«Mike Nicol » à l’honneur #5 – Novembre


En ce mois de novembre c’est un auteur sud africain que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Mick Nicol  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Aujourd’hui si c’est Mike Nicol qui est à l’honneur c’est parce que j’ai la chance de le recevoir dans ma bibliothèque. En effet en 2013 avait lieu une année France-Afrique du sud. Et naturellement j’ai demander à recevoir un auteur de polar sud africain. Aussi faire venir d’Afrique du Sud un auteur c’est très compliqué au vue de mes budgets d’animations. Alors c’est mon administration qui c’est chargé de l’intendance. Et parmi les 4-5 auteurs que je leur soumettais, c’est Mike Nicol qui a été invité en France. Cela tombait plutôt bien puisque je venais de le redécouvrir avec un roman coup de point. La Dette sorti chez Ombres Noires en ce premier trimestre 2013 et qui m’avait scotchée.

 

Aussi j’ai été ravi que mes lecteurs puisse découvrir ce nouvel auteur. Surtout que c’est Christine Ferniot en personne qui est venu l’interviewer. Je n’ai qu’un regret, que la barrière de la langue n’ai pas pu rendre ce moment plus chaleureux. Que voulez-vous je suis une brêle en langue vivante !

Quelques points de repères sur la biographie de l’auteur

Mike Nicol est né en 1951 et vit au Cap en Afrique du sud. Il fait  ses études à Johannesburg
Journaliste et écrivain, il anime aussi des cours d’écriture en ligne. Il est l’auteur plusieurs romans publiés au Royaume-Uni, aux États-Unis, et traduits en France et en Allemagne.
En 1978, il publie « Among the Souvenirs », un recueils de poèmes qui remporte le Prix Ingrid-Jonker 1979.

À la fin des années 1980, il se lance avec succès dans le roman, puis aborde en 2006 le roman policier.

Selon Deon Meyer, Mike Nicol est l’«étoile montante du polar sud-africain».  Cet auteur anglophone de romans non policiers dans les années 1990, s’est tourné ensuite avec bonheur vers le polar noir.

 

Quelques livres choisis

D’abord

La trilogie Vengeance dont on peut lire les 3 tomes séparément

La dette de Mike Nicol

La trilogie Vengeance 1

Paru le 20 mars 2013 chez Ombres Noires. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2014 chez J’ai Lu

 Le Cap (Afrique du Sud). Tenus par une ancienne dette, deux anciens mercenaires et trafiquants d’armes reconvertis dans la sécurité, Mace Bishop et Pylon, sont engagés par un malfrat pour assurer la protection de son fils, Matthew. Gérant d’une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par une association vertueuse, la Pagad. Cette association – en réalité une officine mafieuse – est représentée par l’avocate Shemina February, manipulatrice au passé trouble qui semble connaître Mace et Pylon du temps de l’apartheid. Installés dans une maison adaptée au handicap de leur fille, Mace et sa femme Oumou sont financièrement aux abois. Aussi, lorsque l’ex-maîtresse de Mace, Isabella, lui propose un convoyage d’armes pour l’Angola, il ne refuse pas. Mais l’affaire tourne rapidement au règlement de compte. Là encore, Shemina February n’est pas loin. Si Mace et Pylon ont oublié qu’elle a été leur victime, elle non. Elle s’est jurée de les détruire à petit feu…

Sexe, drogue, trafic d’armes et de diamants sont au coeur de La Dette premier volet de la trilogie Vengeance. Une manière rugueuse de découvrir une face obscure du pays arc-en-ciel.

« La voix et le style de Nicol sont neufs, frais, uniques. Du vrai Cape Town ; L’histoire est violente, brute, sombre, et pas faite pour les poules mouillées. »

Vous pouvez découvrir la totalité de mon ressenti dur la Dette ICI

 

Killer Country

La trilogie Vengeance 2

Paru le 17 septembre 2014 chez Ombres Noires. Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2015 chez J’ai Lu

Mace et Pylon, deux ex-free fighters reconvertis dans la sécurité, offrent leurs services aux riches touristes du Cap, dont les rues sont gangrénées par la violence. Mais lorsqu’ils décident d’investir de l’argent sale dans un deal immobilier douteux, ils ont affaire à des adversaires d’un nouveau genre : Obed Chocho, tout juste remis en liberté conditionnelle, et Spitz, un psychopathe qui assassine au son de playlists méticuleusement sélectionnées. Dans l’ombre, la vénéneuse Sheemina tire les ficelles, méditant sa vengeance… Mace et Pylon échapperont-ils à la colère de leur vieille ennemie et au tueur lancé à leur poursuite ?

Une immersion dans l’Afrique du Sud contemporaine, en proie à la violence et au racisme mais aussi riche de cultures ancestrales et de paysages sublimes. Envoûtant.

Du sang sur l’arc-en-ciel

La trilogie Vengeance 3

traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Jean Esch
Paru le 19 mars 2015 au Seui.Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Estelle Roudet.
Réédité en poche en 2016 chez Point

 

Le Cap, de nos jours. Fish Pescado, détective privé joliment bronzé, aime avant tout surfer. Fauché, il accepte d’enquêter pour sa belle amie Vicki, brillante avocate le jour, féroce joueuse de poker la nuit. Cadeau empoisonné : l’affaire – la mort accidentelle d’un jeune homme lors d’une course de voitures illicite – met en cause l’ex-directeur de la police nationale. L’homme a encore des relations, et de sales antécédents, liés aux sinistres hit squads et à toutes ces choses du passé que la nouvelle  » nation arc-en-ciel  » ne veut pas voir apparaître au grand jour.
Fish Pescado ferait mieux de ne pas insister…
Enchaînant pied au plancher séquences coup-de-poing et scènes pittoresques, Mike Nicol dresse un portrait peu reluisant de la société post-apartheid : magouilles, corruption, règlements de comptes, trafics divers en haut lieu.

Une violence sourde et constante, des dialogues qui fusent et un humour abrasif portent ce polar résolument moderne,  » le meilleur de l’auteur à ce jour, avec ses références à peine voilées aux crimes passés et aux criminels d’aujourd’hui  » (The Sunday Times)

La loi du capitaine

Paru en 1991 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

Venu du désert comme le vent mauvais et les fléaux, le capitaine Nunes représente l’Ordre et dispose des pleins pouvoirs dans ce petit port perdu de la côte sud-africaine.
Convaincu qu’un grand crime se commet ici – pour quelle autre raison les villageois autrefois opulents partageraient-ils à présent d’un commun accord une existence misérable ? –, Nunes multiplie les interdictions, les interrogatoires sans fin.
En vain. A mesure que le passé de chacun se dévoile, c’est Nunes qui, dévoré de haine, se laisse envoûter, emprisonner dans un récit qui allie mythe et magie, réalisme et poésie et où les sorcières, les anges et les contrebandiers semblent s’accorder avec naturel.Avec ce premier roman foisonnant et vigoureux, où le lecteur décèlera sans peine la fable politique, Mike Nicol s’affirme comme un maître conteur, un magicien des mots. 
Un récit qui allie mythe et magie, où les sorcières, les anges et les contrebandiers semblent s’accorder avec naturel. Tout à la fois conte et fable politique.

Le Temps du prophète

Paru en 1993 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

 

Trop souvent en Afrique du Sud des hommes ont été dépossédés de leurs terres avec une brutalité extrême. Certains, inspirés par un guide ou par Dieu, ont parfois tenté de rendre les coups et d’exiger que justice soit faite.
Il en est ainsi d’Enoch Mistas, le  » Rédempteur « , dont la stature terrible et passionnée domine le deuxième roman de Mike Nicol. Son avènement a été prédit par un oracle. La Bible au poing, le Jugement dernier à la bouche, il parcourt le veld où son influence grandit ; et là-bas dans la capitale, son spectre hante le siège du gouvernement et les cauchemars du président.
L’affrontement, inéluctable, sera sanglant. Mais des hommes comme Mistas ne meurent jamais. En d’autres lieux, en d’autres temps, ils réapparaissent et reprennent la lutte contre l’oppression.Mêlant les faits et le mythe, le vrai et le faux, l’auteur examine en homme lucide et en poète le poids de l’Histoire et la tragédie de ceux entraînés, impuissants, dans son sillage. Il bouleverse notre vision conventionnelle de l’Afrique du Sud passée et contemporaine. Acclamé par la critique dès son premier roman, La Loi du capitaine, Mike Nicol ne cesse de nous surprendre et de nous déranger.

 Le cavalier

Paru en 1998 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

 

A peine son père a-t-il été pendu haut et court que le jeune garçon est chassé de son village, trahi par le maître d’école et traqué par les bonnes gens. Il entame sa propédeutique du mal à l’école d’un homme des bois qui l’initie au braconnage, aux rapines et aux détroussages furtifs sur les chemins qui traversent une sombre forêt boréale. L’initiation se poursuit sur le mode macabre et métaphysique dans les catacombes d’un monastère où le novice à la tâche d’édifier un vaste monument funèbre en agençant crânes et ossements. Il est alors promu émissaire d’un Dieu vengeur et s’en va plein sud. Le vrai baptême du sang se fera au passage de la ligne, dans l’eau rougie, lors d’un massacre de léviathans. Commence alors, par les pleines arides et les gorges hérissées d’aloès, l’inexorable descente du cavalier sur son cheval blême, vers l’envers du monde où le mal triomphe dans l’avilissement et le carnage.

Le Cavalier est une allégorie foisonnante, poétique et sombre qui allie subtilement mythe, réalisme magique et faits historiques pour nous raconter la conquête et la colonisation de l’Afrique du Sud.

Les aventures du protagoniste, sur fond d’Apocalypse, la mission dont il s’acquitte inexorablement, dans une débauche d’images où se retrouvent Boccace, Dante, Bosch et Melville, sont une interrogation sur le mal, la violence et le vice qui convulsent le Sud… et le reste du monde. 

La tapisserie à l’ibis

Paru en 2004 au Seuil. Traduit de l’anglais par Catherine Glenn-Lauga

Pourquoi le mystérieux NS aurait-il jeté son dévolu sur Robert Poley, auteur de thrillers à succès, pour élucider le meurtre de Christo Mercer, homme d’affaires sud-africain et âme damnée des seigneurs de la guerre de l’Afrique saharienne? C’est pourtant ce qu’il fait, en lui postant divers documents d’origine non moins mystérieuse, à commencer par un cahier dans lequel le mort a consigné quelque 4571 rêves hantés par le mal et la destruction.

L’enquête qui s’ensuit, plutôt journalistique et métaphysique que policière, met au jour plus d’un pacte avec le diable: trafics d’armes, histoires d’amour cruelles, immolations rituelles et pis encore, révélant un monde où la vie humaine ne vaut pas cher et où les bourreaux et les victimes se confondent.

Poley devient le ventriloque d’une tragédie qui fait écho au récent passé d’une Afrique du Sud corrompue par les années d’apartheid, affrontant l’agitation sociale et la violence avant la possible réconciliation. Une tragédie dont on n’a pas fini, en refermant ce livre foisonnant et poétique, de sonder les profondeurs infernales.

 

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Thanh Van Tran Nhut à l’honneur #4 – Octobre


Le quatrième « Auteur à l’honneur » sur Collectif Polar sera une auteure.

Et c’est Thanh Van Tran Nhut  que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Elsa qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Thanh Van Tran Nhut

J’ai choisi cet auteur car comme les trois précédents, j’ai eu la chance de la recevoir dans ma bibliothèque pour un de mes fameux Apéro Polar. Et ce fut un moment riche. J’y ai appris énormément de choses. Et je n’étais pas la seule. Mes lecteurs ont été eux aussi conquis. Ce fut une nouvelle fois un exceptionnel moment d’échanges et de partage.

photo @Michèle Barrière

De plus  Thanh Van était rentrée la veille de notre rencontre de Nouvelle Zélande. 42 heures de voyage….Incroyable, même avec un tel décalage horaire, notre auteur s’est montrée d’une gentillesse et d’une telle disponibilité qu’elle a de suite su conquérir le public de cette fabuleuse rencontre.

Son parcours, ses bouquins

Thanh-Van Tran-Nhut  est l’auteur d’une série policière située dans le Viêt-Nam du XVIIe siècle. Mais pas seulement…

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Thanh-Van Tran-Nhut naît à Huê, au Viêt-Nam, en 1962. Impénitents, ses parents, professeurs de mathématique et de sciences naturelles, continuent sur leur lancée et Kim vient agrandir la famille en 1963. Jours tranquilles dans une grande maison au bord d’un cours d’eau.

En 1968, la famille s’installe aux Etats-Unis, les parents ayant choisi d’étudier dans l’un des états les plus froids du pays : le Michigan, au cœur de la région des Grands Lacs. Années inoubliables, faites de blizzards et de tornades, et placées sous le signe de Peace & Love.

Le choc culturel et thermique est brutal pour les Tran Nhut et surtout pour les deux petites.

1971, arrivée en France. Une nouvelle langue et une nouvelle vie, d’abord à Crotenay, un petit village jurassien, puis dans une petite ville de Haute-Saône. Adolescence en pattes d’eph et Clarks. Les deux soeurs passent un Bac Scientifique. Papa est intransigeant, il faut-être bon en classe.

Après le baccalauréat, leur chemin se sépare. Kim fait des études de physique à Normale Sup, tandis que Thanh-Van repart aux Etats-Unis. Soleil de Pasadena, Richard Feynman déambule encore à l’ombre des oliviers et le premier télescope Keck commence à voir le jour.

Quelques années plus tard, Thanh-Van revient en France avec un diplôme d’ingénieur en mécanique du California Institute of Technology. Plongée dans le monde informatique.

10516681_272402242945937_6823701988326705924_n1999, les deux sœurs se lancent dans l’écriture d’une série policière située dans le Viêt-Nam du XVIIe siècle. C’est Kim qui initie le projet, Thanh Van est moins enthousiaste. L’arrière-grand-père maternel, figure mythique de la famille pour avoir accédé très jeune aux fonctions de mandarin, servira de modèle au héros du roman. Il prête ainsi son intelligence et sa sagacité à un jeune magistrat, Tân, qui affiche des traits virils et promène un physique de guerrier. Un héros pétrit de confucianisme.,doctrine politique et sociale érigée en religion d’État dès la dynastie Han. Mais qui cohabite sans heurt avec les autres courants de pensées de l’époque : le bouddhisme et le taoïsme.

Les deux sœurs vont choisir d’installer leur héros et ses aventures dans une période charnière de l’histoire du Daï Viet, le XVIIe siècle.

Pendant plus d’un millénaire, le Viêt Nam est une possession de la Chine . C’est dans le contexte de la lutte pour l’indépendance vis-à-vis de la Chine que se forge une conscience nationale Viêt : la nation vietnamienne qui émerge progressivement n’en demeure pas moins marquée par des structures étatiques inspirées de celles de la Chine, et par une culture en grande partie sinisée. En 939, le pays devient indépendant ; le Đại Việtménage cependant ses rapports avec l’empire chinois en continuant de reconnaître sa suzeraineté et en lui payant tribut. Le Đại Việt doit à plusieurs reprises lutter pour conquérir ou défendre son territoire.

De la fin du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, le Đại Việt est divisé en deux. Les seigneurs de la famille Trịnh dominent le Nord et ceux de la famille Nguyễn le Sud, tandis que les souverains Lê ne règnent plus que symboliquement. Les Nguyễn finissent par l’emporter et règnent sur le pays, rebaptisé Việt Nam puis Đại Nam, mais connu en Occident sous le nom d’Annam.

C’est aussi, les seigneurs du Sud qui ont permis l’implantation des Français au Vietman, en leur demandant leur aide pour vaincre le Nord.

 A la grande joie des auteurs, la première enquête, Le Temple de la Grue écarlate, est publiée aux éditions Philippe Picquier.

Le Temple de la Grue écarlate : Une enquête du mandarin Tân

Lorsqu’il rejoint son poste, la mandarin impérial Tân subit un assaut de banquets, de conseils et de propositions de mariage tandis qu’on assassine des enfants derrière les résidences des notables corrompus et des prostituées sur des bateaux. Mais le mandarin est aussi détective… Un roman policier situé dans le Vietnam du XVIIe siècle.

L’aventure se poursuit avec la parution en 2000 de L’Ombre du prince, où l’on voit le mandarin Tân résoudre une affaire de meurtres en série dans la capitale Thang Long, l’actuelle Hanoi.

L’Ombre du prince : Une enquête du mandarin Tân

Un an après sa nomination dans une région reculée et désuète au nord du Viêtnam, le mandarin Tân se rend à Thang Long, la capitale de l’Empire, à la recherche de livres qui font défaut à sa province. Mais au lieu de manuscrits, il découvre une série de corps délicatement incisés par une lame artiste, meurtres sanglants qu’il lui faut élucider au plus vite en ce XVIIe siècle troublé par des luttes d’influences entre princes et seigneurs. Curieux voyage à la capitale, où le jeune magistrat est confronté non seulement à la toute-puissance des nobles et à un vol singulier chez les eunuques, mais aussi aux ombres surgies de son propre passé. Le sang versé hier appellerait-il les crimes d’aujourd’hui ? Pour percer à jour les motifs étranges d’un assassin sans pitié, le mandarin Tân devra pousser jusqu’au bout une effroyable logique qui, cette fois-ci, ne le laissera pas intact.

Le troisième volet des enquêtes, La Poudre noire de Maître Hou, est écrit par Thanh-Van à partir d’un scénario élaboré à deux. L’accent est mis sur l’ouverture du pays sur le monde, avec l’arrivée de marchands européens et de jésuites français.

La Poudre noire de Maître Hou : Une enquête du mandarin Tân

 A l’ombre de l’échine minérale du dragon qui sommeille dans la baie d’Ha Long, des cadavres décomposés semblent vouloir prendre part aux affaires des vivants. Un naufrage ressuscite les héros de batailles révolues, tandis que des cimetières subissent des pillages aussi mystérieux que profanateurs. A l’aube de ce XVIIe siècle qui voit le Viêtnam accueillir comptoirs portugais et missions jésuites, le mandarin Tân, épaulé par le fantasque lettré Dinh, doit élucider non seulement ces actes ténébreux mêlant élixirs et poudres taoïstes, mais aussi un meurtre dont les raisons se trouvent cristallisées dans une quête immémoriale.

Magistrat de ce pays sur lequel soufflent les esprits d’anciennes traditions et les nouveaux vents du changement, le mandarin Tân saura-t-il déchiffrer à temps le message prémonitoire d’une femme aimée ?

« Un policier étonnant par la poésie et la sensualité qu’il dégage, ce qui n’enlève rien à l’alchimie particulièrement réussie de l’intrigue. » (Elle)

« Un roman d’énigme très réussi qui mêle allègrement érudition, humour, légendes et pensées de l’Extrême-Orient. »
(Claude Mesplède)

2002, l’année de tous les bonheurs. Thanh-Van embarque dans un rêve vieux d’un siècle : faire le tour du monde. Sac à dos et pataugas. Faune du Kenya et grand rift en Tanzanie. Volcan sacré des Masaï, volcans révérés des Indonésiens, sommets taoïstes en Chine, temples bouddhistes en Corée, Angkor à vélo, déserts boliviens en jeep, chemin de l’Inca à pied, glaciers de l’Alaska à l’aube, sources chaudes du Japon à l’automne, souvenirs du Viêt-Nam à pleurer… Zigzags sur l’Equateur, ciel austral et aurores presque boréales.

Au retour, Thanh-Van signe seule la quatrième aventure du mandarin Tân. Le jeune magistrat retourne au village de son enfance, où de vieux démons reviennent à la vie. L’Aile d’airain est publié en 2003.

L’Aile d’airain : Une enquête du mandarin Tân

Sur cette terre du sud du Viêtnam où génies et fantômes se côtoient, des défunts réclament vengeance tandis que, dans la moiteur de la jungle, une démone à la beauté dévastatrice guette les hommes pour leur faire subir des outrages que la morale réprouve. De retour dans son village natal, le mandarin Tân est lui aussi confronté à ses propres démons : une mort particulièrement atroce le lance sur les traces de l’homme insaisissable qu’il traque depuis son enfance – son père. Un passé entaché de crimes et de trahisons resurgit, alors que se dévoile une vérité au goût de cendres.

Thanh-Van Tran-Nhut signe ici la quatrième enquête du jeune mandarin Tân, dont le dénouement marquera non seulement son existence, mais aussi l’avenir du pays, en ce XVIIe siècle déchiré par les luttes de pouvoir.

La suite des enquêtes est aussi l’œuvre de Thanh-Van : L’Esprit de la renarde paraît en septembre 2005, Les Travers du docteur Porc  en janvier 2007.

L’Esprit de la renarde : Une enquête du mandarin Tân

 

Au monastère de la Tortue Noire, la porte entre le monde des vivants et le royaume des morts s’entrebâille, l’espace d’un instant, pour célébrer la Fête des âmes errantes. Mais les défunts affamés ne sont pas les seuls à se mettre à table, car d’étranges disparitions sont revendiquées par un Gourmet aux appétits cannibales.

Dans le port animé de Faifo, marchands chinois, négociants japonais et aventuriers européens se livrent à de mystérieuses transactions à la lueur de lanternes multicolores. Tel un papillon attiré par le chatoiement des lampions, le lettré Dinh se fait prendre à un piège inextricable.

Alors qu’il tente désespérément de sauver son ami d’une justice expéditive, le mandarin Tân tombe sous le charme d’une ensorcelante femme-renarde, créature de la nuit et gardienne d’un secret. Il lui faudra pourtant recouvrer toute sa lucidité pour venir à bout d’une énigme aux ramifications insoupçonnées.

Avec cette cinquième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut ressuscite brillamment le Viêt-Nam du XVIIe siècle : « un univers exotique et foisonnant, non sans quelque distance et beaucoup d’humour » (Livres Hebdo).

 

Les Travers du docteur Porc : Une enquête du docteur Porc

Quittant sa province reculée du nord du Vietnam, le mandarin Tân a confié la justice du tribunal au pachydermique docteur Porc. Autoritaire et expéditif, ce dernier ne tarde pas à exposer ses travers quand une découverte macabre l’oblige à fourrer son nez dans la fange d’une histoire ancienne. Affairé, il trottine de sessions d’autopsie en séances de chirurgie esthétique, sans oublier de se régaler au passage d’exquises douceurs fourrées à la viande. Ainsi, ne sacrifiant jamais le lard pour l’art, il mène son enquête avec un flair tout particulier, dans une ville où de vieux cochons se frottent à de jolies cocottes. Artiste du scalpel et virtuose de l’acupuncture, le docteur Porc est aussi un maître de l’interrogatoire : pour que les suspects crachent le morceau, il n’hésite pas à les cuisiner avec des herbes très, très spéciales.

Ce roman de Thanh-Van Tran-Nhut s’inscrit dans la série des enquêtes du mandarin Tân, qui nous plongent avec précision et malice dans le Dai-Viêt du XVIIe siècle.

En 2009, deux nouveaux livres : Le Banquet de la Licorne, septième enquête du mandarin Tân (éditions Philippe Picquier), et Le Palais du Mandarin, un recueil de textes gourmands (NiL éditions).

Le Banquet de la Licorne : Une enquête du mandarin Tân

Au cours d’une nuit d’orage, à la demande du mandarin Tân, l’intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table où défilent canards et tourteaux, tendres gorets et grasses volailles. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d’apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse.

Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sont décortiqués à l’aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives.

C’est l’heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d’antan. C’est l’heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s’amassent les ténèbres d’un monde au bord du chaos.

Avec cette septième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut nous entraîne dans un Viêt-Nam du XVIIesiècle aux rebondissements pleins de saveurs gourmandes.

 

Le Palais du Mandarin

Voyage culinaire dans le Viêt Nam des années 1960, en Chine, en Amérique et en Europe.

Exotisme et émotion pour cet «Exquis d’écrivains» souriant qui nous emmène du Viêt Nam en Chine, d’Amérique en Europe, et nous propose d’indiscrètes incursions dans les cuisines d’un Extrême-Orient d’hier et d’aujourd’hui. Secrets aphrodisiaques, contes joliment cruels et saynètes pleines de fantaisie… Thanh-Van Tran-Nhut porte un regard tendrement ironique sur le monde des gourmets de tous horizons, sur les étrangetés de la langue culinaire et sait nous amuser pour mieux nous mettre en appétit.

En janvier 2010 sort La Femme dans le miroir (Robert Laffont), une histoire d’obsession et de manipulation qui se déroule à Paris de nos jours.

La Femme dans le miroir

Comment une femme du XVIIe siècle a-t-elle pu servir de modèle à un peintre du XXe ? C’est la question que se pose Adrien, hanté par la mort récente de sa femme, en reconnaissant sur une toile contemporaine le visage qui se reflète dans le miroir d’une vanité peinte trois siècles plus tôt. D’où vient que cette beauté a traversé le temps comme si des artistes n’avaient jamais cessé de l’aimer ?

Devenu malgré lui l’acteur d’une aventure née sous le pinceau d’un maître hollandais, Adrien entreprend une inquiétante enquête où l’histoire des pigments et la magie des alchimistes l’entraînent hors du domaine de la raison et lui ouvrent des portes inattendues.

Aidé par un chercheur lunatique et un thanatopracteur savant, il plonge dans les mystères des passions amoureuses peut-être aussi subtils que ceux de la pierre philosophale, promesse de longue vie. Mais sur le point de percer le secret des tableaux, il comprend soudain que rien dans cette histoire n’est dû au hasard et que les véritables enjeux de cette énigme dépassent le fantasme d’un idéal de beauté.

 

En 2011 paraît Les Corbeaux de la Mi-automne, où d’anciennes légendes refont surface sur fond de tensions entre la Chine et le Dai-Viêt.

Les Corbeaux de la Mi-automne : Une enquête du mandarin Tân

Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l’Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d’aisance, alors que le mandarin Tân s’active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu’une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade.

Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l’Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d’une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix.

Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d’Asie, peuplés d’Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.

 

Les livres ont été traduits en italien, en japonais, en espagnol, en russe et en allemand.

 Thanh-Van Tran-Nhut a été la lauréate française 2014 de la résidence d’écrivains Randell Cottage à Wellington, Nouvelle Zélande. Ce voyage l’amennera aussi en Australie et en Polynésie Française et à Tahiti.

En ce moi d’octobre 2017 sort son nouveau roman : Kawekaweau. Ce livre est l’aboutissement de son projet de résidence.

Kawekaweau

Le livre : Kawekaweau  de Thanh-Van Tran-Nhut. Paru le 20 octobre 2017 aux éditions Au Vent des îles.  20€ ; (232 p.) ; 21 x 13 cm

À peine installé au Viêt-Nam avec sa femme, Viktor reçoit un colis de Lucie, son amour de jeunesse, récemment décédée. Elle lui lègue des objets de leur vie commune, mais aussi un ultime défi : résoudre une énigme liée au lézard géant rapporté du Pays du long nuage blanc par un équipage français au XIXe siècle – le mythique kawekaweau marqué d’une malédiction.

Plongé dans le journal d’un célèbre amiral, arpentant les antipodes aux côtés de scientifiques, d’artistes et de matelots, alors que s’ouvre à eux un territoire inconnu, Viktor s’aperçoit qu’entre les lignes du rapport officiel se cache un drame ignoré de tous.

Le portrait d’une jolie Maorie, un fragment de jade vert, des photos d’un monde évanoui… Et si ces objets d’un autre temps recelaient, eux aussi, le dernier message de Lucie à Viktor ?

Apéro Polar : Rencontre avec Bernard Prou


Vous le savez, depuis quelques années maintenant, 1 fois par trimestre, j’organise au sein de ma bibliothèque des rencontres d’auteurs.

J’ai appelé ça Apéro Polar

Et le Samedi 14 octobre prochain j’aurai la chance de recevoir…

Bernard Prou

A l’occasion de ses fameux Apéros Polar, la bibliothèque Parmentier aura le plaisir de recevoir Monsieur Bernard Prou qui viendra nous parler de son titre Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant.

Dans le cadre des rencontres autour du centenaire de la révolution russe, Bernard Prou, viendra nous raconter la vie tumultueuse d’Alexis Vassilkov, le fils de Maupassant.
Il nous fera traverser les époques, lorsque les russes opposés au Tsar se réfugiaient en France, lorsque ceux-ci sont retournés en Russie au tout début des insurrections et jusqu’à la révolution russe. Il sera question de Lénine et de francs maçons. De Staline et de son psychiatre. Du petit père des russes et de goulags….

Je questionnerai notre auteur sur tous ces points mais aussi sur plein d’autres choses encore.

Nous parlerons Russie c’est certain, mais j’aimerai aussi que Bernard Prou vous raconte aussi la merveilleuse histoire qu’a été la sienne avec la publication ce ce premier roman « Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant« .

J’espère que nous aurons aussi le temps de vous parler de son deuxième roman « Délation sur ordonnance »  qui sortira dans quelques semaines chez Anne Carrière.

Notre auteur justement qui est-ils.

Bernard Prou est diplômé à l’Ecole Nationale de Chimie Physique Biologie à Paris (1963-1967) et à l’Université de la Sorbonne Nouvelle : Paris III (1966-1969).

Il a enseigné les mathématiques et la physique à Vincennes et à Alfortville de 1972 à 2005. Marié et père de cinq enfants, il vit à Paris.

Sa bibliographie

 

Délation sur ordonnance

Délation sur ordonnance de Bernard Prou. À paraître le 2 novembre 2017 Aux Éditions Anne Carrière . 18€

Résumé

Oreste et la jeune femme comprennent alors que la bibliothèque renferme des secrets. Conçue par le médecin bibliophile comme une « chasse au trésor », la découverte de documents cachés leur permettra de reconstituer fidèlement ce qui s’est réellement passé. Grégoire ne s’était probablement pas douté que ses propres enfants, Maurice, Laure, Marie et Charles, étaient d’une manière ou d’une autre liés aux personnes qu’il avait dénoncées : un instituteur ; un fonctionnaire ; un avocat ; et un journaliste, ancien amant de Mme Saint-Marly. Parmi ces « mauvais Français », on trouve un communiste et résistant, un gaulliste, un arriviste forcené, et un Juif. Et, pour couronner le tout, trois d’entre eux sont francs-maçons. En livrant ces hommes aux autorités de Vichy, Grégoire Saint-Marly ignorait qu’il poussait son fils Charles vers le peloton d’exécution. Que Maurice, qui fréquentait les truands de la rue Lauriston, deviendrait un roi du marché noir, avant de trouver la rédemption. Et comment ne pas évoquer le destin de sa fille Laure, amoureuse d’un officier allemand, et de son autre fille, Marie, la discrète émancipée, dont les faits de résistance étaient passés inaperçus ? À travers les destins enchevêtrés de ces personnages, Bernard Prou reconstitue une période trouble où chacun s’est déterminé à agir selon son coeur et selon sa conscience.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant

 Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou. Postface de Fernando Arrabal. Paru le 11 mai 2016. 7€60 ; (424 p.) ; 18 x 11 cm
Résumé
À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.
Dans un souffle épique et picaresque, l’auteur dévoile la vie trépidante d’un homme hors du commun, et pourtant méconnu, pris dans les remous du XXe siècle.C’est complètement nouveau. Un style précis, élégant et un personnage hors norme qui va vous captiver. De la magnifique littérature. Gérard Collard, La Griffe noire.

Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant est d’abord sorti au édition de la brouette

Mon avis  ICI  sur Alexis Vassilkov ou La vie tumultueuse du fils de Maupassant 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire

 

Franc-maçonnerie en Haute-Loire : le Réveil anicien, 100 ans d’histoire d’une loge de Bernard Prou et Michel Achard. Préface Jean-Robert Ragache. Paru en 1993 et réédité en 2005 aux éditions Roure. 22€;  (234 p.) ; illustrations en couleur ; 21 x 14 cm

Résumé 

Association secrète, mystérieuse et diabolique pour certains, la franc-maçonnerie est en réalité une société initiatique à caractère philosophique, philanthropique et progressiste dont les membres pratiquent la solidarité et étudient dans leurs loges avec une liberté absolue de conscience.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-loire depuis 1744 et la plus ancienne loge toujours en activité, le «Réveil anicien», affiliée au Grand Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

L’ouvrage de Bernard Prou et Michel Achard retrace l’histoire des loges maçonniques en Velay et plus particulièrement celle du Réveil anicien. Les auteurs ont pu établir la liste de près de 500 noms de francs-maçons de Haute-Loire, depuis les origines. Ils sont donnés en annexe de l’ouvrage.

La préface est de Jean-Robert Ragache, ancien Grand Maître du Grand Orient de France.

La franc-maçonnerie est présente en Haute-Loire depuis 1794 et la plus ancienne loge, toujours en activité en Velay, le Réveil anicien, affiliée au Grand-Orient de France, a fêté son centenaire en 1993.

 

Laurent-Eynac

 

Laurent-Eynac (1886-1970) : le premier ministère de l’Air : des racines et des ailes, Le Monastier-Paris de Bernard Prou. Paru le 30 novembre 1998 aux édition de Roure. 17€  ; (200 p.) ; llustrations en noir et blanc ; 22 x 15 cm

Résumé :

Laurent-Aynac, journaliste, élu de Haute-Loire pendant 21 ans député puis sénateur, sera le premier ministre de l’Air en France (1928). Cette biographie retrace son action politique, et son influence sur la politique industrielle de la IIIe République.

Voilà vous savez tous, enfin presque.

Car ….Un verre de l’amitié vous sera offert après la représentation !

Durée de la rencontre sera 1h30 environ.
Et l’entrée  est libre et gratuite  dans la limite des places disponibles.

Autres Infos pratiques :
C’est  le Samedi 14 octobre 2017 à 11h 30
à la Bibliothèque Parmentier
20 bis avenue Parmentier
75011 Paris
Le métro le plus proche c’est Voltaire sur la ligne 9. Ou les bus 46 station Chemin vert. Et les bus 56, 61, 69 arrêt place Voltaire/Léon Blum Marie du XIe

 

Alors venez nombreux pour ce qui devrait-être encore un beau moment de convivialité, de partage et d’échange.

Bernard et moi, on vous attend.

« Rachid Santaki » à l’honneur #3 – Septembre


En ce mois de septembre c’est Rachid Santaki que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Rachid qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Rachid Santaki

Pourquoi j’aime cet auteur

Pourquoi j’aime cet auteur, c’est simple parce que Rachid n’est pas seulement un auteur du noir c’est aussi un mec engagé. Il participe à la société civile, il tente de faire bouger les choses autour de lui. Il réinvente les façons de faire venir les jeunes des cités aux mots, à la lectures et aux livres.

C’est un pur passionné qui ne calcule pas, il fait les choses, il  s’investi à fond. Il n’attend rien en retour. Un mec comme j’aime !

Sa Biographie

Rachid Santaki est un auteur, journaliste, romancier et scénariste français, spécialisé en culture hip hop et street-marketing.  il a fait ses premiers pas dans la presse avec la revue 5Styles et a publié neuf livres dont La Petite Cité Dans La Prairie, Les Anges S’habillent En Caillera, Des Chiffres Et Des Litres. Il travaille actuellement sur son prochain roman mais aussi des projets télévisuels et cinématographiques.

Rachid Santaki est né e 20 octobre 1973  à Saint Ouen d’un père chauffeur de calèche à Marrakech et d’une mère caissière venue de Béthune.  Elevé avec son frère aîné par la grand-mère, il arrive en France – à Saint-Ouen – à cinq ans.

Après cinq années à Marrakech, Rachid revient en France. Il découvre la Seine Saint Denis et s’évade grâce aux fameuses séries du tube cathodique « Ricky La Belle Vie », « Arnold et Willy » et les dessins animés cultes des années 80 : Ken Le Survivant, Goldorak, Albator et Cobra. Il grandit et connaît des difficultés à l’école, lié à son contexte familial. Il redoublera « 48 fois » comme il le dit dans plusieurs interviews et sera orienté en filière pro. Rien ne destine cet enfant de père marocain et de mère française a se démarquer ou se faire remarquer. C’est avec la découverte de la boxe anglaise qu’il va pratiquer de gré, par son père qui veut faire de lui un « Rachid Balboa », que le jeune Santaki va découvrir un moyen de s’affirmer et de s’épanouir.  Ses camarades de classe côtoient un élève « réservé » ou « discret ».

A dix, il est placé en famille d’accueil par la Ddass.

« J’ai été ballotté entre mes parents et les collèges dont j’étais renvoyé. Mon rêve était de devenir dessinateur, j’ai été orienté en techno »,

A 18 ans, nouveau choc : il perd son frère aîné, emporté par une pneumonie. Cet événement marquera sa vie à jamais.Durant dix ans, il va se mettre « entre parenthèses »,   passant d’un petit boulot à un autre, avant de se stabiliser comme manutentionnaire.   Il arrête l’école niveau BAC avec comme seul bagage un BEP comptabilité.

Parallèlement, il devient animateur sportif dans un club de boxe thaï au Franc-Moisin. « C’est mon premier engagement. Depuis la mort de mon frère, je vivais au jour le jour. Là, je me suis réveillé en ayant l’impression d’être utile, d’apporter quelque chose à la société »

Après une scolarité et plusieurs belles rencontres à Saint Denis, Santaki devenu jeune adulte, s’investi comme éducateur sportif au Lumpini, il va transmettre aux jeunes des Francs Moisins et de La Courtille, des quartiers de Saint Denis, la boxe thaïlandaise. Cette expérience lui donne le goût pour entreprendre et il va co-fonder avec DJ White Lock, Stéphane Ackermann, hiphop.fr un site dédié à la culture hip hop. En deux ans, Rachid va découvrir et refaire le parcours de la culture hip hop avec les précurseurs de ce mouvement culturel. Il va lancer un magazine gratuit avec Stéphane Ackermann, son ami d’enfance et l’aide de Fabrice Allouche. Il découvre la presse gratuite. Dans son entourage, on retrouve Princess Aniès (qui lui a dédié un morceau en la mémoire d’Hicham Santaki « C’était Ecrit »), Oxmo Puccino et également le boxeur Dany Bill. Après deux ans, il décide de lancer un magazine gratuit 5Styles.

En 2008, il se lance dans l’écriture spontanée d’un manuscrit. Il rédige son histoire pour garder une trace de son vécu. Après les conseils d’un ami, il envoi le manuscrit à un éditeur qui décide de le publier après avoir reçu le texte dans la semaine.  Son premier roman est né. S’en suivrant quelques autres, mais ça nous le vérons tout à l’heure.

Ancien éducateur sportif de boxe thaïlandaise, fondateur du magazine 5styles, lauréat du prix Espoir de l’économie CCIP en 2006, très actif dans l’associatif et co-fondateur du Syndikat et de Saint-Denis Positif, Rachid Santaki est auteur mais aussi un hyperactif.

 

Mes rencontre avec Rachid

Comment vous définir mes rencontres avec Rachid ?

La première a été toute particulière.

Je suis  au salon du polar de Montigny, nous somme en décembre 2012 et je vais au devant de ce jeune auteur. Je veux absolument comprendre la démarche de cet auteur atypique. Ces romans ont fait débat au sein de notre comité de lecture alors j’y vais au culot. J’ai l’impression de l’attaquer de plein fouet.

Pourquoi utiliser le langage des cités, la langue des prisons, le parlé de la rue. Démagogie, provocation. ? ..Et avec charme, ce grand gaillard m’explique tranquillement sa démarche artistique, avec gentillesse il reçoit mes objections. Il argumente, me démontre sa logique, et là tout s’éclaire.

Il va me falloir lire ses romans avec ces nouvelles données.

Promis la chose sera faite très prochainement. A ce jour elle est même terminée . Je vous en reparlerai.

La deuxième, c’est Rachid qui la provoque. Il me fait signe et me propose un dej.. 

Et aux beaux jours de cette fin de printemps 2013,  nous nous retrouvons donc un midi à ma bibliothèque.

Et là encore je passe deux heures magiques.

Deux heures que je n’ai pas vu passer.

Ce mec déborde d’énergie, de projets. C’est un mec de terrain, il est vachement engagé dans sa ville et les villes voisines.

Il a fait mille et une choses, des tas de choses tellement diverses. Il bosse aussi avec les jeunes, participe à un atelier d’écriture, s’intéresse à toutes les cultures urbaines. Il a co-fondé un site et un mag de hip-hop, il crée un magazine gratuit sur les cultures urbaines, 5styles. Un domaine, il faut bien le reconnaître où je suis une bille. J’y connais pas grand chose et c’est un doux euphémisme.

Parlons de ses livres maintenant. Ou parlons plutôt d’une constante dans ces romans.

Cette constante c’est Saint- Denis, la ville de Saint-Denis.

C’est avec beaucoup d’affection, j’ai l’impression que Rachid Santaki a fait de Saint-Denis un des personnages principaux de ces polars. Il aime sa ville cela se ressent dans les descriptions qu’il en fait.

De Saint-Denis je ne connais que le cœur historique, la basilique…. Rachid Santaki nous fait découvrir aussi son côté sombre, les cités, le bidonville, mais aussi sa gare centrale, son quartier d’affaires, où les boîtes et les industries fleurissent.

Il nous promène à travers sa diversité, sa mixité ou ses ghettos. Il nous raconte ces populations qui se croisent ou s’entrechoquent.

Des romans noirs qui forment une fresque urbaine très sombre mais pas sans espoir.

Ce que j’aime aussi chez Rachid Santaki c’est sa façon d’utiliser les cultures urbaines pour communiquer sur ses polars. Le rap, les clips, l’affichage sauvages, le pochoir, le graf…..tout y passe et ça marche. Il se réapproprie sa ville et sa banlieue. Il occupe le terrain. Le 9-3 c’est son ter-ter.

Enfin c’est moi qui provoque le 3e rendez-vous puisque je propose à Rachid de venir participer à une rencontre autour de son dernier polar « Flic ou caillera » à la bibliothèque. Bien sur, sans hésiter, il accepte tout de suite. Et le 28 septembre 2013, il vient partager l’affiche avec Elsa Marpeau autour d’un apéro polar qui va ravir nos lecteurs.

Et puis, depuis nous avons eu la chance de nous rencontrer sur différents autres salons.

Rachid c’est un mec extra. Même si vous n’appréciez pas sa prose, allez à sa rencontre. Il a des tas de choses à partager avec vous. Car Rachid, c’est avant tout le partage et un regard porté vers les autres.

Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. 3e Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. Autour de jeunes et talentueuses plumes du noir français.

Et ce qui m’a vraiment fait plaisir c’est de l’avoir retrouver à Saint Maur en poche en 2014 La banlieue nord qui débarque en banlieue sud. J’espère que cette confrontation a été constructive.

Aujourd’hui Rachid a toujours autant de projet, je sais qu’il participe à des scénarios, il est toujours aussi investi dans sa banlieue, mais pas que. Il est partout dans toutes les cités et il va à la rencontre des jeunes, des collégiens…mais aussi des adultes impliqués auprès de cette jeunesse. Ecrivain, scénariste, journaliste et entrepreneur Rachid Santaki est vraiment un homme plein de ressources.

Sa Bibliographie.

 

 Les princes du bitume

Les princes du bitume  / Rachid Santaki. préface de Dominique Manotti.  Paru le 19 mai 2017 chez Jigal  dans la collection Jigal poche Polar.  9€50 ; (287 p.) ; 17 x 11 cm

Les princes du bitume est le dernier né de Rachid Santaki.

« Les blocs de la banlieue Nord imbriqués dans l’asphalte se réveillent dans le blizzard. Saint-Denis a les mains sales, ses embrouilles, ses magouilles et ses trafics tournent mal. »

Alors que s’annonce la prochaine Coupe du Monde de football, Saint-Denis s’apprête à vivre une furieuse bataille pour le contrôle du biz de la drogue, opposant voyous à l’ancienne et jeunes rageux.

Hachim, lui, est un ado brillant, sensible, curieux, passionné de culture Hip-Hop et qui rêve de devenir journaliste. Pourtant, coincé entre le quartier, sa famille et Houssine, le boss de Saint-Denis qu’il admire, Hachim semble choisir une autre voie…

Et tandis que Zidane et les Bleus font rêver les Français, caïds, trafic, prison, ripoux, trahisons, et règlements de comptes vont désormais rythmer son quotidien… Mais jusqu’où ?

Avec ce parcours initiatique, ce récit poignant d’une destinée déraillée, Rachid Santaki, sans volonté moralisatrice, mais avec une verve énergisante, en dit beaucoup sur ces banlieues en particulier et sur la société en général. Brut, noir et tragique !

 

La légende du 9-3

 

La légende du 9-3  de Rachid Santaki et Nasser Sahki. Paru le 13 avril 2016 chez Ombres Noires
 18€ ; (188 p.) ; 21 x 14 cm

« Je m’appelle Malik, je suis officier de police judiciaire. On m’appelle  » la légende du 9-3  » je suis capable d’installer une surveillance policière dans n’importe quelle cité de France. J’ai grandi à l’ombre des blocs de mon quartier, entre béton, ennui et petits trafics. Mes choix me collent à la peau. Traître aux yeux des mecs de la cité, vermine selon mes collègues. Où est ma place ? »

Malik est de retour à Saint-Denis pour se réconcilier avec les siens, mais son come-back vire au cauchemar : violence, trahison, culpabilité, Malik perd pied. Le policier au passé de dealeur se heurte au plafond de verre d’une société qui se replie sur elle-même et où personne ne veut de lui.

La légende du 9-3 s’inspire de faits réels de la vie de Nasser Sahki, co-auteur du récit. Officier de police judiciaire, enquêteur à la direction centrale de la police judiciaire, décoré de la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel.

« Inspiré d’une histoire vraie. »

 

 La France de demain

La France de demain / Rachid Santaki et Brahim Chikhi. Préface de Benjamin Stora.  Paru le 28 mars 2015 chez Wildproject. 5€ ;  (83 p.) ; 20 x 13 cm.

La france de demain manifeste

« À mille lieux des clichés sur la banlieue, voici une exploration passionnante et sans concession, lucide et émouvante, d’une France que l’on connaît mal, et dont on parle pourtant si souvent. »
– Benjamin Stora Président du Musée de l’Histoire de l’immigration

La France de demain ? Elle est déjà là.

Elle est là, dans ce qu’on appelle encore parfois la périphérie, et qui est pourtant au centre de la société.

Elle est là, dans cette jeunesse, « ces enfants d’immigrés qui ont reçu comme seul héritage la confiance en soi de ceux qui n’ont rien à perdre. »

Sur la réussite, sur l’éducation, sur la responsabilité, sur l’islam, sur le travail, sur la politique, Santaki et Chikhi partagent ici leurs convictions complices, dans un témoignage paisible et radical, souriant et ironique.

Destiné aux millions de Français qui vivent en banlieue et à tous les Républicains, La France de demain voudrait nous aider à mieux poser les bonnes questions.

Réflexion sur l’avenir de la France incarné par la jeunesse des banlieues, souvent stigmatisée, à travers des questionnements sur la responsabilité, l’islam, le travail, la politique et diverses actions menées dans la périphérie parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis.

Triple XL

 

Triple XL de Rachid Santaki. Paru le 26 juin 2014 chez Folies d’encre. 5€ ;  (48 p.) ; 19 x 10 cm
Au coeur de la cité, la sombre destinée de Sakina, 130 kilos, maltraitée par sa mère et son beau-père.
Dans Triple X, la « Cosette » se nomme Sakina, elle pèse cent trente kilos, elle danse, elle vit intensément. Dans la cité, ce n’est pas facile, et dans l’appartement, c’est pire. Triple XL est une nouvelle très sombre, du noir ou le rythme de la langue claque contre les murs de béton.

Business dans la cité

Business dans la cité de Rachis santaki. Paru le 17 avril 2014 au Seuil et chez Raconter la vie,  75 pages – 5,90 € ;  21 x 14 cm
En Seine-Saint-Denis, les frontières entre les mondes de la drogue et de la communication sont très poreuses. Après avoir trempé dans le trafic de stupéfiants, Rayane décide de se racheter en créant un magazine et une entreprise de marketing. Son ancrage à Saint-Denis devrait être son meilleur atout, c’est pourtant ce qui va le perdre.
Fiction dans le 93. Sous la plume de Rachid Santaki, les frontières entre commerce de la drogue et monde de la com’ sont étonnamment poreuses. Après avoir trempé dans le trafic des stups, Rayane – double de l’auteur ? – abandonne le business illégal pour créer un magazine et une boîte de marketing. L’ancrage de Rayane à Saint-Denis devait être son meilleur atout. Pas facile pourtant de tout recommencer quand on a été dealer.

Flic ou caillera 

 

Flic ou caillera de Rachid Santaki. Paru le 6 mars 2013 aux Masques dans la collection Grand Format. 16€ ; (274 p.) ; 21 x 13 cm

Réédité en poche le 5 mars 2014 chez Le Livre de poche.  5€90 ; (258 p.) ; 18 x 11 cm 

Octobre 2005. Deux adolescents trouvent la mort accidentellement alors qu’ils sont poursuivis par la police. Aussitôt les cités s’enflamment et la colère de toute une génération explose. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, sous la coupe du clan Bensama, caïds locaux de la drogue. Alors que la cité s’embrase, Mehdi va croiser la route de Najet, une jeune femme flic et beurette, qui n’en finit pas de se battre avec ses origines. Tandis que l’un essaie d’échapper au puissant clan Bensama, l’autre voudrait le faire tomber une fois pour toutes. Un polar plein de rage et d’énergie, qui aborde sans angélisme les thèmes de la montée des communautarismes, de la solidarité et de la débrouille. Aussi nerveux que mélodieux, Flic ou caillera renouvelle les codes du roman policier avec brio.

 Mon billet sur Flic ou caillera 

Les anges s’habillent en caillera 

 

Les anges s’habillent en caillera de Rachid Santaki. Préface d’Oxmo Puccino. Réédité en poche le 8 mars 2012 au Point. 7€10 ; (282 p.) ; 18 x 11 cm
 Je m’appelle Ilyès. À Saint-Denis, on me connaît sous le surnom du Marseillais. Je suis capable de griller le code d’une carte bleue en un clin d’oeil. Une fois mon travail réalisé, je peux dépenser sans compter. J’ai assumé mes conneries et vu le paquet de fric que cela m’a rapporté, la mise en parenthèses de ma liberté en valait le prix. Saint-Denis a été le théâtre de mes premiers coups. J’ai été assez malin pour passer les diplômes du crime, les autres candidats se sont retrouvés à vendre de la came ou du shit. Certains sont morts, d’autres se sont perdus entre les allers-retours au placard. Au fond de moi, je sais que ma sortie n’est que provisoire et que je vais reprendre la direction de la maison d’arrêt à la moindre erreur. »

Ilyès, le voleur à la ruse le plus doué de sa génération, vient de purger une peine de dix-huit mois à Villepinte. Avant de reprendre les affaires, il doit s’occuper du mec qui l’a balancé, un ancien pote empêtré dans des histoires de drogue et protégé par Stéphane, un flic ripou, narcissique et manipulateur, qui ne recule devant aucun trafic pour faire un billet. Les Anges s’habillent en caillera s’inspire du parcours du Marseillais, devenu à 25 ans une légende en région parisienne. Le roman nous plonge dans l’univers de Saint-Denis, ville-personnage, avec sa galerie d’anges et leurs histoires insolites, drôles, sombres et parfois cruelles.

Des chiffres et des litres

Des chiffres et des litres de Rachid Santaki. Paru le 23 février 2012 chez Moisson rouge-Alvik dans la collection Le syndicat. 16€50  ; (250 p.) ; 22 x 15 cm. 
Arrêt de commercialisation
Au coeur de Saint-Denis en 1998, Karim est un élève brillant, passionné de culture Hip Hop. Il se prépare pour une carrière de journaliste spécialisé. Sa fascination pour Houssine, le caïd du quartier et sa situation familiale lui font emprunter une toute autre voie.

La petite cité dans la prairie

La petite cité dans la prairie  de Rachid Santaki. Préface Bzit. Paru le 14 novembre 2008 chez Le bord de l’eau. 16€30 ; (239 p.) ; 23 x 15 cm.

Premier roman.

Rayane se trouve en bas d’un immeuble en région parisienne et rêve de tutoyer le bonheur : «Jusqu’ici tout va mal… Jusqu’ici tout va mal…», répète-t-il… En banlieue, l’important ce n’est pas l’atterrissage mais le décollage…

La Petite cité dans la prairie nous raconte une tranche de vie et la saga familiale de Rayane. Ses histoires avec ses meufs, ses univers : la boxe, la culture hip-hop et ses potes.

Comment sa famille s’est-elle retrouvée en Seine-Saint-Denis ? Comment Rayane, B.E.P en poche, va-t-il créer le magazine 5styles ?

C’est aussi l’histoire d’un des enfants de la télé, et de toute une génération. Pas n’importe laquelle, celle des années 80. Une culture construite autour de l’émission Achipé Achopé, des séries Starsky et Hutch, Arnold et Willy, Punky Brewster, des dessins animés Albator, Goldorak. Et de musique funk, new jack, et rap.

Voilà, vous savez presque tout sur Rachid Santaki.

J’espère que ce petit article vous a donnez l’envie de découvrir cet auteur que l’on a appelé…

le Victor Hugo des cités.

« Polar culte », chez Folio, vous connaissez ?


Il est vrai que sur ce blog nous vous parlons bien souvent de premiers romans et souvent aussi d’auteurs actuels. Il y est peu souvent question d’auteurs majeurs, ayant fait les beaux jours du polar.

C’est vrai aussi qu’il y a des blogueurs et des spécialistes qui font ça bien mieux que moi ! Pour autant ces auteurs ont fait de moi la lectrice que je suis aujourd’hui. C’est à travers ces classiques du polar que j’ai fait mes classes, que je me suis construit une culture polar.

Alors aujourd’hui je vais vous en présenter quelques-uns à travers l’appellation « Polar Culte » de la collection Folio de chez Gallimard. Afin de faire découvrir à de nouvelles générations de lecteurs les auteurs « classiques » de polar, Folio Policier a demandé à des auteurs d’aujourd’hui de présenter le « polar culte » de leur choix. Cette nouvelle collection a vous le jour début 2014

« Polar culte », c’est une sélection de « classiques » du genre, choisis et présentés par des auteurs passionnés : James Sallis présente Le petit bleu de la côte ouest de Manchette, François Garde, Tout pour plaire de Chester Himes, Patrick Pécherot, Touchez pas au grisbi ! d’Albert Simonin. Également au programme d’octobre, Nathalie Kuperman présente Les mois d’avril sont meurtriers de Robin Cook et Thierry Bourcy, Le peuple de l’ombre de Tony Hillerman.

#Polars cultes à (re)découvrir d’urgence !

 

Voici une petite sélection

Björn Larsson « Le Cercle celtique »

Björn Larsson Le Cercle celtique, présenté par Heinrich Steinfest

 Le cercle celtique  de Björn Larsson. traduit du suédois par Christine Hammarstrand. un roman présenté par Heinrich Steinfest.  Paru le 16 janvier 2014. 8€70 ; (454 p.) ; 18 x 11 cm

Un voilier vogue au large de l’Écosse. Bravant les rigueurs de la mer du Nord en plein hiver, ses deux passagers se dirigent vers des périls sans nom. Car plus effrayants que la nature déchaînée sont les dangers dont les hommes les menacent. Poursuivis sur les mers par des inconnus, volés, espionnés, ils n’en sont pas moins déterminés à découvrir la clé de la malédiction qui pèse sur MacDuff et Mary, amoureux en fuite. À découvrir surtout le secret du Cercle celtique, avec ses mystérieux rites meurtriers.

Du Danemark aux îles Hébrides, de tempête en bourrasque, de surprise en révélation, les deux aventuriers de la mer vont accomplir un étonnant voyage et mettre au jour quelques sinistres vérités…

Né en 1953, Björn Larsson a reçu le prix Médicis étranger en 1999 pour Le capitaine et les rêves. Comme le héros du Cercle celtique, il a vécu plusieurs années sur son bateau, le Rustica, et a navigué au large de la Bretagne, de l’Écosse et de l’Irlande.

 

Sébastien Japrisot « Compartiment tueurs »

Sébastien Japrisot « Compartiment tueurs », présenté par Paul Colize

Compartiment tueurs de Sébastien Japrisot. Présenté par Paul Colize. Paru le 13 mars 2014. 8€20 ; (272 p.) ; 18 x 11 cm

«Quand vous prenez une couchette dans un train de nuit, méfiez-vous des rencontres.
Quand on retrouve une femme étranglée dans votre compartiment, méfiez-vous de vos voisins. Quand on supprime un à un tous vos voisins, méfiez-vous tout court.
Si vous n’êtes pas vous-même l’assassin, c’est embêtant !»

Une femme est retrouvée étranglée dans un compartiment de train. Ses voisins sont tous assassinés les uns après les autres.

« J’aime beaucoup qu’il y ait un mécanisme policier. Je ne suis pas du tout humble en cela. Je crois que cela demande beaucoup de courage, beaucoup d’astuce. On peut être très fier. Ce n’est pas un genre mineur. Sûrement pas. Vous connaissez la phrase de Chesterton ? Elle est un peu exagérée mais révèle quelque chose de vrai comme toutes les choses exagérées :  » L’essence du roman policier consiste en la présence de phénomènes visibles dont l’explication est cachée.  » Et c’est là, si l’on y réfléchit, l’essence de toutes les philosophies. »
Sébastien Japrisot, Ellery Queen Mystère Magazine, janvier 1972

À dix-huit ans, Sébastien Japrisot publie son premier roman, Les mal partis, sous son vrai nom (Jean-Baptiste Rossi). Après avoir écrit directement pour le cinéma, il revient à la littérature avec L’été meurtrier. Il est l’auteur de nombreux romans qui ont tous connu le succès dont Un long dimanche de fiançailles. Sébastien Japrisot, disparu en mars 2003, est l’un des auteurs français les plus populaires à l’étranger.

Lire ICI le début de Compartiment tueurs

Touchez pas au grisbi d’ Albert Simonin

Touchez pas au grisbi d’ Albert Simonin. Présenté par Patrick Pécherot avec une préface Pierre Mac Orlan. Paru le 12 juin 2014  dans la collection Folio policier. 8€20  ; (285 p.) ; 18 x 11 cm

«Le grisbi, fallait jamais le montrer, jamais en parler, jamais donner de tentations avec, faute de quoi une foule d’innocents se mettaient à avoir des mauvaises pensées.»

Max et Riton, deux truands, ont commis un vol de 50 millions en lingots. Les ennuis commencent pour eux quand Riton parle du magot à sa petite amie.

 «Il est des livres qui marquent leur temps. Le Grisbi est de ceux-là. Avec lui Albert Simonin inventait un mythe comparable à ceux venus d’outre-Atlantique sous les traits du privé désabusé ou du cow-boy solitaire. Création littéraire, le truand de Simonin aura, comme eux, sublimé la réalité qui l’a inspiré au point de s’y substituer.»
Patrick Pécherot.

Après avoir exercé divers métiers (électricien, fondeur, maroquinier, journaliste, taxi de nuit…), Albert Simonin a près de cinquante ans lorsque paraît Touchez pas au grisbi ! en 1953. Il s’illustrera comme scénariste-dialoguiste de cinéma auquel il laissera quelques oeuvres notoires qui donneront quelques films inoubliables : Touchez pas au grisbi !, Les aventures d’Arsène Lupin, Le cave se rebiffe, ou encore Les tontons flingueurs.

Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette

Le petit bleu de la côte Ouest de Jean-Patrick Manchette. Présenté par James Sallis.Paru le 16 octobre 2014.6€50 ; (187 p.) ; 18 x 11 cm
Georges Gerfaut, un cadre commercial, est témoin d’un accident automobile et emmène le conducteur blessé à l’hôpital. Ce dernier meurt. Un peu plus tard, lors de vacances en famille, deux hommes tentent d’assassiner Georges.
Le malaise des cadres, c’est pas rien! Vous avez femme, enfants, bagnole, télé, et voilà que vous vous sauvez. Tout ça parce que deux rigolos essaient de vous flinguer. Et vous savez même pas pourquoi. Un jour, camarade, il faudra quand même comprendre.

Le petit bleu de la côte Ouest

 » Jamais auparavant, ou depuis, je n’ai si ouvertement rendu hommage à un auteur qui m’a influencé au point que nos souffles ne fassent plus qu’un.

Les intrigues de Manchette – les squelettes à l’intérieur desquels le coeur de ses ouvrages est accroché – sont dépouillées, essentielles, archétypales. Vengeance, fuite, les ultimes boulots de tueurs, des quêtes désespérées, des gens ordinaires tombant par des trappes dans des mondes insoupçonnés et violents… Il raconte des histoires simples : voilà ce qui est arrivé.

À l’ère de l’hyperbole et de la poudre aux yeux, les romans de Manchette ont la décence et la grâce peu ordinaires de paraître beaucoup plus simples qu’ils ne le sont : de signifier beaucoup plus qu’ils en disent. « 
James Sallis

 

Jean-Patrick Manchette était passionné de jazz, de cinéma et de littérature. Il a su, en précurseur, trouver le ton des grands romans noirs où se mêlent aventures, critique sociale et peinture de la vie quotidienne.

 Raymond Chandler  /Un tueur sous la pluie

novChandler, Raymond /Un tueur sous la pluie Suivi de Bay city blues et de Déniche la fille.Gallimard Folio. Policier, n° 537; 7€70
Un détective reçoit la visite d’un homme qui lui demande d’arracher sa fille des mains d’un mauvais garçon spécialisé dans les livres pornographiques et le chantage. Il avoue également ne pas être le père biologique de sa fille et caresser l’espoir de l’épouser un jour. Le privé ne tarde pas à découvrir le maître chanteur tué chez lui. Une nouvelle suivie de deux autres histoires policières.
Voici trois nouvelles – et trois autres suivront bientôt – écrites par un homme qui faisait alors partie de la légendaire équipe de Black Mask, le plus connu des magazines américains qui créèrent le style propre aux ouvrages de la Série Noire. Elles seront accueillies très certainement avec joie par tous ceux qui tiennent Raymond Chandler pour un des plus grands écrivains des Etats-Unis. Elles prouveront, en tout cas, qu’il était, dès cette époque, en pleine possession de son talent de «raconteur». Chandler «chauffe» toujours !

 

Le peuple de l’ombre de Tony Hillerman

 

Le peuple de l’ombre de Tony Hillerman.Traduit de l’américain par Jane Fillion. Présenté par Thierry Bourcy. Paru le 8 octobre 2015. 8€20; (258 p.) ; 18 x 11 cm

 

Le Peuple de l’Ombre

Jeune sergent de la Police tribale, Jimmy Chee est engagé par la richissime Rosemary Vines pour retrouver un coffret que lui aurait volé le Peuple de l’Ombre, une secte navajo. Mais, le lendemain, le mari de Rosemary lui demande d’abandonner ses recherches… Il n’en faut pas plus pour éveiller la curiosité de Jimmy Chee qui se lance dans une enquête où il sera obligé de confronter sa culture ancestrale au monde des Blancs.

Qu’est-ce donc qui fait mourir tous ces Indiens Navajo, jadis miraculeusement épargnés lors de l’explosion d’un puits de pétrole? C’est ce que se demande Chee, le policier de la réserve indienne, sans se douter que son enquête le met en grand danger de mort.

« Avec Le Peuple de l’Ombre,j’ai retrouvé le plaisir, la jouissance qui m’avaient fait dévorer les nombreuses aventures de Jim Chee et de Joe Leaphorn, les deux policiers navajos. »
Thierry Bourcy

Tony Hillerman est né en 1925 en Oklahoma et mort en 2008 au Nouveau-Mexique, Tony Hillerman était passionné par la culture navajo. Son oeuvre a été récompensée par de nombreux prix.

 

Voilà, six auteurs a découvrir de toute urgence. Et en plus d’êtres d’excellents polars tous dans leur genre, les couvertures sont vraiment très attractives, vous ne trouvez pas ?

 

Aussi je reviendrai vous voir avec d’autres titres de cette collection Polar Culte chez Folio.

Le temps pour moi de me replonger dedans !

 

«Elsa Marpeau» à l’honneur #2 – Aôut


Le deuxième « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteure.

Et c’est Elsa Marpeau que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Elsa qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Elsa Marpeau

Sa biographie

Elsa Marpeau, née le 10 août 1975 à Ancenis (Loire-Atlantique), est une romancière et scénariste française.

Elsa Marpeau a grandi à Nantes. Ancienne élève de l’école normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, elle est agrégée de lettres modernes et titulaire d’une thèse sur le théâtre du xviie siècle. Elle a vécu à Singapour, d’où elle a tiré son récit en forme d’autobiographie fictive « l’Expatriée » (Prix Transfuge 2015 ; 2013, Prix Plume de Cristal).

Quelques-un des scénarios, adaptations et dialogues auxquels Elsa à participé

  • L’Imposture, thriller unitaire pour France 2.  Elsa a fait l’adaptation et  les dialogues. 
  • J’ai épousé un inconnu, adaptation d’après P. McDonald, thriller pour France 2
  • Mystère à la tour Eiffel et Mystère à l’Opéra, deux thrillers historiques unitaires pour France 2 en co-écriture avec M. Missoffe
  • Le Secret d’Elise, minisérie fantastique 6 x 52 pour TF1, adaptée de la série anglaise Marchlands de S. Greenhorn, création avec M. Vinoy
  • Mystère au Moulin Rouge :  thriller historique unitaire pour FRANCE 2.
  • Entre vents et marées, policier 2 x 100, adaptation et dialogues pour Josée Dayan, où on fait , pour la première fois la connaissance du Capitaine Marleau.
  • Indiscrétions : thriller unitaire 90’ pour France 3, réalisé par Josée Dayan (Passions Films). Avec Murielle Robin, Christophe Bourseiller, Jérôme Kircher, J.-P. Marielle, Corinne Masiero…

Elsa est la créatrice de la série Capitaine Marleau avec Corinne Masiero.

Elle a aussi participé à de nombreuses autres séries telles que

Candice Renoir

Caïn 

Flics sur les docks« Une si jolie mort »  : série policière 90’ pour France 2 d’après l’œuvre de Graham Hurley

Candice Renoir

L’Odyssée 

Disparitions

Section de recherche,

Sa bibliographie

Mais d’abord pourquoi j’aime cette auteure, et bien c’est simple, elle se réinvente à chaque nouveau titre. Parce qu’elle a une écriture sans fioriture qui pourtant laisse affleurer un tas d’émotion.

Chez Elsa plus ça touche à l’intime plus l’écriture est froide et clinique.

Et puis Elsa comme Laura notre auteur à l’honneur en juillet a été un des premiers auteurs à me faire confiance et à venir gratuitement à un des mes apéros- polar. Ces dames ont lancé les rencontres polars dans ma bibliothèque. Je ne peux que les en remercier. Et cette mise à l’honneur est un juste retour des choses.

 

  • Les corps brisés, roman, Série Noire (Gallimard), mai 2017.

Sarah est une coureuse de rallye reconnue dans un milieu hautement macho. Un jour, lors d’une « spéciale », elle sort de route. Son coéquipier meurt sur le coup et elle se retrouve plongée dans le coma, avant de se réveiller paralysée des deux jambes. Elle intègre un centre hospitalier perdu en haute montagne, où rayonne un médecin que tout le monde surnomme le « docteur Lune ». Brisée physiquement et psychologiquement, Sarah développe une dépression paranoïaque, qui atteint son paroxysme quand la patiente qui partage sa chambre disparaît. Pour le personnel, il ne s’agit que d’une fugue, mais Sarah est convaincue qu’il n’en est rien… Inspiré d’un fait divers réel, Les corps brisés est un thriller glaçant avec son lot d’angoisses et de rebondissements, qui se termine sur un huis clos étouffant. L’auteure y dresse un sombre constat sur la place des handicapés dans notre société moderne qui donne la priorité à l’efficacité et à la performance

Mon petit avis sur Les corps brisés ICI
  • Et ils oublieront la colère, roman, ( Folio, Gallimard), mai 2017.

  • Et ils oublieront la colère, roman, Série Noire (Gallimard), janvier 2015.

Été 1944. Une femme court dans la campagne icaunaise. Elle cherche à échapper à la foule qui veut la tondre. Été 2015. Un homme a été tué près d’un lac.

Garance, jeune gendarme, est appelée dans un hameau de l’Yonne où l’on a découvert un cadavre. Le défunt était un professeur d’histoire récemment installé qui rédigeait un livre sur l’épuration à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’intéressait de près à une famille du village dont l’une des filles aurait eu une aventure avec un Allemand.

La gendarme chargée de l’enquête soupçonne que son meurtre est lié à une tonte, qui a eu lieu soixante-dix ans plus tôt.

Entre aujourd’hui et hier, les destins s’entremêlent mais les protagonistes ne s’en souviennent plus – ils ont oublié la colère, les jours de liesse et la cruauté des vaincus contre ceux de leur camp, lors de la Libération. L’enquête va exhumer ce passé dont plus personne ne veut se rappeler.

Mon Billet sur Et ils oublieront la colère
  • L’Expatriée, roman, Série Noire (Folio/Gallimard), septembre 2014.

  • L’Expatriée, roman, Série Noire (Gallimard), février 2013.

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui donne l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi. Prix Plume de cristal 2013.

 

 

 

 

 

 

 

  • Black Blocs, roman, Série Noire (Gallimard), février 2012.

Swann retrouve son compagnon, un prof de fac bien sous tous rapports, avec une balle dans le dos. L’enquête sur son assassinat lui ouvre les portes d’un nouveau monde, inconnu et hostile, celui que les flics nomment ‘l’ultragauche’. Pour comprendre, pour venger la mort de Samuel, Swann s’immerge. Et découvre les ‘Black Blocs’, ces casseurs qui, en fin de manif, le visage caché sous un foulard noir, balancent des pierres dans les vitrines du capitalisme. Mais très vite, Swann met la main dans un engrenage qui menace de la broyer. Alors qu’une vaste opération clandestine semble se préparer chez les anarchistes et que la police la surveille de près, la santé mentale de la jeune femme vacille. Pour le meilleur et pour le pire…

 

 

  • Les yeux des morts, roman, Série Noire (Gallimard). 2010

    (Prix Sang d’encre des Lycéens 2011 ; Prix du Roman noir Nouvel Obs Bibliobs 2011). Sortie en poche Folio Policier, mai 2012.

 

« Une grille, trois marches – l’entrée des urgences. Entassés dans le hall, des gens assis sur des bancs en fer attendent leur admission. À l’intérieur, les tumeurs qui dévorent, les virus qui s’étendent, les artères bouchées. »

Et puis, les meurtres. Que représentent deux morts de plus dans cette guerre quotidienne, dissimulée derrière les murs de l’hôpital ? Rien, sauf pour Gabriel Ilinski, le technicien de scènes de crime appelé sur les lieux. Il est le seul à ne plus pouvoir les oublier. Tout, y compris son amour pour Louise, un médecin, le ramène à l’hôpital Lariboisière. Jusqu’à se faire admettre lui-même aux urgences pour mener son enquête à l’intérieur du coeur souffrant de la ville…

 

 

  • En pièces, roman, Ed. du Panama avril 2006

Sarah meurt dans un accident de voiture, et pour Julien, tout commence.

Directeur du Théâtre de Petite-Vertu et auteur de vaudevilles, il refuse le coup du sort et entreprend une enquête post mortem sur sa femme.

Au gré des rencontres, des doutes de la mémoire, les facettes de Sarah se multiplient. Et son corps, en pièces, n’en finit pas d’échapper à Julien…

Pour résoudre l’énigme, il utilise sa seule arme: mettre en scène les différentes pièces du puzzle.

 

 

  • Recherche au sang, roman, éditions du Félin

    (Prix du premier roman Carrefour Savoirs 2003).

Dans un hameau du Loiret, Philippe vit en vase clos avec sa femme, son fils et ses voisins chasseurs.

L’arrivée de Julien Langlois, dans un hameau du Loiret, bouleverse la vie de la communauté des habitants, à commencer par celle de Philippe.  

Le jeune parisien, va rapidement conduire cette micro-société à l’implosion.

La « recherche au sang » désigne la piste sanglante laissée par l’animal blessé. Ce premier roman écrit dans un style à la fois cru et littéraire est un récit violent, ambigu, subversif, dans la lignée des écrivains du sud des Etats-Unis.

 

 

Voilà, vous savez tout, j’espère juste vous avoir donné envie de découvrir Elsa et ces bouquins !

Et… Si je dois vous donner mon avis, commencez par l’expatriée

« Laura Sadowski» à l’honneur #1 – Juillet


Le premier « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteure.

Et c’est Laura Sadowski que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Laura qui ouvre cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Laura Sadowski

Sa biographie

De Laura Sadowski on ne sait presque rien.  On sait qu’elle est avocate ! Que c’est une écrivain français de romans policier.

Laura Sadowski.  se défini elle même en 4 mots, un verbe, un subtentif, un lieux et un adjectif qualificatif 

Laura Sadowski. 
— (se) passionner : j’aime être captivée et m’éprendre.
— nuit : parce que mes « nuits sont plus belles que [mes] jours ». J’écris la nuit.
— Paris : cette ville m’inspire plus qu’aucun autre lieu.
— idéaliste : c’est ainsi qu’on me voit.

En 2007, Notre auteur a l’opportunité de pouvoir écrire sans avoir à travailler. Elle l’a saisie. Et écrit « L’Affaire Clémence Lange ».

Le désir d’écrire a toujours été là. Il est dans ses souvenirs indissociables de ses premières lectures. Elle se souviens que petite, elle réécrivait ce que la maîtresse d’école leur faisait apprendre (conte, fable, etc.). Elle en faisait d’autres versions, « bien plus maladroites que les originales », nous précise-elle ! Le goût des mots, leur musique, leurs mystérieuses alliances, leurs polysémies… sont chez elle aussi forts que les autres sens. Ce qui me fascine le plus c’est leur capacité à créer un monde et pas seulement à représenter celui où nous sommes.

Il y a deux types d’écrivains : les écrivains-architectes qui, avant de se lancer, bâtissent un plan très élaboré et détaillé, et les écrivains-sculpteurs qui, à partir d’une matière, façonnent, modifient, transforment… Laura appartient à la seconde catégorie. Elle part d’une idée directrice, forte. Ensuite, elle s’attache au début et à la fin. Son travail d’écriture va consister à tramer entre ces deux pôles.

Pour Laura Sadowski. Un écrivain n’existe que parce qu’il y a des lecteurs. Un écrivain orphelin est un être malheureux. Aussi aime-t-elle dialoguer avec ceux qui l’ont lue, appréciée ou non. C’est ce dialogue qu’elle veux partager. 

J’ai eu la chance de rencontrer Laura Sadowski. Je crois que je n’ai jamais fait plus belle rencontre. J’ai eu un véritable coup de foudre pour cette auteure.

Je vous le disais…. On ne sait pas grand chose de Laura Sadowski, si ce n’est qu’elle est avocate, qu’elle habite Paris et qu’elle a écrit 6 romans policiers, 1 roman de SFFF et 1 recueil de 3 nouvelles, policières elle aussi.

Mais si j’ai choisi de vous présenter Laura Sadowski aujourd’hui c’est parce que c’est grâce à elle si aujourd’hui je suis blogueuse. Elle a été la toute première à m’encourager à partager mes petits avis. Elle m’a encouragé à créer une page et un profil facebook pour Collectif Polar. Elle était encore là quand il a été question de mettre sur pied mes apéros polar. Elle a accouru quand j’ai eu besoin de quelqu’un pour convaincre ma directrice de l’époque. Elle a fait un formidable réquisitoire devant un public et ma direction conquis. Elle aurait pu se contenter de nous parler de ses livres, mais non ! Elle nous a présenter une formidable conférence sur la littérature policières, sur ses précurseurs, sur ses différents genres. Elle a fait participer le public, l’a séduit. Bref à assurer de façon magistrale le job. Et tout cela rien que pour mes beaux yeux, qui ne sont pas beaux d’ailleurs. Oui simplement par simple amitié.

Voilà pourquoi mon tout premier « Auteur à l’honneur lui est consacré !

 Sa bibliographie

Et pourquoi j’aime cette auteure, et bien c’est simple, elle se réinvente à chaque nouveau titre.

 

L’Affaire Clémence Lange paru en 2008

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An. Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente. Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers… Un huis clos angoissant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire.

Pourquoi j’ai aimé ce titre par ICI

 

L’Origine du sexe paru en 2009

Dans un Paris sombre et gris, un meurtre va rapprocher deux univers que tout sépare.

Le corps de Daphné Jenken, grande bourgeoise de l’Ouest parisien et épouse modèle d’un éminent chirurgien spécialiste des greffes, est retrouvé sans vie dans un hôtel miteux du 18e arrondissement. Déterminée à découvrir la vérité sur sa mort, sa sœur s’attache les services d’un ancien policier devenu journaliste.

Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme bien sous tout rapport ? Qui est le mystérieux Somaly dont le nom surgit de nulle part ? Et que cache l’énigmatique professeur Cassan ?
Dans un Paris sombre et gris, un meurtre va rapprocher deux univers que tout sépare.

Le corps de Daphné Jenken, grande bourgeoise de l’Ouest parisien et épouse modèle d’un éminent chirurgien spécialiste des greffes, est retrouvé sans vie dans un hôtel miteux du 18e arrondissement. Déterminée à découvrir la vérité sur sa mort, sa sœur s’attache les services d’un ancien policier devenu journaliste.

Qui pouvait bien en vouloir à cette jeune femme bien sous tout rapport ? Qui est le mystérieux Somaly dont le nom surgit de nulle part ? Et que cache l’énigmatique professeur Cassan ?

La Peur elle-même paru en 2010

La peur elle-même LSAux côtés de la capitaine de police chargée de l’enquête, ils vont peu à peu mettre au jour une réalité effrayante. Daphné Jenken ne menait pas une vie aussi lisse qu’on pouvait le croire…

Ariane, étudiante en médecine, vient d’emménager dans le 16e arrondissement de Paris, dans un immeuble peuplé d’étranges locataires. Alors qu’elle effectue son stage à l’Institut médico-légal, elle doit autopsier le cadavre d’un jeune homme tué à coups de couteau. Elle découvre qu’il s’agit de son ami Jérémie. Il a été assassiné dans l’immeuble d’Ariane qui devient la suspecte numéro 1.
Après L’Affaire Clémence Lange et L’Origine du sexe, le nouveau thriller psychologique de Laura Sadowski nous plonge dans une inquiétante étrangeté…

La Géométrie du tueur paru en 2011

La géométrie du tueurVoilà deux ans que la fille unique de Mathis Clay’h, avocat, a disparu une nuit sans laisser de traces. Depuis, divorcé, dépressif et insomniaque, il tente de surmonter sa douleur en assurant des permanences pénales qui le font errer des parloirs des commissariats aux couloirs des tribunaux.

L’apparition soudaine d’un tueur en série et maître chanteur, dont le procès est imminent, va le plonger dans un effroyable dilemme : réussira-t-il à faire acquitter ce psychopathe criminel pour obtenir la vérité sur la disparition de sa fille ? Et si elle était toujours en vie ?

Saisissant et haletant, le nouveau roman judiciaire de Laura Sadowski nous entraîne dans une enquête terrifiante doublée d’une quête bouleversante.

 

 

Sanglante, sera ta fin publié en 2012

Sanglante, sera ta finUn procureur américain demande l’extradition vers le Texas de Teddy Lamar, un jeune franco-américain, accusé de hold-up sanglants à Dallas et qui s’est réfugié à Paris. Il risque la peine de mort. Un procureur français désigne maître Franck Farraud, un avocat obscur mais ambitieux, pour empêcher que l’exécution ait lieu. Celui-ci voit dans cette affaire la chance de sa vie. Ce que l’avocat et le fugitif ignorent c’est qu’ils sont chacun le jouet d’une machination diabolique. Mais lorsqu’ils finiront par l’apprendre ?… Quand la machine judiciaire est le meilleur des alibis. Un thriller qui entretient le suspense jusqu’à la dernière page !

 

« Cela fait des années que je vante le talent de cet auteur. Il faut tout lire d’elle. » Marina Carrère d’Encausse

« Un thriller judiciaire passionnant au suspense grandissant. » Polars Actuels

ICI… Pourquoi j’ai aimé Sanglante, sera ta fin 

Si loin, si proche de moi paru en 2015

Si loin, si proche de moiVirginia a dix-sept ans lorsque sa mère, Christine, appartenant à la bourgeoisie de Tours et menant en apparence une vie sans histoires, disparaît lors de la fête annuelle. Malgré d’intenses recherches, elle n’est pas retrouvée. La police penche pour un crime. Qui l’a commis ? Le mari ? Une autre personne ? Finalement, on découvre la voiture abandonnée dans une forêt et une scène de crime qui raconte une histoire effroyable. Mais la police ne retrouve pas son corps. Cinq ans plus tard, sur la base d’une preuve matérielle, un homme est condamné. Après dix ans de prison, celui-ci obtient l’annulation de sa condamnation à perpétuité. Virginia, devenue psychiatre, mariée et mère de famille, met alors sur pied un plan afin de piéger le meurtrier et de se venger… Les choses se dérouleront-elles comme elle l’avait prévu ?

Pourquoi j’ai aimé Si loin Si proche de moi

 

Les enquêtes de Mathew Leuck

Les enquêtes de Mathew Leuck

Publié en 2013 uniquement en ebook

4 nouvelles à faire frémir !

Dans un comté reculé du Texas, Mathew Leuck, lieutenant de police rattaché au bureau du sheriff, enquête. Entre crimes horribles, crimes passionnels et crimes d’intolérance, sa tâche est rude.
Voici ses histoires…

 

 

 

La Guerrière de Shanghai

La Guerrière de Shanghai« SURVIVRE A TOUT PRIX, DOMINER SA PEUR, tel pourrait être le credo de l’héroïne. A lire sans aucune hésitation ! »

 

Présentation  :

Une nuit, Ni Hao, une jeune fille timide et illettrée, secrètement amoureuse d’un jeune artiste peintre, est agressée par trois hommes dans une rue sombre des entrepôts du port de Shanghai. Ils la laissent pour morte. Or, ces hommes n’avaient pas choisi Ni Hao au hasard. Ils voulaient détruire en elle une guerrière Shaolin aux aptitudes occultes, venue du Passé pour empêcher une prophétie de se réaliser. C’est en voulant se venger de ses agresseurs que Ni Hao découvre qui elle est en réalité et quel est son destin.
Lorsqu’elle revient 3 ans plus tard à Shanghai, sa ville a changé, mais ses ennemis sont toujours là. Entre elle et eux, ce sera alors le Commencement…

Extrait :

« Soudain, j’ai eu la sensation d’un frôlement, puis d’une respiration contre ma nuque. J’ai tressailli, et me suis retournée. Personne. Il faisait nuit. La rue était déserte, j’étais seule. L’impression était étrange, elle m’a glacé le sang. J’ai pensé : c’est la nuit et c’est la peur. J’ai regardé autour de moi, il n’y avait rien. Rien que des feuilles de papier et des sacs de plastique que le vent faisait voler. Toutes les maisons étaient éteintes, la rue n’était éclairée que par la faible lumière de deux ou trois lampadaires et par la lune, pleine et blanche. Mon cœur s’est mis à battre dans ma gorge. J’ai serré les épaules et je suis repartie. De nouveau, j’ai senti qu’on m’effleurait et qu’on respirait contre ma joue. Je me suis figée sur place. J’ai fouillé des yeux la pénombre sans rien distinguer. Les gens disent qu’ils ont ressenti quelque chose de comparable juste avant que ça leur arrive. »

 

Voilà, vous savez tout, j’espère juste vous avoir donné envie de découvrir Laura et ces bouquins !

Car en plus d’être une auteur de talent c’est avant tout une femme de coeur, d’une humanité folle.

Foncez, lisez là, commencer par l’affaire Clémence lange, vous ne serez pas déçus.

Parole de Collectif Polar

« Auteurs à l’honneur» un nouveau RDV sur Collectif Polar


auteur à l'honneur

« Auteurs à l’honneur» un nouveau RDV sur Collectif Polar

Grâce à Nath de « Mes Lectures du Dimanche… »

J’ai découvert ce challenge

Mais « Auteurs à l’honneur» qu’est ce que c’est  ?

Un challenge lancé par Nina du Rest’o Littéraire  qui me plait bien!

Une idée que j’aurai avoir eu !

Le principe est simple : une fois par mois, présenter à vous amis lecteurs un auteur « chouchou » , comme le dit Nina afin de susciter chez vous l’envie de le découvrir.

Cela passe par une petite bio ainsi que la présentation de livres coups de cœurs et de ce qui fait de lui l’un de nos « chouchous »

L’objectif étant, comme Nina l’a très justement exprimé (ici), de sortir de notre « zone de confort livresque » en découvrant les « chouchous » des autres et en espérant que ces découvertes soient aussi pour vous de belles découvertes.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir, mutuellement, un auteur qui nous tient à cœur . Car étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui sont susceptible de nous tenter !

Bon Ici c’est certains, il va y être question d’auteurs de romans policiers, de thrillers, de romans noirs, de polars historiques, de roman psychologiques…etc… Surement aussi d’auteurs de littératures de l’imaginaire, mais pas que….

Oui il se peut qu’il y est des surprises.

Pour participer, rien de plus simple donc  :

  • une photo de l’auteur

  • une bref biographie de lui

  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !

Pour participer, vous n’avez plus qu’à  laisser un commentaire  à  Nina sur son article du mois avec le lien vers votre article et elle l’ajoutera au sien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Alors dés le mois prochain, ou en fin de mois, je pense participer à ce challenge !

Et vous ?

Saint Maur en poche 2017, les prix polar


Saint Maur en poche 2017, les prix polar

Lors du Festival international du livre en format poche de Saint aur des Fossée, il y a les incontournables remises des prix.

Décernés par un jury de professionnels, par les libraires de La Griffe noire ou encore par de jeunes lecteurs, les Prix littéraires du festival mettent à l’honneur les auteurs et les romans les plus appréciés de ces douze derniers mois.

Parmi ses prix, quelques-uns sont consacrés aux littératures policières.

Il y a le  Prix Saint-Maur en Poche du Polar.

LES AUTRES PRIX DÉCERNÉS LORS DU SALON

  • Le prix Griffe Noire de l’année

  • Les Coups de coeur de La Griffe noire qui saluent les derniers romans particulièrement appréciés de certains auteurs présents au Salon.

  • Les Prix Transfuge, Meilleur Poche polar

Sélection du Prix Saint-Maur en Poche du Polar

  • Le loup peint de Jacques Saussey – Livre de poche

  • La défense de Steve Cavanagh – Milady

  • Tu tueras le père de Sandrone Dazieri – Pocket

  • Le doute de S. K. Tremayne – Pocket

Voici les 4 lauréats pour chacun de ces prix

Le prix saint-Maur en poche a récompensé le polar Tu tueras le père de Sandrone Dazieri traduit par Delphine Gachet et publié chez Pocket

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier. 
Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle  » le Père « .
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

 » Le meilleur thriller de l’année « Il Corriere della Sera 
 » Un duo d’enquêteurs qui sort vraiment de l’ordinaire « Der Spiegel 
 » Un cauchemar additif « Elle (Espagne)

Le prix Griffe Noire de l’année est revenu à Daniel Cole pour son roman Ragdoll publié chez la Bête noire et traduit par Natalie Beunat.

Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi… 
Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.
Coup d’essai, coup de maître pour ce thriller déjà vendu dans plus de 35 pays avant parution et en cours d’adaptation pour une série TV. 

 » À vous couper le souffle ! Si vous avez aimé Seven, vous adorerez Ragdoll.  » M. J. Arlidge, auteur d’Am Stram Gram 

Le Prix Coup de coeur  de la griffe noire et des lecteurs à Jacques Saussey pour (LDP)

Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

L’auteur de Quatre racines blanches et de L’Enfant aux yeux d’émeraude offre un cadre inhabituel au thriller – le monde vétérinaire – dans ce page-turner machiavélique au suspense implacable.

 

Sebastian Fitzek a quant à lui reçu le prix Transfuge Poche Polar pour Mémoire cachée

Berlin, de nos jours. Un homme se réveille dans un abri sous le métro. Il a été blessé par balle à l’épaule. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Il ne se rappelle pas qui il est. Seul indice, ce prénom tatoué dans la paume de sa main droite : Noah. C’est en découvrant, dans un journal, la photographie d’un tableau qu’il a un déclic ! Ce tableau, c’est lui qui l’a peint. Il décide alors de contacter la journaliste, prénommée Céline. À son côté, Noah recouvre peu à peu sa mémoire, pour le meilleur… mais surtout pour le pire ! Un groupuscule extrémiste, persuadé que la Terre est trop peuplée, a inoculé à l’ensemble de la population mondiale un effrayant virus. Aujourd’hui, ils vont l’activer. C’est alors le début d’une course contre la montre pour Noah et Céline. Le temps est compté avant que des milliards d’êtres humains ne soient atteints par cette pandémie sans antidote connu.

Le point de départ évoque La Mémoire dans la peau de Robert Ludlum, et l’intrigue celle du film L’Armée des 12 singes de Terry Gilliam. Mais Noah dans tout ça ? Complice ou victime ? Le nouveau roman addictif de l’auteur numéro 1 du thriller allemand.

 

 Et voilà, vous savez tout .

Et…Avec ces 4 prix, vous avez  de la lecture pour vos vacances.

Alors vive le polar et vive Saint Maur en Poche

Encore des auteurs de polars français mais pas que à SMEP


SMEP c’est aussi des auteurs de polars français , de thrillers et de romans fantastiques ! Et oui !!

La preuve

SMEP 2017 : Rencontre avec Nico Tackian et René Manzor

Gérard Collard a reçu deux monstres sacrés du polar : Nico Tackian et René Manzor lors de la neuvième édition du salon Saint-Maur en Poche le dimanche 25 juin 2017 sur la scène de La Griffe Noire…

Toxique de Niko Tackian aux éditions Calmann-Lévy

ELLE AIME SABOTER LA VIE DES AUTRES,
ELLE N’ÉPROUVE AUCUNE EMPATHIE,
ELLE POURSUIT UN BUT. ELLE EST TOXIQUE.

Mais ça, Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, ne le sait pas. Nous sommes en janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes.
À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 heures », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît

Mes petit articles sur Toxiques ICi, , là aussi, Ici aussi et là encore

Celui dont le nom n’est plus de René Manzor aux éditions Pocket

Et si les tueurs étaient en fait les victimes ?

 » Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le nom n’est plus.  »
Pour la deuxième fois en deux jours, ce message énigmatique signe une scène de crime londonienne. Rien ne relie les victimes – pas même leurs assassins, qui ne se connaissaient pas, et qui ont chacun, lors de leur arrestation, avoué avoir tué la personne qu’ils aimaient le plus au monde. Pourtant les faits sont là : le rituel religieux, le message, le cadavre vidé de ses organes – ces meurtres sont commis selon le même mode opératoire.
Le commissaire McKenna, vieux routier de Scotland Yard, et le docteur Dahlia Rhymes, criminologue américaine, pressentent que la série n’en est qu’à ses débuts.
À moins de mettre, au plus vite, un nom sur l’horreur…

Les âmes rivales de René Manzor aux éditions Pocket

La Nouvelle-Orléans, 1975. Dans la pénombre de l’église, une fillette supplie le prêtre de l’ai-der : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s’appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots… la fillette s’enfuit. Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n’acceptera jamais de rival…

 

 

 

 

SMEP 2017 : Rencontre avec Sire Cédric et Bruno Combes

Bob Garcia a reçu sur le plateau de La Griffe Noire dans le cadre de la neuvième éditions du salon Saint-Maur en Poche le dimanche 25 juin 2017 Sire Cédric et Bruno Combe. L’occasion d’en savoir plus sur leurs livres respectifs…

 

Avec tes yeux de Sire Cédric aux éditions Pocket

Depuis quelque temps, Thomas n’arrive plus à dormir. D’épouvantables rêves le réveillent en sursaut et l’empêchent de se rendormir. Et si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il devient la proie d’étranges visions. Par les yeux d’un autre, il se voit torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

978-2266269445

 

 

 

Du feu de l’enfer de Sire Cédric aux éditions Presses de la Cité

 » Un roman addictif écrit à l’encre noire des ténèbres.  » Olivier Norek
Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal
et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Sire Cedric revient en chef d’orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d’horreur moderne allie à la justesse d’une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

9782258115699

Billet sur l’enfant des cimetières de Sire Cédric

Avis du roman Le premier sang  de Sire Cédric

Seulement si tu en as envie… de Bruno Combes aux éditions J’ai Lu

Vu de l’extérieur, Camille mène une vie parfaite : mariée à un homme de bonne famille, avocate de renom, deux enfants… Et pourtant son mariage s’épuise. Son mari la délaisse, sa belle-famille se montre méprisante, sa fille adolescente reste focalisée sur son téléphone portable, seul son fils, Lucas, lui apporte un peu de réconfort. Alors quand le premier garçon qui a fait battre son coeur la recontacte après vingt-sept ans, elle se laisse emporter dans un tourbillon de sentiments. Stephen est bouquiniste, et vit entre ses librairies de Paris et de Londres. Elle profite d’un déplacement professionnel en Angleterre pour le revoir. Lui n’a jamais cessé de l’aimer et elle retombe sous le charme. Pourtant, Camille met fin à leur relation. Elle tient trop à ses enfants pour mettre en danger sa vie de famille. Quelques mois plus tard, elle reçoit un manuscrit écrit par Stephen. Dans ces pages, il raconte leur histoire : du premier regard au dernier baiser. Mais ce livre est inachevé, et c’est à elle d’en choisir la fin.

9782290137260

Ce que je n’oserai jamais te dire… de Bruno Combes aux éditions Michel Lafon

 » Joy, veux-tu être ma femme ?  »
 » Oui, je le veux ! « , a répondu Joy à Guillaume avec une ferveur égale à la profondeur de l’amour qu’elle lui porte.
Et pourtant, le soir même du mariage, alors que la fête bat son plein, Joy s’évanouit dans la nature.
Guillaume, d’abord fou d’inquiétude puis ravagé par le doute, se perd en conjectures. La gendarmerie n’a rien trouvé de suspect, il semble que la mariée aurait elle-même décidé de partir.
Et en effet, Joy s’est envolée pour le Brésil où elle doit faire face, à nouveau, à un odieux chantage qui menace son petit frère Paulo, dont elle a déjà sauvé la vie une fois au prix de son honneur.
Quand le prêtre qui les a unis lui dévoile la vérité, Guillaume est effondré. Car cette révélation, si elle témoigne d’un courage et d’une générosité sans pareils, remet en cause toutes ses certitudes d’amoureux passionné. Pourra-t-il pardonner à Joy de lui avoir caché ses tourments… et aura-t-il la force de lui tendre la main ?

9782749931777

Vous pouvez commander sur le site de la librairie en ligne http://www.lagriffenoire.com

 

SMEP, 1ere partie c’est aussi des auteurs de polars français et c’est ICI !