se sera des tonnes de bisous que je vais distribuer au grès de mes pérégrinations sur le salon.

J’ai, je crois, jamais fait autant de bises qu’en ce samedi 24 juin 2017.

Alors Saint Maur en Poche 2017 démarre sur les chapeaux de roue mais aussi sous les plus belles des auspices , surtout sous le signe de l’amour, de l’amitié et du partage.

 Samedi 24 juin 11h

Bon ce samedi j’ai décidé de suivre un maximum de plateaux polars. C’est le programme de la journée et elle commence à fonds les manettes avec une scène littéraire de l’ami Yvan du blog  EmOtion avec Barbara Abel et François Xavier Dillard.

Barbara Abel / François-Xavier Dillard, ces deux là se connaissent visiblement bien car ils nous ont fait beaucoup rire même si les thèmes abordés dans leurs bouquins sont du genre » famille je vous hais « !

Entre deux chamailleries, ils nous ont parlé de leurs deux derniers romans (Je sais pas et Ne dis rien à papa)

 

Puis ce fut mon tour de soumettre à la question Elena Piacentini et Benoit Minville.

Au contraire de mon ami Yvan, j’avais choisi de confronter deux auteurs qui ne se connaissaient pas du tout mais pour lesquels j’avais ressenti une émotion similaire.

Il y a été question de personnages, de noir, de noir social voire politique. Perso j’ai vécu un beau moment. Visiblement mes auteurs aussi. Maintenant, reste à attendre le verdict de la vidéo à venir.

A lire d’Elena Piacentini, le dernier roman Aux vents mauvais, la première enquête du Commandant Léoni, Un corse à Lille et de Benoît MinvilleRural noir.

benoit elena et moi

 

Puis à nouveau ce fut à Yvan d’enchaîner avec un plateau dédier à la toute jeune collection Milady Thriller chez Bragelonne  dirigée par la géniale Lilas Seewald !

On retrouvera sur le plateau Johana Gustawsson / Steve Cavanagh (accompagnés de leur éditrice de Bragelonne / Milady Lilas Seewald)

Je reprends les mots d’Yvan pour relater cette scène littéraire :

« Quand deux phénomènes du thriller se retrouvent sur un même plateau. Lilas Seewald de chez Bragelonne a beaucoup de chance d’avoir à son catalogue deux écrivains aussi talentueux et aux univers aussi uniques. La marseillaise Johana (Mör) nous a raconté son parcours atypique qui explique ses histoires entre Suède et Angleterre, et l’irlandais Steve (Un coupable idéal) a parlé de son étonnant personnage d’avocat (et ce qu’il a de commun avec lui). »

Voilà la matinée s’achevait sur ce belle échange. Vite, vite il était déjà 13h et il nous fallait rejoindre le bus qui n’attendait plus que nous pour aller enfin déjeuner.

Saint Maur en poche commençait bien, même si c’était sur les chapeau de roue.

Samedi 24 juin 14h30

De retour sur le salon en ce début d’après midi nous avons eu un peu de temps pour papoter avec les copains qui avaient venus de loin pour participer à SMEP.

Car oui, Saint Maur en poche c’est aussi ça, c’est l’occasion de revoir les potes souvent rencontrés sur Facebook ou sur d’autres salons. Et SMEP est tous les ans un point de ralliement pour passer du virtuel au réel.

 

Bon c’est pas tout cela mais on a à nouveau des plateaux, enfin surtout Yvan et l’ami Fred qui rentre en scène lui aussi.

Samedi 24 juin 16h00

D’abord Yvan qui va rencontrer un de ses auteurs préférés, un des miens aussi. Presque une idole.

Ce grand monsieur de la littérature française n’est autre que Pierre Bordage.

Et 10 minutes de tête à tête avec Pierre Bordage, c’est presque dommage tellement son univers, ses univers sont riches. Mais Yvan s’en est sorti comme un pro. Il a réussi à faire ressortir la quintessence de l’oeuvre de ce super écrivain.

Merci messieurs pour ce beau moment

 

Là nous avons eu une petite demi heure, pour profiter et savourer avec les amis fans de Bordage comme nous, ce moment que l’on venait de vivre. J’ai eu l’impression que nous avions tous le sentiment d’avoir été privilégié(e)s.

Samedi 24 juin 17h30 passé

Et enfin, l’ami Fredo Fontes du blog  4deCouv a fait son entrée sur scène. Il était entouré du talentueux Dominique Maisons et du génialissime Michaël Mention.

Il y a été question de polar historique. Leurs deux dernières parutions ayant pour cadre Paris et le 19e siècle. Michaël Mention avec La voix secrète, et Dominique Maisons avec On se souvient du nom des assassins.

Fredo les a questionnés sur leur manière d’appréhender le genre. Un genre qui perso m’intéresse énormément, surtout quand c’est ces deux auteurs qui sont à la barre.

-Non c’est pas du polar maritime, mais enfin pourquoi, vous ne posez cette question ? lol

 

Enfin dernier plateau de cette belle journée. On retrouve Yvan avec Antonin Varenne et Bernard Minier.

Ces deux là aussi affichent une belle complicité et se charrient beaucoup sur le plateau. Mais Yvan ramène de l’ordre. Et en parlera western,  nature et patacoufin …

Vous retrouverez tout cela dans dans Nuit de Bernard Minier et  Trois mille chevaux vapeur et Equateur d’Antonin Varenne

Samedi 24 juin 19h

Ensuite on s’est retrouvé pour la clôture de cette première journée autour de la scène centrale ou Jean Edgard Cassel et Gérard Collard qui enregistraient la 9e émission de la Petite Librairie.

Les auteurs surtout du polar sont montés sur scènes pour leur rendre hommage pour leur super travail.

Et enfin nous avons pu boire un verre, heureux que nous étions de cette journée exceptionnelle !

 

Nicolas Lebel, Olivier Norek, Fabio M. Mitcheli, Claire favan, Jacques Saussey, David S. Khara, Armelle Carbonel

 

Allez on se retrouve très vite et en forme pour la journée du dimanche !

BLOCK 46 – Johana Gustawsson


Johana Gustawsson sera avec nous à Saint Maur en poche le week-end prochain.

 

Johana Gustawsson est une auteure française de romans policiers, née en 1978 à Marseille. Johana Gustawsson a écrit une biographie de la comédienne Laetitia Milot, avec qui elle a collaboré à son second thriller On se retrouvera. Elle publie son premier roman policier avec l’éditrice Lilas Seewald en 2015, Block 46. En Mars 2017 parait Mör toujours chez Bragelonne . Elle est diplômée de Sciences Politiques.  Elle a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi « Suédoise en herbe » comme elle aime à le dire.
Le livre : Block 46 : une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson. Paru le 21 octobre 2016 chez Milady dans la collection Milady Thriller.  7€90 ; (461 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couv
Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série.
Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Extrait :
Les trois lampes torches zèbrent la fosse.
Un rectangle parfait. Un mètre trente de long, cinquante centimètres de large. Du sur-mesure.
Il ramasse la pelle, la charge de terre et en arrose le trou. Une seule pelletée et les jambes sont déjà recouvertes ; on ne voit plus que les orteils. Des orteils doux comme des galets, froids comme des glaçons, qu’il aimerait toucher du bout des doigts.
Doux et froids.
Il jette un nouveau tas de terre humide sur le ventre. Elle se loge à l’orée de la cage thoracique, dans le nombril ; le surplus glisse sur les côtés. Quelques coups de pelle supplémentaires et il aura terminé.
Rapide, dis donc, cette histoire.
Soudain, il lâche la pelle et plaque ses gants boueux contre ses oreilles.
— Tu vas la fermer, oui ?
Il a craché ces mots, les mâchoires scellées par la colère.
— Non, non, non, non ! Arrête de crier. Arrête !
Il s’agenouille à côté de la fosse et colle sa main sur les lèvres blêmes.
— Chut. Chuuuut, j’ai dit…
Il caresse du nez la petite joue glaciale.
— Oui… oui… d’accord… je te la chante, ta chanson. Je vais te chanter Imse Vimse, mais tu te tais. Compris ?
Il se remet debout et secoue son pantalon.
— L’araignée Gypsie monte à la gouttière…
Il attrape la pelle et balance un tas de terre sur le torse. Elle pénètre dans l’entaille béante qui court du menton à la fourchette sternale.
— Tiens, voilà la pluie, Gypsie tombe par terre…
Une pelletée sur le visage. La terre s’étale sur le front, recouvre les cheveux et coule dans les cavités oculaires.

 

Le Résumé et le petit avis de Kris

BLOCK 46 – Johana Gustawsson

Les similitudes observées sur les corps des victimes d’une série de meurtres d’enfants à Londres et sur celui d’une femme assassinée en Suède amènent l’enquêtrice anglaise Emily Roy à collaborer avec le commissaire Bergström en Suède. La poursuite du ou des tueurs les plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et au coeur d’événements vécus en 1944 à Buchenwald.
Réussir la prouesse de mener une enquête se tenant en 2014 et la relier à l’époque bien noire de notre histoire, celle de la 2ème guerre mondiale et ses camps de concentration , Johana l’a fait et bien fait.
Mêlant atrocités de maintenant et d’autrefois avec brio, cette enquête menée par deux protagonistes féminines, l’une profileuse et l’autre auteure spécialisée dans les tueurs en série vous prend dans ses filets et vous offrent quelques surprises de choix.
Gageons que le second opus « MÖR » sera tout aussi captivant.

 

Et pour compléter le petit avis de Kris, vous pouvez aussi retrouver ICI ma petite chronique de Block 46

Et Là, celle de MÖR

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Fabrice petit fils de Aby


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Fabrice

Place à son TOP 10

Bonjour Madame Ge… Avec 335 messages de retard, je vois passer depuis au moins 5 semaines des articles de ton blog sur les 10 livres qui vous ont marqués… J’ai du rater le coche quelque-part avec mes errements neuronaux, quoi de plus normal alors voilà, petit cadal du matin, je t’embrasse et tu en fais ce que tu veux… des bises…

1 – L’Illiade et l’Odyssée d’Homère… Le choc pour mes oreilles d’adorateurs de héros et d’entendre le récit de la Grèce Antique, lu et raconté par la femme de ma vie, un souvenir impérissable à tel point que j’ai répété les mêmes lectures à mes fils… J’aime tellement pouvoir rêver que c’est un délice de pouvoir imager cette histoire à des âmes encore vierges de tout…

L'Illiade et l'Odyssée d'HomèreL’Iliade raconte l’un des épisodes de la guerre de Troie qui opposa les Achéens ou Grecs aux Troyens au XIIe siècle av. J.-C. L’Odyssée retrace l’épopée d’Ulysse pour revenir de Troie jusqu’à sa terre natale, l’île d’Ithaque, dans la mer Ionienne, à l’Ouest de la Grèce. Récit et conte merveilleux, cette épopée est, dans le monde antique, le texte fondateur source de toute culture.

 

2 – La guerre des Gaules de Jules César… Un trip personnel étant mômes… J’aimais bien Vercingétorix, le rebelle devant une autorité… J’ai du apprendre pas mal de choses dessus étant môme au point que, aujourd’hui, je me sens en phase avec les « losers », enfin, ceux qui résistent à la vindicte populaire parce qu’ils prônent d’exister de par leur différence qui font d’eux des grands…

guerre des gaulesDe tous les textes de l’Antiquité, voici celui qui parle le plus aux Français – puisqu’il raconte la naissance de la France. Commencée en 58 avant J.-C., la conquête de la Gaule sera consommée six ans plus tard, lors de la reddition pathétique de Vercingétorix à Alésia. Rédigé par César la même année, le célèbre Bellum gallicum raconte mois par mois cette prodigieuse campagne. On notera que les traducteurs ont tenu à respecter,  le titre originel qui évoque la Gaule au singulier.

3 – La planète des singes de Pierre Boulle. Le syndrome Charlton Heston et cette envie de connaître ce qu’il s’est passé avec Ulysse, l’autre, pas du bouquin d’Homère mais spéculant sur l’origine de mon chat à l’époque, je le soupçonnais d’avoir eu maille à partir avec les singes… En clair, je suis déjà atteint depuis longtemps et seule une poignée de personnes le savent…

La planète des singesVendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, sans cesse réédité depuis sa première parution, paru pour la première fois en 1964 et plusieurs fois adapté au cinéma, La Planète des singes, le chef-d’oeuvre de Pierre Boulle, est l’un des plus grands classiques de la science-fiction et du roman d’aventures.
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent les trois passagers d’un vaisseau spatial survolant une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les voyageurs découvrent que cette planète est habitée par des singes qui vont les capturer et les soumettre à diverses expériences. Il leur faudra, devant ces singes, faire la preuve de leur humanité…
 

4 -L’enchanteur de Barjavel

… On reste encore dans les Contes et Légendes du Monde… Ici, Lancelot du Lac… Je découvre un autre genre littéraire… C’est beau, poétique, et je me remets à rêver…

L'enchanteur de BarjavelQui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire.

Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

5 – La peau de chagrin de Balzac… Je n’ai jamais pu entrer de pleins pieds dans le monde de la littérature par le biais des férus adorateurs de la langue française, nos charmants professeurs incapables de nous faire aimer ce qui est l’excellence à la française et nous bombarder de textes rébarbatifs… Ici, je découvre une plume, un autrement de façon à te raconter une histoire qui te marque à jamais…

La peau de chagrin de BalzacAprès avoir perdu toute sa fortune au jeu, le jeune aristocrate Raphaël de Valentin est au bord du suicide. Chez un antiquaire, il remarque une peau de chagrin capable de réaliser les souhaits de son propriétaire. Mais chaque désir exaucé rétrécira la taille de cette peau, symbole de sa vie.

En fin d’ouvrage, un essai sur le roman publié par Freud en 1922. La Peau de chagrin est le dernier livre que lut Freud avant son suicide en 1939. « C’était juste le livre qu’il me fallait », déclara-t-il à son médecin Max Schurr. Cette histoire de peau qui rétrécit, de vie qui raccourcit à mesure que les souhaits sont exhaucés le renvoyait notamment à un essai qu’il publia en 1922, sur un thème similaire, et que nous proposons ici dans une traduction inédite. Dans l’un comme dans l’autre émergent des thèmes très actuels comme ceux de la tyrannie du choix, de la solitude, du non-désir, du fantasme de longévité…

6 – La Chartreuse de Parme de Stendhal

… Le romanesque à l’état pur… Enfin du texte qui te bouleverse avec l’histoire de Fabrice del Dongo… La dévotion de Stendhal à toucher seuls ceux qui pourraient le comprendre… Le mythe de l’anti-héros, tout doucement se dessine en moi des choses, une force de caractère, une envie d’être ce que je suis et non me conformer aux règles établies pour le bien des moutons de panurge qui ne connaissent pas grand chose en fait à la vraie romance, celle de la vie…

la chartreuse de parmeCadet de grande famille fasciné par Napoléon qu’il rêve d’aller rejoindre, Fabrice del Dongo arrive à Waterloo quand commence la bataille. Mais il ne suivra pas la carrière des armes à quoi il aspirait, et consentira à devenir prélat. Avec assez de détachement, cependant, pour que l’essentiel reste bien pour lui la chasse au bonheur – c’est-à-dire l’amour.

Quand Stendhal publie La Chartreuse de Parme en 1839, le propre du roman demeure toujours à ses yeux le romanesque où rien ne compte que le récit qui se moque du sérieux, l’allégement de la vie et l’héroïsme des grandes actions comme des grandes passions. Et le paradoxe de ce livre moderne, qui est aussi une satire du pouvoir et de la cour de Parme, de ce livre où les Italiens retrouvent leur culture, c’est qu’il demeure apparenté au vieux fonds sans âge des romans où l’aventure s’accompagne d’un climat de bonheur et de gaieté.

7 – The Junction Boys de Bear Bryant et Jim Dent… en V.O Il existe des récits qui savent te plonger dans une histoire. Ce que j’appelle communément l’immersion où toi, lecteur, tu vis le truc que tu lis… Tu transpires, tu souffres, tu respires la moiteur du Texas et au final, tu te dis, et bée, quelle histoire…

The Junction Boys de Bear Bryant

 

The Junction Boys raconte l’histoire du camp d’entraînement légendaire de l’entraîneur Paul « Bear » Bryant dans la petite ville de Junction, au Texas.

 

 

 

 

 

8 – La trilogie de Timothy Zahn, les héritiers de l’empire… en V.O La seule et unique suite aux films sur la Guerre des étoiles… Dans le texte, en anglais américain

La sage de La Guerre des Etoiles continue ! Après le triomphe de la première trilogie (La Guerre des Etoiles, L’Empire contre-attaque, Le Retour du Jedi), L’Héritier de l’Empire représente le premier volet d’un second cycle commandé par George Lucas et qui vient de connaître un succés fracassant aux Etats-Unis : près d’un million d’exemplaires vendus !
     Cinq années se sont écoulées depuis l’époque du Retour du Jedi : l’Alliance Rebelle a définitivement défait Dark Vador et l’Empereur, son maître, après avoir détruit l’Etoile Noire. Les derniers bâtiments de la Flotte Impériale se sont réfugiés dans un réduit représentant le quart du territoire qu’elle contrôlait au temps de sa splendeur. La princesse Leia a épousé Yan Solo, et tous deux ont la lourde charge de gouverner la République qui a succédé à l’Empire. Quant à Luke Skywalker, il est le premier d’une nouvelle lignée de Chevaliers jedi. Tout est donc pour le mieux. Ou presque…
     Car à quelques milliers d’années-lumière, le dernier baron survivant de l’Empire a fait main basse sur les restes de la Flotte Impériale. Et il vient de faire deux découvertes d’une importance capitale, susceptible de faire voler en éclats cette nouvelle République si fragile…

     L‘Héritier de l’Empire, c’est du spectacle garanti. Un feu d’artifice à l’échelle galactique, qui ne pourra que réjouir les millions de fans de la légendaire trilogie

9 – Dust, Sonja Delzongle… Avril 2015, ça ne date pas de loin mais voilà, après un an de tentatives d’élaborations de textes qui devraient tenir la route, Sonja me prend la main et me ramène chez moi… Dès les premières pages, je suis là à suivre Hanah Baxter et là, ben, je prends une claque… L’immersion, l’histoire, le style, tout me complète et c’est par l’intermédiaire de ce récit que j’ai pu tenter de sublimer mes propres écrits…

Dust, Sonja Delzongle.

2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l’emmener très loin dans les profondeurs du mal.
Un thriller français d’une force rare, un vrai coup de poing!

Le petit avis de Ge sur Dust

10 – Block 46, Johana Gustawsson Janvier 2017, là aussi, du tout frais tout chaud… Oui, les deux dernières romancières citées ont le Truc que je crois aussi posséder… Une douceur, une justesse, juste ce qu’il faut de dosage pour te prendre à l’intérieur et te chambouler… Oui, J&S sont des artistes sur lesquels bon nombre devrait s’arrêter avant de se lancer dans l’écriture… Voilà…

Block 46, Johana Gusstawson

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Le billet de Ge sur Block 46

Énorme Merci à Fabrice pour son top de dernière minute. J’adore mec !

Et retrouvez Fabrice sur son blog Fabrice Liegeois, tribulations protégés

Ou mieux lisez le

Dans chaque histoire, il y a un début, un milieu et une fin. Cette dernière, personne ne la maîtrise véritablement, ni même l’auteur qui offre en lecture un parcours initiatique dans l’univers new-yorkais d’un quartier, celui de Harlem la noire et d’un personnage, une petite fille prénommée Abigail et qui embrassa un invraisemblable destin. Sur soixante dix ans d’Histoire, sa vie est retracée. De petite fille négroïde exclue et tiraillée entre deux communautés, de ses choix d’adolescente réclamant une justice qui l’a fuie et plus tard, de sa vie de femme, celle d’une matrone tenant de tous ses pouvoirs, une rue, la sienne, celle de la 129ème rue Ouest, au-delà de ce récit, découvrez une facette de la peur, celle à laquelle vous n’êtes pas préparés. Celle-là même qui se cache loin, par là-bas, quelque-part dans les recoins de votre âme et venez l’affronter au travers de cette vie qui ne vous quittera plus jamais. Bon spectacle…

Mör de Johana Gustawsson, le chouchou du week-end


Le livre : Mör,  une enquête d’Emily Roy et Alexis Castells de Johana Gustawsson.  Paru le 15 mars 2017 chez Bragelonne dans la collection Thriller.  21€50 ;  (356 p.) ; 24 x 16 cm.

Présentation de l’éditeur :

Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l’appétit

« Un écrivain audacieux et bourré de talent. » RJ Ellory
« Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d’un immense talent. » Karen Sullivan, Orenda Books
« Fascinant et terriblement efficace. » Nicolas Lefort, « Télématin », sur France 2, à propos de Block 46

Après Block 46, le duo d’enquêtrices Emily Roy (profileuse de renom) et Alexis Castells (écrivaine de true crime) revient pour une enquête terrifiante qui explore, cette fois encore, l’histoire et les liens familiaux.

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.

Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches…

Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?

Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

L’auteur :  Johana Gustawsson est née en 1978 à Marseille. Elle est diplômée de Sciences Politiques, Johana Gustawsson a été journaliste pour la télévision et la presse françaises. Elle vit aujourd’hui à Londres, en Angleterre. Elle est aussi Suédoise en herbe.

 

Extrait :
Le légiste offrit une poignée de main et un sourire hésitants au détective, qui serra sa paume osseuse, leurs gants en latex couinant au contact l’un de l’autre.
— C’est parti, lança Hansen en ouvrant la marche.
Ils longèrent la berge en file indienne, cernés d’un côté par des arbustes touffus, de l’autre par des galets glissants léchés par le lac, jusqu’à un tronc vacillant qui tenait miraculeusement debout. Un arbre décapité dont les racines noueuses s’accrochaient comme les doigts d’une moribonde à sa jupe verte d’herbes folles. C’était là que le tueur avait abandonné sa victime.
— Ça va, Nyman ? s’inquiéta sa consœur.
Hector acquiesça d’un signe de tête prudent, sans lâcher des yeux le cadavre.
Une fille nue était assise par terre, adossée au tronc mort, les jambes écartées, les bras de part et d’autre de son corps, paumes vers le ciel. Sa tête était penchée en avant et son menton, plissé par la pose, touchait presque sa poitrine. Séparés par une raie médiane, ses longs cheveux blonds maculés de boue étaient ramenés derrière les épaules, dégageant ainsi son buste où deux cratères rouge sombre remplaçaient les seins. Le tueur avait également découpé de larges morceaux de chair au niveau des hanches et des cuisses.
Hector déglutit à plusieurs reprises pour repousser la bile qui lui remontait dans la gorge.
— Attends, ce n’est pas tout, expliqua Hansen en s’accroupissant près du cadavre.
La détective fit signe à Nordin, qui se plaça de l’autre côté du corps pour le maintenir par la tête et le bras, puis elle bascula le cadavre vers le légiste.
Un juron se glissa entre les mâchoires serrées de Nyman.
Karla avait raison, ce n’était pas tout : deux crevasses remplaçaient les fesses.

 

Résumé et avis :

Alexis Castells croit avoir de nouveau affaire à Richard Hemfield, le tueur en série meurtrier de son ancien compagnon : un cadavre amputé de ses seins, hanches, cuisses et fesses est retrouvé en Suède, tandis qu’à Londres Emily Roy enquête sur l’enlèvement d’une actrice. Les deux scènes de crime portent la marque d’Hemfield, qui, enfermé depuis dix ans en prison, ne peut en être l’auteur.

Block 46, le précédent roman de Johana Gustawsson a été pour moi unes des révélations de l’année 2015, si ce n’est la révélation. Alors inutile de vous dire combien j’attendais ce nouveau roman.

Mais surtout quand on a autant aimé un premier roman, on est très curieux de découvrir le suivant.

Un deuxième roman et l’auteur est attendu au tournant. On veut savoir s’il confirme son talent. Le deuxième roman est  souvent scruté avec encore plus d’attention. Et si on peut-être indulgent avec une première oeuvre, plus, la suivante est décortiquée et on recherche la petite bête qui ferait trébucher l’auteur. Je le sais je viens d’être terriblement déçue par le second bouquin d’un auteur anglo-saxon et pourtant j’ai beaucoup aimé son premier.

Mais ici il n’est point question de ça. Non Johana passe le test avec brio. Et ça tombe bien car j’avais très envie de retrouver notre duo d’enquêtrice.

Emily et Alexis, la profileuse et la journaliste…. Elle sont un peu chacune à leur façon, une version fantasmée de notre l’auteur elle même ayant été journaliste. Ce qui est intéressant aussi c’est qu’on en apprend un peu plus sur nos héroïnes dans cette opus. Et qu’en plus Johana enrichi sa palette de personnages, ainsi nous découvrons de nouvelles voix féminines à travers ces pages.

Et puis il y a histoire. Une histoire comme on aime en retrouver dans les meilleurs romans policiers. Je parle d’histoire, je devrais dire les histoires, car une nouvelle fois, Johana joue sur plusieurs intrigues. Elle joue avec le passé et le présent. Elle joue sur les lieux, les endroits, les distances, les pays. On navigue à nouveau de Londres à la Suéde. Et nous voyageons dans le temps pour nous retrouver fin du 19e, début du 20 en pleine Angleterre victorienne.

Et… il a les sujets abordés. Un sujet cru, un thème parfaitement adapté à un excellent thriller. L’éditeur nous donne une indication en nous expliquons le mot du titre : Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S’emploie pour parler de la viande.  Miam !!! ça promet !

Alors…Oui Johana a parfaitement réussi son essai et sa transformation. Oui c’est un nouveau coup de coeur. Oui j’ai adoré retrouver nos deux héroïnes mais aussi toutes les nouvelles protagonistes qu’elle met en scènes. Et… Oui les femmes sont au coeur de ce roman. Et quel roman!

Merci madame Gustawsson.

Cependant,  j’ai juste une chose à vous reprocher. Maintenant je suis juste frustrée car il va me falloir attendre le prochain opus. Et je suis toute haletante comme à la fin du dernier épisode de ma série préférée. ‘Il va me falloir attendre une année avant de connaître la suite. Je piétine et piaffe déjà d’impatience. Je veux déjà retrouver Emily et Alexis dans leurs nouvelles aventures.

Vite Johana, c’etait tellement bon que j’en redemande.