Sur le fil du rasoir, Oliver Harris

En voyage avec Collectif Polar

Direction la capitale britannique

Préparez vous à une balade mouvementée et Rock’n Roll

Alors prêt pour un départ imminant pour London city ?

Aujourd’hui on vous propose aussi la nouvelle rubrique de notre Porte Flingue

Les livres oubliés de Ge

Elle va vous présenter des romans, des polars essentiellement qu’elle a intentionnellement, ou pas, oublier dans sa bibliothèque. Et que Ge retrouve au grès de ses pérégrinations au cœur de celle-ci.


Le livre : Sur le fil du rasoir de Oliver Harris, traduit de l’anglais par Stéphane Carn. Paru le 3 mai 2012 aux Seuil Policier. Rééditer en poche le 24 mai 2013 en Points Policiers n° 3043. 8€. (520 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Nick Belsey, enquêteur à la brigade criminelle de Hampstead, vient de planter la voiture de patrouille dans un arbre. S’il n’y avait que l’alcool… Couvert de dettes, viré par son propriétaire, mal noté par ses supérieurs, il avance maintenant sur le fil du rasoir. À moins que sa nouvelle mission ne lui ouvre les portes de la fortune : un oligarque russe a disparu. Il lui suffit d’un geste pour rafler sa maison, sa Porsche et ses comptes en banque.

Mais petite arnaque deviendra grande, et de l’opulence des belles demeures de Hampstead Heath aux ambitieuses magouilles que l’on concocte à la City de Londres, il n’y a qu’un pas. Que Belsey franchit malgré lui. Et bientôt, son problème n’est plus tant de détourner quelques fonds que de sauver sa peau…

« Sur le fil du rasoir surprend par son rythme et sa maîtrise et séduit par son antihéros, avatar moderne et politiquement incorrect d’un Arsène Lupin à la sauce british. »
Le Monde des livres

L’auteur : Né en 1978 dans le nord de Londres où il vit toujoursOliver Harris a consacré sa thèse de doctorat à l’influence de la philosophie et de la mythologie grecques sur la psychanalyse. Il est critique au Times Literary Supplement et membre de Subterranea Britannica, une organisation consacrée à la recherche des structures souterraines à l’abandon.

 

 

Extraits : 
« Tant qu’à jouer les revenants, autant renaître avec une cuiller en argent dans la bouche ! »
« La nuit précédente avait été une ligne de démarcation dans sa vie – c’était du moins son impression. Une zone coupe-feu. À tâtons, il remonta le temps jusqu’à la voiture de patrouille martyrisée, pour plonger dans la nuit qui l’avait amené jusque-là. Un véhicule du poste de Kentish Town… Il avait dû sillonner le quartier en quête d’un dernier verre, avant d’échouer dans le secteur. Il avait le vague souvenir d’être allé acheter des cigarettes dans un café sur Fortress Road et d’avoir vainement cherché son portefeuille… Or, ce bar était à deux pas du poste de Kentish Town. »
«Sur le gravier, Belsey repéra des traînées de sang qui partaient en direction du parc. Pas vraiment des taches – de simples traces, parallèles à des empreintes de pas que Belsey compara aux siennes. Elles pouvaient remonter à deux ou trois heures. »

Le post-it de Ge

Sur le fil du rasoir, Oliver Harris

« Sur le fil du rasoir » est un parfait page turner dans lequel on ne s’ennuie pas une minute. C’est aussi le premier roman policier de l’auteur.
Mais alors que nous raconte ce polar anglais :
Nick Belsey, policier à la brigade criminelle de Hampstead Heath est ruiné. Un oligarque russe, Alexis Devereux, a disparu et laissé derrière lui une belle maison, une Porsche et beaucoup d’argent. Belsey profite de la situation et s’installe dans la demeure. Mais ses ennuis commencent quand il découvre le corps de Devereux et comprend qu’il n’est pas le seul à convoiter sa fortune.
Nous allons donc suivre les mésaventures de Nick Belsey, enquêteur criminel à Hampstead, le quartier richissime de Londres.
Oliver Harris nous offre un polar rythmé doublé d’une intrigue menée au cordeau sur fond de blanchiment d’argent. Tout ici est maitrisé. On va naviguer en eaux troubles, entre société écran à double voire triple fonds et magouilles en tout genre, corruption, fraudes fiscales, malversations, manœuvres immobilières. On va voir défiler les milliards d’un paradis fiscal à un autre. Rien n’est trop beau pour que l’argent salle circule. L’auteur ne nous épargne rien en termes de malversations. C’est parfaitement documenté et encore mieux traité et on se laisse manœuvrer jusqu’à la toute fin.
Ah ! J’allais oublié, on soulignera aussi l’humour corrosif de l’auteur et aussi la belle balade qu’il nous fait faire dans Londres.
Voilà ce sera tout pour cette fois !

 

Autres extraits : 
«Devant lui, il voyait Londres s’étaler vers les coteaux du Kent et du Surrey. L’horizon commençait à pâlir. La ville avait l’air hébété d’un sans-abri émergeant du sommeil – Camden, puis le West End, et plus loin le «Square Mile» de la City. »
«Sur East Heath Road, les premiers banlieusards commençaient à descendre vers South End Green. Le constable Nick Belsey entendait leur bourdonnement, atténué par la distance. On distinguait encore le passage de chaque voiture ; il n’était donc pas sept heures. Il sentait sous lui le sol glacé. Il avait de la terre dans la bouche et marinait dans une odeur de sang et d’écorce pourrie. »

Ce titre a été lu dans le cadre :

 

6 réflexions sur “Sur le fil du rasoir, Oliver Harris

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