La fille dans le brouillard de Donato Carrisi


Le livre : La fille dans le brouillard de Donato Carrisi.  Traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza. Paru le 31 août 2016 chez Calmann-Levy.  20€50 ;  (316 p.) ; 23 x 15 cm

4e couv :

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de Noël ? Ou serait-ce un kidnapping ?

Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? Le commandant  Vogel, star de la police, est envoyé sur place.

Entouré de sa horde de caméras, il piétine. Aucune piste, aucun indice ne s’offre à lui. Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face.

Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

L’auteur : Né en 1973, Donato Carrisi est l’auteur du best-seller international Le Chuchoteur, traduit dans vingt-six pays et qui a reçu quatre prix littéraires en Italie. Lauréat du prix SNCF du Polar européen et du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie polar, il est l’auteur italien le plus lu dans le monde. La Fille dans le brouillard a remporté un succès phénoménal en Italie et est en cours d’adaptation au cinéma.
 

Emilie délivre son avis

 

Je reviens sur ces page avec un gros coup de cœur :

❤️La fille dans le brouillard de Donato Carrisi ❤️

Un livre différent, à lire absolument ❤️

Une jeune femme est enlevée dans un paisible petit village des Alpes. Le coupable est introuvable, et voilà que la star des commissaires de police, Vogel, est envoyé sur place. De tous les plateaux télé, il ne se déplace jamais sans sa horde de caméras et de flashs. Sur place, cependant, il comprend vite qu’il ne parviendra pas à résoudre l’affaire, et pour ne pas perdre la face aux yeux du public qui suit chacun de ses faits et gestes, il décide de créer son coupable idéal et accuse, grâce à des preuves falsifiées, le plus innocent des habitants du village : le professeur d’école adoré de tous. L’homme perd tout du jour au lendemain (métier, femme et enfants, honneur), mais de sa cellule, il prépare minutieusement sa revanche, et la chute médiatique de Vogel.

Une enquête à priori banale.
Une ado qui disparaît. Une famille désespérée.
Un petit village où la police n’a pas l’habitude de ce genre d’affaires.
Un flic connu, appelé sur place pour retrouver la jeune fille, déterminer ce qu’il s’est passé.

Mais rien ne va se dérouler comme prévu.

Vous allez découvrir un thriller bluffant, surprenant, plein de rebondissements.
On croit avoir tout compris mais on se fait balader du début à la fin. Et quelle fin !!

On a peur , on enquête, on hésite, on se perd, on doute, on est horrifié.

Une sacrée histoire, par un des maîtres du genre.

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Tu tueras le père de Sandrone Dazieri


Le livre : Tu tueras le père de Sandrone Dazieri.  Traduit de l’italien par Delphine Gachet . sortie en poche chez Pocket  le 13/10/2016.

4e de couv : 

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

 

L’auteur :

Sandrone Dazieri est né à Crémone en 1964. À ses débuts, il exerce divers métiers avant de devenir journaliste spécialisé dans la contre-culture et la fiction de genre. De 2001 à 2004, il se fait connaître en France par une trilogie noire encensée par la critique : Sandrone & Associé. Scénariste de séries à succès pour la télévision depuis dix ans, il a également dirigé la collection des romans policiers chez Mondadori. Il revient en force avec Tu tueras le Père. « Meilleur thriller de l’année 2014 » selon Il Corriere della Sera, déjà vendu dans dix pays, ce livre est un véritable best-seller en Italie, en Allemagne et bientôt dans le monde entier. L’auteur vit à Milan.

 

Le OFFde OPH

Petite baisse de régime ces derniers temps, plus d’activités au milieu d’êtres humains doués de sociabilité et donc moins de temps pour lire 😉

Toutefois je ne pouvais pas ne pas faire un retour de ce thriller psychologique d’un auteur italien que j’ai eu la chance de rencontrer brièvement à Saint Maur en Poche!

Sandrone Dazieri nous offre avec « Tu tueras le Père » un polar bien noir, captivant et des personnages à la personnalité marquée.
Qu’il s’agisse de Colomba, la flic torturée ou Dante le « consultant » hors normes, leurs histoires ne pourront que vous toucher, voir vous émouvoir.

Non loin de Rome, un père affolé est interpellé par deux policiers. Il explique alors que son fils de 8 ans a disparu… en cherchant le fils, le corps de sa mère, décapitée, sera retrouvé au fond d’une clairière.
Colomba Caselli est alors mise sur l’affaire de manière « sauvage » et elle sera épaulée par un consultant particulier: Dante Torre. Ce spécialiste en disparitions a lui même été kidnappé à l’âge de 6 ans et séquestré dans un silo à grains de nombreuses années. Son seul contact avec le monde, son geôlier qu’il appelle « Le Père ». Et sur cette disparition Dante en est persuadé, Le Père est de retour »

Je vous recommande vivement de vous lancer à la poursuite du « Père » avec Colomba et Dante, de faire connaissance avec ces deux personnages qui m’ont touché, parfois fait rire mais aussi naître des larmes au bord des yeux. Plus que des personnages de roman ils ont pris vie dans mon esprit au point qu’il m’est difficile de les quitter.

L’intrigue, complexe, est bien construite, difficile de deviner les faits ou l’identité du Père par anticipation, le voile du mystère ne se soulève qu’en fin de roman.

Un très très bon polar!

Pas d’autre roman ouvert ce soir… j’attends impatiemment mon très cher facteur et les trois romans de James Osmont! Envie de plonger dans un nouvel univers, de flirter avec la folie avec sa trilogie psychiatrique…

Vous pouvez aussi retrouvez ICI la chronique de Ge sur Tu tueras le père

Jeremy Cobhan de Filippo Della Croce


Bonjour à vous tous, aujourd’hui notre psychopathe du polar nous propose une chronique un peu différente. Elle l’a couplé d’un petit entretien avec l’auteur.

Mais je vous laisse découvrir tout cela avec Marie Noëlle

Le livre : Jeremy Cobhan  de Filippo Della Croce. Paru le 9 janvier 2017 chez Slatkine. 29€ ; (325 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Un jour de mai, dans une petite ville de Nouvelle- Angleterre, un père de famille décède dans un accident de voiture. Au même moment, son enfant de neuf ans disparaît alors qu’il joue avec un copain sur le parking d’un restaurant. Y a-t-il un lien entre les deux drames ? Face à des investigations qui piétinent, l’oncle de l’enfant, jeune avocat, décide de retrouver son neveu.

 

La Chronique de Marie-Noëlle sur

JEREMY COBHAN par FILIPPO DELLA CROCE 

Editions SLATKINE / 325 pages

 

Dans un premier temps, laissez moi vous présenter Filippo

 

Né en Italie en 1975 de mère Suisse et de père Italien, ingénieur en environnement diplômé de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne en 2001. J’ai vécu jusqu’à l’âge de 20 ans à Portovenere, village pittoresque de la région des Cinq Terres en Italie avant de m’établir sur les rives du lac Léman pour poursuivre mes études. Je vis actuellement à la Tour-de-Peilz dans le canton de Vaud, avec mon ami Jules, de nationalité américaine.

 

 

 

 Pourquoi l’écriture, quel est ton parcours ?

J’ai toujours rêvé d’âtre écrivain, un peu comme les enfants rêvent de devenir pompier ou danseuse. Évènement déclencheur : longue convalescence chez moi suite au diagnostic de leucémie en 2008 et deux greffes de moelle en 2009 et 2013. J’ai pu me dédier exclusivement à l’écriture de Jeremy Cobhan pendant une année.

Que lis tu ?

Presse écrite essentiellement. Je ne suis pas un lecteur de romans. Pour mon écriture je m’inspire essentiellement de mon vécu,  Je me passionne de cinéma, de séries TV et de documentaires en tous genres.

 Pourquoi un polar ?

J’ai toujours eu un côté un peu noir, de plus j’aime mettre au profit l’esprit rationnel de l’ingénieur que je suis dans la construction d’intrigues complexes. Mon histoire se passe aux EU, en Nouvelle Angleterre, région que je connais pour y avoir vécu plusieurs mois lors de l’élaboration de mon travail de diplôme en tant qu’étudiant invité à l’Université de Harvard, à Boston, entre 2000 et 2001.

 Une suite à J Cobhan ou tout simplement un autre polar ?

Un autre roman certainement. Un polar, très probablement. La suite de Jeremy Cobhan, peut-être. Je suis en pleine réflexion, notamment en ce qui concerne les possibilités d’amélioration de mes techniques narratives (structure, personnages, style).

 

EXTRAIT 

 …Jeremy avait toujours été un enfant peu bavard. Il passait des heures dans sa chambre à dévorer des bandes dessinées ou feuilleter des revues d’animaux. Il était passionné de faune marine et rêvait de voir les baleines. Ses questions inattendues m’amusaient. Elles étaient à chaque fois un vrai défi : « Où sont les moustiques en hiver ? » « D’où viennent les étoiles filantes ? ».
Un jour, à l’âge de 4 ans, il m’avait demandé pourquoi je sortais avec un garçon. Sa question m’avait pris de court. J’avais improvisé une réponse qui m’avait laissé songeur : « Le monde serait bien triste s’il n’y avait qu’une sorte de fruit. Eh bien, c’est la même chose avec les gens. Si l’on était tous pareils, ce serait moins intéressant, tu ne trouves pas ? » Il avait semblé comprendre avec le plus grand naturel……..

 

 Mon AVIS

 Mai 2013, Rockport près de Boston, Nicholas COBHAN et son fils Jérémy de 9 ans ont disparus.

La voiture de Nicholas est retrouvée au fond d’un ravin et son corps gît non loin de là. Mais où est passé Jérémy ?

Thomas, avocat et frère de Nicholas décide d’enquêter pour retrouver son neveu et peu convaincu de l’accident va tout faire pour élucider ce mystère face à la passivité de la police locale.

 Dans un premier temps je dois dire que j’ai lu le manuscrit de Filippo en Juin 2015 pour une maison d’édition qui n’a jamais daigné répondre, c’est pourtant pas compliqué : OUI / NON (il suffit de cocher la case !) Bon ça c’est mon côté « italienne » et puis il faut dire les choses M’ENFIN !

Voici un premier roman/polar qui ne laisse pas de marbre puisque Filippo traite de l’homophobie entre autres, ce qui est rare !

Les personnages, j’aime bien la façon dont ils sont présentés bien que certains méritent d’être un peu plus exploités.

Beaucoup de sentiments dans ce livre sont exprimés et de ce fait touchants de part leurs réalités.

On ne reste pas non plus insensible aux paysages que l’auteur connaît bien et de ce fait très bien exprimés.

L’intrigue est bien menée et suscite de l’intérêt dès le départ, avec une fin bien imaginée.

En résumé, je pense que ce premier polar peut faire des bébés. Filippo est quelqu’un de très sensible et son écriture s’en ressent. Je lui souhaite beaucoup de succès car il le mérite et j’attends la suite……

 

Comme de longs échos de Eléna Piacentini


Le livre : Comme de longs échos de Eléna Piacentini. Paru le 24 août 2017 chez Fleuve éditions dans la collection Fleuve Noir. 19€90 ; (288 p.) ; 22 x 15 cm

Présentation de l’éditeur

 » L’histoire est un perpétuel recommencement.  » disait Thucydide. Les faits divers, aussi.
« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à DIPJ de Lille. Un marie en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elle, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

L’auteur : Auteur et scénariste, Elena Piacentini est née à Bastia et vit à Lillie, comme les héros de ses livres. Leoni, le commandant de police à la section homicide de la PJ, qu’elle a créé en 2008, a été finaliste des sélections du prix des lecteurs Quai du polar/20 minutes et du grand prix de littérature policière pour l’une de ses aventures (Des forêts et des âmes, Au-delà du raisonnable, 2014 ; Pocket, 2017). Inspiré d’un fait divers, Comme de longs échos met en selle une nouvelle héroïne : Mathilde Sénéchal à la DIPJ de Lille.

 

Extrait :
J’étais dans ma famille comme un voyageur dans un hôtel de longue escale, apprivoisant ses repères spatiaux, aimable avec le personnel, mais isolé des choses et des êtres par les ailleurs qui sont les semelles de sa vie, le sable de ses pensées.
Avec la conscience de ma différence s’est imposée la nécessité de paraître semblable.
En ce domaine, j’ai développé des compétences d’expert en close-up . Ce que j’étais incapable de produire de manière innée, je le fabriquais par mimétisme, avec cette touche créative qui tient du génie de l’illusion. Ainsi ai-je réussi à donner le change sans que cela me coûte d’effort. Avec le temps, j’y ai même pris du plaisir. Le jour, j’endossais les multiples rôles auxquels nous contraint le frottement avec ces autres dont j’avais pris le déguisement.
Les nuits étaient toutes miennes et j’étais à la nuit.

 

 

Le coup de coeur de votre bibliothéquaire

 

Une femme est retrouvée étranglée dans son propre lit par son mari. Ce dernier est en état de choc. De plus, leur fils de quelques mois est introuvable. Un ancien policier sort de sa retraite pour enquêter sur cette affaire qui lui semble bien trop similaire à une autre qu’il a menée plusieurs années auparavant. Cela l’amène à faire la rencontre la mystérieuse Mathilde Sénéchal.

Eléna Piacentini nous revient mais cette fois point de commandant Léoni. Non, pas cette fois car Elena publie chez un nouvelle éditeur. Et oui, Fleuve éditions a eu l’excellente idée de la recruter. Bon il y en mis le temps, il y a déjà quelques paires d’année que l’on connait le talent d’Elena ici. Et il nous paraissait étonnant qu’on ne lui fasse pas du pied plutôt du coté des grands groupe éditoriaux. Voilà c’est chose faîte.

Pour autant notre auteur étant une personne de coeur et surtout quelqu’un de fidèle les restera chez son éditrice de coeur, auprès de Véronique Ducros et les éditions Au-delà du raisonnable avec les prochaines aventures de la bande à Léoni.

Elena change d’éditeur mais ne chance en rien son style. On retrouve avec plaisir son écriture charnelle et sensuelle mais aussi très cristalline.

Une écriture tactile aussi, on peut comme cela à travers las mots d’Elena toucher , on peut ressentir les sensations, Son écriture est une invitation à nous servir de nos 5 sens et peut-être aussi du 6e. Elle est palpable.

Quand on a en main un bouquin d’Elena Piacentini, on ne tourne pas seulement les pages, non ! On vit pleinement les émotions, on sens les atmosphères, on touche du doigt l’âme humaine. Car en effet notre auteur est de ceux qui savent décortiquer les diverses personnalités. Elle sait camper à merveilles ces personnages. Elle joue à merveille avec leur psychologie. Et avec ce titre Comme de longs échos, elle nous offre à nouveau de magnifiques héros. Auxquels on ne peut que s’attacher.

Il y a Mathilde Sénéchal, l’enquêtrice de ce polar dont l’intrigue démarre par un simple fait divers sanglant.

Mathilde qui a su mettre de coté ses émotions pour mettre en valeur son coté professionnel. Si elle parait cassante c’est pour mieux caché ses fêlures. Ainsi elle a fait des ses failles des forces, sa force. Et des fêlures elle en a c’est certain.

Il y a Pierre Orsalhièr, cet ancien gendarme qui est revenu à la vie civile hanté qu’il est par une vieille affaire.

Il y a le commandant Lazaret, le chef de Mathilde et un peu plus aussi et puis… Il y a Adèle cette jeune fille à laquelle vous ne pourrez pas rester insensible.

Oui, Elena Piacentini à travers son écriture et ses mots nous fait entrer en empathie avec ses protagonistes. Et à travers eux nous entraîne dans une histoire passionnante, complexe et haletante qui trouvera tout son sens à la fin.

Voilà donc un magnifique roman qui aura marqué ma rentrèe littéraire et qui aura su me redonner goût à la lecture.

Merci pour tout cela madame Piacentini !

Cet été là de Lee Martin


Collectif polar.biblio

9782355845581,0-3748453.jpgCet été-là de Lee Martin. Traduit de l’américain par Fabrice Pointeau.Paru le 9 février 2017 chez Sonatine éditions. 21€ ; (320.p) ;  22 x 14 cm
Quatrième de couv :

Un thriller poignant, sélectionné pour le prix Pulitzer du meilleur roman.
Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy.
Que s’est-il réellement passé cet été là ?
Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent.
Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient.
Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ?

Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

 

avt_lee-martin_6305L’auteur : Titulaire d’un doctorat (PhD) à l’Université du Nebraska à Lincoln, Lee Martin vit à Colombus, dans l’Ohio, ou il enseigne la littérature. Cet été-là est son premier roman traduit en français.

 

Extrait :
Je n’ai jusqu’à présent jamais réussi à relater cette histoire et le rôle que j’y ai tenu, mais écoutez, je la raconterai en toute honnêteté : un homme ne peut vivre qu’un temps avec une telle chose sans la partager. Mon nom est Henry Dees et j’étais alors enseignant – professeur de mathématiques et tuteur pendant l’été auprès d’enfants tels que Katie qui en avaient besoin. Je suis désormais un vieil homme, et même si plus de trente années se sont écoulées, je me rappelle encore cet été et ses secrets, la chaleur et la manière qu’avait la lumière de se prolonger le soir comme si elle n’allait jamais partir. Si vous voulez écouter, vous allez devoir me faire confiance. Sinon, refermez ce livre et retournez à votre vie. Je vous préviens : cette histoire est aussi dure à entendre qu’elle l’est pour moi à raconter.

Le post-it de Marie Hélène la bibliothécaire :

Dans une petite ville tranquille de l’Indiana, un jour d’été, Katie Mackey, 9 ans, disparaît en se rendant à la bibliothèque. L’affaire fait grand bruit sur le plan national mais l’enquête n’aboutit pas. Trente ans plus tard, quelques témoins, famille, proches et voisins, se souviennent et les langues commencent à se délier.

Même si les disparitions d’enfants, enlèvements font les beaux jours des thrillers, celui-ci n’est pas une énième variation sur le genre. Il se passe 30 ans après la disparition d’une fillette sur le chemin de la bibliothèque. Son originalité est dans la manière de retracer cette disparition par plusieurs personnages, un roman choral qui nous plonge dans un coin paumé de l’Indiana dans les années 70. Un décor et une ambiance parfaitement retranscrits servit par une écriture soignée.  MHF

Les filles des autres de Amy Gentry


97822211978440-3700602Le livre : Les filles des autres : un roman à suspense de Amy Gentry.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Simon Baril. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Lafont dans la collection La Bête Noire.. 19€50 ; (325 p.) ; 23 x 14 cm

Quatrième de couverture

Êtes-vous bien certaine de connaître votre fille ? D’ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ?

À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu’une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c’est Julie.

Passé la surprise et l’émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu’un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n’osant s’avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne…

photos-medleyphoto-10632055L’auteur : est chroniqueuse littéraire pour le Chicago Tribune, Salon et la L.A. Review of Books. Elle vit avec son mari à Austin, Texas.

 

 

 

Extrait :
Ils étaient sur le point de descendre la première marche lorsqu’un craquement retentit dans le grenier. Jane savait que ce n’était que le bois qui travaillait, mais l’homme s’arrêta et lança un regard inquiet par-dessus son épaule. Au cours de la fraction de seconde avant qu’il ne se ravise, Julie, comme libérée d’un maléfice, tourna la tête vers Jane, pressa l’index de sa main gauche contre sa bouche et forma un « O » muet avec ses lèvres.
Chut.
Jane obéit. Julie commença à descendre l’escalier, talonnée par l’homme au couteau.
Et ceci est le récit, d’après l’unique témoin, de la manière dont j’ai perdu en une seule nuit ma fille – mes deux filles, et absolument tout, tout.

Petits résumé et avis :

Une nuit, Julie Whitaker, 13 ans, est kidnappée dans sa chambre. Sa famille garde l’espoir qu’elle soit toujours vivante. Dix ans plus tard, une jeune femme sonne à la porte et déclare être Julie. Mais Anna, la mère, est assaillie de doutes. Elle demande à un détective privé de mener une enquête sur cette jeune femme.

Voilà un bouquin, qui aurait très bien pu ne pas retenir mon attention car son pitch est  assez classique et mainte fois déjà vu  : Une enfant est enlevée puis l’enfant réapparaît plusieurs années après mais est-ce bien la même personne ?

Oui mais, je suis curieuse et surtout c’est un premier roman et j’aime les premiers romans, mais ça vous le savez.

Et bien ma curiosité à payer car par sa construction, par sa narration, par la finesse psychologique de ses personnages, « Les filles des autres», n’est pas une énième resucée de polars psychologiques déjà mille fois écrits et mille fois lus. Non c’est un roman à suspense qui brille par son originalité.

De plus l’auteur va vous mettre le grappin dessus et vous aller être harponner par l’intrigue parfaitement orchestré maillée de flash-back qui vous éclaire petit à petit sans vous laisser pressentir l’étonnant final.

Une auteure à découvrir de toute urgence. GVL

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La Veuve de Fiona Barton


Collectif polar.biblio

97822651145620-3721572Le livre :La veuve Volume 1  de Fiona Barton.Traduit de l’anglais par Séverine Quelet.  le 12 janvier 2017 chez Fleuve Editions dans la collection Fleuve Noir Thriller. 19€90; (416 p.) ; 21 x 14 cm
 4e de couv :

Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir… non ?

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.

Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.

Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.

Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.

Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.

Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.

Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.

Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

fiona-bartonL’auteur : Fiona Barton est née en Angleterre, à Cambridge, mais vit aujourd’hui dans le sud de la France. Journaliste et formatrice internationale dans les médias, elle a notamment collaboré avec les rédactions du Daily Mail, du Daily Telegraph et du Mail on Sunday où elle a d’ailleurs gagné le prix de Reporter de l’année. The Widow, son premier roman
 Extrait :
« Voyez-vous, mon mari est décédé il y a trois semaines.
Renversé par un bus devant le supermarché Sainsbury’s.
Une minute il était là, à m’agacer à propos des céréalesque j’aurais dû acheter, l’instant d’après il était mort sur la chaussée. […]
Tout le monde s’est montré très gentil, on a cherché à me dissimuler son corps ; je ne pouvais tout de même pas leur avouer que j’étais heureuse qu’il soit mort.
C’en était fini de ses bêtises. »
 

 Le petit avis de la bibliothécaire : Geneviève

Jane Taylor vit paisiblement avec son mari, Glen, dans une jolie maison. Tout bascule le jour où Glen devient le suspect principal du meurtre d’une petite fille. Le couple vit une descente aux enfers. Après la mort de Glen, fauché par un bus, tout le monde attend des réponses de la part de Jane, désormais veuve.

Voici un excellent premier roman. Nous avons là  une fiction qui tient du roman d’enquête, du thriller soft et du polar psychologique.

L’auteur installe tranquillement son histoire. Elle plante le décor, campe ses personnages avec finesse.

Les critique anglo-saxon l’ont comparé à la Fille du Train ou encore aux Apparences de Gillian Flynn. J’avoue que j’adhère à ce constat.Mais… de mon coté, ce titre n’a fait penser à Prendre Lily de Marie Nauser car nous avons là un roman choral ou alterne le point de vue des 3 personnages principaux.

Un auteur à suivre immédiatement. GVL

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Hortense de Jacques Expert


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Aujourd’hui j’ai de la chance. Que dis-je, vous avez de la chance.

Oui car nous accueillons une nouvelle chroniqueuse.

Et ce n’est autre que Gisele, grande lectrice devant l’Eternel

Et elle nous propose…

sa toute première chronique.

Merci Gisele pour ta confiance

9782355845024,0-3294669Le livre : Hortense  de Jacques Expert. Paru le 9 juin 2016 chez Sonatine éditions.  20€ ; (316 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

 Tu ne la reverras plus.

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »

2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

Avec ce nouveau roman, inspiré d’une histoire réelle, on retrouve le génie de Jacques Expert pour transformer les faits divers en romans captivants. Comme à son habitude, il ne se contente pas de faire preuve d’une extrême justesse psychologique mais multiplie les pistes, enchaîne les rebondissements jusqu’à un dénouement complètement imprévisible.

avt_jacques-expert_7192L’auteur :  Après avoir été grand reporter, Jacques Expert est aujourd’hui directeur des programmes de RTL.  Il est l’auteur de la série Histoires criminelles sur France Info.

Après Adieu (2012), Qui ? (2013) et Deux gouttes d’eau (2015), Hortense est son quatrième roman à paraître chez Sonatine Éditions.

 

 

 

Extrait :

Il est vrai que l’affaire me paraissait alors facile à résoudre. Nous connaissions l’identité du coupable présumé, notre sentiment était que nous ne devions pas perdre plus de temps. Quelques heures s’étaient déjà écoulées depuis l’enlèvement, nous avons donc lancé immédiatement un avis de recherche à l’encontre du suspect. Nous étions face à l’habituelle urgence pour retrouver la trace du kidnappeur, tout le monde sait que les premières heures sont décisives pour la probabilité d’une issue positive dans ce genre d’affaires. […] Nous avons procédé à une fouille minutieuse de l’appartement, sans découvrir d’éléments notables. La chambre de l’enfant était parfaitement rangée. Le lit était ouvert, les draps froissés, l’oreiller portait la marque de la tête de l’enfant qui y dormait quelques heures plus tôt, et nous y avons prélevé quelques cheveux blonds, de toute évidence ceux d’Hortense Delalande, dont Mme Delalande nous a donné de nombreuses photos. […]

L’avis de Gisèle

« Hortense » de Jacques Expert

 Amatrice de polars depuis toujours, j’écoutais  « Les maitres du mystère » à la radio et sans comprendre vraiment (j’étais très jeune) j’étais subjuguée par l’ambiance.

Plus tard avec ma sœur, aussi passionnée que moi, nous inventions des histoires d’enquêtes en rangeant les bottes de foin dans la grange, et nous écumions tous les bouquins ayant trait au mystère.

Aujourd’hui en retraite, je m’en donne à cœur joie, écumant les librairies et les pages de polars, thrillers….(même si je ne lis pas que cela)

C’est donc de cette façon que j’ai rencontré Jacques Expert et « Hortense » pour la première fois et ce que j’ai pu en lire m’a donné très envie.

Et j’ai fais la connaissance de Sophie et de son histoire dramatique avec l’enlèvement de sa fille qu’elle aime d’un amour exclusif et sans concession.

Comment ne pas être bouleversée (interpellée aussi) par la lutte sans fin de cette femme pour retrouver sa seule raison de vivre, de voir sa vie se recroqueviller comme peau de chagrin alors que l’enquête piétine, une vie qui ne tient qu’à un fil ténu, celui de l’amitié.

J’ai donc terminé ce livre vers une heure du matin….(impossible de le lâcher).

Et j’avoue que depuis « Shutter Island » de Dennis Lehanne, je ne suis jamais aussi sentie désarçonnée…..me disant que je devrais le relire..que j’avais raté un épisode…que je n’avais sans doute pas compris, d’ailleurs ai-je compris ??

Dans « Le point » que j’ai lu après Julie Malaure dit: « La fin vous foudroie sans crier gare, au point de relire la dernière page plusieurs fois »

C’est ce que j’ai fait, et encore au petit matin, je continuais à réfléchir à cette histoire.

Lire le début

ET…Laissez moi vous présentez  notre nouvelle Chroniqueuse : 

GisèleGisèle Buclet : Jurassienne depuis bientôt 63 ans, je suis passionnée de lecture depuis que je sais lire.  j’ai excercer la profession d’infirmière pendant 35 ans (Plus particulièrement en oncologie) et je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce métier pour ses contacts humains d’une part et d’autre part, il y était aussi un peu question d’enquête, d’indices à signaler pour la découverte du diagnostic…
Eh oui..on y revient. Des livres il y en a toujours eu à la maison.  Un LIVRE c’est magique. Je suis complètement addict, je ne peux pas me passer de mon livre, c’est visceral.

Quand la neige danse de Sonia Delzongle : L’ABCdaire de deux nanas fondues de


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Bonjour à tous,

Nous sommes de retour !! Les motordus d’Anne-Ju et Collectif Polar sont heureuses de vous retrouver pour cette nouvelle lecture commune. Le choix s’est porté sur :

Quand la neige danse  de Sonia Delzongle.

Le principe est simple, avec Anne Ju, on se partage les 26 lettres de l’alphabet. Chacune met un mot sur chacune des  13 lettres qui lui ont été attribuées. Ces mots définissent, un sentiment, un ressenti, une impression que nous a laissé cette lecture. Ensuite, chaque mot sera expliqué par nous deux.

Ainsi vous retrouverez l’alphabet complet à travers nos deux blog.

Le challenge c’est aussi de parler du livre à travers des mots qui ne sont pas de notre propre ressenti.

9782207132845,0-3184173Le livre : Quand la neige danse  de Sonia Delzongle.Paru le 1er avril 2016 chez Denoël dans le collection Sueurs froides.. 20€90; (429 p.) ; 23 x 16 cm.

4e de couv :

Dans cet hiver polaire, quel esprit mauvais a imaginé d’échanger des petites filles contre des poupées ?

Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée.

Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l’affaire les dépasse, tous deux appellent à l’aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu’un s’en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières ? Sont-elles encore en vie ?

 

DELZONGLE-Sonja-200x200L’auteur : Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi entre Dijon et la Serbie. Elle a mené une vie de bohème, entre emplois divers (les plus marquants ayant été le commerce artisanal africain-asiatique et la tenue d’un bar de nuit) et écriture. C’est en 2011 qu’elle commence l’écriture de Dust. Sa passion pour l’Afrique, qui remonte à sa petite enfance, l’a amenée à y faire de multiples séjours. Sonja Delzongle, dont la jeunesse a été marquée par la guerre en Serbie, a été confrontée en Afrique à une autre vision de la violence et de la misère, et a voulu l’explorer dans ce thriller très réaliste. Elle partage aujourd’hui sa vie entre Lyon et la Drôme.

 

Pour cette nouvelle lecture commune nous nous sommes partagé simplement l’alphabet, une lettre sur deux. Anne Ju commençant par le A…

Voici donc mon Abécédaire de B à Z

B

comme Baxter

 

GVL : Si vous ne connaissez pas encore Hanah Baxter c’est le moment de vous rattraper. Si au contraire vous la connaissez déjà, vous serez heureux de la retrouver. Egale à elle-même avec ses doutes et ses certitudes.

 

AJC : Hanah Baxter est une profileuse, d’origine française, qui a décidé de vivre aux Etats-Unis. Elle a une manière assez originale d’aider les forces de l’ordre à résoudre les enquêtes. Je ne peux pas trop vous parler d’elle, je ne veux pas spoiler. Mais il est intéressant de la découvrir dans Dust où elle est plus en avant. Dans cette nouvelle enquête, j’ai trouvé qu’elle était plus en retrait. Je ne suis pas déçue bien au contraire. Je trouve cela judicieux de la part de l’auteure car ça laisse les autres personnages à trouver leur place dans l’histoire.

D

comme Destination :

 

GVL : Après le continent africain avec Dust son premier roman, l’auteur nous embarque en Amérique du nord, au fin fond de l’Illinois .Cette fois-ci, après la chaleur étouffante du Kenya, c’est le climat glacial des hivers rigoureux du  nord des Etats Unis que nous allons découvrir.

 

AJC : On est un peu des globetrotters. On part avec notre sac à dos à la découverte de continents comme tu dis. Bon, l’Afrique n’est pas le continent qui m’attire vue sa chaleur et ses petites bêtes rampantes, les serpents. Je préfère m’emmitoufler dans un bon anorak et mettre mon bonnet. Après, c’est orignal de passer de la chaleur étouffante au froid extrême. Un sacré contraste mais réussi. Car comme tu le dis Geneviève, je n’ai eu aucune difficulté à me projeter dans cette ville bien tranquille, sur le papier !
 

F

comme Froid :

 

GVL : Oui, avec, nous allons avoir froid. Froid d’abord parce que du côté de Cristal Lake au nord de l’Illinois, à la Frontière du Wisconsin, les hivers sont plus que frisquets. Les températures en hiver battent souvent des records.  Mais nous allons avoir froid car l’intrigue que nous propose l’auteure va littéralement vous geler sur place. Mais je ne vous en dis pas plus, j’ai encore quelques lettres à développer.

 

AJC : On arrive en Eté, et nous on lit un livre où le -10° règne ! On est vraiment tordue !!
Je crois que la lettre suivante, j’ai un peu copié sur toi sans le savoir ;-).

 

H

comme Horreur :

 

GVL : Oui ce titre va nous glacer, car nous allons vivre l’horreur. L’horreur notamment de la perte d’un enfant. Car l’intrigue ici porte sur la disparition non pas d’un enfant mais de 4 petites filles. D’ailleurs y a-t-il pire horreur que de craindre qu’il ne soit arrivé le pire à son enfant ? De penser qu’un enfoiré de pédophile puisse lui faire du mal ? Qu’un malade lui fasse connaître les pires horreurs ?

Sonia Delzongle n’a pas besoin de sombrer dans le gore et les descriptions graveleuses pour nous monter l’horreur. Non, sa sobriété dans la description est à elle seule suffisante pour nous montrer l’horreur de la situation.

AJC : Il est vrai que ce livre traite d’un sujet sensible et hélas récurrent. Ce genre d’atrocité existe depuis la nuit des temps. C’est toujours un bon sujet de thriller. Car on touche à une corde sensible : les enfants.
Comment réagir à une pareille situation ? Tout le monde devient accusé. On se dit « que si on avait si.. ». On imagine le pire. On veut y croire ou s’y résoudre. Bref une horreur dans tous les sens du terme.

 

J

comme  J’espère :

 

GVL : Oui j’espère qu’à mi-temps de cet abécédaire vous avoir déjà convaincu que Quand la neige danse est un des livres que vous devez lire cette année.

Bon c’est vrai il nous reste encore pas mal de mots pour vous faire changer d’avis. Mais là personnellement, je foncerai déjà dessus.

Vous avez déjà un des personnages central, vous connaissez la destination, vous entrevoyez le décor et en plus vous savez que vous allez entrer dans l’horreur.

Tous les ingrédients pour une bonne histoire.

Bon OK, on poursuit et on détaille. Mais c’est bien parce que c’est vous !

 AJC :« L’espoir fait vivre ! »
Moi je veux : « L’espoir fait lire ! ». Je sais elle était un peu facile et je sors ;-).
Non je rentre, en disant, que j’’espère clairement que ce livre se retrouvera dans votre PAL. Mais on espère surtout avoir votre retour aussi positif que négatif. Car on ne peut pas tout aimer.

 

L

comme Lesbienne :

 

GVL : Revenant à Hanah Baxter, notre héroïne est ouvertement homosexuelle. Elle l’assume parfaitement. L’auteure ne cherche pas à faire juste un effet ou un coup marketing en prenant ce parti. Non, elle a décidé sciemment une femme lesbienne comme personnage central de ses romans. Personnellement je trouve ça assez gonflé. Car même si aujourd’hui, l’homosexualité est plutôt bien acceptée, j’ai eu, en discutant du précédent livre de l’auteure avec quelques lectrices et lecteurs, des remarques assez étranges.

Dans Dust, il y a une scène de sexe assez soft, à mon avis, Trop hot pour d’autres. Certaines ont été choquées. « Oui quand même deux femmes ensemble, c’est peu probable ». Ah bon ? Ou encore « ça n’avait rien à faire là, ça apporte rien à l’histoire »…OK, mais alors si on retire toutes les scènes de cul des romans, il va y en avoir un paquet qui vont se retrouver raccourci. Et sans vilain jeu de mot. J’ai même entendu « oui mais on n’arrive pas à se projeter dans ce personnage, à s’identifier ». Pourquoi, chère Madame, tu t’identifies mieux dans un Jules Maigret ou un Kurt Wallander ?

Ici c’est un postulat de départ, à point c’est tout. Et c’est très bien comme ça !

AJC : Effectivement, notre profileuse est lesbienne ! Et alors ? Franchement, c’est un choix propre à l’auteure. Elle casse les codes et elle a raison. Moi, je l’ai vu sur un plan complètement secondaire. Je m’en moque de l’identité sexuelle des individus. Bon je calme !
Dominique Sylvain a été une des premières à utiliser une femme comme héros de ses polars avec Louise Morvan. Et niveau sexualité, Louise est totalement libérée. Hey je dis : il était temps ! Alors que Sonja Delzongle est choisi une femme lesbienne qui aime la coke qui drague quand une femme lui plait, qui s’assume et qui le vit pleinement, je dis YES !!!
Je rigole en imaginant que ces personnes qui t’ont fait ses réflexions, Geneviève, ont certainement lu des scènes de viols pires que la scène super soft dans Dust !!

 GVL : Oui, Anne Ju. Chacun place le curseur de sa tolérance où il peut, mais là, j’ai là j’avoue je n’ai pas vraiment compris en quoi ça pouvait être un obstacle à la lecture.

 

N

comme Neige :

 

GVL : La neige ici est omniprésente. La neige qui recouvre tout de son épais manteau blanc. La neige qui d’habitude est si apaisante, toute ses étendus immaculées qui pourraient nous rappelé la pureté. Ici, elle empêche de progresser, elle met un frein en recouvrant certaine piste….Une neige angoissante en somme ! Comme l’ai la lecture de ce bouquin !

 AJC : On aura vraiment revu tous les termes climatiques pour ce livre ;-). Comme tu dis la neige a un côté apaisant, doux. J’adore regarder la neige tomber . Elle danse, c’est vrai. De plus, les paysages sous  la neige sont souvent à couper le souffle. De toute façon, je suis plus neige que chaleur !

P

comme Profilage :

 

GVL : J’ai hésité avec Pendule !

On vous a parlé d’Hanah Baxter, c’est même avec ce personnage qu’on a voulu vous présenter ce livre. Comme de dit Anne-Ju dans sa définition de la lettre B, Baxter est profileuse ou psycho- criminologue. Comme vous préférez. Et si elle possède toutes les techniques et les sciences de cet art, c’est qu’elle a un petit quelque chose en plus. Un don qui la singularise, un don qui lui vient de son enfance. Mais là non plus je ne vous en dit pas plus, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même.

 

AJC : Bon moi j’en ai déjà un peu parlé dans le complément de tes définitions mais je pense que l’on en dira pas plus sur ce personnage. En tout cas, les thrillers, américains ou autres, aiment bien utiliser des profileurs un peu hors du commun comme dans L’écorchée de Donato Carrisi.

 

GVL : Mais Carrisi, il n’est pas américain ! lol

 

R

comme Rigoureux.

 

GVL : Non je ne vais pas vous parler encore des frimas de l’hiver. Quoi que la saison et son climat tiennent une grande place dans cette enquête.

Non, je vais vous parler de la rigueur de l’écriture et du style de l’auteure. Une écriture simple, sans fioriture qui rend le style alerte et lui insuffle un rythme soutenu embarquant le lecteur sans lui laisser de répit jusqu’à la chute finale.

Sonja Delzongle est aussi très rigoureuse quand il s’agit de décrire la psychologie de ses personnages. Chacun a ses traits propres. Chaque caractère est parfaitement défini. Chaque protagoniste a sa propre personnalité et elle est  totalement crédible avec ses actes. Chacun d’eux révèle ses parts d’ombres et de lumière, ses failles, ses faiblesses et ses forces.

 

AJC : Bref Soja Delzongle a bien bossé pour nous rendre tout ceci le plus crédible possible, le plus réel. Réussi. Vivement un troisième roman.

 

 

Tcomme Thriller

 

GVL :En situant son action aux États-Unis, Sonja Delzongle envoie un signal fort au lecteur. Comme Claire Favan et bien avant elle, Maud Tabachnik, les auteures françaises aiment ce pays pour jouer sur les terres des maitres du thriller. Et nos frenchies y jouent parfaitement leur partition. Elles jouent jeu égal voire surpassent les américains sur leur propre plat de bande.

De plus, Sonja Delzongle partage un autre point commun avec Maud Tabachnik. Elles sont toutes les deux pour héroïne, une femme homosexuelle. Et ça il fallait aussi l’oser.

 

AJC : Bon choix pour cette lettre. Il est vrai que l’auteure se lance un sacré défi en jouant dans la cour des grands avec ce thriller « américain ». Après, comme tu dis, elle n’est pas la première mais ll faut bien essayer. L’essai est même très concluant. Elle a bien fait de se lancer car elle a dû être attendue au tournant.

V

comme Vengeance

 

GVL : Et oui la vengeance, avec l’argent et le sexe, est un des mobiles les plus courants du crime.

Cette action par laquelle une personne offensée, outragée ou lésée, inflige en retour à l’offenseur  afin de le punir. Souvent le résultat de cette action est dû à un simple ressentiment.

Un infime ressentiment qui prend une ampleur démesuré et qui devient un mobile de rancœur et de vengeance entraînant des représailles et un châtiment démesurés par rapport à l’offense.

 

AJC : Ah la vengeance ! Si elle n’existait pas, il aurait fallu l’inventer. Ce motif a donné naissance à des chefs d’œuvre aussi bien littéraires que cinématographiques et hélas fait aussi de sacrés faits divers bien sordides. Mais l’auteure se nourrit de tous ces faits divers pour écrire ses romans. C’est utile nous direz-vous ?  Disons que cela est rentré dans les mœurs. Qui n’a jamais rêvé de se venger de quelqu’un ou de quelque chose ? Personne !

X comme Xanax

 

GVL : Oui je sais, vous vous demandez bien ce que vient faire ici un médicament à base de benzodiazépine.

Les benzodiazépines sont des molécules employées comme tranquillisant, possédant d’autre part des propriétés sédatives, hypnotiques (facilitant le sommeil), anticonvulsivantes et amnésiantes (inhibant la mémoire).

Et bien vous allez continuer à vous le demander jusqu’à ce que vous lisiez ce bouquin.

Moi aussi je sais faire monter la tension à son paroxysme. MdR

 

AJC : Geneviève, tu as trouvé un remède miracle ! Si tous les gens mélancoliques ou dépressifs, lisaient un livre au lieu de prendre du xanax. Le monde se portrait mieux.
Un concept à développer !

 

GVL : Et oui, même les thrillers sont mieux pour s’endormir que ces petites pilules. Les insomnies sont plus agréables avec un bon livre.

Z

comme Zoom :

 

GVL : Oui pour conclure cet Abécédaire j’aimerais faire un gros zoom. Enfin un, c’est façon de parler.

D’abord j’aimerai remercier Anne Ju, sans qui cette ABCdaire n’aurait jamais vu le jour. Même si j’en suis à l’origine, c’est elle qui m’a aidé, tellement j’étais à la ramasse. Alors Merci Petit Padawan.

Ensuite je voudrais remercier Sonja Delzongle et avec elle Caroline Lépée qui me l’a fait découvrir. Surtout mesdames ne changeaient rien, vous êtes une équipe qui gagne.

Et vous chères lectrices zé lecteurs, surtout ne passez pas à coté de cette auteure.

Perso je l’attendais au tournant, ayant adoré son précédent roman, je voulais être surprise. Et là, Sonja a fait fort, plus fort même encore ! Mêlant polar, thriller et roman psychologique !

 Alors merci à vous de suivre mes conseil de lecture J

Et Quand la neige danse est un gros coup de cœur

AJC : Alors pour ma part, vous reprenez les mêmes phrases que Geneviève mais vous changez le « je » par «nous » car je pense pareil.
Sauf au début où je ne vais pas me remercier ….quoique si je pourrais vu que c’est validé par Geneviève ;-). Donc je me remercie d’avoir été au bout de cet exercice beaucoup plus épuisant qu’une chronique « classique » même si rien n’est classique avec moi.
Mais c’est, Geneviève, oui toi qui te caches derrière ta tablette de chocolat noir au sésame, que je remercie de m’avoir permise de rencontrer Sonja Delzongle et Caroline Lépéé lors d’un petit déjeuner au QDP. Je suis repartie avec les deux livres et une envie forte de la découvrir. Aucun regret ! C’est un essai transformé pour tout le monde.

GVL : C’est aussi le rôle d’un maitre Jedi que de partager. Alors…

Je suis là, aussi, pour te faire profiter de mes réseaux cher Petit Padawan.

Surtout quand il s’agit de partager des rencontres, des échanges et des lectures de cette qualité.

 

L’Abécédaire d’Anne JU c’est ICI

Et retrouvez nos premiers ABCdaires ICI :

Nicolas Lebel ; Marie Vindy ; Laura Sadowski ; Sarah Waters ; Sandrine Collette et Philippe Cavalier

Ainsi que notre Lecture commune de Gipsy Paladini.

A vous de jouer maintenant, laisser nous vos impressions. Parlez nous de vos ressentis sur ce 4e roman de Sandrine Collette, sur ses autres roman aussi, sur l’auteur bien sur. Mais aussi sur cet Abécédaire. Donnez nous, donnez moi vos avis, vos critiques, vos remarques.

On peut en parler !