Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix de Jérôme


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Jérôme

Place à son TOP 10

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Top 10

Ce ne sont pas forcément mes 10 bouquins préférés mais 10 bouquins (ou un peu plus !) qui ont marqué et influencé ma vie de lecteur. Ma présentation n’est donc pas par ordre de préférence mais dans l’ordre chronologique de mes lectures.

Hergé, L’affaire Tournesol

J’aurais pu parler du Crabe aux pinces d’Or, le premier livre que j’ai acheté. Mais dans la même série (Tintin, je ne sais pas si vous connaissez), cette Affaire Tournesol a toujours été parmi mes préférés. Peut-être parce qu’il s’agit de la recherche d’un disparu et de l’enquête autour de ses activités récentes. Les points de vue changent sur le personnage, le Capitaine Haddock a toutes les difficultés du monde à se débarrasser d’un sparadrap et une poursuite en voiture et en hélicoptère nous tient en haleine.

Hergé, L_affaire TournesolIl se passe des choses étranges à Moulinsart : tous les objets en verre se brisent les uns après les autres. Des choses d’autant plus étranges que l’on semble être très intéressé par les recherches du professeur Tournesol et que son laboratoire contient des indices troublants.

 

 

 

 

Romain Gary, Clair de femme

L’un des premiers écrivains dont j’ai eu envie de lire plusieurs romans, conseillés par une prof de français. J’ai beaucoup aimé le lire pendant une période. Il y a eu Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ou La promesse de l’aube ou Chien blanc. J’ai beaucoup aimé ce romancier pour ce qu’il livrait de lui-même dans ses romans. Clair de femme raconte l’errance d’un homme dans Paris alors que sa femme est en train de mourir. C’est poétique, nostalgique et émouvant. On y voit poindre une facette de l’auteur souvent en retrait jusque là et qui peut apparaître comme les prémisses d’Emile Ajar.

Clair de femme GaryCe roman est un chant d’amour à cette «troisième dimension» de l’homme et de la femme : le couple.

L’union de Yannik et Michel est rompue par un destin inéluctable. Mais un désespoir d’amour qui désespérerait de l’amour est pour eux une contradiction qu’ils ne peuvent admettre. Il faut donc triompher de la mort. Yannik dit à Michel : «Je vais disparaître, mais je veux rester femme. Je te serai une autre. Va vers elle. Va à la rencontre d’une autre patrie féminine. La plus cruelle façon de m’oublier, ce serait de ne plus aimer.» Et c’est ainsi qu’apparaît Lydia et que se reformera, dans une célébration passionnée, au-delà de l’éphémère, la patrie du couple, où «tout ce qui est féminin est homme, tout ce qui est masculin est femme».

 

Emile Zola, L’assommoir

Un livre que je devais lire pour le collège et que j’ai aimé, au point de me faire offrir tous les Rougon-Macquart ensuite. Un roman social, un roman noir, peut-être le premier que j’ai lu et qui, quelques temps plus tard, m’a fait revenir vers ce genre.

Le roman social, c’est tout un pan de cette série et la lente déchéance de Gervaise ne pouvant sortir de sa condition, sombrant dans l’alcool à la suite de Coupeau et Lantier, annonce notamment deux des romans les plus noirs de la série, Germinal puis La bête humaine, le roman judiciaire de l’ensemble.

Emile Zola, L_assommoirRécit de la vie et de la déchéance de Gervaise Macquart, jeune blanchisseuse, qui dans le Paris ouvrier du second Empire, sombre peu à peu dans l’alcoolisme. Avec un glossaire des termes argotiques, une liste des salaires et des prix de l’époque, et les grands textes polémiques de Zola qui défendit passionnément son oeuvre.

 

 

 

 

 

Philippe Djian, Echine

Au lycée, en dehors de ce que l’on nous obligeait à lire, j’ai découvert cet écrivain qui a accompagné toute ma vie de lecteur et qui l’accompagne encore. Echine a une place particulière pour moi dans son œuvre, une question m’a taraudé pendant toute sa lecture et la réponse est donné en fin de bouquin. J’ai découvert qu’un roman pouvait contenir deux lignes narratives (au moins), l’une évidente, celle qui constitue l’intrigue, et l’autre plus souterraine, cachée, celle qui donne peut-être la véritable motivation de l’écrivain, ce pourquoi il l’a écrit. Je ne vous dirai pas quelle était cette question mais juste que cette histoire m’a marqué, celle d’un écrivain et des relations avec son fils alors que la mère du garçon les a abandonnés. Un écrivain en mal d’inspiration, sec. Et tout cela dans un style dont Djian n’a pas dit que du bien ensuite mais que j’ai particulièrement savouré.

Pour ne rien gâcher, je l’ai lu alors que j’étais à Biarritz, ville où je me suis imaginé que se déroulait l’intrigue et où je pensais que l’écrivain vivait au moment de son écriture puis de ma lecture. Quelques fois, notre relation à un livre dépasse ses seules qualités, un contexte lui ajoute une importance que nous sommes les seuls à lui trouver.

 

Philippe Djian, EchineLa quarantaine finissante, Dan n’a plus rien à voir avec l’écrivain surdoué qu’il était. Retranché derrière la plume d’auteurs avariés et une bonne dose d’humour noir, il s’efforce d’oublier que sa femme et sa gloire l’ont quitté le même jour. Depuis, il se contente de peu : une nympho mélomane, ses voisins et Sarah, l’amie de toujours. Mais il y a aussi son fils Hermann.

Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses

Juste avant la fin du secondaire, j’ai découvert ce roman. Un roman incontournable, pour moi. L’un des romans importants dans ma vie de lecteur, un roman que j’ai lu et relu.

Un roman épistolaire qui voit s’affronter la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont. D’abord complices, il se livre ensuite une guerre sans merci, laissant leurs victimes derrière en apprenant à ne pas avoir de sentiments, à ne chercher qu’à être forts en jouant avec les sentiments des autres.

Un grand roman noir, sombre, qui s’enfonce loin dans les penchants les moins avouables de l’âme humaine.

Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereusesDeux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, signent un pacte d’inviolable amitié à la fin de leur liaison. C’est au nom de celui-ci que la marquise demande à Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges, qui doit épouser son ex-favori, M. de Bastide. Mais Valmont entreprend de séduire la vertueuse Mme de Tourvel.

 

Vladimir Nabokov, Ada ou l’ardeur

Après le lycée, il a fallu que je me prenne en main pour les choix de lecture. Il n’y avait plus de prescription des profs. L’un des premiers vers lesquels je me suis tourné a été Nabokov. L’ensemble de son œuvre est remarquable et Ada pourrait en être la quintessence. L’histoire d’une famille vivant dans une Géorgie à la fois européenne et nord-américaine, d’une initiation et de Van Veen, narrateur et protagoniste principal. Une histoire à plusieurs niveaux, d’une richesse incroyable, l’un des livres qui m’ont le plus marqués.

Après Nabokov ou en même temps, j’ai découvert et savouré Modiano et Le Clezio. Et je suis devenu curieux pour continuer à lire.

Vladimir Nabokov, Ada ou l_ardeur« Le château d’Ardis (les ardeurs et les arbres d’Ardis), voila le leitmotiv qui revient en vagues perlées dans Ada, vaste et délicieuse chronique, dont la plus grande partie a pour décor une Amérique à la clarté de rêve », écrit l’auteur à propos de son ouvrage.

 

 

 

 

Jean-Patrick Manchette, Le petit bleu de la côte ouest

Ma curiosité m’a notamment mené du côté de la série noire et Manchette. Un roman qui n’est que dans l’action, les personnages n’existent que par leur comportement et la violence les entraîne toujours plus loin. Quand je dis les personnages, je parle surtout de Georges Gerfaut, cadre à la vie rangé et qui découvre soudain une autre vie, d’autres préoccupations, celle d’une société qui ne fait pas de cadeau. Froide. Comme ce roman court et d’un bloc que l’on prend comme une claque.

Jean-Patrick Manchette, Le petit bleu de la côte ouestGeorges Gerfaut, un cadre commercial, est témoin d’un accident automobile et emmène le conducteur blessé à l’hôpital. Ce dernier meurt. Un peu plus tard, lors de vacances en famille, deux hommes tentent d’assassiner Georges.

Didier Daeninckx, Les figurants

Après Manchette, ce fut Daeninckx. Meurtres pour mémoire, La mort n’oublie personne, sont des romans forts. Des romans qui racontent des moments que notre société préfère garder dans l’ombre, qu’elle a voulu cacher. Mais les romanciers noirs sont là pour exhumer ces événements peu reluisants, pour mettre en lumière ces aspects de notre société que certains ont cherché à masquer.

J’ai un faible pour ce court roman qui s’intitule Les figurants et qui raconte une découverte particulièrement nauséabonde par un habitué des festivals de cinéma, une bobine qui révèle des moments nauséabonds, glauques, où le côté noir de l’âme humaine est tellement présent.

Didier Daeninckx, Les figurantsValère Notermans est un cinéphile. Sa connaissance du septième art est passionnée, exhaustive, méticuleuse. Venu dans la région de Lille pour un banal festival, il découvre, un jour de braderie, des images fascinantes qui témoignent d’une grande maîtrise. Il ne se résoudra pas à rejoindre son domicile avant d’avoir identifié le réalisateur de cette troublante bobine, avec pour seul indice quelques lettres énigmatiques de la fin du générique…

La nouvelle, chez Didier Daeninckx, bat au rythme du monde. Elle se cherche en scrutant le regard des témoins, et se construit au présent sur la trame de l’Histoire. Les sept textes qui composent ce volume prouvent, s’il en était besoin, que Didier Daeninckx est bien l’observateur le plus intransigeant de la vie sociale et politique de son temps.

 

James Ellroy, Le grand nulle part

J’étais entré dans le roman noir. Et les grands de ce genre qui en contient tant, qui est l’une des composantes majeures de la littérature actuelle, m’ont bouleversé.

En commençant par Ellroy. Après quelques romans dont une trilogie autour du personnage de Lloyd Hopkins, il s’est attaqué à sa ville et ses aspects les plus sombres dans une trilogie, Le quatuor de Los Angeles. Un quatuor magistral dont Le grand nulle part est pour moi le plus réussi. Le plus marquant. Il bouscule, met K.O. le lecteur et recommence, encore et encore.

Les personnages sont torturés, chacun ayant son lot de tares à porter, la société est pourrie et la rédemption n’est pas à la portée de tous. Un grand roman malade dont on sort changé.

James Ellroy, Le grand nulle partLe grand nulle part commence la nuit du premier de l’an 1950 et met en scène trois destins parallèles de policiers. L’inspecteur adjoint Danny Upshaw enquête sur une série de meurtres sexuels avec mutilations. Le lieutenant de la criminelle, mal considine, accepte de servir l’ambition d’un aspirant-procureur en participant à un dossier sur l’influence communiste à Hollywood. Buzz Meeks, homme de main, ex-flic des narcotiques et pourvoyeur de chair fraîche pour Howard Hughes, se joint à la lutte contre «la menace rouge» pour l’argent et le pouvoir. Sans le savoir, les trois hommes ont acheté un billet pour l’enfer.

 

David Peace, 1974, 1977, 1980, 1983

L’un des grands du roman noir actuel. David a entamé son œuvre part un quartet coup de poing, The red riding quartet. Une série autour de l’étrangleur du Yorkshire qui, d’entrée, a tout bousculé.

La forme, le style, le fond, fracasse tout. Le lecteur est bousculé, étouffé, essoufflé, comme les personnages. Pas le temps de respirer, la narration emprunte différentes voies, utilise différentes formes, le style ne cherche pas à nous épargner, à nous mettre à l’aise. Peace ose tout et c’est pour moi, l’un des auteurs les plus marquants de ma vie de lecteur. Il a renouvelé un genre, l’a explosé, pour le remodeler, l’amener à lui. Un auteur inclassable, d’une grande noirceur incontestablement, d’un talent fou.

A ne pas mettre entre toute les mains mais qu’il faut lire (quoi, je me contredis ?) !

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« Tout est lié. Montrez-moi deux choses qui n’ont pas de rapport. »

Edward Dunford

Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969.

Susan Ridyard : disparue à Rochdale en mars 1972.

Clare Kemplay : vient de disparaître à Morley. Elle revenait de l’école, elle n’est jamais rentrée chez elle. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier de construction.

Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter criminel à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de mourir, Edward Dunford sillonne les routes de l’ouest du Yorkshire à la recherche d’indices susceptibles d’éclairer ces trois disparitions d’enfants. Sont-elles liées ? Eddie en est persuadé. Au départ, il croit seulement chasser le scoop qui lui permettra de coiffer au poteau Jack Whitehead ; mais plus il enquête, plus il découvre que les ramifications de l’affaire sont multiples. Bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices… Partout, les hommes de pouvoir protègent leurs turpitudes et ce, à n’importe quel prix. Y compris celui de la vie humaine.

Ce premier roman a fait grand bruit en Angleterre lors de sa parution en 1999. La presse, britannique et américaine, a salué un romancier et un écrivain d’exception, s’inscrivant dans la tradition de Robin Cook, mais aussi de James Ellroy.

« On ne saurait échapper à la musique d’une telle douleur. »

Marilyn Stasio, le New York Times

Robin Cook, Quelque chose de pourri au Royaume d’Angleterre

Un grand roman et un grand auteur ! J’aurai pu en choisir d’autres, J’étais Dora Suarez, bien sûr, Il est mort les yeux ouverts, l’autre grand roman de sa série The Factory, mais j’aime aussi celui-ci, Quelque chose de pourri… Un grand roman dystopique. Un homme vit en Toscane, il a fui l’Angleterre après l’élection de celui qu’il avait dénoncé avec acharnement. Il a dû fuir parce qu’une dictature se mettait en place. Mais peut-on fuir son pays ? Peut-on fuir la violence faite à ses semblables ?

Robin Cook, Quelque chose de pourri au Royaume d_AngleterreRichard Watt, journaliste anglais engagé, s’est exilé dans un village d’Italie pour fuir une Angleterre qui a sombré dans la dictature. En effet, le nouveau premier ministre jobling se refuse à organiser des élections à expiration de son mandat et réprime férocement toute opposition politique.

La présence de Watt à Roccamarittima ayant été signalée aux autorités anglaises par un couple Britannique, le journaliste est extradé vers son pays d’origine, où il tombe entre les griffes de ses ennemis…

Publié en Grande-Bretagne en 1970, ce roman semble avoir été écrit hier, tant ses thèmes sont d’actualité. Salué par la presse britannique comme digne de succéder au 1984 de George Orwell, quelque chose de pourri est, avec son titre Shakespearien, un roman impressionnant, superbement écrit, poignant et visionnaire.

 

Hugues Pagan, La mort dans une voiture solitaire

Parce qu’il n’y a rien à jeter chez Pagan, il faut tout lire ! Le premier de ses romans est déjà un petit bijou. Un grand roman. Celui d’un auteur malade de ce monde dans lequel nous vivons et où l’humanité semble s’être perdue.

Il nous donne à voir, à travers les yeux de Schneider, flic désabusé, revenu de tout, un pan de notre société d’une grande noirceur. Un reflet de l’âme humaine peu attirant. C’est un roman désespéré, comme tous ceux du romancier mais avec une telle qualité d’écriture, un univers si personnel qu’il ne faut pas passer à côté, on ne peut passer d’un grand romancier quand on en croise un.

Hugues Pagan, La mort dans une voiture solitaire« A partir d’un argument conventionnel, la relation d’une enquête policière sur le meurtre d’un ponte, Hugues Pagan renoue, sur un mode typiquement français et selon une vision bien personnelle, avec certains des grands archétypes du roman noir américain. Par-delà la description exemplaire de la machinerie policière, il raconte l’histoire d’une vengeance et dresse le portrait d’un homme perdu, l’inspecteur principal Schneider, dont la vie est devenue un long suicide. Plus proche de David Goodis que d’Ed McBain, Hugues Pagan lance le lancinant lamento des vies naufragées dont le blues se répercute à l’infini sur les cercles maléfiques « faits de smogs et de volutes de brouillard à contretemps » de la ville.. » (Jean-Pierre Deloux, Polar)

Paru en 1982 dans la collection Engrenage, La mort dans une voiture solitaire est publié pour la première fois dans son intégralité.

 

David Goodis, Sans espoir de retour

L’un des maîtres du roman noir, l’un de ceux qui en ont fait un genre à prendre en considération, dont on ne peut contester la valeur littéraire.

Avec Sans espoir de retour, il ne offre le portrait d’un de ces personnages qui peuplent ses romans. Un homme qui a renoncé à tout, qui a cherché à se cacher, en devenant un marginal, un sans-grade. Un personnage qui va devoir sortir de l’oubli le temps d’un roman, s’approchant d’une certaine rédemption qu’il ne veut pourtant pas, quand son passé revient le hanter.

Goodis est un maître qu’il faut lire si l’on aime le roman noir. Un romancier qui, comme ses personnages, s’est mis en marge pour pouvoir écrire et vivre de ce qu’il écrivait. Il n’a pas voulu la reconnaissance mais a commis quelques romans particulièrement recommandables.

David Goodis, Sans espoir de retourGerardo reprit son sérieux. Les autres malfrats cessèrent de rire. Whitey se demandait : «Qu’est-ce que j’ai bien pu raconter de si drôle ?» Puis il entendit Gerardo déclarer :

– Pas mal, ton histoire, mon pote. Y a du vrai là-dedans. Mais y en a pas assez. Pas assez de vrai. Il s’en faut même de beaucoup.

Whitey retint sa respiration, cependant que Gerardo poursuivait, sans se presser :

– C’est pas toi qui as tué le flic, parce que je sais, moi, qui l’a fait. Tu veux savoir son nom, à l’assassin ? Il s’appelle Gerardo.

Voilà, pas facile de n’en prendre que dix (treize !). Il y aurait pu y avoir mes derniers très gros coups de cœur, John King et son Human Punk, Jack O’Connell et Et le verbe s’est fait cher, par exemple, ou encore James Sallis, Franz Bartelt, Emile Gaboriau, Jean Amila, Harry Crews, Jean Echenoz, ou encore Tim Dorsey, René Belletto, Jonathan Coe… C’est trop dur d’en éliminer autant ! Mais c’est le jeu.

 

Merci Jérôme, magnifique Top 10++

Il me parle mais ça tu dois t’en douter.

Je vous invite à retrouver Jérôme sur son blog

Moeurs Noires

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix de Carole-Ann


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Le top 10 de Carol-Ann-Delalune

Alors mes top 10 qui ont changer ma facon de lire et/ou de vivre ( ce ne sont pas des polars et je n’ai que 28ans) :

1- Tom Sawyer je suis tombé amoureuse toute petite et c’est ce qui m’a donner goût a la lecture

Pour Tom Sawyer, il y a des choses vraiment plus importantes que l’école ! Aller à la pêche, par exemple, se battre avec les nouveaux venus au village ou, plus important encore, retrouver son grand ami Huckleberry, qui mène une vie de bohème à l’image de son vagabond de père…

Mais à force de se prendre pour des bandits et de faire des expériences de sorcellerie à la nuit tombée, Tom et Huck vont être mêlés à un véritable crime, avec de vrais assassins et un authentique trésor… Un chef-d’œuvre de la littérature américaine.

« La fumée n’avait pas très bon goût. Ils toussèrent un peu… »

L’enfance de Tom Sawyer chez sa tante Polly dans une ville de Louisiane située sur les berges du Mississippi. Avec ses amis Joe, Ben et Huck, il fait l’école buissonnière et joue à Robin des bois, aux cow-boys et aux pirates. La nouvelle venue, Becky Thatcher, ne laisse pas Tom indifférent.

 

2- Harry Potter tellement impatiente j’ai fini la série en Anglais et développe un super niveau du coup

 

« II va devenir célèbre – une véritable légende vivante -, je ne serais pas étonnée que la date d’aujourd’hui devienne dans l’avenir la fête de Harry Potter. On écrira des livres sur lui. Tous les enfants de notre monde connaîtront son nom ! »
Minerva McGonagall

3- 1984 d’Orwell il continue de me hanter par sa triste réalité

Dans un monde futuriste et totalitaire sous le contrôle de Big Brother, Winston Smith, employé au ministère de la Vérité, falsifie l’histoire pour ne pas compromettre le pouvoir qui se serait trompé dans le passé. Dans une société où les sentiments humains ont été éliminés, ce dernier cherche l’amour et la liberté.

 

 

 

 

 

4- tout les livres de Barjavel mais particulièrement l’enchanteur parce qu’il m’a procurer une émotion folle

Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

5- l’alchimiste de Grisham ( peut être parce que je suis prof de droit)

(NDLR, je connais pas ce titre de Grisham, aussi j’en ai déduit que ce pouvait-être l’insoumis)

Sebastian Rudd n’est pas un avocat comme les autres. Il travaille dans un van aménagé, avec des vitres blindées, le wifi, un petit réfrigérateur, des fauteuils de cuir, une cache pour ses pistolets et un chauffeur armé jusqu’aux dents. Il n’a pas de cabinet, ni d’associés, ni de partenaires. Sa petite entreprise ne compte qu’un seul employé : son chauffeur, qui fait office également de garde-du-corps, d’assistant juridique, de confident et de caddy quand il va jouer au golf. Sebastian vit seul au sommet d’un gratte-ciel, dans un appartement de petite taille mais protégé comme une forteresse, où trône un billard ancien. Il est amateur de bourbon premium et porte toujours une arme sur lui.
Sebastian défend des gens qui font fuir les autres avocats : un junkie tatoué, membre selon la rumeur d’une secte satanique, accusé d’avoir enlevé et tué deux petites filles ; un chef mafieux sanguinaire, dans le couloir de la mort ; un habitant ayant tiré sur une équipe du SWAT alors qu’elle donnait l’assaut dans sa maison et se trompait d’adresse. Pourquoi accepter ces clients ? Parce qu’il considère que toute personne poursuivie en justice a droit à un procès équitable ; et pour ce faire, Sebastian est prêt à franchir la ligne jaune de temps en temps. Il exècre l’injustice, n’aime ni les compagnies d’assurances, ni les banques, ni les grosses sociétés. Il se méfie des gens de pouvoir, à tous les niveaux, et fait fi des règles et de l’éthique.
Avec Sebastian Rudd, John Grisham dresse le portrait d’un personnage haut en couleur, outrancier, extravagant, mais avec une justesse de ton et une humanité sans pareilles.

6- le joueur d’échec de Zweig juste par la beauté et la profondeur

À bord d’un paquebot, une stupéfiante partie d’échecs oppose deux hommes. L’un n’est autre que Czentovic, champion du monde en titre, invaincu depuis des années. Le second, un énigmatique aristocrate, lui tient tête et révèle un talent extraordinaire. Qui peut bien être cet homme génial et si discret ? Son génie lui permettra-t-il vraiment de battre le maître incontesté des échecs ? Seul un ultime face-à-face en décidera.

7- le papillon des étoiles de Werber parce que ces dernières pages, cette fin qui remet tout en perspective j’ai jamais lu ça autrement

La Terre court à sa perte. Décidant d’aller voir si l’aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique un gigantesque papillon céleste capable de se propulser dans le vide interstellaire. A bord de ce vaisseau, des humains et tout un matériel biologique, végétal et animal nécessaire à la survie de plusieurs générations.

8- Divergente de Veronica Roth car les personnages sont entier et sincère loin du conformisme des héros ( ou anti héros) et la fin est a cette image

Dans un monde post-apocalyptique, la société est divisée en cinq factions, chacune consacrée au culte d’une vertu dans l’espoir de former un civilisation parfaite : les Altruistes, les Sincères, les Audacieux, les Fraternels, les Erudits. A 16 ans, chaque adolescent doit choisir sa faction, pour la vie. Le jour du choix, Béatrice comprend qu’elle est différente : elle est divergente. Elle hésite entre rester avec sa famille et être elle-même, mais elle ne peut choisir les deux. . Il va maintenant lui falloir cacher ce secret pour rester en vie. Prix Chimère 2013 (catégorie 15-18 ans).

9- Into the wild de John Krakauer car cette histoire est aussi belle et tragique et fait réfléchir sur notre véritable liberté

Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s’achèvera tragiquement au coeur des forêts de l’Alaska…

Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. Magistralement porté à l’écran par Sean Penn, Into the Wild s’inscrit dans la grande tradition du road-movie tragique et lumineux, une histoire aux échos universels.

10-Le meilleur des mondes d’Huxley surement pour les mêmes raison que 1984

Dans un futur indéterminé, description lucide des conséquences désastreuses que peuvent entraîner la course au progrès technologique et le totalitarisme.

632 après Ford : désormais on compte les années à partir de l’invention de la voiture à moteur. La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu. La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s’assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés. La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée, chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies. Chacun concourt à l’ordre général, c’est-à-dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter. Mais un homme pourtant est né dans cette société, avec, chose affreuse, un père et une mère et, pire encore, des sentiments et des rêves. Ce  » Sauvage « , qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour le  » monde civilisé  » ?

Un chef-d’oeuvre de la littérature d’anticipation écrit en 1931 et dans lequel A. Huxley montre non pas le progrès de la science en tant que tel, mais le progrès de la science en tant qu’il affecte les individus..

Voila    🙂

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le top 10 d’Elise


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Elise

Place à son TOP 10

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– Amours de L. de Recondo traite un sujet avec une grande sensibilité sur le destin de deux femmes liées par un terrible secret.

Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles… Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout.

– Purgatoire des innocents de K. Giebel : le premier livre de l’auteur  que j’ai lu dont le talent est indéniable. Un style hors pair, d’une grande violence, des personnages complexes qui dérapent. Sans conteste je fais partie des Giebelmaniaques.

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.
Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.
Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.
Deux morts et un blessé grave.
Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.
Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.
Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.
Et son sourire est le plus abominable qui soit…

– Les piliers de la terre k. Follett : le premier roman historique que je n’ai pas pu lâcher malgré son épaisseur, une pépite monumentale que cette épopée romanesque.

Dans l’angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, et l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

– Mauvaise étoile de R.J. Ellory est le premier road movie très noir que j’ai lu qui m’a bien remué les tripes mais surtout qui m’a marqué. J’ai ainsi continué à lire tous les livres de cet auteur incroyable.

Texas, 1960. Elliott et Clarence sont deux demi-frères nés sous une mauvaise étoile. Après l’assassinat de leur mère, ils ont passé le plus clair de leur adolescence dans des maisons de correction et autres établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan, un psychopathe de la pire espèce, les prend en otages pour échapper à la prison et à la condamnation à mort, ils se retrouvent embarqués dans un périple douloureux et meurtrier. Alors que Sheridan, accompagné des deux adolescents, sème la terreur dans les petites villes américaines bien tranquilles qui jalonnent leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. Loin de se douter de la complexité de celle-ci, la police, lancée à leurs trousses, et en particulier l’inspecteur Cassidy ne sont pas au bout de leurs surprises.

Avec ce récit au suspense implacable et à la noirceur absolue, R. J. Ellory se consacre de la façon la plus flamboyante qui soit à son sujet de prédilection : le mal. Tout comme Shane Stevens dans Au-delà du mal, il aborde les thèmes de l’innocence corrompue et de l’origine des déviances. On y retrouve ici intact tout l’art d’Ellory, qui a fait la force de Seul le silence : une écriture à la fois poétique et très réaliste ; des personnages d’une humanité complexe et déchirante aux prises avec leur face sombre ; une intrigue qui tient le lecteur captif jusqu’à la dernière page. Un thriller intense, poignant et inoubliable.

– Le mariage de plaisir Tahar Ben Jelloun : roman narré comme un conte qui nous fait voyager à travers la découverte des coutumes d’Afrique du Nord mais qui nous interpelle face au racisme ambiant.

Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme « mariage de plaisir ». C’est dans ces conditions qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Quelques décennies après, les jumeaux, devenus adultes, ont suivi des chemins très différents. Le Blanc est parfaitement intégré. Le Noir vit beaucoup moins bien sa condition et ne parvient pas à offrir à son fils Salim un meilleur horizon. Salim sera bientôt, à son tour, victime de sa couleur de peau.

– Mille soleils splendides de K. Hosseini : un destin hors norme de deux femmes à travers l’histoire chaotique de l’Afghanistan. Une vraie pépite.

Après l’immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremêlent, un chant d’amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

– Meurtres pour rédemption de K. Giebel : un des livres que je ne suis pas prête d’oublier. Toujours égale à elle-même K.Giebel nous livre un moment de pure cruauté, de douleurs, de violences à la limite de l’insoutenable.  J’ai vécu avec Marianne, j’ai pleuré avec elle . Un véritable coup de coeur !

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

– Reflex de M. Mayeras : une révélation que le style de cet auteur. Style haché, courts chapitres, nombreux questionnements !

Du pur jus ! J’ai tellement accrochée que je me suis rué sur son deuxième bijou, « hématome » qui lui aussi m’a laissé des traces !

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

– Des noeuds d’aciers de S. Collette : un huis clos dont on ne sort pas indemne, une qualité stylistique énorme. Du noir qui nous rend complètement accro : je l’ai dévoré ainsi que le suivant : six fourmis blanches.

Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt noire et dense, un homme est enchaîné. Il s’appelle Theo, il a quarante ans, il a été capturé par deux vieillards qui veulent faire de lui leur esclave.
Comment Théo a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, il sortait de prison quand ces deux vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français

Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l’université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d’acier, son premier roman, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2013.

– Les morsures du passé de L. Gardner : univers des enfants déséquilibrés psychologiquement habilement écrit. On est manipulé jusqu’au bout. Une belle découverte.

Dans un quartier populaire de Boston, cinq corps sont retrouvés. Ceux des membres d’une même famille. Une balle dans la tête, le père respire encore faiblement. De toute évidence, cet homme couvert de dettes a décidé d’assassiner les siens avant de se donner la mort. Appelée sur les lieux, l’enquêtrice D. D. Warren comprend immédiatement que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît : sur la table du dîner, six couverts avaient été dressés…
Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2011, Lisa Gardner excelle à construire des intrigues complexes, qui piègent le lecteur. Quand il croit avoir enfin découvert la vérité, le sol se dérobe sous ses pas.
Un suspense glaçant qui nous plonge dans un monde inconnu et bouleversant.

 

Merci Elise pour ce top 10 qui me parle énormément.

Femmes, amours, polars, frissons, histoire, tout ici ne peux que me plaire.

Un top 10 qui devrait combler aussi nos lectrices et nos lecteurs, j’en suis certaine

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : le choix d’Yvan


Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Yvan

Place à son TOP 10

ET OUI TOUT ARRIVE 

Comme je me suis fais harcelé par Geneviève, je me colle aussi à cet exercice de la liste de 10 livres qui ont marqué dans ma vie de lecteur. 10 (ou 13) livres seulement… Le choix d’un jour (le choix d’une vie).

Donc, dans l’ordre alphabétique des auteurs, et avec un petit extrait de ma chronique du livre (quand il y en a une) :

Pierre Bordage – L’ange des abîmes

Cette vision d’apocalypse, post 11 septembre, est proprement glaçante parce que crédible dans son énormité.

Éprouvant, mais tellement prenant !

Cette rencontre de la petite histoire avec la Grande Histoire prend progressivement aux tripes, pour ne plus vous lâcher la dernière page refermée.

Pierre Bordage - L'ange des abîmes

Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Elle ne lui avait jamais fourni d’explication sur ses disparitions ni sur ses motivations. Elle se contentait de répéter en riant qu’elle était son ange gardien, qu’elle lui ficherait la paix après avoir parcouru un bout de chemin en sa compagnie. Il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie. Un jour pourtant, elle se tirerait parce que « chacun doit descendre seul dans les abîmes de son âme, chacun doit apprendre à se dresser vers les cieux sans autre soutien que ses propres racines. »

Le lien vers la chronique de L’ange des âbimes

Emma Donoghue – Room

L’auteure a réussi à retranscrire tellement d’émotions différentes avec ce sujet « casse gueule », que j’en reste encore baba…

Tenir 400 pages avec une telle histoire, sans jamais faillir, avec une idée lumineuse par paragraphe et une imagination et une sensibilité aussi débordante, tient de l’exploit.

Le petit Jack est sans conteste parmi les personnages les plus forts que j’ai pu côtoyer durant mes lectures. Un petit homme que je n’oublierai jamais.

Emma Donoghue - Room

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions. Celle-ci occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il vit seul avec elle dans la même pièce, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais la mère fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne pourra pas continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir.

Mais réussira-t-il à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, à lui, l’enfant né de la captivité ?

Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant la puissance du langage et de la littérature.

Le lien vers la chroniques de Room

Ken Grimwood – Replay

J’aimerais vous dire tant de choses, vous crier encore plus fort mon amour pour les mots de Ken Grimwood, mais mes propos me semblent tous bien fades face à la puissance des émotions que peut procurer cette lecture. Ce livre a changé la vie de pas mal de monde, il n’est rien besoin de rajouter.

Je l’ai lu la première fois quand j’avais vingt ans et il a complètement modifié ma perception du monde et de mon futur. Je l’ai relu à trente ans et il m’a empli de questionnements. Je viens de le relire (largement) passé quarante ans et il m’a fait jeter un regard lucide sur mon passé. Si à cinquante ans tu n’as pas lu Replay, c’est que tu as raté ta vie ;-).

replay ken grimwoodEn ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : « Il nous faut, il nous faut… » Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A coeur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d’une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l’âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d’université. Va-t-il connaître le même avenir? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu’il en sera d’IBM et d’Apple… De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à… sa deuxième mort, et qu’une troisième, puis une quatrième vie commencent…

El vous, si vous pouviez recommencer votre vie, que changeriez-vous ?

La lien vers la chronique de Replay

Glen David Gold – Carter contre le diable

Approchez-vous Mesdames et Messieurs et installez-vous confortablement. Le rideau va bientôt s’ouvrir sur le spectacle de Carter le Grand, le magicien !

Il y a des livres qui touchent directement votre âme… cette partie de votre âme qui est encore capable de s’émerveiller.

Carter contre le diable est de ceux-là. Ce n’est pas qu’un simple livre, il est un peu magique. A l’image de son sujet (l’histoire très romancée d’un magicien dans les années 20), il fait appel à notre capacité d’éblouissement et d’optimisme d’une manière incroyablement touchante et ludique.

Carter contre le diableEntrez dans un monde où tout est illusion.
1920, San Francisco. Carter le Grand, l’un des prestidigitateurs les plus célèbres du pays, donne ce soir-là un spectacle exceptionnel devant le président des États-Unis, Warren G. Harding, qu’il invite sur scène pour participer à l’un de ses stupéfiants numéros. La représentation est un triomphe mais, quelques heures plus tard, le président meurt mystérieusement dans sa chambre d’hôtel. Sachant qu’il va être suspecté, Carter disparaît afin de mener sa propre enquête. Aurait-il eu des raisons de se débarrasser du locataire de la Maison Blanche ? L’agent Griffin, des services secrets, se lance alors à ses trousses. Mais affronter un génie du trompe-l’œil et de l’illusion tel que Carter ne va pas être chose aisée.

Avec cette formidable histoire de manipulations basée sur des personnages ayant réellement existé, Glen David Gold nous donne à la fois un palpitant thriller historique dans lequel tous les tours sont permis, et un portrait magistral de l’Amérique des années 1920.

Le lien vers l’article sur Carter contre le diable

Franck Herbert – Dune

Le livre qui a tout changé. Il y a un avant et un après. J’étais en classe de troisième, j’ai galéré à le lire mais il m’a ouvert les portes vers un univers infini. Cet univers de la lecture et de l’imaginaire.

duneIl n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers convoite.

Quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et changera le cours de l’histoire.

Cependant, les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique : elles veulent créer un homme qui réunira tous les dons latents de l’espèce. Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

L’auteur a brossé une immense fresque, qui, par l’intensité dramatique, le foisonnement des personnages, la précision des détails, est digne des grands chefs-d’oeuvre du roman historique classique.

Stephen King – 22/11/63 ( et ÇaSimetierreMisery…)

Vous êtes fan du King, jetez vous là-dessus.

Vous ne connaissez pas le King, jetez vous là-dessus.

Vous n’êtes pas friand de science-fiction, ça tombe bien ce roman n’en n’est pas vraiment un, donc jetez vous là-dessus.

Vous êtes fan de SF, ce n’est peut-être pas le sujet principal, mais ça vous parlera tout de même, donc jetez vous là-dessus.

Vous aimez les longs romans, jetez vous là-dessus.

Vous prenez un peu peur devant la taille de celui-ci, mais je vous le dis : vous n’avez rien de mieux à lire, donc jetez vous là-dessus.

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait celui-ci (et Replay… non je ne peux pas choisir entre les deux…)

king 20

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

 Ici l’avis d’Yvan sur 22/11/63

Henri Loevenbruck – Nous rêvions juste de liberté

Henri Loevenbruck a fait tellement fort avec ce roman que ça tient presque du miracle. Au début ça saigne à cause de la baston, à la fin c’est ton cœur qui saigne et y a pas beaucoup d’auteurs qui arrivent à te faire ressentir ça. C’est un putain de magicien des émotions le Loevenbruck, moi je dis. Ride like the wind, c’est pas du vent !

nous-revions-juste-de-liberte

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

 

Nous révions juste de liberté, la chronique

Marcus Malte – Le garçon

Marcus Malte est un immense écrivain. Ce roman, qui nous touche par la candeur de son héros tout autant que par la beauté et le carnage des émotions qu’il vit, restera une lecture inoubliable. Le genre de livre qui marque un lecteur profondément, intensément, durablement.

Juste indispensable.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

 La chronique sur Le garçon

Maud Mayeras – Reflex

Ce livre vibre entre vos mains (ou alors sont-ce vos mains qui tremblent ?), doué d’une vie propre. Votre cœur pulse de plus en plus vite à longueur de pages (ou est-ce le livre qui s’anime de lui même ?), jusqu’au long final qui vous laissera exsangue.

Je ne me souviens pas avoir lu un roman aussi lentement, cherchant mon souffle à chaque réplique, m’extasiant devant la forme et le fond, dégustant la prose de cette auteure incroyable.

Une véritable expérience sensorielle, une lecture organique entre ténèbres et lumière, du genre de celle qui vous marque au fer rouge pour très longtemps.

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre.

La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

 Reflex, le billet


Robert Charles Wilson – Julian

Cette quête initiatique est une véritable réflexion politique, environnementale et religieuse. Mais, la grande force du récit est, qu’à aucun moment, il ne tombe dans un coté moralisateur « premier degré » et privilégie toujours l’aventure (et quelle riche aventure !).

J’ai été bouleversé par cette capacité à me faire vivre une vraie aventure, différente, parfaitement maîtrisée, au message écologique, de tolérance et d’humanisme tellement fort.

Julian

Apostat. Fugitif. Conquérant.

Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.

Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime).

Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante États, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.

On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.

Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.

Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l’ oeuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

La chronique d’Yvan sur Julian

Il me faut remercier comme il se doit mon ami Yvan d’avoir bien voulu se prêter au jeu.

Je sais qu’il t’en coûte mon ami. Alors je n’en suis que plus touchée. 

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Fabrice petit fils de Aby


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Fabrice

Place à son TOP 10

Bonjour Madame Ge… Avec 335 messages de retard, je vois passer depuis au moins 5 semaines des articles de ton blog sur les 10 livres qui vous ont marqués… J’ai du rater le coche quelque-part avec mes errements neuronaux, quoi de plus normal alors voilà, petit cadal du matin, je t’embrasse et tu en fais ce que tu veux… des bises…

1 – L’Illiade et l’Odyssée d’Homère… Le choc pour mes oreilles d’adorateurs de héros et d’entendre le récit de la Grèce Antique, lu et raconté par la femme de ma vie, un souvenir impérissable à tel point que j’ai répété les mêmes lectures à mes fils… J’aime tellement pouvoir rêver que c’est un délice de pouvoir imager cette histoire à des âmes encore vierges de tout…

L'Illiade et l'Odyssée d'HomèreL’Iliade raconte l’un des épisodes de la guerre de Troie qui opposa les Achéens ou Grecs aux Troyens au XIIe siècle av. J.-C. L’Odyssée retrace l’épopée d’Ulysse pour revenir de Troie jusqu’à sa terre natale, l’île d’Ithaque, dans la mer Ionienne, à l’Ouest de la Grèce. Récit et conte merveilleux, cette épopée est, dans le monde antique, le texte fondateur source de toute culture.

 

2 – La guerre des Gaules de Jules César… Un trip personnel étant mômes… J’aimais bien Vercingétorix, le rebelle devant une autorité… J’ai du apprendre pas mal de choses dessus étant môme au point que, aujourd’hui, je me sens en phase avec les « losers », enfin, ceux qui résistent à la vindicte populaire parce qu’ils prônent d’exister de par leur différence qui font d’eux des grands…

guerre des gaulesDe tous les textes de l’Antiquité, voici celui qui parle le plus aux Français – puisqu’il raconte la naissance de la France. Commencée en 58 avant J.-C., la conquête de la Gaule sera consommée six ans plus tard, lors de la reddition pathétique de Vercingétorix à Alésia. Rédigé par César la même année, le célèbre Bellum gallicum raconte mois par mois cette prodigieuse campagne. On notera que les traducteurs ont tenu à respecter,  le titre originel qui évoque la Gaule au singulier.

3 – La planète des singes de Pierre Boulle. Le syndrome Charlton Heston et cette envie de connaître ce qu’il s’est passé avec Ulysse, l’autre, pas du bouquin d’Homère mais spéculant sur l’origine de mon chat à l’époque, je le soupçonnais d’avoir eu maille à partir avec les singes… En clair, je suis déjà atteint depuis longtemps et seule une poignée de personnes le savent…

La planète des singesVendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, sans cesse réédité depuis sa première parution, paru pour la première fois en 1964 et plusieurs fois adapté au cinéma, La Planète des singes, le chef-d’oeuvre de Pierre Boulle, est l’un des plus grands classiques de la science-fiction et du roman d’aventures.
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie ? C’est la question que se posent les trois passagers d’un vaisseau spatial survolant une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les voyageurs découvrent que cette planète est habitée par des singes qui vont les capturer et les soumettre à diverses expériences. Il leur faudra, devant ces singes, faire la preuve de leur humanité…
 

4 -L’enchanteur de Barjavel

… On reste encore dans les Contes et Légendes du Monde… Ici, Lancelot du Lac… Je découvre un autre genre littéraire… C’est beau, poétique, et je me remets à rêver…

L'enchanteur de BarjavelQui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire.

Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

5 – La peau de chagrin de Balzac… Je n’ai jamais pu entrer de pleins pieds dans le monde de la littérature par le biais des férus adorateurs de la langue française, nos charmants professeurs incapables de nous faire aimer ce qui est l’excellence à la française et nous bombarder de textes rébarbatifs… Ici, je découvre une plume, un autrement de façon à te raconter une histoire qui te marque à jamais…

La peau de chagrin de BalzacAprès avoir perdu toute sa fortune au jeu, le jeune aristocrate Raphaël de Valentin est au bord du suicide. Chez un antiquaire, il remarque une peau de chagrin capable de réaliser les souhaits de son propriétaire. Mais chaque désir exaucé rétrécira la taille de cette peau, symbole de sa vie.

En fin d’ouvrage, un essai sur le roman publié par Freud en 1922. La Peau de chagrin est le dernier livre que lut Freud avant son suicide en 1939. « C’était juste le livre qu’il me fallait », déclara-t-il à son médecin Max Schurr. Cette histoire de peau qui rétrécit, de vie qui raccourcit à mesure que les souhaits sont exhaucés le renvoyait notamment à un essai qu’il publia en 1922, sur un thème similaire, et que nous proposons ici dans une traduction inédite. Dans l’un comme dans l’autre émergent des thèmes très actuels comme ceux de la tyrannie du choix, de la solitude, du non-désir, du fantasme de longévité…

6 – La Chartreuse de Parme de Stendhal

… Le romanesque à l’état pur… Enfin du texte qui te bouleverse avec l’histoire de Fabrice del Dongo… La dévotion de Stendhal à toucher seuls ceux qui pourraient le comprendre… Le mythe de l’anti-héros, tout doucement se dessine en moi des choses, une force de caractère, une envie d’être ce que je suis et non me conformer aux règles établies pour le bien des moutons de panurge qui ne connaissent pas grand chose en fait à la vraie romance, celle de la vie…

la chartreuse de parmeCadet de grande famille fasciné par Napoléon qu’il rêve d’aller rejoindre, Fabrice del Dongo arrive à Waterloo quand commence la bataille. Mais il ne suivra pas la carrière des armes à quoi il aspirait, et consentira à devenir prélat. Avec assez de détachement, cependant, pour que l’essentiel reste bien pour lui la chasse au bonheur – c’est-à-dire l’amour.

Quand Stendhal publie La Chartreuse de Parme en 1839, le propre du roman demeure toujours à ses yeux le romanesque où rien ne compte que le récit qui se moque du sérieux, l’allégement de la vie et l’héroïsme des grandes actions comme des grandes passions. Et le paradoxe de ce livre moderne, qui est aussi une satire du pouvoir et de la cour de Parme, de ce livre où les Italiens retrouvent leur culture, c’est qu’il demeure apparenté au vieux fonds sans âge des romans où l’aventure s’accompagne d’un climat de bonheur et de gaieté.

7 – The Junction Boys de Bear Bryant et Jim Dent… en V.O Il existe des récits qui savent te plonger dans une histoire. Ce que j’appelle communément l’immersion où toi, lecteur, tu vis le truc que tu lis… Tu transpires, tu souffres, tu respires la moiteur du Texas et au final, tu te dis, et bée, quelle histoire…

The Junction Boys de Bear Bryant

 

The Junction Boys raconte l’histoire du camp d’entraînement légendaire de l’entraîneur Paul « Bear » Bryant dans la petite ville de Junction, au Texas.

 

 

 

 

 

8 – La trilogie de Timothy Zahn, les héritiers de l’empire… en V.O La seule et unique suite aux films sur la Guerre des étoiles… Dans le texte, en anglais américain

La sage de La Guerre des Etoiles continue ! Après le triomphe de la première trilogie (La Guerre des Etoiles, L’Empire contre-attaque, Le Retour du Jedi), L’Héritier de l’Empire représente le premier volet d’un second cycle commandé par George Lucas et qui vient de connaître un succés fracassant aux Etats-Unis : près d’un million d’exemplaires vendus !
     Cinq années se sont écoulées depuis l’époque du Retour du Jedi : l’Alliance Rebelle a définitivement défait Dark Vador et l’Empereur, son maître, après avoir détruit l’Etoile Noire. Les derniers bâtiments de la Flotte Impériale se sont réfugiés dans un réduit représentant le quart du territoire qu’elle contrôlait au temps de sa splendeur. La princesse Leia a épousé Yan Solo, et tous deux ont la lourde charge de gouverner la République qui a succédé à l’Empire. Quant à Luke Skywalker, il est le premier d’une nouvelle lignée de Chevaliers jedi. Tout est donc pour le mieux. Ou presque…
     Car à quelques milliers d’années-lumière, le dernier baron survivant de l’Empire a fait main basse sur les restes de la Flotte Impériale. Et il vient de faire deux découvertes d’une importance capitale, susceptible de faire voler en éclats cette nouvelle République si fragile…

     L‘Héritier de l’Empire, c’est du spectacle garanti. Un feu d’artifice à l’échelle galactique, qui ne pourra que réjouir les millions de fans de la légendaire trilogie

9 – Dust, Sonja Delzongle… Avril 2015, ça ne date pas de loin mais voilà, après un an de tentatives d’élaborations de textes qui devraient tenir la route, Sonja me prend la main et me ramène chez moi… Dès les premières pages, je suis là à suivre Hanah Baxter et là, ben, je prends une claque… L’immersion, l’histoire, le style, tout me complète et c’est par l’intermédiaire de ce récit que j’ai pu tenter de sublimer mes propres écrits…

Dust, Sonja Delzongle.

2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l’emmener très loin dans les profondeurs du mal.
Un thriller français d’une force rare, un vrai coup de poing!

Le petit avis de Ge sur Dust

10 – Block 46, Johana Gustawsson Janvier 2017, là aussi, du tout frais tout chaud… Oui, les deux dernières romancières citées ont le Truc que je crois aussi posséder… Une douceur, une justesse, juste ce qu’il faut de dosage pour te prendre à l’intérieur et te chambouler… Oui, J&S sont des artistes sur lesquels bon nombre devrait s’arrêter avant de se lancer dans l’écriture… Voilà…

Block 46, Johana Gusstawson

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Le billet de Ge sur Block 46

Énorme Merci à Fabrice pour son top de dernière minute. J’adore mec !

Et retrouvez Fabrice sur son blog Fabrice Liegeois, tribulations protégés

Ou mieux lisez le

Dans chaque histoire, il y a un début, un milieu et une fin. Cette dernière, personne ne la maîtrise véritablement, ni même l’auteur qui offre en lecture un parcours initiatique dans l’univers new-yorkais d’un quartier, celui de Harlem la noire et d’un personnage, une petite fille prénommée Abigail et qui embrassa un invraisemblable destin. Sur soixante dix ans d’Histoire, sa vie est retracée. De petite fille négroïde exclue et tiraillée entre deux communautés, de ses choix d’adolescente réclamant une justice qui l’a fuie et plus tard, de sa vie de femme, celle d’une matrone tenant de tous ses pouvoirs, une rue, la sienne, celle de la 129ème rue Ouest, au-delà de ce récit, découvrez une facette de la peur, celle à laquelle vous n’êtes pas préparés. Celle-là même qui se cache loin, par là-bas, quelque-part dans les recoins de votre âme et venez l’affronter au travers de cette vie qui ne vous quittera plus jamais. Bon spectacle…

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le double Top 10 de Dame Belette


Pour ses deux ans, Collectif Polar organise un concours auquel je ne participe pas, enfin, si, mais juste par amitié !

Alors, puisqu’elle veut un Top 10 de mes livres qui m’ont marqué, elle va l’avoir, mais elle doit garder à l’esprit que je casse les règles !!

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Je distinguerai donc deux listes.

  • La première concernera des romans lus durant ma scolarité et qui m’ont marqué. Je ne me souviens plus trop des détails, juste qu’ils m’avaient émotionnés fortement, durablement. Le numéro devant les titres n’indique pas leur position dans mon coeur ou mon esprit.
  • La seconde concernera mes lectures marquantes après ma scolarité obligée, ou les livres lus hors cadre scolaire (même si j’usais toujours mes fonds de culotte sur les bancs)… Idem en ce qui concerne la numérotation.

1. Un sac de billes de Joseph Joffo – Première incursion dans les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale. J’étais jeune et l’histoire vraie de ce petit garçon m’avait fait découvrir le Monde tel qu’il était. J’étais jeune et innocente encore (lecture scolaire).

La Seconde Guerre Mondiale, on n’en parlait pas de trop et découvrir une partie de l’Horreur me fit prendre conscience qu’il y avait sans doute pire encore qui s’était passé durant cette période… Certains livres ont fini au freezer tant ils étaient horribles à lire.

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A Paris en 1941, dans le pays occupé par les nazis, Joseph et Maurice doivent porter l’étoile jaune. Le racisme de leurs camarades se déchaîne. Un des amis de Joseph, Zérati, lui propose un marché, un sac de billes contre l’étoile jaune. S’ensuit une fuite des deux frères. Il tentent, dans un bien étonnant voyage , de franchir la ligne de démarcation sans papiers, pour gagner la zone libre et peut-être la vie…
« Ce livre qui est celui de la peur, de l’angoisse, de la souffrance aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d’espoir et d’amour. » Bernard Clavel

« Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l’expérience, l’émotion, la gaieté, la douleur enfantine. Et conté de telle manière que l’aventure saisit, entraîne, porte le lecteur de page en page et jusqu’à la dernière ligne. »  Joseph Kessel

« Un humour à la Chaplin, des souvenirs déchirants et cocasses. Il faut lire, en ce moment surtout, Un sac de billes. » François Nourissier

2. Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos – Il ne me reste plus beaucoup de souvenirs de l’histoire, juste l’émotion ressentie durant ma lecture et mes larmes à la fin. La preuve que l’on peut avoir oublié des détails important, la trame de l’histoire, mais se souvenir des rivières coulant des yeux au moment de refermer le livre (lecture scolaire).

mon-bel-oranger-jose-mauro-de-vasconcelosDirectement inspiré de l’enfance très difficile de l’auteur, un livre réaliste et pur.

A cinq ans, tout le monde bat Zézé et lui dit qu’il est le diable… Mais, ange ou démon, Zézé a un secret : un pied d’oranges douces, le seul confident de ses rêves, qui l’écoute et lui répond.

L’auteur puise dans ses souvenirs d’enfance pour écrire ce roman mythique. Il met en scène la vie d’un jeune garçon brésilien Zézé issu d’une famille pauvre et ouvrière. Avec beaucoup de réalisme, mais aussi de tendresse, ce roman conte l’apprentissage douloureux de la vie.

3. À l’ouest, rien de  nouveau de Erich Maria Remarque – La claque ! La putain de claque ! Jeune, je voyais un monde en dichotomie et je pensais que les Allemands étaient TOUS des Méchants vilains pas beaux et les autres, des Gentils tout plein. Ben non, les soldats allemands étaient dans la même merde que les autres en face, ils souffraient eux aussi et jamais je n’aurais cru percevoir de l’empathie pour eux. Un roman magnifique sur la Première Guerre Mondiale, vu des tranchées de ceux d’en face (lecture scolaire).

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«Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes…»

Témoignage d’un jeune soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l’ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant qui ne s’est jamais démenti depuis. Il reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.

4. Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter TRAUMATISÉE par cette lecture et par la découverte des pogroms. J’en ai gardé des sueurs froides durant des lustres ! Voir les voisins et d’autres saccager tout dans l’appart des parents de Frédéric (et dans ceux des autres juifs) fut un véritable traumatisme pour la jeune fille que j’étais (lecture scolaire).

mon-ami-frederic-hans-peter-richterEn Allemagne, avant la guerre, deux enfants sont inséparables. L’un d’eux s’appelle Frédéric. Il est Juif. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, la situation de la famille de Frédéric devient de plus en plus difficile. Jusqu’à ce que le dictateur durcisse encore les lois à l’égard des Juifs : on les insulte, on les chasse, et bientôt Frédéric est renvoyé de l’école…

5. Dix petits nègres d’Agatha Christie – Un huis clos pesant au possible, une île où le maître de maison n’apparaît pas, des convives qui ont l’air d’avoir tous un truc à cacher, les morts, au fur et à mesure, de ces personnes, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que deux, que une… que zéro ! Et puis la claque dans ma gueule ! Magnifique !!! Impossible d’arrêter de lire, je voulais savoir, je voulais même le garder pour le lire à table mais ma mère n’a pas voulu… (lu hors cadre scolaire).

1-dix-petitsEn a-t-on parlé de l’Île du Nègre ! Elle avait, selon certains, été achetée par une star de Hollywood. Des journaux avaient insinué que l’Amirauté britannique s’y livrait à des expériences ultrasecrètes. Bref, quand ils reçurent – sans savoir de qui – cette invitation à passer des vacances à l’Île du Nègre, tous les dix accoururent .Les dix invités sont arrivés sur l’île du Nègre, mais rien ne semble normal : leur hôte est absent et quelqu’un a déposé dans leur chambre une comptine intitulée Les dix petits Nègres. Tout bascule quand une voix accuse chacun des invités d’un crime.

6. Misery de Stephen King – Encore un huis clos oppressant, Paul Sheldon, un auteur pris au piège de la terrible infirmière Annie Wilkes. J’ai tremblé de tous mes membres devant tant de sadisme, de folie pure ! Un roman que je n’oublierai jamais tant il m’a procuré des frissons et le King est le roi de mes frissons !! Si « La ligne verte » m’avait fait pleurer, Misery m’a fait trembler de terreur pure ! Le tout sans monstre sous le lit (Lu pour mon plaisir propre).

1-miseryAnnie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l’auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d’elle depuis son accident de voiture. Car Annie l’a ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu’il a fait mourir dans un épisode précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté.

Mais ce n’est pas tout. S’il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de se débarrasser de lui dès qu’il aura achevé le manuscrit. Et s’il fait traîner l’intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l’imagination, la folie et l’absurde cohabitent à merveille.

7. Une étude en rouge de Sir Arthur Conan Doyle – Je venais de lire « Le chien des Baskerville » et même si Sherlock Holmes était peu présent dans le Chien, j’étais déjà folle de lui et je voulais en savoir le plus possible. Le Net n’existait pas, donc, lors de ma lecture de ce roman, je notais avec avidité les passages qui m’éclairaient le plus possible sur la personnalité de Sherlock Holmes. Un truc de fou, je ne me sentais plus… 30 ans après (presque), je suis toujours à lui courir après.

1-etude-en-rouge-signe-des-4Un homme est trouvé mort dans une maison inhabitée, au coeur d’un des plus sinistres quartiers de Londres.

Autour de lui, des traces de sang, bien que le cadavre n’ait aucune blessure. De quoi laisser perplexes Lestrade et Gregson, les limiers de Scotland Yard.

Parue en 1887, cette Étude en rouge est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Nous y faisons la connaissance de l’extraordinaire détective à travers les yeux du bon Dr Watson.

Nous y apprenons le « raisonnement analytique » et l’art de faire parler les indices.

Ce classique du roman policier est aussi un roman d’aventures qui nous conduit dans le Nevada des mormons et de la ruée vers l’or, où s’enracine le mystère…

8. La plupart en reviendront pas – Vingt-huit jours dans une poche du front russe, hiver 1942-1943 de Eugenio Corti. Dieu tout puissant, comment est-ce possible d’en arriver là ? Le front Russe, les allemands et les italiens qui reculent, les russes qui avancent et la mort à petit feu qui guette tout ces soldats à cause du froid intense qu’il régnait. Horrible, troublant, émouvant, dur pour le coeur.

Un livre que je lisais dans le train, un vendredi, de retour chez mes parents pour un coucou… Mon chien se lève, s’étire et je me dis « Pourquoi il se lève, lui ?? » et puis je vois le paysage… Putain, on arrivait en gare (je n’ai jamais su comment mon chien faisait pour savoir quand on arrivait à destination avec le train) !

1-la-plupart-ne-reviendront-pas1941 : les forces de l’Axe lancent des centaines de divisions dans la gigantesque campagne de Russie. Mobilisé par l’armée italienne en 1942, Eugenio Corti prend part, comme jeune officier d’artillerie, à l’épopée du Front de l’Est. Brisée aux portes de Stalingrad, l’avancée foudroyante des envahisseurs va se transformer en une épouvantable débâcle. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seule une poignée des quelque 30 000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie, l’Italie.

La plupart ne reviendront pas, paru en 1947, bouleversa les Italiens. De ce fourvoiement honteux que l’on s’efforçait d’oublier – l’alliance avec l’Allemagne -, la campagne de Russie était l’épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n’était pas la sienne, absorbée à jamais par l’immensité russe et les camps. L’un des rares survivants de cet enfer en avait rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance.

9. Jane Eyre de Charlotte Brontë. Je n’ai jamais lu des tonnes de Classiques, alors, pour découvrir, j’avais pris ce roman, pensant que je n’allais pas aimer ou que ce serait neuneu, larmoyant… Ben non ! J’ai pris une claque monumentale, adoré les personnages, souffert avec eux, prié pour que ça finisse bien. Une immersion pareille dans le Classique, ça laisse des traces durables.

Jane Eyre - Brontë CharlotteJane Eyre, jeune orpheline pauvre, a été placée par sa tante dans un pensionnat à la discipline de fer. À dix-huit ans, elle accepte un emploi de gouvernante au château de Thornfield Hall, chez l’ombrageux Mr Rochester. Tandis que d’étranges événements se produisent la nuit, Jane se découvre des sentiments pour son riche employeur…

Une héroïne inoubliable, volontaire et indépendante, dont le destin romantique a bouleversé des générations de lecteurs.

10. Le chemin des âmes de Joseph Boyden. Le retour de la Grande Guerre, le traumatisme des tranchées, les souvenirs de ces indiens du Canada quand les Hommes Blancs sont venus, l’Horreur de la guerre et l’Horreur de notre comportement envers ces gens. Une lecture avec le regard brouillé, une profondeur inimaginable, un roman qui m’a marqué au fer rouge.

Chemin des âmes - Boyden1919. Nord de l’Ontario. Niska. une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

À sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…

« Un roman lumineux et sombre à la fois. II vous fera peut-être souffrir, mais ça en vaut véritablement la peine. Irrésistible. »
Jim Harrison.

11. Pottsville, 1280 habitants de Jim Thompson est un véritable roman noir, un roman qui m’a marqué parce que lorsque je l’ai lu la première fois, j’ai ri à gorge déployée. Un shérif niais, du moins en apparence et avec un sang-froid à faire pâlir les serial-killer. On rit, mais on devrait frémir devant l’hécatombe. Un assassin aussi effroyable que celui de « L’assassin qui est en moi » du même auteur.

Pottsville 1280 habitants - Jim ThompsonShérif de Pottsville, 1280 habitants, au début du vingtième siècle, Nick Corey évite de trop se fatiguer à se mêler des affaires de ses administrés. Débonnaire, apparemment pas très malin, il se laisse même contester et humilier en public. Comme si ça ne suffisait pas, il est cocu et pourrait bien perdre son poste aux prochaines élections. Il décide donc de commencer à faire le ménage…

Première traduction intégrale du plus célèbre roman de Jim Thompson, un classique incontournable précédemment édité à la Série Noire sous le titre 1275 âmes

« Un roman toujours cité, jamais égalé. »
Jean-Patrick Manchette

12. Une journée d’Yvan Dennisovitch d’Alexandre Soljenitsyne ou comment parler du goulag sans se faire censurer. Pari réussi, l’auteur, au travers d’Ivan, nous parle d’une journée au goulag et présenté ainsi, on dirait que ce n’est pas si effroyable que ça. Pourtant, ça l’est et ce court roman m’a aussi marqué au fer rouge, plus que s’il avait décrit l’horreur qui y régnait en se moquant de la censure. C’est beau, mais éprouvant.

Journée d'Ivan Denissovitch

Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique.

Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s’adapte pour survivre avec dignité dans un univers inhumain. Avec Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d’une victime parmi d’autres du système concentrationnaire soviétique. Au fil de cette journée, c’est toute l’horreur de ce monde «hors la vie» qui nous saute au visage, mais c’est aussi et surtout la résistance d’un homme face à la terrible entreprise de dépersonnalisation du Goulag. En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique qui recrée l’argot des camps, Soljenitsyne et le monde du Goulag entraient en littérature.

13. Une terre d’ombre de Ron Rash où la Grande Guerre vu des États-Unis et ses dommages collatéraux… Un portrait d’une famille qui vit en retrait de tout, une vallée où le soleil ne brille que très peu, l’agressivité des hommes face à des habitants d’origine allemande ou envers ceux qui ne sont pas parti à la guerre.

De l’émotion brute, une écriture qui claque comme un coup de fusil dans la nuit, des larmes à la fin, un cœur éprouvé (le mien) et un roman qui restera dans mes annales (avec 2 « n » !!) car il est tout en finesse, sans mièvrerie.

1-une-terre-dombre-ron-rashLaurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.Après Le Monde à l’endroit (Seuil, 2012), Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

14. Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock est un roman noir que j’ai dévoré sans plus savoir m’arriver, découvrant les différents portraits qui parsèment ce livre avec un air horrifié. Un roman noir d’encre, violent, sans concession, éprouvant pour les nerfs, une traversée de l’Enfer sur terre et une plongée dans des âmes noires de chez noires. Un livre qui restera aussi dans ma tête jusqu’à mon Alzheimer définitif.

Diable tout le temps - PollockDès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.

De l’Ohio à la Virginie-Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s’entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l’enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d’horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s’il ne doit rien épargner à son fils, Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu’il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Toute d’ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages violents et malgré tout attachants. Le Diable, tout le temps n’est pas sans rappeler l’univers d’écrivains tels que Flannery O’Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.

15. Seuls les vautour de Nicolas Zeimet où la preuve que les français peuvent faire du roman noir aussi bien que les américains. Un roman magistral qui se déroule dans le trou du cul de l’Utah, une ambiance sombre, des personnages torturés ou attachants, et de l’émotion à l’état brut. Addictif ce genre de roman.

1-seuls-les-vautoursDans une petite bourgade de l’Utah, un soir de l’année 1985, une fillette de cinq ans disparaît brutalement. Toute la communauté se mobilise : les quelques policiers du poste local, le médecin, un journaliste mais aussi les enfants du village. Des enfants qui ont l’imagination fertile et qui racontent d’étranges histoires. En suivant les destins croisés des habitants de Duncan’s Creek, l’enquête progresse, puis les haines et les attirances se cristallisent alors que des découvertes bien réelles mènent à des événements qu’on croyait définitivement sortis des mémoires. Certains, en tout cas, auraient bien voulu les oublier…

Un roman noir atmosphérique baigné de littérature américaine qui marque le début d’un jeune et talentueux écrivain français.

16. Le garçon de Marcus Malte est avant tout une écriture superbe, des paragraphes qu’on relit doucement pour être sûr de bien les avoir dégusté, un personnage principal improbable mais ô combien attachant, une histoire d’amour, la Grande Guerre qui, sous la plume de Marcus, devient prégnante, angoissante, comme si nous y étions. Un véritable coup de coeur et un récit qui m’a marqué, oui.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

17. Le village de Dan Smith. Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Le contexte social du livre en fait un roman noir et l’aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme. Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d’eux des assassins; un récit à la fois humain et barbare. Ici, rien n’est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé. C’est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

1-le-village-dan-smithHiver 1930. Vyriv, un petit village isolé de l’ouest de l’Ukraine. Dans la steppe enneigée, Luka, vétéran de la guerre de Crimée, recueille un homme inconscient. Dans son traîneau, deux corps d’enfants atrocement mutilés. Lorsque Luka revient au village, les habitants s’affolent. Avec l’arrivée au pouvoir de Staline, la paranoïa règne. Dans cette petite communauté jusqu’ici préservée, tout le monde craint l’arrivée de l’Armée rouge et des activistes. La venue de cet étranger n’annonce-t-elle pas un péril plus grave encore ? Luka n’aurait-il pas fait entrer un monstre dans le village, un assassin d’enfants, l’incarnation du mal ? Quand une fillette du village disparaît, Luka promet solennellement de la retrouver. À travers les étendues gelées de cette région hostile déchirée par la guerre et la brutalité, où la survie est un souci de chaque instant, il se lance alors à la poursuite d’un prédateur particulièrement retors.

Un héros d’une humanité rare, un sens du réalisme et de l’authenticité quasi documentaire, une traque impitoyable dans des conditions extrêmes : avec Le Village, Dan Smith nous entraîne au coeur des ténèbres de l’âme humaine. Dressant un portrait aussi juste qu’effrayant des débuts du stalinisme, il atteint avec une force d’émotion et une tension permanentes une maîtrise romanesque qui fait de ce thriller inouï, déjà salué par une critique unanime, un classique immédiat.

18. Papillon de nuit de R.J Ellory. Cet auteur m’a souvent des coups de cœurs mais ici, on est au-dessus du lot niveau émotions ressenties durant la lecture. Un récit fort, puissant, magnifique, addictif, de l’émotion à l’état brut, sans jamais plonger dans le pathos gratuit. L’auteur nous sert là un plat de résistance gargantuesque sans avoir besoin de nous servir un pavé. Un roman que j’ai dévoré, ne laissant aucune miette, me pourléchant les babines tout en le finissant sur les genoux, tant l’émotion m’avait saisie à la gorge, au cœur, dans mes tripes. Un peu comme « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld.

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Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c’est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.

1982. Daniel est dans le couloir de la mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions.

Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air.

Papillon de nuit, premier roman publié de R. J. Ellory, nous emporte là où rôdent la folie et le complot.

19. Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam est aussi un roman bourré d’émotions que j’ai dévoré en peu de temps, où j’ai souffert, où j’ai eu les larmes aux yeux. Le premier chapitre est sans concession et je l’ai terminé en fermant les yeux, avalant difficilement ma salive. Sombre, violent, dérangeant, angoissant, avec un contexte social d’une petite ville en toile de fond.

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Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen.

Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin.

Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.

Maxime Chattam nous manipule tout au long de ce récit troublant dont le dénouement, aussi inattendu que spectaculaire, constitue l’essence même du roman noir : la vérité et le crime.

20. Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck m’a emporté loin, loin, dans un magnifique voyage éprouvant et émouvant. Lorsque je suis revenue sur terre, j’étais amputée car le livre était fini. Mais dans ma tête, Bohem roule toujours et son pote est à ses côtés. Oui, un roman émouvant et marquant.

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« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

Voilà, double ration de romans marquants, j’aurais encore pu en ajouter, vous avez sans doute remarqué que j’en avais glissé subrepticement dans la description du pourquoi du comment j’avais trouvé ce livre marquant.

Bon anniversaire de blog, Collectif et j’espère qu’on en fêtera encore beaucoup !
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Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top de Marie Jo


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Marie Jo

Place à son TOP 10

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Bonjour Geneviève et merci pour tes concours.

Alors voilà ma belle, je t’envoie un panaché de mes plus belles lectures et surtout le pourquoi…Et surtout il en manque des dizaines d’autres , bien sûr…

1) Seul le Silence de RJ Ellory car notre jeune protagoniste,  futur écrivain va passer sa vie à résister aux traumatismes de son enfance, comme vous et moi , et surtout parce que personne n’égale la plume de cet auteur que j’adule.Magnifique !

Que vous reste-t-il à perdre quand on vous a déjà tout pris ?

Seul le Silence de RJ ElloryJoseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis l’enfance.

Trente ans plus tôt : Joseph a 12 ans lorsqu’il découvre dans son village du Sud des États-Unis le corps d’une fillette assassinée. Une des premières victimes d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante.

Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Mais à nouveau les meurtres d’enfants se multiplient, et il comprend que le tueur est toujours à l’oeuvre. Pour échapper à ses démons, Joseph n’aura d’autre solution que de reprendre l’enquête, afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.

Au-delà d’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l’histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

2) Nous rêvions juste de liberté de Loevenbruck. Comme nous tous à leur âge… car c’est une ôde à la jeunesse,  à l’amitié,  à la Vie… Superbe. Un livre qui m’a beaucoup fait pleurer…

nous-revions-juste-de-liberteNous rêvions juste de liberté

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.

3) La Voleuse de Livres de Marcus Zusak. Parce que ça se passe dans l’Allemagne Nazie avec une famille allemande qui cache un juif , parce que cette petite fille qui ne sait même pas lire aime  déjà les livres et qu’elle va adorer les mots, parce que c’est La Mort qui raconte l’histoire… Un livre beau , émouvant mais qui ne sent pas la guimauve et pourtant qui  m’a bouleversée… Superbe!

La Voleuse de Livres de Marcus Zusak1939, en Allemagne nazie.
Le pays retient son souffle.
La mort n’a jamais été aussi occupée.

 Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d’adoption en dehors de Munich. Leur père a été emporté par le souffle d’un seul et étrange mot, le communisme, et Liesel a vu la peur d’un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. En route, la Mort rend visite au frère de Liesel.

C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, elle témoigne de la folie des hommes. Parmi eux, une rencontre va éveiller sa curiosité, celle de Liesel Meminger.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Son extraordinaire force face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort un bien joli surnom : « la voleuse de livres »…

4) Serre moi fort ou Comment Claire Favan a su me faire hurler  lorsque j’apprends qui est le meurtrier dans la 1ère partie, me fait halluciner à la fin de la 2 ème et me laisse pantois à la fin! Claire Favan ou l’art de me terrasser avec sa plume et j’adore!

Serre moi fortMéfiez-vous de qui vous tend les bras…
 » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré.
Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psycho logique d’une rare violence…

5) 21/11/63 de Stephen King ou le talent énorme du conteur qu’est cet immense écrivain. Voyages dans le temps révélés avec émotions d’une écriture sublime dotée d’une histoire énorme. Du talent ! Du grand King!

21 11 63 de Stephen KingExtra. Samedi, 23 novembre 1963. Dallas : JFK et Jackie, sains et saufs. Moment de panique au cours d’une visite à Dallas.

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Les américains ont eu très peur. Dallas (envoyé spécial) La ville a rarement vécu un choc d’une telle ampleur ! Alors que le retenti, semant la panique.Les gens ne cachaient pas leur soulagement : « Quand je pense à ce qui aurait pu se passer, j’en tremble encore. L’assassinat du président aurait marqué d’une tâche .

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que…

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.

Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

6) Les Piliers de la terre de Ken Follett. Parce que cet auteur sait me faire voyager dans le temps au Moyen Âge , et qu’en plus d’une intrigue formidable il nous transforme des gens ordinaires en véritables héros.Jubilatoire !

Les Piliers de la terre de Ken FollettLes Piliers de la Terre

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.

Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle.

La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu à la vérité souvent trop distrait consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Ken Follett nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Cette formidable épopée moyenâgeuse, unanimement considérée comme l’oeuvre majeure de l’auteur, a déjà enchanté près de cent millions de lecteurs dans le monde.

7) L’Oppossum Rose de Federico Axat.

Un ovni littéraire. Un auteur découvert récemment qui nous malmène tout le long d’un récit sans queue ni tête et pourtant extrêmement bien ficelé. Une écriture digne des plus grands et une intrigue déroutante et menée avec Brio.

Du coup, je me suis achetée tous ses ouvrages…

L'Oppossum Rose de Federico Axat.« L’Opossum rose est un jeu : prenez quelques ingrédients hitchcockiens, un peu de l’audace de Jules Verne, deux ou trois astuces du Mystère de la chambre jaune, quelques personnages façon Stephen King, l’atmosphère de Shutter Island, les scripts de Christopher Nolan, The Game, quelques épisodes de Lost, mélangez le tout, et vous ne pourrez plus lâcher le livre. »
Luis Benvenuty, La Vanguardia

Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?

Mise en abîme impressionnante à la logique implacable, écriture d’une précision si envoûtante que le lecteur se trompe dans ses déductions, labyrinthe psychologique dans lequel se promène un étrange opossum… Federico Axat est un jeune auteur qui se hisse d’entrée de jeu dans la catégorie des John Irving et des Stephen King.

8) Je suis Pilgrim de Terry Hayes.

Moi qui ne suis pas très roman d’espionnage,  j’ai été superbement surprise par cet écrit. Un bon personnage principal, un milieu géopolitique intéressant,  des rebondissements comme je les aime…un de mes coups de coeur 2015 que je ne suis pas près d’oublier, moi qui pourtant ai une vraie mémoire de poisson rouge…

Je suis Pilgrim de Terry Hayes.Pilgrim est le nom de code d’un homme qui n’existe pas. Autrefois il dirigeait un service de surveillance interne regroupant l’ensemble des agences de renseignement américaines. Avant de prendre une retraite dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale.
Une jeune femme assassinée dans un hôtel de seconde zone de Manhattan.
Un père décapité en public sous le soleil cuisant d’Arabie saoudite.
Un homme énucléé vivant devant un laboratoire de recherche syrien ultrasecret.
Des restes humains encore fumants trouvés dans les montagnes de l’Hindu Kush.
Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité.
Et un fil rouge qui relie tous ces événements, avec un homme résolu à le suivre jusqu’au bout.

9) Purgatoire des Innocents de Karine Giebel,

Avec Meurtres pour rédemption qui sont pour moi les 2 chefs d’oeuvres de cette auteure. Tout y est: De l’insoutenable,  des méchants agressés par les « gentils »…Nous sommes manipulés par des découvertes diaboliques…Extraordinaire !

Purgatoire des Innocents de Karine GiebelJe m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.

Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.

C’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave.

Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.
Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

10) Misery de Stephen King.

Lu, relu, rerelu… Folie totale dans cette atmosphère de Fan absolue pour un romancier qu’elle séquestre… un huit clos grandiose,  horrible, machiavelique tel que je les aime . En un mot , génial ! Du King à l’état pur !

Misery

Annie Wilkes est cinglée, mais Paul Sheldon, l’auteur à succès des aventures de Misery Chastain, a besoin d’elle depuis son accident de voiture. Car Annie l’a ramassé sur le bord de la route, puis séquestré et mutilé. Une occasion inespérée pour elle de manipuler son écrivain fétiche à sa guise. Ressusciter Misery qu’il a fait mourir dans un épisode précédent, ou être exécuté par sa geôlière : voilà à quel dilemme Paul est désormais confronté.

Mais ce n’est pas tout. S’il redonne trop vite corps à son héroïne préférée, Annie sera tentée de se débarrasser de lui dès qu’il aura achevé le manuscrit. Et s’il fait traîner l’intrigue, de rage, elle pourrait le supprimer ! Un huis clos insoutenable où l’imagination, la folie et l’absurde cohabitent à merveille.

Voilà.  C’est très frustrant car j’aurai une bonne centaine de claques à présenter. Mais ce sont ceux qui me viennent à l’esprit pour l’instant et comme j’ai une mémoire de poisson rouge, c’était pas gagné…

Bizzz ma Geneviève.

Voilà un bien beau top 10 chère Marie Jo.

Même si tu penses l’avoir fait à la va vite. Je remarque que tu y a mis 2 King. Visiblement un auteur qui t’aura vraiment marquée.

Merci pour ce partage Marie Jo.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Stef


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de notre Stef

Place à son TOP 10

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Coucou,

Encore heureux que j’avais déjà un support avec ton tag 😉 Du coup hop premier concours fait !

– Le ventre de Paris, d’Emile Zola.

Parce que j’ai toujours aimé Zola. Qu’il est pour moi l’auteur d’une époque . Que d’un point de vu sociologique (un sujet qui me passionne et qui me pousse vers l’histoire, les diverses cultures et à voyager) je ne peux rêver mieux pour visualiser le monde du XIXe siècle . Et si je dois choisir 1 roman parmi les siens alors c’est celui-là car je me souviens encore des odeurs de ces Halles …

 

C’est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon Macquart. Après «la course aux millions» décrite dans La Curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, sa foule fiévreuse, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées.

Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2-décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne après 7 ans d’épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lïsa Macquart fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au «ventre boutiquier, au ventre de l’honnête moyenne,… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier», il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.

Nulle part peut-être, mieux que dans Le Ventre de Paris, n’éclate ce don épique qui s’appuie sur le réel pour le déborder bientôt et le transfigurer dans une lumière nouvelle.

– Le Parfum de Patrick Süskind.

Un roman qui m’avait bouleversé à l’époque (un peu comme L’homme sans douleur de Andrew Miller que je conseille également pour sa rencontre avec le marquis de Sade ). Un livre que l’on m’avait conseillé de lire pour découvrir la chimie enfin comprendre la distillation, l’enfleurage etc…Cela me rappelle également que j’ai lu L’île mystérieuse car mon prof de Chimie m’avait dit : Lisez-le et vous comprendrez les bases de la chimie générale et organique! J’ai aimé le livre mais je n’ai jamais vu le rapport avec mes cours :p  

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial, porté à l’écran.


– L’Aliéniste de Calebb Carr.

Un roman prenant, terrifiant et qui est fabuleux pour sa découverte des techniques d’investigations. Non seulement l’intrigue est magistrale mais il y a une richesse de l’époque (on revient sur mon attrait pour l’histoire sociale 😉 ) l’immigration, le milieu de vie, les ghettos …L’auteur est historien et cela se sent ! Et puis toute il développe sans lourdeur les techniques et avancées d’investigations policières du monde entier. 

New York 1896… Un meurtrier auprès duquel Jack l’Eventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics…

Révolté par tant d’indifférence, Théodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel et Laszlo Kreizler, aliéniste – spécialiste des maladies mentales – pour élucider cette énigme terrifiante.

Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin, l’identifier et l’arrêter. Ils ont peu de temps. Le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter…

New-yorkais de naissance et d’esprit, fils de Lucien Carr, qui faisait partie du cercle de Jack Kerouac, avec William Burroughs et Allen Ginsberg, Caleb Carr, 38 ans, signe ici un chef-d’œuvre brillant, plein d’humour et de fantaisie.


– Ensemble c’est Tout d’Anna Gavalda.

Le seul roman de cette auteure qui m’ai transporté mais puté qu’il était chouette. Mon côté midinette enfin :p Mais j’ai adoré ces trois personnages cabossés, totalement différent. Ce regard aussi sur la vieillesse avec pudeur et poésie. 

Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.

Ces quatre-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour – appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu.

Ce livre ne raconte rien d’autre qu’une histoire d’amour. Une histoire d’amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des coeurs purs. Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d’une flamme. Et, pfiou… Tout s’embrase.


– Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg.

Pour sa légèreté et son message beaucoup plus sérieux. Autre époque, autre lieu .. Mais encore un regard sur les autres ! Ici la différence, les blancs et les noirs, l’homosexualité .. Des personnes qui ne rentrent pas dans des cases et qui font un bien fou !

«Un sacré numéro, Idgie ! La première fois qu’elle a vu Ruth, elle a piqué un fard et elle a filé à l’étage pour se laver et se mettre de la gomina. Par la suite, elles ont ouvert le café et ne se sont plus jamais quittées. Ah ! les beignets de tomates vertes du Whistle Stop Café… J’en salive encore !»

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer…

Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au coeur, chaud et sucré.

– Mauriac (avec une préférence pour Génitrix ).

Parce que j’ai tout lu de cet auteur et que cela ne s’explique pas …Il y a des auteurs que je ne peux pas lire Giono, Sartre … Mais Mauriac et sa Génitrix en particulier ma parle.

Mathilde Cazenave morte, sa belle-mère jubile ; elle va pouvoir reconquérir totalement son fils bien-aimé. Félicité a tort de se réjouir trop vite car sur le visage apaisé de la jeune morte, Fernand entrevoit ce qu’aurait pu être le bonheur avec Mathilde. Qui l’a empêché de s’entendre avec elle sinon sa mère ? Vieil enfant égoïste et gâté, il se retourne alors contre cette «genitrix» coupable de l’avoir trop choyé. Défaite temporaire dont François Mauriac analyse les phases avec une lucidité sans complaisance dans ce roman âpre et poignant, une de ses œuvres les plus célèbres.

 

 


– Dix petits nègres d’Agatha Christie …

Un de mes premiers romans policier. Il est indémodable. 

Ils sont dix à avoir reçu l’invitation : des vacances d’été sur l’île du Nègre ! Voilà une proposition à laquelle personne ne saurait résister. Non seulement c’est gratuit, mais l’île a tant fait parler d’elle ! Chacun se demande qui est son nouveau propriétaire – une star d’Hollywood, un milliardaire américain, ou l’Amirauté britannique qui s’y livrerait à des expériences ultrasecrètes ? Aussi, sans vraiment connaître leur hôte, ils accourent volontiers : le médecin, le play-boy, la jeune prof de gym, le juge à la retraite, le général bardé de décorations, la vieille fille grincheuse, le sémillant capitaine, le majordome et sa femme, et M. Davis qui ne s’appelle pas Davis… Qu’ont-ils donc en commun ?

 


– Les temps maudits de Jack London

parce que London quoi ! Le cri contre le capitalisme …Un peu de politique pour changer un peu, en cette période :p 

les-temps-maudits-102808-264-432Situées en des temps et lieux aussi divers que l’époque du quaternaire et un avenir lointain, en Amérique, à Tahiti ou au Mexique, ces huit nouvelles portent l’écho d’une seule et même plainte. Celle de l’homme écrasé par un système économique implacable.
Hommes préhistoriques déjà victimes de ce qui sera le capitalisme, chinois guillotiné par erreur et pour l’exemple, vieux boxeur en quête d’un bifteck avant un match décisif, jeune mexicain offrant la douleur de son corps à la révolution, vengeurs fantômes exterminant les maîtres de la finance, ouvriers de San Francisco proclamant la grève générale. Autant de portraits vigoureux et traumatisants, révélateurs d’un aspect inconnu de l’oeuvre de Jack London.


– Arrive un vagabond de Robert Goolrick.

La plume de cet auteur est juste une merveille. je viens de le comparer à Franck Bouysse. D’une simple phrase, ils vous décrivent un monde ! 

97822640682620-3024487C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg. La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra la belle Sylvan Glass.

Après Féroces et Une femme simple et honnête, Robert Goolrick nous offre un roman d’une intensité surprenante tant la part de fiction semble se dissoudre en chacun de ces hommes et femmes simples, emplis de bonté mais aussi de désirs et de peurs, ce pays de terre et de rêves, et cette histoire sortie tout droit des contes de notre enfance, lorsque les songes se mêlent encore à la réalité. Arrive un vagabond a reçu le Prix Virgin Megastore 2012.

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Lou


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Lou

Place à son TOP 10

 

 

Top 10 de mes lectures  Par ordre d’arrivée dans ma vie..

1/ Le dictionnaire… tout môme déjà… totalement addict depuis toujours. Le premier livre papier à m’avoir procuré frissons, vertiges, extases, rêves et magies. Surfer sur un mot et vois défiler les autres à sa suite. Une image, une émotion et l’histoire se déroule…

Un dictionnaire unique au monde à lire comme un roman
– L’histoire détaillée de plus de 50 000 mots du français depuis leur apparition dans la langue : les évolutions de formes, de sens, et d’usages au cours des siècles
– Des articles encyclopédiques
– 50 schémas pour retrouver la généalogie des mots

2/ Le pouvoir de choisir de Annie Marquier. Sur mon chemin à 27 ans. Il a changé ma vie, a redistribué les cartes… A lire jeune, pour se construire et faire de ses rêves une réalité de chaque instant. Puissant et bouleversant.

« Le Pouvoir de choisir » est un livre à la fois pratique et stimulant dont la pensée rigoureuse, inspirée des meilleures traditions ésotériques, est forgée par une solide connaissance psychologique de l’être humain et une observation claire et lucide du comportement humain dans le quotidien.

Il présente un concept révolutionnaire sur le plan psychologique et spirituel qui commence à émerger dans la conscience individuelle et collective.  Le concept de responsabilité-attraction-création est un nouveau paradigme qui caractérise l’émergence d’une nouvelle conscience qui se produit actuellement partout dans le monde.

3/ La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristoff. Un choc de littérature brut. Sans concessions. Poésie des mots en prime. Une référence pour moi qui avait choisi à 35 ans de me consacrer à l’écriture. J’ai mis la barre haute et cherche encore à l’atteindre.

 

Deux enfants, des jumeaux, abandonnés à eux-mêmes dans un pays en guerre, notent jour après jour leur apprentissage de la vie. Bientôt l’un se retrouve en exil, l’autre reste dans son pays pacifié mais dominé par un régime totalitaire. Après les hostilités et la chute de la dictature, ils découvrent que la liberté n’est pas synonyme de vérité. Le grand cahier.

Edition spéciale collector épuisée.

Réunit :  Le grand cahier ; La preuve ; Le troisième mensonge

 

 

Le grand cahier 

Klaus et Lucas sont jumeaux. La ville est en guerre, et ils sont envoyés à la campagne, chez leur grand-mère. Une grand-mère affreuse, sale et méchante, qui leur mènera la vie dure. Pour surmonter cette atrocité, Klaus et Lucas vont entreprendre seuls une étrange éducation. Dans un style enfantin et cruel, chaque événement de leur existence sera consigné dans un « grand cahier ».

« Nous ne voulons plus rougir ni trembler, nous voulons nous habituer aux injures, aux mots qui blessent. »

 

 

La preuve 

Après Le grand cahier, nous retrouvons les deux héros jumeaux, séparés : l’un est en exil, l’autre est resté dans son pays pacifié mais dominé par un régime autoritaire.

Au-delà de la fable, on se livre ici à l’exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe. A travers le destin séparé de Lucas et de Claus, les jumeaux du Grand Cahier, Agota Kristof nous révèle que, dans l’univers totalitaire, générosité et solidarité sont parfois plus meurtrières que le crime.

 

 

Le troisième mensonge

Après les horreurs de la guerre dans Le Grand cahier et les années noires d’un régime de plomb dans La Preuve, le temps serait-il venu d’ouvrir les yeux sur la vérité?

De l’autre côté de la frontière, la guerre est finie, la dictature est tombée. Pour vivre, pour survivre, il a fallu mentir pendant toutes ces années. Klaus et Claus T. découvrent à leurs dépens que la liberté retrouvée n’est pas synonyme de vérité. Et si leur existence était en elle-même un mensonge ?

Ainsi s’achève la trilogie inaugurée avec Le Grand Cahier, et traduite aujourd’hui dans une vingtaine de pays.

 

 

4/ La part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt. Le premier livre lu de cet auteur. Bluffé par l’écriture, l’histoire, la construction. Encore un que j’aurai voulu écrire.

8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé.

Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artiste ?

Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…

Ce volume contient en postface inédite le « Journal de La Part de l’autre ».

L’auteur propose un double roman pour une double vie. D’une part, celle du jeune Hitler qui va d’errances en échecs dans les années 1910 pour prendre finalement la tête de l’Allemagne et provoquer des millions de morts vingt ans plus tard. D’autre part, celle du jeune Adolf qui aurait pu être reçu aux Beaux-Arts et n’aurait pas eu besoin de pratiquer la politique comme un art par défaut.

5/ Tous les thrillers de Keith Ablow. Coup de cœur inconditionnel dans mes débuts de lectrice de polar. Impossible d’en choisir un spécialement.

Psychopathe

«Docteur Clevenger, Le sang des autres me couvre et me souille, pourtant mon coeur n’est pas dénué de bonté. Je n’ai pas de raison de tuer, mais je ne peux pas m’empêcher de le faire. Mon désir dévorant de la vie des autres est plus grand que l’envie de nourriture, de sexe ou de savoir. Il est irrésistible.»

Que faire lorsqu’un psychopathe croit pouvoir se délivrer de ses propres démons en provoquant les confessions de ses victimes ? Que faire face à un meurtrier insaisissable, surnommé «le tueur des autoroutes», qui élimine par empathie ses proies lorsqu’elles refusent de se confier davantage ? Un homme qui sait pourtant ouvrir en elles toutes les barrières mentales, qui pleure en les égorgeant et se conduit au quotidien comme le plus charmant des compagnons… Frank Clevenger, docteur en psychiatrie régulièrement sollicité par le FBI, se retrouve confronté à un cas particulièrement effrayant de schizophrénie. L’homme qu’il traque est un nomade, un psychiatre comme lui, un double en négatif de ce qu’il pourrait être…

Suicidaire

Une enquête du docteur Frank Clevenger

John Snow, inventeur richissime ayant tout ce dont un homme peut rêver, s’est-il réellement suicidé alors qu’il allait mettre la dernière touche à un projet qui défiait jusque-là les limites de son génie ? A-t-il réellement pu se tirer une balle en plein coeur alors qu’il avait, pour la première fois, découvert la passion d’une femme ? Pouvait-il se résoudre à finir recroquevillé dans une ruelle à quelques heures de subir de son plein gré une opération rarissime susceptible de bouleverser sa vie ? Son chirurgien hurle au meurtre. La police tergiverse. L’environnement familial demeure trouble. Une chose reste sûre : l’inventeur fascinait. Il voulait vivre et à n’importe quel prix. Ce que l’avenir lui promettait, personne ne l’aurait refusé… Personne ?

L’architecte

Clevenger ne va pas bien. Son fils adoptif lui cause de gros soucis et le FBI le contacte pour une affaire touchant de près le pouvoir américain. Des membres des familles les plus influentes, liées à la société secrète des Bonesmen issus de l’élite, sont retrouvés morts avec, à chaque fois, une partie de leur anatomie soigneusement mise au jour. Le coeur, l’oeil ou la moelle épinière y sont déployés à l’aide de clous en argent. Le tout avec une très grande dextérité et sans qu’il y ait la marque des moindres services. L’envoi de la carte d’identité de la dernière victime directement adressée à la Maison-Blanche plonge Clevenger au coeur de l’urgence. Se peut-il qu’un membre de la famille présidentielle ou le président lui-même puisse être dépecé en toute impunité ?… Pour quelle raison ? Un mot, un seul, accompagne le courrier : « Pays par pays ou famille par famille, notre oeuvre est utile et sert Dieu »…

6/ L’alchimiste de Paulo Coelho. Un bon complément à Annie Marquier qui a renforcé mes bases et mes ambitions.

Le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou. Il  part pour l’Egypte, à la recherche d’un trésor apparu en songe au pied des pyramides. A l’issue d’un long et pénible voyage, lui sera révélée la vérité : ce qu’il cherchait se trouvait tout près de lui.  Dans le désert, un maître caché, va  secrètement le  guidé  tout au long de ce parcours initiatique. L’Alchimiste va l’initié. Santiago apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.  Vers sa destinée personnelle. Alors il prendra conscience de sa légende personnelle.

Le conte philosophique de P. Coelho. Merveilleux conte philosophique, souvent comparé aux classiques du genre – Le Petit Prince, Jonathan Livingstone le goéland -, ce livre, devenu un best-seller international, a valu en France le Grand Prix des lectrices de Elle à l’auteur.

Pour des millions de lecteurs dans le monde, ce livre a été une révélation : la clef d’une quête spirituelle que chacun de nous peut entreprendre, l’invitation à suivre son rêve pour y trouver sa vérité.

7/ La ligne verte de Stephen King. Lu et vu plus de 5 fois. Pour moi, l’un de ses meilleurs. Un des premiers livres qui m’a fait pleurer.

«Ca s’est passé en 1932, quand le pénitencier de l’Etat se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là. Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courant, la Rôtisseuse.»

Dans le bloc des condamnés à mort, au bout d’un long couloir que les prisonniers appellent la ligne verte, la chaise électrique attend John Caffey. Le meurtrier des petites jumelles Detterick, jadis découvert en larmes devant leurs cadavres ensanglantés.

Paul Edgecombe, le gardien-chef, l’accueille comme les autres, sans état d’âme. Pourtant, quelque chose se trame… L’air est étouffant, la tension à son comble. Un rouage va lâcher, mais pourquoi ? Les provocations sadiques d’un maton dérangé, la présence d’une souris un peu trop curieuse, l’arrivée d’un autre condamné ?

Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est avant tout une brillante réflexion sur l’exécution capitale.

8/ Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Une claque dans le paysage de la Littérature avec un grand L. Découvert grâce à un ami il y a deux ans seulement. Depuis j’ai rattrapé mon retard et j’ai tout lu de cet auteur.

Parce qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait voeu de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial, créé avec ce qu’ils appellent « l’argent de New York », leur richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui manquer.

Roman solaire, profondément humaniste, le nouveau livre de Laurent Gaudé met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta, et la révélation du bonheur.

9/ Meurtre pour rédemption de Karine Giebel. Mon chouchou dans le polar. Celui-là parce que j’aurai aimé l’avoir écrit.

Marianne, vingt ans. Les miradors comme unique perspective, les barreaux pour seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Une vie entière à écouter les grilles s’ouvrir puis se refermer. Indomptable, incapable de maîtriser la violence qui est en elle, Marianne refuse de se soumettre, de se laisser briser par l’univers carcéral sans pitié où elle affronte la haine, les coups, les humiliations. Aucun espoir de fuir cet enfer. Ou seulement dans ses rêves les plus fous. Elle qui s’évade parfois, grâce à la drogue, aux livres, au bruit des trains. Grâce à l’amitié et à la passion qui l’atteignent en plein cœur de l’enfermement. Pourtant, un jour, l’inimaginable se produit. Une porte s’ouvre. On lui propose une libération… conditionnelle.  » La liberté Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Oui. Mais le prix à payer est terrifiant. Pour elle qui n’aspire qu’à la rédemption…

10/ Petit traité de toutes vérités sur l’existence de Fred Vargas : jubilatoire ! Une pépite qui m’a inspiré « Mal Barrée », qui m’a beaucoup fait rire. Je l’ai trouvé en fouinant à la recherche de tous les livres de Vargas dont je n’étais pas rassasié.

Loin des romans policiers dont elle est la spécialiste, Fred Vargas s’essaie ici, en un court traité fort personnel, à révéler toutes les vérités de l’existence humaine… Apparences trompeuses, doute existentiel ou nécessité de l’insouciance – si de larges pans de l’histoire de la philosophie sous-tendent ces propos, ils sont pleins d’humour et d’autodérision. L’auteur, tour à tour, se met en scène, interpelle les membres de sa famille, et invite le lecteur à participer à son exposé avec allégresse.

Sur le ton de l’humour, l’auteure règle ses comptes avec autodérision. Elle offre aussi une critique de ces petits traités, livres de sagesse et autres opuscules d’art de vivre qui envahissent les librairies.

 » Comment résoudre définitivement tous les problèmes que se posent l’être humain ? Comment faire qu’il cesse d’avancer d’erreurs en fourvoiements ? Fred Vargas nous livre un petit opus d’un humour dévastateur. Où l’on comprend enfin pourquoi le bus n’arrive jamais, pourquoi le sable s’enfuit lorsqu’on le serre ou pourquoi il est bon de parler sans arrêt. Bref, ce petit traité est indispensable !  » – Le Nouvel Observateur

Bonne lecture, Lou Vernet.

 

Merci Lou de venir partager avec nous ces quelques lectures qui ont marqué ta vie à un moment donné et qui l’ont transformées d’une manière ou d’une autre. Un top qui me permet de mieux comprendre ta plume et la sensibilité qui se dégage de celle-ci !

Ah, et puis comme toi, chaque jour j’ouvre un dictionnaire au hasard et je lis la double page qui s’offre à mes yeux.

Ce matin, ce fut le Robert, d’aujourd’hui, et je suis tombée sur les mots  commençons par PRO, de prosélyte à prouver. En passant par prosterner, prostituer, protéger, protéiforme et protozoaire...

 

Je vous invite ami(e)s lecteurs zé lectrice à découvrir les livres de Lou sans tarder !

 

La toile aux alouettes

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

Allez, pour vous la chronique de La toile aux alouettes par Ge.

Mal barrée

« … On pense aussi souvent que je suis une originale, indisciplinée et contrastée, moitié chausson rose moitié chausson bleu et donc certainement pas les deux pieds dans le même sabot. Une légende d’artiste rebelle doublée d’un Donjuanisme facile et immature. Les clichés et les raccourcis ont la vie dure. Je me dois de rétablir la vérité, aussi cruelle et misérable soit-elle. Je suis bien plus binaire, tant pis pour ma réputation. Adieu Princesse. Bienvenue Mal barrée ».

 

 

 

Ne M’oublie pas

Ne M’oublie pas

C’est son rêve qui a tout déclenché.
Qui a tiré sur la ficelle du sentiment et a commencé de le déstabiliser. Son rêve et l’apparition de son père dans le miroir ont ouvert une brèche.
Les éléments par la suite n’ont fait que s’accumuler les uns derrière les autres.

24 heures dans la vie d’un photographe… Visuel

 

 

Et puis quelques autres

 

Les 10 livres qui vous ont marqué d’une façon ou d’une autre : Le Top 10 de Bertrand


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Pour les 2 ans de notre blog, je me suis faite curieuse. Oui je sais c’est chez moi une seconde nature dès qu’il s’agit de bouquins.

Alors je vous ai demandé quels étaient pour vous les 10 livres qui vous ont marqué(e) d’une façon ou d’une autre.

Vous avez accepté de jouez le jeu et j’en suis ravie

Voici donc quelques-unes de vos réponses.

Aujourd’hui c’est celle de Bertrand

Place à son TOP 10

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Les dix livres Dix livres devant moi, posés sur la table. En vrac, deux piles pas très hautes qui sentent bon le papier. Dix auteurs différents, dix formats différents, dix mondes, dix styles… Mais un point commun : les reliures sont détruites. Ces dix livres ont été lus, re-lus, re… Il y a des pages cochées, des post-it dépassent, des notes en marges, des passages soulignés au crayon ou bien à l’ongle… Je les aime.

1 / Maupassant, les nouvelles.

Courtes, précises, justes, horribles, drôles, acérées… Elles ont fasciné mon adolescence et maintenant lorsque j’ose en lire le début d’une, je range mon ordi pendant deux jours dans le placard.

Maupassant, voilà mon Maître.

Tout est là : l’histoire, les odeurs, les couleurs, la justesse psychologique, les personnages…Et en dix pages. Le bougre.

Mon coup de cœur : « Un normand » où Maupassant raconte un pochetron normand : Le père Mathieu qui fait commerce des Saints pour soigner les maladies et invente le « soulomêtre » …

Il n’y a jamais un mot de trop. Hemingway et Vailland avec un siècle d’avance.

Si vous saviez comme je suis jaloux de sa perfection mais comme je lui tire mon chapeau.

Les Contes normands réunissent 66 récits, parmi lesquels : « Boule de Suif », « La maison Tellier », « Mademoiselle Fifi », « Farce normande », « Le père Milon », « Miss Harriet », « La ficelle », « La mère Sauvage », « Le petit fût », « Le crime au père Boniface », « Toine », « La bête à maît’ Belhomme », « Le père Amable », « Boitelle ».

 

 

 

 

 

2 / Lune sanglante, Ellroy.

La Californie, la superbe description de Los Angeles (lorsque j’y suis allé après l’avoir lu, j’y étais chez moi) ; mon vrai premier tueur fou : Teddy V. ; la violence partout. Lloyd Hopkins le flic justicier, double du tueur fou, tous les deux amoureux de la même femme. Docteur Jekyll et mister Hyde. Fascinant. Avec une descente freudienne dans l’enfance des deux protagonistes. L’ai bien lu dix fois.

Un jeune homme, auteur de poèmes, est amoureux de l’artiste en herbe de son lycée, Kathy. Deux de ses camarades se font passer pour la jeune femme et le piègent. Ils le violent. Vingt ans plus tard, le poète est devenu un photographe. Il est aussi devenu un tueur obsessionnel. Il repère des jeunes femmes seules, pénètre leur intimité et les assassine en faisant passer leur mort pour un suicide. À chaque crime, il envoie un présent à Kathy, devenue libraire, qui ne se doute de rien…

Personne ne semble pouvoir stopper ce tueur compulsif, sauf Lloyd Hopkins. Surnommé par ses collègues Lloyd le dingue, Hopkins est doté d’une intelligence remarquable et d’une intuition à la limite du surnaturel. Il est obsédé par le crime, le sexe et la nuit. Marié et père de trois fillettes, il accumule les aventures avec les femmes qui croisent sa route… Il tombe un jour par hasard sur un des meurtres du poète, mais là où les autres ne voient qu’un suicide, il devine la piste d’une démence plus grave.

3 / Tendre jeudi, Steinbeck.

Pour l’amour des êtres humains qui suinte à chaque ligne, pour l’humour (la leçon de conduite, la partie d’échec…) et surtout pour la magistrale leçon de vie que donne Fauna à Suzy au chapitre XXII L’entrainement : … « on ne sait pas écouter alors que c’est si facile… ». « On n’a jamais fait de mal à quelqu’un en lui posant une question… ».

Un petit bémol sur la traduction.

Depuis la guerre, bien des choses ont changé rue de la Sardine. Ses amis s’inquiètent pour Doc, qui peine à terminer sa thèse et semble se replier sur lui-même. Quant à la tenancière du bordel, elle se demande si sa nouvelle recrue a bien le profil de l’emploi.

C’est alors qu’une idée complètement loufoque se met à germer dans le cerveau des habitants du quartier. Qui sait si, à force de ruse et de générosité, ils ne parviendront pas à atteindre leur but ? Tout peut arriver, par un tendre jeudi…

L’auteur des Raisins de la colère et d’À l’est d’Éden, prix Nobel de littérature, nous livre ici son roman le plus tendre et le plus gai, d’une délicatesse et d’une générosité savoureuses.

 

4 / Les confidences d’Arsène Lupin Leblanc, mon « petit maître » à moi.

9 nouvelles, drôles, palpitantes. Avec une tendresse pour « Le signe de l’ombre ». C’est rapide, ça « galope », ça « se lit tout seul ». On rit, on se demande, on veut résoudre l’énigme avant la fin mais impossible, on est emporté. Il y a l’univers de Maurice Leblanc : le souvenir oublié d’un passé fastueux et tourmenté. Une énigme que l’on croit presque résoudre. Arsène Lupin est léger, gouailleur, rapide comme ces parisiens nés en province. Il reste au point d’ironie, il n’a pas à forcer sa machine comme ces chevaux qui gagnent une course sans avoir une goutte de sueur. Il est élégant. Tout ce que j’aime. Français.

Mais attention, si vous me posez la même question dans trois jours, je jure mordicus que « La dame à la hache » est la nouvelle de Lupin que je préfère : la première femme psycho-killer, la première tueuse en série. Ecrit en 1922.

Enlevées, voilà l’adjectif qui correspond à ces neufs nouvelles des Confidences d’Arsène Lupin.

 Les nouvelles aventures d’Arsène Lupin et de madame Dugrival dont la chambre communique avec deux pièces secrètes. Dans l’une d’elle, se trouve un homme ligoté

«Allô, le service de la Sûreté ? M. l’inspecteur principal Ganimard est-il ici ?… Pas avant vingt minutes ? Dommage !… Enfin !… Quand il sera là, vous lui direz ceci de la part de Mme Dugrival… Oui, Mme Nicolas Dugrival… Vous lui direz qu’il vienne chez moi. Il ouvrira la porte de mon armoire à glace et, cette porte ouverte, il constatera que l’armoire cache une issue qui fait communiquer ma chambre avec deux pièces. Dans l’une d’elles, il y a un homme solidement ligoté. C’est le voleur, l’assassin de Dugrival. Vous ne me croyez pas ? Avertissez M. Ganimard. Il me croira, lui. Ah ! J’oubliais le nom de l’individu… Arsène Lupin !»

 

5 / Les grands chemins, Giono.

C’est le premier récit à la première personne aussi rapide et directe – à ma connaissance – d’un tueur sur la route, a killer on the road. Magnifié par le style Giono, sa description du monde paysan de la Provence. « il avait un cœur d’or, heureusement que sa femme était là pour f aire l’alliage, sinon il aurait fondu ».

Le Giono que j’aime avec L’iris de suze, Le moulin de pologne.

Un tueur sur les routes de Provence.

Alors, il se met à tripoter son paquet de cartes comme s’il tirait sur un accordéon. Il le frappe, il le pince, il le soufflette, il le caresse, il l’étire et le referme. Il annonce : roi de pique, sept de carreau, trois de cœur, roi de trèfle, dame de cœur, neuf de pique, deux de carreau ; et chaque fois la carte annoncée tombe. Il jette le jeu de cartes dans le bassin de la fontaine et, quand il va y tomber, le jeu de cartes se regroupe dans sa main. Il me l’étale sous le nez en éventail, en fer à cheval, en roue, en flèche. Il fait couler les cartes de sa main droite à sa main gauche, en pluie, en gouttes, en cascades. Il leur parle, il les appelle par leurs noms ; elles se dressent toutes seules hors du jeu, s’avancent, viennent, sautent. Il raconte de petites saloperies à la dame de cœur et la dame de cœur bondit jusqu’à sa bouche…

 

 

6 / Jean de Florette, Pagnol.

A le lire et le relire, c’est une tragédie grecque que cet homme qui s’acharne à faire pousser en même temps des lapins et des cougourdes. Mais ici les dieux ne sont pas dans le ciel ou bien dans l’Olympe, c’est un papet et son neveu.

J’ouvre le livre, j’entends les cigales. A la troisième page je commence à transpirer : il fait chaud. Et deux pages après je pleure sur ce pauvre bossu qui veut défier la paysannerie séculaire. Avec toute sa science d’homme de porte-plume, avec toute son énergie tête baissée, il va droit dans le mur. Il va s’y fracasser. C’est ce que raconte plus crument Jim Thompson. Tu vas tête baissée te fracasser dans ton destin.

Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C’est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s’installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin, qui veulent lui racheter son domaine à bas prix…

Jean de Florette (1962), premier volume de L’Eau des collines, marque, trente ans après Pirouettes, le retour de Pagnol au roman. C’est l’épopée de l’eau nourricière sans laquelle rien n’est possible.

Marcel Pagnol y développe l’histoire du père de Manon, évoquée sous forme de flash-back dans le film Manon des sources (1952). Les dialogues sont savoureux, et la prose aussi limpide que dans les Souvenirs d’enfance.Quant au Papet et à Ugolin, à la fois drôles et terrifiants, ils sont parmi les créations les plus complexes de Pagnol.

«Tu comprends, s’ils avaient bu l’eau de la citerne, c’est sûr qu’ils seraient morts tous les trois, et moi ça m’aurait embêté. D’avoir bouché la source, c’est pas criminel : c’est pour les oeillets. Mais si, à cause de ça, il y avait des morts, eh bien peut-être qu’après nous n’en parlerions pas, mais nous y penserions.»

7 / 325 000 francs, Vailland.

Un récit sur la condition ouvrière en 1960 en France. Avec le style sec de Vailland, l’implacable marche du destin et une allégorie d’Œdipe. Le destin de Bussard qui va avoir la main coupée et perde son Independence et sa virilité pour avoir voulu « être plus malin que les copains » c’est- à-dire le Patron et le Syndicat. Un récit haletant où le dénouement tragique arrive comme une libération.

325000 franc325 000 francs

325 000 francs, c’est la somme que doit se procurer Bernard Busard pour obtenir la gérance d’un snack-bar et ainsi pouvoir épouser la jeune fille qu’il aime, Marie-Jeanne, qui refuse de se marier tant que la situation de Bernard sera aussi modeste.

Il va s’atteler, avec un jeune paysan, à l’une des presses à injecter de l’usine d’une petite ville jurassienne pour fabriquer sans discontinuer, pendant six mois, des objets en plastique.

Esclave d’un travail inhumain, Bernard sera-t-il assez fort pour tenir jusqu’au bout la cadence obsédante et épuisante qui rythme ses nuits et ses jours ?

8 / Les contes du chat perché, Aymé.

Une des trois plus belles plumes du XXème siècle dans un univers enfantin et onirique, comme peut l’être Le petit prince. Je lis les Contes du chat perché, je pleure, je ris. Dans le monde de Delphine et Marinette les animaux parlent, vivent, meurent. Nous sommes dans une ferme du jura qui vie pratiquement en autarcie. Il y a cette dureté de Pergaud et de Renard mais avec le regard bienveillant de Marcel Aymé, beaucoup, beaucoup d’amour dans ce monde dure et sans pitié de la vie paysanne en France au 19ème siècle.

Avez-vous déjà joué à « la main chaude » ? A « la courotte malade » ? Vous trouverez cela dans Les contes du Chat perché.

contes chat perchéCes contes font le récit des aventures de Delphine et Marinette qui vivent à la ferme, entre des parents sévères et frustes, et des animaux doués de parole.

Delphine et Marinette, les sœurs espiègles, jouent sagement dans la cuisine de la ferme. Mais une bêtise est si vite arrivée. Vont-elles se faire punir, envoyer chez la méchante tante Mélina au menton qui pique ? Heureusement, les fillettes ont de bons amis parmi les animaux de la ferme : le cochon détective, le chien, fidèle et courageux, l’écureuil et le sanglier qui se mettent l’arithmétique…
 Dans l’univers de Marcel Aymé, le conte est ce mélange de merveilleux et de quotidien.

 

9 / Lumière de Soufre

Une quête, celle d’un homme (qui va mourir d’un cancer de la gorge) pour réhabiliter un tableau acheté au hasard. Ce tableau du hasard est un Van Gogh pas encore répertorié. En parallèle la progression du cancer de la gorge et la reconnaissance d’un nouveau Van Gogh. Joie, pleure, rémission. Un style sec encore. Des réflexions sur la vie d’un peintre, la solitude du malade et du créateur.

lumiere-de-soufre-75919-264-432Jacques Maussac pense avoir découvert un Van Gogh. Désormais sa vie va changer. Sa femme, sa profession, sa santé même vont passer au second plan. Il n’aura plus qu’un seul but : établir l’authenticité du tableau.

Et ce sera le drame

En réalité le dénouement que présent Jean Maussac lui importe peu. Ce qu’il veut c’est que sa vie prenne un sens. Tentative désespérée, frontière ultime, pourtant atteinte, dont le franchissement apporte au roman de Georges Arnaud une note insolite.

 

10 / Malpertuis, Ray.

Le livre que j’aurais voulu écrire. Transporté dans un monde où les choses les plus invraisemblables se déroulent normalement. On parle de Dieux, d’amour, de claustration. Dans une ville qui doit être Bruges, la Belgique, les canaux, le ciel bas, les cuisines chaudes qui sente le beurre et la venaison où des femmes affairées cuisinent des plats somptueux. Un style et des adjectifs (rudérale, gibbeuse…) du 19ème siècle qui renforce l’étrangeté du récit. Passionné par la quête de Jean-Jacques Gransire nous le suivons de découvertes en péripéties, ses amours…

C’est une ambiance, l’aboutissement d’une vie d’écriture de Jean Ray. Un Chef d’œuvre. Une idée géniale, un style maitrisé, un monde ordonné. Personne ne peut parler de littérature fantastique sans avoir lu Malpertuis.

Nan ! Je sais qu’on a droit qu’à dix mais celui-là tu l’aimes tu le remplaces par l’un des dix premiers (sauf Maupassant).

marpertuisL’oncle Cassave va mourir. Il convoque toute sa famille à son chevet dans la demeure de Malpertuis et leur dicte ses dernières volontés : que tous s’installent dans cette colossale maison de maître et que revienne, aux deux derniers survivants, sa fortune.

Aucun des proches ne se doute du drame qui les attend. Tout commence par des lumières qui s’éteignent mystérieusement. Bientôt l’horreur jaillira des murs même de la maison.

Le roman Malpertuis est un chef d’oeuvre de la littérature fantastique.

11 / Les pierres sauvages, Pouillon.

Le récit de la construction de l’abbaye cistercienne de Sénanque. Nous sommes au 12ème siècle en Provence. Le narrateur, architecte, vient pour édifier l’abbaye cistercienne de Sénanque. Le livre est le récit à la première personne – j’étais là, telle chose m’advint – d’un architecte qui arrive sur un chantier où il n’y a que des trous et qui en sort une abbaye. Pour moi, la plus belle abbaye cistercienne car elle est harmonieuse en dépit d’un terrain de construction défavorable. Pouillon nous raconte chaque étape de la construction, pierre par pierre, vivantes, nous explique ses choix d’un cloitre, des pierres dorées de l’église… Et tout ce petit monde des artisans qui sont là à construire, vivent avec leurs joies et leurs peines, expriment leurs savoirs-faires, leurs métiers.

Un livre sans femme. Pas un thriller. Pas de meurtre. Pas d’enquête. Une édification.

Et une belle leçon d’humanité et d’histoire.

Si vous avez la chance de visiter l’abbaye de Sénanque en ayant lu Les pierres sauvages, vous dire comme moi : –

Merci monsieur Pouillon.

Au final, lorsque je regarde mes choix, sur 11 histoires, il y en bien beaucoup qui sont des polars. Ça pue le 20ème siècle. Celui où je suis né.

pierre SauvageDans les murs de l’abbaye du Thoronet vibrent à jamais le génie et la foi. Un moine bâtisseur construisit, au XIIe siècle, ce chef-d’oeuvre cistercien. Son journal de bord raconte les difficultés techniques infinies, la faiblesse et le courage des hommes, et aussi les doutes qui l’assaillent. Il partage ses angoisses, ses réflexions, et s’émerveille de la rencontre scellée entre l’art et Dieu.

Une chronique de la naissance de l’abbaye du Thoronet en Provence au XIIe siècle, sous la forme du journal du maître d’oeuvre. Grâce à des recherches historiques et à son expérience d’architecte, l’auteur fait revivre un chantier médiéval avec les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux qui pouvaient se poser.

Merci beaucoup Bertrand pour ce beau partage.

J’invite mes lecteurs à aller te découvrir un peu plus à travers tes deux polars :

Déjà tout petit, Bertrand Boileau écrivait sur les murs : sa maman n’aimait pas ça. Ensuite il a écrit sur le tableau : la maîtresse n’aimait pas ça. Puis il a écrit dans des cahiers : sa femme n’aimait pas ça. Sa mère est morte, il a changé de femme, il a pris une maîtresse. Et maintenant ça va beaucoup mieux : il écrit aussi vite qu’il pense sur un petit ordinateur. Tant et si bien qu’un éditeur mise de l’argent sur lui. Comme quoi, il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.

Le Mystère du Magot

le mystère du MagotEn visite sur la tombe de Jim Morrison, Louis-Nicolas est amené à délivrer une belle inconnue coincée à l’intérieur d’un mausolée. La jeune femme dit enquêter sur la disparition de la fortune amassée par le Docteur Petiot, qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, fut accusé de meurtres contre ses patients. Homme de réseau, Louis-Nicolas, sous ses faux airs de Rastignac, se montre très vite passionné par l’enquête. Mais c’est par amour, qu’il accepte de prêter main forte à l’irrésistible Zelda dans sa mystérieuse et mouvementée chasse au trésor.

 

Le cimetière des veaux sous la mère

cimetière des veaux sous la mèreLouis Nicolas et Zelda sont confrontés à une série de morts violentes pendant leurs vacances au coeur du Lot-et-Garonne.

Des veaux assassinés à coups de serpe, Francis Cabrel, un intermittent de l’étable et une pétulante légiste, un cimetière abandonné de Dieu, un puits où l’on puise du vin, Prévert, des champs d’escargots, des druides et des Magdaléniens, des rognons au xérès, Lovecraft, Bordeaux, un loup qui hurle à la lune, Pierre Desproges, une visite à Brocéliande, Verlaine et Rimbaud, Rouffignac-de-Sigoulès et Mauvezin-sur-Gupie, des coyotes et des dealers…

Voilà ce qui attend Zelda et Louis Nicolas en vacances dans le Sud-Ouest… Et ce n’est pas tout.