Papote d’auteur : Cécile Pellault est sous le feu des questions de notre Porte Flingue.


Papote d’auteur par Ge

Cécile Pellault est sous le feu des questions de notre Porte Flingue.

Il y a presque un an, je rencontrais Cécile sur un salon en banlieue parisienne.

Elle me laissait repartir avec son polar, confiante car je n’avais rien pour lui payer.

J’ai mis 6 mois avant de le lire

4 de plus pour prendre le temps d’en faire une chronique.

Et enfin je finis pour lui accorder un petit entretien.

Aussi mes polardeux,

Voici notre petite papote entre une Auteure et une Bibliothécaire


Cécile Pellault

Bonjour Cécile, es-tu prête à être soumise à la question ?

Cécile Pellault : Je ne suis plus très sure, j’ai peur 😉

 

GVL : Mais avant de commencer à parler de ton polar, quelques petites questions rituelles.

Alors, Cécile, peux-tu te présenter ? Je veux tout savoir,  ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui, je le demande même au dame ! Surtout quand elle aime le noir !

CP : Mais dis-moi, je suis vraiment sur le grill là !!

GVL : Heu oui c’est le but du jeu, te faire répondre à la question ! Alors ?

J’ai un bac+5 en Commerce International qui ne me sert pas à grand chose aujourd’hui. Par contre, mes études, cela a été des périodes à l’étranger : Angleterre, Espagne, et les Etats-Unis et ça, cela imprègne mon écriture, mon univers.

J’ai bossé dans des multinationales comme  dans des TPE en passant par une start-up de jeunes qui en veulent. Une de mes supérieures m’a déclaré inapte à la vie en entreprise et même si le contexte était complètement inapproprié. Je dois lui rendre un hommage appuyé pour avoir su lire dans mon avenir.

Au moment d’une expatriation en Belgique, si on peut parler d’expatriation avec la Belgique, il y a 15 ans, j’ai sauté sur l’occasion de lui donner raison. Et ma vie a été à partir de là tournée autour de trois axes ; mes enfants, mon écriture et  du bénévolat : du Commerce équitable,  des Cours de FLE et en ce moment, une épicerie solidaire, l’Oasis. Les trois me sont essentiels.

 

GVL: Dis moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Quand j’étais jeune, il y a toujours eu beaucoup de journaux, de magazines, et quelques livres chez mes parents comme la bicyclette bleue que j’ai piqué à ma mère, des Harlequins à ma grand-mère. Jeune, j’ai ainsi été longtemps la seule lectrice assidue un peu obnubilée de la famille au grand damne de mon entourage qui essayait de communiquer avec moi ou de m’impliquer dans la vie courante de la maison !!  Mais, aujourd’hui, mon père rattrape son retard depuis la retraite et je crois même qu’il me dépasse en ce moment au niveau lecture! Et mon frère est devenu aussi un grand lecteur voyageur !

  

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une bulle, un divertissement, un apprentissage, jouer à se faire peur, apprendre, découvrir, rire, aimer… et je peux continuer longtemps comme ça. Il y a toujours un livre qui correspond à une envie, à un moment particulier qui peut être complètement différent !

 

 GVL : Ok tu t’en sors pas mal ! Maintenant dis-moi…

Tu as écrit 3 romans, tous on un point commun.

Le thème prégnant de ces trois romans c’est la famille. Qu’elle est ton rapport avec la famille; Cécile ?

 La famille, c’est le point de départ de tout ; des plus grands bonheurs comme des plus grands malheurs. Quand on parle d’un criminel comme d’un grand personnage de l’histoire, on commence souvent par raconter d’où il vient pour comprendre comment il s’est construit ou déconstruit.

 

GVL : Ton dernier roman « Le brouillard d’un vie » est un polar, pourquoi avoir choisi le polar cette fois-ci pour t’exprimer ?

 C’est une très très courte nouvelle de 400 mots que j’ai écrit pour un concours. Le thème était la peur, j’ai utilisé celle d’une femme qui se sent épiée, surveillée. Je n’ai jamais pu la lâcher. Je voyais les personnages, je voyais l’histoire. Et je l’ai écrite !

 Le brouillard d'une vie Cécile Pellault

GVL : Tu as choisi de placer ton roman aux Etats-Unis, pourquoi ce choix ?

 Comme je le disais auparavant, pour mes études, j’ai voyagé et aux Etats-Unis, j’y ai passé un semestre d’études dans le Mississippi en 1997. C’est un peu comme un croisement entre la série Beverly Hills et le film Mississipi Burning, on n’en sort pas indemne ! J’avais besoin de partager cette époque.

GVL : Le brouillard d’une vie est aussi une histoire de manipulation. Est ce comme cela que tu vois les rapports humains ? 

 Evidemment ! Oh mon Dieu, je suis bonne à enfermer ! Je ne sais pas, c’est plutôt la peur de l’être, non ?!

GVL : En parlant de rapports humains, peux-tu ne présenter tes personnages ?

 Le personnage principal est Lilly, une française qui s’installe avec sa famille dans la banlieue de Boston après un énième contrat d’expatriation de son père. On la suit de ses 17 ans jusqu’à ses 27 ans. Ce qui m’intéresse de raconter n’est pas seulement le drame qui la touche mais aussi ce qui se passe avant comme après. Et aussi d’explorer la culpabilité des « survivants » à ne pas avoir vu les choses venir et d’essayer de comprendre comment se reconstruire surtout quand le meurtrier n’est pas loin. Autour d’elle, amis, famille, personnes qui lui tendent la main, pour la sauver comme pour l’entrainer dans une spirale de mauvais choix, c’est à elle d’essayer de les distinguer pour s’en sortir et de protéger les siens.

GVL : Comment fais-tu pour donner vie à ceux-ci ? Te sers-tu de personnes de ton entourage pour les définir ?

 Tu veux que je me fâche avec tout le monde !!

GVL : vi 😜

Donc, uu veux que je me fâche avec tout le monde !!

Mais il est vrai que j’adore utiliser certains qui m’ont, comment dire, ennuyée pour être polie pour en faire un méchant ou une victime. Une vengeance connue de moi seule assez libératrice 😉

Mais avant tout chaque personnage est un mix de traits de caractères qui servent mon histoire donc pas vraiment une seule personne par personnage !

 

GVL : Ton personnage centrale est une femme, une jeune femme, est-ce plus facile pour toi d’écrire sur un protagoniste féminin ou au contraire le genre n’a pas d’incidence sur ta façon de construire tes personnages ?

 Mes personnages principaux sont souvent des femmes, ce qui m’est plus naturel certainement mais j’écris aussi du point de vue d’un homme sans trop de difficulté. Je ne suis pas sectaire enfin je crois 😉

GVL : Comment naît une histoire dans ton esprit torturé d’auteur ?

 Je ne suis pas du tout torturée (rires en fond de mon mari !!) !

Et de ton intervieweuse aussi 

Honnêtement, je ne sais pas. « Le brouillard d’une vie » est  parti d’un thème imposé ce qui est  souvent le cas pour les concours de nouvelles auxquelles je participe, et je machouille le thème en faisant mes courses, mon ménage, mon sport, au volant de ma voiture partout, tout le temps, ce qui est assez catastrophique pour ma capacité à communiquer correctement avec mes proches ou à ne pas oublier la moitié des choses.

Une bonne fois pour toute, je ne suis pas tête en l’air, je réfléchis !!

 GVL : Pareil, ok les lecteurs, la familles, les ami(e)s, nous ne sommes pas tête en l’air, on réfléchit ! Cécile à son futur roman, à ses personnages, moi aux questions que je vais lui poser !

(Rire de tout le monde ou pas )😰🤔

D’ailleurs, Cécile, es-tu un auteur qui sait où il va en démarrant la page blanche ou alors te laisse-tu porter et déborder par tes personnages? En fait comment écris-tu ?

Ah et as tu des petits rituels d’écriture ? 

 Comme je te le disais, je mâchouille, je retourne, je teste, j’élabore le fil de l’histoire. J’écris tout le temps mais d’abord dans ma tête et après, devant l’ordi, je déverse le tout !

Sinon, à mon bureau comme au milieu d’un café et en musique ! A mon bureau quand je sais que je ne me déconcentrerai pas et à l’extérieur, quand je sens bien que je vais avoir un peu de mal à ne pas faire autre chose ;  répondre aux mails, à Messenger, ou à résister à l’appel des commentaires sur FB 😉

GVL : Oui je vois bien de quoi tu veux parler avec toutes ses choses parasites, lol  😉 

Sinon…En fait, Cécile, j’aimerai aussi que tu me dises d’où te vient ce goût des mots ?

 C’est un plaisir sans nom de réussir à faire ressentir une émotion en trouvant le bon mot, la bonne musique des phrases. Et c’est aussi libérateur, j’ai l’impression parfois d’avoir trop de mots là-haut et que je dois leur donner vie. Oui, je sais, j’ai déjà affirmée ne pas être torturée 😉

GVL : J’ai encore un tas de questions à te poser, notamment autour de la promotion de tes livres. Oui, comment vis-tu celle-ci ? 

 Oh mon Dieu, pas la promotion !! Alors tout d’abord seule sans personne😉

Sinon le démarchage des salons et se mettre en avant pour essayer d’accrocher le chaland du salon, je le vis comme une épreuve, une visite chez le dentiste, nécessaire mais douloureuse 😉

La rencontre avec les autres auteurs,  et les lecteurs/ lectrices passionnées qui vient me parler, discuter, ça j’aime !

 

GVL : Comment se sent-on quand on est, sur un salon, une petite auteure au milieu de tous ces autres auteurs plus connus ?

 Tout petit, pas légitime, moral au trente-sixième dessous, une furieuse envie d’aller voir ailleurs si j’y suis !! Sauf quand tu partages l’affiche avec un Ian Manook comme pour « le Polar dans tous ses éclats », tu ressens tout ce que j’ai précité mais il est d’une telle gentillesse et d’une telle écoute avec sa femme que tu crois pendant un week-end que tu fais le même métier que lui !!

 

GVL :  As-tu un secret pour attraper le futur lecteur ?

 Si seulement…

GVL : Comment vis-tu, en tant que mère de famille ces week-ends de promotions ?

 Alors je n’en fais pas tant que ça donc récréation pour moi enfin quand il se passe bien ! Mes mecs sont aussi contents de faire des trucs entre eux le temps d’un week-end et ils me voient tout le temps, alors c’est pas mal que je leur manque de temps en temps 😉

 

GVL : Ton entourage vit comment le fait que tu sois connue ? Es-tu soutenue dans on travail d’écriture ?

 Alors déjà, je ne suis pas connue donc ils gèrent bien !! Et sinon, sans mon mari, je ne me serai pas lancée, soutien à 100 % et mes enfants, j’en ai un, grand lecteur qui ne comprend pas que je ne sois pas plus lue et les deux ensemble sont fiers de leur maman qui en aurait presque la larme à l’œil.

GVL : Mais peut-être préfère-tu que nous parlions de tous cela dans une autre interview ?

 C’est maintenant que tu me le dis !!

GVL : Sinon, je sais que tu as vécu dernièrement ton premier salon polar. Peux-tu nous en parler ?

L’ambiance est-elle différente des salons généralistes ?

Les lecteurs sont-ils différents ?

 Je pense que, pour le coup, ce premier salon du Polar a été exceptionnel pour tout le monde présent d’après les retours. La qualité de l’accueil , la sympathie des 18 autres auteurs, la personnalité du Parrain Ian Manook, de l’organisatrice en chef Sylvie Kowalski, l’équipe des bénévoles et les visiteurs-lecteurs tout était au top. Je ne sais pas si cela a voir avec le fait que ce soit un salon Polar ou pas mais vraiment si tous les salons pouvaient tous ressembler à celui-là ! Par contre pour le coup, là, mes mecs feraient un peu plus la tête quant à mes absences répétées, je risquerai d’en faire beaucoup plus 😉

GVL :   Bon Cécile, je pense t’avoir assez torturer pour l’instant. Mais ce n’est que partie remise. Dans quelques mois, tu seras mon invité pour un de mes Apéro polar. Aussi je garde quelques cartouches sous le coude.

 Ouiiiiiiiiiiiiiiiii

 

Alors merci chère Cécile pour ta franchise. Mais avant de te quitter j’ai tout de même une toute dernière question. 

 Tu as rejoints dernièrement🔫 le gang des flingueuses 🔫 pour notre Collectif Polar. Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition ? Et comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ? 

Et puis qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Parce que je n’ai pas pu te dire non !!

🗡C’est vrai que je t’ai mis le couteau sous la gorges 

Non sérieusement, cela tombait à un moment où j’avais lu trois excellents bouquins et comme je lis par intermittence alors trois d’un coup, un record. Alors, j’avais très envie de partager ses découvertes avec un maximum donc j’ai plongé !

Et franchement je ne regrette pas un seul instant parce que dans ce groupe, outre de partager nos lectures (enfin les leurs, elles sont quand même un peu barrées en matière de capacité de lectures mais chuuut !), on partage pas mal de bonnes discussions matinales qui donnent la pêche et rebooste pour le reste de la journée !

Un auteur, c’est un peu solitaire comme « job » et c’est bien aussi la chaleur d’un groupe 😉

 Voilà ma Cécile, notre entretien est terminé.Je suis heureuse d’avoir passé un peu de temps avec toi !  Et merci à toi pour tout cela et pour le reste aussi !

Merci à toi Geneviève, je me sens presque importante après ce genre d’entretien. Tu es trop forte pour nous faire parler et pour nous écouter, nous les auteurs !!

GVL : Rhoooo, tu me flattes là en surlignant tes mots et en les parant d’or😮

Voilà mes chers polardeux, maintenant que vous en savez un peu plus sur notre auteur, vous pouvez retrouvez mon petit avis sur son roman « Le brouillard d’une vie » ICI .

Et puis aussi les petites fantaisies que Cécile a écrites  inspirée par notre blog, nos rencontres, nos échanges.

L’auteure et la Bibliothécaire

CendriOphéliaet ses flingueuses 

Et

A très vite pour d’autres aventures avec mes flingueuses sur Collectif Polar

Publicités

Papote d’auteur : L’interrogatoire de Sébastien Vidal par Oph.


Papote d’auteur. 

Aujourd’hui c’est Oph qui soumet à la question

Sébastien Vidal, notre auteur du jour 

Monsieur Vidal, prends place, tu as refusé en ton âme et conscience la présence de ton avocat pour cette interview, mais je te mets en garde, je ne te ferai aucun cadeau 😉

Tout d’abord, peux-tu nous dire qui tu es (nom, âge, profession, cursus et passions)?

S.V : Je m’appelle Sébastien Vidal (et ce depuis ma naissance, ça commence à faire). J’ai 46 ans. Je suis corrézien depuis toujours et donc limousin par extension. Ma profession actuelle est celle de romancier. Mon cursus est assez atypique. J’ai débuté comme « pâtissier chocolatier confiseur glacier » (c’est le titre complet du diplôme). Ensuite j’ai effectué mon service militaire dans la gendarmerie, c’est là que j’ai mal tourné. J’ai passé le concours et j’y suis resté 25 ans. 25 ans que je ne regrette pas, ce fut une grande aventure, surtout humaine.
Mes passions sont dans le désordre, le sport en général (et en particulier le rugby et dans une moindre mesure le basket), la lecture et l’écriture. Je ne peux pas ne pas mentionner le cinéma. Je parle là d’activités, car sinon, ma première passion c’est ma famille.

Oph: Mal tourné, mal tourné… Quoique, si tu avais choisi la police à la place de la Gendarmerie je n’aurais pas accepté cette remarque 😉

Les références musicales, nombreuses dans Carajuru, me laissent penser que tu as un côté rockeur, info ou intox ?

S.V : Nous avons peut-être tous un côté rockeur. Si tu veux parler de la caricature « banane blouson noir » je dirais non. Mais j’ai une appétence avérée pour ce genre, mais c’est difficile de définir vraiment ce qui est du rock et ce qui n’en est pas. Je me souviens d’un « master class » de Jean-Jacques Goldman dans lequel il disait à ce sujet que si Elvis Presley revenait, ou Chuck Berry, et qu’on leur dise que les Forbans, d’après les pseudos spécialistes d’aujourd’hui, c’est de la variété et que Etienne Daho c’est du rock, il faudrait peut-être les convaincre. Tout cela pour dire que j’aime un peu de tout et que c’est difficile à classer. Le terme Rock, c’est devenu un « générique » dans lequel on fourre pas mal de chose. J’écoute beaucoup de variété, un peu de jazz, du Blues, de plus en plus de Blues. Le Blues est une des rares musiques nées dans le sillon de l’Histoire d’un peuple.

Mais pour résumer, ce que l’on trouve dans mes polars est ce que j’écoute. Ce que j’écoute est ce qui me bouleverse. Ça peut être Francis Cabrel avec « Le temps s’en allait » ou « Mademoiselle l’aventure », « Les chevaliers Cathares », ça peut être souvent Jean-Jacques Goldman (Né en 17, Fermer les yeux, Veiller tard, je voudrais vous revoir), ça peut être Léo Ferré avec « L’enfance » ou Jean Ferrat « La montagne ». Ça peut être Edith Piaf qui chante « l’hymne à l’amour » (cette chanson me fait pleurer à chaque fois) ou quand j’écoute Maurane et Céline Dion qui chantent « Mon autre ». Ça peut être aussi Michel Delpech avec des titres sublimes comme « J’étais un ange » ou « Le roi de rien », ou bien Dire Straits avec « Brothers in arms » ou Springsteen avec « The ghost of Tom Joad » « Bobby Jean » ou encore « Thunder road ». Il y a Renaud et son « Mistral gagnant », Barbara et son « Aigle noir », Jamie Cullum avec « Gran torino », il y en a tant. En fait il n’y a pas trop de trucs récents ou actuels. Liste non exhaustive bien évidemment. Mais je n’ai pas répondu à la question. Je ne crois pas avoir un côté rockeur, sauf si ça veut dire indépendant et indocile.

Oph: Effectivement pour moi « rockeur » est également synonyme d’indépendance, mais je te rejoins sur le fait qu’il est aujourd’hui difficile de définir exactement le terme eu égard à la diversification du mouvement initial.

Je te découvre avec Carajuru, qui d’après les informations du Collectif Polar, est ton second roman noir. Que faisais tu avant de te lancer dans ce style littéraire ?

S.V : Mon premier roman, sorti en 2011, étais un diptyque qui se déroulait sous l’Occupation dans le milieu de la Résistance, déjà en Corrèze. Ensuite j’ai publié un roman que l’on va s’empresser de qualifier de « classique » qui parlait d’une grosse histoire d’amitié entre deux joueurs de rugby, un ancien et un débutant, une histoire initiatique. En 2015, j’ai écrit mon premier polar, Woorara, celui-ci est sorti en janvier 2017.

Oph: Tes écrits précédents me donnent envie, il va falloir que je me penche dessus et que je me procure « un ballon sur le cœur » et le diptyque « Les fantômes rebelles » et « les clandestins de la liberté »

Quel a été le déclic pour te lancer dans le polar ?

S.V : Le déclic arriva sous l’apparence d’un ami. Cet ami, Christian Laîné (qui est un excellent auteur), me demandait souvent pourquoi, avec mon vécu, je n’écrivais pas de polars. Je lui ai répondu que j’en lisais beaucoup et que cela me semblait tellement difficile, complexe, que je ne me sentais pas capable de faire ça.

Mais en posant cette question il avait semé une graine ; une graine qui a germé et poussé. J’ai commencé, plus pour voir ce que ça allait donner que par conviction, et là ! ça été la révélation. Durant l’écriture de Woorara je me suis régalé comme jamais. Je me suis rendu compte du potentiel de ce genre-là pour raconter mes histoires et parler d’une société, des gens invisibles, de ce qui me tenait à cœur. Le coup de foudre. Merci Christian !

Oph :Tu connais bien la gendarmerie nationale de part ton parcours, mais aussi les mécanismes judiciaires, qui sont souvent flous pour les profanes, d’où te viennent ces connaissances, famille, amis, recherches personnelles ?

S.V : Mes connaissances viennent de mon vécu, 25 ans de gendarmerie ça procure énormément de matière. Il y a une grande dichotomie dans l’exercice du métier de gendarme ou de flic. Tu entres avec un désir de justice et d’aide à autrui et tu te retrouves parfois à générer de l’injustice à cause du système qui est complètement à bout de souffle et sans queue ni tête.

Tu es constamment sur la corde raide, à la limite, parce que tu travailles avec de l’humain et que tu es dans l’urgence permanente, dans ces moments-là, tu peux très vite te retrouver à faire le mal alors que tu venais pour faire le bien. Tu peux déraper, tout le monde à ses limites.

Pour le côté « justice », mon épouse qui travaille dans ce secteur me conseille et m’est très précieuse. Je crois que si je n’avais pas ces atouts-là dans ma manche, cela aurait été beaucoup compliqué pour moi. J’aurais dû énormément me documenter. Parce que j’ai un problème avec la réalité.

Dans mon fonctionnement mental, il faut que ça soit crédible, que ça fonctionne par ce biais-là. Ça doit coller au plus près de la réalité. Chez moi c’est presque une pathologie. C’est pour cette raison que les films d’action m’emmerdent souvent. Les « Mission impossible », les « James Bond », tous ces trucs improbables, à chaque scène impossible dans la vraie vie ça m’éjecte du film, et je ne peux plus y rentrer. Ou alors il faut que ce soit dit dès le départ : attention, on est dans le Fantastique ou la SF, là pas de problème.

Pour revenir à ce que je disais au début de ma réponse, mon ancien métier a été d’une grande aide, peut-être un déclencheur à retardement. Les flics, les gendarmes, nous sommes les éboueurs de la société, on vide les poubelles du mal. On se prend la misère sociale en pleine gueule. Même très costaud dans ta tronche, tu ne peux pas faire glisser tout cela sur ta peau comme des gouttes de pluie sur un imper. Ça te pénètre, jusqu’au tégument, et une fois dedans, ça te ronge parce que tu te sens inutile, finalement.

J’ai arrêté ce métier pour plein de bonnes raisons ; parce que j’en avais fait le tour, parce que je ne supportais plus certains supérieurs, jamais les mêmes mais tous identiques dans leur carriérisme. Ces poltrons qui ont peur de leur ombre, Ah ! la sempiternelle et si précieuse carrière ! Ces gens qui te pourrissent la vie, par leur bêtise, leur mesquinerie, leur incompétence, leur arrogance. Les plus nocifs peuvent collectionner tous ces défauts. Ceux qui privilégient toujours leur intérêt de carrière au détriment de l’intérêt général.

Attention, j’en ai croisé des bons, assez régulièrement. Mais j’ai trop souvent vu des camarades de terrain, de bonne volonté, opprimés ou empêchés de faire leur travail, ou méprisés par des types au-dessus d’eux qui étaient entrés dans l’institution parce qu’ils avaient vu de la lumière, des gestionnaires à la petite semaine mais certainement pas des gendarmes. Ils auraient aussi bien pu être cadre dans une entreprise X ou Y, ou inspecteur des impôts, ou n’importe quel rouage de l’administration.

Je vois que tu souris, j’imagine que tu en a croisé avec ce profil. Ce qui pourrit tout cela c’est l’avancement, la fameuse carrière. Ils veulent « monter », alors même si l’ordre est débile, injuste, voir illégal, ils s’écrasent pour être bien vus et décrocher la promotion. Des gentils moutons avec leurs propres supérieurs mais des loups pour leurs subordonnés. Au final j’ai aussi arrêté par usure et lassitude, parce que j’avais l’impression de subir le supplice du tonneau des danaïdes. J’ai pas mal digressé là. Pardon. On l’enlèvera de l’audition d’accord ?

Oph: ah non, tout tes propos seront intégralement rapporté! Je te rappelle qu’il s’agit d’une audition en bonne et due forme!

Dans ce roman à la construction particulière, tu as écrit plusieurs fois la même scène, vue par des personnages différents, en décrivant à chaque fois, outre les faits, leurs sentiments, ressentis et émotions. J’ai beaucoup aimé ces flash-backs, quelle importance revêt pour toi ce mode opératoire ?

S.V : Ce procédé m’importait beaucoup. Je me suis battu pour que mon éditrice l’accepte. Je pense qu’un des premiers devoirs d’un auteur, c’est de surprendre le lecteur, qu’il n’ait pas l’impression de lire un roman déjà lu. De ne pas écrire un truc que tu as déjà écrit. À travers cet exercice narratif, je voulais suggérer au lecteur à quel point l’évènement décrit dans cette scène corrodait le mental et le moral de Walt, le personnage principal.

Le fait de la faire revenir plusieurs fois à intervalles réguliers devait donner l’impression d’une vague qui revient sans cesse éroder la falaise. Mais je voulais aussi montrer qu’un point de vue est toujours parcellaire et partisan.

Au travers des yeux des différents protagonistes on voit que l’évènement est vécu d’une manière différente, ils ne ressentent pas la même chose, n’éprouvent pas les mêmes peurs, ne réagissent pas de la même manière. Dans ces situations de stress extrême, avec l’urgence et le surgissement violent de la mort, les masques tombent.

Enfin, derrière tout cela, il avait aussi le désir de montrer à quel point on se trompe sur les gens. On juge sur une impression, un regard, et souvent on a tout faux. Trop alourdis par notre éducation, des idées préconçues, des « à priori », on est à coté de la plaque. C’est criant dans le regard que porte Walt sur la grosse femme en bleu, et aussi sur l’idée que cette femme se fait du clochard. C’est une façon d’en dire un peu plus sur notre société.

Oph: Tu as eu raison d’insister auprès de ton éditrice. Ce procédé apporte un vrai plus à ton roman, non seulement sur l’effet de vague que tu évoques, mais aussi par son aspect novateur et ces différents regards portés sur une même scène. C’est un peu comme lorsque nous recueillons des témoignages, chacun y met ,outre sa vision, ses émotions et ressentis.

Enfin, quelle place tient la littérature dans ta vie (en dehors de l’écriture) ? Parce que je dois t’avouer que j’ai été touchée par ta description du pont entre auteur et lecteur, touchée de ta façon de faire une déclaration d’amour à la littérature… Plusieurs fois dans le roman tu rappelles combien lire est important.

S.V : La littérature tient une grande place, elle est partout tout le temps. Dès l’adolescence j’ai senti que ça serait comme ça. Bien sûr, j’ignorais que j’écrirais des choses qui seraient publiées, même si j’avais commencé un truc vers mes 18 ans.

Au collège, quand j’ai lu « l’Or » de Cendras, je me suis dit « Putain !, wouah ». Ensuite j’ai découvert par hasard Stephen King et là « coup de foudre ». Mon grand-père paternel lisait énormément. Dans sa bibliothèque il y avait notamment les livres de Claude Michelet, autre révélation pour moi.

Et puis enfin j’ai lu l’écrivain qui a fait bouger les lignes à l’intérieur de mon être, celui qui m’a ému au possible, qui m’a fait réaliser les choses incroyables qu’on pouvait faire en littérature. Cet auteur c’est Antoine de Saint-Exupéry. Le livre qui ma chamboulé jusqu’aux moindres anfractuosité de mon âme c’est « Terre des hommes ». À chaque fois que je parle de ce bouquin j’ai les larmes aux yeux. Ça été un séisme d’amplitude totale. Toute l’œuvre de Saint-Exupéry est exceptionnelle.

Je sais ce que tu penses, tu te dis qu’on est loin du polar hein ?! Mais à mon sens, la littérature c’est une histoire de transmission. Elle est transversale et ne connaît pas les étiquettes. Il n’y a guère qu’en France qu’on en colle un peu partout.

Les pères fondateurs, Chrétien de Troyes, Rabelais, Ronsard, Shakespeare, ils ont influencé les suivants, Hawthorne, Flaubert, Balzac, Victor Hugo, Tolstoï etc, qui eux-mêmes ont été lus par London, Faulkner, Hammett, Poe etc, qui eux-mêmes ont été lus par MacCarthy, Richard Ford, John Irving, Simenon, etc… Et nous autres, nous lisons tout cela, nous ne sommes pas au même niveau, mais nous venons de là. Pour en revenir à la lecture, je pense souvent à une phrase de John Irving justement. Dans son grand roman « Le monde selon Garp », son personnage central, Garp, a cette réflexion alors qu’il marche dans la rue, une nuit, dans sa ville « dans chaque maison où luit une télévision, il y a quelqu’un qui ne lit pas ».
Je ne crois pas qu’on puisse écrire de manière convenable si on a pas beaucoup lu auparavant. On se construit avec les mots des autres. C’est une matière qu’on absorbe et qu’on modifie pour en faire notre propre miel, ce qui va devenir notre style.

Tout part de l’enfance. Tout se joue à ce moment-là. Ce qui s’imprime en nous pendant ces années fondatrices s’y dépose pour l’éternité. Ensuite on ne fait plus que vivre pour préserver les trésors de l’enfance ou pour se procurer d’une manière ou d’une autre ce dont on a cruellement manqué à cette période. Puis un jour on a pas le choix, il faut écrit, un désir impérieux. On mélange notre vécu et notre caractère, nos émotions, on s’appuie sur nos lectures, et puis voilà. Je ne peux pas envisager avec sérénité un jour sans lecture. Alors que je peux rester plusieurs jours sans écrire. Je crois que ça tient à la texture même de la littérature.

Quand j’écris je fais sortir quelque chose, je me donne à fond et c’est une jouissance de trouver le mot exact au bon endroit qui va faire surgir une image très précise dans la tête du lecteur. Quand je lis c’est un sentiment plus fort encore (pas toujours, mais souvent si on sait choisir ses lectures). Laurent Gaudé, une pointure, dit que l’écriture se trouve au point d’intersection entre le doute et la volonté. Je crois qu’il n’est pas loin de la vérité.

Pour résumer, l’écriture c’est la jouissance alors que la lecture c’est l’émerveillement. C’est donc plus fort parce que la première fois où l’on éprouve l’émerveillement, c’est lors de l’enfance. Stephen King parle de lien quasiment télépathique entre le lecteur et l’auteur. Et puis tant qu’on lit on reste libre. J’ai été un peu long, mais bon, ce sont des aveux que je dois faire, autant qu’ils soient complets.

Oph: Ben voilà tu m’as encore touchée en plein cœur… Cette façon de décrire l’émotion tant dans la lecture que l’écriture, cette recherche de connexion… C’est ce que j’aime dans mes lectures… ressentir…chercher la part de l’auteur dans son écriture.

Merci Sébastien, je te libère et te laisse libre de continuer à écrire et de nous donner autant de plaisir et d’émotions.

S.V : Je tiens à te remercier, certaines de tes questions montrent que tu as lu Carajuru en profondeur, rien ne t’a échappé, et ça, pour un auteur, c’est un grand bonheur. Et merci de m’avoir laissé mes lacets pendant cet interrogatoire !

 

NDLR : Merci à notre auteur Sébastien Vidal et à notre super flingueuse Ophélie pour ce très bel entretien.

Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver le retour de lecture, le off de Oph sur Carajuru ICI

Et mon petit avis sur ce premier roman policier Woorara là.

Paris Polar 2017, mon petit compte rendu


Paris Polar vous connaissez ?

Non…

Pas grave, une nouvelle fois je vais vous conter son histoire

 

Le festival Paris Polar existe depuis  2004. Il est le fruit de la rencontre entre un passionné de littératures policières, membre de l’association 813, et d’un Député Maire du 13arrondissement de Paris, curieux et joueur. Leur envie commune était de faire connaître ce genre littéraire, trop souvent considéré comme mineur, et d’amener le public dans des lieux insolites de l’arrondissement.

Au fil des années le festival a exploré tous les genres, le cinéma avec une semaine de ciné club polar, la musique avec des concerts Jazz ou lyrique, l’art avec des expositions de photographies, de peintures et de dessins.

Aujourd’hui,  Paris Polar c’est sur 4 jours dont 2 de salon littéraire avec une vingtaine d’auteurs de polar en signature, des tables rondes, des rencontres en bibliothèque et ailleurs, des expositions, un jeu-concours d’écriture de nouvelle, un jeu de piste polar et une soirée cinéma noir à l’Escurial, du théâtre Noir à auditorium du Conservatoire etc…

Et comme (presque) chaque année je m’y suis rendue

Paris Polar 2017, mon petit compte rendu

Aujourd’hui, je vous propose le petit résumé de mon petit tour à Paris Polar.
Un salon est toujours un moment spécial dans la vie d’une passionnée.
Et Paris Polar n’a pas manqué de m’apporter son lot de petits bonheurs.
Joie de suivre des tables rondes intéressantes, joie de retrouver des auteurs que l’on apprécie, bonheur d’en découvrir de nouveaux.
Et ces salons c’est aussi un moment où l’on retrouve d’autres passionné(e)s et d’échanger autour de notre passion commune, le noir, le polar…
Enfin, je vous laisse découvrir tout cela !

Cette année le thème du Festival de littératures policières du 13e arrondissement avait pour thème  :

« Femmes face au crime »

Femmes fatales, femmes criminelles ou femmes victimes, femmes enquêtrices ou femmes témoins, en encore femmes qui racontent… Cette année, Paris Polar vous faisait découvrir les points de vue féminins sur l’univers du crime.

Aussi la grosse dame du polar que je suis ne pouvait pas manquer cette quinzième édition

Pour bien démarrer ce nouveau Paris Polar, juste devant l’entrée de la mairie du 13e je tombe nez à nez sur mon cher Nicolas Lebel. J’aime bien ces instant en off où l’on discute de tout autre chose que de polar. Quand on parle un peu de nos vies, quand tu sens que tes auteurs chouchous sont devenus un peu plus que de simples auteurs pour toi !

Et très vite montées les marches, je me retrouve dans la salle de dédicace avec quelques têtes connues.

Et c’est avec Laurent Betonni qu’a réellement débuté mon aprem, nous avons longuement discuté, je pense que je vous raconterais surement tout cela un jour de papote.

Puis je me suis dirigé vers Dorothée Lizion, le début du salon est propice au confidence, aussi j’avais brièvement rencontré Dorothée au printemps. Je lui disais que lors de la première rencontre j’étais timide et sage, elle me n’avait pas cru.  Cette fois je crois qu’elle me crois. La vraie rencontre à eu lieu !

Puis sont arrivées Marie Vindy et Sonja Delzongle. Je ne pouvais décemment pas passer à coté de ces deux auteurs que je suis depuis leur début.

Dorothée dédicace 3 de ces romans pour notre Millième chasse aux livres.

Il était temps que je file à la table ronde sur Barcelone

15 h : Alicia Carlos et Barcelone : tout sur le polar espagnol

Regards croisés sur le Polar Espagnol en général et sur Barcelone en particulier.
Rencontre avec la Reine du polar espagnol Alicia Gimenez Bartlett et Carlos Zanon écrivain, poète, scénariste et parolier.

Rencontre animée par Julien Védrenne journaliste et fondateur de K-Libre

Alicia Gimenez-Bartlett vit depuis 1975 à Barcelone. Diplômée de Littérature et de Philologie Moderne, elle a enseigné pendant treize ans la littérature espagnole. Elle a publié de nombreux romans dont Una abitacion ajena, sur les rapports difficiles entre Virginia Woolf et sa femme de chambre, qui lui a valu de remporter en 1997 le prix Feminino Lumen du meilleur écrivain espagnol féminin. La série qui a pour protagoniste l’inspecteur Petra Delicato, l’a consacré en Espagne comme l’un des écrivains policiers les plus appréciés. Elle est traduite en six langues.

Carlos Zanón est poète, romancier, scénariste, éditorialiste et critique littéraire. Son roman Soudain trop tard a remporté le prix Brigada 21 du meilleur premier roman noir en 2010. Il est désormais connu dans de nombreux pays.

 

La catalogne fait l’actualité depuis quelques temps. La volonté d’indépendance de son peuple, Barcelone meurtri par un attentat… Qui de mieux que deux auteurs de polar catalan pour nous parler des problèmes sociéto-économico-politique de cette région d’Espagne et de la péninsule ibérique dans son ensemble

J’ai enchaîné avec une animation

Scène de Crime

Reconstitution d’une scène de crime : des techniciens de la Police scientifique présenteront la méthodologie employée pour traiter une scène de crime. Une façon de travailler bien loin des clichés véhiculés par les séries télévisées.

C’était passionnant, j’y ai même appris des choses. Le duo de flic était extra. Un numéro de duétiste parfait avec tout l’humour qu’il y fallait pour dédramatiser le sujet.

 

Et je suis retourné dans la salle de dédicace rencontrer timidement un nouvel auteur voisin de Sonja,  Julien Messemackers.

Il va falloir que je lise son premier polar sorti en juin dernier

 

Je passais voir nos docteurs culture pour une séance de Bibliothérapie

Nos « docteurs cultures » sont à l’écoute de vos problèmes et de vos envies pour une consultation littéraire personnalisée et vous prescrivent une liste d’ouvrages à lire de toute urgence. Guérison assurée !

Voyez plutôt

J’ai aussi abandonné 2 livres dédicacés pour notre Millième Chasse aux livres

 

Je vais saluer un couple de mes lecteurs que j’amène à Nicolas

Je fais une photo avec un auteur, François Henri Soulié, que j’avais juste vu et saluer à SMEP, cette fois j’en profite un peu plus.

Et puis j’ai fait une peu la folles avec mes copines jusqu’à l’heure de l’apéro.

 

Et puis le ferme, je reste un peu encore le temps d’un verre pour l’apéro

Bon allez, 19h30, il est temps pour moi de rentrer at Home.

Non je ne dîne pas avec les auteurs, j’ai promis d’être de retour à 20h

Je vous mets quelques autres photos histoire de ne pas vous quittez comme cela !

 

Papotes d’une psychopathe avec Nicolas Feuz


Papotes d’une psychopathe avec Nicolas Feuz.

Aujourd’hui Marie-No, notre psychopathe du polar nous propose une petite interview de Nicolas Feuz qu’elle a eu la chance de rencontrer lors du salon du livre de Morges

Un auteur que l’on appelle en Suisse  le Maxime Chattam helvétique.

Aussi je vous laisse lire les échanges de ses deux grands psychopathes.


Papotes d’une psychopathe avec Nicolas Feuz.

 

Bonjour Nicolas et merci de bien vouloir m’accorder quelques instants de ton temps si précieux pour répondre à mes questions.

  • Peux-tu, en quelques mots, te présenter aux lecteurs français.

Né en 1971, je suis avocat de formation. J’ai travaillé comme juge d’instruction de 1999 à 2010 et travaille depuis 2011 – et encore actuellement – comme procureur de la République et canton de Neuchâtel, en Suisse, avec une spécialisation dans la répression du trafic de stupéfiants. J’écris des polars depuis 2010, à raison d’un par an.

  • Procureur de la République en Suisse, ce n’est pas un métier facile, quel est ton quotidien ? (ça fait longtemps que je voulais te poser cette question, c’est mon côté curieuse ! J )

En Suisse, le procureur dirige la police judiciaire durant la phase de l’instruction (nous n’avons plus de juge d’instruction en Suisse depuis 2011), constitue le dossier, puis s’il n’ordonne pas de classement au terme de l’enquête, va défendre la cause devant le tribunal comme représentant de la société et de l’intérêt public. Le procureur assume un service de permanence et doit être appelé par la police pour toute infraction grave ou autre événement sérieux (homicides, accidents mortels, morts suspectes, incendies, braquages, accidents ferroviaires, accidents d’avion, etc.). Selon les situations, il décide s’il se déplace ou non sur les lieux.

  • Te sers-tu de quelques faits réels pour écrire tes livres ?

Oui, mais en respectant scrupuleusement le secret de fonction et le secret de l’instruction. Je vais donc plutôt décrire des choses très générales, comme par exemple les dégâts que cause une balle ou un coup de couteau dans un corps humain, la détresse des familles des victimes, le travail de la police judiciaire, de la police scientifique, du médecin légiste, des agents de détention, des experts psychiatres, des avocats… Bref, de tous les intervenants avec qui je suis directement en contact dans le cadre de mon travail, incluant l’ambiance et les dialogues qu’on peut avoir avec ceux-ci sur une scène de crime ou plus tard dans l’instruction.

  • Une anecdote pour le fun !

Quand à quatre heures du matin, le médecin légiste a sorti d’un sac en plastique le bassin congelé d’un corps découpé et a lâché très sérieusement «ça va être difficile de prendre la température rectale». Avec les flics de la PJ, nous mangions des biscottes à la confiture de myrtille qu’une employée du CHU nous avait amenées, car nous n’avions rien mangé depuis de nombreuses heures. Nous avons dû cracher quelques miettes sur le sol de la salle d’autopsie, en essayant de réprimer un fou-rire (de fatigue et de nervosité).

  • C’est un travail intense (quoi qu’en Suisse, il ne se passe pas grand’chose « rires » !) comment fais-tu pour concilier travail et écriture ?

Je ne sais pas, mais j’y arrive. Sans sacrifier les heures de sommeil dont j’ai besoin. Il est en outre primordial pour moi d’être parfaitement à jour dans mon travail, car avec mon hobby chronophage et médiatique, on me guette au contour et on pourrait – plus facilement qu’avec n’importe quel autre collègue – me tomber sur le dos si je devais commencer à accumuler du retard injustifié ou des erreurs. Donc, c’est peut-être paradoxal, mais mon hobby me booste pour gérer mon travail de manière encore plus professionnelle.

  • Lorsque tu as commencé à écrire, dis-nous quel a été l’élément déclencheur ?

Un voyage de dix jours au Kenya. Je n’ai emporté qu’un seul livre dans mes valises, Le Vol des Cigognes de Jean-Christophe Grangé. Arrivé à Mombasa, je l’avais terminé. Plus rien à lire. Impossible de trouver un livre en français sur place. Alors, inspiré que j’étais par l’histoire passionnante de Grangé, j’ai écrit le scénario d’Ilmoran, l’avènement du guerrier (qui deviendra le tome 1 de la trilogie massaï) et j’ai rédigé le premier jet du manuscrit en deux mois, entre mi-octobre et Noël 2010.

  • Quelles sont tes lectures ? un livre en cours ?

Je lis actuellement Qui a tué Heidi ? de mon collègue et ami Marc Voltenauer. De manière générale, je lis assez peu. A vrai dire, seulement en vacances et presque uniquement des polars. Et j’évite absolument de lire quand je suis en phase de rédaction d’un roman, sinon cela influence mon écriture et mon style.

  • Quels sont tes auteurs favoris ?

Jean-Christophe Grangé (mais pas tous, essentiellement les premiers), Frank Thilliez, Bernard Minier, Jo Nesbo, Arnaldur Indridason et plein d’autres (mais surtout des Français et des Nordiques ; très peu d’Américains).

  • Tu t’auto-publies depuis 2010, il me semble, après 8 romans publiés chez Book Editions ; est-il indiscret de te demander si les éditeurs français commencent à se manifester ?

Je suis actuellement en contact avec cinq éditeurs parisiens, en vue de la parution de mon prochain polar, que j’espère en 2018 (un quart du manuscrit est rédigé). Comme aucun contrat n’est encore signé, je garde pour l’heure secrets les noms de ces cinq éditeurs. Tous m’ont approché spontanément, après avoir entendu parler de mon succès en Suisse.

  • Quelques mots sur EUNOTO qui est sorti il y a quelques jours ?

EUNOTO est un polar dont l’histoire se situe dans les huit cantons (départements) de la Suisse romande (francophone). Cette approche m’a permis de développer des questions d’entraide pénale qui se posent entre ces huit régions, puisqu’en Suisse, nous connaissons le fédéralisme, chaque canton étant souverain en matières judiciaire et policière sur son propre territoire (même si la procédure pénale est nationale). J’en ai aussi profité pour parler de certaines nouvelles technologies, comme par exemple la virtopsy (autopsie virtuelle avec scan 3D du corps) ou les divers usages des drones (tant du côté de la police que des criminels). EUNOTO est un second prequel à la trilogie massaï, dont l’histoire se situe entre la fin d’EMORATA (premier prequel) et ILMORAN (tome 1 de la trilogie). Il peut cependant se lire indépendamment des quatre autres livres (pas d’obligation de les avoir lus avant).

 

 

  • Un coup de gueule, un coup de cœur, dis-nous tout Nicolas, lâche-toi.

Petit coup de gueule : la Suisse ne soutient pas assez la culture, de manière générale. En particulier, pour un pays trilingue (même quadrilingue si on inclut le Romanche), les traductions pêchent sérieusement. Les auteurs en vue, qu’ils soient francophones, germanophones ou italophones, devraient être traduits de manière beaucoup plus systématiques dans les autres langues nationales.

  • RV à FSH pour notre deuxième salon, on se réjouit, un mot à dire sur PEDM ?

La première édition de PEDM à laquelle j’ai eu le privilège de participer restera gravée dans ma mémoire. Quel succès ! Même pour un petit Suisse comme moi, inconnu en pays bordelais. L’affiche était alléchante et celle de la seconde édition l’est tout autant, si ce n’est plus. L’accueil fut sans faille, grandiose. Donc, je kiffe complètement à l’idée de reprendre l’avion pour Bordeaux et FSH en mai 2018 !

Merci Nicolas d’être aussi disponible pour les lecteurs français.

 

NDLR (note de la rédaction) et oui en tant que porte flingue du collectif, je me permet de vous apporter quelques précisions. Alors !
PEDM : Polar entre deux mers,  Salon du Polar Entre Deux Mers dont la première édition a eu lieu le 13 mai dernier
FSH : Fargues-Saint-Hilaire (33). Fargues-Saint-Hilaire est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine. A quelques kilomètre à l’Est de Bordeaux.
Pour en savoir plus sur PEDM voire ICI ma papote avec Marie-Noëlle

Vous pouvez aussi retrouver la chronique de Marie- Noëlle du dernier polar de Nicolas Feuz, Eunoto, ICI

Ainsi que deux autres  lecture de notre psychopathe des titres de notre auteur : 

Là, Les bouches de Nicolas Feuz

Et ici Horrora Borealis de Nicolas Feuz

Bonnes lectures à vous

 

3e Salon du livre d’Auchan-Bretigny


Notre flingueuse est allée traîner ses guêtres du coté de Brétigny où souvenez vous, elle a abandonné un livre pour nous.

Aussi en a-t-elle profité pour faire un petit tour au…

3EME SALON DU LIVRE D’AUCHAN BRETIGNY

– LE 21/10/2017 – J2 DU SALON – 10h-18h

By Eppy Fanny

En 1er lieu je tiens à féliciter Alexandre Dambrine, Responsable du Rayon Culturel du magasin et organisateur du Salon, ainsi que son équipe. Ils ont fait un travail formidable en réussissant à mobiliser des auteurs d’exception ainsi que de jeunes talents. Alexandre aime les auteurs, qui le lui rendent bien. C’est mérité !
Pour ma part j’ai été accueillie avec gentillesse et simplicité et intégrée sans façon aux lieux de repos prévus pour les auteurs. Encore merci de m’avoir permis de déjeuner avec eux.
Le salon avait débuté le vendredi 20/10. Pour ma part je m’y suis rendue pour la seconde et dernière journée, à savoir le samedi 21/10. J’ai été informée de cet évènement culturel par Nicolas Duplessier il y a environ un mois. J’ai été surprise de ne pas avoir vu passer de communication sur l’événement, qui m’a été confirmé par d’autres auteurs croisés ici et là. Etant à une vingtaine de kilomètres il était évident que j’en sois. De plus l’affiche m’assurait des retrouvailles sympathiques et amicales.
Je suis donc arrivée vers 9h30 dans la galerie. C’est que j’avais un livre à perdre dans le cadre de la Millième de Collectif Polar et la chasse aux livres organisée pour l’événement !
Une fois mon livre égaré, me voici arrivée auprès des stands réservés à la littérature jeunesse – BD. Il n’est pas encore 10h. Les auteurs ne sont pas tous présents. Mais je retrouve ce charmeur de François Rabasse. Toujours un plaisir de le croiser. D’autres retrouvailles dans ce coin jeunesse dont je vais vous reparler plus en détail.
J’avais RDV pour un café avec Nikos mais le zozo n’est pas en vue. En revanche je pars à la découverte des autres auteurs. En milieu de galerie je retrouve des amis, dont un que je repère de loin, j’ai nommé Eric Yann Dupuis. A ses côtés notre Cicéron Angledroit national et Thierry Berlanda. Retrouvailles, échanges, fous rires. Que voilà un samedi matin qui débute bien !
Je les abandonne pour poursuivre ma découverte des auteurs présents et faire mes repérages. En bout de galerie je retrouve avec plaisir Claude et Michèle dont j’avais omis de parler lors du Salon de Moret. Ouf je vais pouvoir rattraper ma bévue !
Nous échangeons amicalement. Les auteurs continuent à arriver. Je peux donc commencer mon tour de piste afin d’échanger avec chacun d’entre eux, sans exception. Edouard Ballureau est également présent et va lui aussi œuvrer avec passion toute la journée.
Voici, dans l’ordre de mes rencontres, le retour sur cette journée qui sera complétée d’un album photos. Je sais que vous aimez bien les images. Je ne voudrais pas vous priver.
J’ai donc, après nos embrassades, fait un point sur l’actualité de Claude Jean Girard. Pas de nouveauté depuis son roman « les 3 amants de Marianne » dont j’ai déjà parlé en début d’année. Il est vrai que lorsque l’on touche à l’Histoire, le temps pour les recherches est important. Mais des nouveautés arrivent. 2018 nous permettra d’y revenir. Peut-être après le salon de Nemours. A suivre.
Puis son épouse Michèle Prot qui a eu l’idée ingénieuse de remanier une partie de ses contes pour enfants afin de les transformer en contes de Noël. Le titre de ce recueil « Noel conté », avec toujours des illustrations de Michèle. C’est délicieux. Et toujours cette qualité voulue dans le papier utilisé. Un joli cadeau à faire ou à se faire.
Ensuite découverte de Dominique Gouteron avec ses deux romans. L’un sur les jeunes grand-mères et comment être la meilleure dans ce rôle « Grand-mère depuis peu ? Soyez formidable ». L’autre sur les familles recomposées et comment trouver sa place dans ce rôle de seconde épouse pas toujours évident « Comment être une seconde épouse heureuse ».
A ses côtés, Danièle Dargis. Des yeux et un sourire lumineux. Une belle rencontre avec une femme qui respire la douceur. Elle nous propose, pour les moins doués en cuisine, ceux qui manquent de temps, ces papas, pour certains un peu perdus lorsqu’ils doivent nourrir leur tribu un weekend sur deux, des recettes de cuisine simples et rapides « Le chant des casseroles ».
Dans un registre différent, sa fille Corinne Dargis avec son roman « La vie de château ». Un recueil de nouvelles humoristiques sur les Versaillaises, ces femmes presque comme les autres. Puis aux côtés de Corinne, Anne Chanard pour leur roman à quatre mains « Le bonheur au travail ». Un roman écrit sous forme de journal. La vie d’un stagiaire qui bouillonne d’idées mais qui hélas se retrouve dans une fabrique de bougies. Plus traditionnel c’est impossible. Il tente de bousculer les idées, invente une bougie 2.0 et suscite une totale incompréhension des dirigeants et salariés de cette entreprise à « la papa ».
Puis une rencontre, enfin, pour de vrai avec Serge Camaille, dans mes contacts FB depuis un bon moment et jamais croisé. Serge est auteur de romans régionaux (Auvergne, Berry, Sologne…), de polars, d’une saga qui raconte le destin croisé de quatre personnages… Il collabore également à la collection Années 60 chez Marivole. Sa nouveauté mise en avant « L’enfant du Carladès » aux Editions De Borée. Maison d’Edition très présente sur ce salon. Serge réunit de multiples talents. C’est un homme simple et bourré d’humour. Une belle rencontre.
Retrouvailles, encore, avec Marc A. Decaudin. Ça va finir par faire jaser. Pas de nouveauté depuis la dernière fois. Toujours une mise en avant de ses romans « Dernière neige » et « Le calendrier de l’Avent ».
Découverte de Claude Colson. Il se définit comme un poète transgenre. Il écrit de la prose, des journaux intimes. Il écrit également des fictions, des romans courts, des romans sentimentaux, des polars, des autobiographies et des nouvelles. Chaque lecteur devrait y trouver son compte.
Ensuite rencontre avec William Trouvé, avocat de métier, et qui écrit sur le monde judiciaire. Son 1er roman « Le stade du miroir » parle et décode le procès en assises d’un footballeur accusé de meurtre. Son second roman « L’épitoge veuve » en est la suite et parle de la réinsertion et de ses difficultés.
Puis découverte d’Anne Martinetti et son univers. J’ai adoré son concept ! Elle est l’auteur de « Crèmes et châtiments » des recettes délicieuses inspirées des ouvrages d’Agatha Christie. Le format : une recette resituée dans le contexte via l’extrait du roman et illustrée d’une photo. Sa nouveauté « Mortels Cocktails » est sur le même principe. Des extraits de romans noirs, la recette de cocktail en lien avec le texte et une superbe photo pour illustrer. Une pensée particulière ici pour Anaïs Michelon Vigo. avec la recette de l’Alexandra tirée d’un roman d’Arnaldur Indridason. Le jeune homme en photo auprès d’Anne est le photographe de talent qui a collaboré à son nouvel ouvrage.
Et je me battrais car j’ai oublié son nom. Edouard ou Alexandre, si vous pouvez palier mon oubli ce serait génial !
Puis retrouvailles avec la dynamique et talentueuse Maud Tabachnik.Voilà un rire que j’aime entendre ! En mise en avant sur le salon son 1er roman en réédition « La vie à fleur de terre » et « L’impossible définition du mal ». Il est vrai que si tous ces écrits avaient été représentés il lui aurait fallu une allée complète juste pour elle. Nous avons échangé sur nos amis communs les Jérôme Camut Nathalie Hug, auxquels nous avons pensé car eux aussi étaient de Salon en ce samedi et présentaient leur nouveau bébé « Islanova ». Puis j’ai abordé ma passion pour l’histoire et Maud m’a alors conseillé de la découvrir via ses romans « Le sang de Venise » et « L’étoile du temple », les deux en poche, donc bon pour ma curiosité et mon porte-monnaie ! Merci Maud j’en ai pris bonne note.
erci Maud j’en ai pris bonne note.
Ensuite découverte de Didier Bétron De Sauldre qui écrit des romans historiques et romanesques, des romans contemporains, des biographies et des souvenirs personnels. Un panel très large qui permettra de satisfaire aux goûts de divers lecteurs.
Me voilà devant un stand très girly, des perles, des plumes, et derrière le stand une panthère (pour la tenue) du nom de Christine Pige qui nous parle de son ouvrage « Les dessous de Mutine ». Une tranche de vie d’une célibataire de 50 ans propriétaire d’un magasin de lingerie. De l’humain, de la sensualité et du glamour sont au Rdv.
Puis me voici devant un stand sans auteur. Je ne pourrais donc pas dire grand-chose de Jean-Paul Foucard en dehors des titres des deux romans exposés : « Le scarabée bleu targui » et « Shooter dans les pigeons ».
Rencontre avec David Glomot qui écrit du thriller historique. En présentation son 1er roman « Le trésor du papillon de fer ». Il poursuit ses écrits et prévoit au moins 3 autres volets à son aventure. A suivre avec intérêt donc.
Me revoici avec Thierry Berlanda. cette fois pour aborder son actualité. La mise en avant porte encore sur son dernier roman « Naija » toujours en phase de conquête auprès des lecteurs. 2018 devrait nous apporter des nouveautés. A suivre. Et c’est toujours avec plaisir que je continuerai à échanger lors de nos rencontres.
Découverte de Philippe Gendre qui écrit du polar historique. Lorsque je lui demande de définir son genre il m’indique qu’il se situe entre Dumas et Robert Merle. J’adore les deux dont j’ai tout lu. Les références auraient pu être pire… A découvrir donc !
Puis me revoici devant notre Cicéron National, l’homme à la casquette. Avec la mise en avant de son dernier roman « Tout est bon dans le houblon » et pourtant il n’est pas Ch’ti notre Cicé ! Toujours de la bonne humeur. Toujours serviable (depuis mon arrivée il garde mes affaires afin que je puisse naviguer à l’aise dans les allées). Et une fois encore je garde son stand et parle de ses personnages aux passants. Nous formons une fine équipe !
Découverte de Sylvain Larue qui écrit des romans policiers historiques, dans la veine de Jean-François Parot et Jean-Christophe Portes. Que voilà des noms qui sonnent agréablement à mon oreille ! Le Héros de Sylvain se nomme Léandre Lafforgue ; les histoires se situent pendant la 2ème république et le second empire. Le Tome 1 « L’œil de goupil » est publiée aux Editions De Borée, ainsi que le Tome 2 “Le bal des muscadins”. Au préalable Sylvain a publié 18 livres dans la collection « Grandes Affaires criminelles » toujours chez De Borée. Un échange passionnant. Hâte de trouver un moment sur fin 2018 pour découvrir cet auteur.
Puis voici le moment de la pause déjeuner – Détente appréciée et méritée. J’ai la chance de prendre mon repas aux côtés de Maud, de Joseph Farnel et don fils Serge, de Thierry Berlanda et Serge Camaille. La bonne humeur est aussi nourrissante que nos assiettes.
Je mets en boîte Alexandre et Edouard pour la postérité. Leurs investissements valent bien cette photo.
Découverte de M.A Graff. Elle écrit des romans policiers à suspense (entre Harlen Coben et Agatha Christie comme elle le définit). Pas de héros récurrent car elle veut rester libre de ses écrits et elle peut ainsi s’exprimer dans des one shot.
Puis Sophie Aubard et son « Pas de deux » à l’Atelier Mosésu. Un roman sur l’amour. Celui qui guérit tout, qui détruit tout, qui transporte et rend fou.
A ses côtés, celui que je n’ai heureusement pas attendu pour prendre un café, également chez Mosésu, Nicolas Duplessier (Nikos)et son « Eté pourri à Melun plage ». Nous parlons de son second roman en cours d’écriture… et quasi terminé. Nous réserve-t-il une jolie surprise pour 2018 ? A suivre donc !
Nouvelle pause avec Eric Yann Dupuis. Nous parlons de son actualité avec son « Devoir de Mémoire » chez Ravet-Anceau, et toujours du précédent « Aussi noir que le charbon ». Je plaide coupable, même si nous nous sommes croisés plusieurs fois et échangeons dans cette univers virtuel aussi, je n’ai pas encore lu Eric. Mais les retours que j’en ai eus me permettent de dire ici que j’y viendrai. Le temps hélas me manque.
Puis me revoici faisant un détour par la section jeunesse, les auteurs ne sont pas tous revenus de leur déjeuner. De superbes livres jeunesse pour les petits et la rencontre avec une illustratrice talentueuse : Ella. Son trait s’exprime tout en rondeur. Sa marque. Un format qui rassure et séduit les tout-petits. Bravo à elle.
Et me voici enfin en face à face avec Joseph Farnel, depuis le temps… Nous commençons notre échange en parlant d’un absent, Olivier Kourilsky. Puis j’échange avec Joseph afin de découvrir son vaste univers. C’est qu’il a plusieurs cordes à son arc l’animal : couture, peinture, littérature… Quelle énergie ! Son dernier roman « Chez Julotte », chez De Borée, nous entraîne dans le Paris des trafiquants après-guerre. C’est que Joseph n’oublie pas qu’un temps il fut lui aussi un voyou. D’ailleurs il en a conservé le charme et la faconde. Sacré Joseph ! Au plaisir de te recroiser.
Puis un univers tout autre avec Stéphanie T. Rivercombe et ses deux thrillers « Les aigles de Zeus » et « La morsure du Jaguar » chez Parrot et Nautilus. Ces ouvrages nous entraînent de la mer des Caraïbes en 1653 à nos jours. Des échanges intéressants avec une jeune femme souriante et disponible. Merci à toi Stéphanie.
Découverte de Cherif Zananiri , dont je me suis aperçue que je n’avais pas fait de photo tellement j’étais prise par les échanges que nous avons eus. J’ai donc choisi une image clin d’œil qui devrait le faire rire car l’homme ne manque pas d’humour. Cherif a publié 63 livres chez Marivole Editions. Il écrit des romans, des biographies, des romans historiques, des polars… Il a écrit aussi des livres de physique (il était prof) et donne toujours des conférences sur le sujet. Il collabore lui aussi à la collection Années 60. Nous avons également échangé sur son polar « Faux semblant » ; thriller bucolique qui se déroule dans la vallée de l’Eure. Lecture haletante garantie.
Puis rencontre avec Christine Brunet. Elle écrit des polars classiques, des thrillers, son dernier roman où l’on retrouve les mêmes héros est mâtiné de SF. Le titre : « HX13 ». C’est la suite de « Dégâts Collatéraux ».
Ensuite entretien avec un drôle de lutin, Yann Perez, écrivain et scénariste, et son acolyte qui s’occupe des illustrations, MuzoCorpo, pour leur livre jeunesse « Le Passe Monde ». De la Fantasy avec sa panoplie d’Elfes, Nains et Gobelins (Voici l’explication des fameuses oreilles). Yann écrit aussi du thrilleur via ses romans « Révolte », puis le Cycle « Genesis » avec « Morgan » et « Agathe » et un 3ème volet à sortir. Echanges passionnants et quel bonheur de les voir assaillis par leurs jeunes lecteurs ! La relève est assurée.
Retrouvailles avec Mariel Sigogneau dont je vous ai déjà parlé en début d’année. Elle nous présente sa nouveauté en poésie « La clé d’un bonheur caché » sur le thème de l’espoir, celui d’une femme qui se projette dans son avenir. Cette fois elle ne s’adresse plus à ses filles mais à elle. A nous les femmes.
Puis Jean Jean-Luc Pion et son superbe univers pour les enfants. Chaque ouvrage est une pépite. Ils sont accessibles via les Editions Chamamuse à des prix très attractifs pour faire plaisir aux petits. www.chamamuse.com
Retrouvailles avec Cindy Derieux avec qui j’avais très longuement échangé lors du salon de Mennecy en janvier (CF. mon article). La série qu’elle réalise avec sa sœur Laura sur les Vikings est toujours aussi exceptionnelle. Voilà ce que j’appelle de la BD de qualité. Série « Vikingar ». A découvrir et consommer sans modération. Puis découverte de sa maman car sa sœur assurait la promotion sur un autre salon avec le papa qui écrit des romans sur les Vikings. Il y a un sacré virus dans cette famille. Et la contagion est bonne.
Puis me revoici avec François Rabasse. cette fois pour parler de son travail. Des BD de tous genres. Un travail particulier sur Napoléon, la Campagne de Russie, le retour… Les textes et les dessins sont à la hauteur des sujets abordés. Et l’humour toujours présent. A une prochaine rencontre.
Découverte de Jean Vegas Pires et son roman « Un dernier regard ». Ouvrage inspiré de lettres retrouvées dans une boîte à chaussures et parlant de la guerre d’Algérie.
Puis échanges avec Serge Farnel, après ceux informels du déjeuner. Il présente son 1er roman « La malicieuse revanche d’un souffre-douleur » et il faut bien retenir le terme malicieux. Car si cette histoire racontée par un enfant de 12 ans, collégien, nous parle de ses expériences de la rentrée aux vacances d’été, c’est surtout un récit hors du temps qui nous est offert avec humour et nostalgie, et plus profondément une réflexion sur l’empathie et le manque d’empathie. Car nous avons tous à un moment donné été le souffre-douleur de quelqu’un. Merci Serge pour le temps partagé.
Rencontre avec Jean-Claude Fournier qui nous parle d’un héros de 24 ans. Lui aussi collabore avec les Editions Marivole et leur collection Années 60. Entre autre un opus sur Mai 68 à découvrir.
Puis sur les conseils du fils aux grandes oreilles, je vais à la découverte du père Inaki Perez Azcarate, qui nous présente, avec son magnifique accent basque et un immense sourire, ses deux romans : « Héritages » un thriller technologique et « Chaos » un thriller plus classique qui parle de relations père/fils alors que l’un est policier et l’autre psychopathe. Bien évidement ses romans se déroulent au Pays-Basque.
Rencontre avec Jean-Claude Lemonnier et son roman « Monsieur Roses ». Un roman d’époque et d’aventures mâtiné de surréalisme qui se déroule sous Napoléon III en plein cœur du Paris Haussmannien.
L’illustratrice qui collabore avec lui et qui a créé les superbes marque-pages se nomme Soa.
Ensuite échange avec Fréderic Delacourt qui est un écrivain régional et qui n’écrit que sur le Département de l’Essonne. Instructif lorsque comme moi on y a grandi que de découvrir toute la richesse culturelle que nous offre ce fameux 91.
Et enfin Marie-Françoise Griffon et son roman « T’écrire encore ». Ou lorsque l’écriture est la seule forme d’expression. Jusqu’à l’excès. Jusqu’à ne plus savoir où se termine la réalité et où commence le rêve… Jusqu’à s’y perdre.
Ma journée, riche mais fatigante, se termine. J’espère que vous aurez apprécié que je la partage avec vous. Je repasse saluer tous les auteurs et organisateurs. Une dernière photo avec Maud : nos sourires sont pour Jérôme Camut Nathalie Hug ! Et je me sauve.
Alexandre je te laisse le soin de diffuser à tous les auteurs. Edouard je compte également sur toi.

Papote d’auteur avec Sylvain Pavlowski et miss Aline


Aujourd’hui c’est Papote d’auteur et c’est Miss Aline qui nous propose une petite interview dont elle a le secret.

Aussi je ne vous retiens pas plus longtemps.

Et vous laisse découvrir :

Papote d’auteur avec Sylvain PAVLOWSKI et Miss Aline

  

 Aline : Bonjour Sylvain, après m’avoir fait découvrir votre livre, vous avez gentiment accepté de poursuivre avec une interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

  • Parlez-nous de vous en dehors de l’écriture : votre métier, vos passions … ?

 Sylvain : Bonjour à vous et à toute l’équipe du Collectif Polar, et merci de me donner cette opportunité de me présenter.

Je suis né à Paris, J’ai 56 ans, marié depuis 34 ans et j’habite en région parisienne dans les Yvelines. Je suis passionné de technologies et de tout ce qui peut se connecter à un réseau en général. C’est en partie pour cela que mon premier roman est centré autour des technologies et de l’Internet. Il y a un an et demi, j’ai décidé de poser mes valises et de mettre en pause ma vie professionnelle pour me consacrer à cent pour cent à l’écriture. J’ai passé ma vie dans des avions et travaillé sur à peu près tous les continents… je fais partie de cette première génération de strat-upers qui a œuvré à la banalisation des technologies de l’information. Cela a d’ailleurs été une chance, car les longs voyages sont propices à la lecture. C’est dans les salles d’embarquement que j’ai fait la connaissance de Harry Bosch, de Harry Hole ou de Kurt Vallander. Au regard de leurs exploits, je m’aperçois d’ailleurs que j’ai pris quelques années… Vallander est orphelin, Bosch à la retraite et Harry Hole… on ne sait pas trop. La lecture a toujours été une passion pour moi, je suis un lecteur compulsif.

Je me passionne en dehors de l’écriture pour ma famille, mes 3 enfants et mes deux petites filles – Un troisième est attendu pour Mars – Je suis un amoureux de la mer, passion que j’assouvis dès que je pars dans notre maison près de Royan. Je suis un pêcheur et je pratique la voile.

2 – Comment en êtes-vous venu à l’écriture ? Et pourquoi ?

Ma vie professionnelle ne m’a pas permis de prendre le temps et le recul nécessaire pour écrire. Je le regrette, car j’ai toujours eu cette passion que je n’ai pas pu exprimer jusqu’à cette décision de m’y consacrer totalement. Écrire n’est pas facilement compatible avec une activité professionnelle trépidante. Les entreprises fonctionnent malheureusement on mode On/Off – vous y êtes à 200% ou pas, il n’existe pas de juste milieu. Je suis d’ailleurs très admiratif de ceux qui arrivent à conjuguer les deux.

J’aime écrire. C’est une sensation sans nulle autre pareille que de donner vie à un univers, dans lequel tout est permis.

Mes romans s’inscrivent dans l’actualité. En tant que romancier, je construis des intrigues policières qui sont un fil conducteur que j’utilise pour dénoncer les maux de notre époque. Dans mon premier thriller, « La Menace Blackstone », j’ai choisi de décrire les risques démesurés que la finance fait planer sur nos sociétés. Il y a tant de travers qu’une vie entière d’auteur ne suffira pas pour les énumérer tous.

3 – Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où  travailler ?

C’est surprenant que vous me posiez cette question, car, effectivement, je n’arrive pas à écrire en dehors de mon bureau… Jamais de musique et du calme ! J’ai besoin de m’enfermer dans ma bulle où chaque chose est à sa place pour écrire sereinement. Je commence toujours par relire en détail le texte de la veille. Après une nuit de sommeil, les bonnes idées d’hier peuvent parfois sembler un peu fades et celles que l’on n’arrivait pas à exprimer, trouvent très souvent leur chemin ! Puis je relis un passage au hasard. C’est seulement après avoir complété ces deux tâches que je commence à écrire pour la journée.

4 – Pour écrire vous partez de quoi : une idée, des recherches ?

J’ai décidé de traiter dans mes romans de sujets qui me touchent. Je me suis posé comme objectif de mettre mes histoires au service d’une cause ou tout au moins d’apporter une grille de lecture différente sur un sujet spécifique.

Pour l’écriture de ‘La Menace Blackstone’, j’ai passé beaucoup de temps à me documenter, au-delà de ma compétence évidente (j’ai travaillé dans l’informatique et dans la finance pendant de nombreuses années), je voulais essayer de donner au lecteur une vision un peu apocalyptique certes, mais qui soit la plus proche de la réalité. J’ai analysé les divers fonds d’investissement et je me suis documenté sur les pratiques du trading à haute fréquence.

Pour en revenir à votre question, je décide d’un thème qui me plaît et sur lequel je voudrais m’exprimer avant toute chose, ce n’est qu’ensuite que viennent l’élaboration de l’intrigue et la mise en œuvre du récit.

5 – Dans La Menace Blackstone, on parle beaucoup d’Intelligence Artificielle ? Pensez-vous que c’est réellement notre avenir ? Au détriment des rapports humains ?

Je crois que c’est pour le moins un avenir subi qui nous attend. Nous n’avons pas le choix et les machines intelligentes vont s’insérer dans notre quotidien sans que nous ayons notre mot à dire. Il s’agit d’une évolution sociétale majeure que nous allons devoir gérer. Selon Éric Hazan dirigeant du McKinsey Digital, 40% des tâches pourraient être automatisées dans les prochaines années, et pour Moshe Vardi, le Directeur de L’Institute for Information Technology, à l’université de Rice au Texas, c’est la moitié de l’humanité que les IA pourraient mettre au chômage, d’ici à 2045. Sans être parano ces chiffres font quand même réfléchir …

Cela va irrémédiablement modifier le rapport de l’homme au travail et le rapport à l’autre. L’évolution des technologies autour de l’Internet va libérer l’individu, en ce qu’elle va permettre d’accéder à la plupart des services du quotidien depuis son appartement. Cela risque malheureusement de dessiner les contours d’une société nouvelle où l’éloignement social va devenir la norme et où les rapports humains seront moins fréquents.

Rien n’est encore écrit, mais les risques existent … alors restons vigilant !

6- Le monde que vous dérivez dans votre roman est effrayant dans ce qu’il suggère dans la manipulation de toute sorte. Pensez-vous qu’ainsi l’homme coure à perte ou saura-t-il ouvrir les yeux au bon moment et réajuster son comportement, sa façon de penser ?

Une chose est en tout cas certaine, c’est que nous n’avons jamais pu stopper l’innovation. Si nous l’avions fait, l’humanité n’en serait sans doute pas à son stade de développement actuel. Je ne me prononce pas sur le fait que cela soit une bonne ou une mauvaise chose… mais tant de bonnes raisons auraient pu empêcher l’avènement du moteur à explosion, de l’électricité, l’utilisation de l’atome, et j’en passe … pourtant tout cela s’est imposé à l’homme, jusqu’à le rendre indispensable.

Il en sera de même pour les IA et les machines apprenantes. La seule question est de savoir si nous saurons encadrer leur développement. De grosses pointures comme Bill Gates le fondateur de Microsoft ou Elon Musk le fondateur de Space X et de Tesla, sont en train de sensibiliser les politiques au danger potentiel que représente le développement hors de tout contrôle de l’Intelligence Artificielle.

Je vous propose d’ailleurs la lecture de deux billets postés sur mon site Web (les IA – Apocalypse ou espoir pour l’humanité et Dis il est où le centre du monde ?)

Les IA seront partout autour de nous dans un futur proche. Entre parenthèses, c’est déjà le cas quand vous surfez sur le Net, achetez sur Amazon ou n’importe quel site web. Des moteurs puissants d’analyse de vos comportements, de vos goûts et vos centres d’intérêt vous épient, vous scrutent, et analysent toutes vos actions. Dès demain, les IA vont se rapprocher, avec les voitures autonomes ou bien les interlocuteurs dans votre banque à distance, qui sont déjà et seront de plus en plus des robots intelligents.

Il reste à déterminer si cela est une menace pour l’humanité. C’est toute la question de la conscience. Tant que les IA seront des machines et qu’elles ne penseront pas par elles même, nous sommes à l’abri d’un scénario à la Matrix ou Terminator… Mais il faut absolument que nous tracions un trait rouge, une limite, qui ne pourra en aucun être franchie, avant qu’il ne soit trop tard.

Les machines apprenantes sont notre avenir, mais elles peuvent aussi sceller notre destin. Je n’aime pas l’idée que mon futur soit dans les mains de quelques jeunes ingénieurs de la Silicon Valley, eux-mêmes poussés par des investisseurs et des banquiers, qui ne voient pas plus loin que les 15% ou 20% de rentabilité annuelle de leurs capitaux.

Depuis les Sub-Primes, j’ai appris à me méfier… mais je suis confiant. Ces banquiers et ces investisseurs auront disparu dans quelques années, remplacés par des robots et des machines qu’ils auront eux-mêmes financés, et qui seront, je l’espère, bien plus raisonnables qu’eux.

7- On dit qu’un auteur laisse une part de lui dans ses écrits. Quelle part de vous avez-vous laissée et parmi vos personnages, lequel vous ressemble le plus ?

Chaque auteur transmet une partie de son ADN à ses personnages. Même si l’on donne vie à son double maléfique, il aura lui aussi une partie de vous, c’est difficile d’imaginer un personnage qui vous serait totalement étranger. Je suis en phase avec Pauline en fait. J’ai choisi comme héros récurrent une femme, car il existe dans les personnages féminins une plus grande part de fragilité et une palette de nuances plus large. Et puis des hommes Commandant à la Brigade Antiterroriste on imagine tout de suite un type avec des muscles ! Alors qu’une femme, la première à accéder à un poste de direction au sein de la BAT en plus, m’a semblé plus riche dans ce qu’il était possible d’y associer. Bon tout cela est à prendre avec précaution… pas de sexisme ni de théorie du genre hein ! Mais j’aime bien Pauline, ses fêlures, son caractère de cochon qui me rappelle quelqu’un … et sa ténacité. Pauline, elle ne lâche jamais rien !

8-  Un indice sur votre prochain roman ?

Oui bien sûr ! Pour le prochain Opus des enquêtes de Pauline, j’ai choisi comme titre provisoire ‘Le Mal du Pays’. Cette fois je vais essayer de traiter du problème des migrants. Je trouve qu’il s’agit de la plus grande hypocrisie collective de ce début du 21ème siècle. C’est un véritable drame humain ! À mon humble échelle, j’espère pouvoir donner à mes lecteurs une grille de lecture différente de ce problème, auquel il faudra bien que nous trouvions une solution collectivement !

En tout cas, j’ai bien avancé dans l’écriture, qui j’espère, sera terminée en mars 2018. Vous pourrez suivre Hammad, le jeune migrant pakistanais dans son voyage vers l’Europe. Kevin, le chauffeur et son camion fou, suivi de Cos, le roumain déjanté, en route vers le désastre.
Et, bien sûr vous retrouverez Pauline… qui va enquêter sous une chaleur qui plaque tout le monde au sol.

« Le Mal du Pays » remet le Commandant Rougier au centre d’une affaire de trafic d’armes, alors que va s’ouvrir à Paris, sous un soleil de plomb, une conférence sur les migrants, dirigée par le Président Lavalette.

Jamais très loin, mais toujours dans l’ombre, Fouad Al-Naviq et son fidèle homme de main Khalid Alzadi, guettent le moment le plus propice pour mener à bien leur nouveau projet et se venger de Pauline et des autres héros de « La menace Blackstone ».

« Le Mal du Pays »  devrait fera transpirer les lecteurs de ce second tome, à essayer de suivre les acteurs de l’histoire et les voir se débattre sous une chaleur implacable.

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

Bien entendu ! Tout d’abord, permettez-moi de les remercier de la confiance qu’ils m’ont témoignée. Quand on publie son premier roman, il est difficile de se faire un schéma de la tournure que prendra les premiers mois qui suivent la sortie de son livre.

J’ai la chance de voir chaque jour de nouveaux lecteurs se lancer dans la lecture de La Menace Blackstone !

Si j’avais juste un souhait ce serait de leur demander qu’ils prennent un tout petit peu de temps pour partager leur ressenti, leur sentiment sur le livre ! Soit par un mail sur mon site Web, ou un commentaire sur Amazon.

Après tout pour un auteur le plus difficile c’est se mettre dans la peau d’un lecteur qui prend en main votre livre pour la première fois…

Un grand merci pour le temps que vous m’avez accordé et au plaisir de vous lire à nouveau ou de vous rencontrer.

NDLR : Voilà chers lecteurs Zé chères lectrices, vous en savez un peu plus sur notre auteur et sur son roman, La Menace Blackstone.

Vous pouvez aussi retrouver la chronique de miss Aline de La Menace Blackstone ICI

Apéro Polar : La plume et le flingue


Salut les polardeux,

Le 25 novembre prochain, j’aurai la chance de recevoir 2 auteurs de polars.

Un apéro polar un peu particulier puisse son titre est La plume et le flingue.

Ce qui implique une petite explication.

Donc le 25 novembre prochain c’est :

Rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey.

A l’occasion de ses fameux Apéros- Polar la bibliothèque Parmentier et moi même vous invitons à venir à la rencontre de deux auteurs de polars donc la particularité est d’être avant toute chose flics à la ville !

Ces policiers qui dégainent leur plume.

Jamais les policiers n’ont été aussi nombreux à écrire des polars.

Flic le jour, écrivain la nuit.

Personnages, intrigues: leur métier leur fournit une formidable matière. Mais pas que…

On va leur demander si leur quotidien fournit leur imaginaire. Où si au contraire leur imaginaire leur permet d’échapper à leur quotidien.

Bien sur ils nous parleront de leur métier de flic.

Ils auront j’en suis certaine, de nombreuses anecdotes à nous raconter.

Aussi cette rencontre avec Sacha Erbel et Didier Fossey est, sans doute, la première d’un cycle d’Apero Polar : Flics et auteurs. Car nombreux sont les flics passés du flingue à la plume.

Je sais qu’Olivier Norek viendra à la bibliothèque, il me l’a promis. J’espère aussi que Danièle Thiery passera en voisine. Je compte bien que ce grand flic, le commissaire Thiery vienne parler à mes lecteurs.
Et puis il y en a pleins d’autres que je cite pèle-mèle ici mais que j’aimerai faire venir à la bibliothèque :
Pierre Pouchairet, Hervé Jourdain, Laurent Guillaume, Emmanuel Varle, Christophe Molmy, Jean Soubira, Eric Dupuis, Patrick Nieto et j’en oublie surement…
Je crois que chacun de ces policiers auront de belles histoires à nous raconter.


Et…
Nos auteurs justement :

Sacha Erbel et Didier Fossey

SACHA ERBEL :

Sous le pseudo de Sacha ERBEL se cache une fonctionnaire de Police depuis 22 ans. Actuellement au SDLP, elle est en charge de la protection rapprochée de différentes personnalités politiques ou civiles.

Diplômée en Criminologie Appliquée à l’Expertise mentale, elle sait donner du relief à la psychologie de ses personnages.

L’étude du comportement des tueurs en série est un sujet qui la passionne depuis des années, tout comme l’écriture qui permet à son imaginaire de s’exprimer.

L’Emprise des sens est son premier roman. Un thriller maîtrisé, poignant et efficace.

DIDIER FOSSEY

Didier Fossey est né le 11 décembre 1954, son père est policier, il lui inoculera le virus, car en plus d’écrire des polars, Didier fait partie de la grande maison, et ça se sent dans ses écrits.

De 1986 à 2000 il œuvre au sein de la brigade anti criminalité de nuit en groupe d’investigation, puis en 2001 il est affecté au groupe de recherches et d’investigations – dans le 13è à Paris jusqu’en 2003 où il prend en charge le bureau de police administrative de cet arrondissement.

Les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard. Il se lance dans l’écriture de son premier polar, « Tr@que sur le Web » publié dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, « Ad Unum », en 2011, toujours dans la même maison d’édition. En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit « Burn-Out » aux Éditions Flamant Noir.

 

Les bouquins de Sacha Erbel et Didier Fossey

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici mon avis sur Burn Out de Didier Fossey

mon billet sur L’emprise des sens de Sacha Erbel

Vous pouvez aussi retrouver mes petits papotage avec Sacha ci dessous. Oui je sais nous avons été bavarde ! Mais… Sacha Erbel est mon gros coup de coeur de l’année.

Papotage Sacha 1

Papotage Sacha 2

Papotage Sacha 3

Alors venez tous, on vous attend nombreux à ce nouvel Apéro Polar spécial Flic et Auteur

 

Papotes d’une psychopathe avec Marc Voltenauer


Marie Noëlle a eu la chance de rencontrer Marc Voltenauer lors du dernier salon de Morges en Suisse. 

Et maintenant c’est à vous de le découvrir à travers cet entretien entre notre psychopathe préfére et notre auteur

 

Les papotes d’une psychopathe avec Marc VOLTENAUER

Bonjour Marc et tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à mes questions.

marie Nono et Marc

– Peux-tu te présenter brièvement auprès des lecteurs ?

Je suis né à Genève en 1973 d’une mère suédoise et d’un père allemand. Enfant et adolescent, j’étais partagé entre ma passion pour le football et l’idée d’épouser une carrière de pasteur, pour suivre les traces de mon grand-père, évêque au sein de l’église luthérienne de Suède. Après avoir effectué des études de théologie à l’université de Genève, j’ai été engagé comme secrétaire général des Unions chrétiennes de Genève, puis j’ai travaillé pendant huit ans dans les ressources humaines au sein d’une banque à Genève. Actuellement, je travaille pour une entreprise pharmaceutique.

 

– Depuis quand écris-tu ?

L’écriture s’est imposée à moi à la suite d’un voyage autour du monde que j’ai fait avec mon compagnon en 2011-2012. C’est Gryon, petit village paisible des Alpes suisses qui m’a inspiré et donné l’envie d’écrire. Gryon – tout comme Fjällbacka pour Camilla Läckberg – était le parfait décor d’un polar : l’atmosphère singulière d’un petit village pittoresque, le savoir-vivre montagnard, l’ambiance chaleureuse des chalets, les différents lieux publics, la vie villageoise, le découpage impressionnant des massifs alentour, les hivers rudes.

 

– Pourquoi le polar ?

Je suis tout simplement un grand lecteur de « polars » et donc, c’est venu naturellement.

 

– Écrivain, un métier à temps plein aujourd’hui pour toi ?

Depuis le début de l’année, j’ai pu réduire mon temps de travail pour avoir un meilleur équilibre entre mon métier et ma passion de l’écriture. Le plus important pour moi était d’avoir du temps de qualité à consacrer à l’écriture de mon deuxième polar.

QUI A TUÉ HEIDI

 

– L’année dernière, à l’occasion du salon de Morges, tu étais avec B.Minier et M.Bussi à la croisière littéraire. Cette année c’est B.Minier et F.Thilliez, quel est ton sentiment ?

Ce sont des moments toujours enrichissants. Des occasions d’échanger, de partager.

 

– La musique est très présente dans QUI A TUÉ HEIDI ? une source d’inspiration pour toi ?

Mes sources d’inspiration sont multiples et la musique en fait partie. Lorsque j’écris, il m’arrive d’écouter de la musique pour mieux m’imprégner de certaines ambiances.

 

– Dis-moi Marc, lis-tu tous les jours ?

Je ne lis malheureusement pas tous les jours, mais par contre j’essaie d’écrire tous les jours !

 

– Ton livre préféré ?

Il m’est difficile de citer un titre en particulier. Mais mes préférences vont vers les auteurs nordiques. Mes auteurs de polars préférés sont Henning Mankell, Jo Nesbo, Mari Jungstedt et Camilla Läckberg.

 

– Doit-on déjà se réjouir de retrouver A.AUER dans de prochaines aventures ?

Il semblerait que certains mystères et certaines questions restent en suspens dans le 2ème

 

– Tu es plutôt Psychopathe ou Sociopathe ?

Les deux peuvent faire de bons romans… 😊

 

– Gryon, village que je connais pour y avoir passé de bons moments, est calme et paisible. Aujourd’hui et grâce à toi ou à cause ça dépend, ce village est devenu très connu, comment les habitants le vivent ?

D’après ce que j’entends et que l’on me raconte, les habitants de Gryon s’en amusent plutôt. La peur peut-être… ?!

 

Merci Marc d’avoir pris de ton temps si précieux en ce moment pour répondre à mes questions.

 

 Retrouvez la chronique du dernier livre de Marc, Qui a tué Heidi, ICI

Ainsi que l’avis de Marie Noëlle sur Le Dragon du Muveran de Marc Voltenauer

 

Thanh Van Tran Nhut à l’honneur #4 – Octobre


Le quatrième « Auteur à l’honneur » sur Collectif Polar sera une auteure.

Et c’est Thanh Van Tran Nhut  que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Elsa qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Thanh Van Tran Nhut

J’ai choisi cet auteur car comme les trois précédents, j’ai eu la chance de la recevoir dans ma bibliothèque pour un de mes fameux Apéro Polar. Et ce fut un moment riche. J’y ai appris énormément de choses. Et je n’étais pas la seule. Mes lecteurs ont été eux aussi conquis. Ce fut une nouvelle fois un exceptionnel moment d’échanges et de partage.

photo @Michèle Barrière

De plus  Thanh Van était rentrée la veille de notre rencontre de Nouvelle Zélande. 42 heures de voyage….Incroyable, même avec un tel décalage horaire, notre auteur s’est montrée d’une gentillesse et d’une telle disponibilité qu’elle a de suite su conquérir le public de cette fabuleuse rencontre.

Son parcours, ses bouquins

Thanh-Van Tran-Nhut  est l’auteur d’une série policière située dans le Viêt-Nam du XVIIe siècle. Mais pas seulement…

10469704_272401619612666_8591836673847235571_n

Thanh-Van Tran-Nhut naît à Huê, au Viêt-Nam, en 1962. Impénitents, ses parents, professeurs de mathématique et de sciences naturelles, continuent sur leur lancée et Kim vient agrandir la famille en 1963. Jours tranquilles dans une grande maison au bord d’un cours d’eau.

En 1968, la famille s’installe aux Etats-Unis, les parents ayant choisi d’étudier dans l’un des états les plus froids du pays : le Michigan, au cœur de la région des Grands Lacs. Années inoubliables, faites de blizzards et de tornades, et placées sous le signe de Peace & Love.

Le choc culturel et thermique est brutal pour les Tran Nhut et surtout pour les deux petites.

1971, arrivée en France. Une nouvelle langue et une nouvelle vie, d’abord à Crotenay, un petit village jurassien, puis dans une petite ville de Haute-Saône. Adolescence en pattes d’eph et Clarks. Les deux soeurs passent un Bac Scientifique. Papa est intransigeant, il faut-être bon en classe.

Après le baccalauréat, leur chemin se sépare. Kim fait des études de physique à Normale Sup, tandis que Thanh-Van repart aux Etats-Unis. Soleil de Pasadena, Richard Feynman déambule encore à l’ombre des oliviers et le premier télescope Keck commence à voir le jour.

Quelques années plus tard, Thanh-Van revient en France avec un diplôme d’ingénieur en mécanique du California Institute of Technology. Plongée dans le monde informatique.

10516681_272402242945937_6823701988326705924_n1999, les deux sœurs se lancent dans l’écriture d’une série policière située dans le Viêt-Nam du XVIIe siècle. C’est Kim qui initie le projet, Thanh Van est moins enthousiaste. L’arrière-grand-père maternel, figure mythique de la famille pour avoir accédé très jeune aux fonctions de mandarin, servira de modèle au héros du roman. Il prête ainsi son intelligence et sa sagacité à un jeune magistrat, Tân, qui affiche des traits virils et promène un physique de guerrier. Un héros pétrit de confucianisme.,doctrine politique et sociale érigée en religion d’État dès la dynastie Han. Mais qui cohabite sans heurt avec les autres courants de pensées de l’époque : le bouddhisme et le taoïsme.

Les deux sœurs vont choisir d’installer leur héros et ses aventures dans une période charnière de l’histoire du Daï Viet, le XVIIe siècle.

Pendant plus d’un millénaire, le Viêt Nam est une possession de la Chine . C’est dans le contexte de la lutte pour l’indépendance vis-à-vis de la Chine que se forge une conscience nationale Viêt : la nation vietnamienne qui émerge progressivement n’en demeure pas moins marquée par des structures étatiques inspirées de celles de la Chine, et par une culture en grande partie sinisée. En 939, le pays devient indépendant ; le Đại Việtménage cependant ses rapports avec l’empire chinois en continuant de reconnaître sa suzeraineté et en lui payant tribut. Le Đại Việt doit à plusieurs reprises lutter pour conquérir ou défendre son territoire.

De la fin du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, le Đại Việt est divisé en deux. Les seigneurs de la famille Trịnh dominent le Nord et ceux de la famille Nguyễn le Sud, tandis que les souverains Lê ne règnent plus que symboliquement. Les Nguyễn finissent par l’emporter et règnent sur le pays, rebaptisé Việt Nam puis Đại Nam, mais connu en Occident sous le nom d’Annam.

C’est aussi, les seigneurs du Sud qui ont permis l’implantation des Français au Vietman, en leur demandant leur aide pour vaincre le Nord.

 A la grande joie des auteurs, la première enquête, Le Temple de la Grue écarlate, est publiée aux éditions Philippe Picquier.

Le Temple de la Grue écarlate : Une enquête du mandarin Tân

Lorsqu’il rejoint son poste, la mandarin impérial Tân subit un assaut de banquets, de conseils et de propositions de mariage tandis qu’on assassine des enfants derrière les résidences des notables corrompus et des prostituées sur des bateaux. Mais le mandarin est aussi détective… Un roman policier situé dans le Vietnam du XVIIe siècle.

L’aventure se poursuit avec la parution en 2000 de L’Ombre du prince, où l’on voit le mandarin Tân résoudre une affaire de meurtres en série dans la capitale Thang Long, l’actuelle Hanoi.

L’Ombre du prince : Une enquête du mandarin Tân

Un an après sa nomination dans une région reculée et désuète au nord du Viêtnam, le mandarin Tân se rend à Thang Long, la capitale de l’Empire, à la recherche de livres qui font défaut à sa province. Mais au lieu de manuscrits, il découvre une série de corps délicatement incisés par une lame artiste, meurtres sanglants qu’il lui faut élucider au plus vite en ce XVIIe siècle troublé par des luttes d’influences entre princes et seigneurs. Curieux voyage à la capitale, où le jeune magistrat est confronté non seulement à la toute-puissance des nobles et à un vol singulier chez les eunuques, mais aussi aux ombres surgies de son propre passé. Le sang versé hier appellerait-il les crimes d’aujourd’hui ? Pour percer à jour les motifs étranges d’un assassin sans pitié, le mandarin Tân devra pousser jusqu’au bout une effroyable logique qui, cette fois-ci, ne le laissera pas intact.

Le troisième volet des enquêtes, La Poudre noire de Maître Hou, est écrit par Thanh-Van à partir d’un scénario élaboré à deux. L’accent est mis sur l’ouverture du pays sur le monde, avec l’arrivée de marchands européens et de jésuites français.

La Poudre noire de Maître Hou : Une enquête du mandarin Tân

 A l’ombre de l’échine minérale du dragon qui sommeille dans la baie d’Ha Long, des cadavres décomposés semblent vouloir prendre part aux affaires des vivants. Un naufrage ressuscite les héros de batailles révolues, tandis que des cimetières subissent des pillages aussi mystérieux que profanateurs. A l’aube de ce XVIIe siècle qui voit le Viêtnam accueillir comptoirs portugais et missions jésuites, le mandarin Tân, épaulé par le fantasque lettré Dinh, doit élucider non seulement ces actes ténébreux mêlant élixirs et poudres taoïstes, mais aussi un meurtre dont les raisons se trouvent cristallisées dans une quête immémoriale.

Magistrat de ce pays sur lequel soufflent les esprits d’anciennes traditions et les nouveaux vents du changement, le mandarin Tân saura-t-il déchiffrer à temps le message prémonitoire d’une femme aimée ?

« Un policier étonnant par la poésie et la sensualité qu’il dégage, ce qui n’enlève rien à l’alchimie particulièrement réussie de l’intrigue. » (Elle)

« Un roman d’énigme très réussi qui mêle allègrement érudition, humour, légendes et pensées de l’Extrême-Orient. »
(Claude Mesplède)

2002, l’année de tous les bonheurs. Thanh-Van embarque dans un rêve vieux d’un siècle : faire le tour du monde. Sac à dos et pataugas. Faune du Kenya et grand rift en Tanzanie. Volcan sacré des Masaï, volcans révérés des Indonésiens, sommets taoïstes en Chine, temples bouddhistes en Corée, Angkor à vélo, déserts boliviens en jeep, chemin de l’Inca à pied, glaciers de l’Alaska à l’aube, sources chaudes du Japon à l’automne, souvenirs du Viêt-Nam à pleurer… Zigzags sur l’Equateur, ciel austral et aurores presque boréales.

Au retour, Thanh-Van signe seule la quatrième aventure du mandarin Tân. Le jeune magistrat retourne au village de son enfance, où de vieux démons reviennent à la vie. L’Aile d’airain est publié en 2003.

L’Aile d’airain : Une enquête du mandarin Tân

Sur cette terre du sud du Viêtnam où génies et fantômes se côtoient, des défunts réclament vengeance tandis que, dans la moiteur de la jungle, une démone à la beauté dévastatrice guette les hommes pour leur faire subir des outrages que la morale réprouve. De retour dans son village natal, le mandarin Tân est lui aussi confronté à ses propres démons : une mort particulièrement atroce le lance sur les traces de l’homme insaisissable qu’il traque depuis son enfance – son père. Un passé entaché de crimes et de trahisons resurgit, alors que se dévoile une vérité au goût de cendres.

Thanh-Van Tran-Nhut signe ici la quatrième enquête du jeune mandarin Tân, dont le dénouement marquera non seulement son existence, mais aussi l’avenir du pays, en ce XVIIe siècle déchiré par les luttes de pouvoir.

La suite des enquêtes est aussi l’œuvre de Thanh-Van : L’Esprit de la renarde paraît en septembre 2005, Les Travers du docteur Porc  en janvier 2007.

L’Esprit de la renarde : Une enquête du mandarin Tân

 

Au monastère de la Tortue Noire, la porte entre le monde des vivants et le royaume des morts s’entrebâille, l’espace d’un instant, pour célébrer la Fête des âmes errantes. Mais les défunts affamés ne sont pas les seuls à se mettre à table, car d’étranges disparitions sont revendiquées par un Gourmet aux appétits cannibales.

Dans le port animé de Faifo, marchands chinois, négociants japonais et aventuriers européens se livrent à de mystérieuses transactions à la lueur de lanternes multicolores. Tel un papillon attiré par le chatoiement des lampions, le lettré Dinh se fait prendre à un piège inextricable.

Alors qu’il tente désespérément de sauver son ami d’une justice expéditive, le mandarin Tân tombe sous le charme d’une ensorcelante femme-renarde, créature de la nuit et gardienne d’un secret. Il lui faudra pourtant recouvrer toute sa lucidité pour venir à bout d’une énigme aux ramifications insoupçonnées.

Avec cette cinquième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut ressuscite brillamment le Viêt-Nam du XVIIe siècle : « un univers exotique et foisonnant, non sans quelque distance et beaucoup d’humour » (Livres Hebdo).

 

Les Travers du docteur Porc : Une enquête du docteur Porc

Quittant sa province reculée du nord du Vietnam, le mandarin Tân a confié la justice du tribunal au pachydermique docteur Porc. Autoritaire et expéditif, ce dernier ne tarde pas à exposer ses travers quand une découverte macabre l’oblige à fourrer son nez dans la fange d’une histoire ancienne. Affairé, il trottine de sessions d’autopsie en séances de chirurgie esthétique, sans oublier de se régaler au passage d’exquises douceurs fourrées à la viande. Ainsi, ne sacrifiant jamais le lard pour l’art, il mène son enquête avec un flair tout particulier, dans une ville où de vieux cochons se frottent à de jolies cocottes. Artiste du scalpel et virtuose de l’acupuncture, le docteur Porc est aussi un maître de l’interrogatoire : pour que les suspects crachent le morceau, il n’hésite pas à les cuisiner avec des herbes très, très spéciales.

Ce roman de Thanh-Van Tran-Nhut s’inscrit dans la série des enquêtes du mandarin Tân, qui nous plongent avec précision et malice dans le Dai-Viêt du XVIIe siècle.

En 2009, deux nouveaux livres : Le Banquet de la Licorne, septième enquête du mandarin Tân (éditions Philippe Picquier), et Le Palais du Mandarin, un recueil de textes gourmands (NiL éditions).

Le Banquet de la Licorne : Une enquête du mandarin Tân

Au cours d’une nuit d’orage, à la demande du mandarin Tân, l’intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table où défilent canards et tourteaux, tendres gorets et grasses volailles. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d’apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse.

Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sont décortiqués à l’aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives.

C’est l’heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d’antan. C’est l’heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s’amassent les ténèbres d’un monde au bord du chaos.

Avec cette septième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut nous entraîne dans un Viêt-Nam du XVIIesiècle aux rebondissements pleins de saveurs gourmandes.

 

Le Palais du Mandarin

Voyage culinaire dans le Viêt Nam des années 1960, en Chine, en Amérique et en Europe.

Exotisme et émotion pour cet «Exquis d’écrivains» souriant qui nous emmène du Viêt Nam en Chine, d’Amérique en Europe, et nous propose d’indiscrètes incursions dans les cuisines d’un Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui. Secrets aphrodisiaques, contes joliment cruels et saynètes pleines de fantaisie… Thanh-Van Tran-Nhut porte un regard tendrement ironique sur le monde des gourmets de tous horizons, sur les étrangetés de la langue culinaire et sait nous amuser pour mieux nous mettre en appétit.

En janvier 2010 sort La Femme dans le miroir (Robert Laffont), une histoire d’obsession et de manipulation qui se déroule à Paris de nos jours.

La Femme dans le miroir

Comment une femme du XVIIe siècle a-t-elle pu servir de modèle à un peintre du XXe ? C’est la question que se pose Adrien, hanté par la mort récente de sa femme, en reconnaissant sur une toile contemporaine le visage qui se reflète dans le miroir d’une vanité peinte trois siècles plus tôt. D’où vient que cette beauté a traversé le temps comme si des artistes n’avaient jamais cessé de l’aimer ?

Devenu malgré lui l’acteur d’une aventure née sous le pinceau d’un maître hollandais, Adrien entreprend une inquiétante enquête où l’histoire des pigments et la magie des alchimistes l’entraînent hors du domaine de la raison et lui ouvrent des portes inattendues.

Aidé par un chercheur lunatique et un thanatopracteur savant, il plonge dans les mystères des passions amoureuses peut-être aussi subtils que ceux de la pierre philosophale, promesse de longue vie. Mais sur le point de percer le secret des tableaux, il comprend soudain que rien dans cette histoire n’est dû au hasard et que les véritables enjeux de cette énigme dépassent le fantasme d’un idéal de beauté.

 

En 2011 paraît Les Corbeaux de la Mi-automne, où d’anciennes légendes refont surface sur fond de tensions entre la Chine et le Dai-Viêt.

Les Corbeaux de la Mi-automne : Une enquête du mandarin Tân

Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l’Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d’aisance, alors que le mandarin Tân s’active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu’une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade.

Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l’Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d’une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix.

Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d’Asie, peuplés d’Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.

 

Les livres ont été traduits en italien, en japonais, en espagnol, en russe et en allemand.

 Thanh-Van Tran-Nhut a été la lauréate française 2014 de la résidence d’écrivains Randell Cottage à Wellington, Nouvelle Zélande. Ce voyage l’amennera aussi en Australie et en Polynésie Française et à Tahiti.

En ce moi d’octobre 2017 sort son nouveau roman : Kawekaweau. Ce livre est l’aboutissement de son projet de résidence.

Kawekaweau

Le livre : Kawekaweau  de Thanh-Van Tran-Nhut. Paru le 20 octobre 2017 aux éditions Au Vent des îles.  20€ ; (232 p.) ; 21 x 13 cm

À peine installé au Viêt-Nam avec sa femme, Viktor reçoit un colis de Lucie, son amour de jeunesse, récemment décédée. Elle lui lègue des objets de leur vie commune, mais aussi un ultime défi : résoudre une énigme liée au lézard géant rapporté du Pays du long nuage blanc par un équipage français au XIXe siècle – le mythique kawekaweau marqué d’une malédiction.

Plongé dans le journal d’un célèbre amiral, arpentant les antipodes aux côtés de scientifiques, d’artistes et de matelots, alors que s’ouvre à eux un territoire inconnu, Viktor s’aperçoit qu’entre les lignes du rapport officiel se cache un drame ignoré de tous.

Le portrait d’une jolie Maorie, un fragment de jade vert, des photos d’un monde évanoui… Et si ces objets d’un autre temps recelaient, eux aussi, le dernier message de Lucie à Viktor ?

Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph


Aujourd’hui Oph nous a concocté un interrogatoire comme on les aime. Et c’est Chris Roy, l’auteur d’un premier roman qui nous a bluffées toutes les deux, Là-haut les anges, qui ce retrouve sous le feu des questions de ma flingueuse.

Allez place à…

« Papope d’auteur : L’interrogatoire de Chris Roy par Oph »

 


Oph : Bonjour Chris, merci à toi d’avoir accepté de te soumettre à mon interrogatoire…  Enfin en général difficile de se soustraire à un interrogatoire ! Peut-être souhaites tu attendre l’arrivée de ton avocat ???:

 Chris  : Pas d’avocat entre nous, juste toi et moi !!!

Oph : Tant mieux, tes réponses n’en seront que plus libres 😉

Avant d’attaquer « sur les faits » comme on dit chez nous, parle nous un peu de toi… Qui es- tu Chris Roy ? (pas l’âge ça ne se demande pas aux Dames… Mais d’où viens-tu, ton métier, tes passions…) Oui, oui, nous sommes d’incorrigibles curieux au Collectif Polar.

Chris : Mon métier, c’est la musique. Je suis auteur/ compositeur pour la variété française, plutôt des jeunes. C’est un monde dur et sans pitié, mais avec beaucoup de moments forts, j’adore ce que je fais. J’ai écrit ce premier roman sans cesser mon activité principale. Mais je me suis très vite rendue à l’évidence, quand j’étais sur un projet de chansons, je mettais de côté l’écriture de mon roman. J’aime être à fond dans tout, alors il fallait cloisonner.

Oph : Etrange ce switch entre musique et roman noir… Quoique parfois la musique permet de transmettre de belles histoires! Mais tu n’assouvis pas pleinement notre curiosité là… Je saurais te convaincre au prochain interrogatoire de te livrer davantage, je ne veux pas t’effrayer trop vite 😉

« Là-haut les anges » est ton premier roman, l’écriture a-t-elle toujours fait partie de ta vie ou est-elle arrivée tardivement ?

Chris : Oh oui, l’écriture a toujours fait partie de ma vie ! J’ai commencé à écrire des chansons vers 13 ans, ou plutôt des poèmes, et je tenais évidemment mon journal dans des cahiers noirs. Déjà en 3ième, ma prof de français mettait en marge de mes copies : « trop prolixe », et ça m’énervait, j’avais tellement de choses à raconter. Écrire des chansons m’a permis de faire passer quelques messages, par petites touches. Mais le format « chanson » ne m’a plus suffi. Je ne l’ai pas senti venir mais c’est arrivé, j’ai eu cette idée de journal d’un psychopathe et je me suis lancée… Je n’avais jamais tenté d’en écrire un avant, c’est drôle quand j’y pense.

Oph : Eh bien heureusement pour nous que tu te sois lancée, il faut croire que ta créativité n’attendais que cette autre voie pour s’exprimer!
Quel a été l’élément déclencheur de ton passage à l’acte ? ( l’écriture de ce roman et sa présentation en maison d’édition)

Une nuit, j’ai rêvé d’une phrase (ça m’arrive souvent, des formules de refrain par exemple) : « Je te vois sur Facebook ». Et le lendemain je commençais la rédaction du journal du tueur. L’histoire s’est comme écrite toute seule, j’en conviens, ça paraît fou, mais j’avais tant à dire sur les réseaux et ses dérives, sur un certain type d’adolescentes, sur la crédulité des parents, sur les relations amoureuses etc.

Une fois terminé, j’ai envoyé mon roman un peu partout sans trop d’illusions, non pas que je ne croyais pas en mon histoire, mais étant dans la musique, je sais tellement à quel point il faut être introduit pour avoir la chance d’être écouté ou lu.

Donc, envoyer mon manuscrit sans recommandation me paraissait improbable. Il y a eu des frémissements de la part de quelques maisons d’éditions, puis la réponse des Éditions Inspire, ma rencontre avec Audrey Cornu, notre entente immédiate, et sa perception précise de ce qu’elle attendait de mon roman.

Oph : Elle a eu du flair Audrey!!! Elle aurait fait un fin limier.
« Là-haut les anges » aborde des thèmes difficiles (pédophilie, deuil d’un enfant, les dangers des réseaux sociaux…) Comment en es-tu venue à choisir ces sujets pour ton premier roman ?

Je crois que je ne les ai pas vraiment choisis. Ce sont des thèmes qui me touchent vraiment, évidemment. Alors écrire, c’est aussi, il me semble, regarder en face la possible réalité, l’innommable, la violence.

Je suis souvent en présence d’ados connectés, tête baissée, les yeux hagards dès qu’ils relèvent la tête. Certains philosophes comme Michel Serres restent positifs sur l’avenir des petites « poucettes », ces jeunes filles qui pianotent plus vite que leur ombre. Certains parents s’en émerveillent même.

Mon histoire raconte juste ce qui existe déjà.

 

Oph : Et c’est bien le plus effrayant je crois… Elle raconte non seulement ce qui existe déjà mais pousse la réflexion plus loin en mettant ces jeunes femmes entre les pattes de ton « hackeur de coeurs d’adolescentes ».

En tant que flic, et ayant exercé en brigade des mineurs, j’avoue avoir été bluffée par la justesse avec laquelle tu décris les sentiments de Stan, Sara et leurs collègues. Quel est ton secret ? Es-tu allée à la rencontre de ces policiers ou peut-être en avais-tu dans ton entourage ?

Alors on va dire que comme Sara, je suis issue d’une longue lignée de policiers, grand-père, oncles, cousin, cousine, peut-être cela m’a-t-il influencée, je ne pourrais le dire. Après en bonne Sorbonnarde, je ne voulais rien laisser au hasard, alors j’ai fait mes propres recherches, et j’avoue que ton compliment me fait vraiment plaisir ! J’ai voulu à un moment faire mon Maxime Chattam et me présenter dans un commissariat pour soumettre mes questions, mais je n’ai pas osé, je voulais rester dans ma fiction.

Oph : Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Je suis la troisième génération de flics et les sujets professionnels sont souvent au cœur des discussions avec mon père. Tu as bien fait de ne pas débarquer dans les commissariats avec tes questions, l’intimité est bien plus propice aux révélations et d’autant plus quand ces dernières touchent l’émotionnel et nos fragilités.

Les réseaux sociaux et notamment facebook constituent quasiment un personnage à part entière de ton roman, quelle relation entretiens tu avec cette sphère digitale ? Juste un outil (communication, publicité ou bien plus que ça) ?

C’est un outil pour moi, et dans la musique tu te doutes que c’est essentiel. Aujourd’hui les maisons de disques ne réagissent qu’aux nombres de vues et aux « like », peu importe le talent, il faut faire du buzz.

Pour ma part, j’ai toujours été très discrète, trop d’ailleurs, avoir ma page pro me chamboule un peu, je n’aime pas m’exposer. En revanche, exposer mon travail ne me pose aucun problème.

Je suis tous les jours sur les réseaux et j’y vois beaucoup de jeunes ados sans filtre et je m’interroge. 

 

Oph :Je comprends mieux ta réponse évasive à ma première question!

Comment as-tu abordé la rédaction du journal intime de ce « hacker de cœurs adolescentes » ? J’ai vraiment eu le sentiment d’entrer dans son intimité, sa psyché, son esprit malade et pour autant diablement intelligent… Je dois d’ailleurs d’avouer que j’étais presque fascinée en lisant ces passages du roman, non pas que je cautionne l’horreur de ce qu’il y est écrit, mais la façon dont tu l’as décrit, cette voix que tu lui as prêté via ta plume, cette personnalité dont tu l’as doté.

Ecrire en « je » n’a pas été chose facile. Je dois t’avouer que parfois j’avais du mal à me relire. Je l’ai vécu comme un rôle, une peau que je revêtais à chaque nouvelle page. Je voulais aller jusqu’au bout du monstre.

OPH : Je n’ose pas imaginer à quel point l’exercice a dû être difficile… Mais tu y es arrivée avec brio et ce monstre n’en n’est que plus réel.

Avais-tu un but précis en écrivant « là-haut les anges » ? Je m’explique, j’ai réellement eu le sentiment que ce roman avait pour but premier de nous mettre en garde, lecteurs et parents potentiels d’adolescents, face aux nouveaux dangers qui guettent nos enfants, et ce avant même de choisir d’écrire un « polar ».

Bien vu, Ophélie ! Mais je crois que c’était inconscient. Au début, je ne me rendais même pas compte que ce roman pouvait avoir une portée pédagogique. Tant mieux si c’est le cas, mais moi, j’ai juste voulu raconter une histoire d’aujourd’hui, parler des dérives du net, mais aussi des gens, des trentenaires qui se posent tant de questions sur le choix d’une relation sex-friend ou d’une cohabitation avec l’autre, mettre un enfant au monde ou prendre le risque d’être stigmatisé par la société, savoir séparer le boulot de sa vie privée etc.


Oph : Ton inconscient a fort bien fait les choses!
J’aurais encore mille questions à te poser, mais je dois être raisonnable, et tu as le droit à un temps de repos entre deux interrogatoires 😉 Mais j’espère pouvoir le faire sous peu lors d’une rencontre et pourquoi pas, d’un apéro-polar!
Alors une petite dernière pour la route sur une note plus légère:  Quand et où nos lecteurs auront-ils l’occasion de te rencontrer?

Une séance de dédicace est en train de s’organiser dans une librairie parisienne, il y en aura aussi probablement dans la région de Tours et dans le sud de la France, et j’espère encore beaucoup d’autres. Dans tous les cas je te tiens au courant !

Oph : Je compte sur toi!
Cet interrogatoire étant terminé, tu peux relire et signer tes déclarations avec un petit mot pour nos lecteurs 😉

Merci à tous mes futurs lecteurs. C’est excitant de penser que les mots de mon histoire vont résonner dans la tête d’inconnus au fond de leur lit, ou dans un train, ou ailleurs !

OPH : Un grand merci à toi Chris d’avoir répondu à mes questions, et à vous lecteurs, foncez chez votre libraire pour vous procurer « Là-haut les anges », vous ne serez pas déçu…

NDLR : Vous pouvez aussi retrouver ICI la chronique de Oph sur « Là-haut les anges«