A la trace, Deon Meyer

En voyage avec Collectif Polar

Et si on partait pour le continent africain.

direction l’extrémité australe de Afrique subsaharienne

Si on découvrait l’Afrique du Sud


Le livre : A la trace de Deon Meyer, traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Marin Dorst. Paru le 2 février 2012 chez Seuil Policier. Réédité en poche au Point le 8 mai 2013. 8€95. (732 pages) ; 18 x 11 cm.

4e de couverture : 

A la trace

L’Afrique du Sud est un labyrinthe dangereux où se perdent les traces des plus redoutables prédateurs. Il faut des hommes sauvages comme Lemmer pour espérer s’en sortir. Un trafic de rhinocéros noirs le conduit sur la piste d’un trafic international, mettant en jeu Al-Qaïda. Sa route croise celle de l’ancien policier Mat Joubert, de l’innocente Milla. Tous sont traqués par plus menaçants qu’eux et leurs destins vont se mêler en un inextricable puzzle.

« Je ne cherche pas les ennuis, ce sont eux qui me trouvent. »

« On verrait bien Meyer dans le panthéon qui abrite déjà Mankelt et Le Carré. »
Le Point

L’auteur : Né en 1958 à Paarl, en Afrique du Sud, Deon Meyer a été journaliste, puis rédacteur publicitaire et stratège en positionnement Internet. Il est aujourd’hui l’auteur unanimement reconnu de best-sellers traduits dans 15 pays. Il vit à Melkbosstrand. Deon Meyer est l’auteur des Soldats de l’aube, Grand Prix de Littérature policière. À la trace a été reconnu comme l’un de ses romans les plus ambitieux et des plus aboutis.
Extraits : 
« A 20h30, la salle s’est remplie : il y a deux grands groupes d’hommes d’affaires ; puis, ça et là, des familles, des couples, quelques tables de jeunes de vingt ans qui s’amusent, Blancs et Noirs mêlés, décontractés, comme si notre pays n’avait jamais eu d’histoire. Il en va de même dans les centres commerciaux et les rues, comme si la ville représentait ce que pourrait être notre pays si l’on parvenait à effacer l’ombre noire de la pauvreté … »
« Certains jours ne laissent aucune trace … Il y en a qui s’écoulent comme s’ils n’avaient existé, aussitôt effacés dans le sillage de ma routine … Ou par mon désir de les oublier aussi tôt que possible. Les traces d’autres jours restent visibles peut-être une semaine avant que le vent de la mémoire les recouvre de sable – le dépôt laissé par de nouvelles expériences. »
« Depuis quatorze mille ans nous cheminons vers le chaos, Milla. Depuis notre premier village, notre première ville … mais si lentement que personne ne s’en est aperçu. Mais ça a changé. Le chaos se lève devant nous comme une marée montante, en Amérique, en Europe, ici, de plus en plus vite, de plus en plus près. Encore dix ans, vingt ans, cinquante peut-être, et le chaos nous engloutira… »

Le post-it de Ge

A la trace, Deon Meyer

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.
Mais alors que raconte « A la trace » :
Milla Strachan, lasse de vingt ans de maltraitance, quitte son mari et rejoint la Presidential Intelligence Agency, branche des services secrets. La PIA surveille un groupuscule islamiste qui semble attendre une importante livraison par bateau. L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.
Comme à son habitude Deon Meyer continue à décrire la société sud africaine. A mi chemin entre le roman d’aventure le polar et le roman d’espionnage on découvre ici la culture gangsta des villes, la violence inhérente au pays arc-en-ciel. On y parle émancipation des femmes et trafics et contrebandes en tout genre mais aussi on entrevoit le lien qui unit le peuple sud-africain avec le monde animal si présent dans certaines ethnies. Un pays riche de sa diversité. Un pays de tout les contrastes où tout est possible, le meilleur et le pire. Et sous la plume de Déon Meyer, tout ceci est passionnant.

 

Autres extraits
« Les trottoirs fourmillaient – on y courait, on y marchait ou y stationnait, conversations et affaires s’y nouaient et d’y dénouaient, on y cherchait une place de stationnement. Il y avait des musulmans coiffés de fez, des pêcheurs en bonnet de laine, des Xhosas, la tête enveloppée d’une écharpe, des Blancs tête nue : la mixité raciale, comme à Voortrekker Street dans les années 1960, avant le début des troubles. »
« Moi, je sais d’expérience que l’on n’échappe pas à ses origines. elles sont en vous, imbriquées dans l’intimité de chaque cellule. Vous aurez beau dire que vous a perdu vos parents de vue, vous pourrez esquiver des questions (…) tôt ou tard, le passé vous rattrapera.» 
« Consumérisme, superficialité, convoitise : tel est le moteur, l’origine de tout mensonge et de toute escroquerie..»
« Notre vie est composée de 22000 jours en moyenne. Combien nous restent en mémoire, nommés et datés ? 10, 12 ?… Anniversaires, mariage et divorce, séparations, décès, puis quelques Grandes Premières… Les traces des autres jours s’usent peu à peu. Résultat : la vie consiste en fin de compte en l’équivalent d’un mois de jours dûment enregistrés en mémoire et d’une poignée de souvenirs non datés. Il faudrait vivre en sorte que chaque jour laisse une trace. Mais comment faire ? »

Ce titre a été lu dans le cadre :

7 réflexions sur “A la trace, Deon Meyer

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