Retour sur Sang pour sang Thriller


Retour sur Sang pour sang Thriller

by Ophélie

Après plusieurs mois de gestation, la première édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier a ouvert ses portes ce dimanche 30 septembre 2018. Il nous était impossible de manquer cette naissance!

Surtout que Nadine Doyelle son instigatrice nous a raconté tout cela ICI

C’est donc à Longperrier, en Seine et marne, que Nadine et son équipe ont accueilli auteurs, lecteurs, blogueurs… pour ce nouveau rendez-vous polar.

Accompagnée de ma jumelle Maud et d’Estelle une fervente lectrice, chaussées de nos bottes de sept lieues, nous avons chevauché jusqu’à cette charmante petite commune.

Sur place, joie et bonheur ont rempli nos cœurs en retrouvant nos amis auteurs et blogueurs.

Il y avait là :

Cicéron Angledroit ; Chris Simon ; Sacha Erbel (tiens une flingueuses) ; Luc Doyelle ; Cécile Pellault ( Oh une autre super flingueuses) ; Isabelle Piraux ; Cédric Blondelot ; Tony Perraut ; Mickael Fenris ; Sandrine Destombes ; Sylvain Pavlowski ; Arnaud Codeville ; Sébastien Fritsch ; Lise Delukas ; Manuel Benetreau ; Nil Borny ; Olivier Kourilsky alias docteur K ; Madeleine Petitpantalon ; Christophe Dubourg  ; Lou Vernet ; Jean-baptiste Ferrero ; Corinne Martel ; Antoine Blocier ; Nick Gardel (héhé un Nervi chez les Flingueuse) ; Sébastien Theveny ; Laurence Tournay et Ludovic Zedole Metzker.

3 Flingueuses et 1 auteur. De gauche à droite : Sylvie K, Christophe Dubourg, Maud et Ophélie

Câlins, fous rires, bises à tout va, découvertes, nous voilà partis pour une journée placée sous le signe du thriller et de l’amitié.

Mais avant toute chose, un petit café. Nadine et son équipe ont eu la bonne idée de laisser un buffet en libre service: café, thé, viennoiseries et à leur côté, un petit cochon laissé libre à notre donation.

Nous avons ensuite déambulé le long des tables des auteurs. Je ne rentrerai pas dans le détail de nos blagues, fous rires et échanges divers et variés; ils ont été nombreux! Un salon doit se vivre pour en apprécier toute la saveur.

Sachez toutefois que, comme lors de chacun d’entre eux, c’est un bonheur de retrouver les amis, de découvrir des auteurs et notamment des auteurs peu distribués en librairie. Ces moments d’échanges et de partages sont précieux et le plus bel écrin pour les conserver est celui de nos souvenirs.

Nadine a clôturé ce salon par un beau gâteau , offrant le champagne à tous, sans distinction.

Une très belle réussite que cette première édition! Un salon qui va prendre sa place au fil du temps, parmi les incontournables je n’en doute pas.

D’ailleurs Nadine tous les membres du gang Collectif Polar présents à « Sang Pour Sang » tenaient à te remercier :

Sylvie Kowalski

Bravo à Nadine Denoyelle et toute l’équipe pour cette première édition prometteuse du salon Sang pour Sang à Longperrier une bien belle affiche et des lecteurs au rendez-vous Voici ce qui va agrandir ma PAL

Cécile Pellault

Une belle journée à Longperrier grâce à Nadine Doyelle, aux bénévoles d’une chouette assoc’ Livr’Echange, et à Monsieur Le Maire, et aux lecteurs passionnés pour le Salon Sang pour Sang!
Merci à Maud Vandenbyvanghe, je ne ferai plus jamais la faute sinon tu peux m’achever, d’avoir pris la collec’!
Et à tous les z’amis qui font d’un salon une belle récréation

Ophélie

Salon de Longperrier. Des retrouvailles, des fous rires, des câlins, de belles découvertes et des rencontres virtuelles qui deviennent réelles!
Un très bon salon, une organisation très soignée et des bénévoles souriants. Bravo à Nadine Doyelle et à son équipe.
Une très belle première édition pour ce sang pour sang thriller!

 Sacha Erbel

1ere édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier! Une super réussite! 
Un grand bravo et mille mercis à Nadine et toute son équipe si sympathique! Très belle organisation!
Merci à Magalie et sa collègue de chez Cultura!
Merci à La commune de Longperrier! On s’est bien amusé!
Vivement le prochain!!!😍😘😘😘

Maud

Dimanche à Longperrier, nous avons fait notre rentrée à nous !!! Ravie de revoir les amis, Ophé Lit, Estelle, Delphine, Dahlia, Lou Valérie Vernet, Cécile Pellault, Sylvie, Sylvie Buttard, Nick Gardel, Michael Fenris, Sandrine Destombes, Luc Doyelle-auteur, Vero. C’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Sébastien Theveny , Helene Babouot, Sébastien Fritsch, Sylvain Pavlowski, Arnaud Codeville, Christophe Dubourg. (j’espère n’avoir oublié personne). Enfin, comme tout salon, il y a les emplettes, les prêts !! Bref une excellente journée !!! Tout cela n’aurait pas pu être possible sans Nadine Doyelle que je tiens à remercier, ainsi que toute son équipe de bénévoles !! BRAVO !!!! 🤩🤩🤩🤩🍾🍾🍾😍

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L’exquis cadavre exquis, épilogue


L’exquis cadavre exquis, épilogue

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Epilogue

by Cécile Pellault

 

Un pacte sinon rien

 

La sueur perlait sur son front, coulait depuis la naissance de sa colonne vertébrale jusqu’aux tréfonds de son être, tel le fleuve de sa peur. Sa mâchoire se contractait à chaque ressac de la nausée qui l’envahissait. Elle n’était pas loin de se transformer en marée qui éroderait la moindre parcelle de joie dans son cœur. L’effroi avait envahi son système nerveux transformant chaque frisson en douleur fulgurante.

Geneviève tenait entre ses mains le dernier manuscrit de Claude France. Depuis qu’elle était son éditrice, c’est-à-dire depuis son tout premier roman, elle avait pu compter sur son poulain. Il lui fournissait toujours en temps et en heure son manuscrit qui partait ensuite à la correction, pour finir sa course en bonne place dans toutes les librairies et tous les espaces de ventes possibles et imaginables pour un thriller, vendus à des millions d’exemplaires en France et dans tous les pays friands de ses déclinaisons internationales. Les critiques étaient souvent mitigées. Les milieux littéraires bon teint le boudaient mais il était invité dans toutes les émissions de divertissement radiophoniques et télévisuelles. Et surtout, les Français et les Françaises l’adoraient, l’achetaient et étaient prêts à faire des heures de queue pour une dédicace de leur écrivain préféré.

Cependant, autant elle avait pu, jusqu’alors, transférer au pool de relectrices-correctrices le fichier annuel sans un regard approfondi, autant ce 20ème opus la plongeait dans la stupeur. Ce qu’elle avait entre les mains était une catastrophe, un délire ! Claude lui avait pitché le meurtre d’une journaliste, Camille, sur fond d’un complot international et d’une revanche familiale. Elle avait opiné, confiante dans les capacités de CF d’en faire un vrai page-turner. Mais elle avait sous les yeux plus de 60 chapitres avec autant de styles différents que de retournements de situations impossibles et inimaginables. Il avait repris la boisson, elle ne voyait que cela comme explication. Une jumelle tueuse et magicienne, la mise en scène d’écrivains connus qui lui assurait une bataille juridique sévère avec les autres maisons d’éditions, un personnage principal abandonné en pleine campagne sans que l’on sache vraiment ce qu’il lui était arrivé avant un dénouement en forme de baiser… Et certains chapitres requéraient simplement l’usage de LSD pour la compréhension.

Geneviève se prit la tête entre les mains pour tenter de contenir la migraine qui brandissait l’épée de sa férocité. Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Il devait pourtant y avoir une explication. Claude se sabordait pour pouvoir changer de maison d’édition ? Un pari ? Une blague ? Une maladie neuronale dégénérative ? Même au pire de son alcoolisme, son écriture avait été exploitable. Pas toujours ses déclarations à la presse mais rien à voir avec ce truc qu’elle regardait avec horreur. Seule la mort de son auteur pouvait sauver cette rentrée littéraire. L’idée insidieuse fit son chemin assez facilement dans son esprit. Les chiffres de vente, la couverture médiatique commençaient à faire briller les yeux de l’éditrice qui s’étaient éteints comme des chandeliers sur lesquels un vent froid aurait soufflé à la lecture de ce machin livresque.  Qui pourrait être aussi désespéré qu’elle pour l’aider ? Son regard se posa sur la pile des manuscrits envoyés par la poste des aspirants au Saint Graal du contrat d’édition.

Qui serait assez aux abois pour accepter un pacte à la Faust ? Eliminer l’auteur célèbre contre un contrat pour le devenir. Elle lut les noms sur le tableau Excel établi par ses équipes reprenant ceux sélectionnés comme « Probables Plumes à signer », les PPS. Isabelle B, Lou V, Aurore Z, Cécile P, Elias A, Marylène LB, Michèle F, Maryse, Danièle T, Fleur, Aurélie, Caroline N, Yvan F, Eppy F, Noëlle, Lolo, Nicolas D, Yannick P, Pascal B, Frédérique-Sophie B, Fanny L, Sandrine D, Maud V, Aline G, Nathalie R, Guy R, Carlo C, Leelo D, David S, Danièle O, Céline B, Patrice G, Michel R, Marc S, Clémence, Michael C, Claude L, Lucienne C, Frédéric F, Nathalie J, Patrick F, Sylvie K, Sacha E, Sofia H, Florence L, Michael F, Loli C, Mark Z, Kate W, Jean-Paul D, (…). Autant commencer par la première de la liste, pensa-t-elle.

 – « Allo, Isabelle B ? …Oui, Geneviève V des Editions Albin Sud… Seriez-vous disponible pour un rendez-vous pour discuter de votre avenir ?… Non, pas dans nos locaux, un petit café Le Goethe… Oui, c’est ça !… A bientôt, Isabelle ! »

Geneviève raccrocha, soulagée. Avec Isabelle ou un autre, elle se sortirait de ce pétrin ou de ce cadavre de manuscrit. Un petit pacte et puis s’en ira.

Minutes d’un meeting pas ordinaire entre des ligueuses, une porte-flingue et des flingueuses hybrides


Minutes d’un meeting pas ordinaire entre des ligueuses, une porte-flingue et des flingueuses hybrides

A l’initiative de Kate Wagner, une auteure suisse de La Ligue du Chapitre 22, en goguette dans la Capitale, une réunion de la plus haute importance stratégique s’est tenue entre LA Porte-flingue du Collectif Polar, Geneviève Van Landuyt, ses collègues de la Ligue, Sacha Erbel et Cécile Pellault, flingueuses également, à leurs heures perdues mais pas pour tout le monde.

Entre ces 3 ligueuses, ces 3 flingueuses et leur porte flingue…

Il a été décidé, déclaré, voire les deux, lors de celle-ci :

3 Ligueuses, 3 Flingueuses et une Porte Flingue

Qu’un plan pour éliminer la dite bibliothécaire infernale doit être établi pour éviter toute fuite sur le secret derrière le Chapitre 22… ou au moins pour soudoyer son silence jusqu’au concours qui permettra de le révéler au monde entier,

Que la Pina Colada à la fraise n’est peut-être pas la meilleure idée de cocktail,

Que pour tous les futurs meetings, un kit de survie pour Kate, devrait être à portée de main en cas d’attaque de guêpes,

Que Les challenges à 22 mots vont redémarrer dès la rentrée pour le Chapitre 22,

Que, dès que la Gloire frappera à la porte de la Ligue, elles resteraient humbles, malgré les protestations de Cécile.  Sacha a d’ailleurs pris à témoin le board ; elle autorise formellement Geneviève à intervenir en cas de prise de melon, par une vigoureuse main dans sa face et au cri de « Tu me remets, là ?! »,

Que Sacha est la meilleure pour jouer de ses relations dans les forces de l’ordre et pour faire fermer Les Champs et permettre à la Ligue de faire une belle photo,

Qu’éventuellement un tampon à l’effigie de la Ligue sur le postérieur des lecteurs pourrait être un petit plus lors des salons,

Que les ligueuses, Delphine Montariol et Yamina Azzouz, et les flingueuses,  flingueurs, mini-flingues, tueurs à gages, sont de très bons télépathes parce qu’ils nous ont tous et toutes accompagnés tout le long de déjeuner tout a fait professionnel,

 

Et pour finir, avec toutes les dates dans les prochains mois et les régions couvertes en France comme à l’étranger, vous n’avez aucune excuse pour ne pas aller à la découverte des auteures de la Ligue du Chapitre 22 :

Septembre

Du 07 au 09 septembre- Kate Wagner : Salon  Le livre sur la place à Nancy (54)

15 septembre- Yamina Mazzouz : Présentation à la médiathèque de Caves (11)

30 septembre – Sacha Erbel et Cécile Pellault : Salon Sang pour Sang à Longperrier (77)

Octobre

6 et 7 octobre – Delphine Montariol : Salon des gourmets des lettres à Toulouse, Hôtel d’Assézat (31)

13 octobre – Sacha Erbel donne une conférence à la médiathèque Blanc Mesnil (93), sur le thème de la criminologie suivie d’une séance de dédicaces.

13 et 14 octobre – Cécile Pellault : 1er Salon d’Echarcon (91)

14 octobre- Delphine Montariol : Salon « les livres au vert », forêt du Bouconne (31)

27 et 28 octobre- Delphine Montariol : Festival Bizarre de Lectoure (32)

Novembre

1 novembre- Kate Wagner : Lecture dédicace, librairie du Pierre Pertuis, Tavanne (Suisse)

3 novembre – Sacha Erbel : Apéro polar Bibliothèque Parmentier (75) avec Marek Corbel, Editions La Liseuse.

17 novembre-Yamina Mazzouz: journée du livre au Leclerc de Montauban (82)

24 novembre – Cécile Pellault : 16ème édition du Salon de Loos (59)

24 novembre –Yamina Mazzouz : Cultura à Balma (31)

25 novembre- Kate Wagner : Salon du livre de l AENJ,  Neuchâtel (Suisse)

Décembre
2 décembre- Delphine Montariol : Salon « Polars et histoires de police » à Auch (32)
15 décembre –Yamina Mazzouz: Cultura à Fenouillet (31)

16 décembre –Yamina Mazzouz: Salon du livre à Laffitte Vigordane (31)

Et n’oubliez pas Le collectif polar par l’intermédiaire d’Ophélie et de Ge nous ont déjà interrogées et c’était là : Faire -part de naissance de la Ligue du Chapitre 22

Sinon, on remet ça quand, tout à fait professionnellement ?!

Hahaha 

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 4


L’exquis cadavre exquis, épisode 4

Elle s’appelle Camille, a la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour échapper à l’Assassin qui la traque.

L’exquis cadavre exquis, Episode 4

Episode 4

Les Nuisibles

By Cécile Pellault

 

Sebastián hésitait en s’approchant du directeur entre la limace ou l’insecte, celui qui éveille en chacun le désir irrépressible de se transformer en tueur sans pitié et seulement rassasié à la vue du sang et d’un reste de pattes! En commençant à parler avec lui, Sebastián opta définitivement pour l’insecte à écrabouiller, ce type allait lui réveiller son eczéma. Il sentait les picotements annonciateurs des plaques rouges. C’était l’archétype du con fini.

«…l’administration m’a obligé à l’inviter et voilà, elle se fait assassiner sous mon toit. Nous allons devoir fermer encore une semaine, les comptes d’exploitations vont plonger pour ce trimestre. Déplorable publicité, déplorable !

– Effectivement, déplorable que cette courageuse journaliste ait été assassinée au milieu de vos géraniums et autres pâquerettes, quelle manque de savoir-mourir, franchement ! Par ailleurs, avez-vous noté autre chose lors de cette soirée à part bien entendu les manières navrantes de Mademoiselle Camille Longchamps? Quelque chose de vaguement intéressant pour que nous puissions quitter votre carré de pommes de terre au plus vite et remonter vos comptes d’exploitation ? Un clandestin parmi les invités ? Un membre du personnel dont l’attitude aurait pu être jugée suspecte ? Auriez-vous reçu des menaces personnelles récemment ? Une chance que ce soit vous qui ayez été visé par le meurtrier ?

– Mais je ne vous permets pas, je vais en parler à votre hiérarchie. Je …

– Je pense que vous allez avoir autant de chances avec ma hiérarchie que moi avec vos informations ! Je vous laisse avec ma valeureuse collègue, I’inspectrice Rémini. Valérie, tu m’accompagnes jusqu’à la sortie, s’il te plait?

Sebastián sentait maintenant la brulure de l’eczéma et refrénait avec peine le désir de se gratter comme celui de coller un pain au directeur. Finalement, cela n’avait pas été une bonne idée d’arrêter de fumer le matin même.

« Je ne te connaissais pas cet amour pour le quatrième pouvoir, Sebastián?

– Je crois que j’aurai même défendu un collecteur des impôts du moyen âge contre lui, c’est dire! Tu continues l’interrogatoire, je crois que ce sera plus constructif!

– Oui, je crois! Un peu de subtilité ne nous fera pas de mal!

– Oui, clairement! De toute façon, j’ai entraperçu un vieil ami qui fouine par là-bas! On se tient au jus!

-Oui, on fait ça et n’oublie pas : Respire! »

Max Lindberg, son vieil emmerdeur presque personnel, ils avaient commencé ensemble leurs carrières, l’un dans le journaliste, l’autre dans la police. Une étrange relation les liait oscillant entre le respect, et la haine de la profession de l’autre. Dire que c’était la relation la plus longue qui l’unissait à un autre être humain le déprimait, même ses mariages n’avaient pas tenu aussi longtemps. C’était décidément la nuit de tous les nuisibles.

 Merci Cécile d’avoir au débotté poursuivre et sauver notre exquis cadavre.

Maintenant c’est à Marylène de jouer

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses, épisode 4


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 4

Dimanche 25 Mars

fin de la Garde à vue de madame Pellault Jour 2

4e interrogatoire Ophélie notre jeune Flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelque sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échanges en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi, au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live.

Allez place à la suite de la GAV de Cécile Pellault


Oph : Hello à toutes
Dimanche très difficile, malade +++

Geneviève Van LanduytGeneviève : Oph si tu ne peux pas, pas grave mon double maléfique prend le relais.

Oph : Je ne peux pas te dire tout de suite…ça dépend ..  je vais essayer

Geneviève : Non repose toi. Va pas te rendre plus malade. Et c’est un ordre. Et…T’inquiète ce n’est que partie remise. 

Oph : Ça m’embête vraiment;

Geneviève :  Mais non faut pas. L’important c’est de te remettre sur pattes.

Cécile : Y a pas péril en la demeure non plus et pas sure qu’il y aura du public enfin pour m’écouter encore alors 😉 File te reposer !!!

Geneviève : Allez sous la couette ! Sinon @Cécile  chère  prévenue c’est quand tu veux ?

Cécile : Suis prête!! Fais rentrer le double 😉

Geneviève : 👍 Ok je l’appelle 👍

Il arrive, mon double arrive !

Notre suspect ayant été amenée en salle d’interrogatoire, il ne reste plus qu’à trouver une flingueuses pour démarrer la 4e audition.

GVL , le double Maléfique : Je suis là !

Cécile : Sinon vous pouvez déclarer forfait les flingueuses 😉

GVL , le double Maléfique :  C’est à qui que tu crois parler comme cela Cécile ?

Cécile : Oups, j’ai fanfaronné trop vite !

Geneviève :  Bon voilà , 17h39

dernière audition pas le double maléfique de notre porte flingue c’est parti

Cécile : Je suis accrochée !

GVL : Alors @Cécile , tu as eu le temps de réfléchir à toutes tes précédentes déclarations. Tu es sûre de ne pas vouloir revenir sur certaines d’entre elles ?

Cécile : Sur toutes, bien entendu !

GVL : Tu es bien certaine de ne pas vouloir devenir un auteur « populaire » ?

Cécile :  Populaire, si cela veut dire des lecteurs !Populaire pour mes histoires pas pour ma pomme ou un rêve de gloire et devant de la scène !
GVL : Sans pour autant prendre la grosse tête, ça ne te ressemblerai pas!
Cécile : Je suis surtout pas très à l’aise avec un certain culte de la personnalité qui irait avec 😉
GVL : Mais qui dit populaire dit plus de salon, plus de dédicace…. Tu vois où je veux en venir ?
Cécile : Ou je peux jouer mon ermite aussi !!
Ca peut marcher aussi 😉
Jouer ma star inaccessible , un peu barrée et légèrement asociale !
associable!! avec une orthographe déplorable 😱
GVL  : Dans tes rêves ! Car les salons pour toi c’est pas une sinécure actuellement pourtant je t’ai vu à l’œuvre, tu es à l’aise devant un public.

Cécile :  Un paradoxe ! Une torture avant ou aller au devant des gens mais à l’aise quand on me parle !
GVL : Oui tu flippes toujours avant une échéance. Raconte nous un peu ça !
Cécile : Avant une séance, comme pour la promotion que j’ai dû souvent assurer seule, je peux être vraiment physiquement malade! Tous les scénarios catastrophe aussi tournent dans ma tête mais cela est ma marque de fabrique qui, un, est commune à beaucoup d’auteurs et deux, qui me pousse aussi à écrire !
GVL : Malade physiquement comment avant une audition de GAV ?
Cécile : Oui, comme tout moment où j’ai l’impression d’être sur la sellette 😉
De m’offrir toute nue sans défense aux regards des autres 😂
Comme le fameux cauchemar que l’on a tous fait un jour ou l’autre !
Sauf que là c’est la réalité pour moi 😉

GVL : Mais tu sais très bien que d’un coté tu as toi et ton ordi pour écrire et assumer ta condition d’ermite et que de l’autre il y a la promotion de tes écrits. Sinon tu ne chercherai pas à te faire lire et encore moins être publiée.

Cécile : C’est bien là le problème !!!
Mais en même temps et heureusement, les salons ce sont d’excellents moments avec des auteurs, des lecteurs…
Ou un Apéro polar, un excellent moment aussi de partage et de mise en avant 😉
Donc une sensation de récompense des efforts… mais c’est tout de même compliqué à gérer parce que c’est aussi du découragement par rapport aux efforts déployés !
Les montagnes russes émotionnelles 😉
GVL : Une question me démange.
Cécile : Ou j’ai peur !!
Oh !
GVL : Penses-tu que l’on écrive toujours pour être lu ?

Cécile / Non, mais moi, oui !

J’écris des histoires pas une œuvre d’introspection…

GVL : Que quand comme toi on a se besoin d’écrire, forcément on attend un public ?
Cécile : Donc une histoire est faite pour être lue ! Oui parce que même si c’est extrement compliqué, je voudrai que ce soit mon métier ! Donc oui j’écris pour être lue car outre le besoin viscérale d’écrire,ce n’est pas un hobby pour moi !
Aline : 😍
GVL : Et forcément les histoires c’est fait pour être lu ? C’est ça ?
Cécile : Vi Mme !
GVL :  Tu as toujours voulu être écrivain ?

Cécile : Certainement même si cela me semblait pas du tout réalisable ou accessible…

Cela ne me semble toujours aussi compliqué… mais pas irréalisable !

Enfin je l’espère 😉

Enfin je tente ma chance !

Aline, toujours en mode fan : 😍

Cécile : Je n’aurai aucun regret de ne pas avoir essayé !
GVL : D’ailleurs pour toi c’est quoi la différence entre un(e) écrivain(e) et un(e) auteur(e) ?
Aline approuve la question : 👍
Cécile : Juste le terme et la sonorité à l’oreille … et peut-être aussi qu’écrivain(e) me semble peut-être encore plus inaccessible qu’auteur(e)
Ou sérieux ou réducteur aussi on peut être auteure de plein de forme d’écrits !
écrivain, tout de suite, tu vois l’Académie Française 😅
GVL : Oui je vois bien un écrivain est potentiellement un auteur mort !
Danièle : 😮
Cécile Oui 😂
Aline😱
GVL : Donc finalement tu ne te prends pas tant au sérieux que cela dans tes écrits ?

Et vive l’humour noir !!!

Cécile  : Oh que nenni ! Je revendique mon statut d’auteure d’histoires 😉
GVL : Alors explique-moi, comment on devient auteur ?
Cécile : En écrivant …
Danièle : Belle formule : un écrivain est un auteur mort ! Je la garde comme menace pour mes prochaines chroniques 😂😂😂
Cécile 😆 Oups pardon pour mon isolante ! mon insolence !!

Je ne sais pas … Je l’ai décrète un jour et décidé que tout le monde devait le croire 😉

GVL :  Ok, perso j’aimerai écrire ou du moins savoir écrire. Mais je n’y arrive pas ! Je n’ai pas de mode d’emploi, je ne sais pas raconter une histoire. Il existe des techniques, un savoir faire qui s’apprend ? Il existe des cours ?
Cécile : Il existe des tonnes d’atelier d’écriture, les anglo-saxons ont aussi nombre de cursus d’écriture créative dans leur université…
Puis certains éditeurs ont des grilles d’écriture …
GVL : Des grilles d’écriture ?
Cécile :  Moi, perso, je suis plutôt une autoditacte mais je ne serai dire ce qui marche ou pas !!
Oui, et je suis loin de l’avoir expérimenté mais je l’ai lu au moins sur les US ! les éditeurs peuvent passer des commandes de roman!
Avec un déroulé d’histoires particulières, thèmes, personnages à des plumes confirmées.
GVL : Oui j’ai un pote auteur qui a fait ça pour gagner un prix thriller….Il a gagné !
Une autodidacte ? Tu as ça dans le sang ?

C’est ça, l’écriture coule dans tes veines ?

Cécile : Faut croire , ou j’y crois ! Après, je travaille et j’ai travaillé pour cultiver un certain « talent »
Mon écriture même si mon style est là depuis le départ, a évolué
Plus tu écris, plus tu l’améliores, le perfectionne…
C’est comme tout !
La maitrise d’un art aussi insignifiant semble-t-il aux autres 😉

Même le record le plus idiot sur le Guinness Book des records demande de l’entrainement !

GVL : Crois-tu que pour être auteur donc créateur et artiste il faut avoir un égo ?

Enfin un égo bien proportionné !

Je t’ai vu froncer des sourcils là !

Cécile : 😅Compliqué… au moins croire un instant que ce que tu fais à de l’intérêt donc un certain ego est nécessaire 😉
Aline👍
Cécile : Et aussi un certain « désespoir  » pour t’y accrocher 😉 ne pas voir d’autre issu que réussir 😉 issue , bazar de typo !!
GVL: Un grain de folie en somme ?
Cécile : Ou d’inconscience !
GVL : Comment, quand on est comme toi autant attachée à ses histoires, on arrive à vivre la vie réelle ?
Aline qui approuve une nouvelle fois la question : 👍

Cécile : C’est pour vivre pleinement ma vie réelle que je raconte des histoires ! Laisser les angoisses, les peurs, les émotions sombres d’un passé, d’un présent ou d’un futur et pouvoir vivre un quotidien lumineux, c’est mon équilibre !

Le seul problème, par contre, c’est parfois mon manque de concentration sur les tâches du quotidien 😁

GVL : Oui je sais tu n’ai pas étourdie, tu es juste concentrée ! 😛

Cécile : Merci de l’avoir retenu 😉
GVL : Du coup, Ge mon double bénéfique te pardonne tout ! C’est pas forcément mon cas ! 😕
Cécile : Et de quoi suis-je coupable pour que tu ne me pardonnes pas tout 😜
GVL : Ici c’est moi qui pose les questions !
Cécile : La bibliothécaire en furie…j’ai toujours eu peur des bibliothécaires sévères !
GVL : Moi j’entretiens mes deux cotés, la bibliothécaire à l’ancienne, celle qui ne laisse rien passer et la bibliothécaire cool, sympa, dynamique ! héhé
Geneviève Van Landuyt Geneviève : La dernière c’est moi non plus tôt?

Cécile : Comme moi la fille polie et sympa et l’auteure qui tue et blesse 😉

Geneviève👍

GVL : Dis moi @Cécile , on parlant de bibliothécaire. J’aimerai que l’on revienne sur tes personnages. Comment les crées-tu ? Comment tu leur donnes vie ?
Cécile : Alors toujours pas de fiche 😜 Honnêtement je ne sais pas … j’ai un embryon d’idée, une envie de décor, … puis petit à petit tout se construit, apparaît autour les personnages, les scènes…
Le début et la fin et hop, on écrit et ils se mettent à vivre l’histoire !
GVL : Non, non, me m’embobine pas. Je veux savoir sur les personnages, pas l’intrigue, pas le décor, pas l’ambiance ! Non le personnage. Comment tu l’appréhende, comment tu trouves son nom, son caractère, ses traits physiques… ???
Cécile : Mais je sais pas ….. vraiment je ne sais pas…. ils sont là, c’est tout !
Je ne suis pas non plus hyper précise dans les descriptions même si je les vois !
Et ils sont là ils servent et vivent l’histoire!

Tu auras beau me torturer … je ne peux pas dire plus vraiment 😜

GVL : Souvent dans les bouquins, l’auteur te décrit physiquement les protagonistes ? Leur taille, les couleurs de peau, des yeux, leur particularités physiques. Crois-tu que ce soit un plus pour que le lecteur s’identifie à eux ?
Cécile : C’est aussi un choix narratif .. et certains ont besoin de descriptions hyper détaillées lecteurs comme auteurs pour que l’histoire soit complète… moi généralement, cela me perd dans les deux cas !
GVL : Donc tes personnage se construisent au fil de l’histoire si j’ai bien compris ? Tu es la seule a les voir dans leur globalité.
Cécile : Non, j’ai tout en tête quand je commence à me mettre devant l’ordinateur; les personnages principaux et le déroulé de l’histoire mais tout prend vraiment vie et les détails, arrivent au cours de l’écriture .
Geneviève Van Landuyt Geneviève : Moi j’ai retenu qu’il n’y avait pas de fiche pour les personnages😝😜
Cécile : Merci une nouvelle fois à mes remarques profondes chère @Geneviève Van Landuyt 😁
GVL : Hahaha 😆
Je vois quelques flingueuses qui rôdent autour de la salle d’interrogatoire. Ont-elles des questions pour notre auteure suspectée de talent ?

Geneviève Van Landuyt Geneviève : Alors si personne n’a de questions je conclue en te posant des questions rituelles
@Cécile As-tu un coup de gueule à formuler ?
Cécile : Euh non…. Ah si mais sauvez-moi de la dépression de l’attente d’une nouvelle maison d’édition!!
Sinon ça va 😉
Geneviève Van Landuyt Geneviève : As-tu un coup de cœur; alors ?
Cécile : Holà à part dans ma vie privée 😉 pour une bibliothécaire qui a été la seule à me parler lors d’un fameux salon, aux lecteurs curieux qui viennent me parler et me lisent, mes collègues auteurs et compagnons de galère, des flingueuses déjantées et attachiantes ?
Danièle : 😍
GVL : C’est déjà pas si mal !
Cécile : Un peu tout cela à la fois en tout les cas sur ces deux dernières années riches en rencontres finalement !
Geneviève Van Landuyt Geneviève : Sont ce là tes derniers mots ?
Cécile : C’est pas trop mal de finir sur une note positive 😉
Geneviève Van LanduytGeneviève : C’est même plutôt bien.
Cecile :  👍

Geneviève Van Landuyt Geneviève : Je te remercie d’avoir eu le courage d’affronter nos 4 auditions pour la garde à vue de collectif polar et de ses flingueuses

J’espère que tu viendras nous parler à nouveau de ton prochain roman

Aline : On ne rôde pas , on écoute ! LOL

Geneviève Van Landuyt Geneviève : 19h11 Il est temps de mettre fin à ta garde à vue Madame Cécile polo vous ressortez libre et disculpée de tout soupçon car toutes nous vous avons trouvé très sincère. Et c’est cette sincérité que l’on recherchait.
Cécile : Avec plaisir, il faut juste que je laisse mes neurones se reposer quelques temps avant , et surtout vous pardonner toutes ses gardes à vue 😂et merci à ceux qui auront lu jusqu’au bout 😉
Aline et Danièle : 👍
Geneviève Van Landuyt Geneviève : Sincèrement attachiante aussi tu es notre Cécile !
Cécile : 😆 Je vous remercie de votre clémence à mon égard, j’espère juste que Polo n’est pas mon nouveau nom 😂 Et maintenant je vais dormir, suis épuisée, vous m’avez tuée 😉
😆 Les flingueuses : hahahha
Aline : Bon repos ma cecilette. Tu t’es débrouillée comme une chef. Des bisous 😘
Cécile : 😍
Geneviève Attention tout ce qui est écrit ici est susceptible d’être retranscrit ! 😛
Aline : 😜
Geneviève Van Landuyt Geneviève :On peut faire un débriefing de ces quatre entretiens si vous le souhaitez les flingueuses
Aline : Si tu veux !
Danièle : 👍1

 

Geneviève Van Landuyt Geneviève : Et surtout il va nous falloir programmer Celui d’avril
Aline : C’est qui avril ?

GVL  : Guy Rechenmann

Aline : Euh …
GVL : Bon sinon moi, j’ai était heureuse de participer à cette GAV même si au départ je n’étais pas prévue. Je ne suis pas certaine d’avoir été aussi brillante qu’aurai pu l’être @Ophélie mais au pied levé, on fait ce que l’on peut !

Oph : 😮

Aline : C’est bien aussi les imprévus. Toi aussi tu t’es débrouillée comme une chef (oui ça va retranscrit 😱) .
Oph : Vu mon état je n’aurais pas été très brillante @Geneviève … et je suis certaine que tu as été parfaite.
GVL : Merci Oph
Danièle : Merci @Cécile pour ton authenticité et @Geneviève pour cette expérience collective ! Je suis partante pour la suite …
Toutes les Flingueuses, porte flingue compris : 👍
Geneviève Van Landuyt : Geneviève : Oph tu prends soin de toi. Aujourd’hui c’est off. Ok ?
Oph : Oui @Geneviève , de toutes façons je suis en état de rien…
Geneviève Van Landuyt Geneviève :Bon GAV OK, alors profitez ce votre dernière soirée de votre Week-end les Flingueuses. Et encore merci pour votre temps et tous ces moments partagés !

 

Geneviève Van Landuyt

Geneviève Van Landuyt

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses, épisode 3


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 3

Dimanche 25 Mars

Suite de la Garde à vue de madame Pellault Jour 2

3e interrogatoire par Aline notre fougueuse Flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelque sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échanges en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi, au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live.

Allez place à la suite de la  GAV de Cécile Pellault


 Dimanche 25 mars ,08:26 : 

Début de la troisième audition

Aline : Bonjour tout le monde,
Quand la prévenue sera là, on pourra commencer.

Danièle : J’assiste en pointillé ! Bonjour

Cécile : Bonjour enfin je me réserve encore le droit de me rétracter si ce jour n’est pas bon…

Aline : Bonjour Danièle… va pour les pointillés !
Bonjour Cécile, tu ne vas pas te rétracter, nous n’avons pas encore commencé… installe toi, tout va bien se passer.

Geneviève : Oui j’en suis certaine aussi ! 

 

Aline : Bonjour Cheffe. Tu est aussi là pour veiller au bon déroulé de cette GAV

Cécile :  Méfiance, Méfiance

Aline : bon ben dis toi que ce n’est qu’un mauvais moment à passer alors… lol

Cécile : 

 

Aline : on a parlé de tes romans, ta vie un peu. moi je voudrais connaître ta technique de travail. Quelle est la différence entre tes premiers pas sur ton premier roman et le dernier ? Ta façon de travailler a évolué ?

Cécile : Entre les deux premiers, il y a dix ans de concours de nouvelles, de blogs avec même de la chronique politique, de la poésie… C’est donc dix ans d’expérimentation, d’affirmation de mon style… l’écriture c’est comme tout plus, tu fais tes gammes, meilleure elle est.

Aline : d’accord. concrètement ça donne quoi quand tu te lances sur un nouveau projet ? tu établis un plan ? tu as déjà tes acteurs dans un coin de ta tête ? tu sais ou tu vas (tu connais la fin) ?

Cécile : Une idée germe, je la triture dans tous les sens, je la laisse couver, je n’écris le plan de l’histoire qu’une fois que je connais le début et la fin. Et je me mets à écrire qu’une fois que je sais exactement où je vais même s’il y aura peut-être un détour ou deux. La fin et l’histoire est toujours exactement comme je l’avais imaginer. Une spéciale dédicace à@Geneviève Van Landuyt , je ne fais pas de fiche de mes personnages !

 

Geneviève :  hahaha, je vois à quoi notre suspecte fait allusion ! Mais chut, laissons Aline reprendre.

Aline : donc tu vis au quotidien avec tes personnages ?

Cécile : J’écris tout le temps même si ce n’est pas physiquement. Je ne suis pas la personne la plus attentive du monde … Et c’est pour cela aussi que c’est difficile de finir un livre, tu as vécu avec un univers des personnages pendant longtemps….
Il faut un petite période de transition enfin pour le long pas pour les textes courts!

Aline : donc tu « vis » ton histoire. t’arrive-t-il de ressentir de la peine ou de la joie pour eux ?

Cécile : Si je ne ressens rien au moment où j’écris, si je ne suis pas finalement surprise ou émue par leurs « aventures », je pars du principe que le lecteur ne le sera pas non plus.

Geneviève et Aline

Aline : je suis d’accord. de ce fait quand tu écris tu te places en lectrice et non en raconteuse d’histoire ?
c’est le lecteur qui compte avant tout ?

Cécile : Oui et non, car je suis tout de même celle qui décide au final de leur sort. Même si parfois je sui persuadée qu’ils on leur vie propre. Je suis finalement celle qui peut changer leur destin en un clic…
Je me définirai comme une penseuse ou dealeuse d’émotions ! Donc oui, l’addiction des lecteurs avant tout 

Aline : as tu des histoires qui dorment dans un tiroir ? pourquoi ?

Cécile : euh pas penseuse, passeuse ….

Geneviève : Yes 

Cécile : Il y en a une qui est sur le point de sortir, qui a mariné ce qu’il faut et finalement le rythme de l’écriture quasi quotidien me manque donc elle devrait…
Pardon je devrai m’y mettre…

Aline : donc il y en a d’autres qui dorment ?

Cécile : Toutes mes histoires je les ai écrites sous une forme ou une autres, c’est pour ça que j’ai pas mal contribué sur des plateformes d’écriture
Elles ont été lues et parfois servent dans un de mes romans…
En point de départ comme pour un personnage, une époque particulière…
Mes histoires marinent mais une fois prête elles doivent sortir après les tiroirs ne sont là que pour entreposer ce qui n’est pas encore publié

Aline : tous les possibles étant réalisables, quelle expérience serais tu curieuse/prête à faire pour donner plus matière à un roman : une autopsie ? une séance de dark net ? un flag ?

Cécile: Une autopsie, argghhh, non merci !!

Aline : juste une visite à la morgue alors ? lol

Cécile : Ma matière, je ne suis pas pour l’instant dans le policier ce qui me manque c’est le ressenti d’un flic ou d’une flic mais je sais qui cuisiner et qui me l’a proposé pour disséquer …
Mais des émotions pas des corps!

Aline : ok

Cécile : Pour l’instant, j’utilise mon vécu …. quand je serai à court pourquoi pas aller plus loin dans mes « recherchera »
mes recherches…

Aline : le quotidien qui part en live, comme pour Lily, tu penses que c’est plus souvent qu’on ne le crois/pense/sait ou c’est plutôt exceptionnel ?

Geneviève :  Bonne question ça @Aline Gorczak

Cécile : C’est le quoditien… après l’arrestation du violeur de la Sambre , un psy nous rappelait que les violences sont plus le faits d’un proche plutôt qu’un acte gratuit de violence d’un inconnu …
Les serial killers c’est passionnant mais ce n’est pas le plus commun…

Geneviève : 

Cécile : Et l’ordinaire qui devient extraordinaire c’est exactement ce qui m’intéresse de raconter pour que le lecteur ou la lectrice s’identifie …
même si le contexte est complètement différent de lui ou elle!

Aline : donc pour toi tout le monde est susceptible de dévier, de commettre un acte irréversible ?

Cécile : oui, et non, mais un accident ou un mauvais choix est à la « portée » de tous … ou d’espérer d’être du bon côté, de savoir empêcher l’irréparable, d’être assez clairvoyant pour voir les choses arriver

Aline : la clairvoyant ne peut pas toujours être un garde fou… les crimes passionnels par exemple.

Cécile : On voit généralement la poutre dans l’oeil du voisin mais pas dans la sienne !

Aline : je te l’accorde

Cécile : Le crime passionnel … alors je comprends le concept … Mais je ne suis pas bien sure que ce soit une « excuse » pour que tout le monde bascule…
Mais je ne suis pas psy ni criminologue
Il a forcément une faille quelque part chez cet être pas si originaire qui bascule dans le crime…

Aline : non je ne parle pas d’excuse, je veux dire que tout un chacun avec le « contexte adéquate » peut basculer.

Cécile : Pas pour moi, il n’y a pas de contexte adéquate pour basculer…
Mais comme je te le dis je ne suis pas une experte!! ni ne dis que j’ai raison!!
Mais je ne pourrai pas l’utiliser comme matière première pour un roman!

Aline : je ne suis pas d’accord avec toi. la mère qui défense son enfant en commettant l’irréparable n’a pas de faille. Elle répond à un besoin primitif de préserver sa progéniture.

Cécile : Ce n’est pas pour moi un crime passionnel! c’est de la défense!
Et ça je l’ai déjà utilisé

Aline : je ne parle pas de crime passionnel non plus mais juste qu’il faut une faille pour dévier !

Cécile : Nous sommes finalement d’accord alors, mais comme tu as cité les crimes passionnels en exemple, je ne faisais que donner mon avis sur cette partie là !

Aline : ok

Geneviève : Une faille, un contexte parfois un rien fait dérailler la machine humaine.

Cécile : Donc à l’exception de ces derniers, je suis d’accord. Oui nous pouvons tous basculer ! Sans parler des accidents, qui peuvent nous faire prendre de mauvaises décisions et nous entraîner dans la mauvaise direction…
La mauvaise personne…

Aline : je suis tout à fait d’accord.
penses tu que l’homme (le genre humain) est fondamentalement bon ou au contraire mauvais et qu’il doit sans cesse lutter pour rester du « côté de la barrière »?

Cécile :  Pas de vision manichéenne du genre humain , la vérité est toujours au milieu. Au cours de l’histoire, chaque être humain a prouvé qu’il était capable du pire comme du meilleur. Je ne sais pas si c’est une lutte, ou ce qui est une lutte c’est de garder la foi dans la possibilité du bon chez l’autre

Cécile : Après je raconte des histoires, je ne suis pas une experte en psychologie. Je me garderai bien de proclamer des jugements définitifs en croyant détenir la vérité!

Aline : on ne fait que discuter, pas de jugement.

Cécile : Je sais je précise ma pensée

Aline : je sais et je comprends.
revenons en aux livres. a qui donne tu as lire en premier quand tu as fini ?

Cécile : Mon mari est mon premier lecteur sur tout ce que j’écris.

Aline : et tu l’écoutes ?

Cécile : Je commence par lui « crier » dessus et de lui envoyer des regards mauvais quand il me pointe un problème dans le récit !! Et je finis par me plier en relisant le dit problème qui me saute aux yeux alors! et je lui pardonne 

Aline : s’il te suggère des modifications ? ok
si un de tes enfants te dis « maman je veux faire comme toi : écrire des histoires » tu lui dis quoi ? « 

Cécile : Les modifications sont plus généralement sur le sens d’une phrase un incohérence que lui en tant que lecteur ne comprend pas. Donc si lui ne capte pas ce que j’ai voulu dire, je change évidement !

Mon ainé écrit très bien, mon plus jeune des BD

Je les encourage !! Après il voit très bien ce qu’est mon quotidien mes frustrations, donc si ils veulent tenter, je les soutiendrai même si

Je serai consciente qu’ils vont ramer très durs pour parfois peu de résultats!

Aline : oui mais pourrais tu te dire : aller stop j’arrête. marre des frustrations… ?

Cécile : Déjà fait ! Je suis revenue, je ne me vois pas faire autre chose… Après comme une drogue dure, si cela entache trop ma vie privée, il sera temps de courir en cure de désintox!

Aline : eh oui tu y reviens… je crois qu’il est difficile de lutter contre ça !
c’est quoi une cure de désintox pour toi ?

Cécile : Les voyages !!! Bon le problème c’est que cela nourrit aussi mes écrits !

Aline :  le cercle vicieux !!

Cécile : Sinon il suffit d’occuper mon cerveau à autre chose… faut juste que je trouve encore à quoi…

Aline : Continue d’écrire tu fais ça bien.
je vais te libérer de cet interrogatoire.
mais tu sais que la GAV continue

Cécile : Merci ! Et oui, s’il te plait

Aline : ça n’a pas était si terrible que ça. merci pour ta participation.

Geneviève

Cécile :Comme dans toutes histoires cela dépend de quel point de vue, tu te places Ma cellule m’attend !

Geneviève : hahahaha (rire sardonique) 


Aline : je te l’ai dis … ce n’est qu’un mauvais moment à passer. allez courage , tu tiens le bon bout !

Geneviève : Alors une autre Flingueuse pour achever cette audition ? Non ???

Danièle :  Ça me va comme ça @Geneviève

Cécile : Trop tard, je suis déjà au fond de mon trou

Geneviève : Merci @Aline et @Cécile. Bon boulot !
Je déclare donc cette 3e et avant dernière audition terminée.
A ce soir chère gardée à vue.
Et cette fois ce sera @Ophélie qui prendra le relais.
Et pour achever notre auteur je viendrai à mon tour finir cette interrogatoire.

 

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses, épisode 2


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 2

Samedi 24 Mars

Suite de la Garde à vue de madame Pellault Jour 1

2e interrogatoire par Dany notre mamie Flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelque sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échanges en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi, au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live.

Allez place à la suite de la  GAV de Cécile Pellault


Samedi 24 mars, 17:53.  Début de la seconde audition

Danièle :  Compte à rebours …
@Geneviève, Patronne tu es là ?
@Aline au boulot ?
@Oph à la boxe
@Fanny ?

Cécile : Euh moi je suis là au cas où

Danièle : @Cécile du calme, tu es encore en cellule
@Fanny et @Aline apparemment « non actives » sur une autre mission sans doute… On commence ?

@Geneviève, Patronne, on peut faire entrer @Cécile , notre délinquante …

Geneviève :  Faite Dany

Danièle : Bonjour @Cécile
,

Cécile : Bonjour @Danièle Ortega-Chevalier
,

Danièle : Après avoir évoqué ce matin ta venue à l’écriture … passons aux romans noirs maintenant J’ai compté : un publié « le brouillard d’une vie » et un en recherche d’éditeur c’est bien ça ? Tu en es où de ta prospection ?

Geneviève : Deuxième audition en cours !

Cécile :  Ok , j’ai compris les choses sérieuses commencent et vous cherchez à me mettre de mauvaise humeur

Geneviève :  Ça commence fort en effet

Cécile : Donc ma prospection est pour l’instant infructueuse…

Danièle : mais non c’est pour t’aider à verbaliser

Cécile : Déjà des refus accompagnés de proposition d' »édition payante » chez leur partenaire mais avec un code promo…
Sinon il faut attendre entre deux mois et six mois pour avoir toutes les réponses et mes envois date de fin janvier et encore hier…

Danièle : ça coûte combien un tel investissement ?

Cécile : Donc une longue année m’attend! Je ne sais pas je n’ai pas cherché à connaitre les tarifs… m’intéresse pas ! j’ai un éditeur avec ses imperfections mais j’en ai un au pire!!

Danièle : Pourquoi être passée au noir … c’est récent ?

Cécile : Entre mes deux premiers romans et celui-ci, il y a dix ans de concours de nouvelles, de poésie et Le brouillard est né il y a quelques années de l’un d’eux…
Une très courte nouvelle de 400 mots!

Danièle : Nouvelle, roman … où te sens-tu le plus à l’aide ? à l’aise

Cécile : Le roman est une plongée dans un récit sur le long terme, c’est plus exigeant et il faut de la patience pour être aussi enfin lue. La nouvelle c’est du plaisir immédiat et qui te fait « tester » des genres, des styles différents jubilatoires et des retours sur ton écriture quasi immédiat !

Cécile : J’aime les deux !

Danièle : Tu as donc jubilé en me faisant souffrir pendant ma disparition … Je note !

Cécile : Tout à fait … mon côté psychopathe est libre de s’exprimer dans la fiction… Et seulement dans la fiction

Danièle : J’ai eu la chance de pouvoir lire le prochain … et je constate : Des crimes, du sang, de la castagne, un style et quelques constantes … Pourquoi des expatriés ? Ton expérience perso nourrit tes intrigues ?

Cécile : Oui, c’est la matière première ! Dans la vie comme dans mon écriture, j’ai besoin de voyager ! J’ai autant de guides de routard dans ma bibliothèque que de romans enfin presque!
Sinon je me castagne très peu dans la vraie vie!

Danièle : Ton expérience d’expatriée … Un microcosme vu de l’extérieur qui ressemble pour le lecteur lambda aux réceptions de monsieur l’Ambassadeur mais en vrai …

Cécile : Et comme je ne suis pas une américaine non plus !! Faut bien que je case des petits ou grands français dans l’histoire
Sinon le prochain- prochain, s’il voit le jour, Touraine – Angleterre-Ecosse
Oups j’ai loupé l’ambassadeur !
j’ai été étudiante aux US et dans le Mississippi donc rien à voir avec le fameux ambassadeur !!

Danièle :Tu nous parle de la part de ton parcours personnel dans tes romans ? Les situations sont-elles vraiment différentes …
Parles …

Cécile : Ma vie n’est pas non plus une matière à romans ! Et l’autofiction ne m’interresse pas plus que cela !
L’expatriation de mes personnages, c’est aussi pour couper Lilly de tout repère et la faire plonger encore plus profondément!
Mon expérience me sert pour les émotions vécues, le décor, le contexte.

Danièle : On peut cependant avoir des fantasmes …

Cécile : Euh des fantasmes de quoi ?

Geneviève : Attention pas de débordement en garde à vue !

Danièle : si j’en crois la prochain … fantasme d’ado de devenir une star de la chanson

Cécile : Oh là non pas du tout, pour moi la lumière brûle et ne m’a jamais attiré … mon fantasme est de rester derrière mon ordinateur bien au chaud!

Danièle : ou dans les salons à dédicacer … avec une file d’attente

Cécile : non plus, si tu te souviens de ta lecture… pour moi, c’est plutôt l’inverse d’un fantasme…
Ou plutôt la sensation d’être avalée toute crue par une image que les gens projette sur toi
La sensation de ne pas s’appartenir de ne pas comprendre le « fanatisme » autour d’une personne!

Danièle : Je te parlais des crimes, du sang et de la castagne … est-ce difficile pour toi d’être violente ?

Cécile : Alors même si je voudrai plus de lecteurs, plus de rencontres, lors des salons… je ne rêve pas de signer à la chaine et encore moins d’être l’objet d’un désir non réciproque!
Dans mes textes, non il ne m’est pas difficile d’être violente
même si je ne serai jamais crue ou gratuite dans ma violence
ou dans ma description de la violence!
Le sang ne me fait pas peur mais pas le sang pour le sang

Danièle : Des filles au centre des intrigues … c’est plus facile pour une femme ? A personnages est-ce que tu t’identifies ?

Cécile : Au centre mais pas seules, et jamais non plus que des innocentes, je suis dans tous les personnages… je ne suis pas mégalomaniaques juste je ne construit pas les personnages autour d’une personne que je connais ou autour de mon petit moi mais autour de traits de caractère qui serve le personnage…

Cécile : Je m’identifie à tous sans pour autant m’identifier ils ne sont pas moi et ils ont leur vie propre.
Je m’identifie à ce qu’ils peuvent ressentir!

Danièle : Tu es à l’aise avec tes héros masculins ?

Cécile : Oui, je suis même finalement assez tendre avec eux ! Même si j’ai l’amour vache !Dans le Brouillard, il ya certes Lilly mais aussi finalement beaucoup d’hommes autour d’elles !

Danièle : Y a-t-il des choses que tu t’interdis … les violences aux enfants par exemple ? Du hard, du trash ?

Cécile : Je ne genre pas tant que cela mes personnages , hommes, femmes, ils vivent une histoire mon histoire. Leur caractère, leur vie pourrait être pour une femme ou un homme !
La violence aux enfants ou au moins la maltraitance est présente dans le prochain mais le hard, le trash de la violence juste pour choquer, ou pour le fameux « buzz » ne m’intéresse pas à écrire.
Cette violence doit faire partie de l’histoire avoir une finalité pas être le centre de l’histoire

Danièle : Tu n’a peut-être pas l’expérience
Je blague mais certains auteurs s’y complaisent

Cécile : Non effectivement je n’en ai pas vraiment l’expérience et je n’aime pas m’y vautrer
Ce qui me fait plus peur parce que pour moi plus possible pour mes proches, c’est une violence « ordinaire »
donc pour mes personnages aussi, utiliser la peur ordinaire pour faire peur, serait mon crédo !

Geneviève : je confirme 

Danièle : La peur ordinaire, celle de tout le monde, celle qui peut frapper n’importe quel lecteur ?

Cécile : Oui, cela qui te fait sursauter dans la rue.. celle qui a commencé le brouillard d’une vie !
Ma nouvelle décrivait une femme qui se sent suivi qui a peur et qui finalement malgré les doutes de son entourage, avait raison d’avoir peur!
On a tous frémi à un buisson qui bouge, un frôlement insistant,
Un craquement dans une maison, je veux de la peur qu’on regarde en face pas de celle qu’on regarde à travers ses doigts!

Danièle : Une certaine forme de psychose qui se révèle réalité

Cécile : Voilà, un peur qui se révèle vrai comme celle de ne pas avoir choisi de mettre ta confiance dans la bonne personne,
De ne pas avoir vu le danger au sein de ta propre famille,
de tes amis,
Sinon je ne suis pas du tout paranoïaque !

Danièle : J’aime te l’entendre dire … La famille c’est important dans tes romans …

Cécile : Oui, tout commence avec la famille qu’on « subit » parce qu’on ne choisit pas d’y naitre et celle qu’on se construit contre ou avec notre famille de naissance!
Et comme je disais ce matin à votre Cheffe. Que serait une biographie d’une grande femme ou d’un homme criminel ou héros sans étudier sa famille !

Danièle : Lily subit les lieux aussi
Un criminel n’est pas que le fruit de sa famille ou alors on dit qu’ils sont tous irresponsables

Cécile : Ce n’est pas ce que je dis, je dis simplement que pour parler d’une héroïne ou d’un criminel, on parle de sa famille ! Je ne juge pas ici des responsabilités et ne dédouane personne face à ses propres responsabilité
Je dis seulement pourquoi la famille que l’on se choisit ou pas est important dans mes romans!
Quant aux lieux pour Lilly, il y a d’abord l’éloignement de ses racines qui aurait pu l’aider et surtout pour moi une occasion de parler des US telles que je les ai découvert en étant étudiante !
Le décor me plaisait bien !

Danièle : Tu connais bien les USA, tu as vécu aussi en expat en Belgique alors … Pourquoi les US et pourquoi pas la Belgique ?

Cécile : Pour l’instant, l’idée n’est pas venue… Et les Etats Unis c’était il y a 21 ans… j’ai encore de la marge pour la Belgique!

Danièle : Autre point commun à tes deux thrillers : Le changement d’identité … la dissimulation … tu nous en parles ?

Cécile : Euh faut bien qu’il y ait une intrigue, non ?! Vu que l’enquête policière n’est pas au centre de mes romans…

Danièle : Je te laisse cette liberté … c’est toi la créatrice

Cécile : Merci bien

Danièle : Je reviens un peu en arrière sur les sentiments de tes héros : Pas trop d’amitié dans tes intrigues ou alors trahies … je me trompe

Cécile : Dans Le brouillard d’une vie sans révéler qui est qui , il y a des amours trahis, de la famille trahie et des amitiés trahies… et inversement je pense… C’est justement aussi ce qui m’intéresse, pas de mise sur un piédestal

Danièle : La vraie vie quoi !

Cécile : Ni de l’amour ni de la famille ni de l’amitié… la trahison peut venir de partout !

Danièle : bis

Cécile :  Oui, peurs ordinaires à situations extraordinaires !

Danièle : Patronne je crois que notre gardée à vue a répondu sincèrement à mes questions et qu’elle n’a pas dissimulé …
Si elle a des complices … c’est son affaire après tout !
Merci @Cécile; j’ai eu les réponses à mes questions

Geneviève : Alors@Cécile, rien à rajouter à tes précédents de déclarations ?

Cécile : Je ne sais pas si je te remercie @Danièle Ortega-Chevalier de m’avoir soutiré mes intentions les plus cachées Et je vais aller me rouler en boule dans mon cachot jusqu’à demain… Vous m’avez presque tuée !!

Geneviève : Pas de flingueuses non plus pour demander une précision à notre inculpée ?

Cécile : Je réclame le droit de rester silencieuse jusqu’à demain !!

Geneviève Ok. C’est ton droit

Cécile : 

Danièle : Pas encore inculpée … juste gardée à vue

Cécile : 

Geneviève : C’est vrai Dany ! Alors vous pouvez ramener Cécile à sa cellule Danièle.

Et demain c’est @Aline qui prendra le relais.
Et vous pensez à lui servir un repas chaud
On verra pour la dernière cigarette et le verre de vin plus tard

Cécile muette mais qui approuve : 

Danièle : A moins qu’il ne reste des huîtres …

Cécile toujours muette mais qui approuve à nouveau enthousiaste ! 

Geneviève :Ça aussi ce sera peut-être à la fin de la garde à vue

Cécile qui voit déjà la porte de sortie : 

Geneviève : Donc je déclare à 19h01 la deuxième audition terminée

Cécile : Si je survis jusque là !

Danièle :  Patronne je vous lâche aussi !
@Geneviève sauvegarde envoyée sur ton mail … au cas où

Geneviève :  Allez tout le monde se repose et @Aline tu fourbis tes armes pour demain

Cécile : S il est question d’armes je ne sortirai pas de mon plein gré de ma cellule … il y aura résistance, soyez en conscientes

Aline : 8.30

Geneviève : Les armes là sont les arguments

Cécile : Mouais, mouais, je reste sur mes gardes A demain enfin peut-être !

Geneviève : Mettez moi cette insolente au frais ! Avec un bouillon et du pain sec, non mais !

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 1

Samedi 24 Mars

Début de la Garde à vue de madame Pellault

1e interrogatoire par Ge notre porte flingue

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé)

Allez place à la GAV de Cécile Pellault

 

06:20 Début de la Garde à Vue de Cécile Pellault

Geneviève : Levée mais pas réveillée…

Aline : une tasse de thé, cheffe ?

Cécile : Hello les filles

Aline : bonjour Cécile

Cécile : Bonjour Aline !
@Geneviève Van Landuyt , c’est quand tu veux et quand as réussi à ouvrir tes yeux , suis prête !!

Aline : oh elle est d’attaque la p’tite !

Cécile : Nope , elle a très mal dormi mais quand il faut y aller faut y aller

Oph : bon début de GAV @Cécile!
@Geneviève ne sois pas trop dure avec elle s’il te plaît!

Geneviève : Ok  Cécile. Je déclare donc ta garde à vue effective

Cécile : Et crotte….

Geneviève : C’est avec une porte flingue malade qu’elle débute.
Donc juste une prise de contacte.

Cécile : N’essaie pas de m’attendrir, je suis sur mes gardes !

Geneviève : Bonjour @Cécile Pellault
Peux-tu te présenter ? Petite bio

Cécile : Bonjour Géneviève,
C’est dur finalement comme première question..

Geneviève : Si tu veux je peux reprendre la bio que j’ai déjà qui m’a servie pour l’apero polar ! Tu n’auras qu’à confirmer. Tu vois je suis sympa !

Alors : 

Aujourd’hui Seine et Marnaise, après avoir vue le jour à Tours, et être passée par l’Angleterre, les Etats-Unis et la Belgique, Cécile Pellault, 43 ans,  a signé en 2016 son troisième roman avec Le Brouillard d’une vie, un thriller familial, un roman d’une facture totalement différente des deux précédents Serial Belle Fille en 2005 et On ne choisit pas sa famille en 2007 qui exploraient le ressort comique et satirique des relations familiales. Le point commun des trois est l’obsession de l’auteur pour la famille, ses relations, les conséquences sur chacun. Le prix du rendez-vous littéraire lui a été décerné lors du salon de Moret sur Loing pour Le Brouillard d’une vie en 2016.

  

Entre ses trois ouvrages, ce fut 10 ans de nouvelles, de poésies, comme autant de challenges littéraires qui ont affûté sa plume. Cécile Pellault a vu un de ses textes « Le secret des curieuses » primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard. Le Brouillard d’une vie est également né d’un de ses concours, une très courte nouvelle de 400 mots « Ma chérie, ma douce » où elle explorait la peur, un homme qui guette une femme qui le sent. Ce fut le point de départ de ce premier thriller mais certainement pas le dernier, le prochain « la voix meurtrie » est en cours d’édition.  

C’est bien ça ?

Cécile : Oui, Mme !

Geneviève : Tu vois, tu es entre bonnes mains.

Cécile : 

Geneviève : Alors soit le plus honnête avec moi. Et parle moi de ton rapport aux livres. Et à la lecture.

Cécile :  Le livre, la lecture en particulier, un moyen de s’évader, d’apprendre, de rire, de s’émouvoir…
Pour moi, il y a un livre pour chaque moment, et aussi un doudou qui nous peut nous suivre sans honte depuis l’enfance !
Pour moi, il y a un livre pour chaque moment, et aussi un doudou qui peut nous suivre sans honte depuis l’enfance !

Geneviève : Quelle était la place du livre dans ta famille

Cécile : Quand j’étais jeune, il y a toujours eu beaucoup de journaux, de magazines, et quelques livres chez mes parents comme la bicyclette bleue que j’ai piqué à ma mère, des Harlequins à ma grand-mère. Jeune, j’ai ainsi été longtemps la seule lectrice assidue un peu obnubilée de la famille au grand damne de mon entourage qui essayait de communiquer avec moi ou de m’impliquer dans la vie courante de la maison !! Mais, aujourd’hui, mon père rattrape son retard depuis la retraite et je crois même qu’il me dépasse en ce moment au niveau lecture! Et mon frère est devenu aussi un grand lecteur voyageur !

Geneviève : Tu as inoculé le virus visiblement. C’est toujours le cas aujourd’hui ?

Cécile : Beaucoup moins , surtout quand je suis en période d’écriture, j’ai tendance à ne pas lire autant. Mais j’ai toujours un livre en cours de lecture, je le finis plus ou moins vite, c’est tout ….si je le finis!

Geneviève : Quelle est ton rapport aux bibliothèques ?

Cécile : Les bibliothécaires me font peur avec leur air sévère…
Non, je plaisante !!
Jeune, il n’y avait pas dans mon coin. Etudiante, je les ai beaucoup plus fréquentées. Maman avec mes enfants, nous les avons beaucoup hanté.
Pour mes lectures, j’avoue que j’ai besoin qu’un livre soit tout neuf, tout beau ….rarement d’occasion à moins d’être à l’autre bout du monde, en panne de lecture et besoin urgent d’un livre !!

Geneviève : Je comprends ce sentiment. Moi aussi elles me font peur  !

Cécile : C’est intime, un livre papier, finalement!

Geneviève : Pour autant penses- tu que le livre puisse être une chance au delà d’un simple objet de loisir ?

Cécile : Quand tu habites un coin relativement perdu, que ton école est dirigé par des bonnes soeurs quelque peu réactionnaires, le livre est une fenêtre sur le monde, sur la vie…
Tu peux choisir ton éducation, elle ne t’ai plus imposée par des tiers…
Tu es enfin libre du sujet, du genre…
C’est un outil de liberté, le livre!

Geneviève : Et justement quels genre t’attirait à l’époque ?
Et quel genre t’attire aujourd’hui ?

Cécile : « A l’époque », on dirait mes enfants qui me parlent de mon ancien temps !!!
J’ai tout lu avec plus ou moins de passion mais je suis capable de tout lire … Du classique, enfin seule Zola a eu l’honneur d’être dévoré…
Alice, en bibliothèque verte, ce sont mes premiers polars non ? 

Geneviève 

Un petit côté social dans le classique donc ?

Cécile : Oui, clairement, et Paris aussi ! Le ventre de Paris, Au bonheur des dames!!
Quelle plume ! et j’ai un peu de mal avec le classiques, certainement à cause de l’école où on l’est dissèque plus qu’on les apprécie
Je n’aime pas les explication sans fin sur le pourquoi un livre est un chef d’oeuvre ou pas … 

Il m’apprend, me divertit, m’émeut …
ou pas !  

Geneviève : Bref comme un oeuvre d’art en somme ?

Cécile : Exactement !! Et j’ai parfois peur de relire un livre qui a déclenché une énorme émotion littéraire… Comme devant un tableau, nous ne sommes jamais surs de ressentir le même tremblement émotionnel !! Tellement de facteurs rentrent en compte dans nos emballements littéraires.

Geneviève : Bon @Cécile . Il est temps de faire une pause je crois. Tu retourne dans ta cellule quelques temps. Et je te réentends dans quelques temps. Profites en pour réfléchir à ce que tu viens de me dire. Car l’audition reprend dans un peu plus d’une heure

Cécile : A vos ordres Cheffe !!

Geneviève Voilà je vois que tu sais te montrer raisonnable.

 

08:21 Fin de la pause, reprise de la première audition.

Cécile : ils m’ont sorti de ma cellule… je me sens comme un célèbre politique ce matin

Geneviève :  Reprise de la garde à vue imminente !

Aline : 

 

Cécile : 


GVL : Bon @Cécile ! Tu as eu le temps de revenir sur ta première audition.

Danièle : Salut les filles .

Geneviève :  Salut Danièle un problème ?

Danièle : problème sans doute lié à windows … dans les transcription écrites sur « Bloc Notes » les interlocutrices n’apparaissent pas …
sur word elles apparaissent MAIS on ne peut pas réutiliser les textes …
Dilemme … pour le moment j’archive …@Geneviève Van Landuyt tu vas ramer pour le mise en page !

Geneviève :  Bon on verra ça après Dany, là ça marche visiblement. Aussi pour l’instant on reprend l’audition !

Alors Cécile… Penses-tu nous avoir tout dit sur ton rapport au livre ?

Cécile : Sur ceux que je lis, je crois avoir tout avoué… ah peut-être pas, ma gourmandise aussi pour un genre littéraire boudé, celui des sagas comme celle de Tamara Mckinley … petit péché sucré super bien fichu qui soulage la pression du noir sur la boite crânienne
Je navigue du très noir voir de la SF jusqu’au violet de la saga australienne Je dévore le livre !

Geneviève : Tu sais pourquoi tu te retrouve en GAV ? Hein ?

Cécile : Parce que j’ai pas été sage pourtant je suis la douceur incarnée !!

Geneviève : Tu as bien une petite idée ?

Cécile : Euh….. parce que…. vous aviez envie de me cuisiner sur mes envies d’écrire du thriller et de torturer mes personnages ?!

Geneviève : Voilà je vois que tu as compris !
Alors explique-moi comment on passe de super lectrice à auteur. De la lecture à l’écriture ?

Cécile : Alors, j’ai toujours gribouillé des trucs… Jamais de journaux intimes où quand je l’ai tenté, je les voulais remanier… la réalité m’intéresse peu !! Donc j’ai toujours écrit…
Puis j’ai commencé à travailler de la TPE à la multinationale, je ne sais pas si j’attire les situations disons particulières mais rien que de me réimaginer dans un bureau , je suffoque
Quand est venu une expérience d’expatriation, j’ai eu du temps, un bébé qui pleurait beaucoup … J’ai décidé de me lancer, le fameux maintenant ou jamais…
Et j’ai écrit Sérial Belle Fille !
Et c’était il y a 15 ans et depuis je n’ai pas arrêté!

Geneviève : Parle nous un peu de cette expérience de premier roman.

Cécile : Je savais que je pouvais faire rire avec ma plume, mon imagination part parfois loin… j’avais besoin aussi de rire.. le fameux encore « rire pour ne pas pleurer » !
Est né un club de femmes qui se retrouvent pour imaginer les sévices qu’elles aimeraient faire subir à leurs belles-mères..
Un exutoire innocent jusqu’à ce qu’une anonyme décide de réaliser les dits sévices !!

Geneviève : La comédie comme thérapie ?

Cécile : Après l’écriture est plus pour moi libérateur que thérapeutique.. J’ai plutôt besoin d’avoir fait ma thérapie avant d’écrire sur des sentiments un peu lourd surtout pour le Noir…
Une soupape plutôt
Et le plus simple au départ de partir sur la Comédie, plus naturel en tous les cas pour commencer !

Geneviève : Un dérivatif donc ! Mais pourquoi la comédie ?

Cécile : J’avais écrit des textes pour le journal de mon école, j’avais fait lire une nouvelle à mon entourage proche comme un peu plus éloigné, je savais que j’avais un « talent » pour le faire …
Et vraiment, j’avais besoin de rire … le manque de sommeil dû à mon adorable fils

Geneviève : Tu avais du temps devant toi quoique avec un nourrisson alors c’est pour cela que tu as commis un second forfait en écrivant une deuxième comédie ?

Cécile : On prend goût au rythme de l’écriture, mon fils était rentré à l’école, j’étais enceinte du deuxième… Le virus était là! Donc j’ai enchaîné le deuxième…

Geneviève : L’écriture et la maternité : un rapport tu crois ?

Cécile : Pour moi, même processus, un embryon d’idée, une couvade, un accouchement et un baby blues… Tout pareil
Et soyons honnête, j’avais décidé d’arrêter de me martyriser avec le milieu du travail conventionnel mais j’avais besoin de réaliser, de créer autre chose que des pyramides de couches !!

Geneviève : hahaha !
Alors ce deuxième roman ça parle de quoi ?

Cécile : On ne choisit pas sa famille… Oui, je sais Une jeune femme qui pourrait être né dans une famille idéale. Sa mère issue de la DASS a adopté au fil des années la tante, l’oncle, la grand mère, la soeur qu’elle n’a pas eu….
Vous avez ajouté Fanny Louise.

Cécile : Sur le papier c’est fun mais elle aurait parfois rêver d’une famille conventionnelle…
Mais avec l’aide de « sa famille » elle doit partir secourir son frère et de sa nouvelle belle-soeur aux prises avec les autorités américaines !

Geneviève : La famille toujours la famille ! C’est l’angoise d’avoir soit m^me créée la sienne qui pousse une jeune maman à écrire sur ce sujet ?

Cécile : Je ne sais pas je ne suis pas allée aussi loin dans ma psychanalyse

Surtout que pour moi, la famille c’est le début et la fin de toutes histoires!
Tous les personnages historiques, politiques, criminels, on parle de leur origine, de leur famille, de leurs amours…
C’est avant tout passionnant, les relations qui se croisent, s’entre déchirent…

Geneviève  Oui mais là on est loin de la comédie ! non ?

Cécile : Cela dépend de l’angle que l’on choisit ! Que ce soit du noir ou de la comédie, on peut aborder n’importe quel thème. Dans les deux cas, c’est de la matière première…A savoir ce qu’on cherche à provoquer comme émotion.

Comme une chanson elle peut être Pop ou Rock voir Hard Rock et parler au fond de la même chose…

Geneviève : Peu importe le genre pourvu que l’on ait l’émotion ? C’est ça ?

Cécile : Démasquée
Oui, c’est tout moi, ça !

Geneviève : Comme pour tes lectures en sommes !
Tu ne veux pas te laisser enfermer dans un moule dans un case ?

Cécile : Au gré des envies aussi, au gré des expériences…
Je n’ai aucun souci à ce que mon quotidien soit réglé, je suis une mère de famille et je le revendique…
Mais il me faut ma part de liberté absolue…
L’écriture, la lecture, c’est cette liberté!
On le voit bien à travers l’histoire ou l’actualité, on a, on enferme ce qui écrivent !
Je n’ai pas cette prétention dans mes écrits d’être dangereuse mais je veux juste savoureux cette totale liberté de créer..
C’est mon côté aussi autoritaire ou dictatorial que je n’exerce pas dans la vraie vie!! C’est moi qui décide

Geneviève : Ok je crois que pour ce matin je vais te laisser tranquille. Tu as parfaitement collaboré et je t’en remercie. Les flingueuses prendront le relaie ce soir.. Et nous parlerons noir et polar. Mais là nous n’en étions pas loin !
Mais j’ai juste une dernière question pour clore le sujet.
Crois-tu qu’il faille avoir beaucoup lu pour faire un bon écrivain. ?

Cécile : Ouch, difficile à dire mais par contre ; avoir trop lu peut tétaniser l’écrivain qui sommeille en toi 
Nous lisons tous beaucoup plus mais comme je le disais, ce n’est pas quand j’écris que je lis le plus !! Ne pas se laisser submerger par le talent ou tout simplement les idées des autres !
Nous avons besoin de nous bercer par l’illusion que ce que nous écrivons et soit novateur ou au moins, mieux abordé que par le passé

Geneviève : Alors à l’inverse un auteur qui n’a jamais lu, jamais aimé la lecture, sans culture littéraire peut-il devenir un bon écrivain ?

Cécile : J’ai pas d’exemple là tout de suite de ce cas là… Après, je ne vois pas quelqu’un de si hermétique au livre puisse avoir envie d’en écrire un

Geneviève : J’ai un ou deux noms, mais je ne divulguerais pas mes sources. Des auteurs qui ont dit me pas avoir lu ou presque rien et qui ont eu envie de se lancer dans l’écriture.

Cécile : Ecoute après je ne suis pas sectaire et il y a autant de façon d’écrire, de lire que d’auteurs ou de lecteurs. Je n’aime pas trop les dogmes donc seul, le résultat est important, non? 

Geneviève Et à contrario, une auteure qui m’expliquait que souvent, en tant que grande lectrice, les premières expériences étaient souvent liées à un style d’un auteur que l’on adoré.
Mais ta réponse me va !

Cécile : Si cela te va alors
Par contre, juste pour conclure, je n’ai pas l’impression d’avoir ni commencé ni poursuivit l’écriture avec le style d’une de mes lectures…

Geneviève : Sinon, rien à rajouter sur ces sujets, ton rapport à la lecture et aux livres et sur tes 2 premiers forfaits (comiques) ?

Cécile : Sinon je ne me serai pas lancé si j’avais pensé ne pas avoir ma propre voix !!
😆

Geneviève : Les flingueuses présentent des explications, des précisions, des questions à notre auteure en garde à vue ?

Cécile : Euh leur tour viendra bien assez tôt non
Faut que j’aille au petit coin … c’est autorisé en GAV ou pas
Eh oui, je suis un être humain comme les autres au risque de briser un mythe !!

 

Geneviève : Bon allez 9h 37, fin de la première audition.

Cécile Je suis épuisée et je file avant que vous ne changiez d’avis !! ðŸ˜†

Geneviève : Ramenez notre suspecte en GAV en oublions pas de la faire passer par la case petit coin !

 

Cécile : 

GVL : Reprise des hostilités en fin d’après-midi !

Danièle  : A ce soir @Geneviève et @Geneviève
enfin ce soir (heure de maison de retraite ) … vers 18h

Geneviève : @Danièle , tu prendras le relais !


Dany : 

Cécile :
Punaise, vous me tuez… sinon il faudra mettre à mort toutes les fautes d’orthographe…je retourne dans ma cellule !

Danièle : la spontanéité est plus importante dans cet exercice !

 Geneviève : Tout à fait 

Cécile : Oui mais certaines piquent les yeux😉

Geneviève : Oui mais l’exercice est en direct et c’est pour ainsi dire un dialogue, on est sur le rythme de l’oralité là. Alors forcément ! …

 

 

Mon petit tour au salon de Mennecy


 

Le week-end du 3 et 4 février dernier avait lieu  le Salon du livre et de la BD d’Île-de-France. c’était la 8e édition de ce salon généraliste, la deuxième fois que je m’y rendais.

Et oui deux années consécutives, car j’avais un anniversaire à fêter. Que dis-je, nous avions un anniversaire à fêter avec ma Cécile. Mennecy est le salon où je l’ai découverte pour la première fois. Ce fut une très belle rencontre qui a débuté sur une très belle complicité.

Aussi, dés potron -minet, Cécile a fait le détour et elle est venue me chercher. Ainsi ensemble nous avons fait la route afin d’arriver avant l’ouverture au public afin que notre auteure est le temps de s’installer tranquillement à son stand !

C’est toujours agréable d’arriver sur un salon alors que les auteurs débarquent à peine. On a ainsi le privilège de les accueillir. Aussi une fois Madame notre Auteure, Cécile Pellault installée, je suis allée saluer les premiers auteurs de polar déjà arrivé.

Puis Cécile m’a présenté à un couple d’ami à elle. Le monsieur, Patrick Bedier, est auteur de polar et il est édité dans la même maison que Cécile, Le Manuscrit.com

J’ai ensuite fait un tour de table pour aller saluer les auteurs que je connaissais.

Il y avait là Bob et Armel

Les premiers arrivés. Il y avait là  Cicé et Jacques.

 

Il y avait là Ghislain

  Et puis sont arrivés les populaires

Olivier, Claire, Nicolas

Avec Claire nous étions d’humeur taquines

C’est d’abord Olivier qui en a fait les frais !

Puis ce fut le tour de Nicolas

Nous lui avons pourri son stand !

Oui clairette c’est bien toi qui a fait ça, tu peux  donc fièrement porté ton badge Collectif Polar

Et pour changer un peu du polar je me suis rendu sur le stand de Cindy et Laura Derieux de Vinkingar

 Et puis est arrivée l’heure de déjeuner.

Alors avec une joyeuse bande, nous nous sommes rendus dans la salle du restaurant

Je tiens ici à remercier les organisateurs du salon de m’avoir permis avec Eppy Fanny et Laurence de partager le déjeuner des auteurs.

Certains auteurs, toujours les mêmes, se sont même titillés un peu pour un morceau de gâteau au chocolat. Mais pourquoi, les avoir fait mangé dans un dojo.  Nico, Olivier, je vous aurais volontiers laissé ma part si j’ai su !

Après avoir bien ri à table il était temps de retrouver nos auteurs sur leur stand.

 

De retrouver aussi mon Eppy Fanny qui comme d’habitude bosse comme une forcenée sur un salon.

Eppy notre flingueuse en chef est intenable, toujours en reportage…

D’ailleurs elle avait donné rendez-vous à deux auteurs pour une petite séance d’interview.

Aussi nous nous somme éclipsées pour filmer cela.

Interview exclusif d’Eppy Fanny en direct du Festival du livre de Mennecy.
Regard croisé sur 2 générations de policiers.

Avec Olivier Norek et Patrick Nieto 

L’aprem c’est poursuit d’abord auprès de nos auteurs de polars

A discuter avec nos auteurs mais aussi des lecteurs, des blogueuses mais aussi des passionnées de qui se sont lancées dans l’aventure salon du polar.

J’ai aussi fait mieux connaissance avec Laurent Malot et Jess Kaan.

 Et puis je me suis à nouveau éclipser pour aller écouter Bob Garcia qui donner une conférence sur l’art du polar

Même si ces propos sont très sérieux notre journaliste et auteur sait captiver son auditoire en mêlant les fait, les chiffres et l’humour.

Voilà la journée touchait à sa fin

Il était tant pour moi de retrouver Madame notre Auteure Flingueuse et de finir cette belle journée avec Cécile puisque tout avait commencé avec elle !

Et pour vous quelques autres photos de ce samedi de Festival !

 

Et mes petit achats

 

 

 

 

Et encore merci aux organisateurs, aux bénévoles au gens de la mairie pour leur parfaite organisation.

Le Brouillard d’une vie de Cécile Pellault


Aujourd’hui c’est double chronique sur Collectif Polar.

En effet 2 flingueuses vont vous donner leur avis sur un même livre.

Et ce livre c’est….

Le livre : Le brouillard d’une vie de Cécile Pellault. Paru le 03 mars 2016 aux Editions Le Manuscrit. 23,90€, (266 p.) Isbn : 9782304045766

4e de couv : 

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly.

Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion? Comment se reconstruire quand la traque continue?

10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

L’auteur : Cécile Pellault est née en 1973. Ecrire, encore et toujours…c’est son crédo
Des nouvelles à foison comme des challenges à chaque concours qui croise sa plume.
Trois romans à son actif aux Editions Le Manuscrit : « Serial Belle Fille »(2005) et « On ne choisit pas sa famille » (2007).
Et  le dernier avant le prochain « Le brouillard d’une vie »( mars 2016), son incursion dans le roman noir avec un drame familial haletant. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.. Le Brouillard d’une vie a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016.

 

Citation : 
« Boston leur plu instantanément, ce petit goût d’Europe mixé au dynamisme américain emporta l’adhésion de tous. »

 

La chronique Jubilatoire de Dany

Le brouillard d’une vie

 ou une fille dans le brouillard car c’est catastrophe sur catastrophe qu’elle accumule au long de sa jeune vie ! Dure vie aussi que celle des enfants d’expatriés qui renouvellent leurs cercles d’amitié à chaque déménagements en sachant que rien ne durera. Tout est donc instable autour de Lilly, même si sa mère essaye de donner le change en apportant un peu de sérénité. Jusqu’au drame et à la succession de dérapages … Des amitiés il y en a, de solides même, un amour aussi mais … au bout du chemin une fuite. Enfin la solution aux toutes dernières pages alors que le lecteur pouvait tout imaginer, sans pour autant abandonner ce sentiment d’empathie avec Lily.
Très bon moment de lecture, belle découverte de cette auteure attachante et une plume bien agréable !

L’accroche de Miss Aline

Le brouillard d’une vie, Cécile Pellault
Éditions Le Manuscrit / roman noir

Viviane la mère, Paul le père, Lilly et Romain les enfants. Parfaite petite famille dans une parfaite petite maison. Viviane y voit l’arrêt dès errance à travers le pays, voire le monde, face aux mutations incessantes de son époux. Les deux ados la possibilité de se poser enfin et de se faire des amis sur un plus long terme.

Romain part un peu en live comme tout ado qui se respecte. Lilly s’ouvre à l’amour et attend son bal de promo. Et c’est la fin d’une vie , le début d’un cauchemar. L’assassin est pris la main dans le sac ou plutôt sur le couteau. Lilly va errer sur le sol américain pour chercher l’oubli de l’horreur et fuir la menace qui s’accroche à elle. Ne pas rester trop longtemps au même endroit et surtout ne pas s’attacher aux êtres pour leur propre sécurité.
Elle se perd sur des kilomètres de bitume, dans l’alcool, le sexe. Brouillard dérisoire qui camoufle à peine son cauchemar. Elle ne veut pas voir et pourtant il est là. Il sait tout d’elle, il la suit. Comment peut il savoir. ?
Elle va finir part atteindre un point de non retour et faire face. Accepter de regarder la réalité par amour. N’a-t-elle pas tronqué la vérité ?
Aussi loin que l’on parte , on part toujours avec soi : ses souvenirs, ses joies, ses rêves, des peurs … on ne s’oublie jamais.

Toi aussi lecteur tu vas devoir sortir du brouillard pour regarder la réalité.
Bonne lecture.

Je remercie Cécile Pellault pour sa confiance et notre « première fois »

Et n’oubliez pas chez lecteur Cécile sera reçu par  Ge notre porte flingue

Samedi prochain pour un Apéro Polar