Thèse sur un homicide, de Diego Paszkowski : une découverte de Pierre.

Capture&&Le livre : Thèse sur un homicide, de Diego Paszkowski. Traduit de l’espagnol (Argentine) par Delphine Valentin. Paru le 3 octobre 2013 à La dernière goutte, 2013. 18,€ (205 p.) ; 19 x 14 cm

Vient juste d’être éditer en poche. Paru le 19 mars 2015 en Point téléchargement (56)Seuil  6,40 € ; (216 p.) ; 16 x 11 cm

4e de couv : Un brillant étudiant français, Paul Besançon, est admis à suivre le séminaire de droit pénal de la faculté de Buenos Aires, que dirige l’éminent professeur Roberto Bermúdez. Tandis qu’en France, la famille du jeune homme découvre qu’il a volontairement laissé d’étranges indices derrière lui, Roberto Bermúdez remarque bien vite que son étudiant méthodique et obsessionnel n’est pas qu’un bon élève. Paul Besançon emploie manifestement toute son intelligence à défier son professeur ,jusqu’à élaborer une thèse singulière qu’il compte bien valider dans le sang.

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Le film : Date de sortie 12 février 2014 (1h46min) Réalisé par Hernán Goldfrid Avec Ricardo Darín, Alberto Ammann, Calu Rivero

Capture&&&L’auteur :
Né en 1966 à Buenos Aires, Diego Paszkowski est romancier et nouvelliste. Il dirige des ateliers d’écriture et enseigne à l’université. Traduit dans plusieurs langues, le livre a été adapté au cinéma en
Argentine avec un succès retentissant.

Extrait :

« Il y a beaucoup de monde, et deux ascenseurs en panne. Comme toujours. La justice fonctionne aussi bien que les ascenseurs des tribunaux. »

[…] « mon mémoire sera parfait, portant sur l’incapacité de la justice à contenir la fureur des citoyens prenant conscience d’un coup de l’inutilité de la justice et en profitant pour faire en sorte que le temps passe plus vite, que tout soit plus distrayant, les uns tuant les autres et réciproquement, pour que nos vies soient enfin un peu plus palpitantes, un peu palpitantes, le droit est tellement ennuyeux, des règles et des lois, des lois et des règles,  » […]

Capture&&&&&Résumé et avis : Paul Besançon, un étudiant en droit ultra doué, très solitaire, méthodique, asocial et vouant une fascination obsessionnelle pour l’actrice Juliette Lewis (héroïne du film d’Oliver Stone Tueurs nés est envoyé par son père en Argentine afin de suivre un séminaire de droit pénal dirigé parle professeur Bermudez, un ami rencontré lorsqu’il était attaché culturel à Buenos Aires. Le jeune homme a tout fait pour finir major de sa promo à la faculté d’Assas (19.5 de moyenne !) afin d’attaquer la justice de l’intérieur : il veut prouver qu’elle est incapable de contenir la folie des citoyens et veut faire valider
dans le sang la thèse qu’il doit rédiger pour la fin du séminaire. Paul va employer cette intelligence hors norme pour défier son professeur et mettre en œuvre le crime parfait .[…]
Passée la surprise quant au style d’écriture (un chapitre sur deux, ceux concernant l’étudiant, est écrit d’une traite, sans point, ce qui permet au final de bien entrer dans la tête du personnage et de prendre pleinement conscience du cheminement de sa pensée et de ses actes), Thèse sur un homicide est un roman très bien construit, très bien écrit. Chaque chapitre retranscrit en alternance, les pensées de Paul Besançon, et du professeur Bermudez. Tandis que ceux concernant Paul relatent sa théorie du meurtre, d’un contenu cynique, obsessionnel, et se font l’écho de son complexe de supériorité intellectuelle,ceux relatifs à Bermudez, un homme droit et intègre et ayant un sérieux penchant pour le J&B Scotch Whisky, concernent davantage le récit de sa  vie, de son quotidien, de ses blessures.
Prix du meilleur roman de l’année 1998 décerné par le quotidien argentin La Nación, Thèse sur un homicide est une réflexion sur la justice, sur le bien et le mal, un polar que l’on pourrait qualifier de «psychologique ». L’intérêt n’est pas de se creuser les méninges afin de trouver l’auteur du crime, mais plutôt de décortiquer les rouages d’un esprit malade, dépeint avec brio par l’auteur.

Une très belle découverte.

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Extrait : « Je ne veux pas de motif de distraction. Je ne supporte pas que vous soyez distraits, je vous l’ai déjà dit. Si vous êtes distraits au moment de rédiger un document, ou bien lorsque vous devez parler devant un juge, si vous vous laissez distraire ne serait-ce qu’une seconde, vous pouvez envoyer un homme en prison. C’est la seule chose qui importe, la manière dont vous défendez. Chaque jugement est différent, chaque jugement peut être une œuvre d’art. Si vous ne commencez pas à penser que vous êtes des artistes, vous ne persuaderez jamais personne de quoi que ce soit. Vous allez donc dès maintenant essayer d’utiliser tout ce que vous savez, et pas seulement les deux ou trois âneries apprises pendant vos études. Vous allez vous servir de tout. Si un jour vous êtes allés au musée, et j’espère bien que c’est le cas, ou si vous vous intéressez à la littérature classique ou au théâtre, tout peut vous être utile. Un avocat cultivé vaut mieux qu’un inculte surdiplômé. »

Pour lire les première page c’est icitéléchargement (55)

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3 réflexions sur “Thèse sur un homicide, de Diego Paszkowski : une découverte de Pierre.

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