Octobre, Soren Sveistrup

Le livre : Octobre de Soren Sveistrup. Traduit du danois par Caroline Berg. Paru le 27 février 2019 chez Albin Michel. Réédité en poche le 26 février 2020 chez Le Livre de Poche Thriller n° 35805. 9€20. (731 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Octobre

Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d’une femme amputée d’une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d’allumettes. Chargés de l’enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l’inspecteur Mark Hess apprennent que cette figurine est porteuse d’une mystérieuse empreinte digitale qui appartiendrait à la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révéleraient un lien entre la disparition de Kristine Hartung et la victime à la main coupée. Lorsqu’une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer…

L’auteur : Soren Sveistrup est né le 07 janvier 1968 à Kastrup au Danemark.  Søren Sveistrup est un scénariste et écrivain danois.
Il est principalement connu pour être le créateur des séries télévisées danoises « Nikolaj og Julie » (2002-2003) et surtout des trois volets de « The Killing » (« Forbrydelsen« , 2007, 2009, 2012), diffusés sur DR 1.
La deuxième saison a remporté la Nymphe d’or de la meilleure production européenne au Festival de télévision de Monte-Carlo en 2010 et le BAFTA Television Award 2011 de la meilleure série internationale.
Il écrit également des scripts pour des longs métrages, comme celui de l’adaptation de « Le Bonhomme de neige » (« Snømannen« , 2007) de Jo Nesbø en 2017, sous le titre « The Snowman« , avec Michael Fassbender dans le rôle de l’inspecteur de police Harry Hole.
Avec « Octobre » (« Kastanjemanden« , 2018), son premier roman, Søren Sveistrup nous livre un polar où s’entremêlent pressions du pouvoir et rivalités entre flics. Il obtient le Prix Barry 2020 du meilleur premier roman.
Extrait : 
Marius n’est pas inquiet à l’idée de lui avouer sa décision, mais il sait qu’elle aura de la peine. Elle se sentira trahie et se lèvera de table pour aller récurer les fourneaux dans la cuisine, puis elle lui tournera le dos pour lui dire qu’elle comprend. Alors que ce n’est pas vrai. C’est pour différer un peu cette conversation avec sa femme que, lorsqu’il a entendu l’appel sur le canal de la police, il y a dix minutes, il a dit qu’il s’en chargerait. En temps normal, il aurait fait à contrecœur ce long trajet dans les bois jusqu’à la ferme d’Ørum pour lui demander de tenir ses bêtes. Ce n’est pas la première fois que ses vaches et ses porcs défoncent les clôtures et s’égaillent dans les champs du voisin jusqu’à ce que Marius ou l’un de ses collègues vienne lui remonter les bretelles. Mais cette fois, il était plutôt content de la diversion. Il a bien sûr commencé par demander au poste de garde qu’on prévienne Ørum chez lui ainsi que sur son deuxième lieu de travail, au débarcadère du ferry-boat, mais comme le fermier ne répondait ni à un endroit ni à l’autre, il a pris la route.

Le post-it de Ge

Octobre, Soren Sveistrup

Deux ans que ce roman traine dans ma PAL, alors que j’avais lu les 50 premières pages et que j’ai tout de suite accroché. Et puis je l’ai posé pour le reprendre normalement 2 semaines plus tard, oui mais voilà ! Il aura attendu 2 ans enfoui qu’il fut sous un tas d’autres romans à reprendre.

Près de Copenhague, le corps d’une femme amputée d’une main est retrouvé, accompagné d’un petit personnage fait de marrons et d’allumettes. Les inspecteurs Naia Thulin et Mark Hess, chargés d’enquêter, découvrent sur la figurine les empreintes d’une fillette enlevée un an auparavant et présumée morte. Un autre meurtre est bientôt perpétré avec le même mode opératoire.

Voilà un premier roman drôlement bien ficelé.

Avec ses personnages à la psychologie complexe, des personnages surprenant mais pas moins attachants, Soren Sveistrup nous livre un polar d’une efficacité redoutable. Il manie le suspense avec un incroyable machiavélisme. Son intrigue va vous tenir en haleine du début à la fin. Il faut dire qu’elle est intense avec son analyse sociale lucide. Car oui en plus histoire surprenante, Octobre est aussi le portrait d’une société en pleine mutation qui pourrait sembler en pleine décrépitude.

13 réflexions sur “Octobre, Soren Sveistrup

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