Ces dames du Noir 11 : Conversation avec Perrine Savary (2)

Ces dames du Noir 11 : Conversation avec Perrine Savary (2) parrinee

Suite de notre conversation avec Perrine Savary

Sinon, pour retrouver notre premier échanges c’est …

Ici pour le 1er

Rappelez-vous ! Nous en étions restés là !

GVL : Ok, comment tu estimes ton projet de financement. Sur quels critères ?

Tu as donc un plan d’attaque, tu sais de quoi va être fait le programme de ton week-end ?

As-tu des obligations ? Travailler avec les écoles, les partenaires…

D’ailleurs quels sont tes partenaires ?

PS : Alors pour le financement la règle numéro un c’était quoi qu’il arrive rémunérer les auteurs et soigner leur accueil, et la communication.

Ensuite nous avançons avec plusieurs scénarios et on adapte en fonction des financements.

Bon le boulot m’appelle !

Faut que je te laisse, on reprend plus tard et je te réponds après.

GVL : Pas de souci. On reprend quand tu veux quand tu peux !

 

Perrine  revient vers moi, et alors nous reprenons notre conversation là où nous l’avions laissée la veille.

Je lui posais la question sur le financement du salon.

 

Pour les financements, c’est majoritairement la commune qui prend en charge, mais nous avons également des subventions publiques et du mécénat privé. L’accès au festival et les animations sont volontairement gratuites.

Pour la programmation, une fois qu’on avait la « formule » animations, tables rondes, interventions et rémunérations des auteurs », on s’est attaqué aux choix des thématiques des tables rondes.

On essaye de diversifier les sujets, généralement nos lectures nous donnent des idées. Parfois l’envie d’inviter un auteur en particulier déclenche une thématique, mais la plupart du temps c’est la thématique qui débouche sur le choix des auteurs.

Nous ne choisissons que des auteurs édités, qui ont une parution récente (2016-2017 pour cette édition voire fin 2015).

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Et bien sûr on se renseigne avant pour être sûrs qu’ils sont à l’aise en intervention, car écrire et intervenir sur un sujet n’est pas le même exercice !

Après seulement je décroche mon téléphone (tu vois je le décroche tard !) et d’ailleurs je dégaine plutôt le mail ou Facebook.

Et on construit comme ça le contenu des thématiques !

Pour les partenaires ce n’est pas une obligation en soi, mais c’est dans la culture de notre ville de travailler en réseau. Toutes les structures travaillent quasiment systématiquement ensemble, à petite ou grande échelle selon les projets. Nous sommes persuadés que le meilleur moyen de réussir c’est de mettre en commun nos compétences et de se soutenir les uns les autres en croisant nos publics. (Ça fait presque gnangnan mais ça fonctionne vraiment !)

C’est grâce à toutes les actions de médiation en amont avec les partenaires que nous touchons des publics qui spontanément ne viendraient pas à une manifestation littéraire.

Pour la (longue) liste de partenaires nous avons donc le centre socioculturel, le centre d’animation (y compris le projet jeunes et les Temps d’Activités Périscolaires), la ludothèque, les parents d’élèves, les écoles, les collèges, un lycée, l’Institut Médico Educatif, le réseau des bibliothèques de Caen la mer, la bibliothèque départementale, des bénévoles habitant fleury ou non, une association locale aussi l’UFAC qui propose des spectacles… et puis on est ouverts à plein d’autres (je ne reparle pas de Zonelivre ou de Fondu au noir mais ils comptent bien sûr énormément !)

En fait le festival c’est un vrai projet collaboratif, sans toutes ces initiatives on ne pourrait vraiment rien faire.

Et l’avantage c’est qu’ils n’ont pas tous un lien avec le livre, ils ont donc un regard très intéressant sur ce qu’on fait, ça nous permet de prendre du recul régulièrement.

Voilà euh j’espère avoir répondu ^^

Sinon après une fois la programmation établie (on en est là) il reste le budget à défendre et à tenir pour autant que possible arriver au scénario haut, la communication, la logistique, l’administratif (je suppose que ça ne surprendra personne si je dis que les auteurs et la paperasse ne font pas toujours bon ménage ^^ c’est une lutte de tous les instants !)

Ces aspects là sont nettement moins drôles il faut l’avouer, mais trouver comment loger, nourrir 40 auteurs sans en intoxiquer un allergique à la cacahuète c’est un défi que j’aime relever !

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GVL : Whaou t’es une nana super organisée

Visiblement tu t’éclates à faire tout cela ?

Racontes nous une peu dans quel état tu es avant le festival ? Ensuite pendant… Enfin après

PS :

Oh oui j’adore mon boulot ! Alors chronologiquement d’avril à mai je suis surexcitée, les idées fusent à cent à l’heure, On échange avec tout le monde, c’est très stimulant de voir le projet sortir de terre. De l’avis de mes collègues c’est une période où je suis dure à suivre parce que les choses bougent très vite et j’ai de nouvelles infos toutes les cinq minutes. En juin je suis moins enthousiaste, c’est la période dossiers de subventions. De juin à septembre je suis plutôt calme, Et après je commence à stresser ! A partir de décembre je suis intenable, entre excitation et angoisse. Et en février je suis une pile électrique ! Pour la première édition je n’ai rien vu passer, J’ai l’impression d’avoir couru un marathon et de ne pas avoir profité des auteurs en dehors du samedi soir. Cette année je me suis donné pour objectif de passer plus de temps avec eux et si possible de voir une ou deux conférences ! Et après j’ai ce qu’Ingrid desjours a appelé le « blues post festival » accompagné de la phase de bilan !

Et bien ça te fait une sacrée année tout cela ! Et tu arrives à gérer ? Ça et le reste ?

Globalement j’ai l’impression. J’ai une équipe de choc sur qui je peux me reposer au boulot, Et un mari en or qui me soutient et gère mes enfants quand je ne suis pas dispo. Le plus dur c’est de décrocher, Ça je n’y arrive pas. Je suis branchée en permanence sur mon ordi ou mon portable et la plupart du temps quand je ne suis pas sur écran j’ai un polar dans les mains ! Mais je travaille là-dessus !

Ça je le comprends, le boulot à la maison c’est mon quotidien. Même et surtout le week-end ou encore les vacances. Ca va être dur de t’en défaire.

Mon plus gros défaut c’est que dès qu’un projet me paraît intéressant je fonce, du coup je me retrouve parfois avec beaucoup de choses en même temps. En ce moment par exemple je prépare le festival plus les tâches de la bibliothèque, mais on a aussi une rencontre d’auteur en septembre, Et une avec Olivier truc en novembre (la veille d’un concours que je passe), Et nous devons attaquer la programmation de la bibliothèque pour 2017…

Je ne pense pas que j’arriverai un jour à me tenir aux horaires de boulot, je crois que c’est impossible pour une bibliothécaire en fait !

Je me plains de mon programme de rentrée mais le tiens est pas mal non plus, punaise !

Je crois que je m’ennuierai si c’était plus calme Je suis une hyperactive refoulée ! Ou pas refoulée je ne sais pas…

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GVL : Dis moi, tu me donneras les dates des rencontres, toutes les rencontres pour que je relais les infos sur notre page comité polar ?

Mais je n’y manquerai pas ! Nous avons déjà annoncé le prix jeunesse avec les auteurs qui seront présents. Il ne me manque que deux confirmations et nous travaillons sur les intitulés des conférences. Si tout va bien d’ici la fin du mois vous saurez tout ! Nous essayons de communiquer assez tôt, Je trouve ça frustrant d’attendre le programme pour savoir si je me déplace ou pas sur un salon.

 

GVL : Et toi qui croyais t’ennuyer en bibliothèque.

Oui comme quoi il y a des idées reçues tenaces, On me demande encore souvent si à la bibliothèque je lis toute la journée !

GVL : Et oui, souvent aussi on me dit, tu as de la chance, tu es payée pour lire toute la journée.

Dis-moi, y-at-il encore des choses que je devrais connaitre sur toi ?

Perrine : Oh probablement plein de choses inavouables, mais je pense que c’est déjà pas mal ! Tu as de quoi faire quelques chapitres de ma biographie !

GVL : J’ai quand même une question !

Vas y je t’écoute.

Ok je te la pose et tu réponds dans le 3e opus de cet entretien !

Ok

Comment ce projet de festival est né ? Et te serais tu cru capable un jour de mettre tout ça en œuvre ?

Bon ben Perrine répondra à cette question et sans doute à d’autres la prochaine fois.

Alors à très vite !

Et voici les coordonnées du festival pour tous les renseignements complémentaires.

Bloody.fleurysurorne.fr

Bloody Fleury

Festival du polar à Fleury-sur-Orne

bloody.fleurysurorne.fr

Et la page Facebook

Aussi

https://www.facebook.com/bloodyfleury/

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2 réflexions sur “Ces dames du Noir 11 : Conversation avec Perrine Savary (2)

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