Kabukicho de Dominique Sylvain, le chouchou du week end

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Le chouchou du week-end dernier est…

Kabukicho  de Dominique Sylvain

97828785832120-3579515Kabukicho  de Dominique Sylvain . Paru le 6 octobre 2016 chez Viviane Hamy dans la collection Chemin nocturne. 19€ ; (286 p.) ; 21 x 13 cm

À la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nipponne. Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels. Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dans sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle. Entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d’une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur.

527b8466158283cef39504a20632b979L’auteur : Dominique Sylvain est née le 30 septembre 1957 à Thionville en Lorraine. Elle travaille pendant une douzaine d’années à Paris, d’abord comme journaliste, puis comme responsable de la communication interne et du mécénat chez Usinor. Pendant treize ans, elle a vécu avec sa famille en Asie. Ainsi, Tokyo, où elle a passé dix ans, lui a inspiré son premier roman Baka ! (1995). Sœurs de sang et Travestis (1997 et 1998) ont été écrits à Singapour.
Elle habite actuellement à Paris mais reste très attachée à l’Asie où elle se rend régulièrement. Elle se consacre, désormais, exclusivement à l’écriture. Elle est l’auteur de nombreux romans policiers, dont Passage du Désir (Grand Prix des lectrices de Elle). Ses seize romans ont tous été publiés dans la collection Chemins Nocturnes, aux Éditions Viviane Hamy.
Extrait  : 
Marie cliqua sur « Statistique ».
Près de trois cent cinquante mille signes, plus de cinquante huit mille mots. La Cité des mensonges représentait un travail titanesque, mais qui se révélait payant. Bientôt, des lecteurs découvriraient de quoi elle était capable.
Ce livre  était un pont. Un pont vers l’humanité. Et la meilleure chance qu’elle ait eu depuis des années. 

 

Résumé et avis :

Je ne suis pas particulièrement attiré par la société et la culture japonaise. J’ai beaucoup de mal à l’aborder. C’est vrai aussi que je ne la connais pas. Je n’en sais juste ce que j’ai pu en voir à travers les reportages et les documentaires que j’ai visionnés. C’est souvent  à travers le regard d’un occidental  que je les ai perçues. Mais quelques part, une petite voix en moi m’appelle à résister à cette société que la sensorielle que je suis à du mal à appréhender.

Pour moi, ce pays  est coincé entre traditions et hyper modernité. Les contrastes sont trop opposés, ils me semble inconciliables. Je les perçois comme des images figées ou, au contraire, comme un film qui défile à toute vitesse. Bref je reste hermétique à ce peuple, ses us, ses coutumes et ses espoirs en l’avenir.

Et pour autant, Dominique Sylvain a su me faire voyager. Elle m’a totalement plongée au coeur de cette société en perpétuelle mouvement. Elle a su me faire comprendre ses contradictions. J’avais déjà découvert le Japon avec son tout premier roman « Baka » mais cette fois, l’auteur va bien plus loin. A travers cette histoire au coeur d’un quartier chaud, elle retranscrit et arrive à nous faire sentir la quintessence de ce pays.

kaOn va être directement être transporté à Kabukicho , une ville plutôt morne le jour. Mais…La nuit, les bars à hôtesses et les love hôtels ouvrent. Kabukicho.  Ce quartier chaud de Tokyo devient « La ville sans sommeil »  Et c’est là que Marie, une jeune Française, espère  trouver un travail. Sa rencontre avec Kate, hôtesse au Club Gaïa, l’introduit dans le milieu. Un soir, cette dernière ne se présente pas au club. Le lendemain, son père reçoit sur son téléphone un cliché inquiétant. Et…Nous voilà embarqués dans une enquête difficile.

Et… j’ai aimé avoir Dominique Sylvain comme guide pour me conduire tout au long de ce périple. Avec son écriture clinique elle colle parfaitement au décor et aux mœurs du lieu. Derrière cette cordialité de façade se cache une froideur glaçante. Kabukicho est plus dangereuse qu’elle ne le laisse paraître.

Alors oui, je me suis laisser prendre au piège. Oui je me suis attachée à ces personnages pas forcément très attachants pourtant. Oui j’ai été totalement en empathie avec certains mais aussi avec ce Japon que l’auteur affectionne tant.

Oui Dominique retourne à ses premières amours.  Elle nous en dévoile la substantifique moelle.Et oui, je pense que l’auteur a voulu donner ce ton froid pour coller et faire transpirer la culture nippone à travers cette parfaite enquête.

Oui, je le crie haut et fort, Dominique Sylvain a réussi son coup. Elle a su me surprendre. Elle a surtout su, avec ce titre à part, totalement se renouveler. Et, oui à travers ce titre, c’est, pour moi, une belle redécouverte de cette auteure. Alors…Merci Madame pour tout ça !

 

RLVous pouvez aussi, si vous le voulez découvrir ici mon petit avis sur Le roi lézard

 

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53 réflexions sur “Kabukicho de Dominique Sylvain, le chouchou du week end

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