La Fabrique de la terreur, Frédéric Paulin

Le livre : La Fabrique de la terreur de Frédéric Paulin. Paru le 5 mars 2020 aux Editions Agullo. 22€. (343 p.) ; 20 x 14 cm

4e de couv :

« Cette nuit, il y aura des affrontements, il y aura des blessés et des morts. Il y aura la volonté farouche d’un peuple de mettre à bas ses dirigeants. »

Janvier 2011 : le peuple tunisien se soulève et « dégage » Ben Ali. C’est le début des printemps arabes. Vanessa Benlazar, grand reporter, pressent que ces révolutions risquent d’être noyautées par les islamistes. Bientôt, la chute de Khadafi, la guerre en Syrie et le chaos qui s’installe lui donnent raison : un groupe venu d’Irak émerge des décombres, un groupe dont la barbarie est sans limite, aux méthodes de recrutement insidieuses, et qui prône la haine de l’Occident. À Toulouse, de son côté, Laureline Fell de la DCRI s’intéresse à un certain Merah, soupçonné de liens avec des entreprises terroristes. Mais les réformes du renseignement français ne lui facilitent pas la tâche : la France n’est pas armée pour affronter ce nouvel ennemi qui retourne ses propres enfants contre leur pays. Autant de bombes à retardement que Laureline, avec l’aide de Vanessa, va tenter de désamorcer.

Frédéric Paulin clôt ici la trilogie Benlazar qui nous mènera de Tunis à Toulouse, de Lunel à Raqqa, dessinant la carte des nouveaux réseaux terroristes qui frapperont Paris en plein coeur au cours de l’année 2015.

L’auteur : Frederic Paulin écrit des romans noirs depuis dix ans. Il utilise la récente Histoire comme une matière dont le travail peut faire surgir des vérités parfois occultées. Ses héros, souvent corrompus ou faillibles, témoignent d’un monde où les frontières ne sont plus parfaitement lisibles. Les deux tomes précédents, La guerre est une ruse (Agullo, 2018), et Prémices de la chute (Agullo 2019) ont reçu de nombreux prix, parmi lesquels le prix des lecteurs 20 minutes/Quais du polar.

La Guerre est une ruse, premier tome :
–prix des lecteurs de Quai du polar
–prix étoile d’or du parisien
–prix du noir historique du festival de Blois
–Grand Prix du roman noir du festival du film policier de Beaune 2019
–Prix Marguerite-Puhl-Demange 2019

 

Extrait :
Une gifle.
Mohamed a reçu une gifle de trop.
Son vrai nom c’est Tarek. Sa famille et ses amis l’appellent Mohamed parce qu’il a un homonyme dans le voisinage. La famille, c’est le plus important. Il vit à Sidi Bouzid, avec sa mère, son beau-père et ses six frères et sœurs. Ils habitent une petite maison dans le quartier pauvre d’Ennour Gharbi. Mohamed a tout sacrifié à sa famille : il a quitté le lycée en terminale et s’est mis à la recherche d’un travail pour subvenir aux besoins des siens. N’en trouvant pas, il a fait comme la plupart des jeunes chômeurs ici : il est devenu marchand ambulant de fruits et de légumes.
Des gifles, il en a reçu. Il en reçoit chaque jour. Puisqu’il n’a pas les moyens de payer les bakchichs pour obtenir l’autorisation de vendre sa marchandise, les flics se servent dans sa caisse, lui volent des fruits ou des légumes. C’est comme ça : il paye et doit quand même déplacer son étal.
 

Le petit avis de Kris

La Fabrique de la terreur de Frédéric Paulin

 

Janvier 2011. Le peuple tunisien se révolte contre Ben Ali. La reporter Vanessa Benlazar est présente pour couvrir l’événement. Mais la menace islamiste couve et se répand jusqu’en France, où Laureline Fell, patronne de la Direction générale de la Sécurité intérieure, est aux aguets. Avec l’aide de la journaliste, elle tente d’endiguer le développement des réseaux terroristes.

Frédéric Paulin maîtrise bien son sujet et n’a plus rien à prouver, d’autant que ses écrits sont tout en objectivité.

Le printemps arabe … L’auteur relate la fin de Ben Laden mais le début de ce que sera Al-Quaïda puis l’Etat Islamique et enfin Daech, la destitution de Ben Ali mais l’arrivée des salafistes, ce dernier volet du tryptique de Frédéric Paulin se poursuit en Tunisie avec la fille de Tedj Benlazar, Vanessa, journaliste téméraire, qui fait passer son métier avant sa famille mais pour ça, elle a de qui tenir.

En parallèle, se déroule le recrutement et la conversion à l’islam de jeunes hommes, en France comme en Tunisie, manipulés par des maîtres à penser du djihadisme, rencontrés, qui en prison, qui dans les rues de Tunis.

Et puis c’est l’affaire Merah, qui malgré les avertissements de la DCRI n’est pas prise au sérieux et on sait comment tout ça s’est terminé.

Et puis ce sera Charlie, le Bataclan … etc

Une analyse fine de cette terreur qui, malgré tout, existe bien dans l’esprit de certains … 

 

14 réflexions sur “La Fabrique de la terreur, Frédéric Paulin

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