Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph


Aujourd’hui Oph nous a concocté un interrogatoire comme on les aime. Et c’est Chris Roy, l’auteur d’un premier roman qui nous a bluffées toutes les deux, Là-haut les anges, qui ce retrouve sous le feu des questions de ma flingueuse.

Allez place à…

« Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph »

 


Oph : Bonjour Chris, merci à toi d’avoir accepté de te soumettre à mon interrogatoire…  Enfin en général difficile de se soustraire à un interrogatoire ! Peut-être souhaites tu attendre l’arrivée de ton avocat ???:

 Chris  : Pas d’avocat entre nous, juste toi et moi !!!

Oph : Tant mieux, tes réponses n’en seront que plus libres 😉

Avant d’attaquer « sur les faits » comme on dit chez nous, parle nous un peu de toi… Qui es- tu Chris Roy ? (pas l’âge ça ne se demande pas aux Dames… Mais d’où viens-tu, ton métier, tes passions…) Oui, oui, nous sommes d’incorrigibles curieux au Collectif Polar.

Chris : Mon métier, c’est la musique. Je suis auteur/ compositeur pour la variété française, plutôt des jeunes. C’est un monde dur et sans pitié, mais avec beaucoup de moments forts, j’adore ce que je fais. J’ai écrit ce premier roman sans cesser mon activité principale. Mais je me suis très vite rendue à l’évidence, quand j’étais sur un projet de chansons, je mettais de côté l’écriture de mon roman. J’aime être à fond dans tout, alors il fallait cloisonner.

Oph : Etrange ce switch entre musique et roman noir… Quoique parfois la musique permet de transmettre de belles histoires! Mais tu n’assouvis pas pleinement notre curiosité là… Je saurais te convaincre au prochain interrogatoire de te livrer davantage, je ne veux pas t’effrayer trop vite 😉

« Là-haut les anges » est ton premier roman, l’écriture a-t-elle toujours fait partie de ta vie ou est-elle arrivée tardivement ?

Chris : Oh oui, l’écriture a toujours fait partie de ma vie ! J’ai commencé à écrire des chansons vers 13 ans, ou plutôt des poèmes, et je tenais évidemment mon journal dans des cahiers noirs. Déjà en 3ième, ma prof de français mettait en marge de mes copies : « trop prolixe », et ça m’énervait, j’avais tellement de choses à raconter. Écrire des chansons m’a permis de faire passer quelques messages, par petites touches. Mais le format « chanson » ne m’a plus suffi. Je ne l’ai pas senti venir mais c’est arrivé, j’ai eu cette idée de journal d’un psychopathe et je me suis lancée… Je n’avais jamais tenté d’en écrire un avant, c’est drôle quand j’y pense.

Oph : Eh bien heureusement pour nous que tu te sois lancée, il faut croire que ta créativité n’attendais que cette autre voie pour s’exprimer!
Quel a été l’élément déclencheur de ton passage à l’acte ? ( l’écriture de ce roman et sa présentation en maison d’édition)

Une nuit, j’ai rêvé d’une phrase (ça m’arrive souvent, des formules de refrain par exemple) : « Je te vois sur Facebook ». Et le lendemain je commençais la rédaction du journal du tueur. L’histoire s’est comme écrite toute seule, j’en conviens, ça paraît fou, mais j’avais tant à dire sur les réseaux et ses dérives, sur un certain type d’adolescentes, sur la crédulité des parents, sur les relations amoureuses etc.

Une fois terminé, j’ai envoyé mon roman un peu partout sans trop d’illusions, non pas que je ne croyais pas en mon histoire, mais étant dans la musique, je sais tellement à quel point il faut être introduit pour avoir la chance d’être écouté ou lu.

Donc, envoyer mon manuscrit sans recommandation me paraissait improbable. Il y a eu des frémissements de la part de quelques maisons d’éditions, puis la réponse des Éditions Inspire, ma rencontre avec Audrey Cornu, notre entente immédiate, et sa perception précise de ce qu’elle attendait de mon roman.

Oph : Elle a eu du flair Audrey!!! Elle aurait fait un fin limier.
« Là-haut les anges » aborde des thèmes difficiles (pédophilie, deuil d’un enfant, les dangers des réseaux sociaux…) Comment en es-tu venue à choisir ces sujets pour ton premier roman ?

Je crois que je ne les ai pas vraiment choisis. Ce sont des thèmes qui me touchent vraiment, évidemment. Alors écrire, c’est aussi, il me semble, regarder en face la possible réalité, l’innommable, la violence.

Je suis souvent en présence d’ados connectés, tête baissée, les yeux hagards dès qu’ils relèvent la tête. Certains philosophes comme Michel Serres restent positifs sur l’avenir des petites « poucettes », ces jeunes filles qui pianotent plus vite que leur ombre. Certains parents s’en émerveillent même.

Mon histoire raconte juste ce qui existe déjà.

 

Oph : Et c’est bien le plus effrayant je crois… Elle raconte non seulement ce qui existe déjà mais pousse la réflexion plus loin en mettant ces jeunes femmes entre les pattes de ton « hackeur de coeurs d’adolescentes ».

En tant que flic, et ayant exercé en brigade des mineurs, j’avoue avoir été bluffée par la justesse avec laquelle tu décris les sentiments de Stan, Sara et leurs collègues. Quel est ton secret ? Es-tu allée à la rencontre de ces policiers ou peut-être en avais-tu dans ton entourage ?

Alors on va dire que comme Sara, je suis issue d’une longue lignée de policiers, grand-père, oncles, cousin, cousine, peut-être cela m’a-t-il influencée, je ne pourrais le dire. Après en bonne Sorbonnarde, je ne voulais rien laisser au hasard, alors j’ai fait mes propres recherches, et j’avoue que ton compliment me fait vraiment plaisir ! J’ai voulu à un moment faire mon Maxime Chattam et me présenter dans un commissariat pour soumettre mes questions, mais je n’ai pas osé, je voulais rester dans ma fiction.

Oph : Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Je suis la troisième génération de flics et les sujets professionnels sont souvent au cœur des discussions avec mon père. Tu as bien fait de ne pas débarquer dans les commissariats avec tes questions, l’intimité est bien plus propice aux révélations et d’autant plus quand ces dernières touchent l’émotionnel et nos fragilités.

Les réseaux sociaux et notamment facebook constituent quasiment un personnage à part entière de ton roman, quelle relation entretiens tu avec cette sphère digitale ? Juste un outil (communication, publicité ou bien plus que ça) ?

C’est un outil pour moi, et dans la musique tu te doutes que c’est essentiel. Aujourd’hui les maisons de disques ne réagissent qu’aux nombres de vues et aux « like », peu importe le talent, il faut faire du buzz.

Pour ma part, j’ai toujours été très discrète, trop d’ailleurs, avoir ma page pro me chamboule un peu, je n’aime pas m’exposer. En revanche, exposer mon travail ne me pose aucun problème.

Je suis tous les jours sur les réseaux et j’y vois beaucoup de jeunes ados sans filtre et je m’interroge. 

 

Oph :Je comprends mieux ta réponse évasive à ma première question!

Comment as-tu abordé la rédaction du journal intime de ce « hacker de cœurs adolescentes » ? J’ai vraiment eu le sentiment d’entrer dans son intimité, sa psyché, son esprit malade et pour autant diablement intelligent… Je dois d’ailleurs d’avouer que j’étais presque fascinée en lisant ces passages du roman, non pas que je cautionne l’horreur de ce qu’il y est écrit, mais la façon dont tu l’as décrit, cette voix que tu lui as prêté via ta plume, cette personnalité dont tu l’as doté.

Ecrire en « je » n’a pas été chose facile. Je dois t’avouer que parfois j’avais du mal à me relire. Je l’ai vécu comme un rôle, une peau que je revêtais à chaque nouvelle page. Je voulais aller jusqu’au bout du monstre.

OPH : Je n’ose pas imaginer à quel point l’exercice a dû être difficile… Mais tu y es arrivée avec brio et ce monstre n’en n’est que plus réel.

Avais-tu un but précis en écrivant « là-haut les anges » ? Je m’explique, j’ai réellement eu le sentiment que ce roman avait pour but premier de nous mettre en garde, lecteurs et parents potentiels d’adolescents, face aux nouveaux dangers qui guettent nos enfants, et ce avant même de choisir d’écrire un « polar ».

Bien vu, Ophélie ! Mais je crois que c’était inconscient. Au début, je ne me rendais même pas compte que ce roman pouvait avoir une portée pédagogique. Tant mieux si c’est le cas, mais moi, j’ai juste voulu raconter une histoire d’aujourd’hui, parler des dérives du net, mais aussi des gens, des trentenaires qui se posent tant de questions sur le choix d’une relation sex-friend ou d’une cohabitation avec l’autre, mettre un enfant au monde ou prendre le risque d’être stigmatisé par la société, savoir séparer le boulot de sa vie privée etc.


Oph : Ton inconscient a fort bien fait les choses!
J’aurais encore mille questions à te poser, mais je dois être raisonnable, et tu as le droit à un temps de repos entre deux interrogatoires 😉 Mais j’espère pouvoir le faire sous peu lors d’une rencontre et pourquoi pas, d’un apéro-polar!
Alors une petite dernière pour la route sur une note plus légère:  Quand et où nos lecteurs auront-ils l’occasion de te rencontrer?

Une séance de dédicace est en train de s’organiser dans une librairie parisienne, il y en aura aussi probablement dans la région de Tours et dans le sud de la France, et j’espère encore beaucoup d’autres. Dans tous les cas je te tiens au courant !

Oph : Je compte sur toi!
Cet interrogatoire étant terminé, tu peux relire et signer tes déclarations avec un petit mot pour nos lecteurs 😉

Merci à tous mes futurs lecteurs. C’est excitant de penser que les mots de mon histoire vont résonner dans la tête d’inconnus au fond de leur lit, ou dans un train, ou ailleurs !

OPH : Un grand merci à toi Chris d’avoir répondu à mes questions, et à vous lecteurs, foncez chez votre libraire pour vous procurer « Là-haut les anges », vous ne serez pas déçu…

NDLR : Vous pouvez aussi retrouver ICI la chronique de Oph sur « Là-haut les anges« 

 

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Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.


Aujourd’hui c’est la millième de Collectif Polar aussi je voulais vous faire un beau cadeau. Et ce cadeau c’est Elena Piacentini en personne qui nous l’a offert en acceptant de répondre à quelques-unes de mes questions.

Allez c’est parti pour …

Papote d’auteur : Elena Piacentini est sous le feu des questions de notre porte flingue.

GVL : Bonjour Elena,

Collectif polar ouvre ses portes aux entretiens d’auteurs et je suis ravie que tu sois parmi nos premiers invités.

Aujourd’hui je viens vers toi parce que tu viens de faire paraître aux éditions Fleuve, un nouveau roman : Comme de longs échos.

Mais avant de parler de ce nouveau titre, et même si je commence à te connaître un peu, j’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs zé lectrices.

 Dis moi qui es-tu et d’où viens-tu ?

Elena : Tu commences fort avec tes questions philosophiques ! Je suis libre, maman, auteur, fidèle à mes valeurs, mon homme, mes amis, amoureuse de mon chat et de chocolat, passionnée, parfois rêveuse, parfois révoltée, gourmande… Je suis Corse et je vis à Lille qui est devenue ma ville d’adoption.

GVL – Ta définition me va bien ! Mais dis moi Eléna, le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

La vie, le monde, une infinité de mondes, un moyen d’aller à la découverte de ce qui est différent de nous, de mieux nous comprendre, de réfléchir à ce que nous sommes, à ce que nous voulons être ou ne pas devenir. Et, bien sûr, lire c’est se laisser traverser par les émotions et faire provision de souvenirs. Quand un personnage nous a touchés, qu’il soit réel ou fictionnel, ne change rien à la puissance des sentiments éprouvés.

GVL : Comment appréhendait-on le livre chez toi ?

Il y a toujours eu des livres à la maison. J’ai grandi dans un petit village sans librairie. Il y avait le bibliobus, le club France loisirs, les livres prêtés, oubliés, commandés… Longtemps, pour Noël ou mes anniversaires, j’ai reçu des livres avec de belles reliures que je considérais comme des trésors. D’ailleurs pour notre mariage, nous avons fait une liste de titres de La Pléïade. Ma grand-mère, qui n’était pas allée beaucoup à l’école, les considérait comme un moyen de s’élever autant que de s’évader. Mes parents, qui sont aussi de grands lecteurs, m’ont dit qu’ils pouvaient m’emmener n’importe où : il suffisait de me mettre un livre entre les mains pour que je leur fiche une paix royale !

GVL -Maintenant parlant un peu de tes personnages.

Et commençons par le commandant Leoni et mémé Angèle. Comment on aborde en tant que femme un personnage aussi charismatique que Leoni ?

En amoureuse 😉.  J’ai créé un homme avec lequel je pourrais vivre de longues années sans éprouver de lassitude. Etant donné le nombre de nuits où je m’endors en pensant à lui, c’était une sage décision. Il possède des valeurs qui me sont chères, même dans ses silences, il a de la présence. Ses peurs le rendent solide et déterminé. Ses fragilités et ce qui fait qu’il est faillible sont la clé de son humanité. Et il possède un beau rapport aux femmes, teinté de respect, d’admiration, de tendresse avec, toujours, la volonté de les protéger même s’il reconnaît volontiers qu’elles sont plus fortes que les hommes.

GVL : Elena, parles moi de sa mémé, Qui est-elle ? Et pour toi que représente-t-elle ?

Sa mémé, c’est ma mémé, LA mémé. Je pourrais t’en pondre des pages sur Angèle. Pour faire simple, cette femme était une géante. Je l’ai aimée, elle m’a aimée. C’est rare, dans la vie, un amour inconditionnel. Cette grand-mère ne m’a pas été « donnée ». Nous nous sommes choisies. Si nous étions nées à la même époque, elle aurait pu être ma meilleure amie. Si j’avais été un homme, je serais tombé en amour… À sa mort, le monde m’a semblé froid, hostile. J’ai eu du mal à respirer. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle était encore là et le serait dans ce qu’elle m’a donné, la force qu’elle m’a transmise. Quand je tourne une cuillère en bois dans une sauce tomate, quand je plie un drap, elle est avec moi.

GVL : Je le disais en préambule tu viens de rentrer chez Fleuve, mais le commandant Leoni, lui n’y est pas allé ? C’est normal qu’il ne t’ait pas suivie ?

C’est normal et c’est voulu. Concerté et prémédité. Je ne suis pas partie chez un « gros » et Leoni non plus, ce n’est pas le genre de la maison. La démarche peut surprendre parce que c’est habituellement ce qu’il se passe. Mais cela ne me ressemble pas. En proposant ce manuscrit à un autre éditeur, j’avais dans l’idée d’explorer des pistes nouvelles en dehors de la série des Leoni et, c’est vrai, de m’ouvrir des perspectives plus larges. Sans trahir. Les aventures de Leoni étant reprises chez Pocket, il y avait une synergie intéressante avec Fleuve. Mais le plus important, c’est la rencontre avec celui ou celle qui va vous accompagner sur le texte. Et là, j’ai eu un coup de foudre pour Valérie Miguel-Kraak. Et je sais pour quelles raisons objectives parce que j’ai déjà vécu l’expérience avec Véronique Ducros et Au-delà du raisonnable. Pour le reste on peut gloser des heures sur le sujet, reste qu’au cœur de la machine, grosse ou petite, il y a des personnes qui savent faire leur job d’éditeur avec passion, et les autres. La différence, c’est juste une question de moyens et de visibilité. Dans les deux cas, je bénéficie d’une totale liberté. Si ma collaboration avec Fleuve peut permettre à des lectrices et lecteurs de découvrir mon travail chez Au-delà du Raisonnable et inversement, tant mieux. De toute façon, il y aura toujours des grincheux pour dédaigner les « petits » et snober les « gros » pour de mauvaises raisons. Derrière mon clavier, je reste la même. J’écris des histoires sans me la raconter. Mon père s’occupe de protéger les forêts, son travail, une mission dont je prendrai la suite, a plus d’impact à long terme que le mien.

GVL : Elena, avant de reprendre la mission de ton père, dis moi, chez Fleuve tu commences une nouvelle aventure ?

Je l’espère. La suite de Comme de longs échos est en cours d’écriture. Puis, il y aura un Leoni. Et après, il y aura… autre chose. Je ne sais pas encore quoi. Mais je sais que j’ai besoin de défis pour avancer.

GVL : Parle-moi de ces nouveaux personnages. Moi, 3 m’ont marquée, Mathilde, Pierre, Adéle….

– Ah Adèle ! Adèle c’est l’enfant libre, vif et solaire, qui sommeille en chacun de nous. C’est le rayon de lumière de ce roman, celui qui permet d’éclairer d’autres facettes de Mathilde. En dehors de Pierre Orsalhièr, j’ai une affection particulière pour Albert Lazaret et son amour délicat, pudique et désespéré envers Mathilde.

GVL : Cette fois tu as une femme comme personnage central. Quels sentiments ça suscite en toi ? Est-ce plus facile de s’identifier ?

Je ne me suis pas posé la question. Ce n’est pas différent pour moi, d’animer un homme ou une femme. Je travaille sur les mécanismes psychologiques. Nous avons tous en nous une part masculine et féminine, il suffit de faire bouger le curseur dans un sens ou dans l’autre. Et certains hommes expriment plus de sensibilité que bien des femmes. Ce qui me semblait intéressant, avec Mathilde, c’est qu’elle déploie une grande énergie à nier ses peurs, à mater ses sentiments. Pierre, c’est un mec qui a pris de l’altitude au sens propre comme au sens figuré et qui a un rapport charnel à la nature. Il a les idées claires, il est en paix avec ses émotions, ce qui n’est pas le cas de Mathilde. Dans le fond, je me sens plus proche de Pierre 😉.  Même si j’ai une grande tendresse pour Sénéchal et que j’ai envie de lui donner un coup de pouce pour qu’elle réussisse à franchir une étape.

GVL : Quel plaisir est-ce que de recommencer une nouvelle histoire ? Et de créer de nouveaux protagonistes ?

C’est un plaisir, disons… masochiste ! On repart de zéro. C’est excitant et angoissant. Mais, même avec Leoni, j’éprouve ce sentiment. Et j’ai l’impression que ça empire.

GVL Dis-moi, pourquoi le polar Elena ? Pourquoi avoir choisi ce mode d’expression ?

– Parce que c’est ce que j’aime lire. Je ne suis pas fan du lapin, tu vois, et c’est peut-être une coïncidence, mais je n’en cuisine jamais. 😉

Au sujet du Polar, j’ai en mémoire une phrase de Michèle Witta qui disait « un polar c’est un roman où un délit est commis ». La définition me plaît car elle est ouverte, généreuse. Elle inclut tous les grands « classiques » qui m’ont fait vibrer.

Justement, puisque Michèle Witta a été et reste mon mentor,  je me permet une dernière question.  C’est du roman policier, mais c’est avant tout de la littérature et ta plume en est la preuve. Alors quand on a l’écriture que tu as, ne pourrait-on pas passer à de la littérature blanche comme on la nomme ?

– Je vais où mes personnages et ce que j’ai envie de raconter me portent. Pour le reste, la question du genre, c’est juste histoire de savoir où l’on va ranger les livres. Les étiquettes n’engagent que ceux qui les collent. Il y a probablement un domaine où je n’irai jamais, c’est celui de l’autofiction. Je ne suis pas assez égocentrée pour ça.

GVL : En fait, Eléna, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

En poésie ou en littérature, il y a des passages où chaque mot est juste et à sa place. À la lecture, une porte s’ouvre. Derrière, il y a une « vérité » ou une émotion. Quelque chose qui se refusait à vous et qui soudain devient évident. C’est magique. Comme la cuisine de Mémé Angèle et l’amour qu’elle y mettait.

Merci  beaucoup Elena pour cette première interview qui, je te l’avoue, m’a impressionnée. J’aurai aimé te poser un tas d’autres questions mais je sais ton temps précieux. Cependant un jour il faudra que tu me parles de ton boulot de scénariste, hein ?

– Merci à toi, Geneviève, d’avoir été là dès le début et d’avoir cru en moi. Pour la suite, c’est quand tu veux.

Rhoooo chanceuse que je suis !

Aussi chères lectrices et chers lecteurs, vous pouvez, si vous le souhaitez, retrouver les tous derniers polars d’Eléna.

ICI : Comme un long échos chez Fleuve éditions

Là : Un corse à Lille chez Au delà du raisonnable 

Et là  : Aux vents mauvais chez Au delà du raisonnable.

97829191742700-3258535

Papote d’auteur : l’interrogatoire de James Osmont par Oph


Papote d’auteur. 

Aujourd’hui c’est Oph qui soumet à la question

James Osmont, notre auteur du jour 

 

OPH :  » Hello James,

J’ai rédigé une chronique de ta trilogie psychiatrique il y a peu, trilogie que j’ai adorée ! Du coup, comme d’autres, je me pose des questions sur l’auteur de ces romans atypiques, véritables OLNI… (oeuvre littéraire non identifiée)

-Es-tu prêt à subir mon interrogatoire ?… Promis pas de lampe dans la figure, ni de coup de bottin derrière la tête… 
James : Oh, alors ça ira ! J’ai déjà subi tellement pire !

OPH Ça c’est ce que tu crois ahahah (rire diabolique)

« NDLR : Vous pouvez retrouver La trilogie psychiatrique :  ICI  Régis le 1er tome ; Là Sandrine le tomes 2 ; et Là aussi Dolores, le dernier tome« 

– Comme dans tout bon interrogatoire, commençons par ton identité : qui est James Osmont? 

Alors, bande de curieux, j’aurai 35 ans dans quelques jours, je suis infirmier en psychiatrie depuis 11 ans, j’aime la course à pied, la rando en montagne, je fais ou ai fait beaucoup de photographie avant d’écrire (on peut pas mener tous les combats de front), j’ai exposé pas mal, j’ai aussi animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans… La musique tient une grande place dans ma vie, certains l’ont découvert au travers de mes romans, au péril de leurs oreilles !

OPH Nous curieux? Si peu… En même temps c’est un interrogatoire  Parcours diversifié donc!

–  Pourquoi t’es tu lancé dans l’écriture de romans traitant de pathologie psychiatrique, un message à transmettre ? 

James : Oh un message, ce serait beaucoup dire… Je suis pas un « militant » de la cause psy hein !… Elle a ses travers et je ne crois pas être tendre vis à vis de tout ça dans ce que j’écris. Mais il est vrai qu’en tant que lecteur de thrillers, les caricatures et la superficialité clinique que j’ai pu rencontrées, m’agaçait un peu. Les auteurs essaient toujours d’être documentés et précis en matière historique, criminologique etc, mais pour ce qui est de la grosse ficelle psy, là, plus c’est gros, plus ça passe. Le coup de l’HP prison au fond des bois, renfermant de dangereux psychopathes mangeurs d’enfants, un soir de pleine lune… Enfin vous voyez quoi…

OPH : Il est vrai que l’hôpital psy en pleine forêt de Blair Witch c’est un peu commun! Quant à ton regard sur la psychiatrie il n’est pas toujours tendre en effet, et c’est un des aspects que j’ai apprécié dans la trilogie… Exposer une réalité invisible à nos yeux de profanes dans le domaine.
 

C’est un monde particulier et assez méconnu, tu y évoques des pathologies en utilisant les termes médicaux, c’était risqué. 

James : Alors l’idée c’était de ne surtout pas faire un livre « médical », mais de ne pas trop vulgariser non plus, parce que je pense qu’on ne doit pas prendre le lecteur pour un idiot. Ce sont des problématiques nuancées qui nécessitent des termes précis, et à trop simplifier, on tombe parfois justement dans la caricature du schizo qui se prend pour Napoléon, ou à l’inverse de ces malades magnifiques, parfaits, froids et calculateurs, grandioses, des Hannibal (dont je suis pourtant le premier fan) mais qui n’existent pas (ou peu). Les miens sont d’une effroyable banalité, hésitants, inconstants, et le fait de les sentir « réalistes » (même sans rien y connaitre) augmente peut-être paradoxalement l’aspect flippant de l’ensemble. Quant aux termes de jargon, y’en a pas tant que ça, et à moins de vouloir tout maîtriser dans sa lecture, ils sont souvent accessoires et placés dans la bouche des grands pontes dont c’est le rôle quelque part. De la même manière qu’on se contentait de suivre le sens général de tout ce bazar en regardant un épisode de Urgences (ça me rajeunit pas !)…

OPH : AAAAhhh Georges Clooney  ahaha… ok je vois ce que tu veux dire et effectivement les termes médicaux ne freinent en rien la compréhension des histoires de Régis, Sandrine et Dolores…

– Pour chacun des romans, tu as créé une bande son très « métal » (disponible sur Youtube dans leur intégralité). Tu recommandes au lecteur de tenter l’expérience intégrale en l’écoutant  au fil de la lecture. Comment t’est venue cette idée et que penses-tu que ça apporte aux romans ? Personnellement j’ai déjà la réponse  Mais comme tout bon enquêteur je te laisse d’abord nous livrer ta version… 

James : Comme tu l’as dit, il s’agit d’une expérience émotionnelle globale, au-delà d’un roman. J’ai toujours aimé mélanger les medias, en photographie, en musique, en poésie, en peinture… On a une vision artistique très cloisonnée en France. Et on ne s’intéresse pas suffisamment aux textes de ce que l’on écoute aussi, nous les francophones. La musique me parle, fait vibrer quelque chose. Qu’en est-il des fous qui interprètent déjà tout ce qui les entoure ? Pourquoi la plupart des malades ont leur oreillettes vissées H24 dans le parc des HP ? Qu’y entendent-ils ? Qui les guide, les rassure ou les persécute… Il y a un coté « écoutille » qui les coupe du monde, mais il y a aussi du sens qui s’écoule de ces décibels… Je suis allé jusqu’au bout de cette réflexion. C’est le fil rouge de cette trilogie. Un support pour la diffusion d’un message poétique et malfaisant. Et puis sur le plan créatif, je crois que c’est un peu novateur. je ne pense pas qu’il y existe des romans qui vont aussi loin dans cette proposition hybride. Maintenant oui, il faut pouvoir/vouloir mettre ses propres goûts de côté pour essayer de se focaliser sur ceux des personnages et ce qu’ils y perçoivent. Tout le monde n’a pas adhéré, mais les réactions les plus fortes que j’ai reçues sont venues de lecteurs ayant tenté l’expérience. Pour autant ce n’est pas une obligation, les textes sont traduits et intégrés dans le livre, c’est ça qui prime tout de même. Et juste une précision pour les puristes, « bande-son metal », pas vraiment. Musique rock oui, torturée sans doute, bruyante par moments, mais surtout indépendante, et stylistiquement plus dans l’indie, le hardcore, le screamo, un peu de folk, de stoner et parfois oui, certes, de metal…

OPH : Non mais dis donc, on ne contredit pas les termes musicaux de l’enquêtrice même si elle a tord! (regard qui tue)
Personnellement j’ai lu deux des trois romans avec la bande son tout au long de la lecture, pas sur le dernier puisque mes lieux de lecture ne me le permettaient pas. Mais sur ce troisième le son m’a manqué… C’est vraiment une expérience globale comme tu dis. Je trouve qu’elle permet de ressentir davantage le capharnaüm présent dans la tête de tes personnages et émotionnellement ça apporte un plus. C’est très novateur et il fallait oser! 

– Pour lequel de tes trois personnages centraux as tu le plus d’affection et pourquoi? 

C’est difficile de répondre. Regis a été le premier, le point de départ. J’ai d’abord eu envie d’écrire sur un schizophrène parce que c’est la pathologie la plus caricaturée. Sandrine est plus proche de « nous », c’est un personnage avec sa « folie » quelque part, mais les mots à poser sur la dépression, peuvent vite être quelconques ou attendus, voire geignards, c’était donc un sacré défi d’écrire un thriller avec un fond de dépression nerveuse… J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce roman parce que j’étais totalement libre. Regis avait les contraintes du débutant, le tome 3 se devait de conclure en beauté, mais avec un tome 2 on va où on veut ! Quant à Dolores, j’étais plus affirmé dans mon écriture et cliniquement, ces personnes borderline dont je m’occupe quotidiennement aux urgences, qui multiplient les passages à l’acte, qui sont des êtres inadaptés, carencés émotionnellement, sont des gens qui me touchent énormément. Tout en contradictions, en pulsions, c’est un plaisir à écrire, ce nihilisme enfantin et jusqu’au-boutiste. Et puis je pense aux personnages plus secondaires aussi, sans rien dévoiler, il y a quand même une sacrée galerie de portraits de dingos !…

OPH : Réponse acceptée même si tu ne nous dit pas lequel reste ton personnage préféré de chez préféré! Pour ma part c’est Sandrine même si Régis m’a bousculé. Effectivement Sandrine est plus proche de « nous » et peut être en chacun d’entre nous je pense.
Quant aux personnages secondaires il y en a des flippants oui!!! Le petit musée des dingos!

 

– Tu as une écriture très métaphorique, tu utilises beaucoup de figures de styles (ce qui à mon sens apporte une dose d’émotion supplémentaire à la lecture), un style bien à toi qui te rend facilement reconnaissable dans tes écrits (notamment tes nouvelles que j’ai pu lire). Quelles sont tes inspirations littéraires ? 

James : Bon ça c’est la question qui fait toujours un peu pompeux. Alors je me compare surtout à personne, je ne m’inspire de personne, et surtout j’admire tout ceux que je vais citer. Mais c’est clair que j’ai une culture littéraire plutôt classique. A commencer par Zola, Maupassant, Balzac, Verne, Leblanc, et puis Steinbeck, Twain, Simmons, Vargas, Thilliez, King évidemment… J’ai toujours lu beaucoup, j’ai eu mon bac S grâce aux matières littéraires, l’histoire, l’anglais, la philo… Bref voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais c’est clair que j’essaie d’apporter du soin à la forme, à la musique des mots, à la précisions des termes…

OPH : C’est rigolo que tu aies des références si classiques alors que ton style est résolument moderne! 

– Je dis souvent que le roman est un pont entre l’auteur et ses lecteurs, qu’il y met une partie de lui même… Quelle partie de James Osmont retrouve-t-on chez Régis, Sandrine et Dolores (en dehors de l’aspect professionnel) ?

James : Vous voulez me piéger, inspectrice ! Je dirais l’aspect contemplatif de Regis, le doute permanent de Sandrine et l’impulsivité (relative) de Dolores. Et puis la musique… toujours. Heureusement que tu m’as pas demandé pour les gros méchants de la trilogie ! Haha… 

OPH : Je ne cherche pas à te piéger mais je veux tout savoir!!! Pour les gros méchants ils me font trop peur  J’ose espérer qu’il n’y a pas de toi dedans sinon je renonce à te rencontrer! 
 

 – Tu es auto-édité, j’avoue qu’avant de te lire je n’avais jamais tenté l’expérience. Beaucoup d’a priori sur les nombreux romans en auto-édition qui ne trouvent pas de maison d’édition parce que de qualité médiocre notamment. Je sais je ne suis pas tendre, mais en même temps, un interrogatoire n’a pas pour but de toujours brosser dans le sens du poil… Tu es mon exception et je ne le regrette aucunement. Dans ton cas, l’auto-édition est surprenante, tant pour la qualité de l’écriture que l’aspect novateur, peux-tu m’expliquer pourquoi ce choix (si tant est que s’en soit un) ? 

James : La réponse est peut-être dans la question : novateur, atypique, inclassable, ce sont des mots qui reviennent souvent dans les commentaires, et je le dis en toute modestie. Alors peut-être que c’est pas ce qu’il y a de plus facile à « vendre » aussi… C’est un fait : en deux ans de succès – relatif mais quand même assez conséquent au vu du thème, des partis pris bien tranchés et de l’aspect clivant de ce que j’ai produit -, oui après deux ans de cet intérêt du public ; le bilan est là : aucune piste sérieuse ou proche d’aboutir à quoi que ce soit au niveau maison d’édition. Donc ce n’est pas une affaire de choix, ce n’est pas un regret non plus, c’est comme ça. Je vais au bout des choses, j’ai fait exister mes romans, ils m’ont réconcilié avec mes semblables tant j’ai reçu de mots gentils, admiratifs ou simplement interloqués, bousculés, de gens même pas sûrs d’avoir aimé, mais qui se sont ouverts à ce que je proposais, qui ont pris ces romans pour ce qu’ils sont : une proposition artistique et pas un produit de consommation normé. En tant qu’auteur (au sens large du terme), c’est un cadeau déjà bien au-delà de mes espérances, à l’indifférence près du système classique… tant pis pour eux ! Ce qui me manque surtout aujourd’hui, c’est de ne pas être distribué/disponible, le logo d’une grande ME je m’en fiche un peu, être tout petit chez un gros, parfois c’est bien pire que l’auto-édition. Donc si opportunité il y a à l’avenir, ça ne sera pas à n’importe quel prix, quoiqu’en pensent certains détracteurs/jaloux ou ceux qui me font des procès en popularité. L’auto-édition non plus, ce n’est pas la panacée, ni une « grande famille », même si j’y ai fait des rencontres qui ont changé ma vie, sans exagérer.

OPH : Je ne te cache pas que je reste prudente avec l’auto-édition malgré  les pépites qui s’y trouvent… Te concernant il est évident que la trilogie a trouvé son public et c’est se priver d’un talent atypique que de ne pas te diffuser plus largement. Peu de romans permettent aux lecteurs de ressentir de réelles émotions en dehors du plaisir de lire. Avec ta trilogie je suis passée par les montagnes russes émotionnelles!

 

–  Si tu devais convaincre nos lecteurs de tenter l’expérience (oui oui c’est une expérience) de la trilogie psychiatrique que leur dirais-tu?


James : Que c’est une lecture qui peut être éprouvante, exigeante, qu’elle peut demander à ce qu’on sorte d’une certaine zone de confort. Tout le monde n’adhérera pas. Qu’il faut faut être un minimum prêt à donner, être disponible psychiquement, que ce n’est pas un passe-temps.
 Elle ne sied pas à toutes les humeurs.

Que je comprends parfaitement qu’on passe à côté ou que l’on ait une réaction de « défense ». Tous les avis sont légitimes et bienvenus.

Que ce n’est pas le Goncourt non plus et qu’elle a ses maladresses d’auteur indépendant. On ne va pas dans l’extrême sans quelques outrances.

Qu’il faut tenter l’expérience de la bande-son  (Youtube / chaine James Osmont) quels que soient ses propres goûts musicaux et son seuil de tolérance. 

Que tout ça est fictif, à 100% mais que ça pourrait être vrai aussi à 100%, en tout cas pour ce qui concerne l’aspect psychiatrique des choses. 

Que la curiosité est un bien joli défaut, en tout cas en matière d’art. Et que comme toi, vous êtes finalement assez nombreux à avoir franchi le pas d’élire un auteur indé pour la première fois grâce à ces trois drôles de livre. Et c’est une sacrée fierté. La pépinière de talents est là, pas dans les têtes de gondole des supermarchés ! Osez l’auto-édition ! 

Merci à tous. On se revoit au bord de l’abysse, si l’envie vous prend de vous en approcher… Je suis toujours partant pour échanger ! 

Merci à toi pour ce moment d’échange. Merci de t’être livré à l’interrogatoire sans fard ni masque!

Apéro Polar : Rencontre avec Bernard Prou


Vous le savez, depuis quelques années maintenant, 1 fois par trimestre, j’organise au sein de ma bibliothèque des rencontres d’auteurs.

J’ai appelé ça Apéro Polar

Et le Samedi 14 octobre prochain j’aurai la chance de recevoir…

Bernard Prou

A l’occasion de ses fameux Apéros Polar, la bibliothèque Parmentier aura le plaisir de recevoir Monsieur Bernard Prou qui viendra nous parler de son titre Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

Dans le cadre des rencontres autour du centenaire de la révolution russe, Bernard Prou, viendra nous raconter la vie tumultueuse d’Alexis Vassilkov, le fils de Maupassant.
Il nous fera traverser les époques, lorsque les russes opposés au Tsar se réfugiaient en France, lorsque ceux-ci sont retournés en Russie au tout début des insurrections et jusqu’à la révolution russe. Il sera question de Lénine et de francs maçons. De Staline et de son psychiatre. Du petit père des russes et de goulags….

Je questionnerai notre auteur sur tous ces points mais aussi sur plein d’autres choses encore.

Nous parlerons Russie c’est certain, mais j’aimerai aussi que Bernard Prou vous raconte aussi la merveilleuse histoire qu’a été la sienne avec la publication ce ce premier roman « Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant« .

J’espère que nous aurons aussi le temps de vous parler de son deuxième roman « Délation sur ordonnance »  qui sortira dans quelques semaines chez Anne Carrière.

Notre auteur justement qui est-ils.

Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).

Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.

Sa bibliographie

 

Délation sur ordonnance

Délation sur ordonnance de Bernard Prou. À paraître le 2 novembre 2017 Aux Éditions Anne Carrière . 18€

Résumé

Oreste et la jeune femme comprennent alors que la bibliothèque renferme des secrets. Conçue par le médecin bibliophile comme une « chasse au trésor », la découverte de documents cachés leur permettra de reconstituer fidèlement ce qui s’est réellement passé. Grégoire ne s’était probablement pas douté que ses propres enfants, Maurice, Laure, Marie et Charles, étaient d’une manière ou d’une autre liés aux personnes qu’il avait dénoncées : un instituteur ; un fonctionnaire ; un avocat ; et un journaliste, ancien amant de Mme Saint-Marly. Parmi ces « mauvais Français », on trouve un communiste et résistant, un gaulliste, un arriviste forcené, et un Juif. Et, pour couronner le tout, trois d’entre eux sont francs-maçons. En livrant ces hommes aux autorités de Vichy, Grégoire Saint-Marly ignorait qu’il poussait son fils Charles vers le peloton d’exécution. Que Maurice, qui fréquentait les truands de la rue Lauriston, deviendrait un roi du marché noir, avant de trouver la rédemption. Et comment ne pas évoquer le destin de sa fille Laure, amoureuse d’un officier allemand, et de son autre fille, Marie, la discrète émancipée, dont les faits de résistance étaient passés inaperçus ? À travers les destins enchevêtrés de ces personnages, Bernard Prou reconstitue une période trouble où chacun s’est déterminé à agir selon son coeur et selon sa conscience.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou. Postface de Fernando Arrabal. Paru le 11 mai 2016. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm
Résumé
À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.
Dans un souffle épique et picaresque, l’auteur dévoile la vie trépidante d’un homme hors du commun, et pourtant méconnu, pris dans les remous du XXe siècle.C’est complètement nouveau. Un style précis, élégant et un personnage hors norme qui va vous captiver. De la magnifique littérature. Gérard Collard, La Griffe noire.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant est d’abord sorti au édition de la brouette

Mon avis  ICI  sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire

 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire : le Réveil anicien, 100 ans d’histoire d’une loge de Bernard Prou et Michel Achard. Préface Jean-Robert Ragache. Paru en 1993 et réédité en 2005 aux éditions Roure. 22€;  (234 p.) ; illustrations en couleur ; 21 x 14 cm

Résumé 

Association secrète, mystérieuse et diabolique pour certains, la franc-maçonnerie est en réalité une société initiatique à caractère philosophique, philanthropique et progressiste dont les membres pratiquent la solidarité et étudient dans leurs loges avec une liberté absolue de conscience.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-loire depuis 1744 et la plus ancienne loge toujours en activité, le «Réveil anicien», affiliée au Grand Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

L’ouvrage de Bernard Prou et Michel Achard retrace l’histoire des loges maçonniques en Velay et plus particulièrement celle du Réveil anicien. Les auteurs ont pu établir la liste de près de 500 noms de francs-maçons de Haute-Loire, depuis les origines. Ils sont donnés en annexe de l’ouvrage.

La préface est de Jean-Robert Ragache, ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-Loire depuis 1794 et la plus ancienne loge, toujours en activité en Velay, le Réveil anicien, affiliée au Grand-Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

 

Laurent-Eynac

 

Laurent-Eynac (1886-1970) : le premier ministère de l’Air : des racines et des ailes, Le Monastier-Paris de Bernard Prou. Paru le 30 novembre 1998 aux édition de Roure. 17€  ; (200 p.) ; llustrations en noir et blanc ; 22 x 15 cm

Résumé :

Laurent-Aynac, journaliste, élu de Haute-Loire pendant 21 ans député puis sénateur, sera le premier ministre de l’Air en France (1928). Cette biographie retrace son action politique, et son influence sur la politique industrielle de la IIIe République.

Voilà vous savez tous, enfin presque.

Car ….Un verre de l’amitié vous sera offert après la représentation !

Durée de la rencontre sera 1h30 environ.
Et l’entrée  est libre et gratuite  dans la limite des places disponibles.

Autres Infos pratiques :
C’est  le Samedi 14 octobre 2017 à 11h 30
à la Bibliothèque Parmentier
20 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Le métro le plus proche c’est Voltaire sur la ligne 9. Ou les bus 46 station Chemin vert. Et les bus 56, 61, 69 arrêt place Voltaire/Léon Blum Marie du XIe

 

Alors venez nombreux pour ce qui devrait-être encore un beau moment de convivialité, de partage et d’échange.

Bernard et moi, on vous attend.

« Rachid Santaki » à l’honneur #3 – Septembre


En ce mois de septembre c’est Rachid Santaki que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Rachid qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Rachid Santaki

Pourquoi j’aime cet auteur

Pourquoi j’aime cet auteur, c’est simple parce que Rachid n’est pas seulement un auteur du noir c’est aussi un mec engagé. Il participe à la société civile, il tente de faire bouger les choses autour de lui. Il réinvente les façons de faire venir les jeunes des cités aux mots, à la lectures et aux livres.

C’est un pur passionné qui ne calcule pas, il fait les choses, il  s’investi à fond. Il n’attend rien en retour. Un mec comme j’aime !

Sa Biographie

Rachid Santaki est un auteur, journaliste, romancier et scénariste français, spécialisé en culture hip hop et street-marketing.  il a fait ses premiers pas dans la presse avec la revue 5Styles et a publié neuf livres dont La Petite Cité Dans La Prairie, Les Anges S’habillent En Caillera, Des Chiffres Et Des Litres. Il travaille actuellement sur son prochain roman mais aussi des projets télévisuels et cinématographiques.

Rachid Santaki est né e 20 octobre 1973  à Saint Ouen d’un père chauffeur de calèche à Marrakech et d’une mère caissière venue de Béthune.  Elevé avec son frère aîné par la grand-mère, il arrive en France – à Saint-Ouen – à cinq ans.

Après cinq années à Marrakech, Rachid revient en France. Il découvre la Seine Saint Denis et s’évade grâce aux fameuses séries du tube cathodique « Ricky La Belle Vie », « Arnold et Willy » et les dessins animés cultes des années 80 : Ken Le Survivant, Goldorak, Albator et Cobra. Il grandit et connaît des difficultés à l’école, lié à son contexte familial. Il redoublera « 48 fois » comme il le dit dans plusieurs interviews et sera orienté en filière pro. Rien ne destine cet enfant de père marocain et de mère française a se démarquer ou se faire remarquer. C’est avec la découverte de la boxe anglaise qu’il va pratiquer de gré, par son père qui veut faire de lui un « Rachid Balboa », que le jeune Santaki va découvrir un moyen de s’affirmer et de s’épanouir.  Ses camarades de classe côtoient un élève « réservé » ou « discret ».

A dix, il est placé en famille d’accueil par la Ddass.

« J’ai été ballotté entre mes parents et les collèges dont j’étais renvoyé. Mon rêve était de devenir dessinateur, j’ai été orienté en techno »,

A 18 ans, nouveau choc : il perd son frère aîné, emporté par une pneumonie. Cet événement marquera sa vie à jamais.Durant dix ans, il va se mettre « entre parenthèses »,   passant d’un petit boulot à un autre, avant de se stabiliser comme manutentionnaire.   Il arrête l’école niveau BAC avec comme seul bagage un BEP comptabilité.

Parallèlement, il devient animateur sportif dans un club de boxe thaï au Franc-Moisin. « C’est mon premier engagement. Depuis la mort de mon frère, je vivais au jour le jour. Là, je me suis réveillé en ayant l’impression d’être utile, d’apporter quelque chose à la société »

Après une scolarité et plusieurs belles rencontres à Saint Denis, Santaki devenu jeune adulte, s’investi comme éducateur sportif au Lumpini, il va transmettre aux jeunes des Francs Moisins et de La Courtille, des quartiers de Saint Denis, la boxe thaïlandaise. Cette expérience lui donne le goût pour entreprendre et il va co-fonder avec DJ White Lock, Stéphane Ackermann, hiphop.fr un site dédié à la culture hip hop. En deux ans, Rachid va découvrir et refaire le parcours de la culture hip hop avec les précurseurs de ce mouvement culturel. Il va lancer un magazine gratuit avec Stéphane Ackermann, son ami d’enfance et l’aide de Fabrice Allouche. Il découvre la presse gratuite. Dans son entourage, on retrouve Princess Aniès (qui lui a dédié un morceau en la mémoire d’Hicham Santaki « C’était Ecrit »), Oxmo Puccino et également le boxeur Dany Bill. Après deux ans, il décide de lancer un magazine gratuit 5Styles.

En 2008, il se lance dans l’écriture spontanée d’un manuscrit. Il rédige son histoire pour garder une trace de son vécu. Après les conseils d’un ami, il envoi le manuscrit à un éditeur qui décide de le publier après avoir reçu le texte dans la semaine.  Son premier roman est né. S’en suivrant quelques autres, mais ça nous le vérons tout à l’heure.

Ancien éducateur sportif de boxe thaïlandaise, fondateur du magazine 5styles, lauréat du prix Espoir de l’économie CCIP en 2006, très actif dans l’associatif et co-fondateur du Syndikat et de Saint-Denis Positif, Rachid Santaki est auteur mais aussi un hyperactif.

 

Mes rencontre avec Rachid

Comment vous définir mes rencontres avec Rachid ?

La première a été toute particulière.

Je suis  au salon du polar de Montigny, nous somme en décembre 2012 et je vais au devant de ce jeune auteur. Je veux absolument comprendre la démarche de cet auteur atypique. Ces romans ont fait débat au sein de notre comité de lecture alors j’y vais au culot. J’ai l’impression de l’attaquer de plein fouet.

Pourquoi utiliser le langage des cités, la langue des prisons, le parlé de la rue. Démagogie, provocation. ? ..Et avec charme, ce grand gaillard m’explique tranquillement sa démarche artistique, avec gentillesse il reçoit mes objections. Il argumente, me démontre sa logique, et là tout s’éclaire.

Il va me falloir lire ses romans avec ces nouvelles données.

Promis la chose sera faite très prochainement. A ce jour elle est même terminée . Je vous en reparlerai.

La deuxième, c’est Rachid qui la provoque. Il me fait signe et me propose un dej.. 

Et aux beaux jours de cette fin de printemps 2013,  nous nous retrouvons donc un midi à ma bibliothèque.

Et là encore je passe deux heures magiques.

Deux heures que je n’ai pas vu passer.

Ce mec déborde d’énergie, de projets. C’est un mec de terrain, il est vachement engagé dans sa ville et les villes voisines.

Il a fait mille et une choses, des tas de choses tellement diverses. Il bosse aussi avec les jeunes, participe à un atelier d’écriture, s’intéresse à toutes les cultures urbaines. Il a co-fondé un site et un mag de hip-hop, il crée un magazine gratuit sur les cultures urbaines, 5styles. Un domaine, il faut bien le reconnaître où je suis une bille. J’y connais pas grand chose et c’est un doux euphémisme.

Parlons de ses livres maintenant. Ou parlons plutôt d’une constante dans ces romans.

Cette constante c’est Saint- Denis, la ville de Saint-Denis.

C’est avec beaucoup d’affection, j’ai l’impression que Rachid Santaki a fait de Saint-Denis un des personnages principaux de ces polars. Il aime sa ville cela se ressent dans les descriptions qu’il en fait.

De Saint-Denis je ne connais que le cœur historique, la basilique…. Rachid Santaki nous fait découvrir aussi son côté sombre, les cités, le bidonville, mais aussi sa gare centrale, son quartier d’affaires, où les boîtes et les industries fleurissent.

Il nous promène à travers sa diversité, sa mixité ou ses ghettos. Il nous raconte ces populations qui se croisent ou s’entrechoquent.

Des romans noirs qui forment une fresque urbaine très sombre mais pas sans espoir.

Ce que j’aime aussi chez Rachid Santaki c’est sa façon d’utiliser les cultures urbaines pour communiquer sur ses polars. Le rap, les clips, l’affichage sauvages, le pochoir, le graf…..tout y passe et ça marche. Il se réapproprie sa ville et sa banlieue. Il occupe le terrain. Le 9-3 c’est son ter-ter.

Enfin c’est moi qui provoque le 3e rendez-vous puisque je propose à Rachid de venir participer à une rencontre autour de son dernier polar « Flic ou caillera » à la bibliothèque. Bien sur, sans hésiter, il accepte tout de suite. Et le 28 septembre 2013, il vient partager l’affiche avec Elsa Marpeau autour d’un apéro polar qui va ravir nos lecteurs.

Et puis, depuis nous avons eu la chance de nous rencontrer sur différents autres salons.

Rachid c’est un mec extra. Même si vous n’appréciez pas sa prose, allez à sa rencontre. Il a des tas de choses à partager avec vous. Car Rachid, c’est avant tout le partage et un regard porté vers les autres.

Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. 3e Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. Autour de jeunes et talentueuses plumes du noir français.

Et ce qui m’a vraiment fait plaisir c’est de l’avoir retrouver à Saint Maur en poche en 2014 La banlieue nord qui débarque en banlieue sud. J’espère que cette confrontation a été constructive.

Aujourd’hui Rachid a toujours autant de projet, je sais qu’il participe à des scénarios, il est toujours aussi investi dans sa banlieue, mais pas que. Il est partout dans toutes les cités et il va à la rencontre des jeunes, des collégiens…mais aussi des adultes impliqués auprès de cette jeunesse. Ecrivain, scénariste, journaliste et entrepreneur Rachid Santaki est vraiment un homme plein de ressources.

Sa Bibliographie.

 

 Les princes du bitume

Les princes du bitume  / Rachid Santaki. préface de Dominique Manotti.  Paru le 19 mai 2017 chez Jigal  dans la collection Jigal poche Polar.  9€50 ; (287 p.) ; 17 x 11 cm

Les princes du bitume est le dernier né de Rachid Santaki.

« Les blocs de la banlieue Nord imbriqués dans l’asphalte se réveillent dans le blizzard. Saint-Denis a les mains sales, ses embrouilles, ses magouilles et ses trafics tournent mal. »

Alors que s’annonce la prochaine Coupe du Monde de football, Saint-Denis s’apprête à vivre une furieuse bataille pour le contrôle du biz de la drogue, opposant voyous à l’ancienne et jeunes rageux.

Hachim, lui, est un ado brillant, sensible, curieux, passionné de culture Hip-Hop et qui rêve de devenir journaliste. Pourtant, coincé entre le quartier, sa famille et Houssine, le boss de Saint-Denis qu’il admire, Hachim semble choisir une autre voie…

Et tandis que Zidane et les Bleus font rêver les Français, caïds, trafic, prison, ripoux, trahisons, et règlements de comptes vont désormais rythmer son quotidien… Mais jusqu’où ?

Avec ce parcours initiatique, ce récit poignant d’une destinée déraillée, Rachid Santaki, sans volonté moralisatrice, mais avec une verve énergisante, en dit beaucoup sur ces banlieues en particulier et sur la société en général. Brut, noir et tragique !

 

La légende du 9-3

 

La légende du 9-3  de Rachid Santaki et Nasser Sahki. Paru le 13 avril 2016 chez Ombres Noires
 18€ ; (188 p.) ; 21 x 14 cm

« Je m’appelle Malik, je suis officier de police judiciaire. On m’appelle  » la légende du 9-3  » je suis capable d’installer une surveillance policière dans n’importe quelle cité de France. J’ai grandi à l’ombre des blocs de mon quartier, entre béton, ennui et petits trafics. Mes choix me collent à la peau. Traître aux yeux des mecs de la cité, vermine selon mes collègues. Où est ma place ? »

Malik est de retour à Saint-Denis pour se réconcilier avec les siens, mais son come-back vire au cauchemar : violence, trahison, culpabilité, Malik perd pied. Le policier au passé de dealeur se heurte au plafond de verre d’une société qui se replie sur elle-même et où personne ne veut de lui.

La légende du 9-3 s’inspire de faits réels de la vie de Nasser Sahki, co-auteur du récit. Officier de police judiciaire, enquêteur à la direction centrale de la police judiciaire, décoré de la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel.

« Inspiré d’une histoire vraie. »

 

 La France de demain

La France de demain / Rachid Santaki et Brahim Chikhi. Préface de Benjamin Stora.  Paru le 28 mars 2015 chez Wildproject. 5€ ;  (83 p.) ; 20 x 13 cm.

La france de demain manifeste

« À mille lieux des clichés sur la banlieue, voici une exploration passionnante et sans concession, lucide et émouvante, d’une France que l’on connaît mal, et dont on parle pourtant si souvent. »
– Benjamin Stora Président du Musée de l’Histoire de l’immigration

La France de demain ? Elle est déjà là.

Elle est là, dans ce qu’on appelle encore parfois la périphérie, et qui est pourtant au centre de la société.

Elle est là, dans cette jeunesse, « ces enfants d’immigrés qui ont reçu comme seul héritage la confiance en soi de ceux qui n’ont rien à perdre. »

Sur la réussite, sur l’éducation, sur la responsabilité, sur l’islam, sur le travail, sur la politique, Santaki et Chikhi partagent ici leurs convictions complices, dans un témoignage paisible et radical, souriant et ironique.

Destiné aux millions de Français qui vivent en banlieue et à tous les Républicains, La France de demain voudrait nous aider à mieux poser les bonnes questions.

Réflexion sur l’avenir de la France incarné par la jeunesse des banlieues, souvent stigmatisée, à travers des questionnements sur la responsabilité, l’islam, le travail, la politique et diverses actions menées dans la périphérie parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis.

Triple XL

 

Triple XL de Rachid Santaki. Paru le 26 juin 2014 chez Folies d’encre. 5€ ;  (48 p.) ; 19 x 10 cm
Au coeur de la cité, la sombre destinée de Sakina, 130 kilos, maltraitée par sa mère et son beau-père.
Dans Triple X, la « Cosette » se nomme Sakina, elle pèse cent trente kilos, elle danse, elle vit intensément. Dans la cité, ce n’est pas facile, et dans l’appartement, c’est pire. Triple XL est une nouvelle très sombre, du noir ou le rythme de la langue claque contre les murs de béton.

Business dans la cité

Business dans la cité de Rachis santaki. Paru le 17 avril 2014 au Seuil et chez Raconter la vie,  75 pages – 5,90 € ;  21 x 14 cm
En Seine-Saint-Denis, les frontières entre les mondes de la drogue et de la communication sont très poreuses. Après avoir trempé dans le trafic de stupéfiants, Rayane décide de se racheter en créant un magazine et une entreprise de marketing. Son ancrage à Saint-Denis devrait être son meilleur atout, c’est pourtant ce qui va le perdre.
Fiction dans le 93. Sous la plume de Rachid Santaki, les frontières entre commerce de la drogue et monde de la com’ sont étonnamment poreuses. Après avoir trempé dans le trafic des stups, Rayane – double de l’auteur ? – abandonne le business illégal pour créer un magazine et une boîte de marketing. L’ancrage de Rayane à Saint-Denis devait être son meilleur atout. Pas facile pourtant de tout recommencer quand on a été dealer.

Flic ou caillera 

 

Flic ou caillera de Rachid Santaki. Paru le 6 mars 2013 aux Masques dans la collection Grand Format. 16€ ; (274 p.) ; 21 x 13 cm

Réédité en poche le 5 mars 2014 chez Le Livre de poche.  5€90 ; (258 p.) ; 18 x 11 cm 

Octobre 2005. Deux adolescents trouvent la mort accidentellement alors qu’ils sont poursuivis par la police. Aussitôt les cités s’enflamment et la colère de toute une génération explose. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, sous la coupe du clan Bensama, caïds locaux de la drogue. Alors que la cité s’embrase, Mehdi va croiser la route de Najet, une jeune femme flic et beurette, qui n’en finit pas de se battre avec ses origines. Tandis que l’un essaie d’échapper au puissant clan Bensama, l’autre voudrait le faire tomber une fois pour toutes. Un polar plein de rage et d’énergie, qui aborde sans angélisme les thèmes de la montée des communautarismes, de la solidarité et de la débrouille. Aussi nerveux que mélodieux, Flic ou caillera renouvelle les codes du roman policier avec brio.

 Mon billet sur Flic ou caillera 

Les anges s’habillent en caillera 

 

Les anges s’habillent en caillera de Rachid Santaki. Préface d’Oxmo Puccino. Réédité en poche le 8 mars 2012 au Point. 7€10 ; (282 p.) ; 18 x 11 cm
 Je m’appelle Ilyès. À Saint-Denis, on me connaît sous le surnom du Marseillais. Je suis capable de griller le code d’une carte bleue en un clin d’oeil. Une fois mon travail réalisé, je peux dépenser sans compter. J’ai assumé mes conneries et vu le paquet de fric que cela m’a rapporté, la mise en parenthèses de ma liberté en valait le prix. Saint-Denis a été le théâtre de mes premiers coups. J’ai été assez malin pour passer les diplômes du crime, les autres candidats se sont retrouvés à vendre de la came ou du shit. Certains sont morts, d’autres se sont perdus entre les allers-retours au placard. Au fond de moi, je sais que ma sortie n’est que provisoire et que je vais reprendre la direction de la maison d’arrêt à la moindre erreur. »

Ilyès, le voleur à la ruse le plus doué de sa génération, vient de purger une peine de dix-huit mois à Villepinte. Avant de reprendre les affaires, il doit s’occuper du mec qui l’a balancé, un ancien pote empêtré dans des histoires de drogue et protégé par Stéphane, un flic ripou, narcissique et manipulateur, qui ne recule devant aucun trafic pour faire un billet. Les Anges s’habillent en caillera s’inspire du parcours du Marseillais, devenu à 25 ans une légende en région parisienne. Le roman nous plonge dans l’univers de Saint-Denis, ville-personnage, avec sa galerie d’anges et leurs histoires insolites, drôles, sombres et parfois cruelles.

Des chiffres et des litres

Des chiffres et des litres de Rachid Santaki. Paru le 23 février 2012 chez Moisson rouge-Alvik dans la collection Le syndicat. 16€50  ; (250 p.) ; 22 x 15 cm. 
Arrêt de commercialisation
Au coeur de Saint-Denis en 1998, Karim est un élève brillant, passionné de culture Hip Hop. Il se prépare pour une carrière de journaliste spécialisé. Sa fascination pour Houssine, le caïd du quartier et sa situation familiale lui font emprunter une toute autre voie.

La petite cité dans la prairie

La petite cité dans la prairie  de Rachid Santaki. Préface Bzit. Paru le 14 novembre 2008 chez Le bord de l’eau. 16€30 ; (239 p.) ; 23 x 15 cm.

Premier roman.

Rayane se trouve en bas d’un immeuble en région parisienne et rêve de tutoyer le bonheur : «Jusqu’ici tout va mal… Jusqu’ici tout va mal…», répète-t-il… En banlieue, l’important ce n’est pas l’atterrissage mais le décollage…

La Petite cité dans la prairie nous raconte une tranche de vie et la saga familiale de Rayane. Ses histoires avec ses meufs, ses univers : la boxe, la culture hip-hop et ses potes.

Comment sa famille s’est-elle retrouvée en Seine-Saint-Denis ? Comment Rayane, B.E.P en poche, va-t-il créer le magazine 5styles ?

C’est aussi l’histoire d’un des enfants de la télé, et de toute une génération. Pas n’importe laquelle, celle des années 80. Une culture construite autour de l’émission Achipé Achopé, des séries Starsky et Hutch, Arnold et Willy, Punky Brewster, des dessins animés Albator, Goldorak. Et de musique funk, new jack, et rap.

Voilà, vous savez presque tout sur Rachid Santaki.

J’espère que ce petit article vous a donnez l’envie de découvrir cet auteur que l’on a appelé…

le Victor Hugo des cités.

Les papotes d’une psychopathe avec Laurent LOISON


Les papotes d’une psychopathe avec Laurent LOISON par Marie Noëlle

Bonjour Laurent et tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.

– Dis moi mais quel parcours depuis CHARADE qui a rencontré un immense succès, dans que état d’esprit es-tu ?

 Marie Nono, eh oui, c’est ton surnom! – ma bonne fée, depuis que tu t’es penchée sur le berceau – enfin le manuscrit de Charade – il n’y a eu que du bonheur. Je suis donc dans un état second. Je ne vais pas mentir, le plaisir de lire des chroniques positives au quotidien ne peut que me transporter. Evidemment, le pendant étant que cela me met une pression de malade pour la suite.

Comme si j’en avais besoin.

Je dis toujours, cela n’en fait pas une citation à retenir non plus, lol, qu’écrire un livre est à la portée de tout le monde; la difficulté réside essentiellement dans le second. Il faut se réinventer, sans se dénaturer, tout en innovant. Voilà une équation qui envisagée ainsi semble insolvable. Et qui a pourtant été résolue par mes pairs. Alors, s’ils l’ont fait, pourquoi pas moi ?

 NDLR : le billet de Marie No sur Charade est ICI.

Tu as toujours eu envie d’écrire ? et depuis quand ?

A la sortie de Charade, maman m’a rappelé cette anecdote que j’avais complètement oubliée : je lui aurais dit du haut de mes quinze ans « un jour, j’écrirai un roman ». C’est drôle, parce que je n’en ai absolument aucun souvenir. Sans le savoir, mon esprit a sans doute structuré des histoires et je vous les livre maintenant.

– Pourquoi le polar ?

Là, ce n’est qu’une évidence pour moi. Je n’ai quasiment lu que des polars ou des thrillers depuis que je suis petit. Oui, oui même des bibliothèques vertes. Michel, Langelot, le clan des sept, etc..

Ensuite les Agatha, les King puis des BD en masse. Vraiment beaucoup.

Et il s’agit également de mon genre de prédilection au cinéma.

Bref, ce n’est pas comme si j’avais le choix, lol, je ne connais que ça.

J’ai bien conscience que c’est réducteur et que je n’en sors pas grandi, mais je ne vais tout de même pas mentir à ma bonne fée 🙂

– Quels sont tes livres de chevet ?

Sans grande surprise, des thrillers. Principalement. J’ai une tendresse particulière pour Patrick Bauwen (que j’ai le privilège de connaitre) et je suis féru de Maxime Chattam.

– Parle-nous un peu de CYANURE qui sortira le 21 septembre.

Je ne vais pas te redonner la quatrième. Sans prétention je me suis amusé à faire un thriller dans lequel je vous propose quelque chose de totalement novateur, dixit les beta-lecteurs dont tu fais partie. Vous assistez donc à une première mondiale! J’adore me la péter grave 🙂 Blague à part, je crois pouvoir dire que jamais un lecteur n’a été autant impliqué. Difficile d’en dire plus sans révéler cette fin si particulière.

En revanche, cette fin n’est pas juste un artifice pour que l’on parle de Cyanure. J’aime à penser qu’il s’agit d’une intrigue solide et divertissante mais avec une vraie question de fond, de celles qui font appel à votre conscience. Sans être pompeux non plus, c’est un thriller et pas un essai. Alors vous me direz…

– Stressé ?

Je ne crois pas qu’il existe une description suffisamment précise pour mon état d’esprit actuel, oscillant entre l’abattement le plus complet : c’est sûr ils ne vont pas aimer, ou l’euphorie la plus totale : Cyanure va faire un carton, etc… Vous voyez un peu l’image ? Ceci assorti au fait que j’ai l’impression de repasser mon bac à chaque fois qu’Hugo Thriller l’envoie en SP.

– Tu commences à être présent sur pas mal de salons, comment fait-on pour concilier vie professionnelle, personnelle et star montante J  ?

En ne dormant pas beaucoup pour concilier avec le pro. Avec le personnel, c’est plus facile parce que Valérie, mon épouse que tu connais Marie Nono, est présente avec moi dans cette aventure si jouissive. Quant au dernier point, je ne me sens absolument pas comme une star, même montante. Le jour où cela aura un impact sur mon ego, je sais que ma chère et tendre sera là pour me rappeler à l’ordre. Et à juste titre.

– Que fais-tu en ce moment ?

J’écris pour ne pas penser.

C’est amusant et paradoxal comme phrase mais c’est le cas. Je suis sur mon troisième qui a bien avancé. Mais il est encore un peu tôt pour en parler. Cela dit, ne t’inquiète pas, tu seras toujours la première à le lire!

– Quelles sont tes pensées du moment, coup de gueule, coup de cœur ? Tu peux te lâcher !

Je suis en vacances, je ne vais tout de même pas m’énerver. Lol.

Merci Laurent d’avoir bien voulu prendre un peu de temps pour répondre à mes questions.

Je souhaite à CYANURE un énorme succès et prends soin de toi.

C’est moi qui te remercie et je n’aurai jamais assez de mots pour le faire à la juste mesure de ton engagement. MERCI Marie Noëlle.

 

 

Le petit plus de Collectif Polar

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d’être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d’un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d’un criminel particulièrement doué et retors.

Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n’ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement effi cace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s’entremêlent jusqu’au sommet de l’État, où le président de la République n’est peut-être pas seulement une cible.

Papote d’auteur avec Miss Aline et Eric Dupuis


C’est parti pour nos interviews !

Papote d’auteur avec Miss Aline et Eric DUPUIS, Major-Instructeur dans la Police Nationale et Auteur de romans policiers

Eric Dupuis

Bonjour Eric, tu as gentiment accepté mon interview et je t’en remercie. C’est parti, à toi de jouer :

1 – Cinq romans à ton actif. Que représente l’écriture pour toi ?

D’abord un exutoire, un anti-stress et un moyen de s’évader à tout moment. Dès que j’ai une minute, ou la nuit, lorsque le sommeil se fait désirer, j’en profite pour penser à mon intrigue en cours, à mes personnages, à un autre rebondissement plus sophistiqué ou parfois, une idée saugrenue afflue d’elle-même sans l’avoir suggérée… c’est parfois déroutant et magique ! Ensuite, l’écriture est une source de rencontres incroyables et toujours très humaine et chaleureuse. Chaque saison est différente, avec ses lots de surprises, c’est un enchantement. J’en ai encore eu la preuve cet été en participant pour la première fois au salon « Altitudes » de Font-Romeu[E1][ED2][E3], où j’ai eu la chance de rencontrer des passionnés du livre, comme Mr André Bonet, Président du Cercle Méditerranéen de Littérature.

Eric Dupuis&

2 – As-tu des rituels d’écriture ?

Mon meilleur moment pour rédiger et corriger reste les vacances car elles me permettent de m’immerger complètement dans mon roman. Le calme et la sérénité m’aident en supplément pour œuvrer positivement. Hélas, lorsque je travaille et que je m’occupe de mon club, les rares moments consacrés à l’écriture sont complètement aléatoires (occasionnellement en fin d’après-midi avant un cours, en début de soirée quand c’est relâche ou le week-end, quand je n’ai aucune compétition, stage ou salon). Rien de très fiable. Ce qui est un handicap parfois car il peut m’arriver de ne pas écrire une seule ligne pendant 15 jours et là c’est le drame quand il faut s’y remettre…

3 – Un indice sur ton 6éme roman ?

Hum… L’action va se dérouler dans les Hauts de France, toujours dans le bassin minier, on retrouvera les protagonistes habituels et le climat sera très tendu… J’espère qu’il sera édité chez Ravet-Anceau, dans la collection Polars en Nord, puisque ce sera le 3ème volet de mon Triptyque. Inutile d’insister, même sous la torture je n’en dirai pas plus (lol).

4- Qu’éprouves-tu la veille de la sortie d’un de tes romans ?

Bien entendu de l’émulation, de l’inquiétude et une certaine impatience. Pouvoir le toucher, l’observer et le scruter sous tous les angles font partie de l’étape ultime de sa réalisation. On a beau avoir pensé à tout, en ayant suivi chaque stade de sa conception, le doute persiste tant que nous ne l’avons pas entre les mains.

5 – Es-tu sensible à la critique littéraire ?

C’est évident. Et pour moi, primordial. Elles nous permettent de s’autoévaluer, de réagir, d’avancer et de progresser. Il ne faut surtout pas les ignorer sous prétexte que parfois elles ne relatent pas ce qu’on espérait entendre. Après il faut être lucide, tous nos romans ne peuvent pas satisfaire systématiquement nos fidèles lecteurs. Inévitablement, le thème abordé, l’histoire, l’intrigue, suscitera obligatoirement des réactions légitimes. Me concernant, je retiens le global des remarques et des critiques. C’est ce qui me donnera une tendance et lorsque j’entame le suivant, j’essaie de m’en inspirer et de mettre à profit les remarques formulées, en essayant de ne pas replonger dans mes travers.

6 – On dit qu’un auteur met toujours une part de lui dans ses romans. Quelle(s) part(s) de toi dans tes oeuvres ?

Je me suis beaucoup trop impliqué dans ma trilogie policière « Les Uniformes Bleus » car elle représentait à mes yeux mon parcours au sein de la police nationale. Ma découverte du métier, mes années de bitume, les conditions professionnelles difficiles pour un jeune (accidents, suicides, meurtres, cadavres, …) et mon personnage reflétait trop mon image. J’ai donc écouté les lecteurs en cassant ce cliché dans les suivants. Par contre, « Aussi noir que le charbon » (le 4ème) se déroulait dans le Pas-de-Calais, ma région d’origine. Les souvenirs de gamin des deux protagonistes Kaczmarek et de Montjarrieux sont très réels puisqu’ils ont été vécus. Quant au 5ème, « Devoir de mémoire », j’évoque une vieille dame atteinte de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer, alors que ma mère a également été frappée par ses deux maladies dévastatrices avant de nous quitter… Au final, encore beaucoup de moi dans ces deux romans publiés chez Ravet-Anceau.

7- Une passion en dehors de l’écriture ?

Le Sport ! Énormément. Puisque je m’occupe d’un club de Krav Maga, à raison de cinq cours par semaine voire six (section féminine) avec en supplément des responsabilités en tant que Membre élu au Comité Départemental du Karaté et Disciplines Associées du Val d’Oise, de Responsable des Grades (du 1er au 3ème Dan) sur le Val d’Oise et mon rôle d’Arbitre et de Juge aux Compétitions Nationales et Internationales ainsi qu’aux Examens des autres Ligues. Parallèlement à ces activités, je m’entraîne régulièrement en pratiquant le jogging, le VTT et je participe à des trails quand l’occasion se présente.

ericdericdu

 

 

 

 

 

 

 

 

8 – Quel est ton roman préféré ? Ton auteur favori ?

Je lis trop peu à mon grand regret, pour les raisons évidentes évoquées précédemment. Je n’ai plus aucun temps libre. J’arrive parfois à finir le roman d’un copain ou d’un ami auteur, mais cela devient de plus en plus difficile. Autrefois j’aimais Stephen King, Harlan Coben et Maxime Chattam. Les deux derniers étés, j’ai lu respectivement Laurent Guillaume, Jacques Saussey, Stanislas Pétrosky et Maxime Gillio.

9 – Un petit mot à tes lecteurs ?

Mes lecteurs se sont posés quelques questions lors de mon 5ème roman et je peux les rassurer, ils auront certaines réponses dans mon 6ème roman. Au risque de me répéter, ce sera un climat très tendu à tous points de vue, dont l’issue sera fatale. Je peux déjà vous annoncer un scoop à l’occasion de cette interview : Mon 7ème roman sera un cross-over ! Par contre, mon 8ème est déjà dans les tuyaux et sera un Roman… pas nécessairement policier, plutôt d’aventure qui emmènera les lecteurs très très loin… Quant à mon 9ème, il sera historique et basé sur une nouvelle que j’ai déjà écrite et proposée. SURPRISE !

10 – Quelle question aurais-tu voulu que je te pose ? Quelles est sa réponse ?

Si j’avais des projets pour les années à venir…

J’en ai énormément ! A vos agendas ; Au niveau écriture, je viens d’en parler, et au niveau des rencontres, de nouveaux salons sont en prévision, notamment à Templemars (59) le 23 septembre, le 1er salon Caudacien à la Queue-en-Brie (94) le 15 octobre, les Mines Noires (62) le 11 février 2018, le Festival Pôle Art à Plaine Haute (22) les 11 et 12 Mai 2018 et le Festival Méditerranéen Polar Aventure à Barcarès sur le paquebot « le Lydia » les 9 et 10 Juin 2018. Sans oublier ma participation aux salons habituels et chaleureux comme Brétigny sur Orge les 20 et 21 octobre, Franqueville Saint Pierre les 18 et 19 novembre (avec la parution de mon 1er volume de la Trilogie en format poche chez l’Atelier Mosesu et une démo de Krav Maga !), Loos lès Lille le 25 novembre, et Nemours les 27 et 28 Janvier… Au niveau sportif, avec une saison qui s’annonce très riche, plusieurs championnats à gérer dont la 1ère édition du Championnat du Monde en Israël (pays fondateur du Krav Maga) avec deux équipes de mon club. Sans doute un retour en télévision ou au cinéma (en attente) et un examen me concernant en fin de saison. Pour terminer, professionnellement, peut-être un changement de cap, avant de tirer ma révérence dans quelques années…

Ça valait le coup de me la poser cette question, non ??

Merci Aline pour cette interview. Bonne continuation à toi…

Ces dames du noir, le retour de Sacha


 Ce matin je retrouve Sacha Erbel pour un petit papotage.

Sacha Erbel c’est l’auteur de L’empire de sens, un premier roman qui a su me séduire.

D’ailleurs à ce propos Marie Noëlle, notre psychopathe du polar viendra nous en parler demain.

Sinon vous pouvez aussi retrouver mon petit avis ICI

 Allez c’est parti pour quelques indiscrétions, beaucoup de sourires et quelques fous-rires aussi.

Vous me suivez !

Bonjour Sacha ou dois-je t’appeler Sylvie ?

Il y a peu j’ai la chance de recueillir ici sur ce blog tes premières impressions sur ton tout premier salon avec ton tout premier polar. Aujourd’hui tu as fait du chemin en quelques mois seulement.

Youhou ma Geneviève, C’est moiiii, c’est Sachaaaa!😂

 Ravie de te retrouver pour cette nouvelle papote!

  GVL : Tu en es à combien de salon maintenant ? Tu tiens les comptes ?

Déjà quatre salons à ce jour depuis notre précédente papote! Et d’autres à suivre! Je mesure toute la chance qui m’est offerte! Je vis une extraordinaire aventure! Et je remercie mon éditrice Hélène Babouot pour ça car si elle ne m’avait pas fait confiance, je ne serais pas là à m’éclater comme une folle en vivant cette deuxième vie!

 GVL : Toujours le même enthousiasme à aller au devant de tes lecteurs ?

Toujours le même enthousiasme? Et comment! j’adore, je m’amuse et je rencontre des personnes exceptionnelles, tant lecteurs qu’auteurs, organisateurs de salons, blogueurs! Franchement c’est énooooorme!

GVL :  As-tu une technique pour les faire venir à toi ? Quelle est-elle ? Un atout majeur peut-être ?

Euh non je n’ai pas de technique! Je suis là, derrière ma table avec mon sourire niais et béat du plaisir d’être là! Du coup, ils ont peut être pitié de moi et ils viennent me voir! Mdr!

GVL : Mouais, moi je l’ai vu ton sourire,  ton rire aussi, il est irrésistible. 

Bon Sacha, ne tournons pas autour du pot. Si aujourd’hui encore en papote c’est parce qu’il s’est passé un nouvelle événement dans ta toute nouvelle vie d’écrivain. Tu vois de quoi je veux parler ?

Ouiiiiiiii!!!! je vois!

GVL : Tu as reçu un prix pour l’emprise de sens, non ?

J’ai eu pour ma part la grande joie d’être récompensée du « Prix Découverte des polars du Chat »

(Il y a eu trois prix) au Creusot le 8 juillet! J’en suis très très très très (encore un tiens!) très fière! Et je remercie encore Patricia Félix, l’Association des Polars du Chat et les lecteurs qui m’ont décerné ce prix!

Waohhh quel honneur! Et quel beau salon! L’organisation, la commune se sont tellement bien occupés de nous!

 GVL : Oui ton premier prix polar ! Je veux tout savoir de tes émotions quand tu as su que tu allais recevoir un prix.

Bah je ne savais pas ma Geneviève!

Je savais que j’étais en lice pour le prix, déjà c’était top! Puis j’ai appris par Patricia que je faisais partie des cinq finalistes! Truc de dingue! C’était déjà une très belle victoire pour moi avec un premier roman! Sept mois après la sortie de l’Emprise des Sens, j’étais sélectionnée et finaliste pour un prix littéraire! Pfffiouuu!!! N’ayant pas de point de comparaison, je ne sais pas si c’est bien ou pas, mais en tout cas pour moi c’était génial!
Et puis la remise des prix est arrivée!…

GVL :  Dans quel état étais-tu quand tu as reçu ce prix ?

T’as vu comment je mets du suspens pour la 6e question?😂

 GVL : Oui je vois, tu ne serais pas auteur de polar toi ! (Rire)

Et Patricia a annoncé le prix découverte des polars du Chat: Tadaaaaa! Sacha Erbel!

Mais nan!!! Mais siii! Le choc, l’émotion , le coup au coeur même, tu vois ce que je veux dire? Le battement que tu sens plus fort que les autres dans ta poitrine! Je crois que j’ai même esquissé une petite danse à la con! Mdr!

La joie m’a vraiment envahie toute entière! La fierté aussi, sans oublier les lèvres qui collent aux gencives tellement t’as la banane et que t’as la bouche sèche!😂

 GVL : Qu’est ce que ce prix à changer en toi ?

Ce qui a changé en moi depuis! Bah rien j’espère! A part que le sourire niais et béat dont je te parlais tout à l’heure, ben je l’ai tout le temps maintenant! Flippant non? Je suis tellement surprise que mon livre plaise! C’est hallucinant pour moi!

GVL :  Est-ce qu’il a changé le regard des lecteurs, au moins ceux présents lors de ce salon, sur ton roman !

Changé je ne sais pas puisque c’était mon 2e salon, donc les lecteurs ne me connaissaient pas encore, à part la bande de joyeux psychopathes que j’ai rencontré et qui se reconnaîtront s’ils lisent cette interview! Nous avons fait connaissance la veille au soir, et on a très vite accroché! Je pense d’ailleurs qu’ils ont acheté mon livre parce qu’ils se sont rendus compte que j’étais psychopathe moi aussi! Muhahaha!!!
Pour d’autres, le fait d’avoir un prix a déclenché un sentiment de curiosité et d’envie de découvrir l’Emprise des Sens, c’est vrai! Et c’est super! Je fais mon petit trou de souris! Etre « découvert », c’est une très belle reconnaissance!

GVL : Si ce n’est pas trop indiscret, comment tes proches vivent ta nouvelle notoriété !

Mes parents étaient là, donc c’était encore plus génial! « Vous êtes pas venus pour rien, je leur ai dis! » Je crois qu’ils étaient très fiers! Je crois bien que ma maman a versé une petite larme d’ailleurs! Oui bon, peut être que moi aussi!
Sous le coups de l’émotion, j’ai même oublié de remercier Hélène Babouot mon éditrice qui était juste au premier rang! La honte! Elle était ravie elle aussi! Mon mari, n’était pas présent mais avant de que je partes pour le Creusot, il m’a dit « Tu vas avoir un prix je le sais! » Il est trop mignon et je suis chaque jour très touchée de son amour et de son soutien! Je l’aime très fort moi aussi!

GVL :  As-tu grâce à celui-ci reçu d’autre proposition de salon, de dédicace !

Je ne sais pas!… Peut être!… Ou pas!… Mais pas sûr!… Euh…! C’est bonne réponse toute pourrie ça, nan? 😂

GVL : Et avec tout cela tu ne n’oublies pas en fin d’année, hein ? Tu sais un Apéro polar Flic et auteur…

Ahhh (cri de joie)!!! J’attends cet apéro polar avec impatience ma Geneviève!!! Ce sera un honneur et un grand plaisir d’y participer! J’attends plus que la date! Lol!

GVL : Ben la date, j’aimerai bien aussi l’avoir, mais c’est à mister Norek qu’il faut la demander, c’est le planning d’Olivier qui va déterminer celle-ci ! On va dire mi novembre, mi décembre.

 Bon sinon Sacha, dis-moi quels sont tes futurs projets : salon, écriture, …..

Alors mes projets, l’écriture du 2e tome de l’Emprise des Sens! Tu veux connaître le titre? Oui je l’ai! Oh pis nan! 😂 Ouh que je suis vilaine!

J’avance, j’avance! Ce que je peux te dire, c’est que Talia n’a pas livré tous ses secrets! Et Marie Laveau non plus! (ce sera peut-être la phrase de promo! qui sait? Lol) Concernant les signatures, une séance dédicaces chez Cultura Franconville le 14 Octobre (venez nombreux!!!), le salon du 1er roman de Draveil (Essonne) le 18 novembre (l’Emprise des Sens est en lice pour le prix, et venez nombreux), et d’autres dates prévues sur 2018 comme le 11 février au salon des Mines noires à Noeux-les-mines (en lice aussi pour le prix découverte, alors venez nombreux!)! Mais je communiquerai sur la page Sacha Erbel, histoire de tenir au courant la terre entière des actus! Mdr!

GVL :  Ce nouveau statut de star montante, a-t-elle perturbé ceux-ci (je parle de l’avancement de ton 2e polar, notamment)

Star montante? Pfff! N’exagérons rien ma Genviève! V’là la tête de la star montante! (je fais une grimace là) Non ce qui perturbe l’avancement du tome 2 surtout, c’est que j’ai mon boulot à côté! Mais un peu de pression ça fait pas de mal! Pression positive j’entends! Donc j’écris dès que je suis en repos!

GVL : Comment tu arrives a concilier   famille, vie personnelle, professionnelle, écriture et salon … Comment on jongle avec tout cela ?

 Bah bien! Mais une journée de 24 heures, entre toi et moi, c’est bien trop court!

GVL : Y a –t-il des questions que tu aimerais que l’on te pose, que je pourrais  te poser ?

Profites, tu as carte blanche, ce blog est désormais le tiens.

Alors une question que j’adore et que j’aimerais que tu me poses! « Sacha, si tu avais un super-pouvoir, ce serait lequel? » Et ben je te réponds la télékinésie! Faire bouger des objets, ouvrir des portes à distance! Ouais c’est cool comme super pouvoir! Et j’en fait d’ailleurs! Si je te jure! Devant les portes du centre commercial! Mdr!

Lâches-toi, fais profitez nos lecteurs de tes pensées du moment !

Un coup de gueule à pousser ?

Un coup de gueule? Ok!
PAS CONTENTE, PAS CONTENTE!..

GVL : Oui mais encore ?

Il y en a plein des coups de gueule mais le Pire à mon sens c’est l’ injustice en général!

Donc coup de gueule contre l’injustice mais je ne veux m’étendre la dessus! Parce que tu voulais que je me lâche et je préfère me lâcher sur la déconne! Le monde est tellement dur et con que j’ai pas envie de m’étendre dessus tu comprends ma Geneviève?
C’est pour ça que j’ai mis ce que j’ai mis! Et de toute façon y a toujours un truc dont on est pas content tu crois pas?

Donc en fait, avec le « Pas content! » C’est un peu universel.

GVL : Un coup de cœur peut-être ?

Un coup de coeur?
Toi ma Geneviève! Qui as le coeur sur la main et met mon livre en lumière depuis le début! J’ai beaucoup de chance!
Un coup de coeur aussi pour toutes les personnes bienveillantes et sincères autour de moi et il y en a beaucoup! Je suis infiniment touchée!
(J’espère que tu verses une petite larme là tout de suite! Lol)

GVL Heu non, je ne suis pas un coeur d’artichaut, moi !  » 😜😝😘

Comment ça tu verses pas une petite larme! Ah meeeeerde alors 😁😂😂😂

GVL : Je suis une insensible que veux-tu !

 Ça je sais que c’est pas vrai!!!😇😍

GVL : Une sociopathe refoulée alors ! 😉

Tu n’as pas su voir ça toi qui a fait de la criminologie ?

 En même temps c’est vrai les sociopathes savent très bien manipuler leur entourage! Ils sont là où on ne les attend Pas! Mais te concernant la poulette, 😁 je suis sûre de Moi, tu es la plus gentille des gentilles! 😍

GVL : Heuuuu. Arrête là mon ego va gonfler. 🙂

Bon... Merci  ma Sacha pour tout cela, merci de la confiance que tu m’accordes.

Et je crois qu’on n’a pas fini de t’entendre et de parler de toi dans ses pages ! Car tu le sais tu es mon coup de Coeur de l’année !

Voilà ma Geneviève, j’ai passé encore un super moment avec tes questions et mon côté narcissique a beaucoup apprécié aussi! Mdr!

Mille mercis à toi et à très vite j’espère pour l’apéro polar (venez nombreux!)!

 Tout plein de bisous aux lecteurs et lectrices de ton blog.

Voilà mes cher polardeux, j’espère que ce petit papotage vous a plu.

Si vous en voulez encore, vous pouvez retrouvez ICI, mon premier papotage avec Sacha

Et , notre conversation sur son tout premier salon.

En plus je sais que nous aurons encore la joie de retrouver Sacha Erbel sur les pages de notre blog. Et oui j’ai décidé que notre auteure, serait tout au long de l’année notre fil rouge ! 

Alors à très vite pour d’autres aventures

 

Il était une fois SMEP – J2


Voilà, la 9e édition de Saint Maur en Poche jour 2 c’est maintenant.

Nous allons vivre cette folle journée avec notre envoyée spéciale Eppy Fanny.

Il faut dire quelle a un sacré programme sur sa feuille de route notre chroniqueuse;

Je l’ai vu galoper la veille, c’était pas piqué des hannetons

Bon allez voici l’épisode 3 des folles aventures d’Eppy Fanny

Et si vous êtes passés à coté des premiers épisodes vous pouvez  les retrouver ICI et


Il était une fois SMEP – J2

Dimanche 25/06/17 – Jour 2 (et anniversaire de ma correctrice):

 

Je reprends mes notes du jour une fois dans mon lit. Regarde où j’en suis de ma to do liste de ces deux jours. Commence à réfléchir aux 5 questions à retenir.

Jette un œil sur le monde Facebookien, via mon téléphone pas consulté depuis la veille 6h30. Constate que cet univers s’est déchaîné et a envoyé un nombre incalculable de pigeons voyageurs et de coursiers nombreux donnant des nouvelles de cet événement magique qu’est SMEP. Découvre le post de Lilas Seewald annonçant l’interview à venir. Tellement d’émotions depuis hier matin. Le sommeil me fuit. Au moment où je m’écroulerais enfin, mes logeurs rentrent. Il est 4h30, St Maur s’éveille, les oiseaux chantent déjà et ont définitivement fait fuir le sommeil

J’émerge de la chambre après avoir listé ma journée à venir. Il est 7h : triple café. J’ai RDV avec Fabrice pour préparer l’entretien. Je recharge mes malles dans ma carriole. Vérifie où j’en suis des rencontres que je souhaite encore faire. Et fouette cocher !

J’arrive à SMEP. Il est 9h15 et la file d’attente est déjà impressionnante.

Ma secte du nord est arrivée : François Cappeliez, Charlene Boutillier et son mari, Bénédicte Degrugillier, Pascale Marcoin … Une halte s’impose : Tournées de bisous. Avec des S !!!

Les liens noués la veille au soir me permettent de rentrer directement comme les auteurs. Je suis attendue. Me voici sous la tente VIP avec Steve Cavanagh et Fabrice Liegeois déjà installés. Du café SVP ! Même si au bout de 30 mn cinq questions sont retenues, pour y arriver j’ai échangé avec Steve via Fabrice, et eu plus d’infos que le format court officiel que nous retenons.

Steve nous quitte pour rejoindre sa place. Nous peaufinons avec Fabrice. C’est que ma phrase d’accroche, qui est un jeu de mots en français, n’est pas traduisible en l’état… Un autre café, et la solution est trouvée. Ouf !

Je pars de nouveau arpenter le salon, croise Claire Favan et Olivier Norek, Méli avec Oph Cohen Cohen passe saluer Danielle Thiery, recroise Christelle et Dav, retourne voir Fabrice sous la tente pour voir où il en est de ses traductions… Reprends un grand café…

Lilas et Steve nous ont rejoints ; nous nous installons dans le carré VIP. L’interview commence. Moins fluide qu’à mon habitude car pour enchaîner j’attends la traduction des réponses de Steve dont j’ai besoin pour faire le lien. Comme un fil ténu qui relie mes fameuses 5 questions. Notre public : Lou Valérie Vernet qui me fait le plaisir d’immortaliser l’entrevue en prenant des photos. Le temps file, le format qui devait faire maxi 10 mn en fait presque le double mais l’auteur est ravi et c’est l’essentiel. Son éditrice aussi. Mon traducteur et moi planons.

Merci Lilas de m’avoir offert cette opportunité, merci à Fabrice d’avoir fait le job qui a rendu cet échange possible. Et un immense merci à Steve pour tout le temps passé à la mise en place et l’interview en elle-même. Interview toujours visible via le lien suivant :

https://www.facebook.com/lilas.seew…

Il est déjà midi.

Je reprends ma route, file papoter avec Sophie Loubière et saluer Sandrine Colette. Au détour d’une allée revoici Monique Ledantec, elle aussi en vadrouille, en discussion avec Bob Garcia et Franck Thilliez. Sacrée elle, elle n’a pas choisi les plus mauvais magiciens des mots pour échanger. Je salue ce beau monde, Franck en particulier avec qui j’échange sur un noir volatile du nord de nos connaissances.

Franck est comme toujours très entouré, voir submergé. J’attends l’accalmie et l’accapare juste avant qu’il ne parte déjeuner pour une des rares photos faites avec un auteur. Celle-ci elle est pour mon Olivier Le Corbac Vanderbecq. Toi mon ami qui ne m’a pas quittée et dont nous parlons avec émotion de nombreux auteurs et moi depuis hier.

Puis rencontre en vrai avec Jean-Christophe Portes. J’ai adoré son roman « l’affaire des corps sans tête » et espère trouver un moment avant la fin d’année pour lire le second. Une belle rencontre, un échange passionnant. Merci à toi.

Puis un échange plus long avec Valentin Musso juste croisé hier. Échange définitivement convaincant qui m’a donné l’envie de découvrir cet auteur.

Puis un coucou et une pointe d’humour auprès de Michel Bussi, à qui je rappelle la bougie* de l’an passé et le fait que j’attends son prochain livre car franchement il n’écrit pas assez vite. Merci Michel pour ta simplicité et ton sourire.

Un moment rapide avec Gilles Paris doublé d’un fou rire en passant. La vie.

Il est 12H45, les auteurs sont partis déjeuner pour partie. Je me pose auprès de Bob qui accède à ma demande de droit d’asile, me confie son stand un moment. Appelez-moi Bob !

Me voici ressourcée. Mes pieds en tout cas. Je retourne sous la tente des auteurs où je commence à être connue. Et où spontanément on me sert un grand café et des petits fours pour que je reprenne quelques forces. J’avoue en avoir bien besoin. Debout depuis la veille 6h. Ça pique un peu.

Les allées du dimanche après-midi sont toujours bondées. Cette édition 2017 n’y déroge pas.

Un petit clin d’œil à Ian Manook Perso, présent à SMEP (via ses romans et mes pensées), tout en étant aux Pontons. Sacré Ian !

Au détour d’une allée voici Miss Florence Thriller en personne. Une bise et je poursuis ma route.

Je passe saluer l’adorable Amélie Antoine déjà rencontrée. Les félicitations sont de mise pour ce beau parcours.

Puis Guillaume Cherel qui fait partie de mes Facebookiens. Nous échangeons un moment. Très envie de le lire. A suivre.

Ensuite découverte et échanges avec Hugo Buan, ami de mon Cicéron. Ils sont chez le même éditeur. Hugo à également de l’humour à revendre. Je croise Cicéron venu en visiteur un peu plus loin. Palémon au rapport !

Il est 15h30, je n’irai pas au bout de mon programme qui a été raccourci suite à l’interview. Je passe voir Steve et lui prends « La défense ». J’en avais envie depuis la veille.

Puis je file taper l’incruste entre Jacques Olivier Bosco et Alexis Aubenque car Fabio est parti et sa chaise est libre.

Plus bouger. Me voilà à discuter avec eux deux, à être témoin de leurs échanges métiers faits en toute confiance devant moi et dont bien évidemment je ne dirai rien.

Alexis me raconte une anecdote suite à mon passage la veille auprès d’un autre auteur de langue anglaise. Du quiproquo que cela a entraîné et qu’il a désamorcé lors de leur dîner. Une histoire de chat. Spécial joke Alexis. J’ai raconté l’histoire dans le détail à notre Corbac et nous en avons ri aux larmes ensemble. Mais tout n’est pas racontable ici.

Pendant ce temps Job poursuit allègrement son hameçonnage bien rodé, en interpellant chaque femme qui passe et lui demandant si elle est une femme brutale… Au taquet !

Ma bande de fidèles de chez Olivier Le Corbac Vanderbecq nous rejoint avant de rentrer dans le Nord. Des photos sont faites pour Olivier et Florence. Job est un ami précieux. Au même moment d’autres photos, majoritairement de passionnés de lecture, sont réalisées. Pour ma part ma priorité est ici. Pour mes amis présents ce jour et sur le départ, pour ceux restés dans le Nord et pour qui nos cœurs vibrent.

J’embauche ensuite, avec ma timidité légendaire, le photographe officiel de SMEP, déjà croisé et recroisé l’année précédente. J’ai envie d’avoir une photo avec des amis, également auteurs, mais la première dénomination utilisée a pour moi plus d’importance. Merci Mr le photographe !

Puis dernière visite à mes Jérôme Camut Nathalie Hug où je retrouve Geneviève Van Landuyt. Nathalie et Jérôme sont toujours très entourés, la fatigue se fait sentir. Nous souhaitions une photo avec eux mais ils sont épuisés. Ils nous ont accordé des moments privilégiés à l’une comme à l’autre. C’est bien plus qu’un cliché.

Le salon se termine, les discours se succèdent, le rêve est tellement exceptionnel.

48H de rencontres et d’échanges incroyables.

Je vole. Nous volons tous et puis tout à coup une méchante fée, celle de l’économie, s’invite et gâche la fin des festivités en faisant planer ses ailes sombres et sinistres sur l’avenir de ce salon unique….

Mais je refuse d’écouter ces bruits défaitistes. 2018 est encore loin et il est impossible que ce monde merveilleux disparaisse.

Il est nécessaire de saluer les amis qui filent. Jacques Saussey enfourche sa moto. Les magiciens des mots s’éparpillent et disparaissent. Pour extérioriser toutes ces émotions emmagasinées, avec Geneviève nous faisons les folles sous l’œil amusé de Fabrice.

Nous n’allons pas nous quitter comme ça !

Je propose que nous prenions la direction de la taverne où j’avais débuté le salon la veille avec les Camhug.

Tavernier à boire !

Il y a Gilles, Geneviève, Fabrice, Bob et moi.

Nous étirons encore une bonne heure cette fête inégalable.

Comme il est difficile de revenir au quotidien et de quitter ce monde empli d’arcs-en-ciel.

Mais je repars avec 4 nouveaux morceaux de rêve. Ils vont rejoindre les plus de 120 qui m’attendent à la maison. Car il n’est pas possible de quitter longtemps les pays merveilleux où nous emportent tous ces magiciens des mots. Nous y sommes si bien !

Allez, je me secoue. Il n’est pas de bonne compagnie que l’on ne quitte.

Puis je sais que ces personnes, ces amis, je vais les revoir très vite. Et en découvrir beaucoup d’autres aussi car la vie nous réserve de belles rencontres. Ne retenons que celles-ci. Le reste ne mérite pas que l’on s’y attarde.

J’espère que vous aurez pris autant de plaisir que moi à ces deux journées que je viens de partager avec vous. Avec mon regard et mes émotions. Vous pouvez désormais me lâcher la main et reprendre une vie normale. Toi aussi Richard.

Une pensée ici pour le troubadour présent dans ma carriole de saltimbanque, j’ai nommé RJ Ellory dont la musique m’a accompagnée pendant ces deux jours. Mon cher RJ tu ne le savais pas, mais tu étais, un peu, à SMEP.

J’espère, que vous qui n’avez pas pu y être, aurez savouré ce voyage en ma compagnie.

Pour finir, je tiens à présenter mes excuses aux amis Facebookiens de ma page, présents à SMEP et que je n’ai malheureusement pas eu le temps de saluer.

 *

Et si vous êtes passés à coté des premiers épisodes vous pouvez  les retrouver

ICI, il était une fois SMEP, introduction 

et

Là, il était une fois SMEP, Jour 1

** En complément de cet article, un album photos va être publié sur ma page EPPY FANNY·.

Il était une fois SMEP 2017 – J1


Allez on poursuit notre week-end saintmarien avec notre Eppy Fanny.

Aujourd’hui vous le constaterez Saint-Maur en poche n’est pas de tout repos

Attention, notre chroniqueuse reporter à de la ressource et il va falloir vous accrocher pour la suivre sur cette 9e édition de Saint Maur en Poche.

C’est parti pour l’épisode 2 des folles aventures d’Eppy Fanny


Il était une fois SMEP 2017 – J1

Samedi 24/06/17 – Jour 1 :

Arrivée dès potron-minet afin d’échanger et festoyer à la taverne du coin, à grands coups de café, avec mes héros à moi, Jérôme Camut Nathalie Hug. Une bulle de détente et d’amitié avant l’agitation et la foule de ces joutes littéraires. Merci à vous pour ces moments précieux où notre Corbac a eu sa place.

Puis direction les lices. En chemin je salue un Prince des mots arrivant sur son fougueux destrier, et non, pas Jacques S, mais Jean-Hugues Oppel. Echanges amicaux très agréables.

Mon Corbac tu étais de la partie, puisque c’est chez toi que j’ai réellement découvert Jean-Hugues, pourtant rencontré avant.

Me voici dans la foule qui attend pour accéder au lieu des délices à venir…

Enfin dans la place, retrouvailles avec des amis et auteurs connus : Fabrice Liegeois et Lou Valérie Vernet simple visiteurs cette fois, mais ayant les clés du royaume et tous les accès possibles grâce à Sir Yvan Fauth… Fabrice, l’Homme de fer de ce weekend, qui a cheminé régulièrement à mes côtés, pour mon plus grand plaisir. Cette référence à l’homme de fer du pays d’Oz est venue à mon esprit car il est fiable, courageux et fidèle. Et contrairement à l’homme de fer qui rêvait d’un cœur, Fabrice en est déjà largement pourvu.

Ma petite Lou, toujours en speed, un sourire lumineux, tous les bons côté de la Fée Clochette et seulement les bons.

Puis Geneviève Van Landuyt, Cécile Pellault, Florence Couvreur-Neu, Olivier Norek Officiel et Nicolas Lebel. Les immuables. Certains déjà côtoyés le weekend précédent et retrouvés toujours avec le même plaisir.

Rencontre avec Patrick Bauwen. Enfin. Homme délicieux auquel je me suis présentée et dont j’ai apprécié tous les romans, sauf le dernier, pour l’excellente raison que je ne l’ai pas encore lu.

Me voici devant Michael Mention. Nous échangeons sur « La voie secrète » dans la lecture de laquelle j’étais plongée. Roman terminé depuis et chronique disponible dans la rubrique article de ma page. Hâte d’en découvrir d’autres de cet auteur donc j’ai fortement apprécié l’écriture. Nous échangeons sur ces livres, sa famille croisée lors d’un salon précédent et je reprends mon bâton de pèlerin littéraire.

Et là, qui vois-je au loin ? Mon grincheux préféré : Jean Michel Isebe !

En pleine discussion avec notre ami Jacques Olivier Bosco. Aux côtés de ce dernier Alexis Aubenque. En face Dominique Maisons. Je les apprécie tous. Leur gentillesse n’étant plus à démontrer.

Que voilà une journée qui commence bien. Tavernier ! Une tournée de bisous, Une ! Et ce ne sera que la première d’une longue série.

Ayant vu la majorité de ce joli monde il y a peu, je ne m’attarde pas et reprends mon voyage. C’est qu’il y a de nombreuses lieues à parcourir d’ici demain soir.

Je me faufile dans les allées et retrouve avec plaisir Michèle Barrière que je salue et avec qui j’échange un moment. Vous aimez l’histoire, les intrigues et la cuisine ? Alors je vous conseille de découvrir ses écrits. Dans le cas contraire également. Il est toujours bon d’élargir ses horizons, même littéraires. C’est de plus une femme délicieuse.

A proximité un auteur dont le nom est sur ma liste de découvertes : Fred Huel. Cette fois ma halte sera plus longue afin de passer à la question Sir Fred et ce sans sel ni chèvre (les plus anciens comprendront la référence). Fred m’indique avoir toujours écrit. La preuve, son 1er roman a été écrit entre ses 7/8 ans… Il a également écrit des nouvelles. Puis est passé au polar. Il est présent ici pour nous parler de son roman « Quand les oiseaux s’étaient tus »

Je quitte Fred pour saluer son voisin que je vénère depuis si longtemps. J’ai nommé Aillon Jean. Quel bonheur de découvrir enfin ses yeux qui pétillent de malice, son accent qui sent les cigales et son sourire qui, tel un soleil, illumine le Royaume de la Blanche Hermine. Présent en poche via la collection 10/18, sa plume vous entraîne sans coup férir à guerroyer et galoper avec ses héros. De l’évasion, de la passion. Merci Jean pour ces heures de lecture déjà offertes et pour toutes celles à venir. Sa nouveauté en librairie (sortie le 06/07 dans la collection 10/18) : Les Exploits d’Edward Holmes.

Puis découverte de deux habitants de mon monde FaceBookien (ils ne seront pas les seuls), René Manzor et Niko Tackian. Deux personnages, deux univers. Pardon Niko, j’ai plus échangé avec René, mais tu avais une cour importante qui t’entourait pendant ces deux jours de fête.

René c’est du roman noir qui laisse une grande place aux émotions. Car ce qui l’intéresse ce sont justement les réactions de l’humain face aux situations auxquels il les confronte.Hâte de trouver un moment pour découvrir ces réactions et émotions que tu suscites et dont tu parles si bien. Je suis repartie avec « Les âmes rivales » à la fin du salon.

Retrouvailles avec ma douce arrondie, resplendissante. Un gros câlin. Car la relation est déjà installée et c’est bien aussi juste des échanges amicaux. Ma Johana, je voulais te prendre en poche ton « Block » mais du coup le dimanche tu étais fatiguée et je t’ai laissé tranquille. Il y a d’autres priorités qu’une dédicace. Repose-toi bien.

Le voisin de Johana Gustawsson, là aussi un ami déjà croisé, Nicolas Jaillet. Un réel plaisir de l’avoir revu pendant ces 2 jours et d’avoir pu échanger avec lui. Heureuse également d’avoir servi d’entremetteuse, car nous sommes voisins et il est en quête de salon dans notre secteur. Je l’ai donc présenté à Sylvie Kowalski.

Nicolas étant un homme de goût, à sa droite Johana et à sa gauche mon amie Armelle Carbonel.

Un homme heureux ce Nicolas !

Armelle, juste un gros bisou, nous nous étions vu récemment et avons passé du temps ensemble plus tard… Une amie précieuse en plus d’une auteure de talent.

Et me voici devant Hervé Jourdain. Il écrit du roman policier procédural. La définition est de lui. L’on y parle du 36 et de son avenir. Ses 2 premiers romans ont la même équipe d’enquêteurs. Au 3ème changement pour le quai des orfèvres et une équipe de 2 jeunes femmes et deux vieux briscards. A découvrir. L’auteur parle très bien de son univers. Merci à lui pour avoir pris le temps de répondre à mes questions.

Puis je passe saluer et me présenter rapidement à Sandrine Colette. Très sollicitée. J’espère pouvoir la croiser dans un salon plus petit pour avoir le temps de lui poser les questions qui trottent dans ma tête…

La voici sous le feu des questions de mon amie Geneviève… Que je n’ai pas pu écouter en totalité. Oup’s

Dans les allées, entre temps, j’ai croisé avec plaisir Stef Eleane avec une jolie jeune fille qu’elle fait passer pour sa fille (tseu tseu tseu Stef), Kris , Samantha avec une surprise à ses côtés, j’ai nommé Mélie! Et Fabienne et Denis , puis un libraire de ma connaissance qui devait avoir la même liste que moi vu le nombre de stands devant lesquels nous nous sommes croisés (François Berthel). Et d’autres habitués des salons. Un clin d’œil à un homme en costume méga classe (Gilles), en hommage aux monstres sacrés, et qui se reconnaîtra… Puis Laurence, Christelle et Dav, David Smadja et Fabienne, Joyeux Drille, Laurent A… Toujours un plaisir de vous voir tous même si nous n’avons passé que quelques minutes ensemble. C’est qu’il y a tant de gens à voir… Et j’ai enfin rencontré Chrys Mickaela et Jean-marc Volant, eux aussi originaire de ce monde mystique qu’est Facebook. Nous avons passé deux jours à nous croiser, échanger, et nous recroiser.

Puis une tornade du Sud, Sire Cédric , un tantinet à la bourre, à qui j’ai indiqué son chemin et que je suis allée saluer lorsqu’il a été posé. Toujours souriant, toujours disponible. Promis je viendrai à Toulouse mais pas avant 2018… Et je voulais te prendre des livres le dimanche, mais voilà les journées filent trop vite.

Et me voici en train de saluer Karine Giebel et Barbara Abel, là encore rapidement. Ces deux grandes dames étaient cernées d’admirateurs en permanence. Et c’est légitime.

Retrouvailles avec Claire Favan, son rire fabuleux, sa bonne humeur et son humour. Et dire qu’elle écrit des horreurs ! Mais des horreurs talentueuses en diable que je vous encourage à découvrir si vous êtes passés à côté.

Sa voisine, une découverte attendue pour moi, j’ai nommé Ingrid Desjours.

Elle a gentiment accepté de se prêter à mon jeu des questions /réponses (version raccourcie pour SMEP) : Ingrid écrit des thrillers psycho-criminologues. Ce qu’elle apprécie c’est mettre en avant des tranches de vie, des destins. Et leur impact. Notre échange m’a donné envie de découvrir son univers. Son roman « Sa vie dans les yeux » est l’un de mes rares achats du weekend. Le choix de cet ouvrage a été fait, à la demande d’Ingrid, par un de ses fidèles lecteurs présent au salon. J’ai beaucoup aimé cette démarche.

Après Ingrid, découverte d’une jeune auteure Chloé Mehdi. Elle a été mise à l’honneur via le prix obtenu par son 1er roman. Elle écrit du roman noir social. Elle m’a parlé de « Rien ne se perd ».

Un ado tué par un policier lors d’un contrôle. Le policier sera exonéré de toute responsabilité. Quelques années plus tard il reproduira le même schéma. Le récit est fait par un enfant de 11 ans qui est impacté par cette histoire, les non-dits et la façon dont elle est traitée. Histoire qui l’interroge sur la justice et les recours qu’il reste. S’il en reste.

Merci Chloé pour le temps que tu m’as consacré et les efforts que tu as fournis pour satisfaire à ma demande et combattre ta timidité.

Aux côtés de Chloé, l’immense Maud Tabachnik. Une révélation pour moi que cette femme pleine d’énergie, cash comme j’aime, et dont les Camhug m’avaient tant parlé lors de notre petit-déjeuner que je ne pouvais pas passer à côté. Maud, notre rencontre reste pour moi un moment fort de ce salon. Merci pour nos échanges. Et dès que je peux, je découvre ton univers… Je pensais avoir le temps de revenir échanger avec toi le dimanche… Le temps passe trop vite.

Petite halte rapide auprès des Camhug très sollicités, comme toujours, et que j’ai donc laissé à leurs autres admirateurs.

Puis nouvelle visite aux copains : JOB,Alexis, et Fabio M Mitchelli, en sandwich entre eux et arrivé à son tour. A la bourre le pirate. Mais humour intact.

Et voilà que sur ma route de briques je retrouve mon homme de fer, Fabrice. Déjà croisé dans des allées mais chacun allant son chemin. Nous nous posons pour échanger sur nos impressions. Il est tellement heureux de sa matinée. Nous croisons sur notre chemin Michael Fenris. Ici en visiteur et que je rencontre enfin car, comme beaucoup, il fait partie de mes amis Facebookiens jusque-là invisibles.

Une jolie rencontre, qui en entraîne une autre, celle avec Sylvie, qui nous concocte un nouveau salon du Polar. Il sera organisé en Seine et Marne les 10 et 11/11/17. A vos agendas… Nicolas J passant à proximité je l’alpague et les présente.

Une jolie affiche s’annonce pour ce salon. J’y serai avec un grand plaisir.

Puis me voilà cette fois tel le lapin d’Alice et m’écriant « je suis en retard » et piquant un sprint, mon Corbac toujours bien calé sur mon épaule… C’est qu’il est l’heure d’une rencontre que j’avais planifiée. J’ai déjà raté la rencontre animée par Geneviève avec Elena Piancentini et Benoit Minville Punaise j’avais promis… Mais le temps à SMEP file beaucoup trop vite. Ouf j’arrive pour assister aux 5 dernières minutes de la rencontre animée par Yvan en compagnie de Johana, Steve et Lilas.

Et là je découvre Steve Cavanagh et prends une grande claque. Salvatrice. Ce type il faut absolument que j’échange avec lui. Mille questions m’assaillent. Te marre pas le Corbac. Je sais maintenant d’où m’est venu cet engouement subit. Tu étais dans ma tête !

Il est déjà 13h15. Les 1ers auteurs partis déjeuner ne vont pas tarder à revenir. Vite une pomme, un café et une pause pipi. C’est que faut tenir le planning prévu pour ces deux jours. Comment ça vous êtes fatigués ? Ben accrochez-vous car vous n’êtes pas couchés. Les royaumes, les routes de briques et les arcs en ciel de SMEP se méritent !

13h30. Je passe devant l’emplacement prévu pour J-C Grangé. Je photographie avec humour le lieu. Car sur 3 RDV littéraires auxquels j’ai participé et où il devait être, bernique. Du coup je ne l’attends plus. Comme pour Pierre et le loup. A force de trop crier on n’y croit plus.

Pour la petite histoire il est bien venu. Je ne l’ai pas vu et n’ai rien fait pour. Et vous savez quoi ? L’essentiel de mes rencontres étaient ailleurs même si je me suis délecté de ses deux derniers romans.

Me voici devant Elena Piacentini et Paul Colize.

Originaire de mon monde Facebookien et ayant enfin déposé leur cape d’invisibilité, quel bonheur d’échanger avec eux deux. N’ayant encore lu aucun d’eux (dans ma Pal… un supplice plus sympa que celui du même nom, mais compliqué à gérer la Pal…) ils m’ont avec gentillesse parlé de leur univers.

Avec Elena nous avons essentiellement discuté de la grande prêtresse Geneviève qui m’avait si bien parlé d’Elena et de ses écrits, tant de vive voix que via son dernier article sur Collectif Polar. Le nom de ma Geneviève est toujours une excellente carte de visite.

Avec Paul un petit exercice de questions/réponses : avec son accent exceptionnel (une pensée pour tous mes amis Belges) il m’indique écrire à chaque fois un one shot. Son genre il le définit comme inclassable (noir, thriller). De toute façon il n’aime ni les genres définis ni les cases. Et Paul cette approche me convient à 200% car je ne supporte pas non plus tout ce qui peut être réducteur.

Au plaisir de vous recroiser tous les deux.

Puis rencontre, enfin, avec Nadine Monfils (et oui je fais le tour de la Belgique).

Sa truculence, son univers décalé, sa bonne humeur. Un moment hors du temps bien agréable même si Léon était absent.

Ensuite découverte d’Alexis Ragougneau, auteur de théâtre passé à l’écriture de romans policiers depuis peu qui m’a accordé un moment. Il est l’auteur de deux romans : La madone de Notre Dame et Evangile pour un gueux. Ayant été gardien à Notre Dame, il a choisi ce lieu envoûtant qu’il connait bien. Il a fait le choix d’un duo d’enquêteurs atypiques puisqu’il s’agit d’un juge d’instruction (une femme) et d’un prêtre. Equipe que l’on retrouve dans son second roman. Un prochain roman, pas policier cette fois, est en cours d’écriture. A suivre donc.

Et me voilà devant le shaman de la SF j’ai nommé l’immense Pierre Bordage. Pour le coup je suis un tantinet émue. Quel bonheur de pouvoir échanger 15 mn avec un auteur de cette dimension. Je ne vous ferai pas le détail de tous ses écrits. Les passionnés du genre connaissent. Pour les autres je n’ai qu’un mot : essayez ! Les bibliothèques sont là pour vous ouvrir des horizons dans lesquels vous risquez de vous sentir très bien. Et qui vous entraîneront immanquablement chez votre libraire.

Une nouvelle halte auprès de connaissances : Laurent Scalese et Bob Garcia.

Les deux rencontrés récemment donc échanges amicaux uniquement et c’est très agréable aussi.

Puis au côté de Laurent, un autre ami Facebookien : Benoit Minville.

Enfin rencontré ! Empli d’autant d’humour que de tatouages, c’est dire. Une découverte humaine avant tout. Comme j’aime. Merci pour ces moments, partagés avec ce sacré libraire de St Germain. Il est partout !

Puis un nouveau petit interlude avec Jacques Saussey en compagnie de mon Homme de fer retrouvé au détour d’une allée.

Un nouveau petit clin d’œil à mes chouchous (Nathalie et Jérôme), totalement submergés par leurs lecteurs.

Un petit moment avec « Mame » Geneviève, puis retrouvailles avec Dominique Sylvain juste pour le bisou car vu il y a peu pour la sortie du recueil de nouvelles « Crimes au musée » ; puis pause !

Vous je ne sais pas, mais moi je suis crevée !

Mon cher Jean-Hugues, SVP droit d’asile pour une petite marcheuse épuisée.

Merci pour cette halte amicale et bienvenue. Je crois bien n’avoir jamais été aussi heureuse de m’asseoir… Très agréables échanges, bourrés d’humour. Jean-Hugues, ta compagnie est toujours agréable. Et celle de ton éditeur, découvert à l’occasion, l’est également.

Je passe saluer Monique Ledantec, rencontrée l’an dernier. Toujours pétillante et souriante. Et elle a conservé son joli chapeau.

Puis direction Michel Moatti, ami Facebookien, qu’il est temps de rencontrer et d’interroger.

Michel est l’auteur de 4 romans. Les récits sont toujours différents en termes de forme et d’époque, mais l’univers de Michel se retrouve dans une même approche, une même vision sur le monde. Sur l’humain, ses ressentis, ses peurs et ses angoisses. Voici en quelques mots comment il m’a dépeint son monde. Merci pour le temps accordé et le sourire constant qui a participé à nos échanges.

Me revoici sur une autre route de briques, pour faire un nouveau coucou à Mister Olivier Norek, toujours assailli par sa cour. Un salut rapide, et je poursuis ma quête.

J’arrive devant une idole pour moi, j’ai nommé Madame Irène Frain, découverte via son roman « Le Nabab » en 1982, puis Modern Style en 1984… Depuis j’ai quasi tout lu. J’aime son style. J’aime la femme. Et quel bonheur de pouvoir échanger avec elle, en toute simplicité. De femme à femme. La seule auteure qui m’intimide, encore et toujours. Merci Madame pour vos mots et nos éclats de rire. Et me voici la quittant, avec en main « Marie Curie prend un amant ». Ce livre sera un de mes compagnons estivaux.

Puis je change de genre littéraire et me voici auprès de Nicolas Beuglet, puis Jacques Expert. Les échanges ont été brefs. Ils étaient très sollicités. J’espère avoir plus de temps, sur un salon plus petit, un jour.

J’ai continué à déambuler dans les allées, à la découverte de toutes ces merveilles offertes. Un peu déçue de ne pas avoir eu du temps pour David S.Khara mais il a été très très sollicité. A chacun de mes passages il était débordé.

Un salut rapide à Stéphanie Hochet, Jean-Louis Fournier…

Puis un long moment avec Julie de Lestrange, une Facebookienne régulière de ma page. Un vrai délice que cette jeune femme passionnée et souriante. Le succès de son roman « hier encore c’était l’été » l’a propulsée dans un rêve éveillé. Son bonheur faisait plaisir à voir.

Puis un instant avec Angélique Barberat, sa voisine Agnès Abécassis, Diane Peylin, Aurelie Valognes Auteur et sa bonne humeur communicative… De charmantes jeunes auteures déjà rencontrées. Toujours un plaisir de les croiser à nouveau.

Les habitudes ayant la peau dure je m’en retourne au royaume noir du polar. C’est que je veux absolument discuter avec Steve dont l’interview d’Yvan m’a donné l’envie d’en savoir plus. Nous échangeons de brefs mots. C’est la cata ! Il ne parle qu’Anglais et moi quasi pas. Il me présente ses deux romans « La défense » et « un coupable idéal » édités par Lilas. Je lui fais comprendre que je reviendrai demain avec un traducteur et le quitte sans être certaine qu’il ait vraiment compris. Mais je suis têtue.

J’échange quelques mots avec son voisin, SK Tremayne. Lui aussi ne parlant quasi qu’anglais, mais avec mes trois mots d’anglais et ses trois mots de français, je comprends que cet auteur de polar anglo saxon a écrit deux livres et que le 1er se nomme « Le doute ». Ca n’ira pas plus loin. C’était plus facile avec les auteurs Belges rencontrés précédemment…

Puis rencontre rapide avec Valentin Musso dont on m’a dit le plus grand bien. Il est vrai que le nom de famille ne me donnait pas envie de découvrir l’auteur (pardon). Après nos échanges sur les deux jours du salon, mon regard a changé positivement.

Découverte, rapide car très sollicité, du voisin de Jean-Hugues Oppel, Antonin Varennes. A revoir pour d’autres échanges afin de mieux appréhender son univers.

Puis l’immense Sandrone Dazieri, accompagné de son interprète car cette fois l’anglais n’est

pas au programme des échanges, mais l’italien oui et je ne maîtrise pas non plus, même si j’écoute beaucoup de chanteurs originaires de la fameuse botte. Il est très entouré et pas accessible. Je le remets sur mon programme pour demain et poursuis mon chemin en ayant un peu fait la fofolle avec les voisins de l’auteur Italien qui sont (dans l’ordre de la brochette) : JOB, Fabio, Alexis. Que des garçons vachement tristes.

Je passe saluer un auteur lu à une époque lointaine de ma vie, Didier Van Cauwelaert. Très abordable. Un échange de plus. Toujours intéressant. L’humain pour moi étant le centre de tout.

Me voici de nouveau devant Jacques qui vient d’apprendre qu’il a obtenu le prix Griffe Noire du Polar de l’année pour son roman « Le loup peint ». Je suis avec Fabrice. Et Même un Jacques Saussey est ému de recevoir une belle preuve de reconnaissance. Légitime. Bravo à toi Jacques !

Je file ensuite saluer Nicolas Robin dont le 1er roman « Roland est mort » m’a beaucoup plus. Un moment agréable. Un jeune auteur enthousiaste et émerveillé. Une belle rencontre.

Échange également avec son voisin Enguerrand Guepy, présent pour son 4éme roman « Un fauve » qui retrace les derniers jours de Patrick Dewaere. Il en parle avec ferveur. Passionnant, d’autant que le comédien en question était de ma génération et fait partie de mes souvenirs. Toute une époque. La mienne.

Puis rencontre avec Laurent Bettonni. Il était au préalable dans l’industrie pharmaceutique, puis il a écrit des chansons, est retourné à l’écriture de romans en faisant un détour par celle des scénarios. L’écriture est pour lui une évidence. Il écrit depuis toujours. Pour les jeunes, puis pour les adultes avec en 2005 son roman « Ma place au paradis ». Il mixe les genres (Polar et Blanche). Il devient apporteur de talents pour Robert Laffont. Il est chroniqueur littéraire. Une large panoplie de talents. Ce qu’il aime c’est écrire sur des personnages du quotidien qu’il laisse se débattre. L’âme humaine et la noirceur qu’elle renferme parfois et qu’il explore si bien sont son fil conducteur. Merci pour ce long échange que tu as bien voulu m’accorder.

Puis me revoilà qui reprends mon chemin. J’arrive devant Bernard Minier que je salue et avec qui j’échange rapidement. J’ai lu seulement un de ses romans « Une Putain d’Histoire ». J’ai beaucoup aimé et lui dit. Et le laisse à la foule, nombreuse, qui l’encercle.

Cette 1ére journée se termine. Il est déjà 18h15. Je retrouve Fabrice, Lou, David et sa douce. Je me pose enfin… J’entraperçois de loin Jacques Ravenne. Il est lui aussi en pause après salon et je le laisse donc tranquille.

Nous continuons à papoter avec Fabrice et Armelle qui nous a rejoint. David et Fabienne sont partis, les autres connaissances, hors auteurs, également.

Bob nous rejoint. Après cette journée éprouvante mais riche ô combien, que ça fait du bien de se détendre entre amis et en prime avec une flûte de champagne ! Je m’aperçois que le salon a fermé ses portes depuis presque 1 heure, m’inquiète un moment, car je n’ai pas de passe magique et ne devrais pas me trouver là. Mais l’on me garde dans ce cercle ami sans appeler la garde et me faire expulser. Des liens se nouent sous mes yeux, des auteurs, des éditeurs échangent… Mais chut !

Merci à vous tous pour m’avoir incluse comme vous l’avez fait.

Puis le temps file, les coupettes se vident. Il est plus de 20h30. Me voici filant dîner avec de jolies connaissances de ce milieu (des amis pour certains) : Claire, Armelle, Nicolas L, Fabio et Fabrice… Claire je tairai le périple pour retrouver une certaine voiture… Même si je garde en mémoire chaque instant. Nous voici enfin installés en terrasse, détendus, que du bonheur. Nous parlons de tout, projets, littérature, famille… Une parenthèse dont j’ai savouré chaque instant.

Mais comme je suis têtue, j’ai toujours dans un coin de ma tête les questions que je n’ai pas pu poser en début de journée suite à mes failles en anglais. Je demande donc à mon ami Fabrice s’il accepte de me consacrer un peu de temps le lendemain pour me servir d’interprète. Il me dit « pas de soucis en revanche je ne vois pas qui est Steve ». Et là, surprise, au même moment, Steve sort de la salle du restaurant pour fumer. Je dis donc en riant à Fabrice « retourne-toi il est juste là ! ». Fabrice se lève, se présente à Steve qui donne son go pour notre entretien du lendemain. Il avait compris une partie de mon numéro façon mime Marceau de la matinée. Me voilà aux anges ! Avec Fabrice revenu à notre table, nous échangeons sur la façon de nous organiser et Lilas sort à son tour du restaurant avec Johana et Steve, leur dîner étant terminé. Elle surprend notre conversation et nous interrompt en disant « mais c’est une super idée que cette interview. Je vais la filmer en direct pour la diffuser sur la page des éditions Bragelonne ». Je la regarde et lui rappelle que je ne suis personne. Que je pose juste mes questions au feeling et en toute simplicité. Elle m’indique que justement c’est parfait. Nous donne RDV pour le lendemain et file avec son chevalier Huber… On se regarde avec Fabrice. Bon ben quand faut y aller, faut y aller. Demain est un autre jour. Et les questions sont dans ma tête depuis le matin. Mais voilà, Fabrice, du fait de son cursus, m’indique qu’avec les Anglo-saxons et Américains, format court obligatoire, soit 5 questions maxi… Heu la clairement, comment dire, c’est la m… parce que moi, des questions, ce n’est pas juste 5 que j’ai envie de poser.

Nous finissons notre dîner à notre tour. Nous nous éparpillons. Je me retrouve avec Fabrice et Nicolas. Ce dernier me demande de le raccompagner au RER en voiture. Comme je dois également déposer Fabrice ce n’est pas un souci. En revanche Nicolas me sert de GPS car ce n’est pas le RER de ST Maur qui l’intéresse mais un qui va le conduire direct dans son quartier Parisien. Et nous voilà partis. Le trajet n’est pas triste même si un peu long. Nous arrivons devant la fameuse station RER d’une autre ville et là… grilles fermées. Dernier RER passé. Il est 23h45. Je suis au-delà de la fatigue et incapable de conduire jusque Paris et revenir. J’abandonne donc Nicolas sur le trottoir. Mon dieu j’ai honte. Raccompagne Fabrice à proximité de son hébergement et récupère enfin le mien. Il est 2h15. Nous sommes dimanche et je suis épuisée. Si vous m’avez accompagnée jusque-là vous devez l’être aussi (Richard Migneault j’espère que tu as l’impression d’y être avec moi).

J’ai une boule à l’estomac en me demandant si Nicolas a trouvé une solution pour rentrer… Abandonner son chouchou, c’est un comble !

La suite dans un prochain article… La magie de SMEP va durer encore –

Précision :Les photos où je me trouve ne sont pas de moi (évidence). Celle de Nicolas en fin d’article non plus.