Scream test de Grégoire Hervier

Lecture d’avant

ghLe livre : Scream test de Grégoire Hervier. Paru le 31 août 2006 Au diable Vauvert. 19€ ; (293 p.) ; 20 x 13 cm

gh1Réédité le 22 septembre 2016 toujours Au diable Vauvert dans une collection Jeunesse. 17€ ;  (311 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv :

«Six jours, six balles, six perdants et seulement un survivant. Qui sera le dernier ? À vous de choisir…»

Los Angeles, de nos jours. Le lieutenant Clara Redfield est chargé de retrouver les candidats de l’émission de télé-réalité The last one, qui fait trembler l’Amérique.

C’est d’un suspens et d’un humour insoutenables, mais répétez-vous : ce n’est qu’un roman…

Ce n’est qu’un roman…

Ce n’est qu’un roman…

L’auteur :
avt_gregoire-hervier_4765Grégoire Hervier est né en 1977 à Villeneuve Saint-Georges dans le Val-de-Marne.  C’est un passionné de cinéma fantastique et d’horreur, de rock et de karaté.
Il se lance dans l’écriture en 2003, et c’est trois ans plus tard qu’est publié son premier roman, Scream T efficace, brillant, impitoyable, ce «slasher littéraire» est une terrifiante critique de notre monde cathodique.

 

 

Extrait 1:
Une voix, légèrement maquillée, expliquait plus en détail le brillant concept: tous les jours, à 14 heures, le groupe désignerait deux d’entre eux.
Puis, pendant dix heures, on pourrait voter pour son candidat préféré pour la modique somme de cinq dollars l’appel. A minuit, les votes seraient arrêtés et rendus publics.

 Deux avis pour le prix d’un :

C’est dingue la mémoire ! Je me demande souvent comment elle fonctionne. Surtout que la mienne me joue souvent des tours. J’ai la tête pleine de vide. Je lis, je lis même beaucoup mais malheureusement je ne me souviens pas de grand chose. C’est chiant dans mon job, heureusement que j’ai mes fiches et mes notes de lectures. Et justement c’est l’une d’elle qui s’est rappelée à moi alors que je parlais avec Yvan d’un polar que j’aurai aimé lire et que lui avait beaucoup aimé. Ce livre c’est Vintage de  Grégoire Hervier.

Oui Grégoire Hervier, ça me disait bien quelque chose. Oui mais quoi ?

Et là je me suis souvenue avoir lu son premier roman il y a une dizaine d’année. Je ne souviens même que c’est Michel Witta qui m’en avait parlé avec enthousiasme. Puis elle nous avait présenté ce titre lors d’une réunion du groupe polar. Arrivant à cette réunion, charger d’une pile de livres qu’elle avait dévorée durant les dernières semaines. Personnellement, j’étais contente d’avoir une dizaine de lectures à raconter en ce début octobre. J’avais bien bossé durant mes vacances. Michèle, elle, en avait trois fois plus que moi !

Mais nous en avions une commune. Un premier roman qu’elle m’avais prêté. Oui il s’agissait bien de Scream test de Grégoire Hervier que je venais tout juste de finir et dont j’avais tout juste écrit la chronique.

Aussi c’est nos deux analyse que je vais vous proposer ici.

Extrait 2:
 « Mais dans cette société de consommation de plus en plus gourmande, la fiction avait un goût trop fade. Il fallait du vrai, du brûlant, du sordide bien croustillant. La télé-réalité…Un néologisme bien pompeux pour décrire une activité ancestrale : la consommation de l’homme par l’homme. »

Celle de Michèle Witta qui n’avait pas son pareil pour parler polar.

« Certain ont un message à transmettre ou un physique susceptible d’être remarqué. D’autres n’ont qu’un quart d’heure de gloire à revendiquer. Ils se sont présentés au casting de The Good One et ont été recalés mais, dans la plus grand secret, un membre de l’équipe leur propose une seconde chance.

Ils croient leur famille prévenue. On les conduit dans une villa aménagée, identique à celles des émissions dont ils suivent chaque jour les péripéties. Il n’ont qu’une semaine pour faire leur preuve.

Le programme s’intitule The Last One :  « sept jeunes, six jours, six balles, six perdants et un seul gagnants » tel est le slogan de l’émission.

Et l’Amérique découvre rapidement que ces adolescents californiens dont le sort quotidien est diffusé sur internet vont vivre une exclusion définitive du jeu. Caque jour, le perdant est abattu en direct ! Il suffit pour sauver son favori de voter sur un site où chaque connexion est facturée cinq dollar.

Première avertie, la police de Los Angeles identifie les jeunes disparus. Mais l’affaire est trop juteuse pour  que le FBI ne s’en empare pas. Les communiqués télévisés de l’agence fédérale sont brouillés par l’emprise d’une chaîne privée qui souhaite bénéficier d’une certaine exclusivité.

Officiellement écarté de l’affaire, le LAPD recueille patiemment des indices sans pouvoir mettre fin au massacre médiatique.

Le jeune auteur de ce thriller fort contemporain n’a qu’une passion commune avec le démiurge de son roman : les films d’horreur des années 1960-1970 produits avec de tout petits budgets et rapidement devenus objet de véritable culte. Et c’est pour en réaliser de nouveaux que les promoteurs de cette sinistre aventure ont conçu un programme extrême.

Ce sont les dérives de l’actualité sensationnelle que dénonce ce roman.

Amusant, sans prétention, bien ficelé, le récit n’est pas un chef d’oeuvre littéraire. Mais la quantité de prix qu’il a engrangés auprès des jeunes lecteurs démontre cependant qu’il s’inscrit dans l’air et que les lycéens ne sont pas, contrairement aux personnages du livre, dupes de l’excès de médiatisation. A bon entendeur… »

Michèle Witta, Les crimes de l’année n°17

Prix Polar derrière les murs 2007. Prix Méditerranée des lycéens 2007. Prix Inter lycées professionnels de Nantes. 2007 Prix Passerelle(s) 2006. Prix Jacaranda.

 

Maintenant je vous livre mes notes de lectures de l’époque.

Los Angeles. Sept jeunes gens disparaissent, laissant leurs familles sans nouvelle. Tous ont pour point commun d’avoir participé à des castings de reality shows. Le lieutenant Clara Redfield enquête et découvre que les disparus sont les candidats d’une émission de téléréalité diffusée sur Internet. « The last one ». Une émission au concept terrifiant : chaque jour, le perdant sera exécuté en direct…

Voici un premier roman assez détonnant. Il surfe sur la vague du succès des émissions de téléralité qui inondent notre petit écran depuis quelques année. Et qui semble être le bon filon de ce début des année 2000.

Le principe de ce type d’émission, qui est avant tout une forme de jeu télévisé, consiste à isoler des candidats pendant une durée déterminée dans un environnement forcé et reconstitué  afin de permettre aux téléspectateurs d’observer leurs réactions et comportements. Un candidat peut être éliminé après avoir échoué à une épreuve, exclu après avoir été désigné par ses pairs ou par les téléspectateur

« The last one » pousse le concept dans ces extrêmes.

Personnellement je trouve ce premier roman très original. Ce n’est pas totalement une parodie de polar, ce n’est pas non plus un brûlot contre ses émissions avilissantes. C’est peut-être une forme de critique de la dérive des média. C’est surtout un petit polar bien foutu, au suspense parfaitement mené. De plus l’auteur a un humour assez irrésistible qui fait de Scream test  un parfait divertissement. Alors quittez vos écran et votre reality shows quotidien est lisez du polar. Celui-ci par exemple.

 Extrait 3 :
Il avait envisagé au début de prévenir les candidats du sort qui leur serait réservé, permettant ainsi à l’audience de les juger en fonction de leur ingéniosité et de leur combativité. Mais il lui était impossible de gérer sept candidats dans ces conditions.

 

Bon maintenant, il ne me reste plus qu’à trouver Vintage et à la lire.

En attendant voilà la chronique de Vintage par Yvan sur son blog Emotions

 

 

Publicités

25 réflexions sur “Scream test de Grégoire Hervier

  1. M’enfin, il a tout salopé le clavier, le monsieur !!! Impossible de ravoir les traces de sang incrustée dans les trous sous les touches… 👿 Pas bien.

    Ok, entre temps au lieu de raconter des bêtises, je prends note de ce roman que tu dis bien foutu et si en plus ça critique la dérive des médias, je fonce dans le tas ! 😆

    Aimé par 1 personne

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s