Dans les brumes du mal, René Manzor

Le livre : Dans les brumes du mal de René Manzor. Paru le 19  octobre 2016 chez Calmann Levy Noir. Réédité en poche le 12 octobre 2017 chez Pocket. 7€60. (443 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Un thriller magistral par l’auteur de Celui dont le nom n’est plus, Prix Polar Cognac 2014

La mère de Tom est morte, et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassi- née et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meil- leurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent, ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?

L’auteur : René Manzor est scénariste, réalisateur, et écrivain. Né avec le goût de construire des histoires, René Manzor a d’abord donné corps à cette envie au cinéma. Ses deux premiers films, Le Passage et 3615 Code Père Noël, le font remarquer par Steven Spielberg qui l’invite à Hollywood. Voilà le jeune Français lancé à Los Angeles, scénariste et réalisateur, ghost writer pour les grandes productions. Dans les années 2000, René Manzor quitte les États-Unis et renoue avec le cinéma français (Dédales). En 2012, son premier roman, Les Âmes rivales, a révélé une plume au rythme vif et un univers mystérieux.En seulement deux romans, René Manzor s’est imposé comme un des nouveaux noms du thriller français, et a reçu pour Celui dont le nom n’est plus (Kero, 2014) le Prix Cognac du polar Francophone .

 

Extrait :
Assis sur son cartable rouge, Tom essayait de se convaincre que les retards de sa mère étaient liés à ces embouteillages, mais la rue était déserte à présent et Mélissa n’était toujours pas là.
Les premières gouttes de pluie remplacèrent, sur les joues du garçonnet, les larmes qu’il avait renoncé à verser depuis longtemps. Il se pensait différent des autres enfants. Sinon comment expliquer que sa mère éprouve le besoin de le frapper si souvent ? Elle disait vouloir extirper le Mal de son petit être, ce Mal que son mari lui aurait transmis par les gènes.
Pourtant, Tom ne voyait rien de mauvais chez son père. Luke travaillait dur toutes les nuits à l’hôpital pour nourrir sa famille. Et les rares moments qu’il consacrait à son fils, le matin sur le chemin de l’école ou les week-ends non travaillés, respiraient la complicité et l’affection. Mélissa, elle, y décelait une preuve de possession maligne, de connivence diabolique.

 

Le petit avis de Kris

Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialiste des crimes rituels, est de retour dans sa Caroline du Sud natale. Elle enquête sur des enfants disparus dont la mère a été assassinée et en particulier sur Tom, son neveu. Ayant coupé toute relation avec sa famille depuis vingt ans, elle n’a jamais rencontré le garçon. Mais un jeune voisin prétend qu’il pourrait être victime d’une malédiction vaudoue.

C’est avec maestria que l’auteur plante le décor de ce troisième opus.
Il confirme ici, s’il en est besoin, ses dons d’écrivain à part entière. Il nous avait entraîné dans un monde ésotérique avec ses « Ames rivales » puis nous avait captivé avec « Celui qui ne meurt jamais » et son monde étrange et mystérieux, bans ses « Brumes du mal » la Caroline du Sud et ses croyances vaudous nous capturent dans leurs lumbes pour nous libérer qu’essoré et à bout de souffle pour avoir voulu suivre les recherches de ces enfants disparus issus d’un conte qui tourne au cauchemar. Le personnages sont bien campés et crédibles. La Caroline du Sud, énigmatique et luxuriante.

25 réflexions sur “Dans les brumes du mal, René Manzor

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