The rook : au service surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley.

th (14)Le livre : The rook : au service surnaturel de Sa Majesté  de Daniel O’Malley. Traduit de l’anglais (Australie) par Charles Bonnot. Paru le 15 mai 2014 chez Super 8 éditions. 22€ ; (655 p.) ; 20 x 14 cm.

 4e ce couv : 

Victime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants en latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir «prévu» cette amnésie. Dans la poche de sa veste, en effet, elle trouve une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer.
C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne britannique. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais, où elle occupe un poste à responsabilités, la jeune femme, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, doit désormais se frayer un chemin à travers un univers d’ombres et de menaces. Et il va lui falloir pour cela lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

À mi-chemin entre l’univers de J. J. Abrams et celui d’X-Files, The Rook est un roman à l’inventivité délirante et aux rebondissements incessants, qui ne vous laissera pas reprendre votre souffle avant la dernière page..

th (16)L’auteur : Né à Canberra (Australie), Daniel O’Malley est diplômé d’histoire médiévale de l’université de l’Ohio. The Rook est son premier roman. Il en écrit actuellement la suite.

Citation : 
  • À bien des égards, cet appartement est le pire élément de ta nouvelle vie. À côté de la déco, le fait que quelqu’un essaie de te tuer est presque tolérable.
  • Désolé, chérie, on n’accepte pas les sans-abri ici. Il semblait navré mais également assez ferme.« Une sans-abri ?s’exclama-t-elle. Je ne suis une SDF ! Je …  » Elle chercha à toute vitesse une explication pour son apparence. » Je suis une rockeuse. »Ils la regardèrent d’un air dubitatif.Ils ne bougèrent pas. » je donne de gros pourboires, hasarda-t-elle.Il va falloir partir, ma petite dame.

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Résumé et avis : 
th (12)Lorsque Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc londonien, entourée d’hommes décédés, elle ne se souvient de rien. Elle retrouve dans sa poche une lettre, écrite de sa main, expliquant cette amnésie et lui indiquant ce qu’elle doit faire. C’est ainsi que Myfanwy rejoint le siège de l’Echiquier, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne.
Oh My god, j’ai adoré ce bouquin.
Cet auteur est fou, son univers déjanté et son imagination débridée. Un mixte entre le monde de Jasper Fforde et celui de Jim Butcher pour ne pas parler de Terry Pratchett et Lewis Carrol.
Son héroïne n’est pas sans me faire penser à Thursday Next, la détective littéraire et agent des OpSpecs de l’auteur gallois. C’est drôle et érudit, un bouquin qui fait la part belle aux inventions poétiques.  A la croisée du roman policier et de l’uchronie déjantée, Daniel O’malley nous offre une histoire jubilatoire.
C’est une vrai addiction, je suis fan de cette fantasy urbain inventive et intelligente.
Et j’attends la suite avec impatience.
Extrait : 
CHÈRE TOI, 
   

Le corps que tu habites actuellement m’appartenait. La cicatrice à l’intérieur de la cuisse gauche provient d’une chute que j’ai faite à l’âge de 9 ans quand je me suis transpercé la jambe en tombant d’un arbre. Le plombage de la molaire supérieure gauche est dû au fait que j’ai repoussé une visite chez le dentiste pendant quatre ans. Mais tu n’as sans doute pas grand-chose à faire du passé de ce corps. Après tout, je t’écris cette lettre pour que tu la lises dans le futur. Tu te demandes peut-être pourquoi quiconque ferait une chose pareille. La réponse est à la fois simple et compliquée. La version simple est que je savais que ce serait nécessaire.
La version compliquée risquerait de prendre un peu plus de temps.
Connais-tu le nom du corps dans lequel tu te trouves ? Son nom est Myfanwy. Myfanwy Alice Thomas. Je pourrais te dire que c’est mon nom mais, comme désormais ce corps t’appartient, j’imagine que tu vas l’utiliser. Les gens ont tendance à l’esquinter, mais j’aimerais bien que toi, au moins, tu saches le prononcer correctement. Je ne respecte pas la prononciation galloise traditionnelle, le w est donc muet et le f dur. Ça donne : Miff-un-ee. Facile. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, ça rime avec Tiffany.
Avant de te raconter toute l’histoire, il y a plusieurs choses que tu dois savoir. D’abord, tu es mortellement allergique aux piqûres d’abeille. Si tu te fais piquer et que tu n’agis pas rapidement, tu mourras. J’ai toujours des injecteurs d’éphédrine sur moi, donc vérifie bien que tu les as toujours avec toi avant d’en avoir besoin. Il y en a normalement un dans mon sac à main, un dans la boîte à gants de la voiture, et dans quasiment toutes les vestes désormais en ta possession. Si tu te fais piquer, retire le capuchon, plante l’embout dans ta cuisse et injecte-toi le liquide. Ça devrait aller. Enfin, tu vas en chier, mais au moins tu ne mourras pas.
A part ça, tu n’as aucune restriction alimentaire, pas d’autre allergie, et tu es en assez bonne forme. Il y a des antécédents de cancer du côlon dans ma famille, je te conseille donc de consulter régulièrement, mais rien ne s’est déclaré jusqu’à présent. Ah ! et tu tiens très mal l’alcool. Mais tu n’as sans doute pas besoin de savoir ça pour le moment. Tu as d’autres sujets de préoccupation bien plus importants.
J’espère que tu trouveras sur toi mon portefeuille avec toutes les petites cartes magnétiques absolument nécessaires pour survivre dans notre monde électronique : permis de conduire, cartes de crédit, carte de Sécurité sociale, carte de bibliothèque. Toutes sont au nom de Myfanwy Thomas à l’exception de trois d’entre elles. Ces trois cartes sont, à l’heure actuelle, les plus importantes. Tu les trouveras glissées au milieu des autres : une carte de retrait, une carte de crédit et un permis de conduire au nom d’Anne Ryan, nom qui ne sera pas relié à toi. Le code pour chacune d’elles est 230500. C’est la date de mon anniversaire, suivie de ton âge. Car tu es une nouveau-née ! Je te conseille de retirer immédiatement de l’argent sur le compte d’Anne Ryan, de te rendre dans un hôtel et de prendre une chambre à son nom.
Si tu lis ces lignes, c’est que tu as survécu à plusieurs menaces immédiates. Pourtant, tu es en danger. Le simple fait d’être moi ne signifie pas que tu es en sécurité. En plus de ce corps, tu as hérité d’un certain nombre de problèmes et de responsabilités. Va te mettre en lieu sûr et ouvre la deuxième enveloppe.
Bien à toi,
Moi

th (13)

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15 réflexions sur “The rook : au service surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley.

    • Ah oui, vivement la suite, en attendant j’ai acheté le dernier Jasper Fforde, « Petit enfer dans la bibliothèque ». Forcément le titre me parle 😉
      Et je suis ravie si je te permet de te reposer 🙂 un peu 😉

      J'aime

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