La toile aux alouettes – Lou Vernet


 Hello les polardeux, j’ai la chance, une fois de plus me direz-vous de recevoir sur ce blog Sacha Erbel.

Et Sacha se fait chroniqueuses pour nous ! Et vous proposera ses petits avis, ses mini Sach’avis.

En voici un, rien que pour vous !


Le livre :  La toile aux alouettes Volume 1, L’inclus de Lou Vernet. Préface Maud Tabachnik. Paru le 3 octobre 2016 aux Editions Border Line dans la collection Dead Line. 18€ ; (254 p.) ; 21 x 13 cm

4e de couv : 

Il était une fois deux enquêteurs interlopes, une jeune fille en recherche de sens, un voisin bruyant, un gourou du web, une chef de service peau de vache, et une maman névrosée… C’est comme cela qu’elle nous la joue, Lou Vernet, avec une myriade de personnages qu’elle cisèle de sa plume efficace. Tous semblent évoluer dans des mondes parallèles jusqu’au moment où le récit bascule dans l’insondable noirceur de l’âme, entraînant le lecteur dans ses rêts. Dans La Toile aux alouettes, son premier polar, Lou Vernet manie en virtuose, l’art de la mystification. En attendant que l’Inclus et la Virgule reviennent défaire un nouvel écheveau, frissonnez avec ce premier opus, tout en ombres et lumières ! La Toile aux alouettes paraît aux Éditions Border Line.

« J’ai découvert une fin diabolique bien loin des premiers chapitres policés, qui fera hoqueter et lever les sourcils, mais qui est la signature d’un livre réussi, original, audacieux. Un livre que l’on n’oubliera pas, longtemps après l’avoir fermé. »
Maud Tabachnik, écrivain.

 

L’auteur : Quand on demande à Lou Vernet ce qui est essentiel, elle répond, sans coup férir : aimer, marcher et écrire. Elle baguenaude sur les trottoirs de Paname, mais pas que. Le monde qu’elle parcourt, nez au vent, est sa source d’inspiration. Lou est belle, libre, vraie, douée pour la vie et experte en mots. Normal, cette Parisienne les cultive depuis plus de dix ans. professionnellement, pour en faire une oeuvre.
Extrait :
L’ombre de cette femme au verbe trop aigu ne lui fait plus peur. Elle se radoucit.
– Stop, tout simplement stop. Stop à vous, à vos cris, à vos crises, à votre autorité, à votre méchanceté. Des années que vous pourrissez la vie de tout le monde, la mienne et certainement la vôtre.
Longtemps j’ai eu peur, de quoi, je ne sais pas au juste. Et là, depuis que je suis entrée, je vous regarde et j’ai tout simplement pitié. Je ne sais pas ce qui vous est arrivé et pour tout vous dire, aujourd’hui je m’en fous. J’ai donné ma démission ce matin, j’étais juste venue vous le dire. Ça et d’autres choses aussi. Mais qu’importe…
la dame de Pique reste bouche bée, la colère sourd en cernes sous ses yeux. Elle écume de rage.
L’affront l’a sidérée. Clara a envie de rire. Un rire nerveux et fatigué.
Toute sa vie, les ombres l’ont privée de voir. L’ombre de son père, ce géant de lumière. Sa mère en sillage dans les vapeurs de sa cuisine ou sous son chapeau de paille. Les murs à l’abri desquels son éducation s’était sagement tenue coite. Ces hommes de lumière qui trouaient ses nuits d’éclairs furtifs. Ces colonnes de chiffres qu’aucun mot ne venait incendier. Tous ces autres que le jour éclairait et à l’ombre desquels elle frayait en silence. Et cette femme sous le joug de laquelle elle s’escrimait à faire ses preuves.
 

 

les  Sach’avis

La toile aux alouettes

Génial polar de Lou Vernet!

Un grand bravo à toi ma Lou. Une chute comme je les adore! Une ambiance pesante à souhait! Ne passez pas à côté de la Toile aux Alouettes! Ou sinon vous manquerez quelque chose! Un tourbillon de mots si bien choisis qui vous mèneront dans une histoire que vous ne pourrez pas lâcher avant la dernière page!
Alors on fonce!!!

 

Sinon vous pouvez aussi retrouver l’avis de Ge,  ICI La toile aux alouettes – Lou Vernet 

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Tension extrême de Sylvain Forge


Dany, notre mamie Flingueuse a décidé de nous faire découvrir Sylvain Forge.

Aussi aujourd’hui nous propose-t-elle 2 chroniques.

La première est celle de son dernier bouquin. La seconde sera celle de son premier. Normal tout à l’envers.

Bon, en attendant, je vous laisse avec Danièle et Sylvain que l’on retrouvera bientôt pour d’autres chroniques et une petite papote d’auteur.


Tension extrême de Sylvain Forge. Paru le 18 novembre 2017 chez Fayard.  8€90 € format poche 11X18 et 6.99 € en e-book.

  4ème de couv :

Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie ! Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible. Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime.

 Tension extrême: Prix du Quai des orfèvres 2018

 de Sylvain Forge

 

L’auteur :  Après une enfance en Auvergne, des études de droit et un passage à Paris, il voyage et s’imprègne de multiples ambiances, de l’Afrique du Sud au Canada.  Un premier roman – resté dans un tiroir – plante en lui les germes d’une passion future pour l’écriture. Durant plusieurs années, il bâtit des scénarios de jeux de rôle qui lui donnent le goût de raconter des histoires. Élaborer une intrigue bien ficelée : voilà son plaisir. Sylvain Forge est aussi amateur d’Histoire ; ancien guide touristique, il a signé avec Le vallon des Parques (éditions du Toucan) un deuxième opus dont les péripéties se déroulent à Vichy en 1943.  Son premier livre, « La Ligne des rats« , paru en mai 2009 aux éditions Odin (Nantes), est un thriller écologique sur les pesticides. Il a fait l’objet d’une véritable réécriture pour donner naissance à « pire que le mal » en 2016. L’auteur a bouclé un troisième roman paru fin 2013 « La trace du silure » dont l’intrigue se déroule à Nantes.  
Extrait :
…On estime que dans vingt ou trente ans, il y aura cinquante milliards d’objets connectés sur la planète. Ce sera le cas des voitures, par exemple. Le gros soucis, c’est que pour le moment, aucune sécurité n’est prévue pour ces gadgets. Et je ne vous parle pas des centrales nucléaires ou des barrages hydrauliques surveillés par internet, « sous contrôle », comme on dit !En injectant quelques lignes de code destinés à exploiter la vulnérabilité d’un système automatisé, on peut faire dérailler un train ou plonger une ville dans le noir.

La chronique Jubilatoire de Dany

Tension extrême de Sylvain Forge

 Prix du Quai des Orfèvres 2018

 

Vous ne regarderez plus le distributeur de café de la même façon … Ce roman peut-être lu sans connaissance particulière des précédentes publications de Sylvain Forge, même si nous y retrouvons pour la troisième fois Isabelle, transfuge du 36, arrivée à Nantes avec « la trace du silure » en 2014, puis « un parfum de soufre » en 2015. Elle va traquer un cyber terroriste, une menace qui pèse sur la ville de Nantes et ses habitants.  Fiction ? Non et c’est bien là le problème. Dans notre monde hyper connecté, personne n’est à l’abri d’un détournement d’objet par malveillance ! Certes le sujet a déjà été traité dans des jeux vidéo, des films et des romans mais cette fois la réalité est bien présente dans notre quotidien. Et cela va bien au-delà des dangers de l’internet pour nos ados. Point de départ : les morts de deux hommes d’affaires jumeaux, suspectes et simultanées, révèlent une énorme menace capable de détruire toutes les interconnections nécessaires à notre vie, dès lors que notre civilisation est maintenant tributaire des nouvelles technologies. Une traque somme toute classique, par des flics presque « ordinaires » avec leurs problèmes domestiques … mais ce que nous décrit l’auteur ce sont les moyens nécessaires et obligatoirement coordonnés pour tenter d’aboutir. Pas étonnant quand on sait qu’il est lui-même professionnellement impliqué dans la cyber-sécurité ! Plusieurs niveaux de lecture donc pour ce prix du quai des orfèvres 2018. Plus « local » que l’écologique « pire que le mal » et tout autant documenté et passionnant … à lire ces presque 400 pages sans modération et rapidement pour vous préserver du mal ou au moins le tenter. Flippant !

 

Tu n’auras pas peur de Michel Moatti


Le livre : Tu n’auras pas peur de Michel Moatti. Paru le 16 février 2017 chez HC éditeur. 19€ ; (473 p.) ; 23 x 15 cm

L’image contient peut-être : texte

4 ème de couv
Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté. Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s’organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres « natures mortes » ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille « à l’ancienne », se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.

Michel-Moatti_6789L’auteur : Docteur en sociologie, professeur à l’université de Montpellier III et ancien journaliste, Michel Moatti signe ici son quatrième roman. Il s’est fait connaître avec Retour à Whitechapel, publié en 2013 chez HC Éditions, et a été finaliste du prix du Polar de Cognac et du prix Historia. Après Blackout Baby en 2014, également finaliste du prix du Polar de Cognac, et Alice change d’adresse, un roman noir publié en 2016, il revient à l’investigation avec ce thriller contemporain. Tous ses titres sont publiés dans la collection « Grands Détectives » de 10-18.

 

Le petit avis de Kris

Tu n’auras pas peur – Michel Moatti

Un cadavre à moitié congelé et attaché à un fauteuil d’avion remonte à la surface d’un étang londonien. Puis le corps d’une jeune femme dont le visage a été découpé au cutter et emporté est retrouvé dans une chambre d’hôtel de Bournemouth. Lynn Dunsday, une jeune web reporter fragile et dépressive, et Trevor Sugen, un journaliste à l’ancienne, se lancent sur la piste du meurtrier.

Dans ce quatrième thriller au rythme effréné, Michel Moatti, docteur en sociologie des médias, plonge le lecteur dans son domaine d’expertise : la violence dans les médias et sur le Net, la vitesse de l’information et les nouvelles responsabilités des journalistes.

L’auteur décortique comment la transmission des informations par le WEB permet à des êtres malfaisants de se mettre en scène et décrit bien la pression entre journalistes, il place surtout en exergue leur travail de recherche et ici leur mise en danger.
Toutefois, la coopération entre journalistes et police s’avèrera payante.

De plus… J’aurais tendance à dire que le personnage central de ce roman est Londres !
Et, le clin d’œil à la fin de vie assistée démontre que «en parler est une chose » mais la mise en application en est toute autre.


Une écriture très pointue et très pro, un peu éloignée de mes habitudes de lecture mais très enrichissante.

Scream test de Grégoire Hervier


Lecture d’avant

ghLe livre : Scream test de Grégoire Hervier. Paru le 31 août 2006 Au diable Vauvert. 19€ ; (293 p.) ; 20 x 13 cm

gh1Réédité le 22 septembre 2016 toujours Au diable Vauvert dans une collection Jeunesse. 17€ ;  (311 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv :

«Six jours, six balles, six perdants et seulement un survivant. Qui sera le dernier ? À vous de choisir…»

Los Angeles, de nos jours. Le lieutenant Clara Redfield est chargé de retrouver les candidats de l’émission de télé-réalité The last one, qui fait trembler l’Amérique.

C’est d’un suspens et d’un humour insoutenables, mais répétez-vous : ce n’est qu’un roman…

Ce n’est qu’un roman…

Ce n’est qu’un roman…

L’auteur :
avt_gregoire-hervier_4765Grégoire Hervier est né en 1977 à Villeneuve Saint-Georges dans le Val-de-Marne.  C’est un passionné de cinéma fantastique et d’horreur, de rock et de karaté.
Il se lance dans l’écriture en 2003, et c’est trois ans plus tard qu’est publié son premier roman, Scream T efficace, brillant, impitoyable, ce «slasher littéraire» est une terrifiante critique de notre monde cathodique.

 

 

Extrait 1:
Une voix, légèrement maquillée, expliquait plus en détail le brillant concept: tous les jours, à 14 heures, le groupe désignerait deux d’entre eux.
Puis, pendant dix heures, on pourrait voter pour son candidat préféré pour la modique somme de cinq dollars l’appel. A minuit, les votes seraient arrêtés et rendus publics.

 Deux avis pour le prix d’un :

C’est dingue la mémoire ! Je me demande souvent comment elle fonctionne. Surtout que la mienne me joue souvent des tours. J’ai la tête pleine de vide. Je lis, je lis même beaucoup mais malheureusement je ne me souviens pas de grand chose. C’est chiant dans mon job, heureusement que j’ai mes fiches et mes notes de lectures. Et justement c’est l’une d’elle qui s’est rappelée à moi alors que je parlais avec Yvan d’un polar que j’aurai aimé lire et que lui avait beaucoup aimé. Ce livre c’est Vintage de  Grégoire Hervier.

Oui Grégoire Hervier, ça me disait bien quelque chose. Oui mais quoi ?

Et là je me suis souvenue avoir lu son premier roman il y a une dizaine d’année. Je ne souviens même que c’est Michel Witta qui m’en avait parlé avec enthousiasme. Puis elle nous avait présenté ce titre lors d’une réunion du groupe polar. Arrivant à cette réunion, charger d’une pile de livres qu’elle avait dévorée durant les dernières semaines. Personnellement, j’étais contente d’avoir une dizaine de lectures à raconter en ce début octobre. J’avais bien bossé durant mes vacances. Michèle, elle, en avait trois fois plus que moi !

Mais nous en avions une commune. Un premier roman qu’elle m’avais prêté. Oui il s’agissait bien de Scream test de Grégoire Hervier que je venais tout juste de finir et dont j’avais tout juste écrit la chronique.

Aussi c’est nos deux analyse que je vais vous proposer ici.

Extrait 2:
 « Mais dans cette société de consommation de plus en plus gourmande, la fiction avait un goût trop fade. Il fallait du vrai, du brûlant, du sordide bien croustillant. La télé-réalité…Un néologisme bien pompeux pour décrire une activité ancestrale : la consommation de l’homme par l’homme. »

Celle de Michèle Witta qui n’avait pas son pareil pour parler polar.

« Certain ont un message à transmettre ou un physique susceptible d’être remarqué. D’autres n’ont qu’un quart d’heure de gloire à revendiquer. Ils se sont présentés au casting de The Good One et ont été recalés mais, dans la plus grand secret, un membre de l’équipe leur propose une seconde chance.

Ils croient leur famille prévenue. On les conduit dans une villa aménagée, identique à celles des émissions dont ils suivent chaque jour les péripéties. Il n’ont qu’une semaine pour faire leur preuve.

Le programme s’intitule The Last One :  « sept jeunes, six jours, six balles, six perdants et un seul gagnants » tel est le slogan de l’émission.

Et l’Amérique découvre rapidement que ces adolescents californiens dont le sort quotidien est diffusé sur internet vont vivre une exclusion définitive du jeu. Caque jour, le perdant est abattu en direct ! Il suffit pour sauver son favori de voter sur un site où chaque connexion est facturée cinq dollar.

Première avertie, la police de Los Angeles identifie les jeunes disparus. Mais l’affaire est trop juteuse pour  que le FBI ne s’en empare pas. Les communiqués télévisés de l’agence fédérale sont brouillés par l’emprise d’une chaîne privée qui souhaite bénéficier d’une certaine exclusivité.

Officiellement écarté de l’affaire, le LAPD recueille patiemment des indices sans pouvoir mettre fin au massacre médiatique.

Le jeune auteur de ce thriller fort contemporain n’a qu’une passion commune avec le démiurge de son roman : les films d’horreur des années 1960-1970 produits avec de tout petits budgets et rapidement devenus objet de véritable culte. Et c’est pour en réaliser de nouveaux que les promoteurs de cette sinistre aventure ont conçu un programme extrême.

Ce sont les dérives de l’actualité sensationnelle que dénonce ce roman.

Amusant, sans prétention, bien ficelé, le récit n’est pas un chef d’oeuvre littéraire. Mais la quantité de prix qu’il a engrangés auprès des jeunes lecteurs démontre cependant qu’il s’inscrit dans l’air et que les lycéens ne sont pas, contrairement aux personnages du livre, dupes de l’excès de médiatisation. A bon entendeur… »

Michèle Witta, Les crimes de l’année n°17

Prix Polar derrière les murs 2007. Prix Méditerranée des lycéens 2007. Prix Inter lycées professionnels de Nantes. 2007 Prix Passerelle(s) 2006. Prix Jacaranda.

 

Maintenant je vous livre mes notes de lectures de l’époque.

Los Angeles. Sept jeunes gens disparaissent, laissant leurs familles sans nouvelle. Tous ont pour point commun d’avoir participé à des castings de reality shows. Le lieutenant Clara Redfield enquête et découvre que les disparus sont les candidats d’une émission de téléréalité diffusée sur Internet. « The last one ». Une émission au concept terrifiant : chaque jour, le perdant sera exécuté en direct…

Voici un premier roman assez détonnant. Il surfe sur la vague du succès des émissions de téléralité qui inondent notre petit écran depuis quelques année. Et qui semble être le bon filon de ce début des année 2000.

Le principe de ce type d’émission, qui est avant tout une forme de jeu télévisé, consiste à isoler des candidats pendant une durée déterminée dans un environnement forcé et reconstitué  afin de permettre aux téléspectateurs d’observer leurs réactions et comportements. Un candidat peut être éliminé après avoir échoué à une épreuve, exclu après avoir été désigné par ses pairs ou par les téléspectateur

« The last one » pousse le concept dans ces extrêmes.

Personnellement je trouve ce premier roman très original. Ce n’est pas totalement une parodie de polar, ce n’est pas non plus un brûlot contre ses émissions avilissantes. C’est peut-être une forme de critique de la dérive des média. C’est surtout un petit polar bien foutu, au suspense parfaitement mené. De plus l’auteur a un humour assez irrésistible qui fait de Scream test  un parfait divertissement. Alors quittez vos écran et votre reality shows quotidien est lisez du polar. Celui-ci par exemple.

 Extrait 3 :
Il avait envisagé au début de prévenir les candidats du sort qui leur serait réservé, permettant ainsi à l’audience de les juger en fonction de leur ingéniosité et de leur combativité. Mais il lui était impossible de gérer sept candidats dans ces conditions.

 

Bon maintenant, il ne me reste plus qu’à trouver Vintage et à la lire.

En attendant voilà la chronique de Vintage par Yvan sur son blog Emotions

 

 

Hell.com de Patrick Sénécal


CM16

  hellLe livre : Hell.com  de Patrick Senécal. Paru le 9 juin 2016 chez Fleuce éditions dans la collection Fleuve noir.  21€90 ;  (592 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Daniel Saul s’est toujours senti au-dessus de la mêlée. Ce milliardaire est même l’incarnation de la réussite insolente. Arrogant, sûr de son pouvoir d’attraction, et de persuasion, il ne reconnaît d’autres limites que celles qu’il se fixe, à l’image de son nouveau projet immobilier : le rachat d’églises désertées pour les transformer en lofts de luxe.

Une audace qui a attiré l’attention de Charron, un ancien «camarade» de collège. Enfin, camarade… Daniel et Charron n’évoluaient pas vraiment dans les mêmes cercles. Mais Charron, l’ado souffre-douleur, a bien changé. Désormais, ce n’est plus lui qui subit. Et il propose à Daniel de l’initier à de nouveaux plaisirs, ceux réservés aux hommes de leur caste. Il l’invite à s’inscrire à un très sélect site Internet : Hell.com. Les rêves et les fantasmes les plus fous sont désormais possibles, de manière illimitée.

Mais une fois ouvertes les portes de l’Enfer, il est impossible de faire marche arrière…

hell&L’auteur : Né à Drummondville, au Québec, en 1967, Patrick Senécal a enseigné la littérature et le cinéma et participé à l’écriture de scénarios et à la réalisation de courts-métrages. Il a ouvert une voie à part dans le monde du thriller, avec un style singulier et original qui se joue des règles.

Il s’est ainsi acquis un public fidèle au Canada où ses livres sont des best-sellers – il a reçu le prix Boréal du meilleur roman pour Aliss – et ont connu de nombreuses adaptations cinématographiques. Un succès couronné en France du prix Masterton du meilleur roman fantastique pour Sur le seuil.

Un extrait tiré du roman :
Bon sang ! marmonne Daniel, un sourire incrédule aux lèvres.
Pas de décors, pas de fioritures ou de design particulier. Seulement en plein centre, une icône sur laquelle est inscrit « calendar » et une boite blanche qui porte la mention search….

Collectif polar.JLuc

L’avis de Jean Luc

hell&&Hell.com est peut-être l’un des meilleurs thrillers que j’ai lu ces dernières années. Il y a beaucoup de suspens, du rythme, de la violence, des scènes crues et aussi du sexe sous toutes les formes possibles.
C’est très bien écrit et je me suis surpris à aimer le contenu et la construction de ce roman. Les situations décrites dans ce roman restent crédibles et c’est ce qui les rends encore un peu plus dérangeantes, voire même hypnotiques..
Sans rentrer dans le détail de ce thriller, il s’agit d’un engrenage infernal dans lequel un très riche entrepreneur va rentrer et dont il ne pourra plus sortir. C’est fait très intelligemment et le suspens monte crescendo.
Comme je l’ai dit, certains passages sont difficilement supportables mais en même temps il est impossible d’arrêter leur lecture ! Enfin, l’auteur imagine des situations incroyables, et le fonctionnement du site Hell.com reste crédible sous tous points de vue.
Ce thriller m’a rappelé le film l’associé du diable avec Al Pacino et Keanu Reeves, le postulat de base est un peu identique mais le contenu de ce thriller est mille fois plus addictif.
Il pose une question essentielle : l’argent peut-il placer un homme au-dessus des autres et lui permettre de réaliser tous les fantasmes inavoués dont il rêve, en particulier ceux liés à la soumission et au droit d’user de la vie de ses semblables ?

Pour conclure, j’ai vraiment beaucoup aimé ce thriller. Certes, il s’agit d’une histoire choquante et dérangeante, qui pourra heurter la sensibilité de certains parce que le mot tabou n’existe plus !
Mais, il n’en reste pas moins vrai, qu’il y a en plus, une vraie morale dans cette histoire machiavélique.

Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez


Lecture d’avant

Thilliez-Franck-Train-D-enfer-Pour-Ange-Rouge-Livre-895045949_ML9782266164825,0-376866Le livre : Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez. Paru en 2003 chez La vie du Rail (Rail Noir ; 5); 14€ ; 428p

Réediter en poche chez Pocket le 10 mai 2007.  6€80 ;  (435 p.) ; 18 x 11 cm.

Pocket a, à nouveau, édité de ce titre en 2013 dans une édition réunissant deux titres celui ci suivide Deuil de Miel.

4e de couv :

Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l’objet d’une mise en scène défiant l’imagination.

Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l’emmener au coeur de la nuit, loin, beaucoup trop loin…

« Les amateurs de polars qui découvriront Train d’enfer pour Ange rouge piafferont sans doute d’impatience pour découvrir la suite des aventures concoctées par Franck Thilliez. »
Frédéric Camus – La Voix du Nord

franck_thilliezc2a9didier_cohen1L’auteur : Né en 1973 à Annecy, Franck Thilliez, ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais.
Il est l’auteur de Train d’enfer pour Ange rouge (La Vie du Rail, 2003),La Chambre des morts (Le Passage, 2005), Deuils de miel (La Vie du Rail, 2006), La Forêt des ombres (Le Passage, 2006), La Mémoire fantôme (Le Passage, 2007), L’Anneau de Moebius (Le Passage, 2008) et Fractures (Le Passage, 2009).
La Chambre des morts
, adapté au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le Prix SNCF du polar français 2007.
L’ensemble de ses titres, salués par la critique, se sont classés à leur sortie dans la liste des meilleures ventes.

Extrait :
 « Je marchai sur des débris de verre, chevauchai des palettes de bois mort, longeai des mangeoires et des abreuvoirs gercés de pourriture avant de palper un rail de saignée qui,suivant toute logique, devait me mener dans le poumon rouge de la salle d’abattage. L’enfer du règne animal puait la tripe et l’abandon… »

Résumé et avis :

La première enquête conduit le commissaire Sharko sur les pas de Suzanne, sa femme qui a disparu six mois plutôt.Or, un corps mutilé est retrouvé et la mise en scène macabre éveille les soupçons de Sharko sur un probable retour de l’Ange rouge. ce tueur en série met en scènes ses crimes de façon à la fois macabre et sophistiqué. ce qui l’aime par dessus tout c’est le pouvoir qu’il exerce sur ces femmes. Il ne les viole pas, non, son plaisir il le tire des souffrance qu’il fait subir à ses victime. Il aime faire durer le plaisir. Il aime aussi être le plus intelligent. Et il va vouloir jouer avec la police et pour entrer en contact avec Sharko, il lui fait parvenir un mail.

Aussi l’enquête va embarquer nos flics dans les milieux sado-masochistes de la capitale. Alors que pour eux la descente aux enfer ne fait que commencer.

Inutile de vous dire que la découverte de ce premier Thilliez fût un choc. Moi qui aime découvrir de nouveaux auteurs, avec ce titre je fut servie.

D’abord Thilliez nous offre  une belle galerie de personnages plus attachants, les uns que les autres. Car si le commissaire Sharko est au centre de cette enquête, il n’est pas seul. Il y a ses lieutenants Syberski et Crombez piliers de la brigade. Et puis Elisabeth Williams, une psycho-criminologue qui a l’oreille de la police et de la gendarmerie. Il y a aussi sa voisine guyanaise, Doudou Camélia, une octogénaire médium à ses heures. Et puis bien sur Thomas Serpetti, l’ami de Sharko, une pointure en informatique toujours prêt à aider son pote.

Ensuite, nous faire entrer de plein pied dans la tête d’un tueur particulièrement intelligent, pervers et retord. un tueur d’une froideur exceptionnelle, Les description des scènes de violences et de tortures ne sont jamais gratuites. Ici, point de voyeurisme malsain. Elles peuvent paraître insoutenables pour certaines âmes sensibles. Et si ces scènes ont une intensité rare à couper le souffle, elles sont l’intérêt de nous obliger à nous interroger sur la souffrance, le mal, la mort. Le commissaire va lui même interroger ces corps supplicié afin de découvrir quelles fascinations exerce sur le tueur toute cette barbarie mis en œuvre..Et par là m^me qu’elle fascination est a sur lui et sur nous.

Nous allons aussi découvrir l’univers sombre, effrayant parfois glauque des nuits et des club sadomasochistes parisiens. Ce décor particulièrement noir va participer à l’atmosphère prégnante et angoissante de ce titre.

Mais heureusement de temps à autres l’auteur nous ménage des soupapes de sécurité, il insère, notamment dans ses dialogues quelques notes d’humour bien venues afin de détente quelque peu l’ambiance et de nous laisser souffler dans cette lecture éprouvante mais fascinante.

9782266243216,0-1751981 (1)

Actuellement c’est cette édition qui est disponible. Train d’enfer pour Ange rouge Suivi de Deuils de miel alerte Paru le 3 octobre 2013 chez Pocket ; 9€80. Deux enquête du commissaire Sharko pour moins de 10€…

Extrait  2:  « La science m’impressionnera toujours…Je n aimerais pas être un assassin de nos jours.Avec vos techniques,le type ne peut même plus péter tranquillement sur le lieu du crime,parce que vous seriez capables de récupérez les molécules du pet,d’en déduire l’âge et la couleur du tueur et de dire ce qu’ il avait mangé avant de commettre le crime »

Extrait 3 : L’homme sans visage, l’Ange rouge, n’avait rien d’humain.
Une question me taraudait.
– Six cent soixante-six, cela représente
– De la bête, de Lucifer. Cinq démons puissants plus Lucifer donnent le premier six. Ensuite, les six jours de terribles souffrances du châtiment. Enfin six seront punis.

Extrait 4 : Une fleur reste ce qu’elle est, même privée de ses feuilles, même fanée ou brûlée par l’oeil rouge du soleil. Les souvenirs s’estompent mais ne disparaissent pas, ils vont et viennent comme ces langues d’écume qui s’échouent sur une plage avant de repartir grandies par leur substance même. Ils tissent ce que nous sommes, bien plus que ce que nous avons été…

Extrait 5 : Il a avoué qu’au travers de la douleur, il n’avait jamais ressenti une telle jouissance, un sentiment d’exultation abominable, quelque chose qui le poussait à vouloir toujours plus…. Il a pris son pied comme jamais avec… le démon… sans qu’il y ait le moindre rapport sexuel! Il a atteint, raconte-t-il, l’orgasme, gonflé par le manque, l’insatisfaction, les assauts répétés des pointes de douleur…

Aveuglé de Stona Fitch


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Le livre , les livres :  Aveuglé de Stona Fitch. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Bernard Cohen.   Paru le 4 juin 2015 chez Sonatine dans la collection Sonatine +. 13€ ;  (263 p.) ; 18 x 13 cm

Sens interdits : Paru le 9 octobre 2002 chez Calmann Levy, puis le 9 décembre 2004 au livre de poche , ces deux livres ne sont plus commercialisé mais existe en occasion.

16,00€ ; (201 p.) ; 24 x 16 cm par le grand format .

 5,00 €  ;  (251 p.) ; 18 x 11 cm pour le poche.
Quatrième de couverture
Bruxelles. Après un dîner d’affaires, Eliott Gast, économiste américain sans histoires, se fait kidnapper. Il se retrouve enfermé dans un appartement anonyme, sans aucun contact avec ses ravisseurs. Eliott pense d’abord que c’est une erreur. Qu’on l’a pris pour quelqu’un d’autre. Rien en effet dans son existence ne peut motiver un tel acte. Il n’est pas spécialement riche, il ne fait pas de politique, il n’est pas célèbre, c’est un homme dans la foule. Alors pourquoi s’en prendre à lui ? Lorsque, enfin, ses ravisseurs lui révèlent la vérité, elle apparaît plus atroce que tout ce qu’il a pu imaginer : ceux-ci savent tout de lui et ont décidé, pour des raisons bien précises, d’en faire le jouet d’une expérience interactive et voyeuriste d’une cruauté sans précédent.Avec ce roman culte dans les pays anglo-saxons, Stona Fitch décrit un monde où terrorisme, vie privée et voyeurisme ont partie liée, un monde où la compassion n’a presque plus sa place. Ce monde : le nôtre. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour être tenus en haleine ? Telle est la question piège qui hante ce livre où le lecteur, pris dans une spirale de violence, est, justement, captivé jusqu’à la dernière page.
th (10)L’auteur : Stona Fitch est né à Cincinnati en 1961. Après des études à Princeton où il a suivi des cours d’écriture sous la direction de Joyce Carol Oates, ce qui lui a valu de recevoir le prix Lannan Il a été cuisinier, guitariste dans un groupe punk, journaliste et éditeur. Il vit dans une communauté à Concord, Massachusetts et travaille à son prochain roman. 

Résumé et avis :

 Eliott Gast est un économiste américain en voyage d’affaires en Belgique, c’est un homme sensuel qui apprécie les plaisirs de la vie. Enlevé par des terroristes, il est enfermé dans un appartement vide. Ses geôliers sont des partisans de l’anti-mondialisation et il va servir d’exemple dans la lutte contre l’impérialisme américain en lui supprimant un à un ses cinq sens…

Il se retrouve enfermé dans un appartement au mur blanc, sans aucun contact avec ses ravisseurs. Il ne connaît ni leur identité ni leurs motivations  Enfermé dans cet appartement vide, totalement coupé du monde, il commence à s’interroger . Au fil des jours, il va découvrir que son enlèvement ne doit rien au hasard. Ceux-ci ont décidé d’en faire la proie d’une expérience interactive et voyeuriste d’une cruauté sans précédent.
Le châtiment qu’ils lui réservent est simple : Gast est un homme sensuel, amateur de bonne cuisine, qui apprécie l’odeur de l’océan, la musique de Ravel, la douceur d’un manteau en cachemire, la vue d’un champ inondé de soleil… Ses ravisseurs vont éliminer, un par un, ses cinq sens. Impitoyablement. Aussi ses geôliers vont filmer sa captivité et la diffuser sur Internet.

9782702133286,0-120742Ce titre paru en 2002 chez Calmann Levy sous le titre « sens interdit » est passé inaperçu. Les éditions Sonatine ont l’excellente idée de le faire sortir de l’ombre et de lui donner une seconde chance. Ainsi il l’édite dans une nouvelle collection de semi-poches simplement batisée « Sonatine + ». L’objectif étant de publier « des pépites oubliées des bibliothèques françaises et étrangères » Les premiers titres de cette collection sont deux ouvrages anglo-saxons : « papillon de nuit » premier roman du Britannique Ellory et « Aveuglé » de Stona Fitch qui nous intéresse aujourd’hui. Publié en 2001 aux États-Unis « Aveuglé » a été écrit avant le 11 septembre.

Attention vous allez entrer dans un livre dangereux, dans une histoire terrifiante.  Vous allez entrer dans la tête d’un homme qui a perdu tous ses repères. Un homme qui va être en proie aux doutes. Un être qui va chanceler. Et on le serait à moins si comme lui nous avions à subir les outrages et les atrocités qui l’attendent tout au long de ses pages.

En effet, Nous allons suivre la lente descente en enfer de notre héros malgré lui. Eliott Gast va se retrouver séquestré. Lui qui se pense un homme ordinaire  voire banal ne comprend pas pourquoi il a été kidnappé. Il n’est ni riche, ni connu. Donc il va attendre de connaitre les motivations de ses ravisseurs. On va dérouler le fil de ses pensées, partager ses états d’âmes. On va suivre son questionnement.

Et puis l’indicible va arriver, il va comprendre. Comprendre qu’il est là pour servir d’exemple. Il va payer pour un système dont il a été un pion. On va faire de lui un symbole,  le symbole de la lutte antimondialisation…

Il comprend que peu à peu ses kidnappeurs vont devenir ses tortionnaires. Et que la torture physique va succéder à la torture mentale. Il sait que son supplice va être mis en ligne et que les internautes vont pouvoir jouer avec son destin. Qu’ils auront eux aussi le pouvoir de vie ou de mort sur lui. Qu’ils seront tels le peuple romain réuni au Colisée pour assister à une mise à mort.

Alors je le répète attention, ce livre est dangereux, ils nous décrit tout… mieux que des images. Les mots nous montrent cette déchéance physique. Nous participons à la torture de cet homme, on y prend part.

Nous devenons voyeurs, on assiste presque fasciné aux mutilations subies par Eliott Gast. Nous sommes pour ainsi dire complice de son supplice. Nous sommes ses bourreaux.

Aussi, c’est nos propres réflexions qui font écho aux questionnements d’Elliot. Pourquoi sommes nous tant attiré par toute cette violence ? D’où nous vient cette fascination morbide. Sommes nous tous potentiellement des tortionnaires, des bourreaux ?…

 Alors attention, âmes sensibles s’abstenir. Vous êtes prévenus, vous savez où vous mettez les pieds. Vous entrerez dans cette lecture en connaissance de cause.

Et le pire c’est que celle-ci est délicieusement coupable,  haletante, fascinante, malgré l’ignominie.

Si vous avez vu « orange mécanique » de Kubrick, vous savez de quoi je parle

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