Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Le Livre :Toutes les vagues de l’océan de Victor del Arbol.
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton
Paru le 4 février 2015 chez Actes Sud ; Actes Noirs. 23,80 € ; (595 p.) ; 24 x 15 cm.

Le point de vue des éditeurs

Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu‘un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.

Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite « île aux cannibales » marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.

Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines.

 Extrait : « Pour le monde, nous serons l’oubli. Une goutte au milieu d’un million de gouttes, nous nous fondrons dans cette immensité appelée l’humanité. « 
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$L’auteur : Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après des études d’histoire, il a travaillé dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Actes Sud a publié La Tristesse du Samouraï en 2012 et La Maison des chagrins en 2013. Son précédent roman, Toutes les vagues de l’océan, a été élu grand prix de Littérature policière, roman étranger, 2015.
Résumé et avis
 Lorsque Gonzalo Gil apprend que sa soeur s’est donné la mort dans des circonstances tragiques, des secrets de famille ressurgissent. C’est alors pour lui l’occasion de découvrir l’homme qu’était son père, de l’enfer du goulag des années 1930 à la Barcelone affairiste contemporaine.
  Résumer un livre de Victor del Arbol, c’est comme essayer de remonter le courant d’un torrent. C’est dévoilé trop de choses, c’est le dévoyer. Vous parlez de ses personnages…oui,mais lesquels ? Là aussi l’exercice est périlleux.
Car le style de Victor est fait de petite touche. Une peinture pointilliste qui peu à peu dévoile l’histoire, les histoires. Celles qui s’imbrique les unes dans les autres et qui finissent par former une fabuleuse  cohérence. L’auteur livre des fragments d’existence, des bribes de souvenir.
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$Chez Victor del Arbol, les personnages sont plus importants que l’histoire elle même. Chacun d’eux à une vie propre. Une vie même avant le début du roman. Et ils trouveront leur place dans le roman de façon tellement naturelle. Et là aussi chaque vie va s’entremêler pour enfin former un accord homogène. Aucun n’est ni tout blanc, ni tout noir.
Ainsi petite touche par petite touche, l’auteur nous entraîne dans une histoire dense et haletante, entre guerre civile espagnole, seconde guerre mondiale, stalinisme et franquisme. Il ne se pose pas en juge mais en témoin . Et ses mots ( Victor me confier qu’il écrivait à la main avec un simple stylo plume) forment  une exceptionnelle tragédie noire d’une force et d’une beauté saisissante.
Vous l’aurez compris, je suis totalement sous e charme de sa plume.
Extrait : » La mémoire, c’est une chose prodigieuse. Elle invente à sa guise le récit d’une vie, utilise ce qui lui convient et rejette ce qui la gêne, comme si rien n’avait jamais existé… « 

Pour lire le début c’est ici

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