Ma 500e chapitre 2 : Réponses aux questions de nos lectrices

500e de nos lectrices

Vous avez été nombreuses à répondre à l’appel de notre jeu concours de la 500e chroniques.

Ce fut un véritable plaisir que de lire vos portraits de lectrice.

J’ai ainsi fait un peu plus votre connaissance.

Certaines d’entre vous me sont plus familières que d’autres. Quelques-unes étaient de parfaite inconnue.  C’est aussi pour cela que ce tag a été sympa.

Il nous a permis de nous rencontrer même si ce n’est que du virtuel pour l’instant.

D’ailleurs entres vous vous aussi chère Seriale Lectrice, le courant est passé. Vous avez joué le jeu jusqu’au bout, découvrant chaque semaine le portrait des autres candidates.

J’ai vraiment kiffé, c’est un beau moment de partage comme je les aime. De vrais échanges ont vu le jour. C’est comme cela que je voyais ce blog lorsque j’en ai conçu le projet.

Alors merci à vous Mesdames, oui car malheureusement il n’y a eu que des dames pour répondre à mes quelques question. Ces messieurs se sont fait timide voire pudique. Dommage, mais je ne désespère pas de faire venir quelques serial lecteurs.

En attendant, une nouvelle rubrique a vu le jour grâce à vous le

s filles. Et je ne suis pas prête de m’arrêter à chercher à mieux vous connaître et mieux vous cerner.

Merci, merci, merci, ce fut vraiment chouette.

Mais maintenant c’est à moi de répondre à vos questions.

Et j’espère que mes réponses vous satisferont !

Allez c’est parti pour ce second volet !!!

 

6 Tristale : Tu es bibliothécaire mais si tu pouvais choisir un autre job, que ferais-tu ?

Alors quand j’étais petite je voulais faire maîtresse. Oui je sais Sylvie, rien de bien original.

Et puis j’ai voulu faire archéologue, je ne sais pas si c’est Indiana Jones ou ma passion pour l’histoire qui ont déclenché mon envie . Sans doute d’abord la seconde puis la première n’a fait que renforcer mon envie.

Bon, je te passe les délire d’ado qui furent diverses et variés. De berger à tueur à gage, de pirate à terroriste écologique et j’en passe et des meilleurs.

J’ai aussi voulu être prof d’histoire mes l’agreg. c’était pas fait pour moi ! J’était trop dilettante.

En fait j’aurai aimé être libraire, tu sais tenir une de ces librairie où tu peux prendre ton temps, t’asseoir, prendre un café ou un thé. Deviser sur tes lectures ou de tes envie de lecture. Un coin où le temps s’arrête et où on refait le monde.

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Si j’avais pu choisir oui, j’aurai ouvert ma librairie.

Mais j’avais aucun moyen financier  ma disposition et il fallait que je bosse pour payer mes études et mon studio. Alors il a fallu très vite que je travaille et que je gagne un peu d’argent.

7 Sabine : Est-ce que tu aimerais vivre à la campagne ?

Oh oui alors Sabine. Je rêve de vivre à la campagne. Dans un village ou un hameau tranquille.

D’ailleurs je suis originaire d’un village rural de moins de 300 habitants. J’y ai passé mon enfance et mon adolescence. Et les bois et les champs, la rivière étaient mes terrains de jeu.

Je crois que je n’aurai pas pu m’épanouir dans une cité au milieu du béton. J’aurai surement mal tourné. J’avais la mentalité d’un chef de bande voire d’un caïd. Peur de rien ni personne !

8  Lau lo : Tu viens au salon de Toulouse en Octobre ???

Ah là Lau Lo tu retournes le couteau dans la plaie.

Toulouse est un des salons que je voudrais refaire. Mais c’est compliqué pour moi le moi d’octobre. Oui je prends mes vacances en septembre. Et donc octobre c’est ma rentrée. Et au boulot quand on parle rentrée, on perle rentre des classes, des étudiants bref de nouvelles inscription en bibliothèque, une fréquentation à la hausse, toutes les activités qui reprennent. Et puis aussi rentrée littéraire. Des tomes de bouquins qui débarquent et qu’ils faut choisir, équiper mettre à disposition du public, des tas de lectures…Bref Octobre comme Janvier et synonyme de surbooking.

Alors demander à prendre un samedi pour me faire un week-end polar, c’est plus que coton. (Et oui je travaille tous les samedi et le samedi est le plus gros jour de la semaine en bibliothèque)

Mais je ne désespère pas, je sais que je referai le Festival Toulouse Polar du Sud.

9  Camille : Et vous dans quelle tranche d’âge vous situez vous ? 3 coups de cœur ?

 Héhé mais ça fais 2 questions ça Camille. 

Bon heureusement je n’ai pas de problème avec mon âge. Et je crois m^me que nous sommes dans la même tranche d’âge.

Je peux dire à présent que je suis quinquagénaire. Et j’aborde cette nouvelle dizaine avec autant d’entrain que les précédentes. Un peu plus de maturité sans doute, mais pas trop tout de même.

L’avantage avec notre âges c’est que l’on a plus de 35 ans de lectures derrière nous. Et on commence à accumuler les expériences.

Alors pour trouver uniquement 3 coups de coeur sur ces 35 années, ça demande réflexion ou alors je te donne  » titres qui ont marqué dernièrement.

Alors disons :

9782753302846,0-3162495W3 des Camhug. Nathalie Hug et Jérôme Camut au 2e salon international du livre au format de Poche "Saint-Maur en Poche" 2010

Bon là je triche un peu puisque W3 est une trilogie. Le premier opus, Le sourire des pendus nous conte l’histoire de Laura Mendes, une jeune chroniqueuse, est portée disparue alors qu’elle enquêtait sur le marché du sexe et ses déviances et celle de Sookie Castel, une flic hors norme en délicatesse avec sa hiérarchie.

Ce titre m’a tout de suite fait penser « au rire du pendu » . Ce sourire prononcé d’une personne lorsqu’elle est dans une situation dramatique.Quand elle est dans la dénégation de celle ci ou encore quand elle cherche à dédramatiser la réalité. Je me suis dit : whaou, cela promet. C’est ainsi que j’ai débuté la lecture de ce pavé de 750 pages .J’ai lu les 500 premières pages d’une traite, sans discontinuité. J’ai été happée par cette intrigue complexes. L’histoire est construite autour de plusieurs intrigues qui s’entremêlent. Avec ce titre, les Camhug retrouve la puissance évocatrice de leurs premiers romans qui a fait leur succès. Leur force narrative, l’énergie qui émane de chaque chapitre court, leur styles vif et concis, leur écriture au cordeau, ciselée au scalpel, nous entraine sur un rythme effrénés dans cette histoire haletante et passionnante. J’ai aussi aimé la galerie de personnages qui nous a été présenté, tous mieux campés les uns que les autres. On n’en retrouve même quelques uns qui arrivent tout droit de leur précédents romans. Un clin d’œil fort sympathique des auteurs. Et puis j’ai ralenti le rythme de ma lecture. J’ai d’ailleurs lu les 150 dernières pages au rythme d’un escargot. J’avais pas envie de quitter trop vite les héros ou devrais je dire victimes de cette histoire. Car c’est là la vrai originalité de ce polar. Ses héros sont toutes des victimes ou des proches de ces victimes. C’est leur point de vue que nous offrent les auteurs. Et à travers le parcourt de ses anti-héros, Jérôme et Nathalie nous offrent une photographie instantanée de notre société actuelle. Une société souvent à la dérive où pouvoir et argent ont force de loi. Si le thème principale de cette histoire est la prostitution, le marché du sexe et ses déviances, elle posent aussi un œil critique sur notre société à travers la justice et les médias, l’injustice et la désinformation. Nous étions prévenus : « Partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3 »

 

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438Nœuds d’acier de Sandrine Collette.

Pour moi ce premier roman a été un coup de coeur absolu. 

Théo sort de prison et prend la route vers une région montagneuse isolée de tout où il se fait Kidnapper par deux vieux frères déments. Battu, humilié, affamé, enchaîné à un mur dans une cave il va perdre peu à peu son statut d’humain pour devenir l’esclave de ses tortionnaires qui l’appellent « Le chien ».

Un récit dur, dérangeant, mais qui ne tombe jamais dans le sordide. Un style descriptif, une écriture simple, incisive, qui ajoutent encore à l’horreur de la situation. La folie, les rapports entre les deux frères, la relation maître-esclave, la descente de Théo à l’état d’animal tentant juste de survivre encore un peu dans cet enfer sont décrites avec un minimalisme glaçant. On bascule dans la terreur et l’angoisse avec le héros, inexorablement. L’histoire se déroule dans la France profonde, et aujourd’hui. A tout moment l’esprit du lecteur oscille entre fiction et réalité tant cette descente infernale est racontée avec un réalisme désespéré. On reste accroché au roman, les mains moites, le cœur battant, sans pouvoir le lâcher tant le suspense est haletant et la tension palpable. Ce récit résonne longtemps après qu’on l’ait refermé, au point d’avoir du mal à ouvrir un autre livre ensuite. Des nœuds est le premier roman de Sandrine Collette, et c’est un coup de maître, une plongée en enfer dont on ne ressort pas indemne. On attend les suivants avec impatience.

9782070139644,0-1532325L’expatriée d’Elsa Marpeau.Elsa Marpeau

Expatriée à Singapour avec son mari et son bébé, la narratrice recrute une aide domestique. L’arrivée d’un autre Français, Nassim, dont elle devient la maîtresse, lui procure l’occasion de remplir la vacuité de ses journées. Lorsqu’il est tué, soupçonnée, elle ne peut compter que sur sa domestique, qui promet, à certaines conditions, de lui fournir un alibi.

Elsa est ici à la fois auteure et narratrice, elle joue donc avec nous ,simple lecteur, et nous livre un roman noir cruel et pervers.. Avec une écriture impeccable et un style direct, elle nous rend addict et nous manipule. On reste collé à cette ambiance poisseuse, on ressent l’agressivité de ces femmes oisives, leur rancœur, leur jalousie. On s’indigne de cette société quasi coloniale qui régit la vie des expatriés et de leur domesticité. 
Elle nous fait aussi découvrir cette ville tentaculaire qu’est Singapour, une ville état, construite de toute pièce où la nature luxuriante n’est jamais très loin, toujours prompte à reprendre ses droits et qu’il faut domestiquer sans cesse. Cette ville, coincée entre mer et jungle, est une ville moite, humide et chaude. Et la moiteur de cette ville participe à l’ambiance oppressante qui règne sur cette histoire.
Elsa Marpeau m’a bluffée avec ce titre. Elle a réussi tour à tour à m’ensorceler et puis tout de suite après à m’irriter. Elle a su faire naître en moi tout un tas de sentiments contradictoires. Et avec son écriture précise , elle distille en vous tout un tas d’émotions qui se bousculent et s’entrechoquent. Qui vous bousculent et vous provoquent un choc.
C’est étouffant, angoissant et jouissif à loisir.
Une parfaite réussite.
Et puis comme tu as posé Deux questions, je t’en ajoute un quatrième.

$$$&&&sm023L‘affaire Clémence Lange de Laura Sadowski

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An.

Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente.

Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers…

  • Pour connaitre mon avis sur ce titre je te renvoie à mon article :

L’ABCdaire de deux nanas fondues de…Sadowski.

 

 10  Stef : Dis donc ma belle à quelle heure on mange ??? 

😂

 Ben tout de suite stef si tu veux.

Tu sais moi dès que tu parle de bouffe ça me donne faim alors.

Et puis perso, j’aime manger quand j’ai faim donc il n’y a pas d’heure pour manger.

Maintenant c’est parfait !

Allez à table

Et nous, on se retrouve pour un ultime chapitre qui répondra aux 6 dernières questions.

 Vous pouvez aussi retrouvez les réponses au 5 premières question du premier chapitre ICI 

 

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16 réflexions sur “Ma 500e chapitre 2 : Réponses aux questions de nos lectrices

  1. Coucou !
    Alors pour aller dans le sens de Lau Lo, je t ai trouvé une solution pour assister au salon de Toulouse :
    – soit tu décalés tes vacances à fin septembre te permettant de assister à celui de l isle sur tarn fin sept et Toulouse début octobre.
    – soit tu viens au salon le dimanche matin tôt et tu poses le lundi en repos comme ça tu es présentes au boulot le samedi ! 😀😀😀
    Non, je arrête de te taquiner !
    Gros bisous !

    Aimé par 1 personne

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