La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses, deuxième audition. 2/4


La GAV : @Ingrid Desjours sous le feu des flingueuses

Episode 2

Vendredi

Suite de la Garde à vue de Madame

Ingrid Desjours

2e interrogatoire par Miss Aline


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV d’Ingrid ayant eu lieu le vendredi 30 novembre  et le samedi 01 décembre

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et demain  après-midi

Allez place à la GAV d’Ingrid Desjours


30 novembre 2018,

19h58

 

Miss Aline : Bonsoir Ingrid,

Ingrid : bonsoir Aline ! je dois vite nourrir mes chats et j’arrive !

Tic tac, tic tac, tic tac…

20h03

Ingrid : Me voilà !

Miss Aline : alors c’est parti…. avez-vous des rituels d’écriture (lieu, période de la journée, fond sonore…) ?

Ingrid : avant j’écrivais plutôt la nuit, mais depuis quelques temps j’essaie de ne plus m’extraire du rythme des autres, donc j’écris la journée. Je n’ai pas de rituel particulier si ce n’est une caresse à mes chats avant de me lancer, et de temps à autres… sinon j’écris dans mon bureau, dans le silence le plus absolu et gare à ceux qui viennent le perturber ne serait-ce qu’en respirant trop fort à côté de moi !

Miss Aline : concentration absolue alors ?

Ingrid : exactement !

Miss Aline : Comment vous vient l’idée d’une histoire : vous choisissez un thème, ou vous avez une fin ou une phrase de début…?

Ingrid : elle me tombe dessus, littéralement ! Que ce soit au détour d’une conversation, de l’entrefilet d’un journal, d’un rêve. Là, pour le nouveau, c’est le thème qui m’est venu suite à une discussion !

Miss Aline : il n’y a donc pas de « message » à faire passer ? C’est une histoire pour une histoire ?

Ingrid : je n’ai jamais dit ça, malheureuse !!!! Au contraire, il y a TOUJOURS un message, un questionnement en filigrane !

Miss Aline : en filigrane c’est à dire en fond ou de manière inconsciente ?

Ingrid : il y a toujours une double lecture, un fond. Je ne peux pas écrire juste pour distraire

Miss Aline : vous diriez que chaque auteur met quelque chose de personnel (message, questionnement) dans ses écrits ?

Ingrid : je ne sais pas pour les autres, mais pour moi c’est le cas, en effet

Miss Aline : Comment est né le personnage de Gabriel ? (j’ai adoré ce personnage)

Ingrid : en regardant la scène du tango dans Parfum de femmes, avec Al Pacino ! 🙂 Je l’ai trouvé d’une sensualité folle… et j’ai eu envie de créer une intrigue autour d’un tel personnage !

 

Miss Aline : J’irai voir le lien… 

Dans la prunelle de ses yeux, Gabriel est aveugle. Pour moi il l’est au sens propre comme au figuré. C’est un personnage fort et complexe. En dehors de la sensualité folle… c’est ainsi que vous le vouliez : complexe ?

Ingrid : oui, avec ses contradictions, il est en clair obscur mais il n’est pas aveugle pour moi, intérieurement… il a déjà trouvé une forme de lumière intérieure, contrairement à ce qu’il imagine. Pour moi, c’est Maya qui est dans le brouillard et le vrai guide, c’est Gabriel
(j’adore aussi Gabriel)

Miss Aline : on rejoint donc ce qui est dit plus haut c’est à dire : autant de lecteur donne autant de lecture/d’interprétation .
Du coup quel était votre message dans « la prunelle de ses yeux » ?
(je relirai Gabriel avec grand plaisir)

Ingrid : oh oui ! et ça c’est précieux ! chacun son histoire en fonction de son histoire propre… c’est la magie de l’écriture, les personnages n’appartiennent pas à l’auteur, ils appartiennent à chaque lecteur

Miss Aline : je suis totalement d’accord avec ça.

Ingrid : il y en avait plusieurs, je pense… j’avais envie de me questionner sur le phénomène du bizutage et du bouc-émissaire… de parler aussi de la fragilité des femmes induite par la société (Maya se déteste tellement…) du poids de la culpabilité, de l’alcoolisme féminin, de la difficulté des générations à communiquer entre elles, de la paternité dans ce qu’elle a d’animal, primal, et de complexe

Geneviève : 😮

Miss Aline : ce qui m’a le plus marqué c’est la paternité. Pour le reste : bizutage… c’est plus explicite dans le roman.

Ingrid : oui 🙂
J’espère qu’il vous a ému autant que je l’ai été en l’écrivant ❤

Miss Aline : oh oui… surtout que bien que tout soit là, on ne s’attend malgré tout pas à cette révélation. Dés que je comprends où l’on va, je pleure.
J’ai pleuré en écrivant la « fameuse » scène… c’était horrible à décrire

Ingrid : je n’en doute pas.

Miss Aline : bien que cette scène soit déjà très difficile, quel genre de crime/scène ne pourriez vous jamais écrire ?

Ingrid : une scène où l’on fait du mal à un animal et de la cruauté gratuite, complaisante
Choquer pour choquer ne m’intéresse pas, je n’aime pas la surenchère

Miss Aline : vos personnages, vous les contrôlez totalement ou parfois ils vivent leur propre vie ?

Ingrid : Excellente question ! Je contrôle que dalle ! 😀 C’est fou, ils ont leur vie propre, leur caractère et ils me surprennent lors de l’écriture 🙂
Mais je leur inflige ce que je veux par contre 😉

Miss Aline : vous les portez en vous tout le temps de la création ou ils restent dans le bureau ?

Ingrid : Ils sont constamment avec moi ! Je pense à eux, je les fais évoluer au fil de mes rencontres, discussions, émotions, idées… c’est de l’organique, en constante évolution. De toute façon je les considère plus comme des personnes que comme des personnages

Miss Aline : une fois le livre terminé, publié… ils sont toujours là ? Ingrid  s’est échappée. Où elle dialogue avec son avocat ?

Ingrid : Oui, ils sont toujours là

Miss Aline : Les chats.. Geneviève !

Ingrid : je vis avec Gabriel, Maya, Lars, Haiko, Victor, Barbara, Marc… (ça fait beaucoup de monde dans ma tête)
Et là je vis avec quelqu’un dans ma tête en ce moment

Geneviève  : Ah oui le chat avocat…Ne pas l’oublier

Ingrid : (oui une urgence chat) (désolée) (en plus messenger ne sonne pas toujours)

Miss Aline : ooohhhh …on peut en savoir un peu plus sur ce quelqu’un ?

Ingrid : c’est un personnage qui va vous faire réfléchir, ressentir… qui va vous emmener loin. Je vis avec lui depuis environ 3 semaines, et dès que je m’en éloigne pour faire d’autres choses, il me manque… je suis complètement avec lui, dans son monde, son histoire…

Miss Aline : la rédaction a déjà commencée ?

Ingrid : ouiiiiiiiii !!!!!!!!!! je kiiiiiiiffffffe ! j’imagine
Ce roman m’excite plus que tout ce que j’ai écrit jusque là !

Miss Aline : aaahhh… ça sera LE roman alors ?

Ingrid : (c’est toujours un peu le cas en fait :p) … mais oui celui-ci est particulier pour plein de raisons

Miss Aline : on peut avoir un petit indice sur le « thème » ?

Ingrid : non, pas sur le thème mais je peux vous dire que…
Ce ne sera pas un thriller !

Miss Aline : pourquoi ce changement de genre ? le personnage s’est-il imposé à vous ?

Ingrid : parce que je me sens à l’étroit dans le thriller, j’ai besoin d’explorer plus, de déployer des choses que je n’ai pas le temps d’investir quand j’écris un thriller…
Le personnage est une évidence pour moi 🙂
Mais j’avais un peu amorcé le virage avec La prunelle de ses yeux

Miss Aline : quand va-t-on voir la sortie de ce roman ?

Ingrid : l’année prochaine, j’espère !

Miss Aline : qu’est ce qui vous bride dans le thriller ?

Ingrid : Les codes du genre, je dirais… mais aussi le genre lui-même, j’ai envie de raconter d’autres types d’histoires, de faire de la littérature générale, de ne pas toujours écrire les mêmes choses !
Je veux prendre mon temps aussi, celui de poser les choses, de déployer mon écriture. J’aime pouvoir évoluer, changer, tester de nouvelles choses et il est temps pour moi de m’essayer à d’autres écritures

Miss Aline : on vous souhaite de trouver ce que vous cherchez dans ce nouveau style d’écriture.

Ingrid : c’est gentil, Aline 🙂 merci beaucoup ! en tout cas c’est bien parti : je prends un plaisir dingue et c’est essentiel !

Miss Aline : oui c’est l’essentiel, le plaisir

Ingrid : 👍

Ingrid : Aline a une urgence chat aussi ? 😉

Geneviève  : Peut-être Ingrid, une urgence c’est certain mais pas de chat !

Miss Aline : je n’ai pas de chat Ingrid, j’en ai peur ! J’avais mon poisson à sortir…

Ingrid : ahaha 😀

Geneviève : Je l’avais dit, pas de chat


Ingrid : Mes chats ne sont pas effrayants 🙂

Miss Aline : Je vais vous libérer pour ce soir avant que nous partions dans un délire qui pourrait se retrouver (allez savoir pourquoi comment) dans un livre !!! lol

Ingrid : hummm vous avez raison !
Merci pour cet entretien, Aline 🙂
J’espère avoir répondu à vos interrogations !

Miss Aline : Merci à vous pour le temps que vous m’avez accordé.

Ingrid : c’était chouette ❤
Bonne soirée et à demain les flingueuses 😗

Miss Aline : Pour rappel demain vous avez rdv avec Sofia à 14h30 et Danièle à 17 h00.
Geneviève viendra vous libérer ensuite.
Bonne soirée à vous également.

Geneviève : Mais dis moi Ingrid, j’ai  une question sur les règles  et les codes du polar. Qu’elle sont-elles ? J’ai jamais compris

Ingrid : ce sera une journée bien remplie !
Ouh c’est une vaste question…
En gros, pour faire court, les codes c’est tout ce qu’on s’attend à trouver (espère) en lisant un polar…

Geneviève  : Bon ben je vois pas plus moi je lis une histoire. Policière  ou pas si elle m’embarque c’est l’essentiel

Ingrid : et tu as bien raison 🙂

Geneviève : 40 ans que je cherche ces  putains de code. C’est plus à une journée près !
Allez je te libère pour cette audition Ingrid. Mais tu restes en GAV  pour encore une journée

Ingrid : OK 🙂 je te souhaite une bonne soirée, ainsi qu’à tes comparses.
Normal, je retourne dans ma geôle avec ma couverture pleine de puces

Geneviève : Merci pour les flingueusess.

Miss Aline : alors nous ne donnons des couvertures pleines de puces….on ne donne pas de couverture tout court !!

Geneviève  : Que l’on apporte un repas à  notre prévenue et une couette propre

Ingrid : à la bonne heure ! (sinon mes chats attaquaient)

Geneviève  : Moi j’adore les chats les chiens et toutes la ménagerie alors même  pas peur
Et une chose à  savoir tout ce qui ai dit ici est retranscrit.
Na !!!

Ingrid : j’assume tout ! et je ne peux pas vivre sans animaux

Geneviève  : Pareil

Ingrid : ❤

Geneviève : C’est pour cela que tes chats peuvent faire partie de cette garde à vue

Ingrid : Alors on se comprend

Ge²  : 😍

Geneviève  : C’est bien possible.

21h27 : 

 Allez fin de la deuxième audition de madame Ingrid Desjours.

 

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Une flingueuse à Mon’s Livre


Une flingueuse à Mon’s Livre

Mons Livre c’est les 24 et 25 novembre prochain

Aline y sera notre envoyée spéciale

 

 

Qu’est-ce que Mon’s Livre ?

Mon’s livre c’est d’abord une association sans but lucratif crée en 2014. Cette association encourage la lecture, la littérature et la culture au sens large.

L’association a plusieurs cordes à son arc : publication d’ouvrages de vulgarisation sur le patrimoine, organisation d’événements gratuits : expositions, conférence, salon littéraire…

Un événement majeur pour cette association : le salon du livre Mon’s Livre.  En 2017, c’était 8 000 visiteurs, 400 auteurs, 250 exposants. En 2018…

Pourquoi aller à Mon’s livre ?

J’avais déjà noté dans mon agenda la date de cet événement quand je tombe sur une demande de partenariat avec Mon’s Livre. Après avoir proposé ma candidature j’ai été contacté par Flora Dequenne, Chargée de projet, qui m’a gentiment expliqué ce partenariat.

C’est plutôt simple : profiter du salon un maximum. De découvrir le salon, de réaliser des interviews, de profiter d’exclusivités…

En plus des rencontres d’auteurs et dédicaces, il  y a plusieurs conférences (4 salles au total) sur ces deux jours :

Dimanche 25 novembre : 11h45, en salle Saint-Georges, J. Lieffrig qui nous parlera du « livre audio comme plaisir du texte ». À 16h15, salle du Dragon, avec P.Fontaine : « un roman-témoignage : entre fiction et réalité ». Sur toute la journée, on peut assister à une petite trentaine de conférences.

Qui vais-je aller voir ?

Sur une journée impossible de voir tout le monde ! Une première sélection s’impose :

  • Katia Campagne :

4ème de couverture :

En 1957, deux scientifiques découvrirent en Nouvelle Guinée, une étrange maladie neurologique qui avait décimé toute une population aborigène. Cette maladie était induite par un rituel nécrophage au cour duquel la tribu consommait les organes de leurs défunts pour s’approprier leurs forces. Des analyses et expérimentations permirent de la répertorier dans les maladies spongiformes incurables. Sans aucun traitement.
Le gouvernement australien interdit les pratiques cannibales et la maladie disparut.
Mais ce qu’ils n’avaient pas découvert… C’était la durée d’incubation du virus

  • Thierry Chassard :

4ème de couverture :

Une nuit d’été, sur une route déserte, un accident… Anastasia, égérie d’une grande maison de mode vient d’en être victime. Sa voiture a été percutée par une autre qui a pris la fuite. Sa vie de rêve va basculer pour se transformer en un cauchemar indescriptible… Un flash-back va faire la lumière sur la réalité cachée de cette tragédie. Son passé va-t-il la rattraper ? A quoi la soif insatiable de l’argent peut-elle pousser ? Cette incroyable histoire vous tiendra en haleine dès les premières pages.

  • Lawren Schneider :

 

4ème de couverture :

TAMBOV,1943
Louis n’arrivait pas à trouver le sommeil. Peut-être devenait-il fou. « Je crois que j’ai des visions, un peu comme Bernadette, à Lourdes. C’est comme si j’étais rentré dans le corps de ce type. » Il a cogné une femme. De toutes ses forces.
GAMBSTETT,1986
« Je m’appelle Christophe et j’aimerais vous confier mon secret : je suis capable de voir des choses que vous ne voyez pas… Tout a démarré il y a quelques mois. Ma mère m’a serré dans ses bras. Un câlin de maman. J’ai posé ma main sur sa nuque et… C’est comme si j’avais plongé dans son corps, comme si j’avais vu à travers ses yeux ».
Prisonnier dans le camp de Tambov, Louis Waechter est en proie à des visions terriblement réalistes. Quarante-trois ans plus tard, Christophe, son petit-fils, confie à ses amis qu’il a le même don. Ce jour-là il a ouvert une porte qui ne se refermera plus.

  • Cédric Castagné :

 

 

 

4ème de couverture :  

Alex a tout pour être heureux : une femme magnifique, une fille adorable, un travail passionnant. Son couple a bien traversé quelques périodes difficiles ces dernières années, mais avec sa femme, ils se sont accrochés à l’espoir de vivre des jours meilleurs… Alex regrette néanmoins d’être parfois trop distant. Engagé dans un appel d’offres crucial pour l’avenir de sa société, le jeune entrepreneur ne ménage pas ses efforts pour tenter de remporter les cinq millions d’euros mis en jeux. Mais alors que le dénouement approche, un maître chanteur va anéantir tous ses espoirs et faire planer au-dessus de sa tête une lourde menace… Un matin, Sacha croise la route de Sandra, une jeune femme à la beauté saisissante. Une jeune femme mystérieuse qui dissimule une indicible tristesse sous un sourire de façade. Une jeune femme que Sacha désire revoir à tout prix au risque de dévoiler son vrai visage : celui d’un père rongé par le remords, celui d’un homme en quête de renouveau. Le visage d’Alex, tout simplement. Alex… Sacha… Deux personnalités si différentes. Deux vies que tout oppose. Deux histoires pourtant liées par le destin.

  • Eric Oliva :

4ème de couverture :

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir,
connaître la vérité.

  • Salvatore Minni :

 

4ème  couverture :

Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras…
Clara, disparue depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes ; Monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, tandis que Charles se cloître de son plein gré.
Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

Entre auteurs, Maisons d’Editions, conférences la journée va être riche en échanges, en découvertes.

Je viendrais vous  reparler après cette aventure…

Miss Aline

Le site du Salon ICI,  pour en savoir plus

La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, dernière audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 4

Mardi 16 octobre 17h30

Suite et fin de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

4e et dernière audition par Miss Aline.


La GAV, Garde à vue d’un auteur par le Collectif Polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours,

le premier PV a été publié le 25

Le deuxième procès-verbal le 27

L’avant dernière le 29 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy


Vincent : Ready 😉

Ge : Notre flingueuse va arriver

Vincent : ok

Ge : Vincent comment ce passe cette GAV pour vous ?

Vincent : Très bien, cela se passe de façon très naturelle 😉

Ge : C’est à dire ?

Vincent : Pas de heurts dans les questions réponses 😉

Aline : Bonsoir à toutes et bonsoir Vincent.

Vincent : mais peut être avez vous été trop gentilles avec le prévenu 😉
Bonsoir Aline !

Ge : Peut-être ?

Vincent : glups ! Heu …. (gouttes de sueurs)….
… je voulais dire vous avez été TRES gentilles 😛

Aline : Si on ne vous avez pas « demandé » une suite au tricycle, auriez donné d’autres aventures à Wallace ?

Vincent : Je ne sais pas. Peut-être plus tard, je pouvais très bien clore cette histoire sur la fin du Tricycle.

Aline : mais vous ne pouvez pas clore avec le Brasier, on sent qu’il y a encore des choses à révéler, sur Noah ?

Vincent : Après, le personnage était prêt pour une suite ! Je ne sais pas si j’en aurai d’autres qui pourront se prêter à une série.
Non le brasier ne sera pas le dernier épisode. Mais il ne sortira pas l’année prochaine.
J’ai eu besoin de faire un break et partir sur une autre intrigue, d’autres personnages.

Aline : prenez le temps … auriez-vous pu être ami avec Wallace ?

Vincent : Haha, difficilement je crois. Déjà car il en a peu et que j’aurais dû fréquenter un milieu que je ne connais pas.
Le monde des profiteurs aux USA… profileurs pardon
Après nous avons des caractères très différents.

Aline : on n’écrit pas sans une part de soi dans son œuvre et/ou dans ses personnages. Wallace contient-il une part de vous ? Quelle est cette part ? Wallace a-t-il quelque chose que vous aimeriez avoir (un très de caractère par exemple) ?

Vincent : Il y a toujours une part. Il y a une sorte de bienveillance chez Noah que je pense partager avec lui. De la sensibilité également. Si je devais lui emprunter quelque chose, je dirais « ses dons extra lucides »

Aline : pourquoi avoir choisi un homme en personnage central/héros ? Pourquoi pas une femme ?

Vincent : aucune idée, et puis au premier Draft Sophie avait autant d’importance que lui. Je ne choisis pas vraiment mes personnages, ils s’imposent à moi.
Clémence en est le parfait exemple. Bernard Tremblay aussi, ou Abraham Eisik dans le Brasier
Ils sont juste « là », conçus au détour d’un chapitre 🙂

Aline : plusieurs fois (comme bien d’autres auteurs) vous dites que les personnages se sont imposés à vous. Vous pouvez développer ? Qu’est ce que cela veut dire ? Comment un personnage fictif peut prendre son destin en main, c’est vous l’auteur/le créateur ?

Vincent : C’est … étrange.  Cela part d’une étincelle, un contour, une silhouette et après ils prennent forment, ont leur propre voix, et sont animés par leur propres désirs.
Si on fait un plan en avance on peut très bien écrire : Steve tue Bernard sur le coin d’un post it et en faire une scène.

Aline : et ?

Vincent : Mais une fois que l’on connait Steve on se dit : Non, Steve ne peut pas faire ça, ce n’est pas lui.
Dans certaines séries vous avez des fois l’impression qu’un personnage agit de manière irrationnelle. Claque une porte, s’engueule avec un collègue sous un prétexte bidon. C’est quand le scénario a pris le pas sur le personnage,
et c’est ce qu’on appelle être « out of character ».
J’essaie d’appliquer une consigne de SK, (Stephen King, pas Strauss Khan)

Aline : qui est ?

Vincent : qui dit que si l’on est honnête avec ses personnages on ne peut pas se tromper.

Aline : les laisser vivre leur vie ?

Vincent : Les laisser réagir et agir en fonction de leur personnalité. Et à chaque fois que j’ai fait un plan, j’étais confronté à ce problème.
J’ai préféré écouter mes personnages plutôt que mon plan, c’est pour cela que je n’en fais plus.

Aline : je suis d’accord sur le fait qu’un plan enferme les personnages dans leurs actions ou leur personnalité, mais nous sommes bien d’accord que Steve n’existe pas, que c’est vous qui le créait donc d’une certaine manière il n’est pas libre de faire ce qu’il veut . Vous lui avez prêté des traits de caractères, des limites, des peurs etc ?

Vincent : On est le créateur oui, mais à un moment on est le spectateur de l’aquarium dans lequel ils évoluent.
Il y a une phase (la genèse) où l’on est en contrôle, mais une fois qu’on endosse leur costume on les comprend. C’est le même travail qu’un acteur dans le fond.
Surtout lorsqu’on écrit en première personne ou comme je le fais dans mes deux premiers en troisième personne interne. C’est assez fascinant d’ailleurs, d’être créateur/spectateur.

Aline : ça semble évident pour celui ou celle qui écrit mais pour le lecteur cela reste abstrait. Il est difficile de penser que les personnages fictifs échappent à leur concepteur.

Vincent : Je sais, mais tous les auteurs ne fonctionnent pas de la même façon. Peut-être souffrons-nous le temps d’une session d’écriture, d’un trouble dissociatif de l’identité ? 😛

Aline : allez savoir … !
Revenons au Brasier, vous commencez avec trois suicides…waouh, ça commence fort ! Pourquoi ? Pour tout de suite accrocher le lecteur ?

Vincent : Oui.
C’est ce qu’on appelle un hook.

Aline : c’est vrai que l’on voit ça souvent : un début qui explose .

Vincent : C’est un choix narratif.

Aline : je n’en doute pas .
Un amour particulier pour Wagner… est-ce le vôtre ?

Vincent : J’aime bien la musique classique (et beaucoup d’autres styles). Wagner, c’est pour l’énergie, la force. Je trouvais que cela convenait bien à la famille Engelberg.

Aline : complètement oui.
On connait le méchant, on se dit qu’il va forcément être arrêté d’une manière ou d’une d’autre. Le brasier est avant tout l’histoire de Noah. L’intrigue est entre-coupée de  récits sur son enfance.

Vincent : Oui, mais je ne voulais pas que cela soit « évident ». D’ailleurs si on dit son enfance, on spoil ! On pense qu’il s’agit de l’enfance de Karl (ce qui est aussi le cas). Mais je pense que ce sera toujours le cas.
Une partie de la vie de Noah sera dévoilée.

Aline : quel message, idée avez vous voulu faire passer avec ce personnage de Wallace ?

Vincent : Le déterminisme et la résilience.

Aline : vous pouvez développer ?

Vincent : Sommes-nous conditionnés par notre enfance et les traumatismes que nous vivons.Noah tente de se reconstruire mais son passé le rattrape. En cela, il peine à s’affranchir de son enfance.

Aline : la question miroir : pouvons nous nous déconditionner ou reconditionner ?

Vincent : je n’ai pas la réponse. C’est ce qui se passe dans le Tricycle et dans le Brasier. Mais cela passe toujours pas le biais d’épreuves traumatisantes.
Tortures et drogues dans le tricycle, virus dans le Brasier

Aline : c’est dans l’épreuve que l’on se révèle et que l’on avance ou pas !

Vincent : Disons que mes recherches tendent vers le oui quand même. Le conflit est toujours révélateur de caractère.

Aline : certes. Vous pensez donc que l’on peut changer sa personnalité ?

Vincent : Oui, cela existe d’ailleurs. C’est une pathologie.

Aline : vous parlez de dédoublement de la personnalité ?

Vincent : Le trouble dissociatif de l’identité (son nouveau nom). Il y a des cas célèbres.
Mais si la question est : peut-on changer ? Je pense que oui, mais c’est un chemin difficile.

Aline : voilà , je parlais de la personne lambda qui veut changer, s’améliorer, ne plus être ce qu’elle est aux yeux des autres.

Vincent : Nous sommes modelés. Par la famille, l’éducation , et même le langage.

Aline : je suis entièrement d’accord

Vincent : Pour changer il faut s’extraire du moule, tenter de nouvelles expériences (déménager, changer de métier, de cercles d’amis)
mais je ne suis pas sûr qu’on puisse radicalement changer. Peut-être certains traits. Ou certains événement traumatisants.
Manquer de mourir et devenir croyant alors qu’on était athée par exemple.
Ou comme le pécheur australien attaqué par un requin blanc, passer une partie de sa vie à les traquer et puis finir par les protéger.

Aline : la nature profonde d’un être est son identité, son ADN. Il a un très gros travail à faire pour le changer, si cela est profondément et fondamentalement possible.
le Brasier me pousse à m’interroger sur le conditionnement humain à tous niveaux. On peut se demander : a-ton vraiment notre libre arbitre en tant qu’individu, en tant que membre d’une société ?

Vincent : C’est pour cela qu’il brisait la volonté pour le faire (chez MK UItra, qui je le rappelle a existé)
Nous sommes orientés politiquement par exemple. Les médias servent de compas moraux… avant c’était l’église.

Aline : Noah peut-il être heureux ? Va-t-il l’être ?

Vincent : Aucune idée, je n’ai pas encore prévu de fin pour lui 😉
Je verrai le moment venu. Disons qu’il pourrait l’être.

Aline : Et Noah aussi verra ce qu’il a envie de faire le moment venu 🙂

Vincent : A condition de ne plus être hanté. C’est un personnage instinctif, il se laissera guidé 😉

Aline : il va choisir ce qu’il y a de mieux pour lui ! 😉

Vincent : Je pense reprendre tous les personnages du Brasier, pour la suite.

 

Aline : on aura donc une trilogie !

Vincent : Il y aura une suite au Brasier oui. Qu’est devenu Karl ? Que va faire Clémence avec Dimitri, etc…
Et je me suis amusé avec Eisik. Je pensais même faire un spin off sur lui.

Ge : 😮

Aline : Spin off… on prend. Faites vous plaisir, on aura plaisir à vous lire !

Vincent : Il est horrible, mais les chapitres de son point de vue étaient jubilatoires à l’écriture.

Aline : je n’en doute pas. Parce que c’est quelque chose que tout le monde porte en lui : une part sombre… qui s’exprime en réel ou pas .?

Vincent : Oh je pense que c’était son exubérance et son cynisme qui me fascinaient.

Aline : Va pour son exubérance et son cynisme…

Vincent : Un vieux briscard avec des principes, un peu déphasé avec le monde qu’il ne comprend plus, mais encore diablement efficace bien que sa date de péremption sur le terrain soit dépassée.

Aline : c’est dans les vieilles marmites que l’on cuisine le mieux !

Vincent : Oui, haha.

Aline : Je vais vous libérer Vincent. Sachant que Geneviève, doit prendre le relais pour la conclusion. Je tiens à vous remercier pour cet échange fort instructif et passionnant. J’ai passé un excellent moment. merci aussi de votre disponibilité et d’avoir enchaîné les GAV. Geneviève  ?

Vincent : Merci Aline, plaisir partagé.

Aline : 👍

Ge : Oui je vous suis de près.
Je crois que comme vous n’avez pas eu d’avocat je vais vous laisser le dernier mot

Vincent : Pour avoir commis deux romans le tricycle rouge  et le Brasier, je plaide coupable.

Ge : Auriez vous autre chose à rajouter ?

Vincent : j’avoue, c’est moi le responsable. Mais que voulez vous, je n’y peut rien, j’aime ça écrire des thrillers.
A part cela, non. Peut-être une question : A quand la parution du procès verbal ?

Ge : Ah ça c’est la bonne question. Moi même je ne le sais pas.

Vincent : On verra bien le moment venu !

Ge : Mais vous le premier prévenu 😉

Vincent : Oh, merci 🙂

Ge : Comme Aline je vais vous remercier pour tout ce temps consacré. Et c’est jolis échanges.

Vincent : Merci, comme je l’ai écrit, le plaisir est partagé !
Sur ce, à moins qu’il n’y ait une question de dernière minute. Je vais devoir quitter l’écran et… manger 🙂

Ge : Alors sur ces dernières paroles je déclare la fin de la 4e audition de monsieur Vincent Hauuy .

Vincent : Je vous souhaite à toutes une belle soirée !

Aline : 👍

Ge : Allez tout le monde passe à table !

Vincent : Bon appétit !

Aline : A quelle table ? qui est l’hôte ?

Ge : La Garde à Vue étant terminée que l’on relâche notre suspect ! Monsieur Hauuy est à nouveau libre.

Voici le dernier PV d’audition de ces 2 jours de GAV.

Templemars où deux flingueuses en action.


Templemars où deux flingueuses en action.

 

Des retrouvailles entre filles sur un salon du Polar, c’est une journée de bonne humeur, de partage, de rire, de discussions, de premières, de petites larmichettes aussi.

 Allez, on débriefe et on vous raconte un peu.

Templemars  c’est avant tout 35 auteurs : Franck Thilliez,  Olivier Norek, Stéphane Bourgoin, Jacques Saussey, Ian Manook, Hervé Commère, Dominique Sylvain, Sonja Delzongle, Pierre Pouchairet, Jérôme Leroy, Guillaume Audru, Patrick-S. Vast, Jean-Pierre Bocquet, Emmanuel Sys, Luc Watteau, Philippe Waret, Eric Dupuis, Denis Albot, Gérard Sevin, Jean-Christophe Macquet, Olivier Kourilsky, Lakdhar Belaid, Marc Falvo, Marc Massé, Salvatore  Minni Mako, Christos Markogiannakis, Xavier Boissel, Marcq Morin,  Cicéron Angledroit, Marc Massé, Salvatore Minni.
– Pôle polar jeunesse : Josette Wouters, Antoine Blocier, Hervé Hernu, Antoine Candeille , Mickael Moslonka.

En ce 29 septembre 2018 Templemars vit la 11ème édition de son salon du Polar.

 Côté flingueuses :

 – Clémence: Première édition pour moi de ce salon nordiste et quelle belle découverte. Tu te rends compte 35 auteurs et un nouvel espace polar jeunesse.
 – Miss Aline: C’est mon deuxième Templemars. Il fait toujours aussi chaud dans cette salle.

Qu’est-ce que deux flingueuses peuvent bien faire (à part craquer sur des livres !) dans un salon ?

 – Clémence: « Partant du constat que les auteurs moins connus étaient moins abordés sur les salons, les organisateurs ont décidés de créer des moments privilégiés pour de petits groupes de lecteurs. En effet « un café avec… » avait pour but de faire se rencontrer des auteurs et des lecteurs afin d’échanger autour de leurs œuvres. »
Il y en a eu 6 sur la journée et j’ai eu l’extrême privilège de pouvoir en animer deux. Le premier le matin avec Christos Markogiannakis et le second l’après midi avec Cicéron Angledroit.
Le stress de la débutante passé, j’ai pris énormément de plaisir à présenter ces auteurs et leurs livres. Les lecteurs ont pu poser les questions qui les titillaient. Les 20 minutes initialement prévues sont passées à une vitesse folle. Les lecteurs étaient invités à continuer leurs discussions et leurs découvertes de l’auteur sur le salon.
Ce fut pour moi une grande première et un réel moment d’échanges que j’ai évidement apprécié. J’ai pu parler du ressenti par rapport aux lectures concernées et partager avec les lecteurs.

Pendant ce temps Miss Aline arrive tranquillement après le déjeuner et retrouve Sophie, une amie commune de nos deux flingueuses. Comme elles ne trouvent pas Clémence (surement au «café avec… »), elles se mettent à papoter tout en bloquant un peu la file de Monsieur Thilliez ! Oups !

Retrouvailles du trio et blablabla et blablabla… prenons un verre ! Oui mais non.

On entraîne notre Clémence en salle en s’excusant auprès des personnes qui l’accompagnent. En passant on signale à notre auteur complice que nous allons là-bas dans le coin, derrière la plante verte, près de la place de Monsieur Norek.

 – Clémence: Vous me faites peur !
 – Miss Aline: Comme Sophie ne reste pas pour le diner, on va te donner quelque chose pendant qu’on est là toutes les quatre… (oui j’ai bien dis « toutes » ! Fou rire, excuses…)

Clémence reçoit son cadeau d’anniversaire. On est très en avance mais c’était l’occasion d’être « toutes » les quatre ;).  Bien sûr : « il fallait pas »  et blablabla.

Reprenons le cours normal de ce salon c’est-à-dire déambuler et craquer !

On apprend que la suite de Hunter arrive en mars 2019, que Denis Albot n’a pas oublié son interview de l’an passé par Miss Aline qui n’avait pas de stylo, que Sonja…

C’est un salon très convivial voir familial. On y retrouve nos auteurs chouchous, nos auteurs nordistes et on prend toujours autant de plaisir à en rencontrer de nouveaux.

Pas flingueuses pour rien, nos deux Miss n’en oublient pas pour autant leur cher blog Collectif Polar et leur Geneviève. On ne va donc pas vous dire absolument tout sur ce salon car quelques petites surprises devraient voir le jour et se voir publiées sur le blog !

On vous laisse surveiller ça de loin ou de près, comme vous voulez et nous on part dîner :

Pour vous

Pêle mêle des rencontres du jour !

Miss Aline Et Sonja Delzongle

Clémence avec Sonja

Aline et Pierre Pouchairet

Clem et Marc-Olivier Rinchart.

Clem et Franck Thilliez

 

Miss Aline et Denis Albot

Clem et Salvatore Minni

Clem et Eric Dupuis

Clem et Ian Manook

Clémence et Jacques Saussey

 

Clémence : Templemars c’est fini 😢 De supers moments, de l’émotion, des rencontres et surtout de l’amitié et du bonheur .
Parce qu’ils se reconnaîtront je remercie mes amis du fond du coeur ❤️
Aline : Templemars : convivialité, bonne humeur, rire, partage, émotions, tentations. Un excellent moment entre amies, amis, flingueuses, auteures et auteurs.
Venez fêter l’automne à Templemars l’an prochain.

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 3


La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 3

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 3

Les interviews croisées 2e partie

Nous reprenons aujourd’hui la suite  de nos interviews croisées avec Barbara Abel, Corinne Martel. Jacques Saussey et Niko Tackian. 

Aline et Danièle ont passé à la question nos 4 auteurs.

Et ils se sont prêtés de bonnes grâces à ce jeu.

Pour connaitre la genèse de ce projet c’est Ici

Et pour avoir les premières questions/réponses c’est là.

Allez, place au second opus


 

Les Flingueuses : Pensez-vous que la violence fasse tourner le monde ?

 

Corinne : Elle n’est qu’un moyen déclencheur et non l’élément premier. Même la violence gratuite n’est pas si gratuite, elle exprime quelque chose.

Barbara : J’imagine que oui, d’une certaine manière. La violence, physique ou psychologique, est le résultat d’un rapport de force, donc à partir du moment où le pouvoir fait tourner le monde, la violence aussi, forcément.

Niko : La violence c’est toujours une solution de repli, quelque chose qui s’exerce car on est incapable de résoudre un conflit intérieur, car on a atteint ses propres limites, car on « lâche » la bride à nos pulsions animales. La violence nous rend toujours plus petit que l’on est.

Jacques : Les civilisations successives se sont bâties autour d’une escalade sans fin d’amours empoisonnés, de trahisons, de vols, de viols et d’assassinats. La mort de l’ennemi, de l’adversaire ou de l’être aimé, ou leur simple asservissement, nourrissent l’appétit insatiable d’un rapport de forces permanent entre les hommes. La violence est à la fois le carburant et le véhicule de l’humanité.

.

Miss Aline et Niko Tackian

Danièle et Aline : Dans un polar la violence c’est un vecteur pour un message, une fin en soi, une figure de style incontournable ?

Corinne : Elle n’est pas pensée comme un scénario elle arrive parce que c’est l’évidence, mais pas pour une énigme mais pour une souffrance. Je ne commence pas un roman en me disant tiens lui je vais lui défoncer le crâne, c’est par la douleur intérieure des personnages, qu’ils partent en guerre ou pas, après il faut se donner la liberté de les laisser mener le combat.

Barbara : La violence dans un roman ne peut être qu’un vecteur pour faire avancer l’histoire. La violence gratuite n’a pas beaucoup d’intérêt, et certains auteurs qui se complaisent dans la violence passent souvent à côté de leur sujet.

Niko : La violence faisant partie de la vie et le polar étant un genre du réel, c’est un élément obligatoire de la palette, ce n’est jamais le moteur d’un récit pour moi, en tout cas pas consciemment.

Jacques : Je ne la programme pas, pas plus que mes scènes d’amour. Elle doit venir d’elle-même au fil du récit, comme dans la vraie vie. C’est en lui conservant cette fraîcheur que je peux la rendre vivante, palpable, crédible.

Aline et Danièle : Homme-femme, auteure-auteur, tous égaux devant/face à la violence ?

 

Corinne : La règle veut que l’homme frappe et la femme empoissonne.

Barbara : L’important, avant toute chose, est de justifier les actions des personnages, quelle que soit cette action et quel que soit le personnage. La violence doit donc être justifiée comme n’importe quelle autre action. L’écriture permet d’être subtile dans cette violence, plus qu’au cinéma, puisque c’est un art plus descriptif et qui autorise une plus grande introspection.

Niko : Dans la réalité les femmes sont les victimes de violences dans 80% des cas et la société est profondément injuste à leur égard sur bien des aspects. Ça se reflète forcément dans la fiction, ce n’est pas une figure de style. En ce qui me concerne, je ne réserve pas le monopole de la violence aux hommes, sur ce point comme sur tous les autres, nous sommes égaux.

Jacques : La violence fait au moins deux victimes à chaque fois qu’elle se manifeste. Celui ou celle qui la subit, et celui ou celle qui y a recours. Parce que l’emploi de la violence n’est pas anodin. Il laisse des traces. La culpabilité, le remords, la condamnation, le mépris, le rejet, la vengeance… Et si la force physique manque parfois aux dames, la nocivité de la pensée de destruction appartient bel et bien aux deux sexes.

Dany et Jacques Saussey

Danièle et Aline : Dans une scène de violence, vous êtes plutôt  victime ou agresseur ?

 

Corinne: Ils sont indissociables il n’y a pas de victime sans agresseur et inversement. Parfois on agresse à bon escient on rend la justice et le plaisir procuré est immense. Parfois la victime nous rappelle des souvenirs et on se perd en elle.

Barbara : Tout dépend des besoins de l’histoire. Là, c’est juste une question de mise en scène, suivant l’émotion que l’on veut susciter ou le point de vue par le biais duquel on veut raconter l’histoire.

Niko : Quand j’écris un criminel, je suis criminel dans ma tête, je résonne avec sa façon de voir le monde. Car lui ne se voit pas comme nous le voyons.

Jacques : Écrire la même scène selon les deux points de vue opposés. Cela apprend à se poser la bonne question quand on commence un chapitre. Par qui vais-je le faire raconter ? Tout dépend du sentiment dominant qu’on veut faire ressortir. La haine ? La peur ? La culpabilité ? La veulerie ? Choisir un thème d’ambiance, c’est ici choisir le narrateur…

Aline et Danièle : Le lecteur de polar,  vit-il par procuration une violence qui ne peut ou ne veut pas s’exprimer dans sa réalité ?

 

Corinne : Il s’agit peut-être tout simplement de plaisir, pas forcément de noirceur. Un lecteur qui aime lire un roman à l’eau de rose n’est pas forcément une âme en peine ou en manque.

Barbara : un lecteur m’a un jour dit qu’à la lecture de mes romans, qui sont toujours ancrés dans notre quotidien, il trouvait une certaine forme de satisfaction à assister à la déchéance des personnages car ça lui permettait de relativiser ses propres soucis. Est-ce du voyeurisme ? Je ne le pense pas.

Niko : Je n’en sais rien. Je suis déjà bien occupé à comprendre et définir les états émotionnels que me procure l’écriture, acte solitaire, pour réussir à analyser ceux des lecteurs ! Je pense qu’un livre est un voyage individuel pour chacun.

Jacques : Le voyeurisme est le regard d’une personne extérieure à une scène réelle qui la dérange et qui s’en repaît, consciemment ou non. Le lecteur, lui, est plutôt aspiré par une fascination morbide, à mon sens, hypnotique même parfois, quand le thème vient bousculer les repères moraux qui servent de rambarde contre l’innommable.

 

Voici la fin de ce 3e opus de notre série Violence dans le polar et le roman noir.

Nous retrouverons très vite Aline pour le clap de fin !

 

 

La violence dans le monde du polar et du roman noir. Episode 1


La violence dans le monde du polar et du roman noir.

 Episode 1 : Le projet et ses protagonistes

A 800 kms de distance un livre : Les voleurs du temps de Corinne Martel et deux flingueuses : Danièle et Miss Aline.  Nous pouvons lire notamment ceci : « Il y a deux ans maintenant, je lui ai posé la question : « Tu me donnes tes yeux ? ». Je n’ai pas eu de réponse… Je me suis servie ! J’ai fait de petites et délicates incisions sur le contour. Ils me regardaient encore, c’était un moment absolument magique ! Nous n’avions pas besoin de parler, il suffisait de plonger. Après quelques intenses minutes, je les ai arrachés d’un coup sec ».

 S’en suit une discussion sur le « comment on peut écrire ça ? ». Qu’à cela ne tienne : demandons-leur ! Chiche…

Ce qui va suivre est un article hors normes sur un thème présent dans tout bon polar qui se respecte : la violence. Emballées nous soumettons l’idée à Geneviève, notre porte-flingue, qui valide le projet et l’article à venir pour le blog.

On se lance… Il nous faut des auteur(e)s. Qui va participer à cette enquête ? L’auteure de la lecture commune cela va de soi. Ensuite on voulait une parité. Au final, ils sont quatre à avoir accepté de nous consacrer du temps, de répondre avec sincérité à notre questionnaire de flingueuses et d’échanger entre eux. Ils ont eut la gentillesse de nous insérer dans leur emploi du temps bien chargé : salons, corrections, interviews, lancements, sans oublier  leur vie personnelle. Ils ont su se rendre disponible pour partager avec « Le Collectif Polar » leur vision, leur rapport à la violence.

Nous avons prit contact avec chacun(e) d’entre eux/elles en leur soumettant le projet et son déroulement. En attendant leur réponse, le questionnaire commun s’élabore en coulisse. 11 questions pour faire le tour de la question ! S’ils acceptent leurs missions, le questionnaire va leur être adressé individuellement. Les réponses peuvent être aussi argumentées/développées que nécessaire.

Nous flingueuses, nous allons recueillir les réponses, les analyser, déterminer les points de convergences et de divergences. Si besoin, nous demanderons à l’auteur(e) des précisions.

Bien sur nous n’allons pas nous arrêter là. Nous allons ouvrir une discussion en live (merci Messenger !) avec nos quatre auteurs, nous flingueuses et notre Cheffe en la personne de Geneviève. Nous voulons un échange entre eux sur le thème, des précisions sur certains points.

Miss Aline et Barbara Abel

Ont répondu présents :

Corinne Martel : la plus jeune dans le circuit et l’instigatrice (à son insu) de cet article.

Née à Paris fin des années soixante, Corinne Martel est passionnée par l’écriture. Avec Les voleurs du temps, elle nous livre son deuxième roman : « Mes mots sont des histoires, des émotions. Le thrilleur psychologique mon terrain d’expression ».

Les voleurs du temps « le marteau s’échoue sur son crâne à l’endroit exact prévu. Le choc est d’une violence inouïe. La frappe brise l’os frontal et le pénètre jusqu’au manche avec un bruit sourd. Une gerbe de sang macule le plafond et une multitude de gouttelettes rouge  vif asperge son visage et ses cheveux. Elle voudrait bien s’essuyer mais elle ne peut pas. Ses yeux sont complètement fous. Sa tête bascule en avant. Le marteau est planté si profondément qu’il me faut plusieurs secondes pour parvenir à le retirer. »

 

Niko Takian : un auteur sur tous les supports : de la télé au papier.

Né à Paris en 1973, Niko Tackian fait des études de droits, d’Histoire de l’art avant de devenir journaliste et rédacteur en chef. Scénariste, réalisateur, romancier Niko Tackian est un touche à tout. Il se définit lui-même comme « un raconteur d’histoire ». Il reçoit en 2015 le prix des lecteurs au Festival Polar de Cognac pour Quelque part avant l’enfer avec un thème minutieusement étudié : le phénomène de la mort imminente. En 2016 suivra La nuit n’est jamais complète puis Toxique. Ce premier volet, paru aux Editions Calmann Lévy, nous amène à suivre le commandant Tomar Khan, que l’on retrouve dans Fantazmë en ce début 2018.

Toxique : « Ubak avait troqué ses aboiements hargneux contre un couinement inquiet à mesure que son collier l’étranglait, le forçant à suivre sa nouvelle maîtresse en freinant des quatre pattes dans la boue. Marie-Thomas grimpait maintenant les marches de la passerelle qui passait au-dessus de l’A4. Lorsqu’elle arriva au milieu, elle se tourna vers le chien et souleva la laisse à hauteur d’épaule. Ubak décolla du sol pour se retrouver pendu à son collier. Il se débattait devant Marie-Thomas et couinait en essayant de respirer. Elle pivota légèrement pour le laisser pendre au-dessus du vide, les yeux braqués vers la nuée de voitures lancées à pleine vitesse.

–          Bonne balade, dit-elle en le regardant s’écraser contre le bitume de l’autoroute. »

 

Jacques Saussey : le motard presque franco-canadien qui a son bureau vraiment partout.

Né en 1961, Jacques Saussey écrit ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux d’entre elles ont été primées dans des concours et une éditée en BD.

La Mante Sauvage son premier polar, sera suivi par beaucoup d’autres : Le loup peint, L’enfant aux yeux d’émeraudes … Il est désormais repéré par les critiques et les libraires comme l’un des « talents qui montent » dans le polar.  

: « Je me penche sur le détonateur, enclenche le système de commande Wifi. Le décompte est lancé. Si je me fais descendre et ne peux appuyer sur le bouton d’appel de mon téléphone, le réseau secondaire prendra le relais. Dans une demi-heure, très exactement, il ne restera plus un boulon entier de cette carcasse de métal. Plus rien, à présent, ne pourra arrêter mon processus de destruction massive »

 

Barbara Abel : qui représente notre ouverture à l’international et à la Belgique réunis.

Née en 1969 à Bruxelles en Belgique, d’abord comédienne, elle écrit sa première pièce de théâtre, L’Esquimau qui jardinait, qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.
Son premier roman policier publié, L’Instinct maternel, lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac, elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.

Son roman Un bel âge pour mourir paru en 2003 a été adapté pour France 2. S’ensuivent Duelle en 2005, La mort en écho  en 2006, Illustre inconnu en 2007, Le Bonheur sur ordonnance en 2009, La brûlure du chocolat en 2010, Derrière la haine en 2012 (Prix des lycéens de littérature belge 2015), Après la fin en 2013, L’innocence des bourreaux en 2015 et Je sais pas en 2016. 2018 est l’année de Je t’aime.

Duelle : « Je sais que tout cela peut paraître fou. Qu’on ne peut imaginer pouvoir subir de telles humiliations sans se révolter. Mais le cercle infernal s’est refermé sur moi sans que je prenne conscience de sa force et de sa tyrannie. Au début, on accepte […]. On espère, on vit, on rêve, on se dit qu’il y a pire. On trouve la force de continuer, de trouver des excuses, en se créant d’autres limites, en remettant la révolte au lendemain,[…] . Chaque jour qui passe est un pas de plus dans l’abîme. Et quand on s’en aperçoit enfin, il est trop tard. »

De gauche à droite : Dany, Jacques, Corinne et Niko

Les échanges vont avoir lieu en mai, dans la bonne humeur ! Nous n’instaurons pas de timing chacun faisant selon ses disponibilités. Une fois tous les éléments rassemblés, nous voilà avec 25 pages de notes à synthétiser.

Nous allons donc tout (ou presque) vous dire sur la violence vue par nos quatre auteur(e)s, leurs facilités à l’appréhender, leurs interdits, leur goût à nous la faire partager … c’est bien de cela dont il s’agit : ils ont du plaisir à nous raconter des horreurs et nous tant de plaisir à les lire !

Alors suivez-nous dans le monde magique de la fiction polardesque …

Dans l’épisode 2 nos auteurs répondront à nos premières questions !

GAV @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses, 3e audition.


La GAV : @Solène Bakowski sous le feu des flingueuses

Episode 3

Mardi

Deuxième journée de Garde à vue de Madame

Solène Bakowski

3e interrogatoire par Miss Aline

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La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Solène ayant eu lieu il y a deux semaine entre le lundi 03 au matin et le mardi 04 en milieu d’après-midi.

Nous vous proposons la retranscription en différé de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours.

Le compte rendu des 2 premières audition ont été publié le 11 et le 13

Aujourd’hui et 17 septembre vous pourrez lire les 2 derniers PV.

Allez place à la GAV de Solène Bakowski

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Mardi 8h46

Geneviève : Attention préparation de la 3e audition dans le cadre de la GAV de Solène Bakowski  par Miss Aline.

Aline : Bonjour Geneviève

Ge : Bonjour Aline.
Notre auteure devrait être là dans une grosse dizaine de minutes. Nous allons être patiente et affûter nos questions .

Danièle : Bonjour Aline … la forme ?

Aline : Bonjour Danièle.

Danièle : Bonjour Cheffe !

Solène : Bonjour bonjour 🙂

Danièle😍

Aline : Bonjour Solène
Comment se passe une séance d’écriture chez Solène : des rituels, des tics, des tocs ?

Ge : Puisque notre prévenue est ici top départ de cette 3e audition

Aline : Comment se passe une séance d’écriture chez Solène : des rituels, des tics, des tocs ?

Solène : L’écriture se déroule toujours en musique. Appuyer sur le bouton play de ma playlist, c’est rentrer dans mon monde imaginaire, là où les personnages m’attendent. Mon mari, qui travaille juste à côté de moi (il est développeur de jeux vidéo), me dit que je fais des drôles de gestes avec mes mains lorsque j’écris, un peu à la manière d’un chef d’orchestre. J’ai parfois aussi, toujours selon ses dires, la respiration qui saccade. Mais je ne m’en rends pas compte…
J’écris le matin, tous les matins, de 9h à 12 ou 13h.
L’après-midi, je ne suis bonne à rien, mon cerveau capitule 😉

AG : Le lendemain, vous reprenez simplement la suite ou besoin de vous relire avant ?

SB : Je me relis systématiquement, mais c’est surtout pour améliorer mon texte. Je n’ai pas besoin de me le remettre en mémoire car je ne pense qu’à lui, en permanence.
Y compris la nuit.

AG : De quoi ou de qui part l’idée d’un livre chez vous ?
Avez vous besoin que je développe ma question ?

SB : En règle générale, c’est le personnage principal qui me vient en premier. C’est lui qui me raconte son histoire. Même si cela peut sembler saugrenu, je n’ai aucune idée à ce moment-là du processus de ce qu’il va me raconter, et je n’ai d’ailleurs aucun a priori. A posteriori, je me rends compte que l’histoire reprend en fait des thèmes qui me sont chers ou qui me tarasbustent. Il faut croire que mon inconscient les digère et me les renvoie après, sous la forme d’un personnage. L’idée du roman sur lequel je travaille en ce moment est en revanche venue d’une autre manière. C’est parti d’une conférence que j’ai suivie complètement par hasard et qui m’a interpellée.
Je ne crois d’ailleurs pas au hasard 😉

AG : Vous êtes d’accord avec le fait que chaque auteur met/laisse une part de lui-même dans ses écrits ?

SB : Évidemment. Pour peu qu’on écrive avec honnêteté, on écrit toujours avec ce qu’on est et ce qu’on vit.

AG : je suis d’accord avec ça. Maintenant écrivez-vous pour passer un message (peu importe lequel) ?

SB : Non, pas du tout. Je m’estime bien trop petite pour avoir la prétention de délivrer un quelconque message. J’écris ce qui me chicote, voilà tout.

AG : « une conférence qui m’a interpellée » « une revanche qui arrive d’une autre manière », un prochain roman où il n’y a pas de petites filles… une révélation à nous faire sur ce nouveau projet  ?
Quel « truc » vous « chicote » pour apparaître dans un prochain roman ?

SB : Je ne veux pas lever le voile sur ce qui me chicote, parce que ce serait presque raconter l’histoire. Tout ce que je peux dire, c’est que mon prochain roman sera très différent des premiers. Mais c’est toujours ce que disent les auteurs, non ? 😉

AG : Même pas le thème de la conférence ?

SB : C’était une conférence qui traitait, entre autres, du thème de la résilience.
Entre autres… 😉

AG : Merci Solène. !

SB : Je vous en prie Aline 🙂

AG : On va faire avec cette petite info et attendre. Il vous faut combien de temps pour produire un livre ( le commencer et jusqu’aux relectures finales avant l’envoi en ME Maisons d’éditions) ?

SB : C’est assez variable, le dernier que j’ai écrit et que j’espère voir publier au printemps, a nécessité beaucoup de réécritures. Il a fallu tester plusieurs manières, plusieurs points de vue, plusieurs constructions avant  que le roman trouve sa voix. Ça m’a pris 14 mois, entre le début du 1er jet et ce que j’estime être la version finale. Ce qui ne signifie pas, d’ailleurs, qu’il ne va pas encore être un peu modifié. Tout est perfectible 🙂 Mais c’est un roman qui me tient très à cœur alors je voulais vraiment prendre le temps de le rendre meilleur. Pour répondre à votre question, disons que ça peut prendre entre 3 mois et un an et demi pour un texte.

AG : Y -a-t-il des thèmes, des scènes que vous vous refusez d’aborder (de mettre dans vos romans) par répugnance ou par méconnaissance, ou juste par manque parce que ça ne vous intéresse pas ?

Ge : 👍

SB : Je ne m’interdis rien, je n’ai aucun tabou. Mais j’ai sans cesse le souci d’être crédible. Ce qui fait que j’essaie de ne pas partir sur des pistes que je ne pourrais pas suivre, soit parce qu’elles me demanderaient des recherches impossibles, soit parce que je n’ai pas les ressources nécessaires dans mon entourage.

AG : Quelles genres de pistes ? Vous pouvez développer ?

SB : Par exemple, le polar pur et dur, je ne me sentirais pas de le faire, tout simplement parce que je n’ai pas la connaissance des procédures.
Ou encore, parler d’un pays que je ne connais pas du tout. Ou d’une profession que je ne connais pas. Par exemple, je rêverais d’écrire sur les pompes funèbres, ça me fascine. Mais je ne le ferai pas tant que je n’aurai pas le courage d’aller sonner à la porte des pompes funèbres à côté de chez moi pour leur demander de suivre un stage d’observation 😉

AG : 👍

AG : Vous disiez que hommes et femmes ne sont pas différents émotionnellement. Ne trouvez vous pas toute fois que les femmes soient plus dans le ressenti et la descriptions que les hommes ?
Quand je lis le sac et que j’entrevoie son contenu je me dis « waouh » ! un homme aurait-il pu écrire ce roman ?

Un sac Solène Bakowski

SB : C’est ce que je disais hier, je pense que les femmes s’autorisent plus à être dans l’émotion que les hommes. Est-ce à dire que nous sommes fondamentalement différents, je ne le crois pas réellement. Concernant Un sac, il faut remettre dans le contexte : au moment de l’écriture, j’étais une toute jeune maman qui se questionnait beaucoup sur la maternité. Il est légitime qu’une femme s’interroge davantage sur le thème de la maternité qu’un homme, après tout nous le portons dans nos entrailles et ça, quoi que nous fassions, c’est une réalité biologique. Un jeune papa sera sans doute plus enclin à s’interroger sur la paternité.

AG : Dans Un sac c’est violent tout de même ce rapport à la maternité. C’est extrême (en tout  cas pour moi)  ? Ça retranscrit une peur primaire  ?
Si vous n’aviez pas été mère vous auriez pu écrire ce livre ?
L’émotion, la force de l’émotion,  aurait-elle été la même ?

SB : Je ne saurais pas vous dire si ça retranscrit une peur primaire. Cette histoire est venue de manière complètement instinctive. Rien n’était réfléchi.
Je pense que si je n’avais pas été mère moi-même, le livre aurait été autre, j’en suis même certaine.

AG : Très certainement.
Pourriez-vous écrire sans l’émotion ?

SB : Non, je ne marche qu’à l’émotion.
J’ai besoin de pleurer quand j’écris, ou d’être révoltée, ou d’être sur un nuage.

AG : Je le comprends parfaitement. Quand votre livre est achevé, publié…vivez-vous encore avec vos personnages ou c’est terminé, vous les laissez vivre leurs vies ?

SB : Je les laisse prendre leur envol. Je suis un peu comme une nounou. Tant que j’ai la garde de mes personnages, je m’y consacre à fond, je mange avec eux, je me réveille avec eux, je dors avec eux. Mais dès qu’ils me quittent, c’est terminé, ils appartiennent au lecteur qui est libre d’en faire ce qu’il veut.

AG : Que ce soit pour du polar, ou tout autre genre de littérature, l’imagination est une soupape de sécurité dans ce monde pas toujours rose ?

SB : Je ne sais pas fonctionner autrement qu’en partant de temps en temps dans mon imagination. Il y a des gens qui n’aiment que le concret. Moi, je me sens bien quand je suis dans ma tête. C’est sans doute un mode de fonctionnement.

AG : Vous dites que le lecteur est libre de faire ce qu’il veut de vos personnages, livres… n’avez pas peur qu’ils déforment vos propos ?

SB : Je crois que la lecture d’un livre s’apparente à une discussion : il y a, bien sûr, l’intention de l’auteur et ses mots, mais il y a aussi beaucoup de ce que le lecteur y met. C’est ce qui fait que personne au fond ne lit jamais le même livre, et c’est ce qui explique que les ressentis soient si différents d’un lecteur à l’autre. Lire est une expérience très intime. Quand on lit, on rentre au-dedans de nous, et l’auteur n’a plus voix au chapitre.

AG : Autant de lecture / ressenti que de lecteur. Entièrement d’accord avec vous.

SB : 👍

AG : Pour ma part, j’ai beaucoup aimé vos livres, pour l’intrigue certes mais aussi pour toutes les émotions ressenties. Sur cette note, je dois vous quitter. Je passe le relais à Geneviève. Je vous remercie du temps que vous m’avez accordé et de cette échange enrichissant.

SB : Merci pour ces questions de fond, Aline. Au plaisir d’échanger de nouveau avec vous 🙂

AG : Ca sera avec un très grand plaisir Solène.

SB : 😍

Ge : Et bien merci à Aline pour cette heure de garde à vue.
Maintenant Solène, nous n’en avons pas fini avec toi

SB : 😆

GE : Je crois que quelques flingueuses ici présentes veulent te demander quelques explications !

SB : Et cet avocat qui n’est toujours pas là, grrrr

Ge : Tu veux un avocat ?
SB : J’en ai un sur les genoux, il a 4 pattes et plein de poils. 😀

Ge : Sylvie  souhaitait te poser une question sur les salons et autres dédicaces.
Sylvie,  c’est à toi !

SB : 👍

Sylvie K : Bonjour Solène nous nous sommes rencontrées à St Maur. Comment vis-tu les salons, dédicaces tu apprécies ou cet exercice est un passage obligé ?

SB : J’adore me rendre dans les salons. C’est un moment d’échanges et de rencontres privilégiées auquel je n’ai pas du tout envie de renoncer. Écrire est un travail très solitaire. Quand je vais dans des salons, c’est un peu une soupape.

SK : Une façon de continuer à faire vivre vos personnages ?

SB  et Ge👍

SB : Disons une manière de me rendre compte de la façon dont ils sont perçus. C’est très émouvant quand des lecteurs viennent vous voir en vous disant qu’ils ont été chamboulés, retournés, attristés ou, au contraire, énervés. J’aime savoir que des émotions passent. Parce que les émotions, c’est ce qui nous relie tous les uns aux autres.

SK : Oui et inversement pour le lecteur nous sommes parfois intimidés la lecture et le ressenti permet la discussion en tout cas nous avions eu un échange très sympa
SB : C’est ça  qui est rigolo, moi je suis toujours très intimidée par les gens qui viennent me voir. Et de l’autre côté, les personnes sont intimidées aussi.
Ça me fait tout bizarre de me dire que je peux intimider. C’est très très nouveau pour moi😀

SK : J’espère que cela continuera ne changez rien fin pour moi des questions Bonne GAV

SB : 😍: C’est adorable, merci beaucoup Sylvie  !

SK😍

Ge : Danièle  as-tu une question ou te gardes-tu pour cet aprem ?

Danièle : Merci pour le moment je fourbis mes armes pour cet après-midi …

SB : 😆 A 14 : 30 ? Parfait pour moi 🙂

Danièle : A tout’ mesdames. 

SB : À tout à l’heure Danièle !

Ge : Alors si plus personne n’a de question sur ce que @Solène  nous a raconté depuis hier matin, je vais clore cette 3e audition !

SB : Merci Geneviève, on se retrouve cet après-midi.

Ge : Solène  tu as le dernier mot pour te défendre faute d’avocat !

SB : Que dire ?Euh…
J’ai une folle envie de chocolat, il y en a dans votre commissariat ?

Ge : Alors que l’on apporte du chocolat et son avocat à notre prévenue!

SB : 😆

Ge : Reprise des auditions 14h30

SB : 👍

Ge : Ah et prévoir un repas chaud si possible aussi pour notre auteure en garde à vue depuis hier matin !

SB : Votre bonté vous perdra, M’dame ! 😉

Ge :  Mardi 4 septembre 2018; 10h22 fin de la 3e audition de Solène Bakowski.

L’exquis cadavre exquis, épisode 63


L’exquis cadavre exquis, épisode 63

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Episode 63

by miss Enila

 va-t-on en voir la fin ?

Sebastián retient sa respiration en espérant que le type parvienne à récupérer son téléphone avant qu’il n’arrive jusqu’à lui. Peine perdue, le Tchèque se retrouve nez à nez avec le flic. Moment suspendu où chacun évalue ses « chances ». Anton ramasse son appareil tout en fixant Sebastián et lui tourne le dos sans un mot. Lerot n’en revient pas. C’est quoi ce délire ? Il s’attend à chaque seconde à ce que le duo de gros bras lui tombe dessus. Il observe Blanchard piquer sa crise sur les deux Tchèques. Dans la foulée, il comprend que Madame Longchamps n’est plus ici. Mille questions se bousculent sous son crâne. Comment une femme n’ayant plus toute sa tête, qui semble apathique, peut  quitter un établissement médical sans que personne n’intervienne ? Qui l’a aidée et pourquoi ? Que sait-elle ?

C’est Valérie qui lui avait parlé de Madame Longchamps comme étant une piste possible. Chose improbable, elle s’est volatilisée, elle aussi. Elle est folle d’avoir signé cette décharge et d’être partie dans son état. Il faut absolument qu’il lui parle et pas que de l’enquête mais avec ce p….. de téléphone HS, impossible. « Allez, bouge-toi, Lerot » se sermonne-t-il.

*******

Impensable de rester à rien faire en attendant la Scientifique. Valérie fouine un peu par-ci, par-là. Il faudrait juste un petit coup de pouce pour que cette enquête avance. Marre de faire du surplace. Dans le bureau, Rémini remarque qu’un tiroir du bureau est légèrement entrouvert.  Une pochette rouge, un CD, un carnet en moleskine. Elle enrage : avoir ça sous la main et  ne pas pouvoir y jeter un œil. Elle repère une boîte de kleenex. Cela fera l’affaire. Bon, pas le temps de lire le CD avant l’arrivée du Juge. Parce qu’à n’en pas douter, il va ramener ses fesses ici. Dans le carnet en moleskine une suite de chiffres, qui pourraient être des dates et des initiales. Des transactions douteuses ? Pot de vin ? Pas trop le temps de déchiffrer là non plus. La pochette rouge, c’est autre chose. Elle contient trois séries de clichés, étiquetées des prénoms des jumelles, une montrant Carole, une autre série de Camille, qui, toutes les deux, semblent avoir été pistées sur plusieurs mois.  Et enfin, la dernière, des clichés de Carole… morte.

*******

Lebel trouve le temps long, très long. Un chirurgien se dirige vers lui. Son visage fermé n’augure rien de bon.

« Je regrette, nous avons fait notre possible. Nous avons dû le réanimer deux fois pendant l’intervention. La troisième fois, nous n’avons pas pu le ramener. »

Coup de massue pour Lebel.

Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny


Trente secondes avant de mourir – Sébastien Theveny

Ou

Une double chronique live

 

Le livre : Trente seconde avant de mourir, Sébastien Theveny.   Paru le 5 juin 2018 chez Independently published. 17€ ; (325 pages) ; 13×20 cm

4ème de couverture :

Pour que des vies basculent, il suffit parfois d’une seconde. New York, 2018. Assis en salle d’embarquement de l’aéroport de La Guardia, Tom Brady observe les autres passagers, autant d’anonyme ignorant tout de son terrible Thanksgiving 2015. Impossible d’oublier ce fameux jeudi ! Une journée noire, agitée, tendue, qui cache d’effroyables secrets mais aussi une vérité glaçante, dérangeante, dont les racines puisent bien plus loin dans le passé.

A cet instant, Tom est bien loin d’imaginer qu’il ne lui reste que trente seconde avant de mourir.

L’auteur : Né en 1976 en Pays de Champagne, Sébastien Theveny vit depuis 2002 en Franche-Comté. Il a une formation littéraire, il est l’auteur d’un recueil de poèmes intitulés : En vers…et conte tout.   Trouble Je,  est son premier roman, suivi d’« Un frère de trop » son premier thriller. Vient enfin Trente secondes avant de mourir.
Extrait :
«  C’est sans compter sur les impondérables : tous ces petits événements, tous ces petits rien qui, mis bout à bout, forment une journée. Ces petits moments où chaque seconde peut devenir un choix. »

La Chronique Live

Deux flingueuses en terrasse autour d’un verre (sans alcool) se font interpeller par leur voisin de table.

Ce qui donne une chronique sur le vif….

 

Le voisin de table : Pardon Mesdemoiselles j’ai entendu que vous parliez de Trente secondes avant de mourir de Sébastien Théveny.  Ça vous ennuie de m’en parler ? Ah, je me présence Alain Doucros et moi aussi à mes heures perdues je chronique.

Clémence : pour ma part c’est la première fois que je lis cet auteur. J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Un véritable petit bijou.

Miss Aline : je confirme. Je dirais même : attention auteur à suivre !

Alain : ah oui tout de même ! Sans trop m’en dire vous pouvez développer ?

Miss Aline : l’auteur vous entraine sur trois périodes : 1988, trois enfants dont la vie est bousculée par certains événements dont ils ne parleront à personne.

2015, année charnière dans la vie de Tom.

Et 2018 : toutes les trajectoires se télescopent et tout ce joue ou pas. Mais aucune difficulté à passer d’une année à une autre ; je dirais presque d’une histoire à une autre. L’auteur décrit très bien chaque personnage et son espace temps.

Clémence : on commence avec Tom en salle d’embarquement, où mal à l’aise il observe toutes les personnes qui l’entourent.  Il va croiser un regard, un visage pas tout à fait inconnu. Et Tom repense à cette fameuse journée, où tout a été de travers, où son destin et celui d’autres personnes a pris un sacré tournant.

Alain : tout le monde est lié  alors, à cause de Tom ?

 Miss Aline : on va garder le suspens pour votre lecture. C’est vrai qu’en lisant on cherche la cassure, le truc qui va te faire dire « ah oui quand même ».

Clémence : pour découvrir cette cassure il vous faudra lire ce superbe roman. Je vous assure que vous ne serez pas déçu.

Alain : le titre ?

Miss Aline : trente seconde pour mourir c’est un livre sur  trente ans de vie qui défilent, avancent, s’enfuient. Trente ans pour avancer, tenté d’oublier, ruminer. Trente secondes pour basculer, trente secondes pour prendre une autre route et couper celle d’une autre vie. Trente secondes d’inattention et à nouveau l’enfer. Trente secondes c’est l’effet papillon que tu peux prendre en pleine face.

Clémence : Trente secondes pour mourir comment vous donner envie de le lire ? Le titre n’y est pas pour rien. Vous ne vous êtes jamais dis et si j’avais fais ça trente secondes plus tôt ou plus tard, la situation aurait-elle eut le même aboutissement ? Pensez-vous que nos actes, nos paroles peuvent influencer notre vie ou celle des autres ? Imaginez un peu si trente secondes avec une grande décision vous aviez douté et pris la décision inverse. Quelle serait votre vie aujourd’hui ?

 Alain : un mot pour la fin !

Miss Aline : la lecture est fluide et tu as du mal à quitter les pages. Les choses se mettent en place progressivement et tu comprends. Tu te dis « ok pour cette fin là »… et l’auteur te ménage une petite sortie des plus surprenantes.

Clémence : Nous allons faire de nombreux retours en arrière pour faire connaissance avec des personnes censées ne pas se connaitre et pourtant… quel est le lien qui les unit ? Pour le découvrir, il vous faudra lire ce superbe roman.

Alain : merci les filles vous m’avez convaincu en un peu plus de trente seconde…

Et vous, vous êtes convaincu(e) ?

Oui, non, pas encore

Alors retrouvez nous ce soir sur ces pages avec Clémence, nous partagerons avec vous nos deux chroniques

 Bonne lecture !

Et à très vite

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses


Rosny soit celui qui mal y pense 2e du nom

Les 26 et 27 mai dernier a eu lieu le deuxième salon du polar de la FNAC de Rosny  2

Rosny soit celui qui mal y pense c’est d’abord une libraire Caroline Vallat que j’avais eu le privilège d’interviewer ICI

Rosny soit qui mal y pense c’est une grande séance de dédicace au sein de la Fnac d’un grand centre commercial de la banlieue parisienne, une dizaine d’auteurs différents par jour de salon, soit 21 auteurs sur les 2 jours.

C’est aussi 2 tables rondes, et des jeux tout au longs du salon.

C’est surtout des retrouvailles entre passionné(e)s du polar

Blogueurs, lecteurs zé lectrices se donnent rendez vous pour retrouver ou découvrir de nouveaux auteurs

Perso j’avais rendez-vous avec mes deux chouchous Yvan qui nous a fait la surprise de venir à la dernière minute et David qui n’avait pas le choix que d’être là lui aussi !

J’avais aussi pour mission de présenter mes autres chouchous, mais là c’est mes chouchou-auteurs cette fois à ma chère petite sœur flingueuse.

Aussi c’est avec plaisir que les Camhug ont fait la connaissance d’Ophélie

Et réciproquement !

A Rosny nous avions aussi rdv avec Maud, la jumelle d’Oph

        

J’en ai aussi profité pour faire la photo avec Vicky et JR Ellory

Pour rencontrer pour la première fois Cédric Lalaury avec qui j’ai eu une longue et passionnante conversation.

Pour papoter avec Jérôme Loubry dont j’ai adoré le premier roman « les chiens de Détroit« 

Pour le présenter à Ophélie et Jean Paul

Et puis est venu le temps de déjeuner

Et quoi de mieux qu’une grande table de fondu du polar

Et oui même là on la joue Collectif…Collectif Polar il va de soi !   

Et à Rosny nous étions 4 flingueuses et un peu plus…

Et il y en a deux qui m’ont convoquée et pris à part !

Tout cela avait l’air très sérieux, j’ai eu peur quelques secondes, je me suis demandée ce qu’elles pouvaient bien me vouloir. Miss Aline Et Ophé-lit avaient l’air trop sérieuses pour être honnètes.

-Ok les filles, je vous suis, je vous écoute…
-Bon cheffe rien ne va plus à commencer Aline
-Non cheffe, c’est pas sérieux là
-Expliquez-moi
-Ben voilà, tu en fais trop, trop pour nous
-Oui tu nous donnes vachement, tu nous as apporté énormément
-Ha, heuuuu… (Bouche bée, touchée je suis restée là )
-Alors Cheffe, on a un truc à te donner
-Voilà !
Et là les filles me tendent un jolie cahier.
Je l’ouvre, et je découvre des tas de petits mots d’auteurs que les filles ont rencontrés et auxquels elles ont demandé d’écrire un petit truc pour moi !
-voilà il est pour toi, tu pourras désormais le compléter et le faire dédicacer par d’autres auteurs que tu vas rencontrer maintenant.
-OK, les flingueuses, je ferai ça ! Enfin je ferai ça quand vous ne serez pas là ! Car pour l’instant c’est encore à vous de travailler. Allez au boulot. Et Aline, puisque l’idée vient de toi, c’est toi qui va t’y coller.
Non mais c’est qui la Cheffe !
Fallait bien que je trouve une parade pour ne pas laisser paraître mon émotion, mes émotions. Car oui émue j’ai été par l’attention de mes Flingueuses. Merci les filles

Du coup je cède la place à vos flingueuses pour qu’elles vous disent un petit mot sur cette journée.

Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

 

Jean Paul

Retour du salon de Rosny…
Il m’a fallu quelques heures pour digérer cette excellente journée !!!
Blogueurs, chroniqueurs et des auteurs formidables, sans oublier Jack Koch qui nous a croquer…
Quelques photos d’un samedi pas comme les autres !!!
Un grand merci à Caroline Vallat pour toute l’organisation !!!

Ça y est mes pieds ont enfin retrouvé le sol…
Une journée magnifique qui a permi de plus de regrouper quelques membres du Collectif Polar : Chronique de nuit, et quelques joyeux trublions !
Ce fût fort agréable !!!
Ps. Je comprends mieux maintenant Chronique « de nuit »
😆 😆 😆

Miss Aline

Rosny c’est des retrouvailles de flingueuses, des auteurs (qui parfois ne sourient pas ! ), de nouvelles rencontres (blogueuse, chroniqueuse), des discussions intéressantes (ou tu picores des bonbons en même temps) , des mises en scène.


Rosny c’est un déjeuner où on a pu tous tenir à la même table (« bonjour untel »), c’est des instants volés ( photos), des instants partagés.
Rosny c’est laissé un livre d’or à la Dame des Livres. Émue elle est !
Rosny c’est une longue discussion avec Monsieur Manzor dont tu attends patiemment la sortie du prochain livre en octobre (non Nath il ne m’a donné aucun indice !).
Rosny c’est quand Monsieur Manzor te fais la lecture (oui juste à moi).
Rosny c’est se faire croquer et rencontrer un loup 😘 ! 


Geneviève, Oph, Jean Paul (et les auteurs , bien sûr) merci pour cette chouette 🦉 journée.
Bisousssss

Maud

 

Un résumé du week end de rosny avec de belles rencontres, de joyeuses retrouvailles et moments inoubliables, sans oublier quelques emplettes 😀merci Caroline Vallat pour cette super organisation!!! Les dates de l année prochaine sont notées 😀😀

 

Mes petit achats (Maud)

Ophélie

Début du salon de Rosny… retrouvailles avec les copains blogueurs et chroniqueurs, les auteurs, un samedi qui s’annonce sympathique!

On nous demande souvent ce que nous aimons tant dans les salons…
Je vous dirais ceci: LE PARTAGE
Que ce soit entre lecteurs et auteurs, blogueurs et auteurs, blogueurs et chroniqueurs… les salons sont l’occasion de nous retrouver, d’échanger, de partager…
Des retrouvailles autour de notre passion commune
Du bonheur en barre

Et bien voilà

J’espère que ce petit partage avec vous lecteurs zé lectrices vous aura plu.

Nous, en tout cas, on a eu plaisir à revivre tout cela avec vous !

A très vite pour de nouvelles aventures.

Bises !