Dompteurs d’anges – Claire Favan


Claire Favan sera avec nous le week-end prochain à Saint-Maur en poche

N’hésitez pas allez à sa rencontre, rires assurés !


Le livre : « Dompteurs d’anges » , de Claire Favan . Paru le 16 février 2017 aux éditions Robert Laffont .20€ (415 p.) 23 x 14 cm . Existe également en poche chez Pocket au prix de 7.90 €.

4ème de couverture :
On ne choisit pas sa famille.
Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…

L’auteur : Claire Favan est née à Paris en avril 1976.
Elle vit à Paris et elle travaille dans la finance. Elle écrit pendant son temps de loisir. Ses thrillers ont déjà rencontré un vif succès auprès des lecteurs, des libraires et des médias.
Son premier thriller, Le Tueur intime, au éditions Les Nouveaux Auteurs rencontre un vif succès et a reçu le Prix VSD du Polar 2010
Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards.
Depuis elle a enchaîné les succès , avec « apnée noire » , « serre moi fort » et « miettes de sang » qui a d’ailleurs remporté un prix Griffe noire du meilleur Polar Français en 2016.

 

Extrait :
« Pour les policiers , Max vit sans aucune fille dans sa vie depuis trop longtemps . Il s’en est pris à Kyle, soit sur un coup de folie , soit après une longue période d’approche qui s’est soldée par un échec. Kyle l’a griffé en se défendant. Max l’a frappé dans un accès de rage avant de le violer, puis de l’achever . Il a abandonné le corps sur place avant de paniquer et de revenir le chercher en pleine nuit pour le faire disparaître » .

 

L’avis de Clémence , de la page « Les lectures de Clémence » :

Max, à l’enfance détruite par une accusation de meurtre sur son ami, Kyle , se retrouve emprisonné et horriblement lâché à ses codétenus par les personnes ayant comme rôle de le protéger …
Il n’a tenu dans cette geôle que dans une seule optique : se venger !
Sa soif de vengeance est telle qu’en sortant il décide de kidnapper les enfants de ses bourreaux et de les « dresser » pour transformer ces petits anges en grands démons …
Dans ce bouquin , il est question du bourrage de crâne et du dressage de l’enfant ! non pas de l’éducation mais bien de dressage tel que certains groupes de fanatiques le pratiquent(jeunesse hitlérienne, groupes d’extrémistes religieux) … ces petits démons en construction sont là uniquement pour assouvir la vengeance de Max , qui n’est pas la leur …
On évoque donc la malléabilité de l’être humain , qui même si elle existe , ne sort pas toujours gagnante …Ce roman en est la preuve !
Vous l’aurez compris , un de ses petits diables réussi à s’enfuir et toute sa mission se voit fragilisée…
Vous ne pourrez pas ne pas ressentir une once de sympathie pour Max , qui a subi d’atroces sévices en prison alors qu’il n’était qu’un petit être fragile et honnête a son entrée dans les lieux… Sa vengeance est alors en route , et il décide de voyager au grès de ses kidnapping dans un road-trip violent et criminel. Malheureusement , il ne sait plus faire la différence entre ses bourreaux et les innocents …
Claire excelle une fois de plus dans l’art et la manière de nous faire comprendre le cheminement , l’évolution que suit un tueur en série . On ne se demande pas comment il tue mais comment il a pu en arriver là . Peu d’auteurs envisagent ce point de vue ce qui rend les œuvres de Claire Favan unique !
De l’action , du suspense , des personnages enrichissants et attachants , des meurtres à profusion , une enquête qui avance , bref le tous les ingrédients sont là pour que la mayonnaise prenne !
Vous l’aurez certainement deviné , je suis une fan inconditionnelle de Claire . Pour la petite anecdote , je lis des thrillers depuis qu’une amie m’a prêté « le tueur intime » et « le tueur de l’ombre ».

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Féroce – Danielle Thiery


Danielle Thierry sera avec nous à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin

Soyez nombreux à aller à sa rencontre

Le livre : Une enquête de la commissaire Edwige Marion : Féroce de Danielle Thiéry. Paru le 14 mars 2018 chez Flammarion dans la collection Littérature française. 20€ ; (539 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Féroce

Une enquête de la commissaire Edwige Marion

Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut, il l’aura.

Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur ? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein coeur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée: il s’agit d’une petite fille…

De l’homme ou de l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

L’auteur : Première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police française, Danielle Thiéry est devenue une figure incontournable de la scène polar. Elle a reçu le prix Polar à Cognac, le prix Exbrayat et le prix du Quai des Orfèvres pour Des clous dans le coeur.

 

 

 

Extrait : 
La plupart des gens diraient que c’était un soulagement, une crapule de moins. Un dingue, criminel de surcroît, privé de vie, c’est comme une étoile qui renaît dans le ciel. Pour Alix, c’était une frustration, comme ça le serait pour les familles des victimes. Ces gens ne sauraient jamais pourquoi il s’en était pris à leur enfant et pourquoi pas à celui du voisin. Ils ignoreraient comment s’étaient passées ces heures avec lui. Combien d’heures ou de jours, de semaines peut-être. Ils continueraient à se torturer à imaginer ce qu’il lui avait fait. Si l’enfant était mort, ce qu’il avait dit au dernier soupir. Est-ce qu’il avait appelé « maman » ou bien rien dit du tout ?

La Kronik d’Eppy Fanny

FEROCE DE DANIELLE THIERY AUX EDITIONS FLAMMARION

J’ai croisé Danielle Thiery sur plusieurs salons et ai apprécié à chaque fois nos échanges. J’ai d’ailleurs dans ma Pal 3 romans en attente de lecture. Le temps n’est hélas pas extensible.

Ce roman est le 1er que je lis d’elle. Et je tiens à la remercier, ici, pour sa confiance ainsi que celle de Gilles Paris des Editions Flammarion.

J’ai donc découvert le commissaire Marion et son équipe. Avec toute fois un peu de frustration. Les personnages de Danielle sont installés et ont une consistance réelle que je n’ai fait qu’effleurer n’ayant pas lu ses ouvrages précédents.

Ce sentiment m’est propre et n’a en aucun cas impacté la qualité des écrits et les histoires offertes, car ce roman, comme la vie, est fait de sentiments et d’univers qui se croisent. De joie et de bonheur, mais aussi de sordide car il n’est pire prédateur de l’Homme que l’Homme et ses côtés sombres. Le fauve le plus féroce n’étant pas celui que l’on pourrait croire.

L’histoire :

Un prédateur rôde, observe cette enfant si parfaite. Si belle. Un pur joyau. Fait pour lui. Et comme pour ses trophées précédents, il sait être invisible. Il est intelligent et sûr de lui. Il sait immanquablement les séduire et les appâter le moment venu.

Pendant ce temps, la Capitaine Valentine Cara, chef de groupe des mineurs de l’OCRVP et son équipe, traquent les pédophiles sur tous les fronts, dont les réseaux Internet, sous les ordres du Commissaire Marion. Un site : « petitesmiss.com » est dans leur collimateur. Toutes les ressources sont mises en œuvre pour démasquer les pervers qui se cachent derrière et les écrouer. Un travail éprouvant, des images quasi impossibles à oublier, même pour ces policiers aguerris. Alix de Clavery est criminologue à l’OCRVP et elle s’est fait une spécialité de ces atteintes faites aux enfants.

Une nouvelle enquête arrive et est confiée au Commissaire Louis Zénard, l’adjoint de Marion et à Alix. Des ossements ont été découverts au zoo de Vincennes, dans l’enclos aux lions. Deux corps démembrés et sans tête. Les premières estimations indiquent qu’il s’agirait des restes d’une jeune femme et de ceux d’un enfant. Les os sont léchés au plus près. Ne reste que quelques traces. Faites par des rongeurs ? Non. Les traces sont celles de mandibules de fourmis géantes capables de dévorer un bœuf en quelques heures. Une espèce que l’on trouve dans un parc animalier en Aveyron.

Cette découverte macabre renvoie Alix à la disparition de la jeune Swan, au zoo de Thoiry, six ans plus tôt. Et si les restes retrouvés étaient les siens ? Alix n’a jamais oublié cette affaire et est restée en relation avec la famille. Plus particulièrement avec Lorenzo le grand frère de la petite Swan. Un entrefilet dans la presse indique un incident à Thoiry pile six ans jour pour jour après la disparition de l’enfant. Alix va chercher à en savoir plus. D’autant que Frédéric Praguet, le défenseur des animaux à l’origine de l’article, semble cacher quelque chose. De son côté Lorenzo fait le mort et ne répond pas aux messages d’Alix qui a appris qu’il rôde autour de Thoiry. Alix va se rendre sur place.

Elle y fera la connaissance du Comte De La Perrière, propriétaire du zoo de Thoiry, et de Théodore, son fils. Elle découvrira les recoins du zoo, et sera, comme tout un chacun, fascinée par ces grands fauves en liberté qu’elle pourra approcher au plus près. Et fascinée plus encore par cette relation compliquée que le comte et son fils entretiennent.

Edwige Marion, dont la blessure à la tête se complique, se retrouve sur un lit d’hôpital loin de ses troupes et de la Mouzaïa, son havre. Louis Zénard, retrouvé inconscient et les mains en sang, est également hospitalisé. Qu’a-il fait ? Malgré tous ses efforts la Commissaire Marion ne pourra pas empêcher l’enquête interne. Trop de soupçons pèsent sur lui. Et Valentine va devoir se débrouiller seule pour gérer les équipes et les enquêtes complexes en cours au détriment de sa relation avec Rose Verne, sa compagne médecin légiste.

Les corps retrouvés au zoo de Vincennes seront identifiés. Les ossements d’enfant ne sont pas ceux de la petite Swan mais ceux d’un autre petit disparu, Jules Péchant. Lui aussi avait une gueule d’ange.

Une nouvelle fillette de 7 ans vient de disparaître. Le mode opératoire est le même. Mais cette fois le joyau repéré et enlevé est une imitation. La poupée si jolie n’est que haine et violence. Et lui recherche la perfection. Comment ce monstre va-t-il réagir lorsqu’il va découvrir son erreur ? Il faut vite retrouver l’enfant.

Les pistes possibles sont multiples, voir trompeuses. La réalité et le dénouement inattendus.

Danielle nous offre un récit fort. Elle nous plonge au cœur d’un univers policier qu’elle connaît par cœur ce qui donne toute sa substance à l’histoire. Elle nous entraîne au cœur d’un zoo mythique dont elle nous fait découvrir les endroits interdits et méconnus. Elle déchaîne une valse de sentiments et d’émotions. L’amour, la haine, l’envie, la cupidité, la jalousie, la vengeance. Toutes y sont présentes. Car rien n’est jamais lisse et les apparences souvent trompeuses. J’ai pour ma part beaucoup aimé ce roman qui sort aujourd’hui. Vous le trouverez donc chez votre libraire !

Les personnages principaux sont attachants. Danielle sait mêler habilement la sphère privée et professionnelle de son équipe de policiers et l’on a envie de les retrouver pour de nouvelles aventures.

Le cramé de Jacques-Olivier Bosco


Le livre : Le cramé de Jacques-Olivier Bosco. Paru le 19 mai 2011 chez Jigal dans la collection Jigal Polar. 17€24 ; (286 p.) ; 21 x 14 cm.

Réédité en poche d’abord chez Jigal puis chez Pocket mais indisponible actuellement !

 

 

 

4e de couv : 

Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents.

Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés !

Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve bien malgré lui dans la peau d’un flic à la recherche d’un môme disparu. Mais en ressuscitant ses cauchemars de gamin des quartiers, le pire devient alors possible…

Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !

L’auteur : Né le 10 mai 1967 et vivant à Nice, Jacques-Olivier Bosco (JOB) est l’auteur de nombreux romans plusieurs fois primés. Il a été balayeur, éboueur, plongeur, barman puis entre dans le milieu de cinéma où il est scénariste dans les années 90( de courts métrages ), régisseur avant de s’installer comme restaurateur sur une plage près de Gruissan.  Il écrit déjà quelques polars qui restent à l’état de manuscrits, des nouvelles aussi. Début des années 2000, quelques unes de ses nouvelles sont publiées  et les Éditions Jigal acceptent son premier polar, Et la mort se lèvera qui paraît en ce début 2010.  Suivra le cramé puis de nombreux polar. Brutale (« La Bête noire », 2017, et Pocket, 2018), a été nominé au prix Polar de Cognac 2017.
Extrait :
« Viviani voulut sortir le premier. Le crépitement des balles… puis son corps était venu s’éclater contre la baie vitrée de la banque, l’éclaboussant de sang, comme sur un écran de télé géant. Les otages femelles se mirent à hurler… Gosta jeta un oeil sur Tino et Stéph, ils avaient chacun un gros sac en bandoulière, bourré à craquer de billets, une cagoule noire sur la gueule et un fusil-mitrailleur en main. »

La chronique d’EPPY FANNY

LE CRAMÉ DE Jacques-Olivier BOSCO

Editions JIGAL

L’histoire :

Gosta, le physique rital assumé, avec sur la joue gauche un bon morceau de peau labouré par le feu. D’où son surnom : le Cramé. Un voleur, à la tête d’une bande. Mieux, d’une famille.

Un homme qui aime l’action, l’argent et les belles filles. Et qui en profite à 200 % sachant que ce choix de vie peut s’arrêter à tout moment.

Le cercle proche, les intimes :

Olga l’arnaqueuse

Isabelle la jolie motarde

Les frères Paoli, deux corses de Nice

Cheyenne le hacker

Francis un ancien flic

Le vieux Fernand, le perceur de coffre

Puis Lino, l’ami de toujours, le quasi frère

Un casse qui tourne mal. Des morts. Un seul responsable : une balance. Inimaginable, et pourtant.

Son ennemi juré, Fabiani, le cador de l’antigang qui jubile et le serre enfin.

Extrait page 21 : « La bave acide de la haine mordait sa lèvre inférieure, son flingue tremblait de plus en plus, au moins deux fois plus vite que le dernier vibromasseur d’Amanda Lear. »

Des regards qui se croisent alors que Gosta, gravement blessé, pense mourir.

Une dette à rembourser.

Mais Gosta reste le roi de l’évasion. Une fois encore il le prouve.

Un coup de bistouri plus tard, le voici plus belle gueule que jamais et prêt à tout pour découvrir la balance. Il se transforme en Ange. Enfin en Ange noir. Vengeur.

Il infiltre la police. Jubilatoire en diable cette situation. Mais ce pied de grue qu’il pensait faire durer quelques heures va devoir se prolonger. Car, ange ou démon, il reste un homme de parole et rembourse ses dettes.

D’autant que l’innocence d’un enfant c’est sacré, sa vie aussi.

L’enquête le conduit à rechercher des hommes déviants. Des pédophiles. La lie de cette société. Quelle que soit leur position sociale, aucun ne sera à l’abri. L’ange s’effacera, le Cramé ressurgira et les pervers chanteront et seront châtiés.

Le récit de Jacques Olivier Bosco nous conduit sur les pas de ces déviants sexuels, de ces organisations qui offrent de la chair fraîche aux amateurs. Juste à notre porte.

Il nous entraîne également dans l’univers des cités, remarquablement décrit.

Nous parle des trafics en tous genres qui y fleurissent.

De ces zones de non-droit où la police est impuissante.

De ces habitants, otages d’une minorité, qui courbent le dos pour juste survivre.

De ces Caïds dangereusement intelligents capables de manipuler les pires pervers, sans état d’âme, pour mener à bien leur mission ultime.

Il nous parle aussi de ce que les drames de l’enfance engendrent.

De ces êtres qui se construisent sur les cendres de leur innocence.

Innocence immolée pour survivre… dans la haine. Pour ne plus subir. Jamais.

Le récit est fort. Mais l’humour, toujours présent, le rend agréable.

Le personnage, qui n’est pas un sain, est attachant en diable.

Son attitude et son discours sont jubilatoires.

Un charmeur ce Cramé. Enfin pour nous les femmes.

J’ai découvert un auteur, vivement conseillé par mon dealer favori (Olivier Le Corbac Vanderbecq) via cette lecture. Elle ne sera pas la seule de JOB.

« Quand les anges tombent » m’attend dans ma PAL. Je le dévorerai également avec plaisir.

Dans les brumes du mal de René Manzor


 Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy dans la Collection Noir. 20€, (400 p.) 15×23 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .
Extrait :
Il poussa la porte de la chambre d’Alyssa qu’il avait remise en ordre et laissa trainer son regard sur toutes ces choses qui avaient une signification particulière pour elle : les posters de ses groupes musicaux préférés, sa collection de coquillages, ses vieilles poupées de chiffon, ses colliers, sa table de maquillage…il attrapa son flacon de parfum et le contempla dans la lumière, comme un philtre magique. Il retira le bouchon, le sentit pour attirer le fantôme d’Alyssa dans la pièce, puis versa quelques gouttes dans sa main et les appliqua sur son cou et sur sa nuque.
Il s’attarda ensuite un moment devant les étagères de son bureau, s’intéressa aux romans qu’elle lisait, TWILIGHT de Stephenie Meyer, GANT OF THRONES de Georges R.R.Martin.
Il sourit tristement en apercevant la girafe en peluche avec laquelle sa fille dormait encore. Et, tout naturellement, il serra le doudou contre lui, ferma les yeux et s’allongea sur ce lit qu’il avait bordé tant de fois…..

 

L’Accroche deMiss Aline

Dans les brumes du mal, René Manzor
Editions Pocket

Dalhia Rhymes, criminologue au FBI spécialisée dans les crimes rituels va devoir revenir sur ses terres anciennes. Anciennes parce qu’elles les a quitté il y a plus de vingt ans. Anciennes parce que territoire chargé d’histoire, de rites, de religion vaudou. Elle va devoir faire face à un passé plus que douloureux pour retrouver son neveu et filleul Tom. Attention à ne pas se perdre sur le terrain mais également dans son passé. La frontière est mince, un rien pourrait la faire basculer. Epaulée de Nathan, une ancienne connaissance ayant, comme elle, choisi la voix policière, elle va traquer un kidnappeur d’enfants. Tom n’est pas le seul et surtout pas le dernier. Pourquoi prendre ces enfants, tuer leurs mères de façon atroce ? Sa connaissance des rites et cie va la guider.
Au cours de son enquête Dalhia va y laisser des plumes. Tel le phoenix va-t-elle renaître de ses cendres ? Rien n’est moins sûr.

Lectrice, tu l’attaches à elle. Elle veut faire de son mieux et porte tellement de souffrance, de blessures. Nathan aussi est un écorché. Tu crains pour eux. Tourner les pages c’est les entraîner plus loin mais vont-ils le supporter ? Tu n’as pas le choix, tu veux savoir pour Tom et les autres. Le dénouement est proche mais la solution te semble tellement …horrible. C’est aussi moche que ce que ces gosses subissent. Un petit détail te trotte dans la tête, il va trouver sa place où ? Ah oui….oh non pas ça ! Et ce ça tu ne l’as pas vu venir. Dalhia non plus.

Et vous, vous le verrez venir ?

Bonne lecture !

Aurore de sang, Alexis Aubenque


 Aurore de sang, Alexis AubenqueLe livre : Aurore de sang d’Alexis Aubenque  paru le e 17 novembre 2016 aux Editions Robert Laffont, collection La Bête noire.  20 € ; (355 p.) ; 23 x 14 cm

Réédité en poche chez J’ai lu le 1er novembre 2017. 7€,80 ; (413 p.) ; 18 x 11 cm

4 ème de couverture :

En cette fin d’été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. A deux jours du pic lumineux, et alors qu’il s’apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces…

Aurore de sang poche, Alexis AubenqueDans le même temps, le corps d’un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d’un milliardaire philanthrope. Le lieutenant Tracy Bradshaw est chargé de l’enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l’enfer n’est pas qu’un mythe biblique…

 

 

 

Alexis aubenqueL’auteur : Né en 1970 à Montpellier, économiste de formation, Alexis Aubanque est l’auteur d’une quinzaine de romans. Passionné par la littérature, il devient libraire pendant une décennie et parallèlement publie des romans de sciences fiction. Il se tourne ensuite vers le thriller. En 2009 le deuxième tome de la trilogie River Falls est récompensé par le Prix Polar du Festival de Cognac.
Avec la trilogie Nuits noires à Seattle, Tout le monde te haïra il s’installe dans le thriller pur et dur.
Son univers a souvent été comparé à celui d’Harlan Coben pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages.

 

Extrait :
« Elle se savait morte et prit conscience qu’elle était à la dernière phase de l’acceptation de sa mort. Après le choc et le déni, la colère, le marchandage, la dépression, venait enfin l’acceptation de son sort. »

 

L’accroche de Miss Aline

Aurore de sang, Alexis Aubenque

 

Alexis Aubenque Aurore de sang

Avant de réintégrer la police, Nimrod se voit confier une dernière mission en tant que détective privé : son ex-petite amie refait surface, elle a besoin d’aide pour retrouver son fils enlevé par son père. Elle craint le pire.

Parallèlement Tracy et son coéquipier Scott sont sur une affaire de meurtre. Un corps a été retrouvé, dévoré, en pleine foret. Identification impossible. Il y a bien un tatouage mais au début de leur enquête cela ne même nulle part.

Dans cette période où les aurores boréales attirent le tourisme de masse, tout va s’enchaîner à une vitesse folle : poursuite, enlèvement, massacre, guet-apens, interrogatoire musclé.

Nimrod par la force des choses va réintégrer plus tôt la police, Tracy va perdre momentanément son coéquipier. Les deux enquêtes vont se chevaucher. Le FBI va venir mettre son grain de sel dans l’affaire de Tracy. Les tensions vont monter.

C’est une enquête sans temps mort, rythmée par les divers rebondissements, les révélations surprenantes. Il sera aussi question d’amour, de  haine, de confiance, de méfiance, même la théorie du complot sera présente. Tous les protagonistes sont liés d’une manière ou d’une autre. Au fil des chapitres, les événements éclairent le rôle de chacun. Ce n’est pas toujours joli-joli. La noirceur de l’être humain est profondément ancrée en lui.  Elle manipule, fait des ravages. Elle prend et n’hésite pas à sacrifier pour sa « survie ».

En filagramme, l’auteur nous dévoile l’enfance de Nimrod. Ce qui éclaire sur ses rapports pour le moins tendus et étranges avec son père.

L’auteur, dans les dernières pages,  te fait une révélation saisissante, incroyable.

En attendant de savoir où cela va nous mener, tu as envie le lire la première enquête de Tracy et Nimrod dans Tout le monde te haïra.

La voix secrète de Michaël Mention


Vous le savez maintenant !

Sur collectif polar nous aimons régulièrement vous donner deux ressentis de lectrices sur un même livre.

Ceux-ci peuvent-être divergents ou aller dans le même sens.

Ce qui est certain, c’est qu’ils se complètent.

Pour que vous amis lecteur, vous vous fassiez votre propre opinion.

Aussi aujourd’hui c’est Julie, notre jeune apprenti chroniqueuse et Eppy Fanny notre Flingueuse en chef qui lance dans l’aventure de la double chronique.

Et ce matin c’est Julie qui ouvre le bal


 Le livre : La voix secrète de Michaël Mention. Paru le 5 janvier 2017 chez 10/18 dans la collection Grands détectives. 7€10 ; (229 p.) ; 18 x 11 cm.
Résumé:
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide de le solliciter, au grand dam de son adjoint, dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation. Cette collaboration les entraîne dans les coulisses d’un Paris mystérieux et malsain. Critiqué par ses pairs, Allard s’enlise peu à peu dans ses questions : son ami Lacenaire est-il impliqué dans les crimes ? Si tel est le cas, sa participation à l’enquête ne risque-t-elle pas de nuire à l’enquête et d’aggraver le chaos ambiant ? 
L’auteur : Né en 1979, Michaël Mention est romancier et scénariste.. ces roman sont inscrits dans une démarche de création littéraire originale et séduisante, que Michaël Mention pratique avec beaucoup d’habilité… et de plaisir. Et il faut dire  que de livre en livre, l’originalité et le talent de Michaël Mention s’affirment aux frontières des littératures historique, policière et fantastique.  Grand Prix du roman noir français au Festival International du Film Policier de Beaune en 2013 pour Sale temps pour le pays (Rivages/noir), il s’impose aujourd’hui comme l’un des nouveaux prodiges du thriller.
Extrait:
 « Cher public, ta curiosité a été excitée à un si haut point par mes dernières étourderies, tu t’es mis avec ardeur à la piste de la moindre circonstance qui présentât quelque rapport avec moi, qu’il y aurait plus que de l’ingratitude de ma part à ne pas te satisfaire. »

Le compte rendu de Julie.

Un roman noir et un tueur qui n’épargnent pas la société 

En effet, Lacenaire incarcéré en écrivant ses mémoires n’épargne pas la société, il n’a pas sa langue dans sa poche en étant franc et n’a pas peur de dire ce qu’il pense. On ressent une ambivalence avec ce personnage d’autant plus que Pierre-François Lacenaire a réellement existé et était un poète et un assassin du XIXème siècle, on ne peut pas l’adorer après ce qu’il a fait mais on ne peut pas le détester non plus en plus qu’il va se montrer être d’une grande aide pour la police.

Sa relation avec le policier Allard est touchante, on comprend Allard qui compatit pour son ami Lacenaire même s’il peut dépasser les bornes contre ses supérieurs. 

L’enquête d’enfants disparus et tués cause du fil à retordre aux flics ainsi que pour nous lecteur, ainsi je n’ai rien vu venir et j’ai douté de plusieurs personnages. Cependant, attention aux âmes sensibles surtout ceux qui sont touchés par la cause des enfants car les enfants ne sont pas épargnés dans cette enquête, moi cela ne m’a pas gêné en n’étant pas une âme trop sensible. 

Un autre flic va se montrer ambiguë Canler que j’ai particulièrement aimé mais on va  aussi détester certains personnages mais je vous en dit pas plus pour pas spoiler. 

En conclusion, je vous conseille « la voix secrète » de Michaël Mention, un polar historique et roman noir qui joue avec nos nerfs où on est également dans la tête d’un assassin qui écrit ses mémoires. Grâce à ce livre, j’ai découvert des personnes et des faits historiques dont je ne connaissais pas?

Je remercie Geneviève pour le concours  » La Millième chasse au livre spéciale Noël » qui m’a permis de le gagné, ça a été une excellente découverte.

Foncez le découvrir à votre tour 

 Info sur ce titre  : 
Titre: « La voix secrète »
Auteur: Michaël Mention
Date de parution: 05/janvier/2017
Éditeur: 10/18
Collection: Grands détectives
ISBN : 978-2-264-06878-1
Prix: 7,10 euros
Nombre de pages: 230
Format: poche
Précédemment paru chez le Fantascope  le 16 mai 2011 12€ ; (227 p.) ; 19 x 13 cm

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry


Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry. Paru le 11 octobre 2017 chez Calmann Levy dans la collection Calmann Levy Noir 18€90 ; (303 p.) ; 22 x 14 cm.

4e de couv :

Détroit a perdu ses repères. Ses habitants l’abandonnent. Ses enfants disparaissent.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

Une intrigue magistralement entrelacée jusqu’à la fin, bouleversante.


L’auteur : Jérôme Loubry est né en 1976 à Saint-Amand-Montrond. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Désormais installé en Provence, il publie aujourd’hui son premier roman.

 

 

Extrait :
« Le capitaine avait été bien clair : « Vivant. » Il n’avait pas précisé dans quel état. Et, tel que Sarah le connaissait, cela signifiait que les premiers arrivés pouvaient lui faire passer un sale quart d’heure sans craindre une convocation pour « excès de zèle ».
« Chopez cet enculé de Géant de brume et faites-lui dire où sont les enfants. »
Stan prit son élan et lança son épaule contre la porte qui émit un craquement d’os brisé. Sarah se rua dans son sillage, Glock en avant, et hurla à l’occupant de ne pas bouger. Dehors, la pluie en colère dardait ses épines glaciales sur la dizaine d’hommes armés qui se précipitèrent à leur tour dans l’antre du Géant. »

 

Le post it de Ge

Détroit, fin des années 1990. Un géant sème la terreur dans la ville, enlevant et tuant des enfants. L’enquête est confiée à Stan Mitchell, policier alcoolique banni de Washington. L’affaire lui est finalement retirée et l’assassin, peu à peu oublié.

Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent et Mitchell, qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance, est à nouveau sur le coup.

Détroit berceau de l’industrie automobile américaine. Detroit fleuron de l’économie US n’est plus. La ville est délabrée, la crise des subprimes est passé par là.  Détroit et ces lieux désaffectés tels que la Michigan Central Station, ancienne gare ouverte jusqu’à la fin des années 80 ou des bâtiments dont les murs accueillent du street art, le long d’une voie ferrée. Détroit première ville déclaré en faillite. Peu à peu, les maisons du centre de Détroit disparaissent. Comme sa population. Trop endettée.

Détroit ville fantôme , c’est dans ce décor irréel que Jérôme Loubry place son intrigue.

Et dès le départ le ton est donné. Le Géant des Brumes vient d’être arrêté. Et pourtant dés la première page, l’atmosphère fantasmagorique de la ville nous saisie. On ressent d’emblée la complexité de la situation. La complexité de nos protagonistes. Leurs effrois nous saisie nous aussi lecteurs.

Et puis je le disais, il y Détroit, personnage à part entier de cette histoire. Détroit qui a façonné ses habitant. Certains comme elle sont devenus fantomatiques.

Et il y a ce duo improbable d’enquêteur. Il y a là «  le Molosse  »  alias l’inspecteur Stan Mitchell, vieux briscard abîmé par la vie et Sarah Berkhamp  qui mène le groupe d’intervention qui  va arrêter ce tueur indiscernable que semble être ce Géant des Brumes. Nos deux inspecteurs vont être  mis à rude épreuve à vouloir comprendre les motivations de ce tueur énigmatique et évanescent. Car nos flics eux aussi sont cabossés, ils ont aussi leur part d’ombre. Eux aussi ont des choses à cacher.

Et dans cette ville brumeuse, humide est sale, Jérôme Loubry construit une histoire formidablement bien mené de bout en bout. Ils nous propose une galerie de personne magnifiquement campés. Et il arrive à nous surprendre avec un final digne d’un maestro.

Je n’ai qu’un mot à dire. Chapeau monsieur Loubry. Ce premier roman a été une pure découverte et un véritable coup de coeur.

Je voudrais aussi remercier Madame Caroline Lépée d’avoir pensé à moi en m’envoyant ce titre pensant qu’il devrait me plaire. Bien ciblé madame l’éditrice. Il aurait vraiment été dommage que je passe à coté des chiens de Détroit

 

Le berceau des ténèbres de Jean Luc Bizien by Oph


Le livre :  La trilogie des ténèbres Volume 3, Le berceau des ténèbres : thriller  de Jean-Luc Bizien. Paru le 23 septembre 2015 le 15 juin 2016 chez Toucan noir . réédité en poche le 15 juin 2016 dans la collection Toucan Noir Poche. 9€90 ; (490 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entrainé, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.
Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein China Town , les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au cœur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent.
Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent…

L’auteur : Né en 1963, Jean-Luc Bizien enseigne pendant quinze ans avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Jeux de rôles, livres pour la jeunesse, romans de fantasy, thrillers ou polars historiques, ce digne héritier de Serge Brussolo explore toutes les facettes de l’imaginaire, ce qui lui a apporté le succès auprès d’un lectorat toujours plus nombreux.
Extrait : 
L’abîme s’ouvrait devant ses pieds et le vent soufflait en bourrasques, menaçant à tout instant de faire chavirer le funambule. Il ferma les yeux.

Le Off de Oph

C’est avec regrets que j’ai achevé la trilogie des Ténèbres de Jean-Luc Bizien avec le tome 3: Le berceau des ténèbres.

Ne vous y trompez pas, je ne regrette en rien cette lecture, mais les personnages auxquels j’ai fait mes adieux.
Comme je l’avais évoqué sur mes retours des tomes précédents, les personnages de cette trilogie sont attachants. Charismatiques, torturés, écorchés par la vie, je me suis prise d’une réelle affection pour eux et c’est donc avec regrets que je les quitte et que je les laisse poursuivre leurs vies au delà des pages de ce roman.

Ce troisième tome est mon préféré des trois. Outre les Seth Ballahan et Paik Dong-Soo qui ont pris davantage d’épaisseur et davantage vie dans mon esprit, l’intrigue est captivante.
Jean-Luc nous promène dans New York, nous fait découvrir les mécanismes des mafias de quartier…
J’ai retrouvé les références musicales chères à Mister Bizien, mais aussi des références cinématographiques et un clin d’œil à un autre auteur de la Ligue de l’Imaginaire (sauf erreur de ma part et tu me corrigeras si c’est le cas JL).
On y découvre un Dong-Soo en pleine dissonance cognitive… comment trouver son équilibre dans une ville qui permet toutes les libertés et tous les excès quand on a grandit en Corée du Nord, sous le joug de la dictature…
Quant à Ballahan le voilà Directeur du journal, papa attentif et mari hyper attentionné…

Au coeur de la Grosse Pomme, Ballahan le journaliste et Dong-Soo l’ancien militaire Nord Coréen se lancent à la poursuite d’un énigmatique fantôme « The Ace », auteur d’enlèvements d’enfants au coeur de Little Italy et de Chinatown…

Je vous conseille vivement de plonger au coeur de cette trilogie, de partir à la découverte des deux Corées, de l’amitié, de la plume de Jean-Luc et de ses références musicales…

Merci Jean-Luc pour cette trilogie réussie!

Les corbeaux de la mi-automne de Thanh-Van Tran-Nhut


Souvenez vous, le mois dernier, je mettais à l’honneur

Tranh Van Tran-Nhut

Aussi aujourd’hui je vous propose de découvrir un de ces fameux polar historique.

A travers le post-it de la bibliothécaire

Les corbeaux de la mi-automne : Une enquête du mandarin Tân de Tranh Van Tran-Nhut

Belle découverte à vous ami(e)s lecteurs zé lectrices.

Le livre : Les corbeaux de la mi-automne : Une enquête du mandarin Tân de  Tranh Van Tran-Nhut. Paru le 5 mai 2011 chez Philippe. Piquier. 19,80€ ; (420 p.) ; 21 x 13 cm.

Présentation de l’éditeur :
Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d’Asie, peuplés d’Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.
Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l’Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d’aisance, alors que le mandarin Tân s’active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu’une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade.
Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l’Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d’une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix.

Extrait :
 – Tu crois que les prêtres taoïstes vont nous donner des gâteaux ? demanda Oisillon, dubitatif.
– Sans aucun doute. Ils ne sont pas fous. Nourrir le poussin fera accourir la poule, ils le savent bien.
Du haut de ses six ans, Oisillon fit une moue d’incompréhension. Tambour eut un haussement d’épaules impatient.
– Cela veut dire que s’ils nous soignent, on en parlera à nos parents, qui viendront faire des offrandes plutôt chez eux qu’au temple taoïste concurrent.
– Mais on ira bien aux deux temples quand même ?
– Évidemment, il faut entretenir la tension entre les prêtres du Crapaud à Trois Pattes et ceux des Huit Immortels.
Tambour, à dix ans passés, savait de quoi il parlait : sa mère, tenancière de gargote, n’hésitait jamais à donner les invendus sucrés à ses camarades de classe. Accoutumés à ses fleurs de gélatine au lait de coco, les gamins entraînaient leur famille chez elle à la première occasion, générant un chiffre d’affaires non négligeable. A progéniture gourmande, parents insatiables, aimait-elle répéter en comptant ses sapèques

 

Tran-Nhut :  Les sœurs Tran-Nhut sont les auteurs d’une série d’enquêtes menées par le mandarin Tân et son acolyte, le lettré Dinh, dans le Viêt Nam du XVIIe siècle.

Biographie

Les sœurs Tran-Nhut sont nées au Viêt Nam en 1962 pour Thanh-Van, en 1963 pour Kim. En 1968, elles s’installent aux États-Unis avec leurs parents. Trois ans plus tard, elles arrivent en France où elles feront le reste de leurs études. Thanh-Van repart aux États-Unis en 1980 pour revenir en France quelques années plus tard avec un diplôme d’ingénieur en mécanique du California Institute of Technology. Entre-temps Kim intègre l’École normale supérieure (Paris) en physique.

C’est en 1999 qu’elles se lancent dans l’écriture à quatre mains. De ces séances est issu le mandarin Tân, jeune magistrat d’un Viêt Nam historique. Une « figure mythique de la famille », leur arrière-grand-père maternel, reconnu pour avoir accédé très jeune aux fonctions de mandarin, servira de modèle au héros du roman. « Le Temple de la Grue écarlate » sera publié aux éditions Philippe Picquier la même année.

En 2002, Thanh-Van part pour un voyage autour du monde qui la mènera du Kenya aux glaciers de l’Alaska.

Depuis 2003, Thanh-Van continue seule la série des enquêtes du mandarin Tân. De son côté, Kim s’est lancée dans le polar d’aventure pour adolescents.

Extrait

Quoi qu’il en soit, en cette nuit de fête de la Mi-Automne, il y avait fort à parier que les deux temples avaient quelques douceurs en réserve pour les gamins qui s’y rendaient en bandes joyeuses. Tambour imagina des gâteaux de lune aux bords festonnés, farcis d’une pâte aux graines de lotus constellée de gingembre confit, où des morceaux de saucisse chinoise gravitaient autour d’un jaune d’oeuf salé. Cette évocation, ravivant l’odeur des feuilles de lime et d’eau de rose, l’incita à presser le pas.
Tambour voyait ses amis devant eux, lanterne au poing et chansons aux lèvres, une nuée rouge cerise et jaune citrouille qui s’éparpillait dans la nuit comme une farandole de lucioles en quête d’aventure. Par hasard, il s’était retrouvé à bavarder avec le petit Oisillon qui trottinait à ses côtés, visiblement à bout de souffle. Il avait un peu pitié de ses jambes courtes et de ses joues échauffées, mais il ne fallait pas trop traîner sur le chemin bordé de banians noueux. Tambour tenta de le houspiller :
– Allons, dépêche-toi un peu, sinon les autres vont tout manger.
– Je fais ce que je peux ! Cette lanterne pèse plus lourd qu’un chat.
Tambour secoua la tête. Oisillon, pour imiter ses aînés, avait choisi une énorme lanterne qui ballottait au bout de la canne de bambou. L’armature en jonc, habillée de papier écarlate, dessinait les contours ronds d’un lapin avec, à la place du cœur, une flamme de bougie papillotant au vent.

Le post-it de Ge, la bibliothécaire

Les corbeaux de la mi-automne : Une enquête du mandarin Tân de Tranh Van Tran-Nhut

Résumé et avis :

Avec cette huitième « Enquêtes du mandarin Tân », Thanh-Van Tran-Nhut nous plonge dans l’atmosphère trouble qui accompagne le déclin de l’empire vietnamien, au début du XVIIe siècle.

Pour le mandarin, la Fête de la mi-automne avait pourtant bien commencé. Un jeune sbire a renouvelé l’exploit légendaire d’abattre 9 corbeaux en plein vol. Mais pendant la fête, un enfant disparaît.  Le jeune garçon est retrouvé noyé le lendemain de la fête de la mi-automne Peu de temps après, des bonzes en colère dénoncent la profanation de leurs temples, les statues divines et les toilettes des deux temples bouddhistes et taoïstes sont vandalisées.

Ces deux affaires, qui a priori n’ont rien à voir entre elles, vont mobiliser les efforts du mandarin Tân et de ses aides, le lettré Dinh et le sbire Khoa. C’est deux là vont se révéler d’un secours précieux car ils sont tous deux dotés de pouvoirs hors du commun.

Le premier est capable de mémoriser dans ses moindres détails un document aperçu quelques secondes seulement, le second est doté d’un sens olfactif super développé, il visualise les odeurs.

Et puis il y a aussi le docteur Porc chargé des autopsies et féru des dernières découvertes de la médecine légale du XVIIe siècle.

  Le mandarin et ses acolytes vont mener une enquête à travers légendes et événements historiques., celle ci va déboucher sur une chasse au trésor, et révélera les sombres desseins politiques de dignitaires avides de pouvoir.  Abondamment documenté, ce « polar historique se lit d’une traite, tout en nous ouvrant l’esprit  » vers des pans méconnus de l’histoire de l’Asie du Sud-Est.

De plus l’auteur, comme souvent dans ses précédents roman, nous régale avec des recettes et des plats exotiques qui nous font saliver de bonheur. Et en prime la description des « paysages olfactifs » du sbire Khoa est un pur moment d’anthologie, que n’aurait pas renié l’auteur du « Parfum« …
Un vrai délice que ce merveilleux roman.

Ce titre à reçu prixThierry Jonquet 2011.

Ne louper pas, non plus,  les notes historiques en fin d’ouvrage qui apportent elles aussi de précieux renseignements sur sur l’histoire, les traditions, les légendes et les comportements au Dai-Viêt en ce XVII tourmenté.

Extrait :

Alors que Monsieur San le faisait monter sur une estrade festonnée de lampions, Khoa chercha des yeux Mademoiselle Lys qui avait quitté le groupe de musiciens. Du fond diffus des odeurs le jeune homme tenta d’isoler la signature perlée de la jeune fille.

La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.