2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …le retour de Dany


2ème édition de ce festival de l’entre-deux-mers …

Les psychopathes du polar ont envahi la petite bourgade de Fargues-Saint-Hilaire, samedi 12 mai en plus de ses 2800 habitants, une bande de lecteurs et … de gendarmes, en manque a plus que doublé la population.

La grande prêtresse Pépita et ses aficionados associés étaient aux manettes pour nous offrir une journée « hors sol » .

Une affiche a faire pâlir plus d’un mordu et autre accro ….

 

Des tonnes de papier ont changé de mains à cette occasion grâce l’organisation remarquable de la librairie et des ses animateurs

Dans la catégorie internationale, demandez les petits Suisses, chers à Marie-Noëlle :

Marc Voltenauer

Une parution début 2019, une suite de « qui a tué Heïdi » avec les mêmes personnages

Nicola Feuz

Deux actualités pour le 30 août 2018 : Horrora borealis en livre de poche et un tout nouveau « le miroir des âmes »

Dans la catégorie motard est nommé …

Jacques Saussey

Il vient de passer une semaine de vacances avec son épouse et sa moto … ils arrivent à Fargues avec la pluie et leur sourire légendaire

Il a changé d’éditeur et m’annonce avec enthousiasme sa prochaine parution en octobre : un thriller one-shot avec pour toile fond une histoire de vie très peu traitée à ce jour, le parcours d’une personne transgenre, qui quitte le corps où elle était enfermée pendant ses vingt premières années pour conquérir sa véritable identité ! Pour cette aventure, Jacques s’inspire très largement du parcours d’une personne de sa famille, particulièrement proche, afin de témoigner des difficultés et de sa détermination à sauter le pas.

J’ai eu le droit de voir le projet de couverture, très suggestif et épuré.

Après 7/13 en janvier 2018, il nous promet de retrouver Magne et Heslin mais n’a pas voulu me dire ce qu’était devenu le petit garçon … Non je ne spolie pas !

Franck Thilliez c’est un peu comme les soldes, on va le voir une fois par an mais chez lui, on est reçu avec le sourire et on trouve toujours ce que l’on cherche … une bonne dose d’évasion et pas que …

Sortie récente d’un one-shot, nous retrouverons Sharko et Henebelle l’an prochain ainsi que toute leur équipe … il nous promet aussi que les personnages secondaires vont prendre de plus en plus d’importance.

Guy Rechenmann

(qui a fait l’objet d’une garde-à-vue du collectif polar en avril

***LA GAV de Guy Rechenmann***

Il était venu avec Anselme. Il a changé d’éditeur avec « Même le scorpion pleure » et l’ensemble de ses romans va sortir sous un nouveau format chez Cairn … En cours également la réécriture du « choix de Victor » accommodé à la sauce polar ! Une nouvelle vie annoncée donc pour les romans de Guy.

Sandrine Roy confirme : elle est toujours addicte au chocolat et l’assume ! Linwood Miller revient en forme, pour une troisième aventure en fin d’année 2018 avec un mort, un vilain méchant, une double intrigue et des souffrances pour l’ancien agent secret.

Céline Denjean a sorti « Cheptel » début 2018 c’est donc l’actu de l’année pour la toulousaine. Elle est fascinée par la description de l’emprise mentale et avoue commencer l’écriture de ses romans sans en connaître la fin ni le cheminement.

************* panier à salade Céline embarque Sandrine **************

Jean-Luc Bizien a toujours plein de projets … un huis clos en prison, noir, opposera un méchant à un maton, puis un one-shot au Mexique sur le trafic d’organes … puis, pour notre plus grand plaisir une suite de « crotales » en 2018, en nous embarquant à nouveau en Corée mais seulement en Corée du Sud cette fois, pays où tout se clone, les chiens et bien d’autres choses aussi et où tout ce qui vous semble blanc peut tout à fait devenir noir, très noir, même noir foncé ! Enfin une série dans le genre thriller historique à l’époque de Louis XIII pour la fin 2019 … Faudra prévenir nos banquiers,  vos cartes vont chauffer amis lecteurs !

Laurent Scalese a consacré beaucoup de temps à la TV depuis la naissance de Samuel Moss mais de nouvelles aventures de ce névrosé hypocondriaque (qui fera l’objet d’une adaptation en série TV – attendre 2 ans pour sa diffusion et dont je n’ai pas pu extirper le nom de l’acteur même en insistant très fort), sont attendues début 2019 !

Par ailleurs, « la voie des âmes » va devenir une série TV canadienne

René Manzor … plein de mystère, m’a tout de même lâché qu’un « one-shot » devait paraître en octobre, qu’il ne se passera pas aux USA, ni en Europe et c’est tout ! Pour les autres indices il faudra attendre (Dalhia, pas Dalhia …)

Et parce que les intrigues de leurs deux romans m’inspirent une certaine filiation … ils ont échangé pour la photo

Simonne Gélin qui trouve toujours que son premier roman « la fille du port de la lune » a été bâclé, a décidé de le réécrire et il sortira dans sa nouvelle version au  « livre de poche » en septembre. Son actualité du moment c’est « sous les pavés, la jungle » qui lui a permis de plonger le lecteur dans une évocation de mai 68 dans la capitale girondine, mais pas que … Un nouveau polar annoncé et, elle sera à Gradignan pour « lire en poche » en octobre.

Patrick Bauwen vient de sortir « la nuit de l’ogre » et termine tout juste d’un stage avec le groupe d’enquêteurs spécialisés de la police des sous-sols de Paris « Evangile » par opposition aux autres policiers surnommés « la surface ». Le troisième tome des aventures du docteur Kovak sortira en 2019, plus glauque, plus sombre et donc toujours en sous-sol …

Santé Patrick

Niko Tackian est heureux, il laisse Tomar se reposer et propose en tout début 2019 un « one-shot » qui se passe en Suisse, à Montreux plus précisément mais … qui aurait tout à fait pu se situer ailleurs ! Un flic insignifiant, tout le contraire de Tomar, va grandir au fil de l’intrigue qui nous réserve semble-t-il de belles surprises et des nuits blanches !

A noter pour les abonnés Netflix que « la nuit n’est jamais complète » fera l’objet d’une adaptation (un film) et que les paysages seront australiens …

Jérôme Camut et Nathalie Hug … que ceux qui se sont régalés avec Isla Nova préparent leur carte bancaire … la suite est prévue pour début 2019 … suite et préquel à la fois, « Silverback » donnera les clefs des personnages d’Isla Nova et nous fera voyager en France, aux USA, en Allemagne et en Afrique.

Pas d’actualité « poche » pour 2018 … 2019 sans doute pour Islanova et … adaptation au cinéma pour « Prédation »

La nouveau Marin Ledun vient de sortir «  Salut à toi ô mon frère », plus caustique et déjanté que ceux auxquels il nous a habitué, nous retournons cette fois en Ardèche. Il s’est beaucoup amusé avec cette famille et tous les ingrédients sont réunis pour en faire une série …

Laurent Loison, pour « Chimères » son troisième « one-shot » traîne ses héros dans les forêts de l’Île de France où vont s’opposer journalistes et flics. Après une série d’énigmes sous forme de charades dans son premier roman,  puis un dénouement individualisé et personnalisé par internet pour « cyanure », nouveau pari avec une incorporation de type « cadavre exquis » de 14 textes de blogueuses, quasiment sans retouche … Mystère, mystère quand tu nous tient ! Pas de date …

Jeanne Faivre d’Arcier, une multicarte pour cette régionale d’étape … fiction, jeunesse, thriller pour adultes et même des crayons de couleurs pour les enfants qui lui rendent visite sur le salon … Après le jubilatoire « les encombrants » en 2017, en 2019 elle annonce un polar adulte qui se passera à Paris, Bordeaux et sur les bords de Garonne plus en amont. Elle a choisi un chasseur de têtes pour nous accompagner, métier qui fut le sien il y a quelques années.

Sacha Erbel , Sacha chroniqueuse de collectif polar, Sacha la bonne humeur,  accueille tout les lecteurs avec le sourire, à côté de Cicéron qui empiète un peu sur son territoire.

Elle promet de se venger dans quelques années quand elle aura publié autant de volumes que son voisin. Talia de retour à la Nouvelle-Orléans va suivre les traces de Marie Laveau, l’action se situera de 1837 à nos jours. « L’ombre de Nola », écrit et en cours de correction sera disponible fin 2018.

Ghislain Gilberti me provoque … il n’a pas de parution numérique depuis son 3ème roman, du coup en 2018 c’est 738 pages et 750 grammes qui vont aggraver mon durillon de lectrice compulsive. Bah « les sœurs «  de Bernard Minier font dans les 760 g alors va pour « sa majesté des ombres » tome 1 de la trilogie. Trilogie vous avez dit monsieur Gilberti ? La suite, il l’annonce pour la fin de cette année. J’ai eu une longue conversation avec lui, sous ses allures de bad boy, c’est un hyper sensible que j’ai face à moi. Je m’en doutais un peu après « la dynamique du chaos » … oui, ses souvenirs encore à fleur de peau me touchent.

Dans les mois à venir, il va nous rendre une longue visite au collectif polar en participant à une « Garde-à-vue version flingueuse » ! Hâte … volontaire,

… tout comme sa voisine de stand, Ingrid Desjours, toute en douceur et en écoute de ses lecteurs.

Encore une multitâche avec un sourire d’ange qui dézingue plus vite que son ombre … et use d’un pseudonyme pour commettre des sagas fantastiques.

Elle parle de ses vidéos où elle raconte des histoires …  https://www.facebook.com/idesjours/videos et annonce la parution d’une nouvelle dans le cadre de l’anniversaire de la griffe noire en juin 2018.

C’est fini pour les indiscrétions de nos chouchous, parce que je n’ai pas eu le temps d’en susciter d’avantage … l’affiche tellement alléchante de cette journée qui laissera de beaux sourires en mémoire, on a parlé collectif polar et cadavre exquis avec Danielle Thiery

Le tréport de Cicéron avec Claude Picq

Des tonnes de papier ont changé de mains, les auteurs ont évoqué leurs personnages comme s’ils les connaissaient dans la vraie vie … oui il y a du monde dans leurs têtes … comme dirait Marie Manzor-Lalanne  :  oui,  une vraie troupe de saltimbanques … C’est fou ce que j’aime la magie de ces rencontres !

Pépita et Marie-Noëlle dans leur superbe panier à salade nous disent déjà à l’année prochaine

Tout comme eux

Avec déjà la présence assurée de

PS : j’ai perdu une partie de mes fiches au retour … mes notes sur un régional d’étape … désolée Mehdi Brunet … il va me pardonner avec le sourire

 

 

Plus de photos :

Dany : Notre mamie Flingueuse heureuse de cette journée …

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Paul Colize à l’Honneur # 11 mai


Le onzième et cinquième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur belge

C’est donc Paul Colize que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Paul qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Paul Colize

Pourquoi je mets Paul à l’honneur.

Ben simplement,  j’ai eu le privilège de la recevoir à la bibliothèque. Oh, il n’est pas resté longtemps, mais le peu qu’il est intervenu, il a fait marrer son auditoire. Il faut dire qu’il a un humour irrésistible. La belge attitude en somme. Pour ne pas dire la belgitude.

Paul Colize à l’honneur # 11 mai

Biographie

Paul Colize est né en 1953 à Bruxelles. Originaire de l’Est et de Belgique, Paul Colize a fini par se sédentariser près d’espaces boisés nécessaires à son équilibre. Omnivore, il a une propension marquée pour le sucré. Il migre parfois pour rencontrer ses congénères, sources d’inspiration. En général il produit un polar une fois par an.

Auteur prolifique donc, il a déjà écrit une douzaine de romans noirs, dont Back Up (2012). Un long moment de silence, paru en 2013 à la Manufacture de livres, a été récompensé par trois distinctions prestigieuses : le prix Landerneau Polar, le prix Boulevard de l’Imaginaire et le prix Polars Pourpres. Avec Concerto pour quatre mains, il fait son entrée au catalogue de Fleuve Éditions.

Polars fétiches

 Livre : Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot

  Film : Heat de Michael Mann

 Ecrivain : William Lashner

 

Bibliographie

 

 

Colize, Paul

Back up

Gallimard

Bruxelles, 2010. Devant la gare du Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières. Sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années. 1970. Prix Saint-Maur en poche 2013 (catégorie polar).

 

 

 

Colize, Paul

Back up : roman noir

la Manufacture de livres

A Bruxelles, en 2010, devant la gare du Midi, un sans-papiers est renversé par une voiture et transporté dans un état grave dans une clinique où il est déclaré atteint du locked-in syndrom. Il ne peut plus communiquer que par le mouvement des paupières. Un roman sur les débuts du rock’n’roll des années 1960 et les dérives narcotiques des années 1970.

 

Mon petit avis sur Back-Up

 

 

Colize, Paul

Zanzara

Fleuve éditions

Fred, 30 ans, pigiste pour le service web d’un journal belge, rêve de l’article qui lui apportera la gloire. En attendant, il se contente de tester ses limites dans sa vie privée. Un appel téléphonique à la rédaction au sujet d’un fait divers banal va tout changer.

 

 

 

 

Colize, Paul

La troisième vague
Suivi de Les tueurs du Brabant

Nouvelles éditions Krakoen

Vassili Sokolovski quitte Bagdad pour l’Europe, bien décidé à élucider la mort de son ami. Il met à jour les dessous d’une affaire criminelle de grande envergure liée aux attaques survenues entre 1982 et 1985 dans un supermarché du Brabant wallon. Un dossier sur les Prix Arsène Lupin 201

 

 

 

Colize, Paul

Un long moment de silence

la Manufacture de livres

Ce thriller historique, qui se déploie de 1920 à nos jours, met en scène une organisation clandestine, The Owl, chargée de poursuivre la traque des criminels nazis abandonnée par Israël après 1960.  En 2012, Stanislas Kervyn se met sur sa piste pour résoudre le mystère de la mort de son père dans un attentat. Stanislas Lejeune, l’un des héros, verra son destin s’accomplir au travers de cette aventure. Prix Landerneau polar 2013, prix du Boulevard de l’imaginaire 2013, prix Polars pourpres 2013.

Mon billet sur un long moment de silence

 

Colize, Paul

L’avocat, le nain et la princesse masquée

la Manufacture de livres et en poche chez Pocket

Hugues Tonnon est un avocat bruxellois réputé, spécialisé dans les affaires de divorce. Nolwenn Blackwell, top-modèle, est fiancée à Amaury Lapierre, un chef d’entreprise de 30 ans son aîné. Quand ce dernier est photographié en compagnie d’une strip-teaseuse, le mannequin dîne avec l’avocat, qui la raccompagne chez elle. Au petit matin, elle est assassinée.

 

 

 

Colize, Paul

Un parfum d’amertume

Pocket

Antoine Lagarde est heureux en famille et dans son travail. Jusqu’au jour où il retrouve son père assassiné. Une annotation sur une carte à jouer entraîne Antoine sur une piste qui le mène vers l’enfer…

 

 

 

 

 

Colize, Paul

Concerto pour 4 mains

Fleuve éditions

D’un côté, Jean Villemont, avocat pénaliste amoureux des sommets, et sa consoeur Leïla Naciri. De l’autre, Franck Jammet, braqueur virtuose, et son amie Julie Narmon, discrète et efficace. Et cette affaire. Où se trouvait Jammet la nuit du 18 au 19 février 2013 ? Pourquoi maître

 

 

 

Colize, Paul

Le baiser de l’ombre

Nouvelles éditions Krakoen

En 2008, Antoine Lagarde, coach d’industriels fortunés, malgré les difficultés rencontrées par la police, accepte d’enquêter sur le meurtre de Martin Desmarets, célèbre metteur en scène de théâtre et père de la belle Ava.

 

 

 

 

Colize, Paul

Le valet de coeur

Nouvelles éditions Krakoen

Antoine Lagarde a réussi sa vie sur tous les plans : financier, professionnel, sexuel, familial. C’est aussi un fils attentionné qui rend visite régulièrement à son père, un ingénieur retraité et hypocondriaque. Tout bascule le jour où Antoine retrouve son père assassiné. Sur une carte à jouer, un valet de pique, figure une mystérieuse annotation.

 

 

 

Voilà vous savez presque tout sur Paul Colize, enfin vous savez l’essentiel

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez ne voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

A très vite mes polardeux.

 

 

 

Une brève chronique : Rencontre Guy Rechenmann à Talence à la librairie Georges


Rencontre avec Guy Rechenmann

Animée par Bernard Daguerre, Polar en cabanes

By Dany

Guy Rechenmann, auteur confirmé rejoint les éditions Cairn avec son célèbre héros Anselme Viloc, un flic atypique et obstiné.

Même le scorpion pleure
Ed. Cairn

Anselme Viloc est de retour dans le quatrième volet de ses aventures. Un polar mentaliste, comme le qualifie l’auteur, pour trouver la vérité il faut souvent chercher en soi, dans son passé, elle se construit en harmonie avec son environnement, avec le vivant…

 

Le jeudi 26 avril 2018, à Talence (42.000 habitants, commune de Bordeaux-Métropole), notre dernier “gardé à vue” Guy Rechemann était face à son public …

… dans les murs d’une « institution » talençaise, la librairie Georges

Le site de la Libraire ICI

L’histoire de cette librairie plus que centenaire :

Créée en 1904 à Bordeaux par Georges Bory, la Librairie Georges est toujours gérée par la même famille depuis 4 générations.
Librairie générale et indépendante, la Librairie Georges est labellisée depuis 2009 par le Centre National du Livre/Ministère de la Culture et de la Communication.

Installée au sein du Forum des Arts & de la Culture de Talence depuis 2002 (tram ligne B – arrêt Forum), la Librairie Georges est un véritable acteur culturel.
Nombreuses rencontres d’auteurs, débats thématiques, lectures, concerts sont organisés au sein du Café de Georges, lieu d’échanges et de convivialité.

Membre de l’Association Librairies Atlantiques en Aquitaine, la Librairie Georges n’a de cesse de défendre les valeurs de la librairie indépendante dont la défense de la loi sur le prix unique du livre, dite loi LANG du 10 août 1981, qui permet de maintenir un tissu de librairies indépendantes en France.

Cécile Bory la patronne des lieux accueillait donc notre « scorpion », venu répondre à Bernard Daguerre, le grand maître de la manifestation girondine « polars en cabanes ».

Collectif polar avait placé en garde à vue Guy Rechemann qui l’a d’ailleurs expliqué à son auditoire et faire la pub pour le blog !

 

Une rencontre bien sympathique où il a pu évoquer les traits de son héro récurrent Anselme Viloc et les expériences « paranormales » qu’il relate dans ce quatrième épisode de ce flic de papier.

Même le scorpion pleure aux Ed. Cairn

Et après la conf, les agapes

Guy Rechenmann a fait le job, il peut déguster une petite bière bien méritée.

Dany avec Madame Catherine Rechenmann Arrieutort

Et une mamie Flingueuse toute réjouie

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 4e audition


La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 4

Lundi 21 mai

Deuxième jour et fin de la Garde à vue de madame Cluytens

4e interrogatoire par Ge2,

le double maléfique de notre Porte Flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens


Ge : Bon voilà, je suis là ! On attend mon double maléfique

LC : Et moi itou

Ge 2 : Me voilà aussi. Si Lucienne est ok, nous pouvons commencer ?

LC : Je suis prête

Ge : Alors je déclare la quatrième audition de Madame Lucienne Cluytens  ouverte

Ge2 : Lucienne,  me permet vous aussi de vous tutoyer ?

LC : absolument !

Ge2 : Alors ce soir nous allons un peu reparler de vos polars. Nous allons aussi jouer un peu si tu le veux bien !

LC : d’accord

Ge2 : Alors serais-tu prête à passer tes héros et héroïnes  au questionnaire de Proust ?

LC : Je ne connais pas mais pourquoi pas

Ge2 : Enfin un questionnaire de Proust revisité. Tu va voir c’est simple. Une succession de questions un peu connes !

Alors dis-moi : Quel est son principal trait de caractère ? 1 de la grosse, 2 de l’institutrice du petit assassin, 3 du petit assassin lui même, 4 de Flahaut et enfin 5 de la Panthère.

LC : 4 la droiture – 5 la provocation – 3 l’insouciance – 2 la soumission – 1 la docilité –

C’est dur, dur !

Ge2 : Ah j’aime bien c’est tout dans le désordre !

LC : Je suis partie du plus facile au plus dur

Ge2 : Est ce que vous vous retrouvez, pardon tu te retrouves entièrement dans ces caractères ?

LC : Pas dans l’insouciance, mais alors pas du tout.

Ge2 : Et pourquoi l’insolence, je ne l’avais pas celui là. Pardon l’insouciance oups ! Mon coté dyslexique

Victime d’un attentat atroce pendant les derniers soubresauts des «événements» d’Algérie, Hermance Bareau ne parvient pas à en oublier la violence, ni l’expression arrogante du jeune assassin. Le deuil de sa vie insouciante de jeune fille dans le paradis perdu lui est difficile, comme la perte de ses illusions sur le beau sous-officier qu’elle a épousé.

Sa vie reconstruite dans le nord de la France va soudain vaciller quand elle croira reconnaître le visage qui la hante dans celui d’un de ses élèves. La psychose fera, dès lors, ses ravages

LC : Je n’ai pas écrit l’insolente mais l’insouciance?

Ge2 : Pas d’insouciance, vous voulez tout contrôler ?

LC : Non. Enfin oui mais je n’ai pas l’esprit libre, je ne suis pas insouciante, ni détendue. Je me fais pas mal de soucis dans la vie quotidienne pour plein de choses

Ge2 : Tu as perdu un peu de ton âme d’enfant

LC : Malheureusement mon âme d’enfant n’était déjà pas insouciante.

Ge2 : Alors c’est la vie qui t’a cabossée dés ta plus tendre enfance

LC : Exactement. Dès l’âge de 6 mois pour être précise.

Ge2 : Si c’est pas trop indiscret ou même personnel, peux tu nous en dire un peu plus.

Je comprendrai si c’est trop douloureux

LC : Placée en crèche 24 h sur 24 pendant 5 mois sans revoir ni père ni mère ni sœurs. Avec du personnel infirmier qui portait un masque pour ne pas contaminer les enfants. C’était la mode hygiéniste de l’époque. Cela a donné un syndrome quelquefois létal, ou d’abrutissement qu’on a appelé l’hospitalisme. 20 % des enfants y échappaient. J’ai eu cette chance.

Ge2 : Oh je ne connais pas ce problème. Un syndrome létal c’est terrifiant ! J’en reste sans voix

LC : On appelle ce syndrome l’abandonnisme. Peut-être qu’une puéricultrice a enlevé son masque et m’a souri tous les jours, va savoir…

En tous cas, il a donné des enfants retardés mentalement.

C’est même plutôt le syndrome de l’hospitalisme

Ge2 : Comme quoi l’amour d’une mère ou d’une femme  infirmière, puéricultrice) aide un enfant à ce construire

LC : et à développer son intelligence.

Ge  et Ge2👍

LC : Disons une image aimante. ce pourrait être un homme. Le principal étant d’être aimé par quelqu’un

Ge2 et Ge👍

Ge2 : Dis moi l’hôpital revêt une caractère important pour toi ?

LC : Il a compté dans ma vie à partir de 74. J’y fais des séjours pour des opérations de temps en temps.

Ge2 : Oui tu nous disais que c’est après un séjour en hôpital que tu t’es vraiment lancée dans l’écriture

LC : C’est vrai. J’aimerais bien qu’on passe à un autre sujet que ma santé qui, somme toute, ne regarde que moi.

Ge2 : oui tu as raison et j’y viens

Dis moi il est question de l’hôpital ou du moins du paramédical dans « les bagnoles ne tombent pas du ciel » et des personnes âgées délaissées en institution dans « les peupliers noirs » Peux tu me parler de ces 2 romans

 

Un époux modèle, une femme jalouse et une étudiante à court d’argent, belle et sans scrupules : un trio improbable qui va finir par exploser. Si le pharmacien n’avait pas prononcé cette phrase : «Les bagnoles ne tombent pas du ciel», son épouse serait-elle encore en vie ? Et lui-même aurait-il évité la prison ?

Marc Flahaut, de la PJ de Lille, est chargé par une jeune femme déterminée de blanchir le pseudo mari volage. Le capitaine, suspendu pour six mois, n’a plus ni les moyens de la police ni la légitimité pour s’occuper de cette affaire. Pourtant il accepte.

 

Deux romans dont nous n’avons pas encore parlé et qui m’ont marquée aussi.

Aide-soignante dans une maison de retraite, Mariette rêve du prince charmant. Justement, il y en a un sous son nez, mais elle ne le voit pas. Non, elle est obsédée par ce qui se trame aux Peupliers noirs. Faute de preuves, elle ne peut rien faire. A moins que… Une idée tordue lui traverse l’esprit. Et tout se gâte.

LC : Pour les peupliers noirs, à l’époque je faisais partie du conseil d’administration d’un centre de soins et j’avais entendu parler de maltraitance et d’abus de faiblesse dans les maisons de retraite.

Pour Lille Québec : ma soeur a eu à faire dans le cadre de son boulot à un pédiatre qui s’est obstiné à employer de vieilles méthodes pour réanimer des prématurés et du coup, il leur brûlait les yeux à l’oxygène et les rendait aveugle. Cela m’a atterré. la sécu était au courant mais personne ne faisait rien.

Alors qu’il enquête sur le meurtre d’un directeur de clinique, le capitaine Flahaut se rend compte que la victime menait une double vie et se rendait fréquemment au Québec. Marc Flahaut, qui a toujours rêvé de découvrir le Canada, profite de ses vacances pour partir en Gaspésie sur les traces du mystérieux docteur Lantin. Sur place, il découvre que quelqu’un l’a devancé. Une inconnue, venue de Lille, a déjà mené sa propre enquête sur les activités de Lantin.

 

Ge2 : Encore des sujets sociaux mais aussi on retrouve dans ses romans des qualité et des valeurs qui vous sont chères comme la loyauté ou l’amitié…

LC : Je hais le mensonge et l’hypocrisie. Alors, la loyauté, ça compte pour moi. Et l’amitié, c’est comme l’amour, ça aide à vivre.

Aline et Ge2 : ðŸ‘  JeanPaul : ðŸ‘

Ge2 : Puisque l’on parle de qualité, dites-moi qu’elles sont de la panthère ?

Deux ou trois me suffisent.

LC : Elle est décomplexée côté cul, elle est intelligente, elle est aussi loyale envers ceux qu’elle aime (il n’y en a pas beaucoup)

Ge et Ge2 : ðŸ˜ ðŸ˜

Ge2 : alors ses principaux défauts ?

LC : Un esprit de vengeance exacerbé, elle est téméraire jusqu’à l’inconscience. Elle est profondément malheureuse.

Ge2 : Malheureux n’est pas un défaut, si ?

LC : Pas du tout mais je ne voulais pas oublier de le dire. C’est le fondement de sa personnalité.

Ge2 :  ðŸ‘

Ge2 : Lesquels partage-t-elle avec toi ? Qualités  & Défauts ?

LC : Je suis un brin provocante parfois… Je ne suis pas complexée côté cul sans être aussi libre qu’elle… Je suis assez rancunière. Je n’oublie pas quand on m’a fait du mal ou qu’on s’est mal comporté envers moi.

Ge2 : Ok je me tiens à carreau !

Ge :  Mon aussi ðŸ˜‡

Ge 2 : Si la Panthère devait choisir un personnage de fiction, à part elle, lequel ou laquelle choisirait-elle d’incarner ?

LC : Zorro, Dexter…

Ge2 : Des justiciers ?

LC : Oui. Punir d’horribles salauds l’aide à survivre.

Ge2 / JeanPaul👏👏👏

Ge2 : Un rêve que parfois on aimerait aussi assouvir face au injustices flagrantes et au salauds patentés !

LC : Des flics me l’ont avoué : il leur arrive d’y penser sérieusement.

JeanPaul👍

Ge2 : Les flics sont comme toi et moi finalement avec un flingue en plus, quoique.. Et ne pouvant pas contrairement à nous exercer la vengeance.

LC : Certains prennent des voies détournées et y arrivent. Il y a eu des exemples dans les faits-divers.

Ge2 : Oui, la fameuse ligne blanche…

Dis moi La panthère-t-elle peur de mourir pense t-elle souvent à la mort ?

LC : Elle a eu la tentation de mourir pour rejoindre son frère bien aimé mais je crois que quelque chose la retient qui a à voir avec un certain bonheur de vivre malgré tout. Elle aime séduire, elle aime qu’on l’aime malgré ses défauts…

Ge2 : Quelle est sa plus belle réussite ?

LC : On le saura dans le tome 6 de Flahaut. Une enquête officieuse à deux. Un vrai bonheur pour moi.

Dany : 🥂

Ge2 : Voilà une bonne nouvelle

Dit moi on ne souffle à l’oreillette …

Dany😇

Ge2 : Flahaut et la panthère travaillent au commissariat de Lille … vont-ils se rencontrer ? Pourraient-ils aussi rencontrer le Corse de Eléna Piacentini comme les guests à la TV ?

Tu as répondu à la première moitié de la question mais la seconde….

LC : L’une travaille à la sureté départementale, l’autre à la PJ de Lille. En principe ils ne se rencontrent pas, sauf une fois où la PJ a pris la main sur la sûreté. Cela arrive quand des personnalités sont en cause. Donc ils ont collaboré et Flahaut n’a pas du tout aimé La panthère. Quant à Elena, je l’ai perdue de vue depuis qu’elle est publiée en national. Et je ne pense pas que ça soit son souhait.

Ge2 : Bon si tu me le permets, je lui poserai personnellement la question.

LC : Je pense sincèrement que c’est difficile de mêler deux univers de deux auteurs différents.

Ge2 : Moi je vous trouve énormément de points communs

LC : Et puis quel serait l’intérêt ?

Ge2 : Et j’ai une tendresse tout particulière pour votre grande humanité

LC : Si on a des points communs alors il vaudrait mieux s’associer à quelqu’un de complètement différent, ce serait plus riche.

Ge2 : Peut-être as tu raison, je ne suis que lectrice pas éditrice

Tu nous parler te ton petit côté « trop réservé ». Aussi peux-tu me dire comment tu appréhendes les rencontres avec tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

LC : Dans les salons, ça passe. On est face à face avec son lecteur ou lecteur potentiel. Quand il s’agit d’une rencontre avec un groupe, je ne suis pas très à l’aise car je ne peux pas parler d’égal à égal avec chacun d’entre eux. Donc ce n’est pas un vrai échange. Mais bon, je ne refuse pas les rencontres de groupes. Je ne prends pas mon pied, c’est tout. Avec les lycéens, c’est plus rigolo.

Ge2 : Mais les rencontres de groupe peuvent-être interactives, tu sais

Parfois les adultes sont aussi curieux que les gosses

LC : Peut-être… Je ne suis pas fan.

Ge2 : Je vois ça !

Quel est le plus beau compliment que tu aies fait un lecteur ou sans doute une lectrice

LC : J’ai fait de belles rencontres, j’ai eu de vrais échanges mais je n’ai pas retenu un compliment en particulier. Je ne suis pas avide de compliments et donc j’en fais peu, ah, ah, ah…

Ge2 : Mais les compliments si ce n’est pas de la flagornerie ça fait toujours plaisir et surtout ça remotive, ça aide à avancer aussi. Un peu comme l’amour ou l’amitié.

J’étais comme toi sur la retenue, mais j’ai appris à dire au gens que j’aime que je les aime

LC : Dire je t’aime n’est pas un compliment. Je dis je t’aime aux gens que j’aime.

Ge2 : Je ne sais pas si ça relève du compliment, certes mais ça aide à avancer, non ?

Je te sens sur la retenue là ! Tu n’aimes pas te dévoiler ?

LC : Exactement

Ge2 : Exactement pour la 1ère question ou la deuxième ?

LC : Sur les deux

Ge2 : Je m’en doutais.

Lucienne,  as tu des choses à déclarer. Des choses que tu aimerais nous dire.

LC : J’ai trouvé intéressant de répondre à des questions que je ne me pose jamais. J’ai compris que vous avez lu mes livres et que vous les avez appréciés et ça, ça me fait très plaisir. C’est ça surtout qui me motive à continuer d’écrire : capter l’attention des gens et les faire rêver comme j’ai rêvé à écrire mes bouquins.

Aline / Dany :   ðŸ‘   ðŸ‘

Ge2 : Et là je dois avouer que pour captiver tes lecteurs tu sais faire !

Dany👌

LC : Merci !

Ge2 : Et c’est un comble, voilà que c’est moi qui avoue

Bon si les flingueuses qui sont là ont des questions c’est le moment !

Dany : Pour moi OK, merci Lulu et à bientôt pour de nouvelles aventures !

LC : Si les éditeurs se manifestent !

Dany😍

Ge2 : C’est tout ce qu’on te souhaite !

Dany😍

Dany : ou sur le cadavre … exquis !

LC : Cadavre exquis dont je suis la lecture religieusement.

Dany : le mot « religieusement » me surprend sous ta plume

JeanPaul😇😉

LC : Il faut le détourner de son sens premier !

Ge2 : Alors merci pour tout ce temps que tu nous as consacré . Et merci aussi pour avoir accepter de te joindre à notre Exquis Cadavre Exquis.

Ge : Puis je déclarer la GAV terminée ?

Dany :  ðŸ‘

LC : Bonne soirée à vous toutes. Un travail, je me répète, très intéressant. Ce soir, je me délasserai en regardant la série Lucifer qui est largement aussi craquant que Dexter

Dany / JeanPaul / Ge :  🤣  ðŸ˜‰ðŸ‘

Ge2 : Très sexy en plus l’acteur

LC : Yes ! ðŸ‘

Ge2 : Merci beaucoup pour tout ça Lucienne

Ge : Alors Lucienne,  te voilà libérée.

Fin de la GAV de madame Lucienne Cluytens

Dany / Jean Paul : ðŸ‘

Ge : Belle soirée tout le monde. Et merci encore Lucienne et les flingueuses.

 

 

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 3e audition


La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 3

Lundi 21 mai

deuxième jour de la Garde à vue de madame Cluytens

3e interrogatoire par Danièle

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens



Lundi 9h38

Danièle : Il y a quelqu’un ?

Aline : bonjour Danièle

Danièle : Bonjour Aline

Ge2 : Bonjour les Flingueuses, que l’on fasse entrée la prévenue !

Aline : OK 

Lucienne Cluytens : Me voilà, prête pour la troisième audition

Aline / Ge2OK

Al : Bonjour Lucienne,

Ge2 : Parfait. Bonjour Lucienne

Dany : Alors Lucienne,  la nuit fut bonne, pas trop déroutée par la flingueuse Aline  ?

Bonjour Ge2

Aline : Hello Geneviève

LC : Un peu quand même. Je m’attendais à plus de fun qu’à un débat philosophique, mais c’était vers la fin…

Dany : Lucienne, On va parler ce matin plus précisément de tes romans

Ge : Ok je suis là aussi

Dany : Tu as commencé par la nouvelle pour passer très vite au roman : pourquoi ?

LC : On m’a dit que la nouvelle ne se vendait pas en France alors qu’en Italie et en Angleterre, ça cartonne

Dany  : Et autre caractéristique de ta production : plusieurs séries en parallèle … tu aimes les héros récurrents ?

LC : J’aime bien les héros récurrents. Je suis en train de lire Upfield et son enquêteur Napoléon Bonaparte, j’ai adoré le juge Ti de Vangullick et plus jeune San-Antonio, Arsène Lupin et les Poirot et autre Miss Marple. On les voit évoluer, on devient leur familier.

Dany  : Tu te sens à l’aise dans la peau d’un flic ?

LC : Oui. J’aime ce qui est juste.

Dany : Mais quand tu écris … dans la peau d’un Flahaut (homme) ou de la Panthère (femme) peu t’importe ? Quand tu es avec les héros d’une série, tu sais que même s’ils soufrent ils doivent s’en sortir ou au moins survivre pour l’épisode suivant.

Deux questions là … procédons par ordre : à l’aise dans la peau d’un homme ou d’une femme de la même façon ?

LC : C’est intéressant de se mettre ou d’essayer de se mettre dans la peau d’un homme. Mais mon héros a un côté féminin prononcé, mes lectrices me l’ont dit. En faire un macho à la San-Antonio, je ne saurais pas faire… Par contre, dans la peau d’une femme permet d’écrire le polar autrement. Le polar est un monde de mentalité masculine en général. Or les crimes concernent aussi les femmes, même si elles ne sont que 20 % à en commettre. Je tiens ce chiffre de Stéphane Bourgoin à propos des tueuses.

 

Jean Paul qui observe derrière la vitre teinté approuve   : 

On a repêché un nouveau cadavre dans la Deûle. Le noyé était ivre. Cadre dans une société de crédit, il venait d’avoir une promotion et l’avait longuement fêtée avant de se retrouver au fond du canal. Il serait tombé à l’eau après une soirée trop arrosée ? C’est ce que pense la police lilloise. Les collègues de la victime confirment, mais certains témoignages sont contradictoires, comme celui de la belle et timide madame Vaillant…

Dany : OK  deuxième question …

LC : Quand je suis dans la peau de Flahaut, de temps en temps, je dois me faire un rappel à l’ordre : attention, c’est un homme, il ne pense pas comme ça !

Avec la panthère, c’est beaucoup plus facile. Je jubile parfois !

D : Revenons sur le choix héros homme/femme … C’est pas un peu suivre la mode de choisir une héroïne ? Les éditeurs en demandent-ils plus en ce moment ?

Un auteur me disait il y a peu que les éditeurs préféraient les héros récurrents pour fidéliser le lectorat

Aline : 

LC : On ne m’a jamais rien demandé à ce sujet. Si ! Une fois j’ai été contacté par une directrice de collection pour une collection d’héroïnes. Bad girl. C’est comme ça que j’ai concrétisé la panthère. Mais la collection, secondaire aux yeux de Devilliers, a été mise en faillite par lui pour recentrer tout sur SAS.

C’est à dire que le lectorat, sur les salons par exemple, demandent souvent un héros récurrent. C’est le même phénomène qui fidélise le public sur les séries.

Dany : Et le lectorat est-il déterminant dans le choix homme/femme ?

LC : Pour moi, je ne sais pas, je ne me suis jamais posé la question. Je ne sais même pas pourquoi mon premier héros est un homme.

Certains choix s’imposent d’eux-mêmes.

Dany : Revenons sur le traitement que tu réserve à tes héros … jusqu’à quel point es-tu capable d’aller : tuer un de tes préférés si ça peut servir ton récit ?

En d’autres termes : qu’est ce qui prime l’histoire ou le personnage

LC : C’est forcément le personnage. J’aime surtout parler des personnages. L’intrigue policière est là pour les servir, leur donner l’occasion de se faire valoir, de se révéler. Donc, il n’est pas question de les tuer.

D : Donc quand tu jubiles c’est sur la panthère et pas sur son enquête …

LC : Tout à fait. Elle me permet d’être provocante, agaçante, transgressive.

D : Chose que tu n’as pas pu te permettre dans « ta vie étriquée » …

LC : On m’a souvent dit que j’étais un peu dure quand je parle aux gens. J’essaie d’être plus diplomate pour ne pas faire de peine. Mais je me contiens, c’est pas naturel chez moi. Je précise : ma vie étriquée c’était quand j’étais enfant et adolescente…

D : ah, ah !  🤣

D : Il me semble cependant qu’au-delà des gens,  certaines causes te tiennent à cœur … sans vouloir m’étaler c’est comme ça que je t’ai retrouvée, le hasard autour d’une cause partagée …

LC : Bien sûr. Je me qualifie d’écologiste libertaire. Cela va avec un sens de la justice important. La deuxième cause qui me tient à cœur, c’est l’éducation des enfants. Mais je ne la pratique que dans ma vie quotidienne, pas dans une lutte ou une association.

D : Dans « le petit assassin » l’éducation est présente, ton expérience professionnelle aussi

Ge :  bonne question ça Dany !

LC : J’ai pas aimé travaillé dans l’école qui m’a servi de modèle : une école où les enfants n’avaient le droit que de se taire et d’obéir à des maîtres parfois ouvertement racistes et sexistes. C’était dans les années 70. Le directeur avait mis un grand bâton dans sa classe qu’il appelait maître Jacques, je crois. Bonjour l’ambiance !

Dany : Même si les personnages sont ton principal intérêt parlons du cadre de tes romans : les sujets sociaux sont tout de même très présents ...

LC : Comme je suis sensible aux injustices, je m’inspire évidemment de celles-ci. Et en tant que femme, je suis plus sensible aux injustices sociales. J’ai peut-être tort mais je pense que les hommes s’insurgent beaucoup plus sur les injustices politiques, plus théoriques.

D : Mais encore …

LC : Un lecteur m’a dit : tu opposes toujours les riches aux pauvres… Comme chantait Cohen ; « there is a war between the rich and the poor, the men and the women… »

Dany : Tu adhères à cette analyse ?

LC : J’y adhère mais je mets des bémols. Dans chaque camp, il y a des tolérants et des fanatiques.

Jean Paul toujours en observateur muet : 

Dany : Certes mais pour régler le compte de chacun tu as tes héros qui peuvent être plus cash

LC : Cash ?

D : Pour directs, expéditifs, justicier comme la panthère … Est-ce que ton écriture te permet de dénoncer plus facilement ce qui te reste sur le cœur ?

LC : ça sert à ça, les héros. Ils sont virtuels et ne sont pas tenus par les contingences de la vraie vie.

Dany : Donc les bras armés de la citoyenne Lulu sont Flahaut et la panthère

LC : Je me suis aperçue que La panthère m’aidait parfois à sortir ce que j’avais sur le « coeur » par rapport à une société encore machiste, malgré ses nouvelles lois sur l’égalité.

Ge : OK

Certes ! Puisqu’il faut être plus diplomate dans la vraie vie pour ne pas heurter les amis et amies, j’utilise des personnages de papier pour « cracher mon venin » !

Ge :hahaha ! j’adore

Dany : C’est vrai que dans le tome 2 elle n’hésite pas trop

Une question supplémentaire les flingueuses sur les héros avant de passer au cadre ?

LC : Parfois, je me sens l’âme d’une guerrière…

Ge : waouh !

Dany : La ville de Lille, théâtre de plusieurs de tes romans revêt-elle une importance particulière ?

LC : C’est la ville que je connais le mieux. J’y suis née, j’y vis. Je m’y retrouve. Mais parfois je vais ailleurs : au Québec, sur la côte d’Opale, dans le Jura, en Suisse, au Japon… et même à la tristement célèbre ville d’Hénin-Beaumont

Ge :

Dany : Tu penses que les lieux, comme les intrigues, sont secondaires ?

LC : Dans la mesure où ils reflètent un climat social, non. Par exemple, dans Miss Lily-Ann, l’action se devait de se passer à Roubaix, ville aux industries textiles en perdition !

Miss Lily-Ann, entreprise textile nordiste, intéresse les Japonais, mais les actionnaires ne veulent pas en entendre parler. Plutôt mourir que de céder à l’envahisseur asiatique ! Justement, la police trouve qu’on meurt beaucoup dans les environs. À qui profitent les crimes ? Aux investisseurs japonais ou à la directrice de l’entreprise ? Dynamique, charismatique et ambitieuse, Liliane Barré est le suspect idéal. À moins qu’elle ne devienne une cible à son tour.

Dany : L’époque : sauf pour Amandine, tes actions sont bien contemporaines …

Est-ce qu’Amandine a terminé sa carrière ?

Amandine et les brigades du Tigre

En 1909 sur la côte picarde. Les frères Caudron tentent de faire décoller leur premier aéroplane tandis que la romancière Colette travaille à son nouveau livre. Amandine, jeune fille de bonne famille, se passionne pour tout ce qui l’entoure. Un vol de bijoux, puis un meurtre dans la cité tranquille du Crotoy, voilà qui va mettre du piment à la vie balnéaire. D’autant que l’enquête est compliquée et qu’un policier parisien antipathique vient s’en mêler.

LC : J’aime décrire mon époque. Pour Amandine, c’était une commande d’un éditeur pour une collection polar à la Belle époque. Je m’y suis plongée finalement avec beaucoup de plaisir puisque j’ai adoré les Arsène Lupin. Du coup, cela m’a donné envie d’écrire sur les années 70, l’après mai 68, le bouillonnement des associations qui se sont créées à Lille.

Amandine à la cour du Tsar

Qu’est venu faire Raspoutine, conseiller personnel de la tsarine, à Berck-plage, à part mourir poignardé ? C’est la question qui taraude Amandine, jeune fille de bonne famille, férue d’enquêtes policières en cet été 1912. Ses questions indiscrètes à la colonie russe de Berck vont l’entraîner jusqu’à Saint-Pétersbourg où elle enquêtera, au péril de sa vie, chez les familiers de la famille impériale.

 

Peut-être qu’Amandine reprendra du service… Je n’ai rien décidé.

Dany : Tu te sens cependant d’avantage à l’aise dans l’actualité et les problèmes que tu dénonces

Un peu un boulot d’investigation journalistique …

LC : Oui parce que les problèmes présents ont encore une chance de se résoudre tandis qu’on ne peut rien espérer de ce qui est passé. Certains aiment réécrire le passé. Ils appellent cela l’uchronie. Je trouve que c’est un non sens total

Dany : Diantre ! Tes projets maintenant … un calendrier ?

LC : Comme je le dis plus haut, j’ai un roman en route qui va décrire les mouvements de l’après 68 à Lille. Une période très riche pour moi, de rencontres et de brassage des idées. Beaucoup de recherches et de témoignages. Je renoue avec mon passé militant. Il y aura des personnages inventés et des personnages réels. Passionnant !

Aline / Ge : waouh !

Dany : La panthère tome 2 ?

LC : Elle est écrite mais n’a pas trouvé d’éditeur puisque celui de la panthère tome 1 a mis la clé sous la porte. J’attends donc de trouver un éditeur…

Dany : snif !

Dany : Le dernier Flahaut le 5e c’est Pink Connection

A Lille, la directrice de cabinet Mme Guillon convoque le commandant Marc Flahaut. Elle le charge d’enquêter avec la plus grande discrétion sur la nouvelle fugue de Solène, 17 ans, la fille du préfet Decourbey.

Que l’on veuille utiliser Flahaut pour régler des affaires de famille à la préfecture ne le met pas en joie, on pourrait même dire que la pilule est dure à avaler…

Surtout que certaines nouvelles pilules sur le marché ont des effets indésirables.

Lucienne Cluytens renoue dans ce roman avec son personnage fétiche, le commandant Flahaut. Certains vont apprendre à leurs dépens que l’on n’utilise pas Flahaut à des fins personnelles. Si on lui file un os à ronger, il peut vous ressortir le squelette entier.

Et qu’on est-il du Flahaut tome 6 ?

LC : Il vient de se terminer. Il se passe dans la région de Compiègne où il y a un magnifique petit château entouré d’une énorme enceinte très mystérieuse. Le tome 5 avait été édité chez celui de la panthère. Donc le même problème se pose : trouver un éditeur.

Dany : snif !

D : Les éditeurs te posent problème ?

LC : Au début non. Quand j’ai eu trouvé le premier, je n’ai eu aucun mal à trouver le deuxième.Mais ensuite, il y a eu plusieurs faillites, quasiment toujours pour mauvaise gestion. Parmi les éditeurs, il y a beaucoup de gloglos qui n’y connaissent rien et puis d’autres, très efficaces, je salue au passage, Gilles Guillon, à qui on met des bâtons dans les roues…

Dany : Tu es restée chez des éditeurs régionaux … pas d’accroche « parisienne » ?

LC : Sauf pour La panthère, chez Bad girl mais la collection a été arrêtée. Sinon, les Parisiens boudent les régionaux, d’autant plus qu’ils sont submergés de manuscrits. Alors, si on n’est pas un peu pistonné, on n’a aucune chance d’être lu, donc d’être retenu.

Jean Paul toujours derrière sa vitre teinté : sniff !

Dany : et les prochains salons ? … pour rencontrer Aline, la régionale de l’équipe !

Aline : yes !!!

LC : Comme je n’ai pas sorti de nouveautés en 2018, je n’ai rien de programmé pour l’instant. Je lui ferai signe…

Aline : OK 

Dany : Alors les flingueuses … quelque chose à préciser ?

Ge2 (le double maléfique ) : Des tas de chose oui ! Mais moi j’interviens en fin d’aprem.

Ge : Une question idiote. C’est quoi des gloglos Lucienne

LC : Des bras cassés, des imbéciles, des incompétents. Mon homme emploi cette expression pour qualifier les bricoleurs du dimanche qui ne savent pas travailler. On dit aussi des bricoleux…

Dany :OK

So : Bonjour Lucienne, vous rencontrez des difficultés pour trouver un éditeur, que pensez vous de l’auto-édition?

 Ge 2 et Ge excellente question ça So

LC : L’auto édition suppose l’auto distribution. Donc des ventes confidentielles. On touche beaucoup moins de public et souvent on n’est pas reconnu : pas de pub dans la presse, pas d’interview, journaux, radio, télés… On ne se retrouve pas non plus dans les médiathèques. Donc peu de lecteurs. ce n’est pas mon but.

Ge : Puisque nous étions sur les questions d’éditeur…. tu es un peu sur les mêmes thèmes et la même approche sociale qu’Elena Piacentini. Pourquoi ne pas tenter d’approcher son éditrice Véronique Ducros et la maison d’édition au-delà du raisonnable.

LC : J’ai envoyé un manuscrit à cette personne. Elle n’a pas donné suite. J’ai quand même essayé quelques nationaux  mais toujours sans suite.

Dany / Ge : snif sniffff !

Aline : vous êtes plutôt une auteure d’actualité. Vous peignez la société, vous dénoncez des causes, vous avez des héroïnes (du moins une) un peu bordeline. Mais vous dites vous modérer pour ne pas choquer les ami(e)s. contraste, contradiction ? Votre image d’auteur est importante ?

LC : Mon image d’auteure n’est pas importante. Je ne suis généralement pas très bonne en interview parce que parfois ça me gonfle de me mettre en avant. Par contre, il m’importe d’être apprécié de mes amies qui me lisent, donc des personnes qui me connaissent. Pourtant je sais que l’image en écriture prime parfois sur le talent. C’est le thème de ma panthère numéro 2. Je ne sais pas si ça peut plaire aux éditeurs qui pratiquent souvent le jeunisme et le glamour dans leurs choix.

Ge : oups !

Ge : J’aime beaucoup cette position mais il y a quelques jeunes qui malgré tout ont du talent

Dany

LC : Tout à fait d’accord. Mais un prix Goncourt qui avait présenté un second roman à son éditeur qu’il jugeait meilleur que le premier a été évincé (il était un peu chauve, petit, bedonnant, mal fringué) au profit d’une jeune trentenaire au décolleté affriolant. On les a vus à la télé côte à côte… Mais ce n’est qu’un exemple.

 Ge : 

So : Pour revenir à l’auto édition, vous  évoquiez la question de la distribution et de la promotion. Vous avez déjà un lectorat, n’a t’il pas aussi un rôle à jouer dans la promotion d’un roman et d’un auteur?

LC : S’il ne trouve ni les informations, ni le livre dans les circuits habituels, comment peut-il jouer un rôle dans la promotion ? Les lecteurs ne passent pas leur temps à traquer les parutions de leurs auteurs. C’est un travail de titan. D’où l’intérêt de la pub.

So : Merci pour ces échanges

Ge2 : Non non on laisse poursuivre So. Tu avais une autre question ?

So : Je voulais juste ajouter que certains lecteurs suivent des auteurs via les réseaux sociaux, les blogs, et que c’est une façon de se tenir au courant de l’actualité, sans pour autant passer par les gros médias

Ge 2/Aline / Dany / JeanPaul / Ge approuvent : 

LC : Oui mais ils sont une poignée, sauf pour les auteurs reconnus comme Franck Thillier…

So : Il existe des groupes sur lesquels des auteurs sont propulsés, je crois qu’aujourd’hui, un lecteur cherchera plus l’avis de ses pairs qu’une tête de gondole. Tout dépend du lectorat je pense, et de l’approche de la lecture

Dany / Ge : surement ðŸ‘

LC : Je n’ai pas d’avis sur la question. A part face book, je ne pratique pas les réseaux et mon propre site est souvent délaissé par mes soins. Je n’y consacre pas de temps par manque de motivation.

Dany : snif !😥

So : le lecteur n’est du coup, plus placé en simple consommateur, mais acteur dans sa démarche de lecture et dans son rapport au livre

LC : C’est une démarche que j’approuve mais je ne pratique pas.

Dany : Vaste débat certes, dans un autre cadre peut-être Geneviève ?  à organiser

Merci @Lucienne pour cet échange et je crois que la Patronne va te faire reconduire en cellule … RDV vers 18 h ? Aline est partie bosser en te saluant Lucienne

LC : à 18h donc

Dany : yes !

So : Merci Lucienne, et bonne journée

LC : bonne journée à toi

Ge : Voilà c’était le baptême du feu de notre apprentie flingueuses. Et c’est toi qui en a fait les frais Lucienne.

Et si nous te poussons un peu dans tes retranchements, sois-en sûre, c’est toujours avec bienveillance

Aussi si personne n’y voit d’inconvénient je mets fin à cette 3e audition

Dany : OK Cheffe ! Bon appétit Lulu

LC : Ce midi, carpaccio de boeuf maturé aux petits navets au vinaigre de cassis. Bon appétit à toutes

Dany / Ge : pff … ðŸ½ ðŸ˜‹

Ge : Que l’on ramène notre prévenue à l’isolement et qu’on lui serve son repas

Ce soir vers 18 h mon double maléfique prendra le relais

Dany : youpi ðŸ˜‚

Ge : Allez, reposez-vous avant de reprendre les hostilités … Aussi je mets fin à la 3e audition de cette belle GAV.

Ge2 : Et moi je me prépare pour la 4e manche  

 

 

 

La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses, 2ème audition


La GAV : @Lucienne Cluytens sous le feu des flingueuses

Episode 2

Dimanche 20 mai

Suite de la Garde à vue de madame Cluytens

2e interrogatoire par Miss Aline

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à suite de la GAV de Lucienne Cluytens



Dimanche 20 mai 18h53

Aline : Bonsoir Danièle,  bonsoir Lucienne.

Lucienne Cluytens : Bonsoir

Aline : Bonsoir Geneviève (qui doit pas être loin.)

Ge : Je suis là

Et je vois que notre prévenue est là aussi !

Aline : on peut donc commencer.

Ge : oui commençons, ne perdons pas de temps

Aline :  Vous évoquiez tout à l’heure les débuts de « la grosse » via un atelier d’écriture. Je voudrais savoir, hormis ce début particulier, comment commence un roman pour vous ? C’est une idée d’un début ? d’une fin  ? Un sujet qui vous tient à cœur ?

LC : C’est d’abord un thème, par exemple la prostitution des enfants au Québec ou la loyauté par rapport à un mari meurtrier. Ou un lieu. Je viens de finir le tome 6 de Flahaut qu’un lieu étonnant m’a inspiré. Il n’y a pas de règle.

Aline : Pas de règle pour lancer un livre. Y en a-t-il quant au travail de l’écriture ? Avez vous des rituel (horaires, nombres de pages, endroits pour écrire, musique ou non etc)?

LC : J’écris de préférence le matin quand j’ai les idées bien claire. Il faut que j’ai du temps devant moi et que je sois sûre (que j’espère plutôt) qu’on ne me dérangera pas. Il n’y a rien de plus crispant que de se faire sortir brutalement de son histoire pour un détail insignifiant. Surtout pas de musique. Il y a déjà bien assez de bruits comme ça, je vis en ville.

Aline : d’accord, silence autant que possible et tranquillité.

Vous évoquiez tout à l’heure le livre comme un objet fétiche, comme un « accompagnateur ». Est ce cela que vous voulez faire avec vos propres livres : accompagner le lecteur ? Si oui pour quelles raisons ?

LC : Ce que je veux faire avec le lecteur, c’est le faire entrer dans une histoire, le faire s’attacher à des personnages au point qu’il ne veut pas les quitter. Je veux ou plutôt je voudrais qu’il aime ce que j’ai aimé, c’est-à-dire des personnages positifs. Par contraste, il y aura donc forcément des personnages négatifs donc des situations négatives d’où le polar.

Al : c’est certain que pour aimer le soleil il faille subir la pluie…. donc vos textes contiennent forcément une part de vous ?

Vous désirez laisser une trace  dans le monde littéraire voire dans le monde tout court ? L’écriture c’est votre continuité ?

LC : J’ai l’habitude de dire que même les méchants ont une part de moi en eux. Si je veux bien parler de la méchanceté, il faut que je l’aie ressentie, d’où mon impossibilité à décrire des trucs par trop horribles que je ne peux même pas imaginer.

Al : donc on écrit bien ce que l’on connait bien ?

LC : Une trace ? C’est déjà fait puisque mes livres existent. Une trace dans le monde ? Lequel ? Je n’aimerais pas être appréciée et donc lue par des cons. Ce serait la preuve que je ne vaux pas grand chose.

Je pense que l’imagination ne peut pas inventer ce dont elle na jamais entendu parler pour la plupart des gens, dont moi. Seuls les génies inventent l’inexistant.

Aline  : Si l’imagination ne peut inventer quelque chose quelle ne connait pas comment fait un auteur qui décrit une scène de viol, un massacre, une scène SM ? Tous les auteurs ne sont pas victimes de violences quelconques et pourtant ils écrivent….

LC : Onfray, lui encore, a dit : tout a déjà été écrit (sauf l’écologie qui est un phénomène moderne). Il n’y a que la façon de le dire qui change et soit originale. Quand je veux parler de la putréfaction d’un corps, je googlise. Quand je veux parler d’un viol, je me remémore une lecture, un film, une conversation avec une amie victime. On a tout à portée de main.

Aline : Je suis d’accord avec Onfray… on ne fait que reproduire de façon différente etc.

La philosophie semble un élément important pour vous. ça vous nourrie ? ca vous construit ? ça vous fait avancer, comprendre ?

LC : Tout ça à la fois. Mais c’est récent, ça fait un peu plus de dix ans.

Al : je voudrais revenir sur l’imagination qui n’invente rien. Donc un auteur (peu importe qui) ne fait que reproduire alors. Faudrait-il inventer une autre forme de mal, de meurtres, d’intrigues pour être « innovant » ?

LC : Je donnerai la même réponse : il n’y a que la façon de décrire le mal qui est innovante puisqu’elle traduit le style original d’une personne unique. Déjà du temps des mythes grecs, Chronos avalait tout rond ses enfants à leur naissance de peur qu’ils prennent sa place… C’est pas innovant ça ? Les situations de meurtre se ressemblent beaucoup, il n’y a pas tant de sortes que ça.

ALine : Les raisons sont toujours les mêmes : argent, la jalousie, la vengeance. Pas de crime « gratuit ». Même un serial killer répond à sa propre logique.

 vous utilisez donc beaucoup google pour vos recherches  et « coller » à une certaine réalité.

LC : Google et des livres et aussi des témoignages. J’adore écouter les gens raconter leurs expériences qui ne sont pas les miennes (Pas vrai, Dany ?)

Geneviève et Danièle👍

A : C’est important pour  un auteur d’être « crédible » dans ses descriptions. Qu’en est-il du ressenti et de l’émotion qu’il peut y mettre ?

LC : C’est fondamental pour moi d’être crédible. En ce qui concerne les émotions, on est comme des comédiens. On peut utiliser tout ou partie de ses propres émotions. Le mieux étant de faire appel à celles de son enfance qui sont plus fortes en général que celles de l’âge adulte car pas du tout maîtrisées.

A : Emotions positives ou négatives bien sur ?

LC : Bien sûr !

A : Vous seriez plutôt un mauvais flic ou un bon méchant ?

LC : Dur, dur ! Je suis du côté de la loi même si en théorie je me sens en marge. Un mauvais flic n’est pas du côté de la loi. Je choisis le bon méchant.

Danièle : 😮

A : c’est quoi être en marge ?

LC : C’est à dire : le trottoir c’est pour les piétons mais marcher sur la chaussée parce qu’on a plus de place. Un exemple entre autres. Faut juste se garer des voitures.

Aline : Et puis un mauvais flic n’est pas forcément du mauvais côté de la barrière peut être juste un mec qui fait mal son boulot (comme dans beaucoup de job d’ailleurs)

 oui attention aux voitures il s’agirait pas de perdre un orteils dans l’affaire. lol

Un bon méchant c’est quoi ? vous pouvez développer ?

LC : J’avais compris « mauvais » dans le sens de salopard. J’aurais plutôt dit : flic incompétent.

C’est toi qui a posé la question, Aline, donc c’est toi qui connait le sens de bon méchant ! Je traduirais bon méchant par un genre d’Arsène Lupin ou par un personnage de femme flic déjantée que j’ai créée et qui est surnommée La panthère.

A : je ne voulais pas induire ou guidée la réponse, la libre pensée, libre arbitre, libre interprétation.

Je suis en plein dans la lecture de « la panthère sort ses griffes » et j’avoue qu’elle est très borderline.

LC : Je l’adore, la panthère!

Danièle et Ge :👍 Nous aussi

A : Pourquoi ?

LC : Parce qu’elle s’autorise tout ce que je ne m’autorise pas.

A : du coup écrire c’est transgresser ? Sortir de « la vie étriquée » ?

LC : Exact. Sauf que pour la panthère, l’idée vient d’un autre écrivain, Maxime Gillio, qui un jour m’a dit : Mais lâche-toi, Lucienne, vas-y ! Et je me suis lâchée, j’ai « inventé » si je puis dire cette fliquette inspirée en partie du personnage principal de la série Dexter et de Lisbeth de Millénium.

A : Dexter très « à la mode » en ce moment. Qu’est ce qui vous attire dans ce personnage ? Le côté justicier de la nuit (expression) ?

LC : Oui. On rêve tous de se venger d’un odieux personnage qui mériterait bien la mort. Là encore, c’est un copain écrivain qui m’a conseillé cette série. Et en plus, il est psychiatre !

Jean Paul et Ge  : 👍

Et l’acteur est craquant non ?

A : voilà le fin mot de l’histoire : craquant !!!! lol

La justice en dehors de la justice vous seriez prête à cautionner, excuser ?

LC : à cautionner, non,  à excuser ? C’est à voir au cas par cas. Je pense à cette femme battue pendant des années qui a fini par tirer sur son mari.

A : excuser ou comprendre ?

LC : C’est un débat qu’on pourrait mener jusqu’au milieu de la nuit…

A : comprendre est ce une forme d’excuse ?

LC : Peut-être

Aline : si on excuse tout est donc permis…; effrayant !

Vous vous mettez certaines limites dans l’écriture  ou justement l’écriture vous permet de tout dire/faire ?

 question difficiles ?

Geneviève : Oui pas simple  👍

LC : Franchement je ne sais pas. Je fais ce que j’ai envie. Je ne me dis pas : ah, non, là c’est limite. Ou alors, là c’est limite alors j’y vais. Mon cerveau fait le tri à ma place. Je pense qu’il ne me propose que des choses acceptables du point de vue de ma propre morale. On doit être bien persuadé qu’on ne contrôle consciemment pas la moitié de ce qu’on dit et de ce qu’on fait. Les neurosciences aujourd’hui découvrent des trucs étonnants à ce propos. Celui qui croit qu’il contrôle tout est dans l’erreur.

Al : ok pour le tri cérébrale en mode automatique lié à la morale de chacun.

C’est terrifiant car on peut aussi l’appliquer au criminel de tout poils : c’est pas de sa faute son cerveau n’a pas fait le bon discernement.

FC : Le cerveau fait ce qu’il a à faire. La morale des hommes est indépendante de ça.

Aline La morale à été placé dans le cerveau humain par l’humain.

Pas de morale, pas d’humain … un animal instinctif.

Pardon je digresse.

Danièle : 😆

LC : Je vois !

Geneviève :  😆

A : Peut être est-il temps de replacer la prévenue dans sa cage ? Geneviève ?

Ge : Oui quelqu’un me demande ? Je suis pas loin…

Aline : Je vais donc conclure avec trois merci si tu permets

Ge : Je t’en pris Aline

LC : ok. Bonne nuit à toutes

Ge2 : Hop hop hop, on laisse Aline finir s’il vous plait

Danièle : Merci Lulu, pour moi demain 11 h en principe, peut-être un peu avant si possible … je me présente dès que je suis dispo et je devrais conclure au plus tard à 12h15 … désolée

Al : Merci à Lucienne pour cet échange d’un très grand intérêt. Je me suis sincèrement régalée.

 Danièle : Bonne nuit les nanas

Ge 2 : Danièle un peu de patience …

Al : merci à vous Lucienne d’avoir été ma tutrice du Polar Lens 2017.

LC : Dany appelle-moi quand tu seras devant le clavier car je serai certainement en train de faire autre chose

Al : Merci à vous pour la dédicace sur la panthère qui m’a été offert par Danièle.

LC : Ah, la belle opale !

Ge : Ah mais vous vous connaissiez donc Aline  et Lucienne ?

Al : Oh merci beaucoup. A l’occasion je vous ferais lire l’édition 2018 .

LC : Eh oui.  On s’est rencontré « de visu » et pas sur écran. Et c’est d’accord pour la version 2018

Aline : Un grand merci à merci. Je suis touchée et honorée.

Ge : Moi aussi je veux vous rencontrer de visu Lucienne ! 😛

Aline : Bonne nuit à toutes. j’espère que cette GAV c’est bien passée pour vous Lucienne 

Danièle :Je vous laisse entre groupies … à demain et bisous !

Lulu : J’ai une grande maison très accueillante avec une chambre d’ami confortable et je suis à 30 m du métro qui va à la gare. C’est quand tu veux, Geneviève. En plus Lille est splendide à visiter et très vivante.

Danièle, Aline Ge et même Ge 2😍

Lulu : Jusqu’à présent, je suis plutôt contente de cette GAV. J’attends donc la suite avec impatience.

Danièle, Aline Ge et même Ge 2 : 👍

Aline : oui on pourrait se retrouver pour chez Meerts ou devant un merveilleux chez Méo…. ihihih

Lulu :  Pourquoi pas un repas chez moi entre flingueuses ?

 Danièle, Aline Ge et même Ge 2 : 😍

Geneviève : Rhaaaa je vis avec un ours et des loulous. Ils sont pas très sociable mais comme l’Ours a adoré la Grosse ne sait-on jamais !

Lulu : C’est open comme on dit maintenant

 Geneviève :  👍  Bon ok je mets fin à cette deuxième audition.

Aline et Ge2 👍

Lulu : Merci à toutes

Geneviève : Il ne faudrait pas que l’on dise que les flingueuses sont des vendus ou des ripoux

Aline et Dany😮

Ge2 : Non manquerait plus que ça, des ripoux chez les flingueuses

Aline : Merci à vous

Lulu : Ah, ah !

Dany : Ben, à peine je vous laisse et je vous retrouve copines … heureuse je suis d’avoir fait les présentations 😂😍😏

Geneviève : Et oui, Dany ! Finalement on est plutôt sympa nous les flingueuses. Hein ? Même si on met nos auteurs en garde à vue !!!

Ge2 : 21h 49 

Bon il est temps de sonner la fin de cette 2e audition de la Garde à vue de Lucienne Cluytens. Demain matin, on y verra plus clair.

A la rencontre d’un auteur : Fabrice Pichon.


C’est avec tristesse que cette nuit j’ai appris le grand départ de sieur Fabrice Pichon.
Aussi des tas de souvenirs, de très bons souvenirs me sont revenus en tête et notamment notre première rencontre.
Elle faisait suite à de nombreuses autres virtuelles et les conversations qui vont avec.
Aussi aujourd’hui, ce matin je (re)partage avec vous, cette première rencontre.
Repose en paix oh toi Fabrice chantre des auteurs de polars.
Et que tes sourires et tes rires restent en nos cœurs.

Tu sais Fabrice, on t’aime !

Fabrice Week end noir @delphinecingal

@delphinecingal

Collectif polar : chronique de nuit

A la rencontre d’un auteur : Fabrice Pichon.

plusdeprobleme-fabrice-pichonA l’occasion de la sortie de son 5 e roman  plusdeprobleme.com chez les éditions Lajouanie,étonnantes histoires croisées d’un cadre endetté qui décide de devenir tueur à gages et d’une femme commissaire qui poursuit un monstrueux pourvoyeur de chair fraîche., je vais vous racontez ma rencontre avec Fabrice Pichon.

C’est en lisant son deuxième roman Le complexe du prisme que j’ai découvert Fabrice Pichon.

Bizarre vous dites-vous. Pourquoi pas le premier.

Et bien le premier je suis passé complètement à côté.

Et oui Fabrice Pichon est publié chez un petit éditeur régional: les éditions du citron bleu.

Pas facile de le repérer dans toute la masse éditoriale autour des polars.

Donc je vous disais c’est avec la lecture de son deuxième roman que j’ai découvert Fabrice Pichon. Mais. C’est aussi un peu à cause ou grâce à Laura Sadowski que je…

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Retour sur la remise du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.


Sandrine Destombes lauréate du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018

Le 2 mai dernier avait lieu à la Librairie Gibert Joseph Barbes, la remise du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018.

C’est ma Copine libraire Lamia Toumi qui était à la manoeuvre.

Et c’est Ophélie notre petite flingueuse qui y était pour nous.

Elle nous raconte la soirée.


Remise du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018 à Sandrine Destombes.

by Oph

Lorsque j’ai appris que Sandrine Destombes était la lauréate du prix VSD RTL du meilleur thriller 2018, que ce prix était remis à Paris, à la librairie Gibert Joseph de Barbès, je me suis empressée de terminer mes rendez-vous pour aller soutenir une auteur que j’aime particulièrement.
J’ai découvert le nom de Sandrine Destombes via des groupes de lecture sur facebook. Je voyais des retours emballés de lecteurs de manière régulière. Il n’en fallait pas plus pour titiller ma curiosité.
J’ai rencontré Sandrine au salon « Le Polar dans tous ses Eclats », petit salon qui deviendra grand. C’était les samedi 11 et dimanche 12 novembre 2017 à Ouzouer-Le-Voulgis (77). Je n’ai pris aucun de ses romans ce jour là, déjà bien chargée que j’étais, mais me suis promis de le faire quelques semaines plus tard à Nemours.

Ainsi en janvier 2018, j’ai craqué sur « Ils étaient cinq« , un bon roman, qui toutefois manquait du petit truc en plus pour faire la différence pour la lectrice exigeante que je suis. Mais Nemours, avant même la lecture d’un roman de Sandrine, a été pour moi l’occasion de découvrir un peu plus la personne derrière l’auteur. Et quelle belle personne.
Il y a eu ensuite « les mines noires » à Noeux-les-Mines, puis un salon généraliste à Bussy-Saint-Georges.
Ces rencontres et ces échanges avec Sandrine ont créé des liens qui vont au-delà de la relation lecteur-auteur. Et donc je ne pouvais manquer ce grand jour pour elle CQFD!

Avant de revenir sur la soirée, parlons un peu de ce prix.
Décernés sur manuscrit avec l’aide de la plateforme Fyctia, les prix VSD RTL récompensent un titre français et un titre étranger, ainsi qu’un coup de cœur.
L’aventure commence donc pour Sandrine par la mise en ligne de son manuscrit sur cette plateforme. Un manuscrit inachevé qui évolue au fil des étapes que passe son auteur.
Michel Bussi, président du jury a eu un vrai coup de cœur pour « les jumeaux » de Sandrine :  « L’art du rebondissement est très bien maîtrisé, et ils sont nombreux ! Il s’agit là d’un très bon roman policier, qui captivera tous ceux qui aiment les faits divers.« 
Et quand on lit les chroniques, retours de lecteurs et autres avis depuis la sortie du roman, il est indéniable que Mr Bussi et le jury ont eu du flair et que ce coup de cœur est partagé!

Mais bref, revenons à cette soirée.

Quand je suis arrivée, la remise de prix venait de commencer. Echange de sourires avec Sandrine, puis je m’installe à côté de Maud, des Lectures de Maud, soutien de la première heure de Sandrine et copine de folie livresques!
Après la présentation du roman par Lamia de Gibert Joseph, c’est à Bertrand Pirel de chez Hugo Thriller de prendre la parole et de se faire le porte parole de Michel Bussi. A la fin de son allocution, les yeux de Sandrine brillent, touchée…


C’est ensuite à Sandrine , exercice difficile… Elle n’aime pas ça, comme elle n’aime pas les photos d’ailleurs, mais elle assure grave! Elle nous raconte sa démarche d’écriture, le contexte dans lequel elle a débuté « Les jumeaux de Piolenc », le choix de ce village comme lieu (une gousse d’ail sur un rond point ça vous marque un auteur!), la disparition de Maelys qui avait eu lieu dans le même temps.
Sandrine nous parle aussi de l’impact de certaines dates dans nos vies, ses doutes…
Un moment d’échange privilégié pour ceux qui étaient présents et beaucoup d’émotions.

Après les discours, les discussions, c’est l’heure de la signature. Je veux être la première aujourd’hui, je me précipite sur Sandrine pour l’embrasser et lui faire dédicacer mon exemplaire. Une photo à deux, merci Sandrine de prendre sur toi, je sais à quel point tu n’aimes pas… Pourtant il va falloir t’y habituer…

 

Les dédicaces se poursuivent

Echanges entre lecteurs, avec la famille de Sandrine, son éditeur. Une soirée riche en émotions.

Nous sommes ensuite allés fêter ça avec ses proches, sa maison d’édition, mais là pas de photos ni d’histoire à vous raconter, je garde avec moi les souvenirs de ces moments de rencontres et de partage.

Et n’oubliez pas chez lecteurs zé lectrices, vous pouvez gagner le livre de Sandrine Destombes sur notre blog.

3 exemplaires  Les jumeaux de Piolenc à remporter ICI

Week-end noir à Neuilly Plaissance et un peu plus


Week-end noir à Neuilly Plaisance et un peu plus

Le week-end des 7 et 8 avril, dernier c’téait  week-end noir à Neuilly-Plaisance.

Il y a déjà un mois je traînais comme tous les ans mes guêtres du coté de Neuilly Plaisance.

 

Et oui dans cette banlieue est, il y a depuis 16 ans un salon du polar organisé par un certain Jean-Hugues Oppel. Un mec à surveiller de près cet Oppel. Aussi chaque année je vais faire un tour du coté de sa commune pour vérifier que rien ne change.

Et non rien ne change, week-end noir à Neuilly Plaisance c’est toujours aussi sympa. Mais il est toujours bon de le vérifier par soit-même.

Le salon du polar de Neuilly Plaisances tombait en plein week-end de Quais du Polar, le festival international de Lyon. Mais là où ils étaient plus de 90000 festivaliers à se presser et s’entasser dans les allée de Lyon, nous étions quelques dizaines ce samedi à profiter des auteurs présents. Un salon à taille humaine. C’est vrai qu’un peu plus de public aurait été bénéfique pour nos amis écrivains du noir car il y avait là quelques beaux spécimen de la race des polardeux zé polardeuses.

L’avantage pour le simple lecteur comme vous et moi c’est que les auteurs sont super accessible et que vous pouvait passer un temps fous à papoter avec eux.

L’occasion de faire ainsi de belle découverte. Je me souviens que c’est à Neuilly où j’ai passé un tête à tête durant plus d’une heure trente avec Michel Bussy qui a l’époque était il faut le dire moins connu. De quoi ce faire une idée de ce que le gars à dans le ventre. Aujourd’hui, il a des tas de fans devant lui et impossible de le mobiliser ainsi.

Et puis cette année, ce salon avait une symbolique toute particulière, je venais y fêter les 1 ans de ma première rencontre avec Sacha Erbel. ( Sacha a été mon gros coup de cœur de l’an dernier).Et oui en 2017,  ici à Neuilly Plaisance ce fut son tout premier salon. Pour Sacha, en tant qu’auteure, et pour Hélène Babouot aussi son éditrice. D’ailleurs Sacha nous a raconté cela ICI.  Et j’avais vraiment envie de retrouver ses deux femmes pleines d’allant, de bonne humeurs , de générosité et de talent. Un an, ça se fête mince alors.

Un autre anniversaire aussi nous devions fêter mais cette fois avec Ophélie notre petite flingueuse. En effet, c’est à Neuilly Plaisance que je la rencontrais pour la première fois, et en plus c’était à elle aussi son tout premier salon ! Elle a fait du chemin depuis la petite.

Mais bon revenons au salon lui même.

Après quelques papotes de ci de là pour dire bonjour

Avec Nicolas Dupléssier on salut les flingueuses avant l’ouverture du salon !

Les festivité officielles ont débuté

Et … le prix du lion noir à été remis à Ingrid Astier pour son excellent Haute Voltige.  C’est vrai que j’aurai aimé que Sacha soit récompensée mais je dois l’avouer, Haute Voltige c’était à mon avis aussi le meilleurs bouquins de cette sélection. Le jury de ce week-end noir ne s’y ai pas trompé.

Il y avait là tout un tas d’auteurs à voir revoir et à découvrir. Plus d’une trentaine…une trentaine d’auteurs de romans à énigme, de policiers, de polars, de thrillers et d’espionnage.

Mais les salons c’est aussi les copains et les copines.

L’occasions de profiter des filles de Collectif Polar, Ophélie et Sylvie

De faire mieux connaissance de Maud, Delphine et Estelle, de belle rencontres là aussi !

C’était aussi l’occasion de revoir mon ami Fabrice Liégeois qui n’avait laissé dans l’inquiétude. Quel plaisir de le retrouver en pleine forme l’Animal

Et pour finir car il faut, bien malheureusement finir…Il y avait aussi un autre anniversaire à fêter sur ce salon, celui de la charmante épouse de monsieur Ian Manook. Oui l’extraordinaire Françoise Manouckian, un amour de femme. La gentillesse incarnée.

Aussi avec mes complices du jour Sacha et Sylvie nous avons décidé de lui offrir quelques fleurs et quelques friandises en guise d’amitié.

Bon anniversaire chère Françoise.

A la bonne vôtre

Ne m’en voulez pas, ce compte rendu n’est point exhaustif, j’ai papoté avec pas mal d’autre auteur : Antoine Blocier, Thierry Berlanda, Jérémy Bouquin, Eric Tixier, Sylvain Larue, Sylvie Allouche, Jeanne Faivre-d’Arcier, Maurice Gourian, Marek Corbel ….Pardon à ceux et celle que j’ai oublié de citer !

Allez plus de photos pour que vous profitiez vous aussi de l’ambiance !

@Françoise Manoukian

@Françoise Manoukian

@Françoise Manoukian

Petite discussion devant le stand de Sacha Erbel avec Delphine Cingal (organisatrice du salon) et sa Fille a qui je remet un badge Collectif Polar

Ophélie et Jean Luc qui font les fous rien que pour me faire plaisir. Merci à vous deux !

Et ça se passait là Salle  des fêtes de Neuilly-Plaisance – 11 avenue du maréchal Foch, 93360 Neuilly-Plaisance

ET je remercie, Sylvie, la mairie de Neuilly et Françoise Manoukian pour les photos.

Guillaume Audru à l’honneur # 10 Avril


Le dixième et quatrième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un jeune auteur français

C’est donc Guillaume Audru que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Guillaume qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Guillaume Audru

 

 

Pourquoi je mets Guillaume à l’honneur.

Ben simplement car j’ai eu le privilège de la recevoir à la bibliothèque  en 2014 pour son premier roman.

Avec Sumuel Sutra, Victor del Arbol, Sandrine Collette et Guillaume Audru

Guillaume Audru à l’honneur # 10 avril

Biographie

Guillaume Audru est né en 1979 à Poitiers.

Il est tombé dans la marmite du polar dès sa prime jeunesse. Il a toujours été un gros lecteur de polars.

Quand on demande à Guillaume « Quelles étaient vos lectures de votre enfance » ?

Il nous répond :

« Durant mon enfance, je me suis d’abord initié au Clan des Sept, au Club des Cinq avant de passer aux Sept Compagnons de la Croix-Rousse et les Aventures de Michel. « 

Au collège et au lycée, il boudait même les lectures obligatoires, préférant lire Agatha Christie ou Maurice Leblanc puis

Guillaume AUDRU  est suis issu d’une filière logistique. Les entrepôts et les circuits de livraison n’ont pas de secret pour lui. Durant ses études dans le domaine de la logistique,  il a ingurgité Ellroy .

Le polar est devenu pour lui une telle religion qu’il crée le blog désormais incontournable : « Territoires Polars ». Et, de fil en aiguille, après plusieurs essais infructueux, il s’est attelé avec un égal plaisir à l’écriture de son premier polar. Aujourd’hui, il travaille pour un grand groupe privé et est aussi le vice- président de l’association poitevine « L’Instant Polar ».

Il y a une dizaine d’années, il a souhaité changé d’univers professionnel. Il travaille désormais dans le domaine de la santé.

Guillaume est marié et il a deux enfants.Et il réside à proximité de Poitiers.

guillaume Audru 5

Bibliographie

 

Premier roman :

L’île des hommes déchus

 

L’île des hommes déchus de Guillaume Audru. Paru le 4 décembre 2013 aux éditions Caïman dans la collection Polars. 12€ ; (237 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Eddie Grist, ancien policier à Inverness, est de retour sur Stroma, son île natale, au nord de l’Ecosse. Il y retrouve ses parents, avec qui il a noué des relations difficiles, ainsi que ses rares amis. Mais à peine a-t-il pris ses marques qu’un squelette est découvert sur le chantier d’une résidence secondaire. Malgré son père, notable influent de l’île, Eddie ne pourra s’empêcher de se mêler à l’enquête… enquête officiellement confiée à Moira Holm, amour de jeunesse d’Eddie, qui a, elle aussi, quelques comptes à régler avec la communauté silencieuse de Stroma…

Le petit billet sur  L’île des hommes déchus ICI

 

La suite et 3e roman :

Les chiens des Cairngorms

 

Le livre : Les chiens de Cairngorms – Guillaume Audru.  Paru le 21 décembre 2017 aux Éditions Le Caïman. 13€ (205 p.) ; 19 x 12 cm

4ème de couv

Les chiens des Cairngorms

Dans L’île des hommes déchus, Guilllaume Audru mettait en scène des hommes rudes, se débattant avec leurs démons dans l’île de Stroma, au nord de L’Écosse.

Quatre ans ont passé depuis ces événements.

Que se passe-t-il quand deux petits vieux sont libérés de prison pour bonne conduite et cherchent à se venger ?

Que se passe-t-il quand deux frères que tout oppose décident de travailler ensemble dans un commerce illégal mais très lucratif ? Que se passe-t-il quand une inspectrice de police, têtue et déçue par ces hommes, se lance sur leur piste ? Réponse dans Les chiens des Cairngorms.

Là, le petit avis sur Les chiens des Cairngorms 

Deuxième roman :

Les ombres innocentes  de Guillaume Audru

 

Le livre : Les ombres innocentes  de Guillaume Audru. Paru le 9 décembre 2015.aux Éditions Le Caïman. 13€ ;  (280 p.) ; 19 x 12 cm
 Résumé :
Matthieu Géniès, journaliste en Corrèze, s’interroge sur l’agression dont a été victime un vieillard qui refuse de dénoncer ses agresseurs. Le gendarme Serge Limantour enquête sur le corps d’une femme âgée retrouvée pendue à un croc de boucher dans sa propre ferme, et l’aide-soignante Jeanne Roussillon tente de comprendre ce qui ronge sa patiente. Trois affaires sans aucun lien apparemment.
ICI… Le petit billet sur Les ombres innocentes 

  Guillaume a participé a un recueil de nouvelles inédites :

Au fil de l’eau

Au fil de l’eau : préfacé par Ludovic Francioli

Réunit

Les horizons / Guillaume Audru
Un litre / Nicolas Zeimet
Hier était beau / Gaëlle Perrin-Guillet
L’eau de là / Henry Carey
Au fil de l’eau  : Les horizons de Guillaume Audru. Paru le 7 mars 2017 chez AO-André Odemard dans la collection Dora-Suarez-Leblog présente…, n° 3.  11€ (150 p.) ; 17 x 11 cm
 4e de couv :

Au fil de l’eau

Recueil de quatre nouvelles policières sur le thème de l’eau qui racontent les histoires dramatiques ou émouvantes.

Dans ce troisième volume de la collection, quatre auteurs vous invitent à naviguer au gré de leur créativité – qui sait, à vous y noyer ? – certainement à vous émouvoir ou encore trembler. Suivons le cours de l’eau quand elle devient besoin vital, observons ces femmes et ces hommes qui en perdent leur souffle et voient la mort avancer…

Des hommes dans un bateau, une femme dans le coffre d’une voiture, une famille rêvant de croisière, un prisonnier dans un cachot humide… telles sont les histoires dont vous suivrez le fil dramatique.

Voilà vous savez tout sur Guillaume Audru

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

Et si c’est le cas revenez ne voir pour me dire ce que vous en avez pensé.

A très vite mes polardeux.