Sérial Belle Fille de Cécile Pellault, une papote de Maud et Ge


 Sérial Belle Fille de Cécile Pellault,

une papote de Maud et Ge.

Aujourd’hui avec ma soeurette, nous allons vous proposer notre ressenti sur le premier roman de Cécile Pellault.

Le livre : Serial Belle-Fille de Cécile Pellault. Paru le 24 Mai 2005 aux Editions Le Manuscrit. Collection : Fiction et Litt. 15.90 euros. 158 pages. 14 x 0,9 x 22,5 cm


4ème de couverture :
Des femmes qui se retrouvent pour partager leurs déboires avec leurs belles-mères, des supplices inventés pour se défouler de la frustration à devoir les supporter, une soupape d’humour pour ne pas craquer et renvoyer ladite mégère dans ses pénates. . . Mais la plaisanterie tourne au cauchemar, le jour où une vieille fille décide de gagner l’admiration de Chloé, la présidente du club, et celle de ses amies en agressant leurs belles-mères pour les venger. . . Un jeu de piste s’engage pour la débusquer et tout le monde est mis à contribution. . .

 

L’auteur : Cécile Pellault a déjà publié trois romans : Serial Belle-FilleOn ne choisit pas sa famille et Le Brouillard d’une vie. Ce dernier a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016. Elle est également auteure de nouvelles et de poésie. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.

Papote autour du premier roman de Cécile Pellault.

Sérial Belle Fille passé aux cribles par Ge et Maud

 

Geneviève : Ah voilà soeurette j’ai fini la lecture de premier roman de Cécile Pellault, notre Cécile et on va pouvoir en parler toute les deux. Génial ça !

Maud : 

Geneviève : Alors @Maud tu veux bien me dire ce que tu en a pensé ?

Maud : Coucou @Geneviève , très heureuse également d’avoir découvert Sérial Belle fille !!!

Geneviève : C’etait ton premier de Cécile ?

Maud : Oui oui mon tout premier de Cécile

Geneviève: C’est chouette de découvrir un auteur avec son premier roman aussi !

Maud : Oui j’essaie de lire les auteurs dans l’ordre. J’ai trouvé l’idée du thème très original, extravaguant et qui sortant de l’ordinaire !!

… et toi tes premières impressions ?

Geneviève : On explique le speech ?  Avant je veux dire

Maud : Vas y !!

Geneviève : Pas facile de le faire sans trop en dire

Maud : L’histoire de plusieurs femmes qui se regroupent pour parler de leur belle mère respective

Geneviève : Des belles mères plutôt envahissante dirons nous

Et puis à un moment ça va dérailler, partir en vrille et tout et tout…

Là je crois qu’on en a dit assez tu crois pas ?

Maud : Oui car elles ont un jeu pour se défouler… écrire sur papier ce qu’elles aimeraient qu’il arrive à leur belle mère…

J’ai aussi bien aimé la diversité de ces femmes, une mère au foyer, une working girl, une flic… Des personnalités, des vies et quotidiens très différents

Réunies autour d’un même soucis

Geneviève : Perso j’en dirai pas plus, vous l’aurez compris, on va vous parler de jeune femme qui ont besoin d’une soupape de délires pour supporter leur belle mère.

Maud : Comment tu les as trouvé ces femmes?

Geneviève : Oui moi aussi j’ai apprécié ce groupe d’amies.

Je dirai peut-être qu’elles n’en rien de provincial.

Maud : Je trouve aussi qu’elles évoluent… au fil des pages

Geneviève: J’ai eu l’impression que c’étaient des parisiennes, enfin des franciliennes. Avec la vie de dingue qui va avec !

Et tu as raison elles évoluent et pourtant le roman ne se passe que sur quelques jours

Maud : Géographiquement on est à Paris, et en banlieue oui

Geneviève: Oui c’est ce qui donne aussi le rythme du roman !

Maud : C’est peut être à cause de ce qui s’y passe pendant ces quelques jours qu’elles vont voir changer leur point de vue

Tout à fait d’accord pour le rythme !!!

Aussi la présence de nombreux dialogues participe à dynamiser l’histoire

Geneviève : Toi et moi on est comme ces jeunes femmes, moi en moins jeune. On est pris dans notre vie de tout les jours, métro, boulot dodo et on ne voit pas passer les semaines, aussi on arrive au moins à s’identifier à l’une d’entre elle cinq

Maud : Oui, dans les anecdotes énoncées on se reconnait forcément même qu’en partie dans les situations évoquées

J’ai beaucoup souri lors de cette lecture justement… en me disant « tient ça me dis quelque chose »…

Geneviève : Les dialogues, parlons-en ?

Moi j’y est retrouvé l’humour de Cécile !

Comme toi j’ai beaucoup souri

Maud : Moi j’ai trouvé que leur fréquence donnait vie au livre, beaucoup d’échanges, de sarcasmes, d’humour, même si parfois noir

Geneviève : J’ai même parfois franchement ri

Maud : Oui faut l’avouer !!!

Geneviève: Oui, on a envie d’être amies nous aussi avec ces jeunes femmes

Moi c’est VIc et Chloé qui m’ont le plus parlée

Maud : Chloé qui gère cette association de femmes, les écoute, les soutient ; en même temps qu’elle se décharge aussi de son fardeau personnel

Vic est aussi un personnage très intéressant, à la fois lucide et dépassée également

Geneviève :  

 Clhoé qui donne le la !

Et toi tu t’es retrouvé un peu dans ces 5 amies ?

Maud : oui tout à fait Chloé a le rôle de meneuse, d’organisatrice !!!

Geneviève: Un peu comme toi tu veux dire ?

Maud : Difficile de m’identifier à elles, n’ayant pas de belle maman actuellement. Mais je me suis reconnue dans certaines situation… Notamment celle de Vic

Geneviève  : 

Maud : Ha bon tu trouves??….

C’est toi la Cheffe !!!

Geneviève : Non c’est une question ?

Maud : Ouffff… soupire de soulagement…

A priori tu t’est identifiée à l’une d’elle ? Peut être juste une impression…

Geneviève : Hahaha, mais tu es une working girl toi aussi ! Tu sais ce que sais de travailler plus que raisonnable. De sacrifier une partie sa vie pour le boulot, à cause du boulot !

Elles ont toutes quelques chose de nous

Maud : oui oui un sacré cocktail !!!!

Geneviève : Sinon ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’elle prennent tout à leur tour la parole dés que la situation dérape

Maud : oui l’impression d’une responsabilité collective, une mobilisation !!

Geneviève : Un vrai groupe, une véritable équipe ! Solidaire. De vraies amies en sommes.

Maud : Oui chacune participe et du coup va faire en sorte que la situation ne se dégrade pas plus. Voir même essayer de l’endiguer. Solidaire dans les bons comme dans les mauvais moments

Une très belle preuve d’amitiés va se jouer sous nos yeux

Geneviève : Voilà !

Maud : Elles vont ensemble chercher des solutions, se soutenir

Geneviève : C’est vrai que par les temps qui cours on a envie d’y croire. Croire à cette amitié presque adolescente.

Maud : oui le retour du côté juvénile quand elles prennent conscience de leur bêtise et qu’elles essaient de la réparer

Geneviève : Je trouve ça très frais ! pas toi ?

Maud : A la fois frais et réaliste. Tu parlais des dialogues tout à l’heure. Le fait qu’ils soient pas mal présent amène cette fraîcheur, grâce à l’emploi du langage parlé

Geneviève : Et les situations cocasses aussi

Maud : oui également. L’ensemble y contribue. Habituée à lire du noir, voir du très noir, cette lecture a été une bouffée d’oxygène !! Grâce à l’humour en particulier

Geneviève : 

Moi je ne connais Cécile que depuis 2 ans. Et Sérial Belle-Fille a été écrit ou en tout les cas publié en 2005. Aussi près de 15 ans après à travers ces mots, cette écriture je reconnais la Cécile d’aujourd’hui. Celle qui a su susciter de l’intérêt en moi.

Et oui elle a toujours cet humour mordant que j’aimerai avoir.

Cette imagination débridée presque sans tabou !Mais toujours très smart, presque British. 

Maud : C’est génial !!!! J’ai rencontré Cécile beaucoup plus récemment !! Oui son humour piquant me plait beaucoup !! Ses sarcasmes aussi

J’ai hâte de découvrir ses autres livres, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin de découverte !!

Geneviève : Mais derrière cette espèce de frivolité, de légèreté, elle sait parler de sujets plus profonds.

Maud : Oui le fait de dédramatiser les situations en employant le décalage, le sarcasme ou l’humour

Geneviève : Rien n’est superficiel dans son propos. Il y a une double lecture

Maud : 

Geneviève : J’ai personnellement trouvé ce livre follement féministe. Et pourtant ces jeunes femmes sont bel et bien de leur temps.

Maud : Oui elle soulève à travers des personnages qui ont tous le même point commun : la réaction du fils par rapport à leur mère aussi… ne pas se rendre compte que ça peut être invivable comme situation

oui oui livre écrit il y a 15 ans et encore d’actualité

et je le pense encore pour bien longtemps

Geneviève :  

Et au-delà, la place de la femme dans la société, dans la famille, dans la cellule familiale

Maud : oui au travers des différentes situations et position, la fille, la mère, l’épouse, la femme. Suivant le rôle qu’elle endosse

et l’amante aussi

Une femme a plusieurs vies dans une vie

Geneviève : oh oui de nombreux. Et… Heureusement l’amante aussi ! Femme simplement !

Maud : Oui !!!

En conclusion, tu dirais quoi?

Geneviève : Un bain de fraîcheur ce titre ! Une très bonne comédie !

Maud : Oui !!

Un peu de douceur dans un monde brut

Geneviève : Comme tu le disais tout à l’heure ce livre nous a fait du bien.

Maud : Oui une soupape

Geneviève : En plus moi j’étais en panne de lecture, une semaine sans ouvrir un livre. Et hop lu en 2 petite aprem et remis en selle pour d’autre aventure livresque. Merci Cécile !

Maud : C’est génial !! Excellente nouvelle !!!

J’ai été ravie d’échanger avec toi sur ce livre !!

Tu vas lire quoi après ?

Geneviève : Moi aussi sœurette, je suis contente que nous ayons pu discuter de cette lecture

Maud : A refaire !!! Sur d’autres aventures livresques alors

Geneviève

Maintenant je vais démarrer #Jenaipasportéplainte

Encore des combats de femmes à mener j’ai l’impression !

Bon sinon on recommande à tous le livre de dame Pellault ?

Maud : Oui et je pense que tu vas te régaler à le découvrir !!!

Recommandation faite pour Cécile

Pour son premier roman !!

Geneviève : Enfin moi j’ai adoré passé un super moment avec ses Sériales Belles-filles.

Maud :  Ca c’est ressenti !!! Je te souhaite une belle fin de journée et bonne lecture

Geneviève : Allez bonne soirée et belle lecture 😊😙

 Maud : 

 Geneviève : Et à très vite pour d’autres aventures et papotes livresque.

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Serial Belle-Fille de Cécile Pellault


La double chronique

Aujourd’hui deux flingueuse se sont penchées sur un premier roman.

Ce matin c’est Maud qui vous parle de sa lecture.

Cet après-midi notre jumelle papotera avec son porte flingue pour savoir ce qu’elle aussi à penser de ce titre.

Allez je vous laisse découvrir l’avis de Maud

serial belle-fille de cécile pellaultLe livre : Serial Belle-Fille de Cécile Pellault. Paru le 24 Mai 2005 aux Editions Le Manuscrit. Collection : Fiction et Litt. 15.90 euros. 158 pages. 14 x 0,9 x 22,5 cm


4ème de couverture :
Des femmes qui se retrouvent pour partager leurs déboires avec leurs belles-mères, des supplices inventés pour se défouler de la frustration à devoir les supporter, une soupape d’humour pour ne pas craquer et renvoyer ladite mégère dans ses pénates. . . Mais la plaisanterie tourne au cauchemar, le jour où une vieille fille décide de gagner l’admiration de Chloé, la présidente du club, et celle de ses amies en agressant leurs belles-mères pour les venger. . . Un jeu de piste s’engage pour la débusquer et tout le monde est mis à contribution. . .

L’auteur : Cécile Pellault a déjà publié trois romans : Serial Belle-FilleOn ne choisit pas sa famille et Le Brouillard d’une vie. Ce dernier a reçu le Prix du rendez-vous littéraire du salon de Moret sur Loing en 2016. Elle est également auteure de nouvelles et de poésie. Elle a vu un de ses textes primé par le Musée du Luxembourg et édité dans l’ebook collectif réalisé par le musée sur le peintre Fragonard.
Extraits :
« Je ne sais pas si on doit en rire ou en pleurer. C’est une chose de plaisanter sur les supplices en réunion, de nous défouler comme des gamines de nos frustrations de belle-fille à défaut d’aller à la confrontation avec nos belles-mères. Ce sont tout de même les mères de nos maris, concubins, voir concubines et comme on ne peut pas exiger de couper les ponts. »

Les Lectures de Maud :


 N’ayant pourtant pas de belle-mère actuellement, je me suis laissée tenter par cette découverte à la fois de l’auteur et de ce premier livre dont le thème m’avait fait sourire. Et oui qui n’a jamais eu envie d’envoyer sa belle-mère suite à une réflexion sur son travail ? sa maison ? ou ses enfants ?

Une histoire originale de jeunes femmes qui ne supportent plus leur belle-mère respective et qui se regroupent afin de se lâcher à leur sujet. Une ambiance à la fois noire car ce livre relate également les différentes conditions sociale et culturelle des protagonistes. On y retrouve par exemple la femme au foyer, la working girl, la flic, … autant de personnalités différentes mais qui ont un réel point commun.

Chloé, personnage principal, nous relate son quotidien, ses espoirs, sa vie, son association à laquelle elle voue une partie de son temps. Pourtant derrière le côté « vidage de sac » pendant leurs soirées, les fantasmes de vengeance à l’encontre de la mère de leur amour pleuvent. Tout se passe bien jusqu’au moment où l’une d’entre elles va se mettre à réaliser leurs rêves cachés. Chloé et son équipe, prises de remords, vont faire en sorte que les expéditions punitives cessent. Pourtant après avoir souhaités bien des maux à l’encontre de la grand-mère de leurs enfants, elles vont se rendre compte que derrière l’attitude il y a un profond malaise… Jusqu’où ira la vengeance ? Jusqu’aux excuses ?

Dans un style à la fois léger, direct et oral, ponctué d’humour et de sarcasmes, l’auteur met en lumière le ressenti de (sûrement) beaucoup de femmes. De nombreux dialogues rythment ce récit à la fois ludique, très réaliste, émouvant et faisant ressentir un cocktail d’émotions. Les relations humaines, les clichés et la vie de tous les jours sont également à l’honneur.

Je regrette juste l’absence de traduction lors de passages en anglais, ayant des connaissances plus que limitées dans cette langue.

Version lue : Broché

Mention : premier livre

Le top des lectures 2018  d’une flingueuse et de ses mini-flingues


A un mois de Noël et pour bien finir l’année

voici les tops 10 des flingueuses et des Minis Flingues.

Et…

Pour bien commencer ces tops lectures 2018,

c’est Cécile, Benjamin et Maxime qui débutent cette série des chouchous de l’année.

Belle découverte à vous.

 

Le top des lectures 2018  d’une flingueuse et de ses mini-flingues

Le niveau de lectures de la famille a été légèrement faible cette année, nous vous présentons donc un top commun pour palier à sa pâleur


Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande la mère :

Le top de Cécile

1) Le Lambeau de Philippe Lançon :

LA lecture de l’année, si ce n’est de la décennie, tant il nous parle à tous, les attentats de Charlie Hebdo mais pas que, du destin d’un journaliste, d’un érudit, de sa famille,  de sa guérison et peut-être aussi de la notre, et de notre histoire commune post-attentats.

Alors que l’auteur s’apprête à rejoindre sa compagne aux Etats-Unis, où il doit donner des cours de littérature, il participe à la conférence de rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Survient l’attentat dont il réchappera, défiguré. Il raconte sa sidération, sa douleur, les greffes, tout en essayant de se refabriquer un lien à l’existence. Prix du Roman-News 2018, prix Femina 2018. A reçu également le Prix Jean Bernard de l’Académie de Médecine 2018 et le Prix spécial du jury du prix Renaudot 2018

 

2) Big Little Lies de Liane Moriarty :

en VO s’il vous plaît, parfois on a juste besoin de la subtilité d’une comédie douce-amère pour parler de sujets graves. Le divertissement n’a rien de vulgaire et sa maîtrise est ici parfaite.

Petits secrets, grands mensonges, le nouveau best-seller de Liane Moriarty

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l’école, quelqu’un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ?

Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées) qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l’on se raconte à soi-même pour continuer de vivre… Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l’univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d’inavouables secrets. Avec elle, le sourire n’est jamais loin des larmes.

3) Babyfoot de Joseph Joffo :

 Pour la grande classe de Monsieur Joffo rencontré sur un salon et pour les personnages depuis longtemps perdus de vue que j’ai retrouvé avec un énorme plaisir. L’après guerre et l’espoir pour la jeune génération sur un air de rock américain !

Voici enfin la suite du « Sac de billes », le roman du petit Jo, devenu adolescent, dans le Paris et la France de la Libération. Une époque étrange pour un jeune garçon où se mêlent la joie de la liberté retrouvée, le temps du marché noir et des trafics en tous genres, la découverte du Nouveau Monde et des Américains, l’anxiété d’avoir le certificat d’études à passer. « Baby-foot » est un livre étourdissant de vie où se côtoient émotion, drôlerie, espièglerie et débrouillardise, un livre bien dans la lignée de ce succès mondial qu’est le « Sac de billes ».

 

4) Un château de verre de Jeannette Walls :

Une enfance hors norme, une capacité à s’en sortir tout autant et beaucoup de poésie et d’amour où il en avait pas tant que ça.

Récit de cette enfance hors norme. En attendant le château de verre que leur a promis leur père, chercheur d’or, les quatre enfants Walls vivent dans des abris de fortune, sillonnant le pays en famille et dormant parfois dans des cartons. Portrait d’une famille attirée par les mythes fondateurs de la culture américaine et d’une jeunesse marquée par la misère.

 

5) La vengeance des mères  de Jim Fergus :

 La suite de Mille femmes blanche ;   ces femmes ont été abandonnées par les autorités américaines après avoir été envoyées auprès des tribus indiennes, leurs enfants ont été tués, leurs maris amérindiens aussi, il ne leur reste que la vengeance auprès d’un peuple qui est devenu le leur.

  1. Little Wolf, un chef cheyenne, demande au général Grant de lui céder mille femmes afin de les offrir à ses guerriers. Grant accepte. En dépit des accords, la tribu est exterminée et seules quelques femmes blanches échappent au massacre. Parmi elles, deux soeurs, Margaret et Susan Kelly, trouvent refuge chez les Sioux et prennent le parti du peuple indien.

 

6 à 10 ) Guides du routard et Lonely Planet :

mes meilleurs compagnons, je n’abandonne jamais aucune lecture, je les triture, les balade partout. Surtout, ils sont aussi sources d’inspiration et connaissent une seconde vie lors de mes recherches pour mes nouvelles ou mes romans. Ceux-ci sont ceux qui m’ont accompagnée en 2018.

Pourquoi des guides touristiques en guise d’amoureux littéraires ? Parce que c’est une passion que je partage avec les trois hommes de ma vie 😉💋

 

Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande l’ado de 11 ans :

Le top de Benjamin

1) Imbattable de Pascal Jousselin :

Ça retourne ton cerveau c’est génial.

Tremblez, malfrats, voici Imbattable ! Ce nouveau protagoniste porte secours à la veuve et à l’orphelin comme tout héros qui se respecte, mais il sauve aussi les chiens, les chats des grands-mères, les terrains de pétanque, le fils du maire, et la ville tout entière. Masqué, comme tout justicier, capé, comme tout justicier, il mène la vie dure aux savants fous et aux mauvais plaisantins, sans jamais oublier de ramener le pain. Non seulement Imbattable est imbattable, mais son super-pouvoir fait de lui le seul véritable super-héros de bande dessinée ! De la structure quadrillée des planches de BD, Pascal Jousselin a fait un champ d’exploration narrative, un espace ludique où déplacer ses personnages en toute liberté. Son super-héros bondit d’une case à l’autre et joue des décalages et des transferts, Imbattable est non seulement un véritable hommage à la BD classique franco-belge, mais aussi une formidable expérience de lecture, dynamique et inventive.

 

2) Les petits Mythos :

C’est enfin marrant la mythologique !

La mythologie grecque revisitée par un humour légendaire !

Les dieux et héros grecs assistent aux tentatives catastrophiques d’Icare pour réussir à voler au-delà du soleil. Pendant ce temps, Ulysse cherche le moyen de se débarasser de son mal de mer et Totor le Minotaure rêve d’entrer dans la légende.

3) One Punch Man de Yusuke Murata :

 Ça défoule !!!

Saitama est trop puissant, tellement puissant qu’il élimine les ennemis les plus farouches d’un simple coup de poing. Découvrez l’histoire du plus fort des super-héros dans ce manga qui va vous mettre K-O !!

Saitama, un jeune homme sans emploi, décide de devenir un super-héros. Pendant trois ans, il s’entraîne avec ferveur et devient capable de neutraliser ses adversaires en un seul coup de poing. Mais bientôt, il s’ennuie et ses victoires perdent de leur saveur.

 

 

 

 

Dans la famille flingueuse et mini-flingues, je demande l’ado de 15 ans :

 

Le top de Maxime 

1) L’étranger d’Albert Camus :

Cet ouvrage est mon premier livre philosophique mais quelle claque ce fut ! J’adore le style de l’auteur et le personnage de Meursault est si mystérieux et fascinant. L’un des meilleurs livres que j’ai pu lire.

Récit intérieur de Meursault, employé de bureau anonyme pour les autres et pour lui-même, qui tue finalement de cinq balles un Algérien sur la plage de Tipaza à Alger.

 

 

 

2 ) La Faucheuse Thunderhead de Neal Shusterman :

 C’est la suite du premier livre La Faucheuse que j’attendais avec impatience et la déception ne fut absolument pas présente. L’histoire est toujours aussi captivante et haletante. Vraiment hâte de voir la suite !

Le Thunderhead, intelligence artificielle qui gère la Terre pour l’humanité, ne peut pas intervenir dans les affaires de la communauté des Faucheurs. Il ne peut qu’observer, impuissant. Rowan a disparu depuis un an. Il est devenu une véritable légende urbaine, un loup solitaire qui traque les Faucheurs et les immole par le feu. Des changements sont-ils possibles ?

 

 

3 ) Mutafukaz Tome 5 de Run :

C’est le dernier tome d’une suite de comics incroyables. Le cycle se termine sur un magnifique tome avec des illustrations toutes aussi magnifiques les unes que les autres. L’histoire qui mélange le surnaturel et le complot sont parfaitement mis en scène. Mention spéciale aux passages en noir et blanc qui rendent le tome encore plus unique et magistral.

Dernier volume de cette série inspirée de la science-fiction des années 1950 à l’atmosphère sombre et paranoïaque.

Retour sur Sang pour sang Thriller


Retour sur Sang pour sang Thriller

by Ophélie

Après plusieurs mois de gestation, la première édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier a ouvert ses portes ce dimanche 30 septembre 2018. Il nous était impossible de manquer cette naissance!

Surtout que Nadine Doyelle son instigatrice nous a raconté tout cela ICI

C’est donc à Longperrier, en Seine et marne, que Nadine et son équipe ont accueilli auteurs, lecteurs, blogueurs… pour ce nouveau rendez-vous polar.

Accompagnée de ma jumelle Maud et d’Estelle une fervente lectrice, chaussées de nos bottes de sept lieues, nous avons chevauché jusqu’à cette charmante petite commune.

Sur place, joie et bonheur ont rempli nos cœurs en retrouvant nos amis auteurs et blogueurs.

Il y avait là :

Cicéron Angledroit ; Chris Simon ; Sacha Erbel (tiens une flingueuses) ; Luc Doyelle ; Cécile Pellault ( Oh une autre super flingueuses) ; Isabelle Piraux ; Cédric Blondelot ; Tony Perraut ; Mickael Fenris ; Sandrine Destombes ; Sylvain Pavlowski ; Arnaud Codeville ; Sébastien Fritsch ; Lise Delukas ; Manuel Benetreau ; Nil Borny ; Olivier Kourilsky alias docteur K ; Madeleine Petitpantalon ; Christophe Dubourg  ; Lou Vernet ; Jean-baptiste Ferrero ; Corinne Martel ; Antoine Blocier ; Nick Gardel (héhé un Nervi chez les Flingueuse) ; Sébastien Theveny ; Laurence Tournay et Ludovic Zedole Metzker.

3 Flingueuses et 1 auteur. De gauche à droite : Sylvie K, Christophe Dubourg, Maud et Ophélie

Câlins, fous rires, bises à tout va, découvertes, nous voilà partis pour une journée placée sous le signe du thriller et de l’amitié.

Mais avant toute chose, un petit café. Nadine et son équipe ont eu la bonne idée de laisser un buffet en libre service: café, thé, viennoiseries et à leur côté, un petit cochon laissé libre à notre donation.

Nous avons ensuite déambulé le long des tables des auteurs. Je ne rentrerai pas dans le détail de nos blagues, fous rires et échanges divers et variés; ils ont été nombreux! Un salon doit se vivre pour en apprécier toute la saveur.

Sachez toutefois que, comme lors de chacun d’entre eux, c’est un bonheur de retrouver les amis, de découvrir des auteurs et notamment des auteurs peu distribués en librairie. Ces moments d’échanges et de partages sont précieux et le plus bel écrin pour les conserver est celui de nos souvenirs.

Nadine a clôturé ce salon par un beau gâteau , offrant le champagne à tous, sans distinction.

Une très belle réussite que cette première édition! Un salon qui va prendre sa place au fil du temps, parmi les incontournables je n’en doute pas.

D’ailleurs Nadine tous les membres du gang Collectif Polar présents à « Sang Pour Sang » tenaient à te remercier :

Sylvie Kowalski

Bravo à Nadine Denoyelle et toute l’équipe pour cette première édition prometteuse du salon Sang pour Sang à Longperrier une bien belle affiche et des lecteurs au rendez-vous Voici ce qui va agrandir ma PAL

Cécile Pellault

Une belle journée à Longperrier grâce à Nadine Doyelle, aux bénévoles d’une chouette assoc’ Livr’Echange, et à Monsieur Le Maire, et aux lecteurs passionnés pour le Salon Sang pour Sang!
Merci à Maud Vandenbyvanghe, je ne ferai plus jamais la faute sinon tu peux m’achever, d’avoir pris la collec’!
Et à tous les z’amis qui font d’un salon une belle récréation

Ophélie

Salon de Longperrier. Des retrouvailles, des fous rires, des câlins, de belles découvertes et des rencontres virtuelles qui deviennent réelles!
Un très bon salon, une organisation très soignée et des bénévoles souriants. Bravo à Nadine Doyelle et à son équipe.
Une très belle première édition pour ce sang pour sang thriller!

 Sacha Erbel

1ere édition du salon sang pour sang thriller de Longperrier! Une super réussite! 
Un grand bravo et mille mercis à Nadine et toute son équipe si sympathique! Très belle organisation!
Merci à Magalie et sa collègue de chez Cultura!
Merci à La commune de Longperrier! On s’est bien amusé!
Vivement le prochain!!!😍😘😘😘

Maud

Dimanche à Longperrier, nous avons fait notre rentrée à nous !!! Ravie de revoir les amis, Ophé Lit, Estelle, Delphine, Dahlia, Lou Valérie Vernet, Cécile Pellault, Sylvie, Sylvie Buttard, Nick Gardel, Michael Fenris, Sandrine Destombes, Luc Doyelle-auteur, Vero. C’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres, Sébastien Theveny , Helene Babouot, Sébastien Fritsch, Sylvain Pavlowski, Arnaud Codeville, Christophe Dubourg. (j’espère n’avoir oublié personne). Enfin, comme tout salon, il y a les emplettes, les prêts !! Bref une excellente journée !!! Tout cela n’aurait pas pu être possible sans Nadine Doyelle que je tiens à remercier, ainsi que toute son équipe de bénévoles !! BRAVO !!!! 🤩🤩🤩🤩🍾🍾🍾😍

L’exquis cadavre exquis, épilogue


L’exquis cadavre exquis, épilogue

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Lerot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

Accrochez-vous, l’histoire se complique ! Camille a-t-elle été assassinée parce qu’elle enquêtait sur un vaste scandale pharmaceutique, avec Klatschmohn Aktion ? Ou bien à cause d’un détournement de fonds lié au Museum ? A moins qu’elle n’ait découvert l’escroquerie vinicole de son beau-père. Et si sa disparition était liée à celle de sa soeur jumelle ? La dépression de sa mère explique-t-elle son silence ? Quant à Costes, le privé à la réputation sulfureuse, quel rôle a-t-il joué dans l’histoire ?

Maintenant la suite c’est vous qui l’inventez !


L’exquis cadavre exquis

Epilogue

by Cécile Pellault

 

Un pacte sinon rien

 

La sueur perlait sur son front, coulait depuis la naissance de sa colonne vertébrale jusqu’aux tréfonds de son être, tel le fleuve de sa peur. Sa mâchoire se contractait à chaque ressac de la nausée qui l’envahissait. Elle n’était pas loin de se transformer en marée qui éroderait la moindre parcelle de joie dans son cœur. L’effroi avait envahi son système nerveux transformant chaque frisson en douleur fulgurante.

Geneviève tenait entre ses mains le dernier manuscrit de Claude France. Depuis qu’elle était son éditrice, c’est-à-dire depuis son tout premier roman, elle avait pu compter sur son poulain. Il lui fournissait toujours en temps et en heure son manuscrit qui partait ensuite à la correction, pour finir sa course en bonne place dans toutes les librairies et tous les espaces de ventes possibles et imaginables pour un thriller, vendus à des millions d’exemplaires en France et dans tous les pays friands de ses déclinaisons internationales. Les critiques étaient souvent mitigées. Les milieux littéraires bon teint le boudaient mais il était invité dans toutes les émissions de divertissement radiophoniques et télévisuelles. Et surtout, les Français et les Françaises l’adoraient, l’achetaient et étaient prêts à faire des heures de queue pour une dédicace de leur écrivain préféré.

Cependant, autant elle avait pu, jusqu’alors, transférer au pool de relectrices-correctrices le fichier annuel sans un regard approfondi, autant ce 20ème opus la plongeait dans la stupeur. Ce qu’elle avait entre les mains était une catastrophe, un délire ! Claude lui avait pitché le meurtre d’une journaliste, Camille, sur fond d’un complot international et d’une revanche familiale. Elle avait opiné, confiante dans les capacités de CF d’en faire un vrai page-turner. Mais elle avait sous les yeux plus de 60 chapitres avec autant de styles différents que de retournements de situations impossibles et inimaginables. Il avait repris la boisson, elle ne voyait que cela comme explication. Une jumelle tueuse et magicienne, la mise en scène d’écrivains connus qui lui assurait une bataille juridique sévère avec les autres maisons d’éditions, un personnage principal abandonné en pleine campagne sans que l’on sache vraiment ce qu’il lui était arrivé avant un dénouement en forme de baiser… Et certains chapitres requéraient simplement l’usage de LSD pour la compréhension.

Geneviève se prit la tête entre les mains pour tenter de contenir la migraine qui brandissait l’épée de sa férocité. Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Il devait pourtant y avoir une explication. Claude se sabordait pour pouvoir changer de maison d’édition ? Un pari ? Une blague ? Une maladie neuronale dégénérative ? Même au pire de son alcoolisme, son écriture avait été exploitable. Pas toujours ses déclarations à la presse mais rien à voir avec ce truc qu’elle regardait avec horreur. Seule la mort de son auteur pouvait sauver cette rentrée littéraire. L’idée insidieuse fit son chemin assez facilement dans son esprit. Les chiffres de vente, la couverture médiatique commençaient à faire briller les yeux de l’éditrice qui s’étaient éteints comme des chandeliers sur lesquels un vent froid aurait soufflé à la lecture de ce machin livresque.  Qui pourrait être aussi désespéré qu’elle pour l’aider ? Son regard se posa sur la pile des manuscrits envoyés par la poste des aspirants au Saint Graal du contrat d’édition.

Qui serait assez aux abois pour accepter un pacte à la Faust ? Eliminer l’auteur célèbre contre un contrat pour le devenir. Elle lut les noms sur le tableau Excel établi par ses équipes reprenant ceux sélectionnés comme « Probables Plumes à signer », les PPS. Isabelle B, Lou V, Aurore Z, Cécile P, Elias A, Marylène LB, Michèle F, Maryse, Danièle T, Fleur, Aurélie, Caroline N, Yvan F, Eppy F, Noëlle, Lolo, Nicolas D, Yannick P, Pascal B, Frédérique-Sophie B, Fanny L, Sandrine D, Maud V, Aline G, Nathalie R, Guy R, Carlo C, Leelo D, David S, Danièle O, Céline B, Patrice G, Michel R, Marc S, Clémence, Michael C, Claude L, Lucienne C, Frédéric F, Nathalie J, Patrick F, Sylvie K, Sacha E, Sofia H, Florence L, Michael F, Loli C, Mark Z, Kate W, Jean-Paul D, (…). Autant commencer par la première de la liste, pensa-t-elle.

 – « Allo, Isabelle B ? …Oui, Geneviève V des Editions Albin Sud… Seriez-vous disponible pour un rendez-vous pour discuter de votre avenir ?… Non, pas dans nos locaux, un petit café Le Goethe… Oui, c’est ça !… A bientôt, Isabelle ! »

Geneviève raccrocha, soulagée. Avec Isabelle ou un autre, elle se sortirait de ce pétrin ou de ce cadavre de manuscrit. Un petit pacte et puis s’en ira.

Minutes d’un meeting pas ordinaire entre des ligueuses, une porte-flingue et des flingueuses hybrides


Minutes d’un meeting pas ordinaire entre des ligueuses, une porte-flingue et des flingueuses hybrides

A l’initiative de Kate Wagner, une auteure suisse de La Ligue du Chapitre 22, en goguette dans la Capitale, une réunion de la plus haute importance stratégique s’est tenue entre LA Porte-flingue du Collectif Polar, Geneviève Van Landuyt, ses collègues de la Ligue, Sacha Erbel et Cécile Pellault, flingueuses également, à leurs heures perdues mais pas pour tout le monde.

Entre ces 3 ligueuses, ces 3 flingueuses et leur porte flingue…

Il a été décidé, déclaré, voire les deux, lors de celle-ci :

3 Ligueuses, 3 Flingueuses et une Porte Flingue

Qu’un plan pour éliminer la dite bibliothécaire infernale doit être établi pour éviter toute fuite sur le secret derrière le Chapitre 22… ou au moins pour soudoyer son silence jusqu’au concours qui permettra de le révéler au monde entier,

Que la Pina Colada à la fraise n’est peut-être pas la meilleure idée de cocktail,

Que pour tous les futurs meetings, un kit de survie pour Kate, devrait être à portée de main en cas d’attaque de guêpes,

Que Les challenges à 22 mots vont redémarrer dès la rentrée pour le Chapitre 22,

Que, dès que la Gloire frappera à la porte de la Ligue, elles resteraient humbles, malgré les protestations de Cécile.  Sacha a d’ailleurs pris à témoin le board ; elle autorise formellement Geneviève à intervenir en cas de prise de melon, par une vigoureuse main dans sa face et au cri de « Tu me remets, là ?! »,

Que Sacha est la meilleure pour jouer de ses relations dans les forces de l’ordre et pour faire fermer Les Champs et permettre à la Ligue de faire une belle photo,

Qu’éventuellement un tampon à l’effigie de la Ligue sur le postérieur des lecteurs pourrait être un petit plus lors des salons,

Que les ligueuses, Delphine Montariol et Yamina Azzouz, et les flingueuses,  flingueurs, mini-flingues, tueurs à gages, sont de très bons télépathes parce qu’ils nous ont tous et toutes accompagnés tout le long de déjeuner tout a fait professionnel,

 

Et pour finir, avec toutes les dates dans les prochains mois et les régions couvertes en France comme à l’étranger, vous n’avez aucune excuse pour ne pas aller à la découverte des auteures de la Ligue du Chapitre 22 :

Septembre

Du 07 au 09 septembre- Kate Wagner : Salon  Le livre sur la place à Nancy (54)

15 septembre- Yamina Mazzouz : Présentation à la médiathèque de Caves (11)

30 septembre – Sacha Erbel et Cécile Pellault : Salon Sang pour Sang à Longperrier (77)

Octobre

6 et 7 octobre – Delphine Montariol : Salon des gourmets des lettres à Toulouse, Hôtel d’Assézat (31)

13 octobre – Sacha Erbel donne une conférence à la médiathèque Blanc Mesnil (93), sur le thème de la criminologie suivie d’une séance de dédicaces.

13 et 14 octobre – Cécile Pellault : 1er Salon d’Echarcon (91)

14 octobre- Delphine Montariol : Salon « les livres au vert », forêt du Bouconne (31)

27 et 28 octobre- Delphine Montariol : Festival Bizarre de Lectoure (32)

Novembre

1 novembre- Kate Wagner : Lecture dédicace, librairie du Pierre Pertuis, Tavanne (Suisse)

3 novembre – Sacha Erbel : Apéro polar Bibliothèque Parmentier (75) avec Marek Corbel, Editions La Liseuse.

17 novembre-Yamina Mazzouz: journée du livre au Leclerc de Montauban (82)

24 novembre – Cécile Pellault : 16ème édition du Salon de Loos (59)

24 novembre –Yamina Mazzouz : Cultura à Balma (31)

25 novembre- Kate Wagner : Salon du livre de l AENJ,  Neuchâtel (Suisse)

Décembre
2 décembre- Delphine Montariol : Salon « Polars et histoires de police » à Auch (32)
15 décembre –Yamina Mazzouz: Cultura à Fenouillet (31)

16 décembre –Yamina Mazzouz: Salon du livre à Laffitte Vigordane (31)

Et n’oubliez pas Le collectif polar par l’intermédiaire d’Ophélie et de Ge nous ont déjà interrogées et c’était là : Faire -part de naissance de la Ligue du Chapitre 22

Sinon, on remet ça quand, tout à fait professionnellement ?!

Hahaha 

 

L’exquis cadavre exquis, épisode 4


L’exquis cadavre exquis, épisode 4

Elle s’appelle Camille, a la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour échapper à l’Assassin qui la traque.

L’exquis cadavre exquis, Episode 4

Episode 4

Les Nuisibles

By Cécile Pellault

 

Sebastián hésitait en s’approchant du directeur entre la limace ou l’insecte, celui qui éveille en chacun le désir irrépressible de se transformer en tueur sans pitié et seulement rassasié à la vue du sang et d’un reste de pattes! En commençant à parler avec lui, Sebastián opta définitivement pour l’insecte à écrabouiller, ce type allait lui réveiller son eczéma. Il sentait les picotements annonciateurs des plaques rouges. C’était l’archétype du con fini.

«…l’administration m’a obligé à l’inviter et voilà, elle se fait assassiner sous mon toit. Nous allons devoir fermer encore une semaine, les comptes d’exploitations vont plonger pour ce trimestre. Déplorable publicité, déplorable !

– Effectivement, déplorable que cette courageuse journaliste ait été assassinée au milieu de vos géraniums et autres pâquerettes, quelle manque de savoir-mourir, franchement ! Par ailleurs, avez-vous noté autre chose lors de cette soirée à part bien entendu les manières navrantes de Mademoiselle Camille Longchamps? Quelque chose de vaguement intéressant pour que nous puissions quitter votre carré de pommes de terre au plus vite et remonter vos comptes d’exploitation ? Un clandestin parmi les invités ? Un membre du personnel dont l’attitude aurait pu être jugée suspecte ? Auriez-vous reçu des menaces personnelles récemment ? Une chance que ce soit vous qui ayez été visé par le meurtrier ?

– Mais je ne vous permets pas, je vais en parler à votre hiérarchie. Je …

– Je pense que vous allez avoir autant de chances avec ma hiérarchie que moi avec vos informations ! Je vous laisse avec ma valeureuse collègue, I’inspectrice Rémini. Valérie, tu m’accompagnes jusqu’à la sortie, s’il te plait?

Sebastián sentait maintenant la brulure de l’eczéma et refrénait avec peine le désir de se gratter comme celui de coller un pain au directeur. Finalement, cela n’avait pas été une bonne idée d’arrêter de fumer le matin même.

« Je ne te connaissais pas cet amour pour le quatrième pouvoir, Sebastián?

– Je crois que j’aurai même défendu un collecteur des impôts du moyen âge contre lui, c’est dire! Tu continues l’interrogatoire, je crois que ce sera plus constructif!

– Oui, je crois! Un peu de subtilité ne nous fera pas de mal!

– Oui, clairement! De toute façon, j’ai entraperçu un vieil ami qui fouine par là-bas! On se tient au jus!

-Oui, on fait ça et n’oublie pas : Respire! »

Max Lindberg, son vieil emmerdeur presque personnel, ils avaient commencé ensemble leurs carrières, l’un dans le journaliste, l’autre dans la police. Une étrange relation les liait oscillant entre le respect, et la haine de la profession de l’autre. Dire que c’était la relation la plus longue qui l’unissait à un autre être humain le déprimait, même ses mariages n’avaient pas tenu aussi longtemps. C’était décidément la nuit de tous les nuisibles.

 Merci Cécile d’avoir au débotté poursuivre et sauver notre exquis cadavre.

Maintenant c’est à Marylène de jouer

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses, épisode 4


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 4

Dimanche 25 Mars

fin de la Garde à vue de madame Pellault Jour 2

4e interrogatoire Ophélie notre jeune Flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelque sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échanges en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi, au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live.

Allez place à la suite de la GAV de Cécile Pellault


Oph : Hello à toutes
Dimanche très difficile, malade +++

Geneviève Van LanduytGeneviève : Oph si tu ne peux pas, pas grave mon double maléfique prend le relais.

Oph : Je ne peux pas te dire tout de suite…ça dépend ..  je vais essayer

Geneviève : Non repose toi. Va pas te rendre plus malade. Et c’est un ordre. Et…T’inquiète ce n’est que partie remise. 

Oph : Ça m’embête vraiment;

Geneviève :  Mais non faut pas. L’important c’est de te remettre sur pattes.

Cécile : Y a pas péril en la demeure non plus et pas sure qu’il y aura du public enfin pour m’écouter encore alors 😉 File te reposer !!!

Geneviève : Allez sous la couette ! Sinon @Cécile  chère  prévenue c’est quand tu veux ?

Cécile : Suis prête!! Fais rentrer le double 😉

Geneviève : 👍 Ok je l’appelle 👍

Il arrive, mon double arrive !

Notre suspect ayant été amenée en salle d’interrogatoire, il ne reste plus qu’à trouver une flingueuses pour démarrer la 4e audition.

GVL , le double Maléfique : Je suis là !

Cécile : Sinon vous pouvez déclarer forfait les flingueuses 😉

GVL , le double Maléfique :  C’est à qui que tu crois parler comme cela Cécile ?

Cécile : Oups, j’ai fanfaronné trop vite !

Geneviève :  Bon voilà , 17h39

dernière audition pas le double maléfique de notre porte flingue c’est parti

Cécile : Je suis accrochée !

GVL : Alors @Cécile , tu as eu le temps de réfléchir à toutes tes précédentes déclarations. Tu es sûre de ne pas vouloir revenir sur certaines d’entre elles ?

Cécile : Sur toutes, bien entendu !

GVL : Tu es bien certaine de ne pas vouloir devenir un auteur « populaire » ?

Cécile :  Populaire, si cela veut dire des lecteurs !Populaire pour mes histoires pas pour ma pomme ou un rêve de gloire et devant de la scène !
GVL : Sans pour autant prendre la grosse tête, ça ne te ressemblerai pas!
Cécile : Je suis surtout pas très à l’aise avec un certain culte de la personnalité qui irait avec 😉
GVL : Mais qui dit populaire dit plus de salon, plus de dédicace…. Tu vois où je veux en venir ?
Cécile : Ou je peux jouer mon ermite aussi !!
Ca peut marcher aussi 😉
Jouer ma star inaccessible , un peu barrée et légèrement asociale !
associable!! avec une orthographe déplorable 😱
GVL  : Dans tes rêves ! Car les salons pour toi c’est pas une sinécure actuellement pourtant je t’ai vu à l’œuvre, tu es à l’aise devant un public.

Cécile :  Un paradoxe ! Une torture avant ou aller au devant des gens mais à l’aise quand on me parle !
GVL : Oui tu flippes toujours avant une échéance. Raconte nous un peu ça !
Cécile : Avant une séance, comme pour la promotion que j’ai dû souvent assurer seule, je peux être vraiment physiquement malade! Tous les scénarios catastrophe aussi tournent dans ma tête mais cela est ma marque de fabrique qui, un, est commune à beaucoup d’auteurs et deux, qui me pousse aussi à écrire !
GVL : Malade physiquement comment avant une audition de GAV ?
Cécile : Oui, comme tout moment où j’ai l’impression d’être sur la sellette 😉
De m’offrir toute nue sans défense aux regards des autres 😂
Comme le fameux cauchemar que l’on a tous fait un jour ou l’autre !
Sauf que là c’est la réalité pour moi 😉

GVL : Mais tu sais très bien que d’un coté tu as toi et ton ordi pour écrire et assumer ta condition d’ermite et que de l’autre il y a la promotion de tes écrits. Sinon tu ne chercherai pas à te faire lire et encore moins être publiée.

Cécile : C’est bien là le problème !!!
Mais en même temps et heureusement, les salons ce sont d’excellents moments avec des auteurs, des lecteurs…
Ou un Apéro polar, un excellent moment aussi de partage et de mise en avant 😉
Donc une sensation de récompense des efforts… mais c’est tout de même compliqué à gérer parce que c’est aussi du découragement par rapport aux efforts déployés !
Les montagnes russes émotionnelles 😉
GVL : Une question me démange.
Cécile : Ou j’ai peur !!
Oh !
GVL : Penses-tu que l’on écrive toujours pour être lu ?

Cécile / Non, mais moi, oui !

J’écris des histoires pas une œuvre d’introspection…

GVL : Que quand comme toi on a se besoin d’écrire, forcément on attend un public ?
Cécile : Donc une histoire est faite pour être lue ! Oui parce que même si c’est extrement compliqué, je voudrai que ce soit mon métier ! Donc oui j’écris pour être lue car outre le besoin viscérale d’écrire,ce n’est pas un hobby pour moi !
Aline : 😍
GVL : Et forcément les histoires c’est fait pour être lu ? C’est ça ?
Cécile : Vi Mme !
GVL :  Tu as toujours voulu être écrivain ?

Cécile : Certainement même si cela me semblait pas du tout réalisable ou accessible…

Cela ne me semble toujours aussi compliqué… mais pas irréalisable !

Enfin je l’espère 😉

Enfin je tente ma chance !

Aline, toujours en mode fan : 😍

Cécile : Je n’aurai aucun regret de ne pas avoir essayé !
GVL : D’ailleurs pour toi c’est quoi la différence entre un(e) écrivain(e) et un(e) auteur(e) ?
Aline approuve la question : 👍
Cécile : Juste le terme et la sonorité à l’oreille … et peut-être aussi qu’écrivain(e) me semble peut-être encore plus inaccessible qu’auteur(e)
Ou sérieux ou réducteur aussi on peut être auteure de plein de forme d’écrits !
écrivain, tout de suite, tu vois l’Académie Française 😅
GVL : Oui je vois bien un écrivain est potentiellement un auteur mort !
Danièle : 😮
Cécile Oui 😂
Aline😱
GVL : Donc finalement tu ne te prends pas tant au sérieux que cela dans tes écrits ?

Et vive l’humour noir !!!

Cécile  : Oh que nenni ! Je revendique mon statut d’auteure d’histoires 😉
GVL : Alors explique-moi, comment on devient auteur ?
Cécile : En écrivant …
Danièle : Belle formule : un écrivain est un auteur mort ! Je la garde comme menace pour mes prochaines chroniques 😂😂😂
Cécile 😆 Oups pardon pour mon isolante ! mon insolence !!

Je ne sais pas … Je l’ai décrète un jour et décidé que tout le monde devait le croire 😉

GVL :  Ok, perso j’aimerai écrire ou du moins savoir écrire. Mais je n’y arrive pas ! Je n’ai pas de mode d’emploi, je ne sais pas raconter une histoire. Il existe des techniques, un savoir faire qui s’apprend ? Il existe des cours ?
Cécile : Il existe des tonnes d’atelier d’écriture, les anglo-saxons ont aussi nombre de cursus d’écriture créative dans leur université…
Puis certains éditeurs ont des grilles d’écriture …
GVL : Des grilles d’écriture ?
Cécile :  Moi, perso, je suis plutôt une autoditacte mais je ne serai dire ce qui marche ou pas !!
Oui, et je suis loin de l’avoir expérimenté mais je l’ai lu au moins sur les US ! les éditeurs peuvent passer des commandes de roman!
Avec un déroulé d’histoires particulières, thèmes, personnages à des plumes confirmées.
GVL : Oui j’ai un pote auteur qui a fait ça pour gagner un prix thriller….Il a gagné !
Une autodidacte ? Tu as ça dans le sang ?

C’est ça, l’écriture coule dans tes veines ?

Cécile : Faut croire , ou j’y crois ! Après, je travaille et j’ai travaillé pour cultiver un certain « talent »
Mon écriture même si mon style est là depuis le départ, a évolué
Plus tu écris, plus tu l’améliores, le perfectionne…
C’est comme tout !
La maitrise d’un art aussi insignifiant semble-t-il aux autres 😉

Même le record le plus idiot sur le Guinness Book des records demande de l’entrainement !

GVL : Crois-tu que pour être auteur donc créateur et artiste il faut avoir un égo ?

Enfin un égo bien proportionné !

Je t’ai vu froncer des sourcils là !

Cécile : 😅Compliqué… au moins croire un instant que ce que tu fais à de l’intérêt donc un certain ego est nécessaire 😉
Aline👍
Cécile : Et aussi un certain « désespoir  » pour t’y accrocher 😉 ne pas voir d’autre issu que réussir 😉 issue , bazar de typo !!
GVL: Un grain de folie en somme ?
Cécile : Ou d’inconscience !
GVL : Comment, quand on est comme toi autant attachée à ses histoires, on arrive à vivre la vie réelle ?
Aline qui approuve une nouvelle fois la question : 👍

Cécile : C’est pour vivre pleinement ma vie réelle que je raconte des histoires ! Laisser les angoisses, les peurs, les émotions sombres d’un passé, d’un présent ou d’un futur et pouvoir vivre un quotidien lumineux, c’est mon équilibre !

Le seul problème, par contre, c’est parfois mon manque de concentration sur les tâches du quotidien 😁

GVL : Oui je sais tu n’ai pas étourdie, tu es juste concentrée ! 😛

Cécile : Merci de l’avoir retenu 😉
GVL : Du coup, Ge mon double bénéfique te pardonne tout ! C’est pas forcément mon cas ! 😕
Cécile : Et de quoi suis-je coupable pour que tu ne me pardonnes pas tout 😜
GVL : Ici c’est moi qui pose les questions !
Cécile : La bibliothécaire en furie…j’ai toujours eu peur des bibliothécaires sévères !
GVL : Moi j’entretiens mes deux cotés, la bibliothécaire à l’ancienne, celle qui ne laisse rien passer et la bibliothécaire cool, sympa, dynamique ! héhé
Geneviève Van Landuyt Geneviève : La dernière c’est moi non plus tôt?

Cécile : Comme moi la fille polie et sympa et l’auteure qui tue et blesse 😉

Geneviève👍

GVL : Dis moi @Cécile , on parlant de bibliothécaire. J’aimerai que l’on revienne sur tes personnages. Comment les crées-tu ? Comment tu leur donnes vie ?
Cécile : Alors toujours pas de fiche 😜 Honnêtement je ne sais pas … j’ai un embryon d’idée, une envie de décor, … puis petit à petit tout se construit, apparaît autour les personnages, les scènes…
Le début et la fin et hop, on écrit et ils se mettent à vivre l’histoire !
GVL : Non, non, me m’embobine pas. Je veux savoir sur les personnages, pas l’intrigue, pas le décor, pas l’ambiance ! Non le personnage. Comment tu l’appréhende, comment tu trouves son nom, son caractère, ses traits physiques… ???
Cécile : Mais je sais pas ….. vraiment je ne sais pas…. ils sont là, c’est tout !
Je ne suis pas non plus hyper précise dans les descriptions même si je les vois !
Et ils sont là ils servent et vivent l’histoire!

Tu auras beau me torturer … je ne peux pas dire plus vraiment 😜

GVL : Souvent dans les bouquins, l’auteur te décrit physiquement les protagonistes ? Leur taille, les couleurs de peau, des yeux, leur particularités physiques. Crois-tu que ce soit un plus pour que le lecteur s’identifie à eux ?
Cécile : C’est aussi un choix narratif .. et certains ont besoin de descriptions hyper détaillées lecteurs comme auteurs pour que l’histoire soit complète… moi généralement, cela me perd dans les deux cas !
GVL : Donc tes personnage se construisent au fil de l’histoire si j’ai bien compris ? Tu es la seule a les voir dans leur globalité.
Cécile : Non, j’ai tout en tête quand je commence à me mettre devant l’ordinateur; les personnages principaux et le déroulé de l’histoire mais tout prend vraiment vie et les détails, arrivent au cours de l’écriture .
Geneviève Van Landuyt Geneviève : Moi j’ai retenu qu’il n’y avait pas de fiche pour les personnages😝😜
Cécile : Merci une nouvelle fois à mes remarques profondes chère @Geneviève Van Landuyt 😁
GVL : Hahaha 😆
Je vois quelques flingueuses qui rôdent autour de la salle d’interrogatoire. Ont-elles des questions pour notre auteure suspectée de talent ?

Geneviève Van Landuyt Geneviève : Alors si personne n’a de questions je conclue en te posant des questions rituelles
@Cécile As-tu un coup de gueule à formuler ?
Cécile : Euh non…. Ah si mais sauvez-moi de la dépression de l’attente d’une nouvelle maison d’édition!!
Sinon ça va 😉
Geneviève Van Landuyt Geneviève : As-tu un coup de cœur; alors ?
Cécile : Holà à part dans ma vie privée 😉 pour une bibliothécaire qui a été la seule à me parler lors d’un fameux salon, aux lecteurs curieux qui viennent me parler et me lisent, mes collègues auteurs et compagnons de galère, des flingueuses déjantées et attachiantes ?
Danièle : 😍
GVL : C’est déjà pas si mal !
Cécile : Un peu tout cela à la fois en tout les cas sur ces deux dernières années riches en rencontres finalement !
Geneviève Van Landuyt Geneviève : Sont ce là tes derniers mots ?
Cécile : C’est pas trop mal de finir sur une note positive 😉
Geneviève Van LanduytGeneviève : C’est même plutôt bien.
Cecile :  👍

Geneviève Van Landuyt Geneviève : Je te remercie d’avoir eu le courage d’affronter nos 4 auditions pour la garde à vue de collectif polar et de ses flingueuses

J’espère que tu viendras nous parler à nouveau de ton prochain roman

Aline : On ne rôde pas , on écoute ! LOL

Geneviève Van Landuyt Geneviève : 19h11 Il est temps de mettre fin à ta garde à vue Madame Cécile polo vous ressortez libre et disculpée de tout soupçon car toutes nous vous avons trouvé très sincère. Et c’est cette sincérité que l’on recherchait.
Cécile : Avec plaisir, il faut juste que je laisse mes neurones se reposer quelques temps avant , et surtout vous pardonner toutes ses gardes à vue 😂et merci à ceux qui auront lu jusqu’au bout 😉
Aline et Danièle : 👍
Geneviève Van Landuyt Geneviève : Sincèrement attachiante aussi tu es notre Cécile !
Cécile : 😆 Je vous remercie de votre clémence à mon égard, j’espère juste que Polo n’est pas mon nouveau nom 😂 Et maintenant je vais dormir, suis épuisée, vous m’avez tuée 😉
😆 Les flingueuses : hahahha
Aline : Bon repos ma cecilette. Tu t’es débrouillée comme une chef. Des bisous 😘
Cécile : 😍
Geneviève Attention tout ce qui est écrit ici est susceptible d’être retranscrit ! 😛
Aline : 😜
Geneviève Van Landuyt Geneviève :On peut faire un débriefing de ces quatre entretiens si vous le souhaitez les flingueuses
Aline : Si tu veux !
Danièle : 👍1

 

Geneviève Van Landuyt Geneviève : Et surtout il va nous falloir programmer Celui d’avril
Aline : C’est qui avril ?

GVL  : Guy Rechenmann

Aline : Euh …
GVL : Bon sinon moi, j’ai était heureuse de participer à cette GAV même si au départ je n’étais pas prévue. Je ne suis pas certaine d’avoir été aussi brillante qu’aurai pu l’être @Ophélie mais au pied levé, on fait ce que l’on peut !

Oph : 😮

Aline : C’est bien aussi les imprévus. Toi aussi tu t’es débrouillée comme une chef (oui ça va retranscrit 😱) .
Oph : Vu mon état je n’aurais pas été très brillante @Geneviève … et je suis certaine que tu as été parfaite.
GVL : Merci Oph
Danièle : Merci @Cécile pour ton authenticité et @Geneviève pour cette expérience collective ! Je suis partante pour la suite …
Toutes les Flingueuses, porte flingue compris : 👍
Geneviève Van Landuyt : Geneviève : Oph tu prends soin de toi. Aujourd’hui c’est off. Ok ?
Oph : Oui @Geneviève , de toutes façons je suis en état de rien…
Geneviève Van Landuyt Geneviève :Bon GAV OK, alors profitez ce votre dernière soirée de votre Week-end les Flingueuses. Et encore merci pour votre temps et tous ces moments partagés !

 

Geneviève Van Landuyt

Geneviève Van Landuyt

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses, épisode 3


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 3

Dimanche 25 Mars

Suite de la Garde à vue de madame Pellault Jour 2

3e interrogatoire par Aline notre fougueuse Flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelque sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échanges en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi, au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live.

Allez place à la suite de la  GAV de Cécile Pellault


 Dimanche 25 mars ,08:26 : 

Début de la troisième audition

Aline : Bonjour tout le monde,
Quand la prévenue sera là, on pourra commencer.

Danièle : J’assiste en pointillé ! Bonjour

Cécile : Bonjour enfin je me réserve encore le droit de me rétracter si ce jour n’est pas bon…

Aline : Bonjour Danièle… va pour les pointillés !
Bonjour Cécile, tu ne vas pas te rétracter, nous n’avons pas encore commencé… installe toi, tout va bien se passer.

Geneviève : Oui j’en suis certaine aussi ! 

 

Aline : Bonjour Cheffe. Tu est aussi là pour veiller au bon déroulé de cette GAV

Cécile :  Méfiance, Méfiance

Aline : bon ben dis toi que ce n’est qu’un mauvais moment à passer alors… lol

Cécile : 

 

Aline : on a parlé de tes romans, ta vie un peu. moi je voudrais connaître ta technique de travail. Quelle est la différence entre tes premiers pas sur ton premier roman et le dernier ? Ta façon de travailler a évolué ?

Cécile : Entre les deux premiers, il y a dix ans de concours de nouvelles, de blogs avec même de la chronique politique, de la poésie… C’est donc dix ans d’expérimentation, d’affirmation de mon style… l’écriture c’est comme tout plus, tu fais tes gammes, meilleure elle est.

Aline : d’accord. concrètement ça donne quoi quand tu te lances sur un nouveau projet ? tu établis un plan ? tu as déjà tes acteurs dans un coin de ta tête ? tu sais ou tu vas (tu connais la fin) ?

Cécile : Une idée germe, je la triture dans tous les sens, je la laisse couver, je n’écris le plan de l’histoire qu’une fois que je connais le début et la fin. Et je me mets à écrire qu’une fois que je sais exactement où je vais même s’il y aura peut-être un détour ou deux. La fin et l’histoire est toujours exactement comme je l’avais imaginer. Une spéciale dédicace à@Geneviève Van Landuyt , je ne fais pas de fiche de mes personnages !

 

Geneviève :  hahaha, je vois à quoi notre suspecte fait allusion ! Mais chut, laissons Aline reprendre.

Aline : donc tu vis au quotidien avec tes personnages ?

Cécile : J’écris tout le temps même si ce n’est pas physiquement. Je ne suis pas la personne la plus attentive du monde … Et c’est pour cela aussi que c’est difficile de finir un livre, tu as vécu avec un univers des personnages pendant longtemps….
Il faut un petite période de transition enfin pour le long pas pour les textes courts!

Aline : donc tu « vis » ton histoire. t’arrive-t-il de ressentir de la peine ou de la joie pour eux ?

Cécile : Si je ne ressens rien au moment où j’écris, si je ne suis pas finalement surprise ou émue par leurs « aventures », je pars du principe que le lecteur ne le sera pas non plus.

Geneviève et Aline

Aline : je suis d’accord. de ce fait quand tu écris tu te places en lectrice et non en raconteuse d’histoire ?
c’est le lecteur qui compte avant tout ?

Cécile : Oui et non, car je suis tout de même celle qui décide au final de leur sort. Même si parfois je sui persuadée qu’ils on leur vie propre. Je suis finalement celle qui peut changer leur destin en un clic…
Je me définirai comme une penseuse ou dealeuse d’émotions ! Donc oui, l’addiction des lecteurs avant tout 

Aline : as tu des histoires qui dorment dans un tiroir ? pourquoi ?

Cécile : euh pas penseuse, passeuse ….

Geneviève : Yes 

Cécile : Il y en a une qui est sur le point de sortir, qui a mariné ce qu’il faut et finalement le rythme de l’écriture quasi quotidien me manque donc elle devrait…
Pardon je devrai m’y mettre…

Aline : donc il y en a d’autres qui dorment ?

Cécile : Toutes mes histoires je les ai écrites sous une forme ou une autres, c’est pour ça que j’ai pas mal contribué sur des plateformes d’écriture
Elles ont été lues et parfois servent dans un de mes romans…
En point de départ comme pour un personnage, une époque particulière…
Mes histoires marinent mais une fois prête elles doivent sortir après les tiroirs ne sont là que pour entreposer ce qui n’est pas encore publié

Aline : tous les possibles étant réalisables, quelle expérience serais tu curieuse/prête à faire pour donner plus matière à un roman : une autopsie ? une séance de dark net ? un flag ?

Cécile: Une autopsie, argghhh, non merci !!

Aline : juste une visite à la morgue alors ? lol

Cécile : Ma matière, je ne suis pas pour l’instant dans le policier ce qui me manque c’est le ressenti d’un flic ou d’une flic mais je sais qui cuisiner et qui me l’a proposé pour disséquer …
Mais des émotions pas des corps!

Aline : ok

Cécile : Pour l’instant, j’utilise mon vécu …. quand je serai à court pourquoi pas aller plus loin dans mes « recherchera »
mes recherches…

Aline : le quotidien qui part en live, comme pour Lily, tu penses que c’est plus souvent qu’on ne le crois/pense/sait ou c’est plutôt exceptionnel ?

Geneviève :  Bonne question ça @Aline Gorczak

Cécile : C’est le quoditien… après l’arrestation du violeur de la Sambre , un psy nous rappelait que les violences sont plus le faits d’un proche plutôt qu’un acte gratuit de violence d’un inconnu …
Les serial killers c’est passionnant mais ce n’est pas le plus commun…

Geneviève : 

Cécile : Et l’ordinaire qui devient extraordinaire c’est exactement ce qui m’intéresse de raconter pour que le lecteur ou la lectrice s’identifie …
même si le contexte est complètement différent de lui ou elle!

Aline : donc pour toi tout le monde est susceptible de dévier, de commettre un acte irréversible ?

Cécile : oui, et non, mais un accident ou un mauvais choix est à la « portée » de tous … ou d’espérer d’être du bon côté, de savoir empêcher l’irréparable, d’être assez clairvoyant pour voir les choses arriver

Aline : la clairvoyant ne peut pas toujours être un garde fou… les crimes passionnels par exemple.

Cécile : On voit généralement la poutre dans l’oeil du voisin mais pas dans la sienne !

Aline : je te l’accorde

Cécile : Le crime passionnel … alors je comprends le concept … Mais je ne suis pas bien sure que ce soit une « excuse » pour que tout le monde bascule…
Mais je ne suis pas psy ni criminologue
Il a forcément une faille quelque part chez cet être pas si originaire qui bascule dans le crime…

Aline : non je ne parle pas d’excuse, je veux dire que tout un chacun avec le « contexte adéquate » peut basculer.

Cécile : Pas pour moi, il n’y a pas de contexte adéquate pour basculer…
Mais comme je te le dis je ne suis pas une experte!! ni ne dis que j’ai raison!!
Mais je ne pourrai pas l’utiliser comme matière première pour un roman!

Aline : je ne suis pas d’accord avec toi. la mère qui défense son enfant en commettant l’irréparable n’a pas de faille. Elle répond à un besoin primitif de préserver sa progéniture.

Cécile : Ce n’est pas pour moi un crime passionnel! c’est de la défense!
Et ça je l’ai déjà utilisé

Aline : je ne parle pas de crime passionnel non plus mais juste qu’il faut une faille pour dévier !

Cécile : Nous sommes finalement d’accord alors, mais comme tu as cité les crimes passionnels en exemple, je ne faisais que donner mon avis sur cette partie là !

Aline : ok

Geneviève : Une faille, un contexte parfois un rien fait dérailler la machine humaine.

Cécile : Donc à l’exception de ces derniers, je suis d’accord. Oui nous pouvons tous basculer ! Sans parler des accidents, qui peuvent nous faire prendre de mauvaises décisions et nous entraîner dans la mauvaise direction…
La mauvaise personne…

Aline : je suis tout à fait d’accord.
penses tu que l’homme (le genre humain) est fondamentalement bon ou au contraire mauvais et qu’il doit sans cesse lutter pour rester du « côté de la barrière »?

Cécile :  Pas de vision manichéenne du genre humain , la vérité est toujours au milieu. Au cours de l’histoire, chaque être humain a prouvé qu’il était capable du pire comme du meilleur. Je ne sais pas si c’est une lutte, ou ce qui est une lutte c’est de garder la foi dans la possibilité du bon chez l’autre

Cécile : Après je raconte des histoires, je ne suis pas une experte en psychologie. Je me garderai bien de proclamer des jugements définitifs en croyant détenir la vérité!

Aline : on ne fait que discuter, pas de jugement.

Cécile : Je sais je précise ma pensée

Aline : je sais et je comprends.
revenons en aux livres. a qui donne tu as lire en premier quand tu as fini ?

Cécile : Mon mari est mon premier lecteur sur tout ce que j’écris.

Aline : et tu l’écoutes ?

Cécile : Je commence par lui « crier » dessus et de lui envoyer des regards mauvais quand il me pointe un problème dans le récit !! Et je finis par me plier en relisant le dit problème qui me saute aux yeux alors! et je lui pardonne 

Aline : s’il te suggère des modifications ? ok
si un de tes enfants te dis « maman je veux faire comme toi : écrire des histoires » tu lui dis quoi ? « 

Cécile : Les modifications sont plus généralement sur le sens d’une phrase un incohérence que lui en tant que lecteur ne comprend pas. Donc si lui ne capte pas ce que j’ai voulu dire, je change évidement !

Mon ainé écrit très bien, mon plus jeune des BD

Je les encourage !! Après il voit très bien ce qu’est mon quotidien mes frustrations, donc si ils veulent tenter, je les soutiendrai même si

Je serai consciente qu’ils vont ramer très durs pour parfois peu de résultats!

Aline : oui mais pourrais tu te dire : aller stop j’arrête. marre des frustrations… ?

Cécile : Déjà fait ! Je suis revenue, je ne me vois pas faire autre chose… Après comme une drogue dure, si cela entache trop ma vie privée, il sera temps de courir en cure de désintox!

Aline : eh oui tu y reviens… je crois qu’il est difficile de lutter contre ça !
c’est quoi une cure de désintox pour toi ?

Cécile : Les voyages !!! Bon le problème c’est que cela nourrit aussi mes écrits !

Aline :  le cercle vicieux !!

Cécile : Sinon il suffit d’occuper mon cerveau à autre chose… faut juste que je trouve encore à quoi…

Aline : Continue d’écrire tu fais ça bien.
je vais te libérer de cet interrogatoire.
mais tu sais que la GAV continue

Cécile : Merci ! Et oui, s’il te plait

Aline : ça n’a pas était si terrible que ça. merci pour ta participation.

Geneviève

Cécile :Comme dans toutes histoires cela dépend de quel point de vue, tu te places Ma cellule m’attend !

Geneviève : hahahaha (rire sardonique) 


Aline : je te l’ai dis … ce n’est qu’un mauvais moment à passer. allez courage , tu tiens le bon bout !

Geneviève : Alors une autre Flingueuse pour achever cette audition ? Non ???

Danièle :  Ça me va comme ça @Geneviève

Cécile : Trop tard, je suis déjà au fond de mon trou

Geneviève : Merci @Aline et @Cécile. Bon boulot !
Je déclare donc cette 3e et avant dernière audition terminée.
A ce soir chère gardée à vue.
Et cette fois ce sera @Ophélie qui prendra le relais.
Et pour achever notre auteur je viendrai à mon tour finir cette interrogatoire.

 

La GAV : @Cécile Pellault sous le feu des flingueuses, épisode 2


Papote d’auteur : @Cécile Pellault  sous le feu des flingueuses

Episode 2

Samedi 24 Mars

Suite de la Garde à vue de madame Pellault Jour 1

2e interrogatoire par Dany notre mamie Flingueuse


La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelque sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échanges en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi, au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live.

Allez place à la suite de la  GAV de Cécile Pellault


Samedi 24 mars, 17:53.  Début de la seconde audition

Danièle :  Compte à rebours …
@Geneviève, Patronne tu es là ?
@Aline au boulot ?
@Oph à la boxe
@Fanny ?

Cécile : Euh moi je suis là au cas où

Danièle : @Cécile du calme, tu es encore en cellule
@Fanny et @Aline apparemment « non actives » sur une autre mission sans doute… On commence ?

@Geneviève, Patronne, on peut faire entrer @Cécile , notre délinquante …

Geneviève :  Faite Dany

Danièle : Bonjour @Cécile
,

Cécile : Bonjour @Danièle Ortega-Chevalier
,

Danièle : Après avoir évoqué ce matin ta venue à l’écriture … passons aux romans noirs maintenant J’ai compté : un publié « le brouillard d’une vie » et un en recherche d’éditeur c’est bien ça ? Tu en es où de ta prospection ?

Geneviève : Deuxième audition en cours !

Cécile :  Ok , j’ai compris les choses sérieuses commencent et vous cherchez à me mettre de mauvaise humeur

Geneviève :  Ça commence fort en effet

Cécile : Donc ma prospection est pour l’instant infructueuse…

Danièle : mais non c’est pour t’aider à verbaliser

Cécile : Déjà des refus accompagnés de proposition d' »édition payante » chez leur partenaire mais avec un code promo…
Sinon il faut attendre entre deux mois et six mois pour avoir toutes les réponses et mes envois date de fin janvier et encore hier…

Danièle : ça coûte combien un tel investissement ?

Cécile : Donc une longue année m’attend! Je ne sais pas je n’ai pas cherché à connaitre les tarifs… m’intéresse pas ! j’ai un éditeur avec ses imperfections mais j’en ai un au pire!!

Danièle : Pourquoi être passée au noir … c’est récent ?

Cécile : Entre mes deux premiers romans et celui-ci, il y a dix ans de concours de nouvelles, de poésie et Le brouillard est né il y a quelques années de l’un d’eux…
Une très courte nouvelle de 400 mots!

Danièle : Nouvelle, roman … où te sens-tu le plus à l’aide ? à l’aise

Cécile : Le roman est une plongée dans un récit sur le long terme, c’est plus exigeant et il faut de la patience pour être aussi enfin lue. La nouvelle c’est du plaisir immédiat et qui te fait « tester » des genres, des styles différents jubilatoires et des retours sur ton écriture quasi immédiat !

Cécile : J’aime les deux !

Danièle : Tu as donc jubilé en me faisant souffrir pendant ma disparition … Je note !

Cécile : Tout à fait … mon côté psychopathe est libre de s’exprimer dans la fiction… Et seulement dans la fiction

Danièle : J’ai eu la chance de pouvoir lire le prochain … et je constate : Des crimes, du sang, de la castagne, un style et quelques constantes … Pourquoi des expatriés ? Ton expérience perso nourrit tes intrigues ?

Cécile : Oui, c’est la matière première ! Dans la vie comme dans mon écriture, j’ai besoin de voyager ! J’ai autant de guides de routard dans ma bibliothèque que de romans enfin presque!
Sinon je me castagne très peu dans la vraie vie!

Danièle : Ton expérience d’expatriée … Un microcosme vu de l’extérieur qui ressemble pour le lecteur lambda aux réceptions de monsieur l’Ambassadeur mais en vrai …

Cécile : Et comme je ne suis pas une américaine non plus !! Faut bien que je case des petits ou grands français dans l’histoire
Sinon le prochain- prochain, s’il voit le jour, Touraine – Angleterre-Ecosse
Oups j’ai loupé l’ambassadeur !
j’ai été étudiante aux US et dans le Mississippi donc rien à voir avec le fameux ambassadeur !!

Danièle :Tu nous parle de la part de ton parcours personnel dans tes romans ? Les situations sont-elles vraiment différentes …
Parles …

Cécile : Ma vie n’est pas non plus une matière à romans ! Et l’autofiction ne m’interresse pas plus que cela !
L’expatriation de mes personnages, c’est aussi pour couper Lilly de tout repère et la faire plonger encore plus profondément!
Mon expérience me sert pour les émotions vécues, le décor, le contexte.

Danièle : On peut cependant avoir des fantasmes …

Cécile : Euh des fantasmes de quoi ?

Geneviève : Attention pas de débordement en garde à vue !

Danièle : si j’en crois la prochain … fantasme d’ado de devenir une star de la chanson

Cécile : Oh là non pas du tout, pour moi la lumière brûle et ne m’a jamais attiré … mon fantasme est de rester derrière mon ordinateur bien au chaud!

Danièle : ou dans les salons à dédicacer … avec une file d’attente

Cécile : non plus, si tu te souviens de ta lecture… pour moi, c’est plutôt l’inverse d’un fantasme…
Ou plutôt la sensation d’être avalée toute crue par une image que les gens projette sur toi
La sensation de ne pas s’appartenir de ne pas comprendre le « fanatisme » autour d’une personne!

Danièle : Je te parlais des crimes, du sang et de la castagne … est-ce difficile pour toi d’être violente ?

Cécile : Alors même si je voudrai plus de lecteurs, plus de rencontres, lors des salons… je ne rêve pas de signer à la chaine et encore moins d’être l’objet d’un désir non réciproque!
Dans mes textes, non il ne m’est pas difficile d’être violente
même si je ne serai jamais crue ou gratuite dans ma violence
ou dans ma description de la violence!
Le sang ne me fait pas peur mais pas le sang pour le sang

Danièle : Des filles au centre des intrigues … c’est plus facile pour une femme ? A personnages est-ce que tu t’identifies ?

Cécile : Au centre mais pas seules, et jamais non plus que des innocentes, je suis dans tous les personnages… je ne suis pas mégalomaniaques juste je ne construit pas les personnages autour d’une personne que je connais ou autour de mon petit moi mais autour de traits de caractère qui serve le personnage…

Cécile : Je m’identifie à tous sans pour autant m’identifier ils ne sont pas moi et ils ont leur vie propre.
Je m’identifie à ce qu’ils peuvent ressentir!

Danièle : Tu es à l’aise avec tes héros masculins ?

Cécile : Oui, je suis même finalement assez tendre avec eux ! Même si j’ai l’amour vache !Dans le Brouillard, il ya certes Lilly mais aussi finalement beaucoup d’hommes autour d’elles !

Danièle : Y a-t-il des choses que tu t’interdis … les violences aux enfants par exemple ? Du hard, du trash ?

Cécile : Je ne genre pas tant que cela mes personnages , hommes, femmes, ils vivent une histoire mon histoire. Leur caractère, leur vie pourrait être pour une femme ou un homme !
La violence aux enfants ou au moins la maltraitance est présente dans le prochain mais le hard, le trash de la violence juste pour choquer, ou pour le fameux « buzz » ne m’intéresse pas à écrire.
Cette violence doit faire partie de l’histoire avoir une finalité pas être le centre de l’histoire

Danièle : Tu n’a peut-être pas l’expérience
Je blague mais certains auteurs s’y complaisent

Cécile : Non effectivement je n’en ai pas vraiment l’expérience et je n’aime pas m’y vautrer
Ce qui me fait plus peur parce que pour moi plus possible pour mes proches, c’est une violence « ordinaire »
donc pour mes personnages aussi, utiliser la peur ordinaire pour faire peur, serait mon crédo !

Geneviève : je confirme 

Danièle : La peur ordinaire, celle de tout le monde, celle qui peut frapper n’importe quel lecteur ?

Cécile : Oui, cela qui te fait sursauter dans la rue.. celle qui a commencé le brouillard d’une vie !
Ma nouvelle décrivait une femme qui se sent suivi qui a peur et qui finalement malgré les doutes de son entourage, avait raison d’avoir peur!
On a tous frémi à un buisson qui bouge, un frôlement insistant,
Un craquement dans une maison, je veux de la peur qu’on regarde en face pas de celle qu’on regarde à travers ses doigts!

Danièle : Une certaine forme de psychose qui se révèle réalité

Cécile : Voilà, un peur qui se révèle vrai comme celle de ne pas avoir choisi de mettre ta confiance dans la bonne personne,
De ne pas avoir vu le danger au sein de ta propre famille,
de tes amis,
Sinon je ne suis pas du tout paranoïaque !

Danièle : J’aime te l’entendre dire … La famille c’est important dans tes romans …

Cécile : Oui, tout commence avec la famille qu’on « subit » parce qu’on ne choisit pas d’y naitre et celle qu’on se construit contre ou avec notre famille de naissance!
Et comme je disais ce matin à votre Cheffe. Que serait une biographie d’une grande femme ou d’un homme criminel ou héros sans étudier sa famille !

Danièle : Lily subit les lieux aussi
Un criminel n’est pas que le fruit de sa famille ou alors on dit qu’ils sont tous irresponsables

Cécile : Ce n’est pas ce que je dis, je dis simplement que pour parler d’une héroïne ou d’un criminel, on parle de sa famille ! Je ne juge pas ici des responsabilités et ne dédouane personne face à ses propres responsabilité
Je dis seulement pourquoi la famille que l’on se choisit ou pas est important dans mes romans!
Quant aux lieux pour Lilly, il y a d’abord l’éloignement de ses racines qui aurait pu l’aider et surtout pour moi une occasion de parler des US telles que je les ai découvert en étant étudiante !
Le décor me plaisait bien !

Danièle : Tu connais bien les USA, tu as vécu aussi en expat en Belgique alors … Pourquoi les US et pourquoi pas la Belgique ?

Cécile : Pour l’instant, l’idée n’est pas venue… Et les Etats Unis c’était il y a 21 ans… j’ai encore de la marge pour la Belgique!

Danièle : Autre point commun à tes deux thrillers : Le changement d’identité … la dissimulation … tu nous en parles ?

Cécile : Euh faut bien qu’il y ait une intrigue, non ?! Vu que l’enquête policière n’est pas au centre de mes romans…

Danièle : Je te laisse cette liberté … c’est toi la créatrice

Cécile : Merci bien

Danièle : Je reviens un peu en arrière sur les sentiments de tes héros : Pas trop d’amitié dans tes intrigues ou alors trahies … je me trompe

Cécile : Dans Le brouillard d’une vie sans révéler qui est qui , il y a des amours trahis, de la famille trahie et des amitiés trahies… et inversement je pense… C’est justement aussi ce qui m’intéresse, pas de mise sur un piédestal

Danièle : La vraie vie quoi !

Cécile : Ni de l’amour ni de la famille ni de l’amitié… la trahison peut venir de partout !

Danièle : bis

Cécile :  Oui, peurs ordinaires à situations extraordinaires !

Danièle : Patronne je crois que notre gardée à vue a répondu sincèrement à mes questions et qu’elle n’a pas dissimulé …
Si elle a des complices … c’est son affaire après tout !
Merci @Cécile; j’ai eu les réponses à mes questions

Geneviève : Alors@Cécile, rien à rajouter à tes précédents de déclarations ?

Cécile : Je ne sais pas si je te remercie @Danièle Ortega-Chevalier de m’avoir soutiré mes intentions les plus cachées Et je vais aller me rouler en boule dans mon cachot jusqu’à demain… Vous m’avez presque tuée !!

Geneviève : Pas de flingueuses non plus pour demander une précision à notre inculpée ?

Cécile : Je réclame le droit de rester silencieuse jusqu’à demain !!

Geneviève Ok. C’est ton droit

Cécile : 

Danièle : Pas encore inculpée … juste gardée à vue

Cécile : 

Geneviève : C’est vrai Dany ! Alors vous pouvez ramener Cécile à sa cellule Danièle.

Et demain c’est @Aline qui prendra le relais.
Et vous pensez à lui servir un repas chaud
On verra pour la dernière cigarette et le verre de vin plus tard

Cécile muette mais qui approuve : 

Danièle : A moins qu’il ne reste des huîtres …

Cécile toujours muette mais qui approuve à nouveau enthousiaste ! 

Geneviève :Ça aussi ce sera peut-être à la fin de la garde à vue

Cécile qui voit déjà la porte de sortie : 

Geneviève : Donc je déclare à 19h01 la deuxième audition terminée

Cécile : Si je survis jusque là !

Danièle :  Patronne je vous lâche aussi !
@Geneviève sauvegarde envoyée sur ton mail … au cas où

Geneviève :  Allez tout le monde se repose et @Aline tu fourbis tes armes pour demain

Cécile : S il est question d’armes je ne sortirai pas de mon plein gré de ma cellule … il y aura résistance, soyez en conscientes

Aline : 8.30

Geneviève : Les armes là sont les arguments

Cécile : Mouais, mouais, je reste sur mes gardes A demain enfin peut-être !

Geneviève : Mettez moi cette insolente au frais ! Avec un bouillon et du pain sec, non mais !