Papote d’auteur Maud était avec Jacques Pons


Papote d’auteur Maud était avec Jacques Pons

Les Enquêtes et indiscrétions de Maud

Photo de Philippe Frisée, dans le LUI d’octobre 2018, portrait écrit par Bruno Godard

Bonjour Jacques Pons,

 Je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat.

C’est moi qui vous remercie !

Pouvez-vous nous parler un peu de vous, nos lecteurs sont très curieux.   

Dans la vie je fais plein de choses différentes. Pour ce qui est de la gagner, je travaille dans la mode depuis une quinzaine d’années, à Paris principalement, mais j’ai aussi eu la chance de travailler à New York pour une grande maison française. J’ai également habité au Sénégal, au tout début de ma carrière, période durant laquelle j’ai souhaité faire un « break » avec le luxe et la mode.

J’ai beaucoup de passions, au premier rang desquelles ma femme et mes deux enfants.

En dehors de ce cercle familial qui est mon moteur et ma joie quotidienne, je suis un fana de rugby, que j’ai pratiqué assidûment en compétition dans un passé pas si lointain, et que je continue à suivre avec plaisir.

J’adore également la gastronomie et l’art de vivre, en tant que client quand j’ai la chance de pouvoir en profiter, mais aussi en tant que spectateur de cet univers en pleine mutation, dont les modèles et les enjeux intellectuels et culturels sont une source d’inspiration infinie !

Enfin, et sans surprise, je suis un boulimique de lecture, pas forcément de thrillers d’ailleurs (ça, je m’y suis surtout mis pour le concours !), mais de romans en général, quels qu’ils soient, du plus classique au plus contemporain.

J’écoute beaucoup de musique, j’aime découvrir de nouveaux artistes, pour rester à la page. J’ai toutefois une nette préférence pour la musique classique et pour le reggae.

Je suis venu à l’écriture dans une démarche très personnelle de tenter une nouvelle aventure, de m’essayer à un exercice qui m’attirait mais que je n’avais jamais osé entreprendre. Le concours Fyctia a été pour cela la meilleure occasion, car l’obligation de publier, et surtout de finir une histoire, sont les meilleurs des moteurs !

Avec Célia de chez Hugo Thriller

Alors justement de l’expérience Fyctia sort Organigramme, votre premier roman. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Je pense que tout le cadre contextuel du roman, ainsi que la réflexion sur les relations hiérarchiques et la souffrance au travail étaient déjà en moi depuis longtemps, je n’ai eu qu’à mettre des mots sur des maux dont j’ai vu tant de gens souffrir, parfois même alors qu’ils ne le savaient pas eux-mêmes. L’intrigue à proprement parler est un pur produit de mon imagination. J’ai écrit ce roman au fil de la plume, chapitre après chapitre, et j’ai littéralement joué avec mes personnages, comme un enfant qui jouerait avec des figurines en scénarisant leur histoire sur le moment. J’y ai pris un plaisir fou, accompagné d’un sentiment grisant de joie : je pouvais décider de ce qui leur arriverait, de comment ils s’appelleraient, de leur passé, de leurs blessures etc. Je me suis beaucoup amusé, en gardant en tête une idée directrice : si je raconte une histoire, il faut que mes lecteurs se divertissent à travers celle-ci, et passent un bon moment.

Du concours Fyctia au Prix Coup de Cœur RTL, racontez-nous ce parcours ?

J’ai commencé le concours Fyctia avec trois semaines de retard sur les autres concurrents. Au départ, j’ai écrit de façon très spontanée et très fluide ce qui était à l’époque le prologue (qui est devenu l’interlude juste après le prologue dans la version finale). Je me suis dit : « voilà, j’ai en gros la fin du livre, par laquelle je débute, et maintenant, il va falloir se retrousser les manches et déployer des trésors d’imagination pour construire une histoire autour de cette fin ». Je me suis laissé porter par ce que cette atmosphère et cet univers m’inspiraient.

Au fil des publications, je lisais attentivement tous les commentaires, toutes les remarques de mes premiers lecteurs, qui étaient, pour la plupart, des proches dont je maintenais l’assiduité à grands renforts d’e-mails, de facebook et de sms. Assez rapidement, j’ai commencé à me rendre compte que de plus en plus de lecteurs m’étaient inconnus, ce qui signifiait deux choses : la première, c’est que mon histoire plaisait, et même touchait certaines personnes au-delà de ce que j’imaginais, et la seconde, c’est que je me suis mis à grimper assez vite au classement. Au départ, je me disais que je serais ravi de figurer dans les vingt premiers (sur 150 à peu près). Mais très vite, le top 10 est devenu une réalité, puis le top 5. Et dans les derniers jours du concours, j’ai connu l’immense joie de monter sur le podium, ce qui signifiait que j’allais avoir la chance d’être lu par les membres du jury, parmi lesquels, entre autres, Michel Bussi, Bernard Lehut de RTL, et François Jullien de VSD.

Et puis au terme des délibérations, j’ai reçu un coup de fil de Bertrand Pirel, qui dirige la collection Hugo Thriller. Il m’a annoncé que je n’étais pas le lauréat, mais que j’avais bénéficié d’un coup de cœur de RTL ! Quelle joie ! J’ai immédiatement repensé à toutes ces nuits d’automne passées devant mon écran, à écrire avec passion la suite d’une histoire qui prenait forme jour après jour, façonnée par mon humeur du moment et par les commentaires (ou les demandes spéciales, mais je ne vous dévoilerai rien !) de mes lecteurs. Et je me suis dit que je vivais un véritable conte de fées. Ce qui n’était qu’un passe-temps récréatif se transformait peu à peu en une aventure réelle. Le rêve, que je n’osais même pas entrevoir, devenait subitement réalité !

En dédicace à la librairie Mots et Motions de Saint Mandé

Une très très belle aventure, vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

C’est un peu difficile de répondre à cette question.

Il n’y pas eu de « pire » moment. Du premier mot écrit au point final de la dixième relecture, j’ai vécu ce parcours comme un privilège, une chance folle de connaître la réjouissance d’une publication.

Peut-être ma plus belle joie a été ce moment, fugace, où j’ai refermé le manuscrit pour la dernière fois avant qu’il ne parte à l’impression. Maintenant que le texte est publié, je suis sur un nuage, d’autant plus que les premiers retours sont très bons, et que les lecteurs semblent touchés par les éléments de réflexion autour de la souffrance au travail, ce qui était un de mes buts en écrivant ces lignes.

Je vous cite « boulimique de lecture », racontez-nous…

Je lis partout. Tout le temps. Dans mon lit, dans les transports en commun, dans une salle d’attente, je lis depuis que je suis tout petit. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont transmis, en douceur, ce goût des livres et de la lecture, que je n’ai jamais perdu.

Je suis un lecteur presque compulsif. J’ai eu la chance de faire des études littéraires avant mon école de management. Je n’ai donc pas de genre de prédilection. Il y a beaucoup d’auteurs que j’admire. Fred Vargas, pour la délicatesse et la subtilité de sa peinture de l’âme humaine, notamment masculine, Victor Hugo, pour le souffle puissant qui s’échappe de chacune de ses pages (je pense d’ailleurs que si je devais emporter un livre sur une île déserte, je choisirais L’Homme Qui Rit), Ian Manook / Roy Braverman pour le cocktail de richesse ethnologique et de testostérone, mais aussi Jean-Christophe Rufin, Gustave Flaubert, et San Antonio. Comme vous pouvez le constater, c’est on ne peut plus varié. Citer ces quelques auteurs ne rend évidemment pas justice à tous les génies du verbe qui m’ont inspiré, et qui m’inspirent encore aujourd’hui…

Enfin, il y a trois auteurs, trois poètes, qui m’ont donné le goût des mots et de la tension esthétique qu’ils renferment : La Fontaine, Rimbaud, et Senghor.

Dans le ELLE du 28 septembre (en pleine fashion week 👠)

Je vais terminer par une indiscrétion, un projet de deuxième roman ou autres ? Oui oui, là c’est lectrice impatiente que je suis qui s’exprime

C’est effectivement une indiscrétion (rires). Disons que je ferai en sorte de ne pas laisser votre impatience inassouvie, tout en explorant d’autres terrains qui m’attirent depuis longtemps.

Très intrigante, votre dernière réponse. Je vous remercie de vous être gentiment rendu disponible afin de nous en apprendre un peu plus sur vous. Et je vous laisse, si vous le voulez bien, le mot de la fin :

Encore mille fois merci !!

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Papote d’auteur Maud était avec Guillaume Richez


Papote d’auteur Maud était avec Guillaume Richez

Les Enquêtes et indiscrétions de Maud

 

 Bonjour Guillaume Richez, je vous remercie d’avoir accepté cet entretien qui va nous permettre de mieux vous connaître. Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’un interrogatoire, pas besoin de témoins ou d’avocat !

 Pouvez-vous nous parler un peu de vous, nos lecteurs sont un peu curieux ?

 J’ai 43 ans. Je vis près de Marseille. Je suis diplômé de Lettres Modernes de la faculté d’Aix-en-Provence. Je suis chef de projet au sein d’une collectivité territoriale des Bouches-du-Rhône. Je travaille dans le domaine de l’éducation.

En ce qui concerne l’écriture, je ne me suis intéressé à la littérature qu’assez tard, au lycée. Ma première passion a été pour le cinéma, très jeune. De là me vient mon envie de raconter mes propres histoires. Je devais avoir neuf ou dix ans et je voulais réaliser des films. Ce qui peut expliquer l’aspect cinématographique, – visuel, qui semble caractériser l’écriture de mes deux thrillers.

C’est en classe de seconde que j’ai vraiment commencé à lire des romans, du théâtre, et à écrire. Je fréquentais assidûment la magnifique bibliothèque municipale Ceccano d’Avignon, la ville où j’ai grandi. C’est un lieu magique, un superbe bâtiment du XIVème siècle. Je flânais dans les rayons, je prenais des livres, presque au hasard. C’est ainsi que j’ai découvert l’œuvre du dramaturge américain Eugene O’Neill (publiée en France chez L’Arche) qui m’a profondément marqué.

Blackstone est votre deuxième roman. Vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Après la parution de mon premier roman, Opération Khéops, j’ai envisagé de donner une suite aux aventures de mon héroïne Kate Moore. L’action de ce nouveau thriller devait se dérouler en Chine. J’avais déjà commencé à élaborer la trame principale et à me documenter sur la République populaire, les services de renseignements chinois et américains, l’armée, etc.

Opération Khéops devait être le premier titre d’une série inspirée des célèbres romans de Gérard de Villiers, les fameux SAS à la couverture si facilement reconnaissable. Quand j’ai appris qu’il n’y aurait pas de suite à ce thriller, j’ai utilisé tous les matériaux dont je disposais pour bâtir un nouveau scénario, plus complexe que celui d’Opération Khéops.

Je n’étais pas limité en nombre de signes, je n’avais pas d’éditeur, j’étais donc libre d’écrire le livre que je voulais. J’étais très avancé dans mes recherches et je tenais un sujet qui m’intéressait. C’était le point de départ pour me lancer. Ensuite, j’ai façonné mes personnages, – Malone, Rodríguez, Sanders, Gordon Wade et la sénatrice McGovern. Je voulais raconter cette histoire à leur hauteur, avec leur propre personnalité.

Donc c’est un peu par hasard que Blackstone est né. Une anecdote sur ce livre lors de l’écriture ou un retour de lecture ? 

Disons que Blackstone n’était pas une œuvre de commande contrairement à Opération Khéops.

J’ai plusieurs anecdotes : le chapitre 19 relate une opération aérienne menée par le major Bennett contre un groupe naval chinois. Il s’agit d’une simulation d’attaque qui a pour objectif de montrer à la République populaire que les États-Unis d’Amérique n’ont pas l’intention de se laisser impressionner par le déploiement de navires chinois en mer de Chine méridionale.

Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset, qui m’a apporté quelques conseils (notamment pour les F-22 Raptor), a réagi à la lecture de ce chapitre en me disant que cette simulation d’attaque ne lui paraissait pas crédible. Or, quelques mois plus tard, Le Monde a publié un article qui relatait très exactement la même opération menée par l’aviation russe… La réalité venait de rejoindre la fiction.

Un ami qui voyage très souvent en avion pour son travail, m’a également raconté qu’il avait vécu une scène d’interception comparable à celle que je décris dans Blackstone au chapitre 8. Et un lecteur m’a dit qu’il avait fait des recherches sur Robert Hill, pensant qu’il s’agissait d’un tueur en série qui avait réellement existé.

J’aime beaucoup ces différentes anecdotes que me rapportent des lecteurs. Cela signifie qu’ils sont vraiment entrés dans mon livre.

Je comprends vos lecteurs, Blackstone a été pour moi un coup en 2017. Vos plus belles joies en tant qu’auteur, vos pires moments ?

 Les pires moments se sont les moments de doute. Ce peut être très difficile à surmonter. Voire insurmontable…

Un grand moment de joie, c’était celui de l’annonce en direct par Philip Le Roy de la sélection de Blackstone pour le Grand Prix de la Littérature Policière 2017. Quel souvenir ! Je n’en revenais pas.

Je citerai également le moment où j’ai découvert l’excellente critique de Blackstone publiée dans la revue cultissime L’Écran fantastique. Un moment très fort.

 Après les moments forts en tant qu’auteur, pourriez-vous dire quel lecteur vous êtes ?

 Je lis en moyenne un à deux livres par semaine, et au risque de vous surprendre, je ne lis que très rarement des polars.

Parmi les livres que j’ai lus et aimés, parus à l’occasion de la rentrée littéraire, il y a le sublime premier roman de Pauline Delabroy-Allard, Ça raconte Sarah (Minuit), qui a obtenu le Prix du Style 2018, ou encore le bouleversant récit de Jean-Michel Espitallier, La Première année(Inculte). J’ai d’ailleurs eu le plaisir de m’entretenir avec eux pour La Fringale Culturelle, un magazine auquel je collabore en tant qu’intervieweur depuis cet été.

Je citerai également le très bon Leurs enfants après eux (Actes Sud) pour lequel Nicolas Mathieu a obtenu le Prix Goncourt. Vous pourrez d’ailleurs découvrir prochainement mon entretien avec ce romancier dans La Fringale et dans mon blog.

Dans un tout autre registre, le roman d’espionnage La Guerre est une ruse de Frédéric Paulin (Agullo) est également très réussi. Le tome deux doit paraître en mars 2019. J’aurai le plaisir de m’entretenir avec Frédéric Paulin à cette occasion.

Je lis partout, dans le train, dans le métro. Mais je préfère lire confortablement installé dans mon lit ou au coin du feu !

 

 Des auteurs qui lisent j’adore ! Je vais terminer par une indiscrétion, un projet de nouveau roman ou autre ? Oui, oui, là c’est lectrice impatiente que je suis qui s’exprime !

 Je ne comprends pas comment un écrivain pourrait ne pas lire. Quand Stephen King rencontre quelqu’un qui lui explique qu’il veut devenir écrivain, il lui demande : « Et que lisez-vous ? »

Tous les écrivains ont commencé par lire les histoires écrites par d’autres. Mais au-delà des histoires, ce qui importe véritablement, c’est l’écriture. Ce n’est pas le tout d’avoir un bon sujet. Encore faut-il savoir écrire. Et ça, ce n’est pas à la portée de n’importe qui.

Pour en revenir à votre question, le 8 novembre dernier a paru chez le Cherche midi éditeur Rock Fictions. C’est un livre de la talentueuse photographe Carole Épinette qui, depuis plus de vingt ans, saisit sur le vif, en coulisses et sur scène, pour LibérationLe MondeRolling Stoneet Rock & Folk, les plus grandes légendes du rock : AC/DC, Amy Winehouse, Alain Bashung, David Bowie, Iggy Pop, Marilyn Manson, les Stones, Coldplay, Sex Pistols, Anna Calvi, Metallica, Arthur H, Motörhead, James Brown, The Cure, Pete Doherty, Louis Bertignac.

Vingt-et-un auteurs et autrices, – écrivains, poètes, journalistes -, ont choisi une de ses photographies pour composer une nouvelle : Jérôme Attal, Jean-Luc Bizien, Émilie Blon-Metzinger, Xavier Bonnet, Franck Bouysse, Sonja Delzongle, Benoit Deschodt, Manon Fargetton, Erwan Larher, Nicolas Lebel, Gilles Marchand, Agnès Mathieu-Daudé, Bernard Minier, Amélie Nothomb, Olivier Rogez, Cédric Sire, Adrien Tomas, Thomas VDB, Thomas Vinau, Sigolène Vinson et moi-même.

J’ai pour ma part choisi une sublime photographie d’Anna Calvi qui a d’ailleurs sorti un nouvel album, Hunter, cet été. Mon texte s’appelle Érosion. C’est un récit beaucoup plus personnel que tout ce que j’ai pu écrire jusqu’à présent.

Quel recueil, un magnifique livre qui a rejoint ma bibliothèque !!!! Je vous remercie de vous être gentiment rendu disponible afin de nous en apprendre un peu plus sur vous. Et je vous laisse, si vous le voulez bien, le mot de la fin :

 Soyez curieux. Sortez de votre zone de confort.

  

Encore mille fois merci !

 Merci à vous,  Maud ! Cela fait plaisir de savoir que des lectrices et des lecteurs ont aimé Blackstone et que l’on parle encore de ce livre plus d’un an après sa parution.

Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël épisode 1


Délire de Noël des Flingueuses ou les commandements de Noël

 

Hello mes polardeux,

Pour cette journée  du 25 décembre, sous l’impulsion de Fanny, les flingueuses ont décidé de vous offrir des petits contes de Noël.

Écris tout exprès pour cette occasion chacun c’est amusé à détourner la magie de Noël pour vous faire partager son univers un peu décalé.

Alors joyeux Noël à vous tous et bonne lecture.


Les contes de Noël des Flingueuses

1ere partie

Le commandement de Noël selon….  ou quand les flingueuses détourne un personnage de roman.

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Fanny-Louise

Ah Noël !! Comme j’aime cette période. Ses rues illuminées, ses chants joyeux et naïfs qui vous restent en tête toute la journée. Mais pour moi, ce qui fait de Noël une fête parfaite c’est la préparation des festivités. Ce moment où on met tout en place pour que nos hôtes profitent au mieux du moment que nous allons passer ensemble. En tête à tête, les yeux dans les yeux…

La préparation commence toujours par un grand ménage. J’aime quand tout est propre et net. Oui je sais, vous vous dites que je dois être un peu maniaque. Et en effet, je le suis. J’aime quand chaque chose est à sa place alors je nettoie, je peaufine les détails. Chacun des ustensiles dont je vais me servir se doit d’être en place, à porter de main sur la table. Le secret d’une bonne recette c’est d’avoir sorti et préparé ses ingrédients. Mais le moment que je préfère, c’est celui de l’accueil que je fais à mes convives, ce moment où bien installés à ma table, ils ouvrent les yeux, se tournent vers moi et réalisent qui je suis…. Au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis Dexter Morgan.

 

 

Le commandement d’un bon Noël selon ….Isabelle Bourdial

J‘ai choisi de prendre comme personnage un combo de Norman Bates et Borg (Les Loups et l’agneau, de Christophe Dubourg). Mais il y a aussi un peu d’Antoine Orsini (Simple, de Julie Estève) en lui

 

L’étoile de Balthazar

Cette année ma princesse va avoir son sapin de Noël.

J’ai coupé un bel épicéa dans la forêt. Mes amis m’ont aidé à le décorer. On a commencé par les guirlandes. Il faut toujours mettre les guirlandes en premier. Sinon, il faut tout enlever si on veut les déplacer. Je suis allé les chercher chez Gaspard.

J’aime bien Gaspard. A l’école, on s’amusait ensemble. Il me faisait gober des vers de terre. Quand je suis passé chez lui, il était sous la douche. ça tombait bien, comme ça j’ai pu tout de suite rincer ses tripes avant de les emballer.  Elles sont toute violette et bien grasses. Comme elles luisent sur le sapin !

Melch mon voisin, celui qui a tué le Chat, m’a donné les boules. Il était gentil, le Chat. Mais Melch, il aime pas trop les bêtes. Du coup, il criait de joie quand j’ai coupé les têtes de toutes ses poules. J’ai pris aussi la sienne car elle était jolie avec sa bouche ouverte. Je les ai accrochées dans le sapin. Qu’est-ce que ça rend bien…

La vieille Marie m’a offert ses cheveux blancs pour faire le givre. Quand je les ai cueillis sur sa tête, elle s’est endormie d’un coup et m’a gentiment laissé faire.

J’ai installé ma princesse dans le rocking chair de Mère devant le sapin. Elle ne dit rien mais je vois bien qu’elle est triste. Il a pas d’étoile, mon sapin.

Une voiture vient de se garer dans ma cour. Sa lumière bleue clignote. La voilà, mon étoile ! C’est Balthazar, le gendarme, qui est venu me l’apporter en personne.

Merci les amis et joyeux Noël à tous !

 

Le commandement d’un bon Noël selon …. Nick Gardel et Peter Raven

 

Un bon Noël… un bon Noël… Elle en a de bonnes l’autre…

Qu’est-ce que j’en sais ce que c’est qu’un bon Noël ?

Déjà il faudrait que les gens arrêtent de me tirer dessus… Ça, ça serait une bonne base.

Et puis, pas la peine de cogner non plus pour se faire comprendre. Ça, j’ai déjà donné. Le passage à tabac dans une cave, le mitraillage à l’arme automatique, les baffes et les coups de taser, je connais. Et puis ça n’est pas vraiment dans l’ambiance Jingle Bells, petits fours et bûche à la crème.

Le problème c’est effectivement les gens. Le facteur humain. Tant qu’on reste dans la théorie désincarnée, on peut échafauder de l’idyllique, on peut concevoir de la quintessence florissante. Les lumières se tamisent, la douce chape neigeuse assourdit l’univers et il plane comme un je-ne-sais-quoi de merveilleux entre les épines froufrouteuses de l’épicéa de salon.

Mais rajoutez là-dessus le florilège habituel de bipèdes à station verticale et ça va vous pourrir l’ambiance en moins de deux.

Toute la panoplie. Entre l’aviné de fin de repas, le lourdingue fini au trou normand, la coincée du serre-tête qui a vite fait d’oublier les ascendances arabo-sémites du petit Jesus, l’ado qui s’emmerde ouvertement en attendant l’autorisation d’aller bouder dans sa piaule, le minuscule qui piaffe dans son hyperactivité, la belle-sœur qui tient à vous faire savoir que sa poitrine est encore vaillante malgré les théories fumeuses de ce bon vieux Newton et surtout l’ancêtre qui ronfle depuis les huitres en espérant atteindre, mine de rien, le prochain gigot Pascal. Elle est belle la nativité, la première GPA divine…

Eux, ils avaient compris. Un bœuf, un âne et c’est marre. Pas de raison de s’enfiler la famille.

Remarquez, moi ça me concerne peu. De la famille, j’en ai pas. Tout ça c’est du souvenir aigri, de l’image décolorée que je n’ai pas à subir. J’ai bien eu un père de remplacement, mais il préférait largement les rombières à pattes d’oie que se farcir des dindes. J’ai plutôt les stigmates mémoriels d’un gueuleton expédié avant que l’ancêtre n’aille lutiner sa rombière du moment. Rien que l’idée me vrille encore la carte mémoire… Par pitié, ne me forcez pas à y penser…

Alors, le meilleur Noël qu’est-ce que ça peut être ?

La solitude.

Le silence apaisant que l’on vient juste envelopper des craquements rassurants d’un vinyle. Peut-être seulement les stridulations simples d’un groupe avant-gardiste des années 70, ou la folie calme de la symphonie d’un gamin anglais. Voilà.

On tamise, on assourdit. On évite tous ces clignotements, toute cette épilepsie obligatoire. On oublie que la neige deviendra gadoue, que les mélodies de Noël vous donneront juste envie de dézinguer votre prochain, que l’imaginaire sirupeux de cette période est une insulte à l’intelligence.

On tamise et on laisse la nuit apaiser l’univers qui n’en peut plus de mouvement. On s’accordera une rupture discrète, pour retourner le disque et relancer la magie…

Le commandement d’un bon Noël selon Ophé lit et Kurtz

Le titre « The End » des Doors résonne dans la pièce aux murs de béton. Elle est dépouillée de tout mobilier et de toute trace de présence humaine en dehors de deux fauteuils chesterfield. Ils trônent, fiers de leur cuir rutilant, au centre de ce cube aveugle.

Il est assis sur l’un, moi sur le second. Il ne me quitte pas des yeux.

Mes mains, à plat sur mes genoux, tremblent. Pourvu qu’il ne le voit pas. L’angoisse m’étreint comme le ferait une mère étouffante, me laissant à peine de quoi respirer. Je manque d’air. Mon cœur bat si fort qu’il semble vouloir sortir de ma poitrine pour le rejoindre. Je l’imagine déjà le brandir devant lui et me regarder agonir, un sourire satisfait aux lèvres.

« – Alors Ophélie ? »

Je sursaute.

Sa voix est presque douce. Pour un peu, elle me rassurerait, mais je connais le personnage.

« – Pourquoi avez-vous poussé la folie jusqu’à rencontrer Kurtz dans son antre ?

– Je… Je… »

Je bafouille, butte sur mes mots, perdue dans ses yeux d’un bleu si intense qu’il m’est douloureux de les fixer. Moi la grande bavarde devant l’Eternel me voilà sans voix. Mais je connais le personnage.

– Vous ?

Reprends-toi ma fille ! Tu fais ça pour le Collectif Polar.

« – Je voudrais connaître vos commandements de Noël. C’est pour le Collectif Polar, vous savez le blog. Nous aimons tellement vos créateurs, Jérôme et Nathalie, que nous tenions à vous laisser la parole.

 – Ahahahahah »

Son rire résonne dans toute la pièce. Mon malaise et ma peur monte encore d’un cran. Je vais y rester, c’est certain.

« – OHOHOH… »

Quoi ? Ohohoh ? Ce rire atroce qui venait de me pétrifier se muait d’un coup en enjouement façon Père Noël. Que lui arrivait-il ?

« – Ophélie, Kurtz aime Noël contrairement à ce que vous et les lecteurs pouvez-croire. »

« -Ah ?… Et vous êtes d’accord pour nous donner vos commandements de Noël ? »

Il ne se départissait pas de ce sourire carnassier. Plus l’entretien avançait, plus mes sentiments s’amalgamaient, se confondaient : peur ou fascination ? Comme l’huile et le vinaigre, ils se confondaient pour se séparer, attendant la prochaine secousse pour se confondre à nouveau, et me perdre.

« – Évidemment. N’est-ce pas pour cela que j’ai accepté de vous faire visiter mon refuge ? »

Les tremblements cessent doucement. L’angoisse relâche mon être et c’est confortablement installée que j’écoute Kurtz me livrer ses commandements :

« – Nul autre que Kurtz vous n’aimerez, parce que non seulement Kurtz est votre seul maître, mais que Noël est aussi la fête de l’amour…

De la viande animale vous mangerez, du gibier de préférence. Quoi d’autre qu’une telle viande pour le chasseur que je suis. L’anthropophagie est la règle, Noël ne doit être qu’une exception à ce principe.

De votre être entier vous me ferez cadeau. Noël ne célèbre-t-il pas le don de soi ? »

Si je note chacun de ses mots et que ses paroles me glacent le sang, je les sens s’infiltrer au plus profond de mon âme et envahir mon cœur abîmé. Me voilà prisonnière d’un homme qui me fascine autant qu’il me répugne.

Moi qui comptais passer Noël parmi les miens, je ne peux quitter Kurtz. Je veux qu’il prenne mon âme et mon corps, qu’il m’annihile comme tant d’autres avant moi.

Me voilà une ombre parmi les autres.

Sous le charme et le joug de cet homme, fantôme parmi les fantômes, plus rien ne compte parce qu’en se confiant à moi, il m’a choisie.

 

Le commandement d’un bon Noël selon Maud et Joe

Nouvelle inspirée du personnage de Joe Middleton – Paul Cleave – Un employé modèle

Le meilleur Noël de Joe

Joe arrive essoufflé à l’arrêt de bus, chargé de ses paquets cadeaux qui l’encombrent. Sa mère a décidé de recevoir la famille pour le réveillon de Noël, quelle idée franchement ? Cette fête, il l’a déteste, cette fausse joie sur les visages des passants, cette idée qu’on est tous heureux de se retrouver pour s’offrir des cadeaux achetés au dernier moment dont on se fiche totalement s’ils plairont ou non. Mais bon faut bien faire comme tout le monde, se fondre dans la masse et faire le gentil mouton et ne pas attirer l’attention.

Comme souvent, rien ne se passe comme prévu, le bus est parti sans lui : 1H15 d’attente pour le prochain. Bien évidemment les rues sont encombrées par ces gens qui foncent retrouver leur familles qu’ils pensent aimer. Joe doit trouver une solution, il tente de héler un taxi, mais pas facile quand on a les bras encombrés. Une fois installé, il ne prend pas la peine d’appeler sa mère pour la prévenir de son retard. Elle s’en rendra bien compte ne le voyant pas arriver. La voiture se mêle à la circulation et s’engouffre dans les embouteillages. Joe reste calme et prend le temps de réfléchir à sa vie, ses envies, et ses fantasmes.

Il est soudainement rappelé à la liberté suite au bruit, au choc, à la douleur, il vient de se cogner à la portière. Il se demande encore ce qui s’est passé lorsque le chauffeur se retourne et s’enquit de son état. Joe réalise qu’ils viennent d’avoir un accident. Le chauffeur se rassure tant qu’il peut en se rendant compte que son client n’est pas blessé, et se rue vers son portable… Un passant vient les voir, et les informe qu’il vient d’appeler la police.

Ni une ni deux, Joe se rend compte qu’il ne faut absolument pas qu’il voit des flics, le contenu d’une de ses poches pourrait le trahir. Il sort encore sonné du véhicule, paie sa course, s’entretien rapidement avec le chauffeur. Ses cadeaux sous le bras le voilà qu’il entreprend de rejoindre les festivités à pied. Son téléphone vibre depuis un moment mais Joe ne veut pas et ne peut pas répondre.

Il arrive chez sa mère vers 1H00, elle hurle qu’il n’est pas le fils qu’elle aimerait, qu’elle ne peut pas compter sur lui ; pour une fois dans sa vie qu’elle lui demande quelque chose, il n’est pas fichu de le faire. Elle n’entend pas ses excuses, son récit de l’accident l’a fait rire. Joe bout intérieurement, il rentre dans la maison en trombe. Les invités sont partis, les restes de victuailles jonchent la table. Des restes d’emballage de papier cadeaux parsèment le tapis du salon. Il s’écroule dans le canapé, la fatigue le gagne tandis que la pression monte, les hurlements de sa mère lui arrachent les oreilles. Il n’en peut plus de la supporter. Il vient dîner chez elle toutes les semaines, la supporte depuis tant d’année et elle. Que fait-elle ? Elle se permet de l’insulter alors qu’il a fini le trajet à pied pour la retrouver. Trop c’est trop. Il tente une dernière fois de la regarder en face, il se rend dans la cuisine lui tend son cadeau en lui souhaitant un Joyeux Noël. Elle lui arrache des mains la balance sur le bar et continue de vociférer, de cracher son venin à la figure de son indigne de fils.  Lorsqu’il relève la tête, il n’est plus le même homme, il la regarde. Leurs regards se croisent, elle s’arrête de hurler, Joe sait qu’elle a compris. Que c’était la dernière fois qu’elle agirait ainsi. Voir même que ce serait la dernière fois qu’elle agirait tout court. Il s’avance calmement vers elle, et il va s’offrir le plus beau cadeau de Noël de sa vie…Un rêve d’enfant se réalise, enfin, il va se libérer…

Le commandement de Noël selon… Ge

Pas de Noël sans Flingueuses

Vraiment pas drôle d’être d’astreinte le jour de Noël. C’est ce que pensait Cécile et Isabelle qui auraient préféré passer les fêtes en famille, entourées de leur enfants et petits-enfants. Oui mais voilà, je les avais appelés à la rescousse, car comme le disait si bien Isabelle, pas le temps d’être flingueuse à temps partiel. Et là mes flingueuses légistes avaient du boulot.

 -Quoi c’est pas sympa d’être ensemble le jour de Noël ? Toutes les trois réunies comme à la grande époque de Collectif Polar.

Bon maintenant que mes légistes préférées étaient devenus des auteurs célèbres, je ne les voyais plus beaucoup.

Isabelle était demandée sur tous les salons, marraine qu’ils l’appelaient ou invitée d’honneur. Et Cécile avait détrôné Franck Thilliez et était dorénavant l’auteur de noir français le plus lu aux states.

Il était temps que je les fasse redescendre sur terre. Or de question qu’elles chopent la grosse tête. Aussi pour les attirer à la morgue avais-je prétexté une émission télé entièrement consacrée au polar juste autour de leur parcours. Et en prime-time en plus ! Et oui fini aussi pour moi le blog, je sévissais désormais à la télévision sur la chaîne française la plus regardée au monde. Il était loin le temps de Ge et ses flingueuses.

J’avais tout préparé, elles allaient devoir me raconter leurs aventures de légistes au sein du collectif polar, chronique de nuit. Là dans cette salle lugubre qui puait la mort, elles finiraient par m’avouer pourquoi elles avaient participé à cette aventure de dingue qu’était les flingueuses. Pourquoi avec leur talent respectif, elles s’étaient en quelque sorte mise à mon service.

En fait au fonds de moi je regrettais ce temps de l’insouciance, ce temps où nous étions toutes dans le même bateau à essayer de faire passer notre goût pour la lecture et des auteurs de polar. Toute flingueuses juste pour le plaisir d’être une équipe, d’être souder comme les doigts de la main. Toutes unies et réunies.

– Bon alors on se le fait ce repas de Noël ?

Mais qui venait de crier si fort ? quoi  ? de quoi parle-t-on là ?C’est quoi ce repas de Noël ? Punaise !

Je sentais que l’on me tapait sur l’épaule.

-Et ma Gene, tu t’es endormie ?

-Nick ? Mais il se passe quoi là ?

-Mais ma Ge, tu devrais te ménager, renchérie Ophélie, rappelle-toi tu nous as toutes réunies pour fêter Noël ensemble.

-Oui, comme tu n’aimes pas cette période de l’année, on a décidé de la passer ensemble pour te la faire aimer, ne dit Aline.

-Tu te rappelles, rajoute Cendrine, hier soir pour le réveillon, nous avons fait une murder party

-Avant on a bu des mojitos intervint Maud

-Oh patronne, on a loué un château, un grand chateau breton pour être toutes ensemble me dis Eppy Fanny

-Oui avec toute notre famille rajoute Danièle.

Et je vois là, en effet Fanny est sa petite famille, j’aperçois les mini-flingue, Sacha accompagné, Maxime conversant avec les misters Flingueuses, Marc et sa charmante compagne et Jean Paul et sa tribu.

Sylvie, Sofia et Isabelle affairaient à préparer le déjeuner. Sacha et Cécile dresse la table. Même Cathie et Marie Noëlle sont là !

Il y a aussi mon Ours et mes psychopattes.

Alors quoi  ? Je venais de faire un rêve, mes légistes sont toujours mes légistes, mes flingueuses existent encore et moi je suis restée leur humble porte flingue.

Mon Ours a accepté de passer les fêtes avec les flingueuses, incroyable, invraisemblable.

Et même les psychopattes, Lulu et Betty ont accepté Onyx le jeune labrador de Loup, et là non plus ce n’était pas gagné !

La magie de Noël existerait-elle bel et bien alors ?

Ou si c’est encore un rêve, alors c’est le plus beau des rêves.

Un vrai conte de Noël !

Et… j’allais oublier.

Joyeux Noël à vous tous

Le top des lectures 2018 de Maud


Le top des lectures 2018 de Maud

Le TOP 12 de notre petite flingueuse

Coucou cheffe

Voici mon top 12 jusqu’à présent :

(Ben oui, il reste encore quelques jours et donc quelques lectures avant la fin de l’année)

Belle journée et mille excuses pour ma blonderie !!!!


Les Jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes

Résumé : Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.
Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

 

Avis : L’auteur signe ici son 5ème livre, mon avis : le meilleur « un p***** de livre », un cran au-dessus des autres que j’avais déjà beaucoup apprécié. De tourments en rebondissements, de fausses routes en vérité, un suspense époustouflant, une fin inattendue, je vous laisse découvrir ce livre magnifique et bouleversant.

 

Hunter de Roy Bravermann

Résumé : Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà queHunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son œuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Avis : Des chapitres courts, un rythme très soutenu, de rebondissements en questionnements, l’auteur signe ici un excellent thriller, rapide et efficace. Les pages se tournent toutes seules. Le lecteur est entraîné aux côtés de Freeman et partage sa quête de vérité. Un twist final magistral qui me fait languir d’impatience de découvrir la suite !!!!

 

Fleur de Cadavre d’Anne Mette Hancock

Résumé : « Puisqu’on me prive de ta présence, Héloïse, donne-moi au moins par tes mots la douce essence de ton être. » Ces mots concluent les lettres qu’Heloise Kaldan, journaliste à Copenhague, reçoit régulièrement depuis quelque temps. Postées de France, elles sont signées d’une certaine Anna Kiel. Héloise n’a aucun lien avec cette femme. Pourquoi celle-ci s’obstine-t-elle à lui écrire ? Que cherche-t-elle à lui dire ? Trois ans plus tôt, Anna Kiel a égorgé un avocat de 37 ans. En cherchant à comprendre le mobile de ce meurtre, Heloise rouvre sans le savoir une page d’un passé qu’elle croyait définitivement tournée.

Avis : Un rythme soutenu, de nombreux rebondissements. Cette intrigue met en lumière la puissance des puissants, l’argent peut-il toujours faciliter l’issue d’une affaire ? Lorsque les pièces du puzzle commencent à s’emboîter, le récit devient à la fois touchant, écœurant et bouleversant. Comment traduire ces personnes devant la justice et que la machine infernale ne les libère pas dans la foulée ? Qui sont les victimes ? Les bourreaux ? Une fin, même si prévisible, dans le sens positif du terme, reste magistralement bien amenée.

 

Au 5ème Etage de la fac de droit de Christos Markogiannakis

Résumé : Cinquième étage de la faculté de droit d’Athènes, section de criminologie. Anghélos Kondylis, doctorant en criminologie, découvre le corps sans vie de la professeure Irini Siomou… avant d’être tué à son tour.
Chargé d’enquêter sur ce double meurtre, Christophoros Markou, jeune capitaine fraîchement diplômé, entre dans l’univers secret de l’Université : un effrayant dédale où s’entrelacent ambitions professionnelles, compromissions, lâchetés et vanités.
Markou trouvera-t-il la lumière ?

Avis : Un plume très agréable et dynamique, un rythme en alternance qui permet au lecteur de souffler et de s’interroger aussi. En effet, on ne peut s’empêcher de se poser des questions. Quelques mots sur la fin : magistrale, un véritable coup de théâtre, totalement inattendus tant le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages. Je suis restée sans voix, totalement estomaquée. Mais je vous laisse découvrir par vous-même et vous souhaite un excellent moment de lecture !!!! 

 

Organigramme de Jacques Pons

Résumé : Chez Louis Laigneau, fleuron du luxe français, la direction n’a jamais épargné à ses salariés ni le stress, ni les humiliations. Mais au retour d’un séminaire de créativité censé stimuler les forces vives de l’entreprise à l’approche de la prochain fashion week, ce ne sont pas les mannequins mais les cadavres qui défilent…
L’open space est moins accueillant quand on imagine qu’un tueur est peut-être juste là, assis en face de vous…
Dans ce milieu hostile où tout n’est qu’apparences, chacun s’observe avec défiance. Entre le burn out général qui menace et la psychose qui s’installe, un sérial killer rôde. Qui est cette ombre menaçante qui semble tout connaitre de Louis Laigneau et qui décime méthodiquement l’organigramme

Avis : Le thème du stress extrême, de la compétition, au travail avec ses causes et surtout ici ses conséquences, nous amène également à nous interroger. L’auteur a su justement doser et trouver le bon équilibre entre l’enquête et le monde du travail. Un final magistral et théâtral ponctue ce livre coup de  à découvrir d’urgence !!

 

Un tueur en héritage de Gilles Delmotte

Résumé : Quatre milliardaires décrépis, un soldat viré, une orpheline gâtée, il n’avait pas fallu longtemps à Edgar pour comprendre qu’il s’était fait piéger. Fouiner dans les secrets des milliardaires ne pouvait que mal finir. Il ne manquait qu’un hacker prétentieux, un général zélé et un agent dégradé du FBI pour l’entraîner plus profondément dans cet enfer. À bien y réfléchir, se terrer dans un village abandonné n’était pas une si bonne idée… Sur leur déclin, les hommes qui le traquent s’acharnent à récupérer leur secret volé. Mais celui-ci dévoile bientôt les fractures du passé qui les font trembler. Les contours de la vérité se dessinent dans les flammes de leur colère, ou n’est-ce qu’une nouvelle trahison qui finira par les perdre tous ?

Avis : J’ai tout de suite été enthousiasmée, par le style et le rythme de l’auteur, un roman d’espionnage qui ne laisse aucun répit au lecteur. La vitesse est très bien ressentie, l’impression d’être aux côtés d’Edgar et Lara et de vivre leurs mésaventures, une véritable chasse au duo est lancée et instrumentalisée par les plus grandes puissances gouvernementales. De complots en courses poursuites, je me jetterai sans aucun problème dans la lecture de la suite.

 

Fantazmë de Niko Tackian

Résumé : Une nouvelle enquête du commandant Tomar Khan.
Comment être un bon flic quand les victimes sont aussi des bourreaux ?
Janvier 2017. Dans une cave du 18e arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Sur place, beaucoup d’empreintes et un ADN ne correspondant à rien dans les fichiers de police. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’enquête qui restera en suspens des années, se dit-il.
Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt la rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, le « spectre » en albanais.
Tomar et son équipe se lancent dans l’enquête et seront très vite troublés par le parcours des victimes, qui de leur vivant cultivaient carrément le sordide. Pourtant Tomar s’accroche à son devoir de flic, d’autant plus que son avenir lui semble menacé : un lieutenant teigneux de l’IGPN, la police des polices, a convoqué son adjointe, Rhonda, pour l’interroger sur un couteau, une pièce à conviction dans une affaire de meurtre mystérieusement disparue des Archives. Or, ce couteau, c’est celui de Tomar, et si on remonte jusqu’à lui…

Avis : J’ai découvert l’auteur en 2017, avec Toxique, j’attendais avec impatience la suite ; il nous entraine en immersion, grâce à une écriture fluide et rythmée, je n’ai pas pu refermer ce livre avant la fin. Cette dernière totalement inattendue et magistrale qui laisserait penser que nous devrions bientôt revoir Tomar (enfin moi je l’espère).

 

Monster de Patrick Bauwen

Résumé : Paul Becker a ouvert une unité de soins d’urgence en Floride et consacre peu de temps à sa femme et son fils. Une nuit, un policier lui amène un patient blessé, menotté, nu et aux membres anormalement longs et souples. Une fois cet étrange patient soigné, le téléphone qu’il a oublié sonne : Paul répond… c’est la pire erreur de sa vie, qui tourne alors au cauchemar.

Avis : ne lecture très agréable, une écriture vive, dynamique, les pages se tournent d’elles-mêmes. J’ai été happé par cette histoire, voulant absolument connaître la fin. Un déroulé finement amené, un final digne d’un puzzle lorsque l’on met la dernière pièce et que l’image jaillit sous nos yeux ; avec une petite pointe d’émotion, voir une larmichette.

Une seule question, pourquoi ai-je mis autant de temps avant de lire ce livre ? Ouf heureusement, c’est fait et je le recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas !! Foncez 

 

Dust de Sonja Delzongle

Résumé : Installée à New York, Hanah Baxter, profileuse française de renom qui traque les tueurs en série, est appelée en renfort par la police de Nairobi dont l’enquête piétine. Depuis plusieurs mois, on retrouve des croix de sang tracées dans la poussière, mais aucun cadavre. Crimes de psychopathe ? Meurtres rituels ? Sorcellerie ? Dès son arrivée au Kenya, Hanah découvre que des hommes et des femmes albinos sont massacrés à la machette. Cette double enquête conduira la profileuse aux confins de la folie humaine…

Avis : Un suspense maintenu jusqu’au bout avec brio !! 
Emue et fortement troublée à la fin de ma lecture, mais tellement ravie d’avoir découvert cette magnifique plume, dont heureusement j’ai les autres œuvres « Quand la neige danse » et « Récidive » ; car j’ai hâte de retrouver Hanah Baxter.

 

Akowapa de Sébastien Vidal

Résumé : Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million-deux-cent-mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s’il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d’autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le magot vont interférer et évoluer en milieu hostile, dans une nature foisonnante et isolée. Dans ce récit crépusculaire, l’adjudant Walter Brewski est une nouvelle fois embarqué dans une enquête âpre et plus noire que la nuit.

Avis : Une plume toujours aussi entraînante, noire, tout en étant littéraire. Une ambiance glauque, malgré une présence de la nature qui nous laisse respirer parfois dans les moments sombres de l’histoire. Un volet qui n’est pas qu’un polar mais qui a aussi une dimension sociétale qui rend encore plus vraisemblable et touchant ce roman. Encore une fabuleuse lecture touchante et éprouvante que je recommande vivement  

 

La Dernière Couverture de Matthieu Dixon

Résumé : Les recherches de Raphaël, jeune reporter, sur la mort de Bernard, célèbre photographe, vont le mener au-delà de ce qui était prévu…
Voir une de ses photos en première page d’un magazine, affichée sur tous les kiosques, pour Raphaël, jeune reporter, c’est le graal. Mais en travaillant avec Bernard, célèbre photographe devenu son mentor, il comprend très vite que les choses ne sont jamais aussi simples et que les apparences sont parfois trompeuses. En enquêtant sur la mort de celui-ci, tragiquement disparu dans le crash de son hélicoptère, Raphaël va se retrouver seul, en première ligne, à devoir jongler entre rumeurs, paranoïa, bizness, corruption, hommes de l’ombre et affaires d’État. Seul aussi à devoir slalomer entre intégrité et vérité…

Avis : Une lecture addictive, du rythme, des rebondissements ; un angle à la première personne qui implique le lecteur dans l’aventure. Le dur constat des assassinats de journalistes, de reporters, pas toujours élucidés, soulèvent la question : pour une photo, un article, mérite-t-il la mort ? Quand de grandes puissances, souvent invisibles, souhaitent que le secret ne sorte pas… Une très belle découverte, plausible, bien ficelée, une fin tout à fait surprenante !!!! Une lecture que je recommande très vivement  Je suivrai avec attention la prochaine sortie de l’auteur…

Le mur dans la peau de Luce Marmion

Résumé : Lorsque, dans une galerie du Marais Alexis, un artiste urbain, fait la connaissance de Marie, il est aussitôt transporté. Le graffeur ignore encore que l’adolescente est intimement liée à l’équipe de détectives chargés de traquer le tueur en série sévissant sur un site de rencontre. A quelle barbarie, quelle folie, son obsession pour la jeune fille poussera-t-elle Alexis ? Adrien Magadur, une force de la nature qu’une vie nocive ne parvient pas à démolir, se lance à corps et à cœur perdus dans une chasse scabreuse. De Paris à New York, le privé enquête dans le milieu du graffiti. Une fois encore, il est impitoyablement plongé dans la noirceur de l’âme et l’abomination, emporté dans la spirale de ses investigations et de ses sentiments.

Avis : L’auteur m’a littéralement envoûtée par son écriture et son histoire, le lecteur ressent les mêmes émotions que les protagonistes : la frustration des multiples impasses, la joie, l’horreur, la peur, l’amour…. J’ai même ressenti de l’empathie…. Et vous ?

Soirée de lancement du 3e rappel par les Editions du Lamantin. Une flingueuse y était !


Soirée de lancement du 3e rappel par les Editions du Lamantin. Une flingueuse y était !

Mercredi 17 Octobre 2018, une soirée  a été organisée à l’Epy7

Epy 7, un bar branché du XIIIème arrondissement de Paris. pas très loin de la BNF (Bibliothèque Nationale de France)

J’ai été ravie à cette occasion de rencontrer Delphine et Fabrice, éditeurs Le Lamentin,

avec qui nous avons très agréablement partagé autour de la lecture, tout en partageant un verre.

Il se trouve que j’ai dans ma PAL, certains de leurs auteurs.

A l’honneur de cette soirée, Gilles Sevastos, pour la sortie de son livre Le Troisième Rappel.

Gilles rencontre ses lecteurs venus le rencontrer et partager un moment convivial et chaleureux.

De très belles rencontres, un excellent moment de partage et d’échange.

C’est avec une nouvelle lecture que je rentre de cette soirée !!!! Et quelle lecture !!! Avalée pendant mes vacances !!!

La lecture de Maud du 3e rappel ICI

Un grand merci à vous, très heureuse d’avoir passée un agréable moment en votre compagnie !!! Un très bon souvenir !!!!

Pour en savoir+

Le catalogue des éditions du Lamentin : ici

 

Papote d’auteur, Maud était avec Christos Markogiannakis


Papote d’auteur

Maud était avec Christos Markogiannakis

 

Souvenez vous , il y a quelques jours , Maud et Ophélie nous offrez leurs avis sur Au 5ème Etage de la faculté de droit le premier polar de Christos

 Quelques jours avant nos jumelles flingueuses se rendaient à une soirée pour rencontrer Christos Markogiannakis et elles nous racontaient tout cela Ici.

Aussi pour nous faire un peu plus découvrir notre auteur grec, Maud lui a posé quelques questions.

Voici donc les petites indiscrétions de Maud


Bonjour Christos et merci de bien vouloir répondre à vos lecteurs. Pourriez-vous nous parler un peu de vous : que faites-vous dans la vie ? Vos passions ? Vos goûts musicaux ? Vos loisirs ? Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

            Bonjour ! Je m’appelle Christos, et de mon nom de famille longue et compliqué vous comprenez que je suis Grec. Je suis de la ville d’Iraklion en Crète, où je travaillais comme avocat pénaliste, après mes études de Droit et de Criminologie à Athènes. Je suis arrivé en France il y a 7 ans, afin d’effectuer une recherche pour mon doctorat en Criminologie, et j’y suis resté depuis.

            Ça fait trois ans que je me suis consacré 100% à l’écriture. Quand on découvre –tôt ou tard- ce qu’on aime vraiment dans la vie, il faut tout faire, il faut prendre tout risque, afin de le poursuivre.

            Mes passions sont l’écriture et la lecture, ou la lecture et l’écriture dans l’ordre que vous préférez. Je suis si heureux de vivre cette passion comme ma vie quotidienne, sans qu’elle perdre son feu !

            Il y a toujours de la musique chez moi. Pendant le travail – et oui, l’écriture est une passion mais un travail aussi – j’ai de la musique classique comme background. Pendant les pauses et en dépendant de mon humeur, j’écoute Maria Callas ou des pop tubes des années ‘80, des chansons grecques des années ‘50-‘60 ou de la pop contemporaine ! J’aime tout et tout me va, selon mon humeur.

            Quand je n’écris/ ne lis pas j’aime flâner à Paris. Je découvre cette ville –ma ville- chaque jour. Je vois des amis, et je vais aux musées qui m’offrent toujours des nouveaux sujets pour mes livres criminartistiques, mes livres qui mélangent l’art et le meurtre.

            J’aimais raconter des histoires à mes amis quand j’étais petit. J’ai appris comment écrire d’une façon bien structurée et disciplinée quand je travaillais comme avocat.  Vous voyez, un document juridique a la même structure comme une nouvelle ou un roman : une introduction, un corps et des conclusions bien solides. Leur seule différence est l’imagination, même si parfois la réalité dépasse la fiction !

De l’imagination on en retrouve dans Au 5ème Etage de la faculté de droit, mais pas que… Comment vous est venu l’inspiration de ce thème : Comment a germé cette histoire ? Vos personnages ? Le cadre ? Les symboles ?

            Au 5e étage de la faculté de droit (chez Albin Michel) a été mon premier roman policier publié en Grèce il y a quelques années, et mon premier roman policier publié en France en mars 2018.

            En 2017, j’ai publié aussi une collection d’enquêtes sur la représentation du meurtre dans les tableaux du Louvre. (Scènes de crime au Louvre, ed. Le Passage).

            Pour mon polar, j’ai pris mon expertise de criminologue et d’avocat pénaliste sur la psychologie et la réalité criminelle, mais aussi les souvenirs de mon Master2 de criminologie, et j’ai construit un roman, comme un fanatique des énigmes policières (des whodunit comme les anglo-saxons les appellent) et criminologue comme moi aurait aimé le lire.

            L’idée pour l’intrigue – l’enquête commence avec le meurtre d’une professeure– m’est venue quand une amie m’a racontée une dispute entre profs pendant un colloque. Tout le monde détestait une professeure, donc je me suis dit, si jamais elle est tuée, tout le monde sera soupçonné ! Et voilà…

            Le cadre de mon polar est l’univers fermé, presque claustrophobe, du département de la criminologie d’Athènes, situé au 5e étage de la faculté de droit d’où le titre, avec tous les personnages que ‘y vont avec : les professeurs, des étudiants, le personnel administratif et mon policier, un Capitaine de 35 ans, Christophoros Markou, diplômé du même département.

            Le crime est omniprésent dans ce livre, dans ce lieu, en théorie et en pratique, du début à la fin.  Je ne parle pas seulement du double meurtre (de la professeure surnommée la Vipère et d’un jeune doctorant qui venait d’arriver de Paris), mais des petits ou plus grands crimes et délits commis par des gens que on n’en pense même pas.

            Il ne faut pas oublier qu’une société sans crime n’existe pas –selon le sociologue Français Durkheim– donc une mini société comme le département de criminologie aura certainement ses propres criminels. Et parmi eux un meurtrier –ou plus…

Une anecdote sur ce livre en particulier ? Lors de l’écriture ou retour de lecture ?

            Ce livre a été écrit pour moi, comme un exercice, comme un livre que j’aurais aimé lire et sans intention de le publier. Il est resté pendant un an fermé dans mon tiroir, jusqu’au jour que je l’ai donné à un ami, un grand écrivain Greco-Français – et fan des whodunit aussi – pour le lire. Sans que je le sache, il l’a envoyé à son éditeur en Grèce qui m’a contacté pour le publier. Et comme ça commence cette belle aventure, qui 3 ans après, m’a emmenée chez les lecteurs français, grâce à Albin Michel.

            Ce livre, même si ça se passe à Athènes, n’est pas un guide touristique de cette ville que j’adore. Si vous attendez du Parthénon, du Sirtaki, de la moussaka ou du Nana Mouskouri dans une ville baignée du soleil, Au 5e étage de la faculté de droit n’est pas pour vous.

            Par contre c’est un guide dans la psychologie humaine, dans les mobiles criminels, la société grecque pendant la crise – qui n’est toujours pas terminée – le visage noir d’une capitale qui voit des membres d’une élite universitaire se plonger dans le sang.

            Donc, quand une lectrice m’a demandé si elle peut utiliser mon livre pour découvrir Athènes pendant ses vacances d’été, je lui ai répondu, « Seulement si vous compter de croiser des victimes d’un meurtre, et vous voulez savoir quoi faire ! »

Même si vous avez écrit ce livre pour vous, je suis ravie, en tant que lectrice, d’avoir pu le découvrir. Vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

 

            Le moment le plus joyeux de la période créative, est quand je mets les derniers mots sur la dernière page du manuscrit, quand le monde que j’ai imaginé et ses personnages sont complets et l’histoire est bouclée. Puis, quand le livre sort, chaque fois qu’un lecteur dit qu’il l’a aimé, je me sens fier comme un vrai parent ! J’adore aussi échanger avec des lecteurs, donc je passe toujours des moments très agréables et constructifs aux Salons du livre (quelle chance d’avoir si beaucoup en France !)

            Le pire moment est quand le mot parfait, pour qu’une phrase prenne sa forme et exprime d’une façon précise ma pensée, m’échappe (entre le grec, l’anglais et le français parfois le cerveau se fatigue !) Ça peut me paralyser pour une journée entière ! Et quand je ne suis pas productif, je me sens comme si j’ai perdu du temps précieux…

Maintenant devenu auteur, quel lecteur êtes-vous ? Votre genre de prédilection ? Un moment et/ou endroit qui est propice à la lecture ?

 

            Je suis un lecteur très exigeant, comme je veux que mes lecteurs soient avec moi !

            Mes lectures préférées sont les romans policiers – j’aime les contemporains mais je retourne aussi très souvent aux classiques, Agatha Christie, Patricia Highsmith, Margaret Millar etc– les livres sur la psychologie criminelle, les livres d’histoire et d’art.

            Le moment et l’endroit parfait pour lire ? Toujours et partout! So many books, so little time!

La lectrice que je suis ne peut terminer cet entretien sans vous demander une indiscrétion, un projet de roman ? Un retour de Christophoros Markou ?

            Aucune indiscrétion, c’est toujours un plaisir de partager des bonnes nouvelles ! Le 11 octobre sort mon deuxième livre criminartistique, Scènes de crime à Orsay, (Ed. Le Passage) avec des enquêtes inspirées par les tableaux du musée d’Orsay.

            Et il y a déjà un roman policier prévu pour début 2020, avec Markou qui mène l’enquête sur le mort de la plus grande chanteuse grecque de pop, tuée pendant son concert d’adieu à la rivière Athénienne.

            On apprend un peu plus sur sa vie, son monde, ses goûts musicaux et de lecture, son univers et ses relations. Aux personnages récurrents –comme Vera– ils s’y ajoutent des nouveaux, qui vont rester, une profiler et le patron de Markou par exemple.

            Deux nouvelles aventures de ce Capitaine de la Police grecque sont déjà écrites après celle là. J’espère donc que les lecteurs, vous tous à qui je dois tout, continuerez à aimer et suivre les aventures de Christophoros Markou.

J’ai été ravie de vous rencontrer lors d’une excellente soirée organisée par Albin Michel, d’en savoir un peu plus sur vous et vos prochaines sorties ; je vous remercie de m’avoir répondue et permis aux lecteurs d’en savoir un peu plus ! Je vous laisse libre d’ajouter quelque chose « à vous le mot de la fin »

 

            C’est moi qui vous remercie pour votre gentillesse, vos questions si intéressantes et l’occasion de faire découvrir mon travail à vos lecteurs ! J’aimerais conclure cette belle interview avec une phrase de Thomas De Quincey, ce philosophe anglais qui considérait l’assassinat comme un des beaux arts, et qui nous réassure que « si nous pouvons apprécier la beauté d’un incendie à Londres sans pour autant être un pyromane ou un sauvage, nous pouvons apprécier un meurtre sans pour autant être un meurtrier ou un monstre… »

            Bonnes lectures !

Soirée Christos : deux flingueuses en goguette


Ce vendredi 14 septembre, Maud et Ophélie ont fait un petit voyage en Grèce afin de rencontrer Christos Markogiannakis, auteur de au 5ème étage de la faculté de droit paru en mars 2018 aux éditions Albin Michel.

Récit d’une soirée dépaysante!

« RATP airlines vous remercie de votre confiance et vous souhaite un bon voyage chez Etsi! »

Comment ça RATP Airlines?? Eh bien oui, c’est sans quitter Paris que nous avons embarqué pour un voyage à Athènes, le temps d’une soirée organisée par les éditions Albin Michel. A l’honneur ce soir là : Christos Markogiannakis. Auteur grec, Christos vit en France depuis 7 ans, à Paris, qu’il considère dorénavant comme son « sweet home » (dixit Christos lui-même).

Le lieu de la rencontre: Etsi. Situé dans le XVIIIème arrondissement de Paris, Etsi est un restaurant dirigé par une jeune chef grecque, Mikaela Liaroutsous. Dépaysement des papilles garanti!

A notre arrivée, nous retrouvons donc Christos, ainsi que Mikaël représentant les éditions Albin Michel, et Céline, une lectrice passionnée. Les premiers contacts sont fluides, Christos est aussi ravi que nous de cette rencontre qui se fera en petit comité. A peine installés dans le restaurant, nous levons nos verres à cette rencontre « ygeia mas » (santé). C’est sans doute ce toast qui fait arriver le dernier participant, David. Autre lecteur, mais aussi un amoureux de la Grèce dont il nous décrira les magnifiques paysages.

Nous sommes donc six convives autour de cette table. Une table qui sera le témoin de nos découvertes gustatives, de nos échanges riches et parfois secrets… Une table qui pendant quelques heures, sera notre bulle hors du temps.

Nous avons échangé sur le livre de Christos bien sûr. Ce livre paru en Grèce il y a plusieurs années grâce à un coup de pouce du destin, a été édité en France également par une intervention du mystérieux monsieur « Hasard ». Et si on vous racontait cette histoire….

Christos, après des études de droit, devient avocat pénaliste dans un cabinet familial. Il aime lire mais aussi écrire. Il se lance donc dans l’écriture d’un roman qu’il gardera enfermé dans son tiroir…. Enfermé jusqu’au jour où il le fait lire à un ami auteur, juste pour avoir son avis. Quelques jours après lui avoir remis le manuscrit, Christos reçoit un appel: « mon éditeur veut te publier »… Et c’est ainsi que paraît « au 5ème étage de la faculté de droit », en Grèce.

Christos décide ensuite de raccrocher la robe noire, il ne veut plus être avocat, ce n’est pas ce qu’il veut faire de sa vie. Il quitte Athènes et s’installe à Paris.

Quelques années plus tard, un de ses amis (dont nous garderons le secret de l’identité), lui propose de soumettre son roman à son éditeur : Albin Michel. Et c’est ainsi que sort en France ce roman qui était initialement destiné à mourir au fond du tiroir d’un jeune avocat. Comme quoi monsieur « Hasard » peut donner de sacré coups de pouces au destin!

Agatha Christie, les classiques du roman noir, Christos a été bercé par ces auteurs qui ont influencé son style CluedoPoirotesque (Oph aime inventer des mots 😉) . Des influences de Christos à la littérature noire mais aussi la blanche, nous voici partis à échanger tous les six comme des amis! De rires en confidences, d’anecdotes en secrets échangés, de Durkheim à la gastronomie la soirée est passée à une vitesse folle.

Nous pourrions passer des heures à vous raconter nos impressions sur cette soirée magique, mais nous savons que vous êtes plutôt friands de confidences alors laissez nous vous chuchoter au creux de l’oreille….

Christos n’a jamais voulu être policier comme nous pouvons l’imaginer à la lecture de son roman. Bien que son personnage principal, Christophoros, ait le même parcours universitaire et un prénom aux consonances proches; point de transfert… D’ailleurs c’est le premier mort du roman qui aurait dû porter ce prénom avant que Christos ne fasse un autre choix.

Chacun des professeurs décrit par notre auteur est un professeur qui existe réellement au département de criminologie d’Athènes, et quelques uns lui en veulent tellement qu’ils ne lui adressent plus la parole! Si vous n’avez pas encore lu Au 5ème étage de la faculté de droit, cette information donnera une autre saveur à votre lecture (oui oui Christos a trouvé le moyen de faire ce que dont avons tous rêvé de faire un jour: nous venger de nos professeurs).

Christophoros n’en n’a pas terminé avec ces lecteurs français, il reviendra en France en 2019 et cette fois, avant même de retrouver ses fans grecs!

Il faut tout de même que nous vous disions aussi que Christos a écrit une premier œuvre Scène de crimes au Louvre (éditions Le Passage) où il analyse l’Art avec les principes de la criminologie, se figurant les tableaux comme des scènes de crime à analyser: qui sont les victimes, qui sont les coupables? Un concept original qui mêle l’amour de l’art et de la criminologie. Un concept si original qu’après le succès de ce premier opus, Christos a réitéré. Le 11 octobre prochain, sortira Scènes de crime à Orsay (éditions Le Passage).

Il est difficile de vous en dire davantage sur cette soirée, toutefois si vous fréquentez les salons du livre, et que vous y croisez Christos, n’hésitez pas à aller échanger quelques mots avec lui. Pas de barrière de la langue puisqu’il parle très bien français. D’une grande gentillesse, Christos est généreux dans ce qu’il donne quand il échange.

Il est temps de ranger nos souvenirs de cette soirée et de lever nos verres d’Ouzo à votre santé!
ygeia mas

 

Sériale lectrice : Ge papote avec Maud sa nouvelle apprentie Flingueuse


Sériale Lectrices

Ge papote avec Maud

Sa nouvelle apprentie Flingueuse.

Et oui mes polardeux, vous avez du le remarquer, ce 25 juillet une nouvelle chroniqueuse a pointé le bout de son nez.

Son nom Maud Vandenbyvanghe.

Elle vous a présenté un nouvel auteur  avec Effondrements de Guy Morant

Maud a participé aussi  à Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

Et bien maintenant c’est officiel, Maud a rejoint le gang des flingueuses

Et vous savez quoi j’en suis très honorée. En plus ça se passe à merveille, son arrivée m’a été que bonheur, curiosité et partages.

Alors aujourd’hui j’en profite pour papoter un peu avec elle !

Les Jumelles et leur Porte Flingue. Maud, Ophélie et bibi à Saint Maur en Poche. 2018


GVL : Bonjour Maud, es-tu prête à être soumise à la question ?

MV : Oui bien sûr

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 MV : Je viens avoir 35 ans, pas d’enfant, un chat. Après un DUT Carrières Juridiques, j’ai fait un BTS Assistante de Gestion PMI, actuellement Gestionnaires Tiers Payant auprès des Professionnels de Santé. Avec des amis, on a monté une boutique afin de vendre des produits de ski du Paris. (le ski une autre de mes passions)

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

MV : Beaucoup de livres chez mes grands-parents, puis à la maison. J’ai débuté avec les Clans des Sept et Club des Cinq qui appartenaient à ma mère et mes tantes puis Alice Détective. J’ai ensuite emprunté les Imogène, Agatha Christie à mon grand-père. J’ai eu également une très grande période classique, mes auteurs préférés classiques Emile ZOLA et Stefan Sweig. J’ai découvert également grâce à mes amis skieurs l’héroïque Fantaisie (Feist et Hobb). Voilà mes univers.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

MV : Lire a d’abord été un refuge, création de ma bulle, puis un loisir et ensuite une passion. On ne m’a ni encouragée ni empêchée.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

OUI mais…J’en ai plusieurs.

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Je vous présente d’abord celle du bureau. Et oui bureau avec ascenseur à la sortie du métro j’y mets toutes mes emplettes achetées sur paris boutiques d’occasion et salon où je suis en transports (car chez moi je n’ai pas d’ascenseur). Je reçois aussi au bureau tous les envois (service presse, auteurs, ….) pas de classement spécifique. Et encore là j’ai un peu rangé pour la photo.

Bibliothèque des livres lus. En haut, les « beaux livres ». La deuxième étagère : les grands formats lus par ordre alphabétique. La troisième étagère : les poches lus par ordre alphabétique. Ceux en vrac au premier plan attendent d’être rangés.

La fameuse PAL : Tout en haut les BD et Werber inclassables. En dessous on trouve l’héroique fantaisie et le fantastique. La troisième étagère à gauche : les grands formats dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont des grands formats classiques, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. La deuxième étagère à gauche : les poches dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont livres divers, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. En bas, les grands formats non dédicacée, suite de l’étagère 2. Et posés en vrac, les derniers achats non rangés.

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

MV : Du plaisir et de la détente avant tout, découvrir, apprendre. Je lis principalement dans les transports en commun. Aussi je me déconnecte en lisant. J’oublie tout, il m’est arrivé de louper ma station de métro. Le soir je mets un réveil sur mon téléphone pour éviter de me laisser embarquer trop tard dans la nuit.  

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

MV : Je lis sur les 2 supports, j’alterne selon les types de lectures ou les envies. Ma préférence va pour le papier.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

MV : Non. Dans ma ville, ils ont mis un système en place, suivant les revenus elle est payante ou non. Etant réfractaire à la gratuite pour certains et payant pour d’autres, je ne suis pas inscrite.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

MV : oui, j’ai ma petite adresse : La Boîte à Lettres (Asnières sur Seine) pour les achats de livres neufs, en dehors des librairies avec dédicaces, des salons.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

MV : Pour les achats de livres neufs, avec une amie, on s’est lancée un défi : pas d’achat de livres neufs sans dédicaces (dans l’année en cours). Nous avons le droit à 3 exceptions. Depuis que je fais des salons, je préfère acheter mes livres à ce moment-là, plus conviviale, moins l’impression d’être consommatrice. Un resto est en jeu.

Pour les achats d’occasion, je vais principalement au Emaus de Longjumeau et la librairie bleue (paris 20).

J’essaie d’être raisonnable, mais…

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 MV : Oui toujours, bien sûr

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

MV : Suivant les périodes, et la taille des livres, je dirai 1 à 2 en moyenne par semaine. Je ne compte pas mois, ni par an.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Sur ma page : je fais un bilan mensuel de mes lectures et on m’a offert un joli carnet pour tout noter.

Cadeau de Delphine Leroy pour Noël

 

 

 

GVL : As-tu une PAL ?

MV : Bien sûr, ne jamais tomber en manque de lecture, toujours avoir différents styles sous la main.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 MV : Entre 300 et 400 en comptant les livres numériques. Les salons n’aident pas, où les descentes à Longjumeau… Et la nouveauté depuis 2017, les services presses.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

MV : Y’en a qui collectionne les chaussures. Moi j’achète des livres comme ça me chante. Je le vis très bien. Généralement je n’achète rien de Juin à Septembre, pour essayer de la faire baisser.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

MV : Comme expliqué plus haut, j’ai découvert le genre chez mes grands parents et très vite j’ai accroché, contrairement aux comtesses de Ségur. J’ai enchainé les Fantômette et les chairs de poule. De temps en temps, je lis d’autre chose. J’ai découvert récemment que j’appréciais les romans historiques (je ne suis pas sortie de l’auberge).

  

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 En SF, Feist reste pour moi le Maître du genre. En polar, Thilliez, Norek, Tackian, Minier, Destombes, ce sont les 5 auteurs actuellement où j’achète le livre dès la sortie.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

  • Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lovoenbruck : cette lecture m’a tellement marquée que la fin m’a surprise, j’étais dans l’histoire, aux côtés de Bohem que j’en ai occulté le 1er chapitre et j’ai versé une larmichette.

  • Les Larmes noires sur la Terre de Sandrine Collette : La puissance de l’écriture qui narre le destin de femmes vivant dans la rue, le comment sont-elles arrivées là et comment vont-elles s’en sortir.

  • Les 4 trilogies de Feist : C’est le même conflit vu par les différents protagonistes qui s’affrontent, quand tu as tout lu, tu donnes raison aux 4 continents de se battre.

  • Le Crime de l’Orient Express, d’Agatha Christie car c’est ma première lecture avec des morts.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

MV : Cela fait à peu près un an que je vais en librairie, à la fnac lors de dédicaces et en salon.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

MV : je retrouve des passionnés de lecture et je me sens moins extraterrestre. Sortir de la sphère Facebook, même si c’est grâce à ces groupes que j’ai découvert tant d’auteurs, se rencontrer, papoter, partager autour d’une même passion ; un régal. L’interface et la proximité auteur-lecteur est très sympathique et conviviale.

J’ai beaucoup aimé la soirée A l’œil écoute pour sauver la librairie, voir autant de monde, très chaleureux et sympathique.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Ma première rencontre avec Bob Garcia, à qui j’ai failli arracher les yeux… A l’œil écoute, il était venu mais pas en tant qu’auteur inscrit, et je ne savais pas à quoi il ressemblait. J’avais mon recueil Dons à la main pour le faire dédicacer à Claire Favan et Jacques Saussey, on est tranquillement en train de discuter et de rire, quand un Homme me prend le recueil des mains. Oh malheureux, les livres sont sacrés, j’ai pensé et mon regard s’est durcit, prête à bondir. Mon sourire est revenu quand j’ai vu qu’il cherchait sa nouvelle pour m’écrire un petit mot.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Je crois qu’on a fait le tour

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Oui même si je ne m’appelle pas Jean Pierre et toi non plus 😊

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Coup de gueule : la publication de télérama sur les lecteurs de polar, la guerre des auto-édités qui jalousent les édités, la guerre ou jalousie entre bloggeurs ; alors que nous tous la même passion : le livre et la lecture. (sinon la faim dans le monde)

Un gros coup de cœur… Dur dur dur… j’en ai plusieurs : ma rencontre avec Delphine Leory, la première personne connue sur Facebook et vue en vraie. Et ce qui s’est passé le 23.06 à partir de 18h00 à Saint Maur… Mon premier Saint Maur est aussi un coup de Cœur !!!!

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Maud : Merci à toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Geneviève

GVL : Toujours avec autant de plaisir Maud de mettre mes Flingueuses en avant !

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses


Rosny soit celui qui mal y pense 2e du nom

Les 26 et 27 mai dernier a eu lieu le deuxième salon du polar de la FNAC de Rosny  2

Rosny soit celui qui mal y pense c’est d’abord une libraire Caroline Vallat que j’avais eu le privilège d’interviewer ICI

Rosny soit qui mal y pense c’est une grande séance de dédicace au sein de la Fnac d’un grand centre commercial de la banlieue parisienne, une dizaine d’auteurs différents par jour de salon, soit 21 auteurs sur les 2 jours.

C’est aussi 2 tables rondes, et des jeux tout au longs du salon.

C’est surtout des retrouvailles entre passionné(e)s du polar

Blogueurs, lecteurs zé lectrices se donnent rendez vous pour retrouver ou découvrir de nouveaux auteurs

Perso j’avais rendez-vous avec mes deux chouchous Yvan qui nous a fait la surprise de venir à la dernière minute et David qui n’avait pas le choix que d’être là lui aussi !

J’avais aussi pour mission de présenter mes autres chouchous, mais là c’est mes chouchou-auteurs cette fois à ma chère petite sœur flingueuse.

Aussi c’est avec plaisir que les Camhug ont fait la connaissance d’Ophélie

Et réciproquement !

A Rosny nous avions aussi rdv avec Maud, la jumelle d’Oph

        

J’en ai aussi profité pour faire la photo avec Vicky et JR Ellory

Pour rencontrer pour la première fois Cédric Lalaury avec qui j’ai eu une longue et passionnante conversation.

Pour papoter avec Jérôme Loubry dont j’ai adoré le premier roman « les chiens de Détroit« 

Pour le présenter à Ophélie et Jean Paul

Et puis est venu le temps de déjeuner

Et quoi de mieux qu’une grande table de fondu du polar

Et oui même là on la joue Collectif…Collectif Polar il va de soi !   

Et à Rosny nous étions 4 flingueuses et un peu plus…

Et il y en a deux qui m’ont convoquée et pris à part !

Tout cela avait l’air très sérieux, j’ai eu peur quelques secondes, je me suis demandée ce qu’elles pouvaient bien me vouloir. Miss Aline Et Ophé-lit avaient l’air trop sérieuses pour être honnètes.

-Ok les filles, je vous suis, je vous écoute…
-Bon cheffe rien ne va plus à commencer Aline
-Non cheffe, c’est pas sérieux là
-Expliquez-moi
-Ben voilà, tu en fais trop, trop pour nous
-Oui tu nous donnes vachement, tu nous as apporté énormément
-Ha, heuuuu… (Bouche bée, touchée je suis restée là )
-Alors Cheffe, on a un truc à te donner
-Voilà !
Et là les filles me tendent un jolie cahier.
Je l’ouvre, et je découvre des tas de petits mots d’auteurs que les filles ont rencontrés et auxquels elles ont demandé d’écrire un petit truc pour moi !
-voilà il est pour toi, tu pourras désormais le compléter et le faire dédicacer par d’autres auteurs que tu vas rencontrer maintenant.
-OK, les flingueuses, je ferai ça ! Enfin je ferai ça quand vous ne serez pas là ! Car pour l’instant c’est encore à vous de travailler. Allez au boulot. Et Aline, puisque l’idée vient de toi, c’est toi qui va t’y coller.
Non mais c’est qui la Cheffe !
Fallait bien que je trouve une parade pour ne pas laisser paraître mon émotion, mes émotions. Car oui émue j’ai été par l’attention de mes Flingueuses. Merci les filles

Du coup je cède la place à vos flingueuses pour qu’elles vous disent un petit mot sur cette journée.

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

 

Jean Paul

Retour du salon de Rosny…
Il m’a fallu quelques heures pour digérer cette excellente journée !!!
Blogueurs, chroniqueurs et des auteurs formidables, sans oublier Jack Koch qui nous a croquer…
Quelques photos d’un samedi pas comme les autres !!!
Un grand merci à Caroline Vallat pour toute l’organisation !!!

Ça y est mes pieds ont enfin retrouvé le sol…
Une journée magnifique qui a permi de plus de regrouper quelques membres du Collectif Polar : Chronique de nuit, et quelques joyeux trublions !
Ce fût fort agréable !!!
Ps. Je comprends mieux maintenant Chronique « de nuit »
😆 😆 😆

Miss Aline

Rosny c’est des retrouvailles de flingueuses, des auteurs (qui parfois ne sourient pas ! ), de nouvelles rencontres (blogueuse, chroniqueuse), des discussions intéressantes (ou tu picores des bonbons en même temps) , des mises en scène.


Rosny c’est un déjeuner où on a pu tous tenir à la même table (« bonjour untel »), c’est des instants volés ( photos), des instants partagés.
Rosny c’est laissé un livre d’or à la Dame des Livres. Émue elle est !
Rosny c’est une longue discussion avec Monsieur Manzor dont tu attends patiemment la sortie du prochain livre en octobre (non Nath il ne m’a donné aucun indice !).
Rosny c’est quand Monsieur Manzor te fais la lecture (oui juste à moi).
Rosny c’est se faire croquer et rencontrer un loup 😘 ! 


Geneviève, Oph, Jean Paul (et les auteurs , bien sûr) merci pour cette chouette 🦉 journée.
Bisousssss

Maud

 

Un résumé du week end de rosny avec de belles rencontres, de joyeuses retrouvailles et moments inoubliables, sans oublier quelques emplettes 😀merci Caroline Vallat pour cette super organisation!!! Les dates de l année prochaine sont notées 😀😀

 

Mes petit achats (Maud)

Ophélie

Début du salon de Rosny… retrouvailles avec les copains blogueurs et chroniqueurs, les auteurs, un samedi qui s’annonce sympathique!

On nous demande souvent ce que nous aimons tant dans les salons…
Je vous dirais ceci: LE PARTAGE
Que ce soit entre lecteurs et auteurs, blogueurs et auteurs, blogueurs et chroniqueurs… les salons sont l’occasion de nous retrouver, d’échanger, de partager…
Des retrouvailles autour de notre passion commune
Du bonheur en barre

Et bien voilà

J’espère que ce petit partage avec vous lecteurs zé lectrices vous aura plu.

Nous, en tout cas, on a eu plaisir à revivre tout cela avec vous !

A très vite pour de nouvelles aventures.

Bises !

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 39


L’exquis cadavre exquis, épisode 39

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Chapitre 39

by Les Lectures de Maud

Se relever et rebondir

 

Amanda se relève et s’assoit sur le canapé, le temps de faire le point. Deux pensées émergent immédiatement : « La perruque est tombée, Louise a vu sa vraie couleur de cheveux et aura sûrement de nombreuses questions. Et, qui est le boiteux qui a essayé de la tuer ? »

Depuis qu’elle exerce ce métier, elle ne s’est pas fait que des amis, mais elle n’a jamais cru ni au hasard, ni aux coïncidences. Une certitude : Lalande a mis un contrat sur sa tête. Elle s’en occupera plus tard. Il y a urgence : quitter rapidement les lieux, maintenant que son adresse est connue, et terminer sa mission.

Encore chancelante, elle profite du départ précipité de Louise pour sortir de l’appartement, n’emportant que son sac et sa perruque. Une fois dans la rue, elle s’apprête à héler un taxi mais se ravise, prudence : les chauffeurs sont parfois physionomistes. Amanda sort son téléphone et appelle Gaston, sous prétexte de prendre des nouvelles de sa collègue Valérie Rémini, blessée.

« Elle est hors de danger, mais toujours hospitalisée.

-As-tu eu le temps d’aller la voir ?

-Non, ici, c’est le feu, en plus, nous sommes sans nouvelle d’un autre collègue, qui rendait visite à une patiente d’un HP.

-Ha bon. Si je peux t’aider en allant visiter Valérie pour toi, ça me ferait plaisir de te rendre service,

-Tu es formidable, c’est très gentil. Peux-tu lui apporter des fleurs ?

-Bien sûr, indique-moi l’hôpital, le service, le numéro de la chambre et je me mets en route.

-Je me renseigne et t’envoie les informations par sms. Je vais prévenir de ton arrivée afin qu’on te laisse passer. Je te remercierai avec un bon dîner »

Ils raccrochent ; Gaston sur un nuage, chanceux d’avoir rencontré une femme aussi belle, gentille et attentionnée. Amanda, le sourire aux lèvres de bientôt pouvoir honorer son engagement. « Encore plus facile que je ne l’aurais imaginé. Pour le dîner, il rêve » pensa-t-elle.

Elle s’élance en courant jusque chez le fleuriste, mais la douleur, provenant de ses côtes, la rappelle à l’ordre. Après un ultime crochet par la pharmacie, elle défait l’emballage de la seringue stérile et la glisse immédiatement dans le méandre des tiges du bouquet. C’est concentrée et le cœur léger qu’elle descend les marches du métro. Ses pensées vont et viennent : son ultime objectif, se débarrasser de Lalande. Le sms avec les renseignements attendus arrive enfin… Direction Lariboisière…