Alex de Pierre Lemaître.


Le livre: Alex de Pierre Lemaître. Paru le 2 février 2011 chez Albin Michel dans la collection Thriller.  21€50 ; (392 p.) ; 22 x 15 cm.
Réédité en poche le 15 janvier 2014 chez Le Livre de Poche dans la collection Thriller.  7€90 ; (396 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu. Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve l’extraordinaire talent de l’auteur de Robe de marié. Prix des lecteurs du Livre de poche 2012, catégorie policier.

L’auteur : Né à Paris, Pierre Lemaitre a beaucoup enseigné aux adultes, notamment les littératures française et américaine, l’analyse littéraire et la culture générale. Il est aujourd’hui écrivain et scénariste. Il a rendu hommage à ses maîtres (James Ellroy, William McIlvanney, Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau…) dans son premier roman, Travail soigné, qui a obtenu le Prix Cognac en 2006. Il a reçu le Prix Goncourt 2013 avec Au revoir là-haut.
Citation: 
« …..Camille sourit. Il a toujours été très fort pour lui faire perdre les pédales. Louis Mariani a été longtemps son adjoint, il le connaît comme s’il l’avait tricoté« …..

Le billet de Geneviève

Alex – Pierre Lemaître.

C’est le dernier live que j’ai lu de Pierre Lemaître. Le premier fut Travail Soigné. Entre les deux que de navigation par toutes les palettes de sentiments différents au cours de la lecture de son récit. M’ayant laissée après quelques lectures de cet auteur dans un « drôle d’état », je me suis  dis : « Et hop, il remet le couvert à sa manière si délicieuse et subtile ».

Le commandant Verhoeven enquête sur l’enlèvement et la séquestration d’Alex et sur la découverte, après l’évasion de la jeune femme, du corps de son tortionnaire, qui se serait suicidé.

Le livre est écrit en trois parties au niveau de l’enquête.

Le début dans l’ironie caustique m’a fait souligner très souvent des extraits de textes, où à chaque fois, il me fait rire en lisant les commentaires de Camille Verhoeven.

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« C’est curieux, comme tu épouses tout le temps la même femme  » lui a dit Camille la dernière fois. « Qu’est-ce que tu veux, quand on a des habitudes, a répondu Le Guen. Tu remarqueras que je n’ai jamais changé de témoin non plus, c’est toujours toi ! » Il a ajouté, bougon : « Et puis, quitte à changer de femme, autant prendre la même », montrant ainsi que sur le terrain de la résignation, il ne craint vraiment personne.

Le Guen : Divisionnaire de Camille

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L’auteur s’amuse et le lâche. Je pense que c’est voulu. Dans un autre livre et précédemment à celui-ci Camille Verhoeven qui remonte la pente s’était juré des tas de trucs et puis finalement se laissera emporter bien malgré lui. Cela c’est Pierre Lemaître qui l’écrit et veut nous faire croire. Haha !!!

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Le problème, avec Camille, c’est qu’il ne désarme pas. Jamais. Quand il a une idée….Le Guen lui a dit un jour :
« T’es vraiment con ! Même les fox-terriers savent faire marche arrière !
– Très élégant a répondu Camille. Pourquoi tu ne me compares pas plutôt à un basset. Ou mieux, tiens à un caniche nain ? »

Dixit l’autodérision de l’auteur sur la taille de Camille Verhoeven.

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 Monsieur Lemaître, c’est vous qui vous nous emportez dans vos délires, car la suite, soit l’enlèvement, c’est du haut vol, c’est le cas de lire, pour ceux et celles qui ont lu le livre.

Cette seconde partie centrée sur Alex, ainsi que la plongée dans l’enquête par rapport à cet enlèvement nous font nous poser bien des questions, les premières en ce qui me concerne. Sauf que personnellement, j’ai tout de même pensé à cette phrase écrite par l’auteur où Alex a un échange avec sa maman. C’est ce qu’elle raconte. Là il m’avait mis sur une piste très sombre ainsi que dans une impasse, comme l’enquête. Mes pensées s’orientaient vers d’autres ailleurs. Sans vouloir dévoiler ce qui se passe dans le livre, oui, l’auteur nous balade, et dans ce récit où Axel devient alors le centre de nos préoccupations de lecteur ou lectrice, je me posais constamment la question : Pourquoi ? Quelle en est la raison ? Dans une enquête, n’y a t-il pas autant de portes de sortie qui deviennent des impasses ? C’est cela le jeu non ? Personnellement j’adore.

Et puis : « Non, je me trompée, mince, flute c’est quoi tout cela pour un bazar ? » Je cherche aussi, j’essaie de comprendre, je piste dans les mots, les phrases.
La première partie m’a beaucoup fait rire de par l’humour caustique de l’auteur, comme d’habitude. J’adore ses monologues, ses pensées intérieures, et cet humour si intelligent, si particulière lié à l’auteur.
La deuxième partie, c’est du noir, de chez noir.
Ma seule question ? Comment un auteur peut aller chercher de tels faits ? Dans son imagination ? Dans les faits divers ? (Dixit Sandrine Collette. Elle l’a avoué légèrement dans son premier interview suite à la sortie de son premier roman)
Quelle imagination. C’est sordide et fait bien l’enveloppe du contenu.

Pour la dernière partie du livre, l’auteur en connaît un rayon sur la psychologie de l’âme humaine. Je trouve qu’il y excelle. Et avec quelle intelligence.
Il m’a même rendue triste. Je ne puis avouer pourquoi. Je suis émue pour les deux personnages. Pour l’un des deux, cela prend aux tripes. Et à nouveau l’auteur m’a trimbalé en m’entraînant dans les abysses de l’être humain, dans dialogues ciselés, si intelligents. Cela c’est moi qui le pense bien entendu. Ce que je ressens. Et après, Pierre Lemaître me retourne au moins trois fois comme une crêpe dans mes raisonnements. Pour la fin chapeau. Il avait semé des indices. Et c’est à ce moment là que ceux-ci me sont revenus en mémoire.

– Je peux y aller ? demande le chauffeur à voix basse, comme s’il craignait d’être entendu.

-Hein ? Non, toi, je te garde.

Camille le regarde, avec sa tête longue comme un jour sans pain. Il lui sourit.

– T’es monté en grade. Tu es chauffeur personnel d’un commandant de police. Tu es au pays de l’ascenseur social, tu savais pas ?

 

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Dompteur d’Anges de Claire Favan


Le livre : Dompteur d’Anges de Claire Favan. Paru le 16 février 2017 chez Robert Lafoont dans la collection La Bête Noire.  20€ ; (415 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv : 

On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…

Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Née en 1976, Claire Favan travaille dans la finance. Son diptyque culte, Le Tueur intime et Le Tueur de l’ombre, a été récompensé par de nombreux prix. Après Apnée noire et Miettes de sang, elle a marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016.

Hello Geneviève,

Me revoilà pour la troisième partie du concours.

J’hésite fort entre mes chroniques mais comme il faut bien en choisir une, voici celle de Claire Favan.   Bonne lecture et à bientôt. Je croise les doigts pour le concours et te souhaite encore un super anniversaire pour ton Blog ! 💟

La Chronique de Nadia

DOMPTEUR D’ANGES – CLAIRE FAVAN

Enooorme !!!! ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

Claire Favan avait confirmé l’immensité de son talent avec son dernier livre SERRE MOI FORT (sorti le 9 février en poche), je l’attendais donc de pied ferme, pensant qu’elle avait atteint le sommet de son art et qu’elle ne pouvait nous offrir une deuxième claque à la suite.
Et bien non, elle ose et elle récidive avec DOMPTEUR D’ANGES en frappant plus fort encore, beaucoup plus fort !!!

Une bombe, une claque, une pépite, une tuerie, une évidence sont des mots bien faibles pour parler de Dompteur d’anges.
Un vrai chef d’oeuvre du genre, un putain de coup de foudre, oui !!!

Accrochez vous, ce thriller original et atypique va vous bousculer, vous chambouler, vous estomaquer et vous laisser groggy.

J’ai commencé ce livre en soirée, j’ai dévoré 300 pages, hypnotisée par une intensité de lecture rarement atteinte, j’ai dû me faire violence pour le lâcher et dormir quelques heures.

Impossible de vous parler de l’histoire, de vous dévoiler quoi que soit sans gâcher votre plaisir de lecture, la 4ème de couverture en dit déjà trop.
Un conseil, entre nous, surtout ne lisez pas les chroniques qui vont vous détailler l’histoire en long et en large sous peine de ruiner complètement votre plaisir de lecture, vous voilà prévenus !

Un roman en trois parties avec un twist de malade au milieu.  La première est très noire, elle nous vrille les tripes, la deuxième est un véritable uppercut qui nous tord l’estomac et la troisième nous coupe le souffle à chaque page, avec des retournements de situations inattendus.

Des histoires de malades, de barges, de psychopathes, j’en ai lu beaucoup mais celle ci est unique et d’une perversité sans limites.
C’est machiavélique, diabolique, intense, magnifiquement construit, psychologiquement génial, totalement addictif avec un suspense extraordinaire maintenu jusqu’à la toute fin.
Tout est parfait !
Ah qu’elle est douée Claire Favan pour nous manipuler et nous retourner comme personne. Du grand art !

Elle installe un univers, une atmosphère en quelques lignes tant son écriture est belle et fluide.  Elle a l’art de pénétrer dans la tête de ses personnages et de les décrypter dans les moindres détails, mon dieu que c’est jouissif.

Claire Favan est vraiment une toute grande dame du polar et je m’incline à genoux devant son talent fou !

Un incontournable,  un chef d’oeuvre du genre à lire de toute urgence !!!!
Impossible de passer à côté… sauf si vous avez décidé de ne plus jamais lire de thriller dans votre vie.

Une petite demande à Claire Favan:  si vous frappez encore plus fort dans votre prochain roman, faudrait peut être voir avec l’éditeur pour distribuer un Lexomil avec chaque livre, histoire que vos lecteurs ne pètent pas tous un câble et sortent indemnes de leur lecture.   Qu’en pensez vous ?

La toile aux alouettes de Lou Vernet : Le chouchou du Week-end


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lvLe livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

4e de couv : 

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

 

lvL’auteur : Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.

 

 

Extrait : 
Au fonds d’une impasse, une veille bâtisse en pierre délabrée. Un toit d’ardoise, des croisillons au-dessus de la porte d’entrée et une lucarne plantée juste au dessus de la première fenêtre sur la gauche.
A l’intérieur de cette ouverture, un store déglingué découpe la lumière du petit matin en tranche. La chambre reste sombre. Posé depuis des lustres, le papier peint à grosse fleurs roses semble fatigué d’être là.  Une armoire à double battant, d’un brin foncé, s’impose massivement sur tout le mur. Un lit rouillé et un tabouret rond en plastique blanc occupe le reste de la pièce. Une surface d’à peine dix mètres carrés.
Clara gît, nue, droguée et menottée à l’armature de fer.
Une main tatoué caresse son corps inerte.
Le silence avale tout

 

Mon simple avis :

 

Ce roman noir met en scène une galerie de personnages qui semblent appartenir à des mondes différents, de la mère névrosée au « no life » féru d’informatique, en passant par deux enquêteurs louches et un voisin insupportable, et qu’un sombre incident amène à se rencontrer.

Ce qui marque en ouvrant le roman de Lou Vernet et en découvrant les premières pages, c’est son écriture. Une écriture exigeante, une plume soignée, tout en dentelle où l’on déguste et savoure chaque tournure. C’est ciselé. Chaque mot tisse un canevas parfaitement exécuté . C’est très littéraire et c’est très beau aussi !

Alors dans la première partie du roman, on va suivre Clara, une jeune femme que l’on perçoit comme sage, bien élevée, tranquille. une jeune femme, douce, réservée, un peu effacée. Une jeune femme sans histoire en somme. Sauf que … Devant nos yeux,  Clara doucement mais surement pète les plombs. Au rien de bien extraordinaire, juste des petites choses du quotidien qui peuvent agacer plus d’un d’entre nous !

Alors dans cette première parti et durant une centaine de pages, on va suivre Clara. Et on va se demander où elle va bien pouvoir nous emmener !

Et qui est ce Domino, qui semble guider notre jeune héroïne.

Durant la lecture de cette première partie, j’ai souvent pensé être dans un roman de Barbara Abel. Oui Lou à cette façon d’amener les choses, tranquillement, par petite touche, sans coup férir. Quand tout à coup, on pressent que quelque chose va se passer, on sent que notre héroïne va basculer. Mais la grande force de notre auteur c’est d’amener ses changements avec énormément de délicatesse et d’élégance.

Et puis, arrive la deuxième partie !

Là on va faire connaissance  avec les Concertistes. La Carpe et la Virgule.  Le premier est « Taisseux sans mépris. Silencieux par évidence « , le second surnommé ainsi par son handicape qui le fait claudiquer et  » Parfois on pouvait penser qu’il dansait, toujours de biais, du même coté, mais il dansait ». Ces deux là, Pierre, l’inclus et Bastien sont indissociables. Anciens coéquipiers au 36, ils sont restés amis même après la démission de Pierre.

Avec eux, va démarrer l’enquête. Le roman policier va prendre le pas sur le roman psychologique. On va suivre pas à pas nos deux enquêteurs dans leurs investigations . Et si ils ont trop peu d’indices, le flic et le détective flairent au fils de leurs découvertes une sale affaire.

Et c’est là que l’on va retrouver Clara. Elle va bientôt être au centre de cette recherche de la vérité.

Ils vont mettre du temps, mais vont finir par comprendre comment Clara a été victime d’ une manipulation psychologique.

Pour autant il ne savent pas, eux non plus, qui est ce fameux Domino qui semble agir comme un gourou.

Enfin la troisième partie annonce le final.

Trente cinq pages de révélation et quelles révélations !

Enfin on va découvrir qui est ce MC Domino, et la surprise sera de taille. Je ne l’ai pas vu venir, à aucun moment.

Une fin furieuse, diabolique tout droit sortie du cerveau tortueux de notre auteur. Un final dingue qui plaira au amateur de pur thriller.

Voilà vous l’avez compris j’ai adoré cette lecture.

louPour sa première incursion dans le monde du polar, Lou Vernet a parfaitement réussi son entrée. Dans ce premier polar tout y est !  Tour à tour Roman psychologique, roman noir et policier, thriller implacable, La toile au alouette est une magnifique découverte. L’auteur distille même ici et là à travers son entrelacs de mots, quelques brins d’humour, un poil astringent.  Et si cette première histoire à comme sous titre l’inclus, il est à parier que nous retrouverons nos deux flics dans une nouvelle enquête qui cette fois nous en apprendra plus sur la Virgule. 

Car ne vous fier pas au sous titre,  » Livre 1 : l’Inclus« , qui pourrait vous faire croire à une première partie. La toile aux alouettes est belle est bien un one shot. Une enquête à part entière, une histoire qui se suffit à elle même. Même si je l’avoue, j’ai très envie de retrouver très vite notre duo d’enquêteur.

Et je ne peux que vous conseiller de découvrir cet étonnant et merveilleux polar !

Oui vite, j’en veux encore !!!

lv

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Sans Raison de Mehdy Brunet


Les lectures de Marie No
medhyLe livre : Sans Raison de Mehdy Brunet. Paru le 28 avril 2015 chez Taurnada dans la collection Le tourbillon des mots. 9€99 ; (269 p.) ;  18 x 11 cm

 

4 ème de Couv.

Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais aucun son ne me parvient. Je m’appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père comprend. Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d’assister, impuissant, à la naissance d’un prédateur.

 

 

nfmbL’auteur : Né en 1974, Mehdy Brunet aime le changement : Gironde, Haute Savoie, Genève, Ile de la Réunion, Lozère, La Manche, un sentiment de liberté anime sa vie. Agent de Maîtrise dans l’industrie technologique, ce n’est que très tard qu’il découvre sa passion pour l’écriture. Au fil des mots, une facette méconnue de sa personnalité va poindre à l’ombre de sa plume. Avec Sans Raison … il signe un premier roman réussi, un thriller aussi dramatique que haletant.
Extrait :
(…) Il va droit au but : « Ce que tu t’apprêtes à faire va te mener sur un chemin dont tu ne pourras plus jamais revenir. Ta vie après cela ne sera plus jamais la même. »

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Le résumé et l’avis de Marie Nöelle :

Josey Kowalsky et son fils William rentrent d’un match de foot lorsqu’ils découvrent leur maison dévastée, le chien pendu et égorgé dans le garage, sa femme enceinte et sa fille ont disparues. Sans raison. Il reçoit des vidéos lui montrant sa femme se faire violer et tabasser sous les yeux de sa fille. Elles seront retrouvées mortes quelques temps après. Sans raison. Face à l’insupportable, Josey Kowalsky va partir en guerre et traquer les ordures à l’origine de ce désastre avec son père.

Alors juste pour dire que j’ai un sérieux penchant pour les premiers romans, ça passe ou ça casse. Là, ça passe HAUT LA MAIN. Une traque de dingue où la fureur et la vengeance sont menées à une allure infernale tellement bien que tu ne peux pas t’arrêter comme ça ! c’est intense, rapide, prenant, époustouflant et terriblement efficace. 270 pages dont l’horreur débute au prologue, c’est dire ! On plonge de suite dans l’histoire et pas un moment de répit. Ce premier roman est classé Thriller mais bon j’ai quand même tendance à dire Noir malgré tout . En effet on bascule du meurtre sordide à la relation Père/Fils/Grand Père…Un nouveau mode d’écriture : du THRINOIR !?

J’en veux un peu aussi à Mehdy car j’ai descendu mon paquet de Chester plus que de raison….enfin SANS RAISON !

Je souhaite à M.Brunet un énorme succès pour la suite des aventures de Josey Kowalsky et, à mon avis, c’est bien parti.

Kabukicho de Dominique Sylvain, le chouchou du week end


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Le chouchou du week-end dernier est…

Kabukicho  de Dominique Sylvain

97828785832120-3579515Kabukicho  de Dominique Sylvain . Paru le 6 octobre 2016 chez Viviane Hamy dans la collection Chemin nocturne. 19€ ; (286 p.) ; 21 x 13 cm

À la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels. Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dans sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle. Entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d’une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur.

527b8466158283cef39504a20632b979L’auteur : Dominique Sylvain est née le 30 septembre 1957 à Thionville en Lorraine. Elle travaille pendant une douzaine d’années à Paris, d’abord comme journaliste, puis comme responsable de la communication interne et du mécénat chez Usinor. Pendant treize ans, elle a vécu avec sa famille en Asie. Ainsi, Tokyo, où elle a passé dix ans, lui a inspiré son premier roman Baka ! (1995). Sœurs de sang et Travestis (1997 et 1998) ont été écrits à Singapour.
Elle habite actuellement à Paris mais reste très attachée à l’Asie où elle se rend régulièrement. Elle se consacre, désormais, exclusivement à l’écriture. Elle est l’auteur de nombreux romans policiers, dont Passage du Désir (Grand Prix des lectrices de Elle). Ses seize romans ont tous été publiés dans la collection Chemins Nocturnes, aux Éditions Viviane Hamy.
Extrait  : 
Marie cliqua sur « Statistique ».
Près de trois cent cinquante mille signes, plus de cinquante huit mille mots. La Cité des mensonges représentait un travail titanesque, mais qui se révélait payant. Bientôt, des lecteurs découvriraient de quoi elle était capable.
Ce livre  était un pont. Un pont vers l’humanité. Et la meilleure chance qu’elle ait eu depuis des années. 

 

Résumé et avis :

Je ne suis pas particulièrement attiré par la société et la culture japonaise. J’ai beaucoup de mal à l’aborder. C’est vrai aussi que je ne la connais pas. Je n’en sais juste ce que j’ai pu en voir à travers les reportages et les documentaires que j’ai visionnés. C’est souvent  à travers le regard d’un occidental  que je les ai perçues. Mais quelques part, une petite voix en moi m’appelle à résister à cette société que la sensorielle que je suis à du mal à appréhender.

Pour moi, ce pays  est coincé entre traditions et hyper modernité. Les contrastes sont trop opposés, ils me semble inconciliables. Je les perçois comme des images figées ou, au contraire, comme un film qui défile à toute vitesse. Bref je reste hermétique à ce peuple, ses us, ses coutumes et ses espoirs en l’avenir.

Et pour autant, Dominique Sylvain a su me faire voyager. Elle m’a totalement plongée au coeur de cette société en perpétuelle mouvement. Elle a su me faire comprendre ses contradictions. J’avais déjà découvert le Japon avec son tout premier roman « Baka » mais cette fois, l’auteur va bien plus loin. A travers cette histoire au coeur d’un quartier chaud, elle retranscrit et arrive à nous faire sentir la quintessence de ce pays.

kaOn va être directement être transporté à Kabukicho , une ville plutôt morne le jour. Mais…La nuit, les bars à hôtesses et les love hôtels ouvrent. Kabukicho.  Ce quartier chaud de Tokyo devient « La ville sans sommeil »  Et c’est là que Marie, une jeune Française, espère  trouver un travail. Sa rencontre avec Kate, hôtesse au Club Gaïa, l’introduit dans le milieu. Un soir, cette dernière ne se présente pas au club. Le lendemain, son père reçoit sur son téléphone un cliché inquiétant. Et…Nous voilà embarqués dans une enquête difficile.

Et… j’ai aimé avoir Dominique Sylvain comme guide pour me conduire tout au long de ce périple. Avec son écriture clinique elle colle parfaitement au décor et aux mœurs du lieu. Derrière cette cordialité de façade se cache une froideur glaçante. Kabukicho est plus dangereuse qu’elle ne le laisse paraître.

Alors oui, je me suis laisser prendre au piège. Oui je me suis attachée à ces personnages pas forcément très attachants pourtant. Oui j’ai été totalement en empathie avec certains mais aussi avec ce Japon que l’auteur affectionne tant.

Oui Dominique retourne à ses premières amours.  Elle nous en dévoile la substantifique moelle.Et oui, je pense que l’auteur a voulu donner ce ton froid pour coller et faire transpirer la culture nippone à travers cette parfaite enquête.

Oui, je le crie haut et fort, Dominique Sylvain a réussi son coup. Elle a su me surprendre. Elle a surtout su, avec ce titre à part, totalement se renouveler. Et, oui à travers ce titre, c’est, pour moi, une belle redécouverte de cette auteure. Alors…Merci Madame pour tout ça !

 

RLVous pouvez aussi, si vous le voulez découvrir ici mon petit avis sur Le roi lézard