Un cri silencieux d’Amélie Lamiée


Le livre : Un cri silencieux d’Amélie Lamiée.  Paru le 9 juin 2016 Aux Editions Fleur Sauvage.  16€40 ; (186 p.) ; 20 x 13 cm.

4e de couv :

Des gouttes d’eau perlant à travers le mur d’une salle de bains, la chose pourrait sembler banale.

Ce phénomène va pourtant conduire Mathilde à s’interroger sur sa santé mentale.

La menant dans une quête d’explications au dénouement insoupçonné.

Et à l’histoire d’une petite fille, Camille…

Un premier roman intime et étonnant, révélateur d’une belle plume.

 

L’auteur : Amelie Lamiée vit dans le Pas-de-Calais avec son mari et ses trois enfants.
« Un cri silencieux » (2016) est son premier roman.

 

Un cri silencieux

d’Amélie LAMIEE Editions Fleur Sauvage

Ce roman m’a permis de découvrir l’auteure que je ne connaissais pas encore.

Cette histoire est bouleversante de justesse.

Amélie Lamiée a choisi de coucher par écrit Son Cri Silencieux car il est des douleurs que l’on doit évacuer pour se construire enfin.

L’histoire :

Un couple amoureux, heureux parents de 3 jeunes enfants.

L’arrivée de la petite dernière, Juliette, nécessite de trouver un nid plus grand à cette famille.

Mathilde et Olivier trouvent la maison de leurs rêves.

Tout est donc pour le mieux…

Mais Mathilde n’arrive pas à être pleinement heureuse. Une fuite dans une des salles de bain suffit-elle à expliquer son anxiété grandissante ? Ou est-ce l’invasion des puces de parquet qu’il a été compliqué d’éradiquer et dont-elle craint le retour ?

Puis une nuit les pas de Mathilde la conduisent quasi automatiquement dans cette salle de bain délaissée où règne un froid glacial. Un endroit où l’eau a été coupée et dans lequel un bruit d’eau persiste et où les murs pleurent.

Ces phénomènes perdurent, s’amplifient. D’où provient cette eau qui ruisselle des murs ? Mathilde devient-elle folle ?

Puis la découverte de ces cahiers d’enfant. De ce journal intime dont la lecture happe Mathilde.

Elle est fascinée et dérangée par le destin de Camille, cette fillette qui se confie à travers ces pages et qui peu à peu bascule. Ce récit de plus en plus dérangeant pour Mathilde qu’il renvoie à son propre passé. A ses failles et à sa souffrance jamais exprimées.

Extrait p.157 – Journal de Camille
« Je ne parviens pas à expliquer pourquoi j’en suis arrivée là, pourquoi je souffre autant. Un soir après le bain, mon père m’a prise sur ses genoux, dans l’escalier. Pour une fois, il m’a parlé doucement, sans menaces, sans agressivité. Il m’a parlé comme si j’étais une toute petite fille et il m’a demandé « pourquoi es-tu devenue comme ça hein ? » »

Ces deux destins croisés, ces enfances brisées.

Deux fillettes obligées de grandir sans l’affection et la protection d’une mère.

Ces similitudes qui finissent par se faire jour dans l’esprit de Mathilde et qui expliquent tant de choses. Et qui vont lui permettre, enfin, de mettre des mots sur ses maux.

Extrait p.187
« Elle souffrait effectivement de cette prise de conscience tardive mais n’était-ce pas nécessaire ? Indispensable pour qu’elle puisse enfin comprendre et avancer ? Lucidité vient de Lux, la lumière. »

Il est impossible de rester insensible à ce récit.

Un livre fort. Comme un cri trop longtemps retenu et enfin exprimé. Avec vigueur.

A lire absolument !

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Régis de James Osmont


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Le livre : Régis de James Osmont paru le 30/03/2016 chez CreateSpace Independent Publishing Platform. 9€99 ; (274p) .

Résumé :

« Régis aime la littérature et l’automne, les décibels et l’errance. Il n’a pas choisi le mal qui le ronge. Vivant la plupart du temps en lui-même, il perçoit une réalité déformée et angoissante, où tout fait sens. Dans sa psychose, il s’accroche à de fragiles repères : des personnages sans nom, des impressions sans fondement, des chansons sans espoir… Pourtant, peu de temps avant les attentats du 13 novembre 2015, le retour d’un mystérieux persécuteur va faire vaciller son équilibre précaire… Jusqu’au point de non-retour. »

ojjh54L’auteur : James Osmont, auteur et photographe né à Brest, est aussi soignant en psychiatrie depuis dix ans. Dans ce premier roman sombre et nerveux, entre drame et thriller psychologique, il invite le lecteur à une immersion au plus près d’âmes tourmentées, dangereuses, mais aussi profondément humaines.

Le billet de Nadia :

Bonjour Geneviève,

Chose promise … je te présente « Régis » …

gros gros coup de cœur … Regis

L’Extrait :
  » Le vent s’était tu en cours d’après-midi.
    Après le tumulte , ce jour sans clarté mourait de n’avoir jamais débuté. Des heures fantômes de la mi-novembre, dont la grisaille échevelée délave les âmes et détrempe les terres…Pourtant Régis adorait l’automne.
    c’était un « enfant de l’automne ».
    Pour la première fois depuis presque deux semaines , il était autorisé à sortir dans le parc. Il avait quitté l’isolement hier , et  » fêtait » aujourd’hui son trente-deuxième anniversaire. Un bien grand mot … Déambulant dans le service discrètement , il vivait encore la plupart du temps à l’intérieur de lui même, s’ouvrant difficilement aux stimuli et interactions. Il redevenait petit à petit un patient lambda.
   Un être humain.

Le Résumé :

  Le quotidien de Régis , la trentaine , interné en hôpital psychiatrique . Les promenades dans le  parc , ses repas , les médicaments , l’encadrement médical ..

Mon Avis :

Que j’ai été chamboulée ! émue! à la lecture de « Régis ». C’est une histoire bouleversante , avec un fond de thriller puisque dés les premières pages on sait qu’un événement va se produire .. ça monte crescendo dans un univers très particulier inconnu pour la plupart d’entre nous.
 Régis nous accueille dans sa tête , dans son psychisme  , c’est émouvant , dérangeant , bouleversant et ça peut mettre le lecteur mal à l’aise quelques fois. Il nous raconte son histoire , son parcours jusqu’à sa détention en psychiatrie.  Le lecteur « vit » l’hôpital psychiatrique au quotidien , ses dysfonctionnements , ses règles , son personnel médical. 
 

 Dans une unité de lieu  principale comme un hôpital psychiatrique , avec un héros au passé plus que sanglant , James Osmont  fait  de cette histoire un livre qui laissera son emprunte en chacun de nous (je l’espère)  . Il subsiste après la lecture  toute la compassion,  l’empathie pour « Régis » . 
C’est une lecture qui vous laisse pantois , parce que c’est dur tout en étant poétique , les mots sont choisis , l’écriture exigeante. Et il m’arrive souvent de penser à Régis …

A noter : La formidable œuvre de Laurent Fièvre en couverture .

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L’enfant invisible de Cornelia Read


Mes petites lectures
 41Rniug2tWL._SX195_Le livre : L’enfant invisible de Cornelia Read. Traduit de l’américain par Laurent Bury.Paru le 4 mai 2011 chez Actes Sud dans le collection Actes noirs. 23€40 ; (407 p.) ; 25 x 15 cm

+874Réédité en poche par Babel le 6 avril 2016. 9€90 ; (515 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Madeline Dare, la jeune héroïne délicieusement cynique de L’Ecole des dingues, accepte d’aider une cousine à nettoyer le cimetière familial laissé à l’abandon depuis des décennies. La végétation a tout envahi et recouvre indifféremment les tombes de ses ancêtres et les sépultures sans nom des esclaves enterrés auprès d’eux. Mais, en débroussaillant, la jeune femme fait une sinistre découverte : un tout petit squelette à la cage thoracique défoncée. L’autopsie révélera que l’enfant noir de trois ans a été tué à coups de poing. Bouleversée mais déterminée à ce que justice soit rendue, Madeline décide de suivre l’enquête de près. Elle ne se doute pas que l’écho de son propre passé va entrer en résonance avec la destinée macabre du pauvre enfant.

 

4967L’auteur Née à Cornelia Read est issue d’une vieille famille américaine qui a connu des jours meilleurs. Elle grandit dans un milieu hippie, en Californie.
Elle se définit comme une « rescapée » de son milieu social WASP.

Après l’université, elle devient journaliste. Une période de chômage la voit atterrir plus ou moins par hasard dans un atelier d’écriture de polars où elle commence à écrire en reprenant un fait divers réel dont son entourage lui a parlé et qui n’a jamais été résolu : cela donnera Champs d’ombres.

Cornélia Read a connu un jolie succès avec son premier roman «Champs d’ombre» (Actes noirs, 2007) roman finaliste de nombreux prix, dont l’Edgar Award. Deux ans plus tard, elle récidive avec «L’école des dingues» paru chez Actes Sud.

Extrait :
« Les gamins des villes savent que les terrains vagues envahis par les broussailles abritent toutes sortes de bêtes dangereuses : des chiens féroces, des rats gros comme des blaireaux, avec de longues dents jaunes et tordues.
Et un grand terrain comme celui-ci devait également héberger toutes sortes de gens dangereux. »

Résumé et petit avis :

Madeline Dare, rejeton sans fortune d’une vieille famille de Long Island, éduquée dans un milieu snob et privilégié, végète comme rédactrice pour le journal local et, d’une manière générale, déteste Syracuse, trou perdu où elle doit vivre souvent seule puisque son mari s’absente régulièrement sur des chantiers au Canada.

Par la suite elle deviendra professeure dans un étrange collège privé. Son mari adoré ayant perdu son boulot, elle doit accepter un poste de professeur d’histoire dans un établissement privé pour adolescents à problèmes. Madeline a quitter son trou de Syracuse et la voilà dans les monts Berkshire, Massachusetts, après quelques ennuis avec la justice (elle a quand même abattu un homme) !

  Dans ce troisième volet en retrouve notre héroïne à New York où elle est journaliste. Madeline Dare découvre par hasard le cadavre d’un très jeune enfant, Tony. Rapidement, les soupçons se tournent vers la mère et son compagnon, et le procès de l’horreur s’ouvre. Dans l’atmosphère fiévreuse du New York du début des années 1990, sur fond de tensions sociales, de lutte antidrogue et de violence interraciale, Madeline va devoir affronter des vérités douloureuses. Quel que soit le prix à payer pour cela.

La mort de Tony et le procès des parents sert de fil conducteur au roman.

 Cornelia Read  dresse ici un tableau sans concession du New York jeune et intellectuel dans les années 90. Une jeunesse désenchantée, à la recherche d’un emploi stable, dans une société en crise.

Elle en profite pour égratigner les milieux conservateurs et bourgeois où  souvent le manque de culture est remplacé par l’argent parfois facilement gagné.

Avec Madeline Dare, son héroïne sympathique, curieuse et dynamique, Cornélia Read nous propose une intrigue parfaitement maîtrisée. Elle manie avec brio un humour ravageur qui mettent en relief ces fait divers sordides qu’elle explore.

Une auteur à découvrir ou à redécouvrir.

Lire ICI le début

La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino


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Quelques semaine après Titou le Matou, c’est Julie qui vient nous parler d’un fabuleux roman japonais qui avait été un de mes dix coups de coeur en 2010.
J’avoue que je suis heureuse que ce titre est suscité autant de curiosité de la part de nos chroniqueurs.

Et je les en remercie !

 

$kLe livre : La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino.  Traduit du
japonais par Yutaka Makino. Paru le 7 avril 2010 chez Actes Sud dans la collection Actes Noirs. 18,30 ; (253 p.) ; 19 x 13 cm

$k&Réédité en poche le 2 novembre 2011 chez Babel dans la collection Babel noir.7,70 ; (253 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas…

Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner.

Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques…

$k&&&Biographie de l’auteur :

Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur de nombreux romans, il est une des figures majeures du polar japonais. En 2006, il a reçu le prestigieux Prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X.

Extrait : 
« Elle ne chahutait pas et ne criait pas sans raison comme la plupart des filles. Elle se tenait toujours en retrait, donnant l’impression d’observer pensivement ce qui se passait autour d’elle. Au début j’avais cru qu’elle était timide, mais je m’étais vide rendu compte que ce n’était pas le cas. Ses yeux, lorsqu’elle regardait ses camarades rire bêtement, étaient semblables à ceux d’un scientifique observant des animaux de laboratoire. Un peu comme si elle était spectatrice d’une pièce de théâtre intitulée « La Deuxième année de lycée ». En fait, elle ne tentait jamais de monter sur scène. »

L’avis de Julie

La littérature japonaise contemporaine foisonne d’écrivains qui entretiennent de dangereuses liaisons avec un monde sombre à la limite du morbide.

Keigo Higashino est considéré comme une des figures majeures du roman policier japonais. « La maison où je suis mort autrefois », a d’ailleurs reçu le Prix Polar International de Cognac en 2010.

L’auteur nous entraîne dans un huis-clos à l’atmosphère très particulière, avec les fantômes du passé qui remontent lentement à la surface de la mémoire de l’héroïne.

L’intrigue est menée d’une main de maître. Les informations sont distillées avec finesse. Très peu de longueurs ce qui fait que ce livre est captivant et lu rapidement.

Retrouvez ICI l’avis de Titou

Le rire des anges / Françoise Delmon


Mes petites lectures
9782350734477,0-1346393Le livre : Le rire des anges de Françoise Delmon. Paru le 16 février 2012 aux Presses littéraires dans la collection Crimes et châtiments.. 13€ ;; (368 p.) ; 18 x 12 cm

4e de couv :

Le rire des anges

La mise au jour d’un charnier sur la rive désolée d’un canal et la découverte d’une fresque dans une ancienne demeure abandonnée en avril 1995, nous entraîne en 1960 au centre d’une sombre histoire, puis nous transporte au quinzième siècle dans une renaissance flamande fastueuse, inconstante et secrète
Quels terribles secrets hantent les murs de la maison abandonnée de Furnes l’Espagnol en Belgique ?
Quels liens obscurs relient les années 1995, 1960, 1473  et la Catalogne ardente à la Flandre secrète ?
Son inspecteur Nefer El Farek lancera une investigation riche en bouleversements, et peut-être, trouvera-t-il les clefs de la mystérieuse énigme.

Telle une enquêtrice chevronnée, l’auteur, Françoise Delmon nous plonge au coeur d’un drame, dans une intrigue haletante et hermétique, où les morts interrogent les vivants… Quels terribles secrets hantent les murs de la maison abandonnée de Furnes l’Espagnole ?

 

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L’auteur :  l’enfance de Françoise Delmon s’est déroulée à Paris. Littérature, peinture, musique, cinéma et sculpture faisaient partie de son univers.

En 1990, Elle s’ installe sur Perpignan, elle reprend des études aux beaux-arts et entame une nouvelle carrière de professeur d’arts plastiques. En 2006 elle devient Professeur Documentaliste. Aujourd’hui elle est intervenante culturelle agrée par la DRAC  .Ce n’est qu’en 1995 qu’elle a réellement commencé à écrire dans toutes les directions en suivant les divagations de son esprit.

De nombreux écrivains ont marqués son adolescence ; Emile Zola, Druon, Robert Merle, Albert Camus, François Mauriac, Tolkien, Soljenitsyne, Irving, Süskind, Flaubert, Agatha Christie….Elle a aussi beaucoup lu Freud, Jung, Lacan, Nietzsche, Platon, Socrate, martin Gray …

Extrait :

  » Armentières. Le 14 avril 1995
 
A Armentières, dans l’air piquant, de rares flocons dansaient, légers, puis venaient fondre sur le macadam glissant. Dans le plaisant café Leffe sur la place du Général De Gaulle, attablé devant son petit noir, comme chaque matin, Pascal David ne pouvait détacher son regard de la une du quotidien « La Voix du Nord » : Un charnier venait d’être mis au jour au lieu-dit du «Bois des Carmes », sur les berges du canal de Furnes, non loin de la frontière Belge. Il avait lu avec empressement l’article en page 3, tout y était consigné ; les trois squelettes, les âges, les mensurations et les époques approximatives.
  Pascal blêmi sous le choc de cette nouvelle inattendue. « Ils les avaient déterrés !!! » ces mots s’imprimèrent un à un dans sa tête, tel un glas funeste répété en écho. Son front, malgré la fraîcheur ambiante s’emperla de sueur. Les jambes flageolantes il régla sa consommation, plia le journal qu’il fourra dans sa poche instinctivement, sortit du café, et, semblable à un homme ivre, prit en titubant le chemin de son domicile. « 

 

Lecture d’avant

Résumé et avis

L’inspecteur Nefer El Farek enquête sur un drame de l’enfance maltraitée qui va mettre au jour les terribles secrets hantant les murs d’une maison abandonnée de Furnes l’Espagnole et les liens obscurs reliant les années 1995, 1960 et 1473.

Promenant le lecteur du Moyen âge à nos jours, de la Catalogne aux Flandres, l’auteur distille les détails historiques qui donnent un charme presque désuet à ce roman. Elle n’oublie pas de placer l’art pictural au coeur de l’investigation menée par l’Inspecteur Nefer El Farek. Au-delà du voyage historique, c’est un conte sensible et dénonciateur de l’enfance maltraitée. De légères petites touches subtiles de fantastique viennent se glisser tout au long de ces pages. Un franc optimisme se dégage de ce titre passionnant voire envoûtant.

Le tueur intime de Claire Favan


Chronique de lecteurs

Aujourd’hui je laisse la parole à BRUNO, pour une Chronique de Lecteurs

Bruno est le deuxième lecteur a venir nous offrir son avis, et je l’en remercie.

Tu es ici chez toi Bruno, reviens quand tu le veux.

9782917144565,0-5698889782757821015,0-1178905Le livre : Le tueur intime  de Claire Favan. Paru le 18 mars 2010 aux Nouveaux Auteurs. 22,25€ ; (668 p.) ; 22 x 14 cm.

Paru en poche en Point, le 10 mars 2011,
 8,50€ ; (636 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Attention ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. Vous allez entrer dans la tête du tueur… et avec Will Edwards vous n’en sortirez pas indemne. On vous aura prévenu !

À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n’aurait dû rester qu’une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas.

Lorsqu’il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l’attention du FBI. Pourtant, l’enquête de l’unité spéciale s’enlise.

Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l’équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.

L’auteur :

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Claire Favan est née à Parie en 1976, mère de famille, parisienne. Elle travaille dans la finance. Le Tueur Intime est son 1er roman.

Claire Favan, est une mère de famille parisienne.
Elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisir. Elle prend contact avec les éditions Les Nouveaux Auteurs pour son premier livre. Essai transformé puisque « Le Tueur Intime » reçoit le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011.

« Le Tueur de l’ombre, » son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Elle participe aux Aventures du Concierge Masqué puis aux recueils de nouvelles des auteurs du noir : Santé ! puis à Irradié.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014 et Miettes de sang en janvier 2015.

Gagnantdu Prix VSD du Polar 2010.

Citation : « Will ne demandait qu’à renaître sous une forme encore plus monstrueuse. »
Bonjour, je m’appelle Bruno et j’ai 44 ans. Ma passion est bien évidemment la lecture particulièrement les polars, thrillers fantastiques. J’aime un peu tous les genres en fait mais principalement les polars noirs genre RJ ELLORY ou CLAIRE FAVAN dans le registre Thriller. Je ne passe jamais une journée sans tourner les pages d’un livre. J’adore aussi parler de mes lectures c’est pour ça que j’ai décidé de rejoindre le blog de ma copine Geneviève qui est tout à fait adapté.

Le résumé 

Will Edwards, quinze ans, est quotidiennement battu, violé, humilié. Quand Samantha arrive dans sa classe, belle et protectrice, il renaît. Il tombe amoureux  de sa camarade de classe. Mais Will ne ressemble pas aux adolescents de son âge Alors l’amourette se mue en déception. Décidé à se venger, Will apprend minutieusement les règles de la perversité et de la cruauté. Un véritable enragé ! Devenu un prédateur redoutable, il s’engage sur les routes des États-Unis à la rencontre de ses futures victimes.

L’avis de Bruno :

Pour le livre à défendre, à la surprise générale, je vais parler du diptyque le plus hallucinant que j’ai jamais lu: Tueur Intime et sa suite Tueur de l’ombre tous deux écrits par l’inégalable Claire Favan; l’une des reines du thriller français. Will Edwards, le tueur de ce diptyque, est particulièrement sadique et effrayant car il ne connaît pas la peur, maltraité et violé par son père alors que sa mère était morte. Doté d’un physique ingrat, sa vie n’était vraiment pas facile, jusqu’au jour où il décide de changer d’apparence en se forgeant un corps d’athlète. A partir de la, le nouveau Will est apparu: musclé, beau comme un dieu, mais aussi malheureusement très doué dans l’art du meurtre sadique. Un livre que je conseillerais toujours à toutes les personnes qui auront eu le malheur de ne pas encore avoir lu de livres de Claire Favan.

Lecture d’avant&

La maison de Nicolas Jaillet


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Énorme Coup de Coeur pour ce petit bijou de Nicolas Jaillet

La maison  de Nicolas Jaillet. Préface de Marcus Malte. Paru le 20 mars 2013 chez Rue du départ, Voyage noir. 10,00€ ; (122 p.) ; 18 x 12 cm
4e de couv. :

Une angoisse, une oppression superbement rendue par la subtilité de l’écriture. Car écrire, c’est faire des choix : il y a ce que l’on montre, il y a ce que l’on suggère simplement, et il y a ce que l’on garde sous silence. Autant d’ingrédients que Nicolas Jaillet, en fin architecte, en solide maçon, en parfait magicien, dose.  Marcus Malte

njL’auteur :
Nicolas JAILLET est né le 21 mai 197 ou 72 à St Cloud. A 18 ans, il est parti sur les routes faire du théâtre (compagnie des Epices, compagnie des Filles de Joie), fasciné qu’il fut, ado, par le Molière d’Ariane Mnouchkine.
Il a accompagné un temps un chanteur, Alexis HK, a vécu au Mexique, a écrit la Sansalina en revenant puis le retour du Pirate en 2002.
Extrait : 
Il y a des souvenirs imaginaires. Nous en avons tous; parfois sans le savoir. Des images que nous gardons gravées dans notre esprit. Par leur précision, elles dépassent souvent nos vrais souvenirs.
Et pourtant, ces souvenirs-là sont faux.

Résumé et avis

Retour elliptique sur des épisodes de l’enfance de l’auteur, qui décrit le comportement de son père alcoolique et le courage de sa jeune mère qui prit la décision de s’émanciper d’une vie oppressante et aliénante.

Nicolas Jaillet nous raconte, ou plutôt fait raconter à son narrateur l’histoire d’un couple, d’une famille, la sienne, qui vit sous l’emprise d’un père alcoolique et violent. Mais ici ce n’est pas tant l’histoire qui compte, c’est la façon dont elle est racontée. Nicolas Jaillet avec ses phrases courtes, épurées nous fait vivre au plus près le drame qui se trame. Il nous parle de la violence mais pas seulement la violence physique, non celle plus pernicieuse, plus sourde, la violence psychologique. Celle qui sera à l’origine de l’intrigue, celle qui va l’ourdir. L’auteur, par son économie de mots, nous invite à la pudeur. De celle que l’on doit avoir à écouter ce jeune garçon. De celle qu’il a à raconter et faire revivre son histoire et celle de sa mère. Avec sa précision stylistique, Nicolas Jaillet fait monter progressivement la pression. La puissance de celle ci, à la fin, nous laissera hagard. Vous l’aurez compris, ce livre est une petite merveille littéraire. Un pur bijou noir. Et le noir, nous va si bien.

Ah, et puis tant que j’y suis, j’aimerai souligner le très beau travail de cette petite maison d’édition qui nous offre des livres de poche d’une facture parfaite, un livre objet de tout beauté et que dire des couverture, des couleurs, des dessins…

Leur site ICI