Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY


Roger J Ellory sera avec nous à Saint Maur en Poche le week-end prochain

Allez le rencontrer


Le livre : Les fantômes de Manhattan de RJ ELLORY. Paru le 7 juin 2018 chez Sonatine- 22€ (464 pages) 16×22 cm

4ème de couverture

Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus.
L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais.
Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

 

L’auteur : Robert Jon Ellory est né le 20/06/1965 à Birmingham.
Il n’a jamais connu son père ,sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. Elevé par sa grand-mère à la santé fragile, il est placé à l’orphelinat où il restera jusqu’à ses 16 ans. Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie. Après un court séjour en prison, il entame une carrière de musicien qu’il abandonnera pour la littérature. Son premier roman est publié après plus de 120 refus. Seul le silence est le premier roman publié en France (Sonatine). R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Les fantômes de Manhattan est le 10 ème roman publié en France.
Extrait
« Il fallait que les choses bougent. Il fallait agir dans ce sens, et elle était suffisamment pragmatique pour comprendre que le pivot de tout changement ne pourrait être qu’elle-même, que pareils changements ne se produisaient qu’à condition d’être provoqués, qu’ils ne pouvaient en aucune manière être le résultat d’une intervention divine. Ils étaient le fruit de la détermination, de l’action, de l’exemple. Les gens changeaient avec vous, ou ils ne vous suivaient pas ».

 

Les p’tits papiers de So

Les fantômes de Manhattan- RJ ELLORY

RJ Ellory a un talent fou, celui de raconter des histoires, celui de raconter l’Histoire.
Les fantômes de Manhattan c’est la rencontre du présent avec le passé, du passé dans le présent.
Les lecteurs habitués de l’auteur pourraient être surpris par ce roman, très différent des précédents. Il est en réalité le second roman écrit par RJ Ellory. De mon point de vue, le choix éditorial de l’éditeur (Sonatine) de publier les livres de RJ Ellory dans le désordre, est une véritable prise de risque, notamment pour cette dernière parution.
Alors bien sûr, nous retrouvons sa griffe, son style (après un premier chapitre plutôt lourd), les sujets qui lui sont chers, mais j’avoue avoir été décontenancée par cette lecture. Je lisais Ellory sans lire Ellory. Il m’a donc fallut avoir une autre approche de lecture, oublier ce que j’avais pu lire et tant aimé précédemment, comme si je découvrais cette plume pour la première fois.
Et quelle jolie découverte. Nous faisons connaissance d’Annie, libraire célibataire, dont la vie semble toute ordinaire, banale, sans saveur. Elle vit (subit ?) sa vie, une journée après l’autre, dans une routine. Chaque journée se ressemble, et pourtant, il lui manque quelque chose. Ce quelque chose, elle va le trouver dans ses rencontres, trois hommes en particulier. Il y a Jack, son voisin et meilleur ami, qui noie ses traumatismes de guerre dans l’alcool, Forrester, vieux monsieur qui lui apporte, sans crier gare les échanges épistolaires de son père et de sa mère, et enfin, David bel inconnu séducteur. Des personnages sensibles, lunaires et solaires à la fois, dont on ne peut se détacher.
Références historiques, quête de soi, sont une fois encore présents dans ce dernier opus, les fantômes de Manhattan vous accompagneront, collés à vos basques, ils vous plongeront avec grandeur dans la lumineuse noirceur.
Mr Ellory, j’ai eu quelques inquiétudes à vous lire, passés quelques chapitres, vous m’avez une nouvelle fois séduite.

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Saint Maur en Poche à besoin de vous


SMEP 18 bandeau

Coucou mes polardeux

Aujourd’hui je suis en colère !

En fait je pensais que le monde du livre et de la lecture était très généreux.

Mais je me trompais.

Aussi je croyais que la cagnotte lancée par mes libraires et la Griffe Noire allait exploser.

Je me disais que si chaque visiteur venu au moins une fois à SMEP, pardon Saint Maur en Poche, mettait 1 euro dans la cagnotte, on atteindrait vite les 30000 euros.

Et mieux  j’ai cru que si chaque auteur invité durant ces 9 dernières années mettait 10€ pour chaque participation dans la tirelire minimum,  la cagnotte exploserai.

Mais depuis plus d’un mois rien.

La cagnotte stagne

Son rythme cardiaque est anormalement plat.

Elle agonise.

Du tout, je relie et me fait le porte parole de mes libraires qui se décarcassent vraiment  pour vous faire vivre un salon hors norme.

Il y mettent du temps de l’énergie et de l’argent

Ils ne comptent pas leur heures et non ils ne sont mettent pas pleins les poches. Stop aux Fake news

Alors voici l’appel du 30 mai

Saint maur en poche SOS

!!!!! Saint-Maur-en-Poche-2018 !!!!!

💥 AUX AMOUREUX DU LIVRE ET DU FESTIVAL SAINT-MAUR EN POCHE💥

👽 LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE SOUTIEN pour le 10ème Salon International du Livre au format de Poche – 23/24 juin 2018.

Notre cagnotte Leetchi Saint-Maur-en-Poche-2018
👉🏻https://www.leetchi.com/c/saint-maur-en-poche-2018



🏰 Vous le savez, depuis 10 ans, Saint-Maur en Poche fait, dans une ambiance festive, redescendre les livres dans la rue, le temps d’un week-end au grand air. C’est devenu, au fil des années, le festival littéraire incontournable de votre ville, lieu magique d’échanges entre les auteurs de plus en plus nombreux et VOUS, lecteurs, qui nous êtes fidèles. MERCI A VOUS.

L’entrée de votre salon est LIBRE.
Alors, pour que nous puissions fêter dignement avec VOUS son 10ème ANNIVERSAIRE, et parce que ce Festival est avant tout le VOTRE, nous lançons ici une petite collecte, qui reste bien entendu à votre entière discrétion, ceci afin de pallier un peu aux frais d’organisation qui d’année en année deviennent plus conséquents.

Nous avons créé l’association les DEBLOGUEURS (en passe d’être reconnue d’utilité publique) dédiée à la promotion de la culture, essentiellement littéraire, à travers des évènements et des créations audiovisuelles (la petite librairie – Gérard part en live…).

C’est cette association qui se charge de récolter votre contribution. Si vous souhaitez nous aider, ce que nous espérons de tout coeur, vous pouvez faire un don sur cette campagne ou devenir adhérent de l’association depuis son site lesdeblogueurs.tv.

Saint-Maur en Poche est un festival toujours plus détonnant, deux journées EXCEPTIONNELLES, DES MOMENTS INOUBLIABLES, PLEINS DE SURPRISES…

📺 On en dit pas plus ! Visitez-nous, suivez-nous, nous sommes là tous les jours pour vous ! Retrouvez sur notre chaîne Youtube la présentation en vidéo des différents auteur(e)s venant à votre Salon du Livre de Poche !
👉🏻 http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured 📺

🍀 Ici retrouvez la liste complète des auteur(e)s présents au SMEP2018 ! Ici 👉🏻 https://www.enpoche.org/auteurs/edition-2018/

🍀 Nous avons hâte que cette nouvelle édition débute !

🐝 Aidez-nous en achetant vos livres dans notre librairie en Ligne 🐝 https://www.lagriffenoire.com/

Vos libraires passionnées,
Gérard Collard & Jean-Edgar Casel

 

A vous mes polardeux de jouer, de relayer et de donner.

Saint maur en poche SOS

 

 

Les jumeaux de Piolenc de Sandrine Destombes


Attention aujourd’hui c’est « Double Chronique »

Attention aussi car…

Vous allez bientôt pouvoir gagner le dernier livre de Sandrine Destombes sur Collectif Polar avec Hugo Thriller.
3 exemplaires de  » Les Jumeaux de Piolenc » seront en jeu.


Le livre : Les jumeaux de Piolenc, Sandrine Destombes.    Paru le 3 mai 2018 aux Editions Hugo Thriller.   19,95 € ; 400 pages ; 14 x 21

 4ème de couverture :

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs. 

 

L’auteur : Née en 1971, Sandrine Destombes a toujours vécu à Paris.
Après avoir suivi des études à l’Ecole pour les Métiers du Cinéma et de la Télévision de Paris, elle travaille dans la production d’événements et profite de son temps libre pour écrire des polars, son domaine de prédilection.
Les jumeaux de Piolenc est sont cinquième thriller. .
Sandrine Destombes a décidé de participer au concours en ligne Fyctia sous pseudonyme pour se lancer un nouveau challenge. Remporté haut la main. 
 
Extrait :
 « Le gendarme n’aimait pas ce qu’il venait d’entendre. Sans en comprendre le sens, il savait que cette phrase était annonciatrice de mauvaises nouvelles. Il n’eut d’ailleurs pas le temps d’approfondir le sujet que ses doutes furent confirmés. 
La tête basse et les mains nouées, mademoiselle Gauthier se tenait sur le pas de la porte. Fabregas comprit aussitôt qu’il y avait un problème. Il se dirigea vers elle d’un pas rapide et l’encouragea à parler. 
– Ce n’est peut-être rien, commença l’institutrice à voix basse, mais une autre de mes élèves ne s’est pas présentée à la cantine. »

 

Ophélie et Aline nous offre aujourd’hui leur regard croisé sur la prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.

Avis croisés:

L’accroche de Miss Aline:

La 4ème de couverture ne nous dit pas quel  jumeau est mort, ni comment l’autre a survécut. On ignore si les nouvelles disparitions concernent également des jumeaux. On ne nous parle pas non plus de Jean Wimez en charge de l’enquête il y a trente ans. Jean que Fabregas va intégrer (un peu par la force des choses) à l’enquête d’aujourd’hui. 

Les faits se passent dans la même école que celle de Solène et Raphaël, les nouveaux disparus ont le même âge. Coïncidences ? Pourquoi trente ans plus tard ? 

Fabregas va se faire des cheveux blancs sur cette enquête. Des rebondissements, des impasses, des doutes, des sixièmes sensignorés. Il avance doucement, il a le sentiment d’être dépassé. Il ne veut pas que cette enquête le hante jusqu’à son dernier souffle. Et pourtant il a souvent l’impression de passer à côté. Avec lui, Jean Wimez va revivre la disparition des jumeaux de 1989. Qu’a-t-il raté ? Que lui a-t-on caché ? Il faut comprendre hier pour retrouver les enfants d’aujourd’hui. La vérité peut avoir mille visages, elle n’est pas celle que l’on croit.

L’auteur nous emmène dans un tourbillon de doutes, d’accusations, d’interrogations. Ses personnages sont profonds et complexes. La nature humaine y est dépeinte avec réalisme (rien n’est jamais tout blanc ou tout noir). La vérité dépasse l’entendement. On va s’en approcher avec méfiance. Tout comme Fabregas on va se demander comment cela est possible. Et pourtant… 

La gémellité  thème fascinant poussé à son paroxysme. Tour de force de l’auteur qui nous entraine bien malgré nous de l’autre côté du miroir. 

La 4ème de couverture ne nous dit pas non plus que ce Prix VSD 2018 du Meilleur Thriller Français est amplement mérité. Félicitations. 

Un très grand merci aux Editions Hugo Thriller et à Sandrine Destombes (pour la dédicace !) de m’avoir permis d’entrer dans cette enquête et d’en faire un de mes coups de cœur de l’année.

 

 Le OFF DE OPH

Il est vrai que l’on utilise souvent des expressions récurrentes pour qualifier un bon thriller: page Turner, addictif, claque… mais que voulez-vous, même si la langue française regorge d’adjectifs, il est parfois difficile de trouver les bons mots pour qualifier une lecture. Alors je vais tenter de ne pas tomber dans les lieux communs pour vous faire comprendre à quel point ce thriller est une réussite et qu’il est indispensable de le lire…

« les jumeaux de Piolenc » s’ouvre sur un prologue original, le récit de la disparition de jumeaux, vu au travers des médias. Sandrine Destombes y évoque les évolutions scientifiques et notamment le travail autour de l’ADN.L’utilisation de ce procédé met tout de suite le lecteur en conditions, le climat est posé. Qui ne s’émeut pas de la disparition d’enfants? Sujet qui a inspiré Sandrine. Mais ne vous y trompez pas, ce petit bijou de littérature noire ne peut pas se résumer à la disparition de Solène et Raphaël…

Le pitch: Solène et Raphaël disparaissent en août 1989. Quelque mois plus tard, le corps de l’un d’entre eux est retrouvé. Le second, jamais.
Juin 2018, de nouveaux enfants disparaissent dans la même commune.

Dès les premiers chapitres, Sandrine passe au crible les mécanismes de la machine judiciaire et certains passages ne sont pas sans rappeler « l’affaire Grégory », notamment par le fait que l’enquête sur la disparition des jumeaux est confiée à un jeune enquêteur.

Tout au long du roman, Sandrine évoque la fragilité émotionnelle des enfants, ces adultes en devenir, l’importance de la construction de leur personnalité, les dangers des réseaux sociaux et des rencontres virtuelles « fun »…

Le combat du papa des jumeaux, Victor, renvoie à celui du papa de la petite Estelle, similitude troublante qui renforce la charge émotionnelle à la lecture.

J’ai également été émue du lien tissé entre Victor et Jean, premier officier a avoir enquêté sur les jumeaux. Cette enquête qui a été son graal, le combat de sa vie au point de tout lui sacrifier:

« Il y avait quelque chose de triste et beau à la fois dans ce lien qui unissait ces deux hommes. A les observer dans ce cadre plus intime, Fabregas se demanda à quel moment leur relation s’était éloignée du cadre professionnel pour devenir cette amitié à la fois pudique et sincère ».

Sandrine décrit d’ailleurs de manière remarquable le sentiment d’impuissance de l’enquêteur qui, malgré tous les moyens mis en œuvre, n’avance pas d’un pas.

Enfin, au delà de tous les sujets traités, du travail remarquable autour de la psychologie tant de l’enfant que de l’adulte; au delà de la construction précise et admirable des personnages qui vous hanteront un petit moment, il y a l’intrigue.
Le rythme et la tension montent crescendo au fil des éléments que Sandrine distille habilement, nous renvoyant d’une piste à l’autre, bousculant nos soupçons pour en faire naître d’autres, multipliant les possibilités pour nous amener vers un final surprenant.

Dans la catégorie thriller, « Les jumeaux de Piolenc » flirte avec la perfection.

Sandrine je disais qu’un jour tu serais l’une des grandes dames du noir… Force est de constater que tu l’es aujourd’hui! (Tu n’as rien à envier à certains « maîtres » du genre).

Ainsi, nos deux flingueuses ont eu un coup de cœur  pour ce 5ème roman de Sandrine Destombes qui la fait entrer dans la catégories des maîtres du genre. »tourbillons de doutes et d’accusation », « rythme qui monte crescendo »…  nos deux flingueuses ont donc ressenti cette même frénésie à la lecture de ce thriller, ne voulant ni l’une ni l’autre lâcher « les jumeaux » avant d’avoir été au bout de leur histoire.
Toutes deux soulignent le sujet sous des aspects différents la gémellité poussée à son paroxysme pour l’une, la construction de l’enfant pour l’autre, elles évoquent la profondeur et la puissance des personnages.
Ce roman fait l’unanimité quant à sa qualité, la tension narrative, l’originalité du sujet et un final ô combien déstabilisant.

Sandrine va marquer les esprits un moment avec Solène et Raphaël!

 

 

 

Le Manuscrit inachevé de Franck Thilliez


Le Manuscrit inachevé de Franck THILLIEZLe livre : Le Manuscrit inachevé de Franck Thilliez. Paru le 3 mai 2018 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir. 21€90 ; (525 p.)

4ème de Couv :

Une enquête sans corps.

Une défunte sans visage.

Un thriller sans fin.
Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans le coffre, le corps d’une femme. À la station-service où a été vu le conducteur pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme n’est pas le propriétaire du véhicule.Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. Sa vie ? Un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’Inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale, et le traumatisme de l’enlèvement de sa fille Sarah. L’agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire des quatre dernières années écoulées.Dans le vent, le sable et le brouillard, une question parmi d’autres se pose : vers qui, vers quoi se tourner, quand l’unique vérité est que tout vous devient étranger ?

franck thilliez et sofiaL’auteur :  Franck THILLIEZ est né en 1973 à Annecy. Il était ingénieur en nouvelles technologies, il se consacre maintenant à l’écriture. Il vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est membre de La Ligue de l’Imaginaire. Il est l’auteur de 17 romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia Rêver et Sharko. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one shots et enquêtes menées par son couple phare, Lucie Henebelle/Franck Sharko. Après Sharko où on retrouvait le duo de flics, il revient avec un one shot Le manuscrit inachevé. Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

 

Extrait :
« Je n’ai rien calculé. J’ai écrit comme c’est sorti. Il est violent, certes, mais vous pensez que le monde dans lequel on vit ne l’est pas ? »

 

Les p’tits papiers de So

manuscrit inachevé sofia Thilliez

Le Manuscrit inachevé- Franck THILIEZ–  Fleuve Noir

Inachevé ce roman ne l’est en rien. Il m’a rappelé mes premiers émois de la jeune vierge du genre que j’étais quand j’ai découvert l’auteur, et qui m’a rendue addict au roman noir et de l’auteur.

C’est l’histoire d’un manuscrit retrouvé inachevé, dans un bouquin inachevé, dans un roman inachevé, dans….Complexe ? Complexe il l’est oui. Il nous livre un scénario sans faille, qui n’aura de cesse de vous surprendre, de vous balader. Et quelle foutue balade dans le Nord. L’auteur vous transportera dans une tempête sombre, tumultueuse, sans répit. Déroutant. Noir. Franck Thilliez signe son roman le plus noir, le plus abouti.

Des personnages finement travaillés, étoffés, une intrigue incroyablement bien menée. Où se placer, comment avancer, qui sommes-nous, qui est-il ? L’auteur le sait-il lui-même ? Nous livrerait-il ici ses états d’âmes d’écrivain ? J’ai lu tous les romans de Franck Thilliez, après l’excellent Sharko pour les adeptes du couple phare de l’écrivain, Le Manuscrit inachevé, « one shot » est très différent ce qu’il a pu écrire jusque-là. Une histoire de dingue, où chapitre après chapitre vous serez emportés dans la noirceur, et où il vous précipitera au bord du précipice.  Ce roman est un foutu bouquin où son auteur maîtrise parfaitement l’art de la manipulation. Du génie purement et simplement. Chapitre après chapitre, il vous mènera là où il l’a décidé, comme bon lui semblera, et vous ne pourrez que le suivre. Vous vouliez une chronique plus détaillée ? Il vous faudra lire le roman. Il m’a mis mat. KO. Achevée….

Oublier nos promesses – Elsa Roch


Le livre :  Oublier nos promesses de Elsa Roch. Paru le 7 février 2018 chez Calmann-Levy dans la collection Calmann-Levy Noir. 18€90 ;  (347 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv :

Dans Paris, la nuit, un flic et des vies brisées.

Emma Loury aimait les causes perdues et dangereuses. Emma vient d’être découverte, sauvagement assassinée, dans son appartement du IVe arrondissement. Son amant, un officier français de retour d’Afghanistan, s’est enfui. Le coupable idéal.

Le commissaire Marsac se plonge dans cette enquête avec rage : de l’avis de tous, Emma était une personnalité solaire et une excellente journaliste indépendante, qui se battait pour les femmes et contre la traite des êtres humains. Marsac se demande si la vraie raison de sa mort ne serait pas là. Mais alors pourquoi son compagnon a-t-il fui ?

Jérôme a fui parce qu’Emma était toute sa vie, son dernier lien avec ce monde qu’il ne comprend plus. Il a fui parce qu’il est malade, plongé dans un syndrome post-traumatique, flirtant avec la folie. Il veut massacrer l’assassin comme Emma a été massacrée.

S’engage alors une double chasse à l’homme dans un Paris insoupçonné, en proie aux trafiquants. Jérôme combat le mal par le mal et Marsac par la loi. Qui retrouvera le meurtrier d’Emma ?

« Une équipe de flics aux abois, une enquête qui piétine, des gueules cassées, traumatismes de guerre et blessures d’amour… la plume poétique d’Elsa Roch emporte tout sur son passage et nous dépose, exténués, au bord de la folie des hommes »
Michale Corbat, libraire, Espace culturel Leclerc, Belfort

L’auteur :  Elsa Roch écrit depuis son enfance, de la poésie d’abord. A l’adolescence, une rencontre  change sa vie, celle d’une petite fille autiste dont elle s’occupe pendant son temps libre. C’est ainsi que naît sa première vocation, et qu’elle devient  psy, avec pour spécialisation les troubles autistiques, ceux de l’adolescence, et les addictions.  Parallèlement elle écrit toujours, et la découverte de Lehane, James Lee Burke, Fred Vargas… est un déclic.  Désormais elle écrira des polars. « Ce monde est le mien. Il concentre tout. La vie, l’amour, la mort. » Elle vit près de Grenoble

 

Extrait :
« Un salon aux murs blancs, parqueté de bois blond patiné par le temps. Des bibliothèques ouvertes sur trois murs. Un canapé de cuir brun, au centre de la pièce, recouvert de coussins multicolores, face à une imposante malle en bois d’usage qui devait servir de bar à en juger par les bouteilles d’alcool jonchant le sol, à côté de cadavres d’ordinateur et de portable. Et la vision insensée qui les paralysait  : le corps dénudé d’une jeune femme massacrée, recroquevillé dans le coffre. Sur son ventre lacéré semblait s’agripper une petite masse noircie et desséchée. »

 

Le post-it de Ge

J’ai lu le premier roman d’Elsa Roch, Ce qui se dit à la nuit. J’ai aimé ce premier roman à la voix originale et finement maîtrisée. Et puis j’ai zappé et oublié de vous en parler. Heureusement Ophélie a réparé mon erreur. Elle nous en donne son ressenti de Ce qui se dit à la nuit, ICI. En plus elle vous le dit mieux que je ne l’aurai fait, alors….

Mais revenons à notre sujet, quoique nous ne l’ayant pas vraiment quitté, revenons à ce second roman.  , un titre qui somme comme un ultimatum.

Oui, Oublier nos promesses et retournons à Paris durant été 2010. La journaliste Emma Loury est retrouvée sauvagement assassinée. Jérôme Pieaud, son amant, un militaire de carrière n’est pas revenu cabossé de sa dernière mission, non, pire il a totalement perdu pied depuis l’Afghanistan. Aussi fuit-t-il la police dés qu’il apprend le drame, se sachant le coupable idéal. 

Jérôme déjà broyé par les guerres successives qu’il a enduré souffre d’un grave syndrome post-traumatique qui lui embrouille l’esprit et l’a plongé dans l’alcool ! La perte d’Emma le fait basculer dans une sorte de folie sourde. Il n’y a plus rien qui le retienne à la vie ! Aussi veut-il a tout pris connaitre la vérité et venger la mort de son amour perdu.

De son coté le commissaire Marsac se voit confier l’affaire.  (petite parenthèse, quel plaisir de retrouvé Marsac, ce flic tellement attachant qui poursuit sa quête personnelle, celle de comprendre ce qu’il est advenu de sa petite sœur Solène disparue alors qu’ils étaient enfants) Lui aussi est cabossé, usé par la violence qu’il côtoie au quotidien dans son métier.  Aussi va-t-il se plonger dans l’histoire de cette journaliste indépendante et engagée qui se battait contre les violences faites aux les femme. 

Avec sa nouvelle équipe de flic parisienne, il va tout faire pour retrouver lui aussi l’assassin d’Emma avant Piaud? Il va tenter de comprendre cette jeune journaliste d’investigation, elle aussi engagée dans un combat singulier contre les mafias qui gangrène la capital française.

Entre Marsac, Jérôme et le meurtrier une  terrible chasse à l’homme s’engage. Une chasse à l’homme que  va vivre intensément. Elsa Roch va nous emporter avec elle. Elle va nous ouvrir les porte des âmes meurtris, des esprits torturés. Elle qui sonde si bien la personnalité de chacun de ses personnages. Elle qui les a ciselés pour nous. Elle qui connait si bien les ressorts des esprits retords.

On va vivre nous aussi une immersion total dans un Paris insoupçonné, entre les différents trafics qui empoissonnent et emprisonnent les plus faibles et enrichissent les plus pervers. Les plus détraqués et manipulateurs d’entre nous. Et on ressortira de cette course poursuite, éreinté, fourbu totalement groggy. Exténué par la folie des uns qui les poussent à exploiter la faiblesse des autres. 

Bravo madame Elsa Roch, votre écriture m’a submergée d’émotions dingues et de sensations folles. Vous m’avez totalement bluffée une nouvelle fois !

Retenez ce nom amis polardeux : Elsa Roch. A n’en pas douter voici une nouvelle voix du polar français avec laquelle il va falloir compter ! Foi de Porte Flingue

 Voilà une auteure que je passerai bien à la question. Ou mieux qui mériterai une garde à vue afin d’être soumise au feu des questions des flingueuses. A réfléchir …

 

PHOBIA, un recueil qui fait du bien là où ça fait mal !


La double chronique de Collectif Polar

Ce matin notre super chroniqueur Jean Paul vous parlais de son ressenti sur Phobia.

Ce soir c’est Ge qui va tenter de vous convaincre d’acheter ce titre.

Le livre :  Phobia. Collectif Paru le 14 mars 2018 chez J’ai Lu dans la collection J’ai lu Thriller. 5€ ; (317 p.) ; 18 x 11 cm.

Phobia

Les 14 auteurs de polar impliqués dans ce projet ont tous des parcours différents mais un point commun : se rassembler pour donner naissance à Phobia.

Dans ce recueil de nouvelles inédites, nos phobies sont disséquées – peur du noir, de la mort, des araignées et même des cons… – et nous lecteurs, sommes malmenés, certes, mais pour la bonne cause !

Le post-it de Ge

J’ai enfin mon Phobia !

Il était temps !

Oui je l’ai cherché durant mes vacances mais ne l’ai point trouvé sur mon lieu de villégiature. Et puis j’ai eu une semaine de reprise bien agitée puis une deuxième très intense en obligations de toutes sortes !Aussi… J’ai oublié d’acheter Phobia

Aussi en ce lundi de repos, j’ai pu allez tranquillement le chercher chez mes libraires. Il faut dire que ce matin Jean Paul sonnez le rappel ICI

Oui je sais cela fait déjà un mois qu’il est sorti et alors il vaut mieux tard que jamais, et si jamais comme moi vous ne le trouvez plus dans votre librairie vous pouvez encore le commander.

Ce qui est certain c’est que vous allez retrouver quelques plumes que l’on aime beaucoup ici chez Collectif Polar mais aussi quelques autres que je découvre avec ce recueil de quatorze nouvelles qui dissèquent les phobies de l’homme : peur du noir, de la mort, des araignées ou des chiens.

Ce petit bouquin est vendu au profit de l’Association européenne contre les leucodystrophies (ELA).

Alors s’il vous plait ne l’achetait pas en occasion car dans ce cas rien n’est reversé à l’association. Il coûte 5 euros, oui je sais pour certain ça peut-être une somme.

Aussi si vous ne pouvez pas l’acquérir, j’en ai recommandé quelques exemplaires chez mon libraire, et avec Collectif Polar nous tacherons de vous les faire gagner !

Bon allez , je vous laisse, je commence la lecture de Phobia.

Et si je n’ai pas réussi à vous convaincre,

Voici quelques parole d’auteurs ayant donné de leur temps pour une bonne cause !

Il nous dises pourquoi ils sont participé à l’aventure Phobia ?



 

 Pourquoi « Phobia » ?

« J’ai accepté de m’impliquer dans « Phobia », tout simplement parce que si on peut, on le fait. Quant à la nouvelle, elle est venu d’une devinette que je pose parfois : quelle est la personne avec laquelle on passe le plus de temps et qu’on connaît le moins ? La réponse est : soi-même. J’entends par là que, confronté à une situation extrême, on ne sait jamais vraiment comment on réagira. Pour essayer d’en savoir plus, j’ai dû écrire l’étrange situation (Le Refuge) qui se trouve dans « Phobia » et qui confronte le héros à une phobie inattendue. Maintenant, je sais un peu mieux ce que j’aurais fait dans une telle situation. Mais vous ?  »
 Nicolas Beuglet 

 Pourquoi « Phobia » ?

« Quand Damien Eleonori, le coordinateur du projet Phobia, est venu me demander si je voulais participer à un recueil de nouvelles caritatif, j’ai accepté sans réfléchir. J’ai tout de suite aimé le challenge : monter un recueil au profit d’une association, regroupant des auteurs du paysage du polar français. Il y avait un petit goût d’impossible, exactement le genre de challenge que j’aime. Le thème des phobies proposé était également porteur, la peur des chiffres (ma nouvelle s’intitule 1 + 1) a été un moteur intéressant dans l’écriture, je me suis inspiré au départ d’un témoignage trouvé sur le net, et je me suis demandé jusqu’où une phobie pouvait nous emmener, nous faire déraper ou nous faire errer à la frontière de nos hallucinations. »
Nicolas Koch 

 Pourquoi Phobia ?

« Quand Damien Eleonori, coordinateur du projet « Phobia », m’a contacté pour participer à ce recueil de nouvelles pour une belle action, j’étais sur l’écriture d’un roman et d’une série, pas disponible… Mais en demandant de quoi il s’agissait et en écoutant la réponse, j’ai tout de suite dit oui en pensant aux enfants atteints de Leucodystrophie ainsi qu’à leurs parents et à ce que nous pouvions faire, ensemble, pour l’association Ela. »  Chris Loseus 

 Pourquoi Phobia ?

« J’ai grandi dans une famille où le handicap et les maladies génétiques étaient une question quotidienne, ou plutôt une lutte quotidienne : ma tante maternelle est atteinte de la maladie de l’ostéogénèse imparfaite et mes grands-parents ainsi que mes parents ont voué leur vie à la bataille pour l’intégration et le soutien des familles touchées par le handicap. M’engager aux côtés de l’Association Européenne contre les Leucodystrophies n’est que la continuité de notre combat familial. »  Johana Gustawsson 

📖 Le recueil de nouvelles « Phobia » est dès à présent disponible au prix de 5 € en librairie.

Rien ne se perd – Cloé Mehdi


Le livre : Rien ne se perd de Cloé Mehdi.   Paru le 19 mai 2016 chez Jigal et le le 17 février 2017 chez Jigal Poche.   18€50 ; (270 p.) ; 21 x 14 cm ou 9€50; (296 p.) ; 17 x 11 cm
Réédité en poche le 20 septembre 2017 chez J’ai Lu dans la collection J’ai Lu Thriller. 
 7€60 ; (349 p.) ; 18 x 11 cm?
4e de couv : 

Rien ne se perd

Sur les murs de la cité, des tags pleuvent qui pleurent un enfant perdu. Ils clament « Justice pour Saïd », abattu après un contrôle d’identité par un policier jamais condamné.

Abandonné de tous, recueilli par un tuteur au passé louche, Mattia, onze ans, s’interroge sur les drames qui l’assaillent et la sensation de culpabilité qui semble peser toujours plus lourd sur ses épaules.

Dans un monde de menaces incessantes – violences policières, injustice, haines et solitude -, comment lever le voile sur la vérité ?

Si tout finit toujours par se transformer, Mattia le sait : rien ne se perd, jamais.

L’auteur : Cloé Mehdi est née en 1992. Après Monstres en cavale, prix de Beaune 2014, son second roman, Rien ne se perd, a reçu le prix Étudiant du Polar 2016, le prix Dora Suarez 2017, ainsi que le prestigieux prix Mystère de la Critique 2017.

 

 

Extrait :
« A 19 heures on passe à table. Gabrielle invite les travailleurs sociaux à se joindre à nous. Titre du documentaire : « La famille dysfonctionnelle dans la vie quotidienne ». Ça pourrait même faire une bonne émission de télé-réalité. J’imagine le pitch : Un meurtrier passionné de poésie, une dépressive suicidaire et un enfant perturbé tentent de vivre ensemble au-delà de leurs différences, mais les services sociaux s’en mêlent. Zé, Gabrielle et Mattia parviendront-ils à faire illusion et à déjouer la menace ? »

La KroniK d’Eppy Fanny

RIEN NE SE PERD – Cloé MEHDI Editions JIGAL POLAR

Jimmy Gallier je te laisse faire suivre à l’auteur qui n’est pas dans mes contacts.

J’ai rencontré Cloé à SMEP cette année. Derrière sa timidité j’ai découvert une vraie présence et nous avons échangé sur son roman. Je m’étais promis de la lire. C’est chose faite.

J’ai été bouleversée par sa maîtrise et la maturité de son texte ainsi que le sujet choisi : la bavure policière et ses conséquences. Ici la victime s’appelait Saïd. Il avait 15 ans et est le catalyseur de cette histoire. Car il n’y a pas qu’une victime… Elles sont légion.

L’histoire :

Mattia, onze ans, nous parle de lui.

De sa vie détruite avant sa naissance. De sa famille qui a volé en éclats à cause de cette bavure policière. De son père parti trop tôt, de sa mère qui a renoncé, de sa sœur qui passe son temps à fuir et de son frère qui a préféré couper les ponts. Chacun d’eux ayant trouvé son moyen pour survivre au décès de Saïd. Mais à quel prix.

Extrait P.19 :
Quand j’avais 5 ans je me demandais pourquoi la vie était injuste à ce point.
Quand j’avais 7 ans je me disais que si elle avait été juste elle en aurait perdu tout son sens, car on ne serait pas poussé par l’espoir d’une amélioration.
Quand j’avais 8 ans je cherchais désespérément un moyen de réparer les torts – mais je ne l’ai jamais trouvé parce que la plupart des injustices sont irréversibles, c’est pourquoi elles sont tellement insupportables.
A 9 ans j’ai décidé d’arrêter de me poser des questions.
Et la peur de la schizophrénie qui étreint Mattias. Si fort.

Puis il y a Zé, le tuteur de Mattia, et sa compagne Gabrielle. Un couple bancal, où tout l’amour de l’un ne suffit pas à donner l’envie de vivre à l’autre. Eux aussi sont des dégâts collatéraux de ce contrôle d’identité qui a mal tourné.

Et puis le quotidien, la scolarité compliquée de Mattia, ces hommes bizarres qui le surveillent et l’abordent à la sortie de l’école.

Les secrets enterrés ne demandent qu’à ressurgir.

Car des tags fleurissent dans la ville, le visage de Saïd dessiné sur les murs et demandant justice ravive le passé.

Une justice impitoyable sera rendue.

Amélia jouera enfin son rôle de mère.

Mattia pourra enfin dormir sereinement.

Ce livre est à lire absolument. Pour ma part un des meilleurs lus cette année.

Aussi …

Lors de la 09ème éditions de Saint-Maur En Poche en juin 2017,  Notre porte Flingue a reçu sur la scène des déblogueurs l’auteur Cloé Mehdi. L’occasion de mettre en avant une auteur de talent.

Les larmes noires sur la terre – Sandrine Collette


A l’occasion de la sortie poche de notre chouchou de l’an dernier.

Nous vous proposons un nouvel avis.

Celui de Catimini Plume, une bibliothécaire passionnée.

Le livre

Les larmes noires sur la terre – Sandrine Collette


 

Les larmes noires sur la terre pocheLe livre : Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette.Paru le 31 janvier 2018 chez Le livre de poche.  7€90 ; (378 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv

Il a suffi d’une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n’avait que vingt ans. Six ans après, hagarde, épuisée, avec pour unique trésor un nourrisson qui l’accroche à la vie, elle est amenée de force dans un centre d’accueil pour déshérités, surnommé « la Casse ».
La Casse, c’est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales, des rues entières bordées d’automobiles embouties.
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l’effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s’épaulent pour affronter ensemble la violence et la noirceur du quartier.
Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là Ada, la vieille, puissante parce qu’elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c’est leur cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s’en sortir. Mais à quel prix ?

Après le magistral Il reste la poussière, Prix Landerneau Polar 2016, Sandrine Collette nous livre un roman bouleversant, planté dans le décor dantesque de la Casse.

SANDRINE FSNL’auteur : Sandrine Collette  née à Paris dans le courant de l’année 70. Elle passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique.

Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.

Aujourd’hui la vie de Sandrine Collette est rythmé par l’écriture à laquelle elle se consacre entièrement.

 

Extrait :
Au départ, elles n’en avaient pas parlé bien sûr mais cela allait de soi, les héberger l’enfant et elle, c’était l’affaire de quelques jours, une semaine peut-être. Si Réjane avait su que cela durerait autant, jamais elle n’aurait proposé, trop petit l’appartement, et elle qui rentre du bureau épuisée chaque soir, à les voir là sur le canapé le petit qui mange sa bouillie en babillant et écouter Moe raconter ses histoires, peut plus, elle les déteste à présent, voilà, c’est comme ça. Non non, on n’en rediscute pas, qu’ils prennent leurs sacs et qu’ils s’en aillent, elle a été honnête, ne veut pas risquer qu’ils profitent d’un ou deux jours de plus pour lui dépouiller l’appartement, c’est samedi aujourd’hui, à midi elle va voir sa mère à la campagne, à midi ils doivent être partis, elle les poussera sur le palier si nécessaire.
Alors Moe marche dans la rue, se répète les mots, ne réalise pas encore – eux dehors l’enfant et elle. Elle sait qu’elle a l’air d’une folle avec le petit calé sur le côté, les sacs dans les mains et les cheveux mal coiffés parce qu’elle n’a pas eu le temps. Les passants changent de trottoir en la voyant, se retournent sur elle, pitié ou dégoût, elle a envie de crier qu’il faut l’aider, Réjane lui a laissé de quoi payer une nuit d’hôtel, et après ? Les centres d’accueil ? Elle connaît trop bien, pour les avoir vus à la télévision, ces ghettos modernes, des mouroirs pour vieux étendus aux gens comme elle et pas même un toit sur la tête, des terres abandonnées, non elle n’ira pas, ne pas se plaindre, ne pas se faire remarquer, elle sèche ses larmes, met de l’ordre dans ses cheveux. Sois forte, ma fille. Avance.

 

La Chronique de Catherine

« En ouvrant le dernier roman de Sandrine Collette, passés les premiers chapitres consacrés à l’histoire de Moe qui a quitté son île natale pour suivre en France un homme plus âgé qu’elle et qui finira par échouer dans la rue avec un nourrisson conçu avec un amant d’un soir, on arrive dans le vif du sujet : La Casse. Et là, si on a lu  « Une brume si légère », nouvelle parue dans Les petits polars du « Monde » en 2014, on se retrouve en pays de connaissance. La Casse, c’est une ville encastrée dans le lit d’une rivière et constituée de carcasses de voitures au rebut, où s’entassent des démunis en pleine dégringolade sociale.

C’est là que Moe va atterrir avec son enfant, et c’est là qu’elle va retrouver cinq femmes que nous avions rencontrées dans la nouvelle et qui, au milieu de cet enfer, vont l’aider à survivre. Entre chaque chapitre relatant la vie misérable de ces rebuts de la société, l’auteure nous narre l’histoire de chacune d’entre elles, nous dévoilant l’évolution d’une société futuriste où il ne fait pas bon avoir été malmené par la vie, et encore moins être une femme. L’écriture sèche, sans pathos, nous emmène très loin dans l’horreur mais nous offre aussi des moments de grâce, quand réunies autour d’un feu au milieu des carcasses de voiture, Moe et ses cinq compagnes partagent du chocolat.

On ne sort pas de La Casse, ou bien avec beaucoup d’argent, et Moe, à laquelle les autorités proposent de donner son bébé à un couple en mal d’enfant, ne peut s’y résoudre et va vendre son corps, puis transporter de la cocaïne, pour tenter de s’en sortir. On sait dès le premier chapitre que l’issue sera dramatique.

Sandrine Collette nous offre un roman noir, très noir, à mon sens son meilleur depuis « Des nœuds d’acier », même si, fan de la première heure, j’ai aimé tous ses livres. Elle dénonce une société du futur proche vers laquelle nous pourrions bien aller, à certains égards dans laquelle nous sommes déjà,  en nous décrivant avec son talent habituel la vie de ces femmes qui tentent de s’entraider au milieu de la pourriture.  Et nous offre même, à la fin, une lueur d’espoir. Un grand roman.  »

Le petit + Collectif Polar

 

Papote d’auteur : Lou Vernet sous le feu des question de Ge notre Porte Flingue


Aujourd’hui je vous propose de faire mieux connaissance avec une auteur que j’ai eu la chance d’inviter à la bibliothèque pour partager un apéro polar mais aussi pour venir partager son univers avec les lecteurs du Kawa littéraire.

J’ai nommé Lou Vernet.

Et oui j’aime bien papoter avec Lou


GVL : Bonjour Lou, prête à te soumettre à la question ?

Même pas peur… vas-y envoie… j’ai plein de  jokers !

 GVL : Lou, si mes lecteurs ne te connaissent pas encore, il faut qu’ils sachent que j’ai eu deux gros coups de cœur en lisant tes 2 polars.

 Bah voilà, là, j’ai peur… c’est malin ! Dis moi un truc vache je préfère J

GVL : Alors, justement, avant de commencer à parler de ton polar, quelques petites questions rituelles.

Lou, peux-tu te présenter ? Je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui, je le demande même aux dames ! Surtout quand elles aiment le noir !

Oui mais moi j’aime le noir et le blanc, alors 25/25… tu as ton compte ainsi…  Quant à mon parcours, etc… il y a belle lurette que tout le monde en sait autant  moi… Tout est sur mon site louvernet.com… tout ce que je voudrais dire en tout cas… le reste, joker, je t’avais prévenu ! Qui ça intéresse de savoir que j’ai vendu du poisson sur le marché ou que j’ai fais des sondages en magasin pour la marque Chantelle !!!

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Absolument aucune. C’est venu très tard. Après la musique et les chanteurs français. J’ai grandi avec les grands paroliers : Brel, Ferrat, Barbara, etc…

 GVL : Et le livre et la lecture pour toi, c’est quoi ?

Essentiel. Addicte compulsive.

 GVL : Tes derniers romans sont des polars, mais avant cela, tu as écrit beaucoup d’autres choses.  Alors pourquoi avoir choisi le polar cette fois-ci pour t’exprimer ?

Par jeu et défi pour le premier. Ca manquait à mon palmarès… lol. Par passion pour le second. Et maintenant c’est une évidence que ce genre vient s’ajouter aux autres.

 GVL : Dans tes polars il est question de manipulation voire de conditionnement, est-ce comme cela que tu conçois la nature humaine ?

Pire encore… démonstration dans le prochain… Je réserve le meilleur de l’homme à ma vie, pas à mon écriture J rire !

 GVL : En parlant de rapports humains, peux-tu me présenter tes personnages ?

Olala… rien moins que des humains… suffit d’ouvrir les yeux… je n’invente pas grand-chose… Ils portent tous en eux la dualité qui nous constitue. Tellement facile de passer de la lumière à l’ombre et tellement plus compliqué l’inverse. J’en ai plus de 20 au compteur, tous livres confondus, alors te les présenter, c’est niet. Joker !

GVL : Pas mal essayé Lou, mais peux mieux faire !

Si tu ne veux pas me parler de tous tes personnages, parle-moi de l’inclus et la virgule !

 Ah mon duo ! L’un est flic, l’autre ex-flic, devenu détective privé. Deux compères et amis, qui ont la nostalgie de leur complicité au 36 et qui s’offrent parfois une belle diversion à transgresser les codes. Un binôme qui jouent sur la complémentarité. Bastien dit la Virgule et Pierre dit La Carpe sous entendu l’Inclus. Pour découvrir leur singularité et ce que leurs surnoms cachent de mystère, rien de mieux que suivre leurs 2 enquêtes. Ce sont deux flics mais surtout deux hommes. Fêlures et bizarreries incluses.

 GVL : Comment fais-tu pour donner vie à ceux-ci ? Te sers-tu de personnes de ton entourage pour les définir ?

Rarement. Mes amis sont des bisousnours, des gentils. Ceux que je mets en scène font partie de mon obscur inconscient. J’avoue ! La pire psychopathe c’est moi J

 

 GVL : Dis moi comment te viennent les histoires, tes histoires ?

Le quotidien, la vie, les infos. Les drames. Souvent une première phrase. Ou une image. Une expérience. Une impression. Une idée floue. Quelque chose surgit que j’ai besoin  d’écrire. Et dès que ça prend sens, c’est parti, je sais que l’histoire est en route.

 GVL : Maintenant, Lou, veux-tu bien répondre aux questions que tes lecteurs se posent ?

Essayons… si c’est drôle.

GVL : As-tu peur de finir un livre que tu es en train d’écrire ?

Non. Ca serait plutôt l’inverse. Peur de ne pas arriver à le finir. De ne pas trouver la chute. Terminer un livre, c’est dejà penser au prochain. Moi ça m’excite.

GVL : Devant une situation extrême quel livre que tu as écrit choisirais tu ? En sachant que tu devrais faire disparaitre les autres.

« G comme Gratitude » sans aucune hésitation. C’est mon livre le plus positif, et dans une situation extrême, c’est le stimulant idéal.

  GVL : Arrives-tu à te faire peur toute seule quand tu écris un polar ?

Jamais. Je m’étonne. Je me surprends. Je suis triste ou angoissé ou heureuse. Mais peur, jamais. Je n’ai pas du explorer encore assez profondément mes névroses assassines. Rire.

GVL : Est-ce que tes fantasmes psychopathes t’effraient ou te font jubiler quand tu écris ?

Ça m’amuse souvent car je sais que c’est faux. Et parfois ça me serre le cœur car la vie dépassera toujours mon imagination. Au fond je crois que c’est une sorte de catharsis. Un garde fou.

GVL : Comment te sens-tu après une journée d’écriture ?

Entière.

  GVL : Pourrais-tu reprendre un polar très connu et le réécrire à la Lou Vernet ?

Non. Ca ne me viendrai même pas à l’idée. C’est quoi cette question ?

GVL : Si tu devais écrire un livre à deux, avec qui aimerais-tu écrire ? (J’ai bien une petite idée)

Ahahaha… trop facile… tu penses à Sandrine Collette évidemment. Mais pas que… Marcus Malte. Sylvie Germain. J’ai plein de chouchou dans mon cœur littéraire J

GVL : Si tu étais un personnage de polar que tu n’as pas écris, tu serais flic ou voyou ?

Voyou. Mais du coté des gentils. Style Robin des Bois. Mdr.

 Sinon il nous faut conclure ! Alors merci Lou pour tes réponses incisives. Moi qui te connais un peu, je te reconnais bien là !

J’espère que mes lecteurs à leur tout percevront quel auteur à fleur de peau se cache sous ce personnage fanfaron.

Ahahah sûrement un peu de l’Inclus et La Virgule… ou qui sait, combien des 15 autres qui se cachent dans « Un trop grand silence« .

Bisousssss et merciiiiiiiiiiii Ge pour ce bel entretien mais aussi cette belle chrono !!! Suis pas sure que Sandrine ou Elena apprécieront mais moi OUI 🙂

Ma chrono d’un Un trop grand silence

Et celle de La toile aux Alouettes

Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018


Saint Valentin de Ge et ses Flingueuses 2018

By Cécile

Quelle meilleur journée que la Saint-Valentin pour déclarer son amour littéraire ; aux auteurs dont l’admiration pour l’œuvre déborde en réelle affection, des auteurs qui ont déclenché la toute première chronique, les livres qui nous ont fait aimé le polar, des livres dont on ne séparerait jamais, des livres qui nous ont tiré des larmes, des livres que l’on partage avec toute la famille et qui nous font réaliser nos rêves ?

 

Geneviève, la porte-flingue et les flingueuses, Eppy, Cécile, Danièle, Fanny, Ophélie, Aline et Marie Noëlle en compagnie de leurs amours littéraires de chair et d’os ou de papier vous souhaitent une belle Saint Valentin !

 

Et vous, quels sont vos amoureux littéraires ?

 

Avec la participation exceptionnelle de :

 Elena Piacentini,

Martine Nougué,

Sandrine Collette,

Jérôme Camut et Nathalie Hug,

Lonely Planet, Guide du routard, WE by hachette…,

L’automne à Pékin de Boris Vian,

7/13 de Jacques Saussey,

L’âme du Mal de Maxime Chattam,

De la part d’Hannah de et avec Laurent Mallot,

Et Eric Dupuis.

 

Ge et ses Flingueuses vous souhaitent une heureuse Saint Valentin livresque et polardesque

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