La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, dernière audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 4

Mardi 16 octobre 17h30

Suite et fin de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

4e et dernière audition par Miss Aline.


La GAV, Garde à vue d’un auteur par le Collectif Polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours,

le premier PV a été publié le 25

Le deuxième procès-verbal le 27

L’avant dernière le 29 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy


Vincent : Ready 😉

Ge : Notre flingueuse va arriver

Vincent : ok

Ge : Vincent comment ce passe cette GAV pour vous ?

Vincent : Très bien, cela se passe de façon très naturelle 😉

Ge : C’est à dire ?

Vincent : Pas de heurts dans les questions réponses 😉

Aline : Bonsoir à toutes et bonsoir Vincent.

Vincent : mais peut être avez vous été trop gentilles avec le prévenu 😉
Bonsoir Aline !

Ge : Peut-être ?

Vincent : glups ! Heu …. (gouttes de sueurs)….
… je voulais dire vous avez été TRES gentilles 😛

Aline : Si on ne vous avez pas « demandé » une suite au tricycle, auriez donné d’autres aventures à Wallace ?

Vincent : Je ne sais pas. Peut-être plus tard, je pouvais très bien clore cette histoire sur la fin du Tricycle.

Aline : mais vous ne pouvez pas clore avec le Brasier, on sent qu’il y a encore des choses à révéler, sur Noah ?

Vincent : Après, le personnage était prêt pour une suite ! Je ne sais pas si j’en aurai d’autres qui pourront se prêter à une série.
Non le brasier ne sera pas le dernier épisode. Mais il ne sortira pas l’année prochaine.
J’ai eu besoin de faire un break et partir sur une autre intrigue, d’autres personnages.

Aline : prenez le temps … auriez-vous pu être ami avec Wallace ?

Vincent : Haha, difficilement je crois. Déjà car il en a peu et que j’aurais dû fréquenter un milieu que je ne connais pas.
Le monde des profiteurs aux USA… profileurs pardon
Après nous avons des caractères très différents.

Aline : on n’écrit pas sans une part de soi dans son œuvre et/ou dans ses personnages. Wallace contient-il une part de vous ? Quelle est cette part ? Wallace a-t-il quelque chose que vous aimeriez avoir (un très de caractère par exemple) ?

Vincent : Il y a toujours une part. Il y a une sorte de bienveillance chez Noah que je pense partager avec lui. De la sensibilité également. Si je devais lui emprunter quelque chose, je dirais « ses dons extra lucides »

Aline : pourquoi avoir choisi un homme en personnage central/héros ? Pourquoi pas une femme ?

Vincent : aucune idée, et puis au premier Draft Sophie avait autant d’importance que lui. Je ne choisis pas vraiment mes personnages, ils s’imposent à moi.
Clémence en est le parfait exemple. Bernard Tremblay aussi, ou Abraham Eisik dans le Brasier
Ils sont juste « là », conçus au détour d’un chapitre 🙂

Aline : plusieurs fois (comme bien d’autres auteurs) vous dites que les personnages se sont imposés à vous. Vous pouvez développer ? Qu’est ce que cela veut dire ? Comment un personnage fictif peut prendre son destin en main, c’est vous l’auteur/le créateur ?

Vincent : C’est … étrange.  Cela part d’une étincelle, un contour, une silhouette et après ils prennent forment, ont leur propre voix, et sont animés par leur propres désirs.
Si on fait un plan en avance on peut très bien écrire : Steve tue Bernard sur le coin d’un post it et en faire une scène.

Aline : et ?

Vincent : Mais une fois que l’on connait Steve on se dit : Non, Steve ne peut pas faire ça, ce n’est pas lui.
Dans certaines séries vous avez des fois l’impression qu’un personnage agit de manière irrationnelle. Claque une porte, s’engueule avec un collègue sous un prétexte bidon. C’est quand le scénario a pris le pas sur le personnage,
et c’est ce qu’on appelle être « out of character ».
J’essaie d’appliquer une consigne de SK, (Stephen King, pas Strauss Khan)

Aline : qui est ?

Vincent : qui dit que si l’on est honnête avec ses personnages on ne peut pas se tromper.

Aline : les laisser vivre leur vie ?

Vincent : Les laisser réagir et agir en fonction de leur personnalité. Et à chaque fois que j’ai fait un plan, j’étais confronté à ce problème.
J’ai préféré écouter mes personnages plutôt que mon plan, c’est pour cela que je n’en fais plus.

Aline : je suis d’accord sur le fait qu’un plan enferme les personnages dans leurs actions ou leur personnalité, mais nous sommes bien d’accord que Steve n’existe pas, que c’est vous qui le créait donc d’une certaine manière il n’est pas libre de faire ce qu’il veut . Vous lui avez prêté des traits de caractères, des limites, des peurs etc ?

Vincent : On est le créateur oui, mais à un moment on est le spectateur de l’aquarium dans lequel ils évoluent.
Il y a une phase (la genèse) où l’on est en contrôle, mais une fois qu’on endosse leur costume on les comprend. C’est le même travail qu’un acteur dans le fond.
Surtout lorsqu’on écrit en première personne ou comme je le fais dans mes deux premiers en troisième personne interne. C’est assez fascinant d’ailleurs, d’être créateur/spectateur.

Aline : ça semble évident pour celui ou celle qui écrit mais pour le lecteur cela reste abstrait. Il est difficile de penser que les personnages fictifs échappent à leur concepteur.

Vincent : Je sais, mais tous les auteurs ne fonctionnent pas de la même façon. Peut-être souffrons-nous le temps d’une session d’écriture, d’un trouble dissociatif de l’identité ? 😛

Aline : allez savoir … !
Revenons au Brasier, vous commencez avec trois suicides…waouh, ça commence fort ! Pourquoi ? Pour tout de suite accrocher le lecteur ?

Vincent : Oui.
C’est ce qu’on appelle un hook.

Aline : c’est vrai que l’on voit ça souvent : un début qui explose .

Vincent : C’est un choix narratif.

Aline : je n’en doute pas .
Un amour particulier pour Wagner… est-ce le vôtre ?

Vincent : J’aime bien la musique classique (et beaucoup d’autres styles). Wagner, c’est pour l’énergie, la force. Je trouvais que cela convenait bien à la famille Engelberg.

Aline : complètement oui.
On connait le méchant, on se dit qu’il va forcément être arrêté d’une manière ou d’une d’autre. Le brasier est avant tout l’histoire de Noah. L’intrigue est entre-coupée de  récits sur son enfance.

Vincent : Oui, mais je ne voulais pas que cela soit « évident ». D’ailleurs si on dit son enfance, on spoil ! On pense qu’il s’agit de l’enfance de Karl (ce qui est aussi le cas). Mais je pense que ce sera toujours le cas.
Une partie de la vie de Noah sera dévoilée.

Aline : quel message, idée avez vous voulu faire passer avec ce personnage de Wallace ?

Vincent : Le déterminisme et la résilience.

Aline : vous pouvez développer ?

Vincent : Sommes-nous conditionnés par notre enfance et les traumatismes que nous vivons.Noah tente de se reconstruire mais son passé le rattrape. En cela, il peine à s’affranchir de son enfance.

Aline : la question miroir : pouvons nous nous déconditionner ou reconditionner ?

Vincent : je n’ai pas la réponse. C’est ce qui se passe dans le Tricycle et dans le Brasier. Mais cela passe toujours pas le biais d’épreuves traumatisantes.
Tortures et drogues dans le tricycle, virus dans le Brasier

Aline : c’est dans l’épreuve que l’on se révèle et que l’on avance ou pas !

Vincent : Disons que mes recherches tendent vers le oui quand même. Le conflit est toujours révélateur de caractère.

Aline : certes. Vous pensez donc que l’on peut changer sa personnalité ?

Vincent : Oui, cela existe d’ailleurs. C’est une pathologie.

Aline : vous parlez de dédoublement de la personnalité ?

Vincent : Le trouble dissociatif de l’identité (son nouveau nom). Il y a des cas célèbres.
Mais si la question est : peut-on changer ? Je pense que oui, mais c’est un chemin difficile.

Aline : voilà , je parlais de la personne lambda qui veut changer, s’améliorer, ne plus être ce qu’elle est aux yeux des autres.

Vincent : Nous sommes modelés. Par la famille, l’éducation , et même le langage.

Aline : je suis entièrement d’accord

Vincent : Pour changer il faut s’extraire du moule, tenter de nouvelles expériences (déménager, changer de métier, de cercles d’amis)
mais je ne suis pas sûr qu’on puisse radicalement changer. Peut-être certains traits. Ou certains événement traumatisants.
Manquer de mourir et devenir croyant alors qu’on était athée par exemple.
Ou comme le pécheur australien attaqué par un requin blanc, passer une partie de sa vie à les traquer et puis finir par les protéger.

Aline : la nature profonde d’un être est son identité, son ADN. Il a un très gros travail à faire pour le changer, si cela est profondément et fondamentalement possible.
le Brasier me pousse à m’interroger sur le conditionnement humain à tous niveaux. On peut se demander : a-ton vraiment notre libre arbitre en tant qu’individu, en tant que membre d’une société ?

Vincent : C’est pour cela qu’il brisait la volonté pour le faire (chez MK UItra, qui je le rappelle a existé)
Nous sommes orientés politiquement par exemple. Les médias servent de compas moraux… avant c’était l’église.

Aline : Noah peut-il être heureux ? Va-t-il l’être ?

Vincent : Aucune idée, je n’ai pas encore prévu de fin pour lui 😉
Je verrai le moment venu. Disons qu’il pourrait l’être.

Aline : Et Noah aussi verra ce qu’il a envie de faire le moment venu 🙂

Vincent : A condition de ne plus être hanté. C’est un personnage instinctif, il se laissera guidé 😉

Aline : il va choisir ce qu’il y a de mieux pour lui ! 😉

Vincent : Je pense reprendre tous les personnages du Brasier, pour la suite.

 

Aline : on aura donc une trilogie !

Vincent : Il y aura une suite au Brasier oui. Qu’est devenu Karl ? Que va faire Clémence avec Dimitri, etc…
Et je me suis amusé avec Eisik. Je pensais même faire un spin off sur lui.

Ge : 😮

Aline : Spin off… on prend. Faites vous plaisir, on aura plaisir à vous lire !

Vincent : Il est horrible, mais les chapitres de son point de vue étaient jubilatoires à l’écriture.

Aline : je n’en doute pas. Parce que c’est quelque chose que tout le monde porte en lui : une part sombre… qui s’exprime en réel ou pas .?

Vincent : Oh je pense que c’était son exubérance et son cynisme qui me fascinaient.

Aline : Va pour son exubérance et son cynisme…

Vincent : Un vieux briscard avec des principes, un peu déphasé avec le monde qu’il ne comprend plus, mais encore diablement efficace bien que sa date de péremption sur le terrain soit dépassée.

Aline : c’est dans les vieilles marmites que l’on cuisine le mieux !

Vincent : Oui, haha.

Aline : Je vais vous libérer Vincent. Sachant que Geneviève, doit prendre le relais pour la conclusion. Je tiens à vous remercier pour cet échange fort instructif et passionnant. J’ai passé un excellent moment. merci aussi de votre disponibilité et d’avoir enchaîné les GAV. Geneviève  ?

Vincent : Merci Aline, plaisir partagé.

Aline : 👍

Ge : Oui je vous suis de près.
Je crois que comme vous n’avez pas eu d’avocat je vais vous laisser le dernier mot

Vincent : Pour avoir commis deux romans le tricycle rouge  et le Brasier, je plaide coupable.

Ge : Auriez vous autre chose à rajouter ?

Vincent : j’avoue, c’est moi le responsable. Mais que voulez vous, je n’y peut rien, j’aime ça écrire des thrillers.
A part cela, non. Peut-être une question : A quand la parution du procès verbal ?

Ge : Ah ça c’est la bonne question. Moi même je ne le sais pas.

Vincent : On verra bien le moment venu !

Ge : Mais vous le premier prévenu 😉

Vincent : Oh, merci 🙂

Ge : Comme Aline je vais vous remercier pour tout ce temps consacré. Et c’est jolis échanges.

Vincent : Merci, comme je l’ai écrit, le plaisir est partagé !
Sur ce, à moins qu’il n’y ait une question de dernière minute. Je vais devoir quitter l’écran et… manger 🙂

Ge : Alors sur ces dernières paroles je déclare la fin de la 4e audition de monsieur Vincent Hauuy .

Vincent : Je vous souhaite à toutes une belle soirée !

Aline : 👍

Ge : Allez tout le monde passe à table !

Vincent : Bon appétit !

Aline : A quelle table ? qui est l’hôte ?

Ge : La Garde à Vue étant terminée que l’on relâche notre suspect ! Monsieur Hauuy est à nouveau libre.

Voici le dernier PV d’audition de ces 2 jours de GAV.

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Sériale lectrice : Ge papote avec Cendrine Nougué


Sériale lectrice

Ge papote avec Cendrine Nougué

Vous ne le savez peut-être pas, mais Cendrine, en plus d’être une auteure de talent et une bibliothécaire formidable,  est aussi une de mes flingueuses cachées. Mais chut certaines du gang ne le savent pas encore, alors que d’autres sont dans la confidence.

Alors pour en savoir un peu plus sur Cendrine je vous propose  pour commencer une interview

« Seriale Lectrice »



ITW Sériale Lectrices

 

GVL : Bonjour Cendrine, es tu prête à être soumise à la question ?

Tu sais bien que je suis une insoumise 😉

 

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Des études de lettres et d’histoire de l’art, puis un parcours professionnel assez éclectique, passant des concerts de rock aux expositions en musées, de l’organisation de spectacles à plus récemment la création d’une médiathèque. Je crois que j’ai fait le tour de tous les métiers de la culture pour revenir au livre. La boule est bouclée. Quant à mon âge je ne sais plus, parfois celui de lire des contes de fées, parfois celui des immortels vampires…

 

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

La place d’honneur. Ma mère m’emmenait chaque semaine à la bibliothèque et je l’ai toujours vue plongée dans ses bouquins, c’était naturel.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Par la couverture. Ensuite on plongeait dans les pages.

 

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Par couleurs, par coups de cœur, par hasard.

Chez moi je ne classe pas (trop obligée de le faire à La Coop’). Mais j’ai une bibliothèque spéciale pour tous les livres qui me servent pour mes romans, les contes de fées, les classiques du fantastique, la fantasy jeunesse… et ma collection perso de vieux albums de contes. Je collectionne aussi toutes les éditions d’Alice au pays des Merveilles.

 

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 Une évasion nécessaire.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 Papier, si je lis un texte sur tablette je me surprends à tenter de le corriger, comme un manuscrit, déformation de l’ordinateur… je sais c’est moche.

 

GVL : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Je les aime tellement que je m’en suis créé une sur mesure. C’est mon terrain de jeux où je peux inviter mes auteurs préférés, mes amis blogueurs, choisir chaque livre.

    

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 Une vie plus grande que la mienne. Des univers de possibles.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J’aime particulièrement le sous-sol de la librairie du Marché à Fontainebleau, un espace dédié à la fantasy et l’imaginaire, très bien fourni en titres pointus comme en dernières sorties.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

En général en librairies, j’aime en découvrir de nouvelles et j’affectionne les petites librairies/ salons de thé  où tu peux rester lire et écrire tranquille (surtout à Londres). Mention spéciale à la librairie du Hérisson à Montargis, chez Stéphanie, où j’ai fait ma première dédicace.

 

GVL : Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 Il me semble !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 En moyenne deux par semaine, plus en vacances.

 

GVL : Tiens-tu un décompte précis de tes lectures ?

Non, pas du tout. En amour je ne compte pas.

 

GVL : As-tu une PAL ?

 Je fonctionne à l’envie immédiate, je vois un livre qui me tente je le lis, je n’accumule pas. Avoir une PAL me donne l’impression d’avoir des devoirs à faire, tout le contraire pour moi de l’instinct de lecture.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Je suis venue au polar par le fantastique. Ado j’ai dévoré les Stephen King, les Chattam, les Lovecraft, puis les aventures de Sherlock Holmes, Lupin et autres héros policiers. Ce qui m’a doucement conduit au polar mais je privilégie toujours les romans noirs avec un brin de fantastique. Je m’ennuie rapidement sur des scénarii réalistes.

J’aime bien le polar du fait de son immédiateté, on plonge d’emblée dans un univers mais je trouve le genre limité et très normé pour cette même raison. D’où ma préférence pour les romans qui intègrent un élément fantastique, donc imprévisible. J’ai dévoré quasi tous les Arthur Upfield, un auteur australien, avec son héros Bonaparte, un flic Aborigène aux méthodes intuitives et limite magiques.

 

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Là encore je suis éclectique, je n’ai pas de favoris, j’ai des périodes où je peux dévorer toute l’œuvre d’un auteur et je passe à un autre. Ado j’ai bloqué sur les classiques, de Zola à Hugo, puis les sud américains comme Gabriel Garcia Marquez, puis les grands Américains, puis les Anglais, puis la SF avec Arthur C Clarke, etc… Mais pour te répondre quand même je citerai Jane Austen, Kundera, Baudelaire, Houellebecq.

Mention d’honneur à JK Rowling, non pas forcément pour la qualité littéraire mais pour ce pied de nez incroyable qu’elle a réalisé à la face de la littérature mondiale, imposant le sous genre maltraité qu’était la littérature jeunesse et prouvant que la fantasy est incontournable. Son parcours est   fascinant.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Le Chardonneret de Dona Tartt, à lire d’urgence, toute la puissance des tourments de l’adolescence et de l’amour impossible.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes; les parcours en parallèle d’un terroriste et d’un agent secret, le seul thriller qui a réellement tenue en haleine et où je n’ai pas deviné la fin (mon gros problème avec ce genre).

L’excellentissime et brillantissime « Karoo » de Steve Tesich , un sublime anti héros déjanté servi par un texte brillant, où pas un mot ne dépasse.

La saga de la Passe Miroir de Christelle Dabos, j’ai adoré cet univers singulier d’Alice moderne, tinté de mythologie grecque.

La BD Wicca de Olivier Ledroit, une saga féérique steampunk avec des dessins à couper le souffle.

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis que j’ai été éditée j’ai été invitée dans quelques salons, j’y allais peu avant.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

En tant qu’auteur c’est un bonheur intense, je ne vois pas passer le temps. Je suis toujours ébahie que des gens prennent du temps de leur vie pour lire mes livres, s’ils savaient combien ça me touche. J’en ressors totalement boostée.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Quand j’écris j’ai un rituel, j’allume une bougie pour symboliser la flamme de l’inspiration, et peut-être aussi remercier les fées et autres esprits qui m’ont donné cette chance de pouvoir créer des histoires. Et je bois du thé !

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Te remercier de me donner cette tribune sur ton blog.

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Un auteur n’arrive jamais à poser le dernier mot tu sais, parfois faut nous arracher le manuscrit sinon ça ne s’arrête pas.

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

Achetez vos livres en librairies ! Soyez curieux, ouverts, jamais aigris, croyez aux fées et lisez des contes à vos enfants !

Coup de cœur pour Samantha Bailly, la présidente de la Charte des Auteurs et illustrateurs Jeunesse qui fait un boulot incroyable pour revaloriser la profession d’auteur, allez voir : http://www.la-charte.fr/

 

GVL :  Merci pour ces petites confidences Cendrine, et à très vite sur collectif Polar, je crois que tu nous réserves de belles surprises, mais ça on n’en reparlera une prochaine fois.

Oui gardons un peu de suspense…😉

GVL : Allez un indice avec la photo ci-dessous

 

Sériale lectrice : Ge papote avec Maud sa nouvelle apprentie Flingueuse


Sériale Lectrices

Ge papote avec Maud

Sa nouvelle apprentie Flingueuse.

Et oui mes polardeux, vous avez du le remarquer, ce 25 juillet une nouvelle chroniqueuse a pointé le bout de son nez.

Son nom Maud Vandenbyvanghe.

Elle vous a présenté un nouvel auteur  avec Effondrements de Guy Morant

Maud a participé aussi  à Rosny soit celui qui mal y pense, petits retours de flingueuses

Et bien maintenant c’est officiel, Maud a rejoint le gang des flingueuses

Et vous savez quoi j’en suis très honorée. En plus ça se passe à merveille, son arrivée m’a été que bonheur, curiosité et partages.

Alors aujourd’hui j’en profite pour papoter un peu avec elle !

Les Jumelles et leur Porte Flingue. Maud, Ophélie et bibi à Saint Maur en Poche. 2018


GVL : Bonjour Maud, es-tu prête à être soumise à la question ?

MV : Oui bien sûr

GVL : Alors, , peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 MV : Je viens avoir 35 ans, pas d’enfant, un chat. Après un DUT Carrières Juridiques, j’ai fait un BTS Assistante de Gestion PMI, actuellement Gestionnaires Tiers Payant auprès des Professionnels de Santé. Avec des amis, on a monté une boutique afin de vendre des produits de ski du Paris. (le ski une autre de mes passions)

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

MV : Beaucoup de livres chez mes grands-parents, puis à la maison. J’ai débuté avec les Clans des Sept et Club des Cinq qui appartenaient à ma mère et mes tantes puis Alice Détective. J’ai ensuite emprunté les Imogène, Agatha Christie à mon grand-père. J’ai eu également une très grande période classique, mes auteurs préférés classiques Emile ZOLA et Stefan Sweig. J’ai découvert également grâce à mes amis skieurs l’héroïque Fantaisie (Feist et Hobb). Voilà mes univers.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

MV : Lire a d’abord été un refuge, création de ma bulle, puis un loisir et ensuite une passion. On ne m’a ni encouragée ni empêchée.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

OUI mais…J’en ai plusieurs.

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Je vous présente d’abord celle du bureau. Et oui bureau avec ascenseur à la sortie du métro j’y mets toutes mes emplettes achetées sur paris boutiques d’occasion et salon où je suis en transports (car chez moi je n’ai pas d’ascenseur). Je reçois aussi au bureau tous les envois (service presse, auteurs, ….) pas de classement spécifique. Et encore là j’ai un peu rangé pour la photo.

Bibliothèque des livres lus. En haut, les « beaux livres ». La deuxième étagère : les grands formats lus par ordre alphabétique. La troisième étagère : les poches lus par ordre alphabétique. Ceux en vrac au premier plan attendent d’être rangés.

La fameuse PAL : Tout en haut les BD et Werber inclassables. En dessous on trouve l’héroique fantaisie et le fantastique. La troisième étagère à gauche : les grands formats dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont des grands formats classiques, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. La deuxième étagère à gauche : les poches dédicacés, ordre alphabétique. Ceux de droite sont livres divers, ordre alphabétique. Derrière se trouve toute une rangée de livre poche classé par ordre alphabétique. En bas, les grands formats non dédicacée, suite de l’étagère 2. Et posés en vrac, les derniers achats non rangés.

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

MV : Du plaisir et de la détente avant tout, découvrir, apprendre. Je lis principalement dans les transports en commun. Aussi je me déconnecte en lisant. J’oublie tout, il m’est arrivé de louper ma station de métro. Le soir je mets un réveil sur mon téléphone pour éviter de me laisser embarquer trop tard dans la nuit.  

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

MV : Je lis sur les 2 supports, j’alterne selon les types de lectures ou les envies. Ma préférence va pour le papier.

 

GVL ; En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

MV : Non. Dans ma ville, ils ont mis un système en place, suivant les revenus elle est payante ou non. Etant réfractaire à la gratuite pour certains et payant pour d’autres, je ne suis pas inscrite.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

MV : oui, j’ai ma petite adresse : La Boîte à Lettres (Asnières sur Seine) pour les achats de livres neufs, en dehors des librairies avec dédicaces, des salons.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

MV : Pour les achats de livres neufs, avec une amie, on s’est lancée un défi : pas d’achat de livres neufs sans dédicaces (dans l’année en cours). Nous avons le droit à 3 exceptions. Depuis que je fais des salons, je préfère acheter mes livres à ce moment-là, plus conviviale, moins l’impression d’être consommatrice. Un resto est en jeu.

Pour les achats d’occasion, je vais principalement au Emaus de Longjumeau et la librairie bleue (paris 20).

J’essaie d’être raisonnable, mais…

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

 MV : Oui toujours, bien sûr

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

MV : Suivant les périodes, et la taille des livres, je dirai 1 à 2 en moyenne par semaine. Je ne compte pas mois, ni par an.

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Sur ma page : je fais un bilan mensuel de mes lectures et on m’a offert un joli carnet pour tout noter.

Cadeau de Delphine Leroy pour Noël

 

 

 

GVL : As-tu une PAL ?

MV : Bien sûr, ne jamais tomber en manque de lecture, toujours avoir différents styles sous la main.

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 MV : Entre 300 et 400 en comptant les livres numériques. Les salons n’aident pas, où les descentes à Longjumeau… Et la nouveauté depuis 2017, les services presses.

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

MV : Y’en a qui collectionne les chaussures. Moi j’achète des livres comme ça me chante. Je le vis très bien. Généralement je n’achète rien de Juin à Septembre, pour essayer de la faire baisser.

 

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

MV : Comme expliqué plus haut, j’ai découvert le genre chez mes grands parents et très vite j’ai accroché, contrairement aux comtesses de Ségur. J’ai enchainé les Fantômette et les chairs de poule. De temps en temps, je lis d’autre chose. J’ai découvert récemment que j’appréciais les romans historiques (je ne suis pas sortie de l’auberge).

  

GVL :, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 En SF, Feist reste pour moi le Maître du genre. En polar, Thilliez, Norek, Tackian, Minier, Destombes, ce sont les 5 auteurs actuellement où j’achète le livre dès la sortie.

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

  • Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lovoenbruck : cette lecture m’a tellement marquée que la fin m’a surprise, j’étais dans l’histoire, aux côtés de Bohem que j’en ai occulté le 1er chapitre et j’ai versé une larmichette.

  • Les Larmes noires sur la Terre de Sandrine Collette : La puissance de l’écriture qui narre le destin de femmes vivant dans la rue, le comment sont-elles arrivées là et comment vont-elles s’en sortir.

  • Les 4 trilogies de Feist : C’est le même conflit vu par les différents protagonistes qui s’affrontent, quand tu as tout lu, tu donnes raison aux 4 continents de se battre.

  • Le Crime de l’Orient Express, d’Agatha Christie car c’est ma première lecture avec des morts.

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

MV : Cela fait à peu près un an que je vais en librairie, à la fnac lors de dédicaces et en salon.

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

MV : je retrouve des passionnés de lecture et je me sens moins extraterrestre. Sortir de la sphère Facebook, même si c’est grâce à ces groupes que j’ai découvert tant d’auteurs, se rencontrer, papoter, partager autour d’une même passion ; un régal. L’interface et la proximité auteur-lecteur est très sympathique et conviviale.

J’ai beaucoup aimé la soirée A l’œil écoute pour sauver la librairie, voir autant de monde, très chaleureux et sympathique.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Ma première rencontre avec Bob Garcia, à qui j’ai failli arracher les yeux… A l’œil écoute, il était venu mais pas en tant qu’auteur inscrit, et je ne savais pas à quoi il ressemblait. J’avais mon recueil Dons à la main pour le faire dédicacer à Claire Favan et Jacques Saussey, on est tranquillement en train de discuter et de rire, quand un Homme me prend le recueil des mains. Oh malheureux, les livres sont sacrés, j’ai pensé et mon regard s’est durcit, prête à bondir. Mon sourire est revenu quand j’ai vu qu’il cherchait sa nouvelle pour m’écrire un petit mot.

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Je crois qu’on a fait le tour

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

Oui même si je ne m’appelle pas Jean Pierre et toi non plus 😊

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Coup de gueule : la publication de télérama sur les lecteurs de polar, la guerre des auto-édités qui jalousent les édités, la guerre ou jalousie entre bloggeurs ; alors que nous tous la même passion : le livre et la lecture. (sinon la faim dans le monde)

Un gros coup de cœur… Dur dur dur… j’en ai plusieurs : ma rencontre avec Delphine Leory, la première personne connue sur Facebook et vue en vraie. Et ce qui s’est passé le 23.06 à partir de 18h00 à Saint Maur… Mon premier Saint Maur est aussi un coup de Cœur !!!!

GVL :  Merci pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Maud : Merci à toi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Geneviève

GVL : Toujours avec autant de plaisir Maud de mettre mes Flingueuses en avant !

Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles, épisode 3


Le gang des flingueuses : Les petites nouvelles… épisode 3

Hello les Polardeux,

Le gang des Flingueuses, vous connaissez, maintenant, forcément ?

Il était une fois une bande de passionnée réuni autour de Ge leur porte flingue

J’ai la chance d’être entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une douzaine à vous proposer nos voix, nos regard et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.

Aussi je me suis fait curieuse une fois de plus !

Et j’ai posé quelques questions à mon gang de Flingueuses.

Aussi aujourd’hui je vous livres les réponses des dernières arrivées. Mais attention vous risquez d’être surpris d’entrée de jeu.

Allez bonne lecture


Questionnaire aux Flingueuses

Les petites nouvelles… épisode 3 :

Isabelle et Sacha

Tu as rejoint dernièrement le gang  Collectif Polar.

 1 – Alors… Pourquoi avoir accepté ma proposition d’être une des nôtres, ou avoir voulu intégrer la team ?

Isabelle : La réponse va être longue, tu l’auras voulu ! J’ai accepté par curiosité, par fierté aussi. J’aime lire des polars depuis toujours. Mais je n’ai découvert ce milieu que tardivement, après avoir écrit mon propre roman policier. Jusqu’alors je ne courrais pas les salons, je ne recherchais pas le contact avec des auteurs. Lorsque j’y ai été invitée, j’ai découvert une ambiance fraternelle, où l’humour et la déconnade sont de rigueur et où se côtoient des personnages de tous horizons. Je m’y suis sentie à l’aise. J’ai alors échangé avec des auteurs, des éditeurs, des libraires… et des blogueurs (es-trices-euses, of course). Sans flagornerie, tu es l’une des premières dont j’ai suivi le travail, Geneviève. J’ai sympathisé avec certains, commencé à participer à des débats dans des groupes fermés, parfois houleux, en particulier sur l’impact des blogueurs sur l’économie du livre, leur degré d’indépendance, le respect des auteurs… Questions essentielles à mes yeux. Bref, la bloguosphère s’interrogeait régulièrement sur ses bonnes pratiques. Un bon point pour elle ! Et donc lorsque j’ai proposé à la médiathèque de ma ville (la MéMO) de créer un festival consacré au polar, j’ai voulu lui réserver une place de choix : une expo, une table ronde, etc. N’ayant pas de bouquin à vendre, je me sentais totalement libre et la MéMO a adhéré à l’idée. Je n’étais pas des vôtres pour autant. Et puis je me suis mise à rédiger quelques chroniques pour Collectif Polar, d’abord pour tes concours, puis à ta demande. Ta proposition m’a stupéfaite. Ainsi, sans le savoir j’étais potentiellement une flingueuse ! Du coup j’ai accepté ta proposition pour voir enfin les coulisses du blog, et pour la fierté d’intégrer la team.

Sacha ; Alors j’ai accepté ta proposition de vous rejoindre sur le Collectif polar parce que tu me l’as demandé déjà! Lol! J’étais loin de me douter que mes retours de lectures t’intéressaient en tant que chroniques! C’est très humblement que je donne mon avis sur les livres qui m’ont plu ou bouleversée. Et je suis très touchée de cette proposition. Même si je ne lis pas autant que je le voudrais! Lol!

2- Comment te sens-tu au milieu de ce groupe de fadas passionnées de polar et de lectures ? 

Isabelle : Mon arrivée est toute récente, il me faut encore trouver mes marques, moi qui suis plutôt un électron libre, par nature. Mais l‘accueil que ces fadas m’ont réservé a été si chaleureux, si spontané que j’abandonne peu à peu ma posture d’observatrice. Les flingueuses (Loup inclus !!) sont généreuses, bienveillantes, bosseuses. A l’image de la porte-flingue, quoi ! Mais est-ce un hasard ?

Sacha : Hey tu parles à une psychopathe là! Mdr! Donc on est sur la même longueur d’ondes! entre frappadingues, on est bien!

3- Qu’attends-tu de notre petite équipe de flingueuses ?

Ce qu’elle donne déjà dépasse mes attentes : réflexions communes sur la littérature noire, bien sûr, mais aussi solidarité, entraide, conseils… On sort largement du cadre de la littérature et j’aime ça !

Sacha : Ce que j’attends de l’équipe de flingueuses? et on a un flingueur aussi non? Des grosses « marrades » comme c’est déjà le cas quand on se voit! Vous avez toutes toujours la patate et j’adore ça!

4 – Te sens-tu une flingueuse à part entière ?

 

Isabelle : Oui, depuis que tu me sollicites pour des idées de concours, mais surtout depuis que j’ai endossé la panoplie de légiste avec Cécile Pellault et avec toi pour l’exquis cadavre exquis.

 Sacha : Oui je me sens une flingueuse à part entière et très fière de faire partie! Mais promis, je sortirai pas le mien, de flingue! Lol

5 – Que t’as apporté cette expérience d’équipe ?

Isabelle : Le plaisir de travailler en complémentarité avec Cécile, d’être parvenues très vite à nous organiser en fonction de nos sensibilités, de nos emplois du temps respectifs. Le bonheur d’échanger nos impressions à la lecture d’un épisode. J’apprécie énormément ces échanges.

 Sacha : Ben je commence tout juste alors on en reparle dans 6 mois! Mdr! J’espère juste que tu regretteras pas ton choix! Muhahaha (rire démoniaque)!

 

6 – Qu’en as-tu tiré ?

Isabelle : Je me sens plus légitime, plus crédible comme flingueuse.

  Sacha : Mon expérience commence seulement, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sera que du positif!

7- As-tu des attentes particulières autour de Collectif Polar ? Et quelles sont-elles ?

J’aime le jeu collectif, qui est l’ADN de ce blog. L’idée de s’organiser pour optimiser notre présence lors d’évènements, pour partager avec celles (ou celui) qui n’ont pas pu venir, pour porter les couleurs de la meute. Lecteur, lectrice, si tu pouvais voir l’incroyable chorégraphie à l’œuvre derrière les GAV, tu hallucinerais… Pourvou qué ça doure et vive le gang !

 Sacha :  Le collectif polar m’a déjà tellement donné en tant qu’auteure! La mise en lumière de l’Emprise des sens a été un élément très important pour moi et je ne te remercierai jamais assez! Donc bonne humeur, échanges et rigolades!

2eme Partie

Enfin, dis-moi,

Tu préfères :

 1- Etre reconnue comme une simple chroniqueuse de Collectif Polar ?

2- Etre une chroniqueuse de Collectif Polar qui se revendique ainsi ?

 3- Être avant tout une flingueuse ?

 4- Juste faire de temps à autre une « chronique de lecteur »

Explique-moi ton ou tes choix ?

Isabelle : J’élimine 1, 2 et 4. Ma participation, je la vois plutôt en recherche d’idées, en aide pour organiser ou couvrir des événements.

Sacha : Une chroniqueuse flingueuse du collectif polar qui fait de temps à autre un Sach’avis sur ses lectures! Mdr!

J’ai moins le temps de lire, mais j’aime toujours ça. C’est important pour moi de lire, de m’évader, d’étudier la manière d’écrire d’autres auteurs, d’en découvrir. Je pense que la lecture améliore mon écriture. Et J’aime partager mon avis sur un livre que j’ai aimé, voire que j’ai adoré!  En revanche, je ne sais pas écrire une chronique. J’ai toujours peur d’en mettre trop sur l’intrigue. C’est pour ça que je me contente d’un avis!  De mon avis!

 

Et en OFF, juste entre toi et moi.

As-tu des regrets, des déceptions à formuler, quelles sont les choses que l’on pourrait améliorer ?

Isabelle : Regrets, déceptions… non, je ne vois pas. Enrichir la maquette, peut-être. 

Sacha ; En off entre toi et moi ma Geneviève, je n’ai pas de regrets, ni de déception, rien du tout! Je trouve que toi et tes flingueuses, vous faîtes un boulot extra, et je te félicite! Je vous aime énormément et je suis encore une fois très honorée de faire partie de l’équipe!

Voilàààààà! Merci tout plein ma Geneviève

 

Quelles améliorations proposes-tu ? Et comment les mettre en oeuvre ?

Isabelle : Peut-être élargir le choix des livres chroniqués à des bouquins qui font moins l’actu. Je sais que tu y es sensible, comme moi. Le dernier Bussi, le dernier Norek seront à coup sûr chroniqués partout… Déplacer davantage le curseur vers l’inconnu, sans pour autant délaisser les best seller, ça doit être possible. Ce que j’ai apprécié d’emblée dans Collectif Polar, c’est de découvrir des premiers romans, ou de lire des itw d’auteurs moins célèbres.

Sériale Lectrice : papotage avec Sofia, notre nouvelle chroniqueuse


Sériale Lectrice : papotage avec Sofia, notre nouvelle chroniqueuse.

Ce matin j’ai la chance de recevoir Sofia, nous allons discuter un petit moment ensemble. Ce que je sais moi, c’est que Sofia serait une parfaite apprenti Flingueuse. Mais ça c’est l’avenir qui nous le dira. L’avenir et Sofia elle même.

En attendant, place à ITW Sériale Lectrices


 

Bonjour Sofia, es-tu prête à être soumise à la question ?

Oh Yeah !

GVL : Alors, Sofia, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Hmmm, tu me demande de tracer une cible sur mon front là ! Mais je suis joueuse…

J’ai 39ans, j’ai eu un parcours scolaire somme toute classique dans les RH, j’ai pas mal vadrouillé en France, d’abord pour les études, puis les opportunités professionnelles, mais depuis 6 ans je suis revenue dans ma région natale l’Alsace, je pose définitivement mes valises. Pour quelques années en tout cas. Mon parcours pro…je suis chargée d’organiser des formations pour adultes.

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Je viens d’une famille modeste, mais il y a toujours eu un accès à la lecture. Je ne sais pas si c’est parce que ma mère a quitté tôt l’école, mais elle a toujours veillé à ce qu’il y ait des bouquins qui trainent. Elle me raconte souvent que petite je voulais absolument aller à l’école pour apprendre à lire. Sur la fratrie de 6 enfants, je suis la seule lectrice. Du coup, j’ai très rapidement bénéficié du budget familial consacré à la lecture, ça représentait environs 2 bouquins par mois, plus le bibliobus.

GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Le livre est un objet qu’il fallait respecter. Mais ils trainaient partout. Si bien qu’il y avait toujours un livre à portée de main. Le livre était évidemment synonyme de savoir, mais avant tout de plaisirs. Quelques soient mes lectures, ma mère les approuvaient. On trouvait Fluide glacial et Pierre Tombal aux toilettes, les revues agricoles dans la cuisine, et partout ailleurs romans en tout genre.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque(s) :

Elle est toute neuve donc pas encore eu le temps d’y mettre tous mes bouquins mais la voici :

 

GVL : Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Ma bibliothèque j’en ai qu’une faute de place mais il y a des livres par ci par là. C’est tout simplement un joyeux bordel. Bon je range un minimum par auteur….Je n’ai pas d’appli pour gérer ma bibliothèque.

GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

Je crois que c’est avant tout une échappatoire. Enfant, ainée d’une grande fratrie, c’était le moyen pour moi de m’isoler et d’être dans mon monde. Aujourd’hui, je dirai que le livre, l’objet, me rassure. Lorsque je déménage, le premier carton que j’ouvre, c’est un carton de bouquins. Parce tout de suite j’ai l’impression d’être chez moi et qu’il y a de la vie. La lecture est bien évidement un plaisir pour ne pas parler de passion, mais aussi un lien social. Si la lecture est un acte solitaire, les émotions que peuvent provoquer un bouquin se partagent.

GVL : Es-tu papier ou numérique ?

Papier. Mais je réfléchis à l’acquisition d’une liseuse pour éviter d’avoir à porter ….

 

GVL :  En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

J’ai toujours fréquenté les bibliothèques. Mais j’emprunte peu. Pour la simple raison que j’ai du mal à me séparer d’un livre. Je fréquente la bibliothèque de ma ville une fois par semaine, notamment pour mon fils, mais aussi parce que je m’y sens bien.

 

GVL : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

C’est un lieu d’échanges, j’y trouve conseils auprès du personnel, et ça me permet de prendre des bouquins que je n’aurai pas nécessairement achetés en librairie. Les bibliothèques ne sont pas uniquement un lieu d’emprunt, il s’y passe un tas de chose si on prend la peine de s’y intéresser. C’est une belle ouverture au monde et aux autres.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Par facilité je vais à la libraire de ma ville, donc oui j’ai une librairie attitrée mais pas nécessairement de cœur. Il m’arrive régulièrement de faire mes achats ailleurs, en vacances, en déplacements, si j’en vois une sur mon chemin, je m’y arrête.

 

GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (ça peut-être dans différents lieux, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairie où je vais voir des auteurs, des librairie que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

Principalement dans ma librairie de quartier pour le « quotidien ». Parfois chez les bouquinistes, entre particuliers et sur les salons.

 

GVL ; Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prête ?

Je me suis échauffée alors allons-y !

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

C’est très variable. J’ai des phases compulsives de lectures. Je peux lire 4 bouquins par semaine pendant 3 mois et faire des pauses lectures de plusieurs semaines. Je ne peux pas te faire de décompte. Je fonctionne à l’envie, à l’impulsion…..

 

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Absolument pas !

 

GVL : As-tu une PAL ?

Eh oui….ne pas avoir de PAL provoque une angoisse….Tu sais, c’est comme le syndrome du frigo vide. Quand t’as plus grand-chose dans le frigo tu te dis damned faut que je fasse les courses y’a plus rien. Ben ne pas avoir de PAL c’est pareil, t’as l’impression que c’est ceinture !

 

GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 33

 

GVL : Whaou, il y a du lourd là dans ta PAL Sofia ! Mais sis-moi, pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

Ah ma PAL….déjà, sa taille varie, elle peut être de 3 à 50….C’est difficile cette question….c’est un rapport très intime qu’on a avec une PAL….Déjà, elle me rassure. Comme je le disais plus haut, les bouquins c’est ce qui me met en sécurité dans un environnement, ma PAL elle est en partie sur ma bibliothèque, et à côté de mon lit. Parfois elle me sert de table de nuitJ Elle est comme un doudou en fait. Je la regarde chaque soir quand je me couche, chaque matin quand je me lève. Elle partage vraiment mon quotidien en fait…Je la touche, je la sens, je la déplace…

GVL : Alors…..Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers, de l’espionnage, du polar historique aussi…)

Pourquoi je lis le Polar….Je crois que le roman noir est représentatif de la ou des sociétés. L’enquête est là pour servir le lecteur, pour l’emporter, le sortir de sa zone de confort. J’aime frissonner, j’aime être intriguée. Représentatif de la société je disais, parce qu’il met en exergue les peurs de l’homme.

Contrairement à ce qu’on a longtemps pu dire, le Polar n’est pas un « sous genre », la littérature noire existe au même titre que la littérature blanche, elle n’est n’y meilleure ni moins bonne. Même si j’ai une nette préférence pour le noir. Le roman noir peut déclencher de multiples émotions tout en poussant une réflexion. Et bien sûr, le polar peut être sacrément amusant !

En gros, j’aime être bousculée !

 

GVL : Tu as vu, je ne relève même pas cette dernière remarque ! lol . Bon…Sofia, dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 S’ il faut en choisir, Franck Thilliez, c’est mon auteur chouchou. Littéralement fan ! J’aime beaucoup la prose de RJ Ellory, Hervé Commère que j’ai découvert il y a peu, j’adore. Ah et puis Claire Favan elle a le don de me faire tripper et de me mettre sur les fesses !

GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

Je ne suis pas sûre d’en trouver 5….J’en ai lu pas mal que j’ai beaucoup aimé, mais qui m’ont marquée…

Entre deux Mondes d’Olivier Norek m’a bouleversée. Aussi sombre que lumineux. C’est le roman que je distribue autour de moi depuis sa sortie.

Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lovenbruck, je  me suis pris un sacré dose d’émotions dans la tronche.

Seuls le silence de RJ Ellory, il m’a totalement séduite, un pur bijou

 

GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

Depuis l’année dernière, je commence vraiment à fréquenter les festivals. Peu de temps pour moi jusque-là, et j’ai tendance à fuir les foules. J’ai dû annuler QDP cette année, l’année prochaine j’y serai quoi qu’il arrive. Eh bien sûr le Festival Sans Nom à Mulhouse en octobre, à ne pas rater !!!!!

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

Au travers des rencontres tu as un autre rapport au roman. Echanger quelques instants avec un auteur c’est juste dingue,  c’est rendre le roman encore plus vivant ! Et les rencontres entre lecteurs ça génial. Pouvoir partager avec les gens sur des bouquins qu’on a aimé, pas aimé, acheter un bouquin parce que le gars que t’as croisé juste avant t’en a parlé, c’est juste fantastique. Ce sont des endroits où tu laisses devant l’entrée tout le quotidien que tu as à gérer habituellement, tu n’es pas jugée pour les fringues que tu portes, ta classe sociale ou ton boulot.

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi !

Je sèche

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

Ben tu avais dis La question, il y en a eu combien déjà ?

 

GVL : Tu es certaine que c’est ton dernier mot ?

On est jamais sûr de rien J

GVL : Allez un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ?

 Mon coup de gueule : Arrêtez d’acheter vos bouquins sur Amazon, les libraires ont autant besoin de travailler pour manger que nous ! Ils nous font rêver, nous permettent d’avoir la vie plus douce le temps d’une lecture, c’est une responsabilité collective !

Mon coup de cœur ? Je l’ai dit plus haut, Entre deux Mondes d’Olivier Norek. J’ai eu la chance de le rencontrer, c’est un sacré bonhomme.

GVL :  Merci  Sofia pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar

Merci à Collectif Polar !

Mais de rien So, ce fut un plaisir pour moi, son porte flingue de te passer à la question !

 Alors chers lecteurs zé chères lectrice, vous la trouvez comment notre petite nouvelle ?

Elle ferait une belle flingueuse, non ?

En attendant, demain vous pourrez la retrouver avec son premier petit article.

Et ce sera …

Les p’tits papier de So

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, le retour ; épisode 9


Notre jeune Chroniqueuse, Julie a elle aussi voulu participer au jeu « Une Flingueuse a disparu » pour le fun

Aussi a-t-elle décidé d’écrire un petite nouvelle mêlant à la fois mon passage à  Livre Paris et sa première expérience de ce salon du livre de Paris.

Voilà ce qu’elle m’a donné à vous faire découvrir…


Je t’envoie enfin la nouvelle que j’ai écrite sur Dany nommé « la disparition à Livre Paris »  désolé du retard.

La disparition à Livre Paris

Geneviève, Eppy fanny, Dany, Aline, Ophélie et Julie partirent ensemble pour l’aventure Salon « Livre Paris » le Samedi 17 mars 2018. Arrivé sur place à 9h40, elles attendaient sur place sous la pluie, allez plus que 20 minutes avant que les portes du Salon s’ouvrent, elles entendaient le son du cliquetis de l’aiguille de leurs montres et le battement de leurs cœurs qui faisait « boum boum ». 10h avait sonné, elles entrèrent enfin dans l’arène toutes excitées avec une foule en délire. Le salon était immense, elles avancèrent dans l’allée en allant faire un petit tour au stand livre de poches, Dany qui avait envie d’aller faire un tour à droite en attendant dit à Julie « Je vais faire un petit tour par là en attendant, je reviens », Julie lui répondit « Ok » mais sans réellement écouter, son attention focalisé sur les livres. Geneviève après un petit coup d’oeil dit aux filles :

  • Tiens, je ne vois plus Dany, vous savez où elle est passée ?

  • Non. Répondirent en choeur les filles dont Julie qui se mordait les lèvres et ne se rappelait plus de ce que Dany lui avait dit.

  • Elle doit sûrement pas être loin ! On peut la chercher. Répondit Aline.

  • Ok. Où es-tu Dany ? Entends-tu ? Où te caches-tu ? Demanda Geneviève.

Les filles allèrent à gauche en la cherchant et en regardant à leur gauche et droite en plus de regarder les stands, pendant ce temps, Dany se trouvait dans le coin à droite mais elle était à côté d’autres gens et de loin, on ne la voyait pas. Ensuite, Dany partit après avoir acheter un livre retrouver les filles au stand du livre de poches mais elle ne les voyaient plus et se demandaient où elles avaient pu passer.

10h40

Genviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie firent un saut chez Acte Sud en regardant les nouveautés chez eux, elles n’avaient toujours pas retrouvé Dany, elles fixaient toute leur attention sur les livres qu’elles ne virent pas passer Dany à leur dos. Dany ne les vit pas non plus avec un troupeau d’autres personnes autour d’elles également et continua sa route vers le côté polar et la scène polar. Ensuite Julie dit aux filles qu’à 11h elle attendait de parler à une auteure de BD au stand Delcourt et elle leur demanda si quelques unes pouvaient l’accompagner car elle ne voulait pas les perdre à leur tour tellement le Salon est grand. Aline et Ophélie acceptèrent de l’accompagner pendant que Geneviève et Eppy Fanny iraient faire un petit tour en essayant de trouver Dany également et elles promirent de revenir les retrouver ensuite au stand Delcourt. Julie, Aline et Ophélie restèrent donc au stand Delcourt, Julie voulait attendre une auteure BD en particulier : Patricia Lyfoung dont elle adore ses dessins, sa BD « la rose écarlate » et qu’elle voulait lui parler juste un moment pour lui dire tout ça et lui envoyer un fanart. 11H, Patricia Lyfoung arriva, il y avait une personne avant Julie et elle attendait son tour, elle voulait juste lui parler un peu et elle n’attendit pas trop longtemps son tour, 10min plus tard c’était son tour et elle parla à Patricia Lyfoung comme elle en avait rêvé. Il était 11H25 quand elle eut fini et Aline, Ophélie et elle attendaient Geneviève et Eppy Fanny qui sont revenues les rejoindre 5min plus tard. Julie, Aline et Ophélie demandèrent à Geneviève et Eppy Fanny si elles avaient retrouvé Dany depuis et elles répondirent que non, toujours pas.

11h30

Elles passèrent ensuite du côté des auteur(e)s auto-édités en leur faisant un coucou, en bavardant et en prenant des photos. Elles pouvaient se le permettre, il y avait du monde mais pas encore un raz-de-marée de foule qui allait s’en suivre l’après-midi.

11h50

Elles s’en allèrent chercher un coin pour déjeuner si possible un coin avec des sièges pour manger leurs sandwichs qu’elles avaient apporté, la queue pour acheter un sandwich et des choses à manger était trop longue. Ce qu’elles ne se doutaient pas c’est au moment où elles étaient parties du stand des auteur(e)s auto-édités, Dany s’y rendait. Dany prit des photos avec les auteur(e)s auto-édités et prit la peine de discuter un peu avec eux aussi quand elle leur dit qu’elle avait perdu ses amies et qu’elle n’arrivait pas à les retrouver. Une auteure auto-édités lui demanda à quoi ressemblaient ses amies pour voir si elle les avait déjà aperçues, Dany lui décrivit un groupe d’amies, leurs apparences physiques et un peu leurs vêtements. Cette auteure eut un déclic et lui dit qu’elle avait sans doute aperçu ses amies qui étaient venues ici il n’y a pas longtemps et avait continua tout droit, Dany la remercia et continua tout droit en espérant les trouver.

12h10

Elles trouvèrent enfin des places sur la scène young adult pour pouvoir manger leurs sandwichs où elles purent s’asseoir toutes emsemble à part Dany qu’elles n’avaient pas trouvé. Elles purent également écouter la conférence d’une auteure âgée qui écrit pour la jeunesse, elles mangèrent en l’écoutant. Dany n’avait toujours pas trouvé ses copines mais elle arriva également sur la scène young adult où elle put s’asseoir mais au fond et coincidence, elle était à 4 rangées plus loin de ses copines sans pouvoir les voir et elle mangea également son sandwich seule.

13h10

La conférence se termina après quelques dernières questions du public, Dany s’en alla avec la foule le regard dépité de n’avoir pas pu trouver ses copines, Geneviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie restèrent un peu plus longtemps sur place à discuter un peu et elles ne remarquèrent pas la présence de Dany qui était entourée par la foule.

  • Qu’est-ce qu’on fait ? On a toujours pas retrouvé Dany ? Ça serait bien si on pouvait avoir un mégaphone pour pouvoir crier dans le micro : Jeunes filles cherchent leur amie perdue ! Où es-tu Dany ?!! Dit Julie

  • Ah ouais ça serait bien ! Comme dans le Morning Live, un réveil en douceur avec le Morning Live en criant dans tes oreilles haha ! Répondit Eppy Fanny

  • Ah ouais ça serait drôle ! Je me souviens de ça et des pauvres gens victimes de ça et de Mickael Youn haha ! Dit Ophélie.

  • Bon les filles, il est temps de se bouger alors pour ainsi retrouver notre recrue et faire un autre tour de ce Salon. Dit Geneviève.

  • Oui, répondit Aline. Mais le Salon est tellement grand, comment la retrouver dans tout ce méandre de gens !

  • C’est vrai, c’est tellement grand ! Mais pourquoi pas faire un tour et aller à la conférence du côté polar à 14h j’ai hâte de savoir ce qu’il y a au programme de ce côté ! Dit Julie.

  • Ok, répondit Geneviève.

Elles firent alors un autre tour du salon en continuant tout droit pour aller au fond de la salle pour ensuite tourner à gaucher et aller du côté de la scène polar. Mais où était Dany pendant ce temps ? Dany les devançait, elle a fait le tour du salon aussi en allant au fond de la scène, pour ensuite aller du côté auteur(e)s russes et aller du côté de la scène Polar également. Dany fatiguait, elle avait envie de s’asseoir, elle s’assit enfin sur les bancs de la scène polar, elle était vers le devant de la scène quand Geneviève, Eppy Fanny, Aline, Ophélie et Julie arrivèrent ensuite et s’installèrent au fond de la scène. De 14h à 15h était organisé une conférence qu’elles écoutèrent, Julie dit également aux filles si ensuite elles pouvaient les accompagner un peu avant 15h pour voir une auteure au stand JC Lattès chose qu’elles acceptèrent.

14h50

Geneviève, Eppy Fanny, Ophélie, Aline et Julie partirent pour le stand JC Lattès à la queue leu-leu, les unes derrières les autres pour éviter de se perdre dans cette immense foule. 10 min plus tard, la conférence sur la scène polar se terminait, la foule partait, Dany était la dernière à partir. Elle monta sur le banc pour pouvoir essayer de repérer ses amies mais un garde lui demanda de descendre et que ce n’était pas autorisé de monter dessus comme ça. Dany lui rétorqua :

  • Désolé Monsieur mais je cherche mes amies, vous comprenez ? Je les ai perdu !

  • Ce n’est pas mon problème ! Descendez immédiatement ! Dites ça à l’accueil !

Dany obéit alors immédiatement, la foule se faisait plus dense et nombreuse, beaucoup plus de personnes étaient arrivées l’après-midi, ce qui créa des embouteillages. Pendant ce temps, les filles attendaient au stand JC Lattès, Julie attendait la dédicace de Samantha Bailly, son auteure préférée. Son auteure préférée arriva enfin sous les jougs de 15h, Julie était la 3ème dans la queue, elle patienta avec hâte. 15Min plus tard, ce fut enfin son tour, elle lui donna des cadeaux c’est-à-dire des lettre et une fanfiction qu’elle avait écrites pour elle, Julie était tout excitée mais elle se calma pour pouvoir lui parler un peu, son rêve se réalisa enfin.

15h30

Julie avait fini sa dédicace de Samantha Bailly sur le stand JC Lattès, les filles étaient un peu épuisées, elles avaient envie de faire un petit tour pour aller s’asseoir et la foule les fatiguait. Elles allèrent vers le scène BD, mangas, comics pour pouvoir s’asseoir, se reposer un peu et manger un peu. Julie leur demanda qu’elle voulait voir une dernière dédicace à 16h30 et ensuite, elle aurait fini les dédicaces qu’elle voulait faire. Les filles acceptèrent de la suivre après la pause pour sa dernière dédicace et elles avaient prévu de rentrer ensemble avec également Dany et de s’attendre vers 17h.

  • Pour Dany, après ta dernière dédicace, il faut aller voir si Dany a fini le Salon et nous attend à la sortie. On avait prévu de s’attendre. Dit Geneviève.

  • Oui. Répondit Julie.

16h20

Julie fit la queue pour aller voir Bernard Werber, il y avait beaucoup de monde pour lui, beaucoup de personnes qui sont venues pour lui. 10Min plus tard, Bernard Werber qui était temps attendu arriva enfin, il prit le temps de saluer tous ses lecteurs et lectrices en faisant le tour de la queue pour voir jusqu’où ça allait et ensuite il prit enfin place à son siège. Julie prit son mal en patience, mais elle était également excitée même si elle devait attendre et qu’il y avait 6 personnes avant elle. Après avoir patienté, ce fut enfin son tour, elle vit Bernard Werber celui dont elle avait adoré son livre enfin en face d’elle, le crâne dégarni portant des lunettes mais toujours avec un sourire aimable, elle lui parla un peu même si elle était intimidée et lui donna une lettre. Après cette rencontre, elle avait les yeux émerveillées d’avoir pu rencontrer tous ses auteur-es favoris.

 

17h10

Elles avaient toutes fini leurs emplettes, fini leurs dédicaces, il était temps de savoir si Dany avait fini et les attendait à la sortie.

  • Je suggère comme nous sommes 5, que 2 d’entres nous se postent à la sortie dehors, 2 autres se placent devant la porte de sortie et moi je me posterai en avant si jamais Dany n’est pas encore sortie, on risque de ne pas la rater avec ce plan. Dit Geneviève.

  • Oui excellent ! Répondit Eppy Fanny. Je me propose pour me mettre dehors à la sortie qui vient avec moi ?

  • Moi ! Répondit Aline. Ophélie et Julie, vous pouvez vous poster à gauche et droite du devant de la sortie, nous on se mettra à gauche et droite dehors à la sortie et Geneviève tu te posteras en avant, on risque de ne pas la rater comme ça !

  • Ok ! Répondit en choeur Ophélie et Julie.

  • Très bien tout le monde est prêt ? Demanda Geveniève.

  • Oui !

Mais pendant ce temps, où était Dany ? Dany était perdue, encerclée par la foule mais elle n’avait pas dit son dernier mot, elle s’accroupit à 4 pattes et les gens s’écartèrent la laissant passer puis se releva et tenta d’esquiver les gens comme s’ils étaient des obstacles comme dans un jeu. Puis, elle se retourna car elle sentit une présence qui lui fit froid dans le dos, une ombre qui la suivait. Elle avait l’impression de se croire dans le livre « Juste une ombre » de Karine Giebel, mais elle n’avait pas envie de vivre ce que le personnage avait vécu, elle vit une ombre à capuche avec un sourire sadique. Elle se demanda quoi faire, elle seule dans cette foule, perdue sans ses amies pour l’aider, crier était une solution mais elle aurait pu être prise pour une folle ça lui mettrait encore plus un coup au moral, il était préférable pour elle de retrouver ses amies au plus vite et de sortir de là au plus vite, se disait-elle. Elle marchait plus vite, en essayant d’esquiver les gens et en essayant de regarder derrière elle pour voir s’il la suivait toujours, elle s’était crue être dans un thriller, oui elle avait peur mais elle ne voulait également pas se laisser faire et être seulement une victime, autant jouer à son jeu, pour voir si elle gagnerait et lui échapperait, elle en avait l’espoir. Puis, arrivé bientôt vers la sortie, elle se mit à courir avec moins de monde tout en regardant derrière elle puis elle se heurta à quelqu’un, elle avait peur que ça soit lui, elle tremblait et elle était effrayée et elle vit que ce n’était que son amie Geneviève.

  • Ça va Dany ? Est-ce que tout va bien ? T’as l’air effrayé ?

Ophélie, Julie, Aline et Eppy Fanny rejoignirent Dany et Geneviève.

  • Dany ça va ? On est là ! Dit Eppy Fanny.

  • Ça va mieux ! Je vous ai perdu, je n’arrivais plus à vous retrouver puis j’ai senti que quelqu’un me suivait et j’ai courru jusque là !

  • Ah ma pauvre ! Tu devais être très effrayée ! On est désolées de ne pas avoir réussi à te retrouver, on t’a cherché également mais comme le salon est tellement grand, on ne t’a pas retrouvé, on t’a manqué sans doute et on s’est dit que tu nous attendrais à la sortie du coup on est venues t’attendre là ! Dit Geneviève.

  • Vous avez bien fait ! Merci de m’avoir attendu ! Merci de ne m’avoir pas abandonné, de n’être pas parties !

  • Mais on ne t’aurait jamais abandonné voyons ! Rassure-toi ! Répondit Eppy Fanny. On t’aime !

  • Le principal c’est que tu n’aies rien et qu’on a réussi à te retrouver ! Dit Aline.

  • Oui ! Répondit Dany.

  • Et il est où cette homme qui te suivait ? Je lui mettrai une bonne raclée pour t’avoir fait peur ! Dit Geneviève.

  • Ce n’est pas nécessaire ! J’ai regardé autour et je ne l’ai plus vu ! Il est sans doute parti quand je vous ai retrouvé ! Je pouvais appeler à l’aide mais j’avais peur qu’on me prenne pour une folle, j’avais juste envie de vous retrouver ! Je suis rassurée maintenant que je vous ai retrouvé !

  • Tant mieux alors ! Je suis désolée Dany j’avais pas fait attention à ce que tu m’avais dit !

  • Ce n’est rien Julie ! Rentrons.

Les filles rentrèrent finalement toutes ensembles avec Dany qui a été retrouvée. Ce fut une expérience mouvementée pour Dany qui eut une belle peur mais tout finit bien.

« C’est ce que tu crois, mais j’étais là et je suis toujours là, je te suivrai jusqu’à ma mort, belle demoiselle ».

Papote d’auteur : Miss Aline est avec John MARRS


Papote d’auteur avec John MARRS.

Souvenez vous il y a quelques semaine Miss Aline, notre Flingueuse, nous proposait son retour de lecture de « Âmes sœurs« 

Aujourd’hui Miss Aline papote avec John Marrs, l’auteur de ce super thriller.

Allez je vous laisse découvrir cette interview.


Bonjour John Marrs, les Editions Hugo et Cie nous offrent la possibilité de de découvrir Âmes sœurs votre premier roman traduit en français. Le Collectif Polar et moi-même serions ravis d’en apprendre un peu plus sur vous. D’où cette interview que vous avez gentiment  accepté.

C’est parti, à vous de jouer :

  • Parlez nous de vous en dehors de l’écriture : votre travail de journaliste, vos passions ?

Je vis dans le Northamptonshire (Angleterre) avec ma compagne et notre chien et j’ai récemment quitté mon poste de journaliste à plein temps pour me consacrer à l’écriture. J’ai réalisé pendant 25 ans de nombreuses interviews de célébrités pour des magazines télé, de musique, de cinéma ou de loisirs. Ecrire des romans devait être au début un passe-temps, un défi pour savoir si j’en étais capable. Au fil des pages, cela est devenu une seconde nature… et même maintenant ma principale activité.

Dans mes moments de détente, j’aime regarder des films, lire ou écouter des audiobooks, voyager et partir pour de longues balades avec mon chien.

  2 – Est-ce votre metier qui vous a conduit vers l’écriture de roman ?

            Je suppose que cela aide un peu car j’avais l’habitude d’écrire pour des magazines people et mon écriture ne pouvait être trop ampoulé ou descriptive. Mon style devait être au contraire court, enlevé et incisif, ce qui, je pense, est devenu mon style également dans mes livres. J’adore le cinéma et quand j’écris, je vois les scènes dans ma tête comme si j’étais devant un grand écran. Cela m’aide à mieux écrire. En revanche, être journaliste ne m’a pas aidé à trouver un éditeur ou un agent pour autant. Pour mon premier roman, j’ai essuyé 8 refus de maison d’édition et il m’a fallu écrire deux autres livres avant de pouvoir décrocher un contrat d’édition.

3 – Ames Sœurs n’est pas votre premier roman, bien que le premier publié en français. Avez-vous des rituels d’écriture : moment, lieux particulier pour écrire?

             J’apprécie le silence. Si je suis à la maison, je ne peux pas écrire avec du bruit ou de la musique. Et pourtant, j’ai écrit mon premier livre lors de mes trajets en train, un environnement plutôt bruyant malgré mes écouteurs ! Mon trajet quotidien jusqu’à mon bureau à Londres me prenait une heure pendant laquelle j’écrivais. Et je prenais aussi du temps sur mes déjeuners. Cela pouvait me faire jusqu’à trois heures sans internet ou autres distractions pour rester concentré. Maintenant que j’ai abandonné le journalisme et que j’écris à la maison, j’essaie de trouver mon rythme et je découvre de nouvelles façons de progresser. Je m’entoure souvent d’une bougie, d’une tasse de thé vert ou d’un morceau de chocolat par exemple !

4 –Un test ADN pour trouver sa moitié parfait. D’où vous est venue cette idée?

            En décembre 2015, j’avais déjà écrit 35 000 mots de mon troisième livre mais je tournais en rond. Nous avions aussi décidé avec ma compagne de nous marier au mois de septembre suivant à New York. Un jour que j’étais dans les couloirs du métro à Londres, je regardais défiler les visages dans la foule et j’ai réalisé combien il était agréable d’avoir enfin rencontré LA femme de ma vie. Et j’ai commencé à penser combien il serait plus simple si chacun était sûr d’avoir une âme soeur qui l’attendait quelque part. Et en moins d’une semaine, l’idée de l’ADN est devenue un élément central, j’ai rangé mon livre en cours dans un dossier et Ames soeurs prenait forme.

5 – L’Amour guidé par la science, vous y croyez vraiment ? Seriez-vous prêt à faire le test ?

            Quand les lecteurs me contactent sur Twitter ou Facebook pour me dire combien ils ont apprécié le livre, je leur demande souvent s’ils passeraient le test s’il existait. Les avis sont partagés à 50/50. Je pense qu’aujourd’hui, il est tellement facile de rencontrer quelqu’un en quelques clics sur un site, qu’il est plus évident de garder toutes les options ouvertes. Beaucoup de gens, même s’ils sont déjà en couple, se posent la question de rencontrer la personne idéale pour eux, au lieu d’apprécier la relation qu’ils ont déjà. A titre personnel, je ne ferai pas le test. Cela fait 1 an et demi que je suis marié, parfaitement heureux, tout va bien, merci ! Peut-être que si j’étais célibataire, ma réponse serait différente….

6 – Mandy, Christopher, Jade, Nick… comment avez-vous construit vos personages ?Avez-vous rédigé leurs histories complétement à tour de role ou les avez-vous laissé vous guider

            Je suis incapable de suivre une technique préétablie que ce soit pour laver une voiture, peindre un mur ou écrire un livre. Cela dépendait vraiment de mon humeur du moment et du personnage sur lequel je travaillais. Je ne me souviens même plus des histoires initiales de chacun de mes personnages : tout se met en place en même temps, dans une très courte période et ensuite, le vrai travail fut ensuite de choisir comment intercaler chaque personnage et son histoire. Il est vrai aussi que certains personnages furent plus faciles que d’autres à développer. Notamment, il y avait un personnage qui m’intéressait moins et dont le rôle fut très limité du coup dans la version finale.

 

7 – Dans votre roman on parle aussi des réseaux sociaux, incontournables aujourd’hui. Pensez-vous qu’ils modifient le rapport humain dans cette société qui va toujours plus vite et qui consomme toujours plus ?

            Je suis persuadé que les réseaux sociaux permettent de mettre en relation les gens plutôt que de les isoler. Je suis en contact direct avec mes lecteurs dans le monde entier. C’est incroyable de se dire que quelqu’un en France, en Turquie ou en Slovaquie peut avoir fini mon livre, me trouver sur les réseaux sociaux, me contacter et quelques minutes après, je peux lire ce qu’ils m’ont écrit. Avant cette époque, cela aurait demandé beaucoup plus d’efforts voire même être impossible.

J’utilise beaucoup les réseaux sociaux pour discuter aussi avec mes amis qui sont dispersés un peu partout dans le pays et cela permet de rester en contact beaucoup plus facilement. Et j’ai aussi rencontré ma compagne en ligne, d’où mon enthousiasme! Cela change la façon d’interagir entre nous et chacun peut s’avérer bénéfique pour tout le monde.

 

8- Un indice sur votre prochain roman ?

            Je suis sur le point de commencer la réécriture de mon 5ème roman, Her last move, un thriller qui se déroule à Londres. Et je suis au milieu de l’écriture du 6ème, qui comporte un twist d’anticipation, un peu comme dans Ames Sœurs.

9 – Un mot pour vos lecteurs ?

            Je remercie mes lecteurs à la fin de tous mes romans. Sans eux, pas de carrière d’écrivain ! J’essaie aussi au maximum de répondre à tous les messages que je reçois sur Facebook, Twitter et Instagram. Ils ont fait l’effort d’acheter mon livre, de passer quelques heures à le lire, je leur en suis tellement reconnaissant que j’apprécie d’échanger ensuite avec eux.

 

10 – Quelle question auriez-vous voulu que je vous pose et donc quelle est sa réponse ?

 Etes-vous d’accord avec le Brexit comme la majorité des gens de votre pays? Et ma réponse serait NON! C’est une décision terrible et affligeante que nous allons longtemps regretter.

Un très grand merci pour le temps que vous m’avez accordé. Mes remerciements également aux Editions Hugo et Cie d’avoir permis, en jouant les intermédiaires, que cet échange soit possible.

Oui grand merci à John Marrs, aux Editions Hugo Roman, à notre miss Aline mais aussi à notre Cécile pour la traduction.  Merci de nous permettre de découvrir un peu plus cet auteur attachant. 

 

 

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 8


3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 8

Discussion de flingueuses aux aurores (après les politesses d’usage) :

 

Flingueuse 1 : Les filles je pense que c’est grave. 

Flingueuse 2/3/4/5 simultanément : Quoi ? Que se passe-t-il ? De quoi tu parles ? 

Flingueuse 1 : Comme on est sans nouvelle de Danièle, j’ai contacté les collègues bordelais. 

 Porte flingue : Et ? Tu  nous intrigues là. 

Flingueuse 1 : Je me suis fais rappeler à l’ordre par la hiérarchie. On m’a demandé de laissé tomber.

Flingueuse 2/3/4/5 et porte flingue : Quoi ? Pourquoi ? C’est quoi ce délire ? Tu rigoles ? Ça cache un truc. 

Flingueuse 1 : Moi aussi je me suis posée des questions les filles. Et oui c’est bizarre mais je ne peux rien faire sans me faire taper sur les doigts. 

Flingueuse 2 : On fait quoi alors ? 

Flingueuse 4 : Elle n’avait rien dit à personne en MP sur le fait qu’elle voulait être un peu tranquille ou je ne sais quoi ?

Flingueuse 1/2/3//porte flingue : Non 

Flingueuse 5 : A moi moins qu’à vous je viens d’arriver dans la team.

Porte flingue : Bon les filles faut que l’on fasse quelque chose. On en peut pas laisser notre Danièle. 

Flingueuse 3 : Tu proposes quoi ? 

Flingueuse 2 : On peut aller chez elle ? Oui je sais Bordeaux c’est pas la porte à côté. 

Flingueuse 1 : Moi je suis ok pour qu’on se rende sur place. Je suis en vacances dès demain soir. 

Flingueuse 3 : Moi aussi vacances pour les minis flingues. Je peux faire ma mère  indigne et les laisser sous la surveillance de leur père. 

Flingueuse 5 : Impossible pour moi les filles, je suis désolée.

Porte flingue : Ce n’est pas grave. Qui d’autre ?

Flingueuse 4 : Impossible pour moi aussi, trop de boulot. une absence serait mal venue et mal vue.

Flingueuse 2 : C’est ok pour moi. On fait comment, quand, où …? Porte flingue tu as l’adresse de Danièle ? 

Porte flingue : Oui je l’ai. 

Flingueuse 2 : Qui s’occupe de voir où on dort ? 

Flingueuse 1 : Je m’en occupe et je réserve. Pour quand les filles ? 

Porte flingue : On se laisse demain pour s’organiser et on se retrouve à la gare de Bordeaux Saint Jean. Tout le monde regarde ses trains et on se retrouve après demain pour 14 h à la gare Saint Jean. Ça laisse à tout le monde le temps d’arriver. 

Flingueuse 1/2/3 : ok

Flingueuse 4/5 : Vous nous tiendrez au courant les filles. 

Porte flingue : Bien sur les filles. 

La discussion c’est poursuivis tout au long de la journée sur comment procéder une fois sur place, qu’est ce qu’elles allaient trouver, pourquoi Danièle avait-elle prit le large sans rien dire etc.

Les retrouvailles dans le hall de la gare Saint Jean n’étaient pas  des plus joyeuses même si les flingueuses aimaient se retrouver assez souvent. Elles ont pris leurs chambres dans l’hôtel en face de la gare et se sont retrouvés chez la porte flingue.

Il a été décidé de ne pas bouger aujourd’hui. Chacune devait essayer d’entrer en contact avec Danièle à titre privé  espérant que l’une ou l’autre aurait une réponse.

En fin de journée rien. Le silence total.

Le lendemain place à l’action et direction le lieu de résidence de la disparue. Dans le tram elles essayaient de donner le change en se souriant mais c’était des mines inquiètes qui s’observaient. Arrivées devant la maison de Danièle, elles retiennent leur respiration.

Porte flingue : allez les filles, on y va. 

Elles se dirigent comme un seul homme (plutôt comme une seule flingueuse !) vers l’entrée. Coup de sonnette. Attente. La porte flingue va pour sonner à nouveau lorsque la porte s’ouvre sur une femme d’une quarantaine d’années.

– oui ?

Flingueuse 1 : bonjour Madame. Nous nous excusons de vous déranger mais nous voudrions parler à Danièle. 

La dame est déconfite :

– oh mais vous arrivez trop tard.

Porte flingue : Comment ça trop tard ? Elle est où Danièle ? 

La dame : Vous devriez entrer. Elle m’avait parlé de vous. Vous êtes les flingueuses c’est ça ?

Les filles entrent se demandant la signification de tout cela.

La dame : Asseyez vous. Vous voulez boire quelque chose ?

Porte flingue : On voudrait surtout avoir des nouvelles de Danièle. 

La dame : Je comprends. Attendez un instant.

La dame quitte la pièce. Les flingueuses et la Porte flingue se chuchotent des interrogations. La dame revient avec un plateau de verres et de boissons. Elle a un dossier sous le bras.

La dame : Je suppose que tout ceci va vous paraître pour le moins étrange.

Flingueuse 3 : On décidera si c’est étrange ou non une fois que vous nous aurez parlé. On vous écoute. 

La dame : Danièle n’est pas la personne que vous croyez. C’était un agent infiltré. Sa dernière mission a échoué.

Stupeur. Le silence s’étire, pesant.

Flingueuse 1 : Echoué ? Quelle mission ? 

Flingueuse 2 : Ca veut dire quoi échoué ? 

Porte flingue : Qu’est ce que vous essayer de nous dire ? 

La dame : Je pensais bien vous voir débarquer un jour et aussi que vous auriez du mal à me croire. Alors je vais vous laisser lire une partie du dossier.

La dame glisse le dossier vers la porte flingue. Toutes se regardent. Flingueuse 1 prend le dossier et l’ouvre. En première page une fiche avec une photo de Danièle, des empreintes digitales etc.

La dame : Je dois vous avertir que les pages suivantes ne sont pas faciles à regarder.

Les coeurs battent plus vite, les regards se font inquiets.

Porte flingue : Allez Flingueuse 1 vas y , on doit savoir. 

Les pages se tournent sur un rapport de police où il est question d’un règlement de compte qui a mal tourné. Des passages entiers sont noircis, illisibles. Les têtes se tournent vers la dame qui ne dit mot. Elle leurs fait signe de poursuivre.

Et là c’est la descente aux enfers.. des photos, du sang, la morgue. Les yeux se noient, les lèvres tremblent. Danièle est là sous leurs regards sur une table de dissection. Le rapport du légiste est cruel pour les flingueuses. D’un geste rageur Flingueuse 1 ferme le dossier, la voix tremblante :

– Qu’est ce que ça veut dire ? Pourquoi vous avez ce dossier ? Qui êtes vous et qui êtes vous pour Danièle ? Vous occupez sa maison. 

Toutes attendent suspendues à une explication.

La dame : je suis sa soeur. J’ai ce dossier parce que j’appartiens à la PJ de Bordeaux. Elle m’a légué sa maison. Je suis là pour quelques semaines. Vous avez eu de la chance de me trouver.

Porte flingue (avec colère ) : De la chance ? On ne comprend rien à votre histoire ? Danièle c’est une gentille dame qui lit des livres, qui s’occupe de sa mère, de son mari. Qui est notre amie… (sa voix se perd dans un début de sanglot)

La dame : Je comprends votre émotion. Tout ceci n’était qu’une couverture. Elle est tombée sur votre blog et votre petit groupe par hasard. Elle me disait que ça lui faisait du bien d’être avec vous, vous toutes. Que ça la faisait supporter la noirceur de son enquête.

Flingueuse 2 : Quelle enquête ? 

La dame : je ne peux rien vous dire de plus sur le sujet. Secret défense. Ne doutait pas qu’elle vous aimez toute individuellement et ensemble. Elle vous aimait sincèrement.

Le silence s’est éternisé.

Porte flingue : on veut savoir où elle repose. 

La dame : Ses cendres ont été dispersés sur la Garonne. Je suis désolée.

Le coeur en miette les flingueuses et leur porte flingue sont rentrées à l’hôtel. Comment annoncé ça à Flingueuse 4 et 5 ? En tout cas pas par Messenger.

La soirée n’a été que pleure, consternation, interrogation, désolation.

Elles décident de rentrer dés le lendemain. Elles n’ont pas le coeur à manger mais se retrouve tout de même dans la salle à manger de l’hôtel. Les regards sont vides, perdus, les mots sont inutiles, futiles. La douleur est dévorante.

Flingueuse 2 : Quelqu’un savait qu’elle avait une soeur ? 

Les têtes hochent de droite à gauche.

Flingueuse 2 : Comment on peut s’inventer un mari, une mère malade et pas parlé de sa soeur ? 

Flingueuse 1 : Surement pour sa couverture et sa soeur si elle n’en a pas parlé c’est pour la protéger. 

Porte flingue : Il nous est arrivé de discuter en mp de truc perso. jamais elle n’a parlé d’une soeur. 

Flingueuse 1 : Oui mais c’est pour…

Flingueuse 3 : Je suis d’accord sur le fait que c’est étrange qu’elle n’ait jamais parlé de sa soeur. Elle nous l’a dit elle même que Danièle nous faisait confiance. 

Flingueuse 1 : Non elle a dit qu’elle nous aimé c’est pas pareil. 

Flingueuse 3 : Quand tu aimes les gens tu leur fais confiance. 

Flingueuse 2 : Les filles on va pas se disputer. 

Flingueuse 3 : Moi j’avais l’impression qu’elle ne s’adressait qu’à vous la soeurette, qu’elle ne me voyait pas.

Flingueuse 2 : Qu’est ce que tu dis ?

Flingueuse 3 : Que j’avais l’impression qu’elle ..

Flingueuse 2 : oui j’ai compris mais ça vous rappelle pas un truc ? 

Porte flingue : De quoi tu parles ? 

Flingueuse 2 : Vous vous souvenez quand on a dû écrire un texte sur la disparition sur la photo de Danièle pour le blog ? 

 

Toutes : oui

Flingueuse 1 : je lui avais posé des questions d’ordre physique : poids taille etc. j’ai même demandé des signes particuliers. 

Toutes : Et ? 

Flingueuse 2: Personne ne se souvient de ce qu’elle m’a répondu sur sa vue ? 

Flingueuse 3 : Oh… 

Toutes : Quoi ? 

Et flingueuse 2 de leur rappeler cette particularité. Ce qui pouvait changer toute la donne. Finalement le retour allait attendre et une petite visite à la soeur en question s’imposait. Elles savaient pas trop comment si prendre. Elles improviseraient, au feeling.

En arrivant chez Danièle, elles remarquent sa soeur en train d’entretenir un rosier.

Porte flingue (d’une voix forte et presque impérative) : Danièle ? 

La dame se retourne et reste sans voix.

Porte flingue : ça paraît dingue ton histoire Danièle. c’est digne d’un bon polar. Tu vas nous expliquer. On ne va pas bouger d’ici avant une bonne explication. 

Toutes se retrouvent au salon.

Danièle : je reviens .

Elle quitte la pièce pour revenir avec une boîte rectangulaire qu’elle ouvre devant ses amies. Quelle stupéfaction de voir ce « masque » de Danièle, la leur. C’est incroyablement bien fait.

Danièle : je ne suis effectivement pas la vieille dame que vous connaissez. Du moins physiquement. J’appartiens à une unité spéciale dont je ne peux rien vous révéler. Vous devez me faire confiance sur ce plan là. J’étais en mission d’infiltration. Cette mission a pris fin sur un total succès. je vous l’ai dit : secret défense. Quand ça été fini j’ai du disparaître, la Danièle que vous connaissiez devait disparaître. Elle était mon identité de couverture. Je ne pouvais rien vous dire alors j’ai juste « disparue » de votre paysage. Vous connaissant je pensais bien que vous n’alliez pas rester les bras croisés. j’ai demandé à ma hiérarchie de monter ce dossier que je vous ai montré, pour vous convaincre. Apparemment ça n’a pas fonctionné !

Flingueuse 1 : c’est incroyable même moi j’ai rien vu. 

Porte flingue : c’est quoi ton vrai prénom ? 

Danièle : je n’ai pas menti, je m’appelle bien Danièle. Sauf que je suis célibataire, que ma mère se porte comme un charme et que je suis plus jeune que vous le ne croyez.

Flingueuse 2 : Tu peux pas nous dire juste un tout petit mot sur ta mission secrète ?

Danièle (souriant) : Non rien.

Elles se sont toutes regardés, se sont  tombées dans les bras avec des larmes de joies, des rires, des accolades. Danièle 1 a quitté la team, elle a eut un chouette article expliquant que c’était trop pour elle maintenant le blog et tout ça, qu’elle tirait sa révérence de flingueuse mais qu’elle gardait un oeil sur le blog en tant que lectrice. Danièle 2 a fait sont entrée dans la team et a passé un petit moment en tant que stagiaire flingueuse. Douce vengeance !

Que l’aventure continue….

Miss Aline. 

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 7


3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 7

Bonjour

 Juste pour le fun j’ai eu envie de participer. Si cela ne vous dérange pas veuillez trouver en PJ ma petite contribution.

Bien à vous


3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 7

Cela fait maintenant 3 semaines que la rumeur enfle Mamie Danièle, une des flingueuses de Collectif Polar aurait disparu. Je n’ai pas pour habitude de prêter attention aux ouïes dire mais il est vrai qu’en y réfléchissant bien cela fait un moment que je ne l’ai pas vu.

Les tous premiers temps je me suis dit qu’elle avait besoin d’un peu de recul lequel disparait parfois dans ce monde hyperconnecté, mais quand même, ne nous en aurait-elle pas informé au préalable ? Puis forcément, vu la saison j’ai pensé qu’elle était malade, cette saloperie de grippe est retorse cette année. Enfin j’ai imaginé qu’elle était peut-être partie rendre visite à son fils au pays des caribous, en effet ce dernier vient de lui donner une magnifique petite fille et en toute logique elle avait hâte de rencontrer de visu ce petit être…Mais très vite aucune de ces hypothèses ne pouvait être la bonne, qu’elle nous laisse sans nouvelle si longtemps, ça n’était pas normal, ça, je pouvais en mettre mon Smith et Wesson à rouiller.

Dans un mélange d’inquiétude et de curiosité, je décidais donc de me rendre au domicile de Danièle pour tenter de résoudre le mystère de sa disparition. Pour entrer chez elle, nul besoin de commission rogatoire ou autre autorisation de baveux, pas plus que d’une carte bleue (y’a que chez les ricains que ça fonctionne ça). Il y a bien longtemps que je sais où elle cache un double de ses clés pour les soirs où elle rentre un peu fatiguée de son club de lecture… Dans l’appentis jamais fermé à clés ou elle dépose des caisses de livres dans lesquels quiconque le souhaite peut se servir, dans l’appentis donc, se trouve un renfoncement. Dans ce dernier une trappe et derrière cette trappe un coffre. Et le code de ce coffre est simplissime pour qui la connait un peu : 590568. En un tournemain j’ai pu rentrer dans la maison ou calme et ordre régnait du moins en apparence. Bien que gênée de pénétrer ainsi dans l’intimité de notre flingueuse, je décide de faire un rapide tour des pièces espérant trouver la clé de l’énigme et avoir des nouvelles de cette dernière … je rêve qu’elle me surprenne, qu’elle m’engueule même d’être ainsi entrée chez elle…cela signifierait que nous étions de sombres crétins et l’affaire serait close … mais il n’en fut rien.

Parvenue à la chambre j’ai été surprise de voir les portes de la penderie entre ouvertes alors que rien ne dépassait d’un centimètre par ailleurs. Intriguée et pas rassurée je l’avoue (lire des polars n’aide pas à être serein dans ce type de situation je vous assure) j’ouvre les 2 battants. OUF pas de corps, seulement Dewey son chat qui s’est trouvé une confortable place sur le gros sac de baroudeur qu’elle utilise toujours pour ses déplacements. Autant que je puisse le voir ses vêtements sont tous présents…. Le mystère reste donc entier … apparemment Danielle n’est partie nulle part de son propre chef, ou pour le moins elle n’avait pas prévu de partir sur plusieurs jours.

Je descends dans le salon. Abattue et de plus en plus inquiète je tombe dans les bras du fauteuil préféré de notre flingueuse. Essayant de rassembler mes esprits et de faire le tour des possibilités sur cette mystérieuse disparition, je parcours nonchalamment la pièce du regard. Sur la table un roman policier. Notre amatrice de polars lit essentiellement en numérique, ce livre ne peut-être qu’un de ceux qu’elle doit chroniquer pour le blog ou un cadeau. Machinalement je prends le roman pour le feuilleter. « Dîtes 33 : meurtres dans le milieu médical bordelais », tout un programme ! 3 feuillets s’échappent des pages, l’un porte la belle graphie fine de Danielle, tandis que les autres, sans mauvais jeu de mots, sont recouverts de gribouillis ressemblant fort à l’écriture informe d’un médecin. J’entame la lecture de la missive de Danièle bien plus lisible que les 2 autres.

 

Bordeaux le 15 février 2018

Monsieur de Je-suis-un-auteur-moi
Vous m’avez envoyé il y a quelque temps votre roman « Dîtes 33 : meurtres dans le milieu médical bordelais », afin que j’en fasse l’éloge dans un billet du blog « collectif polar » arguant du fait qu’habitant moi-même la région je me devais de valoriser les auteurs locaux. Comme je vous l’avais signalé dans mon précédant courrier, il n’était pas question pour moi de faire une critique dithyrambique d’un ouvrage sans être sincère, ni simplement de partager un avis du seul fait de notre lieu d’habitation proche. La critique littéraire demande une certaine probité que je m’essaie de respecter de mon mieux et je ne saurais y faire d’exceptions. Cependant comme promis également j’ai lu votre écrit. Je suis au regret de vous annoncer que je ne publierais pas de chronique sur votre livre. Il possède certes des qualités mais pas suffisamment à mon sens, de caractéristiques lui permettant de se démarquer d’autres ouvrages. Si vous envisagiez de retravailler l’intrigue pour rendre la fin moins prévisible, le coupable moins évident (je l’ai identifié à la trentième page, sur 250 avouez que c’est tôt), si vous étoffiez les personnages pour les rendre plus crédibles ou que votre inspecteur de police ne se déplaçait pas en intervention sur une trottinette Hello Kitty avec un gyrophare fixé sur sa casquette votre roman aurait peut-être plus de chance de rencontrer son public.
Monsieur de Je-suis-un-auteur-moi, ne voyez dans mes propos aucune mauvaise intention mais seulement les modestes remarques d’une fan de polar.
J’espère, Monsieur de Je-suis-un-auteur-moi, que vous ne me tiendrez pas rigueur de ma franchise, mais j’ai confiance car un écrivain c’est quelqu’un qui possède du recul sur le monde et sur lui-même.
Sincères salutations
Danièle, flingueuse du collectif polar

Je laisse tomber le premier feuillet en hiéroglyphe, daté du 10 janvier 2018, à priori il ne m’apprendra rien de plus que le billet de Danièle. Le second daté lui du 20 février 2018 et contenant un message d’une écriture encore plus nerveuse et difficilement déchiffrable que le premier feuillet me semble plus prometteur.

 

Bordeaux le 20 février 2018

Madame
Terminer votre brulot par de la flagornerie ne fonctionne pas sur un vieux de la vieille comme moi. Il est clair que vous ne savez pas de quoi vous parlez et que contrairement à ce que vous prétendez vous êtes totalement ignorante en matière de littérature policière sans quoi vous ne seriez pas passez à côté de mon roman.
Il va de soi que je n’accorde aucun crédit à vos propos d’autant que vous n’avez pas été capable d’argumenter le moins du monde. Quant à vos pseudo conseils vous pouvez vous les garder.

Etant un gentleman, je me dois cependant de vous offrir une chance de vous racheter et l’opportunité de défendre de véritables arguments pour revoir votre jugement. Pour cela un tête-à-tête s’impose et si vous avez le courage de débattre face à moi, venez me retrouver ce 24 février Au temps qui passe.
Monsieur de Je-suis-un-auteur-moi

 

Oh là là, l’égo de ce monsieur me semble un tantinet chatouilleux. Mais bon cela ne m’avance guère dans ma recherche de Daniele. Je remis le livre et ses missives à leur place et continuai mon tour d’horizon. Arrivée près du téléphone un détail m’intrigue : Les pages jaunes de l’annuaire sont posées à côté du téléphone et non à leur place sous l’appareil. Et soudain un déclic se fait. Je récupère la lettre de l’écrivain mécontent ainsi que la missive de mon amie. Je prends le bottin et me mets à chercher un établissement du nom de Au temps qui passe.

Au départ je pense à un restaurant mais le vieil homme n’a pas indiqué d’heures donc il doit s’agir d’un établissement ouvert sans horaires trop restrictifs. Je recherche alors les hôtels, les maisons d’hôtes, auberges, maison de convalescence, maison de retraites d’abord sur Bordeaux puis par ordre alphabétique. Quand soudain, BINGO. Le temps qui passe, maison de retraite à Arcachon. Je sais bien que c’est fou mais je commence à croire que notre intrépide flingueuse a pu vouloir expliquer son point de vue à ce monsieur de. Et puis les dates correspondent … le dernier courrier de l’auteur est le 20 février, le rendez-vous proposé le 24 février et c’est depuis cette date que l’on est sans nouvelle. Mais pourquoi ? Aurait-elle pu avoir un accident, auquel cas nous serions au courant depuis le temps.

Je décide d’en avoir le cœur net, après tout Arcachon n’est qu’à une heure de route de Bordeaux. Sur place, une grande allée mène à l’établissement et aux logements pour seniors qui le jouxte. Je décide derechef d’aller aux renseignements pour rencontrer ce monsieur et savoir si Danièle est venue le voir. A l’accueil on me répond tout d’abord que Monsieur de Je-suis-un-auteur-moi ést inconnu du lieu. J’insiste un peu en précisant le statut d’écrivain du monsieur, au vu de sa réaction à la lettre de Danièle je ne l’imagine pas cacher son art à son voisinage. Et en effet la mémoire revient à la jeune employée, certes il ne fait pas partie des pensionnaires de la maison de retraite mais il dispose d’un logement individuel dans la résidence.

Informations prises je vais frapper à la porte de l’individu. Un vieux monsieur à l’air bonhomme m’ouvre la porte. Je me présente et expose rapidement les raisons de ma présence. Ce dernier nie dans un premier temps connaître Danièle mais devant l’évidence il rectifie en précisant qu’il ne l’a jamais rencontrée. N’ayant pas de preuve du contraire, je m’apprête à prendre congé lorsque je remarque sur le petit guéridon de l’entrée un porte clé que je reconnaîtrais entre mille. Celui que nous avions confectionné à 4 mains pour les 65 ans de Danièle : 4 pièces de Puzzle contenant chacune une lettre du diminutif de notre mamie flingueuse DANY clin d’oeil à un de ses auteurs fétiches Thilliez. Il n’y en avait pas 2 comme celui là c’était certain. L’homme a dû sentir qu’il se passait quelque chose car il tente de fermer la porte mais je suis plus rapide et pénètre dans l’appartement. Personne dans le salon et la cuisine visible d’un coup d’œil. J’ouvre la première pièce en appelant de toutes mes forces, personne dans la chambre, armoire comprise. Rien non plus dans la salle d’eau. Ne reste qu’une pièce et c’est là que je la vois, bâillonnée, mains attachées aux accoudoirs du fauteuil un livre face à elle avec un tourneur de pages automatique et à côté d’elle une pile de romans tous signés Monsieur de Je-suis-un-auteur-moi.

Ce dernier n’opposa aucune résistance aux forces de l’ordre venues l’interpeller pour séquestration. Danièle elle, a été emmenée à l’hôpital pour des examens mais elle semblait globalement en bonne forme. L’égocentrique ne l’avait pas véritablement maltraitée, il avait eu besoin de l’entraver pour l’obliger à lire tous ses romans chéris, une heure par jour deux parfois il lui libérait une main pour qu’elle écrive des critiques élogieuses de son œuvre.

Je sursaute un grand coup en entendant la chevauchée fantastique hurler …et merde mon môme est comme celui de Merlicht, il adore mettre des sonneries originales sur mon téléphone. Non d’un chien, il faudra que je lui dise que c’est beaucoup trop violent pour sortir sa vieille mère du lit, même après un cauchemar de cette envergure, ma pauvre Danièle quelle aventure je viens de te faire vivre …

Je crois qu’on a un peu trop picolé à l’apéro polar d’hier.

Eppy Fanny, Cécile et moi !

 

3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 6


3 ans du blog : Jeu 2, une flingueuse a disparu, épisode 6

Collectif Polar Nuage de Mot. 3 ansPNG

ET VOILA

BISES

Danièle a disparu, by Eppy Fanny

Ge et ses flingueuses Bandeau sans dany

Un rodéo écolo avec une morale

Mais que se passe-t’il ?

Danièle est introuvable. Elle la doyenne des flingueuses, celle qui fait notre admiration par ses engagements et sa combativité n’est plus joignable !

Que lui est-il arrivé ? Elle ne nous laisse jamais sans nouvelles.

Elle nous a indiqué avant-hier que le soleil brillait et qu’elle allait en profiter pour faire un tour sur le bassin, se poser avec un bon livre, et déguster quelques huîtres à notre santé. En clair profiter de la vie et du beau temps. Depuis plus rien !

L’inquiétude me ronge, et le plus simple, pour me rassurer est de me rendre sur place. Arcachon n’est pas trop loin du Périgord où je suis pour quelques jours. Je n’aurai jamais fait la route aussi rapidement. J’espère que les radars faisaient grève.

Me voici sur le bassin où, photo à l’appui, je recherche notre Flingueuse. J’interroge les plaisanciers, les restaurateurs, les habitants à l’année… Certains se rappellent l’avoir aperçue à la terrasse de la buvette Chez Vins’fins.

Dany flingueuse

Je me dirige donc vers l’estaminet où je suis accueillie par un grand dégingandé peu aimable. Pour l’amadouer et ne pas le prendre bille en tête je commande un verre de blanc bien frais avec une douzaine d’huîtres. Pour ce genre de plaisir il n’y a pas d’heure.

Mister sourire revient avec ma commande. Toujours aussi grincheux. La terrasse est vide. Je lui propose, avec mon plus beau sourire, un verre de vin pour m’accompagner. Avec son nez façon renne du vieux Noël qui éclaire sa face il devrait être preneur…

Ouf. Le voilà qui se déride, un peu, et rapplique avec la boutanche. Je lui montre la photo en disant que j’ai rdv avec cette dame pour lui vendre ma voiture… Il jette un regard rapide, trop. Que cache-t-il ?

Deux bouteilles plus tard, un sourire niais enfin étalé sur le visage, le grand machin regarde la photo de notre Danny et s’exclame en rigolant « mais c’est l’emmerdeuse qui fouine partout et met son nez où elle ne devrait pas ! ». L’animal est ferré… Une bouteille de plus devrait finir de délier sa langue. Mais punaise il tient bien l’alcool ce fumier. Il va me coûter un bras ! Au final il aura fallu 3 bouteilles de blanc de plus pour avoir la solution.

« L’emmerdeuse là, elle traîne souvent sur le bassin. Elle regarde partout, elle nous saoûle avec la pollution, le nombre trop important de bateaux qui circulent, des déchets jetés par-dessus bord, le tout bien plus responsable que la fameuse algue dinophysis des soucis rencontrés avec les huîtres … »

Moi de l’aider à accoucher « Et alors… »

Et le voilà qui éructe, le vin mauvais l’animal, « oui ben à force de la ramener auprès des plaisanciers et d’un en particulier qui adore passer avec son gros bateau au ras des parcs, il lui est arrivé des bricoles. C’est que ce type il fait vivre la majorité des commerces du bassin. Il est négociant en vins et nous fournit quasi tous à des prix sympas. Le petit blanc gouleyant que l’on s’enfile depuis un moment vient d’ailleurs de chez lui. » Et de me regarder d’un œil torve.

Je recentre la conversation « Ton histoire est passionnante, raconte.»

« Du coup Mr Henry (le fameux négociant) lui a donné une leçon à la casse couilles » Et le voilà qui pique du nez dans son verre ce grand con…

Mais bordel qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je secoue vigoureusement le sac à vin.

« Ben alors c’est quoi la leçon que ton ami lui a donnée ? »

Et l’autre de s’esclaffer :

« Ben avec Mr Henry on l’a ligotée, puis embarquée sur le bateau. Et on l’a laissé enfermée dans une cabane du village de l’herbe sur la presqu’île de Lège-Cap-Ferret. A cette saison y’a personne. Elle peut gueuler tant qu’elle veut. Ça lui apprendra à foutre la paix aux autres !  Mais on n’est pas des méchants. Elle a à manger et à boire et un endroit pour se vider » Et le voilà de rigoler ce grand couillon !

Suite à ses confidences et avec l’aide de la police, je file délivrer notre Danny.

Ouf ! Plus de peur que de mal.

Et le grand couillon et Mr Henry rigolent un peu moins.

Non mais oh faut pas toucher à Danny !

« Une certitude en revanche, c’est que cette mésaventure ne tempérera pas les engagements de notre Danièle et c’est tant mieux. Le bassin est un lieu magique, mais fragile, qu’il faut préserver. Les personnes comme notre flingueuse sont précieuses pour que les consciences restent éveillées. »

Saint Valentin Ge et ses flingueuses