Artifices – Didier Fossey


Le livre : Artifices de Didier Fossey. Paru le 18 juin 2018 aux éditions Flamant Noir.19,50€ ; (300p.) ; 21,5 x 13,6 cm. 
4ème de couverture :
La nouvelle enquête du commandant Le Guenn au 36 quai des Orfèvres ! Avril 2013 – Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…2 ans plus tard…Forêt de Rambouillet. Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifice. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire. Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…Qui peut bien lui en vouloir ? Et si le passé de chacun était un premier indice… ?
L’auteur : Né en 1954 à Paris. Il fréquente ensuite un lycée hôtelier en Normandie. Il travaillera ensuite sur le paquebot France puis dans différents établissements parisiens avant s’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police à Paris. Ses années de service à la BAC de nuit du 13ème arrondissement lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.
Extraits :
« Émile, un petit bonhomme au ventre énorme qui débordait par-dessus la ceinture de son pantalon sur des cuisses énormes. De chaque côté de son crâne chauve, des mèches de cheveux indisciplinées se partageaient le cuir chevelu. Au milieu de son visage rond et sanguin pointait un appendice immonde constellé de cratères, rouge comme une fraise, recouvert de poils et points noirs. Ses petits yeux porcins, enfoncés dans leurs orbites surmontées de deux touffes de poils drus, fixaient la gamine. Une langue baveuse comme une grosse limace passait et repassait sur ses lèvres violacées et gercées.
Il esquissa un sourire pervers, laissant apparaître une bouche édentée où quelques chicots bruns ou noirs faisaient de la résistance sur ses gencives. »

  La chronique jubilatoire de Dany

C’est avec un vrai plaisir que j’ai découvert cet auteur. Certes polar-thriller avec sa quantité de flics fatigués et dépressifs … le minimum syndical quoi ! … mais avec une galerie de personnages féminins assez originale.

Le plan de ce roman est aussi devenu assez classique puisqu’il mêle des retours-arrière et deux chronologies qui s’entrechoquent mais ici, point de confusion sur les temps des actions, le lecteur se repère parfaitement. Grâce à cet « artifice » (oui j’ose !) le lecteur va découvrir l’auteur des méfaits bien avant les flics, par la suggestion.

Enfin nulle compassion pour les pervers punis par où ils ont pêché, c’est même avec une certaine forme de jubilation que l’on anticipe leur souffrance !

Lu en version numérique.

 Extraits :
« Il plongea la main dans le bénitier et esquissa un signe de croix plus que symbolique, ainsi qu’une génuflexion plus qu’avortée. Dans son for intérieur, il appelait ça les « salamalecs ». Il savait ce genre de réflexions non compatible avec sa fonction et sa vocation, mais celle-ci avait fondu au soleil, au fil des années. En ecclésiastique responsable, il aurait dû en parler à son évêque, mais il avait préféré se taire, garder ses démons pour lui, faire profil bas. » 
« La nature a néanmoins ses obligations et lorsque le besoin s’en fait trop sentir, je recours, sans aucune honte, puisque je les aide à vivre, aux prestations tarifées de professionnelles. Attention ! Il n’est pas question pour moi d’aller courir les bas-fonds de Paris pour ramasser n’importe quelle gourgandine droguée sur un trottoir. Je ne suis pas de ce niveau, et laisse de bon cœur les maladies vénériennes aux pauvres types. Je préfère aisément les femmes qu’une agence suisse haut de gamme me propose.»

Titre et auteur : Artifices de Didier Fossey

exclu blog SP NetGalley – double chronique avec Clémence

 

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Artifices de Didier Fossey


Aujourd’hui c’est double chronique et c’est le dernier polar de Didier Fossey qui en fait les frais.

Alors ce matin, Clémence nous donne son avis et ce soir ce sera au tour de Danièle de nous proposer le sien

Le livre : Artifices de Didier Fossey. Paru le 18 juin 2018 aux éditions Flamant Noir.19,50€ ; (300p.) ; 21,5 x 13,6 cm. 
4ème de couverture :
La nouvelle enquête du commandant Le Guenn au 36 quai des Orfèvres ! Avril 2013 – Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…2 ans plus tard…Forêt de Rambouillet. Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifice. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire. Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…Qui peut bien lui en vouloir ? Et si le passé de chacun était un premier indice… ?
L’auteur : Né en 1954 à Paris. Il fréquente ensuite un lycée hôtelier en Normandie. Il travaillera ensuite sur le paquebot France puis dans différents établissements parisiens avant s’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police à Paris. Ses années de service à la BAC de nuit du 13ème arrondissement lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.
Extrait : 
« Le choc a été violent. Le SAMU a été percuté de face, à l’angle de deux petites rues, par un 4×4 équipe d’un pare-buffle. Les portes arrière se sont ouvertes, deux individus qui portaient des masques de tête de mort, ont braqué à la Kalachnikov, le médecin et le pompier présents avec moi dans le fourgon. J’entendais des voix qui intimaient au chauffeur et à l’accompagnant de se coucher sur le sol. En quelques secondes j’ai été extirpé, transporté avec le goutte-à-goutte dans un camping-car, et allongé à l’arrière. Puis le véhicule a démarré en trombe. »

L’avis de Clémence, de la page « Les lectures de Clémence » :

Artifices de Didier Fossey: 

Ce dernier opus, fort attendu après Burn out, signe un renouveau pour le commandant Boris Le Guenn. En effet, il doit composer avec une équipe quasiment neuve. Soizic, son épouse, souhaite faire le point sur leur situation et part avec leurs enfants.

Pour ne pas avoir lu les précédents opus, je peux vous affirmer qu’il peut être lu individuellement. Cependant, je regrette de ne pas les avoir lus . Je vais donc y remédier rapidement.

Les thèmes rencontrés sont la pédophilie, la psychologie criminelle et la prise en charge des malades dangereux en unité psychiatrique, la soif de vengeance.

On explore également les difficultés rencontrées par les policiers vis-à-vis de leur hiérarchie et de leur famille.

Nous allons suivre l’évolution du personnage ayant passé l’appel anonyme auprès du commandant Le Guenn entre 2013 et 2015 (date de l’intrigue actuelle). Je ne m’épancherai pas à son sujet au risque de trop en dévoiler.

Ensuite l’histoire débute par une scène de crime explosive. D’usage traditionnellement festif, les feux d’artifice y sont horriblement utilisés. On comprend, ici, la soif de vengeance du tueur et on ne peut éprouver de compassion pour ces « victimes » qui sont en fait d’horribles personnes.

J’ai été subjuguée par la plume de l’auteur avec qui je faisais connaissance. Et je sais déjà que je le suivrai avec assiduité.

Je terminerai cette chronique en remerciant Nathalie de chez Flamand Noir pour sa confiance et pour cette belle découverte qu’est Didier Fossey.

Dernière sortie pour Wonderland – Ghislain Gilberti


Le livre : Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti. Paru le 31 août 2017 aux éditions Ring. 19.95€ ; (481 p.) ; 14 x 22 cm .

4ème de couverture :

 » Un pédophile se cache-t-il derrière le conte le plus célèbre du monde, Alice au Pays des Merveilles ? Lewis Carroll a-t-il brouillé les pistes pour masquer la véritable Alice, bien réelle, qui aurait été l’une de ses victimes ? Le roman gigogne de l’auteur français, Ghislain Gilberti, Dernière sortie pour Wonderland, remonte la piste d’Alice et de son bourreau à travers un puzzle effroyable et brillant.  »

Norah Spencer, CBS News

Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l’overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d’un monde parallèle et piégé : l’univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.
Les innocents ne sont pas toujours ceux que l’on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n’a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s’attaque à un emblème intouchable de l’Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile… C’est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n’a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.

L’auteur : Héritier français de William Burroughs, Ghislain Gilberti a connu l’enfer de la polytoxicomanie lourde avant de devenir tireur de précision pour l’armée de terre.
Auteur des best-sellers Le Festin du Serpent (Pocket) et Le baptême des ténèbres (édition poche La Mécanique générale à paraître en 2017), guéri, il est aujourd’hui père de deux enfants (bientôt 3). Ghilsain Gilberti a 39 ans et vit à Belfort.
Extrait :
« C’est devenu un symbole universel qui a fini par prendre corps. Mais ces contrées ont été retournées. Détournées, transformées. Son vrai visage en a été oublié, voire carrément refoulé. Aujourd’hui, les gens de ton peuple, à la surface, ne veulent plus voir que son visage grimé, caché derrière un paravent niaiseux. A l’instar de notre monde et de sa façade publique bienséante, le vôtre s’est volontairement crevé les yeux. Les gens de la surface, dans leur grande majorité, préfèrent ne rien savoir plutôt que d’être confrontés à des vérités gênantes, ambigües ou tout simplement trop complexes. Alors il est facile pour la Reine tyrannique et son marionnettiste de jouer le jeu impunément et d’en profiter. »

 

 L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Dernière sortie pour wonderland de Ghislain Gilberti :

 

Chers lecteurs, préparez-vous à vivre l’inavouable histoire de Charles Dogson , alias « dodo » plus connu sous le nom de  Lewis Carroll .

Vous ferez une immersion au sein de wonderland, conte plus communément appelé Alice aux pays des merveilles.

Alice Price, qui s’apprête à mixer en soirée, fait preuve d’une curiosité malsaine qui la pousse à prendre une poudre violette aux effets particuliers …

Elle se retrouve immédiatement plongée dans un autre monde parallèle souterrain, où elle croisera un étrange lapin blanc aux yeux maléfiques …

La voilà immergée dans un monde inventé de toutes pièces par Lewis Carroll, individu dérangé, photographe pédophile et pervers … Charles Dogson ne lui est pas inconnu puisqu’elle a fait une thèse dans le cadre de ses études sur ce personnage, pour lequel elle ignore en fait tout de sa partie sombre…

Son but : Sauver les âmes innocentes enfermées par cet horrible personnage et sauver Wonderland de la folie de son créateur !

Au fil de son périple, elle va rencontrer les personnages ayant peuplé le conte « Alice aux pays des merveilles » et va être confrontée à des aventures périlleuses qui mettront sa vie en danger.

Elle se retrouvera à divers moments entourés de Lewis Carroll et fera face aux pires horreurs qu’il a commises …

 Ce roman est tout à fait nouveau pour moi, j’avoue ne pas savoir dans quelles cases le ranger ! c’est une lecture atypique pour mon cœur de polardeuse …Mais justement, ce changement de style, que j’ai adoré, prouve encore une fois pour moi le talent d’écriture de Ghislain Gilberti qui sait à chaque fois m’emmener hors de mes sentiers habituels ….

 Le personnage de Lewis Carroll m’a répugnée, dégoutée. L’auteur a su, à travers la force de ses mots, me faire détester cette horrible personne !

J’ai adoré le côté réel qu’apportent les photos retrouvées à la fin du livre qui nous confirment l’horreur dont a fait preuve cet homme.

 L’écriture de Ghislain est forte, percutante et tellement addictive !

 Alors à vous de vous y plonger et surtout n’oubliez pas, ne soyez pas en retard !

 

Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock


Le livre :Fleur de cadavre de Anne Mette Hancock. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 2 mai 2018 chez Albin Michel dans le collection Thrillers. 21€50 ;  (379 p.) ; 23 x 16 cm.
4e de couv :
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. »
Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel.
Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ?
Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.
L’auteur : Après des études d’histoire, Anne Mette Hancock se lance dans le journalisme. Cette Danoise est une grande consommatrice de thrillers américains, notamment de Michael Connelly, Harlan Coben, Gillian Flynn et John Grisham qui l’inspirent dans son travail d’écriture.Paru en 2017 au Danemark, Fleur de cadavre est resté en tête des meilleures ventes durant plus de 16 semaines.
Extrait :
Elles étaient inséparables depuis le jour de leur rencontre.
À dix ans, elles avaient fumé ensemble leur première cigarette, cachées dans les trous des haies de hêtres du parc de Kongens Have et, pendant tout le temps qu’avait duré leur scolarité, elles étaient tombées amoureuses des mêmes garçons à tour de rôle. L’une avait haï avec passion les ennemis de son amie, adoré sa famille avec encore plus de ferveur – et réciproquement –, et elles avaient pleuré l’une et l’autre (et pleuré, et pleuré) lorsque les parents d’Heloise avaient annoncé leur intention de divorcer, l’été entre leur CE1 et leur CE2.
« Nous deux, on ne divorcera jamais », avait déclaré Gerda ce jour-là. Elles se l’étaient juré et avaient mêlé leur sang pour entériner ce pacte. Vingt-sept ans plus tard, elles étaient encore là.

 

Le OFF de OPH

« Fleur de cadavre » de Anne Mette Hancock aux Éditions Albin Michel.

Premier roman de cette journaliste danoise, j’ai entamé ce polar en étant un peu sceptique. Je ne lis quasiment plus que des auteurs français et j’ai été très déçue des dernières traductions de romans étrangers. Du coup, je me suis lancée à tâtons dans cette lecture qui, finalement, m’a emportée.

La Fleur de cadavre ou Amorphophallus titanium est une fleur particulière à l’odeur de cadavre en putréfaction. Le roman d’Anne Mette est un roman particulier à l’odeur rance des mystères et des secrets, du vice, de la manipulation et du mensonge…

Dans ce thriller au rythme endiablé, Anne Mette nous présente Heloise, jeune journaliste danoise. Heloise… Du germanique « Hailwidis » qui signifie bois robuste. Et de la robustesse il lui en faut à Heloise Kardan.

Journaliste à Copenhague, elle reçoit des lettres d’une certaine Anna Kiel. Heloise n’a aucun lien avec cette femme qui a disparu après avoir égorgé un avocat de 37 ans.
Pourquoi elle?
Chaque lettre se termine de la même manière:
« Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne moi au moins par tes mots ma douce essence de ton être »…
En se lançant à la recherche de cette meurtrière Heloise rouvrira ,sans le savoir, les portes d’un passé qu’elle pensait définitivement fermées.

Le roman alterne chapitre longs et courts avec des cliffangher qui ,distillés habilement, poussent la tension narrative au point qu’il est difficile de lâcher la lecture.
Si l’intrigue se base sur un sujet connu (non je ne spoilerai pas), sa construction nous entraine de fausses pistes en mensonges, de secrets de famille en vérités inavouables, pour nous transporter vers une fin qui, bien qu’elle paraisse inéluctable, ne se déroule pas comme je l’avais imaginé et j’en suis ravie.

Les personnages sont remarquablement construit, si certains éveillent à leur endroit de la tendresse, d’autres se révèlent à vomir. Les émotions sont là sans pour autant déclencher un tsunami.

Anne Mette nous fait également découvrir le système judiciaire danois, les peines encourues et le traitement de la récidive.

« Fleur de cadavre » est un bon thriller, prenant et addictif. C’est un vrai bon moment de lecture et cela explique sans doute son succès au Danemark où il a déjà le statut de best-seller.

Mention particulière à Caroline Berg, la traductrice, qui a su conserver un style dynamique mais aussi l’âme du roman.

Je m’appelle Requiem et je t’…. – Stanislas Petrosky


Le livre: Je m’appelle Requiem et je t’….de Stanislas Petrosky. Paru le 15 juillet 2016 chez Lajouanie. 192 pages, 18 euros.

4ème de couverture:

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem.

Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?

Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, 
je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus :
je suis exorciste.

Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.

Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

petrosky_©_bruno_hilaire

L’auteur:  L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir. Stanislas Petrosky voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Elvis Cadillac qui signe la préface.

 

Extrait:
« Ma paluche remonte doucement, je quitte la soie pour rencontrer la douceur de sa peau. J’adore franchir cette frontière entre le tissu et le derme. Tu passes de l’autre coté, au pays des rêves, Neverland, mon paradis sur Terre. »
« […] quand elle pointe son museau de belette à l’église et que je ne suis pas là pour l’accueillir, faut la voir repartir la souris grise. Courbée en deux, triste comme un bonnet de nuit […] »

Le « OFF » de OPH

« Je m’appelle Requiem et je t’… » de Stanislas Petrosky aux Editions Lajouanie.

C’est l’histoire d’un mec…
Vous la connaissez? Non? Oui? Non, parce que sinon…
Non parce que dîtes-le parce que quand les gens y la connaissent après on a l’air con… (Coluche…Amen)

Et je sais que beaucoup y connaissent ce mec, ce curtanche et j’voudrais pas avoir l’air… oh ben tant pis… J’vous raconte quand même l’histoire de c’mec… Au cas où vous ne la connaîtriez pas.

Alors… c’est l’histoire de… ok ok j’y viens…
C’est l’histoire d’un gars qui s’nomme Esteban Lehydeux. Lehydeux… avec un nom pareil j’me fais nonne et discrète. Et ben lui y s’est fait curé l’gars, et la discrétion c’est pas son hobby préféré. D’ailleurs, y paraît même qu’il enfile pas que des perles si vous voyez ce que je veux dire. Si si j’vous assure, des dix commandements il n’en respecte aucun.
Bref, c’est l’histoire d’un prêtre exorciste , beau gosse, qui contrairement au Vieux, son Boss, Dieu, ne pardonne pas; et quand une de ses ouailles se fait harponner par une bande de pédophiles sadiques, il se met en mode Loi du Talion.

Estéban Lehydeux alias Requiem (ouais c’est comme ça qu’il préfère qu’on l’appelle): un prêtre comme il n’en n’existe qu’un seul et unique (et heureusement), qui malgré une morale douteuse a plutôt bon fond. Faut dire qu’il ne peut pas être mauvais le garçon vu qu’il est amateur d’un breuvage réalisé avec une plante herbacée vivace de la famille des cannabacea (le houblon).

Il m’a fait rire le zigue avec son phrasé. J’aurais vu débarquer Béru et San-A au milieu du roman que j’n’aurais pas été surprise! Je les imagine bien broutasser les trois larons, et rien qu’à l’idée je jubile.
D’ailleurs Stanislas va falloir te foutre en GAV au Collectif Polar : Chronique de Nuit pour qu’tu nous causes de c’t’inspiration!
Pourtant t’as pas choisi un sujet léger… Faire rire autour de la pédophilie et du viol, chapeau bas. C’est là qu’on reconnaît le talent.

Ce roman c’est 180 pages de bonheur, des crampes aux zygomatiques. C’est cru, c’est violent mais c’est tellement bon. Berdol Stan, le papa de San-A aurait adoré Requiem.

Si vous ne connaissez pas l’histoire de c’gars et que vous aimez rire même du pire, faites un tour chez vot’ dealer de livres préféré histoire de faire connaissance.

Quant à toi Requiem, tu as un bon palais côté houblon mais je préfère de loin me noyer le chagrin dans la Karmeliet en triple, s’il te plaît, que dans la Paix-Dieu!

Les Démoniaques -Mattias Köping


Le livre : Les Démoniaques de Mattias Köping. Paru le 6 octobre 2016  chez Ring dans la collection Ring Noir.21€ ; (392 p.) ; 22 x 14 cm
Réédité en poche le 19 avril 2018 à La Mécanique générale. 9€90 ; 18 x 12 cm

4ème de couverture :

Drogues, meurtres, esclavages sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oublier sa colère.

 

L’auteur : Mattias Köping est né au Havre en 1972. Passionné de littérature nord-américaine et de boxe anglaise, Mattias Köping vit en Normandie. ll partage donc son temps entre deux grandes passions, les arts martiaux et la littérature. Il se consacre aujourd’hui l’écriture. Les Démoniaques est son premier roman. Il a reçu le Prix du jury des Mines Noires

 

Extrait :
« Ils ne ciblaient que très prudemment leurs victimes. Le premier critère était simple : ils ne prenaient que des filles. Le second tri l’était tout autant : ils ne sélectionnaient que des victimes d’incestes, de viols ou de mauvais traitement aggravés. Le troisième critère était moins nécessaire, encore que très utile : il valait mieux que des gamines qui posaient de gros problèmes, des délinquantes en devenir, que peu seraient enclins à écouter, et encore moins à croire. … »

 

L’accroche de Miss Aline

Les Démoniaques -Mattias Köping

 

 Ce roman m’est tombé dessus au salon de Noeux les Mines, deux lectrices m’ont convaincus : « c’est LE roman à lire » ! Quelques jours et 392 pages plus tard : waouh ! Effectivement il faut le lire. Mais attention, malaise. Dés les premières pages tu te sens pas à l’aise dans tes baskets. Kimy fête ses 15 ans et c’est l’orgie : son père à organisé une sauterie dont il a le secret. Bon an mal an, Kimy arrive sur ses 18 ans, il est temps pour elle de se venger. Mais comment mettre à terre l’Ours ? Il tient les notables du coin par les couilles (dans tous les sens du terme). Son territoire et ses activités s’étendent : proxénétisme, pédophilie (petit cadeau pour les pervers du coin), drogues, meurtres (bien maquillé). Le voilà qu’il commerce avec l’Albanais qui est loin d’être un tendre.

Par le plus grand des hasards kimy fait la connaissance d’Henry, professeur, qui se remet difficilement d’un « accident de la vie ». Deux âmes blessées, torturées qui errent à la recherche d’une survie. Ils se sont bien trouvé ces deux là. Que la vengeance commence…

Je ne vous dirais rien de plus sur le déroulé de l’histoire. Il faut la lire et se laisser porter. On est tour à tour écœuré, déstabilisé, bousculé, il y a même quelques larmes. L’auteur t’entraine à sa suite sans te laisser de répit. Tu as peur pour Kimy, tu espères pour elle, tu guettes pour elle. Ton empathie va aussi vers Henri. Quelles douleurs, quelles souffrances il porte en lui.

Dans les dernières pages, les dernières lignes l’auteur te retourne comme une crêpe. Tu l’as pas vu venir, t’avait oublié ce « détail ».

Malgré le(s) thème(s) difficiles de ce roman, j’ai pris plaisir à découvrir cet auteur. J’ai hâte de lire son prochain roman. Qu’on se le dise : auteur à suivre !

 

Je m’appelle Requiem et je t’… de Stanilas Petrosky


Je m'appelle Requiem et je t'..Je m’appelle Requiem et je t’… de Stanislas Petrosky. Préface de Nadine Monfils. Paru le 8 juillet 2016 aux éditions Lajouanie. 18€ ; (179 p.) ; 19 x 13 cm

4e de couv :

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste.

Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.

Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

 

stanislas_petrosky

L’auteur : L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir. Stanislas Petrosky voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c’est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d’Elvis Cadillac qui signe la préface.

 

Extraits :
« Ma paluche remonte doucement, je quitte la soie pour rencontrer la douceur de sa peau. J’adore franchir cette frontière entre le tissu et le derme. Tu passes de l’autre coté, au pays des rêves, Neverland, mon paradis sur Terre. »
« […] quand elle pointe son museau de belette à l’église et que je ne suis pas là pour l’accueillir, faut la voir repartir la souris grise. Courbée en deux, triste comme un bonnet de nuit […] »

La Kronik d’Eppy Fanny

stanislas bandeau eppy

JE M’APPELLE REQUIEM ET JE T’E… – DE STANISLAS PETROSKY AUX EDITIONS LAJOUANIE –

PREFACE DE NADINE MONFILS –

Le livre lu précédemment était très noir et du coup j’ai ressenti le besoin de rire. D’autant que ce livre était dans ma Pal depuis plus d’un an et que, et je dois lire la suite. Donc strike de Curé au programme ! Et oui mon petit Stanislas Petrosky, deux curetons d’un coup elle se fait mamy Eppy Fanny. C’est que ça à la santé les vioques !
Extrait de la préface de Nadine Monfils (déjà jubilatoire et dans l’ambiance) :
« Ce Don Camillo à la sauce Rambo qui cause comme un Tonton flingueur n’est pas de bois, ou alors de celui dont on fait les pipes. Il aime les meufs, quel mal à ça ? »
Stanislas petrosky

L’histoire :

Le Père Estéban Lehydeux, plus connu sous le nom de Requiem, un émissaire du Christ, exorciste au sens large. C’est que les démons sont nombreux. Un curé hors norme, qui préfère au vin de messe les whiskies d’exception et surtout les bières…

Un festival de mousses qu’il nous offre Estéban.

Les monstres il y en a tout plein qui se planquent dans le Dark Net pour assouvir des désirs qui n’ont rien d’humains. Et pourtant en termes de désirs il est drôlement large d’esprit notre cureton ! Mais des tas de merdes qui tentent de débaucher une de ses paroissiennes pour faire des trucs pas clairs avec des enfants, Requiem sort, en plus de son goupillon, son Desert Eagle ! Même si la paroissienne en question vit de ses charmes, ben quoi fait pas semblant d’être choqué ami lecteur, toi qui rêve d’être client, et qui jalouse le curé qui n’a pas tes freins.

D’autant que cette bonne vivante est trucidée de façon atroce. Un avertissement pour Requiem. Puis voilà que l’on tente de s’en prendre à lui. Notre cureton est très très énervé. Il enquête en parallèle de son pote Régis (représentant de la maison poulagat), et fais du sport, de toutes sortes, c’est qu’il est souple l’animal. Débusque des nazillons et fait justice, le tout en gérant au mieux sa relation avec son Boss (tu sais celui qui est là-haut et veille au grain) pas toujours en phase avec lui. A ce propos les admiratrices (nombreuses) de notre Cureton, je vous suggère de lui tricoter des pulls et des écharpes. C’est que son Boss va finir par lui refiler une crève carabinée. Bon faut dire qu’il peut être excessif Estéban… Mais c’est ce qui fait son charme.

Extrait choisi P122 :
– Un cénobite ? C’est quoi ?
– Un moine. Les cénobites tranquilles, tu connais pas ?
– T’es trop con…

Vous aurez compris que je me suis régalée. C’est truculent à souhait. Les clins d’œil à San Antonio sont légion. De la détente à consommer sans modération. On en redemande !

Le cramé de Jacques-Olivier Bosco


Le livre : Le cramé de Jacques-Olivier Bosco. Paru le 19 mai 2011 chez Jigal dans la collection Jigal Polar. 17€24 ; (286 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche d’abord chez Jigal puis chez Pocket mais indisponible actuellement !

 

 

 

4e de couv : 

Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents.

Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés !

Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve bien malgré lui dans la peau d’un flic à la recherche d’un môme disparu. Mais en ressuscitant ses cauchemars de gamin des quartiers, le pire devient alors possible…

Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !

L’auteur : Né le 10 mai 1967 et vivant à Nice, Jacques-Olivier Bosco (JOB) est l’auteur de nombreux romans plusieurs fois primés. Il a été balayeur, éboueur, plongeur, barman puis entre dans le milieu de cinéma où il est scénariste dans les années 90( de courts métrages ), régisseur avant de s’installer comme restaurateur sur une plage près de Gruissan.  Il écrit déjà quelques polars qui restent à l’état de manuscrits, des nouvelles aussi. Début des années 2000, quelques unes de ses nouvelles sont publiées  et les Éditions Jigal acceptent son premier polar, Et la mort se lèvera qui paraît en ce début 2010.  Suivra le cramé puis de nombreux polar. Brutale (« La Bête noire », 2017, et Pocket, 2018), a été nominé au prix Polar de Cognac 2017.
Extrait :
« Viviani voulut sortir le premier. Le crépitement des balles… puis son corps était venu s’éclater contre la baie vitrée de la banque, l’éclaboussant de sang, comme sur un écran de télé géant. Les otages femelles se mirent à hurler… Gosta jeta un oeil sur Tino et Stéph, ils avaient chacun un gros sac en bandoulière, bourré à craquer de billets, une cagoule noire sur la gueule et un fusil-mitrailleur en main. »

La chronique d’EPPY FANNY

LE CRAMÉ DE Jacques-Olivier BOSCO

Editions JIGAL

L’histoire :

Gosta, le physique rital assumé, avec sur la joue gauche un bon morceau de peau labouré par le feu. D’où son surnom : le Cramé. Un voleur, à la tête d’une bande. Mieux, d’une famille.

Un homme qui aime l’action, l’argent et les belles filles. Et qui en profite à 200 % sachant que ce choix de vie peut s’arrêter à tout moment.

Le cercle proche, les intimes :

Olga l’arnaqueuse

Isabelle la jolie motarde

Les frères Paoli, deux corses de Nice

Cheyenne le hacker

Francis un ancien flic

Le vieux Fernand, le perceur de coffre

Puis Lino, l’ami de toujours, le quasi frère

Un casse qui tourne mal. Des morts. Un seul responsable : une balance. Inimaginable, et pourtant.

Son ennemi juré, Fabiani, le cador de l’antigang qui jubile et le serre enfin.

Extrait page 21 : « La bave acide de la haine mordait sa lèvre inférieure, son flingue tremblait de plus en plus, au moins deux fois plus vite que le dernier vibromasseur d’Amanda Lear. »

Des regards qui se croisent alors que Gosta, gravement blessé, pense mourir.

Une dette à rembourser.

Mais Gosta reste le roi de l’évasion. Une fois encore il le prouve.

Un coup de bistouri plus tard, le voici plus belle gueule que jamais et prêt à tout pour découvrir la balance. Il se transforme en Ange. Enfin en Ange noir. Vengeur.

Il infiltre la police. Jubilatoire en diable cette situation. Mais ce pied de grue qu’il pensait faire durer quelques heures va devoir se prolonger. Car, ange ou démon, il reste un homme de parole et rembourse ses dettes.

D’autant que l’innocence d’un enfant c’est sacré, sa vie aussi.

L’enquête le conduit à rechercher des hommes déviants. Des pédophiles. La lie de cette société. Quelle que soit leur position sociale, aucun ne sera à l’abri. L’ange s’effacera, le Cramé ressurgira et les pervers chanteront et seront châtiés.

Le récit de Jacques Olivier Bosco nous conduit sur les pas de ces déviants sexuels, de ces organisations qui offrent de la chair fraîche aux amateurs. Juste à notre porte.

Il nous entraîne également dans l’univers des cités, remarquablement décrit.

Nous parle des trafics en tous genres qui y fleurissent.

De ces zones de non-droit où la police est impuissante.

De ces habitants, otages d’une minorité, qui courbent le dos pour juste survivre.

De ces Caïds dangereusement intelligents capables de manipuler les pires pervers, sans état d’âme, pour mener à bien leur mission ultime.

Il nous parle aussi de ce que les drames de l’enfance engendrent.

De ces êtres qui se construisent sur les cendres de leur innocence.

Innocence immolée pour survivre… dans la haine. Pour ne plus subir. Jamais.

Le récit est fort. Mais l’humour, toujours présent, le rend agréable.

Le personnage, qui n’est pas un sain, est attachant en diable.

Son attitude et son discours sont jubilatoires.

Un charmeur ce Cramé. Enfin pour nous les femmes.

J’ai découvert un auteur, vivement conseillé par mon dealer favori (Olivier Le Corbac Vanderbecq) via cette lecture. Elle ne sera pas la seule de JOB.

« Quand les anges tombent » m’attend dans ma PAL. Je le dévorerai également avec plaisir.

Là-haut les anges de Chris Roy


Le livre : Là-haut les anges de Chris Roy. Parue le 5 octobre 2017 aux Editions Inspire. 20€  ISBN : 978-2-490098-00-2

4e de couv :

« Comme je me régale avec ces réseaux sociaux, comme il est facile de pénétrer la vie des gens ! Je pourrais y passer des heures, en devenant voyeur malgré moi. Quelle impudeur, toutes ces personnes qui s’affichent en toute impunité, sans contrainte, qui passent leurs journées à nous dire où ils se trouvent, avec qui, et si ça « lol » ! 

Seulement, je suis là, moi, et je fais mon petit marché tranquillement, je jauge, j’étudie, je dissèque, je décortique, je mange et me délecte, et puis pour finir : j’en choisis une, je la punis… ou plutôt non, je la délivre…

Hacker de cœurs d’adolescentes, je me vois comme ça. »

Anna Santos a 15 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle est « hyper-connectée ». Comme toutes les filles de son âge, elle possède un compte Facebook. Comme toutes les filles de son âge, elle rêve d’amour. Comme toutes les filles de son âge, elle n’a peur de rien. Elle sera la première victime.

Sara Lopez, « trente plus », comme elle se plaît à dire aux curieux, se démène depuis plusieurs semaines pour stopper la cadence infernale d’un terrible prédateur qui terrorise la capitale. Mais entre une mère castratrice et un collègue sex friend un peu trop pressant, la jeune capitaine pourrait bien passer à côté de l’évidence…

L’auteur : Chris Roy vit à Paris. Elle est auteur-compositeur.   Pour Chris, tout a commencé au sud de la Loire, les bords de l’Isère, puis l’adolescence en Provence avec les odeurs de garrigue dans les cheveux et le chant des cigales qui entête. Une adolescence riche en découvertes artistiques, danse, livres, poésie et musique. Avec toujours au fond de sa tête, la sensation d’avoir toujours « Un rêve qui veille » comme le dit Eluard, pas forcément défini mais définitivement artistique.

Puis Paris, la Sorbonne, une histoire d’amour avec la capitale, le quartier du Panthéon, la rue Soufflot, le jardin du Luxembourg et le boulevard Raspail, dans les pas de Simone de Beauvoir.

Ensuite, au hasard de rencontres, la découverte du milieu de la musique, Chris chante, compose et écrit, pour elle, mais aussi pour les autres. Elle retarde son rêve d’entrer en littérature pour s’investir dans la production musicale et le développement d’artistes. Les sons et toujours les mots.

Aujourd’hui sociétaire professionnelle de la SACEM, Chris a écrit son premier roman, Là-haut les anges, un thriller psychologique sur fond de réseaux sociaux qui joue avec les codes de la satire sociale et du polar féministe.

 

Le OFF de OPH

 

« Là-haut les anges », un titre bien angélique et doux pour un polar psychologique qui ne l’est pas du tout…

 Avant de rédiger cette chronique j’ai pris des notes et beaucoup réfléchis sur le « comment »… Comment réussir à vous faire comprendre à quel point j’ai eu un coup de cœur pour ce roman, le premier roman de Chris Roy.
On évoque souvent les polars avec les termes « page-turner », « uppercut », des termes forts et violents. De la violence il y en a dans ce roman, une violence sous-jacente, jamais complètement décrite mais en filigrane au fil des pages…
« Là-haut les anges » c’est l’histoire d’un pédophile, amoureux des adolescentes, qui, une fois qu’il les a eu, s’empresse de les jeter dans un sac poubelle, comme un enfant qui aurait cassé son jouet…
C’est l’histoire d’adolescentes en quête d’amour et de reconnaissance qui surfent sur les réseaux sociaux comme Kelly Slater, surfait avec aisance sur les plus belles vagues du monde…
C’est l’histoire de policiers, de leurs sentiments, de leur impuissance face à un tueur intelligent, calculateur, avide de chair fraîche.
C’est l’histoire de parents qui peinent à comprendre leurs ados et de leur douleur face à la perte d’un enfant.
« Là-haut les anges » est un roman ô combien contemporain, criant d’une réalité qui, en tant que maman, m’effraie…
Chris Roy est une artiste et elle nous dépeint en 3D une histoire si authentique qu’elle pourrait malheureusement faire les choux-gras des médias.
Au-delà d’une intrigue bien construite et prenante, sans temps morts, Chris Roy apporte dans un style fluide, recherché mais sans lourdeur, sa réflexion sur les dangers des réseaux sociaux, et plus largement sa réflexion sur notre société moderne tel que la difficulté pour les parents de gérer des adolescents décomplexés en recherche d’identité, de « like » et de « followers » sur facebook, instagram et autres snapchat…  Elle évoque avec une précision surprenante les différents sentiments que ressentent les policiers traitant de ce type d’affaires, la difficulté de faire face à la mort, l’impuissance à identifier l’auteur de ces crimes horribles… Les dialogues entre adolescents sont les mêmes que ceux que je peux entendre chaque jour dans le métro… Et cerise sur le gâteau, elle nous emmène à l’intérieur de la tête de ce « hacker de cœurs d’adolescentes », comme il se décrit lui même,  ses pensées, sa mission, ses sentiments, son intimité qu’il nous délivre au travers des pages de son journal.
J’ai peine à croire qu’il s’agisse d’un premier roman tant il est abouti dans chacun de ses aspects: l’histoire, les personnages, le style…
Je crois que je pourrais vous parler des heures de ce roman sans pour autant vous en dévoiler l’histoire tant il y a de choses à dire, de débats à mener sur les sujets traités.

Extraits:
« Sara sentait que Stan montait en pression. Il avait une telle aversion pour ce genre de délit qu’il s’en rendait parfois malade. La drogue, le racket, les crimes crapuleux, les homicides passionnels, tout ça il pouvait comprendre, mais les viols et les meurtres d’enfants, ça le rendait fou. Sara l’avait même surpris un jour dans la salle des photocopieuses, les larmes aux yeux, après avoir vu des clichés particulièrement infâmes d’une enfant violée et battue par son père. »
« Etre considérée, respectée, vue, c’est tout ce qu’elle demandait.Mais ses parents s’obstinaient à ne pas la comprendre, à ne jamais lui faire confiance. Alors il lui fallait mentir à se déchirer le cœur pour goûter à la vie qui s’offrait à elle. Son amie Eloïse ne souffrait pas de réprimandes comme elle. Elle avait des parents en or pensait-elle, qui lui laissaient une grande liberté. […]  Message de GarçonSwag95: Salut! J’ai jamais fait ça de toute ma life, mais ta photo me parle grave…[…] Une jolie fille comme toi devrait plutôt rire et avoir une vie swag. Jennifer: ah, ah, tu dis ça à cause de ton pseudo? Mais si tu connaissais mes parents, tu saurais que j’ai le seum à chaque heure qui passe. »
 » le bluff, c’est ma spécialité, j’en fais des smoothies: un peu de vrai, un peu de faux, je mixe, et hop!Comme les enfants qui jouent à « on dirait qu’on était fiancés », pour s’amuser à touche-pipi ou autres jeux délicieux de l’enfance.Moi, je l’ai gardé mon âme d’enfant, pas comme vous, qui jouez aux adultes, aux grandes personnes jusqu’à la mort. Quel ennui! A force de vous croire si raisonnables, vous vous oubliez, vous perdez, vous vous emmerdez! Moi je veux jouer, je sais jouer, donc je joue ».

 

En suivant Stan, Sara et leurs collègues, je me suis revue en brigade des mineurs, face aux atrocités que l’on peut rencontrer quand on exerce dans ce type de service; avec Anna, Jennifer, les autres adolescentes et leurs parents, j’ai pris un peu plus conscience des difficultés que j’aurais à gérer en tant que maman d’un futur adolescent,  dans un monde où les réseaux sociaux sont des gourous modernes et dématérialisés, créateurs de popularités mais aussi destructeurs d’individualités. Dans le journal intime du « Hacker de cœurs d’adolescentes » j’ai plongé dans l’horreur d’un esprit malade…

Chris merci pour ce roman qui m’a bluffé. J’ai eu un véritable coup de cœur et il vient de passer numéro 1 dans les romans policiers que je conseillerai…

Vous pouvez vous procurez ce roman ICI sur le site des Editions Inspire

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.